• L’union des chœurs
    https://laviedesidees.fr/L-union-des-choeurs.html

    À propos de : V. Azoulay et P. Ismard, Athènes 403. Une #Histoire chorale, Flammarion. La pratique chorale était à Athènes bien plus qu’un procédé dramatique : c’était une expérience civique et collective, une sorte de figuration démocratique de la pluralité. V. Azoulay et de P. Ismard y voient l’identité profonde d’une société qui surmonte ses divisions.

    #démocratie #musique #Antiquité
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202106_athenes.docx

  • Noam #Chomsky: The Elites Are Fighting a Vicious Class War All the Time
    https://jacobinmag.com/2021/06/noam-chomsky-class-war-universal-health-care-climate-justice-denucleariz

    … in fact, we all know what happens when a congressional representative gets elected. Their first day in office, they start making phone calls to the potential donors for their next election. Meanwhile, hordes of corporate lobbyists descend on their offices. Their staff are often young kids, totally overwhelmed by the resources, the wealth, the power, of the massive lobbyists who pour in. Out of that comes legislation, which the representative later signs — maybe even looks at occasionally, when he can get off the phone with the donors. What kind of system do you expect to emerge from this?

    One recent study found that for about 90 percent of the population, there’s essentially no correlation between their income and decisions by their representatives — that is, they’re fundamentally unrepresented. This extends earlier work by Martin Gilens, Benjamin Page, and others who found pretty similar results, and the general picture is clear: the working class and most of the middle class are basically unrepresented.

    #démocratie #états-unis #ploutocratie

  • Comme des chefs
    https://laviedesidees.fr/Comme-des-chefs.html

    À propos de : David A. Bell, Men on Horseback. The Power of Charisma in the Age of Revolution, Strauss and Giroux. Le #charisme est une constante de l’histoire politique mais ses formes sont plurielles. David Bell, en suivant cinq figures de chef, montre sa complexité et souligne qu’au fond, nous avons toujours aimé les super-héros.

    #Histoire #démocratie
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210611_fabiani.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210611_fabiani.pdf

  • La prévention et la responsabilité, c’était nous - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-prevention-et-la-responsabilite-cetait-nous

    Comparaison entre les écolos radicaux et au final leur cible pollueurs en voiture « et qui assument », les deux utilisant les mêmes arguments.

    « Oui mais au final personne n’est tombé malade. » En effet, il est possible que personne ne tombe malade suite à ce séminaire. Mais cela désavoue-t-il feue notre vision du risque et du principe de précaution ? La dernière fois que j’ai regardé, c’est les élites productivistes qui étaient riscophiles, qui se satisfaisaient que des catastrophes nucléaires aient eu lieu ailleurs mais pas en France pour prédire que ça n’arriverait jamais chez nous (quand bien même nous avons fait l’expérience d’incidents mineurs et très nombreux). Ces hommes bourgeois qui nous gouvernent ont été élevés dans des milieux protégés, ils ont bénéficié toute leur vie d’une belle assurance (matérielle et morale), ils prennent des risques dont ils sont les derniers à subir les éventuelles conséquences. Ils chient depuis des décennies sur le principe de précaution et moquent les craintes excessives des écologistes – quand bien même elles finissent inéluctablement par être justifiées et quand bien même l’« heuristique de la peur » qui les fonde serait bien plus fine que les caricatures qui en sont faites.

    […]

    Ce principe de précaution ne semble plus une vision partagée de l’écologie politique. Dans les milieux écologistes que je fréquente, cette dernière année nous avons annulé des rencontres, nous en avons organisé certaines avec un niveau élevé de réduction des risques et d’autres sans aucun geste de précaution (ni aération, ni port du masque, densité de participant·es élevée). Nous n’étions visiblement pas tou·tes sur la même ligne. Sans surprise, ce sont les endroits où aucune mesure n’a été prise qui ont contaminé leurs participant·es, pas les autres. À ma connaissance personne n’en est mort·e directement, il n’a été question que de sales crèves, de semaines passées au lit, de toux qui durent des semaines, d’isolement et de dépression. Et de contribution à la circulation d’une maladie qui a tué plus de 100 000 personnes dans le cours d’une année, soit deux fois plus que la pollution de l’air. On s’en fout ? On s’en fout, disent certain·es, ces personnes sont majoritairement vieilles et elles ont eu une belle vie (manière de dire qu’elles sont désormais improductives). Maintenant c’est aux enfants et aux jeunes qu’il faut penser et ils doivent apprendre la liberté absolue de rester le nez à l’air même si papi doit en crever. Qu’importe que ce qui fait notre humanité, ce soit le soin aux personnes vulnérables. On a trouvé des restes humains qui montrent que des groupes préhistoriques s’encombraient de vieux inutiles qui marchaient avec difficulté mais aujourd’hui, jusque dans les discours écologistes, la vie de ces personnes semble de trop.

    […]

    J’entends bien que les comportements puérils sont une réaction à une gestion autoritaire, vexatoire, violente, inhumaine, cynique, inéquitable, monarchique et pour toutes ces raisons peu efficace de la crise sanitaire. Mais nous n’avons pas à entrer dans un jeu qui justifie l’autoritarisme de papa Macron. Quand on ne souhaite pas être infantilisé·e, le meilleur moyen est justement de ne pas se comporter comme un enfant (dès qu’on ne nous enferme plus chez nous, c’est le retour des sans masque dans le métro et les lieux publics fermés, comme si nous ne comprenions que la trique). Le meilleur moyen est de s’administrer soi-même, de reconquérir son autonomie. J’ai la faiblesse de penser que celle-ci ne peut être que collective. Et qu’elle passe par une information de qualité, par la délibération et par la prise en compte dans nos arbitrages des plus fragiles d’entre nous, économiquement, physiologiquement et psychologiquement, sans postuler que nous sommes tou·tes un membre de la petite bourgeoisie protégée, en parfaite santé et dans la force de l’âge.

    #principe_de_précaution #démocratie_sanitaire #santé #covid #Aude_Vidal

    • Ou quand le principe de précaution devient une #opinion.

      Ce principe de précaution ne semble plus une vision partagée de l’écologie politique. Dans les milieux écologistes que je fréquente, cette dernière année nous avons annulé des rencontres, nous en avons organisé certaines avec un niveau élevé de réduction des risques et d’autres sans aucun geste de précaution (ni aération, ni port du masque, densité de participant·es élevée). Nous n’étions visiblement pas tou·tes sur la même ligne. Sans surprise, ce sont les endroits où aucune mesure n’a été prise qui ont contaminé leurs participant·es, pas les autres. À ma connaissance personne n’en est mort·e directement, il n’a été question que de sales crèves, de semaines passées au lit, de toux qui durent des semaines, d’isolement et de dépression. Et de contribution à la circulation d’une maladie qui a tué plus de 100 000 personnes dans le cours d’une année, soit deux fois plus que la pollution de l’air. On s’en fout ? On s’en fout, disent certain·es, ces personnes sont majoritairement vieilles et elles ont eu une belle vie (manière de dire qu’elles sont désormais improductives). Maintenant c’est aux enfants et aux jeunes qu’il faut penser et ils doivent apprendre la liberté absolue de rester le nez à l’air même si papi doit en crever. Qu’importe que ce qui fait notre humanité, ce soit le soin aux personnes vulnérables. On a trouvé des restes humains qui montrent que des groupes préhistoriques s’encombraient de vieux inutiles qui marchaient avec difficulté mais aujourd’hui, jusque dans les discours écologistes, la vie de ces personnes semble de trop. Surnuméraires, les vioques. Adios les boomers (je précise que lors du séminaire des septuagénaires acceptent de se mettre en danger par négligence ou politesse). Sous prétexte de prioriser la jeunesse, on sacrifie la vieillesse (et les gros·ses et les immunodéprimé·es et les malades chroniques, etc.). Et l’on parle de confiner les vieux, tiens, comme si c’était simplement faisable de confiner les vieux mais aussi leurs soignant·es, les familles de leurs soignant·es, sans réinventer la léproserie. Sans laisser des personnes mourir d’isolement et comme si se priver de leur compagnie était moins rude que de se contraindre à mettre un bout de tissu sur sa gueule.

    • Incroyable comme cette pandémie a fait dériver à droite (ou pire) un ensemble de gens qui se prétendaient de « gauche », humanistes etc. L’écologisme radical attire trop de monde qui a pour seule boussole des appels à la « Nature » (fantasmée), c’était donc assez prévisible qu’une partie finisse par avoir des idées fascisantes en tête.

      Ayant fréquenté quelques militants écolos à une époque, cela me rappelle qu’ils avaient une idée toute singulière de l’hygiène (en général, je ne parle pas d’hygiène corporelle, je ne voudrais pas participer au cliché des écolos crados) et de la sécurité sanitaire, le tout teinté de discours anti-science primaires (évidemment contre les vaccins). Je les ai perdu de vue depuis mais je ne serais pas étonné qu’ils soient devenus des Jean Moulin du masque.

  • Moines, démons et merveilles
    https://laviedesidees.fr/Schmitt-Le-cloitre-des-ombres.html

    À propos de : Jean-Claude Schmitt, Le cloître des ombres, Gallimard. Entre littérature visionnaire, dialogue pastoral et vie hagiographique, un document inédit du XIIIe siècle nous fait pénétrer dans un monastère infesté de démons interférant dans l’ordinaire des moines…

    #Histoire #religion #sociologie #Moyen_Âge #démonologie
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210609_pasek-2.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210609_pasek-2.docx

  • « Plus que jamais, les Chinois se méfient des étrangers »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/01/plus-que-jamais-les-chinois-se-mefient-des-etrangers_6082291_3232.html

    « Plus que jamais, les Chinois se méfient des étrangers » par Frédéric Lemaître
    Chronique. Le recensement de la population chinoise effectué en 2020, dont les résultats ont été publiés le 10 mai, le confirme : la Chine est un pays vieillissant. Les ménages ne cherchent pas à profiter de la nouvelle législation qui, depuis 2016, leur permet à nouveau d’avoir un deuxième enfant. Et rien ne dit que la possibilité qui leur a été accordée le 1er juin d’avoir trois enfants change radicalement la donne. Avec un taux de fécondité de 1,3, la Chine va connaître un rapide déclin démographique. Selon une étude publiée par la revue The Lancet en juillet 2020, la population passerait de 1,4 milliard actuellement à 732 millions (− 48 %) en 2100. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour la planète ne l’est pas pour les dirigeants communistes, dont l’une des fiertés est d’être à la tête du pays le plus peuplé au monde. En 2100, la Chine serait dépassée par l’Inde, mais aussi par le Nigeria.
    Une des solutions pourrait être de favoriser l’immigration. Le pays ne compte, en effet, que 845 697 étrangers, soit deux fois moins qu’en Ile-de-France. Et encore ne s’agit-il que de personnes vivant dans le pays depuis plus de trois mois. L’immense majorité d’entre elles vont repartir. Il serait assez logique que Pékin cherche à attirer ses voisins, notamment les jeunes diplômés. L’Inde offre un réservoir de main-d’œuvre inépuisable. Actuellement, près de 18 millions d’Indiens vivent à l’étranger, essentiellement aux Emirats arabes unis, au Pakistan et aux Etats-Unis. En 2010, ils n’étaient que 15 000 en Chine, et rien ne laisse penser qu’ils sont nettement plus nombreux aujourd’hui. Pourtant, l’écart croissant de niveau de vie entre les deux géants asiatiques rend a priori la Chine attractive. Le PIB par habitant y est désormais cinq fois supérieur. A l’avenir, l’Inde pourrait donc être le réservoir de main-d’œuvre de la Chine, comme le Mexique a été celui des Etats-Unis.
    Le problème de la Chine est qu’elle n’est pas un pays d’immigration. Plus exactement, elle le devient, mais très lentement et en grande partie malgré elle. Il y avait, semble-t-il, environ 20 000 étrangers en Chine dans les années 1980. Ce n’est qu’en 2010 que le recensement les a comptabilisés. Ils étaient alors 593 832 dans le pays, sans compter les Taïwanais, les Hongkongais et les Macanais. En dix ans, l’augmentation est donc réelle (+ 42 %), mais, rapporté à la population, le total reste marginal. Le président, Xi Jinping, est conscient du problème. D’où l’adhésion de la Chine à l’Organisation internationale pour les migrations en 2016. D’où, surtout, la création par Pékin, en 2018, d’une administration nationale de l’immigration (ANI). Comme l’analyse la chercheuse Tabitha Speelman dans la revue Perspectives chinoises (n° 4, 2020), jusque-là, la Chine parlait d’« étrangers » et non de « migrants ». Le changement est donc significatif. Mais il est relatif. « Le gouvernement chinois reconnaît la Chine en tant que pays de destination pour les migrants étrangers. Cependant, cela ne signifie pas que le gouvernement considère la Chine comme un pays d’immigration », note la chercheuse. D’ailleurs la création de cette administration, qui dépend du ministère de la sécurité publique, correspond aussi à une reprise en main par Pékin au détriment des provinces. En 2019, la mise en place de mesures assurant « la sécurité politique et frontalière » a facilité l’expulsion des résidents étrangers illégaux.
    Dans une Chine très nationaliste, le sujet est extrêmement sensible. Mme Speelman rappelle qu’en février 2020 l’ANI a émis sa première proposition législative. Il s’agissait d’ouvrir le statut de résident permanent à un groupe plus large d’étrangers sur le long terme. Mais les réactions de l’opinion publique ont été si critiques que l’ANI a dû faire marche arrière. Apparemment, un débat oppose, au sein du pouvoir, les tenants d’une Chine davantage ouverte sur le monde et ceux qui y voient une source de problèmes à venir. Le Covid-19 ne va évidemment pas arranger la situation. Plus que jamais, les Chinois se méfient des étrangers, notamment des Indiens. L’Inde ne deviendra donc sans doute pas le Mexique de la Chine. Reste à Pékin une dernière solution : inciter la diaspora chinoise à rentrer au pays. Vouloir devenir la première puissance mondiale et se recroqueviller derrière sa Grande Muraille constituerait alors un paradoxe « aux caractéristiques chinoises » sans précédent.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#pandemie#immigration#politiquemigratoire#diaspora#demographie#etranger#securite#nationalisme

  • La voie longue et ardue de la #participation
    https://laviedesidees.fr/Lafont-Democracy-Without-Shortcuts.html

    À propos de : Cristina Lafont, Democracy Without Shortcuts, Oxford University Press. Alors qu’on parle beaucoup de #démocratie participative, la théorie #Politique semble avoir délaissé la question de la #délibération de masse. Cristina Lafont critique les raccourcis délibératifs pour s’intéresser à cette voie difficile autant que longue.

    #peuple
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210531_vandamme.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210531_vandamme.docx

  • #Héritage et #fermeture. Une #écologie du #démantèlement

    Nous dépendons pour notre subsistance d’un « monde organisé », tramé par l’#industrie et le #management. Ce monde menace aujourd’hui de s’effondrer. Alors que les mouvements progressistes rêvent de monde commun, nous héritons contre notre gré de #communs moins bucoliques, « négatifs », à l’image des fleuves et sols contaminés, des industries polluantes, des chaînes logistiques ou encore des #technologies_numériques. Que faire de ce lourd #héritage dont dépendent à court terme des milliards de personnes, alors qu’il les condamne à moyen terme ? Nous n’avons pas d’autre choix que d’apprendre, en urgence, à destaurer, fermer et réaffecter ce #patrimoine. Et ce, sans liquider les enjeux de #justice et de #démocratie. Contre le front de #modernisation et son anthropologie du projet, de l’#ouverture et de l’#innovation, il reste à inventer un art de la #fermeture et du #démantèlement : une (anti)écologie qui met « les mains dans le cambouis ».

    https://www.editionsdivergences.com/livre/heritage-et-fermeture
    #livre #effondrement #pollution #anti-écologie #écologie

  • Convention on the Value of Cultural Heritage for Society (Faro Convention, 2005)

    The Faro Convention emphasizes the important aspects of heritage as they relate to human rights and democracy. It promotes a wider understanding of heritage and its relationship to communities and society. The Convention encourages us to recognize that objects and places are not, in themselves, what is important about cultural heritage. They are important because of the meanings and uses that people attach to them and the values they represent.

    The Faro Convention is a “framework convention” which defines issues at stake, general objectives and possible fields of intervention for member States to progress. Each State Party can decide on the most convenient means to implement the Convention according to its legal or institutional frameworks, practices and specific experience. Compared to other conventions, the “framework convention” does not create specific obligations for action. It suggests rather than imposes.

    The Convention was adopted by the Committee of Ministers of the Council of Europe on 13 October 2005, and opened for signature to member States in Faro (Portugal) on 27 October of the same year. It entered into force on 1 June 2011. To date, 20 member States of the Council of Europe have ratified the Convention and 7 have signed it.

    https://www.coe.int/en/web/culture-and-heritage/faro-convention

    –—

    Faro Convention Action Plan
    https://www.youtube.com/watch?v=74eMTcLFydM&feature=emb_logo


    https://www.youtube.com/watch?v=BB0U1MMSTv4

    https://www.coe.int/en/web/culture-and-heritage/faro-action-plan
    #Convention_de_Faro #héritage #patrimoine #droits_humains #démocratie #héritage_culturel

  • Hong Kong’s Democratic Party, the last major opposition group standing, faces existential dilemma

    22 May, 2021 by Jeffie Lam -
    As Albert Ho and others prepare for jail, the city’s oldest opposition party must choose whether to take part in elections most of its supporters now see as meaningless following Beijing’s clampdown. Boycott the vote and it will please supporters but the camp may not survive; engage and the party may survive, but its support may not.

    Veteran Hong Kong democrat Albert Ho Chun-yan, 69, is struggling to get used to his new pair of plastic black-framed spectacles that lend him an oddly bookish air.

    Gone are his signature metal-framed glasses. Hong Kong prisons ban personal items with metallic parts and Ho’s wife of more than three decades, Tang Suk-yee, told him to get used to wearing the new pair early.

    It was a scorching Sunday afternoon last weekend when Ho met This Week in Asia at his flat in Tin Hau, near Causeway Bay.

    The next day, he and nine other prominent opposition figures were due in court on charges related to their roles in an unauthorised protest at the height of the 2019 social unrest
    . He intended to plead guilty, he said, and there was a chance he would be denied bail while awaiting sentencing.

    Stacked on the dining table in his home were a pile of books he planned to read in prison.

    From the floor-to-ceiling bookshelves in his study, holding his vast collection, he has picked a biography of German philosopher Immanuel Kant, Jeffrey C. Isaac’s Arendt, Camus and Modern Rebellion, Wayne Morrison’s Jurisprudence: From the Greeks to Post-Modernity, Nelson Mandela’s Conversations with Myself and the Chinese classic, Dream of the Red Chamber.

    Ho was preparing to spend time behind bars at a critical time in Hong Kong politics
    , following Beijing’s imposition of a national security law
    last June, the mass arrest of opposition activists, and an overhaul of the rules
    governing the city’s electoral system ahead of Legislative Council
    elections in December.

    As we talked that afternoon, a cage with a pair of hamsters taking turns to race on a wheel proved a distraction, running but also staying still, as if amplifying the fate of the party he once led.

    As we both watched the pets, Ho let on: “My grandchildren want to keep them, but I’m the one taking care of them.”

    Beijing’s clampdown following the 2019 anti-government protests has decimated the opposition ranks, leaving the Democratic Party, the city’s oldest and biggest, virtually the last major one standing.

    It faces an existential dilemma in deciding whether to participate in elections held under a revamped system which effectively leaves the fate of the opposition candidates at the mercy of an all-powerful committee dominated by pro-establishment figures.

    Fielding candidates will allow it to test the new structure and impose a modicum of accountability on the government, but the party will also risk incurring the wrath of supporters who have sent strong signals they prefer boycotting “unfree elections”.

    To Ho, going against the public consensus could be political suicide. Every resident who bought fundraising raffle tickets at the party’s street booths in recent months urged it to boycott the elections, he recalled.

    “If the whole society is against the party running and it still goes for it, the party will be betraying everybody who places trust and confidence in it,” he said.

    He revealed that the establishment had made entreaties to persuade the party to contest the elections and ensure its survival.

    “But what does survival mean?” Ho asked. “Is the party surviving if it manages to secure two seats in the legislature? No, when the party gives up its basic principles, it is dead already.”

    2010, ALL OVER AGAIN?

    But is there room for some form of compromise? Ho and the Democratic Party are not unfamiliar with the art and risks of such a path.

    He was its leader in 2010 when the party took part in closed-door negotiations with Beijing officials and struck a compromise deal on the path for political reform in Hong Kong.

    Shocked allies and supporters slammed the secret talks as a betrayal, and Ho bore the brunt of their criticism. Some expressed the aim of unseating Democratic Party candidates in the following year’s district council elections.

    The party survived and thrived, even as younger opposition figures and new parties pushed hard for greater democracy with protests in 2014 and again in 2019.

    Now, 11 years after Beijing officials sat down with Hong Kong’s moderate Democrats, the central government has made clear it is taking a completely different approach to the opposition camp.

    Opposition activists realised the situation was dire after the national security law was imposed last June, banning acts of secession, subversion, terrorism
    and collusion with foreign forces. But few were prepared for the crackdown that followed.

    Earlier this year, five key Democrats – including four former lawmakers (Andrew Wan Siu-kin, Lam Cheuk-ting, Helena Wong Pik-wan and Wu Chi-wai) – were among the 47 opposition activists charged with subversion for taking part in unofficial primary polls to shortlist candidates for the Legco elections.

    Prosecutors described the unofficial polls held last July as a “massive and well-organised scheme
    ” aimed at paralysing the government by winning a controlling majority in the legislature.

    Only 11 of those charged were granted bail pending trial.

    Seven of the 18 Democratic Party incumbent and former chairmen and deputies are currently in remand over a raft of charges related to the 2019 social unrest, and two are serving suspended sentences.

    The mass arrests dealt a heavy blow to the opposition, especially smaller parties which lost most of their core members and rising stars overnight.

    But Beijing was not done yet.

    In March, Hong Kong’s electoral systems were shaken up to ensure only “patriots
    ” would govern the city.

    It slashed directly-elected seats in Legco and gave new power to an enlarged, Beijing-controlled Election Committee
    to nominate lawmakers and send some of its own members to the Legco. Previously, the committee’s main task was to choose the city’s leader.

    A vetting committee has also been created to screen out candidates with help from the national security police.

    Against that backdrop, Ho believed another round of dialogue with Beijing was necessary now. Some sort of reconciliation was needed, he said, without stating what he had in mind.

    ‘DEGRADING AND HUMILIATING’

    For Hong Kong’s opposition, the upheavals were nothing short of a political earthquake.

    It was only in November 2019, after their candidates swept district council elections
    held amid the unrest, that the opposition appeared on track to score their first majority in the Legco, with polls originally due last year.

    The elections were postponed because of the Covid-19 pandemic and are now scheduled for December
    . But after the electoral system overhaul, opposition candidates can expect to secure, at most, only around 16 of the 90 seats in the expanded legislature, according to estimates by political scholars.

    Former Democratic Party chairwoman Emily Lau Wai-hing
    was quick to tell colleagues not to run in “meaningless” elections with new rules that were “too degrading and humiliating” to the opposition.

    She was referring to a new requirement for every Legco hopeful to secure at least two nominations from each of the five sectors in the Election Committee. With a new fifth sector packed with ultra-loyalists, it would prove a Herculean task for an opposition candidate to secure an entry ticket.

    Lau’s remarks prompted Hong Kong leader Carrie Lam
    Cheng Yuet-ngor to say that anyone making such a comment “did not understand
    the spirit of elections and democracy at all”.

    Beijing-friendly politician Anthony Wu Ting-yuk, a delegate to the Chinese People’s Political Consultative Conference
    Standing Committee, also indicated his willingness to nominate Democrats, praising them for being able to see “the bigger picture”. Some saw that as a signal from Beijing through its middleman.

    But Albert Ho said it was not only the nomination process that was humiliating to the opposition.

    “What’s truly humiliating is that you have to seek support from Beijing loyalists for the sake of survival, when the authorities have already thrown many of your allies behind bars,” he said. “It is only natural if people think we are selling out our friends for gains.”

    Ho said the current situation was nothing like it was when the Democratic Party was attacked for holding secret talks with Beijing 11 years ago.

    “Although the pro-democracy camp was split in 2010, we still had a lot of supporters. We were convinced that what we did was right and confident that we had indeed taken away something from Beijing,” he said. “But this time, one can hardly convince even oneself that contesting in elections is the right choice.”

    BOYCOTT OR BACKLASH

    In an online survey conducted by Hong Kong Public Opinion Research Institute last month, 68 per cent of the 7,119 respondents said they believed the electoral system overhaul had moved the city further from democracy.

    Closer analysis showed that almost all respondents who identified as pro-democracy supporters agreed with that statement and also opposed the new vetting mechanism.

    According to the Democratic Party, based on their feedback from the ground and online sentiments, a significant proportion of supporters believed opposition parties should not take part in the coming Legco elections as that would only boost the legitimacy of the polls. On the other hand, they said, a record low turnout of voters would send a strong signal to the international community that Hongkongers disapproved of the overhaul.

    Aware of the growing sentiment to shun the polls, the Hong Kong government has put a bill before Legco, proposing to make it a crime to urge others to cast blank or spoiled ballots, or not vote at all, with up to three years’ jail for those who break the law.

    Not all Democrats are comfortable with boycotting the polls, even if the rules are stacked against them and they will likely achieve little in Legco.

    “What bothers me most is that I cannot think of any alternative to sustaining the movement if we shun the polls,” said a core party member who preferred to stay anonymous.

    He felt the party should field candidates, even at the risk of a backlash from supporters.

    Formed in 1994, the Democratic Party has maintained a relatively moderate approach with a stated goal of taking democracy to mainland China
    instead of advocating independence
    for Hong Kong.

    For a long time it enjoyed a good working relationship with the central and city administrations and some founding members, such as Anthony Cheung Bing-leung and Law Chi-kwong, even joined the government, although they had to give up their party membership.

    Its ties with the authorities suffered only over the past decade, notably after the combative Leung Chun-ying
    became city leader in 2012.

    To some Democrats, the party’s unique position and relatively ample resources placed a heavier burden on it not to cede the political space so readily.

    “Beijing of course wants to see us run, but it’s not the end of the [world] for them if we don’t,” another party source said. “If we shun the polls, they will just back the ‘pseudo-democrats’ and no longer need our participation next time.”

    The source said these alternatives included the middle-of-the-road groups Third Side, co-founded by ex-Democrat Tik Chi-yuen, and Path of Democracy, the think-tank formed by Ronny Tong Ka-wah, a former Civic Party lawmaker and member of city leader Carrie Lam’s Executive Council.

    The source felt it would set a strong precedent if someone such as the current Democratic Party leader, Lo Kin-hei, was able to clear the new vetting procedures and contest the election.

    “Would we be able to open the door wider to our allies, so more can enter the race four years later?” the source asked.

    Acknowledging that it would be an unpopular move and low voter turnout could hurt its candidates, the source said: “If we lose the race, so be it – at least we tried. I also hope the public will understand that we are not doing this for ourselves.”

    OPENING A DOOR?

    Professor of politics William Case, previously from City University of Hong Kong, said election boycotts were rare in the region despite the state of unfree politics in many countries in Southeast Asia.

    Candidates who won typically in places such as Malaysia
    , Thailand
    and Cambodia also gave a big chunk of their salaries to the parties and used the platform to “voice the grievances of their constituent base; to impose at least minimal accountability on the executive; and despite an utter futility, to advance democracy’s cause”.

    He said while it was easy to understand public sentiments for a boycott, there were also good reasons for the opposition to consider contesting the Legco polls despite the risks of alienating supporters or clashing with the authorities.

    “The prospects for any reopening of politics are nil,” said Case, now head of the school of politics, history and international relations at the University of Nottingham Malaysia.

    “But in at least testing the new structure, its precise nature would grow clearer. Any differences between the systems in Hong Kong and the mainland would also gain sharper focus. And the pluralism, even rivalries, that are already mounting among pro-establishment candidates and parties would be drawn out.”

    Dr Yeung Sum, who was Democratic Party chairman from 2002 to 2004, could see no benefit in testing the new rules when public sentiment for a boycott was plain to see.

    Reminding his colleagues to stay true to their values, the 73-year-old social administration scholar said: “Why should we care whether we have Beijing’s blessings in running in elections and if we can still enter the race next time?

    “The ones we serve are Hongkongers. Why don’t we just ask what Hongkongers care about and what they expect us to do?”

    Democrats should not contest for the sake of contesting, he said, adding that elections were only one of many ways to advance the cause of democracy.

    Even if boycotting the polls meant the Democratic Party might be reduced to a pressure group, he said, it would not be worse than during colonial times when there was a complete absence of any political culture even in the 1970s.

    What was most important, Yeung said, was to bring together pro-democracy supporters through community organisation.

    Albert Ho agreed that elections were not everything, but argued that the party’s participation could be a basis for initiating dialogue with Beijing.

    “If Beijing wants us to run, it has to convince us with some changes over human rights
    issues. And we need a sit-down talk on that,” he said, adding any dialogue for reconciliation should include others in the opposition camp.

    “The worst time is the best time,” he said. “It is also for Beijing’s own good. Hong Kong is in a deadlock, and dialogue will perhaps help ease the sanctions other countries have imposed on it.”

    Ho was not worried that his proposal for a dialogue might result in criticism from the camp, like his party faced back in 2010.

    “It is easy to go for purist or conviction politics where you just disregard the outcome,” he said. “But the Democratic Party over the past years has been very consistent in adopting the politics of responsibility, in which we care about the consequences of our actions and have to carry out risk assessments.

    “We never make extreme comments, never claim moral high ground and some people might never admire us. But the mainstream, which eventually will benefit, will understand.”

    A SENSE OF HISTORY

    Social worker Lo Kin-hei, 36, took over as chairman of the Democratic Party last December, just before the mass arrests of opposition activists and the overhaul of the electoral system.

    A protégé of Yeung, he called the changes “retrogressive”, but has refrained from slamming the door shut on taking part in elections.

    But he said recent events – such as prison authorities disallowing former chairman Wu Chi-wai from attending his father’s funeral – had made it harder for party members to accept participation in elections.

    Wu, one of the 47 activists facing subversion charges and currently held in remand, was eventually granted temporary bail
    by the court.

    Lo is aware that pro-democracy allies and even candidates eyeing trade-based functional constituency Legco seats were waiting to find out the party’s stance.

    “It will be very tough if a party goes it alone. It’s very difficult for the Democratic Party too,” he said.

    The party had been holding focus group discussions internally and would decide at a general meeting in September, he said.

    On May 18, two days after Albert Ho spoke to This Week In Asia at his home, he was in court and with nine of his allies, pleaded guilty
    to charges related to an unauthorised assembly in 2019.

    The others included Yeung Sum, also wearing black plastic-framed spectacles, and Sin Chung-kai, former vice-chairman of the party.

    All of them were ordered to be held in remand pending sentencing.

    At his home earlier, Ho remained hopeful and said those who gave up the fight because of cruel political realities lacked a sense of history.

    “We should carry on our persistent struggle notwithstanding persistent defeat. That’s the minimum we can do,” he said.

    Drawing on the Greek myth of Sisyphus, forced to roll a boulder up a hill only for it to roll down each time he neared the top, Ho added: “We should also believe that one day we will no longer need to roll the huge boulder up a steep hill like Sisyphus.

    “History will not stop in a dark age. I do not believe dictatorships will prevail forever. I have faith in humanity and human action. We are on the right side of history and justice is on our side.”

    As I took my leave, Ho’s hamsters were still at it, staying still while running on the wheel. Sisyphus would have been able to relate.

    #Chine #Hongkong #démocratie

  • La promotion par l’incompétence : la kakistocratie Isabelle Barth

    https://vimeo.com/292280205

    Nous évoluons dans un monde du travail où les maîtres mots sont compétences, réussite, dépassement de soi, engagement, exigence, performance. Notre vision de la vie professionnelle est donc construite sur une hypothèse forte : on progresse professionnellement quand on est bon, compétent, formé, en pleine adéquation avec son emploi. Il est donc normal que nous visions cette excellence d’abord dans nos études, puis dans nos premiers pas dans la vie au travail.

    Et là, chemin faisant, nous nous rendons compte que cette règle de la compétence est loin d’être obligatoire. Des supérieurs hiérarchiques, des numéros 1 ou 2 dans la hiérarchie sont, de l’avis général, incompétents. Se pose alors la sempiternelle question de comment ils (ou elles) ont pu gravir les échelons alors qu’il est patent qu’ils ne sont pas à la hauteur, et ne l’ont peut-être jamais été pour certains. Comment peuvent-ils se maintenir alors que leurs fonctions sont vitales pour l’organisation et que leurs choix, leurs comportements, leur management la mettent en danger.

    Il y a des entreprises où les cas sont rares (nous pouvons dire que très peu échappent au phénomène), mais il y a des organisations où la promotion par l’incompétence est la règle. Ces organisations sont alors dirigées logiquement par des mauvais. Il s’agit alors de kakistocratie, du grec kakistos : le pire et kratos : le pouvoir. On parle aussi d’idiocratie pour désigner une société qui valorise et récompense les gens en fonction de leur manque d’intelligence.

    Nier les qualités individuelles pour promouvoir le système

    Comment fonctionne une kakistocratie ? Et pourquoi fait-on ce choix ?

    Un chercheur italien Diego Gambetta nous apporte des réponses en conduisant l’analyse d’une organisation très particulière : la Mafia. Il élargit ensuite avec Hervé Dumez dans un article de Gérer et Comprendre de 2006 la description à une autre organisation qu’est l’Université. L’article s’intitule d’ailleurs : « La valeur de l’incompétence : de la mafia tout court à la mafia universitaire : une approche méthodologique. Que nous disent-il ?

    1/ Une première explication de vouloir donner du pouvoir aux mauvais est de créer de la dette. En effet, quand vous récompensez un bon, en le promouvant ou en élargissant ses responsabilités, ou en le payant mieux, il estime que c’est une juste reconnaissance de ses talents et ne sera nullement enclin à la reconnaissance ou à la loyauté. Alors qu’en récompensant un mauvais, on crée une dette, qui garantit un ascendant sur le long terme à celui qui a fait ce choix.

    2/ Une autre idée forte est que l’incompétence peut être une façon de ne pas faire peur. C’est la thèse de Gambetta concernant la Mafia. L’analyse qu’il fait de centaines de procès-verbaux de mafieux, lui permet de mettre au jour l’argument « incompétence » développé par les mafieux. Individuellement comme d’un point de vue collectif, ils se déclarent incompétents dans les activités de ceux qu’ils « protègent » ; en cela, ils rassurent car s’ils continuent à racketter, ils ne prendront pas leur place faute de connaissances suffisantes.

    3/ En prenant cette fois l’exemple de l’Université ; Gambetta et Dumez montrent combien les dispositifs sont en place pour que les « mandarins » puissent placer non pas d’excellents candidats mais bien leurs poulains. Les commissions de recrutement par exemple vont collaborer pour que soient retenus non pas des bons ou des très bons, mais des connus, appréciés, et qui ne feront pas peur en termes d’exigence et de puissance de travail.

    Ce type de démarche systématisée a aussi un effet important : montrer que l’on peut promouvoir l’incompétence est la démonstration qu’on ne peut rien sans le système. Les qualités individuelles ne sont pas prises en compte, au profit des relations, des services rendus et surtout des services à rendre.

    Ces organisations tiennent alors par la « dette ». Le critère n’est pas d’être bon, mais bien d’être loyal. Les kakistocraties nient les qualités individuelles au profit de dispositifs collectifs. Ce qui est important est que l’ensemble tienne et se perpétue, même si c’est au détriment de la performance globale et du développement. Le gouvernement par les pires existe donc. Et vous, pensez-vous connaitre des Kakistrocraties ?

    (1) Diego Gambetta, « Crimes and Signes – Cracking the codes of the underworld » Princeton NF, Princeton University Press, 2006

    Repris et discuté par Hervé Dumez in « La valeur de l’incompétence : de la mafia tout court à la mafia universitaire : une approche méthodologique », Gérer et Comprendre, Septembre 2006 n°85

    Source : https://www.xerficanal.com/strategie-management/emission/Isabelle-Barth-La-promotion-par-l-incompetence-la-kakistocratie_3746365.

    #caste #élites #mafia #incompétence #oligarchie #inégalités #capitalisme #démocratie #élite #économie #en_vedette #travail #corruption

    • Principe de base de la structure patriarcale. Les hommes dirigent et dominent non pas pour leurs compétence par rapport aux femmes, au contraire ils sont plus agressifs et destructeurs, ils ont le sommet de la hiérarchie car leur incompétence est moins importante que la loyauté entre frères.
      #fraternité #patriarcat

    • Bien vu pour le système universitaire, de mon expérience soit tu te plies au #panier_de_crabe, soit tu t’en vas.

      Pour un master2 à St Denis, j’ai vu le jury obnubilé par la taille des seins d’une candidate osé lui dire en ricanant qu’elle avait beaucoup d’atouts. D’autres, grimper les échelons sans en avoir la compétence, juste parce qu’ils « passaient bien », nous étions plusieurs à nous rendre compte de leur attitude servile.

    • https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_Peter

      Le principe de Peter (appelé parfois « syndrome de la promotion Focus ») est une loi empirique (issue de faits expérimentaux, ou validée par l’expérience) relative aux organisations hiérarchiques proposée en 1969 par Laurence J. Peter et Raymond Hull dans leur ouvrage The Peter Principle (traduction française Le Principe de Peter, 1970).

      Selon ce principe, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence », avec pour corollaire que « avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité ».

      L’ouvrage de Peter et Hull est rédigé sur un ton satirique, voire humoristique, mais le principe qu’il expose a pu faire l’objet d’études universitaires qui ont étudié sa validité par la modélisation ou par la confrontation à des cas réels, certaines concluant à sa validité complète ou partielle.

    • Gros classique dans les entreprises, dès qu’elles grossissent un peu. Je n’ai pas vu ça dans les toutes petites structures, probablement pour des questions de moyens, on ne peut pas se permettre ce genre de fantaisies. Par contre dans ma boîte actuelle, c’est la pote du patron qui a été promue responsable du marketing, alors qu’elle n’a aucune expérience et formation en la matière... C’est désespérant et en même temps cela a aussi un gros potentiel comique (même si souvent on rit jaune).

  • POLICE, JUSTICE : DU RIFIFI A L’ASSEMBLÉE
    https://www.youtube.com/watch?v=Ck7l9gxWUvQ

    En toile de fond, la manifestation de syndicats policiers d’extrême-droite... l’Assemblée doit se prononcer sur une loi dite de « Confiance dans l’institution judiciaire ».
    Laetitia Saint-Paul, présidente de l’Assemblée n’apprécie pas les « rappels au règlement » de quelque groupe qu’ils viennent et coupe allégrement le micro aux députés intervenants.
    Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, en arrive à supplier qu’on croit en sa sincérité ! Il est d’ailleurs à remarquer la différence de ton qu’il emploie ici en s’adressant à Eric Ciotti avec celui qu’il emploie d’ordinaire lorsqu’il s’adresse à un député insoumis...
    Cette petite demi-heure donne un bien triste aperçu du peu de cas que ce gouvernement et sa majorité font du rôle de l’Assemblée Nationale et de la séparation des pouvoirs.
    0:00 Eric Ciotti -Rappel au règlement
    2:20 Eric Diard - Rappel au règlement
    4:13 Eric Dupond-Moretti
    9:35 Ugo Bernalicis - Rappel au règlement
    10:49 Eric Ciotti - Rappel au règlement
    12:24 Pascal Brindeau - Rappel au règlement
    14:19 Eric Dupond-Moretti
    18:57 Ugo Bernalicis - Rappel au règlement
    20:35 Cécile Untermaïer - Rappel au règlement
    21:58 Antoine Savignat - Rappel au règlement
    22:57 Ugo Bernalicis (amendement puis cède la place à un appel au règlement)
    24:24 Antoine Savignat - Rappel au règlement
    26:34 Ugo Bernalicis - Rappel au règlement
    Suspension de séance à la demande du groupe LFI

    #democrature #LREM

  • François Boulo :
    https://ricochets.cc/Francois-Boulo-4860.html

    François Boulo, figure des Gilets Jaunes est l’auteur de « Reprendre le pouvoir » (éditions LLL) était l’invité d’Éric Morillot dans Les Incorrectibles. #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Le_monde_de_L'Economie, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., Démocratie directe, communes libres..., #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, Vidéos, films...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Démocratie_directe,_communes_libres... #Vidéos,_films...
    https://www.youtube.com/c/SudRadioyoutube
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/watchvYFsCIc95c5-247008f.html

  • Les #Médias sociaux ne sont pas des espaces démocratiques
    https://framablog.org/2021/05/15/les-medias-sociaux-ne-sont-pas-des-espaces-democratiques

    On peut rêver d’une solution technologique ou juridique pour limiter ou interdire l’utilisation d’un logiciel à des groupes ou personnes qui ne partagent pas les valeurs auxquelles on tient ou pire veulent les détruire. L’entreprise est bien plus délicate qu’il … Lire la suite­­

    #Autonomie_numérique #Internet_et_société #Tales_of_Fediverse #Communication #Democratie #Facebook #Fediverse #GAFAM #Masutti #reseaux_sociaux #trump #Twitter

  • La Commission demande à la BULGARIE de supprimer les mesures discriminatoires obligeant les détaillants à privilégier les produits alimentaires nationaux.
    « La Commission européenne a décidé aujourd’hui d’adresser un avis motivé à la BULGARIE concernant les mesures discriminatoires qui contraignent les détaillants à privilégier les produits alimentaires nationaux. La législation bulgare oblige les détaillants à placer dans des espaces d’exposition et de vente distincts les produits alimentaires nationaux tels que le lait, le poisson, la viande fraîche et les œufs, le miel, les fruits et les légumes. Ces obligations portent atteinte à la libre circulation des marchandises, consacrée par l’article 34 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), car elles créent des conditions de commercialisation plus avantageuses et plus compétitives pour les produits alimentaires nationaux, ce qui constitue une discrimination à l’égard des produits importés similaires. Elles entravent également la liberté d’établissement inscrite à l’article 49 du TFUE, en limitant la liberté des détaillants de décider de leur assortiment et de l’agencement de leur surface de vente et d’adapter leur chaîne d’approvisionnement. En raison des circonstances extraordinaires dues à la situation sanitaire liée au coronavirus et à l’affaiblissement des économies de l’UE, il est impératif de préserver la libre circulation des marchandises et la liberté d’établissement dans un esprit de solidarité européenne. La Commission avait déjà envoyé une lettre de mise en demeure en mai et elle y donne à présent suite par un avis motivé. La Bulgarie dispose à présent d’un délai de deux mois pour répondre aux arguments soulevés par la Commission ; à défaut, cette dernière pourrait décider de saisir la Cour de justice d’un recours contre cet État membre. »

    Cet exemple de mise en demeure de la Bulgarie signifie qu’il est interdit aux pays d’organiser le commerce en circuit court et donc d’être, non seulement, autonomes en alimentation mais surtout d’avoir une action efficace contre le réchauffement climatique.
     
    Source : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/union-europeenne-le-deni-de-233003

    #agriculture #alimentation #circuits_courts #économie #écologie #santé #démocratie #circuit-court #Bulgarie #ue #union_européenne

    • Si les premières intentions d’une union des États européens au lendemain de la seconde guerre mondiale était de consolider la paix sur le continent, on voit désormais qu’elles ont largement évolué pour un système économique dont on voit depuis des années les méfaits sociaux, écologiques et politiques mettant à mal l’exercice de la démocratie par des peuples ne sachant plus très bien s’ils sont encore souverains.

  • La vocation libérale du bureaucrate
    https://laviedesidees.fr/La-vocation-liberale-du-bureaucrate.html

    À propos de : Joseph Heath, The Machinery of Government. Public #administration and the Liberal State, Oxford University Press.. Les administrations publiques, imposantes en taille et en pouvoirs discrétionnaires, peuvent-elle avoir une forme de légitimité politique ? Oui, pourvu qu’elle protègent les principes fondateurs du #libéralisme.

    #Philosophie #démocratie #légitimité #gouvernement
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210512_bureaucrate.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210512_bureaucrate.docx

  • Les ultra-riches au cœur du problème climatique
    https://www.les-crises.fr/les-ultra-riches-au-coeur-du-probleme-climatique

    Source : BBC, Roger Harrabin, 13-04-2021 Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

    Selon un rapport, les gens riches de la planète doivent changer radicalement leur mode de vie pour lutter contre le changement climatique. Selon ce rapport, les 1 % des personnes les plus riches du monde produisent deux fois plus d’émissions de carbone que les 50 % les plus pauvres, selon l’ONU. À eux seuls, les 5 % les plus riches – ceux qu’on appelle « les élites pollueurs » – ont contribué pour 37 % de la croissance des émissions entre 1990 et 2015. Les auteurs veulent dissuader les conducteurs de SUV et les habitués des transports aériens – et persuader les gens aisés de bien isoler leurs maisons.Lire la (...)

    • Mais pourquoi free bloque t’il l’envoi de la lettre d’information du PARDEM, Le Parti de la Démondialisation ?

      Depuis le 25 Avril 2021, les adresse free ne la reçoivent plus. La #mondialisation c’est donc obligatoire !
      Il est vrai que le programme de ce petit parti politique peut difficilement être accusé d’extrémisme de droite.

      On remarquera que l’option permettant de traiter les mails #indésirables a disparu du webmail de free.

      https://www.pardem.org

      I.- Annuler toutes les « réformes » néolibérales prises ces quarantes dernières années.
      II.- Reconquérir la souveraineté de la France dans les domaines politique, militaire et diplomatique, en sortant de l’Union européenne, de l’OTAN, en démondialisant pour bâtir de nouvelles relations internationales fondées sur le co-développement.
      III.- Reconquérir la souveraineté monétaire et financière en sortant de l’euro, en démantelant les marchés financiers en France, en organisant le dépérissement de la Bourse et en faisant défaut sur la dette publique pour pouvoir la restructurer. 
      IV.- Reconquérir la souveraineté économique et industrielle par le retour à la nation des grands groupes industriels, de services et médiatiques, par des mesures protectionnistes dans le cadre rénové de la Charte de La Havane de 1948, pour une mutation écologique, sociale et démocratique des modes de production, de distribution et de consommation.
      V.- Reconquérir la souveraineté fiscale condition nécessaire pour faire basculer le partage de la valeur ajoutée en faveur du travail et construire des politiques d’égalité. 
      VI.- Instaurer le droit opposable à l’emploi effectif permettant l’emploi pour tous, l’État étant l’employeur en dernier ressort.
      VII.- Restaurer, refonder et élargir la Sécurité sociale et tous les services publics pour garantir la justice sociale.
      VIII.- Bien vivre dans une société qui préserve la biodiversité et les ressources fossiles, tout en assurant son autonomie alimentaire par le développement de l’agriculture paysanne, et son autonomie énergétique par une sortie progressive du nucléaire.
      IX.- Refonder l’instruction publique, développer la recherche, promouvoir la langue et la culture françaises.
      X.- Reconstruire l’État républicain pour garantir l’intérêt général et les libertés publiques, la démocratie, la laïcité, et l’indépendance de la justice.

      #free #censure #internet #fait_divers #surveillance #france #médias #mail #messagerie #liberté_d'expression #démocratie #liberté

  • Il n’existe pas de crise de la démocratie, mais plutôt un puissant désir de démocratie
    https://ricochets.cc/Il-n-existe-pas-de-crise-de-la-democratie-mais-plutot-un-puissant-desir-de

    Médias aux ordres et politiciens assènent un triple enfumage politique Depuis des années, médias aux ordres et politiciens du sérail nous inondent de considérations sur la « démocratie en danger », la « crise de la démocratie », et proclament que la « défiance envers la démocratie » augmente partout. Selon eux, « la-démocratie » serait menacée par les révoltes et la désaffection des urnes, et ils rivalisent d’astuces pour que puissent perdurer le système en place : conseils de quartier, stimuler les jeunes, pincées de (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Démocratie_locale, Démocratie directe, communes (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Démocratie_directe,_communes_libres...
    https://www.lepoint.fr/politique/les-francais-de-plus-en-plus-mefiants-vis-a-vis-des-politiques-01-02-2011-13
    https://www.lesechos.fr/2018/01/linquietant-desinteret-des-jeunes-envers-la-politique-966737
    https://lundi.am/PUNK-anarchism-4033
    https://paris-luttes.info/hier-les-communards-a-paris?lang=fr

  • Consulter pour moins débattre ? Retour sur l’enquête publique de 1859 sur l’annexion des communes suburbaines parisiennes Alexandre Frondizi

    La consultation des habitants sur la réorganisation administrative de l’agglomération parisienne est-elle le gage d’un processus démocratique ? L’édition des réponses à la consultation publique conduite en 1859 pour recueillir les avis des habitants sur l’annexion des communes périphériques à Paris fait apparaître une certaine continuité dans les enjeux d’une telle entreprise.


    Nathalie Montel. 2012. Faire le Grand Paris. Avis des habitants consultés en 1859, Rennes : Presses universitaires de Rennes ; Paris : Comité d’histoire de la Ville de Paris

    En 1859, Georges-Eugène Haussmann convia les habitants de Paris, des dix-sept communes qui devaient être remodelées et des onze communes qui devaient être supprimées, à donner officiellement leurs avis sur « le mode et les conditions » de son projet d’extension des limites de la capitale. D’aucuns, certes très peu nombreux, se rendirent alors entre le 13 et le 27 février à leur maire pour, comme il était convenu, faire inscrire, « sous la direction et la surveillance d’un commissaire-enquêteur, [leurs] observations et réclamations » individuelles dans un registre ad hoc ou pour faire annexer au registre des dires individuels et collectifs écrits à l’avance sur papier libre. « Montrant l’extension des limites de Paris sous un jour qui n’est ni celui sous lequel l’ont montré les autorités, ni celui donné à leur suite par l’historiographie, ces écrits sont susceptibles d’alimenter d’autres histoires mais questionnent aussi notre époque », lit-on dans Faire le Grand Paris (p. 151), l’un des trois ouvrages publiés par le comité d’histoire de la Ville de Paris, à l’occasion du cent-cinquantenaire de l’extension haussmannienne du territoire de la capitale. Extraite de sa longue introduction à l’édition d’une sélection de 339 réponses individuelles et collectives à la consultation publique de février 1859, l’affirmation témoigne de deux dimensions principales du livre de Nathalie Montel : de sa confiance dans la richesse et la portée heuristique des sources publiées, mais également de l’ambition scientifique de sa présentation.

    Les ambiguïtés d’une consultation publique
    Nathalie Montel interroge effectivement l’actualité géopolitique des Franciliens. Et cela moins par une critique des projets actuels concernant le Grand Paris – toutefois suggérée dans les lignes conclusives de son texte, où elle rapproche les modalités actuelles de consultation des habitants de celles de la « démocratie césarienne » de Napoléon III (p. 154) – que par son travail novateur d’historicisation des enquêtes publiques en matière de redéfinition du territoire métropolitain. En mettant constamment en rapport les enjeux et les formes concrètes prises par la procédure consultative, elle propose une interprétation stimulante de ce qu’enquêter veut dire en 1859, et donc des biais des sources éditées par ses soins.

    Cette consultation publique constituait d’abord une stratégie pour cantonner « les modalités de la protestation [contre l’extension des limites parisiennes] à des formes pacifiques » (p. 116). L’inscription de l’enquête dans son contexte dialogique montre qu’elle permettait aux autorités de faire « sortir le débat de la sphère médiatique où il avait pris place […] pour le confiner dans l’univers administratif et législatif » (p. 134). Surtout, aux yeux de Nathalie Montel, cet encadrement du débat provoquerait une définition étatique de l’espace public et du politique dans laquelle les déposants demeuraient prisonniers malgré eux : « ils adoptent le grand partage implicite qui veut que les autorités soient seules habilitées à dire l’intérêt général, et à en discuter les fondements, les particuliers ne pouvant faire état que d’intérêts privés que l’enquête est précisément destinée à recueillir » (p. 116). On peut néanmoins se demander s’il n’y a pas ici une surestimation de l’efficacité « pacificatrice » de la procédure, qui aurait pu être contournée par ceux à qui elle se destinait. Haussmann lui-même prit conscience de ce danger de débordement, lorsqu’il reprocha aux notabilités de La Villette d’avoir pris le risque de faire participer à l’enquête les ouvriers locaux.

    La suite : https://metropolitiques.eu/Consulter-pour-moins-debattre-Retour-sur-l-enquete-publique-de-1859-
    #démocratie #politique #économie #france #démocratie_ #histoire #paris #grand_paris #banlieue #urbanisme #Haussmann #commission_Merruau #confiscation #Rues #territoires #repères #Paris #annexion #ville #architecture #cartographie #concertation #participation #villes #logement #géographie_urbaine #gentrification #consultation

  • Barbara Stiegler : « La crise due au coronavirus reflète la vision néolibérale de la santé publique »

    Dans un entretien au « Monde », la philosophe explique que la colère citoyenne face à l’impréparation des gouvernements doit déboucher sur un sursaut politique et une véritable « démocratie sanitaire ».

    Propos recueillis par Nicolas Truong
    Publié le 09 avril 2020 à 05h51 - Mis à jour le 09 avril 2020 à 18h13

    Professeur de philosophie politique à l’université Bordeaux-Montaigne et responsable du master « soin, éthique et santé », Barbara Stiegler est l’auteure d’Il faut s’adapter. Sur un nouvel impératif politique (Gallimard, 336 p., 22 euros) et de Du cap aux grèves. Récit d’une mobilisation. 17 novembre 2018-5 mars 2020 (Editions Verdier, 139 p., 7 euros, à paraître).

    Comment expliquer l’impréparation, notamment française, face à cette pandémie mondiale ?

    L’impréparation est en effet générale, mais les motifs divergent selon la culture politique de chaque pays. Aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, les choix qui ont été faits au départ allaient dans le sens du laisser-faire et s’inscrivaient dans une vision utilitariste assumée. Pour le bien commun, il valait mieux que certaines vies de moindre valeur soient sacrifiées.

    En France, où un tel discours aurait eu du mal à passer, la réduction continue du nombre de lits et de soignants et la pénurie de masques, d’équipements de protection et bientôt de médicaments conduit également à trier les patients, mais sans le dire publiquement.
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    Cette situation reflète plutôt la vision néolibérale de la santé publique et son imaginaire. Dans sa conception du sens de l’histoire, nous irions en effet vers un monde immatériel de flux et de compétences, censé être en avance sur le monde d’avant, qui lui serait fait de stocks et de vulnérabilités, c’est-à-dire au fond de matière et de souffrance.

    Nos économies développées seraient fondées sur « l’innovation » et sur « l’économie de la connaissance », ce serait là d’ailleurs le nouveau sens de la santé, et elles devraient déléguer aux continents du Sud, à l’Afrique et à l’Asie principalement, la fabrication industrielle des biens matériels. Avec une telle conception fantasmatique du sens de l’histoire, nos gouvernants ne pouvaient que renvoyer l’épidémie infectieuse et l’industrie manufacturière à un monde sous-développé et à des temps anciens que nous, Occidentaux, aurions dépassés. L’idée fut au fond qu’un tel virus était, comme les stocks de masques, trop archaïque pour concerner nos sociétés, trop performantes pour y être exposées.

    « L’idée de la médecine dite “proactive” est d’augmenter les performances des individus et leur capacité à s’adapter, y compris à un environnement dégradé »

    L’origine supposée de la pandémie a d’ailleurs pu contribuer à redoubler ce mécanisme de déni. Car quel rapport nos vies aseptisées et nos systèmes de santé ultramodernes pouvaient-ils bien avoir avec ce sombre mélange de saleté, d’élevage domestique confiné et de faune sauvage malade qu’évoquent les marchés d’animaux asiatiques ?

    Tournant le dos à ces images déplaisantes de chauve-souris et de volailles infectées, pourtant emblématiques de notre économie mondialisée qui entasse les vivants dans des environnements industriels de plus en plus dégradés, le néolibéralisme préfère tourner ses regards vers l’avenir radieux promis par l’innovation biomédicale et continuer d’occulter les facteurs sociaux et environnementaux de toutes les pathologies, tant infectieuses que chroniques.

    Quelle vision de la médecine porte l’idéologie néolibérale ? Et dans quelle mesure reprend-elle celle de Walter Lippmann [écrivain et polémiste américain (1889-1974)], qui, d’après vous, théorisait déjà, dans les années 1930, une conception néolibérale de la santé ?

    L’idée véhiculée depuis des années est au fond que notre système sanitaire doit en finir avec la vieille médecine clinique, fondée sur la souffrance et la plainte du patient, de même qu’il serait censé en avoir fini avec les grandes épidémies infectieuses, supposant l’assistance à des populations vulnérables. C’est le sens de la médecine dite « proactive », portée par les promesses du virage numérique et des données massives (big data) en santé.

    A notre vieille médecine jugée « réactive », la vision proactive oppose des processus d’optimisation continue, où ce sont les patients eux-mêmes qui sont censés gérer de manière optimale leurs propres comportements face aux risques.

    Comme chez Walter Lippmann, l’idée est d’augmenter les performances des individus et leur capacité à s’adapter, y compris à un environnement dégradé. Cette vision, que l’on retrouve dans le champ de la maladie chronique avec la « médecine des 4 P » (« personnalisée », « prédictive », « préventive », « participative »), sous-tend une nouvelle conception de la santé publique, qui passe exclusivement par la responsabilité individuelle et qui refuse d’assumer une vision collective des déterminants sociaux de santé, toujours soupçonnée de déboucher sur une action sociale trop collectiviste.

    « Les néolibéraux considèrent que ceux qu’ils appellent les “dirigeants” sont par principe en avance sur la population. Or, la situation actuelle tend à démontrer l’inverse »

    C’est l’accumulation de tous ces dualismes imaginaires qui a créé la cécité de nos gouvernants face à la crise et qui a produit la situation actuelle : un très long retard au démarrage pour prendre des mesures collectives de santé publique, doublé d’une spectaculaire pénurie organisée au nom de la santé elle-même, alors même que des alertes sur les maladies émergentes se multipliaient dans la littérature scientifique depuis des années et que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lançait des recommandations très claires dès la fin du mois de janvier.

    Ce retard de compréhension, voire ce déni, d’une grande partie des élites politiques ne vient-il pas démentir les positions de Walter Lippmann, et ne donne-t-il pas raison à son contradicteur, John Dewey [philosophe pragmatiste américain 1859-1952], qui soutient que les publics sont par principe en avance sur leurs représentants ?

    Absolument. Comme la crise climatique et comme d’autres grandes crises sanitaires, ce virus révèle le retard des gouvernants et de leurs stéréotypes sur les citoyens, ou plus exactement sur ceux que John Dewey nomme les « publics », c’est-à-dire les groupes de citoyens qui sont en première ligne face à un problème.

    Avec Walter Lippmann, les néolibéraux considèrent que ceux qu’ils appellent les « dirigeants » (leaders) sont par principe en avance sur la population. Parce qu’ils sont beaucoup plus mobiles, ils auraient une vue plus adaptée à la mobilité du réel, tandis que les masses inertes seraient par nature enfermées dans ce qu’il appelle des « stéréotypes », c’est-à-dire des représentations figées du réel.
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    Or, la situation actuelle tend à démontrer l’inverse. Si les « élites » mondialisées sont aveugles et dans le déni, c’est du fait même de leur mobilité, car cette dernière les attache à des manières de vivre qui se révèlent de plus en plus archaïques et inadaptées à la crise écologique, tandis que les populations s’inquiètent de manière bien plus lucide et commencent à douter.

    Dans ce conflit des représentations, les stéréotypes des dirigeants ont un énorme pouvoir de contamination, tout aussi viral que les fameuses « fake news » des réseaux sociaux.

    Aviez-vous pris vous-même la mesure de l’ampleur de l’épidémie ? Etiez-vous plutôt du côté des stéréotypes des gouvernants ou de la lucidité de ces publics ?

    Je n’ai rien compris à ce qui se passait. Débordée par d’autres fronts ouverts par la mobilisation sociale, j’ai plus ou moins fait confiance au gouvernement dans sa gestion du virus et j’ai adhéré par inertie aux stéréotypes et aux « fake news » diffusés par le discours dominant : « C’est une petite grippe », « Il ne faut rien changer à nos habitudes de sortie » (le président Emmanuel Macron, le 6 mars), « La Chine et l’Italie surréagissent ».

    « “Restez chez vous, mais allez voter…” La multiplication de ces signaux contradictoires produit un effet permanent de “double contrainte” qui est intenable »

    C’est seulement le soir de la fermeture brutale de tous les cafés et tous les restaurants par le premier ministre, Edouard Philippe, que j’ai commencé à comprendre qu’on nous cachait quelque chose. Une injonction contradictoire apparaissait au grand jour, qui reprenait exactement la même structure que l’élément déclencheur de la crise des « gilets jaunes » avec la taxe carbone. « Soyez mobiles, mais ne prenez pas votre voiture » (novembre 2018) devenait « Restez chez vous, mais allez voter » (mars 2020), contradiction qui n’a pas cessé d’être relayée ensuite par des énoncés du type : « Restez chez vous, mais allez travailler ».

    Au lieu de passer leur temps à dénoncer les réseaux sociaux et accréditer l’idée que le pouvoir serait par principe du côté du savoir, les experts et les gouvernants seraient bien inspirés de reconnaître leur retard sur les événements.

    Quels sont les effets psychiques, sociaux et politiques de ces injonctions contradictoires ? Et quels effets produisent-ils sur notre démocratie ?

    La multiplication de ces signaux contradictoires autour du thème de l’ouverture et de la clôture, de la stase et du flux, produit un effet permanent de « double contrainte » (double bind), qui est intenable pour ceux auxquels elle s’adresse et qui sape complètement l’autorité des gouvernants. Son origine est toujours la même. Elle vient de la crise écologique et sanitaire qui fracasse le cap, et avec lui le discours de ses capitaines, de l’intérieur. Et elle est aussi ce qui produit leur retard et leur stérétotypie par rapport aux « publics » au sens de John Dewey.

    En Chine, en Italie et en France, ce furent en effet les publics concernés, ceux qui étaient réellement en lutte contre le virus, qui ont été à chaque fois en avance sur la situation et qui ont dû se révolter contre les pouvoirs en place. Or, ce retard a été sans cesse dénié et dissimulé par les dirigeants.

    « Il faut exiger, dès maintenant, que les choix de santé publique deviennent une affaire collective et non la chose réservée des experts et des dirigeants »

    Dans notre pays, ce fut et c’est encore la fonction du discours dominant sur l’indiscipline et l’irresponsabilité des Français. Ce discours a aussi pour fonction de nous culpabiliser. En surinvestissant le registre moral, il s’agit de produire une complète dépolitisation des questions, qui passe par l’héroïsation des soignants, l’activation de la fibre morale de tous les citoyens et la stigmatisation des mauvais Français.

    En mettant en scène notre ignorance, il permet enfin de donner les pleins pouvoirs aux dirigeants. Dans un monde complexe, mouvant et incertain, les masses doivent laisser la décision aux experts et dans une situation de crise, la démocratie doit faire place à l’union sacrée derrière son chef de guerre.
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    Sauf que derrière la mise en scène d’un pays en ordre de bataille, la défiance est toujours là et la colère grandit. Cette colère n’ira dans le bon sens qu’à condition de devenir politique. Pour cela, il faut exiger dès maintenant une véritable démocratie sanitaire. Que les choix de santé publique deviennent, comme les choix économiques et sociaux, une affaire collective et non la chose réservée des experts et des dirigeants.

    Puisque nous entrons dans un temps de crises majeures, le prétexte de la pandémie n’est pas audible, à moins qu’on choisisse clairement d’en finir avec la démocratie et de préférer un gouvernement autoritaire (la Chine) ou par le big data (la Corée du Sud). Cette tentation existe dans les discours dominants, mais je crois qu’il faut systématiquement la combattre.

    Le pouvoir dit « Restez chez vous », mais également que « tout continue ». En quoi s’agit-il d’une illusion ?

    Cette illusion est le moteur des « grands plans de continuité d’activité » (business continuity plan), qui fleurissent dans toutes nos organisations. Ces plans jouent évidemment sur le bon sens. Ne faut-il pas continuer à soutenir la vie, à s’occuper de nos élèves, de nos étudiants, de nos enfants, à assurer le maintien des fonctions vitales du pays ?

    Mais derrière ces assertions de bon sens, c’est tout autre chose qui se joue. En imposant à tous l’économie du numérique, qui livre toute une population, y compris les plus jeunes (une injonction contradictoire de plus !), au pouvoir des écrans, nos responsables ne font en réalité qu’une chose : poursuivre à toute force la pression du surmenage, de l’évaluation et de la compétition mondialisée qui minent nos sociétés.

    L’idée est de ne surtout pas affronter les discontinuités inouïes du réel et de les recouvrir par une continuité factice, en jouant sur des ressorts psychologiques bien connus : la peur du vide, l’évitement du deuil et la terreur devant l’inédit.

    Cette situation illustre parfaitement ce que j’étudie depuis plusieurs années. Le néolibéralisme n’est pas seulement dans les grandes entreprises, sur les places financières et sur les marchés. Il est d’abord en nous, et dans nos minuscules manières de vivre qu’il a progressivement transformées et dont il s’agit aujourd’hui que nous reprenions collectivement le contrôle.

    #pandemie #john_dewey #néolibéralisme #democratie_sanitaire

  • Quelques pistes pour (se) préparer à un basculement révolutionnaire
    https://ricochets.cc/Quelques-pistes-pour-se-preparer-a-un-basculement-revolutionnaire.html

    Dénouer le facteur bloquant de l’emploi Sortir de la dépendance et de l’individualisme Créer et renforcer des espaces libérés du capitalisme et de l’étatisme Ne plus se désolidariser des autres modes d’action Dépasser l’anti-capitalisme tronqué Faire grandir une culture de résistance Profiter des crises et des affaiblissements de l’Etat-capitalisme Depuis des années, l’ultra-capitalisme avance ses pions sans trop de résistances. Le gouvernement est là pour réprimer violemment et jouer du 49-3 si (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révolution , Révoltes, insurrections, débordements..., Démocratie directe, communes libres..., #Le_monde_de_L'Economie, Travail, emploi, (...)

    #Révolution_ #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Démocratie_directe,_communes_libres... #Travail,_emploi,_entreprise...
    http://institutecologiesociale.fr/basculements-de-jerome-baschet

  • La crise sanitaire n’a pas eu lieu 2/2
    https://www.pardem.org/la-crise-sanitaire-na-pas-eu-lieu-22

    https://www.youtube.com/watch?v=KNV19wz3GXg

    Tout est sujet à caution dans le récit officiel et médiatique de la crise « sanitaire ». Les choix du gouvernement d’interdire aux médecins de ville de prescrire et donc de traiter les malades, de tout miser sur de nouvelles molécules plutôt que de chercher un remède parmi les molécules connues, de confiner pour ne pas « saturer » les hôpitaux publics dont les gouvernements successifs ont réduit les capacités d’accueil et de soin depuis des décennies, de favoriser et de pré-acheter des vaccins vis-à-vis desquels la communauté scientifique est très divisée mais qui rapportent gros aux grands groupes pharmaceutiques démontrent le mépris du pouvoir envers le service public et la santé publique.
    Les interdits imposés (confinement, couvre-feu, fermetures administratives, attestations de déplacement, application de traçage « TousAntiCovid ») montrent que le souci du gouvernement Macron et de l’Union européenne n’est pas la santé publique mais bien de museler la population, favoriser l’accroissement des profits des multinationales, la paupérisation des services publics pour mieux les décrédibiliser et les privatiser.

    #covid-19 #coronavirus #santé #santé_publique #france #confinement #bigdata #sante abandon de #soins #hôpital #demondialisation #Sécurité_Sociale #destruction #protection #Démocratie

  • Une démocratie enrichie par la transition écologique ? | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2021/04/28/une-democratie-enrichie-par-la-transition-ecologique

    Par Éric Vidalenc, Irénée Regnauld, Sylvestre Huet, Émeline Baudet et Amy Dahan

    Les démocraties sont-elles moins bien armées que les régimes autoritaires, à l’instar de la Chine, pour faire face au défi climatique ? Face à cette question qui monte, il est important de redire que le chemin vers la neutralité climatique ne peut faire l’économie des libertés et du respect des droits humains. Mais aussi d’affirmer que le modèle démocratique, à condition de se réinventer, de se réorienter, de s’enrichir, permet bien de gouverner la transition écologique.

    Une fois ces prémisses et définitions abordés, on perçoit l’absurdité de tout jugement définitif sur l’inadaptation de « la démocratie » ou de la nécessaire restriction de « la liberté » dans la transition écologique. En revanche, on peut convenir que la démocratie, ici et maintenant (en France en 2021), souffre de différents maux qui nuisent à la transition écologique : mauvaise représentativité de certaines populations, qualité de délibération insuffisante, myopie et incapacité à penser le long terme… En outre, cette démocratie demeure inapte à contrer certains intérêts privés, économiques et financiers.

    Au-delà de la Chine, il est probablement vain de chercher un « modèle » de transition écologique réussi pour faire face à la question écologique. En effet, l’épreuve est sans précédent, extraordinaire à tous points de vue (échelle, vitesse) et le bouleversement climatique, sans retour possible à la normale, nous oblige à penser dans un monde fondamentalement différent. Aussi, il est plus utile d’analyser les limites des régimes démocratiques pour mieux traiter la question écologique et d’esquisser quelques pistes pour faire de la transition écologique une opportunité de renforcer la démocratie.

    L’Histoire nous enseigne que plusieurs des périodes représentant encore souvent dans l’imaginaire collectif un idéal démocratique (la Grèce antique, les Lumières) s’avèrent en réalité beaucoup plus ambiguës. Les contreparties à l’accès à ces expériences démocratiques étaient lourdes pour certains et leur accès était tout simplement impossible pour une grande partie des personnes vivant à ces époques (respectivement, esclaves et populations des colonies dépourvus de droits civiques).

    Aujourd’hui, l’accès à la démocratie s’est certes étendu (le nombre de démocratie a d’ailleurs augmenté) mais, au contact des questions climatiques, certaines populations en sont encore écartées (réfugiés climatiques, victimes du travail forcé). Et surtout la liberté des uns, notamment la liberté politique et matérielle, qu’elle soit positive et négative, repose encore et toujours sur un empiètement dans l’espace et le temps.

    Si le renouvellement institutionnel de la démocratie semble tarder, entravé par des lourdeurs administratives internes et par les résistances externes émanant d’intérêts opposés à toute transition écologique qui remettrait en cause des privilèges installés, c’est peut-être depuis ses marges et dans les pratiques qu’il faut chercher un salut.

    Ces trois dernières années en France ont été riches en enseignements et en initiatives qui, nées hors de l’État, ont poussé ce dernier à réagir et à prendre des positions plus fermes en matière d’écologie – ou du moins, à l’afficher.

    La plus frappante d’entre elles sur le plan médiatique a émergé durant l’automne 2018, lorsque les premiers groupes de Gilets jaunes ont fait entendre leur désespoir et leurs revendications pour une « transition juste ». Si c’est bien l’annonce d’une taxe sur les prix des carburants qui fut le déclencheur du mouvement des Gilets jaunes, les racines de cette révolte étaient bien plus profondes. Elles remontent au sentiment de déclassement social éprouvé par une France dite périurbaine, victime d’injonctions contradictoires, entre exigences de décarbonation rapide dans tous les secteurs et incitations à perpétuer un mode de vie valorisant la consommation et la productivité.

    Nos sociétés ne peuvent s’engager dans l’action vigoureuse et de longue haleine correspondant à la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle que par une volonté populaire et politique majoritaire. Une volonté fondée en raison, et non pas une « ruse » de pouvoirs politiques « éclairés » l’imposant à une société rétive. Or, cette nécessité se heurte entre autres au problème classique du partage du savoir, dont celui du diagnostic scientifique synthétisé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

    L’expérience des trente dernières années montre que ce partage demeure très partiel, à tous les niveaux d’organisation de nos sociétés. Une situation qui se retrouve sur l’ensemble des sujets à forte composante scientifique et technologique, comme le montre la crise sanitaire en cours, riche en exemples de méconnaissances, manipulations, réticences devant des solutions proposées par les experts (gestes barrières, confinement, vaccins).

    Résoudre cette difficulté par un partage des connaissances généralisé et accessible à tous n’est pas à notre portée dans le temps de la crise climatique. Car il ne suffit pas de faire les choses, mais de les faire à temps, c’est-à-dire dans les trois décennies qui viennent – et surtout dans la décennie actuelle pour la première grande marche qui implique de diviser par deux nos émissions de gaz à effet de serre – donc, en général, notre consommation d’énergie fossile.

    #Climat #Démocratie #Choix_collectif