• #désarmons-les. Collectif contre les violences d’Etat

      Nous pensons que le combat contre l’institution policière et ses représentations est fondamentale.

      Elle est fondamentale, parce que les #forces_de_l’ordre sont le bras armé de l’État et qu’à ce titre elles constituent une milice apolitique, chargée contre rémunération d’imposer par la force la #domination de l’Administration (du Pouvoir) sur le peuple, et cela quelle que soit l’idéologie politique du Pouvoir en place.

      La Police (et dans cette notion on inclue les forces militaires de la Gendarmerie et de l’Armée) est et a toujours été l’instrument de la #coercition exercée par les élites sur le peuple, afin de le gérer et de le maintenir dans un état de #soumission permanente. Ceci dans l’idée que le choix des élites ne peut souffrir la contestation du peuple : toute l’hypocrisie de la #démocratie_représentative est de faire croire que les choix des #élites SONT les choix du #peuple, par le truchement du #vote, qui est censé valider le pouvoir et les décisions prises par ces élites.

      Bien qu’elle lutte également contre le crime, la Police est essentiellement là pour gérer les conséquences de la #misère_sociale (#délinquance) et empêcher le peuple de s’insurger (possibilité pourtant formulée hypocritement dans les premières ébauches du droit républicain, notamment dans l’article 35 de la Constitution de 1793, avant d’être abolie quelques mois plus tard). A ce titre, elle n’est en rien différente des forces armées d’ancien régime, qui protégeaient le pouvoir royal de la #sédition.

      Aujourd’hui et depuis la naissance du #capitalisme_d’Etat, la Police constitue plus que jamais le rempart entre les aspirations du peuple et les intérêts de la #bourgeoisie. Avec la #décolonisation et les crises cycliques du capitalisme, le mythe d’une Police en faveur de la #paix_sociale ne tient plus : la Police montre son vrai visage, celui d’une #force brute au service du Pouvoir de celles et ceux qui ont l’argent.

      Les violences à l’encontre du peuple sont quotidiennes, et les prérogatives de la Police en terme de #surveillance et de #contrôle_des_populations sont toujours plus étendues. Chaque loi pour la sécurité engendre de nouvelles entraves aux #libertés_individuelles et à la #Liberté au sens large. Les forces de police se comportent en forces d’occupation et cette domination policière s’impose au peuple par la crainte qu’elle lui inspire.

      Avec l’émergence des armes dites « non létales », et notamment le #gaz_lacrymogène, les #flashballs et autres #lanceurs_de_balles de défense, la #Démocratie a renoué depuis un demi siècle avec les pratiques des forces armées d’ancien régime, en tirant sur la foule. Le seul et unique objectif étant de terroriser, d’en blesser quelques uns pour faire peur à touTEs les autres.

      Plus récemment, les méthodes proactives, la #prévention_des-risques, l’utilisation des technologies de surveillance, le #renseignement et les #sanctions_administratives appliquées sans l’intervention d’un juge (#assignations_à_résidences, #perquisitions, #placements_en_rétention…), sont autant de déclinaisons d’une vision contre-insurrectionnelle du maintien de l’ordre héritée des #guerres_coloniales. L’État mène contre son peuple une #guerre_de_basse_intensité qui, avec les enjeux politiques contemporains et la mondialisation de l’information, peine de plus en plus à rester discrète. L’utilisation récente de l’#État_d’urgence, ultime instrument hérité du temps des colonies donne à voir une version radicalisée de la guerre de basse intensité que l’Etat mène habituellement contre ses ennemiEs intérieurEs.

      L’#État_démocratique, comme avant lui la monarchie, tente par tous les moyens de maintenir son pouvoir, tantôt par la violence, tantôt par la ruse, sa Police ayant entre les mains une panoplie extrêmement étendue d’instruments. L’ensemble de ces moyens, mais également l’assurance décomplexée et les arguments « démocratiques » qui accompagnent leur utilisation, constitue l’armement d’une nouvelle forme de #totalitarisme.

      Si on veut la paix, on se doit de combattre cet armement, selon le vieil adage « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

      Mais le combat, puisque nous ne sommes pas dans la #lutte armée, doit d’abord prendre la forme d’une déconstruction morale de la Police. Celle-ci doit cesser d’être sanctifiée comme une force garante de notre sécurité, de nos libertés et de la paix sociale. Elle doit cesser d’être considérée, appréciée, applaudie, pardonnée pour ses violences, blanchie de ses crimes et protégée par le mensonge et les silences quand elle accomplit sous serment les basses œuvres du Pouvoir politique.

      Elle doit être désarmée, au sens propre comme au sens figuré.

      Nous sommes une poignée à avoir voulu donner un nom à notre combat. Nous avons commencé par réaliser une brochure d’information sur les armements du maintien de l’ordre, afin que chacunE sache ce qui pourrait un jour la/le blesser et puisse trouver les moyens de se prémunir de cette violence légale. Puis, de fil en aiguille, et après avoir rencontré ici ou là des personnes et collectifs luttant contre les #violences_policières et sécuritaires, nous avons voulu rendre cette lutte plus visible, contribuer à unir les volontés, et finalement constituer un collectif.

      Le collectif s’appelle « Désarmons-les ! »

      #police #maintien_de_l'ordre #colonialisme #résistance #collectif

      ping @davduf @mathieup @marty @albertocampiphoto


  • #Jan-Werner_Müller : « Parler avec les #populistes, ce n’est pas parler comme eux »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/091016/jan-werner-mueller-parler-avec-les-populistes-ce-n-est-pas-parler-comme-eu

    Face à des populismes qui affirment être les seuls à représenter le peuple, de quels moyens disposons-nous ? Le chercheur Jan-Werner Müller élabore une théorie du #populisme pour permettre de mieux lui résister. Entretien.

    #Culture-Idées #Démocratie_représentative #Essais


  • #Jan-Werner_Müller : « Parler avec les #populistes, ce n’est pas parler comme les populistes »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/091016/jan-werner-mueller-parler-avec-les-populistes-ce-n-est-pas-parler-comme-le

    Face à des populismes qui affirment être « les 100 % » et les seuls à représenter le peuple véritable, de quels moyens disposons-nous ? Le chercheur Jan-Werner Müller élabore une théorie du #populisme pour cerner les puissances d’attraction et, peut-être, permettre de mieux leur résister. Entretien.

    #Culture-Idées #Démocratie_représentative #Essais


  • Schnapper-Sintomer: une #démocratie en crise
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140416/schnapper-sintomer-une-democratie-en-crise

    Alors que la « Nuit Debout » repose la question des formes que peuvent, et doivent, prendre, la démocratie et la #politique, rencontre entre #Dominique_Schnapper, sociologue et ancienne membre du #conseil_constitutionnel et #Yves_sintomer, politiste spécialiste des expérimentations démocratiques. A l’église Saint-Eustache (Paris), le 2 avril 2016. © Mediapart.

    #France #Démocratie_directe #Démocratie_représentative #élections #expérimentation_démocratique #post-démocratie


  • Réinventer une #démocratie en crise
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140416/reinventer-une-democratie-en-crise

    Alors que la « Nuit Debout » repose la question des formes que peuvent, et doivent, prendre, la démocratie et la #politique, rencontre entre #Dominique_Schnapper, sociologue et ancienne membre du #conseil_constitutionnel et #Yves_sintomer, politiste spécialiste des expérimentations démocratiques. A l’église Saint-Eustache (Paris), le 2 avril 2016. © Mediapart.

    #France #Démocratie_directe #Démocratie_représentative #élections #expérimentation_démocratique #post-démocratie


  • La loi du Travail…#OnVautMieuxQueCa ? Vraiment ?

    https://labyrinthes.wordpress.com/2016/03/15/la-loi-du-travail-onvautmieuxqueca-vraiment

    1. Toute élection constitue une fraude électorale. Qu’un gouvernement ait le « courage politique » de contrevenir radicalement aux promesses prononcées lors de sa campagne ne devrait plus surprendre. Non pas seulement parce que l’histoire du parlementarisme et de la représentation politique en général est l’histoire de ces promesses non tenues, des revirements de situation et des trahisons politiques – non pas tant parce que cela est habituel, quoique prenant parfois des proportions inattendues, mais parce que cela est institutionnel : la politique spectacle et l’arbitraire gouvernemental est ce qui est institué, légitimé et promu par l’électoralisme et la « représentation politique ».

    2. La Loi Travail dite El Khomri n’est pas à proprement parler une trahison, mais la suite logique de la loi du travail en régime capitaliste : elle signe et manifeste la conviction des classes dominantes selon laquelle le rapport de force leur est actuellement favorable. Renforcer l’exploitation des salariés en vue de renforcer les entreprises, d’augmenter la croissance et la compétitivité, soit, en d’autres termes, de raffermir et d’accroître la puissance du fric, du business – du capital… –, s’inscrit dans la dynamique naturelle de l’économie marchande et du travail subordonné. Qu’un gouvernement de gauche s’affranchisse du masque derrière lequel il tentait auparavant de déguiser ces régressions, qu’il prétendait pouvoir compenser par de nouveaux droits pour les travailleurs, marque un changement de rythme, non de direction. Défendre le Code du Travail, comme ensemble de droits visant à réguler l’avidité et le cynisme des employeurs dans le cadre du « lien de subordination permanent » constitué par le contrat de travail, devrait nous rappeler que pareils droits représentent des compromis qui, quelque-soit les améliorations que nous pouvons en tirer au quotidien, ne sont que des pis-aller toujours précaires modérant une situation d’exploitation, de subordination – de domination – que nous devons viser à abolir, si nous ne voulons pas qu’elle croisse.

    3. De fait, le retrait d’une réforme qui dégrade les conditions d’exploitation du travail ne peut être considéré comme une victoire uniquement pour les syndicats et leurs représentant·e·s qui, à l’occasion des mobilisations réclamant le maintien de la situation actuelle, disposent d’une certaine publicité, et d’un tremplin à leurs carrières. Si le fait de devoir repousser ou de ralentir l’évolution du degré de subordination de chacun vis-à-vis de l’économie est en quelque-sorte un échec pour un gouvernement et les organisations patronales qu’il représente (encore que cela prépare malgré tout la suite), il n’y a là pas plus de victoire pour les salarié·e·s qu’il n’y en a pour les « citoyen·e·s » lorsqu’ils parviennent à « faire barrage au front national ». A minima, une bataille victorieuse des travailleurs·euses (et étudiant·e·s, et chomeurs·euses…) lors d’un mouvement social implique une augmentation de leurs droits. Mais chaque bataille devrait être l’occasion de se souvenir que nous ne gagnerons la guerre qu’ils nous font que lorsque nous organiserons nous même, collectivement, le travail et l’économie en général. Lorsque nous organiserons collectivement nos moyens de vivre. Lorsque nos vies ne seront plus subordonnées à l’accroissement de richesse et de pouvoir de quelques-uns.

    4. Une « mobilisation de la jeunesse », un « mouvement étudiants et lycéen », voilà l’enclosure idéale pour un mouvement social qui logiquement devrait avant tout être le mouvement de celles et ceux qui sont le plus directement humilié·e·s par la loi du travail. Non pas les futur·e·s diplomé·e·s des universités, mais celles et ceux qui triment d’ores et déjà, sous le régime actuel du code du travail, et celles et ceux que le marché du travail exclu en attendant de pouvoir en faire de simili-esclaves (par le travail en prison, le conditionnement du RSA à un travail obligatoire, des contrats « uberisés », etc.). Le narcissisme collectif avec lequel jouent les représentant·e·s syndicaux du milieu étudiant lorsqu’ils font clamer que « le gouvernement est foutu, la jeunesse est dans la rue » n’est pas seulement empreint d’une puérilité d’autant plus pathétique que le slogan est usé. Il vise aussi à s’accaparer le mouvement, à en faire « sa » mobilisation, et par là, prend le risque de démobiliser, de marginaliser ou d’invisibiliser celles et ceux qui ne font pas partie de cette jeunesse plus ou moins privilégiée. Les médias et politiques ne s’y trompent pas, et sauront en jouer, eux aussi. Déjà, on laisse entendre que si les futurs diplomé·e·s s’opposent à cette réforme, c’est en négligeant l’intérêt des salarié·e·s les plus précaires ou exploité·e·s, c’est au nom d’un certain égoïsme, qui ne se soucie pas véritablement du chômage auquel sont condamné·e·s les plus pauvres, les non-diplomé·e·s… Le fait est si habituel que le mot de « jeunesse » évoque et invoque, dans ce contexte, non pas n’importe quel jeune, mais celui-ci qui, issue de classes plus ou moins moyennes, craint d’être déclassée. Devra-t-on s’étonner si, de nouveau, les ouvriers et ouvrières, les salarié·es en tout genre, les plus directement concerné·e·s par la réforme, se contentent finalement d’être spectatrices et spectateurs d’une lutte qui devrait être aussi la leur, et si, à un moment donné, les jeunes refoulé·e·s de « la jeunesse » n’intègrent les cortèges étudiants qu’en vue de quelques rackets ?

    5. Lorsqu’un mouvement social réclame avec détermination le retrait d’un projet de loi, il obtient éventuellement sa re-négociation, probablement son report. Lorsqu’il commence à réclamer de nouveaux droits, à contre-courant de la réforme, il a quelque chance d’obtenir son retrait. Lorsqu’un mouvement social s’accompagne une critique radicale du travail, de l’économie, des dominations et inégalités instituées, lorsque finalement il prend l’allure d’un mouvement qui dépasse la posture revendicative, qu’il sort du jeu du « dialogue social » entre « partenaires sociaux », pour devenir l’expression d’un ras-le-bol exprimant une conscience suffisamment claire de l’arnaque continue que représentent les rapports sociaux existant, il a quelque chance d’obtenir de nouveaux droits, et se donne la possibilité de grossir les rangs d’une dissidence qui fasse véritablement sens, qui soit à la hauteur de la situation, et renverse, un moment au moins, le rapport de force. Début mars, prônant le « dialogue et le respect », François Hollande formule ses craintes : « Rien ne serait pire que l’immobilisme ou de tout mettre en cause ». L’immobilisme : voilà la victoire recherchée par les syndicats étudiants ; tout mettre en cause : voilà ce que peut un mouvement qui ne se laisse pas kidnapper par les tactiques et tacticien·e·s syndicaux. Au même moment, Myriam El Khomri lançait à son propre camp une formule que nous devrions pouvoir reprendre à notre compte : « il faut frapper vite et fort, y compris en bousculant ».

    #loi_travail #luttes #réforme #travail #exploitation #mouvement_étudiant #El_Khomri #capitalisme #syndicat #démocratie_représentative #autogestion


  • Ma visite au Sénat,

    En ce mercredi 9 mars, j’ai décidé de ne pas aller à la manifestation contre la loi El Khomri car l’occasion m’était donnée de me rendre dans un des antres décisionnaires de notre Vème république : le Sénat. A l’ordre du jour de cet après-midi était inscrit un débat autour du revenu base auquel je voulais assister avec d’autres membres de mon association soutenant l’idée (Mouvement Français pour un Revenu de Base). Ce débat était précédé d’un examen de la proposition de loi visant à favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation adoptée par l’Assemblée nationale le 14 janvier dernier. Malheureusement pour le revenu de base, l’examen de la proposition de loi a duré plus longtemps que prévu et s’est tenu toute l’après midi. Mais le débat n’en fut pas moins intéressant et je souhaite ici partager ce dont j’ai été témoin, dans ce haut lieu de la démocratie française.

    La première impression en rentrant au Sénat est celle d’une coupure d’avec le monde de la rue, celui de notre quotidien : entouré du jardin du Luxembourg, le bâtiment respire la sérénité et le luxe. Nous sommes guidés consciencieusement jusqu’aux tribunes pour les observateurs. La salle de l’hémicycle est impressionnante, lambrissée, ornée de statues monumentales de Charlemange et Saint-Louis, le mobilier est en chêne, et une de mes collègue de dire pour résumer nos impressions :”ça dégouline de dorures, quand même”... Dans la salle, seuls 64 sénateurs sont présents sur les 348 sièges disponibles, donnant la sensation d’une salle de classe vide. Majoritairement des hommes, en costume, moyenne d’âge supérieure à 50 ans, la parfaite représentation du Français moyen, en somme. Autour d’eux grouillent une vingtaine de personnes chargés de s’occuper du bon déroulement de la séance, faisant circuler des missives en papier, ou décomptant, lorsqu’un scrutin public est réalisé, les bulletins qui avaient été déposés dans des urnes somptueuses prévues à cette effet. Tout ce remue-ménage me donnait l’impression saisissante d’être transporté dans un salon mondain du milieu du XIXème siècle. Ce qui n’est pas franchement un cadre idéal pour débattre des idées de demain, convenons-en.

    En contre-bas, nous pouvions observer les députés. La plupart discutaient entre eux ou tapotaient sur leurs téléphones, d’autres vaquaient sur leurs fils d’actualités Facebook et une sénatrice, brillante au demeurant mais dont nous ne citerons pas le nom, a réussi à débloquer quatre niveaux ardus sur Candycrush. Indemnisation pour ce dure labeur : 11 416 € nets par mois. Sans s’écouter attentivement, le débat entre sénateurs a été d’une lenteur injustifiée. Le processus de discussion en lui même était pauvre, presque archaïque, et m’a donner l’impression d’un amateurisme indigne à cet échelon décisionnel de notre pays. Quand au contenu des pourparlers, ils avaient environ le même niveau que n’importe quelle discussion entre amis un temps soit peu sérieuse. Des argumentations approximatives, se basant sur des chiffres quelquefois faux (et croyez moi, je suis bien renseigné sur le fond du débat, ayant réalisé un mémoire sur la thématique de l’éthique dans l’alimentation) étaient lancées dans des interventions parfois pertinentes, mais souvent répétitives, et sans grand intérêt pour faire avancer le débat. Sans compter les quelques altercations puérils entre politiciens, se renvoyant la balle pour savoir finalement qui l’emportera dans un combat d’ego assez affligeant. Certes, des interventions étaient pleines de bon sens, et quelque fois l’art oratoire s’est vu déployé avec finesse, mais les trois heures que nous avons passées dans l’hémicycle m’ont laissé un goût amer. A titre d’exemple, ces personnes, qui discutaient aujourd’hui d’un sujet pleinement ancré dans l’actualité et le quotidien des gens, n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour instaurer un objectif de 20% de part du bio dans les restaurants collectifs.

    La première impression que j’ai eue en entrant au Sénat s’est maintenue et renforcée lorsque j’en suis sorti : celle d’une coupure d’avec notre réalité, celle de la rue et de notre quotidien. Mais s’y est également ajoutée celle d’être représenté par des gens ordinaires, pas des plus brillants, et sûrement pas les plus enthousiastes quand on sait la noble mission qu’ils ont de voter les lois qui régissent la vie de près de soixante-huit millions de Français. Il suffit de regarder les images du parlement Espagnol, où les représentants de Podemos montent à la tribune en jean avec un franc-parler et emprunts d’une vigueur à la hauteur de leur responsabilité pour reprendre espoir. Il serait temps de déloger nos hommes politiques moulés aux mêmes enseignes de leurs confortables fonctions pour les remplacer, enfin, par des gens comme la plupart d’entre nous qui souhaitent s’investir à la construction de la France de demain : simples, volontaires et enthousiastes. 2017 n’attend que nous.

    Sébastien Shulz
    Étudiant en M2 de Philosophie à Paris 1 - Panthéon Sorbonne

    Pour aller plus loin : http://www.mavoix.info / https://laprimaire.org / http://baztille.org https://www.parlement-et-citoyens.fr et bien d’autres…

    • En contre-bas, nous pouvions observer les députés. La plupart discutaient entre eux ou tapotaient sur leurs téléphones, d’autres vaquaient sur leurs fils d’actualités Facebook et une sénatrice, brillante au demeurant mais dont nous ne citerons pas le nom, a réussi à débloquer quatre niveaux ardus sur Candycrush. Indemnisation pour ce dure labeur : 11 416 € nets par mois. Sans s’écouter attentivement, le débat entre sénateurs a été d’une lenteur injustifiée. Le processus de discussion en lui même était pauvre, presque archaïque, et m’a donner l’impression d’un amateurisme indigne à cet échelon décisionnel de notre pays. Quand au contenu des pourparlers, ils avaient environ le même niveau que n’importe quelle discussion entre amis un temps soit peu sérieuse. Des argumentations approximatives, se basant sur des chiffres quelquefois faux (et croyez moi, je suis bien renseigné sur le fond du débat, ayant réalisé un mémoire sur la thématique de l’éthique dans l’alimentation) étaient lancées dans des interventions parfois pertinentes, mais souvent répétitives, et sans grand intérêt pour faire avancer le débat. Sans compter les quelques altercations puérils entre politiciens, se renvoyant la balle pour savoir finalement qui l’emportera dans un combat d’ego assez affligeant.

      Les Ors (durent) de la Raie-Publique

    • Certains écrivent même des livres. Le député Nicolas-Dupont-Aignan en sort un prochainement : « France ! lève toi et marche »
      J’ai entendu ça ce matin au réveil. Ni une ni deux, je suis retourné me coucher direct !


  • #Participation_citoyenne : « le blocage vient essentiellement des #élus »
    http://www.lagazettedescommunes.com/431619/participation-citoyenne-le-blocage-vient-essentiellement-des-e

    Comment les élus locaux étouffent les mobilisations d’habitants dans les quartiers populaires ? C’est la question à laquelle s’est attelée à répondre Julien Talpin, chargé de recherches en sociologie politique à l’université de Lille 2, dans un récent article paru sur le site Métropolitiques. Il voit pourtant dans la participation citoyenne une alternative sérieuse permettant de renforcer la légitimité de la #démocratie_représentative. Entretien.

    L’article de Métropolitiques : http://www.metropolitiques.eu/Une-repression-a-bas-bruit-Comment.html



  • Distribución de escaños en el Congreso | Actualidad | EL PAÍS
    http://elpais.com/elpais/2016/01/27/media/1453909236_860232.html

    Grosses discussions en Espagne sur la manière dont doivent être répartis les sièges de Podemos au Parlement. Dans la proposition offcielle ils sont (en violet) tout au fond, au gallinero (poulailler). Leur contre-proposition (à droite) les met mieux en valeur.

    #démocratie_représentative


  • Dominique Tonin, qui habite en Haute-Vienne, veut être candidat à la présidence en 2017

    Avec son mouvement Démocratie, Dominique Tonin veut une sixième République basée sur la démocratie directe et la fin du carriérisme politique.

    « Je suis un citoyen lambda qui est inquiet pour le lendemain, tout simplement. Je me suis donné une mission : il faut redonner le pouvoir au peuple. » Demokratos en grec, d’où le nom de son mouvement Démocratie, fondé en 2011. Sosie de Sean Penn, Dominique Tonin vit et travaille près d’Ambazac. Il y a longtemps, il a déjà passé 20 ans en Haute-Vienne, à la CRS 20, avant de rejoindre le commissariat d’Ajaccio pendant… 20 ans. Devenu agent immobilier, il veut se présenter à l’élection présidentielle pour la deuxième fois.

    Qu’est-ce qui vous amène à vous porter candidat à la Présidence de la République ? « Je voudrais qu’on sorte des ornières de la politique qu’on connaît aujourd’hui et redonner au peuple sa souveraineté. Une souveraineté volée et violée par les parlementaires et le système politique en général. En 2005, par exemple, on a méprisé l’avis du peuple français sur le traité européen de Maastricht. Il a été bafoué dans sa légitimité et il est grand temps de la restaurer. Selon moi, 2017 sera la dernière chance de pouvoir le faire… En 2017, si tout va mal, nous aurons les mêmes candidats : Sarkozy, Hollande, Le Pen,… Et le système perdurera. S’il n’y a pas un changement de cap radical, ce sera le chaos ?! Je suis convaincu que les gens attendent autre chose. Pour preuve, la #défiance pour le personnel politique et ces 50 à 60 % d’#abstention… La démobilisation du peuple français est selon moi principalement due au fait qu’on se fout de sa gueule ! »

    Et que propose le mouvement “Démocratie” pour changer cela ? « Il s’agit de revenir aux principes de la démocratie athénienne, de la démocratie directe. Comme le dit #Étienne_Chouard, un de mes mentors, la #démocratie_représentative est un oxymore. Elle sert des élus serviles, qui obéissent à l’idéologie de leurs #partis et aux lobbies, notamment de la #finance. Et ce ne sont pas quelques élus contestataires qui changeront la donne… »

    Et “vous, président”, comment comptez-vous procéder ? « Si je suis élu Président de la République, je remets immédiatement l’ensemble de mes #pouvoirs entre les mains du peuple. J’organiserai ensuite la constitution d’un groupe parlementaire par tirage au sort, car notre mouvement entend réduire le nombre d’élus en France. Il faut savoir que le pays en compte aujourd’hui 635.000 et qu’ils ne remplissent plus leur rôle ?! Ils seraient donc remplacés par des citoyens tirés au sort, sur la base du #volontariat. Le #carriérisme politique est un cancer généralisé, et on devrait commencer par interdire le cumul des mandats et fixer une limite d’âge. Tout cela implique de réécrire la #Constitution pour fonder une sixième République. Tous les choix politiques seraient définis après consultation du peuple, par référendum. Selon moi, on ne peut pas décider à la place du peuple. Ce n’est pas le rôle du Président de la République. »

    En 2012, vous aviez dû renoncer à vous présenter, faute de parrainages. Comment comptez-vous vous y prendre pour 2017 ? « Le système électoral actuel est gênant pour moi, notamment l’obligation d’obtenir ces 500 parrainages. J’aurais préféré le principe des 150.000 signatures de citoyens proposé par Lionel Jospin, mais jamais adopté… Il va donc falloir quadriller la France avec tous ceux qui sont en concordance avec notre mouvement pour aller chasser les parrainages. C’est une des raisons qui m’ont amené à réhabiter en Limousin, pour être au centre de la France. »

    Vous parlez de rétablissement de la souveraineté. Dans le contexte européen, que pensez-vous de la situation en Grèce ou en Espagne ? « Je pense toujours au peuple. Je trouve que ce qui se passe en Grèce est affligeant ?! On préfère se retourner contre le peuple grec, plutôt que contre les responsables de cette catastrophe… Même chose en Espagne. Les mouvements #Syriza et #Podemos ont des démarches purement démocratiques, et je cherche d’ailleurs à établir des contacts avec eux. Les peuples européens sont aujourd’hui opprimés et ils ont intérêt à se coaliser pour faire plier la finance internationale qui confisque la démocratie. »

    Propos recueillis
    par Sylvain Compère

    http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2015/08/07/dominique-tonin-qui-habite-en-haute-vienne-veut-etre-candidat-a-la-presi

    #élections #présidentielles_2017

    • Si ce brillant esprit veut combattre le mal par le mal ( l’élection par l’élection, tiens, c’est dingue que personne n’y ait pensé avant ), qu’il fasse l’impasse sur Chouard et ses casseroles. Il y a assez de monde qui s’est penché sur la question pour en citer d’autres.

      Je surligne ce passage de commentaire que je trouve très intéressant. Si d’autres voulaient réagir là-dessus par exemple.

      J’ai vérifié pour oxymore, il s’agit bien d’un nom commun masculin ; ah ce masculin alors, toujours lui !... :-) lol

      Et merci @aude_v pour tes précisions autour du gouvernement représentatif.



  • ... il peut encore y avoir quelques bonnes raisons de voter
    http://www.mediapart.fr/journal/international/240514/il-peut-encore-y-avoir-quelques-bonnes-raisons-de-voter?onglet=full

    Ces cinq dernières années nous l’ont appris : l’Europe n’est pas seulement déprimante, elle est devenue dangereuse, mettant à terre pays et citoyens. Ce peut être un encouragement à aller voter pour enfin dessiner des alternatives autres qu’à l’extrême droite.

    #Démocratie_représentative #Député_européen #Europe #Parlement_européen #Politique #Scrutin_proportionnel_plurinominal #Union_européenne #Élections_européennes_de_2014



  • Elections : le vote blanc aura-t-il droit de cité en 2014 ?
    Par Vincent DROUIN | AFP

    Le Sénat avait ensuite ratifié le texte, en février, mais en refusant qu’une enveloppe vide soit assimilée à un bulletin blanc : à l’électeur d’apporter son bout de papier vierge.
    La proposition de loi revient jeudi devant les députés à la faveur, comme l’an dernier, d’une journée consacrée aux initiatives du groupe UDI. Examinant le texte la semaine dernière, la commission des Lois de l’Assemblée a rétabli la reconnaissance des enveloppes vides et repoussé au 1er avril la date d’entrée en vigueur de la loi.
    Le socialiste Pascal Popelin, qui a proposé ce report, avance des raisons techniques. Selon lui, « le processus électoral est déjà bien engagé » pour les municipales, et « l’application informatique de comptage des votes ne permet actuellement pas la prise en compte des bulletins blancs », de même que les modèles de procès verbaux.
    Mais pour l’UDI, le PS veut en fait éviter que des électeurs de gauche mécontents du gouvernement ne soient incités à exprimer leur insatisfaction par un bulletin blanc.
    « C’est d’une hypocrisie sans nom ! » a tonné François Sauvadet, tandis que Jean-Louis Borloo a exprimé son « indignation », en rappelant que selon un sondage LH2/Le Nouvel Observateur de novembre 2012, 69% des Français étaient favorables à une prise en compte du vote blanc.

    http://fr.news.yahoo.com/elections-vote-blanc-aura-t-droit-cit%C3%A9-2014-074810148.html

    Sachant que bien entendu, ce serait un pansement sur une jambe de bois. La démocratie représentative, de surcroît dans régime capitaliste libéral débridé, ce n’est plus un système de gouvernance digne de ce nom, mais un spectacle de divertissement, la comédie du pouvoir, un écran de fumée destiné à absorber tout le mal-être de ceux qui se font entuber par le vrai pouvoir, économique...

    #élection
    #suffrage_universel
    #democratie_représentative
    #vote_blanc


  • Portrait hallucinant : le co-fondateur de Business-Object pousse l’alliance business-politique à son paroxysme en créant une « start-up » politique !!!
    En gros tu n’es plus militant, tu es actionnaire (ou client ?), non pas d’un parti mais d’une boite qui ne fait que plagier le programme de Bayrou et est censé le défendre pour toi...
    #lol

    http://www.challenges.fr/economie/20131009.CHA5355/denis-payre-le-fondateur-de-kiala-lance-un-mouvement-politique.html

    Comment adhère-t-on à votre mouvement  ?

    Chacun peut adhérer en ligne sur Nouscitoyens.fr, cela coûte 20 euros, mais il y a une déductibilité fiscale de 66 %. On peut donner plus, à hauteur de 7 500 euros au maximum. Nous sommes une start-up politique en phase de levée de fonds.

    Avec toujours ce refrain ridicule de #chouineurs..

    Je me suis battu en créant Croissance Plus, avec lequel nous avons réussi à faire modifier la première loi, mais pas celle sur l’ISF. J’ai alors découvert les défauts de notre classe politique constituée principalement de fonctionnaires hermétiques à l’entreprise, et de politiques de carrière : ils étaient conscients de l’impact en matière d’emplois du déplafonnement de cet impôt, mais ont pretexté que « les Français ne comprendraient pas que l’on touche à l’ISF ». Pourtant, les dirigeants de tous les bords politiques y compris l’extrême gauche, reconnaissaient cette erreur. Ils préféraient laisser les créateurs d’emplois et de richesses quitter le pays en masse, à un moment où le chômage frappait déjà durement. Ils privilégiaient leur carrière, la prochaine élection, plutôt que leur conviction et la mission d’intérêt général pour laquelle ils avaient été élus.

    Lorsque j’ai compris que rien ne changerait, j’ai dû me résigner à quitter la France car, bien qu’aimant mon pays, je ne pouvais pas exposer ma famille à la ruine. Je n’ai pas l’impression d’avoir démérité et pourtant j’ai été mis à la porte !

    http://www.nouscitoyens.fr/actualites/la-genese-du-projet-les-raisons-de-mon-engagement-par-denis-payre

    #democratie_representative #liberalisme