• Pyongyang ne renoncera pas au nucléaire « sans confiance » envers les USA
    https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Pyongyang-ne-renoncera-pas-au-nucleaire-sans-confiance-envers-les-USA--2

    « Les #Etats-Unis insistent sur la ’dénucléarisation d’abord’ et augmentent le niveau de sanctions afin d’atteindre leur objectif de manière coercitive, en objectant même à une déclaration de fin de guerre », a observé Ri Yong-ho.

    « L’idée que les sanctions puissent nous mettre à genoux est une #chimère pour des gens qui ne nous connaissent pas. Mais le problème est que la poursuite des #sanctions renforce notre #défiance », a poursuivi le ministre nord-coréen.

    #Corée #coercition


  • Lu ailleurs, une analyse de l’affaire Benalla par Nicolaos Genzlas

    “le problème politique qui explique l’extraordinaire retentissement de cette affaire, c’est la manière dont elle rentre directement en contradiction avec le mouvement d’opinion profond qui a porté Macron au pouvoir.”

    « Avec le recul, cela me paraît assez incroyable, mais il y a à peine plus d’un an de cela, j’étais encore collaborateur politique. A ce titre, je suivais régulièrement les enquêtes d’opinions : c’était même devenu une de mes missions officieuses à partir de l’été 2015, puis officielles. En me replongeant dans des tableaux statistiques, parmi lesquels certains que je n’avais pas revus depuis mes années d’études à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, un truc m’a frappé par rapport à cette époque : l’approfondissement, mesurable et mesuré, de la défiance globale des citoyens, non seulement vis-à-vis de leurs élites et de leurs institutions, mais, également, entre eux. Ne semblait échapper (et encore, relativement seulement) à cette #défiance tant verticale qu’horizontale qu’une partie de la population française, la France des cadres, la France des diplômés, la France des grandes métropoles, les électeurs du centre-droit et du centre-gauche. On pouvait en effet montrer, de mémoire, que si les indicateurs de défiance atteignaient de 70 à 90% pour les CSP-, ils ne dépassaient pas les 50% pour les CSP+ métropolitaines. (Evidemment, je résume ici à grands traits, mais l’idée générale me paraissait bien défendable).

    Au printemps 2016 (cause, effet ou conséquence du mouvement social), on a vu cette situation initiale se modifier, avec une dégradation quantitative des indicateurs de défiance pour ces CSP+, qui ont eu tendance à s’aligner pratiquement exactement sur le reste de la population française. Sans doute cet alignement quantitatif ne signifiait t-il pas un alignement qualitatif de la défiance - ce que, du reste, les enquêtes paraissaient confirmer. Néanmoins, cette alignement relatif constituait une #rupture, et annonçait largement la campagne qui suivrait. Je disais et écrivais alors que les Français n’étaient pas d’humeur (moins que jamais) à se laisser imposer un remake de la campagne de 2012 jusqu’au niveau des candidats et qu’il fallait s’attendre à un grand nombre de surprises (évidemment, nul alors n’imaginait jusqu’à quel point le plateau serait bouleversé). Depuis déjà plusieurs mois, de façon assez solitaire, je travaillais sur une stratégie de campagne pour donner à ce moment “populiste” un débouché politique, bricolant autour du thème de la postdémocratie. On sait quel traversée du désert nous avons eu alors... mais on sait aussi que d’autres ont connu le succès avec des analyses très similaires.

    Au premier visionnage de la première vidéo de campagne d’En Marche (de mémoire en mai ou juin 2016), j’ai immédiatement compris que ces gens là travaillaient à partir d’une grille de lecture très semblable, proposant un débouché au #néo-populisme des CSP+ , axé sur le renouvellement de la classe politique et le rejet des scléroses bureaucratiques de l’administration française - un truc qui pouvait marcher dès lors qu’on avait repérer précisément le basculement de ces catégories sociales dans une représentation politique populiste hégémonique. Un an de campagne plus tard, et la démocratisation de la tentation oligarchique aidant, Macron remportait l’élection présidentielle, bouleversant l’échiquier politique. On comprend dès lors le problème politique que pose l’affaire Benalla. Des barbouseries, on en a déjà vu, et des biens plus romanesques ! Des abus de pouvoir aussi, ainsi que des retournements de presse... Non, le problème #politique qui explique l’extraordinaire retentissement de cette affaire, c’est la manière dont elle rentre directement en contradiction avec le mouvement d’opinion profond qui a porté Macron au pouvoir.

    La faute politique aura été dès lors de prendre tout cela à la légère, avec une communication de crise systématiquement à contre-temps, cherchant à banaliser, à canaliser et à refroidir une affaire qui, symboliquement, ne constitue pas moins que le tournant de la rigueur de 1982, de 1995 ou de 2012. Il eut donc fallu que Macron s’exprime rapidement, fortement, en Jupiter pour une fois, prenant des mesures fortes et incontestables qui aurait précisément montré qu’il était toujours l’homme du nouveau monde, qui ne se laissait pas recouvrir par des pratiques d’un autre temps. En à peine un an, l’isolement du #pouvoir, l’#arrogance qui monte à la tête, le sentiment de toute puissance d’autant plus grand que l’opposition et les contre-pouvoirs sont faibles, aura fait oublier au Président comme à ses plus proches conseillers d’où ils venaient, et ce à quoi ils devaient son élection et leurs places. Depuis un moment que je prophétisais que cette croissance hégémonique de la représentation populiste de l’opinion aboutirait, par un alignement relatif qualitatif des catégories sociales et non plus simplement quantitatif, à ce que la branche Macron soit prématurément pourrie et coupée, je commençais à croire que je m’étais trompé... mais nous y sommes finalement arrivé. C’est le moment que nous vivons.

    Et fondamentalement, je suis porté à croire à ce stade que ni Le Pen (parce qu’elle est bien trop cramée) ni Mélenchon (parce qu’il est bien trop mauvais) n’en profiteront. Eux deux comme Macron et les autres font désormais eux aussi pleinement partie du vieux monde qui ne cesse lentement de disparaître sous nos yeux... Winter is coming. »

    • Je trouve cette phrase d’une naïveté confondante :

      En à peine un an, l’isolement du #pouvoir, l’#arrogance qui monte à la tête, le sentiment de toute puissance d’autant plus grand que l’opposition et les contre-pouvoirs sont faibles, aura fait oublier au Président comme à ses plus proches conseillers d’où ils venaient, et ce à quoi ils devaient son élection et leurs places.

      Macron n’a pas été élu pour lui mais contre le pen et il était d’une arrogance folle au point de parler de lui comme de Jupiter, je pense pas que ca sois l’isolement au pouvoir qui le rende ainsi. Il oublie pas d’ou il venait, car il viens du monde des bourges catholiques de droite et des banques, et je voie pas en quoi il aurais trahie ses origines.
      Le final qui compare Lepen et Mélenchon est pas très heureux non plus.

    • Mais dire que Mélenchon est mauvais, il a raison. Je discute avec des personnes peu politisées, et c’est systématiquement la même chose : « il me fait peur ». Et même ici, sur SeenThis, la plupart pense la même chose et par conséquent refuse de voir dans le mouvement FI autre chose qu’un truc « ça fait peur ».

    • L’auteur m’a l’air d’être de cette mouvance CSP+ en voie de néo-populisation et c’est bien cette partie de l’analyse qui m’intéresse. Tout comme le fait que le gars se sente obligé de créer un nouveau mot pour dire que même les bourgeois qui se pensent cultivés sont en train de virer Dupont Lajoie.

      Bien sûr qu’il y a des trucs faiblards dans ce qu’il écrit : d’un côté, il comprend parfaitement que la campagne de Macron a été entièrement fabriquée autour de l’appel d’air de la #fascisation de la pensée bourgeoise, dans un pur calcul markéting, mais de l’autre, il occulte le fait que le cynisme de la démarche caractérisait aussi celui de la pensée qui la sous-tendait.

      Macron n’a pas attendu d’être président en exercice pour conchier l’immense masse de ses concitoyens et les prendre globalement pour un ramassis de demeurés et de surnuméraires, il était déjà bien lui-même quand il barrait à Bercy.

      Sur Mélenchon, je ne sais pas faire la part des choses entre ses propres conneries et la campagne de dénigrement systématique dont il fait l’objet en permanence dans les médias avec son parti. Ce qui est certain, c’est que cela vienne de Mélenchon, des médias ou des deux, effectivement, FI n’a pas du tout la place qu’il mérite dans l’échiquier politique, en tant que force d’opposition réelle et construite.
      D’ailleurs, il n’y a pas d’opposition , et rien que ce fait devrait salement nous faire flipper.

    • @david2 : je rigolais intérieurement l’autre jour. Une de ces personnes me disait que Mélenchon lui faisait peur. On avait la télé allumée. Et BFMTV ou LCI en bruit de fond. Vient le reportage qui évoque les candidats aux européennes, et la « mini-polémique » autour des ex-caciques socialistes qui n’avaient pas été retenus, et que c’était la preuve que le processus était vicié, quasi-stalinien. Musique de fond de film d’horreur, montage des images de film d’horreur, voix off d’enquête en terrain miné.

      Bien sûr que cette sensation que « Mélenchon fait peur » est une affaire de propagande.

      Mais bon sang, pourquoi les « qui sont politisés » ont aussi des griefs contre la FI ? A chaque fois, tu découvres que c’est un petit truc « il a dit gnagnagna c’est la preuve que ». Ou « il a fait gnagnagna c’est la preuve que ». La preuve qu’il ne fera pas ce qu’il dit évidemment, et que ça ne sert donc à rien de.

      Et toujours cette hyper personnalisation de la politique. Tous incapables, quoique conscients, de faire abstraction des limites de se concentrer sur l’individu plutôt que sur le collectif qu’il y a derrière lui.

    • Pour moi (un seenthisien depuis 2012), j’ai cru un temps au « front de gauche » qui avait l’air d’être prometteur en tant que rassemblement des forces orientées sur un changement profond de la société. Seulement en 2015, nous avons eu l’exemple de Syriza arrivée en tête des élections et la capitulation en rase-campagne de son chef Alexis Tsipras. Et Mélenchon, tête pensante de la FI (nom que je trouve ridicule au demeurant car l’insoumission c’est tout autre chose à mon sens), aurait fait la même chose que son homologue grec si il avait été élu : il se serait couché devant les banques et les vautours de l’Union Européenne.

      Ceci dit, l’article ou le propos rapporté dans ce post n’est pas dénué d’intérêt même s’il ne représente que les tergiversations d’une (toute) petite minorité de l’électorat français. Nous qui connaissons une autre réalité sociale pouvons le trouver empreint d’une certaine candeur mais il est toujours avantageux de découvrir de quoi est fait la pensée des autres.

    • Et Mélenchon, tête pensante de la FI, fera la même chose que son homologue grec : il se couchera devant les banques et les vautours de l’Union Européenne.

      Merci d’illustrer si bien ce que je disais :
      A chaque fois, tu découvres que c’est un petit truc « il a dit gnagnagna c’est la preuve que ». Ou « il a fait gnagnagna c’est la preuve que ». La preuve qu’il ne fera pas ce qu’il dit évidemment, et que ça ne sert donc à rien de.

      Ta phrase là, "Tsipras a fait ceci, alors Mélenchon fera pareil", elle manque singulièrement d’argumentaire pour pouvoir commencer à y voir un début de raisonnement logique. Tu as écrit un truc en "gnagnagna".

      Le gars Mélenchon il écrit depuis des années sur ce qu’il pense et sur ce qu’il fait, ses écrits tiennent sacrément bien la route par rapport à beaucoup d’autres qui s’y essaient. Tsipras, il n’a jamais autant partagé ses idées, il n’a fait qu’arriver là où il est arrivé, par chance, et parce qu’il avait une bonne tête... mais derrière lui, il y avait pleins de gens volontaires, bien repérés, déjà bien "gnagnagna" d’ailleurs et bien mis sous camisole, dès que les choses sérieuses ont commencé. Cela pour dire que la crédibilité - à priori - de l’un et de l’autre est incomparable.
      De plus, calquer la situation grecque sur la situation française n’a pas beaucoup de pertinence en plus.
      Et... tiens... il suffit de constater la sourdine mise sur ce qu’il se passe en Italie pour avoir une idée qu’il s’y passe des choses "pour de vrai", et qui ne rentrent pas dans le cadre standard. L’Italie n’est pas la Grèce, et la remise dans le rang n’est visiblement pas aussi aisée. Cf. ce que Sapir nous en donne à voir dans les billets de ces dernières semaines.

      Au-delà de ces réflexions à l’emporte-pièce, arrivé à ce niveau de pouvoir, je pense qu’on ne nous dit pas vraiment à quels personnages l’on se frotte et à quelles pressions l’on est soumis.

    • Le gars Mélenchon il écrit depuis des années sur ce qu’il pense et sur ce qu’il fait, ses écrits tiennent sacrément bien la route par rapport à beaucoup d’autres qui s’y essaient.

      Pour sûr. Il dit et écrit des choses « bien ». Après, lorsque toutes ces belles intentions seront confrontées aux réalités géo-politico-économiques, ce sera une autre affaire. Maintenant, s’il avait voulu vraiment aller au bout de ses idées, il n’aurait eu d’autre choix de gouverner comme un autocrate. Est-ce donc pour cela qu’il fait (encore) si peur ? Le comble dans tout ça, c’est qu’il a abandonné toute velléité de références au communisme et au marxisme. Il a même décidé de faire l’impasse sur le mot « gauche » en adoptant une posture d’"insoumission". Pour ne pas « faire peur » justement. Désolé pour ces quelques réflexions à l’emporte-pièce mais « les mots sont importants » (enfin, il me semble).

    • Oui, oui, les mots sont importants tu as raison. Y dit pas « communisme », c’est la preuve que. Tu fais encore « gnagnagna » et tu illustres à nouveau ce que je disais : merci.

      Donc on ne vote pas Mélenchon (quand on vote). Et on dit « tous pourris ». Ou « tous pareils ».

      Il y a toujours une bonne raison pour ne pas essayer de changer les choses. « parce que ça ne peut pas marcher ».

      Je ne vais pas dire que ça me dépasse. Mais un petit peu quand même. Et ce n’est pas toi en particulier évidemment. Tu ne fais qu’illustrer mon propos, et je t’en remercie sincèrement :-)

      Parce que si même nous là, les politisés, on est incapable d’y croire... qui va y croire au fait qu’un jour, ça peut changer ?

    • Je tenais à un copain EELV (parmi les plus à gauche) le discours de @david2 : « Quand même, Mélanchon, il est arrivé à de beaux chiffres. » Le copain me répond : « Il n’est pas arrivé au second tour, alors que l’élection était super ouverte avec quatre dans un mouchoir, parce qu’il a braqué un tas de monde qui était ailleurs. »

      Moi qui n’ai pas voté pour lui au premier tour, qui n’ai pas apprécié l’ardeur des discours des camarades FI (c’est l’idée que je me fais d’adeptes de l’église de scientologie), qui ai trouvé super autoritaires ses méthodes de « c’est moi qui ai préparé prem’s la campagne, les autres si vous voulez exister en 2017 c’est derrière moi », ben Mélanchon me fait peur. Et me fait encore plus peur quand je vois du BBR, du républicain laïc color-blind à la Chevènement. Je regarde pas la télé et je trouve les discours mainstream anti-Mélanchon ridicules, méprisants et réacs.

      Pourtant, j’aurais aimé une opposition capable de parler un langage simple, de donner envie à des losers de se battre pour foutre en l’air le jeu plutôt que pour vouloir en gagner des miettes. Et j’avais rien contre lui au départ, même pas son ethos de mini-éléphant du PS. Il faut bien des soc-dem.

      À part quelques détails (dont la généalogie de l’arrogance de Macron qui remonte plus loin qu’à une année excitante de président-gendre idéal), je trouve intéressant de s’interroger sur cette tentation du fascisme (autoritarisme, violence, homme providentiel, contrôle social et libertés civiles à abolir) en plein dans les classes sociales et les tendances politiques qui se flattaient de préserver la « démocratie » des « extrêmes ». Je ressors cet article qui tourne en rond dans ma tête depuis que j’ai découvert que mon oncle de droite, plutôt centriste (et bourgeois), avait abandonné une certaine idée de l’État de droit.

      https://www.nytimes.com/interactive/2018/05/23/opinion/international-world/centrists-democracy.html

    • Ben oui @sombre, mais @aude_v elle parle un langage qui me parle plus déjà. On n’est plus tout à fait dans le gnagnagna, on touche du doigt un truc.

      Mélenchon, il fraie depuis des années dans ce milieu politique extrêmement malsain (à mon avis), fait de non-dits et de coups de poignards dans le dos, de billard à 6 bandes, où tu découvres que Hoang-Ngoc aurait bien aimé être en position d’être éligible, juste « parce que », et que la commission FI ne l’a pas fait, alors pouf, pompe à merde sur LCI et ailleurs, et Mélenchon doit se défendre d’être ou de ne pas être intervenu, et qu’il utilise des mots qui font peur, parce que oui, à force, même quand on est un fin communicant (ce qu’il n’est pas), on peut en avoir ras l’bol de devoir passer ses journées à esquiver les jets des pompes à merde et qu’il tient en effet un discours rude pour ceux qui aimeraient être rassurés.

      En 2017, quand il a expliqué aux uns et aux autres que leurs conditions pour participer à la campagne étaient encore une fois inacceptables, ça ne sortait pas du chapeau. C’était le résultat des tentatives précédentes de ménager les uns et les autres. Ce ménagement avait juste permis à ces uns de torpiller de l’intérieur, le moment venu, le processus, et à ces autres de profiter de l’effet positif, pour ne pas se retrouver au chômage trop vite... et en plus, ça leur permettait, simultanément, à ces uns et ces autres, de savonner la planche d’un « mélenchon est rien qu’un autocrate, il veut pas faire comme on dit ». Le discours qui t’a choqué, je le trouvais donc, en somme, tout à fait légitime, quand on pense aux scélérats du type De Rugy chez les écolos, et aux scélérats du type Laurent au PCF, sans oublier les scélérats du type Hamon au PS...

      Et puis autre sujet lancinant... La FI, elle ne parvient pas à faire émerger d’autres personnalités. Y-a Ruffin... mais il est comme nous Ruffin... ça le débecte de devoir patauger dans de tels marécages. Et les autres seconds couteaux... et bien... on ne parvient pas à s’y intéresser. La faute aux médias ? La faute à eux ? Je ne sais pas.

      Et merci d’accepter le challenge, c’est un vrai sujet ce que dit @monolecte et pleins d’autres : tout semble faire comme si on n’avait pas d’opposition.

      Ça pourrait être intéressant d’ailleurs de définir cette constatation : ça serait comment s’il y avait une opposition ?

    • @david2 : s’il y a une bulle de filtre sur SeenThis, c’est une bulle de filtre parfaitement volontaire contrairement à celle imposée par Google...

      Aude_v a indiqué tout de même un 3ème argument, plus massif et plus compréhensible : c’est l’atmosphère lourde qui existe dans les milieux militants, quand on en arrive à se frotter aux transfuges du type des Chevènementistes qu’elle indique en guise d’exemple. En passant du parti PG à l’informel mouvement FI, cela a permis d’en sortir pour un temps il me semble... il y a eu un moment délicat avec le PG où on pouvait constater les marques de l’entrisme réalisé par tous les habitués de cet exercice, quittant leur parti traditionnel et rejoignant le PG, tous ces gens rompus aux manoeuvres d’appareils et qui savent comment faire pour prendre le pouvoir, simplement en tenant le crachoir dans les sections et dans les assemblées, et en faisant fuir les « gentils » qui ne s’attendaient pas à devoir affronter ce genre de paltoquets haineux.

    • Oui, merci @monolecte pour cette grosse discussion.

      Quand je présentais encore ma conf qui explique que les élections de sont pas démocratiques, je demandais les qualités que les gens attendaient des élu·es : intégrité, franchise, loyauté... que des qualités qui empêchent de naviguer avec succès dans un parti !

      La politique, les partis sont des sacs de nœuds qui mènent des raclures au pouvoir. Des Mélanchon, entre autres, qui pensent qu’une attitude autoritaire peut seule unir la gauche - mais on voit qu’elle en braque la moitié. Par autoritaire je pense au niveau candidatures (désespoir des tentatives de 2007 où tous les nombrils s’étaient servis) et au niveau des militant·es, qu’on envoie évangéliser leur monde comme si le monde était composé de petit·es Africain·es attendant la bonne parole (certain·es le font avec plus d’intelligence et de respect que d’autres mais y’en a qui donnent envie de les passer par la fenêtre).

      La question, que pose ici Fassin, c’est est-ce que le populisme (BBR, autoritarisme) est une arme face au populisme ? Est-ce qu’il est la seule arme ou est-ce qu’on n’y perd pas tout l’intérêt d’une position de gauche non-stal ? Je vais peut-être réécouter cette émission mais en attendant, s’il s’agit d’être stratégique, de communiquer super bien dans le cadre qui a été posé, Mélanchon ne fait pas le boulot. Pire, sa victoire cliverait comme jamais, nous ferait un bordel dangereux. Comment peut-il convaincre les classes qui ont des valeurs de gauche ou même (elles sont de plus en plus nombreuses, merci Macron !) un intérêt économique à ne pas brader leur pays à une oligarchie ? C’est peut-être pour ça que les évangélistes FI me gonflent : anti-capitalisme = Mélanchon dont le nom suffit à détourner de la conversation, c’est pas grave que Chochon soit à la rue, c’est grave que les idées de gauche le soient. Mais au lieu de sauver les idées, ils et elles nous demandent toujours en même temps d’accepter le grand homme. Merde, on bosse sur les idées avant, sur les valeurs, on les reconstruit.

      Face au populisme, le populisme ?
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/face-au-populisme-le-populisme

      Contre le populisme d’extrême droite, certains n’hésitent plus à revendiquer un populisme à gauche de la gauche. Pour le sociologue Eric Fassin, c’est une double erreur, théorique et politique.

      « Populisme » : longtemps utilisé pour stigmatiser la démagogie de mouvements d’extrême droite, ce mot a récemment pu changer d’usage, et même être revendiqué depuis la gauche de la gauche par certains philosophes politiques et même par certains responsables politiques comme Jean-Luc Mélenchon. Est-ce pertinent au plan théorique ? Est-ce judicieux au plan politique ? Dans un bref et vif essai, le sociologue Eric Fassin répond deux fois non : le populisme est un concept problématique pour les sciences sociales et un véritable poison pour la gauche.

    • « moins pire » ? Non, il est normal ce programme. Quand les autres programmes sont au choix indigents sinon infectes :-)

      @aude_v : Mélenchon s’écrit avec un e :-) Même mad_meg a réussi à se mettre à l’écrire avec le e :-D
      Avoir peur du clivage, c’est déjà commencer à être centriste ? Avec tout ce que cela signifie ? ;-)
      Prendre le pouvoir avec la 5ème, c’est être un individu que tout le monde souhaite voir arriver au pouvoir (sans clivage, sans neuneu qui dit qu’il va quitter la France parce que les couteaux entre les dents, c’est pour égorger les colonisés, sans peur de devoir assumer l’autorité de l’état à l’usage de principes que l’on approuve...) et donc, il faut une personne idéale, qui fasse plaisir à tout le monde... Un macron qui montre les dents dans un meeting, la preuve qu’il sait être agressif, un macron christique, la preuve qu’il sait être chrétien, un macron qui sourit avec sa vieille au bras, la preuve qu’il sait être... je ne sais pas... Et à la fin, donc, celui qui chope la queue du mickey, il a une chance de pouvoir « réformer » la république. Mélenchon dit qu’il veut être le dernier président monarque. Mais c’est trop clivant. Zut.




  • Réforme des rythmes scolaires : le grand malentendu (Alternatives Economiques)
    https://www.alternatives-economiques.fr/reforme-rythmes-scolaires-grand-malentendu/00080361

    #éducation #école #réforme #rythmes_scolaires

    On peut également se demander si ce lien ne révèle pas des attentes différentes vis-à-vis du système scolaire. Les parents diplômés, dont les enfants ont toutes les chances d’être performants dans le cadre scolaire ordinaire, n’ont sans doute pas vu d’intérêt au développement d’activités périscolaires, d’autant que leurs enfants pouvaient souvent les pratiquer sur leur temps de loisir. A l’inverse, les parents peu diplômés et/ou immigrés ont peut-être davantage perçu dans ces activités à caractère plus ludique une émancipation bienvenue de ce même cadre scolaire avec lequel eux-mêmes et leurs enfants ont, statistiquement, davantage de chances d’être en difficulté. Mais, comme souvent, leur voix n’a guère été entendue dans les débats.

    #inégalités_sociales

    Les enseignants, eux aussi ambivalents, ont eu le sentiment que la réforme se faisait sans eux. […] Par ailleurs, le choix de laisser chaque ville décider de l’organisation qui lui convenait le mieux (là où le passage aux quatre jours se décidait au niveau des établissements) a conduit à ce que les exécutifs locaux ont tranché sans avoir véritablement consulté les enseignants comme c’était prévu.

    #concertation

    Laurent Frajerman souligne enfin les effets délétères de la division du travail entre professeurs et animateurs, qui a suscité « incompréhension et préjugés » au sein de ces deux groupes et entravé toute réflexion d’ensemble sur les temps scolaires et périscolaires. […] Ces défiances croisées ont miné les injonctions institutionnelles aux échanges et à la coopération. Ce d’autant qu’enseignants et animateurs travaillent sur des créneaux horaires complémentaires « qui rendent toute communication difficile, tandis que les intervenants ne sont présents dans l’école qu’au moment de leur atelier et côtoient donc peu les autres encadrants ». Aucun temps de rencontre n’ayant été aménagé, chacun a continué de travailler en partageant le même espace, mais en ignorant ce que faisaient les autres.

    #scolaire #périscolaire #défiance #coopération

    C’est donc pour [les enfants issus de milieux moins favorisés], qui étaient la cible première de la réforme, et ceux dont les parents se sont pourtant montrés les moins critiques à l’égard de ce changement, qu’elle s’est avérée la moins bénéfique. Ce seront sans doute malheureusement eux qui seront également les premiers à pâtir d’un retour à la semaine de quatre jours, dans une école qui semble ne plus savoir à quel rythme se vouer.


  • #Politique truquée et gouvernance par le #mensonge : quels résultats ?
    https://reflets.info/politique-truquee-et-gouvernance-par-le-mensonge-quels-resultats

    De nombreux ouvrages, articles, et autres réflexions politiques ne cessent — depuis quelques années — de prévenir la population française sur l’effondrement probable, quasi incontournable de la Vème République. De la #démocratie. La démocratie, ses […]

    #confiance #défiance #macron #politique_truquée #Trump


  • A Ugandan Spring
    http://africasacountry.com/2016/06/a-ugandan-spring

    On a lunch break with a group of friends earlier this month, our conversation was suddenly interrupted by the roar of a group of fighter jets flying over the hills of Kampala. The seemingly new Russia-made Sukhoi Su 30-MK2 war jets twisted and turned in the air, leaving the residents of Kampala musing at this […]

    #POLITICS #Defiance_Campaign #protest #Uganda #Yoweri_Museveni


  • Dominique Tonin, qui habite en Haute-Vienne, veut être candidat à la présidence en 2017

    Avec son mouvement Démocratie, Dominique Tonin veut une sixième République basée sur la démocratie directe et la fin du carriérisme politique.

    « Je suis un citoyen lambda qui est inquiet pour le lendemain, tout simplement. Je me suis donné une mission : il faut redonner le pouvoir au peuple. » Demokratos en grec, d’où le nom de son mouvement Démocratie, fondé en 2011. Sosie de Sean Penn, Dominique Tonin vit et travaille près d’Ambazac. Il y a longtemps, il a déjà passé 20 ans en Haute-Vienne, à la CRS 20, avant de rejoindre le commissariat d’Ajaccio pendant… 20 ans. Devenu agent immobilier, il veut se présenter à l’élection présidentielle pour la deuxième fois.

    Qu’est-ce qui vous amène à vous porter candidat à la Présidence de la République ? « Je voudrais qu’on sorte des ornières de la politique qu’on connaît aujourd’hui et redonner au peuple sa souveraineté. Une souveraineté volée et violée par les parlementaires et le système politique en général. En 2005, par exemple, on a méprisé l’avis du peuple français sur le traité européen de Maastricht. Il a été bafoué dans sa légitimité et il est grand temps de la restaurer. Selon moi, 2017 sera la dernière chance de pouvoir le faire… En 2017, si tout va mal, nous aurons les mêmes candidats : Sarkozy, Hollande, Le Pen,… Et le système perdurera. S’il n’y a pas un changement de cap radical, ce sera le chaos ?! Je suis convaincu que les gens attendent autre chose. Pour preuve, la #défiance pour le personnel politique et ces 50 à 60 % d’#abstention… La démobilisation du peuple français est selon moi principalement due au fait qu’on se fout de sa gueule ! »

    Et que propose le mouvement “Démocratie” pour changer cela ? « Il s’agit de revenir aux principes de la démocratie athénienne, de la démocratie directe. Comme le dit #Étienne_Chouard, un de mes mentors, la #démocratie_représentative est un oxymore. Elle sert des élus serviles, qui obéissent à l’idéologie de leurs #partis et aux lobbies, notamment de la #finance. Et ce ne sont pas quelques élus contestataires qui changeront la donne… »

    Et “vous, président”, comment comptez-vous procéder ? « Si je suis élu Président de la République, je remets immédiatement l’ensemble de mes #pouvoirs entre les mains du peuple. J’organiserai ensuite la constitution d’un groupe parlementaire par tirage au sort, car notre mouvement entend réduire le nombre d’élus en France. Il faut savoir que le pays en compte aujourd’hui 635.000 et qu’ils ne remplissent plus leur rôle ?! Ils seraient donc remplacés par des citoyens tirés au sort, sur la base du #volontariat. Le #carriérisme politique est un cancer généralisé, et on devrait commencer par interdire le cumul des mandats et fixer une limite d’âge. Tout cela implique de réécrire la #Constitution pour fonder une sixième République. Tous les choix politiques seraient définis après consultation du peuple, par référendum. Selon moi, on ne peut pas décider à la place du peuple. Ce n’est pas le rôle du Président de la République. »

    En 2012, vous aviez dû renoncer à vous présenter, faute de parrainages. Comment comptez-vous vous y prendre pour 2017 ? « Le système électoral actuel est gênant pour moi, notamment l’obligation d’obtenir ces 500 parrainages. J’aurais préféré le principe des 150.000 signatures de citoyens proposé par Lionel Jospin, mais jamais adopté… Il va donc falloir quadriller la France avec tous ceux qui sont en concordance avec notre mouvement pour aller chasser les parrainages. C’est une des raisons qui m’ont amené à réhabiter en Limousin, pour être au centre de la France. »

    Vous parlez de rétablissement de la souveraineté. Dans le contexte européen, que pensez-vous de la situation en Grèce ou en Espagne ? « Je pense toujours au peuple. Je trouve que ce qui se passe en Grèce est affligeant ?! On préfère se retourner contre le peuple grec, plutôt que contre les responsables de cette catastrophe… Même chose en Espagne. Les mouvements #Syriza et #Podemos ont des démarches purement démocratiques, et je cherche d’ailleurs à établir des contacts avec eux. Les peuples européens sont aujourd’hui opprimés et ils ont intérêt à se coaliser pour faire plier la finance internationale qui confisque la démocratie. »

    Propos recueillis
    par Sylvain Compère

    http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2015/08/07/dominique-tonin-qui-habite-en-haute-vienne-veut-etre-candidat-a-la-presi

    #élections #présidentielles_2017

    • Si ce brillant esprit veut combattre le mal par le mal ( l’élection par l’élection, tiens, c’est dingue que personne n’y ait pensé avant ), qu’il fasse l’impasse sur Chouard et ses casseroles. Il y a assez de monde qui s’est penché sur la question pour en citer d’autres.

      Je surligne ce passage de commentaire que je trouve très intéressant. Si d’autres voulaient réagir là-dessus par exemple.

      J’ai vérifié pour oxymore, il s’agit bien d’un nom commun masculin ; ah ce masculin alors, toujours lui !... :-) lol

      Et merci @aude_v pour tes précisions autour du gouvernement représentatif.


  • La société de confiance est (presque) pour demain
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-132262-la-societe-de-confiance-est-presque-pour-demain-1113554.php

    La Blockchain favorise l’émergence d’une société peer to peer. Notre système représentatif est-il à bout de souffle ? Sommes-nous malades de la défiance ? Comment recréer du commun dans des sociétés atomisées ?

    Attention, c’est pas de la confiance ça. La blockchain c’est justement une solution technique pour ne plus avoir à se faire confiance (dans un certain nombre de contextes s’entend). C’est même ce que disait Satoshi Nakamoto, à l’origine du Bitcoin et de la blockchain, en conclusion de son papier : « We have proposed a system for electronic transactions without relying on trust. »

    Pour autant, les applications possibles que compile l’article sont tout à fait envisageables et on peut en discuter, mais il ne faudrait pas penser que c’est la consécration de la confiance. Au contraire, c’est son enterrement. Ce dont on peut aussi discuter, c’est de l’organisation de la confiance et de savoir si elle est toujours souhaitable (et dont l’alternative serait la transparence donc).

    Enfin, ce que je trouve le plus intéressant ici, c’est de trouver ces articles et ces idées dans un journal comme Les Échos.

    #Biens_communs #Bitcoin #Blockchain #Confiance #Defiance #Numérique #Pair_à_pair #Politique


  • Les ressorts de la défiance - Telos
    http://www.telos-eu.com/fr/societe/les-ressorts-de-la-defiance.html

    Il y a pourtant des signes de confiance dans la société française – on cite souvent, à juste titre, la démographie. Si la défiance collective domine, ce n’est pas une fatalité : c’est du fait d’une combinaison particulière d’injustice sociale, d’insécurisation économique et de poussées identitaires, lesquelles fragilisent la coopération et la projection dans l’avenir. Cette combinaison en forme de cercle vicieux a été malencontreusement accélérée et amplifiée par les hausses d’impôts associées à la politique de réductions des déficits publics menée depuis 2011 – une année qui est aussi le point de départ du « nouveau » Front national de Marine Le Pen.

    #défiance

    • Le premier constat est celui d’une défiance mutuelle, qui signale un monde de moins en moins commun. Appartenir à un monde commun n’exclut pas des divergences d’intérêts et de valeurs. Il permet néanmoins d’intégrer les intérêts, pour trouver des compromis. Un monde commun empêche ou contient la guerre de tous contre tous – expression ultime de la défiance mutuelle. Or, sans que nous soyons au bord de la guerre civile, ce consensus social minimum est mis à rude épreuve, subissant les coups de boutoir du corporatisme et de l’individualisme, mais aussi de l’obsession identitaire, individuelle ou collective.

      Texte intéressant mais un peu consensuel... A l’origine, c’est quand même l’individualisme dopé au libéralisme qui a engendré cette « dissociété » pour reprendre le terme de J. Généreux. S’il y a une spécificité française, c’est peut être que du fait de notre grand attachement historique à la notion d’égalité (et effectivement de certaines dérives corporatistes du coup), on est particulièrement en souffrance vis à vis de cet individualisme inégalitaire qui nous rend paranos...

      sur ce thème défiance/confiance au niveau socio-économique, y a aussi ça
      http://seenthis.net/messages/268132


  • The French Obsession With National Suicide
    http://www.newyorker.com/news/daily-comment/french-obsession-national-suicide

    ere are few things the French find more annoying than what they call “French bashing”—a term they use in English, despite their insistence on finding French equivalents for foreign words. When Jean Tirole was awarded the Nobel Memorial Prize in Economics, Prime Minister Manuel Valls sent out a tweet of congratulations to “another Frenchman to the heavens,” adding, “Quel pied-de-nez au french bashing!”—“What a thumb in the nose to French bashing!”

    #défiance #crise_des_valeurs (ce mot-clé existe dans la base du @mdiplo faudrait regarder ça de plus près un jour)


  • La confiance : un pilier économique, social et politique. Entretien avec Gert Tinggaard Svendsen, chercheur à l’Université de Aarhus (Danemark).
    http://www.groupechronos.org/themas/entretiens/la-confiance-un-pilier-economique-social-et-politique.-entretien-avec

    En visite aux Etats-Unis dans les années 1990 pour ses recherches, Gert Tinggaard Svendsen est assailli de questions sur le « modèle scandinave ». Les économistes l’interrogent : comment expliquer le succès économique de cette région ? La question reste d’actualité alors que la Scandinavie semble surmonter la présente crise économique. Au fil de ses travaux sur le capital social et les réseaux sociaux, Gert Tinggaard Svendsen a élaboré une théorie qui fait de la confiance la clef du mystère scandinave.
    [...]
    Avec 78% de réponses positives, les Danois apparaissent comme les individus avec le niveau de confiance le plus élevé, suivis de près par les Norvégiens, les Suédois et les Finlandais.
    [...]
    Un des résultats les plus surprenants est celui de la France, assez mal positionnée par rapport à ses voisins avec seulement 22% de réponses positives.

    Intéressant. À titre personnel, je dois dire que ce climat de défiance permanent me pèse beaucoup.

    #Confiance #Danemark #Defiance #France #Institutions #Pays_scandinaves #Politique #Social #Sociologie #Économie

    • • D’où vient la confiance ?

      Celui qui saura répondre avec certitude à cette question se verra décerner un prix Nobel ! Des facteurs historiques entrent en ligne de compte. Une histoire nationale paisible contribue probablement à créer les conditions de la confiance sociale. De même, elle est certainement liée au niveau de corruption du pays. Une nation avec des institutions publiques qui fonctionnent bien est plus à même de générer la confiance.

      Par ailleurs, la confiance s’oppose souvent au contrôle. Faire l’objet d’un contrôle est perçu comme un manque de confiance. Dés lors, les conditions d’une relation de confiance réciproque ne sont pas réunies et le contrôle peut être perçu comme une incitation à tricher. Aussi, la grande difficulté est de parvenir au bon équilibre entre contrôle et confiance. Dans ce contexte, la réduction des coûts des technologies de contrôle ne doit pas être perçue comme une incitation à y recourir davantage. Le résultat serait contre productif.

      • Comment soutenir le développement de la confiance ?

      Les Etats devraient mettre en oeuvre des réformes de confiance plutôt que de contrôle. Un retour en arrière s’impose qui accorderait plus de liberté aux individus. Les organisations bénévoles sont également un bon levier de développement de la confiance. Elles permettent de fréquentes interactions en face à face, qui incitent les parties prenantes à respecter leurs engagements. Les Etats devraient encourager et soutenir le développement de ces organisations.
      (...)
      Il s’agit alors d’une part, d’expliquer ses bienfaits, son impact sur la qualité du travail en entreprise et, sur le long terme, sa compétitivité. Cela signifie d’autre part pour les managers, de prendre le risque, progressivement, de laisser les salariés faire l’expérience d’une plus grande confiance et de diminuer le recours aux outils de contrôle.

      #RSE
      lutte contre la #corruption
      respect et responsabilisation des individus
      (bref : sortir du libéralisme)


  • Les problèmes spécifiques de la France

    Aux sources de la #défiance, ce cours d’histoire de la médecine pour les étudiants de première année de l’université Pierre et Marie Curie.

    #philosophie #marxisme #psychanalyse #cax via @pguilli qui commente : « Il y a quand même un truc qui me chagrine. Les philosophies du XXe siècle sont pas que le problème de la France, merde. »


    • On est passé de l’Etat-Providence à l’Etat-huissier qui vient saisir nos meubles pour rembourser la dette, comme exigé par l’UE, relayant les agences de notation, porte-parole de nos créanciers..

      Après, pas sûr que ceux qui gueulent le plus fort soient ceux qui souffrent le plus.. Et on peut pas dire que c’était pas prévisible.. Pendant 10 ans les largesses du fisc n’ont pas trop perturbé les ventes de 4x4 ...



  • La tension monte en Europe
    http://www.taurillon.org/La-tension-monte-en-Europe,05892

    A moins d’un an d’élections européennes cruciales pour l’avenir de l’Union, les responsables politiques de tout bord souffrent d’une sérieuse crise de défiance. L’interminable cure d’austérité a laissé des traces profondes. De nombreux gouvernements sont régulièrement discrédités. Et les instances européennes sont jugées trop éloignées de la réalité des peuples. PS et UMP, géants aux pieds d’argile Dans de nombreux pays, les élections européennes pourraient être la parfaite opportunité de sanctionner des (...)

    #Économie #Extrémisme #Populisme
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/07/19/espagne-rajoy-muet-les-manifestants-contre-la-corruption-dans-la-rue_3449923
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/07/18/97002-20130718FILWWW00382-ue-un-budget-d-austerite-pour-2014.php
    http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/finance-marches/banques-assurances/221177089/plafonnement-commissions-dinterchan
    http://siecle21.blog.lemonde.fr/2013/07/17/michel-barnier-lhomme-qui-aimait-bien-les-banques
    http://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/content/20130624STO14302/html/Elections-de-2014-Un-choix-entre-les-citoyens-les-partis-et-les-id%C



  • Il serait temps de mettre la France au télétravail
    http://korben.info/mettre-la-france-au-teletravail.html

    Y’a un mois, j’ai vu passer cette news qui expliquait que la SNCF encourageait les entreprises parisiennes à décaler les horaires de leurs employés pour éviter que les transports soient bondés.
    Bonne idée… pour la SNCF. Mais idée à la con sur le long terme.
    Alors allons plus loin …

    Source : Korben - Site d’actualité geek et tech

    • D’une manière générale, j’ai pu observer que les gens sont sérieux quand ils bossent. Ils veulent bien faire leur boulot et s’ils sont motivés, pas stressés et s’ils se sentent appréciés, ils ne comptent pas leurs heures. Faites confiance à vos collaborateurs et à leur intelligence. Les tire-au-flan sont en réalité peu nombreux et ne feront pas illusion très longtemps même en « travaillant » de chez eux.

      Voilà qui résume bien tout le problème : pour envisager des journées de travail moins saturées en temps de transport, il n’y a pas de barrière technologique ni logistique, mais une énorme barrière psychologique, qui est notre fébrilité en matière de #management. Pas étonnant, le management réclame un climat de confiance. Or la société capitaliste prédatrice et compétitive a toujours privilégié le bon ordre de fonctionnement par le rapport de force et la surveillance plutôt que par la mise en confiance et la responsabilisation des travailleurs. La #défiance nous paralyse et nous coûte un pognon fou, en temps perdu, en énergie gaspillée. Tant pis pour elle. Tant pis pour nous...

    • Le télétravail sera sûrement une manière d’asservir un peu plus les salariés une fois que la législation permettra de mieux surveiller lesdits télétravailleurs. Les réflexions sous-jacentes de cet article (et de pas mal de défenseurs du télétravail) ont de quoi faire peur en vantant le fait de supprimer tout ce qu’il y a « d’humain » dans le travail, à savoir les rapports entre collègues qui ne sont vus que comme des contretemps improductifs. Qui plus est, le télétravail n’est absolument pas écologique : au lieu d’alimenter en chauffage, eau et électricité une seule entreprise, ce sont des dizaines, voire des centaines de lieux à alimenter toute la journée. Un beau gaspillage d’énergie en perspective... Quant au co-working c’est une bonne idée mais ça ne concerne pas les salariés.

    • Comme je bosse en télétravail depuis pas mal d’années, je peux répondre aux différents points soulevés par @alexcorp.

      L’asservissement existe déjà dans les entreprises incorporées, grâce à l’outil informatique. J’ai bossé pour un grand institut de sondage il y a bientôt 20 ans et nos temps de connexion au système informatique permettait de nous payer à la seconde et de sortir les pauses pipi du salaire : si, si, c’était déjà un laboratoire de précarité comme j’en ai rarement vu. On cumulait les désavantages des deux systèmes : aucune sécurité de l’emploi grâce au statut de vacataire qui permet de payer les gens à la tâche et de leur faire signer un contrat pratiquement pour chaque tâche, sans aucune obligation de durée ou de rémunération, mais tout de même subordination complète à une hiérarchie pléthorique et flicarde. Une horreur économique qui s’est bien développée depuis et qui devient la norme.

      Les collègues... il y a tout de même toujours un bon gros ramassis de connards, de pantouflards, de plaqués, de lèche-culs de la direction, petits traîtres et carriéristes salopards dans les entreprises, des têtes de cons que tu ne fréquenterais jamais dans la vie normale alors que là, tu dois te les taper chaque semaine plus de temps que tu ne peux voir ta famille et tes amis réunis, c’est à dire les gens que tu as vraiment envie de voir. Quelques uns étaient vraiment des gens biens et d’ailleurs, ce sont de rares relations qui perdurent bien après la vie dans l’entreprise.
      Quand tu es en télétravail, tu peux aménager tes horaires et choisir plus facilement les gens que tu souhaite côtoyer, tu peux faire chaque jour la sieste que ton corps réclame et que la société productiviste réprouve très bêtement, tu peux participer à des activités sociales autour de chez toi, peut-être t’investir aussi dans la vie locale : vous avez remarqué combien il y a peu de travailleurs élus en dehors des professions libérales ?

      Trajets et écologie : comme le faisait remarquer un de mes anciens collègues, c’est un peu absurde d’imposer une heure de trajet (ici, c’est un peu la norme en trajet travail-domicile) pour demander à des gens d’aller dans une pièce se connecter à un ordinateur, chose qu’ils font déjà parfaitement à la maison. De toute manière, ma maison je dois quand même la chauffer, l’éclairer et l’hydrater, ma présence de jour n’y change pas grand chose. Le matin, je mets 30 secondes pour me rendre à mon poste de travail, ce qui me donne un très bon bilan carbone. Pour ce trajet, il n’a fallu bitumer aucune route, construire aucun rail, bus, aéroport, métro, tram, RER. Comme ma salle informatique est petite, je n’allume pas 200m² de néons pour éclairer un seul poste (ce qui peut arriver en open desk), je n’ai d’ailleurs pas empiété sur des terres arables pour construire de nouvelles surfaces de bureaux. Les bureaux, d’ailleurs, sont chauffés 24/24 et 7/7 alors que, finalement, ils ne fonctionnent que 160 heures par mois et peuvent être désertés à certaines périodes...

      Le co-working impose déjà plus de trajets, d’infrastructures et de dépenses, mais dans mon coin, plusieurs pépinières réparties un peu partout, proposent des locaux aux télétravailleurs. Fort pratique pour des réunions de travail : les salles sont mutualisées et, surtout, ce n’est pas réservé aux indépendants. J’ai justement dans mes lecteurs et relations de proximité un jeune ingénieur salarié d’une boite de métropole régionale qui a son bureau en co-working au bled : simplicité, efficacité et qualité de vie !

    • De la même façon qu’on ne peut pas tous devenir autoentrepreneur, on ne peut pas tous devenir télétravailleurs. J’ai un salarié, quand je lui dis « bosse chez toi ce jour là », il revient de faire le bilan de sa journée et me dit très honnêtement « j’ai pas bossé plus de 2 heures ». Il préfère de lui même avoir un cadre de travail, prévu pour cela et rien que cela : il a le boulot d’un côté, sa vie personnelle de l’autre, et en l’état, ne veut pas télétravailler.
      Alors ensuite, on retrouve toute la palette des gris, et les espaces mutualisés au bled sont des solutions satisfaisantes pour ceux qui apprécient. Et ceux qui parviennent à une productivité satisfaisante à domicile tout en parvenant à séparer d’une façon satisfaisante boulot et vie privée, tant mieux pour eux.
      Quant aux 2 ou 3 heures de déplacements quotidiens, c’est totalement absurde. Mais dans la mesure où le boulot est rare et concentré dans certaines zones, je ne vois pas de solution simple... ... ... Sauf à rendre le boulot moins rare, à inciter les gens à quitter leur domaine initial si ce domaine est concentré à des dizaines de km de leur domicile... Pas de solution miracle en tout cas. Ou alors ils déménagent... :-)
      Autre truc amusant : sur les deux salariés que j’ai là, cette année, ils ont eu l’opportunité de déménager n’importe où sur la ville. Ils ont préféré le centre ville, plutôt que d’aller vers l’ouest là, où est situé ma boite. C’était identique dans la boite précédente. Les jeunes qu’on embauchait s’installaient tous dans le centre ville. Du coup, de leur fait, ils s’imposent tous 1h à 1h30 de déplacement quotidien. « Mais c’est tellement plus vivant dans la ville ».

    • Évidemment mon message était simplificateur, je ne nie pas que le télétravail puisse convenir à certaines personnes pour certains métiers (de quels métiers on parle aussi, ça me semble important de le préciser). Et attention, je parle bien de télétravail en tant que salarié, pas de freelance. Le fait est que pour le bilan écologique (même si je trouve moi aussi absurde les longues heures de transport) c’est pas fameux (si on en croit une étude de Berkeley), que les gens se rendent comptent qu’ils font plus d’heures (heures supp non payées évidemment) et qu’en plus toute solidarité avec les collègues (déjà difficile en présentiel), qu’on les aime ou pas, est quasi impossible : autant dire qu’on n’est pas près de voir la moindre revendication collective ou un mouvement de grèves de télétravailleurs au sein d’une entreprise. Le seul frein au télétravail du point de vue patronal, c’est la productivité (c’est d’ailleurs en partie pour ça que yahoo est partiellement revenu au présentiel), chose qui pourrait être réglée par une surveillance accrue comme je le précisais dans mon premier message. Bon j’ai un peu simplifié mon argumentaire, il faudrait que j’étaye un peu plus mon propos dans un article à part si j’en ai le courage, mais ceci dit un papier intéressant a déjà été écrit sur le sujet : http://technogeo.hypotheses.org/484


  • La France a peur… ou la présentation pas du tout idéologique d’un sondage (et en réalité deux)
    La France, championne d’Europe du pessimisme
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/06/la-france-championne-d-europe-du-pessimisme_3171535_3214.html

    http://www.youtube.com/watch?v=KBxfS4UNWzc

    Dans tout l’article (et dans les deux articles associés
    – Une « guerre éloignée » et déjà perdue pour les Espagnols http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/06/une-guerre-eloignee-et-deja-perdue-pour-les-espagnols_3171536_3214.html
    – Dans le Sud de l’Europe, la crise fragilise encore plus la confiance en l’Etat http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/06/dans-le-sud-de-l-europe-la-crise-fragilise-encore-plus-la-confiance-en-l-eta
    ) il y a une confusion délibérée entre ce sondage Ipsos

    La France a peur et la « sinistrose », observée en son temps par François Mitterrand, gagne à nouveau l’Hexagone. L’enquête Ipsos, réalisée pour le compte du groupe Publicis auprès de 6 198 Européens interrogés par Internet entre le 14 mars et le 7 avril 2013, dresse le portrait d’un pays qui, tout compte fait, n’est pas encore concrètement frappé par la crise mais reste persuadé que le pire est pour demain, comme condamné au sort que traversent déjà Italiens et Espagnols.

    … et cette étude qualitative FreeThinking (Publicis)

    « Les Français vivent presque comme les Allemands et semblent crier avant d’avoir mal », observe Véronique Langlois, cofondatrice de la cellule FreeThinking, à l’origine d’une étude qualitative menée auprès de 400 Européens de classes moyennes supérieures (foyers dont le revenu mensuel est supérieur à 3 000 euros en France et en Allemagne, à 2 500 euros en Espagne et en Italie, entre 2 500 et 7 000 livres – entre 3 000 et 8 300 euros – au Royaume-Uni).

    dont la cible n’est pas tout à fait la même…

    L’étude Ipsos est publique http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2013-05-06-francais-et-sortie-crise avec pdf téléargeable http://www.scribd.com/document_downloads/139743603?extension=pdf&from=embed&source=embed
    L’étude qualitative (80 interviewés CSP+ voire ++ par pays…) ne l’est pas et sert à « inspirer » la thématique de l’interprétation. Pas du tout idéologique…

    Je laisse à l’Observatoire des sondages et à Alain Garrigou le soin d’analyser dans le détail, je n’en ai pas le courage…

    Juste deux exemples pris dans l’infographie ci-dessous.

    • la question La prise en charge des services publics par les entreprises est elle… ? propose 3 choix :
    nécessaire et souhaitable
    nécessaire, même si je ne le souhaite pas
    ni nécessaire, ni souhaitable
    soit 3 choix à deux questions bien différentes : est-elle nécessaire ? est-elle souhaitable ? Ce qui permet de laisser de côté la quatrième option : souhaitable (pour les entreprises) mais pas nécessaire (pour les services publics)

    • le surtitre général d’une des parties du graphique Les Européens ne croient plus en l’État-providence introduit, outre la question précédente, un classement des « problèmes à résoudre en priorité pour sortir de la crise »
    les Français mettent dans l’ordre : les entreprises industrielles qui ferment, le niveau de l’immigration, les exigences de rémunération des actionnaires et des patrons
    les Européens, l’égoïsme des riches, les entreprises industrielles qui ferment, le niveau de l’immigration
    Faillite de l’État-providence, vous dis-je !


  • L’école de la défiance (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/03/05032013Article634980631791787825.aspx

    « La défiance est au cœur de notre mal. Elle détruit inexorablement notre lien social.... Elle résulte d’un cercle vicieux qui nous distingue des autres pays. Le fonctionnement hiérarchique et élitiste de l’école nourrit celui des entreprises et de l’Etat ». Pour les auteurs le mal français, celui qui nous empêche d’avancer, a sa source dans l’école. […]
    Ainsi ils montrent la singularité des méthodes pédagogiques françaises à l’intérieur de l’OCDE. Ce qui distingue les jeunes Français c’est qu’ils passent leur temps à l’école à se taire et à gratter. […] 72% de travaillent jamais en groupe. La majorité des élèves dans PISA déclarent que le professeur ne donne jamais la parole. Ces trois caractères dessinent une école « verticale » pour les auteurs. […] Ce sentiment d’injustice est d’autant plus fort que l’évaluation est omniprésente et dessine le destin scolaire du jeune. Avec à la clé, une autre spécialité française : le redoublement qui en France prend une importance singulière.
    Ces méthodes ont des conséquences sur les résultats scolaires. Cette école où tout tombe d’en haut forme des élèves incapables d’initiative, perdus dès qu’il faut faire preuve d’autonomie et de confiance en soi. […] A plus long terme, pour les auteurs, cette école installe « l’obsession hiérarchique » tout au long de la vie professionnelle. Le salarié français se méfie plus que les autres de ses collègues. Il est moins autonome. Pour les auteurs on a là un réel handicap pour le développement économique, une sorte de taxe que l’on s’impose soi-même.
    L’école à la française serait donc responsable d’une certaine inadaptation au monde moderne et du déclin français. […] on retrouve dans la loi de refondation des points qui font écho aux préoccupations des auteurs. Et c’est bien la défiance bien installée qui se dresse sur la route de la refondation.

    #éducation #défiance


  • Propagation de la #peur et de la #défiance d’après une #étude dont on se défie aussi de toute façon (#selon_une_étude_récente)
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/15/la-defiance-des-francais-envers-la-politique-atteint-un-niveau-record_181708

    Si rien ne semble en mesure de les immuniser contre le poison du désenchantement démocratique, les Français continuent néanmoins de faire confiance aux personnes qu’ils connaissent, aux membres de leur famille et à leurs voisins. La confiance en soi a aussi tendance à progresser.


    Ravages de l’#idéologie en #démocratie... #néolibéralisme

    Moins libéraux sur le plan culturel, les Français le sont en revanche davantage sur le plan économique. [...] Davantage d’autorité dans la sphère sociétale mais moins de contraintes sur la scène économique


  • L’école française, une « fabrique de défiance » ? (Nouvel Obs)
    http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120924.OBS3375/l-ecole-francaise-une-fabrique-de-defiance.html

    « Les élèves français sont champions de l’absence de travail en groupe, et notre école présente l’un des plus hauts niveaux de conflictualité au monde. Or l’apprentissage de la coopération dés le plus jeune âge favorise de façon spectaculaire l’insertion économique et sociale. »
    L’école française est une machine à trier, classer et diviser, ce qui en fait « un milieu anxiogène où l’élève a sans cesse peur de ne pas être à la hauteur par rapport aux autres ».
    Au sein des 40 pays de l’OCDE, c’est en France que les élèves se sentent le moins « chez eux » à l’école.

    #éducation #école #coopération #défiance #pédagogie