• Allocation aux adultes handicapés (AAH) : la hausse des effectifs dans les territoires
    https://www.lagazettedescommunes.com/1006285/allocation-aux-adultes-handicapes-aah-la-hausse-des-effectifs-

    L’#AAH constitue un des piliers de l’aide sociale aux personnes en situation de handicap, dans un pays où 26% des personnes handicapées de 15 à 59 ans vivent sous le seuil de pauvreté, contre 14% des personnes du même âge sans handicap. Depuis sa création en 1975, le nombre d’#allocataires augmente chaque année.

    ... de 1987 à 2005, le rythme de croissance « s’explique en partie par l’augmentation de la population âgée de 45 à 60 ans (génération du baby-boom), le risque de handicap augmentant avec l’âge ». Entre 2007 et fin 2012, la croissance des effectifs est « liée, pour une grande part, aux changements institutionnels intervenus » (allègement des conditions d’accès à l’allocation, revalorisations successives du barème du montant maximal de l’AAH). Également, depuis 2012, divers « facteurs institutionnels » ont contribué à la croissance de l’effectif, notamment la déconjugalisation de l’AAH (2), qui a fait entrer un nombre significatif de nouveaux bénéficiaires dans la prestation.

    ... à l’échelle nationale, en janvier 2025, 1 341 370 personnes étaient bénéficiaires de l’AAH – contre 1 116 480 personnes en janvier 2018, soit une hausse de 20 % en sept ans. [graphique des effectifs 2018-2025 sur la page de l’article]

    ... la dépense publique allouée est structurellement en hausse : + 44 % entre 2018 et 2024, avec un taux de croissance annuelle moyen de 6,3 % [de 9,5 milliards en 2018 à 13,7 en 2024, tableau absent ici]

    A l’échelle des régions, toutefois, les évolutions en pourcentage du nombre de bénéficiaires de l’AAH, entre 2018 et 2025, s’avèrent disparates.

    [Nombre de bénéficiaires de l’AAH par région en 2025, et évolution depuis 2018, tableau absent ici]

    La situation des deux départements d’Outre-Mer arrivant en tête, Mayotte et la Guyane, est à relativiser eu égard au faible nombre, en proportion, d’allocataires rapportés dans ces territoires. Il est notable que, parmi les départements figurant dans le classement, l’Aude, la Corse-du-Sud, la Creuse, la Charente-Maritime et l’Aveyron ont pour point commun une population composée à plus de 30% d’individus de plus de 60 ans(3). [tandis que les plus de 60 ans en PACA disposent en moyenne de meilleures retraites ? ndc]

    Top 10 des départements avec la plus forte augmentation de bénéficiaires de l’AAH entre 2018 et 2025, en pourcentage

    source : Minima sociaux et prestations sociales
    Ménages aux revenus modestes et redistribution
    https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2024-10/MS2024.pdf

    Ils ne vont pas se contenter de bloquer le montant : revoir les « critères institutionnels », lisser les « disparités entre régions » avec une normalisation des attributions MDPH, contrôler les allocataires lors de demandes de renouvellement, etc.

    Quand le 93 réclame ses droits (des abimés du travail et de l’accès aux soins qui se fait malgré tout), quand le non recours ou l’éviction du RSA (loi plein emploi) se traduit par un report vers des demandes d’AAH, il est temps d’aplatir la courbe.

    #minimas_sociaux #vieux #AAH_différentielle

    • AAH et PFLS
      https://www.faire-face.fr/2025/11/03/plf-plfss-handicap-mesures

      ... leurs revenus et ressources seront impactés si le Parlement vote la proposition du Gouvernement d’une « année blanche ». Autrement dit, si un gel des prestations sociales , comme l’AAH, le RSA, l’Allocation d’éducation des élèves handicapés, l’allocation supplémentaire d’invalidité… se confirme.

      De plus, l’AAH ne bénéficierait plus de l’#abattement de 59,85 % qui lui est accordé depuis 2016 pour le calcul de la #prime_d’activité. Elle serait donc prise en compte en totalité, en plus des revenus du travail, pour déterminer le montant de cette prime versée aux personnes peu rémunérées. Mécaniquement, celle-ci baisserait.

      Les plus touchées ? Les personnes handicapées travaillant à temps partiel ou en Ésat qui pourraient ainsi perdre de 150 à 170 €/mois, selon Carole Saleres. De quoi, estime-t-elle, largement limiter l’incitation à travailler, en totale contradiction avec la volonté politique affichée de permettre aux personnes d’accéder davantage à l’emploi.

      La santé plus chère

      Gagner moins, donc, mais dépenser plus. C’est le second risque qui s’annonce, avec l’augmentation des #dépenses_de_santé que prévoit le PLFSS. En particulier à cause du doublement des franchises médicales, passant de 50 € à 100 €/an, et leur extension aux soins dentaires et dispositifs médicaux.

      Un autre point d’inquiétude se profile pour les malades en affection de longue durée (#ALD). Leurs indemnités journalières pourraient être assujetties à l’impôt, prévoit le PLF. Une mesure qui conduirait, là encore, à la baisse de prestations sociales, comme l’AAH, fixées au regard de l’ensemble des revenus.

      Par ailleurs, le PLFSS, lui, pourrait supprimer les affections de longue durée (ALD) exonérées. À savoir celles qui permettaient d’accéder à des arrêts de travail de plus de six mois et aux indemnités journalières ALD sans exonération du ticket modérateur. APF France handicap y décèle « un détricotage » du système des ALD. Et ce, alors même que France Assos santé évalue à plus de 1 500 €/an par personne les restes à charge invisibles en matière de dépenses de santé . Des dépenses non remboursées qui touchent particulièrement les personnes atteintes d’une ALD.

    • chaque semaine, Le Monde publie un article para-scientifique (selon une étude, méta-analyse, etc.) sur l’activité physique comme contribution à la prévention (et au soin) en matière de santé, conformément aux directives actuelles de l’OMS. des réflexions en cours à la CPAM envisagent de favoriser l’activité physique des assurés, c’est à dire de soutenir la responsabilisation individuelle des patients potentiels et actuels. nous devons gérer notre capital santé, n’est-il point ? tout cela est bel et bon (tout le monde se paye pas un abonnement ou des cours sport ou activité physique, et le mode de vie dominant se caractérise bien par une sédentarite peu compatible avec la bipèdie, voire avec le simple fait de se faire à manger plutôt que de consommer dur tout prêt ou du vite prêt), mais vient accompagner le laisser-faire qui s’applique à l’industrie alimentaire.

      Par ailleurs, les fruits et légumes sont le premier truc sacrifié par les pauvres, spécialement en période d’inflation et de spéculation sur les vivres, encouragée par les catastrophes climatiques en cours, et leurs pénuries.

      #sauve-toi_toi-même (en descendant de ta croix) #alimentation #santé #malbouffe #sédentarite #maladies #prévention #industrie_agroalimentaire

    • Oui il ne faut pas en conclure l’inverse, plein (beaucoup plus qu’une comme ici) d’études montrent depuis longtemps qu’avoir des activités physiques (que ce soit au travail, à côté, ou parce qu’on est chasseuse cueilleur) ça améliore plein de trucs de santé par rapport à être ultra sédentaire (cœur, métabolisme, insuline, etc, etc)

    • « Avec la sédentarité et ses méfaits, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle condition sociale »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/07/25/avec-la-sedentarite-et-ses-mefaits-nous-assistons-a-l-emergence-d-une-nouvel

      Car c’est bien l’Etat qui supporte l’essentiel du coût de notre immobilisme. Selon France Stratégie, l’inactivité physique coûte 140 milliards d’euros par an à notre société, provoquant plus de 38 000 décès prématurés et 62 000 pathologies annuelles. Cette facture colossale pèse d’abord sur les finances publiques via les dépenses de Sécurité sociale et les coûts de prise en charge médicale. Cette situation révèle une absurdité économique : tandis que des secteurs privés accumulent les profits de notre sédentarité, la puissance publique voit exploser les #dépenses_de_santé. Les bénéfices privés de l’immobilisme sont ainsi indirectement subventionnés par les ressources publiques.

      https://archive.ph/hhioH

  • Revue de dépenses Affections de longue durée - Pour un dispositif plus efficient et équitable - Inspection générale des finances
    https://www.igf.finances.gouv.fr/igf/accueil/nos-activites/rapports-de-missions/liste-de-tous-les-rapports-de-mi/revue-de-depenses-affections-de.html

    Le dispositif des affections de longue durée permet le remboursement par l’#assurance_maladie obligatoire des tickets modérateurs afférents aux soins et prestations en rapport avec ces affections. Créé dès l’origine de la #sécurité_sociale, ce dispositif a pour objectif de protéger les assurés contre des restes à charge élevés, notamment dans le cas des #maladies_chroniques

    En 2021, ce dispositif concernait 13,7 millions de personnes et représentait 123 Md€ de dépenses de santé, soit 60 % des dépenses prises en charge par l’assurance maladie. Toutefois, les investigations menées par la mission ont permis d’estimer que le coût spécifique du dispositif #ALD représentait 12 Md€ en 2021. Fortement concentrées sur quatre groupes de pathologies, les dépenses des assurés en ALD sont dynamiques depuis 2010, notamment du fait du #vieillissement_de_la_population.
    Les investigations menées par la mission IGF – #IGAS ont permis d’établir que le dispositif ALD a été très peu modifié depuis 1986 alors que sa cohérence s’est affaiblie dans le temps, en s’adaptant peu aux évolutions thérapeutiques, et en reposant davantage sur l’appréciation des médecins. Désormais peu contrôlé par l’assurance maladie, le dispositif ALD joue un rôle insuffisamment incitatif à la réduction des dépenses de #santé.
    Enfin, la mission :
    •  Identifie des mesures permettant de générer des rendements, en partie mobilisables à court terme, en partie pilotables en termes de gains attendus. La plupart de ces mesures conduisent à un transfert de charges direct ou indirect (via les primes des assurances complémentaires santé) vers les assurés ;
    •  Formule des propositions activant des leviers plus structurels. Ces propositions sont jugées nécessaires par la mission pour piloter plus efficacement le dispositif afin d’en garantir la soutenabilité financière et l’acceptabilité sociale. La mission estime par ailleurs que ces propositions sont de nature à recentrer le dispositif sur ses objectifs initiaux, et à en ralentir la dynamique de dépenses, tout en améliorant la pertinence des soins.

    le rapport
    https://www.igf.finances.gouv.fr/files/live/sites/igf/files/contributed/Rapports%20de%20mission/2024/Revue%20de%20dépenses%20Dispositif%20affections%20de%20longue%20du

    #malades #ticket_modérateur #déremboursement #dépenses_de_santé #économie #eugénisme

    edit
    . les arrêts de travail sont également dans le collimateur (pas « seulement » chez les fonctionnaires)
    https://seenthis.net/messages/1069282
    . 1ère sortie publique de Barnier hier dans un hosto parisien : je ferais pas de miracles, mais des économies.

  • Generic Drugs Should Be Cheap, But Insurers Are Charging Patients Thousands of Dollars For Them - WSJ
    https://archive.ph/2023.09.13-083848/https://www.wsj.com/health/healthcare/generic-drugs-should-be-cheap-but-insurers-are-charging-thousands-of-dollars

    The reason, health researchers and industry officials say, is the very companies that are supposed to keep a lid on drug spending can maximize their profits by marking up the prices. Other companies in the drug-supply chain won’t stop them, because consolidation has swept many of the businesses under the same parent.

    #Cigna, #CVS and #UnitedHealth said that the prices they charge for drugs varies by pharmacy and location, and that most patients end up paying less out-of-pocket through their insurance than they would buying the drugs at lower cash prices offered by low-cost pharmacies.

    The companies own the three largest #pharmacy-benefit_managers in the U.S. PBMs manage drug spending for employers as well as government programs.

    In the name of keeping down drug costs, PBMs decide which medicines a patient’s health plan will pay for and how much the patient will have to contribute to the cost, in the form of out-of-pocket expenses like #deductibles and coinsurance.

    PBMs also often direct patients to take lower-priced, generic versions of expensive brand-name medicines to limit the spending.

    Generics are a cornerstone of American efforts to tackle high drug costs. Once patents on the branded drugs expire, generic manufacturers can jump in. The competition usually causes prices to plummet.

    Yet the prices don’t always fall when PBMs own their own pharmacies. And for specialty drugs like generic Gleevec, the PBMs frequently steer patients to use their in-house pharmacies to fill prescriptions.

    PBMs try to pay as little as possible for drugs distributed through independent retail pharmacies. But when their own pharmacies dispense prescriptions, PBMs profit from the higher prices.

    “The incentive is there for the PBMs and the specialty pharmacies to keep prices as high as possible,” said Shannon Ambrose, co-founder and chief operating officer at Archimedes, a company that competes with PBMs to manage specialty drug spending.

    Even when their health insurance picks up most of the cost of a drug, patients can face a larger expense from higher priced generics if they have an out-of-pocket contribution like a deductible or coinsurance pegged to the price.

    #états-unis #arnaques_légales #leadership #prix #médicaments #dépenses_de_santé

  • Public Citizen sur Twitter :

    This is insane. Moderna is planning to charge $130 for its Covid vaccine.

    It only costs $2.85 to make.

    Taxpayers paid 100% of Moderna’s Covid vaccine development.

    We paid $2,500,000,000.

    This is the people’s vaccine.

    Shame Moderna_tx into changing course.

    https://twitter.com/Public_Citizen/status/1613256958449958913

    Gigantesques #dépenses_de_santé #argent_public au profit du #privé

    #états-unis #leadership