• Land Confiscation Is Latest Barrier to Return for Myanmar’s Displaced

    An amendment to Myanmar’s land-ownership laws will make it nearly impossible for #Rohingya refugees and Myanmar’s internally displaced to return to land they’ve tilled for generations.


    https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2019/03/15/land-confiscation-is-latest-barrier-to-return-for-myanmars-displaced
    #terres #confiscation_des_terres #Myanmar #Birmanie #retour_au_pays #IDPs #déplacés_internes #réfugiés #asile #migrations #loi #terre #foncier #réfugiés_rohingya #cartographie #visualisation


  • Les #déplacés de l’#accident de #Fukushima. : Les conséquences sociales et sanitaires, et les #initiatives_citoyennes.

    La situation des déplacés de Fukushima est complexe et mouvante. Ce projet se focalise sur les sinistrés de l’accident nucléaire hors zones d’#évacuations_forcées, qui sont les moins audibles dans les recherches existantes. La situation locale évoluant extrêmement rapidement, tant au niveau institutionnel qu’aux niveaux familial et individuel, nous avons décidé de recourir à la #recherche-action c’est-à-dire en coopération étroite avec les groupes de citoyens, pour partager leurs connaissances fines et suivies du terrain. Nous avons sélectionné un terrain permettant d’appréhender des régions à la fois lointaines et proches du département de Fukushima, la #distance semblant discriminante a priori des attaches au département et de la conscience du #risque. Des entretiens biographiques réalisés par une équipe franco-japonaise pluridisciplinaire permettront de saisir le parcours des individus, qui se tracerait dans les trames tissées par les cadres institutionnels, leurs liens aux connaissances « scientifique » et « profane » de la #radioactivité, et leurs expériences biographiques. Ces entretiens permettront aussi d’aborder l’individualisation de la gestion du risque, ses aspects psychologiques et juridiques.

    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00967033
    #santé #nucléaire #catastrophe_nucléaire #IDPs #déplacés_internes #migrations

    Et d’autres publications de #Marie_Augendre :
    https://hal.archives-ouvertes.fr/search/index/q/*/authFullName_s/Marie+Augendre/sort/producedDate_tdate+desc
    ping @reka

    • Fukushima : La violence d’habiter dans un territoire contaminé

      L’accident nucléaire qui suit le tremblement de terre du 11 mars 2011 à Fukushima laisse encore aujourd’hui de vastes régions environnantes dans un état de crise chronique, celui d’une contamination récurrente par la radioactivité.

      Cette table ronde est organisée en collaboration avec l’association Nos voisins lointains 3.11 qui promeut les échanges entre les populations sinistrées de l’accident de Fukushima et les habitants de la France, le pays le plus nucléarisé au monde. L’association Nos voisins lointains 3.11 invite une délégation d’habitantes, mères de famille accompagnées de leurs enfants, qui invoquent un droit fondamental à vivre dans un environnement sain et ont porté cette demande devant le Conseil des droits de l’homme à l’ONU. Cette table ronde permettra d’aborder cette question du point de vue de l’écologie politique : comment la catastrophe est-elle gérée dans la durée par le gouvernement japonais ? Comment cette injustice environnementale est-elle produite (définition de seuils de contamination, zonages, mesures) ? Comment transforme-t-il le rapport des habitant-e-s à leur territoire ? Comment les habitant-e-s cohabitent avec la radioactivité ?

      Une intervention de Marie Augendre (Université Lyon 2, EVS) présentera la situation sur le terrain en ce qui concerne les zones contaminées (définition de seuils, politiques de retour), la place particulière des zones grises, contaminées ou soupçonnées de l’être, ainsi que les choix auxquels les populations sont confrontées qu’elle a étudiés dans le cadre de son projet DILEM (déplacés et indécis laissés à eux‐mêmes). Cette table ronde reviendra ensuite avec la délégation japonaise sur la violence de l’injonction à habiter dans un territoire contaminé, dans lequel seule une « demi-vie » est possible, qui « n’est pas une moitié de vie » mais « un cycle de désintégration » (Michaël Ferrier, 2012). Alors que la France est l’un des pays les plus nucléarisés au monde et que les contestations contre les projets de l’industrie nucléaire sont durement réprimées, cette table ronde posera la question de la vie dans un territoire contaminé comme l’un des horizons de l’anthropocène.

      Invitées : Akiko Morimatsu, Asami Yokota, Kurumi Sugita ( Nos voisins Lointains 3.11), Marie Augendre (Lyon 2, EVS) ; Interprétariat : Mélissa Pesna et Tsugumi Kozuma (Atlas traduction)

      Animation : Claire Revol (UGA, Pacte)

      Rencontres co-organisées par Pacte et modus operandi


      https://www.pacte-grenoble.fr/actualites/fukushima-la-violence-d-habiter-dans-un-territoire-contamine

      –-> Table-ronde qui a eu lieu aujourd’hui à #Grenoble et à laquelle j’ai participé

    • #Nos_Voisins_Lointains_3.11

      Nous sommes une association loi 1901 à but non lucratif. Notre objectif est de venir en aide aux populations sinistrées de l’accident nucléaire de #TEPCo Fukushima #Daiichi.

      Actuellement, la politique gouvernementale est de faire retourner la population aux territoires qui sont toujours contaminés, présentant des risques sanitaires sérieux. Dans cet objectif l’ordre d’évacuation va être levé. Ainsi, les gens vivent ou vont revivre dans des territoires dont la mesure de contamination correspond à celle des zones d’évacuation à Tchernobyl.

      Beaucoup de familles souhaitant protéger leurs enfants ne disposent pas de moyens pour fuir les territoires contaminés ou pour continuer à vivre dans des lieux d’accueil sains, choisis pour éviter les risques sanitaires lorsque dans le cadre de la politique de retour l’aide publique s’achève. Nous sommes dans une situation de violation des droits de l’homme les plus fondamentaux, dont celui de vivre dans un environnement sain.

      Nous essayons de diffuser une information concernant la vie de sinistrés, mal connue en France, et aussi collecter des dons afin de venir en aide aux familles sinistrées les plus nécessiteuses.

      https://nosvoisins311.wixsite.com/voisins311-france
      https://www.facebook.com/pages/Nos-Voisins-Lointains-311-France/1610794892522102?sk=timeline

      #solidarité #solidarité_internationale


  • Power shift creates new tensions and Tigrayan fears in Ethiopia.

    Disagreements over land and resources between the 80 different ethnic groups in Ethiopia have often led to violence and mass displacement, but a fast and unprecedented shift of power led by reformist Prime Minister #Abiy_Ahmed is causing new strains, experts say.

    “Ethnic tensions are the biggest problem for Ethiopia right now,” Tewodrose Tirfe, chair of the Amhara Association of America, a US-based advocacy group that played a significant role in lobbying the US government to censor the former regime. “You’ve got millions of people displaced – it’s a humanitarian crisis, and it could get out of control.”

    During the first half of 2018, Ethiopia’s rate of 1.4 million new internally displaced people exceeded Syria’s. By the end of last year, the IDP population had mushroomed to nearly 2.4 million.

    Tigrayans comprise just six percent of Ethiopia’s population of 100 million people but are perceived as a powerful minority because of their ethnic affinity with the Tigray People’s Liberation Front. The TPLF wielded almost unlimited power for more than two decades until reforms within the ruling Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front last year.

    Since coming to power in April 2018, Prime Minister Abiy – from the Oromo ethnic group, Ethiopia’s largest – has brought major changes to the politics of the country, including an unprecedented redistribution of power within the EPRDF and away from the TPLF.
    The politics of ethnic tensions

    Despite the conflicting interests and disagreements between ethnic groups, the Ethiopian government has managed to keep the peace on a national scale. But that juggling act has shown signs of strain in recent years.

    https://www.irinnews.org/analysis/2019/02/14/Ethiopia-ethnic-displacement-power-shift-raises-tensions
    #Ethiopie #terres #tensions #conflit #violence #IDPs #déplacés_internes #migrations #minorités

    In 2017, an escalation in ethnic clashes in the Oromia and the Somali regions led to a spike in IDPs. This continued into 2018, when clashes between the Oromo and Gedeo ethnic groups displaced approximately 970,000 people in the West Guji and Gedeo zones of neighbouring Oromia and the Southern Nations, Nationalities and Peoples Region.

    “The pace and scale of the change happening in Ethiopia is quite unbelievable,” said Ahmed Soliman, a research fellow with the Africa Programme at the London-based think tank Chatham House.

    “The impact of inter-communal tensions and ethnic violence presents a serious challenge for the new leadership – in Tigray and elsewhere. Abiy’s aggressive reform agenda has won praise, but shaking up Ethiopia’s government risks exacerbating several long-simmering ethnic rivalries.”

    Although clashes are sometimes fuelled by other disagreements, such as land or resources, people affected often claim that politicians across the spectrum use ethnic tensions as a means of divide and rule, or to consolidate their position as a perceived bulwark against further trouble.

    “Sadly [around Ethiopia] ethnic bias and violence is affecting many people at the local level,” said a foreign humanitarian worker with an international organisation helping Ethiopian IDPs, who wished to remain anonymous due to the sensitivity of the issue. This includes fuelling the displacement crisis and worsening the humanitarian situation.

    “The main humanitarian concern is that new displacements are occurring by the day, that due to the wide geographic scope, coordination and response in all locations is practically impossible,” the aid worker said.

    “I would like to see more transparency as to what actions the government is taking to hold regional and zonal governments responsible for addressing conflict, for supporting reconciliation, and supporting humanitarian response.”
    Tigray fears

    Although Tigrayans constitute a relatively small part of overall IDP numbers so far, some Tigrayans fear the power shift in Addis Ababa away from the TPLF leaves them more vulnerable and exposed.

    Already simmering anti-Tigrayan sentiments have led to violence, people told IRIN, from barricading roads and forcibly stopping traffic to looting and attacks on Tigrayan homes and businesses in the Amhara and Oromia regions.

    In the Tigray region’s capital of Mekelle, more than 750 kilometers north of the political changes taking place in Addis Ababa, many Tigrayans feel increasingly isolated from fellow Ethiopians.

    “The rest of the country hates us,” Weyanay Gebremedhn, 25, told IRIN. Despite the reforms, Tigrayans say what hasn’t changed is the narrative that they are responsible by association for the ills of the TPLF.

    Although he now struggles to find work, 35-year-old Huey Berhe, who does mostly odd jobs to pay the bills, said he felt safer living among his own community in Mekelle.

    Huey said he had been a student at Jimma University in western Ethiopia, until growing ethnic tensions sparked fights on campus and led to Tigrayans being targeted. “I left my studies at Jimma after the trouble there,” he said. “It was bad – it’s not something I like to discuss.”
    ‘A better evil’

    “There is a lot of [lies] and propaganda, and the TPLF has been made the scapegoat for all vice,” said Gebre Weleslase, a Tigrayan law professor at Mekelle University. He criticised Abiy for not condemning ethnic attacks, which he said had contributed to tens of thousands of Tigrayans leaving Amhara for Tigray in recent years.

    But Amhara Association of America’s Tewodrose said the feeling of “hate” that Ethiopians have toward the TPLF “doesn’t extend to Tigrayans”.

    “There is resentment toward them when other Ethiopians hear of rallies in Tigray supporting the TPLF, because that seems like they aren’t supporting reform efforts,” he said. “But that doesn’t lead to them being targeted, otherwise there would have been more displacements.”

    Tigrayans, however, aren’t as reassured. Despite the vast majority enduring years of poverty and struggle under the TPLF, which should give them as many reasons as most Ethiopians to feel betrayed, even those Tigrayans who dislike the TPLF now say that turning to its patronage may be their only means of seeking protection.

    “The TPLF political machinery extended everywhere in the country – into the judiciary, the universities… it became like something out of George Orwell’s ‘1984’,” Huey said. “But the fact is now the TPLF may represent a better evil as we are being made to feel so unsafe – they seem our only ally as we are threatened by the rest of the country.”

    Others note that Abiy has a delicate balance to strike, especially for the sake of Tigrayans.

    “The prime minister needs to be careful not to allow his targeting of anti-reform elements within the TPLF, to become an attack on the people of Tigray,” said Soliman.

    “The region has a history of resolute peoples and will have to be included with all other regions, in order for Abiy to accomplish his goals of reconciliation, socio-political integration and regional development, as well as long-term peace with Eritrea.”

    Although the government has a big role to play, some Ethiopians told IRIN it is essential for the general population to also face up to the inherent prejudices and problems that lie at the core of their society.

    “It’s about the people being willing and taking individual responsibility – the government can’t do everything,” Weyanay said. “People need to read more and challenge their assumptions and get new perspectives.”


    https://www.irinnews.org/analysis/2019/02/14/Ethiopia-ethnic-displacement-power-shift-raises-tensions

    #Tigréans


  • As Afghanistan’s capital grows, its residents scramble for clean water

    Twice a week, Farid Rahimi gets up at dawn, wraps a blanket around his shoulders to keep warm, gathers his empty jerrycans, and waits beside the tap outside his house in a hillside neighbourhood above Kabul.

    Afghanistan’s capital is running dry – its groundwater levels depleted by an expanding population and the long-term impacts of climate change. But its teeming informal settlements continue to grow as decades-long conflict and – more recently – drought drive people like Rahimi into the cities, straining already scarce water supplies.

    With large numbers migrating to Kabul, the city’s resources are overstretched and aid agencies and the government are facing a new problem: how to adjust to a shifting population still dependent on some form of humanitarian assistance.


    https://www.irinnews.org/feature/2019/02/19/afghanistan-capital-residents-scramble-clean-water-climate-change
    #eau #eau_potable #Afghanistan #Kaboul #sécheresse #climat #changement_climatique #IDPs #déplacés_internes #migrations #réfugiés #urban_matter #urban_refugees #réfugiés_urbains


  • #Migration, déplacement et #éducation : bâtir des ponts, pas des murs

    L’édition 2019 du Rapport GEM poursuivra l’évaluation des progrès accomplis en vue de la réalisation de l’Objectif de développement durable relatif à l’éducation (ODD 4) et des 10 cibles correspondantes, ainsi que d’autres cibles en rapport avec l’éducation parmi l’ensemble des ODD. Le rapport donnera également des éléments concrets sur l’ampleur et les caractéristiques des différents types de migrations, ainsi que sur les distinctions entre les pays en matière de politiques et schémas migratoires pour ce qui est de l’éducation. De nouvelles données seront présentées concernant les disparités en termes de possibilités éducatives et de résultats entre les élèves immigrés et leurs camarades du pays d’accueil. Par ailleurs, le rapport visera à expliquer l’influence de l’éducation sur les migrations, ainsi que les défis distincts mais complexes que représentent les mouvements de populations pour les #systèmes_éducatifs et l’acquisition des compétences.

    Les analyses empiriques s’appuieront sur un large éventail de nouvelles séries de données provenant aussi bien de sources nationales qu’internationales. L’analyse et les études mettront en exergue des exemples de politiques et programmes favorisant l’inclusion tout en valorisant l’héritage culturel et les expériences des apprenants immigrés. Le rapport présentera en conclusion des recommandations pour des politiques adaptées aux différents contextes s’adressant à la fois aux pays d’accueil et aux pays d’origine.

    https://fr.unesco.org/gem-report/node/1878
    #mobilité #inclusion #intégration #IDPs #déplacés_internes #accès_à_l'éducation #SDGs #sustainable_development_goals


  • “These displaced people live in fear of being attacked at any time”

    After increased insecurity in the Tillabéry region of Niger caused large numbers of people to flee their homes, MSF carried out an emergency response in early January 2019.

    MSF deputy head of mission Boulama Elhadji Gori describes the situation.
    Why did MSF carry out an emergency response in the rural area of #Dessa in the #Tillabéry region last week?

    A state of emergency was declared recently in the department of Tillabéry, in the region of the same name. Like many other departments in the region, Tillabéry faces many security challenges.

    The people living in this border area between Mali and Niger find themselves trapped in violence that comes from two directions: on one side, the community conflict; on the other, the activities of non-state armed groups.

    After receiving information about people being displaced in the region, an MSF team visited the immediate area, where they saw first-hand the precarious situation in which the displaced people were living.

    We are talking about a total of 1,287 people at three sites within a five-kilometre radius. These people were already vulnerable, having been displaced several times already.

    What were people’s main needs?

    These people had been forced to leave their homes, their fields and often their animals in order to escape the violence orchestrated by armed groups and other opportunists. Because of the hostilities in the area, basic services such as schools and health centres have been closed.

    The displaced people lack shelter, food, healthcare and protection. They are also drinking untreated river water, which brings the risk of various diseases.

    Given the urgency of their needs, and in the absence of other humanitarian organisations, the MSF team decided to launch a response.
    What did MSF’s response involve?

    Our medical team conducted 170 medical consultations, mainly for respiratory infections, malaria, dermatitis and severe malnutrition, as well as 20 antenatal consultations.

    We also assessed the nutritional status of children and vaccinated nearly 130 children against measles. Five mental health promotion sessions were organised for approximately 160 people.

    Several patients were referred to the health centre for follow-up care, which MSF was also involved in. Our team distributed essential relief items to 220 families, including blankets, cooking utensils, washing kits, mosquito nets and jerry cans.

    To make sure that people have safe drinking water, the teams distributed 4,000 water purification tablets, and ran sessions on how to use them.

    Who are the displaced people?

    “Most of the people who fled the violence are women, children and the elderly, of different ethnicities, living in the border area between Mali and Niger. There are also a number of young people who reject violence and want to settle in places that are considered more secure.

    The displaced include refugees from Mali and internally displaced people from Niger.

    The majority of the displaced people live in fear of being attacked at any time, because of what they have already experienced – their villages being attacked, assassinations, their markets burned down, their animals stolen, and living with the threat of death.

    Other than this emergency response, what is MSF doing in Tillabéry region?

    MSF has been working in Niger’s Bani-Bangou department, near the border with Mali, since November 2018. Long before the state of emergency was declared, schools, health centres and other social infrastructure were not functioning because of the violence.

    MSF is working in the area to ensure access to free quality medical care for displaced people and local communities. We support two health centres and five health posts.

    We are also monitoring the situation in other areas which could potentially receive newly displaced people, or where there are needs not covered by other organisations, particularly in the area around Innates. MSF also supports medical services, from health posts to hospitals, in Bani-Bangou and Ouallam.

    Our teams work in collaboration with the Ministry of Health. In December 2018, we treated 4,599 people, provided 452 antenatal consultations and assisted 22 births. In addition, 588 children under the age of two received routine immunisations, and 34 women of childbearing age were vaccinated against tetanus. We also referred to hospital seven patients in need of emergency treatment.
    What are people’s main needs in this region? And what are the challenges of assisting them?

    People in this region need food, essential relief items, physical and mental healthcare, clean water, good sanitation and hygiene, and protection.

    The main challenge we face is the climate of insecurity in the region, which can make it difficult to reach the people who need assistance.

    https://www.msf.org/displaced-people-tillabery-niger-living-fear
    #IDPs #déplacés_internes #réfugiés_maliens #Mali #Niger #migrations #réfugiés


  • Les Personnes déplacées internes en #Afrique : repères juridiques et réalités. Contribution à l’étude de la #Convention_de_Kampala

    La migration est devenue, de nos jours, un sujet d’actualité dans le monde. En Europe, les débats sont passionnés et les politiques nationales deviennent de plus en plus restrictives en la matière. La forme de migration dite forcée est assurément multicausale et tous les experts s’accordent aujourd’hui à reconnaître la prégnance du phénomène du déplacement interne même si son impact médiatique demeure limité. Quantitativement, le nombre des déplacés internes est depuis longtemps nettement plus important que celui des demandeurs d’asile et réfugiés et les chiffres l’attestent amplement. Ainsi, la responsabilité internationale des réfugiés constituant une charge de plus en plus pesante pour quelques grands pays d’accueil reste malgré tout moins forte corrélativement à celle qui repose sur les États souvent sous-développés et donc pauvres à propos des déplacés internes. De nos jours, un éclairage était devenu nécessaire, vingt ans après l’adoption des Principes directeurs au niveau universel et neuf ans après celle de la Convention étudiée. La présente introspection est un plaidoyer en faveur du respect de leurs droits en forçant l’Union africaine à devenir beaucoup plus visible et plus entreprenante y compris sur le terrain. Étant donné que le déplacé interne d’aujourd’hui est aussi un potentiel demandeur d’asile ou un éventuel migrant, le sujet doit devenir une préoccupation majeure de la communauté internationale.


    https://www.publibook.com/les-personnes-deplacees-internes-en-afrique-reperes-juridiques-et-realite
    #IDPs #déplacés_internes #livre #réfugiés

    • La Convention de Kampala et le droit à ne pas être déplacé arbitrairement

      Les rédacteurs de la Convention de Kampala se sont largement inspirés des Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays tout en tenant compte du contexte africain ; la reconnaissance du droit à ne pas être déplacé arbitrairement en est un exemple particulièrement patent.

      La Convention de l’Union Africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique – la Convention de Kampala adoptée en 2009 – doit en grande partie son développement aux Principes directeurs relatifs au déplacement interne. Elle reflète les principes internationaux des droits de l’homme et du droit humanitaire tels que incarnées dans les Principes directeurs, mais elle intègre également différents aspects pertinents de normes provenant des mécanismes régionaux des droits de l’homme en vigueur en Afrique.

      C’est dans la reconnaissance du droit à ne pas être déplacé arbitrairement que la Convention de Kampala incarne le plus étroitement les Principes directeurs. Ce principe qui est au cœur-même de la protection des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI), élève la protection relative au déplacement interne et transforme une considération éthique en une obligation juridique au sujet de laquelle il est possible de demander aux États de rendre des comptes. Quatre aspects principaux de ce droit sont couverts dans les Principes directeurs et, par extension, dans la Convention de Kampala.

      Premièrement, tout acte de déplacement doit être conforme au droit international. S’inspirant des Principes directeurs, la Convention de Kampala énumère les raisons pour lesquelles le déplacement est interdit aux termes du droit international, comme par exemple la discrimination visant à altérer la composition ethnique, ou la ségrégation religieuse ou raciale de la population. Elle rejette également l’utilisation du déplacement en tant qu’instrument de punition collective, le déplacement « issu de situations de violence ou de violations généralisées des droits de l’homme » – comme par exemple, la violence qui a fait suite aux élections de 2007 au Kenya et qui a entrainé des déplacements en masse – ainsi que tout déplacement pouvant être assimilé à un génocide, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité.

      Alors que les Principes directeurs interdisent la mutilation et la violence sexospécifique à l’égard des PDI (Principe 11), la Convention de Kampala va plus loin et interdit les pratiques préjudiciables comme cause de déplacement. À cet égard, elle doit énormément au Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits de la femme en Afrique (connu sous le nom de Protocole de la femme africaine[1]), un instrument qui va bien plus loin que d’autres traités internationaux dans le soutien et la promotion des droits reproductifs. Outre des circonstances dans lesquelles des filles fuient la menace des mutilations génitales féminines et de mariages d’enfants, forcés, ou précoces, dans certaines parties de l’Afrique le repassage des seins, une pratique qui provient en partie de la croyance selon laquelle aplatir les seins des jeunes filles atténueraient leur tendance à la promiscuité, est également une cause de fuite. En interdisant ce type de pratiques préjudiciables comme causes de déplacement, la Convention de Kampala reflète très clairement le contexte africain.

      La Convention de Kampala permet certains types de déplacements pour des motifs spécifiques, dans les situations de conflit armé, par exemple, pour des impératifs militaires, ou lorsqu’il s’agit d’assurer la protection des populations civiles. Ce type de motif autorisé inspiré des Principes directeurs découle du droit international humanitaire et en particulier du Protocole II additionnel aux Conventions de Genève de 1949. Dans les situations de catastrophe naturelle, le déplacement est permis lorsqu’il est nécessaire pour préserver la sécurité et la santé des populations concernées. Toutefois, en ce qui concerne le déplacement induit par le développement, la Convention de Kampala opère un virage significatif. Le projet initial de la Convention de Kampala reflétait l’interdiction de cette forme de déplacement telle qu’elle figure dans les Principes directeurs, à savoir « dans le contexte de projets de développement de vaste envergure qui ne sont pas justifiés par des considérations impérieuses liées à l’intérêt supérieur du public » (Principe directeur 6(c)), mais cette partie a été modifiée par la suite pour devenir l’Article 10 de la Convention de Kampala en vertu duquel il est demandé aux États d’éviter, « dans la mesure du possible », le déplacement provoqué par des projets. Ce n’est que dans le cas de communautés spécialement attachées et dépendantes de leur terre qu’il est exigé aux États de veiller à ce que le déplacement n’ait lieu qu’en cas « de nécessité impérative dictée par les intérêts du public » (Convention de Kampala Article 4(5)).

      Le deuxième aspect du droit de ne pas être déplacé arbitrairement est que le déplacement, autorisé dans certaines circonstances en vertu du droit international, doit être exécuté en conformité avec les dispositions de la loi – c’est-à-dire, en satisfaisant toutes les garanties procédurales minimales. En ce qui concerne toutes les formes de déplacement, les Principes directeurs – se faisant l’écho de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre[2] – définissent les garanties procédurales minimales dans le Principe 7 qui exige qu’ « avant toute décision nécessitant le déplacement de personnes, les autorités concernées [fassent] en sorte que toutes les autres possibilités soient étudiées afin d’éviter le recours à une telle mesure [...][et veillent] à ce que les personnes déplacées soient convenablement logées ». Même s’il n’existe pas de normes minimales fixées dans le cadre des Principes directeurs concernant les catastrophes naturelles, et plus spécifiquement le changement climatique, ces circonstances figurent dans la Convention de Kampala. Alors que le changement climatique gagne en reconnaissance au fil du temps, il s’agit d’un des domaines dans lesquels la Convention de Kampala va plus loin que les Principes directeurs en mentionnant explicitement le changement climatique (il est vrai que les Principes directeurs reconnaissent les « catastrophes » en termes généraux, ce qui – même sans les définir de manière explicite – peut se rapporter aux impacts du changement climatique).

      Le troisième aspect du droit de ne pas être déplacé arbitrairement est que le déplacement ne doit pas être exécuté d’une manière qui contreviendrait au respect des droits de l’homme. Comme les Principes directeurs, la Convention de Kampala exige des États qu’ils respectent leurs obligations au titre des droits de l’homme en ce qui concerne la manière dont les déplacements sont exécutés, par exemple, dans les situations de projets de développement.

      Finalement, la Convention de Kampala exige des États qu’ils adoptent des mesures visant à corriger les impacts négatifs du déplacement sur les PDI. Comme le Principe 3(2) des Principes directeurs, l’Article 5(9) de la Convention de Kampala instaure la disposition relative au droit de demander et recevoir de l’assistance et l’érige en droit des PDI. L’aspect fondamental de cette disposition – de même que l’essentiel des deux instruments – consiste principalement à garantir la protection et l’assistance des PDI, et à les protéger contre les conséquences négatives du déplacement qui peuvent ne pas avoir été prévues avant ou pendant la période du déplacement interne.

      L’émergence de la Convention de Kampala en tant que norme régionale relative au déplacement interne est une solide indication de la pertinence et de la signification des Principes directeurs en tant que déclaration initiale et autorisée de principes internationaux régissant la protection et l’assistance des PDI. Même avec certaines adaptations visant à mieux refléter les réalités du contexte africain, la Convention de Kampala reste l’expression la plus patente de la contribution que les Principes directeurs ont apportée aux instruments contraignants relatifs au déplacement interne successifs.

      https://www.fmreview.org/fr/Principesdirecteurs20/adeola


  • What do we know about data on environmental migration?

    Disaster displacement forces millions of people away from their homes every year. Many more move in the context of environmental changes. Estimating the number of people affected remains a challenge for the international community. #Atle_Solberg, Head of the Platform on Disaster Displacement and #Francois_Gemenne, specialist of environmental geopolitics and migration dynamics, share their views on this topic.

    https://vimeo.com/305714985


    #statistiques #chiffres #réfugiés_environnementaux #migrations #réfugiés #asile #données #catastrophes #climat #changement_climatique #vitesse #rapidité #fiabilité #IDPs #déplacés_internes #collecte_de_données

    ping @reka @simplicissimus


  • 430,000 flee Cameroon’s restive Anglophone areas, says group

    An international refugee agency says that more than 430,000 people have fled violence in Cameroon’s restive English-speaking regions and are hiding in rural areas with few resources.

    The Norwegian Refugee Council, one of several humanitarian organizations offering support, said Wednesday it is assisting the displaced by providing shelter and supplies to needy families. David Manan, the Norwegian group’s country director for Cameroon, called for more international aid.

    He said there are too few agencies on the ground to provide the amount of aid needed. He said many people are hiding in the bush.

    Cameroon’s English-speaking separatists have been protesting since 2016 against what they claim is discrimination by the French-speaking majority. Their protests were initially peaceful, but in response to a government crackdown some separatists are waging a violent campaign.

    https://www.thestate.com/news/nation-world/world/article223306000.html
    #Cameroun #Cameroun_anglophone #asile #migrations #réfugiés #COI #IDPs #déplacés_internes

    • Conflict in Cameroon’s Anglophone regions forces 430,000 people to flee

      The number of people displaced as a result of the crisis in Cameroon’s Anglophone regions has spiked to more than 430,000 during the last months. Many people are hiding in the bush with no support, warns the Norwegian Refugee Council.

      “We are deeply worried by the ongoing conflict and the increasing displacement figures. Parties to the conflict must ensure that civilians in the area are protected and are able to safely access life-saving assistance,” said David Manan, Country Director for the Norwegian Refugee Council in Cameroon.

      The number of people displaced from their homes in Cameroon’s Anglophone Southwest and Northwest regions and in neighbouring Littoral and West regions has reached 437.000, according to the latest UN estimates.

      NRC is assisting people displaced by this crisis. However, many people are left without any support, as insecurity is hindering organisations from accessing many areas. People are without proper shelter and sanitation facilities, clean water, food and access to medical care.

      “The needs we are witnessing in the Southwest and Northwest regions are alarming and there are too few agencies on the ground to provide the necessary aid due to limited funding. We call for more donors to prioritise this crisis to allow more agencies to respond so that we can stem the rising tide of suffering and displacement,” said Manan.

      “Displaced families who receive our assistance have told us that they share it or give it to their relatives who did not yet receive any assistance and desperately need help. Many people are hiding in the bush with no support, fearing for their lives,” added Manan.

      “This is the first time I am being helped since I fled,” said Annoh, who received essential household items, including materials to build a shelter. “I will share what I have received with my husband who is hiding in the bush. He has nothing but the clothes he was wearing when he fled,” she added.

      NRC is distributing household items, shelter and hygiene kits in Northwest and Southwest regions with support from the Swedish International Development Cooperation Agency (Sida), Norwegian Ministry of Foreign Affairs (NMFA) and European Civil Protection and Humanitarian Aid Operations (ECHO).


      https://www.nrc.no/news/2018/december/conflict-in-cameroons-anglophone-regions-forces-430000-people-to-flee

    • A generation of unschooled Cameroonians, another generation of conflict?

      “As we trekked, they kept on telling us that they don’t want us to go to school again,” says 15-year-old Martha Lum, four weeks after being released by the armed gunmen who kidnapped her along with 78 other children and staff members in Cameroon.

      Lum’s story is becoming common across the country’s Northwest and Southwest regions, where the conflict between anglophone separatists and francophone armed forces that’s claimed hundreds of lives has made schools a battlefield.

      Since the anglophone conflict escalated in late 2017, more than 430,000 people have been forced to flee their homes. In May, the UN’s emergency aid coordination body, OCHA, said approximately 42,500 children were out of school. However, local rights groups estimate that number has now increased fourfold following frequent abductions.

      Some 20,000 school-age children now live in the bush. With no learning materials or trained teachers, they have no access to a formal education. Parents and local officials worry that the children could be driven to take up arms, becoming a lost generation that perpetuates the conflict and the humanitarian crisis.

      “Imagine that these children miss school for five or 10 years because of the fighting, hearing the sound of guns every day, and seeing people being killed; what will become of them?” says 45-year-old mother of four *Elizabeth Tamufor.

      “We have been hiding in the bush for more than a year,” she tells IRIN. “I am sure the children have forgotten what they were taught in school. You think in five years they will still be hiding here? They will probably pick up guns and start fighting.”

      The fear of schoolchildren and young students joining the armed separatists is already a reality for some. *Michael, 20, used to be a student before the conflict started. He joined the separatists when his friend was killed by government forces.

      “I replaced books with the gun since then. But I will return to school immediately we achieve our independence,” he says.
      Right from the start

      The roots of Cameroon’s anglophone conflict can be traced back to education. The separatists fighting for independence from French-majority Cameroon say the current school system symbolises the marginalisation of the English language and culture.

      After years of discontent, in November 2016, anglophone teachers began an indefinite strike to protest what they said amounted to systematic discrimination against English-speaking teachers and students. In response, government security forces clamped down on protests, arresting hundreds of demonstrators, including children, killing at least four people and wounding many more.

      This caused widespread anger across the Southwest and Northwest regions, which a year later led to the rise of the armed separatist groups now fighting for independence and a new English-speaking nation called “#Ambazonia”.

      Although the majority of teacher trade unions called off their strike in February 2017, separatists continue to impose curfews and abduct people as a means to push the local population to refrain from sending children back to school.

      As a result, tens of thousands of children haven’t attended school since 2016. Local media is awash with stories of kidnappings of children and teachers who do not comply with the boycott, while rights groups say the disruption of education puts children at risk of exploitation, child labour, recruitment by armed groups, and early marriage.

      “Schools have become targets,” a July 2018 Human Rights Watch report notes. “Either because of these threats, or as a show of solidarity by parents and teachers with the separatist cause, or both, school enrollment levels have dropped precipitously during the crisis.”

      In June, Amnesty International said at least 42 schools had been attacked since February last year. While latest statistics are not available, it is believed that at least 100 separate incidents of school kidnapping have taken place since the separatist movement turned violent in 2017. More than 100 schools have also been torched and at least a dozen teachers killed or wounded, according to Issa Tchiroma, Cameroon’s minister of communication.
      The separatist view

      Speaking to IRIN last month in Bali, a town neighbouring Bamenda – the capital of Northwest region – armed separatist leader *Justin says his group is enforcing the school boycott started by the teacher trade unions.

      “They (teachers) started a strike action to resist the ‘francophonisation’ of the anglophone system of education, and the evil francophone regime arrested and detained their colleagues, shot dead schoolchildren, and you expect us to sit down and watch them killing our people?”

      “We don’t want the schoolchildren of Ambazonia to be part of the corrupt francophone system of education,” he said. “We have designed a new school programme for them which will start as soon as we achieve our independence.“

      *Laba, who controls another group of armed separatists, is more categorical. “When we say no school, we mean no school,” he says emphatically. “We have never and will never kill a student or teacher. We just want them to stay home until we get our independence and begin implementing our own system of education.”

      There are about 20 armed separatist groups across the two English-speaking regions. They operate independently, and separatists have publicly disagreed on the various methods of imposing the school boycott.

      Both Justin and Laba accuse the government of staging “some” of the school abductions in order “to discredit the image of the separatists internationally”. But they also admit that some armed separatist groups are guilty of kidnapping and killing children and teachers.

      “We don’t kidnap schoolchildren,” Justin says. “We just impose curfews to force them to stay home.”

      But for many parents and schoolchildren, staying at home for this long is already having devastating consequences.
      School children in uniforms walk on the street toward camera.

      ‘Everything is different’

      Parents who can afford it have enrolled their children in schools in the French-speaking part of the country – mostly Douala and Yaoundé. But the influx has caused fees to rise in the francophone zones. Tuition fees that normally cost $150 annually have now more than doubled to $350.

      Beyond the costs, parents also need to transport their children from the troubled regions, along a very insecure highway, to apply for enrollment.

      When they get there, success is far from guaranteed. A lot of the francophone schools are now at full capacity and have stopped accepting students from anglophone regions, meaning many children will likely have to stay home for yet another year.

      Those studying in a new environment can also take quite a while to adapt.

      George Muluh, 16, had been at a school in the Southwest region before the conflict but is now attending Government Bilingual High School Deido in Douala.

      “Everything is just different,” he says. “I don’t understand French. The classrooms are overcrowded. The teaching method is different. I am getting more and more confused every day. I just want the conflict to end so I can go back to the Southwest to continue my studies.”

      It might be a long while before George has that opportunity. To the Cameroonian government, the teachers’ grievances have already been solved.

      “The government has employed 1,000 bilingual teachers, allocated two billion CFA ($4 million) to support private education, transferred teachers who could not speak French and redeployed them to French zones. These were the demands of the teachers. What do they want again?” asks Tchiroma, the minister of communication.

      But Sylvester Ngan, from the Teachers Association of Cameroon (TAC), which defends the rights of English-speaking teachers in the country, says most of these measures are cosmetic and don’t solve key issues related to French-only exams and francophone teachers in English schools.
      Leave the children alone

      While the government and teachers’ unions argue about who is right and what education system to implement, the war is ongoing, people are dying, and tens of thousands of children are not in school.

      “No reason can be advanced to justify the unwarranted attacks on children in general and pupils who are seeking to acquire knowledge and skills,” says Jacques Boyer, UNICEF representative in Cameroon. “All children in the regions must be able to go to school in peace.”

      President Paul Biya, 85, who just won another seven-year term after 36 years in power, has ignored calls for an inclusive dialogue to end the conflict. The first related measure he undertook after the October election was the creation of a commission to disarm and reintegrate former armed separatists.

      Cameroonian political analyst Michael Mbah describes the move as “a joke”, saying that a ceasefire and dialogue must precede any serious attempt at disarmament and reintegration.

      Meanwhile, the next year looks bleak for children like Lum whose futures are being decided by a war beyond their control. “I have always wanted to become a medical doctor,” Lum tells IRIN, but she now fears her dream will be shattered by the persistent conflict.

      “Leave the children alone,” says *Raymond, a father of four whose offspring haven’t been able to study for close to two years now.

      “We, parents, cannot afford to raise a generation of illiterates,” he says. “The future of the children is being sacrificed, just like that.”

      *Names changed at the request of the interviewees for security reasons.

      https://www.irinnews.org/news-feature/2018/12/19/cameroon-generation-unschooled-children-could-fuel-long-term-conflict
      #éducation #droit_à_l'éducation #école #scolarisation #enfants #enfance #conflit

    • République d’#Ambazonie

      « Le nom Ambazonia a été préféré à Southern British Cameroons afin de ne pas confondre cette zone avec la région territoriale du sud (Southern Cameroon). Les « autonomistes ambazoniens » avaient à cœur de trouver un nom local afin de bannir « Cameroun » qu’ils considéraient comme le symbole du lourd fardeau de l’héritage colonial. Pour cela, ils ont fouillé dans les livres d’histoire et inventé le nom Ambazonia. Celui-ci dérive d’Ambas, nom donné à la région de l’embouchure du fleuve Wouri. Ce site, en forme de baie, avait alors reçu le nom anglais Baie d’Ambas1. »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%27Ambazonie


  • Iraq: Isis sconfitto, ma dopo un anno ci sono 2 milioni di sfollati

    Dall’inizio del conflitto con l’Isis in Iraq, nel 2014, sono stati sfollati oltre 5,8 milioni di iracheni. Oggi, che l’Isis è sconfitto, ne restano ancora quasi 2 milioni. Lo rivela un report dell’agenzia Onu per le migrazioni-Missione in Iraq, che ha fornito aiuti a milioni di persone in tutti i 18 governatorati del Paese.

    Quasi 2 milioni di sfollati. È questa l’eredità lasciata dal cessato conflitto con l’Isis in Iraq. La guerra civile in Iraq è iniziata nel 2014, quando l’Isis aveva lanciato un’offensiva in Siria e Iraq, occupando gran parte del territorio iracheno, dove a giugno prese poi il controllo di Mosul, seconda città del paese, fino a proclamare la costituzione del Califfato e la designazione del suo califfo, Al-Baghdadi, come capo dei musulmani nel mondo.

    Tre anni di conflitto, concluso a dicembre 2017, che lascia oggi milioni di sfollati che non sono ancora in grado di ridurre la propria vulnerabilità, l’impoverimento e l’emarginazione causati dagli spostamenti forzati durante il conflitto.

    A rivelarlo è l’Oim (Organizzazione internazionale per le migrazioni) – Missione in Iraq, che ha fornito aiuti a milioni di persone in tutti i 18 governatorati dell’Iraq e ancora continua a monitorare – oggi, nel post-conflitto – la situazione.

    Secondo il report redatto dall’Oim, dal 2014, a causa del conflitto, sono stati sfollati oltre 5,8 milioni di iracheni: il picco di 570 mila famiglie circa (3,42 milioni di individui) si è toccato ad aprile 2016, per poi scendere a quota 317 mila famiglie (1,9 milioni di persone) a settembre di quest’anno, a quasi un anno di distanza dalla fine del conflitto, dichiarata a dicembre 2017.
    Popolazione e territorio colpiti dal conflitto con l’Isis

    Benché sia difficile individuare cause e spostamenti reali degli iracheni, dal conflitto ad oggi, l’Oim classifica alcune macro-ragioni di quello che definisce come “dislocamento prolungato“, ovvero la condizione degli sfollati interni che non sono in grado di “sanare” la propria situazione e tornare nella propria terra da almeno tre anni. In due terzi dei paesi monitorati per sfollamenti indotti da conflitti nel 2014, almeno il 50% degli sfollati interni è rimasto nella condizione di sfollato per oltre tre anni.

    Gli ostacoli vanno dagli alloggi, dopo la distruzione delle proprie abitazioni, alla mancanza dei servizi, ma non mancano problemi psico-emotivi dovuti al cosiddetto stress post-traumatico, in particolare per ciò che riguarda la fascia di popolazione infantile.

    A farne le spese maggiori sono le fasce più deboli della popolazione, come anziani, famiglie di donne e bambini, malati cronici, individui traumatizzati e appartenenti a gruppi etno-religiosi che sono stati storicamente emarginati o esclusi all’interno di una società più ampia.

    «Il fatto che questi problemi persistano molto tempo dopo la fine del conflitto – si legge nel report dell’Oim – è un’indicazione che il dislocamento provocato dal conflitto si protrae in parte perché lo status quo ante era di per sé ingiusto e che affrontare questi problemi richiede un approccio trasversale che abbraccia gli aspetti umanitari, lo sviluppo, la costruzione della pace e i settori della sicurezza».

    Sfollati interni: dati e composizione dal 2014 al 2018

    Il report dell’Oim fornisce una disamina dettagliata degli sfollati iracheni. Il 60% proviene dal governatorato di Ninewa, seguito dal governatorato di Salah al-Din (13%) e Anbar (12%). Kirkuk, Diyala e, in misura minore, Baghdad e Babilonia, completano l’elenco dei governatorati da cui le persone si sono trasferite con la forza durante la crisi.

    A partire da settembre 2018, tuttavia, la maggior parte delle persone sfollate da Anbar sono tornate ai luoghi di origine, mentre i tassi di ritorno per gli sfollati di Ninewa rimangono bassi.

    Una possibile ragione per questo diverso modello probabilmente si riferisce a quando, in particolare, i distretti all’interno di questi governatorati sono stati riconquistati dalle forze irachene. Grandi porzioni di Anbar sono state riconquistate dall’Isis nel 2015.

    In contrasto, le aree urbane di Ninewa non erano facilmente accessibili agli sfollati interni fino a un anno fa, inclusa la città di Mosul, la seconda più grande città in Iraq. Al culmine del fenomeno, nell’aprile 2016, i campi istituiti per questa crisi hanno protetto solo il 12% degli sfollati interni.

    Questo rapporto è aumentato al 30% a partire da settembre 2018, a causa di un significativo afflusso di sfollati interni ai campi fino alla fine del 2017 durante le ultime fasi del conflitto. In termini di aree di sfollamento, la regione del Kurdistan in Iraq e i governatorati di Baghdad, Anbar e Ninewa hanno storicamente ospitato un gran numero di sfollati durante questa crisi.

    A settembre 2018, la regione del Kurdistan in Iraq rimane l’area che ospita il maggior numero di sfollati, seguito dal Governatorato di Ninewa. Popolazioni che comprendono più dei due terzi di tutti gli sfollati interni. In base ai dati raccolti nell’agosto 2018, quasi i due terzi degli sfollati, nel complesso, hanno intenzione di rimanere nei loro luoghi di dislocamento per i prossimi 12 mesi.
    Case distrutte e nessuna sicurezza dopo gli attentati Isis

    Case distrutte, mancanza di attività generatrici di reddito, mancanza di servizi di base, discriminazione e scarsa percezione di sicurezza. Sono alcune delle ragioni che portano gli sfollati a non tornare nei propri luoghi di origine, nonostante la fine del conflitto. La distribuzione di queste motivazioni definisce i contorni del fenomeno.

    Quando viene chiesto di elencare i tre principali motivi per cui non hanno intenzione di tornare ai loro luoghi di origine all’interno il prossimo anno, il 41% degli sfollati interni elenca la propria casa distrutta o danneggiata come un fattore determinante in questa decisione.
    isis iraq

    Ma non solo: la mancanza di attività generatrici di reddito nel luogo di origine è stata citata dal 21% degli sfollati intervistati. Siamo a quota 9%, invece, per quanto riguarda la fornitura di servizi di base; si sale al 17% per la paura di discriminazione. Circa il 14% degli sfollati interni potrebbe essere involontariamente bloccato nello spostamento perché le autorità non permetterebbero i ritorni nei loro luoghi di origine a causa di problemi di sicurezza, mentre il 26% cita una mancanza di forze di sicurezza nelle loro aree di origine.
    L’isis è sconfitto, ma resta lo stress post-traumatico

    Le violenze estreme perpetrate dall’Isis, e le conseguenti operazioni militari per eliminarle, hanno avuto un forte impatto su grandi fasce della popolazione ed è probabile che in alcuni continuino a verificarsi sintomi di trauma e disagio psicologico, compreso il disturbo post-traumatico da stress.

    Un recente studio sui bambini sfollati e le loro famiglie ha rivelato che i bambini colpiti da questo conflitto hanno vissuto qualche forma di trauma e sofferenza psicologica. I sintomi più gravi sono stati riscontrati in bambini che vivevano sotto l’Isis per lunghi periodi rispetto a quelli che erano stati sfollati ancora prima nel conflitto. Inoltre, i genitori hanno riferito di essere preoccupati per il benessere dei loro figli e per gli effetti che il trauma potrebbe avere su di loro.

    Il 31% degli sfollati interni indica la paura o il trauma come motivo per non tornare ai loro luoghi di origine entro il prossimo anno. Questo è più diffuso tra gli sfollati interni dal governatorato di Diyala. Inoltre, il 13% degli sfollati segnala che i loro bambini (di età inferiore a 18 anni) mostrano segni di disagio psicologico. Gli sfollati originari di Kirkuk denunciano l’angoscia tra i loro figli due volte più frequentemente rispetto ad altri governatorati.
    Guerra civile in Iraq: il Califfo Abu Bakr al-Baghdadi

    Il conflitto in Iraq ebbe i suoi esordi nell’estate del 2014, quando l’Isis lanciò un’offensiva in Siria e Iraq, occupando gran parte del territorio iracheno, dove a giugno prese il controllo di Mosul, seconda città del paese. L’improvvisa offensiva al Nord dell’Iraq rafforzò notevolmente l’esercito dello Stato islamico dell’Iraq e del Levante, che riversò uomini e mezzi dal confine siriano. Benché, infatti, le forze armate irachene fossero più numerose dei miliziani islamisti, l’offensiva dell’Isis costrinse il governo iracheno a dichiarare lo stato di emergenza. Da quel momento la guerra divenne regionale, coinvolgendo Siria e Iraq, ormai privi di una reale frontiera tra i due paesi.

    Il 29 giugno 2014, Da’esh proclamò la nascita del Califfato tra Siria e Iraq. In un audio postato su internet, l’Isis designa il suo capo Abu Bakr al-Baghdadi “califfo”, ovvero il capo dei musulmani nel mondo.

    «In una riunione, la shura (consiglio di Stato islamico) ha deciso di annunciare l’istituzione del Califfato islamico e di designare un Califfo per lo Stato dei musulmani – ha detto nel messaggio audio su internet Abu Mohammad Al-Adnani, portavoce dell’Isis – Lo sceicco jihadista al-Baghdadi è stato designato califfo dei musulmani».

    Dalla presa di Mosul all’annuncio della vittoria sull’Isis

    L’avanzata dell’Isis nel paese iracheno proseguì, fino a quando – nell’ottobre del 2016 – ebbe inizio l’offensiva irachena per riprendere Mosul, che determinò di fatto l’avvio delle operazioni decisive per liberare totalmente lo stato iracheno dall’Isis.

    La guerra civile terminò nel dicembre del 2017 con la caduta di Abu Kamal, ultima grande roccaforte dell’Isis sul confine Siria-Iraq. L’annuncio ufficiale è del 9 dicembre del 2017.

    «Le nostre forze controllano completamente la frontiera Iraq-Siria e annuncio dunque la fine della guerra contro Daesh – sono le parole del primo ministro iracheno Al-Abadi – Le nostre forze hanno assunto il pieno controllo dei confini con la Siria».

    È con il recupero degli ultimi territori controllati dagli jihadisti, le province occidentali di Ninive e Al Anbar, che si dichiara chiusa la guerra contro l’Isis.

    «È avvenuta la liberazione di tutti i territori dell’Iraq dalle bande di Daesh – afferma il vice comandante delle forze irachene congiunte, Abdelamir Yarala – e le nostre forze controllano le frontiere fra Iraq e Siria dal varco di frontiera di Al Walid a quello di Rabia».

    https://www.osservatoriodiritti.it/2018/12/06/isis-iraq-sconfitto-sfollati
    #Irak #asile #migrations #réfugiés #déplacés_internes #IDPs #ISIS #EI #Etat_islamique #trauma #traumatisme #statistiques #chiffres

    • Reasons to Remain: Categorizing Protracted Displacement in Iraq

      As the ISIL conflict ceased across Iraq, conflict-affected areas in the country experienced an uptick in returns of their internally displaced populations. The pace of this return, however, appears to be slowing, leaving the populations who still remain behind either in, or at risk of, protracted internal displacement.

      The result of this kind of displacement is the inability of internally displaced persons to progress toward finding a resolution to their displacement, whether it is eventual return, integration, relocation or some combination thereof.

      At present, there is limited consensus on what exactly these reasons for displacement are and roughly how many people are affected by each of these reasons. Having such knowledge, though, is a key step in developing a comprehensive strategy for durable solutions for Iraq.

      As such, the International Organization for Migration’s (IOM) Displacement Tracking Matrix (DTM) Unit, the Returns Working Group (RWG), and Social Inquiry, with input and support from the Ministry of Migration and Displacement (MoMD) within the Federal Government of Iraq, have conducted an in-depth analysis of existing large-scale datasets as well as other geographically targeted surveys and qualitative studies.

      The report provides a brief overview of the theoretical underpinnings of protracted displacement and their implications in the Iraq context, the methodology for this desk review and analysis, a time series of IDP movements, the categorization of reasons IDPs may still be displaced, and a discussion of findings.

      https://www.osservatoriodiritti.it/wp-content/uploads/2018/12/Isis-Iraq.pdf


      https://www.osservatoriodiritti.it/wp-content/uploads/2018/12/Isis-Iraq.pdf
      #rapport


  • The Crisis Below the Headlines: Conflict Displacement in Ethiopia

    Since April 2018, the ascension of Abiy Ahmed as prime minister of Ethiopia has ushered in a wave of national optimism. The new prime minister has moved quickly to open political space, promote human rights, and negotiate peace with neighboring Eritrea. However, behind the positive headlines—and indeed positive measures that merit international support—a major humanitarian crisis has unfolded in the south of the country. Over the past year, intercommunal violence has displaced hundreds of thousands Ethiopians. At the outset of the crisis, Prime Minister Abiy’s administration took laudable action in collaborating openly with United Nations agencies and other humanitarian organizations to mobilize and coordinate a response to the plight of internally displaced persons (IDPs). Unfortunately, however, it has more recently taken steps that have compounded IDPs’ suffering by pressing for their return home before conditions were suitable.

    As political ground shifted at the federal level, long-standing grievances between ethnic groups over land, borders, and rights re-emerged in an explosion of violence in southern Ethiopia. Significant displacement occurred between April and June along the internal border of Oromia and the Southern Nations, Nationalities, and Peoples’ Region (SNNPR).
    In September, a team from Refugees International (RI) traveled to southern Oromia and SNNPR to assess the situation of the displaced and the response. The team found that while the government made a proactive effort to partner with international humanitarian organizations early on, this positive trend was soon upended. In late August, the government began to restrict the delivery of assistance, telling IDPs that they would only receive help if they returned home. However, because many return areas were destroyed in the violence and remained insecure, a number of IDPs who tried to return home now find themselves living in secondary displacement sites.
    Read the Full Report
    The government must take four key steps to address the crisis. First, it must refrain from carrying out additional premature, non-voluntary returns and allow aid organizations to provide assistance in both areas of displacement and areas of return. Second, it must establish a clear and transparent plan for voluntary and sustainable returns. Third, the government should implement this return plan in close coordination with relief organizations. And fourth, it must inform IDPs who have already been returned that they can live where they feel safest and that aid provision will be need-based. Donors and humanitarians must advocate for these changes while working with the government to support an overall improvement in its response to conflict IDPs.
    Resolving ethnic disputes will be a long-term endeavor for the new government. Displacement due to intercommunal violence is therefore likely to remain a challenge for the foreseeable future. Indeed, over the last few months, tensions on the outskirts of Addis Ababa caused thousands to flee while another 70,000 people were forced from their homes in the western state of Benishangul-Gumuz. The government’s push for premature returns in the south should not become the precedent for responding to ongoing and future displacement crises.


    https://www.refugeesinternational.org/reports/2018/11/14/the-crisis-below-the-headlines-conflict-displacement-in-ethio
    #IDPs #déplacés_internes #Ethiopie #asile #migrations #rapport


  • In Sri Lanka, old land issues and a new prime minister highlight post-war traumas

    Sri Lanka’s civil war ended nearly a decade ago, but Maithili Thamil Chilwen’s barren plot of land still resembles a battlefield.

    There is only a mound of dirt where her home once stood in Keppapilavu village in the country’s northeast; the rest is just dirt, gravel, and broken shards of doors and windows from her demolished home.

    Sri Lanka’s military occupied thousands of hectares of land during and after the country’s bitter 26-year civil war, which came to a brutal end in 2009 when the military crushed remaining Tamil fighters here in the north. Almost a decade later, rights groups say reconciliation between the country’s majority Sinhalese community and its Tamil minority is at a standstill, and occupied land is one glaring example.

    Thamil Chilwen, an ethnic Tamil, said the military seized her property at the end of the war. It took almost nine years, until earlier this year, for the military to give it back. But by then, her home and fields were destroyed.

    “We were happy when the military told us we could go back to our land. But when I saw the state of the land, I had to cry,” she said.

    The military has been slow to return land to civilians, or to even acknowledge just how much territory it still occupies. It’s symptomatic of wider post-conflict fissures across the country: rights groups say Sri Lanka’s government hasn’t taken significant steps to address rampant war-era abuses – including enforced disappearances and thousands of civilian deaths in the conflict’s final months.

    Hopes for national reconciliation took another blow last week when the country’s president, Maithripala Sirisena, abruptly appointed the controversial former leader who oversaw the 2009 military offensive, Mahinda Rajapaksa, as prime minister. The surprise move has locked Sri Lanka in a political crisis: the ousted prime minister, Ranil Wickremesinghe, has vowed to stay in office; government ministers who support him have denounced his dismissal as “an anti-democratic coup”.

    Human Rights Watch said any return to office for Rajapaksa raises “chilling concerns” for rights in the country. Rajapaksa is accused of widespread rights abuses, particularly in his role overseeing the military offensive that crushed the Tamil insurgency.

    “The current government’s failure to bring justice to victims of war crimes under the Rajapaksa government reopens the door for past abusers to return to their terrible practices,” said the group’s Asia director, Brad Adams.

    For most Tamils, a return to their ancestral land is one key part of finding justice, says Ruki Fernando, a Colombo-based rights activist who has documented war-time disappearances.

    More than 40,000 people remain displaced since the end of the war, mostly concentrated in the Tamil heartlands of northern and northeastern Sri Lanka.

    “It’s about culture and religious life. It’s where they buried their ancestors,” Fernando said. “It’s their identity.”

    Alan Keenan, a Sri Lanka analyst with the International Crisis Group, says land is among a range of issues that have largely gone unresolved over the last decade.

    “Most Tamils don’t feel that they have gotten as much they were promised in terms of dealing with the legacy of war, having their land returned, discovering the fate of their tens of thousands of missing relatives, having crimes committed by the military addressed judicially,” Keenan said. “For a whole range of things, they think they didn’t get what they were promised.”
    Reparations

    Estimates for the amount of land occupied by the military vary wildly. The military last year said it had returned roughly 20,000 hectares of private and state land in the north. In a report released this month, Human Rights Watch said the government claimed the military was occupying about 48,000 hectares of private and state land in the north and east.

    Rights groups say the military has converted some of the occupied land into for-profit businesses. They have set up plantation farms, restaurants, and even resorts catering to tourists, in addition to large military bases.

    An army spokesman did not respond to IRIN’s requests for comment. But in an interview with the Indian newspaper The Hindu this year, Mahesh Senanayake, the Sri Lankan army chief, said 80 percent of occupied land has been returned. He claimed the military had been the only organisation capable of running key services in the north after decades of war.

    “The government machinery was not functioning for decades,” he said. “There was a big gap and our services are needed to address it.”

    Early this month, President Sirisena ordered the release of all civilian land by the end of the year. However, rights groups say such promises have gone unfulfilled for years.

    Sirisena was elected in 2015 on the back of a reformist agenda to boost reconciliation between the divided Sinhalese and Tamil communities. When he came to office, Sirisena broke from his predecessor and promised to set up a national truth commission, an office to investigate missing persons, and provide reparations for war-era abuses.

    The government has held public consultations to solicit feedback on reconciliation, and legislated the creation of an office for reparations. But rights groups say progress has been achingly slow, even before last week’s political crisis. The UN’s special rapporteur on human rights and counter-terrorism last year said government actions on transitional justice have “ground to a virtual halt”.

    Analysts say Sirisena has been reluctant to push a reform agenda too forcefully in the face of resurgent Sinhalese nationalism. Rajapaksa, the former president, is popular among Sinhalese nationalists; the political party he leads nearly swept local elections held in February, seen as a bellwether for the current political mood in the country.

    “The government is afraid the Sinhala constituency will be unhappy that they are giving back the land, that they are shrinking the footprint of the military,” Keenan said.

    In a country that has held an uneasy peace since the civil war’s remarkably violent end in 2009, there are signs of discontent. A Tamil nationalist party, the Tamil National People’s Front, also made significant gains during the February elections here in Sri Lanka’s north, where it took control of the two largest councils in populous Jaffna district.

    In Keppapilavu village, an army tank sits outside an imposing military base surrounded by tall cement walls. A few metres away, a group of men and women have held a protest for the last year, under tents made of tin and tarpaulin.

    Arumuham Weluthapillayi, a Hindu priest, started the protest last year with other displaced families. He says half of his land is still occupied by the army – in addition to homes, places of worship, schools, a cemetery, and numerous shops around the village.

    This area was once a stronghold of the rebel Liberation Tigers of Tamil Eelam, commonly known as the Tamil Tigers. But nine years after the insurgency was routed, Weluthapillayi says he can’t understand why the army hasn’t left.

    “The war is over,” he said. “There are no security issues. Why are they still here?”

    https://www.irinnews.org/news/2018/10/30/sri-lanka-old-land-issues-and-new-appointment-threaten-reconciliation
    #Sri_Lanka #COI #terres #tamouls #déplacés_internes #IDPs #dédommagement #indemnisations #Keppapilavu



  • Sri Lanka: Government Slow to Return Land. Create Consultative Process to End Military Occupation

    The Sri Lankan government has yet to fully restore civilian ownership of land and property nearly a decade since the end of the civil war in 2009, Human Rights Watch said in a report released today. Progress, particularly since the election of a new government in 2015, has been hindered by broad military claims of national security and the lack of a transparent process.

    The 80-page report, “‘Why Can’t We Go Home?’: Military Occupation of Land in Sri Lanka,” details security force occupation of land both during and after the armed conflict. It identifies the lack of transparency and due process, failure to map occupied land, inadequate support to affected people and communities, and prolonged delays in providing appropriate reparations for decades of loss and suffering. The military has also used some confiscated lands for commercial profit rather than national security and returned damaged or destroyed property to owners without compensation.

    “All those displaced during Sri Lanka’s brutal civil war are entitled to return to their homes,” said Meenakshi Ganguly, South Asia director. “Despite repeated pledges by the authorities, the military has been frustratingly slow to restore land to its rightful owners.”

    The report is based on over 100 interviews between August 2017 to May 2018 with members of affected communities, activists, local officials, and lawyers. It looks into cases of military occupation and land release in 20 areas in six districts, primarily in Sri Lanka’s north and east.

    The three-decade civil war in Sri Lanka ended with the decisive defeat of the separatist Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE) in May 2009. Large areas, including those previously held by the LTTE in the north and east, came under military control. At the end of the war, some 300,000 people ended up in a military detention camp.

    While the administration of then-President Mahinda Rajapaksa released some land to its original owners, the military retained control over large areas for military but also non-military purposes, such as agriculture, tourism, and other commercial ventures.

    The new government, led by President Maithripala Sirisena, took some steps to release civilian land held by the security forces. At the United Nations Human Rights Council in October 2015, the government promised to address conflict-related issues, including returning land to its original owners. However, the government’s response has fallen far short of its promises. On October 4, 2018, the president ordered the state to release all civilian land by December 31, 2018.

    The military has also retained control of land it previously announced it would return. For instance, in April 2017, the navy responded to protests by displaced communities from the Mullikulam area in Mannar by announcing it would release 100 acres of the land that security forces had been occupying. More than a year later, people are still waiting.

    “Now there is no war,” said Francis Crooss, a village elder. “It’s now peacetime. So why can’t we go back home?”

    State agencies have exchanged properties without releasing the land to civilians. In Pallimunai in Mannar, land belonging to residents displaced since 1990 was occupied first by the army and then the police. At war’s end, the police promised to release their land and homes, but instead, the navy took control.

    “We’ve been made refugees in our own village,” said Helena Perera, one of the residents.

    All three major ethnic communities in the country – the Sinhalese, Tamils, and Muslims – are affected by military occupation of land in the north and east. However, the vast majority of cases impact the Tamil community.

    Human Rights Watch documented a number of cases in which properties were destroyed while held by the military after the war, including Hindu temples, churches, mosques, and Buddhist shrines.

    Government authorities have also carried out land grabs since the end of the war. In July 2010, the military forcibly evicted residents of Ragamwela, Panama, in southeastern Ampara district. In November 2011, 200 soldiers arrived in Ashraf Nagar village in Ampara district and demanded that all its occupants leave. In such cases, the security forces set up military camps or used the land for other purposes, including commercial use.

    The government’s failure to establish a uniform policy on resettlement remains a critical problem, Human Rights Watch said. Some displaced families did not receive proper resettlement assistance when they returned to formerly occupied lands. The government transferred others from displacement camps, but they then entered into other forms of displacement, such as living with friends and relatives, or moving to other camps closer to their original properties, which the military still occupied. Those resettled more than once were denied full resettlement assistance when their land was eventually released.

    A 70-year-old fisherman from Myliddy said his family had moved 24 times in 27 years until the military released his property in July 2017. But without resettlement assistance, he is severely in debt. “We hope the government will at least help us restart our lives this one last time,” he said.

    Partial releases pose particular problems for returnee communities. Military control of neighboring areas hinders access to services and jobs, and heightens fears of surveillance and harassment by soldiers.

    Establishing ownership of land where multiple displacements have occurred over decades is difficult, Human Rights Watch said. But instead of leaving it exclusively to the military, the government should urgently set up a transparent and consultative process, including displaced communities, to establish land claims and restore civilian ownership.

    “The government has adopted an arbitrary, piecemeal approach to land returns, which is fomenting deep distrust among communities wary that the military is still in charge,” Ganguly said. “It should address rights violations and provide remedies to end the distress of those who have long suffered because of the military’s occupation of land.”


    https://www.hrw.org/news/2018/10/09/sri-lanka-government-slow-return-land
    #terre #Sri-Lanka #guerre #conflit #occupation #occupation_militaire #retour #rapport #IDPs #déplacés_internes #réfugiés #restitution_des_terres

    Lien vers le rapport:
    https://www.hrw.org/report/2018/10/09/why-cant-we-go-home/military-occupation-land-sri-lanka


  • IDPs : Mid-year figures

    There were 5.2 million new internal displacements associated with conflict and violence in the first half of 2018, based on the analysis of data from the 10 worst-affected countries. There were also 3.3 million associated with disasters in 110 countries and territories. Countries in the Horn of Africa bore the brunt of displacement. On top of more than 1.7 million new displacements associated with conflict and violence in Ethiopia and Somalia, significant numbers of people fled devastating floods and drought in Ethiopia, Somalia and Kenya.

    http://www.internal-displacement.org/mid-year-figures
    #IDPs #déplacés_internes #rapport #2018 #statistiques #asile #migrations #réfugiés #sécheresse #conflits #inondations #Corne_de_l'Afrique

    cc @isskein


  • Escaping War: Where to next? The Challenges of IDP Protection in Afghanistan

    Displacement has been a feature of Afghanistan’s humanitarian crisis for decades, yet a new study by NRC, IDMC and Samuel Hall reveals how intensifying conflict across the country has caused a sharp escalation in the numbers of IDPs across the country.

    Last year, on average, 1200 Afghan women, girls, boys and men were displaced each day. Over a million have been forced to flee their homes the in last two years alone.

    Escaping War: Where to next? The Challenges of IDP Protection in Afghanistan sheds new light on the protection challenges facing displaced Afghans. Combining the voices of IDPs with analysis of primary data collected from IDPs and secondarily displaced returning refugees across Afghanistan, the study reveals major gaps in access to key humanitarian services, as well as a set of persistent and entrenched vulnerabilities that blight the lives of IDPs.


    https://www.nrc.no/resources/reports/escaping-war-where-to-next-the-challenges-of-idp-protection-in-Afghanistan
    #IDPs #déplacés_internes #Afghanistan #asile #migrations #réfugiés #COI

    Lien vers le rapport:
    https://www.nrc.no/globalassets/pdf/reports/escaping-war---where-to-next/nrc_idp_escaping-war_where-to-next.pdf


  • Barrages hydroélectriques au #Laos

    Pour l’instant, petit compte-rendu sans images (car très lent à charger ici au Laos) et sans trop d’investigation. Je vous fais part ici de ce que j’ai vu ces jours-ci au Laos, et plus précisément entre Muang Khua et Nong Khiaw et entre Nong Khiaw et Luang Prabang, le long du fleuve Nam Ou.

    Avant d’arriver dans la région, on a pensé prendre le bateau de Muang Khua à Luang Prabang. Arrivés à Muang Khua depuis Dien Bien Phu (Vietnam) on nous dit que c’est impossible, alors que c’était pourtant indiqué sur les panneaux à destination des touristes... On nous parle de barrage hydroélectrique et on nous dit qu’on peut arriver uniquement jusqu’à Nong Khiaw.
    On prend donc le bateau jusqu’à Nong Khiaw et à 3/4 du parcours on nous indique de sortir du bateau pour prendre un tuc-tuc. Un barrage est en train d’être construit et on ne peut donc pas passer. Sur le bateau, il y a aussi un guide touristique qui habite la région et qui nous explique que le barrage est construit par les chinois pour alimenter en courant électrique un train à grande vitesse qui est en train d’être construit. Les travaux du barrage ont commencé il y a environ 2 ans et qu’il sera mis en fonction dans 2 ans. A la fin de cette année, les populations locales seront déplacées. Je suis loin du guide, c’est donc un peu difficile pour moi de discuter avec lui, mais il parle de 500 personnes déplacées environ dans les alentours de son village (il faut calculer que c’est une région très reculée du Laos, et la densité de population est très basse). Les gens sont déplacées d’environ 2 km et ils ne sont pas très contents de partir, malgré les (petites) compensations financières.
    Il m’explique aussi que les travailleurs sont à la fois laotiens et chinois.

    On dort à Nong Khiaw et on prend le jour suivant un bus pour rejoindre Luang Prabang.
    Et là, à la moitié du parcours, on découvre pourquoi on ne peut plus descendre la rivière en bateau... autre barrage !
    On voit, avant le barrage en construction, des maisons où l’on a peint au spray des chiffres... « 4,5x2 » par exemple ou « H124 »... et puis quelques maisons détruites. Les signaux sont clairs : toutes les maisons du village vont être détruites... On comprend avoir raison quand on voit, quelques centaines de mètres plus en bas le chantier du barrage hydroélectrique.
    Et là on y voit aussi une publicité du train à grand vitesse qui sera construit... il reliera très probablement le Laos à la Chine et permettra à la Chine d’avoir accès aux ressources de ce pays. La région est riche en #matières_premières, dixit @albertocampiphoto.
    Depuis là, plein de panneaux en chinois longent la route, des panneaux d’entrepôts, de petites usines, des panneaux qui disent « land for sale » ou « house for rent »...

    La rivière ne sera ainsi probablement plus du tout navigable dans quelques années. Ou seulement en petits morceaux, mais surtout, les laotiens de la région seront dépouillés de leurs ressources. Sic.

    J’espère pouvoir ajouter des photos bientôt...

    Si des seenthisiens trouvent plus d’informations là-dessus... on pourra compléter ce compte-rendu basé uniquement sur une courte visite dans la région.

    #électricité #Chine #train_à_grand_vitesse #néo-colonialisme #transport_ferroviaire #ressources #eau #électricité #IDPs #déplacés_internes #extractivisme

    cc @reka @fil @simplicissimus

    • Laos’ Nam Ou cascade hydropower project starts electricity generation

      The first turbine of Laos’ Nam Ou cascade hydropower project, which is constructed by Power Construction Corporation of China, officially began electricity generation Sunday.

      The cascade hydropower station, completed four months ahead of the scheduled plan, is among a drainage basin hydropower development plan fully carried out by a Chinese enterprise.

      Lao Deputy Prime Minister Somsavat Lengsavad attended the inaugural ceremony held Sunday in Lao northern Luang Prabang province, and pressed the start button for electricity generation.

      Addressing the ceremony, Lao Minister of Energy and Mines Khammany Inthilath said the Nam Ou hydropower project has an important role in regulating seasonal drought in the Nam Ou river basin, ensuring downstream irrigation for plantation and reducing soil erosion.

      General Manager of Power Construction Corporation of China Sun Hongshui said his corporation will continue to fulfill the corporate social responsibilities, contributing to socio-economic development of Laos.

      Nam Ou river is a branch of Mekong river in Laos. Nam Ou drainage basin hydropower development plan is a seven-dam cascade project with total installed capacity of 1,272 MW and annual generating capacity of some 5,000 GWh.

      http://www.xinhuanet.com/english/2015-11/30/c_134866619.htm

    • The Nam Ao Dam collapse: a preview of things to come?

      The Yellow River is to China what the Mekong is to Southeast Asia: both the origin and the prop of civilisation, providing water and agricultural land to nurture a growing society. While the Mekong is thought of with affection and gratitude as the “Mother of Waters”, however, the Yellow River has always been feared and distrusted. A quick glance at the ancient maps provides the reason: viewed as a historical time-lapse, the river flails wildly across the landscape like a dropped fire-hose, as the vast quantities of loess silt that it carries gradually raise the level of its bed and force it to change direction in order to find new outlets. According to a traditional saying, the Yellow River “bursts its banks twice every three years, and changes course once a century”.

      The result is that large-scale water-management techniques have come to form a key pillar of Chinese government. Indeed, many historians see hydrology as being the key to the formation and endurance of China’s monolithic bureaucracy. Yu the Great, the semi-legendary founder of the Xia dynasty was promoted to leadership after developing new methods for diverting the water into irrigation and successfully organising local populations to deal with large-scale flooding of the Yellow River around 1920 BCE.

      The high stakes involved in flood control ensured that it would persist as both a curse and a source of temptation for political leaders. While disaster could arrive at any moment, the successful execution of grandiose water-management projects also constituted proof par excellence of a sovereign’s capacity to rule. This trend did not cease with the end of imperial rule. If anything, it was accentuated by the arrival of modern technology. From Mao Zedong onwards, generations of Communist Party leaders have been fascinated by the prospect of constructing dams, diverting rivers and irrigating deserts, often in the face of overwhelming practical considerations. According to one well-known story, Mao Zedong was only persuaded that plans for an early iteration of the Three Gorges project were a disaster waiting to happen when Li Siguang, Minister for Geology at the time, threatened to kill himself rather than see the project go ahead. (The dam was finally completed in 2012, and remains the object of strident criticism.)

      If the Chinese government confined its eternal optimism regarding the long-term prospects of large-scale water-management enterprises to rivers situated entirely within its own territory, this would – while interesting - not be an issue suitable for coverage by this blog. Currently, however, the state has plans to divert around 200 billion cubic meters of water annually from the headwaters of the Mekong, the Brahmaputra and the Salween Rivers towards northwestern provinces suffering from perennial drought, irking the Indian government in particular. In addition to this, a chain of seven dams has been constructed along the Chinese stretch of the Mekong (known as the Lancang), with an eighth having been canceled following complaints from downstream nations.

      Inspired partially by Chinese experience, other Mekong basin countries have also begun construction, hoping to profit from a cheap source of hydropower on their doorstep. Laos, with the greatest geographical potential to benefit, has 23 hydropower projects in operation, 22 under construction, 43 planned and 20 more proposed. Vietnam has 10 in operation, one planned and another proposed. Thailand has five in operation and seven more planned. Cambodia has two under construction and 12 planned, while Myanmar has seven planned.

      Furthermore, it has to be recognised that the construction undertaken so far has been relatively successful. This is no doubt due in part to the benign nature of the Mekong and her tributaries – being far more forgiving of human blunders than the Yellow River - but also due to better and more responsive administrative positions taken by the countries concerned. China, keen to promote regional cooperation and integration, has taken a softly-softly approach foreign critics that it rarely adopts with domestic malcontents. The government has shared much of its data with the Mekong River Commission, and modified or even canceled several Lancang cascade projects in response to social and environmental concerns.

      However, the projects are not entirely without consequences: severe effects on the river’s seasonal volume have been observed in Thailand, as well as changes in fish migration patterns and downstream erosion. Moreover, the likely effects of the Mekong dam projects on the Tonle Sap wetlands are largely unknown; a similar project in the Florida Everglades successfully reduced flooding risks but also devastated the natural environment.

      While these uncertainties are not a reason in themselves to abandon construction altogether, they nevertheless underline the fact that 4000 years’ experience notwithstanding, even Chinese experts still have great difficulty forecasting the precise effects that their interventions will have. While the Mekong states will be playing the game on a much lower difficulty setting, there have nevertheless been signs of serious strategic and operational problems with their projects.

      To take one example, the planned Xayaburi Dam, 350km North of Vientiane was announced as a joint regional exercise in the context of the Mekong River Commission, with Laos, Cambodia, Thailand and Vietnam establishing the plans via a joint decision-making project. However, the goodwill soon degenerated. In 2011 Laos decided to push ahead with construction despite reservations on the part of the other parties, Cambodia threatening an international court case, and work rapidly stalling after complaints by locals and environmental groups. According to NGOs, the dam will seriously affect or wipe out the livelihoods of around 200,000 people, reduce biodiversity downstream, and pose a threat to agriculture. Moreover, experts have raised concerns that the methods proposed for evacuating silt and allowing fish migration have never been tested in similar conditions.

      However, the problems with hydropower in the Mekong basin are not limited to gradual economic and environmental change. As the dramatic footage of the collapsing Nam Ao Dam showed this month, the results of unexpectedly heavy rainfall and shoddy construction work can be sudden and catastrophic for those living downstream.

      In China the Yellow River is described as a “hanging river”. This refers to the fact that one of the traditional water-management techniques involved building up the banks of the river as the silt levels increased, to a point at which the riverbed was well above ground-level in some areas. However, it also reflected a common perception of the river as a sword hanging over the heads of those who lived on its massive floodplains. The dash for hydropower and the construction of vast chains of dams along the Mekong and its tributaries runs the risk of creating a new hanging river in Southeast Asia. While this seems to be a phenomenon that local governments are willing to live with in return for cheap energy, it will come at a cost of perpetual nervousness.

      https://www.mekongresearch.org/blog/2017/10/2/the-nam-ao-dam-collapse-a-preview-of-things-to-come

    • Second phase of 1,156-MW Nam Ou hydro project kicks off in Laos

      An opening ceremony was held April 28 to kick off the second phase of construction of Laos’ 1,156-MW Nam Ou River Basin Hydropower Project, according to Vientiane Times.

      During the first phase, construction was completed on the Nam Ou 2, Nam Ou 5 and Nam Ou 6 plants. The first unit began generating electricity in November 2015, according to owner and developer Sinohydro. Together they have a total capacity of 540 MW and annual electricity output of 2,092 million kWh. Construction on these facilities began in October 2012. The second phase involves building the Nam Ou 1, Nam Ou 3, Nam Ou 4 and Nam Ou 7 projects.

      The project is on the Nam Ou River in the provinces of Phongsaly and Luang Prabang. In total it will feature seven dams and powerhouses with a projected capacity of 1,156 MW and annual energy output of 5,017 GWh. Total cost is expected to be US$2.8 billion, and work on the second phase is estimated to be complete in 2020.

      After a 29-year concession period, which as best we can determine begins after all the facilities begin commercial operation, the project will be handed over to the government.

      At a ceremony for official operation of the first phase facilities, Lao Minister of Energy and Mines Khammany Inthilath said, “The Nam Ou hydropower project will play an important role in regulating seasonal drought in the Nam Ou river basin, ensuring downstream irrigation for plantations and reducing soil erosion.”

      Sinohydro is developing the projects as a joint venture with EDL, with Sinohydro having 85% ownership. Powerchina Resources Ltd. is a contractor on the projects.

      https://www.hydroworld.com/articles/2016/05/second-phase-of-1-156-mw-nam-ou-hydro-project-kicks-off-in-laos.html

    • Un train dans la jungle en Asie du Sud-Est
      https://www.ouest-france.fr/monde/laos/un-train-dans-la-jungle-en-asie-du-sud-est-5658260

      417 km de voie ferrée à travers une végétation ultra-dense, 53 tunnels creusés dans la roche, 167 ponts sur le fleuve Mékong...L’ouvrage, mené par des entreprises chinoises en collaboration avec le gouvernement laotien, est destiné à rallier la ville de Kunming, au Sud de la Chine, à Vientiane, la capitale du Laos, en traversant toute la moitié Nord du pays. Débutés l’année dernière, les travaux en seraient à 20% de leur réalisation, selon le gouvernement laotien, et la ligne devrait ouvrir en décembre 2021. Et ce n’est qu’une portion d’un vaste tracé de plus de 3000 km, qui ralliera Kunming à Singapour, via la Thaïlande et la Malaysie, d’ici 2026.

      Dans la campagne du Laos, petit pays enclavé entre la Thaïlande et le Cambodge, le train du futur suscite beaucoup d’espoir : “On se développe enfin, estime Pi Praewa, patronne d’une petite épicerie à proximité du chantier. On va pouvoir se déplacer plus vite, exporter des produits.” Aujourd’hui il faut une vingtaine d’heures pour se rendre en voiture de la capitale à la frontière chinoise. Le train devrait réduire ce trajet à environ 3 heures.

      Avec leur cuisinières
      Mais pour l’instant, les bénéfices pour la population locale sont limités. Les grandes entreprises de construction ont amené avec elles leurs propres ouvriers, et dans leur sillage une foule de petits commerçants chinois : restaurateurs, vendeurs de pneus, d’articles de bricolage...qui vivent en quasi-autarcie. “Ils n’achètent pas grand-chose, soupire une femme qui tient une échoppe de nouilles en face du chantier de la gare centrale. Ils sont venus avec leurs propres cuisinières. Enfin si, parfois ils m’achètent de l’eau. “
      Les travaux ont aussi donné lieu à des expulsions forcées de milliers de villageois. Des indemnisations ont été promises, mais toujours pas versées. Particulièrement choquant pour les habitants, des temples bouddhistes ont été détruits et des moines chassés.

      Le train contre l’isolement
      La Chine apporte la destruction, estime Luang Puu, un religieux relocalisé dans une cabane vétuste sur le bord de la route. Le peuple laotien risque d’y perdre sa culture.” Plus on va dans le Nord, plus se multiplient les panneaux, les affiches, les menus de restaurant rédigés en caractères chinois. “Désormais, certaines minorités ethniques des montagnes parlent mieux mandarin que lao”, raconte Phon Pakson, chauffeur de bus dans la région de Luang Namtha, au Nord du pays.

      Tout autour du tracé, des investisseurs chinois ont commencé à racheter massivement les terres afin d’y construire des usines ou des grandes plantations (bananes, hévéa...) : c’est d’abord eux qui tireront profit des nouvelles possibilités d’exportation. “On n’a pas vraiment le choix, soupire le patron d’une chaîne d’hôtels à Luang Prabang. Tous seuls, on n’a pas les moyens de construire ce train. Toute l’Asie du Sud Est s’équipe : soit on prend les capitaux chinois et on avance, soit on reste isolés, au Moyen Age.” Sur les 5 milliards d’euros de coût du projet, 70% sont financés par la Chine et 30% par le Laos, qui emprunte à des banques chinoises.

      intégralité de l’article (il y a aussi une vidéo de 2 minutes qui reprend le contenu de l’article)

    • Le fragile Laos menacé par une cinquantaine de barrages – Le Monde (7/03/18) #paywall
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/07/le-fragile-laos-menace-par-une-cinquantaine-de-barrages_5266723_3244.html

      Financés majoritairement par la Chine, les ouvrages mettent en péril la pêche et les villages dans un des pays les plus pauvres d’Asie.

    • Les paradis perdus de la rivière Nam Ou | 360 Degrés
      https://blog.amica-travel.com/riviere-nam-ou


      Muang Khua

      Les paradis perdus de la rivière Nam Ou

      (parmi les différents articles ou blogs touristiques)

      Il est malheureusement plus possible depuis Nong Khiaw de se rendre à Luang Prabang en navigant sur la Nam Ou à cause de la construction de nombreux barrages hydroélectriques. Le trajet routier, de trois heures, est tout de même agréable avec de très belles portions de route.
      Possibilité en chemin de s’arrêter visiter les fameuses grottes de Pak Ou. Celles-ci se situe d’ailleurs à l’embouchure de la Nam Ou et du Mékong. En descendant ce dernier en bateau, vous arrivez à Luang Prabang.

    • Quelques références de fond (ne nécessitant pas un débit trop important…)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrages_chinois_sur_le_Mékong
      suivi de
      Le point de vue chinois sur les enjeux des barrages chinois sur le Mékong (2014)
      http://journals.openedition.org/espacepolitique/3268

      Reste à savoir si l’évolution de la consommation énergétique nationale et les effets réels des barrages sur l’environnement régional vont donner raison aux autorités chinoises ou au contraire rendre leur position intenable, et ce dans un avenir qui pourrait être relativement proche.

      (fin du résumé)

      Les grands aménagements hydroélectriques du Laos au cœur du bassin du Mékong (2015)
      http://journals.openedition.org/bagf/609

      Résumé
      Pour sortir sa population de la pauvreté et s’engager dans le développement économique, le Laos a entrepris une politique de construction de grands barrages hydroélectriques, avec l’encouragement des institutions internationales cherchant à favoriser l’intégration régionale de cet État communiste. Dans cette voie, il a trouvé un partenaire enthousiaste, culturellement proche : la Thaïlande, qui finance et construit les plus grands barrages, et est le principal acheteur de l’électricité laotienne. Cependant, en négligeant l’avis de ses alliés politiques, le Viêt Nam et le Cambodge, sur les conséquences environnementales de ces barrages, il contribue à faire ressurgir d’anciennes fractures géopolitiques.

    • Tiens, j’en profite pour découvrir le compte-rendu de la reconnaissance du Sesan (affluent du Mékong à Krong Stœng Trêng) en mai 1882 par mon arrière-grand-père …

      Reconnaissance dans le Cambodge et le Laos, Excursions et reconnaissances, 1882, n° 12, p. 536.
      https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57479551/f116.image
      la numérisation de la carte en encart est très peu lisible.

      Nous essayons en vain de le [un mandarin laotien à Banelome (?)] persuader doucement : « Les Français veulent aller partout s’écrie-t-il ; vous ne passerez pas ici ; car si vous passiez, d’autres vous suivraient et nous ne serions plus les maîtres » et aussitôt il donne l’ordre de nous refuser l’eau et les vivres frais.

    • J’avais remonté la rivière Ou (Nam Ou) en 2013 et nous avions dû faire un morceau à pattes à cause du courant trop fort. Il s’agissait de rejoindre Muang Ngoi, un village en voie de touristification qui attendait avec un peu d’angoisse l’élec 24/24 et la route. En attendant, le courant était coupé à 22h et les panneaux avertissaient que les touristes devaient la mettre en sourdine, il y avait des habitant·es qui se couchaient tôt. J’imagine maintenant, les touristes qui ont pris le dessus et certain·es qui rêvassent à ce que ce village a pu être. J’y étais en pleine transition, appelée par une notice du Lonely Planet. Triste d’apprendre que la Ou est saccagée par l’industrie.

      Pour le reste, ton histoire m’évoque le Sarawak Corridor of Renewable Energy (SCORE), un projet sino-malaisien de treize barrages dont un a déjà été abandonné suite à une grosse mobilisation.
      http://blog.ecologie-malaisie.eu/post/Barrage-inutile-menace-la-survie
      Il n’y a pas de demande d’élec localement, pas qui justifie de tels investissements et de telles nuisances envi. Peut-être qu’après les barrages, les entreprises chinoises qui ont proposé ce projet (pas très forts en calcul, leurs devis explosent et c’est les budgets publics qui payent) viendront construire des usines d’alu ou autres, très gourmandes en élec, et en élec bon marché parce qu’on ne sait pas quoi en faire. Tout ça sent la corruption, le ponte local Taib Mahmud (?) se comporte comme un roi, il a laissé le siège à son dauphin mais rien n’a encore changé là-bas. Au niveau fédéral, Najib Razak, qui fait la même chose (énorme fortune suite à son mandat, partenariats avec des entreprises chinoises dont on peine à comprendre l’intérêt pour le pays) s’est fait dégager en mai.

    • Aujourd’hui, en bus de Luang Prabang et Phonsavan... on a vu beaucoup, beaucoup, beaucoup de pluie... quelques glissements de terrain, quelques rivières bien fâchées, quelques rizières inondées et surtout un paysage qui est en train d’être complètement défiguré par les travaux pour le fameux train à grande vitesse.
      Surtout entre Luang Prabang et Phoukhoun... des chantiers et des panneaux en mandarin entre montagnes et vallées...
       :-(
      Là aussi, les photos pour l’instant, impossible à charger depuis cet endroit un peu perdu dans les montagnes laotiennes... Elles suivront, si je n’oublierai pas. Elles ne sont pas super, car prises depuis le bus, mais ça donner une petite idée... RV bientôt.

    • Voici quelques images le long du trajet Luang - Prabang, qu’on a fait en bus (car impossible désormais de le faire en bateau).
      Photos de mauvaise qualité, mais on peut en déduire quelques information...

      C’est un des dizaines de chantiers du train à grande vitesse + quelques images d’enseignes en mandarin :

    • Chèr·es seenthisien·nes,

      petite mise à jour.
      C’est la saison des pluies par ici, du coup, pas mal de flotte tombe très souvent du ciel, et avec un débit parfois pas mal impressionnant. Avant de faire le trajet Luang Prabang - Phonsavan il a plu 3 jours de suite assez fortement.
      Du coup, quand on a vu des champs inondés, on s’est dits que c’était dû aux précipitations importantes tombées les jours auparavant.
      En réalité, on a découvert aujourd’hui que la cause des inondations était bien autre. C’est un guide qui nous a amenés ce matin à la gare des bus qui nous en a informés : c’est le barrage qui s’est cassé...
      Un barrage construit à environ 30 km de Phonsavan et qui apparemment avait déjà connu les mêmes problèmes il y a deux ans, avec son lot d’inondations...

      Voici quelques images de routes inondées à quelques km de Phonsavan, mais évidemment, ça a eu énormément de conséquences importantes pour les champs et les rizières :

    • Aujourd’hui, nous avons fait le trajet Phonsavan - Paksan... la première partie dans un paysage de montagne magnifique, avec encore pas mal de forêt, des vallées impressionnantes, et une rivière torrentielle, le #Nam_Ngiap, mais hélas, elle aussi est en train d’être défigurée par la construction de barrages par main des Chinois...

      Voici quelques images prises depuis le bus (sleeping bus, please !), donc qualité médiocre...
      Et si quelqu’un est en mesure de lire le mandarin...


      Panneau vu à Paksan :

      (vous l’aurez noté, ce soir aussi la connexion n’est pas si mauvaise...)

    • Effondrement d’un barrage au Laos, des centaines de personnes portées disparues
      https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/07/24/effondrement-d-un-barrage-au-laos-des-centaines-de-personnes-portees-disparu

      Le barrage, situé dans la province d’Attapeu (Sud-Est), non loin de la frontière vietnamienne, s’est effondré lundi soir, libérant 5 milliards de mètres cubes d’eau et faisant « plusieurs morts et des centaines de disparus », a précisé l’agence de presse officielle du régime communiste. « Plusieurs maisons ont aussi été détruites » dans la catastrophe, d’après l’agence.

      Plusieurs dizaines de barrages sont actuellement en construction au Laos, qui exporte la majeure partie de son énergie hydroélectrique vers les pays voisins, notamment en Thaïlande.

    • Nous sommes à 115 km du lieu de la catastrophe. Tout le monde en parle ici... nous allons bien, mais c’est impressionnant.

      Le barrage cassé dont je vous ai parlé hier c’était un autre, beaucoup plus petit.

      La digue qui a cédé semble être construite non pas par les chinois, mais par un consortium thailandais, sud-coréen et laotien. Elle est encore en partie en construction et l’électricité exportée vers la Thaïlande.

    • Une lettre qui date de 2013 adressée par l’ONG International Rivers aux développeurs du barrage...
      Letter to the Developers of the #XePian -Xe Namnoy Dam
      Dear Mr. Yong Soo Na,

      I am writing on behalf of International Rivers to raise specific questions and concerns about the Xe Pian-Xe Namnoy Hydropower Project. These concerns are based on discussions held during the past month with villagers near the Nam Kong, Houay Makchan and Xe Pian and Xe Namnoy rivers and Sekong River in Champasak and Attapeu, respectively. According to our recent correspondence with the Investment Specialist of the Asian Development Bank, Ms. Uy, it was suggested that PNPC, as the project developer, would be best positioned to answer questions from International Rivers.
      We understand that initial environmental and social impact assessments have been completed and that further studies and village surveys are underway. International Rivers’ site visit also confirmed that some SK Construction and Engineering Company camp sites are in the process of being set up in surrounding villages. As a result, village headmen in many of the above areas have expressed a sense of anxiety to us about the Xe Pian-Xe Namnoy Hydropower Project moving ahead without them yet being told of the full expected impact on their housing, agricultural land, surrounding forests, and diverse fish populations. They described to us the stresses that were caused by the relocation that they had to undergo in the late 1990s as a result of the original preparations for the Xe Pian-Xe Namnoy and Houay Ho dams.
      In the resettlement zone, we saw first-hand that people continue to struggle to cope with a lack of access to sufficient food, water, and land. For example, there is only one functioning gravity-fed water pump serving the population during the dry season, and there is no access to functioning latrines. In addition, families have found that the shallow soil around their homes is inappropriate for growing vegetables, fruits or staple crops, and consistently attest to going hungry. Now, they all report apprehensions about PNPC’s plans when they do not know the full impacts or mitigation measures that will be taken to support any project-induced losses.
      Following this field mission, I am requesting the following clarifications:

      Can you please outline specific timelines for the construction of each dam to be built for the PNPC Project?

      Can you please provide the timelines for completion of the EIA, SIA and RAP? Are you able to confirm whether all of these documents will be made available publicly as per the national laws and policies of Lao PDR1, and if so, when? Furthermore, can you clarify whether the projects’ transboundary impacts been assessed as the PNPC project will impact the Sekong River, which is shared with Cambodia?

      What are the processes and corresponding timelines in affected villages that PNPC intends to follow to clearly discuss the full scope of the impacts expected and livelihood restoration measures in a language which is accessible to the Nya Heun, Oi, Laven and other affected communities?

      Given that people in the consolidated resettlement zone near the Nam Kong still typically depend on the land along the Xe Pian and Xe Namnoy rivers, and report paying large sums of money to be recognized as title-owners, can you please clarify whether they will be compensated for project-induced losses of land, and whether that compensation will be land-for-land, as required under the provisions of the 2005 Prime Minister’s Decree On the Compensation and Resettlement of the Development Project(Part III, Art. 6.2)?

      Will PNPC commit to supporting Ban Nam Hanh and Ban Thong Yao, two villages within the resettlement zone in Champasak that function under the same headman as Ban Latsasin? Villagers from the entire resettlement zone are confused because they understand that everyone – including those from Ban Nam Hanh and Ban Thong Yao — were brought to the resettlement zone in anticipation of the impacts of both the Houay Ho and Xe Pian-Xe Namnoy dams. However, they that the populations from these two villages are currently excluded from those identified by PNPC to receive support and compensation, having been specifically differentiated from everyone else for unknown reasons. As you may be aware, people from surrounding villages outside of Ban Nam Hanh and Ban Thong Yao have now promised to wait until compensation is negotiated for everyone. Clarification is therefore requested on whether your company will include the families of Ban Nam Hanh and Ban Thong Yao in all supportive measures to be taken.

      What infrastructure will be offered to residents in the resettlement zone – such as latrines, pumps, electricity – given that their population has grown since they first moved there over ten years ago in anticipation of the project?

      Can you provide a list of additional villages your company intends to move, with corresponding timelines, and specific details about where people will be expected to resettle?

      Does PNPC expect that villagers in Ban Langao Keng, Ban Langao Tai, Ban Khem Xang, or Ban Champao in Attapeu Province will lose paddy land or other assets? If so, how will these losses be communicated to them? How does PNPC intend to compensate people so that they will be able to recover from such losses?

      How does PNPC intend to compensate all villagers for the loss of fisheries they will experience as a result of the project, as per the requirements set out in “General Provisions” of the 2005 Prime Minister’s Decree On the Compensation and Resettlement of the Development Project, to “at least achieve full restoration of living standards to pre-project level”?

      Given the urgency of the matters at hand as described by villagers to be affected by PNPC project development, we appreciate hearing from you in a timely manner. I can be reached by email at tlee@internationalrivers.org or alternatively, by mail.

      https://www.internationalrivers.org/resources/letter-to-the-developers-of-the-xe-pian-xe-namnoy-dam-7896

    • #Film #documentaire:
      #Xayaburi and Pöyry: What Lies Behind

      The documentary film provides critical perspectives on the decision-making, scientific studies and planning of the Xayaburi dam being built in Lao PDR. It highlights the role of the Finnish company #Pöyry who did the study used by Laos to justify the project. Xayaburi is the first dam being built on the main stream of the Lower Mekong River. Since its inception, the dam has proved controversial for many social and ecological reasons but most importantly for its potential effects on the wild capture fisheries of the Mekong River that thousands of people depend upon for food, trade and livelihoods. Pöyry was hired by Laos in May 2011 to evaluate the project’s compliance with the requirements of the Mekong River Commission (MRC). Pöyry downplayed the project’s environmental and social impacts. Although identifying that over 40 additional studies were still needed to understand the project’s impacts, Pöyry recommended that construction continue. In November 2012, Pöyry was appointed the Lao government’s chief engineer for the project. The film interviews a range of local people and fishers, the region’s leading scientists, civil society representatives, and the media to explore the dubious politics, bad science and conflict of interest behind engineering the Xayaburi dam.

      https://www.youtube.com/watch?v=vSKZTYIY-ho&t=1s

    • In Laos, a Boom, and Then, ‘The Water Is Coming!’

      Petchinda Chantamart first heard what sounded like a bomb going off a few miles away. Then came a curious noise, like a strong wind.

      She knew instinctively what it meant: One of the new dams under construction near her village in southern Laos had failed. She began banging on her neighbors’ doors, she recounted, urging them to flee to higher ground.

      “The water is coming!” Ms. Chantamart roared.

      Within a half-hour, the water in her village, Xay Done Khong, was more than 30 feet deep, and rising.

      Ms. Chantamart, 35, and many of her neighbors escaped the deadly flood. But others were not so lucky when an auxiliary dam, part of the billion-dollar Xe-Pian Xe-Namnoy hydroelectric project, failed Monday evening amid heavy rains, sending more than 170 billion cubic feet of water rushing downstream.

      At a news conference on Wednesday, the prime minister, Thongloun Sisoulith, said that 131 people were still missing and more than 3,000 were homeless. Many had been rescued from rooftops and trees after villages and farmland were flooded.

      At least 26 people have been reported killed.

      “A second step for us will be to recover and identify the deceased, but for now, we hurry to find those who are still alive in the area,” Bounhom Phommasane, the governor of the district of Sanamxay, told The Vientiane Times.

      Ms. Chantamart said that hundreds of people from her village had escaped, but that 15 people were still missing, nine of them children. She had been unable to reach their homes on Monday because the floodwaters had climbed too high.

      “I’m very worried about them, from the bottom of my heart,” she said.

      After she and hundreds of others scrambled to higher ground on Monday, soldiers and local officials moved them to the town of Paksong, west of the dam site, to take refuge in an empty warehouse normally used to store coffee.

      Video posted by the Thai News Agency showed vast quantities of water cascading over what appeared to be the diminished structure of the dam, known as Saddle Dam D.

      The official Lao News Agency reported that the dam had collapsed. The main builder of the hydropower project, SK Engineering & Construction of South Korea, said it would investigate whether the dam had collapsed or overflowed because of heavy rains.

      International Rivers, an advocacy group that has opposed the rapid growth of hydropower dams in Laos, said in a statement posted online that the auxiliary dam had collapsed as flooding from heavy monsoon rains caused it to overflow on Monday night.

      The group, which seeks to protect rivers around the world, said the disaster showed that many dams were not designed to handle extreme weather events like the rains on Monday.

      “Unpredictable and extreme weather events are becoming more frequent due to climate change, posing grave safety concerns to millions who live downstream of dams,” International Rivers said.

      People living below the dam had only a few hours’ warning to evacuate before it failed, according to the group.

      “Communities were not given sufficient advanced warning to ensure their safety and that of their families,” the statement said. “This event raises major questions about dam standards and dam safety in Laos, including their appropriateness to deal with weather conditions and risks.”

      Seven villages in Sanamxay, which is in Attapeu Province, were flooded and more than 6,000 people were displaced by the dam’s failure, officials said.

      The disaster cleanup may be further complicated by old American bombs and other explosives buried in the area, a legacy of the Vietnam War era that has haunted Laos for decades.

      Attapeu Province, which borders Vietnam and Cambodia, is heavily contaminated with what disarmament experts call unexploded ordnance, which can detonate on unsuspecting civilians even after decades of lurking undisturbed. The flooding could make the ordnance harder for decontamination teams to find.

      “There is immediate concern for the safety of personnel from survey, clearance and survivor assistance programs who may have been in the impacted area at the time,” said Mark Hiznay, the associate arms director at Human Rights Watch’s Washington office.

      The Xe-Pian Xe-Namnoy is one of 70 hydropower plants that are planned, underway or have been built in Laos, most of them owned and operated by private companies, International Rivers said.

      The project consists of major dams on three tributaries of the giant Mekong River as well as several smaller auxiliary dams, or saddle dams, including the one that failed.

      South Korea and Thailand were mobilizing emergency assistance. Companies from both countries are involved in building and financing the Xe-Pian Xe-Namnoy project, which was supposed to provide 90 percent of its electricity to Thailand once it began operating.

      President Moon Jae-in of South Korea instructed his government on Wednesday to dispatch a rescue and emergency relief team to Laos.

      “The investigation is still underway to find out the causes of the dam incident, but our government should waste no time in actively participating in the rescue and relief operations at the scene because our own businesses are involved in the construction,” Mr. Moon said, according to his office.

      Repeated phone calls to the spokesman’s office at SK Engineering & Construction’s headquarters in Seoul went unanswered on Wednesday.

      Korea Western Power Company, which has a contract to operate the power plant when it is completed, said its officials and workers from SK Engineering & Construction in Laos had joined the rescue and relief efforts. SK deployed one helicopter and 11 boats, and Korea Western Power sent two boats and its local medical staff.

      On Wednesday evening, a heavy rain was falling on the corrugated roof of the makeshift shelter in Paksong where a few hundred people had found shelter.

      The sky, cloudy in the afternoon, had turned as murky as gauze. A few ambulances streaked by in the gathering dusk, leaving smudgy trails of red and blue lights in their wake.

      Inside, adults and children were milling around in sandals and soiled clothes, eating sticky rice from plastic foam bowls. Some sat on blue-and-orange tarps that had been spread on the concrete floor, and many looked on with vacant stares.

      A makeshift canteen, with steaming pots of sticky rice, had been set up in the warehouse’s covered parking lot.

      Ms. Chantamart said she had little hope that anything was left of her home or her village.

      “Every single house, gone,” she said.

      Ms. Chantamart said she was not sure whom to hold responsible for the flood. But she said the government and the company behind the dam should take more action to help the victims.

      “People here are shocked, scared and sorry for each other because of our loss,” she said, as children in soiled sweatshirts crowded around her.

      About 70 percent of the people in her village were from minority ethnic groups, she said. Most grew rice and coffee. Occasionally, they found work as day laborers.

      Khamla Souvannasy, an official from Paksong, said the local authorities were struggling to support the hundreds of people who had gathered at the warehouse.

      “The weather is an obstacle,” he said as a bout of particularly heavy rain lashed the warehouse’s roof. “We’re still looking for mattresses.”

      He added: “The disaster came so quickly. There’s no way to be prepared for that, but we’ll just keep working and working.”

      “Everyone here lost everything — animals, our houses,” said Den Even Den, a farmer from Xay Done Khong. “All we have left is our lives.”


      https://www.nytimes.com/2018/07/25/world/asia/laos-dam-collapse-rescue.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&clickSource=s

    • Et une analyse de l’@observatoiremultinat sur le barrage de #Xayaburi (article qui date de 2012 et que je mets ici pour archivage) :

      La #Compagnie_nationale_du_Rhône impliquée dans le barrage controversé de Xayaburi au Laos

      Depuis plusieurs mois, le projet de barrage de Xayaburi sur le Mékong envenime les relations entre le Laos et ses voisins, et suscite l’inquiétude de l’opinion publique internationale. En cause, l’impact potentiel de ce barrage sur les équilibres écologiques du fleuve, et sur la sécurité alimentaire de millions de personnes en amont et en aval. La Compagnie nationale du Rhône, entreprise parapublique contrôlée par GDF-Suez, n’a pas hésité à s’inviter dans la controverse en cautionnant le projet. Une affaire qui, au-delà de la controverse sur le projet de Xayaburi lui-même, pose la question de la responsabilisation des firmes de conseil et de consulting impliquées dans de grands ouvrages d’ingénierie.

      Le mégaprojet de Xayaburi, voulu par le gouvernement laotien et des intérêts industriels thaïlandais, alimente les craintes des États d’aval – Cambodge et Vietnam principalement – ainsi que des communautés riveraines du fleuve. Le barrage risque d’altérer profondément le débit et la sédimentation du Mékong, détruisant de nombreux habitats de poissons et bloquant leur migration. Ce qui pourrait avoir pour conséquence de dévaster les riches pêcheries du fleuve, qui assurent la sécurité alimentaire des populations locales. Pas moins de 60 millions de personnes, tout au long du fleuve, pourraient être directement affectées dans leurs moyens de subsistance. Les richesses du fleuve représentent la grande majorité des apports en protéines des communautés riveraines, et permettent qu’ils soient relativement bien nourris eu égard au niveau de pauvreté qui est le leur.

      En outre, de nombreux observateurs craignent que le barrage de Xayaburi – le premier planifié sur le cours principal du Mékong dans tout son bassin inférieur [1] – ne soit que l’avant-coureur d’une déferlante de nouveaux projets, dont l’impact cumulé sur l’hydrologie et l’écologie du fleuve risque de s’avérer particulièrement destructeur. Au moins dix autres ouvrages hydroélectriques sont actuellement envisagés.

      Et ce alors que, d’ores et déjà, la Chine construit une série de barrages sur le cours supérieur du fleuve, qui suscitent eux-mêmes la controverse et nourrissent les peurs, justifiées ou non, des populations aval. Ces constructions avaient notamment été mises en accusation lors de l’épisode de sécheresse qui avait frappé la région au cours du printemps 2010. La Chine a d’ailleurs annoncé en septembre 2012 que son plus important projet sur le Mékong supérieur, le barrage de Nuozhadu, avait commencé à générer de l’électricité.
      Un enjeu international

      Le gouvernement laotien compte sur le déploiement tous azimuts de l’hydroélectricité pour accélérer le développement du pays [2]. Les grands barrages construits ou projetés incluent celui de Nam Theun 2, opéré par EDF. L’électricité qui serait produite par le barrage de Xayaburi est destinée à l’approvisionnement des industries thaïlandaises (lesquelles produisent pour les grands groupes multinationaux), via l’Agence nationale d’approvisionnement en électricité [3]. C’est d’ailleurs une société thaïlandaise, Ch. Karnchang Plc, qui supervise la construction de l’ouvrage, et des banques thaïlandaises qui le financent.

      Scientifiques et ONG locales et internationales (pour partie réunies au sein de la coalition « Save the Mekong » [4]) sont montées au créneau pour soutenir les protestations des pays d’aval et des communautés riveraines. Les grands titres de la presse internationale se sont saisis de l’affaire, qui s’inscrit dans un jeu complexe d’alliances et de rivalités au niveau sous-régional et international. Même Hilary Clinton s’en est mêlée lors de sa visite dans la région en juillet 2012, en appelant à un moratoire sur les projets de barrage dans tout le bassin inférieur du fleuve.

      Le Laos et les promoteurs du projet soutiennent qu’il ne s’agira que d’un barrage « au fil de l’eau », sans retenue, et que son impact sera donc minime. Pour leur part, les critiques du barrage ont estimé que celui-ci créera tout de même un réservoir en amont sur 100 kilomètres et représentera un obstacle majeur pour les poissons et pour les sédiments, lesquels transportent des nutriments et protègent les rives du fleuve et le delta de l’érosion. 50% des sédiments qui atteignent actuellement le delta du Mékong au Vietnam sont libérés en amont de Xayaburi.

      En 2011, le projet de barrage de Xayaburi a été soumis à la Commission du Mékong, qui regroupe les pays riverains du fleuve, Vietnam, Laos, Cambodge et Thaïlande [5]. Selon les termes du Traité de gestion du Mékong signé en 1995, l’accord des pays riverains est nécessaire pour que le projet puisse être mené à bien. Xayaburi est le premier projet de barrage à être soumis au processus de coopération transfrontalière imaginé alors. C’est donc un test important qui déterminera dans une large mesure l’avenir des développements hydroélectriques sur le Mékong.

      Sous la pression du Vietnam et du Cambodge (et dans une moindre mesure de la Thaïlande, malgré l’implication de ses propres entreprises), la Commission du Mékong s’est mise d’accord pour repousser sa décision finale sur Xayaburi en attendant que soit réalisée une étude systématique de l’impact transfrontalier du barrage [6]. Une évaluation environnementale stratégique réalisée sous l’égide de la Commission du Mékong (portant sur onze projets de barrage sur le bassin inférieur du fleuve) envisageait d’ailleurs que cette phase d’études dure pas moins de dix ans, au vu de l’ampleur des risques potentiellement induits pour la biodiversité, les communautés locales et leurs activités économiques.
      Le Laos souffle le chaud et le froid

      Depuis lors, c’est à un véritable jeu de chat et de souris que se livre le Laos. À intervalles réguliers, de nouvelles informations remontent du terrain selon lesquelles les travaux se poursuivraient à un rythme soutenu. À chaque fois, les autorités laotiennes assurent qu’il n’en est rien et qu’ils attendent les résultats des études d’impact et l’assentiment de la Commission du Mékong avant de relancer le projet de Xayaburi. Jusqu’au rebondissement suivant…

      Il s’agirait de travaux préparatoires de dragage et d’élargissement du fleuve, préalables au lancement de la construction du barrage proprement dite, mais dont les conséquences en termes de sédimentation et de risques pour les populations de poisson sont tout aussi graves. La construction de routes d’accès et le déplacement des populations se poursuivraient également selon International Rivers.

      Le Laos est accusé de chercher à mettre ses voisins devant le fait accompli, et de limiter la discussion à la mitigation des impacts du barrage plutôt qu’à la validité du projet en lui-même. Le Cambodge, quant à lui, menace désormais de poursuivre son voisin devant la justice internationale s’il ne respecte pas ses engagements.
      Entrent en scène des ingénieurs finlandais et français pour cautionner le projet

      C’est dans ce contexte que le gouvernement laotien, sans consulter ses partenaires de la Commission du Mékong, a fait appel, tout d’abord, à la société multinationale d’origine finlandaise Pöyry, un géant du consulting que la Banque mondiale vient d’inscrire sur sa liste noire pour une affaire de corruption et qui est impliquée avec la même firme thaïlandaise dans un autre projet de barrage au Laos, Nam Ngum 2 [7].

      La firme finlandaise s’est empressée de fournir aux autorités laotiennes les munitions dont elles avaient besoin. Pöyry admet dans son évaluation que les incertitudes sur l’impact réel du barrage en termes de sédiments et de migration des poissons sont considérables, du fait notamment de l’absence d’informations scientifiques fiables sur l’état « naturel » du fleuve, mais n’en donne pas moins son feu vert total à la poursuite du projet. Les experts de Pöyry suggèrent que les informations requises sur l’état naturel du fleuve pourraient être collectées au cours même de la construction du barrage (!) et que certaines technologies mises en œuvre ailleurs pour le passage des poissons (technologies pourtant jamais testées sur le Mékong, dont la biodiversité est bien plus riche et les populations de poissons bien plus nombreuses qu’ailleurs) suffiraient probablement à assurer l’objectif de 95% de passage inscrit dans le Traité de gestion du Mékong…

      Surtout, et sans avoir jamais pris contact avec les autres parties prenantes de la controverse, Pöyry conclut que le Laos a déjà respecté toutes ses obligations vis-à-vis de la Commission du Mékong (bien que les travaux aient été initiés avant toute amorce de consultation), et qu’il est dès lors en droit de procéder unilatéralement à la construction de ce barrage. Le gouvernement laotien et les industriels thaïlandais impliqués dans le projet n’ont pas manqué de se prévaloir aussitôt de cette étude pour finaliser leurs contrats et justifier la poursuite des travaux.

      L’expertise effectuée par la Compagnie nationale du Rhône – entièrement depuis la France, sans visite de terrain – visait à évaluer et valider les conclusions de Pöyry en ce qui concerne les questions d’hydrologie, de navigabilité et de sédiments – soit une portion encore plus restreinte des questions soulevées par la Commission du Mékong. Dans son rapport [8], la CNR valide dans leur ensemble les conclusions de Pöyry quant à l’innocuité du projet de barrage de Xayaburi. Elle en remet une couche dans la minimisation des impacts sur le transport des sédiments, tout en faisant la promotion d’une de ses technologies « maison » pour régler le problème … moyennant bien sûr des études supplémentaires.

      Tout comme l’étude finlandaise auparavant, ce nouveau rapport ne se fonde sur aucune donnée précise relative à l’état « naturel » du fleuve avant le projet – de fait, ces données, dont la collecte avait été exigée en 2011 par le Vietnam et le Cambodge, n’existent tout simplement pas, et il sera à jamais impossible de les récolter vu que les travaux ont commencé. Les ONG qui s’opposent au projet ont alors beau jeu de souligner que l’ignorance délibérément entretenue sur la condition originelle du fleuve est le meilleur moyen de prétendre ensuite que les impacts environnementaux seront minimaux, comme le font les expertises de Pöyry et de la CNR.
      De la responsabilité des consultants en ingénierie

      Au final, l’affaire a également ceci d’intéressant qu’elle illustre l’importance, souvent négligée, de la responsabilité des diverses sociétés de consulting et conseil en ingénierie dans la conception et la mise en œuvre de grands aménagements destructeurs. Si elles sont jamais mises en cause, les sociétés comme Pöyry s’empressent de faire valoir qu’elles sont « seulement des consultants ». Mais en l’occurrence, elles contribuent activement à légitimer un projet potentiellement destructeur pour l’environnement et les communautés locales, et cautionnent la tentative du Laos de miner le cadre multilatéral de gestion du fleuve et de se dédouaner de toute obligation de responsabilité, d’information, et de consultation en mettant pays voisins et communautés riveraines devant le fait accompli.

      C’est d’ailleurs ce qui a conduit un groupe d’ONG finlandaises et internationales, dont la coalition Siemenpuu Foundation et la branche finlandaise des Amis de la Terre, à initier au printemps 2012 une procédure contre Pöyry pour non-respect des principes directeurs de l’OCDE sur la responsabilité des entreprises transnationales . Il s’agit de l’un des premiers exemples de mise en cause, dans le cadre de ces principes directeurs, du « greenwashing » délibéré d’un grand projet par une société de consultants.

      Quoi qu’il advienne de cette procédure, le rôle joué dans cette affaire – d’une manière qui semble plus que consentante - par Pöyry et dans une moindre mesure par la CNR justifie que soit mise en cause leur responsabilité, qui tient à la fois de la responsabilité de l’expert et de celle du fournisseur. L’étonnant manque de rigueur de ces études au regard des conclusions que l’on veut en tirer et des décisions qu’elles servent à justifier, la supercherie consistant à cautionner une ignorance scientifique délibérée sur l’état originel du fleuve afin d’éviter de mettre en lumière aucun impact et aucun risque, l’intérêt que ces firmes ont à sanctionner un projet pour continuer à vendre au Laos leur propre expertise et leurs propres solutions… - autant d’éléments qui devraient suffire à empêcher de légitimer le barrage de Xayaburi sur la base de leurs rapports.

      Sans doute inquiétée part la procédure contre Pöyry (qui n’a pas manqué de se prévaloir de la validation de la CNR), cette dernière s’est fendue d’un communiqué de presse début août 2012 visant à « clarifier » le cadre et les conclusions de la mission qu’elle avait effectuée pour le gouvernement du Laos. La CNR y rappelle notamment n’avoir jamais étudié – contrairement à ce que suggérait ce dernier – les questions de migrations de poissons, ni aucun aspect environnemental à part l’hydrologie, la navigation et le transport de sédiment. Le communiqué admet également que le Laos est toujours soumis à ses obligations de partie du Traité de gestion du Mékong. Enfin, il note que la question de l’impact du barrage sur le transport de sédiments en aval reste non résolue en pratique – la CNR « se tenant à disposition » du gouvernement laotien pour améliorer le projet…
      La Compagnie nationale du Rhône

      La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a été créée dans les années 1930 pour gérer les installations hydroélectriques tout au long du cours du Rhône, ainsi que la navigabilité du fleuve. Elle est aujourd’hui le second producteur d’électricité en France après EDF, et détient en outre des parcs éoliens sur tout le territoire français. Détenue majoritairement par des actionnaires publics (Caisse des dépôts et consignations et diverses collectivités locales ), elle est considérée (notamment par la Commission européenne) comme étant de fait sous contrôle de GDF-Suez, qui détient 49,97% des parts. Son président actuel est Yves de Gaulle, petit-fils du général, nommé en 2011 par Nicolas Sarkozy. L’évaluation de l’impact du barrage de Xayaburi a été effectuée par son département CNR Ingénierie, impliqué dans toute une série de projets hydroélectriques ou hydrauliques tout autour de la planète .

      http://multinationales.org/La-Compagnie-nationale-du-Rhone
      #France

    • Article publié sur le site de l’@observatoiremultinat en 2013, pas centré sur le Laos, mais sur l’implication de Alstom dans la construction de barrages un peu partout dans le monde...

      #Alstom : un groupe français au coeur de nombreux barrages controversés

      Fournisseur de turbines, Alstom joue un rôle majeur dans le marché mondial de l’hydroélectrique. À ce titre, le groupe a été activement impliqué dans toute une série de grands projets controversés, depuis le barrage des Trois Gorges en Chine à celui de Belo Monte aujourd’hui. Alstom peut-elle continuer à dénier toute responsabilité quant à l’impact environnemental de ces mégabarrages, et quant aux atteintes aux droits humains qu’ils occasionnent ?

      Les barrages hydroélectrique constituent l’un des domaines d’activités phares d’un groupe investi dans de multiples secteurs, depuis le nucléaire jusqu’au transport urbain. Alstom n’intervient pas directement en tant que constructeur de barrages, mais vend ses turbines, ses générateurs, et ses services de conception et de maintenance. Sur son site, le conglomérat français se vante d’avoir équipé un quart de la capacité hydroélectrique installée dans le monde au cours des 100 dernières années. Il rappelle fièrement que les plus grands barrages au monde ont tous (à des degrés divers) mis à contribution ses équipements et son expertise : les Trois Gorges en Chine (d’une capacité de 22 500 MW), Itaipu et Tucuruí au Brésil (14 000 et 8 400 MW respectivement), Guri au Venezuela (10 200 MW), et ainsi de suite. Une liste à laquelle s’ajouteront bientôt le barrage de Belo Monte en Amazonie brésilienne (11 200 MW), celui de Xiangjiaba en Chine (8 000 MW) et quelques autres.

      Le problème est que les grands barrages sont associés à toute une série d’impacts très problématiques sur le plan environnemental, social, politique et financier. Ils entraînent aussi souvent des violations des droits humains. Les chantiers et la création de retenues d’eau artificielles sont cause de déforestation et de perte de biodiversité. Les grands barrages modifient en profondeur l’hydrologie des fleuves où ils sont implantés, ce qui peut avoir des répercussions très importantes sur les moyens de subsistance des populations locales (poisson, érosion, fertilité des sols). Ils sont aussi l’occasion de déplacements de population qui peuvent se chiffrer en centaines de milliers (presque deux millions pour le barrage des Trois Gorges), avec des compensations souvent inadéquates (lorsqu’elles existent). Les gouvernements tendent d’ailleurs à choisir des sites habités par des populations historiquement marginales ou discriminées, notamment des peuples indigènes. Ces grands projets sont aussi une source de flux financiers importants, dont les intérêts économiques et politiques locaux sont très souvent tentés de se réserver une partie. Enfin, les grands barrages situés sur des fleuves transfrontaliers sont source de tensions internationales. On l’a vu encore récemment avec la décision de l’Éthiopie de se lancer unilatéralement dans la construction du barrage Grand Renaissance sur le Nil bleu – un autre contrat fièrement affiché par Alstom – malgré les craintes de l’Égypte, qui dépend quasi exclusivement du fleuve pour son approvisionnement en eau potable.

      Études d’impact environnemental délibérément minimalistes, résistances des populations locales, corruption [1], voire violations flagrantes des droits humains (comme à Merowe au Soudan) – autant de problèmes qui concernent aussi les barrages dans lesquels Alstom choisit de s’impliquer.

      Le mégabarrage prévu à Belo Monte entraînera ainsi le déplacement d’entre 20 000 et 40 000 personnes et la submersion d’au moins 668 kilomètres carrés, dont 400 kilomètres carrés de forêt primaire abritant une biodiversité unique (et bien davantage si, comme le craignent les opposants, la construction d’un second barrage s’avère nécessaire pour assurer la viabilité du premier). À cela s’ajoutent les conséquences indirectes du barrage, qui détournera 80% du débit du fleuve et entraînera l’assèchement partiel ou total d’une boucle du fleuve où vivent de nombreuses tribus indigènes. Leurs moyens de subsistance traditionnels s’en trouveront fortement compromis, sans parler des bouleversements sociaux que ne manquera pas d’occasionner un chantier de cette ampleur. Ceci explique la volonté de résistance affichée par les peuples indigènes de la zone, qui ne fait d’ailleurs que répondre à l’approche répressive privilégiée d’emblée par le gouvernement brésilien. Le tout pour un bénéfice économique bien incertain, puisque le projet est porté à bout de bras par les financeurs publics brésiliens et que, malgré sa capacité théorique de 11 200 MW, le barrage ne pourra générer la plupart du temps qu’entre 1000 et 4000 MW.

      Dans les documents de communication d’Alstom, on chercherait en vain ne serait-ce qu’une simple mention de ces problèmes, que ce soit à propos de Belo Monte ou de n’importe quel autre projet. C’est une approche purement technocratique et ingénieuriale qui y prévaut : Alstom offre ses services et ses équipements pour optimiser la valeur des projets, et semble se laver les mains du reste. Selon les termes mêmes de Patrick Kron, PDG du groupe, dans une réponse assez peu amène aux critiques de son implication dans Belo Monte : « Pour notre part, une fois la décision prise [par les gouvernements], nous proposons les équipements les plus adaptés pour produire l’électricité dans les meilleures conditions de sécurité, de protection de l’environnement et d’efficacité économique. »

      Évidemment, aucune forme de génération d’électricité n’est sans impact, et les barrages présentent aussi de nombreux avantages. Dans les pays industrialisés, ils permettent de stocker l’énergie, offrant un complément indispensable aux énergies solaire et éolienne (et une alternative au nucléaire). Dans les pays du Sud, ils peuvent favoriser l’accès à l’électricité (lorsqu’ils sont conçus dans le cadre d’une véritable démarche de développement national et non pour alimenter en énergie les mines et usines des multinationales). Enfin, ils offrent une alternative potentiellement moins émettrice de gaz à effet de serre que les centrales thermiques fonctionnant au charbon ou au gaz (quoique de plus en plus d’études scientifiques suggèrent que les barrages émettent en réalité de fortes quantités de méthane, notamment en zone tropicale).

      En tout état de cause, pour des ouvrages dont l’impact est si considérable et potentiellement si dramatique, la moindre des choses serait de s’assurer que les avantages et les inconvénients sont pesés de manière transparente et démocratique, et que tout est fait pour minimiser les impacts négatifs. Dans la réalité, force est de constater que c’est l’autoritarisme qui est de règle dans ce domaine, et que les élites politiques et économiques se réservent le droit de décider seules ce qui est bon pour leur pays, sans toujours attacher beaucoup d’importance aux véritables intérêts de la population.

      Les grands barrages avaient connu leur première heure de gloire dans les années 1960 et 1970, dans le cadre des politiques de développement du « Tiers-monde ». Du fait de la contestation qu’ils ont suscité et de leurs impacts problématiques, ce genre de projet était peu à peu passé de mode au cours des années 1980, et des normes plus rigoureuses avaient été élaborées. Le changement climatique et l’essor des pays émergents sont venus changer radicalement la donne. Chine, Brésil et Inde ont relancé la construction de grands barrages en vue de satisfaire leurs besoins énergétiques tout en limitant leurs émissions de gaz à effet de serre.

      Pour Alstom, cette relance était synonyme de nouvelles opportunités commerciales, et le groupe n’a pas hésité à encourager le mouvement, sans apparemment se poser trop de questions sur les conséquences sociales, environnementales ou politiques de ces nouveaux projets. Une stratégie à laquelle le groupe français ne semble pas prêt de renoncer, puisqu’il vient d’inaugurer une usine flambant neuve de turbines hydroélectriques à Tianjin en Chine, avec pour cible explicite les mégabarrages appelés à se multiplier dans les prochaines années sur le Mékong, le Salouen et l’Irrawaddy.
      L’Amazonie envahie par les grands barrages

      Un tel engagement apparemment si inconditionnel est-il tenable, et finira-t-il par rattraper Alstom ? De manière assez inhabituelle pour lui, le groupe s’est trouvé la cible directe de campagnes citoyennes du fait de son engagement dans le barrage de Belo Monte. Le combat des écologistes et des peuples indigènes de la zone a été très bien relayé par les médias mondiaux en raison du soutien qui leur a été apporté par plusieurs vedettes anglo-saxonnes. Début 2011, trois leaders indigènes ont fait le déplacement en France pour dénoncer l’implication d’Alstom (et de GDF Suez) dans les grands barrages amazoniens. En novembre 2012, le très emblématique chef Raoni, de la tribu des kapayo, rencontrait le président de la République François Hollande à l’Élysée pour plaider la cause des opposants à Belo Monte. Suite à une mission sur place en juin 2013, Eva Joly et d’autres députées européennes EELV sont également montées au créneau : « En tant que parlementaires européens, nous ne pouvons ignorer ce qui s’y passe. Parce que la catastrophe écologique nous concerne directement, mais aussi et surtout parce nous sommes impliqués dans ce non-sens par la voie d’entreprises européennes comme Alstom ou GDF Suez, qui participent à la conception et à la construction de ce projet malgré les principes de l’Union européenne en termes de responsabilité sociale et environnementale. »

      Les multiples procédures judiciaires intentées au Brésil même et à l’étranger contre le barrage de Belo Monte ne semblent pas déranger le groupe français, dont le code éthique garantit pourtant le « respect des lois, des réglementations et autres obligations en vigueur, quel que soit le pays où l’entreprise est établie ». Le fait que le Brésil ait été épinglé par la Commission inter-américaine des droits de l’homme, entre autres, pour ne pas avoir respecté la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les droits des peuples indigènes paraît également en contradiction avec la charte de développement durable du groupe, qui affirme : « Les fournisseurs et sous-traitants d’Alstom doivent se conformer à la Déclaration universelle des droits de l’homme, aux Conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail, aux principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économique [...] ainsi qu’à toute autre convention ou réglementation internationale, nationale et locale applicable à leurs activités dans les pays où ils interviennent. »

      Au-delà de Belo Monte, Alstom est également impliquée, entre autres, dans le complexe du Rio Madeira, à l’autre bout de l’Amazonie. On y retrouve les mêmes problèmes qu’à Belo Monte : études d’impact tronquées et contestées, passage en force de l’administration et batailles judiciaires, résistance des peuples indigènes, chantiers colossaux occasionnant d’importants bouleversements sociaux (et, en l’occurrence, des émeutes ouvrières). Dans toute l’Amazonie, le développement des grands barrages a eu pour résultat d’attiser les tensions entre indigènes et gouvernement. Alstom, pour sa part, se contente de reprendre l’argumentaire du gouvernement brésilien sur les bienfaits des barrages amazoniens en termes d’accès à l’électricité, de réduction et de croissance économique. Le groupe se prépare à équiper la prochaine génération de mégabarrages amazoniens, qui cibleront cette fois d’autres affluents de l’Amazone, le Teles Pires et le Tapajós.

      La réponse habituelle d’Alstom à ceux qui l’interpellent sur son implication directe dans ces mégaprojets amazoniens est de faire valoir que le groupe n’intervient que comme fournisseur de turbines, sans participer directement pas aux décisions. Quand bien même cela suffirait à dédouaner l’entreprise française de toute responsabilité quant aux violations de droits humains occasionnées par les barrages, il semble bien qu’en fait, la réalité soit moins claire. Selon la presse brésilienne, Alstom a joué un rôle actif dans la phase de montage financier du projet, alors que l’autorisation administrative n’était pas encore validée. Il s’agissait aussi pour l’entreprise de capter une partie des aides et financements publics débloqués par l’État brésilien pour s’assurer que le projet verrait bien le jour. International Rivers, ONG internationale critique des grands barrages, estime ainsi que l’offre de turbines d’Alstom était financée à hauteur de 30% par les deniers publics brésiliens, sous forme de crédit d’impôts.

      De la même manière, le groupe français a été impliqué dès le départ dans la conception du complexe du Rio Madeira aux côtés d’Odebrecht, le géant brésilien du BTP – et bien avant que GDF Suez soit finalement retenu pour construire et opérer le barrage de Jirau. Alstom souhaitait faire de ces deux barrages un test et une vitrine pour ses nouvelles turbines bulbe. L’entreprise française avait même signé un contrat d’exclusivité avec Odebrecht avant même que les appels d’offre ne soient lancé (contrat d’une légalité douteuse auquel les deux parties ont finalement fini par renoncer).
      De la Chine à l’Afrique

      L’engagement d’Alstom dans le barrage des Trois Gorges en Chine, au milieu des années 1990, aura marqué un tournant décisif pour le groupe et pour l’industrie mondiale des grands barrages en général. L’entreprise française, appuyée par la diplomatie économique française et par BNP Paribas [2], a fourni 14 des 32 turboalternateurs du mégabarrage, initié en 1994, mais qui n’a pas fonctionné à pleine capacité avant 2012. Le barrage des Trois Gorges a toujours été très contesté, y compris au sein des milieux dirigeants chinois. Il a entraîné des déplacements de population à une échelle massive, submergé 13 villes, 4500 villages et plusieurs centaines de sites archéologiques, dont certains d’une valeur inestimable. Ses impacts de long terme sur les grands équilibres écologiques du bassin du Yangtze en amont et en aval suscitent toujours une grande inquiétude.

      Le gouvernement chinois n’avait pas manqué de poser ses conditions à la participation d’Alstom et des industriels occidentaux : ils devaient partager leur expertise et leur technologie avec leurs partenaires chinois. Selon Peter Bosshard, directeur d’International Rivers, ce transfert de technologie a joué un rôle catalyseur dans le développement de l’industrie hydroélectrique chinoise. Il a permis l’émergence d’un certain nombre d’entreprises chinoises spécialisées dans la construction de grands barrages (Three Gorges Corporation, Sinohydro, etc.), ainsi que de deux fabricants de turbines, Dongfang et Harbin. Soutenues par les banques publiques chinoises, ces firmes ont ensuite étendu leurs activités au niveau international, principalement en Afrique et en Asie du Sud-est, contribuant au renouveau mondial des grands barrages. L’arrivée des acteurs chinois s’est aussi accompagnée, au moins dans un premier temps, d’un certain relâchement des exigences sociales et environnementales qui s’était imposées au fil du temps à l’industrie hydroélectrique.

      Du point de vue d’Alstom, cet arrangement avait un double avantage. Le premier était de s’installer sur le marché hydroélectrique chinois, le plus important au monde, où le groupe déclare aujourd’hui détenir 20% des parts de marché, derrière Dongfang et Harbin. Le groupe français a vendu ses turbines à toute une série de projets, dont le plus significatif à ce jour est celui de Xiangjaba, en amont des Trois Gorges (8000 MW). Alstom lui a fourni quatre unités hydroélectriques de 800 MW, les plus puissantes jamais construites à ce jour. Le second avantage était de pouvoir accompagner les firmes chinoises dans leur expansion internationale. Alstom a profité de son association avec les Chinois pour participer à une multitude de nouveaux projets, depuis le Vietnam (barrage de Lai Chau, 1200 MW, avec Hydrochina Zhongnan Engineering Corp) et la Malaisie (barrage de Bakun 2400 MW avec Sinohydro) jusqu’au Ghana (barrage de Bui, 400 MW, construit par Sinohydro)

      C’est dans ce contexte qu’il faut replacer l’ouverture en fanfare de la nouvelle usine de Tianjin. De l’aveu même de l’entreprise, plus de la moitié de la production de l’usine de Tianjin sera destinée à l’exportation hors de Chine, principalement vers l’Asie du Sud-est et, dans une moindre mesure, l’Afrique. Relativement épargnés à ce jour en raison de décennies de conflits ou d’isolement politique, le Mékong, la Salouen et l’Irrawaddy font aujourd’hui l’objet d’une véritable course aux projets hydroélectriques. Pas moins de douze mégabarrages sont ainsi prévus sur le Mékong, sans que leur impact cumulé sur les écosystèmes du fleuve (et en particulier sur les ressources en poisson, essentielles à la sécurité alimentaire de dizaines de millions de personnes) ait été vraiment étudié. Au contraire, malgré l’existence d’un organisme de gestion conjointe du fleuve entre nations riveraines (Laos, Cambodge, Thaïlande et Viernam), chaque pays lance ses projets de son côté, suscitant des tensions diplomatiques. À cela s’ajoute les enjeux de droits humains dans une région parsemée d’une multitude de communautés ethniques, parfois en situation de conflit armé avec les gouvernements nationaux. Alstom déclare cibler notamment le développement hydroélectrique de la Birmanie (Myanmar), nouvel eldorado des grandes multinationales, même si les ONG estiment que les enjeux de droits humains sont loin d’y être résolus.

      De quoi alimenter les inquiétudes alors qu’une bonne partie des projets issus de cette nouvelle stratégie d’Alstom s’est déjà retrouvée sous le feu des critiques des écologistes, des communautés locales et autres. Le barrage de Bakun, dans le Sarawak en Malaisie, a été inclus en 2005 par l’ONG Transparence international dans ses « Monuments globaux de corruption » et fait l’objet d’une vive résistance des populations indigènes locales, relayée par une campagne internationale de soutien. Le barrage de Bui, au Ghana, a entraîné la submersion d’une partie d’un Parc national et la mise en danger de l’habitat de l’hippopotame noir, une espèce menacée. Les études d’impact environnemental n’ont jamais été publiées, et les résidents locaux accusent les autorités de ne pas avoir tenu leurs promesses de compensation.

      Le cas le plus problématique est toutefois celui du barrage de Merowe au Soudan (1250 MW), construit sur la quatrième cataracte du Nil entre 2003 et 2009. Les bailleurs de fonds occidentaux avaient refusé de s’engager dans le projet en raison des risques d’atteintes aux droits humains, vide qui a été comblé par la China Export Import (Exim) Bank. Malgré les pressions de la société civile, deux entreprises européennes, Lahmeyer (Allemagne) et Alstom, ont accepté de s’engager et ont tenu bon contre vents et marées. L’étude d’impact environnemental a été tenue secrète et, quand elle a été finalement « fuitée » en 2007, sévèrement critiquée pour ses insuffisances. Un reportage sur les lieux de l’Inter Press Service en 2011 confirme des répercussions importantes à court terme sur les stocks de poisson et la perte de terres fertiles, et beaucoup d’incertitudes à long terme. Pire encore peut-être, le barrage de Merowe a entraîné le déplacement forcé de 50 000 personnes, dans des conditions parfois très violentes, et la submersion de sites historiques de la Nubie antique. Dès 2007, Miloon Kothari, Rapporteur spécial de l’ONU sur le logement décent, avait exprimé ses « sérieuses inquiétudes ». Les résidents locaux ne voulaient pas quitter la zone pour gagner les terres arides qui leur avaient été assignées par le gouvernement soudanais, malgré les promesses initiales. Ce dernier aurait envoyé des milices armées en avril 2006 pour intimider les habitants, avec trois morts à la clé[Voir ce reportage vidéo d’Al Jazeera (en arabe).]]. En juillet-août 2008, les autorités soudanaises et les opérateurs du barrage ont commencé à retenir l’eau et submerger les villages alentour, sans les avoir prévenu, pour les forcer au départ. Le gouvernement soudanais a fermé la zone aux organisations humanitaires.

      Réponse de Patrick Kron aux critiques ? « Merowe triplera presque la capacité de génération d’électricité du Soudan. (…) À notre connaissance, des programmes sont en place pour atténuer l’impact social et environnemental de ce projet. » L’entreprise Lahmeyer, de son côté, est poursuivie devant la justice allemande par l’European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR) pour son implication dans le barrage et dans les atteintes aux droits humains qu’il a occasionné. Ces poursuites ciblent deux employés accusés d’être responsables de la submersion soudaine des villages environnants.

      L’implication récente d’Alstom dans le projet de barrage de Grand Renaissance en Éthiopie paraît indiquer que le groupe n’a pas l’intention de s’arrêter en si bonne voie. Profitant de la crise politique que connaissait l’Égypte, le gouvernement éthiopien a lancé dans la précipitation le chantier de ce barrage, dont la plupart des bailleurs internationaux se sont tenus à l’écart. Un panel d’experts internationaux vient de conclure que le barrage présentait des faiblesses structurelles et que l’étude d’impact sur l’aval du fleuve présentée par l’Éthiopie était insuffisante.
      Quelle responsabilité pour Alstom ?

      Le groupe français commence à être rattrapé par la réalité. En Inde, le mouvement paysan KMSS (Krishnak Mukti Sangram Samiti) et les populations locales opposées au mégabarrage de Lower Subansiri (2000 MW), à la frontière de l’Assam et de l’Arunachal Pradesh, ont ainsi réussi à bloquer pendant plusieurs semaines la livraison des turbines d’Alstom. Ce projet s’inscrit dans une véritable course à la construction de grands barrages dans le Nord-Est de l’Inde, au bénéfice non des populations locales (souvent indigènes), mais du centre du pays. L’impact cumulé de ces barrages dans une région fragile sismiquement et écologiquement n’a jamais été évalué.

      S’y ajoutent les campagnes, souvent efficaces, ciblant les investisseurs et bailleurs européens. Elles ont par exemple contraint Alstom et la plupart des autres firmes européennes à se retirer du projet d’Ilisu en Turquie, suite au retrait des agences de crédit à l’exportation suisse, autrichienne et allemande. En Norvège, le puissant fond de pension communal a décidé de se désengager d’Alstom en raison de son implication dans le projet de Merowe, et les ONG du pays s’efforcent – sans succès jusqu’à présent – de convaincre le fonds de pension des fonctionnaires gouvernementaux d’en faire de même. En France, pour des projets comme les Trois Gorges et Lower Subansiri, Alstom a bénéficié du soutien actif de la Coface.

      En matière de responsabilité sociale des entreprises, Alstom est plus connu pour son implication dans des affaires de corruption ou encore dans les colonies illégales en Palestine (une implication pour laquelle l’entreprise a été mise sur la liste noire de plusieurs investisseurs institutionnels). L’entreprise pourra-t-elle continuer longtemps à se défausser de toute responsabilité à l’égard des impacts sociaux et environnementaux des grands barrages dans lesquels elle est impliquée ? Comme le souligne encore Peter Bosshard, « tous les acteurs principaux de projets se chiffrant en milliards de dollars partagent la responsabilité de leurs conséquences, y compris leur impact social et environnemental. Les gouvernements ont la responsabilité principale, mais les fournisseurs d’équipements qui apporte le moteur du projet (et une technologie que seule une poignée de firmes maîtrise) ne peuvent pas s’absoudre de leur part de responsabilité. »

      http://multinationales.org/Alstom-un-groupe-francais-au-coeur

      Je signale ici surtout pour ce passage :

      Malgré l’existence d’un organisme de gestion conjointe du fleuve entre nations riveraines (Laos, Cambodge, Thaïlande et Viernam), chaque pays lance ses projets de son côté, suscitant des tensions diplomatiques. À cela s’ajoute les enjeux de droits humains dans une région parsemée d’une multitude de communautés ethniques, parfois en situation de conflit armé avec les gouvernements nationaux. Alstom déclare cibler notamment le développement hydroélectrique de la Birmanie (Myanmar), nouvel eldorado des grandes multinationales, même si les ONG estiment que les enjeux de droits humains sont loin d’y être résolus.

    • https://seenthis.net/messages/711027

      Il est question aussi de rétention d’information plus efficace que la rétention d’eau puisque les ingés ont vu la rupture arriver mais les populations n’ont pas été évacuées. Il est aussi question de la régularité de ce genre d’événement, comme s’il était acceptable de construire des ouvrages défectueux dans des pays aussi pauvres, dont on pique au passage une des ressources en saccagent l’environnement.

    • A Day Before Laos Dam Failed, Builders Saw Trouble

      The day before this week’s catastrophic dam failure in Laos, the companies building the dam knew that it was deteriorating, and one of them saw a potential trouble sign three days in advance. Yet many people living downstream received no warning of the deadly flood that was about to sweep away villages, farms, livestock and people.

      The companies said they had warned Laotian officials of the danger, and some villages were evacuated, but the dam’s collapse killed at least 27 people — many more are still missing — and displaced at least 6,600 others in Laos. On Thursday, state media in Cambodia reported that as many as 25,000 more people in that country were being evacuated from the northern border province of Stung Treng, as the flood surge made its way south.

      Now, as rescue workers scramble to find missing villagers and care for others in makeshift shelters, questions are mounting about the speed of the one-party state’s response, the quality of the companies’ work, and whether they could have done more to prevent the accident or alert people to the peril.

      Xe-Pian Xe-Namnoy Power Company, a joint venture of two South Korean firms, one from Thailand and a state-owned Laotian firm, is building the hydroelectric project, which includes several dams.

      The state-controlled Lao News Agency initially reported that 5 billion cubic meters of water had spilled over the dam, but later quietly revised that number downward to half a billion cubic meters, or roughly 17.7 billion cubic feet, of water. Even the lower volume would be enough to cover an area the size of Manhattan in water 28 feet deep.

      Accounts given by the two South Korean companies differ in several details, and do not answer the crucial question: When did they know, or should they have known, that the dam might be headed toward collapse?

      On Friday, engineers noticed a depression, or “settlement,” about four inches deep in the center of the dam, Korea Western Power, one of the companies, said in a report to South Korea’s Parliament.

      A company official told lawmakers — one of whom released the report on Thursday — that such sinking was common with the kind of heavy rainfall the region was experiencing, so the engineers decided to monitor it rather than take action.

      On Sunday, engineers found 10 “fractured settlements” on the top of the dam and set out to repair them, but they could not get the necessary repair equipment to the scene until Monday afternoon, when it was too late, the company’s report said.

      SK Engineering & Construction of South Korea, the main builder of the project, said on Thursday that it had discovered at 9 p.m. on Sunday that part of the dam’s top was missing.

      In a statement, the company said it had “immediately” reported the damage to the local authorities and evacuations of the nearest villages began, but it did not alert the provincial government until noon the next day that the dam might deteriorate further.

      By 11 a.m. on Monday, Korea Western Power said, there was a depression more than three feet deep in the top of the dam.

      On Monday, the joint venture sent a written notice to provincial officials, which has been seen by The New York Times, warning that Saddle Dam D was in a “very dangerous condition now due to heavy rainfall,” and that villagers downstream should be told to “evacuate to high level position to avoid unfortunate accident by heavy water flow.”

      By Monday afternoon or early evening, the dam was crumbling further and water was pouring through. SK said it received the first report of a village flooding at 1:30 a.m. Tuesday.

      Both South Korean companies mentioned heavy rains in their descriptions of the disaster. But Ian Baird, a geography professor at the University of Wisconsin, Madison, who specializes in Laos and has studied the hydropower project, said he believed the problem was either faulty construction or a decision to store too much water in the dam’s reservoir at a time when heavy rain should have been expected.

      “When at the end of July do we not get rain in this part of the world?” he asked.

      The companies are “trying to play this out as a natural disaster that wasn’t their fault,” he said. “I don’t believe that for a second.”

      Xe-Pian Xe-Namnoy Power Company could not be reached by telephone on Thursday.

      The United Nations has said that eight villages were affected by the flooding. Experts and displaced villagers said in interviews this week that the number could be 11 or more. Some were probably in an area that is extremely isolated in the rainy season, even without a major flood event, Professor Baird said.

      “I’m sure there are still lots of people who nobody has reached yet,” Professor Baird said. Some people might have scrambled to higher ground, but it would depend on when they were notified of the threat.

      A day after the accident, the United Nations reported that 14 bridges had been damaged in Laos and at least 1,494 people there had been evacuated to emergency shelters. It said helicopters and boats were the only means of transportation in the affected areas of Attapeu Province, where rates of child malnutrition are among the highest in the country.

      On Thursday, a reporter who traveled into the affected area — a three-hour drive on bumpy roads from Attapeu Town — saw military personnel and volunteers from several countries steering boats through the floodwaters in a grim search for bodies. Some people there were beginning to return to villages that had been underwater earlier in the week, only to find that all their possessions had been destroyed.

      Octavian Bivol, the Unicef representative in Laos, said on Thursday that while the agency was providing the Laotian authorities with soap, jerrycans and other supplies to assist the equivalent of 1,500 households, the primary challenge was that so many of the flood victims were so isolated.

      At least some of the affected villages had no warning of the lethal threat racing toward them.

      Silam, a 25-year-old woman from southern Laos with two children, said in an interview that she had escaped the floods on Monday night after receiving a phone call not from the government, but from one of her relatives who was in a nearby rice paddy.

      The relative told her to leave the house and move to higher ground “because the water was coming,” she recalled, speaking in a shelter in the southern town of Paksong on Wednesday evening. “I was so scared.”

      Bruce Shoemaker, an independent expert on hydropower in Laos, said that the dam was already “a slow-moving humanitarian and ecological disaster” even before the accident on Monday, in part because all the water diversion was a severe threat to downstream fisheries, the main source of protein for local people.

      “The big thing is there’s a very poor regulatory environment in Laos,” said Mr. Shoemaker, a co-editor of the book “Dead in the Water: Global Lessons from the World Bank’s Model Hydropower Project in Laos.”

      “Private companies get these concessions and there’s very little oversight of how they’re implementing it,” he added, “and that is pervasive throughout the hydropower sector.”


      https://www.nytimes.com/2018/07/26/world/asia/laos-dam-collapse.html?rref=collection%2Fsectioncollection%2Fworld&action=c

    • Le Laos, « batterie de l’Asie du Sud-Est » en court-circuit

      Le Laos est connu pour ses éléphants, ses forêts tropicales et ses nombreux cours d’eau qui façonnent un paysage luxuriant. Ou façonnaient. Car depuis que le pays s’est ouvert au libre marché dans les années 1990, le paysage laotien a été défiguré par des dizaines de projets de barrages hydroélectriques. À tel point que le pays est désormais surnommé « la batterie du Sud-Est asiatique ».

      Les associations environnementales ont déjà alerté à plusieurs reprises sur les conséquences écologiques et humaines de ces projets faramineux. Des avertissements qui n’ont pas trouvé d’écho. Mais qui paraissent pourtant fondés, comme le démontre, lundi 23 juillet, l’effondrement d’un barrage hydroélectrique en construction dans la province d’Attapeu, qui laisse derrière lui plusieurs centaines de morts et disparus, et des villages entiers dévastés.

      Les envoyés spéciaux de Mediapart se sont rendus sur place deux jours après la catastrophe, mercredi 25 juillet. Pour témoigner, en images, des conséquences de cette politique de développement irresponsable.


      https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/le-laos-batterie-de-lasie-du-sud-est-en-court-circuit

      Photos d’@albertocampiphoto

    • Information reçue d’un chauffeur de tuc-tuc à Kratje, au Cambodge (pas vérifiée) : le Cambodge aurait rendu au Laos 30 cadavres de personnes retrouvées mortes dans le Mekong suite à l’inondation.

    • Laos. Nonostante il crollo di una diga, proseguono i progetti idroelettrici

      A luglio è crollata una diga per le forti piogge, uccidendo decine di persone in Laos. Ma proseguono i lavori per costruirne molte altre, nonostante i timori della popolazione.
      Nel mese di luglio il Laos è stato scosso dal crollo di una diga, che è costato la vita a decine di persone e ha letteralmente distrutto interi villaggi. Nonostante le promesse e le rassicurazioni del governo, però, i progetti per le nuove centrali idroelettriche vanno avanti. Compresi quelli per due maxi-impianti che, dopo questo grave precedente, non possono non destare preoccupazioni nella popolazione. Lo sottolinea il quotidiano Guardian.

      Il tragico (e parziale) bilancio del crollo di luglio
      Nella notte tra il 23 e il 24 luglio, nella provincia di Attapeu, una diga idroelettrica ancora in costruzione è crollata a seguito delle forti piogge, allagando diversi villaggi e costringendo seimila persone ad abbandonare le loro case. Le vittime accertate sono almeno 35, ma si contano ancora centinaia di dispersi. Secondo la Croce Rossa Internazionale, sono migliaia le persone che vivono tuttora in sistemazioni precarie.

      A distanza di oltre un mese, le notizie in merito sono ancora frammentarie e le autorità laotiane hanno ricevuto parecchie critiche, prima per le difficoltà nella gestione dell’emergenza e poi per il risarcimento offerto ai familiari, pari a meno di 200 dollari per ogni persona che ha perso la vita. A fine agosto è arrivato un carico di aiuti umanitari da parte della Russia.

      I lavori per due enormi dighe vanno avanti, nonostante tutto
      A inizio di agosto, il primo ministro laotiano Thongloun Sisoulith aveva ordinato di bloccare tutti i futuri progetti di centrali idroelettriche e di avviare un esame approfondito di tutti quelli in corso. Soltanto 24 ore dopo quest’annuncio, tuttavia, è iniziato il processo di consultazione per la diga Pak Lay nella provincia di Xayaburi (o Sainyabuli), nella zona nord-occidentale del paese asiatico, al confine con la Thailandia. Si tratta di un grande passo avanti per la costruzione di questa nuova diga, che sarà la quarta per dimensioni sul fiume Mekong.

      Secondo la Mekong River Commission, prosegue indisturbato anche l’iter per la diga Pak Beng, che produrrà 912 megawatt di energia e richiederà un investimento di circa 2,4 miliardi di dollari. Il progetto ha già superato la fase di consultazione e sta aspettando il via libera dalle autorità delle quattro nazioni coinvolte (oltre al Laos, anche Thailandia, Cambogia e Vietnam).

      Entrambi i progetti, Pak Lay e Pak Beng, sono finanziati da alcune imprese cinesi e hanno riscosso vibranti proteste da parte degli ambientalisti e delle comunità locali. Secondo alcune indiscrezioni, non sarebbero nemmeno stati sottoposti ai controlli promessi dalle autorità. Le stime dicono che, se verranno completati, costringeranno migliaia di famiglie a trasferirsi (circa 1000 famiglie il primo e 6.700 il secondo).

      Secondo la Mekong River Commission, prosegue indisturbato anche l’iter per la diga Pak Beng, che produrrà 912 megawatt di energia e richiederà un investimento di circa 2,4 miliardi di dollari. Il progetto ha già superato la fase di consultazione e sta aspettando il via libera dalle autorità delle quattro nazioni coinvolte (oltre al Laos, anche Thailandia, Cambogia e Vietnam).

      Entrambi i progetti, Pak Lay e Pak Beng, sono finanziati da alcune imprese cinesi e hanno riscosso vibranti proteste da parte degli ambientalisti e delle comunità locali. Secondo alcune indiscrezioni, non sarebbero nemmeno stati sottoposti ai controlli promessi dalle autorità. Le stime dicono che, se verranno completati, costringeranno migliaia di famiglie a trasferirsi (circa 1000 famiglie il primo e 6.700 il secondo).

      https://www.lifegate.it/persone/news/laos-dighe-idroelettrico


  • Méfiez-vous des cartes, pas des migrants : les réfugiés syriens.

    Depuis 2011, la Syrie est en proie à une violence inouïe, mettant des millions de gens sur les routes de l’exode. Rappelons que ce conflit est né d’un mouvement de contestation pacifique, dans le souffle libérateur des printemps arabes contre le régime de Bachar El-Assad. Ce mouvement fut réprimé dans le sang. Depuis, la situation n’a eu de cesse de se complexifier et de s’internationaliser avec l’entrée dans le jeu de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), cette guerre aurait causé la mort de plus de 353 000 personnes en 7 ans, dont 106 390 civils (19 811 enfants et 12 513 femmes). Un véritable carnage. Pour survire, beaucoup ont “choisi” de fuir leur pays. Où sont-ils allés ? Où ont-ils été “accueillis” ? Quels sont les pays européens les plus hospitaliers ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes livrés (Françoise Bahoken et moi-même) à un petit exercice cartographique en vidéo. L’objectif est de donner à voir la construction d’une carte décrivant la migration syrienne, surtout sa sensibilité aux partis-pris méthodologiques. Si les chiffres retenus datent de mi 2015 et ont pu évoluer, ce qui compte ici c’est avant tout la démonstration. Notre propos est avant tout pédagogique. Il focalise en premier lieu l’attention sur le rôle des cartes dans notre perception de la crise migratoire syrienne. Que nous disent-elles ? L’effet de différents choix (graphiques, textuels, etc.) sur les cartographies obtenues fait l’objet d’un second temps. En quoi ces cartes diffèrent-elles ? Nous dessinent-elles objectivement la réalité de ce phénomène migratoire ? N’y a-t-il pas là un risque de manipulation ? Le troisième temps déconstruit ces cartes pour tenter d’y répondre. Bref, peut-on vraiment faire confiance aux cartes…

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=97&v=RDwn5Qzq6Fc


    #cartographie #visualisation #asile #réfugiés #ressources_pédagogiques #vidéo #préjugés #choix #intentionnalité #invasion #afflux #réfugiés #asile #migrations #réfugiés_syriens #couleurs #rejet #accueil #grand_remplacement #échelle #statistiques #chiffres #mensonge #ethnocentrisme #IDPs #déplacés_internes #cadrage

    Merci @fbahoken !

    • Méfiez-vous des cartes, pas des migrants : les réfugiés syriens.

      Depuis 2011, la Syrie est en proie à une violence inouïe, mettant des millions de gens sur les routes de l’exode. Rappelons que ce conflit est né d’un mouvement de contestation pacifique, dans le souffle libérateur des printemps arabes contre le régime de Bachar El-Assad. Ce mouvement fut réprimé dans le sang. Depuis, la situation n’a eu de cesse de se complexifier et de s’internationaliser avec l’entrée dans le jeu de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), cette guerre aurait causé la mort de plus de 353 000 personnes en 7 ans, dont 106 390 civils (19 811 enfants et 12 513 femmes). Un véritable carnage.

      Pour survire, beaucoup ont “choisi” de fuir leur pays. Où sont-ils allés ? Où ont-ils été “accueillis” ? Quels sont les pays européens les plus hospitaliers ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes livrés (Françoise Bahoken et moi-même) à un petit exercice cartographique en vidéo. L’objectif est de donner à voir la construction d’une carte décrivant la migration syrienne, surtout sa sensibilité aux partis-pris méthodologiques.

      Si les chiffres retenus datent de mi 2015 et ont pu évoluer, ce qui compte ici c’est avant tout la démonstration. Notre propos est avant tout pédagogique. Il focalise en premier lieu l’attention sur le rôle des cartes dans notre perception de la crise migratoire syrienne. Que nous disent-elles ? L’effet de différents choix (graphiques, textuels, etc.) sur les cartographies obtenues fait l’objet d’un second temps. En quoi ces cartes diffèrent-elles ? Nous dessinent-elles objectivement la réalité de ce phénomène migratoire ? N’y a-t-il pas là un risque de manipulation ? Le troisième temps déconstruit ces cartes pour tenter d’y répondre. Bref, peut-on vraiment faire confiance aux cartes…

      https://neocarto.hypotheses.org/4188


  • Forced displacement at record high of 68.5 million, UNHCR #Global_Trends report reveals

    UNHCR released its Global Trends report this week to coincide with World Refugee Day, detailing the latest statistics on forced displacement across the world. According to the report, over 68.5 million people are currently displaced from their homes for reasons of conflict, violence and other forms of persecution. This figure represents a record high for the fifth consecutive year.

    In 2017 alone, over 16.2 million people were forcibly displaced, a figure which translates to 44,500 people a day, or one person every two seconds. Over two thirds of the world’s refugees originate from just five countries: Syria, Afghanistan, South Sudan, Myanmar and Somalia.

    The report found that over half of those displaced are children, many of whom are unaccompanied or separated from their parents. In 2017 173,800 children sought asylum on their own, although UNHCR states that this figure is likely an underestimation.

    The report dispels a number of common misconceptions about forced displacement, such as the belief that most of those displaced are hosted in countries in the Global North. UNHCR affirms that in fact the opposite is true, stating that “approximately 85 per cent of all refugees at the end of 2017 were granted protection in countries in developing regions, which included nine of the 10 largest refugee-hosting countries”. Turkey hosts the largest number of refugees, now reaching 3.5 million, while Lebanon hosts the greatest number in proportion to its own population.

    Another misconception the report addresses is the number of cross-border displacements. Almost two thirds of those forced to flee are internally displaced within their own borders. In addition, most of those who do cross a national border settle as close as possible to their home.

    The EU also launched its Annual Report from EASO, the European Asylum Support Office, providing an overview of asylum related policies and practices, both at EU and at national level. In 2017, more than 728,000 applications for international protection were lodged in EU countries, with 33% of decisions granting asylum seekers either refugee status or subsidiary protection.

    https://www.ecre.org/forced-displacement-at-record-high-of-68-5-million-unhcr-global-trends-report-
    #statistiques #chiffres #migrations #asile #réfugiés #HCR #monde #2017

    Lien pour télécharger le #rapport :
    http://www.unhcr.org/5b27be547.pdf
    http://www.unhcr.org/globaltrends2017
    #IDPs #déplacés_internes #apatridie #Rohingya #retour_volontaire #réinstallation #RDC #Congo #république_démocratique_du_congo #taux_de_protection #MNA #mineurs_non_accompagnés

    Quelques graphiques :


    #cartographie #visualisation

    cc @reka


  • Migration data portal

    Created for journalists and others interested in migration, the Global Migration Data Portal makes migration data, data sources and topics more accessible and understandable. Launched in December 2017 and administered by IOM’s Global Migration Data Analysis Centre, the Portal brings together key facts and figures about global migration trends and topics in one place and communicates global data on migration through visualizations, infographics and videos.


    https://migrationdataportal.org/?i=stock_abs_&t=2017

    #portail #statistiques #chiffres #base_de_données #trafic_d'êtres_humains #monde #disparitions #morts #décès #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #migrations_forcées #IDPs #déplacés_internes #migrations #asile #réfugiés #étudiants_internationaux #migration_de_retour #smuggling #passeurs #genre #intégration #santé #diaspora #remittances #droits_des_migrants #SDG #sustainable_development_goals #global_compact #opinion_publique

    Et cette magnifique terminologie : #flux & #stock
    cc @simplicissimus @reka @fil


  • ’Nothing is ours anymore’: Kurds forced out of #Afrin after Turkish assault

    Many who fled the violence January say their homes have been given to Arabs.
    When Areen and her clan fled the Turkish assault on Afrin in January, they feared they may never return.

    Six months later, the Kurdish family remain in nearby villages with other Afrin locals who left as the conquering Turks and their Arab proxies swept in, exiling nearly all its residents.

    Recently, strangers from the opposite end of Syria have moved into Areen’s home and those of her family. The few relatives who have made it back for fleeting visits say the numbers of new arrivals – all Arabs – are rising each week. So too is a resentment towards the newcomers, and a fear that the steady, attritional changes may herald yet another flashpoint in the seven-year conflict.

    Unscathed through much of the Syrian war, and a sanctuary for refugees, Afrin has become a focal point of a new and pivotal phase, where the ambitions of regional powers are being laid bare and a coexistence between Arabs and Kurds – delicately poised over decades – is increasingly being threatened.

    The small enclave in northwestern Syria directly reflects the competing agendas of four countries, Turkey, Syria, Russia and the US – though none more so than Ankara, whose creeping influence in the war is anchored in Afrin and the fate of its peoples.

    Turkey’s newfound stake has given it more control over its nearby border and leverage over its arch foe, the Kurdistan Workers’ party (PKK), which had used its presence in Afrin to project its influence northwards.

    But the campaign to oust Kurdish militias has raised allegations that Ankara is quietly orchestrating a demographic shift, changing the balance of Afrin’s population from predominantly Kurdish to majority Arab, and – more importantly to Turkish leaders – changing the composition of its 500-mile border with Syria.

    Ahead of the January assault, the Turkish president, Recep Tayyip Erdoğan, said: “We will return Afrin to its rightful owners.”

    Erdoğan’s comments followed a claim by US officials that it would help transform a Kurdish militia it had raised to fight Islamic State in northeastern Syria into a more permanent border force. The announcement incensed Turkish leaders, who had long feared that Syria’s Kurds would use the chaos of war to advance their ambitions – and to move into a 60-mile area between Afrin and the Euphrates river, which was the only part of the border they didn’t inhabit.

    Ankara denies it is attempting to choreograph a demographic shift in Afrin, insisting it aimed only to drive out the PKK, not unaffiliated Kurdish locals.

    “The people of Afrin didn’t choose to live under the PKK,” said a senior Turkish official. “Like Isis, the PKK installed a terrorist administration there by force. Under that administration, rival Kurdish factions were silenced violently. [The military campaign] resulted in the removal of terrorists from Afrin and made it possible for the local population to govern themselves. The vast majority of the new local council consists of Kurds and the council’s chairperson is also Kurdish.”

    Many who remain unable to return to Afrin are unconvinced, particularly as the influx from elsewhere in Syria continues. Both exiles and newcomers confirmed to the Guardian that large numbers of those settling in Afrin came from the Damascus suburb of Ghouta, where an anti-regime opposition surrendered to Russian and Syrian forces in April, and accepted being transferred to northern Syria

    Between bandits, militiamen, and wayfarers, Afrin is barely recognisable, say Kurdish locals who have made it back. “It’s not the Afrin we know,” said Areen, 34. “Too many strange faces. Businesses have been taken over by the Syrians, stores changed to Damascene names, properties gone. We feel like the Palestinians.

    “The Syrian government couldn’t care less to help us reclaim our property, they won’t even help us get back into Afrin. We want to go back, we couldn’t care less if we’re governed by the Kurds or Turks or Assad, we just want our land back.”

    A second Afrin exile, Salah Mohammed, 40, said: “Lands are being confiscated, farms, wheat, furniture, nothing is ours anymore; it’s us versus their guns. It’s difficult to come back, you have to prove the property is yours and get evidence and other nearly impossible papers to reclaim it.

    “There is definitely a demographic change, a lot of Kurds have been forcibly displaced on the count that they’re with the PKK when in fact they weren’t. There are barely any Kurds left in Afrin, no one is helping us go back.”

    Another Afrin local, Shiyar Khalil, 32, said: “When the Kurds try to get back to their house they have to jump through hoops. You cannot deny a demographic change, Kurds are not able to go back. Women are veiled, bars are closed; it’s a deliberate erasing of Kurdish culture.”

    Umm Abdallah, 25, a new arrival from Ghouta said some Kurds had returned to Afrin, but anyone affiliated with Kurdish militias had been denied entry. “I’ve seen about 300 Kurds come back to Afrin with their families in the past month or so. I don’t know whose house I am living in honestly, but it’s been registered at the police station.”

    She said Afrin was lawless and dangerous, with Arab militias whom Turkey had used to lead the assault now holding aegis over the town. “The Turks try to stop the looting but some militias are very malicious,” she said. “They mess with us and the Kurds, it’s not stable here.”

    Both Umm Abdallah and another Ghouta resident, Abu Khaled Abbas, 23, had their homes confiscated by the Assad regime before fleeing to the north. “The Assad army stole everything, even the sinks,” said Abbas.

    “These militias now are not leaving anyone alone [in Afrin], how do you think they will treat the Kurds? There are bad things happening, murder, harassment, rapes, and theft. They believe they ‘freed’ the land so they own it now.”


    https://www.theguardian.com/world/2018/jun/07/too-many-strange-faces-kurds-fear-forced-demographic-shift-in-afrin
    #Kurdes #Kurdistan #occupation #dépossession #Syrie #déplacés_internes #IDPs #destruction
    cc @tchaala_la


  • Conflict displaces almost 700,000 Syrians in deadly first months of 2018 | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2018/apr/10/conflict-syria-displaces-almost-700000-people-2018-un-united-nations

    Almost three-quarters of a million Syrians have been forced out of their homes by fighting in the first months of 2018, according to the senior UN official coordinating the crisis response.

    #syrie #réfugiés #migrations #déplacés
    With growing anticipation that retaliatory US strikes may be launched imminently in response to the latest suspected use of chemical weapons in Douma, Panos Moumtzis, regional humanitarian coordinator for the country’s crisis, issued a bleak picture of continuing large-scale displacement.

    “I am deeply concerned about the continuing massive displacement of close to 700,000 Syrians since the beginning of the year due to ongoing hostilities in the country,” Moumtzis said in a statement.


  • Indígenas ecuatorianos contra el imperialismo chino

    Cámara-Shuar es un proyecto audiovisual de los indios #shuar para retratar los abusos de las empresas chinas en su territorio


    https://elpais.com/cultura/2018/03/16/actualidad/1521157722_434306.html?id_externo_rsoc=TW_CM
    #Equateur #résistance #Chine #peuples_autochtones #documenter #documentation #enregistrements_vidéo #empowerment #vidéos_communautaires #visibilisation #rendre_visible #Amazonie #extractivisme #documentaire_politique
    cc @reka

    Le projet #Cámara-Shuar

    Etsa-Nantu/Cámara-Shuar es un espacio de creación, producción y difusión audiovisual comunitario que nace a finales del año 2013, como una necesidad de visibilizar el conflicto en la cordillera amazónica del #Cóndor, ubicada al sur este del Ecuador y cuyos pobladores Shuar y campesinos mestizos se ven amenazados de desalojo a causa de las concesiones que el gobierno ecuatoriano, ilegalmente, a otorgado a compañías transnacionales para la extracción de minerales.

    Producimos, realizamos y difundimos videos documentales sobre el conflicto del territorio en la cordillera del Cóndor, sobre la historia del pueblo Shuar y videos de ficción sobre las historias cotidianas, los mitos Shuar, etc.

    Nuestro objetivo es conformar un equipo de videastas Shuar independientes y autónomos, los cuales se integrarán a una red de alianzas, tanto para la producción como para la difusión, con campesinos mestizos, citadinos ecuatorianos y extranjeros.

    Actualmente, Etsa-Nantu/Cámara-Shuar está dirigido por Domingo Ankuash -líder shuar- y Verenice Benítez -cineasta-. El área de documental político está coordinada por Luis Corral Fierro, -académico y miembro de la «Asamblea de los Pueblos del Sur del Ecuador»-, apoyado por el documentalista Juan Manuel García. El área de ficción está coordinada por Verenice Benítez, y el área de difusión está a cargo de Lorena Salas, experta en difusión de cine comunitario. En el territorio contamos con un equipo de más de 20 personas principalmente del Centro Shuar Kupiamais, y de los Centros Shuar Shiram-Entsa y Ayantaz, quienes se han ido formando desde el año 2013. También contamos con el apoyo de varios colectivos: ALDEAH de Francia, ALDHEA de Ecuador, MINKA URBANA, EL CHURO Comunicación; con académicos como la doctorante en cine indígena, Carolina Soler, de Argentina y William Sacher, doctorante de Ecuador especialista en temas sobre la mega minería metálica, y muchas otras personas que nos hay apoyado a lo largo de este tiempo.

    Hemos participado en los siguientes festivales y encuentros: Encuentro Nacional de comunicación comunitaria en la Universidad Andina, Quito-Ecuador (octubre 2014); Encuentro Internacional de Cine Comunitario, Cotacachi-Ecuador (noviembre 2014); Taller de video comunitario: «Sarayaku: imagen de resistencia y alternativas» organizado por el colectivo El Churo, Sarayaku-Ecuador (noviembre 2014); Programa radial Doxológico de Flacso Radio, Quito-Ecuador (2014); Programa radial en «Radio Libertaire», emisión: «La Tribuna des Amériques»: Alternativas, proyectos, (2015); Festival Mundial contra el capitalismo, Chiapas-México (enero 2015); Festival Kikinyari de cine y video de los Pueblos y Nacionalidades, Quito-Ecuador (marzo 2015); Festival de cine militante Pico y Pala, Paris-Francia (abril 2015); Club de cine militante y feminista de la Universidad Paris 8, Saint-Denis-Francia (abril 2015); Festival internacional de cine de Douarnenez, Douranenez-Francia (agosto 2015); Ciclo de cine en los barrios organizado por Minka Urbana, Quito-Ecuador (enero 2017); festival de CineLatino, Sala: Espace des diversités, organizado por el colectivo Cambuche, Toulousse-Francia(marzo 2017); UNFIX NYC Festival, NY-EEUU (2017); Cine foro Universidad Central del Ecuador (mayo 2017), Festival Ojo al Sanchocho (octubre 2017).

    http://www.camara-shuar.org
    #camara-shuar #méthodologie_participative


  • Brazil: natural disasters and large-scale construction forced millions from homes | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/mar/07/at-least-77m-brazilians-forced-to-leave-homes-since-2000-natural-disast

    At least 7.7 million Brazilians, or one every minute, have been forced to leave their homes since 2000, a pioneering study has found.

    Of those, 6.4 million moved after large-scale flooding, droughts and other natural disasters, while 1.2 million were forced out by large-scale construction projects such as dams.

    The analysis was conducted by Forced Migration Observatory (FMO), a digital platform launched on Wednesday that uses georeferencing data.

    Significant attention has been paid recently to the fact that Brazil, a large country with a population of 209 million, has taken in only 10,000 refugees from countries such as Syria.

    But little is known about people affected by forced migrations within Brazil, whom the government has no legal framework to protect, said researchers from the Igarapé Institute, an independent thinktank based in Rio de Janeiro.

    Brésil #déplacement #déplacements_forcés #intempéries #développement