#défense_collective

  • Legal Teams : Quand la défense contre-attaque
    https://www.socialter.fr/article/legal-teams-quand-la-defense-contre-attaque

    Face à la répression juridique des militants, qu’ils soient gilets jaunes ou activistes antinucléaires, les coordinations antirépression et leurs legal teams s’approprient les enjeux de la défense et font du prétoire un lieu de lutte collective et politique.

    Au 67 rue de Turbigo, une discrète annexe de la Bourse du travail parisienne et sa grande salle de classe aux carreaux vieillis. « Parlons rapidement du programme de samedi », entame l’une des femmes, membre de la coordination antirépression en guise de bonjour. « 12 h 30 : simulation de déplacement collectif ; 14 h 30 : formation juridique sur la garde à vue ; 17 h 30 : discussion sur l’abolitionnisme pénal... » La coordination se réunit ici, chaque mardi, depuis 2016. « Après Nuit debout, il fallait une structure pérenne : les mouvements sociaux s’amplifiaient, la répression s’aggravait... », raconte Amparo au micro deFréquence Paris Plurielle. D’abord assez confidentielles, les sessions comptent de plus en plus de monde. Les chaises finissent par manquer aux réunions hebdomadaires à mesure que la répression croît, notamment à l’encontre des Gilets jaunes, gardés à vue par dizaines chaque week-end. Peu habitués aux tribunaux, ces derniers font dans un premier temps une « confiance aveugle à la police ». L’avocate Alice Becker, proche depuis lors de cette legal team parisienne, se remémore certains, qui, interpellés pour simple possession de sérum physiologique, étaient « tellement abasourdis de se retrouver dans cette position qu’ils voulaient absolument défendre le bien-fondé de leur présence dans la rue. Et qui donc parlaient beaucoup, subissaient un usage détourné de leurs mots qui leur portait préjudice ».

    #défense_collective #défgense_militante #répression

  • Drôme | Blocage d’Amazon par les gilets jaunes : dégradations en série
    https://www.ledauphine.com/drome/2018/12/25/montelimar-blocage-d-amazon-degradations-en-serie

    Lors de la dernière action de #blocage d‘#Amazon, samedi à Montélimar, une trentaine de #gilets_jaunes, dont la plupart avaient le visage bien dissimulé pour ne pas être identifiés, avaient fini, en fin de soirée, par pénétrer sur le parking de la plateforme #logistique

    Tout en lançant des fumigènes, ils auraient tenté d’aller crever des pneus ou encore d’ouvrir les remorques de camions. Mais les policiers, qui avaient évité jusque-là d’aller au contact lors de cet énième blocage, sont intervenus pour éviter le pillage, même si les camions ouverts étaient vides. Ils ont mis en fuite les individus. Ceux-ci auraient eu le temps d’arracher des câbles qui relient les tracteurs de camions aux remorques.

    Un vrai dispositif de guérilla urbaine avait été mis en place. Des containers et chariots avaient été volés aux commerces alentours pour finir brûlés sur les quatre #barricades. Celles-ci avaient été positionnées pour barrer le boulevard Charles-André en vue d’un affrontement avec les forces de l’ordre. Elles étaient aspergées de produits inflammables.

    Le feu avait aussi été mis à un transformateur dans une rue adjacente pour, semble-t-il, volontairement couper l’éclairage public et peut-être gêner l’assaut des #forces_de_l’ordre, si l’ordre avait été donné d’évacuer le site (ce qui n’a pas été le cas). Enfin, certains murets le long des entreprises ont été démontés en vue d’utiliser des pierres comme projectiles.

    #sabotage palliatif royal de l’impossibilité / difficulté de faire #grève

    • L’imMonde donc, puisque pref’ et proc’ il y a (mais aussi #défense_collective)

      Une #vidéo de la scène, filmée par une caméra de #surveillance_municipale, a été décortiquée à l’audience. Les quatre prévenus, dont une militante du PCF, ont été identifiés parmi une vingtaine de personnes. « Facilement », de l’aveu des policiers qui les ont arrêtés, car tous affichaient un signe distinctif : pantalon rouge, baskets orange, sac à dos rose… Preuve qu’ils ne cherchaient pas à se cacher pour en découdre, selon la défense, qui envisage de faire appel.
      M. Fayet et un collègue ont essuyé de nombreux coups, qui leur ont valu respectivement trois et deux jours d’interruption de travail. « En vingt-huit ans de police, je n’ai jamais vu une telle avalanche », a confié le commissaire dans un témoignage lu par le tribunal. Il était absent à l’audience. Le procureur a, lui, rapproché les faits de Valence des « actes dégueulasses » commis samedi à Paris quand des manifestants s’en sont pris à des policiers à moto.
      Une scène filmée
      « Je n’ai jamais donné de coup à qui que ce soit », a rétorqué à la barre la militante du PCF, une boulangère de 37 ans, condamnée à trois mois ferme. Sur la vidéo, on la voit surtout s’emparer du bonnet du #commissaire à terre, geste censé, sur le coup, « détourner son attention pour qu’il ne sorte pas son arme ». « C’était on ne peut plus stupide », reconnaît-elle. L’accusation, elle, est convaincue qu’elle voulait emporter « un trophée ».
      Un cordiste en formation de 22 ans admet avoir porté un coup de pied, geste « inadmissible », dont il s’excuse. Mais s’il est intervenu, dit-il, c’est pour tenter de mettre fin à une bagarre, sans savoir qu’il s’agissait de policiers. De même pour un autre prévenu. Mais dans ce cas, « pourquoi ne pas s’en prendre à celui qui [dans l’attroupement] porte une batte de baseball ? », interroge le procureur.
      Très visible sur la vidéo, ce #manifestant_armé n’aurait pas été vu par les prévenus, qui tous soutiennent que ce que l’on peut analyser à l’écran aujourd’hui ne correspond pas à ce qu’ils pouvaient voir compte tenu de la confusion qui régnait ce jour-là.
      Les quatre avaient été placés en détention avant d’être libérés le 20 décembre dans l’attente de leur procès. Ils sont ressortis #libres du tribunal, applaudis par leurs soutiens, dans l’attente de comparaître devant le juge d’application des peines.

      Du ferme pour 3 jours d’#ITT...
      #police

  • Affaire des témoins mis en examen : mais que s’est-il passé ce mercredI 7 juin à la cité judiciaire de Rennes ?
    https://www.facebook.com/notes/d%C3%A9fense-collective/affaire-des-t%C3%A9moins-mis-en-examen-mais-que-sest-il-pass%C3%A9-ce-mercredi-7-juin-%C3%A0-la/1912621165642590

    Une fois sortis de la stupeur, on finit par comprendre que ce qui devait être défendu à tout prix par le juge lors de ce procès, c’est avant tout la méthodologie policière qui a mené à l’interpellation et l’inculpation : celle-là même qui a été mise en cause par les PV incohérents des deux officiers de la BAC parties-civiles, par la vidéo très explicite projetée dans la salle, et surtout par les récits accablants des deux jeunes femmes venues témoigner à la barre.
    Pour le juge Léger, c’est l’idée même de remettre en cause la version policière qui apparaît comme dangereuse et insupportablement paradoxale, comme si remettre en cause la police aujourd’hui à Rennes pourrait constituer en soi un risque de trouble à l’ordre public.
    Soyons clairs : la tentative de Léger de s’en prendre aux témoins en pleine audience (du jamais vu à Rennes pour du correctionnel), de mépriser le récit de l’inculpé et de perturber grossièrement la plaidoirie de l’avocat, résulte directement d’une incapacité à pouvoir faire face à une défense plus structurée que l’abattage ordinaire du tribunal.
    Elle s’inscrit dans une stratégie à court terme de châtiment des opposants menée aussi bien par les magistrats du parquet (les procureurs), du siège (les juges), que par les forces de l’ordre sur le terrain depuis bientôt deux ans à Rennes, avec des épisodes répressifs comme le carnaval de la ZAD, le mouvement sur la loi Travail, les arrestations du mois de novembre, ou les récentes manifs contre Macron et Le Pen.
    Mais si elle reste aussi spectaculaire que scandaleuse, cette politique masque de plus en plus mal le contenu misérable des enquêtes des flics et des réquisitoires des procureurs : que ce soit l’instruction autour de l’affaire des 20 du métro, l’affaire du Bagelstein, les enquêtes préliminaires ayant abouties aux arrestations de novembre dernier, ou les récents passages de militants au tribunal, les avocats comme les camarades sont unanimes sur le vide abyssal des dossiers, la plupart du temps bâclés à partir d’informations vagues fournies par le renseignement local et des investigations de très courte durée.

    • Arrestations de deux témoins de la défense de manifestants inculpés lors dune audience à Rennes
      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1912133385691368&id=1715343555370353

      / !\ URGENCE :
      Ce soir lors du procès d’un des inculpés de la manifestation du 27 avril, deux personnes témoignaient à la barre pour apporter leur version des faits. Des témoignages qui reviennent sur la présence hors cortège de l’inculpé et sur sa passivité (il est accusé de jets de projectiles). La défense est en béton, le dossier est vide, l’avocat de l’accusé apporte en plus une vidéo qui appui ses témoignages.
      Appelé à la barre, les témoins racontent également avoir vu un flic mettre une pierre dans la poche de l’accusé au moment de son interpellation.
      Leurs versions ne correspondant pas à celles des flics, partie civile dans cette affaire (ils demandent de la thune pour le préjudice moral !), elles sont cuisinées par le juge Léger (qui revêt encore une fois la robe de procureur) lequel répète à plusieurs reprises les risques de faux témoignage lors de leurs auditions. Elles n’en démordent pas pour autant face à la pression du juge, l’une lui répond d’un cinglant : « j’ai juré ! ».
      Les juges délibèrent, 15 minutes plus tard l’audition reprend. Le juge déclare coupable l’accusé (6 mois avec sursis, interdiction de manifester en Ille-et-Vilaine pour les 3 prochaines années et paiement d’indemnités de 1000€ dans la poche des flics)...
      ... mais surtout la mise en examen des 2 témoins pour faux témoignages !
      Les deux femmes sont menottées après le délibéré et emmenées à l’étage du palais. Une dizaine de flics interviennent pour contenir le public de la salle en ébulittion.
      C’est une attaque directe contre le droit de la défense, la justice est une institution répressive qui révèle une fois de plus qu’elle protège les flics et leur accordent tout pouvoir.

      #criminalisation #police #justice #défense_collective

    • Le travail et la prison, Olivier Sarrouy et Bernard Aspe
      https://blogs.mediapart.fr/osarrouy/blog/090617/le-travail-et-la-prison

      Rien de très nouveau, pourrait-on dire : on retrouve ici des opérations devenues banales. D’abord l’opération médiatique qui consiste à faire passer un acte pour le moins disproportionné (celui du policier) pour un geste de bravoure. Pour quiconque regarde les vidéos qui circulent sur le net, il est bien clair que le courage et la mesure étaient de l’autre côté – du côté des manifestants qui s’approchent du policier et lui parlent, alors qu’il les tient en joue.

      Ensuite l’opération juridico-policière qui consiste à retourner les tactiques de défense en preuves de culpabilité. Les personnes interpellées n’ont pas souhaité s’exprimer devant les policiers qui les questionnaient - souvent les mêmes que ceux qui les braquaient quelques heures plus tôt. C’est leur droit le plus élémentaire, et c’est aussi une sagesse que partagent ceux qui connaissent un tant soit peu les techniques policières qui cherchent à extirper insidieusement des informations susceptibles de « peser » dans un procès. Or le silence des interpellés est devenu une preuve du fait qu’ils sont « organisés » afin de justifier leur mise en détention en attente du procès – et ceci en dépit de leurs garanties de présentation (travail, enfant, étude, etc.). La même chose avait été constatée, à s’en tenir seulement à la petite ville de Rennes, lors de l’affaire dite de la « mousse expansive » au printemps dernier[1].

      On ne fera pas semblant de se scandaliser. Les plus lucides savent qu’il ne s’agit là que d’un processus plus ancien suivant simplement son cours. Un processus qui vise à empêcher que se constitue un mouvement de contestation qui ne s’en remet pas aux formes légalisées et pacifiées de la vie politique telles qu’elles sont censées être admises par tous. Un mouvement qui serait ainsi capable de répondre à des gouvernements qui, eux, ne s’encombrent pas d’états d’âme envers la légalité ou envers les libertés supposées garanties par la constitution. (...)