• « C’est fou à quel point ces #murs et ces #grilles sont hautes. On côtoie ces murs en permanence.
    Ils limitent notre quotidien. Ils sont l’affirmation de la négation de l’autre.
    Mais on les a intégrés, leur #violence a été assimilée. On accepte sans le percevoir le #pouvoir de contrainte, la #dépossession de l’#espace qu’ils représentent »

    #géographie_urbaine #villes #urban_matter #barrières

    Source : une #BD de #Margot_Gustaedt dont le titre est "Les renards sans pelage" , qui n’a pas été publiée. C’est son travail de diplôme.

    La BD porte sur les #violences_policières et sur l’affaire du #lycée_Arago

    D’autres travaux de Margot, que j’ai rencontrée en Grèce lors d’une summer school à Athènes sur les villes-refuge, car elle travaillait à une nouvelle BD avec une étudiante qui suivait la summer school :
    https://margotgustaedt.tumblr.com

    ping @reka @davduf @isskein

  • Interrompre la destruction du monde

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Interrompre-la-destruction-du-monde

    Jérôme Baschet
    Une juste colère. Interrompre la destruction du monde

    En automne 2018, « une véritable irruption populaire a fait vaciller le pouvoir », en France. Depuis le Chiapas rebelle où il vit, Jérôme Baschet a observé le mouvement des Gilets jaunes comme annonciateur de nouvelles formes d’explosions sociales vouées à se multiplier, expression d’une « juste colère », pendant de la « digne rage » des zapatistes. Avec méthode, il cherche à encourager et à amplifier cette dynamique afin d’« interrompre la destruction du monde ».

    La goutte d’eau a fait déborder le vase. « Et là où beaucoup s’affligeaient de ne voir que le marécage stagnant d’une majorité dite silencieuse et passive ont surgi mille torrents impétueux et imprévisibles, qui sortent de leur cours, ouvrent des voies inimaginables il y a un mois encore, renversent tout sur leur passage et, malgré quelques dévoiements initiaux, démontrent une maturité et une intelligence collective impressionnante. » (...)

    #Jérôme_Baschet #Gilets_jaunes #Chiapas #Macron #démocratie #économie #Capitalocène #Wallerstein #collapsologie #blocage #dépossession #soulèvement #autonomie

  • Mes brebis comme des machines – Revue Z
    http://www.zite.fr/mes-brebis-comme-des-machines

    Depuis 2010, l’État exige que chèvres et brebis soient identifiées par une puce RFID, via une seconde boucle accrochée à l’oreille des bêtes. Loin de remédier aux crises sanitaires et à la pollution en démantelant l’élevage industriel, l’État impose une traçabilité systématique des animaux qui permet aux grands groupes de la filière de redorer leur blason. Mais cette traçabilité permet aussi de mettre les petits élevages sous surveillance en faisant la chasse aux pratiques paysannes non conformes qui pourraient y subsister. Dans un dossier paru dans son tout premier numéro, Z s’était penché sur la perte progressive de mainmise des éleveur·ses sur leur métier, illustrée par cette obligation.

    Texte extrait de la revue Z n°1, printemps 2009. Itinérance dans le Tarn.

    Dans le Tarn et ailleurs, des petit.es éleveur·ses refusent de se soumettre à cette obligation qui accompagne l’industrialisation à marche forcée de tous les élevages. Après les avoir harcelé·es pendant des années, l’administration les attaque : ils et elles sont aujourd’hui confronté·es à des sanctions pénales et financières. Z appelle à envoyer des sous au groupe Faut Pas Pucer et à prendre contact avec eux pour les soutenir. Pour lire leur appel, c’est ici.

    #élevage #surveillance #dépossession #PAC

  • The Theft And Return Of Australian Indigenous Land 1788 To 2013

    The map above shows that between the establishment of the British penal colony of New South Wales in 1788 and the mid-1960s, Indigenous Australians were deprived and dispossessed of virtually all their land.

    https://brilliantmaps.com/indigenous-australia
    #aborigènes #contre-cartographie #cartographie_radicale #cartographie_critique #peuples_autochtones #cartographie #visualisation #Australie #géographie_du_plein #géographie_du_vide #terres #dépossession
    ping @reka

  • « Les “gilets jaunes” veulent rompre avec le sentiment de dépossession », Ivan Bruneau et Julian Mischi
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/03/les-gilets-jaunes-veulent-rompre-avec-le-sentiment-de-depossession_5404581_3

    Pour les chercheurs Ivan Bruneau et Julian Mischi, le mouvement de contestation sociale traduit le malaise des populations établies dans les communes rurales en rupture avec tout, notamment les organisations politiques absentes de ces zones.

    Tribune. Le mouvement des « #gilets_jaunes » a donné lieu à de nombreuses analyses à chaud, parfois très survolantes, comme celles ayant mis l’accent sur « les frustrations des classes moyennes » ou « l’individualisation des inégalités ». Il nous semble préférable de revenir aux conditions qui rendent possibles la contestation, lesquelles peuvent être en partie communes aux zones urbaines et rurales, comme le sentiment d’injustice fiscale, mais le mouvement est aussi révélateur de la transformation des #conditions_de_vie et de travail des populations rurales et périurbaines. Certains observateurs ont déjà souligné avec justesse l’enjeu de la mobilité et le rôle central de l’automobile dans le monde rural. Au-delà, l’irruption politique des « gilets jaunes » dans l’espace public des petites communes apparaît comme une réaction collective aux multiples formes de #dépossession qu’ils subissent depuis de nombreuses années.

    Les campagnes françaises sont bien sûr diverses mais elles se caractérisent en général par la surreprésentation en leur sein des catégories populaires relevant du salariat (#ouvriers et #employés) ou du #travail_indépendant (petits artisans, commerçants et agriculteurs). La part considérable des actifs faiblement diplômés contraste avec la faible présence des classes supérieures et des professions intellectuelles, qui résident surtout dans les métropoles. Cette #ségrégation_sociospatiale s’explique par la pression du marché immobilier, mais aussi par le fait que les emplois intellectuels et de direction se concentrent dans les grandes villes alors que les activités de fabrication ou de logistique se déploient désormais essentiellement dans les périphéries rurales et périurbaines. Une telle distance spatiale entre classes sociales, sur fond de séparation entre « travail intellectuel » et « travail manuel », nourrit la mobilisation des « gilets jaunes », qui insistent sur le mépris dont ils se sentent victimes. C’est leur vécu et leur rapport au #travail qui alimentent le rejet de ce qu’ils perçoivent comme l’arrogance d’élites nationales et régionales ne connaissant pas leur quotidien, leurs pratiques, leurs savoirs.

    La distance spatiale entre classes sociales s’est renforcée

    Ainsi, au sein même des territoires ruraux, la distance spatiale entre classes sociales s’est renforcée dans la dernière période. Les dirigeants des entreprises résident de moins en moins sur place. Auparavant les cadres des usines ou des entreprises publiques étaient fréquemment des individus issus de familles « du coin » qui avaient connu une promotion interne et s’engageaient dans la #vie_locale. Rarement d’origine populaire, les nouveaux responsables, davantage mobiles, sont désormais seulement de passage à la tête des établissements en proie à des réorganisations managériales. Plus diplômés, ils connaissent peu le travail réalisé concrètement dans les ateliers et services, travail qu’ils n’ont jamais exercé directement. Vivant le plus souvent dans les #métropoles régionales ou à Paris, ils s’investissent peu dans la vie des communes contrairement à leurs prédécesseurs. Ils ne vont pas prendre part aux activités sportives avec les autres salariés ou fréquenter les mêmes commerces. Leurs enfants ne vont pas à l’école du bourg avec ceux des familles populaires. Ce sont en quelque sorte des citadins de passage, leur distance avec les #classes_populaires_locales est indissociablement sociale et spatiale.

    Le phénomène est général, il s’observe tant dans les usines que dans les établissements bancaires, hospitaliers ou encore scolaires. Symbole de ces mutations favorisant l’éloignement des figures intellectuelles du quotidien des classes populaires rurales : les enseignants des nouvelles générations s’insèrent de plus en plus rarement dans les petites communes où ils sont nommés. Tout comme les médecins ou cadres administratifs des collectivités locales, ils sont nombreux à venir chaque jour des zones urbaines pour exercer sur place. Pour les administrés, il en résulte un sentiment de dépossession à l’aune duquel on peut comprendre leur sensibilité à la violence du discours expert et à la #domination_culturelle des élites politiques nationales.

    Ce sentiment de dépossession est renforcé par l’évolution de la structuration politique des territoires. Les processus récents de fusion des communautés de communes constituent la dernière étape d’une évolution de plus longue durée marquée par l’éloignement du pouvoir décisionnel. Depuis une vingtaine d’années, le développement des structures intercommunales, de leurs budgets et de leurs compétences a accentué à la fois l’influence des « communes-centres » et le rôle des élus dirigeant ces assemblées, présidents et vice-présidents en particulier. La #distance_sociale entre la population et ces « grands élus » nourrit le sentiment de ne pas avoir d’emprise sur les décisions affectant la vie quotidienne, et ce d’autant plus que les enjeux communautaires sont peu discutés au niveau communal.

    Délitement des partis politiques, notamment de gauche

    La raréfaction des débats publics liés à l’élaboration des politiques locales prend place dans un affaiblissement plus général des mécanismes représentatifs. Les campagnes pour les élections municipales se font parfois sans réunion publique, et aujourd’hui les projets de « commune nouvelle » (regroupement de communes) peuvent être réalisés sans consultation de la population. La participation des habitants est peu sollicitée dans l’ensemble, et cette fragilisation de « la démocratie locale » n’est pas compensée par la présence de relais partisans.

    En effet, le délitement des partis politiques, et notamment des organisations de gauche (PCF, PS, PRG), est plus accentué dans ces zones rurales. Si les classes populaires peuvent encore s’appuyer sur des réseaux syndicaux, même fragilisés, elles ne disposent plus de relais proprement politiques. Certes le Front national a connu une forte progression électorale ces dernières années dans les campagnes mais le soutien dans les urnes ne se traduit quasiment jamais par un développement militant de l’organisation, qui a, par exemple, de grandes difficultés à constituer des listes pour les élections municipales. Cette crise des #sociabilités_militantes explique aussi probablement le rôle que jouent les barrages des « gilets jaunes », lieux de rencontres et de discussions, interclassistes et politiquement divers.

    Ivan Bruneau et Julian Mischi ont codirigé avec Gilles Laferté et Nicolas Renahy « Mondes ruraux et classes sociales » (EHESS, 2018)

  • Des singes en hiver, partie 2
    http://www.radiopanik.org/emissions/emissions-speciales/des-singes-en-hiver

    Vers le XIXème siècle le colonialisme s’approprie massivement les terres du monde entier. Une étrange image accompagne cette démarche : l’idée que ces terres sont un #désert, et que seules les techniques et l’économie occidentale peuvent faire fleurir le désert. En Argentine le massacre des indiens et le vol de leur terres s’appelle officiellement la conquête du désert. Mais on retrouve cette image aux Etats-Unis, en Algérie, en Palestine…

    Ce n’est pas un manque d’information, les colons savent très bien qu’il y a des gens, des animaux, des plantes, des minéraux précieux, de l’eau… dans ces déserts. Mais « désert » est une manière d’envisager le rapport à la terre.

    Parallèlement, lors de ces conquêtes, et c’est aussi une nouveauté de l’humanisme du XIXème siècle (les Espagnols ou les Portugais ne s’étaient pas (...)

    #racisme #décolonisation #racisme,décolonisation,désert
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/emissions-speciales/des-singes-en-hiver_05714__1.mp3

  • ’Nothing is ours anymore’: Kurds forced out of #Afrin after Turkish assault

    Many who fled the violence January say their homes have been given to Arabs.
    When Areen and her clan fled the Turkish assault on Afrin in January, they feared they may never return.

    Six months later, the Kurdish family remain in nearby villages with other Afrin locals who left as the conquering Turks and their Arab proxies swept in, exiling nearly all its residents.

    Recently, strangers from the opposite end of Syria have moved into Areen’s home and those of her family. The few relatives who have made it back for fleeting visits say the numbers of new arrivals – all Arabs – are rising each week. So too is a resentment towards the newcomers, and a fear that the steady, attritional changes may herald yet another flashpoint in the seven-year conflict.

    Unscathed through much of the Syrian war, and a sanctuary for refugees, Afrin has become a focal point of a new and pivotal phase, where the ambitions of regional powers are being laid bare and a coexistence between Arabs and Kurds – delicately poised over decades – is increasingly being threatened.

    The small enclave in northwestern Syria directly reflects the competing agendas of four countries, Turkey, Syria, Russia and the US – though none more so than Ankara, whose creeping influence in the war is anchored in Afrin and the fate of its peoples.

    Turkey’s newfound stake has given it more control over its nearby border and leverage over its arch foe, the Kurdistan Workers’ party (PKK), which had used its presence in Afrin to project its influence northwards.

    But the campaign to oust Kurdish militias has raised allegations that Ankara is quietly orchestrating a demographic shift, changing the balance of Afrin’s population from predominantly Kurdish to majority Arab, and – more importantly to Turkish leaders – changing the composition of its 500-mile border with Syria.

    Ahead of the January assault, the Turkish president, Recep Tayyip Erdoğan, said: “We will return Afrin to its rightful owners.”

    Erdoğan’s comments followed a claim by US officials that it would help transform a Kurdish militia it had raised to fight Islamic State in northeastern Syria into a more permanent border force. The announcement incensed Turkish leaders, who had long feared that Syria’s Kurds would use the chaos of war to advance their ambitions – and to move into a 60-mile area between Afrin and the Euphrates river, which was the only part of the border they didn’t inhabit.

    Ankara denies it is attempting to choreograph a demographic shift in Afrin, insisting it aimed only to drive out the PKK, not unaffiliated Kurdish locals.

    “The people of Afrin didn’t choose to live under the PKK,” said a senior Turkish official. “Like Isis, the PKK installed a terrorist administration there by force. Under that administration, rival Kurdish factions were silenced violently. [The military campaign] resulted in the removal of terrorists from Afrin and made it possible for the local population to govern themselves. The vast majority of the new local council consists of Kurds and the council’s chairperson is also Kurdish.”

    Many who remain unable to return to Afrin are unconvinced, particularly as the influx from elsewhere in Syria continues. Both exiles and newcomers confirmed to the Guardian that large numbers of those settling in Afrin came from the Damascus suburb of Ghouta, where an anti-regime opposition surrendered to Russian and Syrian forces in April, and accepted being transferred to northern Syria

    Between bandits, militiamen, and wayfarers, Afrin is barely recognisable, say Kurdish locals who have made it back. “It’s not the Afrin we know,” said Areen, 34. “Too many strange faces. Businesses have been taken over by the Syrians, stores changed to Damascene names, properties gone. We feel like the Palestinians.

    “The Syrian government couldn’t care less to help us reclaim our property, they won’t even help us get back into Afrin. We want to go back, we couldn’t care less if we’re governed by the Kurds or Turks or Assad, we just want our land back.”

    A second Afrin exile, Salah Mohammed, 40, said: “Lands are being confiscated, farms, wheat, furniture, nothing is ours anymore; it’s us versus their guns. It’s difficult to come back, you have to prove the property is yours and get evidence and other nearly impossible papers to reclaim it.

    “There is definitely a demographic change, a lot of Kurds have been forcibly displaced on the count that they’re with the PKK when in fact they weren’t. There are barely any Kurds left in Afrin, no one is helping us go back.”

    Another Afrin local, Shiyar Khalil, 32, said: “When the Kurds try to get back to their house they have to jump through hoops. You cannot deny a demographic change, Kurds are not able to go back. Women are veiled, bars are closed; it’s a deliberate erasing of Kurdish culture.”

    Umm Abdallah, 25, a new arrival from Ghouta said some Kurds had returned to Afrin, but anyone affiliated with Kurdish militias had been denied entry. “I’ve seen about 300 Kurds come back to Afrin with their families in the past month or so. I don’t know whose house I am living in honestly, but it’s been registered at the police station.”

    She said Afrin was lawless and dangerous, with Arab militias whom Turkey had used to lead the assault now holding aegis over the town. “The Turks try to stop the looting but some militias are very malicious,” she said. “They mess with us and the Kurds, it’s not stable here.”

    Both Umm Abdallah and another Ghouta resident, Abu Khaled Abbas, 23, had their homes confiscated by the Assad regime before fleeing to the north. “The Assad army stole everything, even the sinks,” said Abbas.

    “These militias now are not leaving anyone alone [in Afrin], how do you think they will treat the Kurds? There are bad things happening, murder, harassment, rapes, and theft. They believe they ‘freed’ the land so they own it now.”


    https://www.theguardian.com/world/2018/jun/07/too-many-strange-faces-kurds-fear-forced-demographic-shift-in-afrin
    #Kurdes #Kurdistan #occupation #dépossession #Syrie #déplacés_internes #IDPs #destruction
    cc @tchaala_la

  • Démolition | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/johanna-simeant/blog/060118/demolition

    Alors elle se disait il faut se préparer. Où on se rassemble le jour où telle institution tombera ? Le jour où le nouvel attentat qui se produira, parce qu’il se produira, justifiera un nouveau recul des libertés ? Comment communiquer de façon un peu discrète ? Comment vivre plus frugalement ? Comment s’enfuir si jamais ? Comment résister si besoin ? Est-ce qu’on fait des économies pour le jour où tomberont des interdictions professionnelles qui auront juste l’air d’un plan de dégraissage de mammouths tous préalablement mis en crise ? Et puis comment on arrivera à être à nouveau ensemble un jour, dans un monde à moitié ravagé, et qu’il faudra remettre sur pieds ?

  • Santo Domingo Tehuantepec, Oaxaca
    Déclaration de la Rencontre régionale pour la défense de nos territoires

    https://lavoiedujaguar.net/Santo-Domingo-Tehuantepec-Oaxaca-Declaration-de-la-Rencontre-regiona

    Ce 6 décembre de la présente année, nous, les autorités agraires des communautés de San Miguel Chongos, Guadalupe Victoria, Santa María Zapotitlán, San José Chiltepec, Santa Lucía Mecaltepec, Santa María Candelaria, San Pedro Sosoltepec et San Pedro Tepalcatepec faisant partie de l’Assemblée du peuple chontal pour la défense du territoire, les délégués de Morro Mazatán, Santa Gertrudis Miramar, Tilzapote, San Pablo Mitla, Tlacolula de Matamoros, Rincón Bamba, de l’Assemblée des comuneros d’Unión Hidalgo, du collectif Matzá de la communauté de San Miguel Chimalapa et du Tequio juridique, nous sommes réunis dans la communauté de Morro Mazatán (municipalité de Santo Domingo Tehuantepec) pour une « Rencontre régionale de défense de nos territoires » avec pour objectif de nous informer et de nous accorder pour notre défense face aux mégaprojets de spoliation comme l’extraction minière et la mise en place des zones économiques spéciales. (...)

    #Mexique #Oaxaca #territoires #peuples_originaires #terres_communales #dépossession #EDF #extractivisme

  • Révolution contre le travail ? La critique de la valeur et le dépassement du capitalisme, par Anselm Jappe
    http://www.palim-psao.fr/2017/10/revolution-contre-le-travail-la-critique-de-la-valeur-et-le-depassement-d

    Le Marx « ésotérique » se trouve dans une partie assez restreinte de son œuvre de la maturité et, sous sa forme la plus concentrée, dans le premier chapitre du premier volume du Capital : Marx y examine les formes de base du mode de production capitaliste, à savoir la marchandise, la valeur, l’argent et le travail abstrait. Il ne traite pas ces catégories – comme l’avaient fait Adam Smith et David Ricardo et comme le feront plus tard, implicitement, presque tous les marxistes – en tant que présupposés neutres, naturels et transhistoriques de toute vie en société, dont on peut seulement discuter les différentes formes de gestion possible, mais non l’existence elle-même. Au contraire, il les analysait, non sans hésitations et contradictions, cependant, comme des éléments appartenant à la seule société capitaliste – et en même temps comme des catégories négatives qui empêchent toute socialité consciente. La valeur, comme forme sociale, ne considère pas l’utilité réelle des marchandises, mais seulement la quantité de « travail abstrait » qu’elles contiennent, c’est-à-dire la quantité de pure dépense d’énergie humaine mesurée en temps. Elle se représente dans une quantité d’argent. Le capitalisme se caractérise à un niveau profond par le fait que la société tout entière est dominée par ces facteurs anonymes et impersonnels. C’est ce que Marx appelle « fétichisme de la marchandise », qui n’est nullement réductible à une simple « mystification » de la réalité capitaliste.

    […]

    Chez Marx, le statut théorique du travail n’est pas toujours très clair. Mais il est indéniable que le travail sous son aspect de « travail abstrait », de pure dépense d’énergie, y constitue une catégorie négative et « fétichiste ». C’est le travail abstrait – ou, pour mieux dire, le côté abstrait de chaque travail –, et lui seulement, qui donne leur « valeur » aux marchandises, et qui forme donc aussi la « substance » du capital. Le capital n’est pas le contraire du travail, mais sa forme accumulée ; le travail vivant et le travail mort ne sont pas deux entités antagonistes, mais deux « états d’agrégation » différents de la même substance de travail. En tant que travailleur, le travailleur n’est nullement hors de la société capitaliste, mais constitue l’un de ses deux pôles. Une « révolution des travailleurs contre le capitalisme » est alors une impossibilité logique ; il ne peut exister qu’une révolution contre l’assujettissement de la société et des individus à la logique de la valorisation et du travail abstrait

    […]

    On ne pourra pas abolir la valeur sans abolir le travail qui la crée – voilà pourquoi une contestation du capitalisme au nom du travail n’a pas de sens. On se trompe également en opposant le « bon » travail concret au « mauvais » travail abstrait : si l’on abolissait la réduction de tous les travaux à ce qu’ils ont en commun – la dépense d’énergie –, il ne resterait pas le travail « concret » (cette catégorie est elle-même une abstraction), mais une multiplicité d’activités qui sont liées chaque fois à un but déterminé – comme c’était le cas dans les sociétés précapitalistes qui en effet ne connaissaient pas le terme « travail » au sens moderne.

    […]

    Pendant longtemps, la diminution de la valeur (et donc de la portion de survaleur et de profit) contenue dans chaque marchandise particulière a été compensée (voire surcompensée) par l’extension absolue de la production – donc en remplissant le monde de marchandises, avec toutes les conséquences que cela a comportées. Mais avec la fin de la phase fordiste s’est épuisé le dernier modèle d’accumulation basé sur l’utilisation massive de travail vivant. Depuis lors, les technologies – qui ne créent pas de valeur – assurent l’essentiel de la production, dans presque tous les domaines. La masse absolue de valeur, et donc de survaleur, chute à pic. Cela met en crise toute la société basée sur la valeur – mais aussi les travailleurs eux-mêmes. Ce n’est plus l’exploitation qui est le problème principal créé par le capitalisme, mais les masses croissantes d’êtres humains « superflus », c’est-à-dire non nécessaires pour la production, et donc également incapables de consommer. Après sa longue phase d’expansion, le capitalisme se trouve depuis des décennies en rétrécissement, malgré la « mondialisation » : les personnes, les milieux, les régions capables de participer à un cycle « normal » de production et de consommation de valeur assument de plus en plus l’aspect d’« îles » dans une marée montante de laissés-pour compte qui ne servent même plus à être exploités. Et il est vain de revendiquer du « travail » pour eux, étant donné que la production n’en a pas besoin et qu’il serait absurde d’obliger des personnes à exécuter des travaux inutiles comme condition préliminaire de leur propre survie. Il faudrait plutôt revendiquer le droit de bien vivre pour chacun, indépendamment de la question de savoir s’il a réussi, ou pas, à vendre une force de travail dont souvent personne ne veut plus.

    […]

    Pourquoi le système capitaliste ne s’est-il pas encore complètement écroulé ? Principalement en raison de la « financiarisation », c’est-à-dire de la fuite dans le « capital fictif » (Marx). Après que l’accumulation réelle s’est presque arrêtée, c’est le recours toujours plus massif au crédit qui a permis de simuler la poursuite de l’accumulation. L’abandon de la convertibilité du dollar en or en 1971 en était une espèce de date symbolique. Cette atmosphère de simulation – on pourrait dire de virtualisation – s’est alors étendue à la société entière. Elle explique la large diffusion des approches dites « postmodernes » dans tous les domaines. Dans les crédits, des profits futurs espérés – mais qui n’arriveront plus jamais – sont consommés à l’avance et maintiennent en vie l’économie. Comme on le sait, ces crédits et les autres formes d’argent fictif (valeurs boursières, prix immobiliers) ont atteint des dimensions astronomiques et alimentent une spéculation gigantesque qui peut avoir des répercussions terribles sur l’économie « réelle », comme cela est arrivé en 2008. Mais la spéculation, loin d’être la cause des crises du capitalisme et de la pauvreté croissante, a plutôt aidé pendant des décennies à différer la grande crise. La cause réside dans le fait que toutes les marchandises et services additionnés représentent, bien que leur nombre grandisse, une quantité toujours moindre de valeur. Cela implique aussi qu’une grande partie de l’argent circulant dans le monde est « fictif », parce qu’il ne représente pas du travail effectivement dépensé de manière « productive » (productive pour la reproduction du capital).

    […]

    Si l’on entend par « révolution » une véritable rupture avec le travail comme expression fétichisée et autonomisée de la vie sociale, alors il faut conclure qu’aucune révolution n’a eu lieu pendant l’histoire du capitalisme. Une telle sortie de la « civilisation » capitaliste n’a même jamais été envisagée sérieusement. Elle est seulement apparue de temps en temps comme un éclair du possible à l’horizon. La critique de l’appareil technologique qui est le support indispensable du travail abstrait fut également très largement esquivée dans l’histoire des mouvements de contestation. On ne peut cependant pas considérer une rupture de ce genre comme purement « utopique » ou « irréaliste » : le capitalisme, où le travail abstrait, la valeur et l’argent constituent les instances de médiation sociale, est un phénomène historique. Il ne fait pas partie de la vie humaine tout court. La majorité de l’humanité ne l’a vu arriver que dans les dernières décennies.

    […]

    En général, tout recours à la « politique » (et a fortiori à l’État) est impossible, lorsque la fin de l’accumulation, et donc de l’argent « réel », prive les pouvoirs publics de tout moyen d’intervention. L’État n’a jamais été l’adversaire du capital ou du marché, mais leur a toujours préparé les bases et les infrastructures. Il n’est pas une structure « neutre » qui pourrait être mise au service de l’émancipation. Il sera inévitable de sortir du marché autant que de l’État – les deux pôles également fétichistes de la socialisation à travers la valeur – pour arriver un jour à établir un véritable accord direct entre les membres de la société. Tout en gardant évidemment des instances de médiation, une société post-capitaliste ne fera plus dépendre son destin des automatismes incontrôlables d’une médiation fétichiste autonomisée, comme le travail abstrait.

    Il ne suffit pas d’additionner les révoltes et les mécontentements qui secouent actuellement le monde entier pour conclure que la révolution est à la porte. […] Les exploités de jadis s’organisaient pour défendre leurs intérêts, même en restant dans le cadre du système : par contre, la rage des « superflus », le désespoir de ceux dont le système n’a plus besoin, risquent de devenir aveugles. Il ne faut pas s’y tromper : il est de plus en plus difficile de détecter des contenus émancipateurs dans les contestations qui courent dans le monde.

    […]

    La théorie seule ne suffit pas, mais le militantisme sans concept sert encore moins. Pour trouver une alternative au capitalisme, il faut d’abord comprendre la nature de la marchandise et de l’argent, du travail et de la valeur. Ces catégories semblent bien « théoriques », mais leurs conséquences déterminent finalement chacun de nos actes quotidiens.

    #Marx #révolution #travail #critique_du_travail #critique_de_la_valeur #wertkritik #Anselm_Jappe #économie #capitalisme #croissance #automatisation #surnuméraires #crédit

    • les progrès technologiques, et surtout l’application de la micro-électronique à la production, ont réduit le rôle du travail vivant de manière continuelle

      Peut-être dans la production, mais pas dans la consommation et l’usage des technologies. C’est depuis plusieurs décennies que le #travail_fantôme (cf. l’ouvrage éponyme d’Ivan Illich) ne cesse d’augmenter et que le travail vivant résiduel est de plus en plus capté par ce côté là.

      Détail qui crève les yeux quant on pense comment notre rapport à la technologie à transformé nos usages quotidiens, mais que ces brillants théoriciens n’ont toujours pas vu, et moins encore compris.

      La « valeur » n’est, encore et toujours, que le travestissement progressiste de la #dépossession...

      @rastapopoulos, et vlan !

    • Je ne comprends toujours pas ce que tu veux dire. On peut difficilement affirmer que Jappe ne comprends pas l’usage quotidien des technologies, aussi bien dans la production que dans la consommation.

      Déjà la première phrase je ne comprends pas « Peut-être dans la production, mais pas dans la consommation et l’usage des technologies. » Euuuh, le travail vivant on parle bien du travail donc qui produit… c’est le principe du travail dans la production capitaliste, donc je ne vois pas ce que la consommation vient faire là dedans. Le travail fantôme augmente (y compris tout le « digital labor ») mais c’est sans commune mesure avec tout ce qui a été automatisé dans tous les domaines, pas juste là où il y a de la consommation directe ensuite. Le travail fantôme est du travail vivant, et de fait il participe à la création de valeur (@ktche ?), mais dans des proportions infimes par rapport à tout le travail vivant enlevé de l’ensemble des chaînes de production par la robotique et l’informatique.

      La valeur capitaliste est créée intégralement et uniquement par le travail vivant (= la dépense d’énergie humaine). À partir du moment où on automatise de plus en plus, il y a de moins en moins de création de valeur (chaque marchandise contient moins de valeur). L’argent existant actuellement, qui à la base est une représentation de la valeur marchande (et donc du travail vivant) ne représente plus rien et est créé par le crédit et le capital financier. Bref, c’est du grand n’importe quoi.

  • Grogne au sujet du transfert de 25 millions d’artefacts historiques à Ottawa Le Devoir - Jean-François Nadeau - 22 Novembre 2017
    http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/513574/grogne-au-sujet-du-transferts-de-25-millions-d-artefacts-historiques-a-ott

    Le gouvernement canadien va de l’avant avec son projet de construire dans la région de la capitale fédérale un nouveau centre « dernier cri » pour rassembler, sous un seul toit, les 25 millions d’artefacts historiques et archéologiques qui constituent la collection nationale de l’agence Parcs Canada. Mais cette mesure centralisatrice déplaît au milieu des historiens et des archéologues.


    Les millions d’objets touchés par cette décision administrative sont pour l’instant conservés à proximité des lieux d’où ils proviennent. Ils doivent être déménagés pour l’ouverture du nouveau centre unique, prévue en janvier 2020.
    . . . . .
    Les quelque cinq millions d’artefacts de Parcs Canada entreposés à Québec sont voués, comme ceux des Maritimes ou de l’Ouest canadien, à être déménagés dans la capitale fédérale.
    . . . . . .
    Entrepôt géant
    Selon l’appel d’offres lancé par Ottawa « dans une perspective d’efficacité et d’efficience », le nouvel entrepôt géant doit avoir une superficie brute d’environ 9000 m2, soit environ la surface de deux terrains de football américain.
    . . . . .
    Après que nombre d’archéologues eurent été congédiés pour économiser, déplore Christian Gates St-Pierre, tout a été centralisé, comme si c’était la seule façon de faire possible désormais. « Tout va devenir moins accessible, tant pour les chercheurs que pour les communautés dont sont issus les artefacts. »

    Selon l’archéologue, il y a quelque chose de paradoxal à vouloir que les communautés et les régions s’approprient leur histoire, mais leur retirer en même temps l’accès aux collections. « Il est clair que ça va restreindre l’accès aux collections. Ça va très clairement nuire. »
    . . . . . .
    Il y a une forme de dépossession lorsque le tout est centralisé à Gatineau. Comment les Acadiens peuvent-ils avoir contact avec leur propre passé si les traces de ce passé sont à des centaines de kilomètres de chez eux ? »
    . . . . . .
    Le budget de construction prévu pour la construction de cet entrepôt de Parcs Canada s’élève à 28 millions, sans compter les frais d’enquête, d’inspection des matériaux, de production de documents bilingues, précise l’appel d’offres libellé au nom de la Reine du Canada.

    Le bâtiment sera construit dans le parc industriel de Gatineau, dans un espace de 18 000 mètres carrés sur lequel on trouve pour l’instant un stationnement et des bâtiments de services qui devront être démolis avant que soit entreprise la construction.
    . . . . . .

    #Archéologie #centralisation #dépossession #canada #Quebec #entrepôt #travaux_inutiles #destruction_du_passé #déportation

  • Netanyahou retarde son projet de « Grand #Jérusalem » - Page 2 | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/international/281017/netanyahou-retarde-son-projet-de-grand-jerusalem?onglet=full

    Enrichi par la vente de sa start-up spécialisée dans la lutte contre la fraude sur Internet, Bennett s’est lancé en politique à la tête d’un parti nationaliste religieux d’extrême droite, le Foyer juif, très populaire chez les colons. Après avoir obtenu, lors des législatives de 2015, huit députés et trois portefeuilles, il cache de moins en moins son ambition de succéder à Netanyahou, dont il dénonce à chaque occasion les faiblesses et la pusillanimité.

    #urban_matter #aménagement_urbain #Planification_urbaine #colonisation #dépossession #confiscation

  • Israeli minister to push plan aimed at reducing number of Arabs in Jerusalem - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.819566
    https://www.haaretz.com/polopoly_fs/1.819564.1509218424!/image/685357042.PNG_gen/derivatives/size_1496xAuto/685357042.PNG

    #Jerusalem Affairs Minister Zeev Elkin has unveiled his proposal for the municipal division of Jerusalem, which would see several Arab neighborhoods beyond the West Bank separation barrier split off from the Jerusalem municipality and be placed under the jurisdiction of one or more new council administrations.

    #colonisation #israël #palestine #confiscation #dépossession

  • Capitalist dispossession and new justifications of slavery

    Discussions of migration are becoming increasingly dystopian. Based upon either #exclusion or exploitation, new neoliberal arguments for open borders are not about freedom, but institutionalised #domination.

    https://www.opendemocracy.net/beyondslavery/john-holmwood-gurminder-k-bhambra/capitalist-dispossession-and-new-justifications-of-s

    –-> attention, ça date de 2015... mais je mets ici aujourd’hui pour archiver...

    #capitalisme #dépossession #esclavage #néo-esclavage #liberté #ouverture_des_frontières #libre-échange #justice_sociale #pauvreté #migrations

  • Les OGM ont perdu la guerre contre les #mauvaises_herbes
    http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/05/25/01029-20120525ARTFIG00710-les-ogm-ont-perdu-la-guerre-contre-les-mauvaises-

    Par Yves Miserey Mis à jour le 25/05/2012

    En Alabama, l’amarante de Palmer, une grande plante buissonnante qui pousse très vite et produit des millions de graines minuscules, infeste 80 % des champs de coton OGM et 61 % des champs de soja OGM. Le préjudice pour les agriculteurs est estimé en tout à 82 millions de dollars.
    Graves conséquences

    Pour faire face à la situation, les industriels projettent d’associer d’autres herbicides, ce qui accroîtra la pollution, et d’ajouter un nouveau gène de résistance dans les plantes cultivées. « Ils abusent les gens en disant que c’est une solution. Les plantes vont devenir résistantes aux deux herbicides », estime Henri Darmency, de l’Inra de Dijon, qui a participé à l’expertise collective sur le sujet publiée par l’Inra en novembre 2011. « Dans les mélanges, les doses sont moins importantes, ce qui accroît les risques de développement de résistance. C’est une fuite en avant »,

    En ce moment je lis Umami d’une jeune mexicaine, Laia Jufresa http://www.laiajufresa.com et un des personnages du #livre a passé sa vie à étudier l’Amarante, la plante des Incas …
    #amarante

  • Revealed: Nearly 3,500 settlement homes built on private Palestinian land

    These illegal structures could be legalized under Israel’s contentious ’land-grab’ law, whose validity is now being determined by the High Court of Justice

    Yotam Berger Aug 23, 2017
    read more: http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.808442

    There are 3,455 residential and public buildings built on private Palestinian lands in the West Bank, according to Civil Administration data. These illegal structures could be legalized under the expropriation law, whose validity is now being determined by the High Court of Justice in response to Palestinian petitions against the law.
    Extensive details on the scope of illegal structures on private Palestinian land were revealed in an appendix to the state’s response to the petitions.
    The law allows the state to expropriate Palestinian lands on which settlements or outposts were built “in good faith or at the state’s instruction,” and deny its owners the right to use those lands until there is a diplomatic resolution of the status of the territories. The measure provides a mechanism for compensating Palestinians whose lands are seized.
    According to the Civil Administration, the 3,455 structures fall into three categories. The first includes 1,285 structures that are clearly private land. These are structures built during the past 20 years on land that was never defined as state land and all have had demolition orders issued against them. The second category comprises 1,048 structures that were built on private land that had earlier been erroneously designated state land. The third category contains 1,122 structures that were built more than 20 years ago, during a period when planning laws were barely enforced in the West Bank.
    The structures on clearly private land are within the jurisdictions or adjacent to the jurisdictions of 74 settlements throughout the West Bank. Of these, 874 are in outposts – small, illegal satellites of larger settlements. One example would be the Tzur Shalem outpost near Karmei Tzur in the Etzion Bloc. Amona, which was evacuated in February, was another example. The other 411 are individual structures that were built on enclaves of private land within various legal settlements that were planned in accordance with Israeli law.
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    Of the 1,285 structures built on clearly private land, 543 are built on what the Civil Administration calls “regularized private land,” meaning lands whose owners are known and whose ownership is formally registered. The other homes are built on lands recognized as private after aerial photos proved that these lands had been cultivated over the years, but there is no definitive registry of who was cultivating them. Cultivating land establishes ownership in the West Bank in accordance with the Ottoman-era laws that still prevail there.

  • Nestlé et Coca-Cola en concurrence au #Brésil pour s’accaparer les ressources de l’immense aquifère #Guaraní

    L’aquifère Guarani, situé sous le Brésil, le #Paraguay, l’#Uruguay et l’#Argentine, est la plus importante ressource en #eau_douce souterraine du monde. La région est marquée par une histoire de #dépossession violente de ses populations traditionnelles - notamment les indigènes Guarani - au profit de l’#agrobusiness.


    http://www.partagedeseaux.info/Nestle-et-Coca-Cola-en-concurrence-au-Bresil-pour-s-accaparer-les-r

    #eau #multinationales #privatisation #Nestlé #Coca-Cola #peuples_autochtones

  • Accaparement des #terres : quelles conséquences pour les peuples ?
    http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/infolettre_gabaritSimple.php?idn=113&cle=xp9g9hvvy9ndt92m454y

    C’est un peu loin, dommage ! Merci Martine

    La revue Relations vous convie à l’atelier intitulé « Accaparement des terres : quelles conséquences pour les peuples ? » qui se tiendra le vendredi 12 août 2016, de 9 h à 11 h 30 à l’UQAM, au Pavillon PK (local R605), situé au 201, avenue du Président-Kennedy, à Montréal. Cette activité, organisée en partenariat avec l’Observatoire sur la souveraineté alimentaire, une unité du REDTAC, vous est proposée dans le cadre du Forum social mondial (FSM), qui se tiendra du 9 au 14 août 2016 à Montréal.

    Cet atelier s’inscrit dans la foulée de la parution du dossier de la revue Relations, intitulé « À qui la #terre ? – #Accaparements, #dépossession et #résistances » (no 785, août 2016). Des collaborateurs de ce dossier et une personne engagée dans les luttes paysannes du Sud situeront ce phénomène qui s’accélère en Afrique, en Amérique latine et en Asie principalement, où des millions d’hectares de terres sont appropriés pour l’#agriculture_industrielle – incluant la production d’agrocarburants –, les industries extractives, le tourisme ou tout simplement la spéculation. La menace que l’accaparement représente pour la sécurité et la #souveraineté_alimentaires des peuples sera au cœur des échanges, qui permettront d’ouvrir la réflexion sur les voies de résistance et sur les façons dont ce phénomène nous concerne aussi directement au Québec.

    Avec :
    Dominique Caouette, coordonnateur de Réseau d’études des dynamiques transnationales et de l’action collective (REDTAC), Université de Montréal
    Dominique Bernier, coordonnatrice de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, ex-responsable du dossier agriculture aux AmiEs de la Terre de Québec ;
    Mamadou Goïta, directeur de l’Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement (IRPAD).

    Animation
    Catherine Caron, rédactrice en chef adjointe de la revue Relations

  • Moi en chiffres
    http://cuej.info/radio/moi-en-chiffres

    Jean et Vincent sont « quantifiés ». Adeptes du quantified self, cette tendance qui consiste à récolter des données numériques sur le corps, ils se sont équipés d’un bracelet connecté qui enregistre 24 heures sur 24 leur rythme cardiaque, leurs déplacements et un bon nombre de données dérivées. Pour eux, l’auto-surveillance est un moyen d’apprendre à mieux se connaître. Durée : 22:11. Source : Cuej

    http://cuej.info/sites/cuej.info/files/public/audios/original/thibaud_roth_moi_en_chiffres.mp3

  • Technologie et progrès - Jean-Baptiste Fressoz et Celia Izoard (janvier 2014)
    https://vimeo.com/85419235


    https://vimeo.com/85419291

    Invité⋅e⋅s pas la fondation Copernic à parler du lien entre la technologie et le progrès, le progressisme, la gauche.

    #critique_techno #Histoire #politique #technologie #mécanisation #pouvoir #dépossession #progrès #progressisme #gauche #libéralisme #capitalisme #Celia_Izoard #Jean-Baptiste_Fressoz

  • CADTM - Grèce : Déchaînement sexiste contre les résistances aux memoranda
    http://cadtm.org/GRECE-Dechainement-sexiste-contre

    Ce serait une erreur d’attribuer cet « extrême phénomène sexiste » à des comportements phallocratiques individuels dus au hasard ou à des mentalités anachroniques. Il s’agit d’une chasse contemporaine aux sorcières. C’est plutôt ça et non pas ce que prétendait la section de politique féministe du (vieux) Syriza quand elle publiait un communique titré « L’attaque sexiste contre Konstantopoulou renvoie à des stéréotypes anachroniques ».

    Mais, qu’est ce qui unit la chasse aux sorcières à l’aube du capitalisme avec l’actuel phénomène de sexisme violent, lequel pourrait très bien évoluer vers une chasse aux sorcières contemporaine ?

    La chasse aux sorcières apparait en Europe entre la fin du 15e et le début du 16e siècle, quand le capitalisme fait son apparition |2| Elle se caractérise par la diabolisation systématique des femmes présentées comme sorcières à une période historique de crise -analogue à l’actuelle de l’explosion de la crise de la dette- marquée par des révoltes et des résistances qui voyaient les femmes être en première ligne.

    Aujourd’hui comme alors, nous vivons au milieu d’une réorganisation des rapports de production et de reproduction aux dépens des femmes. C’est un fait totalement ignoré par ceux qui occupent les devants de la scène politique.

    A l’époque de la chasse aux sorcières les femmes avaient été exclues des métiers, de la connaissance, de la terre commune, elles ont été en –cloisonnées, enfermées dans la maison et la chambre à coucher. Aujourd‘hui elles sont chassées de la vie publique et sont poussées à assumer gratis (!) à la maison, plusieurs des services publiques assumés auparavant par l’Etat providence liquidé par les politiques néolibérales d’austérité. Et les énormes sommes ainsi économisées vont évidemment au paiement de la dette publique…

    Et dans le rapport d’Oxfam :

    Oxfam dénonce la mise en pièces du modèle social européen
    http://www.mediapart.fr/journal/economie/090915/oxfam-denonce-la-mise-en-pieces-du-modele-social-europeen?onglet=full

    Cette politique est d’abord payée par les plus faibles, les plus vulnérables : les femmes, les émigrés et les jeunes. « Selon des recherches sur l’impact de l’austérité en Europe, au lendemain de la crise financière, les mères de jeunes enfants avaient encore moins de chances de trouver un emploi qu’avant, notamment en conséquence des coupes réalisées dans les services de garde. À cause des coupes dans les services publics et les mesures de protection sociale, comme le congé parental, les femmes sont davantage susceptibles d’opter pour un travail à temps partiel pour tenir leurs responsabilités au sein du foyer, ce qui limite leur potentiel de revenus », écrit l’ONG.

    #Grèce #austérité #sexisme #sorcières #Union_européenne

  • L’entreprise de dépossession - @la_vie_des_idees
    http://www.laviedesidees.fr/L-entreprise-de-depossession-3054.html

    Du taylorisme au #management moderne, les modèles d’#organisation du #travail ont toujours cherché, selon Danièle Linhart, à déposséder les salariés de leurs savoirs professionnels. Cette #dépossession dans le travail est aujourd’hui également subjective, ce qui la rend très difficile à combattre.

    (...)

    Mais comment fait-on pour obliger des gens qui sont un peu libres à appliquer ces méthodes standard ? C’est là que la précarisation subjective intervient pour justement déposséder les salariés de leurs savoirs, de leurs métiers, de leurs expériences, de leurs collectifs, de tout ce qui les rassure et qui met de la sérénité dans le travail. On les en prive par le changement permanent puisqu’à partir du moment où tout bouge constamment, ils perdent leurs repères et sont précarisés subjectivement. Même s’ils ont des #emplois stables, ils sont obligés d’aller chercher les « bonnes » procédures, les « bonnes » pratiques. Ils y sont obligés car ils ne maîtrisent plus rien. La précarisation subjective, c’est justement reconstruire un sentiment de vulnérabilité identique à celui des précaires chez ceux qui ne le sont pas. On les déstabilise pour qu’ils se raccrochent aux codes. En faisant un nombre assez important d’interviews dans des secteurs diversifiés, j’entends les gens dire qu’ils n’y arrivent plus. Ils expliquent comment il y a sans cesse des #restructurations de service, des recompositions de métier, des changements de missions... Par exemple, à Pôle emploi, les salariés expliquent que tout bouge tout le temps. Certains disent : « Vous me demanderiez de me situer dans l’organigramme, je ne peux pas. Je ne sais plus de qui je dépends ». Il y a donc un sentiment de non-maîtrise entraînant un état d’inquiétude permanente. Autre exemple, celui des infirmières qui disent : « On nous change constamment de service. On ne connaît donc pas les armoires où il y a les médicaments. Avant, on savait que tel médicament était là, tel instrument était ici... Maintenant, comme on nous change tout en permanence, on ne sait plus. On perd du temps. On veut en gagner mais on risque de faire des bêtises ». Tout cela génère de l’appréhension, de la peur, de l’anxiété. Et du coup, lorsqu’on leur dit : « C’est très simple. Il faut faire comme ça », les salariés se tournent alors vers ces pratiques, ces procédures, ces méthodes qui ont été mises au point par des experts qui ne connaissent pas les métiers et sont absolument indifférenciées quel que soit le secteur. Mais les gens acceptent parce qu’ils ont un profond sentiment de précarité, d’impuissance, d’absence de maîtrise de leur travail. Du coup, il y a une perte de sens parce que ce n’est plus le sens de leur travail, selon les règles de leur métier, selon leur expérience, selon ce qui les amenés à vouloir être les professionnels qu’ils sont, mais c’est une espèce de logique managériale qui les conduit. Récemment, un responsable des ressources humaines m’a dit : « Moi, mon rôle, c’est de produire de l’amnésie ». Cette formule est extraordinaire, elle montre qu’avec le changement permanent, les gens doivent oublier comment ils travaillaient avant pour appliquer ces méthodes.

    • Très intéressant. Et en même temps, il y a là une critique du « changement permanent » qui me dérange. Peut-être faudrait-il mieux distinguer ces formes de changement. Il y a d’un côté, celui qu’on applique à soi-même et à ceux avec lesquels on travaille, consistant à améliorer, peaufiner, rendre plus efficace ou meilleur, le travail que l’on fait. Et cette injonction au changement, à l’oubli, à l’amnésie, à la dépossession. Le problème est qu’ils procèdent certainement d’un même mouvement et qu’ils sont très difficile à distinguer l’un de l’autre, car profondément liés. Pourtant, l’un est délétère quand l’autre est vertueux.

    • Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain... Le changement est l’essence de la vie et accélérer la boucle de Boyd est l’essence de l’efficacité - et tout ça reste vrai même si les gestionnaires à la petite semaine confondent vitesse et précipitation, apprentissage et bourrage de crâne, service et servilité, ordre et autoritarisme, changement et chaos.

      J’automatise, je réorganise, je surmonte les résistances au changement - c’est mon métier et je suis convaincu que c’est bon... Mais ça ne fonctionne que lorsqu’on le fait avec les gens et non contre eux. En école de gestion, à l’époque de la vogue du re-engineering j’ai appris à le faire contre les gens... Dans la pratique je me suis pris des baffes et des échecs, et j’ai appris.

      De l’incompétence managériale donc, mais la cause première est plus loin : pour faire du bon boulot de gestionnaire, il faut parfois dire « non » (ou plutôt ses synonymes « oui mais » et « oui et » - délicieuse dialectique diplomatique) au gestionnaire d’au-dessus qui presse pour atteindre les objectifs promis. Or la paupérisation et la précarisation des employés touche aussi les cadres qui ne se sentent plus en position de résister - et ils canalisent alors directement et sans filtre la pression d’en haut vers leurs subordonnés qui se trouvent alors essentiellement occupés à garder la tête hors de l’eau dans les rapides. Mais bon, ça fera bien dans les prochains résultats trimestriels alors whatever !

    • A lui seul changement ne veut rien dire et ne parle surtout pas de sa nature. Évolution ? Régression ? Destruction ?
      Le changement est seulement défini par le passage d’un état à un autre. Et en économie la conduite de changement permet à l’entreprise de faire adhérer les équipes au projet de transformation et de diminuer la période de moindre productivité. Même si les dites équipes sont les grandes perdantes de ce changement.
      Changement est devenu le moyen facile de répondre à toute critique sociale et à renvoyer le contradicteur dans les limbes du passéisme et de la mélancolie. C’est un vocable de soumission.

  • affordance.info: Du Digital Labor au Copytalisme
    http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2015/04/du-digital-labor-au-copytalisme.html

    C’est vrai que voler un livre ou un CD ou un DVD c’est mal. Mais l’industrie du copyright et les nayantsdroits trouvant probablement que le monde n’était pas peuplé de suffisamment de voleurs, ils décidèrent alors que télécharger un livre ou un CD ou un film c’était mal aussi. Ainsi naquit l’Hadopi. Mais là encore, trop peu de voleurs. Ils décidèrent donc derechef que acheter un livre, un CD ou un DVD et le prêter à ses amis ou l’écouter sur la platine de son salon, dans le lecteur CD de sa voiture et sur un troisième dispositif de lecture deviendrait interdit. Ainsi naquit le DRM. Invitant ensuite à leur table leurs amis constructeurs et éditeurs, tous trouvèrent logique - juste pour nous éviter de sombrer malgré nous dans la délinquance - que le plus simple serait alors de cesser de proposer à la vente des ordinateurs proposant d’y insérer n’importe quel type de CD contenant n’importe quel type de livre, de musique ou de film. Le tout pour favoriser leur nouveau chouchou, la consommation « sur abonnement » et « en streaming ». Ayant fait le tour de la question alors même qu’ils n’étaient qu’à l’apéritif de leurs libations, l’un d’entre eux se leva et pour déconner lança à la cantonnade : « Et bé y’a qu’à coller des DRM sur les tracteurs, et puis les voitures ! » Il éructa ensuite violemment et tout le monde trouva que c’était une bonne idée. Ils passèrent alors au plat de résistance.

    #capitalisme #propriété #dépossession