• RIP Mario Tronti
    https://www.repubblica.it/politica/2023/08/07/news/mario_tronti_morto_politico_92_anni-410335343

    È morto a 92 anni Mario Tronti, politico e filosofo, una vita a sinistra. Già militante del Partito comunista italiano, Tronti è stato anche parlamentare. Eletto la prima volta al Senato nel 1992 con il Pds e, successivamente, nel 2013 con il Partito democratico. È scomparso questa mattina intorno alle 10 e 30 a Ferentillo, in provincia di Terni, conferma il dem umbro Pierluigi Spinelli.

    Si definiva un “rivoluzionario conservatore”, ma da alcuni anni si era allontanato dai riflettori della politica: «Sono in ritiro spirituale, nel monastero di Poppi, nel Casentino, retto dalle monache camaldolesi. Mercoledì compio 90 anni e questo passaggio bisogna farlo bene, sentirlo interiormente», disse a Repubblica in occasione del suo novantesimo compleanno. “La morte? L’attendo con serenità”, aggiunse. “Ho vissuto abbastanza. Spero tuttavia che sia un passaggio facile. Per dirla con Montaigne confido che la fine mi colga mentre sto coltivando le mie rape nell’orto".

    • Connaît vraiment celui qui hait vraiment. L’usine et la société, Mario Tronti, 1962.

      Mario Tronti, Michel Valensi
      https://www.cairn.info/revue-lignes-2013-2-page-143.htm

      La question du « populisme » hante la politique italienne (et européenne) depuis – et c’est l’analyse de Mario Tronti – « qu’il n’y a plus de peuple ». À quel moment ce concept-réalité s’est-il désagrégé et se peut-il qu’il se réagrège dans une société où la classe est devenue une catégorie sociologique ? « Je n’ai jamais plus oublié la leçon de vie apprise aux grilles des usines, quand nous débarquions avec nos tracts prétentieux qui invitaient à la lutte générale anticapitaliste, et la réponse, toujours la même, des mains de ceux qui prenaient ces bouts de papier et disaient en riant : “c’est quoi ? c’est du pognon ?” Telle était la “rude race païenne” », écrit Mario Tronti dans Nous opéraïstes. Le “roman de formation” des années soixante en Italie, Paris, Éditions de l’éclat, 2013, p. 24. « Peuple », parce qu’il y eut un « peuple communiste », dont l’Italie a témoigné, peut-être plus durablement qu’ailleurs en Europe, et dont la voix de Mario Tronti témoigne à son tour. Issu des milieux populaires romains, il sera l’une des figures les plus importantes de l’opéraïsme italien, au sein duquel s’est forgé ce style « scandé, ciselé, combatif, constant, agressif et lucide » (ibid., p. 19) dont il est l’héritier et qui donne à ses écrits une dimension quasi unique dans la prose politique du xx-xxi e siècle. Ce texte est une contribution à une discussion sur la question du « populisme » organisée par le Centro per la Riforma dello Stato. L’original italien a été publié dans la revue Democrazia e diritto, n° 3-4/2010.

      #Mario_Tronti #operaïsme

    • L’AUTONOMIE DU POLITIQUE CHEZ TRONTI, Toni Negri
      http://www.euronomade.info/?p=11938

      C’est à cette figure-là de l’histoire moderne, bien différente de la sienne, que j’étais, moi, profondément lié ; et je l’avais précisément appris d’Ouvriers et capital : il fallait suivre « l’histoire interne de la classe ouvrière », c’est-à-dire l’histoire de sa subjectivation progressive. Ce que je tentais de mettre en pratique, c’était le développement de l’intuition trontienne qui insistait sur la nécessité d’évaluer le degré de maturité auquel était arrivée la subjectivation de la force de travail, au point de – je cite Ouvriers et capital« compter vraiment deux fois dans le système de capital : une fois comme force qui produit le capital, et une autre fois comme force qui refuse de le produire ; une fois dans le capital, une fois contre le capital ».

      Ouvriers et capital, Mario Tronti (pdf)
      https://entremonde.net/IMG/pdf/entremonde-ouvriers_et_capital-tronti-livre-2-2.pdf

      #refus_du_travail #subjectivation #classe_ouvrière

    • "History has become small"
      Mario Tronti: I am defeated
      https://cominsitu.wordpress.com/2015/03/08/mario-tronti-i-am-defeated

      Under the soles of his shoes, you can still recognise the dirt of history. “This is all that remains. A mix of straw and shit by which we delude ourselves into erecting cathedrals to the worker’s dream.” Here’s a man, I say to myself, imbued with a consistency that bursts through in a total melancholy. It’s Mario Tronti, the most celebrated of the theorists of Operaismo. He has only recently finished writing a book on this subject: the origins of his thought, how it has changed and what it is today. I don’t know who will publish it (I would guess a decent publisher). I read a profound sense of despair. Like a chronicle of defeat articulated through the long agony of a past that has not yet passed at all, that refuses to die, but is no longer wanted.

      [...]

      How did your interest in Tai Chi start?

      Thanks to my daughter who loves and practices oriental culture. She would have wanted to become a nun, so she chose the same profound consistency in this world that I’ve only touched.

      Is there an element of unpredictability with children?
      Always: with individuals, just like with history.

      Did you expect that the story – I mean yours – would end this way?
      I always expect the best. Then come the knocks. Coming up against facts without an airbag can do you damage. I was a communist, marxist, operaista. Some things end. Some things last. I have learnt and applied the lesson of political realism: you can’t ignore the facts.

      And the facts today are indicative of a great crisis?

      Great and long. It concerns all of us a little, at many diverse levels. It’s lasted at least seven years and still nobody is able to tell us how to get out of it. We’re living in a time without epoch.

      What does it mean?
      It is our time, however it lacks an epoch: this period that has arisen and will continue into the future. History has become small, the daily report has prevalence: gossip, complaints, platitudes.

      #défaite #mélancolie_théorique (≠rien) #histoire #communisme

    • Partialité, initiative, organisation : les usages de Lénine par Tronti
      https://www.contretemps.eu/lenine-tronti

      Dans cette intervention, nous voudrons tenter un examen critique des usages de Lénine dans l’œuvre de Mario Tronti, en nous focalisant essentiellement sur les textes réunis dans Ouvriers et capital (1966), ouvrage central de l’expérience opéraïste classique telle qu’elle a été définie et délimitée par Tronti lui-même. Nous partons de l’idée que l’un des aspects les plus intéressants, sinon l’originalité principale de ce marxisme, a consisté dans l’affirmation de la centralité politique du travail. Affirmation théorique, mais qui est ancrée dans une situation sociale concrète : c’est au contact des jeunes générations ouvrières des années 60 et de leurs pratiques spécifiques d’insubordination que la pensée opéraïste découvre une subjectivité politique radicale à même le rapport social de production.

    • Un aventurier révolutionnaire dans l’interrègne. Mario Tronti (1931-2023)
      https://legrandcontinent.eu/fr/2023/08/08/un-aventurier-revolutionnaire-dans-linterregne-mario-tronti-1931-20

      Il est difficile de penser à une autre intelligence européenne qui soit passée de la culture du parti communiste et de l’horizon de la politique révolutionnaire — il était le cofondateur de l’influente revue Classe Operaia — à la participation parlementaire — en tant que sénateur du Partito Democratico — pour finir par un engagement profond dans la grammaire théologico-politique du christianisme occidental — allant jusqu’à professer une admiration univoque pour le pontificat de Benoît XVI, attitude théologique d’une gauche qu’on a pu qualifier de « marxiste ratzingerienne ». La pensée et l’activité politique de Tronti pourraient très bien être placées sous le signe de la figure de l’aventurier, c’est-à-dire de quelqu’un qui s’engage à prendre des risques, envers et contre toutes les mains tendues par le sens commun. Tronti gravitait en fait à cheval entre l’ethos de deux figures distinctes : l’aventurier preneur de risques et l’homme politique par vocation. Mais au fond de lui-même, il était convaincu que seule la première pouvait permettre à un homme politique passionné de s’acquitter véritablement de sa tâche.

      « Chez le Tronti tardif, la passion révolutionnaire devient une révocation de la politique moderne, sans pour autant renoncer au schisme contre la vie sociale comme condition préalable à la sérénité existentielle. » Gerardo Muñoz

    • « L’histoire, c’est eux, nous, c’est la politique ». Entretien avec Mario Tronti

      Mario Tronti (1931-2023), figure centrale de la culture marxiste de la seconde moitié du 20e siècle, est décédé le 7 août dernier. Dans cet entretien de 2016, inédit en français, il revient sur sa trajectoire militante et intellectuelle 👇

      https://www.contretemps.eu/mario-tronti-marxisme-operaisme

      Cet entretien a été conduit par Martin Cortes à Rome en février 2016 et fait partie de l’édition espagnole de La autonomía de lo político [L’autonomie du politique] (Buenos Aires, Prometeo, 2018). Il a été repris dans Jacobin America Latina le 8 août 2023. La traduction et les intertitres sont de Contretemps.

      https://twitter.com/SRContretemps/status/1690273066092244992

  • « Statistiques et sentiments » (à propos des émeutes de juin 2023)
    http://dndf.org/?p=20989

    La représentation pacifiée en « volonté générale » d’une société reconnue comme nécessairement conflictuelle (c’est là toute la force de la démocratie) est un travail et non un reflet. C’est-à-dire que dans le fonctionnement démocratique de l’Etat, la réification et le fétichisme sont des activités, c’est la politique comme partis, débats, délibérations, rapports de force dans la sphère spécifique de la société civile, décisions. Tout cela a disparu. Le problème de la démocratie est actuellement de ne plus connaître qu’une seule particularité de la totalité sociale apte à concourir, la disparition de l’identité ouvrière et de sa représentation a entraîné toutes les autres dans son naufrage y compris les associations, fronts ou mouvements de « banlieues » ou « quartiers populaires ». Or, seule, comme particularité politique, la classe dominante n’est rien, rien en tant que faire-valoir universel. Dans la disparition du jeu démocratique, la bourgeoisie joue son universalité. Il y a un malaise fondamental dans la représentation politique. Partout, les médiations de la violence des rapports sociaux s’effritent.

    #France

    • Le vrai cauchemar en l’occurrence serait l’alliance des Soulèvements de la Terre et des émeutiers des quartiers, des bobos verts et des néoprolétaires rejouant une impossible et introuvable révolution. Les quatre mois de chaos et d’hystérie dont nous sortons à peine ont laissé des traces : on ne déchaîne pas la violence impunément. C’est un feu qui se propage avec un mimétisme stupéfiant. Plus on la tolère, plus elle devient le seul langage du conflit. On frappe d’abord et on discute ensuite.

      https://www.lefigaro.fr/vox/societe/pascal-bruckner-la-mort-tragique-du-jeune-nahel-n-est-qu-un-pretexte-202306

    • « Quand la statistique pénètre les masses, le sentiment devient une force matérielle »
      (Anonyme)

      Toute pratique opère sous une idéologie, le sentiment (vengeance et haine face au mépris, envie de la marchandise interdite) en est une. Le sentiment est un rapport aux rapports de production, il s’agit même de la forme la plus évidente, la plus immédiate de l’interpellation des individus concrets en sujets. Mais « l’individu concret » n’est pas un substrat premier, il est lui-même produit dans la reproduction du mode de production dans toutes ses formes d’apparition et tout son fétichisme. C’est l’individu concret qui s’auto-interpelle comme sujet. Les adolescents racisés se sont auto-interpelés en sujets, pas sous la même idéologie évidemment qu’un ouvrier ou un retraité. Le sentiment : haine, vengeance, envie de consommer non seulement des produits Aldi ou Lidl mais aussi des téléphones dernier cri et des écrans plats, jeu et affirmation de soi. Contre son déni constant, l’idéologie spécifique des jeunes émeutiers est précisément de se revendiquer soi-même comme « humain », la dignité est la forme la plus pure du sujet. Le sentiment ne représente pas leurs conditions d’existence réelles mais leur rapport à ces conditions et c’est dans ce rapport qu’ils se constituent en sujets et en tant que tels agissent et luttent adéquatement à leur existence réelle telle que définie et existante dans une situation sociale et politique particulière.

      Après s’être restructuré mondialement dans les années 1970, contre Keynes et Ford, en déconnectant la valorisation du capital de la reproduction de la force de travail, le mode de production est maintenant miné par un retour de manivelle de ce qui fut la dynamique de ces trente ou quarante dernières années

      Il y eut les Gilets jaunes qui mirent la vie quotidienne dans tous ses aléas, ses piles et ses faces, au centre de la lutte des classes et interpellèrent l’Etat comme le responsable de la distribution, du revenu, de la richesse des uns et de la pauvreté des autres.

      Il y eut le long épisode relatif à la réforme des retraites où l’intersyndicale parvint tout du long à encadrer le mouvement parce que, mouvement mort-né, il n’avait de but que la défaite dont l’intersyndicale était la forme adéquate. Réforme qui, articulée avec celle de l’assurance–chômage, de l’apprentissage et de la formation, des lycées professionnels et leur financement, modifie tout le parcours de la vie au travail Mais, dans sa défaite annoncée, apparut l’évidence de la crise de la démocratie représentative dans l’accumulation de tous les expédients constitutionnels pour imposer une décision déjà prise avant toute « discussion ».

      Il y eut la période Covid avec ses confinements et la répression territorialement ciblée pour qui y dérogeait.

      Il y eut la radicalité écologique contre les grands chantiers du capital. Mouvement sympathique si ce n’était qu’en filigrane on y retrouve toujours la nostalgie du paysan, du petit commerce et de la petite production marchande : la médiocrité en tout.

      Il y a l’inflation, phénomène magique, comme venu d’une autre planète pour frapper dur les produits de la consommation la plus courante.

      Et chaque fois il y a l’Etat et ses diverses bandes armées. L’Etat c’est le gourdin. Derrière chacun de ses appareils, de ses « services », il y a la force. C’est une machine qui transforme la violence réciproque parcourant toutes les facettes de la lutte des classes en seule violence légitime, celle de la reproduction du mode de production capitaliste. Avec la désagrégation du « mouvement ouvrier », ses instances et institutions ; la démocratie représentative s’effondre en même temps que la politique qui est le rapport réciproque de l’Etat à la société civile (transcription en termes étatiques des rapports de production). Les néo-fascistes deviennent libéraux, mènent une politique d’austérité, se rallie à l’Europe et à l’OTAN, tandis que la gauche et la droite rivalisent de « réformes » du code du travail et des retraites.

      #réforme #défaite #lutte_de_classes #État #Roland_Simon

  • Loin des petitesses, loin de la violence de ce monde (violence dont il avait évidemment conscience et qu’il combattait), le géographe anarchiste #Élisée_Reclus avait le goût du #bonheur. Et il en donne. Quel plaisir de le lire : vraiment c’est bienfaisant.


    Thread de Ludivine Bantigny sur twitter :
    https://twitter.com/Ludivine_Bantig/status/1330647060522164224

    « Notre commencement de savoir, nos petits rudiments de connaissances historiques nous disent qu’il ne faut point tolérer de maîtres, à tout #ordre il faut répondre par la #révolte. L’histoire nous dit que toute #obéissance est #abdication, que toute #servitude est une mort anticipée »

    « Nous sommes révolutionnaires parce que nous voulons la #justice. » Sans intérêts d’argent, de caste, de position. Pour étudier le grand livre des connaissances humaines, vivre d’une vie libre, puissamment consciente et fraternelle, s’occuper des enfants et avec eux de la #nature.

    Et ce sera pour tous un bonheur dont nous n’avons aujourd’hui aucune idée, de vivre dans un monde où nous ne verrons […] point de faméliques demandant un sou, point d’hommes valides se faisant soldats ou même policiers, parce qu’ils n’ont pas d’autres moyens de gagner leur vie.

    « Puisque la nature est profanée par tant de spéculateurs précisément à cause de sa #beauté, il n’est pas étonnant que dans leurs travaux d’#exploitation les agriculteurs et les industriels négligent de se demander s’ils ne contribuent pas à l’enlaidissement de la terre. »

    Dans le souvenir de la #Commune : « Il me souvient, comme si je la vivais encore, d’une heure poignante de ma vie où l’amertume de la #défaite n’était compensée que par la joie mystérieuse et profonde, presque inconsciente, d’avoir agi suivant mon cœur et ma volonté… »

    Notre idéal de bonheur : une #communauté_d’égaux
    Quel est d’abord notre objectif révolutionnaire ?
    L’#affection_mutuelle, le #respect_de_soi et de la #dignité_d’autrui.
    Pour cela : supprimer l’#accaparement.
    [Que vienne un temps où les humains] pourront enfin se dire égaux sans ironie.

    « L’histoire d’un #ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l’histoire de l’#infini. »
    Reclus observe « les #champignons groupés fraternellement en petites assemblées », le « ravin et ses voûtes d’ombre ».
    Car chez Reclus la nature redonne courage pour les #luttes.

    Les petites ondulations que je provoque à la surface de l’eau se propagent au loin[…] jusqu’à l’espace indistinct. De même toute pensée vigoureuse, toute parole ferme, tout effort dans le grand combat de la justice & de la #liberté se répercutent[…] jusqu’au plus lointain avenir.

    Les gens de gouvernement désespérant de leur cause en sont venus à ne demander à leurs maîtres que la « poigne » leur seule chance de salut.
    À leur sujet le doute n’est pas permis : nul #préjugé ne les arrête pour la conquête du #pouvoir et des écus.
    É. Reclus Évolution et révolution.

    Si le #capital garde la force nous serons tous des #esclaves de ses #machines, cartilages rattachant les dents de fer aux arbres de bronze ou d’acier[…] C’est en vain que vous ferez appel à la #pitié. Le tigre peut se détourner de sa victime mais les livres de banque sont sans appel.

    Aux enfants : « Notre titre de parents ne nous fait en rien vos supérieurs et nous n’avons sur vous d’autres droits que ceux de notre profonde #affection. À vous, mes enfants, de dire si nous avons abusé de notre force pour vous maintenir dans la faiblesse ».

    #Elisée_Reclus #anarchisme #parentalité

    • Elisée Reclus est l’un de mes « maîtres à penser » si tant est qu’on ait besoin de tels personnages. C’est vraiment une personnalité remarquable et sa conception de l’anarchisme et des rapports entre l’homme et la nature sont plus qu’indispensables à connaître. Beau texte !

  • https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/06/19/fete-de-la-musique-franck-riester-devoile-les-regles-qui-encadreront-la-soir

    Et donc on pourra aller échanger ses microbes dans les bars, mais pas jouer dehors dans des conditions ou généralement quelques personnes s’arrêtent pour écouter, et où de toutes façons il y a généralement de la place pour s’espacer (en tout cas dans le cas de ma petite ville ça fonctionne). Bande de nases...

    #défaite_de_la_musique #musique #contrôle_social et #peigne_cul pour faire bonne mesure.

  • « Le 11 novembre, la Grande Guerre, la victoire de la France et la défaite des Français » Bruno Adrie - 6 Novembre 2018 - Librairie Tropiques
    http://www.librairie-tropiques.fr/2018/11/la-defaite-des-francais.html

    On peut comprendre que des esprits patriotes se sentent aujourd’hui blessés par la décision prise par un certain président français de ne pas offusquer l’Allemagne lors des célébrations du 11 novembre. On comprend aisément que cette décision soit une preuve de plus de la soumission des élites françaises aux élites allemandes.

    Mais, il me semble que cantonner le problème à ce niveau n’a pas se sens et ne rend pas compte de ce que fut la « Grande Guerre ».

    Car, indépendamment des marques de soumission de l’élite française et de ses commis-voyageurs politiques aujourd’hui, la victoire française de 1918 n’a jamais été une victoire du peuple français mais sa défaite. Les dynasties bourgeoises qui en 1914 avaient le pouvoir notamment via leur laquais Poincaré ont voulu la guerre et tout fait pour l’obtenir. Cette guerre n’a été que le conflit entre deux bourgeoisies industrielles impérialistes se combattant pour le partage du monde. Le patriotisme n’a rien eu à voir là-dedans. Il n’a été, comme souvent dans la bouche des politiciens de droite que le prétexte à faire passer un bain de sang pour un acte de justice.

    Et on les a vus, les profiteurs de guerre soutenus par l’État, devenir les profiteurs de paix en se faisant attribuer à bas prix les biens allemands mis sous séquestre en Alsace et en Lorraine. On les a vus refuser de payer l’impôt (comme toujours) obligeant l’État a exiger d’improbables réparations jamais acceptées outre Rhin ni outre Atlantique compte tenu des investissement US en Allemagne qui ne devaient pas rapporter à la France. Non, décidément, que la France ait choisi, aujourd’hui comme en 40 (et même avant), de se soumettre à l’Allemagne ne fait pas de doute, mais les trémolos droitistes et militaristes ne prennent pas et ne servent pas la vérité.

    La « Grande Guerre » ne fut « grande » que par l’injuste et trop grand sacrifice de millions d’innocents tournés « en saucisson de bataille » par des profiteurs qui n’ont pas hésité à leur voler la paix après leur avoir volé la peau et les os.

    « Nous avons donné tout sans exiger de reçu » a écrit Georges Bernanos dans Les enfants humiliés. Il est grand temps de relire toute la série des Écrits de combats de ce grand mystique attelé comme une bourrique fiévreuse et têtue au lourd chariot de la Vérité.

    https://www.youtube.com/watch?v=ZFxvRTyeZMg

    #histoire, #politique #premiere_guerre_mondiale #commemorations #guerre_aux_pauvres #France #profiteurs #défaites #Georges_Bernanos #france #guerre #armée #armée_française

  • Nouvelles évaluations : l’enfant chargé de chiffres (Stella Baruk, Le Club de Mediapart)
    https://blogs.mediapart.fr/stella-baruk/blog/280918/nouvelles-evaluations-l-enfant-charge-de-chiffres

    Ce que ces évaluations semblent laisser prévoir, c’est qu’avec les meilleures intentions du monde, le petit sujet connaissant qui entre en classe aujourd’hui a toute chance d’être regardé par l’institution scolaire comme un « sujet neurocognitif » qui, plutôt qu’un apprentissage, subira un entraînement, sur le mode sportif de la recherche de performance.
    […]
    L’engouement actuel autour du cerveau semble faire monter à la tête de nombre de neuroscientifiques un sentiment de puissance démesuré. Qui pourra jamais rendre compte de « toutes les dimensions cognitives » d’un enfant, de leur infinies combinatoire et métamorphoses présentes et à venir ?
    […]
    Deux questions de fond apparaissent alors.
    Celle de la pratique de QCM pour de jeunes enfants. Faut-il avoir recours aux « sciences cognitives » pour comprendre que ‘choisir’ une réponse n’a rien d’équivalent à en proposer une de son cru ? Au lieu de solliciter l’attention d’un enfant face à une tâche précise, on la détourne en multipliant de supposées tentations, la diminuant d’autant.
    Celle d’une culture de la vitesse, du rendement. Rapidement, la fatigue face à des pages noires de signes, et le stress dû à la nécessité d’aller vite, éprouveront nombre d’élèves qu’on supposera alors ‘fragiles’.

    #éducation #évaluations #neurosciences #défaite_de_la_pédagogie

  • À propos des conflits sur la ZAD
    Être sur zone…

    Alèssi Dell’Umbria

    https://lavoiedujaguar.net/A-propos-des-conflits-sur-la-ZAD-Etre-sur-zone

    _Au sein du mouvement contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, des perceptions extrêmes se sont toujours opposées. Elles se retrouvaient sur la ZAD même. Ce ne fut pas toujours facile de les combiner mais enfin le mouvement a tiré sa force de cette composition, qui lui a permis de s’exprimer sur des modes variés, depuis le blocage du périphérique jusqu’à des recours juridiques en passant par des journées portes ouvertes et par l’émeute pure et simple. Du tirage et des désaccords, il y en eut de longue. Mais enfin la composition a tenu, jusqu’à l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport le 17 janvier 2018.

    (...) Osons une analogie avec une autre expérience — même si elle est sans commune mesure avec celle de la ZAD. Si les camarades de l’EZLN, dans le sud-est du Mexique, avaient campé sur des positions de principe et refusé toute forme de négociation, ils n’auraient pas tenu plus de quelques semaines face aux blindés, aux troupes d’élite et à l’aviation, ou n’auraient pu subsister que sous forme d’une guérilla famélique, réduite à survivre au jour le jour avec un armement dérisoire en regard de l’ennemi. Ils ont su au contraire rebondir sur le soutien inattendu qui leur venait des grandes villes, et signer un armistice. (...)

    #Notre-Dame-des-Landes #ZAD #conflits #EZLN #Chiapas #antiautoritaires #non-motorisés #FNSEA #préfète #principes #défaite #vie

  • Sujets imprévus, guerres civiles, points de rupture, Maurizio Lazzarato, CIP-IDF
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8488

    Une lecture du livre de Davide Gallo Lassere, Contre la Loi Travail et son Monde. Argent, précarité et mouvements sociaux (Eterotopia-France, novembre 2016)

    Le beau livre de Davide me semble fournir une excellente occasion de discuter de ce que le colloque C17 qui s’était tenu à Rome à la mi-janvier avait appelé « les taches que doivent accomplir les communistes ». Je dis « beau » parce qu’il pose des questions pertinentes et je voudrais, plutôt que de rédiger une recension, instaurer un dialogue à partir de certaines réponses possibles à ces questions.

    Davide se demande comment il est possible qu’après une succession de victoires qui a culminé dans les années 70, on ait pu subir une défaite_stratégique comme celle que nous a infligée le néolibéralisme. J’ajouterais qu’il s’agit de comprendre aussi les raisons des défaites ultérieures - celle subie par les mobilisations contre la Loi Travail n’étant que la dernière d’une longue série.

    C’est justement des concepts de « travail » et de « production » que j’aimerais partir. En réalité, ces derniers ne peuvent être compris (et cela depuis la conquête des Amériques) indépendamment du travail des esclaves dans les colonies et du travail de reproduction des femmes [3]. Or c’est une chose que le marxisme a eu du mal à intégrer politiquement quand il ne l’a pas ignorée ; elle ne joue en tout cas aucun rôle dans sa théorie de la « valeur ».

    #livre #défaite_stratégique #néolibéralisme #Loi_Travail #travail #marxisme

    https://seenthis.net/messages/573555
    https://seenthis.net/messages/567050

  • #gauche : surmonter les #défaites
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/041116/gauche-surmonter-les-defaites

    Alors que les gauches françaises sont en piteux état, elles feraient bien de lire le dernier livre d’Enzo Traverso, intitulé #mélancolie de gauche, qui cherche à restituer la force d’une « tradition cachée » capable de surmonter les défaites de l’Histoire, au lieu d’être plombée par elles.

    #Culture-Idées #Affects_politiques #Chute_du_mur #Enzo_Traverso #Essais #Histoire #révolution_François_Furet #victoire

  • Vous en avez rêvé, le rêve est à présent à votre portée.

    #GRECE : vous aussi, vivez votre révolution manquée.

    Grâce à #Transavia, revivez la #défaite en direct : discutez de vive voix, dans des sous-sols obscurs, avec des militants #marxistes en dépression sévère ; prêtez la main à la mise en vente des ports, des îles, des chemins de fer helléniques et serrez celle de #sociaux-démocrates corrompus ; payez-vous un fonctionnaire grec ; pour un surcoût de 30 euros, accompagnez les candidats à l’exil jusqu’à l’aéroport El. Vénizèlos ; visitez les quartiers d’#Athènes les plus touchés par la crise ; faites l’aumône à des ingénieurs et à des médecins diplômés, participez à une émeute en centre-ville, soyez le témoin oculaire d’une bavure policière, faites l’objet d’une intervention à cœur ouvert dans l’un des principaux hôpitaux publics athéniens, soyez associés aux préparatifs d’une attaque raciste, prenez part à une simulation de négociations de 20 heures avec des représentants triés sur le volet de l’Union européenne (UE / #Union_européenne), vivez de près l’horreur des centres de rétention, travaillez 13 heures de suite pour un salaire de 12 euros et faites, le temps d’un week-end de folie, l’expérience d’une existence sans droits sociaux, sans allocations de chômage, sans points de retraite, sans compte en banque, sans salaire, sans rien.

    Avion AR + 8 nuitées en hôtel 1 étoile (quartier de Patissia, petit déjeuner non compris) : 450 euros TTC.

    Interprète inclus dans le paquet promotionnel.

    Offre valable jusqu’au 30 septembre.

    (Tarif préférentiel sur simple présentation de la carte du #Parti_Communiste_Français.)

  • Pour Zyed et Bouna : une condamnation à nous battre
    https://quartierslibres.wordpress.com/2015/05/19/pour-zyed-et-bouna-une-condamnation-a-nous-battre

    Une révolte qui échoue débouche toujours sur une longue période de répression. La mort tragique de Zyed Benna et Bouna Traore a été le déclencheur d’une vague de révoltes sans précédent. Si octobre et novembre 2005 ont contribué à l’émergence d’une nouvelle génération de militants issus des quartiers populaires, cette courte séquence a surtout servit à légitimer une vague de répression sans précédent à l’encontre des quartiers populaires. Source : Quartiers libres

    • La révolte d’il y a 10 ans a échoué, non pas parce qu’elle était infondée ou durement réprimée mais parce que nos quartiers manquent cruellement de structures politiques qui représentent et agissent pour les classes populaires telles qu’elles sont aujourd’hui.
      Dès lors, au quartier, l’espoir d’un monde meilleur est remplacé par une course à la survie dictée par une précarité sans cesse croissante. L’ultralibéralisme des partis de gouvernement de ces 30 dernières années nous offre le rêve américain mais avec la french touch : laïcité dévoyée pour décomplexer la pensée raciste qui permet toujours de renforcer toutes les oppressions sociales. Dans ce monde « Nous sommes livré.e.s à nous même ».

      […]

      Si les luttes que nous menons ont du mal à aboutir ce n’est pas de la faute des « illuminatis » ou des « juifs », mais parce que les pratiques militantes se sont perdues dans les classes populaires sous les coups de l’individualisme, des fausses révoltes et des haines stériles. Il nous faut parfois tout réinventer, et cela prend du temps. Rien ne nous relie d’un quartier à l’autre alors que souvent nos galères sont les mêmes. L’éducation populaire a quasiment disparue, le temps et les moyens nous manquent pour produire et diffuser des connaissances pratiques et théoriques utiles à l’émancipation.

      […]

      Le danger qui nous fait face nous impose de réagir et de changer de stratégie.
      Ce qui se fait est aussi le produit de notre inaction fruit de l’égoïsme ambiant ou du fait que l’on se laisse bercer et berner par les mauvaises personnes. Marcher, cracher sur les autres ne permet pas de s’élever.

      https://www.youtube.com/watch?v=PxXAKtnk4Pw

      Sans monter sur les autres, nous la sortie on va t’la trouver !

  • Sur les luttes anti-nucléaire des années 70 : le « Mémento Malville », une histoire des années 70, de PMO, mis en PDF par @tranbert
    http://sniadecki.wordpress.com/2014/11/18/pmo-malville
    https://sniadecki.files.wordpress.com/2014/11/pmo_mc3a9mento-malville-br.pdf

    Cette nouvelle défaite est tout sauf une surprise, et d’abord pour les vaincus. On a beau faire bonne figure, afficher des mines martiales, déclamer sur le mode triomphaliste, chacun sent bien depuis trente ans qu’il participe à des combats défensifs. Les pires qui soient. Batailles d’arrière-garde, retraites en bon ordre, défaites intériorisées. Tout au plus vise-t-on au moindre mal. C’est à dire au mal. Quant au bien, la délivrance partielle ou totale du « Système », l’heureuse mue sociale, tout ce qui se désignait autrefois sous le terme de « révolution », « grand soir », « lendemains radieux », etc. la difficulté même à nommer ce bien d’un mot qui échappe au ridicule actuel, témoigne de l’évanescence de la chose. Le bien, c’est ce qui fuit toujours plus vite, toujours plus loin, dans un passé qui prend des allures de mirage.

    N’est-il pas vrai que nous eûmes une fois, notre espoir, notre chance, une faille de dix ans (1967-1977), dans les murailles de l’ordinaire ? Que durant ces dix ans, quels que furent les revers et les épreuves, ils ne faisaient que fouetter notre élan ? Pour quelque mystérieuse raison, nous ne doutions de rien alors, et surtout pas de la « victoire finale ». Pour de non moins mystérieuses raisons, cet élan de dix ans se fracassa sur la terrible année 1977, et depuis nous doutons de tout, sauf de la défaite prochaine.

    #nucléaire #anti-nucléaire #critique_techno #Histoire #mémoire #Malville #Creys-Malville #Superphénix #espoir #défaite

  • « Pas de triomphe du FN » : les #élections vues par nos voisins
    http://fr.myeurop.info/2014/03/31/elections-municipales-revue-presse-europeenne-13504

    Christelle Granja

    Elections #municipales : qu’en pensent nos voisins ? Inquiétudes, mises en garde, fierté ou distanciation traversent les colonnes de la presse européenne, de l’Espagne à la Suisse.

    « La punition », « la vague bleue déferle sur Hollande », « condamné à changer » : ce matin, les quotidiens français de gauche comme de d lire la suite

    #REVUE_DU_WEB #Europe #France #défaite #Le_Pen #revue_de_presse

  • « Pas de triomphe du FN » : les #élections vues par nos voisins
    http://fr.myeurop.info/2014/03/31/pas-de-triomphe-du-fn-les-lections-vues-par-nos-voisins-13504

    Christelle Granja

    Elections #municipales : qu’en pensent nos voisins ? Inquiétudes, mises en garde, fierté ou distanciation traversent les colonnes de la presse européenne, de l’Espagne à la Suisse.

    « La punition », « la vague bleue déferle sur Hollande », « condamné à changer » : ce matin, les quotidiens français de gauche comme de d lire la suite

    #REVUE_DU_WEB #Europe #France #défaite #Le_Pen #revue_de_presse