• Comment l’URSS aurait fait « imploser » le système social US
    https://fr.sputniknews.com/20211020/grandeur-decadence-todd-urss-us-1052249180.html

    Et si le déclin de l’Empire américain était avant tout social ? Et si c’était feu l’URSS qui avait précipité cet affaiblissement, remportant une victoire posthume sur son adversaire de la Guerre froide ? C’est la thèse, paradoxale en apparence, qu’a développé Emmanuel Todd lors d’une conférence qu’il a animée le 14 octobre à Paris pour le Dialogue franco-russe.

    https://www.youtube.com/watch?v=DgCZj_jHUOs

    Alors que les États-Unis semblaient être sortis grands vainqueurs de leur confrontation avec l’Union soviétique au début des années 1990, ils portaient déjà en eux le germe de leur effondrement social. Pour en arriver à de telles conclusions, l’anthropologue et historien s’est penché sur des « indicateurs très simples » de la santé de la société étasunienne. Les mêmes que ceux qui lui permirent de prédire l’implosion de l’URSS dans son premier ouvrage, La chute finale (Éd. Robert Laffont, 1976) quinze ans avant qu’elle n’advienne.

    Mortalité infantile élevée (5,6pour 1.000 aux États-Unis, contre 4,9 en Russie), recul de l’espérance de vie aux États-Unis alors qu’elle progresse en Russie. Un recul dopé par la progression du taux de suicide tout au long des années 2000 outre-Atlantique (14,5 pour 1.000 habitants contre 11,5 en Russie), ainsi que par l’envolée des overdoses d’opioïdes et de l’alcoolisme.

    Évolution « négative » aux USA Vs « stabilité » du système social russe
    « Des morts qui, en fait, reflètent la destruction de la classe ouvrière américaine », estime Emmanuel Todd, qui oppose à cette évolution « frappante » et « négative » au pays de l’Oncle Sam… la « stabilité » du système social russe.

    « La persistance d’un discours négatif sur la Russie est étonnante, alors qu’il est si facile de sortir des évolutions positives spectaculaires », lance l’anthropologue. Et pour cause, le constat chiffré qu’il pose prend le contrepied du portrait régulièrement dépeint d’une société russe où le niveau de vie ne cesserait de se dégrader https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/10/13/russie-riche-russes-pauvres_6098099_3234.html .

    Ces chiffres sont d’autant plus honteux pour les États-Unis que les dépenses sociales y sont proportionnellement plus élevées : 16,5% du PIB, contre 10 à 15% dans les pays ayant un niveau de développement comparable. Autre statistique que brandit l’anthropologue : celle de la population carcérale, qui bat tous les records en Amérique. Une situation, là encore inverse à la tendance en Russie, où le nombre de personnes incarcérées a été divisé par deux en vingt ans https://blogs.mediapart.fr/daniel-ac-mathieu/blog/230520/baisse-du-nombre-des-detenus-en-russie . « En 2016, nous avons 655 incarcérés pour 100.000 habitants aux États-Unis et 328 seulement en Russie. C’est le taux le plus élevé du monde, ce n’est pas une société normale ! », juge Emmanuel Todd.

    Lutte contre l’URSS : âge d’or et effondrement du modèle US
    . . . . .
    "Il faut être capable de voir que le système social américain n’est plus le même. Cette transformation n’a pas été aussi violente que l’implosion du communisme, qui a créé des niveaux de souffrance instantanée beaucoup plus élevés. Mais quand même, obtenir dans le pays qui à la fin des années 1920 pesait 44,8% de la production industrielle mondiale une mortalité infantile absolument minable, une baisse de l’espérance de vie, c’est bien qu’il y a eu destruction de quelque chose.
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    #emmanuel_todd #démocratie #inégalités #Santé #racisme #politique #todd #usa #Russie #état #histoire #Démocratie #mortalité #mortalité_infantile #russophobie

  • PROPAGANDE, GUERRE NUCLÉAIRE, CLIMAT : Il faut sauver notre espèce !
    https://www.les-crises.fr/interview-chomsky-propagande-elucid

    Noam Chomsky, dans cette interview accordée à Olivier Berruyer pour ÉLUCID, revient sur les grands enjeux du moment : risque de guerre nucléaire mondiale, vaccination, climat, médias et propagandes. Le grand capital continue son œuvre et détruit tout sur son passage, pourra-t-on sauver l’humain ?  Chapitrage [00:00 à 04:45] – Le modèle chomskyste de […]

    #Démocratie #Noam_Chomsky #Démocratie,_Noam_Chomsky

  • Stupeurs et embrouilles à l’assemblée : le (non) vote sur l’ AAH - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=bxzwK1XvXjE

    Attention, le débat au Sénat a lieu aujourd’hui (oui, je suis tellement à la bourre que ma vidéo tournée hier arrive sur youtube seulement maintenant). Donc quand hier je disais « demain », je parlais d’aujourd’hui...c’est clair non ?
    Résumé de l’épisode précédent : En juin dernier, les députés devaient se prononcer pour ou contre la déconjugalisation de l’AAH : mais ce vote n’aura jamais lieu...tatatiiin...
    Donc plongez dans l’univers impitoyable des députés l’assemblée, et découvrez par quelles armes fatales, un/une ministre peut leur couper la parole (et les jambes pour tirer des buts) : réserve de vote, vote bloqué...tous les coups sont permis.

    Pour être honnête, il m’a fallu beaucoup beaucoup de temps pour faire cette vidéo (regarder 4h30 de débats, poser des question, tourner et monter sans être Steven Spielberg) : puisse-t-elle vous être utile dans votre compréhension de notre fonctionnement démocratique.
    Bises

    (je remets ici puisque bloquée sur le seen initial)

    #aah #handicap #autonomie #EM #LREM #démocratie_mon_cul

  • Les sénateurs votent pour le retour du cumul des mandats
    https://www.lefigaro.fr/politique/non-cumul-des-mandats-les-senateurs-votent-pour-le-retour-du-cumul-des-mand
    La chambre haute a approuvé la proposition de loi visant à autoriser de nouveau le cumul d’un mandat local avec un mandat national, interdit depuis 2017.

    Les sénateurs se sont prononcés mardi 12 octobre au soir en faveur d’une proposition de loi revenant sur le non-cumul des mandats, instauré en 2014 et mis en place lors des élections législatives et sénatoriales de 2017. Elle souhaite permettre aux députés et sénateurs d’être maires ou adjoints d’une commune de moins de 10.000 habitants.

    #sénat #sénateurs #politique #accaparement #France #cumul #Démocratie (malade)

    • 88% des députés cumulards en 2012

      En 2012, 77% des sénateurs et 88% des députés exerçaient alors au moins un autre mandat électif. La loi de 2014 a mis fin à ce cumul et a permis indirectement une plus grande féminisation du Parlement, en renouvelant la classe politique. L’Assemblée nationale compte désormais plus de 38% de femmes, et le Sénat 32%.

      La loi actuelle, votée lors du quinquennat de François Hollande, empêche d’être à la fois parlementaire (député, sénateur, député européen) et élu local. Promulguée en 2014, elle a permis un renouveau dans la classe politique dès les élections de 2017.

  • Pour en finir avec 2022
    https://lundi.am/Pour-en-finir-avec-2022

    1/ Si l’élection est un dispositif de choix tronqués entre différentes alternatives qui renvoient à un même système, pour nous ces alternatives deviennent proprement infernales, puisque ne paraît soutenable aucune des versions candidates à ce système qui a ruiné, ruine et ruinera l’habitabilité de la planète Terre (qui se voit traitée comme un bloc de ressources, humaines et non-humaines). Chaque jour qui passe voit toutes les courbes filer en exponentielles, et la sensation de la nécessité d’un décrochage radical s’aiguise jusqu’au tragique. Le constat n’est pas nouveau ; ce qui évolue c’est le degré vertigineux de précision et d’intensité avec lequel il s’impose à tou.te.s, et la dose de mauvaise-foi qu’il faut pour se persuader que le petit circuit politique qui nous est alloué permettra d’en décoller d’un cheveu. Le faux-miroir des alternatives achève d’apparaître pour ce qu’il est dans pareille situation : un piège mortel.

    2/ Si l’élection n’est rien d’autre qu’une procédure de légitimation, n’ayant d’exemplaire que son efficacité perverse à lier durablement notre volonté (dès qu’un connard se fait élire dans un pays étranger, on se murmure après tout, s’ils le veulent…), force est de constater qu’il y a une probabilité écrasante pour qu’en 2022, comme ensuite, ce qu’elle trempera dans le grand bain de la légitimité populaire, c’est une petite élite criminelle, rapace et follement destructrice. Ici aussi la nouveauté réside dans l’intensité avec laquelle se met à briller la vieille évidence du raquette politique opéré par la classe dirigeante, désormais dépouillée de tout parti, de toute velléité de sauver les apparences. On n’a même plus besoin d’élaborer une critique, il suffit de leur laisser la parole. Au hasard, Cédric O, secrétaire d’État chargé de la transition numérique, autrement dit fonctionnaire en charge du biocide en cours, qui déclare froidement : « je suis pour une partie de votre communauté, et pour une partie des Français, un, je sais pas quoi dire, un traître, un vendu au grand Capital, un vendu à une certaine caste… » On s’attend à ce qu’il pousse de hauts cris républicains. Eh bien non. Il leur préfère un laconique : « je l’accepte. » [1]. Autrement dit, l’élection s’affiche officiellement comme une procédure de légitimation à l’issue de laquelle une petite caste, qui a joyeusement envoyé valdinguer le paravant du « bien commun », aura pourtant les coudées franches pour mener ses exactions.

    Corollaire : si on raisonne ainsi de manière dégrisée à partir de ce qu’est réellement la procédure de l’élection, s’inverse complètement l’argument du front républicain contre l’extrême droite, cet argument qui semble tellement indépassable qu’on a l’impression que toute la vie politique tient à ce fil, et selon lequel, comme on sait, il faut maintenir coûte que coûte une participation, non pas pour truc ou machine, mais contre la fille du borgne (oui, Le Pen). En effet, la meilleure manière de préparer l’arrivée aux manettes de cette dernière, c’est de continuer à mettre des jetons dans cette dangereuse machine à élections : celle-ci risque fort, un jour ou l’autre, de pencher du mauvais côté, et alors elle produira d’autant plus d’effets de légitimation qu’on l’aura alimentée en participation et qu’elle tournera à plein régime. Qu’on y réfléchisse de toutes les manières, la seule stratégie valable à court et long terme, c’est de couper l’alimentation.

    3/ Sous l’hystérie entretenue par les batteries médiatiques, et dont il faut considérer le taux de participation comme le produit d’élevage, une autre image se dessine sourdement. Quand on détourne la tête des écrans, et qu’on prend le temps de laisser s’évanouir leurs images rémanentes, on peut apercevoir nettement le bouffon qui aura attrapé le pompon en avril prochain. D’une main, il a le bouclier de la légitimité populaire, ce halo atmosphérique purement symbolique qui finit tout de même par se condenser dans le monopole de la violence légitime, la pluie glacée des yeux crevés et des mains arrachées. De l’autre, il tient l’épée de la dette, désormais si longue, si affûtée, avec laquelle il taillera un plan d’austérité sans précédent historique. Dans nos chairs. L’État providence était là pour vous (on l’a même ressorti du placard paraît-il), désormais c’est à vous d’être là pour lui. La musique de l’avenir a des accents grecs. Quel que soit le pantin qui sera couronné, on sait qu’il devra jouer cette partition. Chaque papier au fond de la boîte, peu importe la couleur, est un « oui » d’acceptation glissé à l’oreille de ce scénario. A ce stade, c’est plus une élection, c’est un braquage.

    #élection #démocratie_représentative

  • "La CEDH juge « irrecevables » 18 000 requêtes contre le pass sanitaire en France"

    On sent encore une fois le grand mouvement démocratique qu’est l’UE par le haut, et la prise en compte (au moins symbolique) des préoccupations/revendications des citoyens. Et ces même empapaoutés de l’UE vont ensuite prétendre donner des leçons de démocratie, liberté, égalité, fraternité, etc, à la Chine, la Russie, et quelques autres.

    On comprend que les prétentions de l’UE soient IRRECEVABLES pour ces gens là (et pas qu’eux) :-D :-D :-D

    La CEDH juge « irrecevables » 18 000 requêtes contre le pass sanitaire en France — RT en français
    https://francais.rt.com/international/91404-cedh-juge-irrecevables-18-000-requetes-contre-pass-sanitaire-fran

    #politique #covid #pass_sanitaire #justice #citoyenneté #Europe #CEDH #irrecevable #démocratie #France #vangauguin

  • 8 Belges sur 10 trouvent qu’ils n’ont pas leur mot à dire sur ce que fait le monde politique
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_8-belges-sur-10-trouvent-qu-ils-n-ont-pas-leur-mot-a-dire-sur-ce-que-fai

    . . . . . . .
    Une grande majorité des Belges ne se sentent pas écoutés, voire incompris par les décideurs politiques. Huit participants sur dix au sondage RTBF estiment qu’ils « n’ont pas leur mot à dire sur ce que fait le monde politique ».
    . . . . . . .

    #démocratie #politique #Belgique #démocratie_ #europe #capitalisme #élections #médias #multinationales #inégalités

  • Tuer en démocratie
    https://laviedesidees.fr/Amelie-Ferey-Assassinats-cibles.html

    À propos de : Amélie Férey, Assassinats ciblés : critique du #libéralisme armé, CNRS éditions. L’assassinat ciblé semble de plus en plus s’imposer comme une nouvelle manière de faire la #guerre. À partir d’une comparaison entre les États-Unis et Israël, Amélie Férey explore les discours consistant à légitimer cette pratique difficilement compatible avec le libéralisme #Politique.

    #démocratie #crime_d'Etat #Etat
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210927_droitdetuer.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210927_droitdetuer.docx

  • #Canada : « On n’a même pas voté encore, c’est décourageant ! » Radio Canada - Yannick Donahue
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1825790/bureaux-vote-files-attente-scrutin

    L’engouement pour les élections fédérales a occasionné de longues files d’attente dans certains bureaux de scrutin, notamment à Montréal, si bien que certains électeurs n’ont pas pu exercer leur droit de vote.

    Au Québec, les bureaux de vote avaient comme directive de fermer à 21 h 30 (HAE).

    Arrivé à son bureau de vote au Centre communautaire du Plateau, sur le Plateau-Mont-Royal à Montréal, un homme rencontré par Radio-Canada a raconté avoir rebroussé chemin en raison de la trop longue attente.


    L’attente était longue pour aller voter au Centre communautaire du Plateau à Montréal. Photo : Radio-Canada

    Arrivé à 21 h 15, il a attendu 35 minutes avant de quitter les lieux. Il reconnaît que la COVID-19 a compliqué les opérations et qu’il y a un manque de personnel, mais il estime qu’on aurait dû davantage promouvoir les autres manières d’exercer son droit de vote.

    “Où Élections Canada a manqué, à mon point de vue, c’est qu’il aurait dû insister et pousser les électeurs à aller voter par anticipation – moi, je serais allé par anticipation si j’avais su ça – ou par courrier. Si j’avais su ça, c’est sûr que je l’aurais fait.”

    Sa conjointe s’est découragée devant l’attente interminable et n’est pas venue exercer son droit de vote. “On est septuagénaires. C’est la première fois de notre vie qu’on ne vote pas. C’est sérieux”, a-t-il affirmé.

    La couleur du gouvernement avant même d’avoir voté
    À 22 h 24, lorsque Radio-Canada a annoncé que le prochain gouvernement fédéral sera libéral, des électeurs encore présents ont poussé des soupirs de découragement dans la file. “On n’a même pas voté encore, c’est décourageant !”, a lancé une personne.

    Radio-Canada a parlé avec un électeur qui est sorti du Centre communautaire du Plateau vers 22 h après avoir voté, alors qu’il était arrivé sur place à 20 h.

    Un autre électeur, Sylvain Lacasse, nous a fait parvenir ce message : “Aujourd’hui, j’ai dû renoncer à mon droit de vote dans Laurier–Sainte-Marie. Il y avait au moins deux heures d’attente aux deux moments où je suis passé à mon bureau de votre au Centre du Plateau sur le boulevard Saint-Joseph. Ridicule. J’ai rebroussé chemin.”

    Denis Rouleau, un électeur, a aussi éprouvé des difficultés à voter au Centre communautaire du Plateau.

    “Il y a des centaines de personnes en ligne. Incapable de voter. J’ai 37 ans. J’ai toujours voté depuis mes 18 ans. Je n’ai jamais eu plus de quatre personnes en ligne devant moi ! J’habite à côté. Je m’y suis rendu à six reprises aujourd’hui pour tenter d’aller voter, dont une fois dès 9 h 30. Toujours des centaines de personnes en ligne et ça n’avance pas. Deux de mes voisins m’ont dit qu’ils ne voteront pas pour ces raisons ! Moi, je vais y retourner une dernière fois après 21 h. C’est aberrant”, a-t-il déploré.

    Il n’y a pas qu’au Centre communautaire du Plateau où l’attente était longue. À l’école Laurier, aussi située sur le Plateau-Mont-Royal, les files s’étiraient.

    “Je souhaitais voter, mais suis tombé sur une file de plusieurs centaines de mètres au 505, rue Laurier Est, à Montréal [l’école Laurier]. Le délai d’attente est d’au moins deux ou trois heures. Ne pouvant attendre, je considère que je me fais voler mon vote”, a affirmé François Chevalier, un électeur.

    En Ontario, la situation était similaire à certains endroits, dont dans la circonscription de Toronto-Centre, où les électeurs ont notamment attendu plus d’une heure pour voter.

     #élections #politique #manipulation #démocratie #vote

    • Il y a pour ces élections de 52 % à 84 % moins de bureaux de vote dans des circonscriptions du Grand Toronto en comparaison aux élections précédentes, ce qui explique en partie les longues files d’attente qui se sont dessinées devant les bureaux de vote à Toronto.
      . . . . . .
      Plusieurs heures de retard
      Louis-Éric Mongrain, résident dans la circonscription de Davenport, s’est présenté à son bureau de scrutin désigné sur la rue Queen Ouest, en début de journée, vers 9 h 40. Il s’est toutefois buté à des portes closes. “Au moment d’arriver, on a vu qu’il n’y avait personne, les lumières étaient éteintes et le local était verrouillé”, explique-t-il.

      Il a contacté Élections Canada, qui a admis qu’il y avait un peu de retard et qui lui a mentionné que le local ouvrirait “vers 10 h 30 ou 11 h”.

      En se présentant à nouveau vers 11 h, le bureau était toujours fermé.
      . . . . .


      Une trentaine de personnes faisaient déjà la file une demie heure avant l’ouverture de ce bureau de vote dans la circonscription Spadina–Fort York lundi matin. Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

      Source : Toujours Radio Canada https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1825566/vote-elections-federales-scrutin-toronto-ontario

    • Rien sur ces élections canadiennes où l’on n’a pas pu voter dans les #merdias.

      A oui, c’est vrai, ils se consacrent aux élections russes et à navalny.
      Pour information, en Russie, les communistes du KPRF arrivent en seconde position avec 19,20% des voix, première force d’opposition là bas.

  • Wokes diversitaires : exécuteurs testamentaires des liquidateurs marxistes-léninistes du mouvement ouvrier
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1075-Wokes-diversitaires-executeurs-testamentaires

    Texte extrait du bulletin de G. Fargette,« Le Crépuscule du XXe siècle », n°40, juillet 2021. Les grandes vagues de la critique sociale Quand on considère l’histoire de la critique sociale depuis la révolution française, il apparaît très vite que cette critique a connu des atmosphères très différentes dans le temps. Les thématiques fertiles qui sont sources de développements effectifs, parce qu’elle s’ancrent dans des comportements eux-mêmes communicatifs, ont connu plusieurs périodes nettement (...) Fargette G.

    / Fargette G., #Politique, #Histoire, #Anarchisme, #Gauchisme, #Insurrectionnalisme, #Paléo-marxismes, #Islamogauchisme, #Article, #Post-modernisme, #Démocratie_directe, #Totalitarisme, (...)

    #Fargette_G. #Pseudo-subversion

  • Parents, vous pouvez protéger vos enfants face à la vaccination dans les écoles
    https://ricochets.cc/Parents-vous-pouvez-proteger-vos-enfants-face-a-la-vaccination-dans-les-ec

    Rentrée des classes, UN PÈRE SE MOBILISE AVEC FORCE ! et rencontre le chef d’établissement avec d’autres parents et l’informe de son RISQUE PENAL à organiser des vaccinations dans l’établissement. il offre tous les documents nécessaires à télécharger. Ils sont ici. #Les_Articles

    / Vidéos, films..., Démocratie directe, communes libres..., #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, #coronavirus, #Drôme

    #Vidéos,_films... #Démocratie_directe,_communes_libres...
    https://www.dropbox.com/sh/3dn59z25gbtak1e/AADByL0MYRLbwe-Z358NsssOa?dl=0&lst

  • #Belgique : Le bourgmestre évincé de La Panne refuse de rendre les clés de la maison communale Eric Steffens
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2021/08/30/le-bourgmestre-evince-de-la-panne-refuse-de-rendre-les-cles-de-l

    Bram Degrieck,(Plan B) l’ex-bourgmestre de La Panne (Flandre occidentale), évincé par une nouvelle coalition, refuse de rendre la clé de la maison communale. Bram Degrieck a dû quitter son poste la semaine dernière après la formation d’une nouvelle majorité dans la commune côtière. Il a fait appel de cette décision et veut attendre le jugement avant de rendre la clé.

    #MDR #politique #en_vedette #maire #municipalité #démocratie

  • Les exigences des choses plutôt que les intentions des hommes
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1543

    Nicolas Casaux, animateur du Partage (ici), un site où l’on peut lire parfois certains de nos textes, vient de publier un article intitulé Les exigences des choses plutôt que les intentions des hommes. Si nous le reprenons ici, ce n’est pas pour faire des renvois de politesses entre anti-industriels, mais parce que ce texte résume de façon limpide ce qui nous oppose aux industrialistes (libéraux ou communistes). A partir de l’article d’Engels, De l’autorité, que nous avons maintes fois cité et mis en circulation (là) Nicolas Casaux reprend une série d’auteurs, Rousseau, Orwell, Sachs, Mumford, et d’extraits, qui démontrent tous en quelques lignes : – que la production industrielle de services et d’objets de consommation (coton, chemins de fer, mixeurs, voitures, ordinateurs, avions, etc.) est une (...)

    https://www.partage-le.com #Documents
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/les_exigences_des_choses_pluto_t_que_les_intentions_des_hommes.

  • Pour #Wolfgang_Streeck, #mondialisation et #démocratie sont incompatibles - Page 1 | #Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/260821/pour-wolfgang-streeck-mondialisation-et-democratie-sont-incompatibles

    Son nouvel #opus de 544 pages, Zwischen Globalismus und Demokratie (Entre mondialisme et démocratie), qui vient de paraître fin juillet outre-Rhin aux éditions Suhrkamp, poursuit cette ambition, non seulement en la mettant à jour, mais aussi en la concentrant sur sa traduction en termes de système politique. Le cœur de l’ouvrage est précisément une réflexion autour du lien entre gestion des États et gestion de l’#économie, ou plutôt entre systèmes étatiques et modes de production.

    [...]

    C’est bien ce qui manque à la #vision_keynésienne_et_polanyienne de #Streeck : la conscience que le capitalisme n’est régulable que dans la mesure où cette régulation n’est pas contraire à son fonctionnement de base. Le compromis évoqué par Streeck n’est possible que si le #capitalisme l’accepte. Ce qui est loin d’être sûr. Les Trente Glorieuses ne sont alors pas un régime « normal » mais une exception historiquement datée. Si la #crise actuelle est une #crise_structurelle du capitalisme, alors cette #régulation est un leurre, et si la réflexion sur l’#agencement_institutionnel est nécessaire, il ne saurait être suffisant.

    [...]

    Streeck fait donc la même hypothèse de départ que Thomas Piketty, même si ses conclusions sont à l’opposé : la politique et les idées peuvent « mater » les forces économiques. On peut dompter le capitalisme par la politique et le rendre « acceptable ». Ayant posé l’impossibilité d’une mondialisation démocratique, l’auteur aurait sans doute dû s’interroger sur la possibilité contemporaine d’un capitalisme démocratique qu’il donne comme acquis. Mais l’époque nous invite à aller plus loin. Si l’on veut la paix, la stabilité et le respect de l’environnement, il nous faut peut-être dépasser ce simple compromis.

  • En Drôme : Rencontres de l’écologie populaire et sociale
    https://ricochets.cc/En-Drome-Rencontres-de-l-ecologie-populaire-et-sociale-PEPS-aout-2021.html

    Rencontre de l’écologie populaire et sociale de PEPS.

    Nous parlerons d’écologie populaire, de lutte contre la corruption, d’éco-féminisme, de biorégionalisme, des élections, d’animalisme, de communalisme, de convergences des luttes, des alternatives, d’utopies réalistes, de décolonialisme, de souveraineté alimentaire, etc.

    Ce sera aussi un événement culturel et d’éducation populaire avec des concerts, spectacles, projections, ateliers, formations, rencontres. Lien pour s’inscrire Programme et infos (les (...) #Les_Articles

    / #Ecologie, Démocratie directe, communes libres..., #Drôme

    #Démocratie_directe,_communes_libres...
    https://www.pepsisere.eu.org/?event=rencontres-dete-de-peps-pour-une-ecologie-populaire-et-sociale-

  • Accords secrets entre sociétés et communes vaudoises sur des projets éoliens RTS Xavier Alonso/ther
    https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12432284-accords-secrets-entre-societes-et-communes-vaudoises-sur-des-projets-eo

    Le dossier des accords secrets entre communes et sociétés éoliennes rebondit dans le canton de Vaud, après une polémique à Fribourg. Le quotidien 24 Heures a révélé samedi des documents confidentiels où des exécutifs vaudois s’engagent à ne pas nuire aux projets.

    Les communes se contraignent notamment « à promouvoir l’éolien sur leur territoire » ou encore « à ne faire ni favoriser aucune opposition sur le plan du droit civil ou public ». Les clauses secrètes qui ont été rendues publiques samedi dans l’article du quotidien 24 Heures interrogent l’impartialité du débat politique.

    Du côté des opposants aux éoliennes, on demande la transparence : « La transparence permettrait de mener le débat depuis beaucoup plus longtemps et nous savons d’expérience (...) que quand les gens sont informés, ils ont tendance à s’opposer aux éoliennes », explique ainsi Jean-Marc Blanc, secrétaire de l’association paysage-Libre Vaud.

    19 projets de parcs éoliens dans le canton
    Le canton de Vaud ne compte pas moins de 19 projets de parcs éoliens, lesquels suscitent d’ailleurs de nombreux blocages de la part d’associations. Ainsi, si le projet de Sainte-Croix a été validé par le Tribunal fédéral en 2021, cinq autres sont pendants devant les tribunaux.

    Reste que, en dehors des opposants historiques, la place de l’éolien ne fait pas l’objet d’un débat cantonal au Grand Conseil, comme cela avait été le cas à Fribourg. « Les deux tiers des Vaudois habitent dans des régions qui sont orientées vers l’Arc lémanique. Ils se disent qu’ils ne verront jamais les éoliennes parce que leur paysage, c’est le lac Léman, ce qui fait qu’ils ne se sentent pas du tout concernés », regrette Jean-Marc Blanc.

    Des conventions légales
    Les conventions signés entre les communes et les futurs exploitants sont pourtant légales car in fine, le but d’un parc éolien est de vendre de l’électricité issue d’une énergie renouvelable mais également d’être rentable.

    Pour Claudine Wyssa, présidente de l’Union des communes vaudoises, cet entre-deux entre la politique et l’économie doit pouvoir être géré par les exécutifs : « L’option prise par une municipalité pour ou contre les éoliennes est de toute façon politique. Pour faire avancer ces dossiers, la municipalité va devoir faire un certain nombre de démarches et de mon point de vue, le détail de ces démarches n’a pas à être sur la place publique », explique-t-elle.

    Au final, la question qui se pose est bien celle du niveau d’information qui doit être accessible aux citoyens et citoyennes. Un enjeu qui devient émotionnel quand il touche à l’éolien.

    #éoliennes et #Démocratie ne font pas bon ménage, en #Suisse ou ailleurs ! #énergie #résistance #éoliennes_industrielles #électricité #éolien #écologie #énergie_éolienne #environnement #éolienne #transparence

  • Le Vaccin et l’antisémitisme anti-sanitaire, apogée de la pulsion de mort pandémique - Nadia Meziane, Lignes de crêtes
    https://www.lignes-de-cretes.org/le-vaccin-et-lantisemitisme-anti-sanitaire-apogee-de-la-pulsion-de

    Quand la sphère antisémite militante veut définitivement emporter le morceau dans une affaire, il lui faut trouver de préférence, un Juif qui n’ait pas « une tronche très catholique », comme le disait feu Georges Frêche à propos de Laurent Fabius.

    Ce fut chose faite avec le ciblage de Laurent Fabius en tant que président du Conseil Constitutionnel et de son fils par le mouvement antivaxx. Auxquels se joignent évidemment les mouvements anti IVG. Quasi simultanément, le mot d’ordre antisémite « Qui ? » porté au départ de manière anecdotique par quelques manifestants se généralisait dans les manifestations de l’été.

    La résistance au #pass_sanitaire n’était pas en elle même suffisamment porteuse. En effet, elle n’est pas en soi une résistance à la science et au progrès, elle porte même un récit solidaire sur la pandémie, contre sa gestion par le gouvernement français, elle est même pour beaucoup d’entre nous, vaccinés par ailleurs une solidarité matérialiste.

    Vivre tous, ensemble, et que ne soient pas une nouvelle fois exclus les plus éloignés de l’accès à l’information sanitaire et à la santé. Ceux qui ont déjà payé le plus lourd tribut au virus, de par leur situation sociale .

    La sphère antisémite de gauche comme de droite se moque bien de tout cela. Son objectif est la passion mauvaise et hallucinée, meilleur moyen de mettre la main sur la foule apeurée, en excitant sa pulsion de mort.

    Petit retour en arrière dans l’histoire de l’#antisémitisme français. Métastases, un film peu connu de Dieudonné sort au début des années 2010 : il raconte l’histoire d’un homme atteint du cancer que Dieudonné va sortir des griffes de la médecine “enjuivée” pour l’emmener guérir avec les “médecines” alternatives ancestrales. Film glaçant, qui agite à la perfection la peur du de la mort. À l’époque de la sortie du film, Dieudonné est en plein bizness néo sanitaire avec toutes sortes de gourous sectaires et d’anciens médecins dont justement beaucoup d’anti vaxx.

    [...] structure immuable du récit antisémite, (qui sert de squelette et de trame minimale à tout discours conspirationniste, même lorsque ceux-ci ne visent pas les Juifs )

    #conspirationnisme #nihilisme

    • refus du réel fondé en partie sur le choc traumatique causé par le bouleversement du quotidien, sur un « je préfère que ce ne soit pas arrivé », parfaitement compréhensible, va succéder un pessimisme absolu causé par la persistance pandémique et par l’incurie gouvernementale.

      Le moment du « Vive la mort » puisqu’il n’y a plus que cela. Le moment du refus absolu de l’espoir et de la vie, le refus du vaccin. Le moment où l’angoisse pandémique est tellement intense et si peu prise en compte par les pouvoirs publics qui ont passé leur temps à surveiller et punir, qu’elle se retourne contre ceux qui l’éprouvent, dans un mouvement d’auto-destruction qui est aussi destruction des autres.

      #angoisse #pulsion_de_mort #choc_traumatique

    • Il est nécessaire et absolument urgent d’oser, à gauche, retrouver un sens et un récit. Ce n’est pas chose si difficile car cela a été fait lors d’une autre pandémie, celle du SIDA. A l’époque aussi, pourtant, une partie de l’extrême-droite a tenté la rhétorique du massacre des innocents perpétrés par les forces « obscures » et évidemment les Juifs. Lors de l’affaire du sang contaminé, et encore longtemps après,

      […]

      Seulement au moment où elles sont arrivées sur le marché de la demande, d’autres forces sociales progressistes avaient déjà imposé leur récit et leur lutte, celui de l’action et de la vie, comme le disait le slogan d’Act Up. Une immense mobilisation avait éclos chez ceux-là même dont la vie était pourtant compromise individuellement et qui, pour beaucoup, ont mis leurs dernières années de vie au service de tous, ont réellement fait la guerre au virus, au capitalisme, à l’homophobie et aux réactionnaires. Lutte exemplaire car marquée à la fois par des pratiques concrètes de prévention, de solidarité et d’entraide , par des actions extrêmement offensives pour dénoncer les responsabilités des pouvoirs publics, et par une réappropriation de la médecine et des avancées scientifiques.

      #démocratie_sanitaire #sida #Histoire #Act_up

  • Mathematicians are deploying algorithms to stop gerrymandering | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2021/08/12/1031567/mathematicians-algorithms-stop-gerrymandering/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    With the 2020 US Census data release, states start the process of redrawing district maps. New computational tools will help hold politicians to account.
    by

    Siobhan Roberts archive page

    August 12, 2021
    conceptual illustration of a map being cut up and taped together
    Alexander Glandien

    The maps for US congressional and state legislative races often resemble electoral bestiaries, with bizarrely shaped districts emerging from wonky hybrids of counties, precincts, and census blocks.

    It’s the drawing of these maps, more than anything—more than voter suppression laws, more than voter fraud—that determines how votes translate into who gets elected. “You can take the same set of votes, with different district maps, and get very different outcomes,” says Jonathan Mattingly, a mathematician at Duke University in the purple state of North Carolina. “The question is, if the choice of maps is so important to how we interpret these votes, which map should we choose, and how should we decide if someone has done a good job in choosing that map?”

    Over recent months, Mattingly and like-minded mathematicians have been busy in anticipation of a data release expected today, August 12, from the US Census Bureau. Every decade, new census data launches the decennial redistricting cycle—state legislators (or sometimes appointed commissions) draw new maps, moving district lines to account for demographic shifts.

    In preparation, mathematicians are sharpening new algorithms—open-source tools, developed over recent years—that detect and counter gerrymandering, the egregious practice giving rise to those bestiaries, whereby politicians rig the maps and skew the results to favor one political party over another. Republicans have openly declared that with this redistricting cycle they intend to gerrymander a path to retaking the US House of Representatives in 2022.

    Lizard politics

    The term “gerrymander” dates to 1812, when a Massachusetts district drawn to the advantage of Governor Elbridge Gerry was so strangely shaped that it was likened to a salamander. Thus, to “gerrymander” is to manipulate district boundaries with a political agenda, and thereby manipulate election outcomes.

    The use of computers to generate and gerrymander electoral maps became relatively common in the 1990s, although early redistricting software was prohibitively expensive, costing $500,000 to $1 million. Now the industry standard is Maptitude, made by Caliper. When the first Maptitude for Redistricting package was released, in the late 1990s, it cost $2,999. The current price ranges from $1,000 to $10,000, depending on the user’s needs.

    That the technology had advanced by leaps and bounds since the previous redistricting cycle only supercharged the outcome. “It made the gerrymanders drawn that year so much more lasting and enduring than any other gerrymanders in our nation’s history,” he says. “It’s the sophistication of the computer software, the speed of the computers, the amount of data available, that makes it possible for partisan mapmakers to put their maps through 60 or 70 different iterations and to really refine and optimize the partisan performance of those maps.”

    As Michael Li, a redistricting expert at the Brennan Center for Justice at the New York University’s law school, puts it: “What used to be a dark art is now a dark science.” And when manipulated maps are implemented in an election, he says, they are nearly impossible to overcome.

    “The five justices on the Supreme Court are the only ones who seemed to have trouble seeing how the math and models worked,” says Li. “State and other federal courts managed to apply it—this was not beyond the intellectual ability of the courts to handle, any more than a complex sex discrimination case is, or a complex securities fraud case. But five justices of the Supreme Court said, ‘This is too hard for us.’”

    “They also said, ‘This is not for us to fix—this is for the states to fix; this is for Congress to fix; it’s not for us to fix,’” says Li.
    Will it matter?

    As Daley sees it, the Supreme Court decision gives state lawmakers “a green light and no speed limit when it comes to the kind of partisan gerrymanders that they can enact when map-making later this month.” At the same time, he says, “the technology has improved to such a place that we can now use [it] to see through the technology-driven gerrymanders that are created by lawmakers.”

    #Election #Manipulation #Démocratie #Gerrymandering

  • Inde : les classes populaires exigent des politiciens du BJP et des capitalistes qu’ils quittent le pays
    https://ricochets.cc/Inde-les-classes-populaires-exigent-des-politiciens-du-BJP-et-des-capitali

    INDE.11.08.2021. LES CLASSES POPULAIRES AUX CAPITALISTES ET AU BJP : « QUITTEZ L’INDE » OU ON VOUS EN CHASSERA Le 9 août dans une grande journée de mobilisation, de grèves, rassemblements, meetings, manifestations de tous les secteurs professionnels et dans tous les Etats de l’Inde, à l’appel des syndicats ouvriers et du soulèvement paysan, ouvriers et paysans ont dit aux dirigeants du BJP : « Quittez l’Inde » ! C’est une référence à la journée du 9 août 1942 où Gandhi exigeait des britanniques qu’ils (...) #Les_Articles

    / Démocratie directe, communes libres..., Révoltes, insurrections, débordements...

    #Démocratie_directe,_communes_libres... #Révoltes,_insurrections,_débordements...

  • Covid-19 : ni égoïsme libéral ni administration étatiste des désastres
    https://ricochets.cc/Covid-19-ni-egoisme-liberal-ni-administration-etatiste-des-desastres.html

    Les débats sur Ricochets et ailleurs me font rebondir en vrac sur le sujet des libertés. Des manifestants crient « liberté », des gouvernements parlent de « sécurité première des libertés », alors creusons un peu certains aspects : Là on est pris de plus en plus dans un mauvais cercle vicieux avec le covid et les catastrophes climatiques, sociales et écologiques. Les machines (ex)humaines prises au sein d’un système à tendance totalitaire voudraient retrouver de la liberté, mais laquelle ? De plus en plus (...) #Les_Articles

    / #Epidémies,_gestion_de_crise,_en_temps_de_catastrophe, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., Démocratie directe, communes (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Démocratie_directe,_communes_libres...
    https://blogs.mediapart.fr/simon-marseille/blog/100520/ce-que-les-indigenes-zapatistes-ont-nous-apprendre-de-la-crise-du-co
    http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1119
    https://reseaupeuplesautochtones.org/2020/09/02/defendre-la-vie-en-temps-de-pandemie

  • Liberté des libéraux et liberté des anarchistes - Réflexion sur les obstacles rencontrés par les luttes contemporaines – 20/01/2020, Dijoncter.info - Site d’infos en lutte sur Dijon
    https://dijoncter.info/liberte-des-liberaux-et-liberte-des-anarchistes-1656

    Selon les philosophes libéraux, la liberté est la possibilité pour un individu de faire tout ce qu’il veut. Pour le philosophe Ruwen Ogien par exemple,« être libre n’est rien d’autre et de plus que le fait de ne pas être soumis à la volonté d’autrui ». Ce n’est pas faux. Quand on est soumis à la volonté d’autrui, on n’est pas libre. Mais c’est une drôle de façon de poser le problème qui oppose les individus les uns aux autres. Elle postule, comme la Déclaration des droits de l’homme de 1789, que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits . » Comme le dit aussi le proverbe : la liberté de chacun s’arrête là où commence celle d’autrui.

    Les bornes de la liberté, c’est le droit. Dans cette vision de la liberté, « avoir le droit », c’est avoir la possibilité de faire tout ce qui n’est pas interdit. « Avoir le droit » serait synonyme de « être libre de ». Cette philosophie libérale postule qu’à la naissance les individus seraient chargés de tous les droits, que la société (comprendre : l’État) limitera dans certains cas. On voit bien que cette conception pense la liberté uniquement à l’échelle individuelle, comme si chacun était une petite bulle de volonté qui ne demandait qu’à marcher sur les pieds de son voisin (qui lui-même n’a qu’un désir, empiéter sur mes plates-bandes). C’est l’idéologie d’une société des individus atomisés, séparés, et qui se vivent comme aliénés par l’existence des autres. Autrui, quel salaud.
    On comprend que cette conception de la liberté est aussi une vision pessimiste de l’être humain. En effet, même si pour les libéraux la liberté est d’abord un « silence de la loi » (Ruwen Ogien), le monde étant peuplé d’individus égoïstes et qu’on veut éviter le Chaos à la Mad Max, il est nécessaire que des institutions interviennent pour réguler la loi de la jungle.

    C’est le rôle de l’État : mettre des barrières, pour éviter que la liberté des uns ne vienne écraser celle des autres. Car dans cette conception, une seule forme d’institution est finalement souhaitable : l’État, une institution coercitive extérieure à la volonté des individus, qu’elle considère comme des enfants. On sait pourtant, que l’État n’est pas la seule forme possible d’institution pour vivre en société. Par rapport à d’autres institutions, il se caractérise par ses fonctions régaliennes (police, justice, armée), en un mot par le « monopole de la violence légitime ». Il est dans sa nature d’exercer cette force ou de menacer de l’exercer. Les institutions, réduites à l’État, sont donc des barrières entres les individus, destinées à les contenir.

    Les libéraux considèrent que l’égalité impose de limiter la liberté de chacun : la liberté s’oppose pour eux à l’égalité. C’est qu’en guise d’égalité, il ne reconnaissent qu’une égalité des chances à la naissance doublée d’une égalité de droits (politiques et sociaux). Les êtres humains naissant avec des chances égales mais des compétences inégales, il serait injuste que certains profitent de ce qui ne leur revient pas, et liberticide de priver d’autres du fruit de leurs compétences. Toute égalité plus réelle, économique ou sociale par exemple, contrevient à leur vision de la société.

    Cette conception de la liberté est donc une conception abstraite qui ne prend pas en compte les conditions d’exercice réelles de la liberté. Elle oublie tout ce que les individus peuvent réellement faire (ou ne pas faire) sous le poids des influences sociales, ou plus simplement par manque d’argent à la fin du mois. Alors, un jour j’irai vivre en théorie, parce qu’en théorie tout se passe bien.

    Pour résumer de façon imagée, on pourrait dire que la liberté des libéraux est celle d’individus séparés, lâchés dans un univers hostile. Rétifs à toute idée d’égalité (qui nuirait à leur liberté séparée), ces individus-rois vivent l’institution de l’État entre eux comme un mal nécessaire, érigeant des murs entre eux pour éviter de s’entre-tuer. Chacun coincé entre quatre murs, la liberté dont il est ici question est une drôle de liberté. Elle consiste à avoir le moins de liens possibles, pour se garder la possibilté de changer de vie, de déménager à l’autre bout du monde à tout instant. C’est la liberté d’un individu-consommateur qui se croit tout-puissant.

    La liberté des anarchistes : un monde en commun

    À contrario, les anarchistes proposent une autre définition de la liberté, qui n’oppose pas individu et collectif. La liberté étant une question sociale, la liberté des autres est indissociable de la mienne. Comme le dit Michel Bakounine : « Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens libre vraiment que par la liberté d’autres, de sorte que plus nombreux sont les hommes libres qui m’entourent et plus profonde et plus large est leur liberté, et plus étendue, plus profonde et plus large devient ma liberté. » En effet, quelle valeur peut avoir ma liberté si elle repose sur l’asservissement des autres ? Au contraire, la liberté des autres étend la mienne à l’infini.
    C’est une conception optimiste de l’être humain, où le rôle des structures collectives n’est pas d’empêcher, mais de faire jouer collectivement des volontés individuelles, sans les opposer.
    Dans cette conception, le rôle des structures sociales est simplement d’être des médiations entre les individus. Les institutions, bien qu’extérieures par définition aux individus, doivent être le reflet de la volonté de leurs membres. Cela peut valoir la peine de rappeler ce qu’est une institution, car dans nos sociétés (et particulièrement en France), on a souvent pris le réflexe de confondre le concept d’institution avec celui d’État. Les anarchistes entendent les institutions de façon plus large. Famille, langage, médecine, associations ou coopératives sont aussi des institutions ; des tiers ; des structures sociales durablement institué

    • En pratique, combien de collectifs militants ont ainsi explosé ces dernières années du fait de l’impossibilité s’accorder, sous l’influence de l’idée libérale que chacun ne décide jamais que pour lui-même ? En effet, dans des milieux politisés et attentifs au fait que nul ne se trouve lésé dans les processus collectifs, on constate la capacité de nuisance d’une idéologie qui empêche le collectif de prendre des décisions impactant la conduite de ses membres (ce qui est pourtant le propre d’une décision collective).

      l’exemple princeps qui n’est pas cité ici est je crois la ZAD de NDDL (un tweet de @valk m’a mis la puce à l’oreille)

      pour lire ce texte, je crois que c’est mieux de caviarder le mot anarchie et anarchisme à chaque fois qu’il se présente

      ça cherche quelque chose comme une version libertaire du centralisme démocratique dans un contexte qui n’est plus du tout celui de l’organisation partidaire (tendances, courants) mais d’une fragmentation radicale dans l’individualisme existentiel. c’est pas fait... un terme manque celui de consensus (plutôt que de créer une ou des minorités), alors que de nombreuses expériences politiques actuelles font de sa recherche, de sa fabrication une modalité essentielle, quitte à le payer en temps d’indétermination, à affaiblir la volonté politique, l’organisation.

      c’est peu démélable. je me souviens de collectifs où un sens des responsabilités partagé permettait de fonctionner avec la reconnaissance d’un droit de véto sur les décisions les textes, droit très rarement employé dans les faits, présent comme un rappel de la volonté de ne pas fabriquer de minorité, écraser, soumettre tel ou tel participant.e, point de vue sans prendre le temps d’échanges suivis.
      ce qui ne parvient pas à empêcher la mise en retrait (on ferme sa gueule pour ne pas désespérer le collectif, l’empêcher d’agir) ou le conformisme (on ne s’exclura pas de soi même de la décision qui vient pour préserver sa légitimité dans le groupe).

      #organisation #luttes #démocratie

  • Passe sanitaire : « Pourquoi le projet de loi anti-Covid heurte de manière disproportionnée nombre de libertés fondamentales »

    https://amp.lefigaro.fr/vox/politique/passe-sanitaire-les-enjeux-devant-le-conseil-constitutionnel-20210801?_

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Dix juristes détaillent les aspects de la « loi anti-Covid » votée le 25 juillet portant selon eux atteinte à la Constitution.

    Le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, qui instaure une obligation vaccinale pour certains et un passe sanitaire pour tous, heurte d’une manière disproportionnée nombre de libertés fondamentales et encourt à ce titre la censure par le Conseil constitutionnel.

    Une obligation vaccinale de facto alors que non prévue par la loi

    Soumettre l’exercice de certaines activités à la présentation d’un « Passe sanitaire » aboutit en pratique à une obligation vaccinale pour le personnel intervenant (travaillant) dans les domaines listés ainsi qu’aux citoyens souhaitant y accéder : en effet, la contrainte représentée par le fait de devoir se rendre toutes les 48 heures dans un centre habilité pour y subir un prélèvement nasal non remboursé à compter de l’automne (environ 27 euros à ce jour pour un test PCR soit 405€ par mois) dans des centres qui seront probablement raréfiés et engorgés (du fait du non-remboursement) constitue une mesure d’effet équivalent à une obligation vaccinale.

    Cette obligation indirecte, puisque non prescrite par la loi, viole l’article 5 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui énonce que « nul ne peut être contraint à faire ce que la loi n’ordonne pas ».

    Une obligation vaccinale inconstitutionnelle

    L’obligation vaccinale (conséquence du passe sanitaire ou directement par la loi) pour exercer certaines professions viole le droit à l’emploi et le droit de ne pas être lésé en raison de ses opinions ou de ses croyances, protégés par l’alinéa 5 du Préambule de la Constitution de 1946 comme par l’article 8 de la Déclaration de 1789 qui garantit la liberté et impose au législateur de n’établir « que des peines strictement et évidemment nécessaires ». Elle viole également le principe d’égalité, les libertés individuelles, le principe de protection de la santé, le droit à l’intégrité physique et à la dignité, le principe d’égal accès aux emplois publics, le principe de précaution, inscrits dans notre bloc de constitutionnalité...

    « D’un point de vue juridique, le pass sanitaire remet en cause tellement de principes fondamentaux pour un résultat si hasardeux que le Conseil Constitutionnel devrait le rejeter en totalité.
    Hélas, avec Macron, le droit cède sans cesse à la force…
    #LREM »

    #conseil_constitutionnel #Pass_Sanitaire #démocratie.

    • Absence de justification par la nature de la tâche à accomplir et absence de proportionnalité

      Une telle restriction aux droits et libertés individuelles et collectives est inconstitutionnelle car non justifiée par la nature de la tâche à accomplir, non proportionnée au but recherché et injustifiée au regard de l’objet de la loi (Conseil constitutionnel, n°2018-757 QPC, 25 janvier 2019 ; n° 2001 455-DC, 12 janvier 2002).

      En effet, si le but recherché avec le passe est de garantir, sur un lieu donné, la seule présence de personnes « protégées » contre le virus SARS-CoV-2, alors les personnes ayant des anticorps devraient bénéficier d’un passe et leur exclusion est discriminatoire.

      Si le but recherché est de garantir, la seule présence de personnes ne présentant pas un « risque » de transmission du virus pour les autres, alors l’obligation de ce passe constitue une rupture d’égalité injustifiée à l’égard des non-vaccinés par rapport aux vaccinés, puisque les premiers sont contraints de réaliser un dépistage virologique afin de garantir qu’ils ne sont pas porteurs du virus, alors que les seconds sont exemptés de cette obligation alors même qu’ils peuvent être porteurs et contagieux (Conseil d’État, référés, 1er avril 2021, n°450956).

      L’obligation vaccinale de certaines catégories de personnes relève donc d’une erreur manifeste d’appréciation puisqu’elle est présentée comme justifiée par l’objectif de lutter contre la diffusion de l’épidémie et de préservation des personnes avec lesquelles ces personnes obligées de se faire vacciner seront en contact.

      Le passe sanitaire n’est pas non plus justifié au regard de la nature de la tâche à accomplir : quelle différence entre le personnel intervenant dans des activités de restauration commerciale soumis au passe et celui intervenant dans des activités de restauration collective ou professionnelle routière et ferroviaire qui n’y est pas soumis ? Quelle différence entre le caissier de restauration collective en contact avec de nombreux clients mais non soumis au passe et le cuisinier du petit restaurant de quartier qui ne côtoie pas la clientèle et n’en est pas moins soumis au passe ?

      Quelle différence entre les psychologues ou les psychothérapeutes soumis à une obligation vaccinale alors qu’il n’a été ni démontré, ni même avancé, que le cadre de leur consultation serait propice à la transmission du virus et le salarié en rayon ou en caisse d’un centre commercial amené chaque jour à côtoyer et échanger avec des dizaines de personnes non soumis au passe ?

      Selon qu’une personne âgée ou handicapée est titulaire de l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH), son salarié doit être vacciné ou non. Mais en quoi les ressources de la personne employeur justifieraient l’obligation vaccinale du salarié au regard de l’objectif de protection alléguée contre l’épidémie ?

      Le personnel présentant une contre-indication au vaccin peut exercer normalement son activité sans vaccin ni dépistage virologique négatif. Or : Or, si le projet de loi était justifié par un risque de transmission ou de contamination, ces personnes ne devraient pas travailler dans les lieux identifiés comme foyers possibles de contamination et le projet de loi aurait alors dû prévoir un système de congé temporaire avec maintien de la rémunération. Si le risque invoqué peut être évité par exemple par le respect des gestes barrière pour ces personnes, pourquoi ne peut-il pas l’être non plus pour les autres ?

      Violation de la nécessité du consentement libre et éclairé et du droit au respect de l’intégrité physique

      Tant que les vaccins disponibles sur le territoire français sont toujours en phase 3 d’essai clinique -(jusqu’au 27 octobre 2022 pour Moderna et au 2 mai 2023 pour Pfizer), il s’agit de médicaments expérimentaux utilisés dans un essai clinique (Directive 2001/20/CE, 4 avril2001, art. 2, d). Le nombre de vaccins administrés ne change pas cette qualification juridique. L’Agence européenne du médicament n’a délivré qu’une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle, l’AMM non conditionnelle ne pouvant intervenir qu’à l’issue des essais cliniques (Règlement CE n°726/2004, 31 mars 2004, art. 6). Or, un vaccin en phase 3 ne peut s’adresser qu’à des volontaires donnant un consentement libre et éclairé (Art. L. 1122-1-1, Code de la santé publique ; Directive 2001/20/CE ; Code de Nuremberg de 1947). L’obligation porte donc atteinte au droit au respect de l’intégrité physique.

      Violation du principe de précaution de la santé

      L’obligation vaccinale porte atteinte au principe à valeur constitutionnelle de précaution de la santé, dès lors que des effets indésirables - dont 25% graves - ont déjà été observés en France par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

      Violation du droit à la formation professionnelle

      L’obligation vaccinale des étudiants de certaines filières viole le droit à la formation professionnelle protégé par l’alinéa 13 du Préambule de la Constitution de 1946. Elle est d’autant plus disproportionnée que les jeunes ne sont pas une population fragile et ne courent pas de risque particulier de mourir de la Covid 19, sans compter la balance bénéfice-risque en défaveur du vaccin dans leur cas. Bien plus, cette obligation s’impose alors même que les étudiants ne seraient pas en contact avec des personnes vulnérables.

      Violation de la liberté d’aller et venir, du principe d’égalité, de la protection de la santé, du droit aux loisirs et de l’intérêt supérieur de l’enfant

      L’exigence d’un passe pour accéder à certains lieux, ou services viole la liberté d’aller et venir, le principe d’égalité, la protection de la santé et le droit aux loisirs (articles 2 et 4 de la Déclaration de 1789, alinéas 10 et 11 du Préambule de la Constitution de 1946). Les contraintes fortes imposées à ceux qui ne présenteraient pas un passe ne respectent pas le principe de proportionnalité (nécessité, adaptation, proportionnalité proprement dite), et ne sont pas justifiées par l’objectif visé.

      On constate que les conditions générales de santé publique, évoquées par le Conseil d’État, exercent une influence majeure sur les obligations imposées par les pouvoirs publics. Or, elles sont éminemment variables, changeantes, justifiant des mesures adaptables elles-mêmes. Chacun peut constater combien les incertitudes sont grandes, tant en ce qui concerne les effets du vaccin lui-même, qu’en ce qui concerne la pandémie, son développement, ses variants dont de nombreux médecins soulignent qu’ils sont plus contagieux mais moins virulents, etc.…

      Les mesures contenues dans le projet de loi de par leur généralité constituant de graves contraintes sur la vie quotidienne ne sont pas proportionnées aux risques changeants et largement inconnus et aux conditions générales de santé publique découlant de l’alinéa 11 du Préambule de 1946.

      En outre, la violation du principe constitutionnel de garantie de la santé est patente du fait qu’une personne ne pourra recevoir des soins programmés que si elle (et également ses parents si elle est mineure) présente(nt) un passe sanitaire. De même, l’interdiction de visite à une personne accueillie en établissement de santé ou médico-social viole ce principe de garantie de la santé qui est, selon l’OMS, « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. ». Or, la solitude, plus encore de personnes fragilisées, met en péril leur santé psychique.

      Quant à soumettre les mineurs à l’exigence du passe sanitaire pour des activités courantes, c’est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant et à leur droit aux loisirs pour leur bon épanouissement.

      Incompétence inconstitutionnelle du législateur

      Enfin en délégant au préfet la possibilité d’imposer un passe sanitaire pour accéder aux grands magasins, centres commerciaux et aux moyens de transport (métro, RER, bus !), le législateur a méconnu l’étendue de sa compétence, violant l’article 34 de la Constitution.

      Nous appelons le Conseil constitutionnel à assumer pleinement ses responsabilités pour que soit respecté l’état de droit.

  • Barbara Stiegler

    « Les autorités détournent les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle »

    Le #pass_sanitaire en est l’illustration. Le caractère « sanitaire » du dispositif n’est nullement démontré. Pour que la #vaccination soit réellement efficace, il faudrait cibler en priorité les personnes à risque, les personnes âgées, celles et ceux qui vivent avec des facteurs de comorbidité aggravants et qui sont éloignés du système de santé. Il faudrait recueillir leur consentement éclairé, les suivre, les accompagner. Ce qui implique un ensemble d’actes de soin et non des mesures de police. Et qui suppose donc le déploiement massif de personnels de santé, eux-mêmes formés et informés des risques et des bénéfices du vaccin.

    Mais le gouvernement préfère utiliser la menace. Au lieu de cibler les populations à risque, il exerce sur l’ensemble des Français un véritable #chantage. Si la menace au code QR fonctionne pour les populations les mieux insérées socialement, elle est globalement inopérante pour les publics précaires et fragiles. Le gouvernement laisse les citoyens livrés à eux-mêmes, seuls devant leurs applications #numérique s.

    [...]

    Nous sommes désormais dans un régime où un seul homme peut décréter de manière arbitraire les détails les plus infimes et les plus intimes de nos vies. Nous vivons un point de bascule. Depuis un an et demi, une partie des classes supérieures semble avoir renoncé au modèle démocratique. Nos dirigeants sont fascinés par le modèle chinois et son approche technosécuritaire où tout est digitalisé et où les autorités distribuent des permis de citoyenneté #social_ranking. C’est exactement l’esprit de ce passe prétendument « sanitaire ». Un nouveau mode de gouvernement est ici testé. Les autorités détournent les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle extrêmement invasive dans laquelle la #démocratie est suspendue à l’aide des outils numériques et d’un discours permanent sur l’urgence.

    Il faut bien comprendre que le Covid-19 n’est qu’une répétition générale. Ce n’est qu’un épisode parmi d’autres de la crise écologique. Des événements similaires risquent de se reproduire à l’avenir, avec la dégradation des écosystèmes et le réchauffement climatique. Il faut donc dès maintenant les anticiper, réfléchir à la manière dont nous souhaitons les surmonter, démocratiquement et non sur un mode autoritaire. Je suis très étonnée de voir qu’Europe Écologie-Les Verts ne s’empare pas réellement du sujet. Ils devraient se positionner beaucoup plus clairement contre le passe sanitaire. La gauche et les écologistes doivent se réveiller. Il est temps que les partis qui se disent progressistes rejoignent le front de la contestation, au Parlement comme dans la rue.

    https://reporterre.net/Barbara-Stiegler-Les-autorites-detournent-les-questions-sanitaires-pour-

    • Je trouve l’article vraiment intéressant mais je ne peux souscrire à la partie qui concerne les manifs.

      Appelez-vous à manifester contre le passe sanitaire ?

      Oui, et j’ai moi-même manifesté la semaine dernière [à Marseille, le samedi 24 juillet]. L’argument selon lequel il n’est pas question d’aller manifester aux côtés d’électeurs d’extrême droite est ici de mauvaise foi. Il n’est jamais évoqué quand il s’agit de manifester contre un attentat terroriste ou pour soutenir la police. Récemment, des membres du Parti socialiste (PS), d’Europe Écologie—Les Verts (EELV) et du Parti communiste (PCF) ont marché aux côtés du syndicat de police Alliance et à côté du Rassemblement national (RN), et cela ne leur a posé visiblement aucun problème.

      Il y a justement des gens qui ont refusé de participer à de telles confusions. Il ne faut pas manifester aux côtés de l’extrême-droite. non.

    • Oui il y en a qui n’étaient pas Charlie et on était pas mal par ici à se démarqué de ces manifs. Par rapport aux manifs anti-pass il y a deux manifs et les « GJ » ne manifestent pas avec l’extrème droite, c’est peut etre pas assez de prise de distance mais c’est un peu dommage de faire comme si il n’y avait qu’un seul cortège.

    • Pourquoi le gouvernement a-t-il fait ce choix ?

      Parce que, outre l’ivresse que procure l’excès de pouvoir, il refuse de revenir sur sa doctrine néolibérale. Depuis le début du quinquennat, le gouvernement démantèle les services publics et mène des politiques d’austérité qui affaiblissent l’hôpital, les services sociaux, le système éducatif. Au lieu de reconnaître ses torts et ses responsabilités, il transforme les victimes de sa propre politique — à savoir les citoyens — en coupables. Il les rend responsables de la situation présente. Il pointe leur prétendu « relâchement », insiste sur leur ignorance, leur irrationalité ou leur penchant sectaire. Depuis un an et demi, son état d’esprit n’a pas changé. Il privilégie toujours la répression, le contrôle et la mise au pas de la population. Il n’hésite pas non plus à manipuler les chiffres et à diffuser des informations fausses ou tronquées.

      Lesquelles par exemple ?

      Quand vous vous faites vacciner, ce qui a été mon cas, vous devez signer un formulaire de consentement. Mais c’est un consentement extorqué et pas réellement éclairé. Le formulaire ne donne pas toutes les informations, il n’évoque que des effets secondaires tout à fait bénins — des douleurs au point d’injection, des petites migraines — mais par exemple, il ne fait pas mention des risques de complications cardiaques pour les jeunes. Ça n’a pourtant rien d’anodin, les myocardites peuvent conduire à des hospitalisations et des réanimations. Une politique sérieuse de santé publique impliquerait que l’on ait une discussion contradictoire et documentée sur la question de savoir s’il faut vacciner les jeunes et les mineurs. La réponse n’est absolument pas certaine. Le bénéfice-risque leur est défavorable et le bénéfice collectif n’est pas avéré : il consiste uniquement en un pari sur l’immunité collective et sur l’extinction supposée des nouveaux variants.

  • La Reine Élizabeth II ne veut pas qu’on touche à ses terres pour le climat : elle a fait jouer le « Queen’s consent »
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-reine-elizabeth-ii-ne-veut-pas-qu-on-touche-a-ses-terres-pour-le-clim

    Ce jeudi 29 juillet marque "Jour du Dépassement" mondial, une date symbole dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un combat en faveur du climat, auquel ne semble pas vouloir prendre part la Reine Elizabeth 2 d’Angleterre, du moins pas si cela touche à ses intérêts personnels.

    En effet, le quotidien britannique The Guardian (plutôt antimonarchique), relayé par De Morgen en Belgique, nous apprend que la Reine d’Angleterre a fait usage de l’un de ses privilèges constitutionnels pour éviter que ses domaines écossais soient soumis à une nouvelle loi sur l’environnement.

    L’Écosse a en effet décidé de prendre la lutte contre le réchauffement climatique à bras-le-corps, avec notamment une nouvelle loi sur le chauffage. Cette loi a pour but de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de l’Écosse en s’attaquant au système de chauffage de chaque foyer écossais. Au lieu de chauffer les maisons avec des chaudières polluantes, celles-ci seront chauffées à l’énergie verte reliée par des pipelines.

    Cette nouvelle loi sur le chauffage va jusqu’à obliger les Écossais à vendre un terrain, si cela s’avère nécessaire pour la construction d’un tel pipeline.

    Une loi qui ne s’appliquera pas à la Reine Élizabeth qui est pourtant l’une des plus grande propriétaire foncier d’Écosse.

    Consentement de la Reine
    Pour éviter que des pipelines ne passent au travers des terres de la famille royale, en février dernier, la Reine a fait valoir une ancienne disposition qui date du 18e siècle intitulée « Queen’s consent » ou « consentement de la reine ».

    Il s’agit d’une coutume datant de 1700, qui, par courtoisie, permet au monarque d’accéder rapidement aux projets de loi qui pourraient affecter sa position ou ses intérêts privés.

    Un procédé qui permet à la Reine d’adapter une loi en sa faveur, car sans sa bénédiction, une loi n’est pas soumise au parlement.

    Une démarche qui semble en contradiction avec l’engagement public de la famille royale dans la lutte contre la crise climatique. Récemment, le prince William a rejoint son père, Charles, dans une campagne visant à réduire les émissions et à protéger la planète.

    Problème démocratique ?
    Ce consentement est aujourd’hui remis en question mais le palais de Buckingham se défend. Selon lui, le consentement de la Reine est simplement « une formalité », tout comme la deuxième procédure d’assentiment de la Reine, qui est nécessaire pour faire passer un projet de loi.

    Toutefois, cet assentiment se fait en public, tandis que le consentement de la reine a lieu en coulisses.

    Au Royaume-Uni, les lobbyistes sont tenus par la loi d’être transparents, mais pas la Reine. Élizabeth utilise donc fréquemment cette option pour influencer la législation britannique.

    Le Guardian révèle comment la Reine et le Prince Charles ont utilisé à plusieurs reprises leur accès privilégié aux projets de loi pour faire pression sur les ministres afin de modifier la législation britannique au profit de leurs intérêts privés ou pour refléter leurs opinions entre la fin des années 1960 et les années 1980. https://www.courrierinternational.com/article/le-mot-du-jour-queens-consent-ou-quand-elisabeth-ii-se-mele-d

    #écologie #argent #démocratie #Angleterre #royauté #reine #écosse