• « Personne ne l’aime » : Bernie Sanders

    « Personne ne l’aime, personne ne veut travailler avec lui » : dans un nouveau documentaire, Hillary Clinton critique méchamment Bernie Sanders, son rival pour la primaire démocrate à la présidentielle américaine de 2016 et dans le peloton de tête pour celle de 2020.

    Dans ce documentaire, intitulé « Hillary », qui doit sortir sur la plateforme Hulu début mars, la rivale malheureuse de Donald Trump s’en prend au sénateur indépendant du Vermont, estimant qu’il n’avait « rien fait au Congrès ».

    « Il a été au Congrès pendant des années, il n’avait qu’un seul sénateur pour le soutenir. Personne ne l’aime, personne ne veut travailler avec lui, il n’a rien fait », déclare l’ex-secrétaire d’Etat américaine. « J’ai vraiment de la peine pour les gens qui s’y laissent prendre ».

    Dispute entre Sanders et Warren
    Alors que la sénatrice Elizabeth Warren, également candidate à la présidentielle 2020, a récemment accusé Bernie Sanders de lui avoir dit en privé qu’une femme ne pouvait pas battre Donald Trump dans les urnes en novembre, ce que le sénateur du Vermont a démenti, Hillary Clinton prend partie pour Elizabeth Warren. . . . . .

    https://www.rts.ch/info/monde/11032572--personne-ne-l-aime-hillary-clinton-a-propos-de-bernie-sanders.html

    #Femmes #USA #harcèlement #violence #Démocrates en peau de lapin #Bernie_Sanders

  • Michael Bloomberg running for president, launches 2020 campaign with multimillion-dollar ad blitz - CBS News
    https://www.cbsnews.com/news/michael-bloomberg-running-for-president-launching-2020-campaign-with-multimillion-dollar-ad-blitz/?ftag=CNM-00-10aab7e&linkId=77622444

    A minute-long advertisement began airing Sunday in certain markets across the country, part of a campaign set to top $34 million and run through at least December 3, according to federal disclosure reports.

    “He could have just been the middle class kid who made good but Mike Bloomberg became the guy who did good,” the ad’s announcer says. “After building a business that created thousands of jobs, he took charge of a city still reeling from 9/11. A three-term mayor who helped bring it back from the ashes, bringing jobs and thousands of affordable housing units with it. After witnessing the terrible toll of gun violence, he helped create a movement to protect families across America and stood up to the coal lobby and this administration to protect this planet from climate change.”

    The ad says he will seek to “restore faith in the dream that defines us where the wealthy will pay more in taxes and the middle class get their fair share. Everyone without health insurance can get it, and everyone who likes theirs, keep it.” It ends with a tagline: “Jobs creator. Leader. Problem solver.”

    Une vidéo qui ne dit rien sur le fond, mais qui signale qu’avec des poches pleines, il va pouvoir mener campagne sans se prononcer sur rien.
    https://mycmag.kantarmediana.com/kmicmagvidbin2/pres_bloomberg_did_good_60.mp4

    #Politique_USA #Démocrates #Michael_Bloomberg #Publicité_politique

  • « Impeachment » de Trump : les démocrates appuient sur le bouton
    https://www.mediapart.fr/journal/international/250919/impeachment-de-trump-les-democrates-appuient-sur-le-bouton

    Malgré un amas de conflits d’intérêts, de corruption et d’obstruction judiciaire sans précédent de la part d’un président américain, les démocrates ont longtemps hésité à lancer la rarissime procédure d’« impeachment » contre Donald Trump. À la faveur d’un nouveau scandale impliquant l’Ukraine, ils ont enfin franchi le pas.

    #Analyse #démocrates,_impeachment,_Sénat,_Donald_Trump,_congrès_américain,_Nancy_Pelosi,_Chambre_des_représentants,_Ukraine

  • « AOC » face à Trump : républicains complices, démocrates hypocrites
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160719/aoc-face-trump-republicains-complices-democrates-hypocrites

    Donald Trump se vautre dans le racisme, son carburant politique depuis quatre ans. Les républicains, otages volontaires, se taisent. En face, le parti démocrate s’en prend à son aile gauche incarnée, entre autres, par l’élue new-yorkaise socialiste Alexandria Ocasio-Cortez. Un paysage politique inquiétant, à moins de cinq cents jours de la présidentielle de novembre 2020.

    #Parti_pris #démocrates,_Donald_Trump,_Alexandria_Ocasio-Cortez,_Ilhan_Omar,_Ayanna_Pressley,_Rashida_Tlaib

  • BALLAST | Jean-Paul Jouary : « De tout temps, les #démocrates ont refusé le #suffrage_universel »
    https://www.revue-ballast.fr/jean-paul-jouary-de-tout-temps-les-democrates-ont-refuse-le-suffrage-u

    Je préfère cette phrase de l’Éloge de la philosophie de Maurice Merleau-Ponty que j’aime à répéter, qui est profonde, et que l’on taxerait aujourd’hui sans doute de « populiste » alors qu’elle résume l’essence même de la démocratie : « Notre rapport au vrai passe par les autres. Ou bien nous allons au vrai avec eux, ou bien ce n’est pas au vrai que nous allons. » C’est ce que dit avec d’autres mots Amartya Sen dans La Démocratie des autres : « Les élections sont seulement un moyen de rendre efficaces les discussions publiques. » En tant qu’individu, je me pose la question de savoir ce qui est bon pour moi ; en tant que citoyen, je me pose la question de savoir ce qui est bon pour nous. Sans cette question il n’y a pas de politique, et en cerner les contours suppose une infinité de dialogues partagés, sincères.

    [...]

    Le philosophe Cornelius Castoriadis disait de l’homme qu’il « est un animal paresseux ». Et, citant l’historien Thucydide, il ajoutait : « Il faut choisir : se reposer ou être libre ». Peut-on imaginer une société qui, passée l’effervescence d’un hypothétique moment révolutionnaire, soit à même, ou seulement désireuse, de s’investir dans la chose publique avec une intensité presque quotidienne ?

    Kant parlait déjà de cette « paresse », de ce qui nous fait préférer somnoler. Il y voyait la cause du maintien du peuple dans un état de « minorité », au profit de ces « tuteurs » qui se prétendent indispensables. Une phrase de Kant résume bien ce qui malheureusement demeure un diagnostic sévère mais lucide : « Après avoir abêti leur bétail et avoir soigneusement pris garde de ne pas permettre à ces tranquilles créatures d’oser faire le moindre pas hors du chariot où il les a enfermées, ils leur montrent le danger qui les menace si elles essaient de marcher seules. » On en est là, mais parfois il en est qui ruent ici et là. Après Étienne de la Boétie, Spinoza ou Rousseau, Michel Foucault a définitivement démontré qui si le pouvoir s’exerce du haut vers le bas, c’est parce que dans l’ensemble de la vie sociale le pouvoir se transfère du bas vers le haut. Cette délégation liberticide ne relève guère d’une fatalité, mais infléchir ce processus est une tâche historique d’une difficulté extraordinairement grande. C’est ainsi, comme vous le dites, qu’après de rares mais précieux moments de soulèvement, de reprise en mains par le peuple de ses propres affaires, le courage démocratique tend à décliner et laisser place à cette paresse. La souveraineté, qui était si jalousement conservée pendant des dizaines de millénaires, passe aujourd’hui pour un idéal inaccessible. C’est ce processus de dépossession que je m’efforce d’explorer, mais tout montre qu’on ne peut espérer le combattre qu’en combinant ce type de réflexions à des pratiques sociales et politiques collectives.

  • Détroit Les profs montent au front Marco Fortier - 3 Novembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/540534/les-profs-montent-au-front

    On se trouve au sud-est du Michigan, un État du nord des États-Unis. Mais parfois, on se croirait au Québec.

    Les élèves des 106 écoles publiques de Detroit ont eu toute une surprise à la rentrée scolaire : il n’y avait plus d’eau potable. Dans aucune école. La commission scolaire a découvert que l’eau des trois quarts des écoles publiques est contaminée au plomb à cause de la plomberie datant du siècle dernier. Les autorités n’ont pas couru de risques. Elles ont fermé les robinets de toutes les écoles.

    Autre signal alarmant pour les écoles publiques, les bâtiments ont été tellement négligés qu’ils ont besoin de travaux de 500 millions de dollars. Toits qui coulent, trous dans les murs, moisissures, portes et fenêtres qui ne ferment pas, la liste des rénovations est interminable.

    Ça vous rappelle quelque chose ? Oui, on se croirait au Québec. Mais encore ? Les enseignants des écoles publiques du Michigan ont le moral à terre. Ils désertent la profession, épuisés par les classes remplies d’élèves ayant des difficultés. Le métier est dévalorisé. Il y a une pénurie de profs. Comme chez nous.


    Photo : Carlos Osorio Associated Press Le délabrement des écoles publiques au Michigan préoccupe les parents et les enseignants. Une manifestation s’est déroulée en février à Detroit pour protester contre la fermeture de dizaines d’écoles.

    En roulant au #Michigan, on peut aussi s’imaginer au Québec. Les ponts et chaussées ont été négligés depuis des décennies dans cet État éprouvé par les fermetures d’usine et la délocalisation des emplois en Chine et au Mexique. Les nids-de-poule font partie des joies de la conduite automobile — et de la marche en ville : l’autre jour, un pauvre journaliste montréalais a failli se fouler la cheville (et se faire écrapoutir par une camionnette) en mettant le pied dans une crevasse en traversant un de ces immenses boulevards à six voies…

    Loin des coups de gueule et des pitreries de Trump, l’avenir des #services_publics — la notion même de service public — est au coeur de la campagne électorale américaine, qui connaîtra son dénouement aux urnes, mardi.

    La bataille des services
    Deux visions s’affrontent : le Parti républicain prône bien sûr le « libre choix » (y compris en éducation) et favorise l’entreprise privée tous azimuts. Ce qui est nouveau, c’est que le Parti démocrate prend résolument position pour les services publics et pour les droits des travailleurs, que ce soit en éducation, en santé ou en services sociaux. Quitte à passer pour un parti « socialiste ».

    « On assiste à la montée d’une aile progressiste chez les démocrates, qui s’inspirent de la campagne de Bernie Sanders en 2016 », dit Frédérick Gagnon, directeur de l’Observatoire sur les États-Unis et professeur au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

    Le chercheur rentre d’une tournée d’une demi-douzaine d’États du Midwest, dont le Michigan. Ce qui l’a frappé, c’est la montée d’une gauche décomplexée chez les #démocrates.

    « Trump a remporté la présidence, mais les démocrates estiment que ce sont d’abord eux qui ont perdu l’élection de 2016. Ils en ont tiré des leçons. »

    Fouettés par Trump, les jeunes, les femmes et les minorités s’engagent comme jamais en politique. Et ça commence sur les bancs d’école. La semaine dernière, les élèves d’une école secondaire de Detroit ont fait la grève. Avec leur campagne #DoWeCount, ils réclamaient de l’#eau_potable et des tests de qualité de l’#eau dans toute la ville, et non seulement dans les écoles.

    Les jeunes s’inspirent de leurs profs. Au printemps dernier, des #enseignants d’une série d’États sont sortis dans les rues pour réclamer de meilleures conditions de travail.

    La suite logique, on la voit dans cette campagne électorale : pas moins de 554 membres du personnel de l’éducation, en vaste majorité des femmes (profs, orthophonistes, directions d’école, etc.), sont candidates pour des postes à Washington ou dans les législatures d’État, selon une compilation menée par les deux plus grands syndicats de l’éducation.

    Inégalités croissantes
    « Les enseignants se prennent en main pour sauver l’école publique. Le problème de notre système, c’est que la majorité des élus n’ont jamais mis les pieds dans une école publique, sauf pour se rendre dans un bureau de vote le jour des élections », dit Deb Lotan, directrice générale du Michigan Education Association (MEA), un des grands syndicats de l’éducation.

    Deb Lotan est fâchée. Les huit années de règne républicain au Michigan ont porté un coup dur aux écoles publiques, selon elle. Dans les faits, la plupart des familles qui en ont les moyens envoient leurs enfants au privé ou dans les #écoles_à_charte — des écoles financées par les fonds publics, mais qui ne relèvent pas des commissions scolaires.

    Le gouverneur républicain sortant, Rick Snyder, a tout fait pour favoriser l’éclosion des écoles à charte, fait valoir le MEA. À commencer par éliminer les limites au financement de ces écoles hybrides, dont certaines font des profits. Les conditions de travail des enseignants du secteur public ont aussi souffert. Gel salarial, hausse des primes d’assurance maladie, dégradation des conditions de retraite…

    « Les républicains gouvernent pour les riches. Les élèves démunis ou handicapés et leurs enseignants écopent en se retrouvant dans des classes difficiles de l’école publique », dit Deb Lotan.

    Maternelle 4 ans
    Gretchen Whitmer, candidate démocrate au poste de gouverneur de l’État (qui devance son adversaire républicain Bill Schuette), incarne la gauche progressiste qui promet de « redonner ses lettres de noblesse à l’#école_publique ». À la rentrée scolaire, elle a accompagné une enseignante qui allait acheter — de sa poche — des fournitures pour ses élèves démunis du comté de Jackson. Facture : 84 $ de papier, crayons, gommes à effacer et cartables.

    Le programme de Whitmer éveille des souvenirs de la campagne électorale québécoise : maternelle 4 ans pour tous (ça, c’est socialiste, du moins au Michigan !), investissements dans les infrastructures scolaires, hausse des salaires des enseignants et embauche de professionnels pour soutenir les profs en classe.

    Mais on est ici aux #États-Unis : la présence d’armes à feu en classe est au coeur de la campagne. Dans le 20e district, le sénateur #républicain sortant (au Parlement de l’État du Michigan) veut armer le personnel. Son opposant démocrate, le prof Matt Koleszar, s’oppose à la présence d’armes dans les écoles.

    « Les commissions scolaires n’en veulent pas, les enseignants n’en veulent pas, les gestionnaires n’en veulent pas, mais surtout les enfants et leurs parents n’en veulent pas », a déclaré Koleszar dans le journal interne de la MEA.

    Des armes dans les écoles. Cette fois, pas de doute : on est bel et bien aux États-Unis, et non au Québec.

  • Les #démocrates américains redécouvrent leurs divisions
    https://www.mediapart.fr/journal/international/230118/les-democrates-americains-redecouvrent-leurs-divisions

    « Pas de Daca, pas de deal ». Manifestation de « dreamers » ce week-end en Californie. © Reuters Les sénateurs démocrates ont cessé au bout de deux jours leur bras de fer avec les républicains sur l’immigration. Ils se contentent de promesses vagues. Leur décision, critiquée, fait réapparaître les divisions du parti, masquées depuis un an par l’anti-trumpisme.

    #International #Etats-Unis #Shutdown

  • Pour son anniversaire, Trump s’offre un « shutdown »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200118/pour-son-anniversaire-trump-s-offre-un-shutdown

    Faute d’accord au Sénat vendredi 19 janvier entre les républicains et les #démocrates sur le financement du budget de l’État, et pour la première fois depuis 2013, une partie des administrations américaines risque de fermer à compter de lundi. Mais #Donald_Trump s’en soucie-t-il seulement ?

    #International #Barack_Obama #déficit_shutdown

  • Aux Etats-Unis, une semaine désastreuse pour les #Républicains
    https://www.mediapart.fr/journal/international/131117/aux-etats-unis-une-semaine-desastreuse-pour-les-republicains

    Ravi Bhalla, le nouveau maire démocrate de Hoboken (New Jersey). © REUTERS/Lucas Jackson L’affaire Moore, candidat républicain au siège de sénateur de l’Alabama et accusé d’agression sexuelle sur mineure, a succédé à deux défaites aux élections pour les postes de gouverneurs de Virginie et du New Jersey, assorties de victoires #démocrates dans divers scrutins locaux.

    #International

  • Ralph Nader : Les démocrates sont incapables de défendre les Etats-Unis face aux républicains “le plus brutal” de l’histoire The Intercept, Jon Schwarz, 25-06-2017 Traduction Les Crises
    https://www.les-crises.fr/ralph-nader-les-democrates-sont-incapables-de-defendre-les-etats-unis-fac

    LE PARTI DÉMOCRATE est à son niveau le plus bas de mémoire d’homme. Il a perdu la Maison-Blanche et les deux chambres du Congrès. A l’échelle de l’État, il s’agit du niveau le plus bas depuis 1920. Et aujourd’hui en 2017 les Démocrates n’ont gagné aucune des 4 élections spéciales destinées à élire les remplaçants des membres républicains du congrès qui ont rejoint l’administration de Trump.
    Comment en est-on arrivé là ? Personne dans le Parti démocrate ne va poser la question, mais peut être le devrait-on et c’est ce que fait le légendaire défenseur des consommateurs, trois fois candidat aux élections présidentielles, Ralph Nader.

    Nader, âgé maintenant de 83 ans et installé à Washington D.C depuis plus de 50 ans, a été aux premières loges de la lente chute des Démocrates. Après ses révélations explosives sur l’industrie automobile américaine dans son livre « Ces voitures qui tuent », lui et ses organisations ont collaboré avec les Démocrates du Congrès pour passer un kyrielle de lois visant à protéger l’environnement, les consommateurs et les lanceurs d’alerte. Le journaliste William Greider a dit de lui qu’il était l’un des trois plus grands modèles du militantisme démocratique, avec Saul Alinsky et Martin Luther King Jr. D’un autre côté, le « Memo Powell » de 1971, qui pose les bases d’une résurgence des droits des entreprises, le considère comme l’ennemi principal du « système » et l’appelle « l’unique opposant efficace au pouvoir des entreprises américaines ».


    Quoi qu’il en soit, Nader est bien évidemment devenu persona non grata dans le Parti démocrate depuis ses candidatures pour le Parti vert dans les années 2000. George W. Bush a officiellement battu Al Gore en Floride de 537 voix, avec les votes électoraux menant Bush à la Maison-Blanche bien que ce dernier n’ait pas gagné le vote populaire. En réalité, cependant, une étude approfondie, peu remarquée, publiée peu après le 11 Septembre a établi que Gore aurait gagné en Floride si tous les votes contestés avaient été recomptés.
    Les démocrates ont fustigé Nader, qui a obtenu 97 000 votes en Floride, pour avoir permis l’élection de Bush. Puisqu’ il est impossible de refaire l’histoire, il n’y a aucune manière de savoir si Gore aurait gagné sans la candidature de Nader. Certes il aurait pu gagner, mais il est possible aussi que, sans la menace Nader, qui a beaucoup poussé Gore à prendre des positions plus populaires, plus progressistes, le candidat démocrate aurait fait un score encore pire avec une élection où Nader n’aurait pas figuré.

    En tout cas, il est maintenant incontestable que le Parti démocrate a d’importants problèmes qui ne peuvent être imputés à ce qu’a fait Ralph Nader en 2000. Dans une interview récente, Nader, toujours très bien informé et riche d’une expérience de plusieurs dizaines d’années, donne son opinion sur la manière dont les États-Unis en sont arrivés là dans le domaine politique :

    JON SCHWARZ  : Je suis intéressé par l’histoire des Démocrates cédant à la pression, devenant de plus en plus désireux de faire tout ce que la droite veut, lors de ces 40 dernières années. Prenons les récentes histoires à propos de Jared Kushner. Quelle que soit l’ultime réalité ici, je pense qu’il est juste de dire que si un président démocrate avait désigné son gendre à un poste de grand pouvoir à la Maison-Blanche – si Hillary Clinton avait désigné Marc Mezvinsky le mari de Chelsea – et si les péripéties sur sa tentative de mettre en place des liens informels avec la Russie étaient sorties dans le Washington Post et le New York Times, il aurait été mis à la porte avant la fin de la journée.

    RALPH NADER  : Voulez-vous que je vous raconte l’histoire du déclin et de la décadence du Parti Démocrate ? Je vais vous donner les boulets que traîne le Parti Démocrate qui sont des événements marquants.
    Le premier grand événement fut en 1971. Tony Coelho, qui était un membre californien du Congrès, et qui s’occupait de la trésorerie de campagne des Démocrates, a convaincu les Démocrates qu’ils devraient solliciter l’argent des entreprises, et qu’ils pourraient grâce à des levées de fonds obtenir beaucoup d’argent. Pourquoi les laisser aux Républicains et simplement miser sur le socle des syndicats pour le financement, quand vous avez un énorme pot de miel dans le milieu des affaires ?

    Et ils l’ont fait. Et j’ai pu voir la différence presque immédiatement. Premièrement, ils ont perdu l’élection face à Reagan. Et ensuite ils ont commencé à devenir plus faibles au congrès. A ce moment, 1980, quelques-uns de nos plus grands alliés perdirent après la victoire écrasante de Reagan face à Carter, nous avions perdu le sénateur [Gaylord] Nelson, le sénateur [Warren] Magnuson, le sénateur [Frank] Church. Nous avions davantage de difficultés pour obtenir des audiences devant le Congrès à propos des malversations des sociétés par les dirigeants Démocrates [commission du congrès]. Quand les Démocrates regagnèrent la Maison-Blanche [en 1992] vous pouviez voir la différence dans les nominations pour les agences de réglementation, la difficulté pour leur faire améliorer la santé et les réglementations de sécurité.

    Le second boulet est le fait qu’ils ne savaient pas comment traiter avec Reagan. Et les Républicains en prirent note. Cela veut dire paroles douces, sourires… Vous pouvez dire des choses terribles et faire des choses terribles aussi longtemps que vous avez ce genre de présentation.

    [Les Démocrates] continuaient de penser que les conservateurs Républicains étaient ternes, stupides et sans humour. Ils ne s’étaient pas adaptés.

    Ronald Reagan battant le président Jimmy Carter le 4 novembre. Reagan est montré tenant une copie du 4 novembre de The News World, prédisant sa victoire écrasante sur Carter pour l’élection du Président des États-Unis. Ronald Reagan tient une copie du 4 novembre de The News World prédisant sa victoire écrasante sur Carter pour l’élection du président des États-Unis.

    RN  : De plus en plus ils commencèrent à juger leur opposition face aux Républicains à travers la quantité d’argent qu’ils levaient. Vous parliez à [Marcy] Kaptur de Cleveland, elle disait, nous allons au « caucus » démocrate à la Chambre des Représentants, nous y allons pour parler d’argent, nous continuons de parler d’argent, et nous allons sortir avec notre part d’argent…

    La conséquence est que cela a fait sortir les questions économiques de la table, celles-là qui ont permis aux Démocrates de gagner encore et encore dans les années 30 et 40. Les questions sur le travail, les questions sur le salaire minimum, la question de l’assurance maladie, les questions sur les pensions. Et ce fut bien sûr une grande aubaine pour le parti Républicain car le parti Républicain ne pouvait faire face sur la question économique. Ils faisaient face sur la question raciale, sur la question de l’intolérance, et c’est comme cela qu’ils ont commencé à prendre un contrôle sur le solide Sud démocrate après le vote des lois sur les droits civils.

    Lever de l’argent de Wall Street, des compagnies pharmaceutiques, des compagnies d’assurance santé, des sociétés énergétiques, éloignaient les Démocrates de leur principal avantage sur les Républicains, qui est, dans le langage de Roosevelt : « Le Parti Démocrate est le parti des familles de travailleurs, les Républicains sont le parti des riches ». Cela s’est complètement inversé et a laissé les Démocrates extrêmement vulnérables.

    Cela a eu pour conséquence de les faire reculer géographiquement, vers la côte est, la côte ouest et autres.

    Et ils ont créé un autre boulet : ils n’ont pas fait de campagne [présidentielle] dans les 50 États. Si vous ne faites pas campagne dans les 50 États, premièrement vous renforcez le parti adverse dans ces États que vous avez abandonnés, ils peuvent donc prendre ces États pour acquis et se concentrer sur les États qui sont dans la zone grise. C’était le raté numéro un.

    Le raté numéro deux est ce que Ben Barnes, le politicien averti au Texas, m’a dit. Il m’a dit, quand vous ne vous battez pas pour la présidentielle au Texas, cela pourrit tout le parti… jusqu’aux maires et conseils municipaux. Ainsi cela répète cette décadence et perte de pouvoir pour les années futures.

    Quand ils ont abandonné les États rouges, ils ont abandonné cinq États dans la zone de Rocky Mountain et ont commencé déjà avec un handicap de 9 ou 10 sénateurs.

    Vous devez vous souvenir de votre histoire, les deux sénateurs du Montana étaient Démocrates, le Sénateur Church de l’Idaho était un Démocrate, le Sénateur Frank Moss, grand défenseur des consommateurs, un Démocrate de l’Utah. Maintenant il n’y a presque plus personne. Les deux sénateurs du Wyoming sont Républicains, les deux sénateurs du Montana sont Républicains [John Tester,le sénateur principal du Montana, est un Démocrate], les deux sénateurs de l’Utah sont Républicains. Je pense que les Démocrates ont un siège au Colorado. Ensuite vous descendez en Arizona et c’est deux Républicains.

    Ainsi ils n’ont jamais été à l’abri d’un veto de l’opposition même à leur apogée au Sénat. Et bien sûr plus tard lorsqu’ils n’étaient pas à leur apogée cela leur coûté le Sénat encore et encore. Et maintenant ils sont dans un grand trou, avec la débâcle aux sénatoriales de 2016, ils font face à trois fois plus de Démocrates pour une réélection en 2018.
    Le [troisième] boulet est qu’ils ont décidé de faire campagne à la télévision, avec des consultants politiques les influençant et recevant leurs parts de 15-20 pour cent. Quand vous faites campagne à la télévision, avec des slogans, vous ne faites pas campagne sur de la politique.

    Le boulet suivant, les syndicats ont commencé à devenir faibles, faibles en nombre et faibles en leadership. Ils ont commencé à verser beaucoup d’argent aux Démocrates pour la télévision. Et en même temps qu’ils s’affaiblissaient ils perdirent leur capacité de mobilisation populaire au nom des Démocrates.

    Les Démocrates avaient initié le procédé où le message précède la politique. Non – la politique précède le message. Cela signifie qu’ils continuent de dire à quel point les Républicains sont mauvais. Ils ont fait campagne non pas en disant, regardez comme nous sommes bons, nous allons vous apporter l’assistance médicale [à tous], nous allons sévir face aux crimes des sociétés contre les travailleurs et les consommateurs et l’environnement, volant, mentant, vous trompant. Nous allons vous donner un salaire minimum. Nous allons avoir une défense moins importante, une meilleure défense, et investir un peu de cet argent et commencer à reconstruire vos écoles et ponts et systèmes d’eau et d’assainissement, et librairies, et cliniques.

    Au lieu de dire cela, ils ont fait campagne en disant « Pouvez-vous croire à quel point les Républicains sont mauvais ? » Un fois cela dit, ils ont piégé leur aile progressiste, car leur aile progressiste est le seul segment qui peut changer le parti en un formidable opposant. Car ils ont dit à leur aile progressiste : « vous n’avez nulle part où aller, fichez-nous la paix ».

    Et cela nous amène aux boucs émissaires de ces 20 dernières années. « Oh, c’est Nader, oh, c’est les frères Koch, oh, c’est le collège électoral, oh, c’est de la misogynie, oh, ce sont les lamentables rednecks ». Ils ne se sont jamais regardés dans la glace.

    Le bouton de campagne pour Ralph Nader, qui se présentait comme le candidat du Parti Vert au élections présidentielles de 2000.

    RN  : Les Républicains, quand ils perdent, ils se battent sur les idées, aussi terrifiantes soit-elles. Les idées du Tea Party, les idées libertaires, les mornes idées républicaines. Ils se battent. Mais les Démocrates veulent de l’uniformité, ils veulent faire taire les gens. Ainsi ils ont la transition la plus défectueuse de toutes. Ils ont la transition de Nancy Pelosi à Nancy Pelosi, quatre fois perdante face au pire Parti Républicain de l’histoire du Parti Républicain.

    Si vous mettiez aujourd’hui des politiques Républicains d’avant le fantôme de Teddy Roosevelt, Dwight Eisenhower, et « Mr Conservateur » le sénateur Robert Taft, ils se retourneraient dans leurs tombes. C’est la forme radicalement extrémiste, cruelle, vicieuse, Wall Street, militariste du parti républicain. Cela aurait signifié que les Démocrates les auraient écrasés. Ils ne les auraient pas juste battus, ils les auraient écrasés dans le corps législatif dans tout le pays, les gouverneurs, le Président et le congrès.
    Mais non, ce sont toujours les boucs émissaires. Peut-être que Jill Stein, le petit Parti Vert, ont pris la Pennsylvanie et le Michigan au faucon Hillary.

    JS  : Les Démocrates semblent avoir assimilé les vues des Républicains sur tout ce qui concerne l’armée.

    RN  : [Un autre] boulet est qu’ils ne se sont jamais différenciés des Républicains sur la politique militaire étrangère – car ils étaient comme eux. Ils n’ont jamais remis en question le budget de l’armée, ils n’ont jamais remis en question la politique étrangère militarisée, comme le faucon Hillary sur la Libye, qui fit peur aux généraux et fuir [le secrétaire à la défense Robert] Gates qui s’était opposé à ce qu’elle aille à la Maison-Blanche pour [prôner] le renversement du régime, métastasant la violence dans sept ou huit pays africains à ce jour.
    Ainsi ils ont abandonné la politique étrangère et militaire, car ils recevaient de l’argent de Lockheed et Boeing et General Dynamics et Raytheon et d’autres. Même Elizabeth Warren quand elle a eu sa chance commença en discutant du maintien de ces contrats avec Raytheon. Voilà l’aile gauche du parti discutant avec la société Raytheon, qui est le plus grand gâchis de subvention à l’est du Pécos.

    [Un autre] boulet est : personne n’a été viré. Ils enchaînent défaite après défaite, et ne peuvent pas remplacer leurs compères par de nouvelles personnes, vigoureuses, énergiques. Même chose pour les syndicats. Ils [gardent leurs positions] des années 80 peu importe à quel point le syndicat est décalé de la réalité. Vous n’êtes pas viré quelle que soit l’envergure de la perte, à l’inverse du milieu des affaires, où vous vous faites virer.

    Le dernier boulet est qu’ils prennent leurs précautions en harcelant les tierces partis progressistes afin que ces tierces partis ne les dépassent pas. Je suis un expert dans ce domaine. Ils ont essayé de les faire disparaître du vote. Nous avions eu 24 poursuites judiciaires en 12 semaines durant l’été 2004 par le Parti démocrate pour nous faire disparaître du vote dans des dizaines d’États. Même si nous n’avions que 5 pour cent, 6 pour cent de votes, ils subiraient une forte pression pour changer de direction et changer leurs pratiques car il y aurait assez d’électeurs américains pour dire aux Démocrates, « nous avons un autre endroit où aller », un troisième parti viable. Ils les harcèlent, violent les libertés civiles, ils utilisent leurs juges Démocrates désignés pour rendre de mauvais jugements ou les harceler de dépositions. Avant que [les troisièmes partis] soient liquidés, c’est de toute façon la Fête du travail et ils ont une campagne de huit semaines.

    Il y a certaines personnes qui pensent que le Parti démocrate peut être réformé de l’intérieur sans changer le personnel. Je leur dis bonne chance. Que s’est-il passé ces 20 dernières années ? Ils se sont retranchés davantage. Débarrassez-vous de Pelosi, vous avez Steny Hoyer. Débarrassez-vous d’Harry Reid, vous avez [Charles] Schumer. Bonne chance.

    Malheureusement, en résumé, les Démocrates sont incapables de défendre les États-Unis d’Amérique du [Parti Républicain] le plus vicieux, ignorant, soumis aux entreprises, militariste, anti-syndical, contre les intérêts du consommateur, anti-environnement, contre la postérité, de l’histoire.

    Article original : https://theintercept.com/2017/06/25/ralph-nader-the-democrats-are-unable-to-defend-the-u-s-from-the-most-v
    #USA #républicains #démocrates #Ralph_Nader

  • #Etats-Unis : des Etats au bord de la #faillite
    https://www.mediapart.fr/journal/international/030717/etats-unis-des-etats-au-bord-de-la-faillite

    Faute d’avoir voté un budget à temps, onze États américains, dont l’Illinois, le New Jersey ou encore le Maine, ont fermé leurs #services_publics depuis le 1er juillet. Le refus du compromis et la crainte, dans une ambiance politique nationale incandescente, d’avoir à répondre de leurs choix devant des électeurs enragés, #Républicains ou #démocrates, aboutissent à des blocages irrémédiables. Au point d’amener les États à la quasi-banqueroute.

    #International #Economie #Etat #impôt

  • Le rétrécissement des #Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/091116/le-retrecissement-des-etats-unis

    Qu’est-ce que la victoire de Trump dit de l’Amérique ? Des choses désagréables à entendre : doigt d’honneur à l’establishment, sentiment de dépossession, échec de la gauche, xénophobie…

    #International #démocrates #Donald_Trump #élection_américaine #élection_présidentielle_2016 #racisme #Républicains #Tea_party

  • Dans la ville d’Obama, le sombre bilan de deux mandats
    https://www.mediapart.fr/journal/international/081116/dans-la-ville-dobama-le-sombre-bilan-de-deux-mandats

    Violence, pauvreté, gentrification : #Chicago, où a débuté le formidable parcours d’Obama, ne sort pas en meilleure situation de ses huit années de président.

    #International #Afro-Américain #Barack_Obama #Clinton #démocrates #élection_américaine #élection_présidentielle_2016 #Etats-Unis #Noirs #Obama #Rahm_Emanuel #trump

  • #Chicago, ou l’état des #Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/081116/chicago-ou-l-etat-des-etats-unis

    Violence, pauvreté et… gentrification : la ville de Chicago, où a débuté le formidable parcours de #Barack_Obama, ne sort pas en meilleure situation de ses huit années de mandat présidentiel.

    #International #Afro-Américain #Clinton #démocrates #élection_américaine #élection_présidentielle_2016 #Noirs #Obama #Rahm_Emanuel #trump

  • Les facettes d’Hillary Clinton (3/4) : alors, de droite ou de gauche ?
    https://www.mediapart.fr/journal/international/151016/les-facettes-d-hillary-clinton-34-alors-de-droite-ou-de-gauche

    Hillary Clinton à Derry (New Hampshire), le 3 février 2016. © Thomas Cantaloube En matière de positionnement politique, le cas de la candidate démocrate est particulièrement opaque. Il a changé au fur et à mesure de sa carrière, et semble fréquemment dicté par l’opportunisme.

    #International #Bernie_Sanders #Bill_Clinton #démocrates #élection_présidentielle_2016 #Etats-Unis #Hillary_Clinton #progressisme

  • Les facettes d’Hillary #Clinton (1/4) : la mal-aimée
    https://www.mediapart.fr/journal/international/111016/les-facettes-d-hillary-clinton-14-la-mal-aimee

    La figurine « Hillary la casseuse de noix, plus une seule noix à la Maison Blanche si elle est élue ». © Thomas Cantaloube La candidate démocrate doit affronter un niveau d’antipathie rarement observé pour un candidat à la Maison Blanche. Les origines de cette « #haine » d’Hillary Clinton dans l’opinion publique américaine renvoient à ses débuts ambigus sur la scène publique dans les années 1990.

    #International #assurance_santé #Bill_Clinton #biographie #démocrates #Etats-Unis #Hillary_Clinton #Obama #trump

  • Les #Etats-Unis sur la voie du #progressisme
    https://www.mediapart.fr/journal/international/270916/les-etats-unis-sur-la-voie-du-progressisme

    Cela peut sembler paradoxal en cette époque où Donald Trump est au coude-à-coude avec #Hillary_Clinton, mais de nombreux signes pointent vers une Amérique qui tourne à #gauche. Débat avec Christophe Deroubaix, auteur de L’Amérique qui vient.

    #International #Bernie_Sanders #démocrates #élection_présidentielle_2016 #Hispaniques #millenials

  • Les stratégies non-démocratiques du Plan Colombie

    Le Plan Colombie, aussi appelé « plan pour la paix, la prospérité et le renforcement de l’État » est un plan essentiellement militaire.
    Conçu en 1999, sous le gouvernement du président colombien Andres Pastrana et Bill Clinton il s’est poursuivi sous les gouvernements colombiens d’Uribe et de Santos, et sous les présidences de Bush puis d’Obama aux Etats-Unis.
    Les objectifs affichés par les Etats-Unis sont d’empêcher l’entrée de drogues illicites, en provenance de Colombie, et de rétablir la sécurité dans le pays.

    >>> Plan Colombie et Plan Mérida : Chronique d’un échec Juan Camilo Macias
    http://www.sciencespo.fr/opalc/sites/sciencespo.fr.opalc/files/Plans%20Colombie%20et%20Merida_0.pdf

    Le Plan Colombie a été un cauchemar pour les femmes, par Kimberley Brown | 26 février 2016
    http://www.investigaction.net/Le-Plan-Colombie-a-ete-un.html

    Six femmes ont été violées toutes les heures en Colombie au cours des neuf premières années du Plan Colombie. Les femmes ont été parmi les plus affectées par le Plan Colombie et par l’état de guerre permanente dans la région.

    Ces chiffres sont ceux d’une enquête commune menée par des organisations de lutte pour les droits des femmes, dont Oxfam et d’autres groupes basés en Colombie. L’étude révèle également que quelques 489.678 femmes ont été victimes de violences sexuelles variées, tandis que 7.752 étaient forcées à la prostitution entre 2000 et 2009, années totalement inclues dans le plan controversé.

    Le Plan Colombie est une enveloppe globale d’aide militaire lancée en 2000 par Bill Clinton, alors président des USA, pour lutter contre les trafics de stupéfiants et les insurrections. Durant les 15 dernières années, il a contribué en termes de présence militaire et de milliards de dollars à aider la Colombie dans sa lutte contre le trafic de drogue et contre l’aile gauche de la guérilla que le gouvernement combattait depuis des décennies.

    Pourtant, si l’on en croit les groupes de défense des droits de l’homme dans la région, ce marché a été un désastre.

    #Plan_Colombie #Plan_Colombia
    #Colombie #Etat-Unis #Bill_Clinton #Démocrates #Républicains #Impérialisme
    #Andres_Pastrana
    #Viol #violence_sexuelle #prostitution_forcée
    #droits_des_femmes
    #guérilleros #FARC
    #Investig’Action #Telesur #Kimberley_Brown

  • #Primaires_américaines : Trump et Clinton prennent l’ascendant
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020316/primaires-americaines-trump-et-clinton-prennent-lascendant

    © Thomas Cantaloube Les résultats du « #super_mardi » dans les primaires américaines sont sans ambiguïté : personne ne semble en mesure d’arrêter l’ogre Trump malgré l’inquiétude des hiérarques conservateurs. Clinton continue de creuser l’écart avec Sanders, qui peine à convaincre l’électorat populaire et issu des « minorités ».

    #International #démocrates #Donald_Trump #Election_présidentielle_américaine #Etats-Unis #Hillary_Clinton #primaires_US #Républicains #Super_Tuesday

  • #Bernie_Sanders et #Donald_Trump, deux révoltes radicalement différentes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100216/bernie-sanders-et-donald-trump-deux-revoltes-radicalement-differentes

    Des supporters de Bernie Sanders célèbrent sa victoire dans un bar du #New_Hampshire © Thomas Cantaloube Les primaires du New Hampshire ont vu les larges victoires du démocrate Bernie Sanders sur Hillary Clinton, et de Donald Trump sur ses concurrents #Républicains. Si les deux hommes sont souvent associés, leurs idées, leurs méthodes et leurs ambitions n’ont rien en commun.

    #International #démocrates #élections_présidentielles_américaines #Etats-Unis #primaires_US

  • #primaires_US : Sanders et Trump, deux révoltes radicalement différentes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100216/primaires-us-sanders-et-trump-deux-revoltes-radicalement-differentes

    Des supporters de #Bernie_Sanders célèbrent sa victoire dans un bar du #New_Hampshire © Thomas Cantaloube Les primaires du New Hampshire ont vu les larges victoires du démocrate Bernie Sanders sur Hillary Clinton, et de #Donald_Trump sur ses concurrents #Républicains. Si les deux hommes sont souvent associés, leurs idées, leurs méthodes et leurs ambitions n’ont rien en commun.

    #International #démocrates #élections_présidentielles_américaines #Etats-Unis

  • Au cœur des #primaires_US : #Bernie_Sanders prend son élan
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060216/au-coeur-des-primaires-us-bernie-sanders-prend-son-elan

    Une #campagne des primaires américaines ne se gagne malheureusement pas sur des idées mais sur une #organisation sérieuse, médiatique et bien financée. Contrairement à ses prédécesseurs de la #gauche du parti démocrate, le sénateur du Vermont possède tout cela.

    #International #2016 #Barack_Obama #Bill_Clinton #démocrates #éléctions_américaines #Etats-Unis #Hillary_Clinton #New_Hampshire

  • Au cœur des #primaires_US : la mue d’Hillary Clinton
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040216/au-coeur-des-primaires-us-la-mue-d-hillary-clinton

    Hillary Clinton à Derry (New Hampshire), le 3 février #2016. © Thomas Cantaloube Comme il y a 8 ans, et comme son époux Bill il y a 24 ans, l’ex-First Lady doit se battre avec acharnement dans le #New_Hampshire pour décrocher l’investiture démocrate à la présidentielle. La nouveauté est que le contexte a changé : l’Amérique regarde désormais à gauche.

    #International #Barack_Obama #Bernie_Sanders #Bill_Clinton #conservateurs #démocrates #éléctions_américaines #Etats-Unis #Hillary_Clinton

  • Au coeur des #primaires_US (3/10) : les vainqueurs ne sont pas toujours ceux que l’on croit
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020216/au-coeur-des-primaires-us-310-les-vainqueurs-ne-sont-pas-toujours-ceux-que

    Deux générations de soutiens à #Ted_Cruz © Thomas Cantaloube Les électeurs de l’Iowa se sont prononcés dans la course à la maison-Blanche : Ted Cruz finit en tête chez les #Républicains ; #Hillary_Clinton et #Bernie_Sanders sont au coude à coude. Mais ce n’est que le début...

    #International #2016 #conservateurs #démocrates #éléctions_américaines #Etats-Unis #Iowa