• Arié Alimi : « Il ne reste plus à ce pouvoir que la violence »
    https://www.revue-ballast.fr/arie-alimi-il-ne-reste-plus-a-ce-pouvoir-que-la-violence

    Aux oppo­sants à ses contre-réformes libé­rales, Emmanuel Macron rétorque qu’ils n’ont qu’à « essayer la dic­ta­ture ». De l’Élysée à la place Beauvau, on exalte l’usage « légi­time » de la vio­lence contre les mani­fes­tants et l’on nie vigou­reu­se­ment le carac­tère sys­té­mique des vio­lences poli­cières. Pendant ce temps, les avo­cats jettent leurs robes dans les tri­bu­naux, aux pieds de la garde des Sceaux. Arié Alimi n’a pas choi­si le droit par voca­tion : cet avo­cat de 42 ans s’est pour­tant impo­sé comme une figure de la défense des liber­tés publiques et du com­bat contre l’impunité des auteurs de vio­lences poli­cières. C’est ain­si qu’il a défen­du la famille de l’é­tu­diant éco­lo­giste Rémi Fraisse — tué en 2014 par un tir de gre­nade —, les lycéens moles­tés durant la loi Travail, une ving­taine de gilets (...)

  • (1) Minima sociaux : les personnes handicapées mises à l’écart - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/02/04/minima-sociaux-les-personnes-handicapees-mises-a-l-ecart_1776933

    Nos associations en ont assez. Assez de se faire enfermer dans des salles pour entendre des approximations et des propos politiques contradictoires. Assez de prendre la parole sans être écoutées. Assez de participer à une soi-disant #concertation alors même que nos ministres semblent avoir déjà pris leurs arbitrages et s’engagent d’ores-et-déjà ouvertement vers des décisions qui ne respectent pas la majorité des voix exprimées. Rappelons que dans le cadre de la consultation citoyenne, 61% des votes sont défavorables à l’intégration de l’AAH dans le RUA. Les citoyens sont-ils écoutés ou bien juste embarqués dans un semblant de #démocratie_participative ?

    La concertation, une tactique pour faire perdre son temps au peuple organisé, perçu comme ennemi ? « Soi-disant » et « semblant » sont de trop ! Je note au passage qu’on ne leur a même pas donné d’interlocuteurs compétentes...
    #handicap #revenu_garanti

    Ça rejoint le propos de Grégoire Chamayou dans La Société ingouvernable. Il y a raconte comment les ONG, trop bruyantes, ont été invitées à perdre leur temps et leurs ressources humaines dans des réunions dont la seule utilité était de renseigner les entreprises qui voulaient mieux savoir ce qu’elles faisaient, retourner les moins exigeant·es et enfumer les autres.

  • Des #lycéens interdits de se présenter à une épreuve de contrôle continu du bac pour avoir manifesté

    Dix-sept élèves d’un #lycée de #La_Rochelle n’ont pas eu le droit de participer à une épreuve de #rattrapage en histoire-géo, après avoir manifesté et tenté de bloquer leur lycée le 20 janvier.


    https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/31/des-lyceens-interdits-de-se-presenter-a-une-epreuve-de-controle-continu-d

    #résistance #répression #blocage #enseignement #éducation

    • « Pour faire suite à votre demande en date du 22 janvier 2020 par laquelle vous souhaitez que votre enfant soit autorisé à se présenter à l’épreuve de rattrapage en histoire-géographie, j’ai le regret de vous faire savoir que je ne peux pas donner une suite favorable », peut-on lire dans ce courrier.

      De fait, après des manifestations le 20 janvier devant l’établissement, auxquelles avaient pris part certains lycées, un grand nombre d’élèves n’avaient pu participer à cet examen. Une épreuve de rattrapage a été organisée dix jours plus tard. Mais, parmi les élèves n’ayant pu participer à l’examen d’origine, 17, se sont vus refuser le droit de participer au rattrapage. Sanctionnés pour avoir manifesté, participé au blocage du lycée...ou s’être abonnés à un compte Instagram appelant au blocage du lycée.

      Tout commence donc le lundi 20 janvier au matin, devant le lycée Valin, où des barricades avaient été installées devant l’établissement en signe de protestation contre la tenue des nouvelles épreuves communes de contrôle continu, les E3C, comme le raconte le quotidien régional Sud-Ouest. Même si le passage n’était pas totalement bloqué, la tenue de l’épreuve d’histoire-géographie a été fortement perturbée. « L’établissement a maintenu l’épreuve alors que les conditions d’accès n’étaient pas assurées, donc il y a eu beaucoup d’absences », observe un parent d’élève. « Le proviseur nous a envoyé un courriel en nous disant que les conditions d’accès seraient garanties et que notre enfant devait être présent à l’épreuve. Si ce n’est pas le cas, c’est un zéro assuré sans recours possible au rectorat. Ce matin, il est venu dire qu’il fallait entrer à tout prix. Je ne vais pas envoyer ma fille sur les barricades », expliquait ainsi une maman d’élève à Sud-Ouest.

      De fait, le proviseur Fabrice Pelletier avait envoyé un mail à l’attention des élèves concernés, avertissant des sanctions en cas d’absence : « Depuis le début de la semaine, nous observons quelques manifestations de protestation et notamment un appel à bloquer l’établissement lundi matin. Les E3C sont programmées et vont bien se dérouler comme prévu. Les absents se verront réglementairement attribuer la note de zéro. Aucun recours au rectorat ne pourra modifier cette règle. »

      Le lendemain, 19 minutes avant le début des épreuves, le proviseur réitère son avertissement : « Nous sommes à une demi-heure des épreuves, je vous rappelle que tous les élèves absents aux épreuves E3C sans justificatif valable ne seront pas admis à la session de rattrapage. Je vous invite à rejoindre maintenant les salles d’examen. » Sur une photo prise par Xavier Léotye et publiée dans Sud-Ouest, on aperçoit Fabrice Pelletier au milieu des élèves mobilisés en train d’aider une jeune fille à passer par dessus la grille. « Il a réussi à en faire passer quelques-uns », remarque le photographe.

      17 élèves non autorisés à participer au rattrapage
      Au total, sur les 450 élèves convoqués ce jour-là, 27% d’entre eux ont été absents à l’examen, soit environ 120 élèves. D’où la tenue d’une épreuve de rattrapage en histoire-géographie, qui avait lieu ce jeudi. A laquelle 17 élèves se sont donc vu refuser par courrier le droit de se présenter.

      Pour justifier cette décision, le proviseur s’appuie sur l’article 12 de l’arrêté du 16 juillet 2018 relatif aux modalités d’organisation du contrôle continu, qui précise : « En cas d’absence pour cause de force majeure dûment constatée à une épreuve commune de contrôle continu, le candidat est convoqué à une épreuve de remplacement dans les conditions fixées à l’article 4. »

      Dans 17 cas, le proviseur a donc estimé que l’absence lors de la première épreuve n’était pas motivée par une raison de « force majeure ». Parmi les arguments invoqués pour justifier cette décision, expliqués dans les différents courriers envoyés : le fait d’avoir participé aux manifestations ou/et au blocage du lycée. Mais aussi, de façon plus surprenante, le fait de s’être abonné au compte Instagram @BlocusValin, toujours en ligne à l’heure où nous écrivons ces lignes et qui appelait au blocage du lycée Valin il y a déjà deux semaines.

      « Par ailleurs, son profil Instagram s’est abonné ce jour-là au compte @BlocusValin. Ainsi, le caractère imprévisible n’est pas démontré », écrit dans plusieurs courriers envoyés le proviseur du lycée, en s’appuyant sur les trois critères prouvant qu’une absence relève d’un cas de force majeure : elle doit être « extérieure », « irrésistible » et « imprévisible ».

      Les 17 courriers envoyés se terminent de la même façon : « Il convient dès lors d’appliquer le dernier alinéa de l’article 12 de l’arrêté du 16 juillet 2018 », qui explique que l’absence ne relève pas d’un cas de force majeur, « la note zéro est attribuée au candidat pour l’épreuve auquel il n’a pas assisté ».

      Contacté par CheckNews, un parent d’élève explique : « Ils ont décidé de faire un tri entre les élèves qui ont participé et ceux qui ont subi. Parmi les élèves qu’ils ont reconnus comme bloqueurs, le fait qu’ils soient membres du groupe Instagram a été perçu comme une circonstance aggravante. »

      Plusieurs élèves interrogés par CheckNews ne comprennent pas non plus comment le choix a été fait parmi les manifestants, entre ceux qui sont autorisés à participer au rattrapage et ceux qui ne le sont pas. « Moi, par exemple, j’étais abonné au compte Instagram, mais on ne me l’a pas reproché », dit l’un, qui explique également s’être présenté ce jeudi matin à l’examen de rattrapage, mais s’être vu refuser l’accès car non inscrit sur les listes. « Nous, on manifestait pour avoir des examens plus justes. Et on nous répond avec plus d’injustice encore. Je savais que je risquais un zéro, mais je ne comprends pas pourquoi seulement une vingtaine d’élèves ont été pénalisés. J’ai l’impression qu’ils ont choisi un peu au pif », estime une autre élève de première, qui n’a pas non plus pu participer au rattrapage.

      Joint par CheckNews, le proviseur du lycée nous a redirigés vers le rectorat de Poitiers. Qui n’a, pour l’heure, pas répondu à nos sollicitations.

    • Répression policière contre des lycéens à Strasbourg

      200 lycéens et des enseignants, soutenus par des gilets jaunes et des militants CGT, bloquaient le lycée Marie-Curie ce matin vers 7h pour protester contre le nouveau bac. La police est intervenue violemment et a interpellé trois jeunes.
      Pendant ce temps, le ministre Blanquer, attendu à Strasbourg ce jeudi, décommandait sa venue. Courageux mais pas téméraire, d’autant que cet après-midi à 14 h rendez-vous avait été donné pour une nouvelle manifestation intersyndicale et Gilets jaunes, place de la Bourse. L’occasion de crier notre refus de la casse des retraites solidaires et de protester contre la répression policière.

      https://la-feuille-de-chou.fr/archives/104338

      #Strasbourg #répression_policière

  • Réforme des retraites : remarques sur un projet de loi dangereux

    La réforme des retraites étatise et centralise le système des retraites. Elle se traduirait par une forte baisse du #niveau_de_vie relatif des retraités et à un recul forcé de l’âge de départ. Nous dénonçons ici un projet de loi dangereux, mal pensé, qui porte atteinte à la #démocratie_sociale et à la #démocratie_parlementaire.

    https://blogs.mediapart.fr/henri-sterdyniak/blog/260120/reforme-des-retraites-remarques-sur-un-projet-de-loi-dangereux
    #retraite #retraites #réforme #France #Henri_Sterdyniak

  • Quand la France se rebelle : une cartographie des mouvements sociaux en cours
    https://www.bastamag.net/Education-sante-justice-retraites-cartographie-des-mouvements-sociaux-en-c

    L’ampleur de la contestation impressionne. Un collectif de géographes vient de de cartographier les mouvements sociaux en cours : santé, éducation, justice, culture, transports, industrie ou énergie sont concernés. Une carte participative utile à celels et ceux, isolés, qui veulent s’impliquer. Nous relayons leur appel. « Nous, Géographes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ne nous résignons pas face à la casse du service public de l’enseignement et de la recherche, constante et organisée (...) ça bouge !

    / #Retraites, #Luttes_sociales, Démocratie !

    #ça_bouge_ ! #Démocratie_ !

  • Opinion | How to Track President Trump - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/12/20/opinion/location-data-national-security.html

    The meticulous movements — down to a few feet — of the president’s entourage were recorded by a smartphone we believe belonged to a Secret Service agent, whose home was also clearly identifiable in the data. Connecting the home to public deeds revealed the person’s name, along with the name of the person’s spouse, exposing even more details about both families. We could also see other stops this person made, apparently more connected with his private life than his public duties. The Secret Service declined to comment on our findings or describe its policies regarding location data.

    The vulnerability of the person we tracked in Mr. Trump’s entourage is one that many if not all of us share: the apps (weather services, maps, perhaps even something as mundane as a coupon saver) collecting and sharing his location on his phone.

    Americans have grown eerily accustomed to being tracked throughout their digital lives. But it’s far from their fault. It’s a result of a system in which data surveillance practices are hidden from consumers and in which much of the collection of information is done without the full knowledge of the device holders.

    As a senior Defense Department official told Times Opinion, even the Pentagon has told employees to expect that their privacy is compromised:

    “We want our people to understand: They should make no assumptions about anonymity. You are not anonymous on this planet at this point in our existence. Everyone is trackable, traceable, discoverable to some degree.”

    We were able to track smartphones in nearly every major government building and facility in Washington. We could follow them back to homes and, ultimately, their owners’ true identities. Even a prominent senator’s national security adviser — someone for whom privacy and security are core to their every working day — was identified and tracked in the data.

    “Tech companies are profiting by spying on Americans — trampling on the right to privacy and risking our national security,” Senator Elizabeth Warren, a Democrat running for president, told us. “They are throwing around their power to undermine our democracy with zero consequences. This report is another alarming case for why we need to break up big tech, adopt serious privacy regulations and hold top executives of these companies personally responsible.”

    Despite the sensitivity of this information, it is put to everyday use. Packaged with millions of other data points, location information is turned into marketing analysis and sold to financial institutions, real estate investors, advertising companies and others. Companies say they vet partners carefully and tend to work with larger players that have a clear business case for receiving the data.

    Like all data, the vast location files are vulnerable to hacks, leaks or sale at any point along that process. The data we reviewed was provided to Times Opinion by sources who asked to remain anonymous because they were not authorized to share it and could face severe penalties for doing so.

    Multiple experts with ties to the United States’ national security agencies warned in interviews that foreign actors like Russia, North Korea, China and other adversaries may be working to steal, buy or otherwise obtain this kind of data. Only months ago, hackers working for the Chinese government allegedly targeted location data for people moving throughout Asia by breaking into telecom networks, according to a report by Reuters.

    “People literally go to work every day, sit down at a desk, check the sports, send an email or two to their girlfriend and then start looking for databases they can steal,” said James Dempsey, the executive director of the Berkeley Center for Law and Technology. “They just do that 9 to 5, every day.”

    The American government may conduct similar intelligence operations against its adversaries, experts said, though under stricter legal frameworks.

    he possibilities for blackmail are endless. Once stolen, details on sexual interests and extramarital affairs can provide opportunities for extortion. Targets could be coerced in ways large and small, compelled to make decisions or take actions for a foreign government. Or the locations themselves could provide valuable intelligence about security practices, contacts, schedules and the identities of people in prominent and sensitive posts, with access to state secrets or critical infrastructure.

    With no training and far more limited technical tools than those of a state intelligence service, we were able to use the location data — date, time and length of stay — to make basic inferences. By determining whether two people were in the same place at the same time, it was easy to zero in on spouses, co-workers or friends. Cataloguing their movements revealed even more associations, creating the map of a robust social network that would be nearly impossible to determine through traditional surveillance. In cases where it was difficult to identify an individual, associations offered more clues about workplaces and interests.

    Even just commuting to work can be risky for people in prominent positions. “The easiest way to figure out how to get to you is know you always have the same routine,” said Mr. Rasser, the former Central Intelligence Agency officer. He said he mixes up his own routine, partly because the C.I.A. emphasized such methods when he joined.

    Even areas once thought to be secure showed up in the data. Personal phones aren’t generally allowed inside the C.I.A. or the National Security Agency. But while no pings registered inside the C.I.A. headquarters, we found thousands of pings in the parking lots outside, with trails that led to the homes of likely employees.

    Agencies with a need for heightened security are left in a vulnerable position. Phones are ubiquitous, and so long as granular location tracking remains legal, even the Defense Department must play along. “We cannot stop our workforce of 3.6 million people from living their everyday lives,” a senior department official told us.

    Leaked location data may open the door to other cyber vulnerabilities. Foreign actors could learn movement details and infer meeting locations, which could be used to conduct a type of scam where targets receive fake emails — posing as a friend you just met with or a business you just visited — including a phony link meant to steal your password or install malware.

    “Location tracking data of individuals can be used to facilitate reconnaissance, recruitment, social engineering, extortion and in worst-case scenarios, things like kidnapping and assassination,” warned Kelli Vanderlee, manager of intelligence analysis at the cybersecurity company FireEye.

    Those are not theoretical threats. The phone of the Washington Post journalist Jamal Khashoggi, who was assassinated in 2018, was allegedly compromised, possibly allowing his location data to be used to follow him.

    Last year, Strava, a company that makes a fitness app, released a global map showing 700 million activities that clearly revealed American military bases abroad. The Department of Defense issued its recent guidance after discovering the problem. The data reviewed by Times Opinion revealed several points on domestic military bases as well, showing how some of the nation’s most secure armed sites can be exposed.

    The sources who provided the trove of location information to Times Opinion did so to press for regulation and increased scrutiny of the location data market. Some solutions exist that could help improve privacy while ensuring businesses can still perform some of the analysis they do today, like limiting the ability to identify individual paths, changing how long the information is stored and limiting how it’s sold.

    So far, Washington has done virtually nothing to address the threats, and location data companies have every reason to keep refining their tracking, sucking up more data and selling it to the highest bidders.

    #Géolocalisation #Sécurité #Surveillance #Démocratie_en_danger

  • En #Europe_centrale, une « #alliance des villes libres » contre le populisme

    Les maires de #Budapest, #Varsovie, #Prague et #Bratislava ont signé un #pacte contre les dérives des gouvernements du #groupe_de_Visegrad.

    Ils ont la quarantaine ou presque, sont de fervents défenseurs de la #démocratie_libérale et fermement proeuropéens. A l’occasion d’une journée hautement symbolique, les maires de Prague, Varsovie, Budapest et Bratislava ont célébré, lundi 16 décembre dans la capitale hongroise, la naissance d’une « #alliance_des_villes_libres » destinée à contrecarrer les tendances populistes de leurs gouvernements respectifs.

    Dans ce « groupe de Visegrad » constitué de la #Pologne, la #Hongrie, la #République_tchèque et la #Slovaquie, qui fait régulièrement l’actualité pour ses dérives en matière d’Etat de droit et de refus des #valeurs_européennes, l’initiative des élus des quatre capitales montre que la #résistance_locale est réelle, même si elle est souvent encore minoritaire au niveau national.

    « Ilots de #liberté »

    « Nous venons de différents partis politiques, mais nous avons les mêmes #valeurs. Nos villes sont libres, progressistes, tolérantes et surtout proeuropéennes », a vanté le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, largement élu en 2018 contre un candidat ultraconservateur du parti Droit et justice, qui gouverne la Pologne depuis 2015 en multipliant les atteintes à l’indépendance des médias et de la justice.

    Cette alliance a été rendue possible par la victoire historique d’un candidat de l’opposition à la mairie de Budapest le 13 octobre. Alors que la capitale hongroise était gouvernée depuis 2010 par le Fidesz, le parti du premier ministre nationaliste Viktor Orban, Gergely Karacsony, président d’un petit parti de centre gauche, a réussi à l’emporter avec 50,9 % des voix. Le Fidesz a aussi perdu à cette occasion le contrôle de six autres grandes villes du pays.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/17/en-europe-centrale-une-alliance-des-villes-libres-contre-le-populisme_602311
    #urban_matter #villes #résistance #populisme #pro-Europe #progressisme #tolérance

    ping @karine4

    via @mobileborders

  • Dix villes où des listes « citoyennes » affichent leurs ambitions pour les municipales
    https://www.bastamag.net/elections-municipales-2020-listes-citoyennes-union-de-la-gauche-EELV-Franc

    Des listes « participatives », ou rassemblant un large éventail de partis à gauche, comptent incarner l’alternative pour les élections municipales de 2020. Leur point commun : la justice sociale, l’écologie, et le désir de renouveler la démocratie locale. Tour d’horizon avec dix villes emblématiques. Non, la #Politique n’est pas, toujours et partout, qu’un éternel recommencement. Une longue litanie de promesses de rassemblement et de vœux de participation se fracassant sans cesse à la table des (...) #Inventer

    / Démocratie !, Élections , #Innovation_politique, #Souveraineté_populaire, A la une, Politique

    #Démocratie_ ! #Élections_
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/lettretirageausort.pdf

  • Insultes, violences, velléités de censure : quand certains policiers et élus s’en prennent à la presse
    https://www.bastamag.net/Violences-policieres-haine-internet-amendements-journalistes-censure-liber

    Les intimidations se multiplient contre les journalistes qui filment, photographies ou documentent les violences policières lors des manifestations. Déjà, après Mai 68, certains syndicats policiers demandaient de « museler certaines radios insidieuses ». Une petite musique anti-journalistes se répand de la part de certains élus et organisations syndicales de policiers. Le 7 décembre, Le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), affilié à la CFE-CGC, a nommément ciblé cinq journalistes (...) #Décrypter

    / A la une, #Politique, Démocratie !, #Médias_libres

    #Démocratie_ !

  • Lyon : un lycéen de 15 ans touché au visage par un tir de LBD et transporté à l’hôpital
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/lyon-lyceen-15-touche-joue-tir-lbd-transporte-hopital-1

    Selon les témoignages que nous avons recueillis, une quarantaine de lycéens bloquaient le lycée Ampère-Saxe ce matin vers 07H00. Au moment de l’intervention des policiers vers 8H15, c’est en tout une soixantaine d’élèves selon les manifestants, une centaine selon la police, dont certains non-bloqueurs, qui ont été évacués.

    Une intervention policière sans sommation

    L’intervention policière de ce matin s’est faite sans sommation, surprenant les lycéens. D’après la préfecture qui confirme cette information, l’abcsence de sommation est justifiée par le fait que les policiers étaient visés par des tirs de projectiles, lancés par un manifestant en particulier. Les forces de police ont donc chargé, les lycéens se sont alors rabattus sur les trottoirs en face du lycée. Selon les témoignages des lycéens, des gifles et des coups ont été donnés, des tirs de gaz lacrymogène et un tir de LBD effectués.

    La police prétend que ce jeune homme n’était pas visé, mais si la police vise aussi mal, il est urgent de leur interdire la possession de toutes les armes de tir. Leurs matraques se sont aussi manifestement égarés sur les visages et les corps de ces mineurs. L’IGPN va surement se saisir de cette affaire avec le même soucis de précision borgne.

    –—
    c’est en tout une soixantaine d’élèves selon les manifestants, une centaine selon la police,
    Après la borgnerie, on peu voire que la dyscalculie fait aussi parti des critères de recrutement de la police.

  • Romaric Godin : « Les élites néolibérales ne veulent plus transiger avec le corps social »
    https://lvsl.fr/romaric-godin-les-elites-neoliberales-ne-veulent-plus-transiger-avec-le-corps-s

    Nous avons retrouvé Romaric Godin au siège de Médiapart, dans le XIIe arrondissement parisien. Journaliste économique, passé par « La Tribune » où ses analyses hétérodoxes l’ont fait connaître, il travaille désormais pour le site d’actualité dirigé par Edwy Plenel. En septembre dernier, il publie son premier livre « La guerre sociale en France. Aux sources économiques de la démocratie autoritaire » paru aux éditions La Découverte. Dans cet essai, il développe ce qui constitue selon lui la spécificité du moment Macron et analyse les racines sociales et économiques profondes qui ont présidé à l’avènement du néolibéralisme autoritaire qu’il dépeint. Source : Le vent se (...)

  • « Nous le peuple » : la Constitution, les sans-voix et les élus
    https://www.bastamag.net/Nous-le-peuple-la-Constitution-les-sans-voix-et-les-elus

    Pendant des mois, des femmes de Villeneuve Saint-George, des détenus de Fleury Mérogis et des lycéens de Sarcelles ont débattu des règles de nos institutions. De ces ateliers jusqu’à l’Assemblée nationale, le documentaire Nous le peuple raconte leur épopée. Écrire une constitution. Réfléchir au fonctionnement de nos institutions, à ses représentants. A ce qui fonctionne, à ce qui est à changer. L’exercice a été mené par l’association « Les Lucioles du doc » – qui écrit régulièrement des #Chroniques (...) Chroniques

    / Démocratie !, #Souveraineté_populaire, #Arts_et_cultures

    #Démocratie_ !

  • Des gilets jaunes appellent à créer des « assemblées communales populaires » en vue des municipales de 2020
    https://www.bastamag.net/Gilets-jaunes-elections-municipales-2020-listes-citoyennes-Commercy-RIC-as

    Des citoyens de Commercy organisent, les 23 et 24 novembre, les « Rencontres nationales des communes libres et des listes citoyennes ». Objectif : préparer les élections municipales de 2020 et – pourquoi pas – multiplier des listes citoyennes. Voici leur appel. Depuis près d’un an la France est en ébullition. Les gilets jaunes manifestent encore et encore pour la transformation du système, la justice sociale et la démocratie directe, qu’il vente, pleuve, neige, ou que la canicule menace. Des dizaines (...) #Débattre

    / Démocratie !, #Luttes_sociales, #Politique

    #Démocratie_ !

  • Nuit Debout et ses somnambules
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?991-Nuit-Debout-et-ses-somnambules

    Échange mail dans les mois qui ont suivi le mouvement social contre la « Loi Travail » et « Nuit Debout », au printemps 2016. Objet : Proposition d’un texte sur une suite possible à « Nuit Debout » De : D. À : #Lieux_Communs Date : 30 juil. 2016 Bonjour à vous, Votre réflexion m’apparaît essentielle, en ce qu’elle touche à la question : « quelle civilisation voulons-nous ? » Au lieu de vous restreindre au seul champ économique, vous pensez une alternative globale au modèle libéral-capitaliste. La gauche (...) #Correspondances

    / Lieux Communs, #Lettre, #Politique, Mouvement social 2016 & Nuit Debout, #Progressisme, #Relativisme, #Post-modernisme, #Assemblée, #Philosophie, #Démocratie_directe, (...)

    #Mouvement_social_2016_&_Nuit_Debout #Pseudo-subversion
    https://www.causeur.fr/brexit-referendum-democratie-elites-quatremer-139130

  • Catalogne : « Une situation alarmante pour les droits humains, la répression et la violence policière »
    https://www.bastamag.net/Catalogne-repression-prison-blesses-affrontements-violences-policieres-Eur

    Depuis la condamnation de neuf dirigeants séparatistes catalans le 14 octobre, les mobilisations n’ont pas faibli à Barcelone. Nous publions ici une tribune de l’Observatoire de la dette dans la la globalisation (ODG), basée à Barcelone. Le 14 octobre, neuf dirigeants séparatistes catalans ont été condamnés à des peines de neuf à treize ans d’emprisonnement pour sédition. Depuis, les mobilisations pacifiques n’ont pas faibli à Barcelone. Mais vendredi, la journée s’est terminée par des affrontements avec (...) #Débattre

    / Démocratie !, #Europe, #Droits_fondamentaux, A la une

    #Démocratie_ !

  • Chili : « Le sang coule, où est la communauté internationale ? »
    https://www.bastamag.net/Chili-manifestation-repression-morts-violences-sexuelles-armee-Pinera-Pino

    Plus de 18 morts, 2000 arrestations, des abus sexuels commis lors des détentions arbitraires. Face à un mouvement social inédit contre un système néolibéral, le gouvernement a donné l’ordre aux forces armées d’assurer un couvre-feu. Une situation intolérable dénoncée par le politologue Pierre Lebret. La question que nous pouvons nous poser aujourd’hui c’est où se trouve la communauté internationale ? Devons-nous continuer à observer les images des chars de l’armée chilienne défiler à Santiago et contre son (...) #Débattre

    / #Amériques, Démocratie !, #Atteintes_aux_libertés, A la une

    #Démocratie_ !

  • #Eric_Piolle sur France inter

    Le maire écologiste de Grenoble est l’invité d"Eric Delvaux à l’occasion de la parution aux éditions Les liens qui libèrent de son livre « Grandir ensemble. Les villes réveillent l’espoir ».

    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-20-octobre-2019
    #Grenoble

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    Quelques extraits :

    « C’est à l’échelle des villes qu’on peut allier #justice_sociale et #justice_environnementale, qui fait défaut à l’échelle nationale ».

    « Pour relever le défi de justice sociale et environnementale, il faut cultiver ensemble des #biens_communs, garantir des sécurités pour chacun »

    « Les habitants du territoire quels qu’ils soient, c’est des habitants légitimes pour travailler sur des budgets participatifs, pour aménager un morceau de quartier, pour s’entraîner à la #démocratie_locale »
    –-> « Le gouvernement Macron nous a attaqués au tribunal pour notre dispositif de #votation_citoyenne parce qu’il était ouvert aux + de 16 ans, parce qu’il était ouvert à tous les résidents quel que soit leur statut par rapport aux listes électorales et parce que les élus, c’était le troisième argument, ne pouvaient pas se déposséder de leur capacité de décision ».

    ping @karine4

  • « 7 giorni con i curdi » : il mio diario dal campo profughi di #Makhmour

    Una settimana nell’Iraq settentrionale per toccare con mano un modello di democrazia partecipata messo in piedi da 13mila profughi. Che sperano in un futuro diverso.

    Questi non sono appunti di viaggio, ma di un’esperienza in un campo profughi che in questi mesi è diventato un campo di prigionia. Il campo di Makhmour è sorto nel 1998, su un terreno arido assegnato dall’Iraq all’ONU per ospitare i profughi di un viaggio infinito attraverso sette esodi, dopo l’incendio dei villaggi curdi sulle alture del Botan nel 1994 da parte della Turchia.

    Niente di nuovo sotto il sole, con Erdogan.

    Quei profughi hanno trasformato quel fazzoletto di terra senza un filo d’erba in un’esperienza di vita comune che è diventata un modello di democrazia partecipata del confederalismo democratico, l’idea di un nuovo socialismo elaborata da Apo Ocalan nelle prigioni turche, attorno al pensiero del giovane Marx e di Murray Bookchin.

    Il campo di Makhmour non è un laboratorio, è una storia intensa di vita.

    Da vent’anni questi tredicimila profughi stanno provando a realizzare un sogno, dopo aver pagato un prezzo molto, troppo elevato, in termini di vite umane. Nel campo vi sono tremilacinquecento bambini e il 70% della popolazione ha meno di 32 anni. La loro determinazione a vivere una vita migliore e condivisa ha superato finora tutti gli ostacoli. Anche l’assalto da parte dell’ISIS, respinto in pochi giorni con la riconquista del campo. Il loro campo.

    Da alcuni mesi sono sottoposti a un’altra dura prova. Il governo regionale del Kurdistan iracheno ha imposto, su istigazione del regime turco, un embargo sempre più restrittivo nei loro confronti. Nessuno può più uscire, né per lavoro né per altri motivi.

    Siamo stati con loro alcuni giorni, in un gruppo di compagni e compagne dell’Associazione Verso il Kurdistan, condividendo la loro situazione: dalla scarsità di cibo, che si basa ormai solo sull’autoproduzione, alla difficoltà di muoversi al di fuori del perimetro delimitato e dimenticato anche dall’ONU, sotto la cui tutela il campo dovrebbe ancora trovarsi.

    Le scritte dell’UNHCR sono sempre più sbiadite. In compenso, le scritte e gli stampi sui muri del volto e dello sguardo di Apo Ocalan sono diffusi ovunque.

    Anche nella Casa del Popolo in cui siamo stati ospiti, dormendo per terra e condividendo lo scarso cibo preparato con cura dagli uomini e dalle donne che ci ospitavano.

    Ma per noi ovviamente questo non è nulla, vista la breve temporaneità della nostra presenza. Per loro è tutto.

    In questi anni hanno provato a trasformare il campo nella loro scelta di vita, passando dalle tende alla costruzione di piccole unità in mattoni grigi, quasi tutte con un piccolo orto strappato al deserto. E, in ogni quartiere, con l’orto e il frutteto comune.

    Ci sono le scuole fino alle superiori, con un un indirizzo tecnico e uno umanistico, suddivise in due turni per l’alto numero degli alunni. Fino a tre mesi fa, terminate le superiori, potevano andare all’università a Erbil, il capoluogo del Kurdistan iracheno.

    Al mattino li vedi andare a scuola, a partire dalle elementari, con la camicia bianca sempre pulita e i pantaloni neri. E uno zaino, quando c’è, con pochi libri essenziali. Ragazzi e ragazze insieme: non è per niente scontato, in Medio Oriente.

    Durante le lezioni non si sente volare una mosca: non per disciplina, ma per attenzione. Non vanno a scuola, per decisione dell’assemblea del popolo, per più di quattro ore al giorno, proprio per evitare che il livello di attenzione scenda fino a sparire. Dovrebbe essere una cosa logica ovunque, ma sappiamo bene che non è così, dove si pensa che l’unico obiettivo sia accumulare nozioni. Le altre ore della giornata sono impegnate in diverse attività di gruppo: dalla cultura al teatro, dalla musica allo sport, autoorganizzate o seguite, in base all’età, da giovani adulti che hanno studiato e che non possono vedere riconosciuto il loro titolo. Perché sono persone senza alcun documento, da quando sono state cacciate dalla loro terra.

    Tenacemente, soprattutto le donne svolgono queste attività, lavorando alla formazione continua per ogni età, dai bambini agli anziani.

    Difficile è capire, se non si tocca con mano, il livello di protagonismo delle donne nell’Accademia, nella Fondazione, nell’Assemblea del popolo, nella municipalità e nelle altre associazioni.

    Si sono liberate dai matrimoni combinati e hanno eliminato il fenomeno delle spose bambine: non ci si può sposare prima dei 18 anni.

    Tutto viene deciso assemblearmente, tutto viene diviso equamente.

    Uno slancio di vitalità comune, in un dramma che dura da vent’anni e in un sogno di futuro che richiede anche di essere difeso, quando necessario, con le armi.

    I giovani armati vegliano sul campo dalle montagne.

    Questo esperimento di democrazia partecipata negli ultimi anni è stato adottato in Rojava, la parte di Siria abitata prevalentemente dal popolo curdo e liberata con il contributo determinante delle donne: un’esperienza da seguire e da aiutare a rimanere in vita, soprattutto in questo momento in cui la Turchia vuole distruggerla.

    Lì abitano tre milioni di persone, le etnie e le religioni sono diverse. Eppure il modello del confederalismo democratico sta funzionando: per questo rappresenta un esempio pericoloso di lotta al capitalismo per i regimi autoritari ma anche per le cosiddette democrazie senza contenuto.

    Nel caos e nel cuore del Medio Oriente è fiorito di nuovo un sogno di socialismo. Attuale, praticato e condiviso.

    Dobbiamo aiutarlo tutti non solo a sopravvivere e a resistere all’invasione da parte della Turchia, ma a radicarsi come forma di partecipazione attiva ai beni comuni dell’uguaglianza e dell’ecologia sociale e ambientale.

    L’obiettivo della missione era l’acquisto a Erbil e la consegna di un’ambulanza per il campo. Non è stato facile, vista la situazione di prigionia in cui vivono gli abitanti, ma alla fine ce l’abbiamo fatta. Il giorno dopo la nostra partenza è stato impedito dal governo regionale l’ingresso a un gruppo di tedeschi, con alcuni parlamentari, che doveva sostituirci.

    Di seguito trovate gli appunti sugli incontri, dal mio punto di vista, più significativi.

    Mercoledì 2 ottobre: il protagonismo delle donne

    Al mattino partecipiamo all’incontro delle madri al Sacrario dei caduti. Sala piena, chiamata a convalidare i risultati dell’assemblea di sabato scorso. Interviene Feliz, una giovane donna copresidente dell’assemblea del popolo, che ci sta accompagnando negli incontri in questi giorni. Il suo è un intervento forte, da leader politico. Questa ragazza è sempre in movimento, instancabile. Attorno, sulle pareti, spiccano le fotografie di almeno millecinquecento uomini e donne, spesso giovani, morti nelle varie lotte di difesa del campo. Millecinquecento su dodicimila abitanti: praticamente non esiste una famiglia che non sia stata coinvolta nella difesa drammatica dei valori comuni. Anche da qui si capisce l’identità forte dei sentimenti condivisi di una comunità.

    Le donne elette per rappresentare l’Associazione si impegnano a rispettarne i principi, tra cui difendere i valori della memoria e non portare avanti interessi personali o familiari.

    Sempre in mattinata, andiamo alla sede della Fondazione delle donne. Gestiscono cinque asili, una sartoria e l’atelier di pittura. La loro sede è stata rimessa a nuovo dopo la distruzione avvenuta nei giorni di occupazione dell’ISIS. Sulla parte bianca, spicca una frase di Apo Ocalan: “Con le nostre speranze e il nostro impegno, coltiviamo i nostri sogni”. L’impegno principale della Fondazione è per il lavoro e la dignità di donne e bambini. Nei loro laboratori sono impegnate sessanta persone. Seguono poi duecento giovani, bambini e ragazzi, dai sei ai diciassette anni, al di fuori dell’orario scolastico, che si autoorganizzano autonomamente: decidono insieme giochi, regole, organizzano teatri e feste.

    La Fondazione è gestita collettivamente, da un coordinamento, che si trova una volta alla settimana; una volta all’anno l’assemblea generale fa il punto sui risultati, i problemi, le prospettive.

    Vengono seguite anche le famiglie con problemi e si affrontano anche le situazioni di violenza domestica, ricomponibili anche con il loro intervento. Per le situazioni più drammatiche e complesse si porta il problema all’assemblea delle donne, che decide in merito. Ma il loro lavoro sul riconoscimento, il rispetto e il protagonismo delle donne avviene con tutti, anche con gli uomini, e si svolge ovunque, anche con l’educativa di strada.

    La promotrice della Fondazione, Sentin Garzan, è morta combattendo in Rojava. A mezzogiorno siamo ospiti di un pranzo preparato da chi lavora al presidio ospedaliero.

    Nel tardo pomeriggio, in un clima dolce e ventilato con vista sulla pianura e la cittadina di Makhmour, incontriamo l’Accademia delle donne. Tutto, o quasi, al campo di Makhmour, parla al femminile. Bambini e bambine giocano insieme. Le ragazze e le donne giovani non portano nessun velo, se non, a volte, durante le ore più calde della giornata. Ma è un fatto di clima, non di costume o di storia o di costrizione. Le donne più anziane portano semplici foulards.

    All’Accademia le ragazze molto giovani, in particolare psicologhe, sociologhe, insegnanti. Ma soprattutto militanti.

    Per comprendere una storia così intensa, bisogna partire dalle origini del campo, costituito, dopo sette peregrinazioni imposte a partire dal 1995, nel 1998 da rifugiati politici della stessa regione montuosa del Kurdistan in Turchia, il Botan.

    Dopo, si sono aggiunti altri rifugiati. La loro è la storia intensa dell’esodo, con i suoi passaggi drammatici. Ma anche con l’orgoglio dell’autoorganizzazione.

    Le donne dell’Accademia ci parlano del lungo e faticoso percorso svolto dall’inizio dell’esodo fino a oggi. Una delle figure di riferimento più importanti rimane Yiyan Sîvas, una ragazza volontaria uccisa nel 1995 nel campo di Atrux, uno dei passaggi verso Makhmour.

    Era molto attiva nella lotta per i diritti civili e sociali. Soprattutto delle donne. E nella difesa della natura: anticipava i tempi.

    Yiyan Sîvas è stata uccisa, colpita al cuore in una manifestazione contro un embargo simile a quello attuale. Il vestito che indossava, con il buco del proiettile e la macchia di sangue rappreso, è custodito gelosamente nella sede dell’Accademia, aperta nel 2003.

    All’Accademia si occupano di formazione: dall’alfabetizzazione delle persone anziane che non sanno leggere e scrivere, all’aiuto nei confronti di chi incontra difficoltà a scuola, lavorando direttamente nei quartieri.

    Ma il loro scopo principale è la formazione attraverso i corsi di gineologia (jin in curdo significa donna), sulla storia e i diritti di genere; e sulla geografia, che parla da sola delle loro origini. Si confrontano con le differenze, per far scaturire il cambiamento. Che consiste in decisioni concrete, prese dall’assemblea del popolo, come l’abolizione dei matrimoni combinati, il rifiuto del pagamento per gli stessi, il divieto del matrimonio prima dei diciotto anni.

    Per una vita libera, l’autodifesa delle donne è dal maschio, ma anche dallo Stato. Sono passaggi epocali nel cuore del Medio Oriente.

    «Se c’è il problema della fame», dice una di loro, «cerchi il pane. Il pane, per le donne in Medio Oriente, si chiama educazione, protagonismo, formazione. Che è politica, culturale, ideologica. Con tutti, donne e uomini».

    L’Accademia forma, l’Assemblea decide: è un organismo politico. Che si muove secondo i principi del confederalismo democratico, il modello di partecipazione ideato da Apo Ocalan, con riferimento al giovane Marx da una parte e a Murray Bookchin, da “L’Ecologia della Libertà”, a “Democrazia diretta” e a “Per una società ecologica. Tesi sul municipalismo libertario”.

    Ma il confederalismo democratico conosce una storia millenaria. Appartiene alla tradizione presumerica, che si caratterizzava come società aperta: con la costruzione sociale sumerica è iniziata invece la struttura piramidale, con la relativa suddivisione in caste.

    Si parla di Mesopotamia, non di momenti raggrinziti in tempi senza storia.
    Giovedì 3 ottobre: il confederalismo democratico

    Questa mattina incontriamo i rappresentanti dell’Assemblea del popolo. Ci sono la copresidente, Feliz, e alcuni consiglieri. Verso la fine della riunione arriva anche l’altro copresidente, reduce dal suo lavoro di pastore. Di capre e, adesso, anche di popolo.

    Feliz spiega i nove punti cardine del confederalismo democratico:

    La cultura. Si può dire che nel campo di Makhmour da mattina fino a notte si respira cultura in tutte le sue espressioni e a tutte le età;
    La stampa, per diffondere le idee, i progetti e le iniziative che il campo esprime;
    La salute: da qui l’importanza del presidio ospedaliero e dell’attività di informazione e prevenzione;
    La formazione, considerata fondamentale per condividere principi, valori e stili di vita comuni;
    La sicurezza della popolazione: la sicurezza collettiva garantisce quella individuale, non viceversa;
    I comitati sociali ed economici per un’economia comune e anticapitalista;
    La giustizia sociale;
    La municipalità, quindi il Comune, con sindaca, cosindaco o viceversa, con il compito di rendere esecutivi i progetti decisi dall’Assemblea; e, insieme, alla municipalità, l’ecologia sociale, considerata come un carattere essenziale della municipalità.
    L’ecologia sociale va oltre l’ecologia ambientale: è condizione essenziale per il benessere collettivo;
    La politica.

    Ognuno di questi punti viene declinato nelle cinque zone del campo, ognuna composta da quattro quartieri. Il confederalismo democratico parte da lì, dai comitati di quartiere, che si riuniscono una volta alla settimana e ogni due mesi scrivono un rapporto su problemi e proposte, scegliendo alcune persone come portavoce per l’Assemblea del popolo.

    L’Assemblea del popolo è composta dalla presidente, dal copresidente e da 131 consiglieri. Presidente e copresidente sono presenti tutti i giorni, a tempo pieno.

    Le cariche durano due anni, rinnovabili per un mandato. La municipalità viene eletta dal popolo. Non sempre è facile arrivare alle decisioni, perché tutto deve essere condiviso.

    L’incontro non è formale: si discute infatti di come utilizzare il luogo individuato per l’ospedale, a partire dall’ampliamento del poliambulatorio. Si tratta di coprire la struttura e, allo stesso tempo, di decidere come utilizzare gli spazi, visto che sono troppo grandi per un ospedale di comunità. Viene esclusa l’ipotesi della scuola per la dimensione dei locali; vengono prese in considerazione altre ipotesi, come la nuova sede per le attività dell’Associazione che si prende cura dei bambini down, che ha elaborato un proprio progetto, e il laboratorio di fisioterapia. Ma il primo passo, concreto, è l’avvio dei lavori per la copertura della struttura.

    Il confederalismo democratico ritiene che le comunità, per poter coinvolgere tutti, debbano avere una dimensione ottimale di diecimila persone. Il campo è abitato da tredicimila persone e il modello, con le sue fatiche, funziona.

    Il modello in questi anni è stato adottato in Rojava, dove vi sono oltre tre milioni di persone di etnie diverse e lì il banco di prova è decisivo. Se la Turchia non riuscirà a distruggerlo.

    Ma chi lo ha proposto e lo vive non solo ci crede, lo pratica con la grande convinzione che sia il modo per cambiare dalla base la struttura sociale del Medio Oriente.

    Venerdì 4 ottobre: Incontro con “M”

    Incontriamo una rappresentante che ci parla delle donne che hanno combattuto a Kobane. Nel suo racconto, nell’analisi della situazione e nella valutazione delle prospettive, alterna passaggi piani a momenti di forte impatto emotivo.

    Si parla del protagonismo delle donne nella liberazione del Rojava. «La guerra non è mai una bella cosa», racconta, «ma la nostra è stata, è una guerra per l’umanità. Per la difesa della dignità umana. Le donne sono partite in poche: quattro o cinque di nazionalità diverse, ma unite dall’idea che fosse necessario armarsi, addestrarsi e combattere l’oppressione e il fondamentalismo per affermare la possibilità di una vita migliore. Per le donne, ma anche per gli uomini». Per tutti.

    «A Kobane la popolazione aveva bisogno di essere difesa dall’attacco dell’ISIS: da un problema di sicurezza è scaturita una rivoluzione vera. Una rivoluzione che non è solo curda, o araba, ma è una rivoluzione popolare, che sta costruendo un nuovo modello di democrazia partecipata».

    In Medio Oriente, cuore della Terza Guerra Mondiale scatenata dai conflitti interni e orchestrata dalle potenze mondiali.

    «Quando ci si crede, si può arrivare a risultati impensabili. Non importava essere in poche. All’inizio non è stato facile, nel rapporto con le altre donne: per la prima volta si trovavano davanti alla scelta della lotta armata in prima persona, dal punto di vista femminile. Poi hanno compreso, quando hanno visto le loro figlie venire con noi, crescere nella consapevolezza e nella determinazione per organizzare la resistenza popolare. L’organizzazione popolare è diventata determinante, non solo a Kobane, ma in tutto il Rojava.

    Le donne, quando vogliono raggiungere un obiettivo, sono molto determinate. E sono molto più creative degli uomini.

    Così hanno trasformato una guerra di difesa in una possibilità di cambiamento rivoluzionario, in cui tutti possono partecipare alla costruzione di un destino comune, provando a superare anche le divisioni imposte nei secoli dalle diverse religioni». Nel caos del Medio Oriente, dove in questo momento l’Iraq è di nuovo in fiamme.

    «Oggi il nemico per noi rimane l’ISIS: l’YPG (la nostra formazione guerrigliera maschile) e l’YPJ (la nostra formazione guerrigliera femminile) lo hanno sconfitto, ma rimangono sacche sparse dell’ISIS e cellule dormienti all’interno dei territori liberati. Il nemico però è soprattutto la Turchia, la cui strategia sullo scacchiere del Medio Oriente, dove tutte le potenze mondiali vogliono dare scacco al re, è l’occupazione della striscia di terra che corre sotto il confine con la Siria e che collega storicamente l’Occidente e l’Oriente.

    Questo territorio è il Rojava: per questo il regime di Erdogan vuole distruggerci. Sostiene, come ad Afrin, di volersi presentare con il ramoscello d’ulivo: in realtà, ad Afrin ha portato forme di repressione sempre più aspre, nuove forme di violenza etnica, una nuova diffusione dei sequestri di persona. Per arrivare al suo obiettivo, la Turchia sta costruendo un altro ISIS, come ha fatto con l’originale. Solo una parte delle tre milioni di persone presenti in Turchia è costituita da profughi: sono quelli che il regime vuole cacciare e spinge a viaggi disperati e rischiosi verso l’Europa. Gli altri sono integralisti, diretti o potenziali, che il regime di Erdogan intende tenere, avviandoli a scuole di formazione religiosa e militare, fino a quando li manderà di nuovo in giro a seminare il terrore.

    La Turchia utilizza i miliardi di dollari forniti dall’Europa per ricostituire un nuovo ISIS da utilizzare nello scenario della Terza Guerra mondiale». La vecchia strategia di destabilizzare per stabilizzare con il terrore.

    «La Turchia utilizza la Russia, la Russia la Turchia, la Turchia gli Europei. L’Europa, aiutando la Turchia, sta diffondendo dei nuovi veicoli di infezione.

    La vittima designata è il popolo curdo, ma il popolo curdo ha la testa dura.

    La minaccia principale incombe sul territorio libero del Rojava, dove è in corso un esperimento concreto di confederalismo democratico, con la partecipazione di tutte le etnie. Lo stiamo facendo con un forte impegno e una grande fatica, ma questa è la via per portare una vita migliore in una regione devastata dai conflitti etnici e religiosi, interni e scatenati dall’esterno».

    Particolarmente importante, in questa situazione, è la condizione della donna. «Quando le condizioni della donna migliorano, migliora la situazione per tutti, perché vincono i principi e l’ideologia della vita contro i nazionalismi e le strumentalizzazioni del capitalismo internazionale.

    Prima tutti dicevano di volerci dare una mano. Ma la memoria di molti è troppo corta. Le organizzazioni umanitarie ufficiali si schierano sempre con gli Stati, non con i movimenti di liberazione.

    Il nostro obiettivo è mantenere il Rojava libero di fronte alla minaccia dell’occupazione. Dobbiamo sensibilizzare l’opinione pubblica mondiale attorno a questa nuova speranza per il Medio Oriente e costruire un ponte tra il Kurdistan e l’Europa.

    Il potere della società è come un fiume che, scorrendo, cresce in maniera sempre più ampia. Noi vogliamo resistere per creare una vita migliore.

    Voi, delle associazioni non legate al potere degli Stati, potete aiutarci contribuendo a diffondere le nostre idee, la nostra esperienza, la nostra storia».

    Sabato 5 ottobre: incontro con i giovani che difendono il campo

    Nel tardo pomeriggio incontriamo la Guardia Armata del Campo. Ci raccontano che dopo il bombardamento con i droni dell’aprile scorso, non ci sono state altre incursioni da parte dei turchi. La tensione però rimane alta anche perché nelle vicinanze ci sono ancora gruppi sparsi dell’Isis. Facciamo qualche domanda a proposito della loro vita. Ci dicono che chi si dedica alla causa curda può arruolarsi dai 18 anni in poi, anche per sempre. Se si vuol lasciare un impegno così pieno si può farlo senza problemi, anche se i casi sono rari.

    Li vediamo al tramonto. Appartengono alla formazione che ha liberato Makhmour e soprattutto Kirkuk, dove i peshmerga, l’organizzazione armata del governo regionale del Kurdistan iracheno, si trovavano in difficoltà e stavano per essere sopraffatti dall’avanzata dell’ISIS.

    A Makhmour hanno liberato sia il campo che la città, sede del più grande deposito di grano dell’Iraq. Poi sono tornati sulle montagne.

    Con noi parla con grande convinzione uno dei ragazzi, il portavoce: gli altri condividono con gesti misurati le sue parole. Nessuno di loro ha più di venticinque anni, ma tutti e tre ne dimostrano meno.

    Il ragazzo dice che la loro scelta è stata spontanea, e che li guida l’idea della difesa del popolo dall’oppressione degli Stati: non solo quelli che incombono sul popolo curdo (Turchia, Siria, Iraq, Iran), ma sul popolo in generale. In questi giorni stanno dalla parte delle proteste popolari contro il governo che sono in atto a Bagdad: la loro lotta è contro il capitalismo e durerà fino all’affermazione del socialismo che, nella loro visione, oggi si esprime attraverso il confederalismo democratico.

    L’atmosfera è coinvolgente. Sotto, nella pianura, le prime luci si diffondono sul campo. Sopra, sulla montagna, loro proteggono e tutelano la serenità di bambini, donne e uomini.

    I bambini del campo sono tanti e cantano insieme con un’allegria contagiosa, a ripetere giochi antichi e sempre attuali: insieme, bambini e bambine.

    Loro si alzano alle quattro, poi dedicano il mattino alla formazione politica e all’addestramento fisico per chiudere la giornata con l’addestramento militare. Militanti a tempo pieno.

    Sono convinti che o il futuro del mondo è il socialismo come forma di democrazia diretta e partecipata, o sarà solo morte e distruzione, come da troppi anni è in Medio Oriente, in mano alle oligarchie di potere manovrate dagli interessi del capitalismo internazionale.

    Alla domanda se non li ferisce il fatto che la propaganda turca e di altri Paesi occidentali li chiama terroristi, la loro risposta è: «A noi interessa quello che pensa il popolo, non quello che dicono questi signori».

    Nella quotidianità questi ragazzi non conoscono giorni di riposo o di vacanza, hanno sporadici rapporti con le famiglie per motivi di sicurezza, non sono sposati.

    Proprio adesso, nel momento dell’incontro, dalla pianura salgono le musiche popolari di un matrimonio, alla cui festa vanno tutti quelli che vogliono partecipare, con le danze tradizionali e i costumi rivisitati in chiave attuale.

    Ieri, a un altro matrimonio, ci siamo stati anche noi. Si respirava un’aria autentica, come erano queste feste anche in Occidente prima di diventare un’espressione inautentica di lusso ostentato e volgare.

    I giovani guerriglieri intendono continuare fino a quando momenti come questo, di partecipazione popolare, saranno la regola di pace e non l’eccezione in un clima di guerra.

    Nelle parole e nei gesti sono sobri e austeri, quasi oltre la loro età.

    Dopo un’ora si alzano dalle rocce su cui ci siamo trovati e, dopo averci salutato con un abbraccio intenso, si avviano verso la montagna, veloci e leggeri.

    Non esibiscono le armi; appartengono loro come uno strumento di difesa e di protezione. Come il bastone del pastore, che vigila sul suo gregge.

    Non sono ombre, ma appaiono solari nel tramonto che scende lentamente verso la Siria.
    Domenica 6 ottobre: l’uscita dal campo

    Oggi tocchiamo con mano che cosa vuol dire l’embargo per il campo di Makhmour imposto dal governo regionale del Kurdistan iracheno, in accordo con la Turchia. Il popolo del campo da tre mesi non può uscire, né per lavoro, né per altri motivi. Il rappresentante delle relazioni esterne ha chiesto il permesso per poterci accompagnare fino a Erbil, ma il permesso è stato negato. Potranno accompagnarci solo fino al primo check point, dove ci aspettano dei tassisti della città di Makhmour. Da lì in avanti è una sequenza di controlli: sbrigativi quelli ai due posti di controllo iracheni, sempre più lunghi e insistenti ai tre posti di controllo del governo regionale.

    Tra il campo e l’esterno è stata posta una serie di barriere a ostacoli.

    Ci vogliono oltre due ore per arrivare ad Erbil, dove arriviamo in un normale albergo dopo dieci notti sul pavimento della casa del popolo. Non mi piace per nulla questo passaggio: ho già nostalgia di quei giorni, con il poco cibo curato con grande attenzione, e di quelle notti in sette per stanza, su dei tappeti stesi a terra.

    Lucia e altri compagni del gruppo vanno a chiudere la pratica di acquisto dell’autoambulanza. Finalmente, dopo giorni estenuanti per la difficoltà di comunicare con l’esterno dal campo. La pratica viene risolta subito e inaspettatamente, anche con l’aiuto di alcuni compagni dell’HDP, il partito di sinistra nel Kurdistan iracheno. L’ambulanza, nuovissima, viene portata dallo stesso concessionario, una persona sensibile alla questione curda, al campo (lui, essendo un cittadino di Erbil, può muoversi), dove un video registra l’ingresso al presidio ospedaliero. Missione compiuta.

    Con gli altri del gruppo andiamo a fare un giro in città, verso la cittadella. Ma Erbil mi ricorda troppo il nostro mondo, tra l’inquinamento dei pozzi petroliferi alla periferia, le centinaia di autocisterne in fila per il rifornimento, un traffico caotico. Unica differenza con le città occidentali, il suk mischiato alle firme della moda che hanno infettato le città di tutti i continenti. Torno in albergo e guardo lo scorrere delle code dalle vetrate: ho bisogno ancora di una barriera per affrontare questo mondo. Se è ancora un mondo.
    Lunedì 7 ottobre: la differenza

    Saliamo in gruppo alla cittadella di Erbil, patrimonio mondiale dell’Unesco. La più antica cittadella fortificata del mondo, costruita su undici strati successivi. Incontriamo il direttore del sito, che ci accoglie come dei vecchi amici e ci porta a visitare i luoghi ancora chiusi al pubblico per i lavori di scavo.

    Parla fluentemente tedesco e inglese, ha abitato in Germania; poi, in piena guerra, nel 2002 è stato chiamato a ricoprire il ruolo di sindaco della città.

    Lo ha fatto fino al 2016. Erbil ha più di un milione di abitanti, il Kurdistan iracheno non supera i quattro milioni di abitanti. Eppure negli anni scorsi sono stati accolti oltre due milioni di profughi fuggiti di fronte all’avanzata dell’ISIS. E loro li hanno ospitati senza alcun problema. E chi ha voluto rimanere, è rimasto. Mi viene in mente che da noi, noi?, si parla indecentemente di invasione di fronte a poche migliaia di migranti che rischiano la vita attraversando il mare. C’è chi guarda avanti, e forse ha un futuro; e c’ è chi non sa guardare da nessuna parte, e non ha passato, presente e futuro.

    Nella notte tra il 7 e l’8 ottobre si parte. Verso la notte dell’Occidente.

    https://valori.it/curdi-diario-viaggio-campo-profughi
    #camp_de_réfugiés #camps_de_réfugiés #Kurdes #Irak #réfugiés_kurdes #asile #migrations #réfugiés #Öcalan #Apo_Ocalan #Ocalan #Confédéralisme_démocratique #utopie #rêve #jardins_partagés #agriculture #éducation #écoles #jardins_potagers #formation_continue #femmes #démocratie_participative #égalité #écologie_sociale #Assemblée_du_peuple #Rojava #Kurdistan_irakien

  • Droit d’informer : nous ne devons pas nous habituer aux intimidations, aux gardes à vue et aux poursuites judiciaires
    https://www.bastamag.net/Journalistes-poursuivis-entraves-a-la-liberte-de-la-presse-repression-forc

    Le journaliste Guillaume Bernard, arrêté par les forces de l’ordre à Toulouse alors qu’il couvrait une manifestation, comparaît ce 18 octobre pour « rébellion ». De nombreux journalistes et rédactions, ainsi que plusieurs organisations, élus et militants associatifs lui apportent leur soutien et dénoncent une énième entrave à la liberté d’informer. Le journaliste Guillaume Bernard qui écrit pour les sites d’information Rapports de force, EcomNews, et le magazine Sans Transition, a rejoint la longue liste (...) #Chroniques

    / #Médias_libres, Démocratie !

    #Démocratie_ !

  • Haïti : « C’en est assez ! Il faut une rupture avec cette classe dominante qui est dans le mépris total »
    https://www.bastamag.net/Haiti-soulevement-petrochallenge-Caraibes-oligarchie-repression-Nou-pap-do

    Haïti est au bord de l’insurrection. Depuis plus d’un an, le pays est secoué par une vague de contestation contre un pouvoir corrompu, et les mobilisations ont pris de l’ampleur ces dernières semaines. Entretien avec Pascale Solages, activiste haïtienne féministe, au cœur du mouvement. Frédéric Thomas : Que sont les organisations Nèges Mawon (« Noirs marrons ») et Nou pap dòmi (« Nous ne dormons pas »), que vous coordonnez ? Pascale Solages : Nèges Mawon est une organisation féministe qui existe depuis (...) #Témoignages

    / Indignés de tous les pays..., #Luttes_sociales, Démocratie !, #Amériques, #Entretiens

    #Indignés_de_tous_les_pays... #Démocratie_ !

  • Parlements à la renverse (3/4) : Du RIC au tirage au sort : les réponses à la crise de la représentation
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/parlements-a-la-renverse-34-du-ric-au-tirage-au-sort-les-reponses-a-la

    Nombreux sont les sujets sur lesquels les citoyens affirment leur désir de participation, et de ce point de vue, la question du climat est particulièrement révélatrice.

    Cette aspiration a visiblement été entendue par Emmanuel Macron puisqu’il avait annoncé, à l’issue du Grand débat national, l’organisation d’une Convention citoyenne pour le Climat qui s’ouvrira début octobre. La campagne téléphonique pour sélectionner les 150 participants a d’ailleurs commencé le 26 août dernier, et la constitution du panel citoyen est en cours.

    Que peut-on en attendre ? Sera-t-elle de nature à apporter des réponses sur le défi environnemental mais aussi sur la crise de la représentativité qui touche nos démocraties ?

    « En 2002, la Commission française du développement durable a organisé une conférence avec 16 citoyens sur les changements climatiques et la citoyenneté. »
    Les conclusions (proches des positions écolos) ont été mises à la poubelle.
    #eau_tiède

  • Un vidéaste poursuivi devant la chambre antiterroriste pour avoir filmé le décrochage d’un portrait de Macron
    https://www.bastamag.net/Decrochage-portrait-Macron-youtubeur-vol-en-reunion-antiterroriste-climat-

    « Tout prouve que ce procès est politique, pas judiciaire. » Le vidéaste Vincent Verzat, youtubeur de la chaîne « Partager c’est sympa », est convoqué ce 11 septembre, pour « vol en réunion ». Il encourt cinq ans d’emprisonnement et 75000 euros d’amendes. Étrangement, il comparaît devant la 16e chambre du tribunal de Paris, juridiction spécialisée dans les affaires liées au terrorisme, au crime organisé et à la délinquance financière. Mais quel grave délit a donc commis le youtubeur ? Le 21 février dernier, (...) En bref

    / #Justice, Démocratie !, #Climat, #Le_défi_du_réchauffement_climatique

    #Démocratie_ !

  • Pour la fête d’indépendance brésilienne, soutenons les luttes et célébrons les résistances
    https://www.bastamag.net/Bresil-Bolsonaro-fete-d-independance-resistances-mouvements-sociaux-ONG-dr

    Ce 7 septembre, le Brésil fêtera la 97ème année de son indépendance, et la fin de la tutelle du Portugal. Cette célébration se tient dans un contexte bien maussade, sous la présidence de Jair Bolsonaro. Pourtant, ils et elles sont nombreux à résister sur place, et à travailler, un siècle après l’indépendance, à une nouvelle émancipation. Une tribune de l’association « Autres Brésils ». Le 7 septembre 1822, au bord d’une rivière, près de São Paulo au Brésil, le prince Pedro 1er pousse son « cri d’Ipiranga » qui (...) #Débattre

    / #Amériques, #Politique, #Luttes_sociales, Démocratie !, #Droits_fondamentaux

    #Démocratie_ !

  • Crise italienne : la fragile #Politique du barrage
    https://lemediapresse.fr/international/crise-italienne-la-fragile-politique-du-barrage

    Dans un revirement spectaculaire, la #Lega de Matteo #Salvini a quitté le gouvernement de coalition avec le Mouvement 5 Étoiles, qui a choisi de former un nouveau gouvernement avec le #Parti_Démocrate au terme de difficiles pourparlers. Salvini retourne donc à l’opposition. Mais pour combien de temps ?

    #International #Démocratie_Chrétienne #Di_Maio #Elections #Italie #M5E #M5S #Migrants #nationalisme #PD #Renzi #Royaume-Uni #Zingaretti