• Transports : 2020, année de la « démobilité »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/19/transports-2020-annee-de-la-demobilite_6066790_3234.html

    Une mobilité plus sobre et plus individuelle. Voilà, à gros traits, à quoi ressemblent les habitudes de déplacements marquées par la crise sanitaire, si l’on se fie aux tendances repérées par l’Observatoire des mobilités émergentes, une enquête annuelle publiée mardi 19 janvier par deux sociétés de conseils, Chronos et L’Obsoco.L’étude, réalisée dans la dernière semaine d’octobre 2020 auprès de 4 500 personnes vivant en France, confirme l’avènement de la « démobilité », un concept cher à Bruno Marzloff, sociologue et fondateur de Chronos. A la fin d’octobre, juste avant le deuxième confinement, alors qu’un couvre-feu avait été instauré dans la moitié des départements, seul un quart des personnes interrogées disaient avoir repris le cours normal de leurs déplacements.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#mobilite#demobilite#transport#deplacement

  • Tourisme, événementiel, transports… Le blues du voyage d’affaires amplifié par la crise due au Covid-19
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/04/tourisme-evenementiel-transports-le-blues-du-voyage-d-affaires-amplifie-par-

    Alors que les voyageurs d’affaires restent confinés devant leur écran, hôteliers et restaurateurs se désolent. Car la désertion des visiteurs venus pour affaires, visiter un salon ou rencontrer leurs partenaires professionnels les prive de la partie la plus lucrative de leur clientèle. Bénéficiant des notes de frais, un voyageur d’affaires dépense deux à quatre fois plus qu’un touriste classique, s’accordent à dire les acteurs de la filière. Dans toute la France, la tenue de quelque 380 000 séminaires et autres événements professionnels en 2018 avait permis aux acteurs de cet écosystème de bénéficier de 32 milliards d’euros de retombées, estime le cabinet d’audit EY. « En 2020, 80 % des événements ont été annulés ou reportés », évalue Frédéric Pitrou, le directeur général de l’Union française des métiers de l’événement
    Des retombées qui devraient être très inférieures cette année. « La baisse de l’activité en 2020, constatée par les entreprises clientes de l’industrie du voyage d’affaires, est estimée entre 60 % et 70 % », indique Michel Dieleman, président de l’Association française du Travel Management (AFTM). Si, en juin 2020, les professionnels se raccrochaient encore à l’idée d’une reprise à la rentrée, les restrictions aux frontières et les limitations de rassemblement, imposées par les pouvoirs publics, ont vite douché leurs espoirs. Le groupe Radisson Hotels avait rouvert l’ensemble de ses hôtels en juin, sauf à Paris. Mais son directeur régional pour l’Europe de l’Ouest, Sébastien de Courtivron, a vite déchanté. « La clientèle affaires revenait petit à petit, surtout des nationaux, se remémore-t-il. Puis les rassemblements ont été restreints, les grands-messes des laboratoires annulées. Enfin, il y a eu le reconfinement. » Sur l’année 2020, le chiffre d’affaires a été divisé par trois ou quatre, se désole le directeur, sachant que les hôtels 4-étoiles et 5-étoiles vivent essentiellement de la clientèle affaires.Dans l’événementiel, le placement en procédure de sauvegarde du groupe Comexposium, leader français du secteur et troisième organisateur mondial de salons, fin septembre 2020, a donné l’alerte. Directeur général de l’Union française des métiers de l’événement (Unimev), Frédéric Pitrou évalue à 33 milliards d’euros les pertes sur l’ensemble de la filière, sur un total qu’il estime à 39 milliards. « Sur l’année 2020, 80 % des événements ont été annulés ou reportés. » Traiteurs, organisateurs de team building, lieux d’accueil…
    La disparition des voyageurs d’affaires, prêts à payer davantage pour plus de flexibilité et de confort, grève aussi la trésorerie des transporteurs. Alors que les trajets professionnels représentent habituellement un quart du trafic ferroviaire français, selon Eurostat, la SNCF estime à « – 70 % » la chute de la clientèle affaires en novembre 2020 par rapport au même mois de 2019.
    Sur le TGV comme dans l’aérien, la rentabilité du modèle économique repose largement sur cette clientèle. « Tout a été fait pour que la création de marges se concentre sur une minorité de personnes, explique Didier Bréchemier, associé au cabinet Roland Berger et spécialiste du transport aérien. Les 20 % de voyageurs d’affaires peuvent représenter jusqu’à 80 % de la marge des grandes compagnies aériennes.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#voyageaffaire#economie#circulation#deplacement

  • ’Glamping’ at Singapore airport offers in-tents retail therapy | Singapore | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2020/dec/23/glamping-at-singapore-airport-offers-in-tents-retail-therapy-covid
    https://i.guim.co.uk/img/media/59bcaa24f35621b1a2a09fffc43e395bf38830a6/0_232_3500_2101/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The travel industry, hit by the pandemic, has searched for new ways to attract customers. Airlines and agents have sold takeaway in-flight meals to would-be travellers, opened flight simulators to the public and run speed dating events.Voyages to nowhere, where flights and cruises start and end in the same place, have also been launched, though with mixed success. Earlier this month once such cruise from Singapore ended abruptly and 1,700 guests had to isolate after a passenger tested positive for Covid-19. The government later said the result had been a false alarm and that three subsequent tests on land had come back negative.
    In September, Singapore Airlines stopped running flights to nowhere after the trips were criticised by environmental groups. Instead it said it would offer people the chance to eat on board a grounded Airbus A380, the world’s largest passenger aircraft.Several other airlines, however, including Taiwan’s EVA Air, have continued to run such sightseeing trips for people who miss the experience of flying. Singapore this week banned travellers from the UK transiting through its airport in response to a new variant of coronavirus which has spread in England.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#taiwan#sante#deplacementaerien#test

  • La Mauritanie frappée par une deuxième vague de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/14/la-mauritanie-frappee-par-une-deuxieme-vague-de-covid-19_6063331_3212.html

    Dans un communiqué, la présidence a expliqué que ce couvre-feu entrait en vigueur en raison d’un « accroissement inquiétant des cas de contamination au coronavirus et des décès qu’il a causés, et en renforcement des mesures barrières qui sont actuellement les meilleures armes dont nous disposions ». Des mesures sociales d’accompagnement destinées aux couches les plus pauvres doivent être envisagées. La soudaineté de ces décisions a surpris tout le monde. Début décembre pourtant, une première série de restrictions, allant de la fermeture des écoles et des universités à la réduction de la fréquence du conseil des ministres, avait déjà été décrétée. « Mais instaurer un couvre-feu pour le soir même, on n’aurait jamais pu l’imaginer, estime Ciré Kane, sociologue. Cette précipitation prouve l’échec de notre politique sanitaire. » Dès l’annonce officielle, les Nouakchottois se sont organisés pour rentrer chez eux avant l’heure fatidique. A la hâte, les coups d’envoi des matchs de football ont été avancés pour finir à temps et, vers 17 heures, les files d’attente se sont allongées devant les milliers d’épiceries que compte la capitale. Au dernier moment, il fallait acheter quelques sandwichs pour le dîner, des paquets de gâteaux et évidemment du thé. « Ce couvre-feu, c’est vraiment n’importe quoi, s’emportait Ahmed, un épicier de Tevragh Zeïna, le quartier de la capitale le plus touché par la pandémie. Les gens n’ont même pas eu le temps de s’organiser pour faire leurs courses. » La soudaineté de l’annonce alimente aussi les théories complotistes.
    Mais les chiffres officiels ne laissent aucune place au doute : depuis une quinzaine de jours, la Mauritanie, comme d’autres pays africains, est frappée de plein fouet par une deuxième vague de Covid-19. D’une trentaine de cas quotidiens fin novembre dans un pays qui compte quelque 4,4 millions d’habitants, le nombre de contaminations a bondi à une centaine début décembre pour atteindre le niveau historique de 279 cas pour 7 morts samedi 12 décembre, battant au passage le record de 227 cas établi le 24 juin. Au total, 10 780 personnes ont été touchées par le Covid-19 en Mauritanie et 222 en sont mortes.Le directeur de la santé publique Sidi Ould Zehave a déclaré samedi que les centres hospitaliers « s’approchaient de la saturation ». « La deuxième vague est bien là, explique au Monde Afrique le docteur Mohamed Mahmoud Ely Mahmoud, directeur de l’information stratégique et de la surveillance épidémiologique (Disse). Son apparition est très certainement liée au rafraîchissement des températures, mais aussi au relâchement de la population qui, après la première vague, s’est regroupée lors de cérémonies ou d’évènements sportifs. Les différents protocoles mis en place, comme le port du masque et la distanciation sociale, n’ont pas toujours été respectés. » D’autres restrictions sont-elles à prévoir dans les prochains jours ? Nul ne peut le dire, « mais je pense que la fermeture de l’espace aérien et les interdictions de déplacements entre les villes, qui avaient fortement affaibli notre économie en juin, ne sont pas à envisager », indique le directeur de la Disse.

    #Covid-19#migration#migrant#mauritanie#couvrefeu#sante#restrictionsanitaire#deplacement#frontiere#deuxiemevague

  • L’Afrique du Sud se prépare aux effets dévastateurs des « coronavacances »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/14/l-afrique-du-sud-se-prepare-aux-effets-devastateurs-des-coronavacances_60632

    A mi-chemin entre « rage » et « rave », proche des « spring breaks » dionysiaques sur les plages de Floride aux Etats-Unis, c’est à la base une série de concerts et de fêtes multiples dans des endroits fermés aux personnes non inscrites, tout cela au bord de l’océan Indien. Il y a désormais plusieurs Rage, en divers points d’Afrique du Sud, qui font un peu la tournée des plages et comptaient même investir Johannesburg cette année, s’étalant entre novembre et février, ce qui correspond au sens le plus large à la période des fêtes de fin d’année dans le pays.Le premier Rage de l’année 2020, organisé dans la station balnéaire de Ballito, près de Durban, dans le Kwazulu-Natal, avait à peine commencé, le 27 novembre, que les images en circulaient et suscitaient quelques interrogations. En ce mois de novembre, l’Afrique du Sud regardait déjà anxieusement remonter les courbes du nombre de personnes infectées à travers le pays (on approche du million de cas), et ce qui se découvrait sur les comptes Instagram, TikTok, Twitter ou encore Snapchat ne ressemblait pas à des mesures de précautions élémentaires.
    Or, cet événement a une puissance évocatrice considérable. Se rendre à un Rage n’est pas donné. C’est un sacrifice, parfois. Il est cependant possible de payer les frais d’entrée et les logements en plusieurs fois (les prix varient selon le mode de déplacement, la catégorie de logement, etc., mais peut atteindre facilement plusieurs centaines d’euros), premier endettement notable de la vie d’adulte dans un pays enclin au surendettement.
    L’Afrique du Sud, confrontée à un rebond du nombre de cas d’infection au coronavirus, se trouve toujours placée dans une série de règles limitant les contacts dans les lieux publics ou les réunions, ainsi qu’à un couvre-feu. Une série de semi-orgies, qui ne sont pas toutes musicales sur les plages, a inévitablement fait sourciller. Puis il a fallu se rendre à l’évidence : la contagion y avait battu, elle aussi, son plein. Officiellement, l’événement du Ballito Rage a été déclaré, dimanche 6 décembre, par le ministre de la santé « super-diffuseur » du Covid-19, et ce dernier a demandé que les participants se mettent en quarantaine.Même si le nombre de personnes officiellement infectées au cours des quelques jours d’excès est réduit, il semble acquis que la jeunesse exposée est repartie chez elle avec un risque de transmission du SARS-CoV-2 susceptible de contribuer à l’envolée du nombre de cas à l’échelle nationale.
    Alors que le pays avait passé le pic de la première vague de pandémie pendant son hiver, au cours du mois d’août, les chiffres inquiètent de nouveau, alors que c’est cette fois l’été, en raison du début des vacances. Que de fois, dans des magasins, des restaurants, les propriétaires annonçaient ne pas juger utile que leurs clients, comme eux, portent des masques. A Swellendam, George et Oudtshoorn, on entendait le même refrain : « Ici, on n’a pas besoin de cette chose », « cette chose », en l’occurrence, étant un masque. A Knysna, sur la côte, la pandémie semblait ne plus être qu’un vague souvenir lointain. En dehors de son côté agréable, coincé entre l’océan Indien et les montagnes couvertes de forêts magnifiques, Knysna est aussi un lieu où des individus aisés vont prendre leur retraite, pour profiter de la douceur du climat.Quelques semaines plus tard, George, Knysna et une grande partie de la « Garden Route » devenaient des points où se multipliaient les cas. Sans doute en raison de voyageurs faisant la navette entre ces zones de villégiature et le reste du pays. Dans ce petit paradis en bord de mer, l’explosion des cas préfigurait ce qui attendait le reste du pays dès le début de la saison des fêtes, dont le signal de départ est donné, symboliquement, par la série des Rage. Les organisateurs de l’événement ont dû suspendre ces derniers, en attendant de voir si l’Afrique du Sud se dirige vers un nouveau pic de « coronavirus vacancier », au risque de se trouver, comme en Europe, confinés de nouveau. Est-ce inéluctable ? Faute d’une réponse, le phénomène a au moins un nom : les « vacarona » (« coronavacances »), contraction de « vacation » (« vacances ») et de « coronavirus »

    #Covid-19#migration#migrant#afriquedusud#deplacement#vacance#sante#supercontaminateur#contamination#deuxiemevague

  • ‘Very High Risk’: Longshoremen Want Protection From the Virus So They Can Stay on the Job - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/12/us/politics/coronavirus-longshoremen-ports.html

    The coronavirus is surging again, and outbreaks are starting to re-emerge in ports across the country. In interviews with over a dozen longshoremen, their families and maritime officials at multiple ports in the United States, all urged government officials to recognize the essential nature of longshore work and protect individuals from conditions that make it ripe for the virus to spread.In particular, they say longshore workers should be provided rapid testing and early access to the coronavirus vaccine so they can remain on the job and prevent outbreaks from shutting the nation’s ports. “We’re hidden,” said Kenneth Riley, the president of the local longshoremen’s union in Charleston, S.C. “But if you think some of the store shelves were empty as we got into this pandemic, let these ports shut down and see how empty they’ll be.”Longshore work is exhausting, and often requires close contact with others. The trade is essential to the economy, with longshore workers serving as a crucial link between moving goods from a shipping vessel onto trucks and trains that send them to their final destination, experts said.
    Over 95 percent of overseas trade for the United States flows through one of around 150 deepwater ports in the country, according to the Army Corps of Engineers. The workers at highest risk of being exposed to the virus are deep sea longshoremen, who are primarily Black and do most of the work that requires the lifting and moving of goods, union officials noted. Lashers, who take steel rods off containers so they can be lifted by crane operators, sweat and breathe heavily as they work in pairs side by side. Shuttle drivers, responsible for transporting their fellow longshoreman to and from either ends of a dock that can stretch for miles, spend their days packed in Ford Crown Victoria’s and school buses with other longshoremen.
    “It’s very high risk,” said Gail Jackson, 45, a shuttle driver on the docks in Charleston who contracted the virus and spent weeks off the job. “There’s no way for us to be six feet distanced.”,The International Longshoremen’s Association, a union that represents about 65,000 longshore workers, has lobbied the federal government and state officials for support. In a letter in September to the Centers for Disease Control and Prevention, union officials asked that longshore workers be provided personal protective equipment, sanitizer and rapid coronavirus tests, saying the officials who operate the terminals where longshore workers operate have “provided no protective equipment to our members despite Covid-19 risks.”
    They added that many of their local unions were working to shield longshoremen from the virus by trying to provide protective equipment. They said some ports, such as the one in Charleston, are spending upward of $200,000 a week to protect their workers from large-scale outbreaks on the docks that would grind their work to a halt and cause significant delays in shipping goods to consumers. “This is not sustainable,” the union’s president, Harold J. Daggett, wrote of the costs. In May, the Transportation Department provided longshore workers with cloth facial coverings, as part of its effort to donate 15.5 million masks to transportation workers. Since then, they have not provided any other protective equipment, sanitizer or rapid tests to port workers, according to union officials. The transportation secretary, Elaine Chao, has been reluctant to involve the federal government in protecting transportation workers from the pandemic, saying it is a “labor-management” issue in an interview in June with Politico.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#transport#deplacement#economie#sante#protection#travailleurs#port

  • Covid-19 : « Il est probable que lors des deux vagues, les trajets domicile-travail ont largement contribué à la propagation du virus »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/12/12/covid-19-il-est-probable-que-lors-des-deux-vagues-les-trajets-domicile-trava

    Malgré une fréquentation moyenne en baisse de 30 % en octobre, la promiscuité de l’heure de pointe expose à un risque important de contamination, comme l’indique le professeur Yves Buisson, membre de l’Académie de médecine et responsable de la cellule de veille sur le Covid-19 : « Si vous restez plus de dix minutes entassés les uns sur les autres dans les transports en commun et qu’un porteur du virus se trouve au milieu, la contamination peut arriver. » Il est donc probable que lors des deux vagues, les trajets domicile-travail ont largement contribué à la propagation du virus. Et qu’il en sera probablement de même après le déconfinement à venir. Est-il possible de limiter la fréquentation des transports de telle sorte qu’ils ne contribuent pas à l’accélération de la diffusion du virus ? Et qu’ainsi nos voisins arrêtent de railler l’inconstance de nos politiques ? Les mesures évidentes n’ont pas suffi. Les invitations de la ministre du travail au télétravail n’ont convaincu ni les entreprises ni leurs salariés. Le télétravail forcé n’est, quant à lui, pas constitutionnel. Le développement de l’usage du vélo, pourtant très bien exécuté par la ville de Paris, ne peut pas suffire : son usage se révèle saisonnier et plus adapté aux loisirs qu’aux trajets professionnels. Des négociations sont engagées entre les organisations patronales et syndicales sur le télétravail ; elles prendront du temps. Reste qu’il faut résorber ce foyer de contamination, le plus vite possible et pour de bon. A court terme, seules les entreprises peuvent agir : inciter au télétravail, vérifier que cette incitation est respectée, décaler les horaires de travail…A moyen terme, il faut donner une incitation financière aux entreprises qui permettront à leurs employés d’éviter les transports aux heures de pointe. A long terme, nous devons rendre nos villes résilientes, grâce à des stratégies de coopération territoriale, de développement du coworking et d’échanges d’emplois. Ensemble, ces mesures ont le potentiel de réduire de plus de 30 % les déplacements pendulaires.

    #Covid-19#migrant#migration#mobilite#deplacement#sante#ville#resilience#teletrvail#contamination#transport

  • Documenter la douleur des autres : #souvenirs, #identités et #appartenance dans les imaginaires diasporiques des #Teochew

    La #mémoire_traumatique est un héritage avec lequel les descendants des #rescapés du #génocide_cambodgien doivent négocier pour trouver leur place dans une #histoire rompue, celle de leurs parents, et en France, pays où ils sont nés. Pour certains d’entre eux, l’#art et la #littérature sont un moyen de réparer les #blessures.

    La #migration s’accompagne invariablement d’une expérience de bouleversement, mais les circonstances du déplacement des #réfugiés du Cambodge – dont un nombre important de Chinois originaires du sud de la #Chine, les Teochew – équivaut à une réelle rupture. Le génocide mené par les #Khmers_rouges qui a anéanti près d’un quart de la population a laissé une génération dépourvue d’anciens et une fracture qui n’a pas été refermée quatre décennies plus tard. Pour les #réfugiés_cambodgiens, cette #séparation forcée est accentuée par l’apparente permanence de l’#exil. Comme pour tous les réfugiés et survivants cambodgiens, cette expérience du génocide est au cœur de la #mémoire_diasporique des Teochew, une mémoire déjà compliquée par l’histoire de #déplacements répétés (de la Chine au Cambodge et du Cambodge à la #France) et par un rapport ambivalent non seulement envers le Cambodge et son passé génocidaire mais aussi envers la Chine qui est restée silencieuse face à la persécution de ses diasporas.

    Comme mes recherches l’ont montré, ces histoires sont largement cryptées dans le #silence qui hante les familles de réfugiés, projetant les ombres du passé génocidaire à travers les générations. Les réflexions sur le travail de mémoire sino-cambodgien éclairent la relation entre lieux – de vie et d’appartenance –, mémoire et identité diasporique. Elles éclairent les conditions qui facilitent ou entravent la #transmission_intergénérationnelle ainsi que les luttes des générations post-réfugiées – celles qui n’ont pas vécu les #traumatismes mais qui sont néanmoins hantées par eux – pour récupérer cette histoire, et, à travers elle, leur place et leur appartenance à de multiples espaces de connexion.

    Ce texte fait référence aux prises de paroles de descendants de réfugiés cambodgiens (Jenny Teng, Mathieu Pheng et Lana Chhor) lors de la conférence « Générations Post-refugié.e.s » organisée à Sciences Po en décembre 2018. L’analyse de leur parole démontre à quel point le silence autour de la mémoire du génocide des Khmers rouges est un élément constitutif des identités des descendants nés et éduqués en France.

    Les générations post-génocide face au silence

    Dans ses réflexions sur le silence « post-génocide », Jenny Teng, cinéaste française d’origine cambodgienne Teochew, souligne qu’il existe « une culture du récit, de l’histoire, de la transmission des mots, qui est fondatrice de la diaspora et la culture juive » qu’on ne retrouve pas chez les Sino-cambodgiens, ce qui rend le témoignage encore plus difficile. Liant le silence à la honte et la culpabilité des survivants face à de telles violences et de telles pertes, elle note : « Les témoignages viennent ouvrir quelque chose qui était très secret. Et c’est peut-être parce que, dans ce secret, il y a une forme de culpabilité et une honte que ces enfants, que cette deuxième génération porte depuis l’enfance. » Pour Lana Chhor, auteure d’origine sino-cambodgienne, le silence engendre des effets dévastateurs non seulement « pour celui qui porte le silence mais aussi pour ceux à qui il est imposé. » Soulignant l’effet du silence qui, de manière simultanée, lie et fracture, elle compare la famille enveloppée par le silence à une « prison » où « chacun [se trouve] dans des cellules individuelles ». Les générations suivantes se retrouvent ainsi sans les outils nécessaires pour reconstruire et comprendre ces histoires et ces récits non seulement au sens linguistique mais aussi culturel et expérientiel. Comme le note Lana Chhor, « il est douloureux de grandir dans le silence car les mêmes questions reviennent, mais toujours sans réponses. »

    « Quelle place on donne aux disparus, aux défunts qui n’ont pas reçu de sépultures ? Les survivants ont en mémoire et au quotidien gardé une place, quelle est cette place ? »

    #Jenny_Teng, cinéaste et chercheure

    Le credo républicain de l’assimilation en France ne laisse pas de place à la pluralité des histoires, ce qui invisibilise non seulement les histoires des communautés diasporiques en France mais aussi les enchevêtrements de ces histoires avec l’histoire coloniale et post-coloniale de la France. Cet effacement permet à la France de ne considérer les réfugiés que comme des personnes à sauver et les politiques d’asile comme une action humanitariste plutôt que comme une responsabilité. Pour beaucoup, comme l’exprime Jenny Teng, le vide créé par l’inconnu et le non reconnu provoque un questionnement existentiel : « où se sent-on chez soi, physiquement, symboliquement ? » Pour les générations post-réfugiées, historiciser leur identité est donc un moyen d’affirmer leur humanité et individualité (personhood) et, comme le dit Lana Chhor, « d’enlever les étiquettes que la société nous met malgré nous ». En récupérant ces histoires enfouies et désavouées, ils récupèrent un lien avec un passé, et à travers ce passé une place dans le présent – au Cambodge, en Chine, en France – et une identité collective qui s’oppose à l’invisibilisation, à l’altérité, et à un « entre-deux » qui signifie essentiellement être à l’extérieur.
    Les générations post-génocide face à la mémoire

    Comme pour d’autres histoires traumatiques, avec le passage des générations, les questions de transmission et de conservation de la mémoire acquièrent une certaine urgence. Écrivant sur la transmission de la « tutelle de l’Holocauste », l’écrivaine Eva Hoffman décrit la deuxième génération comme « la génération charnière dans laquelle les connaissances reçues et transférées des événements sont transformées en histoire ou en mythe1. Comment les générations « postmémoire », ainsi que les appelle une autre écrivaine, Marianne Hirsch, reçoivent-elles et négocient-elles ces « expériences puissantes, souvent traumatisantes, qui ont précédé leur naissance mais qui leur ont pourtant été si profondément transmises qu’elles semblent constituer des souvenirs pleins ? » Comment raconter et aborder la « douleur des autres sans se l’approprier » comme la philosophe Susan Sontag l’a si bien décrit ? Et comment faire cela avec seulement des fragments de souvenirs, glanés ici et là, et à distance depuis son perchoir générationnel ? Quelles sont, le cas échéant, les négociations entre éthique et esthétique de la mémoire ?

    « Le credo républicain de l’assimilation en France ne laisse pas de place à la pluralité des histoires, ce qui invisibilise non seulement les histoires des communautés diasporiques en France mais aussi les enchevêtrements de ces histoires avec l’histoire coloniale et post-coloniale de la France. »

    Khatharya Um

    Significativement, à partir de leur « proximité distanciée », les générations post-réfugiées peuvent s’engager dans cette histoire traumatisante d’une manière impossible pour les survivants de la première génération. Les « entre-deux » spatiaux, temporels et générationnels, des lieux que #Mathieu_Pheng, documentariste d’origine franco-cambodgienne, décrit comme « les endroits où ça frictionne » – ne sont pas seulement des espaces de tension mais aussi de possibilité, où la distance générationnelle offre de nouvelles perspectives, un sentiment d’urgence renouvelé, où le créatif et le critique peuvent émerger des ruines de la guerre, du génocide et de l’exil. Pour Jenny Teng, qui centre ses œuvres sur cette notion d’« entre », la création est un pont entre le passé et le présent, et la caméra une fenêtre vers un passé douloureux qui « permet à la personne qui témoigne, de se constituer en témoin dans le sens premier, c’est-à-dire qu’elle va dire ce qu’elle a vu, ce qu’elle a connu pour l’inscrire dans l’histoire. Le documentaire a cette force-là, qui est de sortir du cercle familial et de l’affect, peut-être trop chargé, pour s’adresser à la fenêtre qu’ouvre la caméra. » Les documentaires offrent également une opportunité de dialogue intergénérationnel et de co-création qu’elle considère comme ouvrant la voie « pour sortir du tabou familial » même si cela prend du temps.

    Si l’art et l’écriture ont leur rôle dans la promotion des liens intergénérationnels et de la guérison, ils ne peuvent ni consoler ni restaurer les pertes subies par les réfugiés. Pour Jenny Teng, la possibilité offerte par la création artistique n’est pas forcément la récupération, qu’elle juge impossible, mais un moyen de « permettre à la solitude d’être un petit peu apaisée… Donc c’est vraiment consoler la souffrance de la souffrance, pas la souffrance en elle-même. » Également investie dans la potentialité réparatrice de l’art, Lana Chhor voit les mots comme aidant à suturer le vide et la blessure engendrés par le silence spectral de l’histoire : « Autant qu’ils peuvent blesser, je suis intimement convaincue que les mots peuvent réparer. »

    http://icmigrations.fr/2020/11/18/defacto-023-03

    #diaspora #douleur #mémoire #Cambodge #génocide

  • #ICARUS – Tracking animals from space

    With the help of the ICARUS satellite system initiated by #Martin_Wikelski it will be possible to observe even small animals constantly and around the world, an improvement over the simple marking of birds with rings. ICARUS, which is short for #International_Cooperation_for_Animal_Research_Using_Space, consists of an on-board computer and a large antenna attached to the #ISS space station that receives data from the animal’s sensors and then sends it back to earth for analysis. This data is not only available to researchers in Konstanz but to the entire scientific community worldwide. It ushers in a new era in both animal research and animal protection.

    ICARUS will make it possible to track animal migrations across all continents - in real time and 3-D. Furthermore, researchers will be able to collect data on the environment (like wind strength and direction) as well as on the distribution of virus strains with the help of these tagged animals and the ICARUS system. ICARUS will thus not only give us a better understanding of the interplay between animal migration and the global ecosystem, but it will also help us to predict natural disasters.

    https://www.campus.uni-konstanz.de/en/science/icarus-tracking-animals-from-space#slide-1

    –-----
    Animal Tracker #App

    Mit den Miniatursendern können die Wissenschaftler die Position der besenderten Tiere auf wenige Meter genau bestimmen. Sie wissen aber nur selten, was die Tiere an diesen Positionen machen. Fressen sie und wenn ja, was? Oder ruhen sie sich aus? Sind sie alleine, oder mit vielen Artgenossen? Gibt es Interaktionen zwischen den Tieren? Solche Beobachtungen sind für die Interpretation der Bewegungsdaten sehr wichtig.


    https://www.icarus.mpg.de/4331/animal-tracker-app

    –-> ielles cherchent des volontaires...
    https://www.campus.uni-konstanz.de/en/science/icarus-tracking-animals-from-space#slide-11

    #animaux #mobilité #mouvement #déplacement #base_de_données #satellite #migrations

  • #automobile_hybride : peut mieux faire ...

    Automobile : les hybrides rechargeables plus polluantes que prévu - Boursorama
    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/automobile-les-hybrides-rechargeables-plus-polluantes-que-prevu-3c759659

    La majorité de ces véhicules, dotés d’un moteur thermique et d’une batterie rechargeable sur secteur permettant de rouler en mode 100% électrique sur une petite distance, « est juste mal conçue ». « Ils ont des moteurs électriques faibles, des moteurs thermiques volumineux et polluants, et se chargent généralement lentement . Les constructeurs français doivent éviter de s’engouffrer dans ce prochain scandale d’émissions » de CO², développe Diane Strauss alors que les ventes de ces véhicules dépassent désormais en France celles des véhicules électriques, selon l’ONG.

    #technolâtrie #nécrotechnologie #transport #déplacement #business_as_usual

    • Dans cet article, les « hybridiens » et les partisans de « l’automobile propre » démontent les arguments d’un reportage de 2’30 diffusé au JT de TF1 : selon eux, cet exposé « se trompe » clairement de cible :

      https://www.automobile-propre.com/consommation-des-hybrides-rechargeables-quand-tf1-raconte-nimport

      Pourtant, les réponses sont là, à commencer par la mauvaise utilisation qui est faite de la technologie hybride rechargeable par la majorité de ses utilisateurs, malgré la volonté du gouvernement d’informer sur l’importance de la recharge via une notice explicative.
      Aussi, le reportage aurait pu tenter d’expliquer d’une quelconque manière que ce soit les méthodes de calcul de la norme WLTP qui emmènent à ces valeurs théoriques. Ou de mettre en exergue une administration simplement obnubilée par des rejets de CO2 sans prendre en compte tous les paramètres. Soit autant de pistes présentées en conclusion de l’étude de l’ICCT, qui manquent cruellement dans ce reportage où l’enquête semble menée trop rapidement.

      Ma conclusion : toutes ces #bagnoles (quelque soient leurs motorisations) c’est trop d’la merde ...

  • Covid-19 : de nouvelles restrictions et des tensions en Italie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/26/covid-19-de-nouvelles-restrictions-et-des-tensions-en-italie_6057394_3234.ht

    Alors que le pays comptait, dimanche, plus de 525 000 cas de contamination et plus de 37 000 morts du Covid-19, le gouvernement Conte se borne, pour l’instant, à recommander fortement aux Italiens de limiter au maximum leur usage des transports en commun, en dehors des situations de nécessité, et à opter le plus possible pour le travail à distance. Les déplacements interrégionaux ne sont pas limités, mais le gouvernement, en affirmant explicitement que cette hypothèse avait été rejetée, a clairement fait savoir que celle-ci avait été envisagé

    #Covid-19#migrant#migration#italie#confinement#deplacement#sante#region

  • Comment, au printemps et malgré les restrictions de déplacements, de grands patrons ont voyagé en jets privés
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/14/comment-au-printemps-et-malgre-les-restrictions-de-deplacements-de-grands-pa

    ....Ils se partagent l’usage de cet hélicoptère à l’année avec une autre grande dynastie du CAC 40, les Pinault – François, le père et fondateur du groupe de luxe Kering, et François-Henri, le fils et actuel PDG du groupe –, afin de parcourir en une petite heure et loin des regards indiscrets la distance entre Paris et Dinard ou Saint-Malo. Les deux clans y possèdent des villas. Celle des Pinault, classée monument historique en 2019, surplombe depuis quatre-vingts ans la pointe de la Malouine à Dinard. (...)
    La demeure, flanquée d’une piscine d’une centaine de mètres carrés et de quatre pavillons pour chacun des enfants du patriarche, fait face à la plage du Havre de Rothéneuf, un site préservé où mouillent des bateaux de plaisance à l’abri du vent. Une échappée à l’air de l’océan pour Martin Bouygues, trois jours après sa reconduction à la tête du groupe familial ? Interrogé sur ces déplacements, ce dernier fait savoir, par l’intermédiaire de son directeur de la communication, que lui et son épouse – qui est présidente du Château Montrose, un domaine viticole du Médoc, à 390 kilomètres de là – « étaient à cette période dans la région de Dinard pour un motif d’ordre professionnel ». Le couple ne s’est-il pas rendu dans sa maison de vacances, demande Le Monde, conformément à ce que ses sources lui ont relaté ? Silence radio du côté de Bouygues.
    L’arrivée du couple à Dinard, malgré les restrictions, n’a en tout cas pas étonné les personnels de l’aéroport que nous avons interrogés. Car, si pour les voyageurs anonymes, la plupart des aéroports avaient fermé leurs portes – celui de Dinard ayant arrêté tout vol commercial du 24 mars au 3 juillet –, leurs pistes sont restées ouvertes aux évacuations sanitaires, au transport de matériel médical, au rapatriement de concitoyens bloqués à l’étranger… et aux vols privés. Un ballet de jets qui n’a été que peu entravé par l’obligation légale de justifier son voyage par un motif impérieux, fût-il professionnel ou personnel. Selon Eurocontrol, l’organisation chargée de la sécurité de l’espace aérien européen, l’aviation d’affaires française a bien moins souffert de la pandémie que le reste du secteur. Là où presque tous les vols commerciaux traditionnels et les vols low cost ont été annulés jusqu’en juin, opérant seulement entre 1 % et 9 % du trafic habituel à cette période, les vols privés ont rapidement retrouvé leur clientèle, opérant un quart de leurs vols habituels au 15 avril, en plein confinement, puis la moitié au 15 mai, alors que les restrictions de déplacement n’ont été levées que deux semaines plus tard.
    Dans le cadre d’un projet visant à documenter l’usage des jets privés, soutenu par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), Le Monde a eu accès aux données de vol de quelque 800 aéronefs ayant transité par 50 des principaux aéroports français d’affaires et une quinzaine d’équivalents étrangers entre le début du confinement, le 17 mars, et la fin des restrictions de déplacement, le 1er juin. Parmi ces vols, le caractère impérieux de certains déplacements interroge : y aurait-il eu un trou d’air dans le dispositif de contrôle des déplacements aériens ? A l’image de nombreux Français qui ont contourné les restrictions de déplacement au volant de leur voiture pour s’accorder quelques jours loin de leur lieu de résidence, de grands dirigeants ont fait de même pour rejoindre la côte. A ceci près que ces chefs d’entreprise ont fait usage des moyens qui sont les leurs – l’aviation privée, sa discrétion proverbiale et sa très grande flexibilité à l’égard des besoins du client. Liste de passagers tronquée, attestations professionnelles de complaisance…
    Jusqu’à la levée des restrictions, la vérification du motif des déplacements en jet privé était assurée par la gendarmerie des transports aériens (GTA), en lien avec les gendarmeries départementales, la police de l’air et des frontières et les douanes, selon les aéroports et la nationalité des passagers. « Si des vols peuvent passer sous les radars en temps normal, la période de confinement a facilité les contrôles et la surveillance au regard du désert ambiant », explique le général Jean-Pierre Gesnot (GTA), faisant référence à la chute drastique des vols commerciaux. Et de préciser : « Les contrôles ont été aussi systématiques que possible. Nous étions prévenus des mouvements grâce aux plans de vol déposés par les personnes souhaitant voler. Si les intéressés partaient d’un aéroport où nous étions implantés, nous effectuions le contrôle des motifs au départ. Sinon, comme dans le cas d’un vol parti de l’étranger, c’était fait à l’arrivée. »
    Des propos confirmés par des agents de terrain, qui nuancent cependant : « On fait surtout une vérification documentaire, c’est-à-dire que l’attestation de déplacement dérogatoire a bien été remplie et que les passagers ont un justificatif de leur employeur, s’il s’agit d’un déplacement professionnel, ou un certificat médical, s’il s’agit d’un déplacement personnel, explique un agent basé au Bourget qui a requis l’anonymat, craignant des sanctions. Mais on n’avait aucun moyen de vérifier que le déplacement était vraiment nécessaire, surtout s’il s’agit de patrons qui font faire des attestations par leur propre entreprise. »
    De fait, s’il y a bien eu quelques avions refoulés, « c’était des gens qui n’avaient fait aucun effort » pour dissimuler le caractère récréationnel de leur voyage, poursuit-il. Le 4 avril, les passagers d’un avion privé – sept hommes d’affaires originaires d’Europe de l’Est et du Sud, la quarantaine ou la cinquantaine, accompagnés de trois jeunes femmes – en ont fait l’amère expérience à leur arrivée à Marseille. Ils avaient prévu de passer le confinement dans une luxueuse villa cannoise, expliquant à certains interlocuteurs qu’il s’agissait d’un voyage d’affaires et à d’autres qu’il s’agissait d’un voyage en famille, avec nounou, cuisinier et agent de sécurité. Ces justifications ont peiné à convaincre les gendarmes et la police aux frontières sur place, qui ont estimé qu’il s’agissait d’escort-girls et de leurs riches clients. Quatre heures après leur atterrissage dans la cité phocéenne, c’est donc retour à la case départ – Londres – pour les passagers, sans toutefois avoir été verbalisés. Ils n’ont pas, d’un point de vue juridique, posé les pieds sur le sol français.
    Une source de la gendarmerie cite également une dizaine de cas en Corse, tous impliquant des étrangers. Parmi eux, une famille monégasque, vivant à Londres, et voulant « se mettre au chaud dans leur villa corse », mais aussi des Allemands venus d’Afrique pour rejoindre Porto-Vecchio, ses plages et sa marina appréciée des propriétaires de yachts. Eux ont été ravitaillés avant d’être refoulés, là où une Allemande venue d’Angleterre a pu rester à force de supplications, malgré les « sérieux doutes des douaniers sur place », relate un gendarme affecté sur l’île de Beauté. Certains patrons français, eux, ont pu aller vivre leur confinement sur la côte, avec la bénédiction de leur entreprise, qui a mis à leur disposition un jet pour retourner au bureau en cas de besoin. Un cadre dirigeant de LVMH, parti avec sa famille dans sa maison secondaire du Sud-Ouest, a ainsi effectué les 24, 26, 31 mars et 2 avril des allers-retours entre Biarritz et Paris à bord du jet du groupe de luxe. Interrogée par Le Monde, la compagnie confirme ces trajets « entre son lieu de confinement et le siège du groupe pour des raisons professionnelles impérieuses ». Le cadre a-t-il bénéficié de « contrôles très légers », lui permettant un « accès direct aux avions », ainsi qu’une source au Bourget nous l’a relaté ? A cette question, le groupe de luxe ne répond pas. Certains ont trouvé une astuce simple pour limiter les contrôles : figurer comme membre d’équipage de son jet, et non comme passager. Ancien industriel de la limonade Lorina, désormais président du Trot, l’association organisant les courses et la filière d’élevage équine, Jean-Pierre Barjon s’est rendu à Cannes le 20 mai depuis Paris. Sur les documents officiels, il figure comme pilote et son Embraer Legacy 450 voyage officiellement « à vide ». Au retour, trois jours plus tard, seule sa mère figure au manifeste passager. « Généralement, on considère que les vols sans passager sont des vols techniques, à la suite d’une maintenance, ou alors que ce sont des vols “taxi” destinés à aller chercher quelqu’un au point d’arrivée, donc on ne les contrôle pas en priorité », explique un agent des forces de l’ordre ayant dans son périmètre la cité du festival.
    L’homme d’affaires amateur de nautisme reviendra à Cannes le vendredi 29 mai. « Cette fois, c’était une vraie petite colonie de vacances, poursuit l’agent, évoquant la demi-douzaine de passagers ayant débarqué de l’avion de M. Barjon. Mais à quoi bon s’attirer des problèmes à quelques jours de la fin des restrictions… » Le 1er juin, la limite de déplacement des 100 kilomètres autour du domicile sans justification impérieuse allait être levée dans l’Hexagone. Jean-Pierre Barjon, lui, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Outre l’attestation professionnelle dûment remplie, des forces de l’ordre ont décrit au Monde d’autres méthodes employées pour limiter les risques de contrôles en pleine pandémie : utiliser de petits aérodromes, là où les agents ne sont pas toujours présents, faire parvenir tardivement les plans de vol, ou en envoyer de multiples, vers diverses destinations pour brouiller les pistes… Une stratégie du leurre employée par un chef d’entreprise parisien mi-mai. A bord de son avion privé, immatriculé par le biais d’une structure opaque dans un paradis fiscal bien connu aux Etats-Unis – le Delaware –, cet amateur de tours de passe-passe a d’abord voyagé vers une destination compatible avec un motif professionnel – Perpignan –, avant de faire repartir une heure plus tard son avion, officiellement vide, vers une seconde plus riante : Ibiza

    #Covid-19#migration#migrant#france#sante#deplacement#economie#elite#jetprive#paradisfiscal

  • Covid-19 : l’UE adopte des critères communs pour les restrictions de voyage, le transport aérien demande une deuxième tranche d’aides
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/13/coronavirus-adoption-de-criteres-communs-pour-les-restrictions-de-voyage-dan

    Les ministres des affaires européennes ont adopté, mardi 13 octobre, des critères communs pour les restrictions de voyage dans l’Union européenne (UE), pour tenter de mettre fin à la cacophonie engendrée par la pandémie de Covid-19, qui connaît une reprise inquiétante sur le continent. Plus de 6,5 millions de cas de Covid-19 et plus de 240 000 morts ont été signalés en Europe, selon des chiffres de l’Agence France-Presse. Le continent connaît un rebond de la propagation du nouveau coronavirus, que les pays tentent d’endiguer en durcissant à nouveau les mesures (restriction des contacts, fermetures des bars et/ou des restaurants, couvre-feu, confinements locaux…).
    L’OMS a par ailleurs annoncé que le taux d’infection au Covid-19 au sein du personnel soignant, dans un premier temps beaucoup plus élevé que celui de la population générale, est en baisse. Lors d’une réunion à Luxembourg, les ministres ont approuvé une recommandation – qui n’est pas contraignante – mettant en place une cartographie commune pour définir les zones à risque au sein de l’UE. Plusieurs Etats membres se sont toutefois abstenus.
    Le texte prévoit que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ou ECDC, pour European Centre for Disease Prevention and Control en anglais) publie chaque semaine une carte de la situation de l’ensemble des pays de l’Union au niveau régional, avec un code couleurs commun en fonction du niveau de risque d’une zone : vert, orange, rouge.
    Ces zones sont définies en prenant en compte les critères du nombre de nouveaux cas notifiés pour 100 000 habitants au cours des quatorze derniers jours et du taux de positivité des tests. Une quatrième couleur (gris) est prévue pour les zones pour lesquelles il n’existe pas de données suffisantes ou lorsque le nombre de tests menés pour 100 000 habitants est jugé trop faible.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#sante#deplacement#circulation#frontiere#zonerisque#restrictionsanitaire

  • Durant la « Golden Week », les Chinois restent raisonnables
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/06/durant-la-golden-week-les-chinois-restent-raisonnables_6054919_3234.html

    Des gares prises d’assaut, des centres commerciaux bondés… Les images de la « Golden Week » sont trompeuses. Alors que d’autres pays, notamment en Europe, limitent de nouveau les déplacements, la Chine, qui ne connaît quasiment plus de cas local de Covid-19 depuis mi-août, a rouvert les vannes du tourisme. On circule à nouveau à l’intérieur du pays sans restriction même si les contrôles de température restent systématiques dans les gares et les aéroports et encore fréquents à l’entrée des commerces. Malgré tout, les consommateurs chinois ne semblent pas avoir profité des huit jours de vacances qui leur ont été accordés – du 1er au 8 octobre − pour se lancer dans une consommation effrénée. Selon les chiffres publiés par le ministère de la culture et du tourisme dimanche 4 octobre, les Chinois ont été moins nombreux à partir : 425 millions contre 542 millions durant la même période de 2019, soit une baisse de 21,6 %. Selon les sites de réservation en ligne, les hôtels étaient loin d’afficher complet même à Pékin et Shanghai.
    Par ailleurs, la dépense par touriste a été inférieure de 12 %, selon les statistiques officielles. Résultat : le chiffre d’affaires global du tourisme a baissé de 31 % par rapport à 2019, pour atteindre environ 39 milliards d’euros durant la première moitié de la Golden Week. Des chiffres d’autant plus décevants qu’en raison des restrictions qui continuent de peser sur les voyages à l’étranger, les riches Chinois qui avaient pris l’habitude de quitter le pays quelques jours ont dû, cette année, y rester. A la fin d’un article vantant la reprise économique, le China Daily a malgré tout convenu, lundi 5 octobre, que les compagnies aériennes et les hôtels baissaient leurs prix pour les quatre derniers jours des vacances.
    Certes la situation est loin d’être désespérée et nombre de commerçants dans le monde aimeraient réaliser cette année un chiffre d’affaires comparable à celui de leurs homologues chinois. La Chine pourrait, selon l’OCDE, être le seul pays du G20 à afficher une croissance positive cette année. Mais, si la tendance se confirme, il semble bien que la consommation des Chinois, malgré les déclarations officielles, reste modérée. Parce qu’ils ont vu leurs revenus diminuer au premier trimestre ou parce qu’ils se méfient de ce que l’avenir leur réserve, les Chinois hésitent encore à dépenser. Si la croissance repart, c’est en grande partie dû aux dépenses publiques et à la relance des infrastructures. Dans tout le pays, les grues et les toupies à béton font des heures supplémentaires. Sur nombre de chantiers, les ouvriers n’ont d’ailleurs pas bénéficié de congés durant la Golden Week.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#tourisme#sante#economie#deplacement#transport

  • Post-Covid holidaymakers could form China’s next wave - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/10/post-covid-holidaymakers-form-chinas-latest-wave

    More than 600 million holidaymakers are said to be on the go across China, six days into the eight-day National Day Golden Week break that kicked off on October 1. This is the first national holiday since China swiftly subdued the coronavirus and squashed resurgences since April.This year’s Mid-Autumn Festival also fell on October 1. The double holiday has seen the middle class cut loose from work and Covid-19 blues and go on a travel and shopping binge after lockdowns and travel restrictions.The Ministry of Culture and Tourism estimated that half the population would travel during the festive period. It appears that Beijing’s deteriorating ties with Washington have not dampened the enthusiasm of the 80,000 daily visitors to Shanghai’s Disneyland. The 390-hectare fairyland that is among the largest Sino-US joint ventures constantly leads the chart of China’s top-10 tourist attractions during the long break compiled by travel booking portal Ctrip. The resort is the first Disneyland worldwide to emerge from Covid and resume welcoming visitors since May, when other Walt Disney Company properties across the US, Paris, Tokyo and Hong Kong remained shut and deserted. The park has since October 1 scrambled to enforce crowd management measures, including staggered admission as well as an online appointment system, part of its ad hoc measures to cope with surging patronage. The number of Disney fans that can be allowed in has been capped at two-thirds of the park’s capacity. And, apparently, the 665-yuan per person admission fee and overpriced food, drinks and souvenirs are considered worthwhile as people seek a magical, pick-me-up getaway.
    Mask-wearing and social-distancing rules are more often than not shunned inside the resort as Shanghai’s government has rolled back draconian anti-virus orders.
    Wuhan’s Yellow Cranes Tower, a landmark on a hilltop above the Yangtze that was built 1,500 years ago, is runner-up on the Ctrip list. Within four days of the break, an estimated 800,000 visitors flocked to the ground zero of the contagion. Bargain-hunting hordes are availing themselves of the free admission at many attractions in Wuhan and across Hubei province as local cadres seek to burnish Wuhan’s image and revive the battered economy after a 76-day lockdown. Other popular scenic spots that also made the list include Chengdu’s giant panda zoo, Wuhan’s Arctic Ocean Park, Guangzhou’s Canton Tower and wildlife zoo, Beijing’s Forbidden City and Yuanmingyuan Palace as well as Zhangjiajie Geopark in Hubei.
    Guangzhou’s South Railway Station, China’s largest high-speed rail transportation node, saw 430,000 daily passengers on October 1, an all-time high when residents streamed out of the megacity to resorts and theme parks elsewhere.

    #Covid-19#migration#migrant#chine#tourisme#sante#deplacement#loisir#economie#transport

  • Xinjiang’s System of Militarized Vocational Training Comes to #Tibet

    Introduction and Summary

    In 2019 and 2020, the Tibet Autonomous Region (TAR) introduced new policies to promote the systematic, centralized, and large-scale training and transfer of “rural surplus laborers” to other parts of the TAR, as well as to other provinces of the People’s Republic of China (PRC). In the first 7 months of 2020, the region had trained over half a million rural surplus laborers through this policy. This scheme encompasses Tibetans of all ages, covers the entire region, and is distinct from the coercive vocational training of secondary students and young adults reported by exile Tibetans (RFA, October 29, 2019).

    The labor transfer policy mandates that pastoralists and farmers are to be subjected to centralized “military-style” (军旅式, junlüshi) vocational training, which aims to reform “backward thinking” and includes training in “work discipline,” law, and the Chinese language. Examples from the TAR’s Chamdo region indicate that the militarized training regimen is supervised by People’s Armed Police drill sergeants, and training photos published by state media show Tibetan trainees dressed in military fatigues (see accompanying images).

    Poverty alleviation reports bluntly say that the state must “stop raising up lazy people.” Documents state that the “strict military-style management” of the vocational training process “strengthens [the Tibetans’] weak work discipline” and reforms their “backward thinking.” Tibetans are to be transformed from “[being] unwilling to move” to becoming willing to participate, a process that requires “diluting the negative influence of religion.” This is aided by a worrisome new scheme that “encourages” Tibetans to hand over their land and herds to government-run cooperatives, turning them into wage laborers.

    An order-oriented, batch-style matching and training mechanism trains laborers based on company needs. Training, matching and delivery of workers to their work destination takes place in a centralized fashion. Recruitments rely, among other things, on village-based work teams, an intrusive social control mechanism pioneered in the TAR by Chen Quanguo (陈全国), and later used in Xinjiang to identify Uyghurs who should be sent to internment camps (China Brief, September 21, 2017). Key policy documents state that cadres who fail to achieve the mandated quotas are subject to “strict rewards and punishments” (严格奖惩措施, yange jiangcheng cuoshi). The goal of the scheme is to achieve Xi Jinping’s signature goal of eradicating absolute poverty by increasing rural disposable incomes. This means that Tibetan nomads and farmers must change their livelihoods so that they earn a measurable cash income, and can therefore be declared “poverty-free.”

    This draconian scheme shows a disturbing number of close similarities to the system of coercive vocational training and labor transfer established in Xinjiang. The fact that Tibet and Xinjiang share many of the same social control and securitization mechanisms—in each case introduced under administrations directed by Chen Quanguo—renders the adaptation of one region’s scheme to the other particularly straightforward.

    Historical Context

    As early as 2005, the TAR had a small-scale rural surplus labor training and employment initiative for pastoralists and farmers in Lhasa (Sina, May 13, 2005). The 11th Five-Year Plan (2006-2010) then specified that this type of training and labor transfer was to be conducted throughout the TAR (PRC Government, February 8, 2006). From 2012, the Chamdo region initiated a “military-style training for surplus labor force transfer for pastoral and agricultural regions” (农牧区富余劳动力转移就业军旅式培训, nongmuqu fuyu laodongli zhuanyi jiuye junlüshi peixun) (Tibet’s Chamdo, October 8, 2014). Chamdo’s scheme was formally established in the region’s 13th Five-Year Plan (2016-2020), with the goal of training 65,000 laborers (including urban unemployed persons) during that time (Chamdo Government, December 29, 2015).

    By 2016, Chamdo had established 45 related vocational training bases (TAR Government, November 17, 2016). Starting in 2016, the TAR’s Shannan region likewise implemented vocational training with “semi-military-style management” (半军事化管理, ban junshihua guanli) (Tibet Shannan Net, April 5, 2017). Several different sources indicate that Chamdo’s military-style training management was conducted by People’s Armed Police drill sergeants.[1]

    Policies of the 2019-2020 Militarized Vocational Training and Labor Transfer Action Plan

    In March 2019, the TAR issued the 2019-2020 Farmer and Pastoralist Training and Labor Transfer Action Plan (西藏自治区2019-2020年农牧民培训和转移就业行动方案, Xizang Zizhiqu 2019-2020 Nian Nongmumin Peixun he Zhuanyi Jiuye Xingdong Fang’an) which mandates the “vigorous promotion of military-style…[vocational] training,” adopting the model pioneered in Chamdo and mandating it throughout the region. [2] The vocational training process must include “work discipline, Chinese language and work ethics,” aiming to “enhance laborers’ sense of discipline to comply with national laws and regulations and work unit rules and regulations.”

    Surplus labor training is to follow the “order-oriented” (订单定向式, dingdan dingxiangshi) or “need-driven” (以需定培, yi xu dingpei) method, [3] whereby the job is arranged first, and the training is based on the pre-arranged job placement. In 2020, at least 40 percent of job placements were to follow this method, with this share mandated to exceed 60 percent by the year 2024 (see [2], also below). Companies that employ a minimum number of laborers can obtain financial rewards of up to 500,000 renminbi ($73,900 U.S. dollars). Local labor brokers receive 300 ($44) or 500 ($74) renminbi per arranged labor transfer, depending whether it is within the TAR or without. [4] Detailed quotas not only mandate how many surplus laborers each county must train, but also how many are to be trained in each vocational specialty (Ngari Government, July 31, 2019).

    The similarities to Xinjiang’s coercive training scheme are abundant: both schemes have the same target group (“rural surplus laborers”—农牧区富余劳动者, nongmuqu fuyu laodongzhe); a high-powered focus on mobilizing a “reticent” minority group to change their traditional livelihood mode; employ military drill and military-style training management to produce discipline and obedience; emphasize the need to “transform” laborers’ thinking and identity, and to reform their “backwardness;” teach law and Chinese; aim to weaken the perceived negative influence of religion; prescribe detailed quotas; and put great pressure on officials to achieve program goals. [5]

    Labor Transfers to Other Provinces in 2020

    In 2020, the TAR introduced a related region-wide labor transfer policy that established mechanisms and target quotas for the transfer of trained rural surplus laborers both within (55,000) and without (5,000) the TAR (TAR Human Resources Department, July 17). The terminology is akin to that used in relation to Xinjiang’s labor transfers, employing phrases such as: “supra-regional employment transfer” (跨区域转移就业, kuaquyu zhuanyi jiuye) and “labor export” (劳务输出, laowu shuchu). Both the 2019-2020 Training and Labor Transfer Action Plan and the TAR’s 13th Five-Year Plan (2016-2020) only mention transfers outside the TAR in passing, without outlining a detailed related policy or the use of terminology akin to that found in related documents from Xinjiang. [6]

    In the first 7 months of 2020, the TAR trained 543,000 rural surplus laborers, accomplishing 90.5% of its annual goal by July. Of these, 49,900 were transferred to other parts of the TAR, and 3,109 to other parts of China (TAR Government, August 12). Each region is assigned a transfer quota. By the end of 2020, this transfer scheme must cover the entire TAR.

    Specific examples of such labor transfers identified by the author to other regions within the TAR include job placements in road construction, cleaning, mining, cooking and driving. [7] Transfers to labor placements outside the TAR include employment at the COFCO Group, China’s largest state-owned food-processing company (Hebei News, September 18, 2020).

    The central terminology employed for the labor transfer process is identical with language used in Xinjiang: “unified matching, unified organizing, unified management, unified sending off” (统一对接、统一组织、统一管理、统一输送 / tongyi duijie, tongyi zuzhi, tongyi guanli, tongyi shusong). [8] Workers are transferred to their destination in a centralized, “group-style” (组团式, zutuanshi), “point-to-point” (点对点, dianduidian) fashion. The policy document sets group sizes at 30 persons, divided into subgroups of 10, both to be headed by (sub-)group leaders (TAR Human Resources Department, July 17). In one instance, this transport method was described as “nanny-style point-to-point service” (“点对点”“保姆式”服务 / “dianduidian” “baomu shi” fuwu) (Chinatibet.net, June 21). As in Xinjiang, these labor transfers to other provinces are arranged and supported through the Mutual Pairing Assistance [or “assist Tibet” (援藏, Yuan Zang)] mechanism, albeit not exclusively. [9] The transferred laborers’ “left-behind” children, wives and elderly family members are to receive the state’s “loving care.” [10]

    Again, the similarities to Xinjiang’s inter-provincial transfer scheme are significant: unified processing, batch-style transfers, strong government involvement, financial incentives for middlemen and for participating companies, and state-mandated quotas. However, for the TAR’s labor transfer scheme, there is so far no evidence of accompanying cadres or security personnel, of cadres stationed in factories, or of workers being kept in closed, securitized environments at their final work destination. It is possible that the transfer of Tibetan laborers is not as securitized as that of Uyghur workers. There is also currently no evidence of TAR labor training and transfer schemes being linked to extrajudicial internment. The full range of TAR vocational training and job assignment mechanisms can take various forms and has a range of focus groups; not all of them involve centralized transfers or the military-style training and transfer of nomads and farmers.

    The Coercive Nature of the Labor Training and Transfer System

    Even so, there are clear elements of coercion during recruitment, training and job matching, as well as a centralized and strongly state-administered and supervised transfer process. While some documents assert that the scheme is predicated on voluntary participation, the overall evidence indicates the systemic presence of numerous coercive elements.

    As in Xinjiang, TAR government documents make it clear that poverty alleviation is a “battlefield,” with such work to be organized under a military-like “command” structure (脱贫攻坚指挥部, tuopin gongjian zhihuibu) (TAR Government, October 29, 2019; Xinhua, October 7, 2018). In mid-2019, the battle against poverty in the TAR was said to have “entered the decisive phase,” given the goal to eradicate absolute poverty by the end of 2020 (Tibet.cn, June 11, 2019). Since poverty is measured by income levels, and labor transfer is the primary means to increase incomes—and hence to “lift” people out of poverty—the pressure for local governments to round up poor populations and feed them into the scheme is extremely high.

    The Training and Labor Transfer Action Plan cited above establishes strict administrative procedures, and mandates the establishment of dedicated work groups as well as the involvement of top leadership cadres, to “ensure that the target tasks are completed on schedule” (see [2]). Each administrative level is to pass on the “pressure [to achieve the targets] to the next [lower] level.” Local government units are to “establish a task progress list [and] those who lag behind their work schedule… are to be reported and to be held accountable according to regulations.” The version adopted by the region governed under Shannan City is even more draconian: training and labor transfer achievements are directly weighed in cadres’ annual assessment scores, complemented by a system of “strict rewards and punishments.” [11] Specific threats of “strict rewards and punishments” in relation to achieving labor training and transfer targets are also found elsewhere, such as in official reports from the region governed under Ngari City, which mandate “weekly, monthly and quarterly” reporting mechanisms (TAR Government, December 18, 2018).

    As with the Uyghurs in Xinjiang, overcoming Tibetans’ resistance to labor transfer is an integral part of the entire mechanism. Documents state that the “strict military-style management” of the vocational training process causes the “masses to comply with discipline,” “continuously strengthens their patriotic awareness,” and reforms their “backward thinking.” [12] This may also involve the presence of local cadres to “make the training discipline stricter.” [13]

    Because the military-style vocational training process produces discipline and transforms “backward employment views,” it is said to “promote labor transfer.” [14] Rural laborers are to be transformed from “[being] unwilling to move” to becoming willing to participate, a process that requires “diluting the negative influence of religion,” which is said to induce passivity (TAR Commerce Department, June 10). The poverty alleviation and training process is therefore coupled with an all-out propaganda effort that aims to use “thought education” to “educate and guide the unemployed to change their closed, conservative and traditional employment mindset” (Tibet’s Chamdo, July 8, 2016). [15] One document notes that the poverty alleviation and labor transfer process is part of an effort to “stop raising up lazy people” (TAR Government, December 18, 2018).

    A 2018 account from Chamdo of post-training follow-up shows the tight procedures employed by the authorities:

    Strictly follow up and ask for effectiveness. Before the end of each training course, trainees are required to fill in the “Employment Willingness Questionnaire.” Establish a database…to grasp the employment…status of trainees after the training. For those who cannot be employed in time after training, follow up and visit regularly, and actively recommend employment…. [16]

    These “strict” follow-up procedures are increasingly unnecessary, because the mandated “order-oriented” process means that locals are matched with future jobs prior to the training.

    “Grid Management” and the “Double-Linked Household” System

    Coercive elements play an important role during the recruitment process. Village-based work teams, an intrusive social control mechanism pioneered by Chen Quanguo, go from door to door to “help transform the thinking and views of poor households.” [17] The descriptions of these processes, and the extensive government resources invested to ensure their operation, overlap to a high degree with those that are commonly practiced in Xinjiang (The China Quarterly, July 12, 2019). As is the case in Xinjiang, poverty-alleviation work in the TAR is tightly linked to social control mechanisms and key aspects of the security apparatus. To quote one government document, “By combining grid management and the ‘double-linked household’ management model, [we must] organize, educate, and guide the people to participate and to support the fine-grained poverty alleviation … work.” [18]

    Grid management (网格化管理, wanggehua guanli) is a highly intrusive social control mechanism, through which neighborhoods and communities are subdivided into smaller units of surveillance and control. Besides dedicated administrative and security staff, this turns substantial numbers of locals into “volunteers,” enhancing the surveillance powers of the state. [19] Grid management later became the backbone of social control and surveillance in Xinjiang. For poverty alleviation, it involves detailed databases that list every single person “in poverty,” along with indicators and countermeasures, and may include a “combat visualization” (图表化作战, tubiaohua zuozhan) feature whereby progress in the “war on poverty” is visualized through maps and charts (TAR Government, November 10, 2016). Purang County in Ngari spent 1.58 million renminbi ($233,588 dollars) on a “Smart Poverty Alleviation Big Data Management Platform,” which can display poverty alleviation progress on a large screen in real time (TAR Government, February 20, 2019).

    Similarly, the “double-linked household” (双联户, shuang lian hu) system corrals regular citizens into the state’s extensive surveillance apparatus by making sets of 10 “double-linked” households report on each other. Between 2012 and 2016, the TAR established 81,140 double-linked household entities, covering over three million residents, and therefore virtually the region’s entire population (South China Morning Post, December 12, 2016). An August 2020 article on poverty alleviation in Ngari notes that it was the head of a “double-linked” household unit who led his “entire village” to hand over their grassland and herds to a local husbandry cooperative (Hunan Government, August 20).

    Converting Property to Shares Through Government Cooperatives

    A particularly troubling aspect of the Training and Labor Transfer Action Plan is the directive to promote a “poverty alleviation industry” (扶贫产业, fupin chanye) scheme by which local nomads and farmers are asked to hand over their land and herds to large-scale, state-run cooperatives (农牧民专业合作社, nongmumin zhuanye hezuoshe). [20] In that way, “nomads become shareholders” as they convert their usage rights into shares. This scheme, which harks back to the forced collectivization era of the 1950s, increases the disposable incomes of nomads and farmers through share dividends and by turning them into wage laborers. They are then either employed by these cooperatives or are now “free” to participate in the wider labor transfer scheme. [21] In Nagqu, this is referred to as the “one township one cooperative, one village one cooperative ” (“一乡一社”“一村一合” / “yixiang yishe” “yicun yihe”) scheme, indicating its universal coverage. [22] One account describes the land transfer as prodding Tibetans to “put down the whip, walk out of the pasture, and enter the [labor] market” (People.cn, July 27, 2020).

    Clearly, such a radical transformation of traditional livelihoods is not achieved without overcoming local resistance. A government report from Shuanghu County (Nagqu) in July 2020 notes that:

    In the early stages, … most herders were not enthusiastic about participating. [Then], the county government…organized…county-level cadres to deeply penetrate township and village households, convening village meetings to mobilize people, insisted on transforming the [prevailing attitude of] “I am wanted to get rid of poverty” to “I want to get rid of poverty” as the starting point for the formation of a cooperative… [and] comprehensively promoted the policy… Presently… the participation rate of registered poor herders is at 100 percent, [that] of other herders at 97 percent. [23]

    Importantly, the phrase “transforming [attitudes of] ‘I am wanted to get rid of poverty’ to ‘I want to get rid of poverty’” is found in this exact form in accounts of poverty alleviation through labor transfer in Xinjiang. [24]

    Given that this scheme severs the long-standing connection between Tibetans and their traditional livelihood bases, its explicit inclusion in the militarized vocational training and labor transfer policy context is of great concern.

    Militarized Vocational Training: Examining a Training Base in Chamdo

    The Chamdo Golden Sunshine Vocational Training School (昌都市金色阳光职业培训学校, Changdushi Jinse Yangguang Zhiye Peixun Xuexiao) operates a vocational training base within Chamdo’s Vocational and Technical School, located in Eluo Town, Karuo District. The facility conducts “military-style training” (军旅式培训, junlüshi peixun) of rural surplus laborers for the purpose of achieving labor transfer; photos of the complex show a rudimentary facility with rural Tibetan trainees of various ages, mostly dressed in military fatigues. [25]

    Satellite imagery (see accompanying images) shows that after a smaller initial setup in 2016, [26] the facility was expanded in the year 2018 to its current state. [27] The compound is fully enclosed, surrounded by a tall perimeter wall and fence, and bisected by a tall internal wire mesh fence that separates the three main northern buildings from the three main southern ones (building numbers 4 and 5 and parts of the surrounding wall are shown in the accompanying Figure 4). The internal fence might be used to separate dormitories from teaching and administrative buildings. Independent experts in satellite analysis contacted by the author estimated the height of the internal fence at approximately 3 meters. The neighboring vocational school does not feature any such security measures.

    Conclusions

    In both Xinjiang and Tibet, state-mandated poverty alleviation consists of a top-down scheme that extends the government’s social control deep into family units. The state’s preferred method to increase the disposable incomes of rural surplus laborers in these restive minority regions is through vocational training and labor transfer. Both regions have by now implemented a comprehensive scheme that relies heavily on centralized administrative mechanisms; quota fulfilment; job matching prior to training; and a militarized training process that involves thought transformation, patriotic and legal education, and Chinese language teaching.

    Important differences remain between Beijing’s approaches in Xinjiang and Tibet. Presently, there is no evidence that the TAR’s scheme is linked to extrajudicial internment, and aspects of its labor transfer mechanisms are potentially less coercive. However, in a system where the transition between securitization and poverty alleviation is seamless, there is no telling where coercion stops and where genuinely voluntary local agency begins. While some Tibetans may voluntarily participate in some or all aspects of the scheme, and while their incomes may indeed increase as a result, the systemic presence of clear indicators of coercion and indoctrination, coupled with profound and potentially permanent change in modes of livelihood, is highly problematic. In the context of Beijing’s increasingly assimilatory ethnic minority policy, it is likely that these policies will promote a long-term loss of linguistic, cultural and spiritual heritage.

    Adrian Zenz is a Senior Fellow in China Studies at the Victims of Communism Memorial Foundation, Washington, D.C. (non-resident), and supervises PhD students at the European School of Culture and Theology, Korntal, Germany. His research focus is on China’s ethnic policy, public recruitment in Tibet and Xinjiang, Beijing’s internment campaign in Xinjiang, and China’s domestic security budgets. Dr. Zenz is the author of Tibetanness under Threat and co-editor of Mapping Amdo: Dynamics of Change. He has played a leading role in the analysis of leaked Chinese government documents, to include the “China Cables” and the “Karakax List.” Dr. Zenz is an advisor to the Inter-Parliamentary Alliance on China, and a frequent contributor to the international media.

    Notes

    [1] See for example https://archive.is/wip/4ItV6 or http://archive.is/RVJRK. State media articles from September 2020 indicate that this type of training is ongoing https://archive.is/e1XqL.

    [2] Chinese: 大力推广军旅式…培训 (dali tuiguang junlüshi…peixun). See https://bit.ly/3mmiQk7 (pp.12-17). See local implementation documents of this directive from Shannan City (https://bit.ly/32uVlO5, pp.15-24), Xigatse (https://archive.is/7oJ7p) and Ngari (https://archive.is/wip/R3Mpw).

    [3] See also https://archive.is/wip/eQMGa.

    [4] Provided that the person was employed for at least 6 months in a given year. Source: https://archive.is/KE1Vd.

    [5] See the author’s main work on this in section 6 of: “Beyond the Camps: Beijing’s Long-Term Scheme of Coercive Labor, Poverty Alleviation and Social Control in Xinjiang,” Journal of Political Risk (Vol. 7, No. 12), December 2019. https://www.jpolrisk.com/beyond-the-camps-beijings-long-term-scheme-of-coercive-labor-poverty-allev.

    [6] See https://archive.is/wip/Dyapm.

    [7] See https://archive.is/wip/XiZfl, https://archive.is/RdnvS, https://archive.is/w1kfx, https://archive.is/wip/NehA6, https://archive.is/wip/KMaUo, https://archive.is/wip/XiZfl, https://archive.is/RdnvS, https://archive.is/w1kfx.

    [8] See https://archive.is/KE1Vd and https://archive.is/wip/8afPF.

    [9] See https://archive.is/KE1Vd and https://archive.is/wip/8afPF.

    [10] See https://archive.is/KE1Vd.

    [11] See https://bit.ly/32uVlO5, p.24.

    [12] See https://archive.is/wip/fN9hz and https://archive.is/NYMwi, compare https://archive.is/wip/iiF7h and http://archive.is/Nh7tT.

    [13] See https://archive.is/wip/kQVnX. A state media account of Tibetan waiters at a tourism-oriented restaurant in Xiexong Township (Chamdo) notes that these are all from “poverty-alleviation households,” and have all gone through “centralized, military-style training.” Consequently, per this account, they have developed a “service attitude of being willing to suffer [or: work hard]”, as is evident from their “vigorous pace and their [constant] shuttling back and forth” as they serve their customers. https://archive.is/wip/Nfxnx (account from 2016); compare https://archive.is/wip/dTLku.

    [14] See https://archive.is/wip/faIeL and https://archive.is/wip/18CXh.

    [15] See https://archive.is/iiF7h.

    [16] See https://archive.is/wip/ETmNe

    [17] See https://archive.is/wip/iEV7P, see also e.g. https://archive.is/wip/1p6lV.

    [18] See https://archive.is/e45fJ.

    [19] See https://www.cambridge.org/core/journals/china-quarterly/article/securitizing-xinjiang-police-recruitment-informal-policing-and-ethnic-minority-cooptation/FEEC613414AA33A0353949F9B791E733 and https://www.hrw.org/news/2013/03/20/china-alarming-new-surveillance-security-tibet.

    [20] E.g. https://archive.is/R3Mpw. This scheme was also mentioned in the TAR’s 13th 5-Year-Plan (2016-2020) (https://archive.is/wip/S3buo). See also similar accounts, e.g. https://archive.is/IJUyl.

    [21] Note e.g. the sequence of the description of these cooperatives followed by an account of labor transfer (https://archive.is/gIw3f).

    [22] See https://archive.is/wip/gIw3f or https://archive.is/wip/z5Tor or https://archive.is/wip/PR7lh.

    [23] See https://archive.is/wip/85zXB.

    [24] See the author’s related work on this in section 2.2 of: “Beyond the Camps: Beijing’s Long-Term Scheme of Coercive Labor, Poverty Alleviation and Social Control in Xinjiang,” Journal of Political Risk (Vol. 7, No. 12), December 2019. https://www.jpolrisk.com/beyond-the-camps-beijings-long-term-scheme-of-coercive-labor-poverty-allev.

    [25] Located as part of the 昌都市卡若区俄洛镇昌都市职业技术学校 campus. See https://bit.ly/2Rr6Ekc; compare https://archive.is/wip/uUTCp and https://archive.is/wip/lKnbe.

    [26] See https://archive.is/wip/WZsvQ.

    [27] Coordinates: 31.187035, 97.091817. Website: https://bit.ly/2Rr6Ekc. The timeframe for construction is indicated by historical satellite imagery and by the year 2018 featured on a red banner on the bottom-most photo of the website.

    https://jamestown.org/program/jamestown-early-warning-brief-xinjiangs-system-of-militarized-vocational-

    #Chine #transfert_de_population #déplacement #rural_surplus_laborers #formaation_professionnelle #armée #travail #agriculture #discipline #discipline_de_travail #Chamdo #préjugés #terres #salariés #travailleurs_salariés #Chen_Quanguo #Xinjiang #Oïghours #camps #pauvreté #contrôle_social #pastoralisme #Farmer_and_Pastoralist_Training_and_Labor_Transfer_Action_Plan #minorités #obédience #discipline #identité #langue #religion #COFCO_Group #mots #terminologie #vocabulaire #Mutual_Pairing_Assistance #pauvreté #Shannan_City #Ngari_City #surveillance #poverty_alleviation #coopératives #salaire #Nagqu #Chamdo_Golden_Sunshine_Vocational_Training_School #Eluo_Town

  • Coronavirus: north-east of England faces new restrictions amid Covid-19 spike | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/sep/16/north-east-of-england-faces-new-restrictions-amid-covid-19-spike
    https://i.guim.co.uk/img/media/b633fd1dbbe2bb82e58f26f4639ff2d2abd0f674/0_116_3500_2101/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    New restrictions on social contact between households and a 10pm curfew on pubs are expected to be introduced in parts of north-east England in an attempt to curb rising coronavirus cases. Nick Forbes, the leader of Newcastle city council, confirmed that “additional, temporary restrictions” were being planned to prevent another full lockdown for the region. Multiple sources confirmed that the measures, due to be announced on Thursday morning, will include a 10pm curfew on pubs and bars and a ban on mixing between households. They will come into effect from midnight on Thursday night/Friday morning. The restrictions are expected to apply to Newcastle, Northumberland, North Tyneside, South Tyneside, Gateshead, County Durham and Sunderland, but not Teesside. They will cover a population of approximately 1.5 million people.The new measures are expected to include a ban on care home visits for all but “essential visitors” – the first such measure since the UK-wide lockdown in spring. It is also expected that people will be told not to go on holiday with other households and to avoid public transport for non-essential journeys.
    Robert Jenrick, the housing, communities and local government secretary, confirmed the implementation of new restrictions when he appeared on ITV’s Peston programme on Wednesday evening. He said: “The number of cases has been rising rapidly in many parts of the country, but particularly in the north-east, and so a decision has been made to impose further restrictions there.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#confinement#deplacement#sante#retsrictionsanitaire#economie

  • Coronavirus : en Inde, l’épidémie semble hors de contrôle
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/08/coronavirus-en-inde-l-epidemie-semble-hors-de-controle_6051361_3210.html

    La plupart des restrictions imposées lors du confinement général sont maintenant levées, à l’exception des écoles qui restent closes et des liaisons internationales qui demeurent suspendues. Mais l’atmosphère dans la capitale n’est plus la même, les lieux festifs et touristiques, les parcs, d’habitude si prisés, sont déserts.Les conséquences du confinement et de la crise économique qui frappe de plein fouet le deuxième pays le plus peuplé de la planète, avec 1,3 milliard d’habitants, sont désastreuses. La ville en porte les stigmates. Des magasins, des restaurants, des petites entreprises ont fermé définitivement leurs portes. Dans les rues de la capitale, le long des axes de circulation, les travailleurs migrants de retour patientent en quête de nourriture distribuée par des ONG, ou des particuliers.Le métro a également repris dans les autres grandes villes de l’Inde, mais, à Bombay, la configuration est toute différente ; il est marginal dans cette mégapole, où la desserte des banlieusards est assurée par des trains maintenus à l’arrêt. La capitale financière du pays, très durement touchée depuis le début de l’épidémie, vit sous une chape de plomb depuis cinq mois. Le confinement n’a jamais été levé et la ville, d’habitude bruyante et frénétique, est l’ombre d’elle-même. Les journaliers, les employés à domicile, les vendeurs de rue n’ont plus de travail et leurs difficultés risquent de se prolonger encore longtemps. Les autorités viennent d’annoncer que le confinement est prolongé au moins jusqu’au 30 septembre. Egalement située dans l’Etat du Maharashtra, épicentre de l’épidémie (940 000 cas), Pune laisse les experts perplexes. Cette ville moyenne, réputée tranquille, beaucoup moins dense que Bombay ou Delhi, comptant peu de travailleurs migrants, ou de voyageurs internationaux, figure désormais au rang des cinq villes les plus affectées du pays.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#migrantinterne#deplacement#confinement#travailleur#deplacement#transport

  • Je découvre le Territoire britannique de l’océan Indien, qui gère le .io (les TLD de deux lettres sont toujours des ccTLD, c’est-à-dire des noms de domaines gérés par des États ou assimilés - merci @stephane).

    C’est avant tout une base militaire commune entre le Royaume Uni et les États Unis, et le tourisme n’y est pas autorisé.

    The British Indian Ocean Territory is not a tourist destination. Access is restricted and a permit is required in advance of travel. There are no commercial flights and permits are only issued to yachts for safe passage.

    https://www.gov.io/visiting/current-travel-advice

    Les 2000 habitants ont été expulsés en 1965.

    #visa #déplacement_de_population #dns

  • L’Italie rattrapée par l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/08/21/l-italie-rattrapee-par-l-epidemie-de-covid-19_6049529_3244.html

    Une fois encore en Italie, les disparités régionales, teintées d’une forme de méfiance des voisins, sont revenues en force. Le virus circule entre les régions et seulement 28 % des cas ont été contractés à l’étranger la semaine passée, selon l’ISS. Jeudi 20 août, le délégué pour la santé du Latium, Alessio D’Amato, a dénoncé le manque de respect des consignes sanitaires de la Sardaigne après la découverte de 37 cas positifs au Covid de vacanciers de retour de l’île, mettant en garde contre « une bombe virale », et exigeant que les tests soient systématisés à l’embarquement des ferrys quittant les côtes sardes.A l’aéroport milanais de Malpensa, la situation a viré à l’absurde : les autorités avaient décidé dans un premier temps de ne contrôler que les habitants de Lombardie, suscitant la colère des autres voyageurs, avant qu’elles ne fassent machine arrière. « Il n’y a pas de mots pour qualifier le comportement incroyablement superficiel à l’origine des nouvelles contagions, s’est emporté pour sa part Vincenzo De Luca, le bouillant président de la Campanie. La cohabitation civile implique des devoirs de responsabilité inévitables, pour soi-même, sa famille et sa communauté. » Dans son fief à Naples, l’unité Covid de l’hôpital Loreto Mare, bâtie au plus fort de la crise, a dû rouvrir ses portes. Une mise en service dont Vincenzo De Luca se serait bien passé. A quelques encablures de là, sur la très chic Capri, les soirées VIP prévues ce week-end, où stars du foot et de la mode sont attendues en nombre, auront pour beaucoup cette année une saveur amère.

    #Covid-19#migrant#migration#italie#region#deplacement#sante#ile#depistage

  • India’s Bihar state fights twin threat of virus and floods
    https://apnews.com/929a3a654a13c7d2401f2e74517f1778

    Monsoon floods have swamped large parts of India’s densely populated Bihar state and displaced more than 300,000 people by Friday, officials said, exacerbating the risk of the coronavirus and stymieing its response to the pandemic. The floods have killed at least 24 people in the state, where heavy rain has submerged thousands of villages in 14 districts and pushed the already feeble health care system to the wall. More than 300,000 villagers have been evacuated to relief camps and officials warned of further cloudbursts and heavy rain in the next two days. India’s National Disaster Response Force said it had deployed 28 of its teams to help with rescue and relief work. Every year the state faces perennial flooding by the rivers originating from neighboring Nepal that affects millions, but doctors and experts said the bigger worry this year is the rapidly spreading coronavirus

    #Covid-19#migration#migrant#inde#nepal#deplacement#mousson#sante#environnement#contamination

  • Face au coronavirus, l’Algérie prolonge de quinze jours le confinement partiel
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/27/coronavirus-alger-prolonge-de-quinze-jours-le-confinement-partiel_6047372_32

    Le gouvernement algérien a décidé, dimanche soir 26 juillet, de reconduire pour quinze jours le confinement dans la plus grande partie du pays, en raison d’une hausse persistante des cas de contamination au nouveau coronavirus ces dernières semaines. Le confinement partiel à domicile de 20 heures à 5 heures du matin, en vigueur dans 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays, est reconduit pour quinze à compter de mardi, selon un communiqué officiel. Le gouvernement a décidé aussi de reconduire « l’interdiction de la circulation routière, y compris des véhicules particuliers, de et vers » ces 29 régions, ont précisé les services du premier ministre, annonçant également la reconduction dans ces préfectures de la suspension des transports urbains publics et privés durant les week-ends.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#confinement#deplacement#sante#contamination

  • Le Maroc isole ses grandes villes pour stopper une forte hausse de l’épidémie de coronavirus
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/27/le-maroc-isole-ses-grandes-villes-pour-stopper-une-forte-hausse-de-l-epidemi

    Les autorités marocaines ont décidé d’interdire, à partir de lundi 27 juillet, les déplacements à destination et en provenance de huit grandes villes du pays, à cause d’une nette remontée des cas de contamination au nouveau coronavirus ces derniers jours. Cette décision, annoncée dimanche, intervient à quelques jours de l’Aïd Al-Adha, une fête traditionnellement marquée par des réunions familiales. Elle entre en vigueur lundi jusqu’à nouvel ordre, selon un communiqué conjoint des ministères de l’intérieur et de la santé. L’interdiction des déplacements a été prise « en raison de la hausse considérable des cas de contamination » et « au regard du non-respect par la majorité des citoyens des mesures de prévention : distanciation sociale, port du masque », selon le texte. Elle concerne huit villes, dont la capitale économique Casablanca (ouest), la capitale touristique Marrakech (sud), Tanger (nord), le deuxième pôle économique du royaume, et Fès (centre).

    #Covid-19#migrant#migration#maroc#deplacement#sante#religion#contamination

  • Hong Kong third wave: as more sailors confirmed with Covid-19, experts call for suspension of unrestricted crew changes | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3094653/hong-kong-third-wave-more-sailors-confirmed-covid

    Hong Kong should review its policy of allowing unrestricted sea crew changes at the city’s port amid a sustained third wave of Covid-19 infections, health experts said on Friday, as four more imported cases involving seafarers were recorded. Concerns over the possible threat posed by vessels continued as more than 100 maritime workers were revealed on Thursday to have been quarantined aboard six cargo ships in Hong Kong waters, after a half dozen seamen tested positive for the coronavirus.
    A source familiar with the situation said the sailors in quarantine were calm and the environment on the vessels was not bad

    #Covid-19#migration#migrant#hongkong#sante#deplacementmaritime#quarantaine#troisiemevague#depistage

  • Fin de la deuxième vague de Covid-19 en Chine
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/08/fin-de-la-deuxieme-vague-de-covid-19-en-chine_6045619_3244.html

    Plus de 11 millions de personnes ont été testées – soit environ la moitié de la population de la ville – et plus de 5 000 personnes travaillant ou habitant à proximité du marché de Xinfadi ont été placées en quarantaine, parfois durant quatre semaines. Les autorités n’ont donc pas choisi le confinement total, comme à Wuhan, au début de l’année. Elles ont procédé plus subtilement : isolant les personnes ayant fréquenté le marché et leurs proches, et testant les catégories qui ont le plus de contacts sociaux : le personnel soignant, les personnes travaillant dans la restauration, les chauffeurs de taxi, les livreurs à domicile, les coiffeurs… Ces tests ont été effectués par échantillons groupés de 5 à 6 personnes. Si l’une d’elles était positive, tout le groupe repassait le test. Le cas échéant, les résultats de ces tests collectifs n’étaient pas communiqués aux intéressés. Sans doute pour gagner du temps, mais aussi pour éviter que les Pékinois quittent la ville. Jusqu’au 4 juillet, quitter la capitale pour se rendre en province nécessitait en effet de présenter un test négatif effectué dans la semaine précédant le déplacement. Les personnes souhaitant voyager devaient donc effectuer un test à leurs frais.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#deuxiemevague#depistage#deplacement#sante