• En #Appuii aux habitants

    Si on vous dit 1968-2018 ? Vous répondez cinquantenaire du joli mois de mai ? Oui, mais pas que : on célèbre aussi les 50 ans du Droit à la ville, livre d’Henri Lefebvre. L’occasion parfaite d’interroger Sylvain, salarié d’Appuii, #association qui lutte aux côtés des habitants de #quartiers_populaires confrontés à la #démolition ou à la #rénovation de leurs lieux de vie.

    Comment est née l’association Appuii [1] ?

    « Tout a commencé en 2005, à La Coudraie, un quartier populaire sur les hauteurs de Poissy, en Île-de-France. Il est situé sur un terrain très attractif, dans une ville et un département plutôt riches. De quoi donner des envies à certains… Le maire avait ainsi pour idée de détruire ce quartier d’habitat social. Mais les habitants ne se sont pas laissé faire, luttant contre une décision qu’ils jugeaient arbitraire et méprisante. Certains d’entre eux sont même allés toquer à la porte de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette. Et des étudiants ont accepté de leur donner un coup de main – certains se sont investis bien au-delà du cadre de leurs études. Une mobilisation très large, qui a payé : le quartier n’a pas été rayé de la carte.

    La bataille s’est menée sur deux fronts. Un volet ‘‘classique’’ : manifestations, occupation et médiatisation. Et un volet technique, en fournissant des éléments précis, en faisant des propositions, en épluchant les dossiers… Les habitants mobilisés ont ainsi acquis des compétences, jusqu’à être plus au fait des processus urbains que les élus. Et ils l’ont fait dans un vrai esprit de vivacité démocratique : ils se réunissaient et se réunissent encore chaque semaine, ils débattent et avancent ensemble.

    Dans la foulée de cette mobilisation, des chercheurs, amicales de locataires et habitants ont commencé à travailler ensemble dans le cadre d’un programme de recherche-action centré sur la rénovation urbaine et financé par la région Île-de-France. Il s’agissait de monter des actions communes, de réfléchir aux situations de conflit – à Vitry-sur-Seine, ça a même donné un film, Apprendre à travailler ensemble. Un succès. À tel point qu’à la fin du programme, certains participants se sont dit que ça répondait à un vrai besoin et qu’il fallait continuer. Avec pour objectif de créer un outil commun qui réponde aux questions des habitants concernés. À leur envie d’être acteurs, et non passifs ou dépossédés. Une sorte de SOS urbain.

    Tout ça s’est formalisé en 2012 avec la création d’Appuii, association un peu hybride. Y participent des universitaires, des professionnels (ou futurs pros) des métiers de la ville, des militants de quartiers populaires et des habitants qui vivent (ou ont vécu) des projets urbains importants. Toutes les participations sont bénévoles – je suis le seul salarié, chargé de coordonner les différentes actions. »

    En théorie, la loi impose la concertation avec les habitants d’un quartier sur le point d’être rénové, a fortiori quand le financement provient de l’Anru [2]... Ce n’est que de la poudre aux yeux ?

    « La concertation est certes inscrite dans la loi. Et des bureaux d’études sont missionnés par les acteurs institutionnels qui portent un projet urbain, pour le présenter à la population. Mais ça ne marche que dans un sens : les habitants peuvent au mieux exprimer des avis, sans savoir s’ils seront pris en compte. C’est très insuffisant. Il faut de vrais espaces de débat, dans lesquels les habitants disposent d’outils pour faire valoir leurs droits, peser dans le processus, émettre d’autres propositions. D’où l’idée de créer une sorte de plate-forme, de réseau.

    Les discours des décideurs ont évolué sur la question de la participation, mais cette évolution n’a pas forcément été suivie d’effets. Parfois, tout est même fait pour étouffer les initiatives… L’Anru reconnaît elle-même le manque de concertation de sa première vague de rénovation urbaine, dans les années 2000. Elle a donc lancé des conseils citoyens pour la deuxième vague, qui a débuté il y a deux ans. Avec Appuii, on a mené un gros travail pour voir si ces conseils fonctionnaient. Au final, on a constaté qu’ils ne changeaient pas grand-chose : la démolition/reconstruction imposée aux habitants reste la norme. »

    De quelle façon intervenez-vous ?

    « Appuii n’est ni un labo de recherche, ni une association de professionnels, ni un collectif local de quartier. Mais un peu tout ça mélangé – il y a différentes sensibilités et des membres d’horizons divers. On intervient seulement quand on est sollicités par un groupe d’habitants déjà constitué et mobilisé. Quand c’est le cas, on essaye de rapidement nouer contact avec d’autres habitants et collectifs locaux, puis on élargit à d’autres structures – par exemple, le Dal [3], Pas Sans Nous, des associations de locataires…

    Mais on n’est pas un syndicat des quartiers populaires, il n’y a aucune volonté de représenter. Notre rôle tient d’abord aux conseils (techniques, méthodologiques, voire juridiques), puis à la mise en réseau, en tissant des liens et en apportant des retours d’expérience d’autres quartiers. Avec pour objectif qu’il y ait des échanges entre les groupes concernés par des rénovations urbaines (surtout quand elles relèvent de la politique nationale de l’Anru). Appuii est d’abord un facilitateur. On fait par exemple circuler des chartes de relogement produites par des groupes locaux, afin que d’autres s’en emparent, ainsi que des conseils juridiques, des astuces pour financer un avocat…

    L’association ambitionne aussi, à un autre niveau, d’amener les professionnels à s’interroger sur leurs pratiques. Par exemple, dans le domaine juridique : la plupart des avocats spécialisés dans l’urbain travaillent pour les aménageurs, promoteurs et collectivités. Ils se placent rarement au service d’habitants en lutte. Résultat : il y a peu de recours sur les opérations de renouvellement urbain, et trop peu d’attention est portée aux droits des résidents. D’où notre idée de constituer une sorte de réseau de compétences solidaires. Et ce n’est pas qu’une question de diplôme. Par exemple, quand il y a eu des problèmes de plomberie à La Coudraie, c’est un habitant bossant sur des chantiers qui comprenait le mieux les défauts de la réhabilitation et était capable de les expliquer. »

    Y a-t-il une lutte dont tu voudrais particulièrement parler ?

    « Celle de Fresnes à la cité des Groux, une cité de 200 logements. On a été appelé par l’association locale, Renaissance des Groux, qui lutte contre un projet de démolition totale du quartier, ni justifié, ni concerté. Les gens l’ont appris du jour au lendemain. Ils n’avaient pas l’habitude de s’exprimer et se sont demandé comment empêcher le bailleur d’effacer leur quartier et comment faire face aux pressions. Appuii est alors venue leur prêter main-forte. Depuis deux ans, on a lancé (et participé à) pas mal d’initiatives : des ateliers pour enfants, des pétitions, des recueils de témoignages d’habitants, la construction d’une maquette du quartier, une expo de photos… Le but : redonner une place centrale aux habitants. Pour qu’ils construisent des envies communes pour le futur, sans se laisser abattre par le mépris des institutions – par exemple, le bailleur ne répond ni à leurs sollicitations, ni à leurs courriers… En parallèle, Appuii a aussi lancé une procédure pour avoir accès aux documents administratifs. »

    Comment vois-tu les différentes luttes d’habitants dans l’Hexagone ?

    « Que ce soit en Île-de-France, à Nantes, à Échirolles, à Marseille ou à Clermont-Ferrand, un même constat se fait jour, celui de la nécessité d’une convergence des luttes urbaines. Il faut croiser les luttes, qu’il s’agisse de sauver des terres agricoles ou de combattre des projets imposés et destructeurs. C’est la seule façon d’exister face à la machinerie de communication des métropoles ou promoteurs. Et de faire échec aux logiques de la ville industrielle, puis post-industrielle : relégation des plus pauvres et accaparement des terres pour le seul profit. Des logiques très bien exposées par Henri Lefebvre dans Le Droit à la ville, livre fondamental dont on fête cette année les cinquante ans. Pour célébrer cet anniversaire, une série d’événements auront d’ailleurs lieu de mars à mai à Paris-Nanterre, Grenoble, Tours, Lille, etc. Il ne s’agit pas seulement de commémoration, mais de luttes actuelles pour faire vivre ce droit à la ville. »

    http://cqfd-journal.org/En-Appuii-aux-habitants
    #résistance #urban_matter #villes #géographie_urbaine #logement #droit_à_la_ville #concertation #participation #Fresnes #cité_des_Groux #France

    • Appuii

      L’association APPUII est composée d’enseignants-chercheurs, de professionnels des métiers de la ville, d’étudiants, de membres d’associations locales et d’habitants de quartiers populaires.

      APPUII intervient en soutien à des demandes de collectifs informels ou associations reconnues qui se mobilisent pour que la ville se fasse avec eux et non contre eux.

      Il s’agit de mobiliser des ressources, de renforcer des capacités, de mettre en place des intermédiations avec ces collectifs et associations afin de produire d’autres informations, des #alternatives d’aménagement ou des méthodes de débat.

      APPUII se positionne aussi à l’échelle nationale pour contribuer à alimenter une action sur la ville COOPERATIVE, SOUCIEUSE D’ECOUTE ET D’EGALITE.

      https://appuii.wordpress.com
      #alternative

  • A propos de la possible #annexion de la #vallée_du_jourdain par #israel

    PASSIA - MAPS - Palestine - ISRAELI ANNEXATION OF THE JORDAN VALLEY

    http://www.passia.org/maps/view/74

    The Jordan Valley is a stretch of land that extends over 2,400 km2 from the Dead Sea in the south to Bisan in the north, along the border between the West Bank and Jordan and entirely lying below sea level. It accounts for 28.5% of the total West Bank territory. Some 87% of the Jordan Valley lies in Area C, comprising approximately 42% of all Area C, and is thus under full Israeli control. The remainder - designated as Areas A or B - includes enclaves of Palestinian communities and the city of Jericho. The Jordan Valley is the most fertile and resource-rich area of the West Bank, with key land reserves for natural expansion. It is known for its rich agricultural production, warm climate, abundant water resources, and also attracts tourism with over 80 historical and cultural sites. Since the beginning of the Israeli occupation in 1967, successive Israeli governments have pursued various measures to annex this territory de facto. In violation of the basic principles of international humanitarian and human rights law, Palestinians are effectively prevented from developing their communities, their homes are systematically destroyed, they are denied access to water, and their freedom of movement is severely restricted. Today, there are 30 Israeli settlements and nine illegal outposts in the Jordan Valley with a settler population of approximately 11,000. Moreover, about 20% of Jordan Valley land have been 26 declared nature reserves (only four are open to the public), and Israel has instituted a regime of permits and harsh restrictions on the movement of Palestinians, who must pass through four checkpoints, eight dirt mounds, six trenches and four agricultural gates. Palestinians who do not reside in the Jordan Valley are not allowed to enter the area. Some 46% of the Jordan Valley land is declared closed military zones from where Palestinians communities were ordered to leave. As a consequence of these policies, the Palestinian population in the Jordan Valley has decreased from 320,000 people in 1967 to 56,000 people in 2011. Some 54% of the Jordan Valley territory is currently declared ‘state land’ and used for military purposes while, respectively, 22% and 15.5% of the Jordan Valley are declared either conservation areas or are used for Israeli settlement and infrastructure projects. Despite the fact that only 8.5% of the territory in question remains available for Palestinian towns and cultivation, Israel is intensifying its efforts to curb residency for Palestinians. Unlike East Jerusalem, where annexation is an officially-declared policy, Israel’s silent illegal policies in the Jordan Valley, i.e. displacement and depopulation of Palestinian communities as well as increased isolation of the area from the rest of the West Bank, aim at uprooting Palestinian populations from Area C and transferring them to Area A and contribute to what is effectively becoming the valley’s de-facto annexation into Israel. In fact, supporters of these policies have pointed out that there is nothing that should prevent Israel from annexing the Jordan Valley completely, unlike the 2.5 million Palestinians in the West Bank, the 60,000 Palestinians living in the Jordan Valley won’t pose a demographic problem. While former Israeli Prime Minister Ehud Olmert offered in his 2008 peace plan to evacuate Jewish settlements in the area and return the Jordan Valley to the Palestinians in exchange for security guarantees, current Prime Minister Benjamin Netanyahu has repeatedly argued that security considerations would preclude an Israeli withdrawal from the Jordan Valley however a peace agreement with the Palestinians may look like. He unequivocally declared that “Israel will never cede the Jordan Valley. Israel would never agree to withdraw from the Jordan Valley under any peace agreement signed with the Palestinians. And it‘s vital - absolutely vital - that Israel maintain a long-term military presence along the Jordan River.” A number of mediators have suggested several proposals such as the deployment of UN peacekeepers or NATO troops to police the Jordan Valley and reassure Israel were not deemed sufficient. Others have suggested land-leasing schemes to let Israel remain in the Jordan Valley for a decade or so, to build confidence - they hope - between Arab and Jews. However, Netanyahu demands Israeli military presence along the entire valley for dozens of years, thus justifying Palestinian fears of an ‘endless occupation’. Indeed, it seems more likely that if there were to be a future Palestinian state at all, Netanyahu’s vision of this state is one being surrounded indefinitely by Israeli controlled territory along the Jordan Valley.

    #israël #palestine #occupation #démolition #colonisation #manipulation #cartographie

  • Erdogan and Netanyahu’s ‘War of Words’ Over Gaza Threatens a Fragile Rapprochement
    https://www.worldpoliticsreview.com/trend-lines/24570/erdogan-and-netanyahu-s-war-of-words-over-gaza-threatens-a-frag

    Earlier this month, after Israeli soldiers killed 17 Palestinians during protests near Gaza’s border with Israel, Turkish President Recep Tayyip Erdogan and Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu engaged in a war of words. Erdogan called Netanyahu a “terrorist,” while the Israeli leader responded on Twitter by saying he would not be lectured to by someone who has been “bombing civilians indiscriminately for years” in Syria. The public spat has threatened to undo a rapprochement agreement between Turkey and Israel signed in late 2016. Nearly six years ago, diplomatic ties were severed following Israel’s attack on a Turkish-flagged aid flotilla heading to Gaza, in which 10 Turkish activists were killed. In an email interview, Michael Koplow, the policy director at the Israel Policy Forum and creator of the blog Ottomans and Zionists, explains why Israel-Turkey ties today are “little more than a hollow shell.”

    #israël #palestine #occupation #démolition #colonisation #manipulation #cartographie

  • Why was Netanyahu scared to let Rep. Tlaib visit the West Bank? It’s about maps and land grabs.
    https://www.dailykos.com/story/2019/8/17/1879740/-Why-is-Netanyahu-so-scared-to-let-Rep-Rashida-Tlaib-visit-her-grandmother

    t’s about the maps, and what they reveal about the land grabs facilitated by the Israeli state.

    First, we need to talk about the man who posted the twitter thread below. His name is Dror Etkes. He has previously worked with the Israeli human rights organizations Yesh Din and Peace Now. He now runs the non-profit Kerem Navot, which tracks Israel’s land policies in the West Bank. This is from a profile of Etkes a couple of years ago:

    Since 1967, the settlements have grown into Israel’s greatest national project. Nearly a million Israeli citizens live beyond the Green Line, while their Palestinian neighbors live under military rule. A journey to the heart of the West Bank with Dror Etkes, the man who has dedicated the last two decades to monitoring the goings on in Israel’s backyard.

    #israël #palestine #occupation #démolition #colonisation #manipulation #cartographie

  • Obama was shocked — shocked — to find that settlements were eating the West Bank!

    https://mondoweiss.net/2018/07/improbable-settlements-supposedly

    Several contacts have been sending me an article that appeared in The New Yorker yesterday, titled “The Maps of Israeli Settlements That Shocked Barack Obama”, by Adam Entous.

    The article features a map, here headlined “West Bank – What a One State Reality Looks Like”, where the archipelago of Palestinian controlled/partially controlled areas (A and B) are ‘bathed’ inside the surrounding and disconnecting Israeli Area C (about 60% of West Bank), where Area C has the same color as Israel (blue). Thus, one can clearly see the disconnect of Palestinian Bantustans (Gaza is also seen as a separate enclave).

    #israël #palestine #occupation #démolition #colonisation #manipulation #cartographie

  • DESTINY FILMS - Le Char et l’Olivier, Une Autre Histoire de la Palestine

    https://www.destinydistribution.com/distribution/le-char-et-l-olivier-une-autre-histoire-de-la-palestine

    https://www.destinydistribution.com/distribution/le-char-et-l-olivier-une-autre-histoire-de-la-palestine/mat%C3%A9riel-pro

    Synopsis

    L’histoire de la Palestine, de son origine à aujourd’hui, loin de ce que les médias appellent le conflit israélo-palestinien. Experts internationaux, historiens, diplomates des Nations unies, juristes en Droit International mais aussi, témoignages de simples citoyens… Un éclairage primordial basé sur des éléments factuels incontestables, pour se débarrasser des clichés et idées reçues !

    #israël #palestine #documentaire #occupation #colonisation #démolition

  • Pourquoi les Palestiniens sont traités aujourd’hui comme les Juifs en 1940. | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/guillermo-saavedra/blog/310818/pourquoi-les-palestiniens-sont-traites-aujourdhui-comme-les-juifs-en

    Le Bureau central palestinien de statistiques a révélé qu’en 2017, Israël s’approprie 2.100 dounams de terres palestiniennes (un dounam équivalant à 1000 mètres carrés) dans différentes parties de la Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem.

    Les terres ont été expropriées principalement pour établir des contrôles militaires israéliens, établir des points d’observation près des colonies juives ou les annexer à des colonies juives, selon un rapport publié à la veille du Jour de la Terre, qui a eu lieu le 30 mars 2018 dans les territoires occupés.

    #palestine #israël #occupation #accaparement #vol_de_terre #démolition

  • ’This place is only for Jews’ : The West Bank’s apartheid springs - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.MAGAZINE-this-place-is-only-for-jews-the-west-bank-s-apartheid-spr

    C’est bien plus énorme encore : les endroits Interdits aux Palestiniens appartiennent à des Palestiniens.

    Settlers have taken over dozens of springs in the West Bank, all of them on private Palestinian land, and are keeping the owners away. Rina Shnerb, a Jewish teen, was murdered last week at one of them

    #vol #sionisme

  • Une série de liens, de reportages et documentaires sur la #nakba

    #palestine #expulsion #colonisation #accaparement #démolition #massacre

    How did the Nakba happen ? | Al Jazeera English - YouTube

    https://www.youtube.com/watch?v=megzzpTWajg

    How did the Nakba happen? | Al Jazeera English

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    Al-Nakba | Palestine | Al Jazeera

    https://www.aljazeera.com/programmes/specialseries/2013/05/20135612348774619.html

    Al-Nakba
    A series on the Palestinian ’catastrophe’ of 1948 that led to dispossession and conflict that still endures.

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    Al Nakba : the history of Palestine since 1799 - Palestine Remix

    https://interactive.aljazeera.com/aje/palestineremix/al-nakba.html#/17

    https://interactive.aljazeera.com/aje/PalestineRemix/al-nakba.html
    images/alnakba.jpg

  • Record number of demolitions, including self-demolitions, in East Jerusalem in April 2019 | United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - occupied Palestinian territory

    https://www.ochaopt.org/content/record-number-demolitions-including-self-demolitions-east-jerusalem-april-2

    Et pendant ce temps là à Jérusalem-Est, la démolition des résidents palestiniens se poursuit inexorablement.

    Record number of demolitions, including self-demolitions, in East Jerusalem in April 2019
    More people displaced so far in 2019 than in all of 2018

    In East Jerusalem, as in Area C of the West Bank, a restrictive planning regime applied by Israel makes it virtually impossible for Palestinians to obtain building permits, impeding the development of adequate housing, infrastructure and livelihoods. Only 13 per cent of East Jerusalem is zoned for Palestinian construction, much of which is already built up, while 35 per cent has been allocated for Israeli settlements, which are illegal under international law.

    Palestinians who build without permits face the risk of home demolition and other penalties, including costly fines, the payment of which does not exempt the owner from the requirement of still having to obtain a building permit. At least one third of all Palestinian homes in East Jerusalem lack an Israeli-issued building permit, potentially placing over 100,000 residents at risk of displacement.

    #palestine #israël #jérusalem-est #démolition #occupation #colonisation

  • Israel demolishes 70 homes in Palestinian-controlled East Jerusalem neighborhood Haaretz.com
    Un pas supplémentaire dans la politique coloniale israélienne

    Forces deploy at dawn days after top court approves order to evict Wadi Hummus residents, in a move activists are concerned sets a precedent to affect thousands
    Amira Hass and Jack Khoury Jul 22, 2019

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-begins-demolition-of-homes-in-palestinian-controlled-east-j

    Israeli forces began Monday demolishing buildings in an East Jerusalem neighborhood under the control of the Palestinian Authority, following a legal challenge to the Defense Ministry-issued order to evacuate apartments deemed too close to the West Bank separation barrier, which runs through the city.

    Israeli and international activists said Israeli forces deployed in the neighborhood at dawn, evacuating one family from one of the buildings, as well as activists who protested the move.

    Two hours prior to the demolition, activists say they saw Israel Defense Forces’ soldiers placing explosives in an eight-stories building set for demolition. Later, the forces removed furniture and vehicles that were parked next to the buildings.

    >> Once again, Israel’s courts collaborate with government anti-Arab housing policy | Analysis

    Aviv Tatarsky, a researcher for the left-wing Ir Amim organization, blasted the move, saying: "In the name of the demographic war waged against East Jerusalem residents, the State of Israel is withholding approval of construction plans allowing those residents to legally build within the city.

    “Residents who didn’t want to build without a permit, sought a creative solution and were granted construction permits from the Palestinian Authority to build in areas and A and B where Israel doesn’t have any authority concerning construction plans. The Israeli insistence to prevent this solution is a very cruel act,” Tatarsky added.

    “I built this house stone by stone. It was my dream to live in this house. Now I am losing everything,” said Fadi al-Wahash, 37, his voice breaking as a bulldozer destroyed his unfinished three-floor house.
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    “I had a permit to build from the Palestinian Authority. I thought I was doing the right thing,” he said.
    Palestinian family evacuated from its home in Wadi Hummus neighborhood, East Jerusalem, July 22, 201

    Israeli Public Security Minister Gilad Erdan said 700 police and 200 soldiers were involved.

    “Despite an order from the military commander, the residents there are making their own law, building. There are hundreds of illegal structures,” he told Israel’s Army Radio.

    “To my regret there is no sufficient governance there. But it is not just that there are hundreds of structures there — several dozens of them sit almost on the route of the separation fence, endangering the security forces that operate there.”

    Palestinian Prime Minister Mohammad Shtayyeh said the Palestinians would complain to the International Criminal Court about the demolitions in Sur Baher.

    “The cabinet condemns this grave aggression. This is a continuation of the forced displacement of the people of Jerusalem from their homes and lands — a war crime and a crime against humanity,” Shtayyeh said.
    Israeli security forces prepare to demolish homes in East Jerusalem, July 22, 2019.
    Israeli security forces prepare to demolish homes in East Jerusalem, July 22, 2019. AFP

    The United Nations and France also issued condemnations of the demolition.

    In June, Israel’s High Court of Justice has ruled in favor of the demolition of 13 large buildings in the Wadi Hummus neighborhood, located on the outskirts of Jerusalem.

    It is on the edge of the Palestinian village of Sur Baher, in southeast Jerusalem. Unlike the rest of the village, this neighborhood lies beyond the city’s municipal boundaries, in the West Bank. Most of the area it occupies is designated as part of Area A – i.e., under the control of the Palestinian Authority.

    Sur Baher residents say Wadi Hummus is the only area that remains for future expansion of the village, which is surrounded by the fence and Jewish neighborhoods.

    The Defense Ministry instructed to demolish some 70 apartments, citing concerns over their proximity to the separation fence, which it said made them a security threat. Two out of the 13 buildings set for demolition are populated with some 17 residents.
    Israel prepares to demolish homes in East Jerusalem neighborhood of Wadi Hummus, July 22, 2019.
    Israel prepares to demolish homes in East Jerusalem neighborhood of Wadi Hummus, July 22, 2019. AFP

    Jamie McGoldrick, the United Nations humanitarian coordinator, and other UN officials called on the Israeli authorities last week to halt the demolition plans. The European Union issued a statement saying: “The continuation of this policy undermines the viability of the two-state solution and the prospect for a lasting peace.”

    On Sunday, the court rejected a petition to postpone the demolition, which Palestinian activsts are concerned sets a precedent that will enable the demolition of thousands of buildings across the West Bank, effectively annulling the legal protection residents of other PA-controlled areas have.

    “Some families put everything they have to put a roof over their heads, and it’s all being ruined in front of their eyes in this despicable crime committed by Israel,” community organizer Hamada Hamada told Haaretz.

    “Large forces entered after 2 A.M. to the neighborhood, preventing any access to the homes and forcefully removing the residents as well as dozens of activists who were present at the scene, evacuating them while women and children were heard screaming in the background,” Hamada added.

    Palestinian officials say some of the threatened structures lie within areas that they should control. The Palestine Liberation Organization issued a statement accusing the Israeli court of aiming “to set a precedent to enable the Israeli occupying forces to demolish numerous Palestinian buildings located in close proximity” to the barrier.

    The office of Palestinian President Mahmoud Abbas released a statement saying that "Israel bears the full responsibility for the dangerous escalation in Sur Baher, which is part of the implementation of the “deal of the century” whose goal is to bury the Palestinian issue."

    According to the statement, Abbas has approached international and Arab officials in order to halt the demolitions.

    Senior Palestinian official Saeb Erekat said “We will not renounce our lands, and everything that was demolished will be rebuilt.”

    “The demolition is an implementation of the Bahrain conference and we have thousands of documents and petitions filed to the International Court of Justice in The Hague against Israel,” he said in reference to the economic peace conference in Bahrain sponsored by the United States that took place in June.

    Hamas spokesman Sami Abu Zuhri said “The demolition of buildings in Sur Baher by the authorities of the occupation is a despicable crime, which is a direct result of the Bahrain Conference and the warm relationship between Israel and some Arab nations.”

    The Israeli military had no immediate comment on Monday, but a statement last week by Israel’s military-run civil administration in the West Bank said enforcement would be pursuant to “operational considerations” and “state policy.”

    The International Court of Justice in The Hague issued an advisory opinion in 2004 that building the barrier on occupied territory was “contrary to international law.”

    Israel dismissed the non-binding decision as politically motivated and says the barrier played a key role in drastically reducing the number of attacks, which peaked in 2002 and 2003 during the Second Palestinian uprising known as the Al-Aqsa Intifada.

    The West Bank separation barrier, which was being built since 2003, was intended to pass through Sur Baher, but its route was changed due to residents’ campaign.Thus Wadi Hummus ended up on the Israeli side of the barrier, although legally it part of the West Bank and under the PA’s authority.

    Many buildings were erected in the neighborhood over the last decade or so, most occupied by young couples and families from the village. The buildings set for demolition have some 100 apartments, 20 of which are tenanted and the rest are under construction.

    Building permits for the construction were issued by the PA’s planning ministry. However, seven years ago, the Israel Defense Forces Central Command issued an injunction banning construction of buildings within 250 meters of the separation barrier.

    Locals say the order was not publicized and they had no knowledge of it, and that in any case, it is the PA that has planning authorization in the area.

    Reuters contributed to this article.
    Amira Hass

    Amira Hass

    Haaretz Correspondent

  • Dangereux précédent : Israël démolit des habitations palestiniennes en périphérie de Jérusalem-Est
    Par Hanadi Qawasmi - WADI HUMMUS, Cisjordanie occupée
    Date de publication : Lundi 22 juillet 2019

    Les Palestiniens de Wadi Hummus possédaient tous les permis nécessaires pour construire leur maison dans les zones relevant de la juridiction de l’Autorité palestinienne. Aujourd’hui, l’armée israélienne envoie les bulldozers

    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/dangereux-precedent-israel-demolit-des-habitations-palestiniennes-en-

    Des bulldozers israéliens rejoints par des centaines de soldats et de policiers ont commencé à démolir des habitations palestiniennes à la périphérie de Jérusalem-Est, malgré les protestations locales et les critiques internationales.

    Les forces israéliennes se sont rendues ce lundi dans le village palestinien de Sur Baher pour démolir une dizaine d’habitations dans le quartier de Wadi Hummus, près du mur de séparation israélien.

    La Cour suprême israélienne a tranché en faveur de l’armée le mois dernier et a fixé lundi comme date limite pour démolir les habitations.

    Les forces israéliennes ont coupé à travers une section de fil barbelé de la barrière à Sur Baher sous le couvert de l’obscurité tôt ce lundi et ont commencé à évacuer les habitants.

    Des projecteurs ont illuminé la zone alors que des dizaines de véhicules amenaient les forces de sécurité casquées dans le village.

    Dès les premières lueurs de l’aube, les pelleteuses ont commencé à détruire une maison de deux étages tandis que les soldats investissaient un bâtiment inachevé de plusieurs étages à proximité, rapporte l’agence de presse Reuters.
    (...)
    D’après les accords d’Oslo, Israël ne devrait pas avoir son mot à dire sur la construction ou non d’habitations dans les zones A et B. Cependant, une décision de l’armée israélienne de 2011 a décrété qu’Israël pouvait désormais démolir des bâtiments dans les zones administrées par l’Autorité Palestinienne. Wadi Hummus est le premier cas.

    L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a publié un communiqué accusant la cour israélienne de vouloir « créer un précédent pour permettre aux forces d’occupation israéliennes de démolir de nombreux bâtiments palestiniens situés à proximité » du mur.

    #Colonialisme_de_peuplement

  • Palestine. « Vol au-dessus d’un nid de checkpoints »

    https://orientxxi.info/magazine/jerusalem-gaza-le-parkour-defi-symbolique-a-l-occupation-israelienne,312

    #Palestine. « Vol au-dessus d’un nid de checkpoints »

    Le parkour, une pratique de #résistance · La #colonisation israélienne a profondément déstructuré le territoire palestinien, désormais discontinu et fragmenté, symbole de dépossession pour les Palestiniens et de toute-puissance pour les Israéliens. Les #checkpoints, les contrôles volants, les colonies, le mur, les routes coloniales... régissent l’espace et la temporalité des vies palestiniennes. Mais le parkour, une pratique sportive qui consiste à franchir des obstacles urbains ou naturels vient bouleverser l’ordre de l’occupant.

    #occupation #démolitions #contrpole

  • Off-duty Israeli Soldier Caught on Video Torching Palestinian Farms– May 28, 2019 11:16 AM - IMEMC News
    https://imemc.org/article/off-duty-israeli-soldier-caught-on-video-torching-palestinian-farms

    Off-duty Israeli Soldier Caught on Video Torching Palestinian Farms
    May 28, 2019 11:16 AM IMEMC News Human rights, Israeli attacks, Israeli Settlement, Nablus, News Report, West Bank 0

    A video released by the Israeli human rights group B’Tselem shows a group of Israeli settlers attacking Palestinian villagers and setting their farms on fire on May 17th – and today, the group managed to identify one of the arsonists in the video as an off-duty Israeli soldier.

    According to B’Tselem, on Friday, 17 May 2019, Israeli paramilitary settlers torched Palestinian farmers’ fields in Burin and ‘Asirah al-Qibliyah. In both villages, the settlers threw stones at the residents’ homes.

    In ‘Asirah al-Qibliyah, where the area is controlled by military watchtowers, a settler even fired shots in the air. Soldiers nearby did not arrest the attackers and prevented the Palestinians from approaching their burning land.

    The Israeli military followed the attack with a public statement containing the absurd and easily disproved claim that Palestinians had started the fires – a version of events that was then unquestioningly repeated by the Israeli and US media.

    The attack took place about a kilometer away from the Giv’at Ronen settlement point, and the Israeli paramilitary settlers involved in the attack apparently came from the settlement of Yitzhar.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=kAgYyaHvNuc

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    Israeli Army Blamed Palestinians for West Bank Arson, but Settler Soldier Is Behind It
    Yotam Berger - May 27, 2019 12:20 PM

    One of the two settlers filmed setting fire to a field is an Israeli soldier who was on leave at the time ■ IDF initially blamed Palestinians, then admitted soldiers were involved too

    One of the two Jewish settlers caught on video setting West Bank fields on fire last Friday is an Israel Defense Forces soldier, Haaretz has learned.

    The army knows the identity of the settler, who was filmed by Israeli human rights nonprofit organization B’Tselem, and two security sources confirmed the details, saying that the soldier was on leave when the arson took place.

    Selon l’armée, la police israélienne devrait gérer l’incident. La police a déclaré qu’elle n’avait pas encore arrêté le soldat.

    https://www.youtube.com/watch?v=ob4AJ5sVXyc

  • Israel demolishes record number of Palestinian homes in a single day - The National

    https://www.thenational.ae/world/mena/israel-demolishes-record-number-of-palestinian-homes-in-a-single-day-1.8

    The number of Palestinian homes in occupied East Jerusalem that were demolished by Israel’s military in a single day peaked on April 29, when 31 structures were flattened, the UN’s envoy for Middle East peace said on Wednesday.

    In his monthly briefing to the Security Council, Nickolay Mladenov reported that the figure was the highest daily total since the UN Office for Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) began monitoring such activities in 2009.

    Mr Mladenov called for “an immediate halt to the Israeli authorities’ destruction of Palestinian-owned property in East Jerusalem”.

    The demolitions are justified by Israel on the grounds that the structures are not approved by Israeli-issued building permits. However, such documents are near impossible for Palestinians to obtain.

    #israel #palestine #démolition #occupation #colonisation

    • EDUCATION THAT LEADS TO LEGISLATION

      ‘Segregated By Design’ examines the forgotten history of how our federal, state and local governments unconstitutionally segregated every major metropolitan area in America through law and policy.

      Prejudice can be birthed from a lack of understanding the historically accurate details of the past. Without being aware of the unconstitutional residential policies the United States government enacted during the middle of the twentieth century, one might have a negative view today of neighborhoods where African Americans live or even of African Americans themselves.

      We can compensate for this unlawful segregation through a national political consensus that leads to legislation. And this will only happen if the majority of Americans understand how we got here. Like Jay-Z said in a recent New York Times interview, “you can’t have a solution until you start dealing with the problem: What you reveal, you heal.” This is the major challenge at hand: to educate fellow citizens of the unconstitutional inequality that we’ve woven and, on behalf of our government, accept responsibility to fix it.

      https://www.segregatedbydesign.com

    • The Color of Law

      This “powerful and disturbing history” exposes how American governments deliberately imposed racial segregation on metropolitan areas nationwide (New York Times Book Review).

      Widely heralded as a “masterful” (Washington Post) and “essential” (Slate) history of the modern American metropolis, Richard Rothstein’s The Color of Law offers “the most forceful argument ever published on how federal, state, and local governments gave rise to and reinforced neighborhood segregation” (William Julius Wilson). Exploding the myth of de facto segregation arising from private prejudice or the unintended consequences of economic forces, Rothstein describes how the American government systematically imposed residential segregation: with undisguised racial zoning; public housing that purposefully segregated previously mixed communities; subsidies for builders to create whites-only suburbs; tax exemptions for institutions that enforced segregation; and support for violent resistance to African Americans in white neighborhoods. A groundbreaking, “virtually indispensable” study that has already transformed our understanding of twentieth-century urban history (Chicago Daily Observer), The Color of Law forces us to face the obligation to remedy our unconstitutional past.


      https://books.wwnorton.com/books/detail.aspx?id=4294995609&LangType=1033
      #livre

  • In video - Israel demolishes home of Saleh al-Barghouthi in Kobar
    April 17, 2019 12:09 P.M. (Updated: April 17, 2019 2:51 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=783237

    RAMALLAH (Ma’an) — Israeli forces demolished the family home of Saleh al-Barghouthi, a Palestinian accused by Israel of carrying out an attack, in the Kobar village, northwest of the central occupied West Bank city of Ramallah, early Wednesday morning.

    Saleh al-Barghouthi, 29, was shot by Israeli forces near Ramallah on December 12; initial reports said that al-Barghouthi was shot and killed after carrying out an attack against Israelis, however, his family says that Saleh was detained alive and might have died in custody.

    Palestinian human rights organization Al-Haq had sent a joint urgent appeal to the United Nations (UN) Special Procedures regarding the enforced disappearance of al-Barghouthi.
    A recent investigation by B’Tselem found that, contrary to official Israeli statements, Saleh al-Barghouthi did not try to flee or run anyone over, nor could he have tried: two security vehicles were blocking the taxi he was driving at either end, and he was surrounded by some 10 security personnel who shot him point-blank – an operation resembling an extrajudicial killing. Official attempts to sanction the killing in retrospect ensure no one will be held accountable.
    An Israeli settler was killed in the alleged attack.

    #punition_collective
    https://seenthis.net/messages/743705

  • Lettre à Alain Finkielkraut, par Dominique EDDE (L’Orient-Le Jour), via @mona
    https://www.lorientlejour.com/article/1160808/lettre-a-alain-finkielkraut.html

    Cher Alain Finkielkraut, je vous demande et je demande aux responsables politiques de ne pas minorer ces petites victoires du bon sens sur la bêtise, de la banalité du bien sur la banalité du mal. Préférez les vrais adversaires qui vous parlent aux faux amis qui vous plaignent. Aidez-nous à vous aider dans le combat contre l’antisémitisme : ne le confinez pas au recours permanent à l’injonction, l’intimidation, la mise en demeure. Ceux qui se font traiter d’antisémites sans l’être ne sont pas moins insultés que vous. Ne tranchez pas à si bon compte dans le vécu de ceux qui ont une autre représentation du monde que vous. Si antisionisme n’est plus un mot adapté, donnez-nous-en un qui soit à la mesure de l’occupation, de la confiscation des terres et des maisons par Israël, et nous vous rendrons celui-ci. Il est vrai que beaucoup d’entre nous ont renoncé à parler. Mais ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

    • Lettre à Alain #Finkielkraut - Dominique EDDE - L’Orient-Le Jour

      En général avec Finkielkraut ou BHL, je préfère quand on les ignore tant leur pensée est totalement oblitérée, mais la lettre de Dominique Edde est tellement belle (Merci @mona de me l’avoir fait connaître sur twitter) que ça méritait d’être dûment référencé ici, voire discuté. Je vous encourage chaudement à la lire avec attention.

      Morceaux choisis :

      « Vous êtes parti sans faire de place à ma colère. »

      « votre intelligence est décidément mieux disposée à se faire entendre qu’à entendre l’autre. »

      « nous sommes défaits. Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux. »

      « Ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

      l’islam salafiste, notre ennemi commun et, pour des raisons d’expérience, le mien avant d’être le vôtre, vous a-t-il fait plus d’une fois confondre deux milliards de musulmans et une culture millénaire avec un livre, un verset, un slogan. Pour vous, le temps s’est arrêté au moment où le nazisme a décapité l’humanité.

      #antisémitisme #anisionisme #israël #palstine #occupation #démolition #colonisation #liban #humanité #extrémisme

    • Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux.

    • @val_k

      Cher Alain Finkielkraut,

      Permettez-moi de commencer par vous dire « salamtak », le mot qui s’emploie en arabe pour souhaiter le meilleur à qui échappe à un accident ou, dans votre cas, une agression. La violence et la haine qui vous ont été infligées ne m’ont pas seulement indignée, elles m’ont fait mal. Parviendrais-je, dans cette situation, à trouver les mots qui vous diront simultanément ma solidarité et le fond de ma pensée ? Je vais essayer. Car, en m’adressant à vous, je m’adresse aussi, à travers vous, à ceux qui ont envie de paix.

      Peut-être vous souvenez-vous. Nous nous sommes connus au début des années 1980 à Paris, aux éditions du Seuil, et soigneusement évités depuis. Lors de l’invasion du Liban par Israël, vous n’aviez pas supporté de m’entendre dire qu’un immeuble s’était effondré comme un château de cartes sous le coup d’une bombe à fragmentation israélienne. Cette vérité-là blessait trop la vôtre pour se frayer un chemin. C’est l’arrivée impromptue dans le bureau où nous nous trouvions, de l’historien israélien Saul Friedländer, qui permit de rétablir la vérité. Il connaissait les faits. J’ai respiré. Vous êtes parti sans faire de place à ma colère. Il n’y avait de place, en vous, que pour la vôtre. Durant les décennies qui ont suivi, le syndrome s’est accentué. Vous aviez beau aimer Levinas, penseur par excellence de l’altérité, il vous devenait de plus en plus difficile, voire impossible, de céder le moindre pouce de territoire à celle ou celui que vous ressentiez comme une menace. Cette mesure d’étanchéité, parfaitement compréhensible compte tenu de l’histoire qui est la vôtre, n’eût posé aucun problème si elle ne s’était transformée en croisade intellectuelle. Cette façon que vous avez de vous mettre dans tous vos états pour peu que survienne un désaccord n’a cessé de m’inspirer, chaque fois que je vous écoute, l’empathie et l’exaspération. L’empathie, car je vous sais sincère, l’exaspération, car votre intelligence est décidément mieux disposée à se faire entendre qu’à entendre l’autre.

      Le plus clair de vos raisonnements est de manière récurrente rattrapé en chemin par votre allergie à ce qui est de nature à le ralentir, à lui faire de l’ombre. Ainsi, l’islam salafiste, notre ennemi commun et, pour des raisons d’expérience, le mien avant d’être le vôtre, vous a-t-il fait plus d’une fois confondre deux milliards de musulmans et une culture millénaire avec un livre, un verset, un slogan. Pour vous, le temps s’est arrêté au moment où le nazisme a décapité l’humanité. Il n’y avait plus d’avenir et de chemin possible que dans l’antériorité. Dans le retour à une civilisation telle qu’un Européen pouvait la rêver avant la catastrophe. Cela, j’ai d’autant moins de mal à le comprendre que j’ai la même nostalgie que vous des chantiers intellectuels du début du siècle dernier. Mais vous vous êtes autorisé cette fusion de la nostalgie et de la pensée qui, au prix de la lucidité, met la seconde au service de la première. Plus inquiétant, vous avez renoncé dans ce « monde d’hier » à ce qu’il avait de plus réjouissant : son cosmopolitisme, son mélange. Les couleurs, les langues, les visages, les mémoires qui, venues d’ailleurs, polluent le monde que vous regrettez, sont assignées par vous à disparaître ou à se faire oublier. Vous dites que deux menaces pèsent sur la France : la judéophobie et la francophobie. Pourquoi refusez-vous obstinément d’inscrire l’islamophobie dans la liste de vos inquiétudes ? Ce n’est pas faire de la place à l’islamisme que d’en faire aux musulmans. C’est même le contraire. À ne vouloir, à ne pouvoir partager votre malaise avec celui d’un nombre considérable de musulmans français, vous faites ce que le sionisme a fait à ses débuts, lorsqu’il a prétendu que la terre d’Israël était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Vous niez une partie de la réalité pour en faire exister une autre. Sans prendre la peine de vous représenter, au passage, la frustration, la rage muette de ceux qui, dans vos propos, passent à la trappe.

      Vous avez cédé à ce contre quoi Canetti nous avait brillamment mis en garde avec Masse et puissance. Vous avez développé la « phobie du contact » à partir de laquelle une communauté, repliée comme un poing fermé, se met en position de défense aveugle, n’a plus d’yeux pour voir hors d’elle-même. Cette posture typique d’une certaine politique israélienne, et non de la pensée juive, constitue, entre autre et au-delà de votre cas, la crispation qui rend impossible l’invention de la paix. C’est d’autant plus dommage qu’il y a fort à parier que le monde dont vous portez le deuil est très proche de celui d’un nombre considérable de gens qui vivent en pays arabes sous la coupe de régimes mafieux et/ou islamistes. Pourquoi ceux-là comptent-ils si peu pour vous ? Pourquoi préférez-vous mettre le paquet sur vos ennemis déclarés que donner leur chance à de potentiels amis ? Le renoncement à l’idéal, dont j’évoque longuement la nécessité dans mon dernier livre sur Edward Said, est un pas que vous ne voulez pas franchir. J’entends par idéal la projection de soi promue au rang de projet collectif. Or, le seul rêve politique qui vaille, on peut aussi l’appeler utopie, c’est celui qui prend acte de la réalité et se propose d’en tirer le meilleur et non de la mettre au pas d’un fantasme. C’est précisément le contraire de l’idéal en circuit fermé qui fonctionne sur le mode d’une fixation infantile et nous fait brusquement découvrir, à la faveur d’une mauvaise rencontre, qu’il nourrit la haine de ceux qui n’ont pas les moyens de ne pas haïr. Cet homme qui vous a injurié a tout injurié d’un coup : votre personne, les Juifs et ceux que cette ignominie écœure. Il ne suffit toutefois pas de le dire pour le combattre et moins encore pour épuiser le sujet. À cet égard, je vous remercie d’avoir précisé à la radio que l’antisémitisme et l’antisionisme ne pouvaient être confondus d’un trait.

      Peut-être aurez-vous l’oreille du pouvoir en leur faisant savoir qu’ils ne cloueront pas le bec des opposants au régime israélien en clouant le bec des enragés. On a trop l’habitude en France de prendre les mots et les esprits en otage, de privilégier l’affect au mépris de la raison chaque fois qu’est évoquée la question d’Israël et de la Palestine. On nous demande à présent de reconnaître, sans broncher, que l’antisémitisme et l’antisionisme sont des synonymes. Que l’on commence par nous dire ce que l’on entend par sionisme et donc par antisionisme. Si antisioniste signifie être contre l’existence d’Israël, je ne suis pas antisioniste. Si cela signifie, en revanche, être contre un État d’Israël, strictement juif, tel que le veulent Netanyahu et bien d’autres, alors oui, je le suis. Tout comme je suis contre toute purification ethnique. Mandela était-il antisémite au prétexte qu’il défendait des droits égaux pour les Palestiniens et les Israéliens ? L’antisémitisme et le négationnisme sont des plaies contre lesquelles je n’ai cessé de me battre comme bien d’autres intellectuels arabes. Que l’on ne nous demande pas à présent d’entériner un autre négationnisme – celui qui liquide notre mémoire – du seul fait que nous sommes défaits. Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux.

      Un dernier mot avant de vous quitter. Je travaille au Liban avec des femmes exilées par la guerre, de Syrie, de Palestine, d’Irak. Elles sont brodeuses. Quelques-unes sont chrétiennes, la plupart musulmanes. Parmi ces dernières, trois ont perdu un fils. Toutes sont pratiquantes. Dieu est pour ainsi dire leur seul recours, leur seule raison de vivre. Réunies autour d’une grande table, sur laquelle était posée une toile de chanvre, nous étions une douzaine à dessiner un cargo transportant un pays. Chacune y mettait un morceau du sien. L’une un tapis, l’autre une porte, une colonne romaine, un champ d’olivier, une roue à eau, un coin de mer, un village du bord de l’Euphrate. Le moment venu d’introduire ou pas un lieu de culte, la personne qui dirigeait l’atelier a souhaité qu’il n’y en ait pas. Face à la perplexité générale, il a été proposé que ces lieux, s’il devait y en avoir, soient discrets. À la suggestion d’ajouter une synagogue, l’une des femmes a aussitôt réagi par ces mots : « S’il y a une église et une mosquée, il faut mettre une synagogue pour que chacun puisse aller prier là où il veut. Et elle a ajouté avec le vocabulaire dont elle disposait : « Nous ne sommes pas antisémites, nous sommes antisionistes. » Toutes ont approuvé, faisant valoir que « dans le temps », tout ce monde-là vivait ensemble.

      Cher Alain Finkielkraut, je vous demande et je demande aux responsables politiques de ne pas minorer ces petites victoires du bon sens sur la bêtise, de la banalité du bien sur la banalité du mal. Préférez les vrais adversaires qui vous parlent aux faux amis qui vous plaignent. Aidez-nous à vous aider dans le combat contre l’antisémitisme : ne le confinez pas au recours permanent à l’injonction, l’intimidation, la mise en demeure. Ceux qui se font traiter d’antisémites sans l’être ne sont pas moins insultés que vous. Ne tranchez pas à si bon compte dans le vécu de ceux qui ont une autre représentation du monde que vous. Si antisionisme n’est plus un mot adapté, donnez-nous-en un qui soit à la mesure de l’occupation, de la confiscation des terres et des maisons par Israël, et nous vous rendrons celui-ci. Il est vrai que beaucoup d’entre nous ont renoncé à parler. Mais ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

      Dominique EDDÉ est romancière et essayiste. Dernier ouvrage : « Edward Said. Le roman de sa pensée » (La Fabrique, 2017).

      –—
      Note de l’auteure

      Rédigée le 23 février dernier, cette lettre à Alain Finkielkraut a été acceptée par le journal Le Monde qui demandait qu’elle lui soit « réservée », puis elle a été recalée, sans préavis, 9 jours plus tard alors qu’elle était en route pour l’impression.

      L’article qui, en revanche, sera publié sans contrepoids ce même jour, le 5 mars, était signé par le sociologue Pierre-André Taguieff. Survol historique de la question du sionisme, de l’antisionisme et de « la diabolisation de l’État juif », il accomplit le tour de force de vider le passé et le présent de toute référence à la Palestine et aux Palestiniens. N’existe à ses yeux qu’un État juif innocent mis en péril par le Hamas. Quelques mois plus tôt, un article du sociologue Dany Trom (publié dans la revue en ligne AOC) dressait, lui aussi, un long bilan des 70 ans d’Israël, sans qu’y soient cités une seule fois, pas même par erreur, les Palestiniens.

      Cette nouvelle vague de négationnisme par omission ressemble étrangement à celle qui en 1948 installait le sionisme sur le principe d’une terre inhabitée. Derrière ce manque d’altérité ou cette manière de disposer, à sens unique, du passé et de la mémoire, se joue une partie très dangereuse. Elle est à l’origine de ma décision d’écrire cette lettre. Si j’ai choisi, après le curieux revirement du Monde, de solliciter L’Orient-Le Jour plutôt qu’un autre média français, c’est que le moment est sans doute venu pour moi de prendre la parole sur ces questions à partir du lieu qui est le mien et qui me permet de rappeler au passage que s’y trouvent par centaines de milliers les réfugiés palestiniens, victimes de 1948 et de 1967.

      Alors que j’écris ces lignes, j’apprends qu’a eu lieu, cette semaine, un défilé antisémite en Belgique, dans le cadre d’un carnaval à Alost. On peine à croire que la haine et la bêtise puissent franchir de telles bornes. On peine aussi à trouver les mots qui tiennent tous les bouts. Je ne cesserai, pour ma part, d’essayer de me battre avec le peu de moyens dont je dispose contre la haine des Juifs et le négationnisme, contre le fanatisme islamiste et les dictatures, contre la politique coloniale israélienne. De tels efforts s’avèrent de plus en plus dérisoires tant la brutalité ou la surdité ont partout des longueurs d’avance.

      Que les choses soient claires : l’antisémitisme n’est pas, de mon point de vue, un racisme comme un autre. Il est le mal qui signe la limite irrationnelle de l’humain dans notre humanité. Le combattre de toutes nos forces n’est pas affaiblir la Palestine, c’est la renforcer. Alerter un certain milieu intellectuel et politique sur les dangers d’une mémoire sioniste exclusive, c’est l’alerter sur la grave injustice qu’elle signifie, mais aussi sur le désastreux effet d’huile sur le feu antisémite que peut produire cette occultation de l’autre.

      D.E.

    • Et aussi

      Note de l’auteure

      Rédigée le 23 février dernier, cette lettre à Alain Finkielkraut a été acceptée par le journal Le Monde qui demandait qu’elle lui soit « réservée », puis elle a été recalée, sans préavis, 9 jours plus tard alors qu’elle était en route pour l’impression.

      L’article qui, en revanche, sera publié sans contrepoids ce même jour, le 5 mars, était signé par le sociologue Pierre-André Taguieff. Survol historique de la question du sionisme, de l’antisionisme et de « la diabolisation de l’État juif », il accomplit le tour de force de vider le passé et le présent de toute référence à la Palestine et aux Palestiniens. N’existe à ses yeux qu’un État juif innocent mis en péril par le Hamas. Quelques mois plus tôt, un article du sociologue Dany Trom (publié dans la revue en ligne AOC) dressait, lui aussi, un long bilan des 70 ans d’Israël, sans qu’y soient cités une seule fois, pas même par erreur, les Palestiniens.


      #le_monde

    • @touti : quand tu préconises Tor, c’est « Tor Browser » ou le réseau Tor ? J’ai pas encore osé me lancer dans ce truc car ça m’a l’air complexe.
      Sinon, j’utilise un service qui fournit des accès à des VPN, ce qui me permet de « délocaliser » mon IP, d’anonymiser mes connections et d’en crypter le contenu. Ça s’appelle « Cyberghost » et c’est payant aussi, mais bon ...

    • Oui TOR browser, et ça utilise le réseau TOR, faut arrêter d’avoir peur (les médias dominants ont bien travaillé avec le dark web, raaaa bouououuoouh TOR c’est le mal) , c’est aussi simple que n’importe quel navigateur.

    • Euh ... En fait, c’est pas le darquouèbe qui me fout les jetons, c’est la complexité technique du bouzin. Faudra que je teste sur une vieille machine sous Linux.
      Sinon, à propos de Cyberghost, un peu de doc ici même :
      https://www.tomsguide.com/us/cyberghost-vpn,review-4458.html

      Mais si j’arrive à maîtriser Tor (et son « brouteur »), j’abandonne derechef mon service payant. (Désolé @monolecte d’avoir squatté ton post avec mes angoisses techniques.)

    • Non mais ya rien à faire, tu ouvres TorBrowser et c’est fini. C’est juste un Firefox pré-configuré pour passer par Tor. Dès que tu l’allumes il fait un chemin au hasard dans les nœuds Tor, et du coup c’est comme si tu faisais ta requête depuis ailleurs (mais le nœud sortant est aussi en France). À tout moment t’as une entrée de menu « rouvrir avec un autre chemin » si tu veux le changer.

  • Israel/OPT : Tourism companies driving settlement expansion, profiting from war crimes

    Online booking giants #Airbnb, #Booking.com, #Expedia and #TripAdvisor are fuelling human rights violations against Palestinians by listing hundreds of rooms and activities in Israeli settlements on occupied Palestinian land, including East Jerusalem, Amnesty International said today. In a new report, ‘Destination: Occupation’, the organization documents how online booking companies are driving tourism to illegal Israeli settlements and contributing to their existence and expansion.

    Israel’s settling of Israeli civilians in the Occupied Palestinian Territories (OPT) violates international humanitarian law and is a war crime. Despite this, the four companies continue to operate in the settlements, and profit from this illegal situation.

    One of the settlements included in Amnesty International’s report is #Kfar_Adumim, a growing tourism hub located less than two kilometres from the Bedouin village of #Khan_al-Ahmar, whose imminent and complete demolition by Israeli forces has been given a green light by Israel’s Supreme Court. The expansion of Kfar Adumim and other surrounding settlements is a key driver of human rights violations against the local Bedouin community.

    “Israel’s unlawful seizure of Palestinian land and expansion of settlements perpetuates immense suffering, pushing Palestinians out of their homes, destroying their livelihoods and depriving them of basics like drinking water. Airbnb, Booking.com, Expedia and TripAdvisor model themselves on the idea of sharing and mutual trust, yet they are contributing to these human rights violations by doing business in the settlements,” said Seema Joshi, Amnesty International’s Director of Global Thematic Issues.

    “The Israeli government uses the growing tourism industry in the settlements as a way of legitimizing their existence and expansion, and online booking companies are playing along with this agenda. It’s time for these companies to stand up for human rights by withdrawing all of their listings in illegal settlements on occupied land. War crimes are not a tourist attraction.”

    https://www.amnesty.org/en/latest/news/2019/01/israel-opt-tourism-companies-driving-settlement-expansion-profiting-from-wa
    #Israël #territoires_occupés #tourisme #Palestine #droits_humains #démolition #destruction #industrie_touristique
    ping @reka

  • Palestine Under Occupation : One Village’s Resistance - YouTube

    Très bons reportages sur l’occupation israélienne de la Palestine, autour de la famille Tamini

    PART 1

    https://www.youtube.com/watch?v=fPhPAHaY82U

    PART 2

    https://www.youtube.com/watch?v=lJqH7_xYKi4

    Night raids, child arrests and open fire. Welcome to daily life in this tiny village in the occupied West Bank, home to Palestinian teen icon Ahed Tamimi. Collected form AJ+

    #palestine #ocupation #démolition #colonisation #résistance #tamini

  • A Day, a Life: When a Medic Was Killed in Gaza, Was It an Accident?
    The New York Times - By David M. Halbfinger - Dec. 30, 2018
    https://www.nytimes.com/2018/12/30/world/middleeast/gaza-medic-israel-shooting.html

    KHUZAA, Gaza Strip — A young medic in a head scarf runs into danger, her only protection a white lab coat. Through a haze of tear gas and black smoke, she tries to reach a man sprawled on the ground along the Gaza border. Israeli soldiers, their weapons leveled, watch warily from the other side.

    Minutes later, a rifle shot rips through the din, and the Israeli-Palestinian drama has its newest tragic figure.

    For a few days in June, the world took notice of the death of 20-year-old Rouzan al-Najjar, killed while treating the wounded at protests against Israel’s blockade of the Gaza Strip. Even as she was buried, she became a symbol of the conflict, with both sides staking out competing and mutually exclusive narratives.

    To the Palestinians, she was an innocent martyr killed in cold blood, an example of Israel’s disregard for Palestinian life. To the Israelis, she was part of a violent protest aimed at destroying their country, to which lethal force is a legitimate response as a last resort.

    Palestinian witnesses embellished their initial accounts, saying she was shot while raising her hands in the air. The Israeli military tweeted a tendentiously edited video that made it sound like she was offering herself as a human shield for terrorists.

    In each version, Ms. Najjar was little more than a cardboard cutout.

    An investigation by The New York Times found that Ms. Najjar, and what happened on the evening of June 1, were far more complicated than either narrative allowed. Charismatic and committed, she defied the expectations of both sides. Her death was a poignant illustration of the cost of Israel’s use of battlefield weapons to control the protests, a policy that has taken the lives of nearly 200 Palestinians.

    It also shows how each side is locked into a seemingly unending and insolvable cycle of violence. The Palestinians trying to tear down the fence are risking their lives to make a point, knowing that the protests amount to little more than a public relations stunt for Hamas, the militant movement that rules Gaza. And Israel, the far stronger party, continues to focus on containment rather than finding a solution.

    In life, Ms. Najjar was a natural leader whose uncommon bravery struck some peers as foolhardy. She was a capable young medic, but one who was largely self-taught and lied about her lack of education. She was a feminist, by Gaza standards, shattering traditional gender rules, but also a daughter who doted on her father, was particular about her appearance and was slowly assembling a trousseau. She inspired others with her outward jauntiness, while privately she was consumed with dread in her final days.

    The bullet that killed her, The Times found, was fired by an Israeli sniper into a crowd that included white-coated medics in plain view. A detailed reconstruction, stitched together from hundreds of crowd-sourced videos and photographs, shows that neither the medics nor anyone around them posed any apparent threat of violence to Israeli personnel. Though Israel later admitted her killing was unintentional, the shooting appears to have been reckless at best, and possibly a war crime, for which no one has yet been punished. (...)

    Rouzan al-Najjar, 20, was killed by an Israeli sniper on June 1 while she was treating the wounded at protests at the Gaza border.CreditIbraheem Abu Mustafa/Reuters
    #Razan_al-Najjar

  • #Jonction_48

    Dans la ville de Lod, banlieue de #Tel-Aviv, cohabitent Israéliens juifs et arabes. #Udi_Aloni s’est intéressé à cette population mélangée malgré toutes les vicissitudes historiques et politiques locales.

    Le héros est un certain Kareem, figure locale du rap, filmé dans son quotidien entre concerts, amourettes, rapports aux parents et débrouille des quartiers populaires. Kareem est joué par Tamer Nafar, authentique rappeur de Lod, alors que beaucoup des seconds rôles sont tenus par ses amis de la scène rap.

    Un ancrage documentaire qui fait le prix de cette chronique nous instruisant que si les gouvernements de la région (singulièrement celui d’Israël) s’entêtent dans un statu quo inique, certains habitants n’attendent pas et vivent au quotidien la paix et la #mixité ethnique, religieuse ou culturelle. Une double #émancipation est ici à l’œuvre : celle de #Juifs et d’Arabes qui vivent ensemble malgré tout et celle d’une jeunesse qui s’affranchit des conservatismes de ses ascendants.

    Jonction 48 rappelle que le cinéma israélien est souvent israélo-palestinien et en première ligne de la contestation de l’ordre établi.


    https://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/jonction-48

    #film #Israël #musique #rap #arabes #Palestiniens #Palestine #harcèlement #expulsion #absent_présent #humiliations #Lod #coexistence #démolition #patriarcat #conservatisme #present_absentees

  • Palestinians prevent Israeli settlers’ raid of Khan al-Ahmar
    Sept. 7, 2018 1:33 P.M. (Updated: Sept. 7, 2018 5:08 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=780980

    JERUSALEM (Ma’an) — A group of Palestinians prevented a group of Israeli settlers from raiding the Khan al-Ahmar village east of occupied Jerusalem City, on Friday morning.

    Locals said that Israeli settlers attempted to raid the Bedouin village, threatened with demolition that is expected to take place in less than a week, to provoke residents and activists carrying out a sit-in at the village.

    Palestinian youths prevented Israeli settlers from raiding the village and forced them to leave back to the nearby main street.

    Israeli settlers were carrying Israeli flags and repeating racist slogans.

    Locals added that the settlers also called for expelling Palestinians of Bedouin areas east of Jerusalem in favor of increasing Israeli settlements in the area.

    Earlier this week, the Israeli High Court had rejected an appeal against the demolition of the village, and ordered the evacuation of its residents in preparation for its demolition within a week.

    Khan al-Ahmar has been under threat of demolition by Israeli forces; the demolition would leave more than 35 Palestinian families displaced, as part of an Israeli plan to expand the nearby illegal Israeli settlement of Kfar Adummim.

    #colonialisme_de_peuplement #Khan_al-Ahmar

    • La démolition d’un village de Cisjordanie « comprommet la paix », avertit l’UE
      La destruction de la communauté bédouine de Khan al-Ahmar, à une place stratégique, menace la solution à deux états, dit l’Union européenne
      Par Times of Israel Staff Aujourd’hui, 14:13
      https://fr.timesofisrael.com/la-demolition-dun-village-de-cisjordanie-comprommet-la-paix-averti

      L’Union européenne a vivement recommandé jeudi à Israël de reconsidérer la démolition d’un village bédouin en Cisjordanie, avertissant qu’elle pourrait nuire aux efforts livrés pour conclure un accord de paix entre Israël et les Palestiniens.

      Un jugement de la Haute cour émis la veille a approuvé la destruction de Khan al-Ahmar après le rejet d’un dernier appel dans une affaire qui aura suscité les critiques à l’international.

      « Les conséquences de la démolition de cette communauté et le déplacement de ses résidents, notamment des enfants, contre leur volonté pourrait être très grave, menacer sérieusement la viabilité d’une solution à deux état et venir compromettre les perspectives de paix », a noté l’UE dans un communiqué. « La communauté de Khan al-Ahmar est située dans un secteur sensible de la zone C qui est d’importance stratégique pour préserver la contiguïté d’un futur état palestinien ».

    • Cisjordanie occupée
      L’Union européenne appelle Israël à revenir sur sa décision de démolir un village palestinien
      Avec Agences, 18 juillet 2018 à 18:32
      https://lematin.ma/journal/2018/lunion-europeenne-appelle-israel-revenir-decision-demolir-village-palestinien/297395.html

      La chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a appelé mercredi les autorités israéliennes à revenir sur leur décision de démolir le village palestinien de Khan Al-Ahmar, faisant part de sa profonde préoccupation quant au sort de la communauté bédouine qui y réside. (...)

    • Demolition of Palestinian Community Imminent. Israeli High Court Green Lights Razing of #Khan_al-Ahmar

      Residents of Khan al-Ahmar thought they had found a way around Israel’s discriminatory building permit regime in Area C of the West Bank. Since a building permit is required only for concrete structures, they built their school, which serves 160 children from five villages, using clay and 2,200 old tires.

      The plan didn’t work. The Israeli army has exclusive control over planning in Area C. It has allocated just one percent of that land for Palestinian buildings, and refuses the vast majority of Palestinian permit applications.

      Khan al-Ahmar was no exception. Over the years, Israeli authorities issued demolition orders against the school and every other structure in this small village of 180 residents, just east of Jerusalem, on the grounds that they lacked permits. On September 5, Israel’s High Court rejected several appeals, and green-lighted demolition.

      Israeli military planning documents do not recognize the community’s presence, and Israeli authorities have repeatedly confiscated its land, demolished its buildings, and expelled its Palestinian residents for building without permits.

      This isn’t the community’s first displacement. In the early 1950s, Israeli forces evicted residents from the Tel Arad district of the Negev desert. The community fled to the West Bank and built a village in the current location. They registered as Palestine refugees with the United Nations.

      In 1977, Israel established the settlement of Ma’ale Adumim, allocating it the land on which Khan al-Ahmar sits.

      International law prohibits an occupying power from destroying property, including schools, unless “absolutely necessary” for “military operations.” Transferring civilians within an occupied territory, either by direct force or indirect coercion into a place not of their choosing, is a war crime under the International Criminal Court’s statute.

      Israeli officials should know that the demolition and any resulting displacement of the population may subject them to criminal investigation.

      Other states also have a duty to ensure that the Geneva Conventions are respected, and should make clear to Israeli officials that, if the demolition goes ahead, people implicated in any criminal acts could be investigated and prosecuted by domestic authorities outside of Israel where they have jurisdiction.

      Global condemnation alone has not stopped serious war crimes during Israel’s 50-year occupation. Action and justice is long overdue.


      https://www.hrw.org/news/2018/09/16/demolition-palestinian-community-imminent

  • Israël poursuit son rôle de grand démolisseur le maisons, de vie et d’espoir.

    https://www.facebook.com/JewishVoiceforPeace/videos/295944677856347/UzpfSTY3NjIwNjE4MToxMDE1NjY4Mjc0NDk0NjE4Mg

    La saleté de boulot du gouvernement israélien destructeur se poursuit à Al-Walaja, village traversé par la ligne verte au sud de Jérusalem.

    Ça fait au moins dix ans que les Israéliens martyrisent ce village, en le transformant en ghetto, en transformant la vie de ses habitants en véritable cauchemar. L’objectif, c’est l’éviction de la population et l’accaparement complet du territoire de la commune.

    En d’autres termes les israéliens veulent simplement voler le village pour y construire les extensions ds grandes colonies (illégales aux termes du droit international) voisines.

    J’y ai passé rien qu’une journée en décembre 2006 lors d’un reportage et la situation était déjà effrayante.

    J’éprouve toujours la même honte, et pour avoir assisté plusieurs fois à ces démolitions de foyers, de maisons dans lesquelles vivent des enfants, notre impuissance me donne toujours envie de pleurer. Il faudra bien qu’un jour les responsables de ces crimes en payent le prix devant la justice des hommes.

    A SIlwan, même punition
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10212622910156877&set=a.1015858565914&type=3&theater

    Israeli forces begin demolition campaign in al-Walaja
    http://www.maannews.com/Content.aspx?id=780916

    Al Walaja : The story of a shrinking village
    https://www.youtube.com/watch?v=zpb9xFjUNlM

    Démolitions de maisons à Al-Walaja
    http://www.ism-france.org/temoignages/Demolitions-de-maisons-a-Al-Walaja-article-20690

    #israel #palestine #démolition #colonisation #destructions #al-walaja

  • al-Walaja (Palestine) : la police aux frontières israélienne détruit quatre maisons « illégales »
    https://fr.squat.net/2018/09/05/al-walaja-palestine-la-police-aux-frontieres-israelienne-detruit-quatre-ma

    Le gouvernement israélien continue sa politique de démolition de maisons palestiniennes. Lundi 3 septembre 2018, dans le village palestinien d’al-Walaja, situé en Cisjordanie, entre Jérusalem et Bethléem, la police aux frontières israélienne a démoli quatre maisons qui auraient été bâties sans permis de construire. Suite à cette intervention militaire, une quarantaine de personnes se retrouvent […]

    #émeutes #expulsion #militaires #Moyen-Orient #Palestine/Israël