• « Tremblement de jeunesse » en Thaïlande : l’#activisme au temps du COVID-19 - ritimo

    Avec des jeunes de leur côté, les groupes en faveur de la #démocratie ont vu la possibilité de renverser le gouvernement qui soutient les militaires.

    Mais ensuite, le COVID-19 est arrivé, assorti de restrictions gouvernementales. La jeune société civile thaïlandaise a rapidement été frappée par un décret urgent interdisant les rassemblements publics, ce qui a obligé les activistes à poursuivre leurs activités en ligne. Mais les autorités thaïlandaises ont également renforcé la surveillance d’internet [fr].

    Le gouvernement a même un « Centre anti-infox », surnommé le « Centre de l’infox » par des critiques, qui l’ont accusé de se concentrer sur la restriction des droits à la liberté d’expression, plutôt que de traiter de la #désinformation.

    Le centre est connu pour surveiller les informations et les critiques concernant la gestion de la pandémie par le gouvernement. Il a même porté plainte contre des citoyen·ne·s pour avoir énoncé des vérités évidentes.

  • La démocratie athénienne est souvent convoquée dans l’espace politico-médiatique pour justifier des réformes ou des projets politiques. Mais les historiens sont prudents… #Athènes #démocratie #citoyenneté #réformes


    Être citoyen et citoyenne dans l’Athènes classique

    Régulièrement, la démocratie athénienne classique (Ve-IVe siècle) et ses citoyens sont convoqués dans l’espace médiatique et politique contemporain. Dans le cadre de la « crise démocratique » actuelle, ils servent à justifier une pratique politique nouvelle ou un projet de réforme dont le but serait de parvenir à un régime politique dans lequel le citoyen aurait toute sa place et se sentirait impliqué, « comme à Athènes ».

    Pourtant, les vingt-cinq siècles qui nous séparent des concitoyens de Périclès semblent inviter à davantage de prudence. Ce constat amène à s’interroger sur ce que sont un citoyen et une citoyenne dans l’Antiquité, et ce que leurs pratiques effectives peuvent apporter aux débats contemporains (...)

  • Opinion | John Lewis: Together, You Can Redeem the Soul of Our Nation - The New York Times

    By John Lewis

    Mr. Lewis, the civil rights leader who died on July 17, wrote this essay shortly before his death, to be published upon the day of his funeral.

    July 30, 2020

    While my time here has now come to an end, I want you to know that in the last days and hours of my life you inspired me. You filled me with hope about the next chapter of the great American story when you used your power to make a difference in our society. Millions of people motivated simply by human compassion laid down the burdens of division. Around the country and the world you set aside race, class, age, language and nationality to demand respect for human dignity.

    That is why I had to visit Black Lives Matter Plaza in Washington, though I was admitted to the hospital the following day. I just had to see and feel it for myself that, after many years of silent witness, the truth is still marching on.

    Emmett Till was my George Floyd. He was my Rayshard Brooks, Sandra Bland and Breonna Taylor. He was 14 when he was killed, and I was only 15 years old at the time. I will never ever forget the moment when it became so clear that he could easily have been me. In those days, fear constrained us like an imaginary prison, and troubling thoughts of potential brutality committed for no understandable reason were the bars.

    Though I was surrounded by two loving parents, plenty of brothers, sisters and cousins, their love could not protect me from the unholy oppression waiting just outside that family circle. Unchecked, unrestrained violence and government-sanctioned terror had the power to turn a simple stroll to the store for some Skittles or an innocent morning jog down a lonesome country road into a nightmare. If we are to survive as one unified nation, we must discover what so readily takes root in our hearts that could rob Mother Emanuel Church in South Carolina of her brightest and best, shoot unwitting concertgoers in Las Vegas and choke to death the hopes and dreams of a gifted violinist like Elijah McClain.

    Like so many young people today, I was searching for a way out, or some might say a way in, and then I heard the voice of Dr. Martin Luther King Jr. on an old radio. He was talking about the philosophy and discipline of nonviolence. He said we are all complicit when we tolerate injustice. He said it is not enough to say it will get better by and by. He said each of us has a moral obligation to stand up, speak up and speak out. When you see something that is not right, you must say something. You must do something. Democracy is not a state. It is an act, and each generation must do its part to help build what we called the Beloved Community, a nation and world society at peace with itself.

    Ordinary people with extraordinary vision can redeem the soul of America by getting in what I call good trouble, necessary trouble. Voting and participating in the democratic process are key. The vote is the most powerful nonviolent change agent you have in a democratic society. You must use it because it is not guaranteed. You can lose it.

    You must also study and learn the lessons of history because humanity has been involved in this soul-wrenching, existential struggle for a very long time. People on every continent have stood in your shoes, through decades and centuries before you. The truth does not change, and that is why the answers worked out long ago can help you find solutions to the challenges of our time. Continue to build union between movements stretching across the globe because we must put away our willingness to profit from the exploitation of others.

    Though I may not be here with you, I urge you to answer the highest calling of your heart and stand up for what you truly believe. In my life I have done all I can to demonstrate that the way of peace, the way of love and nonviolence is the more excellent way. Now it is your turn to let freedom ring.

    When historians pick up their pens to write the story of the 21st century, let them say that it was your generation who laid down the heavy burdens of hate at last and that peace finally triumphed over violence, aggression and war. So I say to you, walk with the wind, brothers and sisters, and let the spirit of peace and the power of everlasting love be your guide.

    #John_Lewis #Black_lives_matter #Droits_civiques #Démocratie

  • #Convention_citoyenne : « Les élus ne peuvent plus revendiquer le monopole de la production de la décision » assure Loïc Blondiaux | Public Senat

    Certains élus, assez réticents, voient d’ailleurs dans cette convention citoyenne les racines d’une concurrence qui pourrait se développer. Qu’en pensez-vous ?

    Oui, objectivement, il y a une concurrence de #légitimité, mais elle n’est problématique que lorsqu’on a une vision très simplificatrice de la légitimité qui ne serait finalement reconstruite que par l’#élection. Or, ça ne fonctionne plus véritablement comme ça. Les élus sont légitimes à prendre la décision, mais ils doivent admettre que d’autres formes de légitimité peuvent venir enrichir le processus de décision collective. En fait, la #démocratie_participative ou délibérative, c’est à dire l’association des citoyens concernés par la décision dans le processus de décision, c’est une roue de secours pour la démocratie représentative, qui risque de disparaître, mise à mal par le processus de déconsolidation des démocraties représentatives et la montée en puissance des mouvements autoritaires. Si elle ne se réforme pas elle va disparaître.

    Le #tirage_au_sort est-il la bonne manière de rendre des citoyens légitimes pour s’exprimer et potentiellement donner lieu à un projet de loi ?

    Le tirage au sort pour désigner des citoyens qui prendraient les décisions qui feraient les lois de A jusqu’à Z, j’ai le sentiment que c’est une solution qui n’apparaît réaliste à personne. Pour l’instant, l’élection continue à être le moins mauvais des systèmes pour prendre la décision en dernière instance. Mais le tirage au sort trouve son intérêt, pour produire des assemblées citoyennes suffisamment diverses, suffisamment représentatives de la population, pour inclure dans la discussion des intérêts, des expériences et des manières de penser qui ne sont pas suffisamment représentées au Parlement. Aujourd’hui, un des problèmes de nos assemblées élues, c’est qu’elles ne sont pas assez représentatives socialement de la population. Et quelqu’un peut être légitime parce qu’il apparaît beaucoup moins partial, moins dans des intérêts particuliers. Ces 150 citoyens se sont placés du côté de l’#intérêt_général. Ils n’avaient de comptes à rendre à personne, pas de souci de réélection. Ils ont eu la possibilité de prendre des mesures audacieuses que des élus n’auraient peut-être pas prises.

    Est-ce que l’élection n’a pas aussi perdu en légitimité et en poids du fait des taux d’#abstention ?

    Je crois que les citoyens ne se sont pas dépolitisés. Ils continuent à être informés. Ils continuent à s’engager quand ils se sentent véritablement concernés. Et quand on regarde les enquêtes d’#opinion, l’intérêt pour la politique ne faiblit pas autant qu’on pourrait le croire. Ce qui faiblit, c’est l’intérêt pour la #politique institutionnalisée, l’intérêt pour les élections. Les citoyens, à l’exception de l’élection présidentielle, ont le sentiment que ces élections n’ont plus de conséquences véritables sur leur destin. Ils ont le sentiment que ceux qui ont le pouvoir de décision se situent hors de portée de l’élection. Donc, il y a une forme d’affaiblissement de l’importance de l’élection dans nos systèmes politiques. Ce qu’il faut maintenant, c’est réinventer des mécanismes politiques autres que l’élection pour venir renforcer notre système.

    #démocratie_représentative #démocratie_délibérative #élus

  • Mike Pompeo appelle le monde à tenir tête à la #Chine

    M. Pompeo a appelé « toutes les nations attachées à la #liberté et à la #démocratie […] à comprendre la menace que représente le Parti communiste chinois ».


    • 5G : Huawei banni de facto du réseau mobile français d’ici 2028 - Sciences et Avenir

      Une sortie de Huawei serait pénalisante en particulier pour Bouygues Telecom (Bouygues) et SFR (Altice Europe), les deux opérateurs qui utilisent déjà Huawei dans leurs réseaux.

      Les deux technologies étant liées, si un opérateur décidait de changer d’équipementier pour la 5G, il serait également contraint de remplacer son infrastructure 4G.

      Bouygues et Altice n’ont pas souhaité faire de commentaire.

      Les deux autres principaux opérateurs français, l’opérateur historique Orange et Iliad, ont recours principalement à Nokia et Ericsson pour leurs réseaux mobiles.

      Iliad et Orange n’ont pas souhaité faire de commentaire.

      En Grande-Bretagne, où les opérateurs ont largement recours à Huawei, le gouvernement a ordonné le bannissement de Huawei des réseaux 5G d’ici 2027.

      « Les positions britannique et française sont de fait plutôt similaires malgré des communications différentes », a résumé l’une des sources.

  • La maire écologiste de Poitiers vote la baisse de 1.500 euros de son indemnité, « par sobriété »

    Pour le premier conseil municipal de la nouvelle mandature, les élus écologistes ont voté la baisse des indemnités de certains élus.

    Après leur victoire aux élections le 28 juin dernier, les élus de Poitiers ont tenu ce lundi 20 juillet leur premier conseil municipal dédié aux orientations budgétaires. Dans un contexte de crise économique, la nouvelle maire, l’écologiste Léonore Moncond’huy, a accepté de baisser son indemnité d’un tiers, soit près de 1.500 euros. 

    « On fait le choix de réduire l’écart entre les différents élus, explique Léonore Moncond’huy. Le ratio entre l’indemnité la plus basse et celle la plus haute est donc à cinq, entre un élu conseiller municipal délégué et la maire. »

    « Il faut être conscient que l’on est dans une période de crise, le salaire médian en France est autour de 1.500 euros, et c’est tout à fait normal d’être en phase avec ce qui constitue le salaire de la majorité des Français », ajoute la maire de Poitiers.
    . . . . . . . . .

    #Poitiers #élus #élus #élus_locaux #Démocratie #Démocratie_locale #Communes #Femme

  • #coronavirus, #covid-19 : Décès quotidiens, en France, de cette épidémie de grippe.
    Faudrait arrêter de répéter les délires des merdias, de moins en moins de gens y croient, d’où certains faits divers.

    Décès quotidiens
    Comme il y a un retard de 2 à 3 semaines entre nouveaux cas et décès, la situation est toujours satisfaisante :

    On constate cependant que l’épidémie de décès n’a pas pu être complètement éradiquée en France et en Italie malgré l’embellie.

    Source : Pandémie Covid-19 : où en sommes-nous ?
    Les crises, https://www.les-crises.fr/pandemie-covid-19-ou-en-sommes-nous
    Sur SeenThis : https://seenthis.net/messages/867302

    Rappelons la responsabilité du gouvernement français #EnMarche, pour ce qui est du nombre important de décès en début d’épidémie, Ehpads compris.
    Pour ce qui est de la diffusion de ce virus, les élections municipales par exemple.

    #médias #france #propagande #journulliste #en_vedette #journullistes #medias #politique #médiacrates #imposture #mass_merdias #épidémie #pandémie

  • À propos de l’artisanat et de la perte de compétences (ça concerne surtout la programmation informatique mais je crois que ça peut se généraliser facilement à d’autres domaines).

    « Cela fait longtemps que je n’avais pas écrit. Si je reprends aujourd’hui le chemin de l’écriture, cela ne sera pas pour vous parler de « geekeries » ou autres « nerderies » en tout genre. Dans ce très long billet de blog, je vais aborder le difficile sujet d’une espèce en voie d’extinction : les vieux software crafters autodidactes dont je fais partie. Je vais donc vous parler des vieux techos à travers moi, de l’évolution du marché ces 25 dernières années, du burn-out qui m’est arrivé et de la remise en question qui s’ensuit. »


    • Je vais lire ça plus tard, avec gourmandise. Je suis en cours d’embauche. J’ai deux flux de candidats. Ceux depuis une plateforme 2.0. Ceux depuis un recruteur 1.0. Des deux côtés, je reçois de jeunes diplômés de tous horizons, avec une première expérience. Ils ont presque tous en commun de ne pas savoir écrire une fonction récursive, la même en itérative est médiocre, leur connaissance du SQL est parfois correcte, mais jamais avancée.
      Le plus drôle, parmi ceux qui passent le barrage du test d’algo/sql, c’est que je trouve un gars qui a fait son contrat de professionnalisation dans une entreprise qui ne bosse que sur AS400. Ou l’autre qui est bloqué sur de la maintenance d’un soft en PHP4... Les pauvres. Je comprends leur besoin de changer. Mais... pourquoi ils ne se mettent pas au courant de ce qu’est REST, la sérialisation, ce genre de choses ?...

    • Moi ce qui me saute aux yeux en plus de la mode, c’est : les chef⋅fes de projet ne servent à rien, si ce sont des chef⋅fes justement, des gens au dessus des technicien⋅nes, payés plus, et avec un pouvoir en plus.

      Si on parle de gens qui font de la gestion de projet, qui font circuler l’information, qui planifient, qui rappellent, etc, oui il en faut souvent, d’autant plus que les projets sont gros. Mais dans ce cas, ces personnes ne sont pas cheffes, ni plus ni moins nécessaires que les techos (devs, admins sys…). Tout le monde devrait toujours être payé à peu près pareil (voire vraiment pareil), et les choix techniques décidés en commun. Ah oui mais c’est dans les coopératives ça…

      Il faut supprimer ce poste et le renommer pour un intitulé non hiérarchique, au même niveau que les devs, pour les projets où on a besoin de gens qui font ça.

      #démocratie #coopérative

    • Tout ce que je réalise ne me semble plus avoir beaucoup de sens. Dorénavant, la qualité technique importe peu aux clients. Ce qu’ils souhaitent c’est un truc qui marche vite, qui soit surtout pas cher et livré a une date déjà définie. On s’en fiche que ce soit bien fait, évolutif et durable. Nous sommes de plus en plus loin de l’artisanat et de l’amour du travail bien fait.

    • Vite. Pas cher. Lean management. Flux tendu. On retrouve ça à tous les étages de nos sociétés productivistes et marchandisées. Le domaine de l’informatique y est spécialement exposé vu que tous les six mois (d’après la légende) le hardware et le software deviennent obsolètes. Et fatalement, l’auteur du billet, Olivier Poncet, a été victime d’un épuisement professionnel causé par le surmenage (boosté par le #télétravail en période confinée) et la perte de sens de son activité. Faudrait-il s’en étonner ?

      #burn_out #obsolescence #isolement #précariat #high_tech #low_income

    • Ce texte fait absolument écho à une longue conversation que j’ai eu hier avec une amie codeuse et c’est un peu un baume de ne pas se sentir trop seules à souffrir de cette maltraitance moderne.

      Perso mon sentiment de codeuse est amer, quand je vois qu’ont été gâchées nos possibilités de développer nos capacités et que c’est finalement la misère financière qui nous/m’accompagne depuis 20 ans pour avoir refusé de faire de la merde à gafa et des codes à clic. (En plus d’être une femme dans un monde d’hommes)
      Pourtant là où je me suis éclatée, c’est à concevoir et coder des applications solides et abouties et qui permettent d’anticiper des évolutions. En face, souvent le client pige que dalle, il veut du beau pas cher rapidement et a tellement d’ignorances et préjugés que le petit requin nouveau venu qui manage sa carrière sur FB s’est imposé en m’insultant et a commencé par effacer mes codes pour sabrer mon travail.
      Je n’ai jamais voulu être dans ce jeu là, sans éthique, sans enthousiasme, sans enjeu intellectuel.


    • Je commence à comprendre pourquoi j’ai tellement de mal à trouver des logiciels en ligne qui ne se résument pas à « appuie sur le bouton Docker pour installer », ce qui me fait divinement chier.

      À mon petit niveau, j’aime paramétrer moi-même et franchement, dépoter une BDD, ce n’est pas la mer à boire et tu vois ce que tu fais.

      Déjà, je supporte de moins en moins les logiciels « encapsulés », genre les Snap et consors qui pèsent des âmes morts alors que toute l’élégance de Linux, c’est le système de dépendances qui permet de partager les librairies au lieu de charger 50 fois la même pour 50 logiciels différents.

      Et ne parlons pas des trucs sous Electron…

    • @biggrizzly oui oui, c’est pas hyper grave, c’est une situation que j’ai appris à repérer et j’en avais prévenu le client qui a fait sourde oreille. Mais voila, du fait de cette reprise en quelques mois un travail de 10 ans s’effondre avec un client qui commence seulement à s’en affoler sauf qu’il est trop tard, il va devoir cracher au bassinet pour tout refaire avec les nouveaux venus. C’est porteur pour personne en fait, plusieurs anciens ont déjà quitté le navire totalement démotivé·es et d’ici quelques mois je vais devoir annoncer que dans de telles conditions je ne peux plus assurer de suivi.
      Tous perdants, sauf les presses boutons qui ont le champ libre pour remplir leurs poches.

    • C’est l’opportunité de pouvoir revenir, peut-être, un jour, en changeant les conditions financières. Mais oui, 10 ans de boulot perdu, c’est rageant. J’ai eu un aller-retour sympa récemment. 15 ans de développement sur un logiciel sur-mesure. Puis décision stratégique, le client passe sur un progiciel standard. On se fait un peu d’argent au passage, en assistance au démantèlement (j’ai pour principe de toujours collaborer pleinement au départ de mes clients, limite en en faisant trop). Puis deux ans après, le patron qui me rappelle... Il revend mais garde une partie de son groupe et souhaite repartir comme en 40, parce que le truc standard, il n’y comprend que pouic, et qu’il préfère ce qu’on avait fait ensemble. L’autre bouzin était orienté compta ana, et pas production. Bref. Ceci dit, deux ans de plus, et il a vendu à nouveau, et le repreneur veut à nouveau utiliser un standard. Et bon... J’ai eu un appel pour les assister il y a quelques mois, puis plus rien. Et autant que je sache ils n’ont pas encore commencé à passer sur le nouveau logiciel. Mon avis, c’est qu’ils seront mieux. Ils ne savent pas ce que c’est qu’avoir un spécifique, ils ne savent pas qu’il faut réfléchir en collaboration pour décider d’une façon de travailler, etc. Ils préfèrent un logiciel et un éditeur qui leurs imposent tout, car du moment que leurs concurrents ont le même logiciel, ça leur va (informatique poste de coût vs informatique avantage concurrentiel/outil de productivité).

      J’ai un autre cas où la patronne s’associe avec une ex-collab’. La nouvelle associée a un surnom : le char d’assaut. Quand il y a un problème, elle prend tout le monde de haut et décide sans tenter de comprendre. Un jour, on a reçu un mail dont le message était « je ne comprends pas votre métier, mais vous êtes incompétents ». Ils décident de partir en infogérance avec l’éditeur de leur logiciel. Je leur avais expliqué un an avant qu’en terme de réactivité et de pertinence, ça ne serait pas pareil, et que je leur déconseillais compte tenu de leurs attentes. Cela me coûtait, je n’aime pas cette personne. Mais la patronne, je l’apprécie bien. Et donc, cette année, ils devaient partir. Et ils ne sont pas encore partis. Le confinement est passé par là. Mais ils doivent partir. Et le repreneur ne m’a pas vraiment encore contacté. Et quand ils vont partir pour de bon, les utilisateurs n’auront plus leur bureau à distance. Et personne n’a encore réellement, chez eux, considéré ce que serait la vie sans bureau à distance. Ça va leur faire mal. J’ai fait mon deuil de ce client, mais mon collab’ qui est en contact avec le client au quotidien en avait gros sur la patate, car il se sentait responsable de ce départ. Sauf que maintenant, il constate que les autres collaborateurs du client se barrent. Et ils parlent. Du char d’assaut qui fait des dégâts. Décision stupide, pas de remords à avoir. Faut juste ne pas oublier de facturer le temps que les crétins nous réclament du fait de leurs décisions.

    • Très intéressant ton témoignage @biggrizzly

      Faut juste ne pas oublier de facturer le temps que les crétins nous réclament du fait de leurs décisions.

      Oui, mais non, parce que les crétins refusent de voir leur défaillance et ton char d’assaut résume parfaitement l’affaire « je ne comprends pas votre métier, mais vous êtes incompétents ». Ce que j’apprécie c’est échanger, comprendre les demandes, cogiter, proposer et réaliser pour que tout le monde soit satisfait et je passe aussi du temps à vulgariser mon métier. J’ai pris l’habitude de travailler avec plaisir et pas sous contrainte débile, donc vraiment sous le sceau de la confiance. En dehors, je perds réellement toute capacité à avancer. Si l’argent devait être mon seul moteur, le coût serait prohibitif. Je sais bien les économies qui motivent mes divers diffuseurs parce que je suis indépendante agessa/urssaf et qu’ils peuvent me jeter comme un chinois (paix aux chinois surexploités) sans se préoccuper si j’ai des indemnités en cas de maladie, voire des congés ou du chômage, droits sociaux que le statut d’autrice me refuse en plus d’être souvent dans la case sousousoustraitante avec une ribambelle de sursursurtraitants qui mangent sur mon dos.

      Et pour finir, j’adore cette phrase "Si vous payez des cacahuètes attendez vous à un travail de singe." parce que oui, tout travail mérite rémunération correcte.

  • Radicalement pragmatiste

    A. Le Goff, #pragmatisme et #démocratie radicale, CNRS Éditions. Pour les pragmatistes américains du XXe siècle, la démocratie était une expérience radicale : celle de la participation délibérée et délibérative du peuple à l’identification et à la résolution de ses propres problèmes. Qui sont aujourd’hui leurs héritiers ?


  • Thread by JesseDamiani: Need more context for what’s going on in Portland right now? Here’s what we know so far. THREAD 1/ Beginning a few days ago, first-hand repo…

    Fin de #démocratie

    Need more context for what’s going on in Portland right now? Here’s what we know so far.

  • Lille - MEL : Damien Castelain, président de la Métropole Européenne de Lille, veut augmenter ses indemnités de 40%

    Damien Castelain entame son second mandat à la présidence de la MEL. Lors du prochain conseil communautaire, les 188 élus vont voter plusieurs délibérations, dont celle concernant les indemnités des élus. Celle du président devrait augmenter de 40% par rapport au mandat précédent.

    C’est un document que les 188 conseillers communautaires ont reçu mercredi 15 juillet, aux alentours de 21 heures. Un pavé contenant 4000 pages de délibérations qui seront soumises au vote lors du premier conseil communautaire de la MEL, au lendemain de l’élection de son président, Damien Castelain, élu à la MEL haut la main jeudi 9 juillet dernier avec près de 68% des suffrages.

    Parmi les très nombreuses délibérations à l’ordre du jour, l’une d’entre elles retient l’attention. Il s’agit du projet de délibération 20 C 0010. Derrière ce code, les élus communautaires vont voter pour ou contre la répartition des indemnités de fonctions des élus, dont celles du président de la MEL et de ses vice-présidents. C’est ainsi qu’on découvre que l’indemnité de Damien Castelain devrait augmenter de… 40% pour le mandat 2020-2026, par rapport au mandat qui vient de s’achever.

    + 40% d’indemnités pour le président de la MEL
    Pour comprendre, il faut s’accrocher et éplucher ce qu’on appelle le CGCD, le Code Général des Collectivités Territoriales. Pour faire simple, un budget est alloué à la MEL pour indemniser les 188 élus communautaires. Cette enveloppe budgétaire est calculée en fonction du nombre d’élus et au regard de l’indice brut de la fonction publique. Ainsi, pour le mandat 2014-2020, le budget mensuel pour les indemnités des élus de la MEL s’élevait à 221 053 euros. Pour le mandat 2020-2026, le budget proposé, légèrement supérieur, s’élève à 243 465 euros par mois.

    Au regard de la délibération concernant les indemnités proposée au vote, la nouvelle manière de dispatcher l’argent entre les élus profite essentiellement au président de la MEL et aux 20 vice-présidents. En effet, l’indemnité de Damien Castelain serait ainsi augmenté de 40% par rapport à la mandature précédente, passant de 5 612 euros brut à 7 895 euros, grâce à une loi promulguée permettant d’augmenter de 40% l’indemnité des grands élus locaux. Les 20 vice-présidents verraient leur indemnité passer de 1761,15 euros brut à 2 650 euros, soit une augmentation de 50% par rapport à l’indemnité de la mandature 2014-2020. Face à eux, les conseillers métropolitains perdraient quant à eux 8 euros brut par mois. Tout un symbole.

    Plafond atteint
    Pour appréhender cette augmentation, il faut prendre en compte la nouvelle loi promulguée dans le cadre de la loi des Finances 2018 permettant d’augmenter jusqu’à 40% les grands élus locaux (maires de villes de plus de 100 000 habitants, présidents de Région, président de Métropole etc). Cette loi, proposée par un groupe de sénateurs Les Républicains, a été reprise par Gérald Darmanin –alors ministre de l’action et des comptes publics- avec pour justification de vouloir aligner la rémunération des grands élus locaux sur celle de la haute fonction publique et de compenser la fin du cumul des mandats. Une loi qui ne coûte en réalité rien au contribuable, car l’augmentation de 40% accordée au président de la MEL ne peut conduire à dépasser l’enveloppe maximale allouée pour les indemnités de tous les élus (vice-présidents, conseillers communautaires etc.)

    Ainsi, si l’indemnité du président est augmentée, d’autres indemnités sont donc rabaissées. Comme le rappelle Le Monde, cette revalorisation n’est pas obligatoire et les 40 % représentent une augmentation indicative et constitue un plafond à ne pas dépasser. Pauline Ségard, conseillère métropolitaine et anciennement candidate à la présidence de la MEL, nous explique que son groupe Métropole Écologiste, Citoyenne et Solidaire va déposer des amendements concernant cette délibération qui « alimente la défiance des citoyens à l’égard des personnes qui exercent le pouvoir. » De son côté, Rudy Elegeest également candidat à la présidence de la MEL nous indique que son groupe ne votera pas cette délibération, qualifiée de disproportionnée.

    Pourtant, en janvier 2018, Damien Castelain déclarait dans un article de la Voix du Nord avoir exclu de demander cette augmentation de 40% à son conseil communautaire, son cabinet expliquait alors au journal que « Damien Castelain a forgé son mandat sur le désendettement de la MEL et sur des efforts de gestion de dépenses de fonctionnement. » . . . . . . . .

    Pour rappel, Damien Castelain est visé par deux enquêtes judiciaires. Le parquet a récemment requis son renvoi devant le tribunal correctionnel pour « recel d’abus de confiance » :
    . . . . . .
    #Lille #MEL dont fait partie Monsieur #gérald_darmanin #damien_castelain #élus #vols #corruption #prévarication #élus #élus_locaux #Démocratie #Démocratie_locale #Farce #Communes #Métropoles #intercommunalités #Anticor #béton #spéculation_immobilière #grands_travaux_inutiles

  • Lu menestre Colombe

    Paroles de la chanson :

    E lu menstre Colombe
    ha fatte nu progette
    ha fatte nu progette pe’
    pe’ li disoccupate

    E stetev’attente
    e voi d’la poblazione
    impareteve a legge a scrive pe’
    defendeve da li padrune

    Tutti i disoccupeti da
    mugghieri l’ha separeti
    e glie ha fette nu bullettine a
    confino l’heve mannete

    E stetev’attente...

    Tutti i disoccupeti da
    mugghieri l’ha separeti
    e glie ha fette nu bullettine a
    Germania l’heve mannete

    E stetev’attente...

    Explications de #Terracanto, qui l’interprète dans son nouveau spectacle (conférence chantée sur l’émigration italienne) : « Voix d’Italie, voix migrantes » (https://www.terracanto.org/fr/voix-ditalie-voix-migrantes)

    Paroles de Giuseppe Miriello écrites dans les années Cinquante sur un ancien air de troubadours. Miriello, conteur et militant communiste de la #Basilicate.

    Selon le récit de Giovanna Marini, qui enregistra le chant pendant ses recherches en Basilicate, Giuseppe Miriello aimait à chanter devant l’église de son village pour mettre en garde le peuple contre toutes les malversations politiques et autre formes d’exploitation.
    Il commençait ses chansons par une sorte d’imprécation au Ministre #Colombo, élu de Basilicate qui avait fait carrière et était devenu Ministre du gouvernement de #Démocratie_Chrétienne.
    Pour cette raison, le ministre Colombo était dans l’imaginaire populaire responsable de chaque décision funeste et devint ainsi le bouc-émissaire de Miriello.
    Bien que l’on parle dans la chanson de “Germania”, c’est à dire de l’Allemagne, le chant dénonce l’accord avec la #Belgique, acté par le gouvernement de Démocratie Chrétienne en 1946 même si à l’époque, Colombo n’était pas encore ministre. Pour une personne qui savait à peine lire et écrire, avec une connaissance approximative de la géographie européenne, l’Allemagne représentait tout ce qui se trouvait au nord de l’Italie.

    Alors que dans cet immédiat après-guerre, l’Italie croule sous les dettes, le taux de chômage est très éléve et les matières premières manquent cruellement, la Belgique en revanche possède des sous-sols riches en charbon mais personne pour les exploiter. Les deux États signent donc un accord qui permettra l’envoie hebdomadaire de 2000 #travailleurs_italiens (soit 50.000 en tout) contre des tonnes de #charbon.

    Sur le papier, les #contrats sont alléchants :
    transports gratuits, salaire très digne, logement garanti avec la possibilité future d’un rapprochement familial. On annonce que les travailleurs seront sélectionnés par les bourses du travail, bref tout semble parfait !
    En réalité pourtant, les travailleurs seront triés par les paroisses qui choisissent des hommes dociles, non syndiqués en provenance de l’#Italie_du_Sud, analphabètes pour la plupart : de futurs #mineurs incapables de lire les conditions de leur contrat.
    De fait, le voyage sera une dette que l’ouvrier contracte et qu’il devra rembourser à la sueur de son front, la paye est misérable pour un travail harrassant, les ouvriers s’entassent dans des taudis et personne jamais ne pourra faire venir sa famille. Et la clause la plus honteuse, celles qui les rend littéralement esclaves : il n’est pas possible de laisser le travail avant la première année sous peine de prison.
    C’est dans ces conditions d’absence totale de droits (et donc de garanties) que mûrissent les conditions d’une des plus graves tragédies minières : la catastrophe de #Marcinelle le 8 août 1956 pendant laquelle 262 personnes perdront la vie, dont 136 immigrants italiens. Sur la peau de ces esclaves oubliés se fonde la grande reconstruction des pays européens.
    C’est une véritable #déportation que Miriello dénonce sur un air simple avec des paroles ultra efficaces. Il synthétise le ressenti collectif par l’efficacité propre à la poésie populaire. Le refrain qu’il répète sans cesse sonne comme un puissant et nécessaire #avertissement : “apprenez à lire et à écrire, gens du peuple, pour vous défendre des patrons !”



    Interprétation de #Giovanna_Marini :

    #chanson #musique #chants_populaires #Italie #musique_et_politique #émigration #éducation #migrations #analphabétisme #illettrisme #mines #extractivisme #histoire #esclavage

    ping @sinehebdo

  • Naomi Klein : “Ne laissons pas les géants du web prendre le contrôle de nos vies !”

    Enseignement à distance, 5G, télémédecine, drones, commerce en ligne généralisé… Le “New Deal numérique” que les géants de la Silicon Valley nous promettent pour faire face au risque de pandémie menace profondément nos démocraties, s’inquiète Naomi Klein dans cet article publié par le site d’investigation The Intercept. Pour elle, loin de la dystopie high-tech qui nous est proposée, il faut au contraire repenser #internet comme un service public au service des citoyens. — Permalien


  • Pourquoi les alliés d’Israël sont-ils subitement préoccupés par sa dernière annexion ?
    Par Joseph Massad 13 juillet 2020 – Source : Middle East Eye – Traduction : MR pour ISM

    (...) Au total, plutôt que de prendre 55 % de la Palestine, les sionistes en ont pris plus de 78 %. Cela a posé un problème lorsqu’Israël a présenté une demande d’adhésion à l’ONU au premier anniversaire de la résolution 181, alors qu’il occupait encore des territoires palestiniens et de l’ONU.

    Le Conseil de sécurité a examiné la demande et a adopté la résolution 69 en mars 1949, recommandant à l’Assemblée générale d’admettre Israël en tant qu’État « épris de paix ». Le vote a été favorable à 9 contre 1, l’Égypte s’y opposant. Le Royaume-Uni s’est abstenu, comme il l’avait fait pour la résolution 181 en 1947.

    Refus d’indemniser les réfugiés

    L’Assemblée générale était réticente à admettre Israël tant qu’il ne répondait pas aux questions des États membres sur ses violations de deux résolutions de l’ONU. Il s’agissait du refus d’Israël de déclarer des frontières officielles, de son occupation de la moitié du territoire alloué à l’État palestinien, de son occupation de Jérusalem-Ouest et de son refus de permettre aux réfugiés palestiniens de retourner dans leurs foyers à l’intérieur du territoire sur lequel Israël s’est établi, ainsi que de son refus d’indemniser ces réfugiés pour les biens perdus, comme le stipule la résolution 194, adoptée le 11 décembre 1948.

    La résolution 194 a également établi la Commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine, qui négociait à cette époque avec Israël sur la délimitation de ses frontières.

    L’ambassadeur d’Israël, Abba Eban, né en Afrique du Sud, a répondu à ces questions le 5 mai 1949. Il a assuré à l’Assemblée générale que la question des frontières pouvait être résolue par « un processus d’ajustement pacifique des dispositions territoriales prévues » dans la résolution 181, et que « l’ajustement devrait être effectué non par des modifications arbitraires imposées de l’extérieur, mais par des accords librement négociés par les gouvernements concernés ».

    En outre, Eban a insisté sur le fait que le « problème des réfugiés » ne pouvait pas être réglé avant que la question des frontières ne soit réglée par des négociations séparées avec chaque État arabe, et qu’Israël ne pourrait pas négocier efficacement sans devenir d’abord membre de l’ONU. (...)

  • BALLAST | L’#écoféminisme en question — par Janet Biehl

    En 1991, l’es­sayiste éta­su­nienne Janet Biehl fai­sait paraître son livre Rethinking Ecofeminist Politics : une cri­tique réso­lue du mou­ve­ment éco­fé­mi­niste. Bien que consciente de la diver­si­té des cou­rants qui tra­versent ce der­nier, l’au­trice y per­çoit un renon­ce­ment glo­bal à cer­tains des idéaux du fémi­nisme. Dans l’ex­trait que nous tra­dui­sons ici, Biehl dénonce tout par­ti­cu­liè­re­ment la réha­bi­li­ta­tion de l’oikos — la mai­son —, du « foyer » et du « care » pour mieux louer la Cité, la chose publique, bref, la poli­tique, enten­due sous sa plume comme radi­ca­le­ment démo­cra­tique et éco­lo­gique. Face à ce qu’elle per­çoit comme des « replis mys­tiques régres­sifs » et un « déni­gre­ment direct ou indi­rect de la rai­son », l’é­co­lo­giste sociale enjoint à tra­vailler à « un ensemble d’i­dées anti­hié­rar­chique, cohé­rent, ration­nel et démo­cra­tique ».

    • ah bé c’est marrant, je venais juste d’enfin lire ya quelques heures le dernier chapitre de Sorcières, où @mona l’évoque à quelques pages de la fin :

      Mais cet essentialisme, peut-on vraiment se satisfaire de le récuser, comme le fait par exemple Janet Biehl, qui fut proche du théoricien écosocialiste Murraya Mookchin ? Selon la philosophe Catherine Larrère, « pour libérer les femmes de la domination qui pèse sur elles, il ne suffit pas de déconstruire leur naturalisation pour les rapatrier du côté des hommes - celui de la culture. Ce serait ne faire le travail qu’à moitié, et laisser la nature en plan. La cause de la nature y perdrait, mais tout autant celle des femmes ». Les écoféministes, explique Émilie Hache, veulent pouvoir se réapproprier, investir et célébrer ce corps qui a été diabolisé (c’est le cas de le dire), dégradé et vilipendé pendant des siècles ; et elles veulent aussi pouvoir questionner le rapport guerrier à la nature qui s’est développé en parallèle. Le problème qui se pose à elles pourrait se résumer ainsi : « Comment (re)construire un lien avec une nature dont on a été exclue ou dont on s’est exclue parce qu’on y a été identifiée de force et négativement ? ».

      Dans le même temps, elles refusent que la « nature » serve de prétexte pour leur imposer un destin ou un comportement normés tels que la maternité ou l’hétérosexualité. L’expérience méconnue du « retour à la terre » de communautés séparatistes lesbiennes dans les années 70 en Oregon témoigne bien de cette attitude (en plus d’avoir de quoi rentre catatoniques ceux qui, en France, sortent de leurs gonds à la simple idée que des femmes - ou des victimes du racisme - organisent une réunion non mixte de deux heures). "Pourquoi laisser aux hétérosexuels le monopole d’une sexualité « naturelle » et penser que les mouvements queer n’ont pu se développer que dans les villes, loin de la nature et contre celle-ci ?" interroge Catherine Larrère, qui ne voit « pas de raison de construire le féminisme sur le déni de la nature ».

      Alors oui, mais du coup j’ai l’impression que c’est sans lien avec la critique de Janet Biehl évoquée au début du passage, puisque justement elle est écosocialiste…

      Alors je ne sais pas si du coup elles parlent (@mona et Biehl) des mêmes écoféministes, puisqu’il y a plusieurs courants, et si on est capable de déterminer lesquelles sont les plus connues, les plus lues, les plus influentes ? Là dans l’article Biehl évoque Hamilton en disant qu’elle est une exception, mais que (c’est moi qui souligne)

      pour l’essentiel, les écrits écoféministes sont remarquablement dépourvus de référence à la démocratie. L’approche la plus courante ignore complètement la question de la polis


      Les nombreuses écoféministes qui ignorent complètement le sujet de la démocratie semblent penser que les « valeurs féminines » de « care et d’éducation » constituent une alternative pleine d’empathie naturelle à l’idéal démocratique, supposé froid, abstrait, individualiste et rationaliste — voire carrément « masculin »

      #féminisme #éco-féminisme #éco-socialisme #care #démocratie #essentialisme (ou pas) #débat #Janet_Biehl

    • Dans Être écoféministe, Jeanne Burgart Goutal parle de cette diversité : les essentialistes, les matérialistes, les intersectionnelles... À la fin on a tout mélangé mais l’autrice nous dit que c’est pas grave. Elle mentionne Janet Biehl et est un peu critique envers elle mais ne l’assassine pas. J’ai le bouquin de Biehl chez moi mais je ne l’ai pas encore ouvert. Donc : pas d’avis !

      Voir aussi
      pour le texte de Biehl

      (Plein d’interv en lien.)

    • « Dans cette période de privatisation massive, nous ne pouvons pas permettre que ce qui subsiste de la sphère politique démocratique soit souillé par des penchants privatistes, particularistes, ou repliés sur l’oikos. Nous devons nous réapproprier la tradition politique de la démocratie radicale, nous battre pour la préserver et la généraliser. »

      Le problème étant que la « démocratie radicale » ne peut exister que sur la base d’une réappropriation de la #subsistance par des communautés autonomes, et donc aussi en partie sur le « foyer ». Une fois de plus les progressistes oublient la base matérielle sur lesquelles leurs constructions politiques reposent...

      Voir : http://sniadecki.wordpress.com/tag/subsistance

    • Il me semble que c’est bien ce que professe généralement le courant écosocialiste (Biehl c’est courant Bookchin) donc ya pas d’oubli. Sauf que non pas au niveau d’un « foyer » même un peu étendu, mais plutôt à l’échelle d’une commune + des communes liées (et pour l’instant je ne pense pas non plus que là de nos jours, avec les ressources actuelles, les compétences des gens, etc, on puisse subvenir à tous les besoins de base, habitat + nourriture + habits, etc, au niveau d’un « foyer » seulement, alors qu’au niveau d’une commune ça s’imagine quand même). Mais donc au niveau d’une commune ça nécessite une démocratie non basée uniquement sur le foyer et le « care ». Enfin c’est ce que je comprends.

  • L’élection des présidents dans les métropoles : la démocratie confisquée par les élus

    Les désignations à huis-clos des présidents des intercommunalités ont consacré les mécanismes de confiscation de la démocratie locale par les élus à un point jamais atteint, estime Fabien Desage, maître de conférence en sciences politiques à l’Université de Lille.

    l y a près de 10 ans, avec David Guéranger, nous publiions un ouvrage consacré à l’histoire et au fonctionnement des intercommunalités en France, avec un titre volontairement interpellant : « La politique confisquée ». Loin d’être polémique, ce dernier soulignait, sur la base de recherches rigoureuses menées durant de nombreuses années selon les canons scientifiques en vigueur, combien les pouvoirs métropolitains en France s’étaient développés à l’abri des regards des citoyens, donnant lieu à des compromis entre élus locaux, à bonne distance des procédures démocratiques https://www.mediacites.fr/decryptage/lille/2018/06/29/les-intercommunalites-sont-des-prisons-dorees-pour-les-elus . Nous montrions que loin d’être provisoires, ces « consensus métropolitains » faisaient désormais partie de l’ADN de ces structures, partout en France, et qu’ils étaient souhaités si ce n’est désirés par des élus locaux s’accommodant fort bien de cette distance avec le peuple.

    Ces « consensus communautaires » ne sont pas le résultat d’accords sur les objectifs de l’action publique ou de la volonté de dépasser les « logiques politiciennes », mais en sont au contraire l’expression la plus pure. Ils traduisent l’autonomisation croissante des logiques d’action des représentations par rapport à l’élection. Au sein des intercommunalités, les élus municipaux à peine élu.es scellent ainsi des « pactes de non-agression » avec leurs adversaires d’hier, qui n’ont pour seule fin que de préserver leur pré-carré communaux et de leur permettre de négocier la répartition des ressources intercommunales à l’abri des regards.

    Une logique de consensus paralysante
    Ces ressources intercommunales sont pourtant colossales. Aujourd’hui, disons le sans ambages, les établissements intercommunaux concentrent l’essentiel des moyens d’investissement au niveau local, indispensables pour faire face aux défis de l’avenir, sur les plans social, sanitaire, économique et climatique. Mais les consensus entre élus, loin d’augmenter la capacité d’agir de ces instances, ont pour effet de les paralyser, de les empêcher de faire des choix qui soient autre chose que des plus petits dénominateurs communs. Des « non choix » en somme, à un moment où les arbitrages sont essentiels.

    Tout cela est fort bien démontré par tous les chercheurs qui s’intéressent à ces structures. Ainsi, aucune métropole, en dépit des nombreuses réformes de la loi NOTRe en passant par la loi MAPTAM , n’est parvenue à freiner la consommation des terres agricoles, à lutter contre la hausse de la pollution atmosphérique ou contre les logiques ségrégatives croissante au sein des espaces urbains. Autant de maux, qui menacent nos villes de grands périls. 

    Les désignations à huis-clos des présidents des métropoles cette dernière semaine ont consacré les mécanismes de confiscation de la démocratie locale par les élus, à un point jamais atteint. Jusqu’à l’indécent, dans un contexte où chacun se sentait obligé de proclamer qu’il ou elle avait tiré les leçons des échecs du « monde d’avant »…

    Farce tragique
    Ainsi de Martine Vassal ou de Patrick Ollier, réélus président.es de leurs métropoles respectives d’Aix-Marseille-Provence et du Grand-Paris, en dépit des évolutions électorales et, surtout, de leur délégitimation électorale évidente. Défaite à Marseille, Martine Vassal, la mal nommée, continue d’être « primus inter pares ». Pour être réélu.es, ces sortants ont noué des accords partisans incompréhensibles pour le quidam, qui contribueront, outre les accusations de collusion, à favoriser l’immobilisme de ces structures et leur incapacité à faire face aux défis essentiels de gouvernement des villes.

    Au sein de la métropole européenne de Lille, La 4ème du pays en importance, qui compte 1,2 million d’habitant.es, l’élection du président a tourné à la farce https://www.mediacites.fr/reportage/lille/2020/07/10/election-a-la-metropole-de-lille-on-prend-les-memes-et-on-recommence . Une farce tragique pour cette agglomération, la plus inégalitaire de France après… les agglomérations parisienne et marseillaise ! (d’après les travaux du collectif Degeyter https://www.mediacites.fr/interview/lille/2017/05/25/lille-une-agglomeration-toujours-plus-inegalitaire ). En dépit de sa mise en examen pour « trafic d’influence passif » et « complicité de favoritisme » dans l’affaire du grand stade, d’enquêtes en cours relatives à des abus de biens sociaux, le président sortant, maire de droite d’une petite commune de la MEL – a en effet été largement et facilement réélu à la tête de l’institution, avec le soutien du groupe des socialistes et apparentés (avec Martine Aubry à la manoeuvre https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2020/07/06/presidence-de-la-mel-aubry-choisit-castelain-malgre-tout ), de plusieurs élus LR (dont le maire de Marcq-en-Baroeul https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2020/06/30/apres-les-municipales-damien-castelain-en-pole-position-pour-la-metropole ) et le cortège des maires « sans étiquette » des communes périurbaines.

    Plus encore sans doute, c’est l’absence totale de débat https://www.mediacites.fr/tribune/national/2020/07/13/lelection-des-presidents-dans-les-metropoles-la-democratie-confisquee-par-les-elus/?mc_cid=e250c5812d&mc_eid=6eb9734654#annexe-1 lors de la campagne autour de la position pourtant préparée de longue date de Martine Aubry et des élus de son groupe qui interpelle et éclaire la vraie nature des compromis faustiens métropolitains. Certains observateurs se rassurent – à tort – en voyant dans le soutien des maires de Tourcoing et de Roubaix à un autre candidat le signe de la « fin du consensus ». C’est bien mal connaître le fonctionnement de ces instances que de le croire. 

    Faut-il rappeler que ces maires de droite de Tourcoing et de Roubaix ont été des soutiens directs du président Castelain et de la MEL durant le précédent mandat ? Qu’ils ont voté le choix de la location de longue durée du nouveau siège – le “Biotope” – récemment étrillé par la Chambre régionale des comptes, comme la quasi-unanimité des conseillers communautaires, avant de se rétracter pour une partie d’entre eux quand il était trop tard.

    Défaut de politique redistributive
    Comme toujours, dans cet espace en permanence « confiné » que constitue le conseil métropolitain, les opposants d’aujourd’hui seront les soutiens discrets de demain. Si d’aventure le président Castelain devait quitter ses fonctions forcé à le faire par la justice https://www.mediacites.fr/complement-denquete/lille/2017/08/01/damien-castelain-nechappera-pas-au-tribunal-pour-trafic-dinfluence-passif ce qui n’est pas improbable, on peut parier que les « contestataires » rentreront dans le rang et soutiendront la formation d’un exécutif consensuel élargi, qui leur permettrait de réassurer leur position, au détriment des intérêts des habitants de leurs communes.

    Parce qu’il faut le rappeler avec force : si les maires des grandes villes trouvent opportun de rallier la majorité de la MEL pour défendre le soutien de cette dernière à leurs « grands projets » contestés (à l’image de Saint-Sauveur pour Martine Aubry à Lille), c’est au détriment des intérêts d’une grande partie de leur population. Majoritairement peuplées par les classes populaires, Lille, Roubaix et Tourcoing sont les territoires dont les habitants perdent le plus à des compromis avec les élus des communes périurbaines et/ou privilégiées, qui empêchent toute politique réellement redistributive à l’échelle intercommunale qui tiendrait compte de ces inégalités et tenterait de les résorber.

    De la sorte, ces maires de grandes villes déjà si mal élus (moins de 15% des inscrits) nourrissent l’indifférence voire la défiance des citoyens à leur égard, à l’égard des institutions politiques, et creusent un peu plus la tombe de la démocratie locale, en même temps que la leur et que la nôtre…

    #Démocratie #Démocratie_locale #Farce #Communes #Métropoles #intercommunalités #consensus #ségrégation #terres_agricoles #pollution_atmosphérique #martine_aubry #Lille #Roubaix #Tourcoing #grands_projets #Saint-Sauveur #Loi_NOTRe #Loi_MAPTAM #Fabien_Desage

    Loies NOTRe et MAPTAM
    Les lois NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République, août 2015) et MAPTAM (Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, janvier 2014) ont pour but de redéfinir et clarifier les compétences entre les différentes collectivités territoriales. Elles renforcent notamment le pouvoir des régions et des métropoles. 

    • 10 000 « esclaves » dans les usines de Leicester

      La pandémie de coronavirus a mis en lumière les conditions de travail dans les ateliers textiles de Leicester, ville d’Angleterre. Une enquête va être ouverte.

      Jusqu’à 10 000 personnes sont employées dans des conditions proches de l’esclavage, dans les ateliers textiles de Leicester, une ville du centre de l’Angleterre, a affirmé lundi un député local. La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, s’en est émue devant le Parlement lundi, dénonçant « ce fléau moderne » et son ministère a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces allégations par l’Agence nationale contre la criminalité (NCA), alors que, depuis quelques jours, les dénonciations publiques de la situation dans les usines de Leicester se multiplient.

      Une flambée de cas de coronavirus a poussé les autorités, fin juin, à prolonger d’au moins deux semaines le confinement dans cette ville industrielle des Midlands. Les ateliers de confection ont continué à fonctionner pendant le confinement et ils sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la deuxième vague de contaminations. Ce qui a braqué les projecteurs sur les pratiques dans ces usines.

      Boohoo montrée du doigt
      Selon le député conservateur Andrew Brigden, interrogé par l’AFP, jusqu’à 10 000 personnes pourraient être employées pour un salaire de misère de 2 livres sterling de l’heure (environ 2,2 euros). Les victimes de ces pratiques sont « un mélange de gens du cru et de travailleurs immigrés, dont certains seraient en situation illégale, raison pour laquelle ils sont réduits en esclavage », a ajouté Andew Brigden. Labour Behind the Label, un groupe de défense des droits des travailleurs, a assuré dans un rapport que certaines usines fonctionnaient à plein régime pendant la crise, même quand un salarié avait été testé positif, alors qu’il était « inconcevable » qu’elles puissent respecter les mesures préconisées contre le virus, comme les gestes barrière.

      « Cela fait des années que circulent les allégations d’abus dans bon nombre de sociétés de Leicester », a souligné Dominique Muller, de Labour Behind the Label. Selon un récent rapport parlementaire, Leicester, une ville à forte diversité ethnique, compte un bon millier d’ateliers textiles. Labour Behind The Label accuse les marques comme Boohoo, spécialiste de la « Fast Fashion », de piétiner le droit du travail.

      #esclavage en #Angleterre #migrants #textile #Fast Fashion #confinement #covid-19 #coronavirus #contamination #travail #MissPap #PrettyLittleThing #Nasty_Gal

  • Pour la forêt

    Ce mercredi 8 juillet 2020, le groupe Pierre & Vacances annonçait l’abandon du Center Parc de Roybon, face aux différents obstacles, juridiques et politiques, rencontrés dans l’opposition au projet. #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Démocratie directe, communes libres..., #Ecologie, #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques


  • Contre l’invasion Turque du Rojava et du Bashur, appel à deux jours de mobilisation et d’actions les 18 et 19 Juillet

    Depuis le 15 juin, la Turquie bombarde le Rojava et tente d’envahir le Bashur (Kurdistan du Sud, Irak). La Commune Internationaliste, avec plusieurs campagnes de soutien au Rojava, appelle à 2 jours d’actions contre l’invasion. En tant que Commune Internationaliste du Rojava, et avec les campagnes Women Defend Rojava, Rise Up 4 Rojava et Make Rojava Green Again, nous appelons à deux journées internationales d’actions, les 18 et 19 juillet 2020, contre le bombardement et l’invasion du Basûr (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révoltes, insurrections, débordements..., #Ecologie, Démocratie directe, communes (...)

    #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Démocratie_directe,_communes_libres...

  • UK government recognises Guaido as Venezuela’s president in gold dispute, judge rules - Reuters

    Ils doivent être contents au #Venezuela ! #démocratie (juridico-financière)

    A London court ruled on Thursday that the British government recognizes Juan Guaido as Venezuela’s president, instead of Nicolas Maduro, in a case to decide which leader controls $2 billion worth of Venezuelan central bank gold stored in the Bank of England.

    The British government “has unequivocally recognised Mr. Guaido as President of Venezuela. It necessarily follows that (it) no longer recognises Mr. Maduro as President of Venezuela,” the judge wrote in his ruling following a trial last week.

    In a statement, lawyers for Maduro’s central bank said they would appeal the judgement.

  • Face aux bétonneurs, eul’Commune d’Saint-Sauveur !

    Nous nous sommes invités tels des gueux à la soirée électorale d’Aubry ce dimanche 28 juin. Organisée au branchouille café L’Hirondelle, détenu par trois architectes en vue sur la métropole, le quatrième mandat d’Aubry se place donc sous le signe du béton [1]. Nous lui avons offert quelques fleurs de carotte sauvage coupées sur la friche et essayé d’entamer une conversation : « Nous en reparlerons quand vous aurez dessaoulé », nous a-t-elle répondu, observatrice. 24 heures plus tard, nous y voilà : face aux bétonneurs et à la défaite d’EELV, la Commune de Saint-Sauveur sera la véritable opposition écologiste à la nouvelle mandature.

    Imaginez la scène. Une ambiance un peu pince-fesses de soirée électorale victorieuse mais pas trop. Un décor « indus » type galerie berlinoise des années 1980. Des bières « craft » (artisanales), un camion-boucherie « vintage », et un « corner de street food » asiatique. Martine Aubry tenant le premier rôle entourée de ses courtisans. Six fricheux bourrés sortant d’un concert mythique du groupe La rue qui t’emmerde , débarquant en guenilles et bottes crottées, attirant à eux une dizaine de regards de merlans horrifiés. Le comédien Gilles Defacque qui croit s’en sortir par une pirouette en nous sortant son nez de clown. Oui, la scène était pathétique. On en rigole encore.

    C’est par où la fête ?
    Avec 69 % d’abstention à Lille et un écart de 227 voix entre Aubry (PS) et Baly (EELV), l’ambiance était assez éloignée des bacchanales. Rendez vous compte : avec 15 389 voix obtenues face à deux candidats, Aubry en récolte encore moins qu’au premier tour de 2014 face à huit opposants (19 422). Sur 120 000 électeurs, Aubry obtient donc la majorité des sièges, les mains libérées de toute alliance, grâce à la confiance de 12,3 % de Lilloises et Lillois.

    Comme à chaque élection, les explications vont bon train sur le taux d’abstention record. Et vas-y que je te parle huit secondes de démocratie malade. Et vas-y que je mets en cause le coronavirus, la crise économique qui vient, le beau temps, l’alignement des planètes, etc. Nous qui ne prétendons pas à la science politologique, nous remarquerons simplement qu’à Lille, pour la première fois, le second tour des élections opposait trois candidats issus de la même majorité municipale. Avec ou sans nez rouge, les élections avaient des allures de mauvais cirque.

    EELV ou la défaite de l’écologie
    Europe-Écologie a gardé Grenoble et remporté Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Annecy, Poitiers et Colombes. Comment diantre ont-ils fait pour ne pas remporter Lille, alors qu’avec la friche Saint-Sauveur l’élection leur était portée sur un plateau ? En deux ans, P.A.R.C., Fête la friche et nous-mêmes avons inscrit au centre du débat municipal le manque d’espaces verts, la pollution de l’air, l’arrogance des grues et du béton, la mauvaise santé des habitants et des habitations, qui frappent ici plus qu’ailleurs en France. Disons-le ainsi : si le débat avait tourné autour de « La Sécurité », EELV était dans la merde. Comment ont-ils perdu une élection faite pour eux, portée par la friche, les manifs pour le climat, les arrêtés de sécheresse, les soixante pics de pollution par an, la crise sanitaire du coronavirus ?

    Les écologistes sont entrés sur la scène électorale dans les années 1970/1980 en prétendant « faire de la politique autrement ». Ce qui nécessitait une rupture plus conséquente que de se rendre au conseil municipal en vélo ou à l’Assemblée nationale en jeans-baskets. Les écologistes lillois ont gardé jusqu’au dernier moment la possibilité d’une alliance avec Aubry, entortillant leurs vues sur Saint-Sauveur autour d’une basse stratégie politicienne qui s’est avérée perdante.

    Il ne suffit pas, en politique, et de surcroît dans les quartiers populaires https://www.lavoixdunord.fr/771402/article/2020-06-29/municipales-lille-quartier-par-quartier-ou-et-comment-martine-aubry-sau où Aubry garde sa base électorale, de faire montre de compétence, de technicité, de bien connaître ses « dossiers ». Les électeurs ne votent pas pour des fonctionnaires aptes à la gestion. Quand de surcroît on sort de la majorité, les slogans « Pour changer », « L’écologie maintenant » ou « Vivre Lille » résonnent d’un creux abyssal qui ne peut émouvoir (et encore !) que quelques cadres sup’ de la fonction publique territoriale.

    Et maintenant eul’Commune d’Saint-Sauveur !
    L’écologie ne devrait pas avoir besoin de l’épithète « populaire » pour l’être réellement. Les écolos et Martine Aubry doivent comprendre qu’un grand parc à Saint-Sauveur est une question de justice sociale. Les habitants de Lambersart et Vauban ont déjà celui de la Citadelle et des logements a priori plus spacieux qu’ailleurs. Venir mettre sur Saint-Sauveur des créateurs, des startuppers et des designers (même venus d’une prétendue « Économie sociale et solidaire », même aussi cools que les clients de L’Hirondelle), c’est encore mépriser ces Lillois qui manquent d’espace comme de boulot.

    Ce qui a été fait sur la friche, que ce soit en l’animant ou par l’action judiciaire, c’est-à-dire la mise à l’arrêt d’une promotion immobilière jusqu’alors triomphante, les écologistes d’EELV l’ont manqué par deux fois : la première fois comme élus de la majorité, la seconde comme candidats d’opposition. Aujourd’hui, nous sommes l’écologie à Lille. Une commune sur Saint-Sauveur se construit déjà avec celles et ceux qui souhaitent se réapproprier vraiment la décision publique pour qu’enfin ce ne soit plus les aménageurs qui décident de l’usage d’un lieu, mais pour que ce soit les usagers qui décident de leur aménagement ; pour que ce ne soit plus les élus qui imposent des activités économiques hors-sol, mais pour que celles-ci émanent du territoire et de ses animateurs.


    Illustration de Modeste Ricahrd
Photo de "Fête la friche"

    [1] L’Hirondelle appartient aux patrons du cabinet O Architecture, coupables de bétonner les fleurs de L’îlot Pépinière. Ils ont aussi à leur palmarès la réhabilitation d’une partie de Fives-Cail Babcock et la construction de 235 logements sur la zone de L’Union à Roubaix.

    #Lille #Saint_Sauveur #Elections_Municipales #Elections #Démocratie #martine_aubry #PS #EELV #Ecoligie #Immobilier #Spéculation #spéculation_immobilière #béton #Gueux #politique #promotion_immobilière #destruction #communs #commune

  • Saint-Gratien : la mairie vandalise un terrain de #foot, les jeunes contre-attaquent - regards.fr

    L’histoire est intimement liée avec celle de la #pandémie du Covid-19 que nous venons de vivre. Profitant du confinement et de toutes les restrictions de libertés que cela comportait, sans prévenir quiconque, la mairie a décidé de détruire le fameux terrain, en catimini, mettant en avant un « devoir de salubrité publique » par peur que les matchs engendrent un cluster. Quant à l’urgence de cette décision, la municipalité la justifie par l’annonce d’un prochain match contre une équipe de Grigny, avec plusieurs centaines de personnes attendues… match qui devait bien avoir lieu, mais à Grigny. Élu d’opposition et président du MoDem 95, Emmanuel Mikael ne comprend pas grand chose à cette décision soudaine, dont il déplore aussi la radicalité : « Pendant le confinement, au nom des contraintes sanitaires et pour éviter une rencontre "sauvage" d’un tournoi de foot, on détruit le terrain ? »

    Ils n’ont mêm pas pris la peine de publier un arrêté municipal, il n’y a même pas eu de vote en conseil, ce que dénonce Emmanuel Mikael qui rappelle que l’affichage public de travaux est un « minimum réglementaire ». « C’est du vandalisme, de la méchanceté gratuite, injustifiable », s’insurge Zaki Diop, 33 ans, fondateur du collectif Saint-Gratien pour tous.


  • Le règlement du marché de #Crest est-il classé secret défense ?

    Un honorable correspondant local nous a fait part du parcours de combattant qu’il a du franchir il y a quelques mois pour simplement obtenir copie d’un tout bête document administratif auprès des services de la mairie de Crest. Pour son information personnelle, il voulait consulter le règlement des marchés de Crest (du mardi et samedi). Mal lui en a pris. c’est seulement au bout de la 4e ou 5e visite insistante à la mairie qu’il finit par obtenir gain de cause ! Ne le trouvant pas sur le site (...) #Les_Articles

    / Crest, #Démocratie_locale


  • Haïti étouffe sous le poids de son oligarchie et des États-Unis

    Pays le plus vulnérable du continent américain, Haïti est frappé par le covid-19 alors que la population est en prise avec les cyclones, une pauvreté généralisée, un gouvernement gangréné par la corruption et totalement décrédibilisé. Les derniers mots de Georges Floyd sont devenus sur les réseaux sociaux haïtiens un cri d’alerte : « Ayiti paka respire », Haïti ne peut pas respirer. Haïti a passé ces derniers jours plusieurs caps symboliques. Celui du 1er juin qui marque le début de la saison cyclonique – (...) #Débattre

    / Démocratie !, #Luttes_sociales

    #Démocratie_ !

  • « On ne peut pas vouloir une démocratie directe pour rétablir une société de consommation »

    ❝Ce texte fait partie de la brochure n°26bis : « #Écologie, #pandémie & #Démocratie_directe » L’écologie #Politique dans la crise mondiale — seconde partie Sommaire : « En prenant des mesures contre le virus on peut être amenés à prendre des décisions qu’on n’osait pas trancher à cause de la bien-pensance » (Émission de radio) « On ne peut pas vouloir une démocratie directe pour rétablir une société de consommation » (Émission de radio) — Ci-dessous... Immigration, écologie et décroissance (Conférence) (...) #Brochures

    / #Lieux_Communs, Politique, #Économie, #Pandémie_2019-2020, #Gauchisme, #Libéralisme, #Entretien, #Démocratie_directe, #Mouvements_sociaux, #Type_anthropologique