• Capitalist dispossession and new justifications of slavery

    Discussions of migration are becoming increasingly dystopian. Based upon either #exclusion or exploitation, new neoliberal arguments for open borders are not about freedom, but institutionalised #domination.

    https://www.opendemocracy.net/beyondslavery/john-holmwood-gurminder-k-bhambra/capitalist-dispossession-and-new-justifications-of-s

    –-> attention, ça date de 2015... mais je mets ici aujourd’hui pour archiver...

    #capitalisme #dépossession #esclavage #néo-esclavage #liberté #ouverture_des_frontières #libre-échange #justice_sociale #pauvreté #migrations


  • Revealed: Nearly 3,500 settlement homes built on private Palestinian land

    These illegal structures could be legalized under Israel’s contentious ’land-grab’ law, whose validity is now being determined by the High Court of Justice

    Yotam Berger Aug 23, 2017
    read more: http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.808442

    There are 3,455 residential and public buildings built on private Palestinian lands in the West Bank, according to Civil Administration data. These illegal structures could be legalized under the expropriation law, whose validity is now being determined by the High Court of Justice in response to Palestinian petitions against the law.
    Extensive details on the scope of illegal structures on private Palestinian land were revealed in an appendix to the state’s response to the petitions.
    The law allows the state to expropriate Palestinian lands on which settlements or outposts were built “in good faith or at the state’s instruction,” and deny its owners the right to use those lands until there is a diplomatic resolution of the status of the territories. The measure provides a mechanism for compensating Palestinians whose lands are seized.
    According to the Civil Administration, the 3,455 structures fall into three categories. The first includes 1,285 structures that are clearly private land. These are structures built during the past 20 years on land that was never defined as state land and all have had demolition orders issued against them. The second category comprises 1,048 structures that were built on private land that had earlier been erroneously designated state land. The third category contains 1,122 structures that were built more than 20 years ago, during a period when planning laws were barely enforced in the West Bank.
    The structures on clearly private land are within the jurisdictions or adjacent to the jurisdictions of 74 settlements throughout the West Bank. Of these, 874 are in outposts – small, illegal satellites of larger settlements. One example would be the Tzur Shalem outpost near Karmei Tzur in the Etzion Bloc. Amona, which was evacuated in February, was another example. The other 411 are individual structures that were built on enclaves of private land within various legal settlements that were planned in accordance with Israeli law.
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    Of the 1,285 structures built on clearly private land, 543 are built on what the Civil Administration calls “regularized private land,” meaning lands whose owners are known and whose ownership is formally registered. The other homes are built on lands recognized as private after aerial photos proved that these lands had been cultivated over the years, but there is no definitive registry of who was cultivating them. Cultivating land establishes ownership in the West Bank in accordance with the Ottoman-era laws that still prevail there.


  • Nestlé et Coca-Cola en concurrence au #Brésil pour s’accaparer les ressources de l’immense aquifère #Guaraní

    L’aquifère Guarani, situé sous le Brésil, le #Paraguay, l’#Uruguay et l’#Argentine, est la plus importante ressource en #eau_douce souterraine du monde. La région est marquée par une histoire de #dépossession violente de ses populations traditionnelles - notamment les indigènes Guarani - au profit de l’#agrobusiness.

    http://www.partagedeseaux.info/local/cache-vignettes/L640xH480/640px-lagoa_saraiva_localizada_no_parque_nacional_de_ilha_grande-6de53.jpg
    http://www.partagedeseaux.info/Nestle-et-Coca-Cola-en-concurrence-au-Bresil-pour-s-accaparer-les-r

    #eau #multinationales #privatisation #Nestlé #Coca-Cola #peuples_autochtones


  • Accaparement des #terres : quelles conséquences pour les peuples ?
    http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/infolettre_gabaritSimple.php?idn=113&cle=xp9g9hvvy9ndt92m454y

    C’est un peu loin, dommage ! Merci Martine

    La revue Relations vous convie à l’atelier intitulé « Accaparement des terres : quelles conséquences pour les peuples ? » qui se tiendra le vendredi 12 août 2016, de 9 h à 11 h 30 à l’UQAM, au Pavillon PK (local R605), situé au 201, avenue du Président-Kennedy, à Montréal. Cette activité, organisée en partenariat avec l’Observatoire sur la souveraineté alimentaire, une unité du REDTAC, vous est proposée dans le cadre du Forum social mondial (FSM), qui se tiendra du 9 au 14 août 2016 à Montréal.

    Cet atelier s’inscrit dans la foulée de la parution du dossier de la revue Relations, intitulé « À qui la #terre ? – #Accaparements, #dépossession et #résistances » (no 785, août 2016). Des collaborateurs de ce dossier et une personne engagée dans les luttes paysannes du Sud situeront ce phénomène qui s’accélère en Afrique, en Amérique latine et en Asie principalement, où des millions d’hectares de terres sont appropriés pour l’#agriculture_industrielle – incluant la production d’agrocarburants –, les industries extractives, le tourisme ou tout simplement la spéculation. La menace que l’accaparement représente pour la sécurité et la #souveraineté_alimentaires des peuples sera au cœur des échanges, qui permettront d’ouvrir la réflexion sur les voies de résistance et sur les façons dont ce phénomène nous concerne aussi directement au Québec.

    Avec :
    Dominique Caouette, coordonnateur de Réseau d’études des dynamiques transnationales et de l’action collective (REDTAC), Université de Montréal
    Dominique Bernier, coordonnatrice de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, ex-responsable du dossier agriculture aux AmiEs de la Terre de Québec ;
    Mamadou Goïta, directeur de l’Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement (IRPAD).

    Animation
    Catherine Caron, rédactrice en chef adjointe de la revue Relations


  • Ordre des sages-femmes : le règne du catastrophisme, de l’ignorance et du sexisme | Marie accouche là
    http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2016/06/07/ordre-des-sages-femmes-le-regne-du-catastrophisme-de-li

    Intéressant

    J’ai longtemps cru que la médecine était une discipline scientifique. Vu l’importance des sciences et des mathématiques dans les études des futurs médecins, j’ai pensé que les praticiens maitrisaient la démarche scientifique consistant à observer les faits et les éléments, émettre des hypothèses, faire appel à un raisonnement rigoureux, s’appuyer sur des résultats validés, pour conclure par un diagnostic étayé débouchant sur une proposition de traitement rationnel.

    #médecine #accouchement #sexisme

    • Dans un billet précédent « le mythe de l’accouchement qui dérape en quelques secondes », j’ai longuement expliqué la différence de prise en charge entre un accouchement à l’hôpital et à domicile, et notamment la présence continue d’une sage-femme capable d’identifier à un stade précoce toute complication lorsque la naissance se passe à la maison. La seconde différence majeure entre ces deux types d’accouchement est précisément la démarche scientifique dont font preuve les sages-femmes qui accompagnent les accouchements en dehors d’un hôpital.

      En effet, réagissant à la même interview, la sage-femme blogueuse Dix Lunes dénonçait dans son billet « Consternation » l’attitude de praticiens consistant à appuyer leur point de vue sur un sempiternel « et si… » ouvrant la porte à toutes les peurs irrationnelles, alors que la démarche scientifique impose une évaluation. Cette évaluation doit non seulement s’appuyer sur une comparaison sérieuse des résultats des naissances à domicile et à l’hôpital, mais relève également d’une démarche scientifique à appliquer au cas par cas.

      Contrairement à ce que croit la Présidente de l’Ordre, les césariennes, l’asphyxie du bébé et l’hémorragie de la délivrance ne sont pas « totalement imprévisibles », mais constituent des risques bien réels, qu’il faut anticiper, et qui exigent la mise en place de procédures rationnelles pour y faire face. C’est la raison pour laquelle les sages-femmes accompagnant les accouchements à domicile font un suivi de la grossesse leur permettant une connaissance intime de la future mère, maitrisent les gestes à poser au moindre signe de complication, disposent d’un matériel de premiers secours permettant de faire face à bon nombre de situations d’urgence (bouteilles d’oxygène pour réanimer un bébé, doses d’ocytocine injectable en cas d’hémorragie,…) et ont élaboré avec la future maman et le couple un plan affiné en cas de transfert vers l’hôpital. Cette évaluation des risques et la mise en place des réponses à ceux-ci illustrent une démarche basée sur la Raison, bien plus efficace pour accompagner les parturientes que les frayeurs irrationnelles et autres superstitions véhiculées par les praticiens hospitaliers.


    • ll y a toujours un site, un réseau « social », une entreprise pour nous proposer un « outil », connecté sur un gros fichier et qui offre d’accomplir ce que l’on pourrait en fait mener à bien via des coups de téléphone, des sms, ou des mails, un appel mis en ligne directement sur un site personnel (voire un déplacement dans le bureau d’à côté…).

      (...) Certains groupes, certains labels, certains éditeurs refusent de se laisser déposséder de la relation humaine qu’ils entretiennent avec leurs souscripteurs.

      Et leur démarche, parfaitement consciente, nous devons la soutenir.

      Vive la #souscription directe et non parasitée !

    • l’avenir est au #parasitisme_social. À chaque interaction sociale naturelle doit se substituer un service proposé par un prestataire commercial qui saura ficher et monétiser cette relation : c’est LA loi, c’est comme ça, There Is No Alternative.

      Ou peut-être que si , en fait.

    • Moui mais. L’avantage de ces plate-formes (disclaimeure : je suis sur Ulule et Leetchi), c’est la mise en relation. On touche beaucoup de gens en peu de temps, y compris des gens qu’on ne connaissait pas. Donc, le crowdfunding tradi, bio, avec des mails aux copains, ça ne passe pas à l’échelle, sauf pour les gens qui sont déjà hyper-connectés (et qui ont déjà un réseau, par exemple associatif, à « parasiter »).

    • Non mais ya déjà plein de réseaux, y compris les trucs pourris privateurs, qui permettent de « liker », « partager », etc, et donc diffuser massivement une information à des gens qui ne sont pas proches. Donc pas besoin d’ajouter un intermédiaire supplémentaire, sachant qu’il y en a déjà plein en amont. Là actuellement pour tous ces projets, le « toucher des gens » il se fait d’abord par Facebook ou autre, avant de se faire par la plateforme de crowfunding, quelle qu’elle soit. Donc on a Faceebook puis KissKiss ou autre. Alors qu’on pourrait n’avoir déjà que Facebook, et une solution sans intermédiaire pour la récupération.

      Après il reste le problème de la confiance et de la non-complétion du projet souscrit, ça me parait être un problème plus important à résoudre que la diffusion. Quand il y a un intermédiaire (connu ! assez pour avoir confiance), les gens savent que si le projet n’arrivent pas à terme, ils savent qu’ils vont bien être remboursés, puisque l’argent n’est même pas encore donné au projet final. Alors que quand le projet récupère directement l’argent… la confiance peut être là hein, mais cela dépend donc complètement du projet et si on le connait déjà ou pas, etc. Et du coup ça peut freiner celleux qui ne connaissent pas, qui auraient pu être intéressés, mais qui peuvent prendre peur de donner directement de l’argent au projet sans savoir si ça va aboutir, sans être sûr d’être rembourser si ça n’atteint pas la somme nécessaire.

      Tout ça ne sont que réflexions à la va-vite hein, mais c’est ce que je me dis intuitivement pour l’instant.

    • Ainsi que je l’ai dit à l’autrice, c’est la monétisation des coordonnées des gens sans leur accord ainsi que le rapport aux banques qui est surtout dénoncé et là dessus certaines plateformes ont fait des efforts.

      J’ai du y faire appel en urgence l’année dernière j’avais passé pas mal de temps à chercher un système respectueux. Je m’étais finalement arrêtée sur « le pot commun » où je n’ai trouvé aucune mention d’utilisation des données : https://www.lepotcommun.fr/conditions-generales-d-utilisation
      J’avais fait ce choix après avoir lu plein de d’articles et de questionnements éthiques. Entre autres Seenthis m’avait beaucoup servi : http://seenthis.net/recherche?recherche=crowdfunding&follow=all&tag=%23crowdfunding

      Actuellement c’est plutôt le site participatif « helloasso » qui semble le plus utilisé par les gens aux démarches éthiques : https://www.helloasso.com/tarifs

      Il me semble que mettre toutes les solutions de #crowdfunding #financement_participatif ensemble au même niveau reviendrait à mettre tous les réseaux sociaux sur le même niveau... genre assimiler twitter et facebook avec seenthis :D

    • J’ai été surprise de me trouver sur le réseau social Ulule alors que je n’avais rien demandé. J’arrive sur un mail de demande d’aide, je paye et je suis d’office inscrite, c’est assez dégueu. Je me demande toujours comment une technique, celle des sites de crowdfunding, peut remplacer une culture de soutien économique aux initiatives qui surgissent dans une communauté, vu l’absence en France d’esprit communautaire et de responsabilisation sur ces questions d’auto-financement des initiatives collectives. Si c’est la mode et que les gens qui ne donnent pas à leurs amis politiques se mettent à filer des sous à des inconnus qui présentent de manière marrante des trucs marrants, grand bien leur fasse. Si ça se trouve, ça va créer après tout des communautés dont les membres se sentent responsables, qui sait, la poule et l’œuf. En tout cas je préfère toujours les virements (même si ça fait plus de boulot pour les récipiendaires). Plus humain et les sous seront toujours utiles si la campagne n’arrive pas jusqu’à son objectif. Pour avoir tapé mon entourage à l’ancienne avant l’importation du concept en France et sans succès, c’est un sujet qui me désole.


  • Moi en chiffres
    http://cuej.info/radio/moi-en-chiffres

    Jean et Vincent sont « quantifiés ». Adeptes du quantified self, cette tendance qui consiste à récolter des données numériques sur le corps, ils se sont équipés d’un bracelet connecté qui enregistre 24 heures sur 24 leur rythme cardiaque, leurs déplacements et un bon nombre de données dérivées. Pour eux, l’auto-surveillance est un moyen d’apprendre à mieux se connaître. Durée : 22:11. Source : Cuej

    http://cuej.info/sites/cuej.info/files/public/audios/original/thibaud_roth_moi_en_chiffres.mp3


  • Technologie et progrès - Jean-Baptiste Fressoz et Celia Izoard (janvier 2014)
    https://vimeo.com/85419235


    https://vimeo.com/85419291

    Invité⋅e⋅s pas la fondation Copernic à parler du lien entre la technologie et le progrès, le progressisme, la gauche.

    #critique_techno #Histoire #politique #technologie #mécanisation #pouvoir #dépossession #progrès #progressisme #gauche #libéralisme #capitalisme #Celia_Izoard #Jean-Baptiste_Fressoz


  • Trouble dans le tango 1/2 - S’en remettre aux pas de l’homme
    http://jefklak.org/?p=2545

    Dans les cours de tango et les milongas1 du centre-ville de Buenos Aires, au moment de montrer aux femmes comment évoluer sur la piste, enseignants et danseurs leur expliquent qu’elles n’ont pas besoin de connaissances ou de compétences spécifiques : c’est l’homme qui se charge de tout. Quelle est donc la distribution des rôles et des savoirs dans la pratique du tango ? L’anthropologue María Julia Carozzi analyse les mécanismes de construction de l’ignorance des femmes dans les milieux tangueros. Source : Jef Klak

    • « Pour danser le tango, les femmes doivent laisser leur cervelle sur la table de nuit. » La tête de la créature à quatre jambes est donc bien celle de l’homme, qui improvise et « conduit » les pas de danse.

      Victimes d’une forme d’inattention sélective au savoir accumulé pendant leur formation, les milongueras de Buenos Aires qui ont appris à bien danser attribuent leur réactivité automatique aux stimuli moteurs de leurs partenaires masculins non pas à leur pratique soutenue, mais au savoir-faire de ces partenaires.

      Il suffit d’enlever les mots aux femmes pour qu’elles ne se croient plus dépositaires d’aucun savoir. Triste histoire de #dépossession.

      #pouvoir #savoir

    • Je crois en la transgression possible des règles instituées, surtout dans le domaine artistique. Mais c’est vrai que ça doit être super intéressant en tant que spectateur ou en tant que danseur de voir la femme guider l’homme.
      Je pense que ce schéma d’autorité homme/femme va s’effriter petit à petit, et encore plus dans le domaine artistique.

      Finalement un cours de danse original, qui pourrait d’ailleurs se démarquer, est d’apprendre à guider et à être guider...

    • L’article d’après porte précisément sur le tango dit queer ou le guidage est alterné, et qui, nul hasard, est à donf’ à la mode :

      http://seenthis.net/messages/423395

      Une danseuse à qui j’ai fait lire le 1er article me disait que la grille de lecture qui y est appliquée l’emmerdait, que ça ne disait rien de sa pratique et du plaisir qu’elle y trouve, tout en ricanant sur les machos du tango (profs en particulier) dont elle se tient à distance (elle enseigne aussi).

      Le boa déconstructeur avale tout, mais ne crache guère de flammes.

    • @mad meg Le tango c’est stéréotypé, caricatural. Mais je crois pas qu’on pige bien ce qui se passe à penser principalement en termes d’aliénation. On peut essayer de chercher d’un autre côté. Du coup je me demande si ce n’est pas aussi en tant que pastiche de la domination masculine que cette activité est choisie par certain.e.s. Un jeu d’enfant à faire comme si ?

      Quoi qu’il en soit, dire que l’on « apprend rien » à pratiquer une activité physique me semble intenable. Et je ne parle pas là des rôles sociaux (le tango est pas quasi obligatoire comme les poupées).
      L’apprentissage ce n’est pas la vie de l’esprit à elle seule, pas l’aptitude à verbaliser comme vérification dans tous les cas.

      Pratiquer une activité physique, ça revient il me semble à expérimenter en première personne la question que Deleuze posait à partir de la lecture de Spinoza « que peut un corps ? », Ce qui me parait désirable.
      http://www2.univ-paris8.fr/deleuze/article.php3?id_article=137

      Le point de vue d’une éthique c’est : de quoi es-tu capable, qu’est-ce que tu peux ? D’où, retour à cette espèce de cri de Spinoza : qu’est-ce que peut un corps ? On ne sait jamais d’avance ce que peut un corps. On ne sait jamais comment s’organisent et comment les modes d’existence sont enveloppés dans quelqu’un. Spinoza explique très bien tel ou tel corps, ce n’est jamais un corps quelconque, c’est qu’est-ce que tu peux, toi. Mon hypothèse, c’est que le discours de l’éthique a deux caractères : elle nous dit que les étants ont une distinction quantitative de plus et de moins, et d’autre part, elle nous dit aussi que les modes d’existence ont une polarité qualitative, (...).

      #naïveté #légèreté

    • #pastiche_mon_cul
      Paris mois de juin, je pars avec trois amis, dont un couple, faire une ballade sur les bords de Seine. Il y a beaucoup de bars sur le chemin. Nous arrivons sur une aire, des gradins de pierre en demi-cercle, l’endroit est bondé, c’est une soirée tango. Des lampions, la musique, les danseurs tourbillonnent, j’ai envie de vomir.
      Le couple, évidement, descend dans l’arène, commence à danser, mon pote flotte un peu et se tient assez loin de toute posture académique. L’organisateur de la soirée, un métis d’une cinquantaine d’année (pour les sud américains peut on dire mulâtre ou c’est péjoratif ? Je pense à mulet), les rejoint, il leur dit que leur trémoussement n’a pas grand chose à voir avec la discipline et leur demande de quitter la piste. il demande assez lourdement je dois dire. Elle, rejoint sa copine sur les gradins. Lui, reste planté au milieu de la piste avec son incompréhension. Je descend le rejoindre, je le prend par la main et nous commençons à danser. Le temps d’exécuter trois pas et de mettre mon pote à l’horizontale, l’organisateur fait couper la musique et revient vers nous. Je ne me souviens plus exactement de ce que nous avons avons échangé, deux couples viennent prendre notre défense, d’autres arrivent pour soutenir la pureté genrée de cette danse à la con. Je menace l’organisateur de le foutre à l’eau, il part en courant. Un argentin vient pour nous expliquer, avec les formes, que le tango n’est une danse de pédé. A partir de là, la soirée commence à devenir un peut insupportable, nous retournons à la maison. Il y a beaucoup de bars sur le chemin.
      Le tango, pour moi, est à la danse ce que le pas de l’oie est à la marche militaire. Quel est le rôle social du tango ? je pose la question. Univers de merde.

    • Oui, @unagi, c’est pas les bourrins qui manquent, surtout chez les organisateurs et les profs, là comme ailleurs, et sur les bords de Seine. Dans la frime des apparences qui tient lieu de contenant, ça surjoue avec une stupidité acharnée de partout, tango ou pas. Mais de l’exemple à la généralisation, il y un... pas. Je vos pas comment le comment compterais pas, comment il en serait pas divers.
      Pour ce qui est de la pratiques des arts martiaux, il peut y avoir une telle variété de manière d’organiser, procéder, s’entrainer que ces pratiques s’avèrent à tout prendre fortement antinomiques. On va pas dans une salle ou des flics et des fafs s’entraînent, ça se sait ; on peut préférer un endroit mixte, et si il y a des cracks qui passent leur temps en salle, à s’entraîner quotidiennement dans divers arts martiaux et à combattre, on se préoccupe de la manière dont ils se comportent avec les béotiens, les coincés, les débutants, les pas combattifs qui veulent être là.
      Idem pour le zen, ou le tai chi, ça peut être accompagné de baratins bouddhisants parfaitment niais et insupportables ou moins, ou pas.

      Je dis ça mais je me fout du tango, ça me plait pas, ça me dit rien, et j’ai aussi ces a priori. Juste, c’est ennuyeux de pas voir que c’est l’usage qui fait exister le sens, et pas forcément l’usage dominant et/ou débectant.


  • CADTM - Grèce : Déchaînement sexiste contre les résistances aux memoranda
    http://cadtm.org/GRECE-Dechainement-sexiste-contre

    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L640xH408/zoi_kiisi_filo-5e79b.jpg

    Ce serait une erreur d’attribuer cet « extrême phénomène sexiste » à des comportements phallocratiques individuels dus au hasard ou à des mentalités anachroniques. Il s’agit d’une chasse contemporaine aux sorcières. C’est plutôt ça et non pas ce que prétendait la section de politique féministe du (vieux) Syriza quand elle publiait un communique titré « L’attaque sexiste contre Konstantopoulou renvoie à des stéréotypes anachroniques ».

    Mais, qu’est ce qui unit la chasse aux sorcières à l’aube du capitalisme avec l’actuel phénomène de sexisme violent, lequel pourrait très bien évoluer vers une chasse aux sorcières contemporaine ?

    La chasse aux sorcières apparait en Europe entre la fin du 15e et le début du 16e siècle, quand le capitalisme fait son apparition |2| Elle se caractérise par la diabolisation systématique des femmes présentées comme sorcières à une période historique de crise -analogue à l’actuelle de l’explosion de la crise de la dette- marquée par des révoltes et des résistances qui voyaient les femmes être en première ligne.

    Aujourd’hui comme alors, nous vivons au milieu d’une réorganisation des rapports de production et de reproduction aux dépens des femmes. C’est un fait totalement ignoré par ceux qui occupent les devants de la scène politique.

    A l’époque de la chasse aux sorcières les femmes avaient été exclues des métiers, de la connaissance, de la terre commune, elles ont été en –cloisonnées, enfermées dans la maison et la chambre à coucher. Aujourd‘hui elles sont chassées de la vie publique et sont poussées à assumer gratis (!) à la maison, plusieurs des services publiques assumés auparavant par l’Etat providence liquidé par les politiques néolibérales d’austérité. Et les énormes sommes ainsi économisées vont évidemment au paiement de la dette publique…

    Et dans le rapport d’Oxfam :

    Oxfam dénonce la mise en pièces du modèle social européen
    http://www.mediapart.fr/journal/economie/090915/oxfam-denonce-la-mise-en-pieces-du-modele-social-europeen?onglet=full

    Cette politique est d’abord payée par les plus faibles, les plus vulnérables : les femmes, les émigrés et les jeunes. « Selon des recherches sur l’impact de l’austérité en Europe, au lendemain de la crise financière, les mères de jeunes enfants avaient encore moins de chances de trouver un emploi qu’avant, notamment en conséquence des coupes réalisées dans les services de garde. À cause des coupes dans les services publics et les mesures de protection sociale, comme le congé parental, les femmes sont davantage susceptibles d’opter pour un travail à temps partiel pour tenir leurs responsabilités au sein du foyer, ce qui limite leur potentiel de revenus », écrit l’ONG.

    #Grèce #austérité #sexisme #sorcières #Union_européenne


  • L’entreprise de dépossession - @la_vie_des_idees
    http://www.laviedesidees.fr/L-entreprise-de-depossession-3054.html
    http://www.laviedesidees.fr/IMG/arton3054.jpg?1432114550

    Du taylorisme au #management moderne, les modèles d’#organisation du #travail ont toujours cherché, selon Danièle Linhart, à déposséder les salariés de leurs savoirs professionnels. Cette #dépossession dans le travail est aujourd’hui également subjective, ce qui la rend très difficile à combattre.

    (...)

    Mais comment fait-on pour obliger des gens qui sont un peu libres à appliquer ces méthodes standard ? C’est là que la précarisation subjective intervient pour justement déposséder les salariés de leurs savoirs, de leurs métiers, de leurs expériences, de leurs collectifs, de tout ce qui les rassure et qui met de la sérénité dans le travail. On les en prive par le changement permanent puisqu’à partir du moment où tout bouge constamment, ils perdent leurs repères et sont précarisés subjectivement. Même s’ils ont des #emplois stables, ils sont obligés d’aller chercher les « bonnes » procédures, les « bonnes » pratiques. Ils y sont obligés car ils ne maîtrisent plus rien. La précarisation subjective, c’est justement reconstruire un sentiment de vulnérabilité identique à celui des précaires chez ceux qui ne le sont pas. On les déstabilise pour qu’ils se raccrochent aux codes. En faisant un nombre assez important d’interviews dans des secteurs diversifiés, j’entends les gens dire qu’ils n’y arrivent plus. Ils expliquent comment il y a sans cesse des #restructurations de service, des recompositions de métier, des changements de missions... Par exemple, à Pôle emploi, les salariés expliquent que tout bouge tout le temps. Certains disent : « Vous me demanderiez de me situer dans l’organigramme, je ne peux pas. Je ne sais plus de qui je dépends ». Il y a donc un sentiment de non-maîtrise entraînant un état d’inquiétude permanente. Autre exemple, celui des infirmières qui disent : « On nous change constamment de service. On ne connaît donc pas les armoires où il y a les médicaments. Avant, on savait que tel médicament était là, tel instrument était ici... Maintenant, comme on nous change tout en permanence, on ne sait plus. On perd du temps. On veut en gagner mais on risque de faire des bêtises ». Tout cela génère de l’appréhension, de la peur, de l’anxiété. Et du coup, lorsqu’on leur dit : « C’est très simple. Il faut faire comme ça », les salariés se tournent alors vers ces pratiques, ces procédures, ces méthodes qui ont été mises au point par des experts qui ne connaissent pas les métiers et sont absolument indifférenciées quel que soit le secteur. Mais les gens acceptent parce qu’ils ont un profond sentiment de précarité, d’impuissance, d’absence de maîtrise de leur travail. Du coup, il y a une perte de sens parce que ce n’est plus le sens de leur travail, selon les règles de leur métier, selon leur expérience, selon ce qui les amenés à vouloir être les professionnels qu’ils sont, mais c’est une espèce de logique managériale qui les conduit. Récemment, un responsable des ressources humaines m’a dit : « Moi, mon rôle, c’est de produire de l’amnésie ». Cette formule est extraordinaire, elle montre qu’avec le changement permanent, les gens doivent oublier comment ils travaillaient avant pour appliquer ces méthodes.

    • Très intéressant. Et en même temps, il y a là une critique du « changement permanent » qui me dérange. Peut-être faudrait-il mieux distinguer ces formes de changement. Il y a d’un côté, celui qu’on applique à soi-même et à ceux avec lesquels on travaille, consistant à améliorer, peaufiner, rendre plus efficace ou meilleur, le travail que l’on fait. Et cette injonction au changement, à l’oubli, à l’amnésie, à la dépossession. Le problème est qu’ils procèdent certainement d’un même mouvement et qu’ils sont très difficile à distinguer l’un de l’autre, car profondément liés. Pourtant, l’un est délétère quand l’autre est vertueux.

    • Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain... Le changement est l’essence de la vie et accélérer la boucle de Boyd est l’essence de l’efficacité - et tout ça reste vrai même si les gestionnaires à la petite semaine confondent vitesse et précipitation, apprentissage et bourrage de crâne, service et servilité, ordre et autoritarisme, changement et chaos.

      J’automatise, je réorganise, je surmonte les résistances au changement - c’est mon métier et je suis convaincu que c’est bon... Mais ça ne fonctionne que lorsqu’on le fait avec les gens et non contre eux. En école de gestion, à l’époque de la vogue du re-engineering j’ai appris à le faire contre les gens... Dans la pratique je me suis pris des baffes et des échecs, et j’ai appris.

      De l’incompétence managériale donc, mais la cause première est plus loin : pour faire du bon boulot de gestionnaire, il faut parfois dire « non » (ou plutôt ses synonymes « oui mais » et « oui et » - délicieuse dialectique diplomatique) au gestionnaire d’au-dessus qui presse pour atteindre les objectifs promis. Or la paupérisation et la précarisation des employés touche aussi les cadres qui ne se sentent plus en position de résister - et ils canalisent alors directement et sans filtre la pression d’en haut vers leurs subordonnés qui se trouvent alors essentiellement occupés à garder la tête hors de l’eau dans les rapides. Mais bon, ça fera bien dans les prochains résultats trimestriels alors whatever !

    • A lui seul changement ne veut rien dire et ne parle surtout pas de sa nature. Évolution ? Régression ? Destruction ?
      Le changement est seulement défini par le passage d’un état à un autre. Et en économie la conduite de changement permet à l’entreprise de faire adhérer les équipes au projet de transformation et de diminuer la période de moindre productivité. Même si les dites équipes sont les grandes perdantes de ce changement.
      Changement est devenu le moyen facile de répondre à toute critique sociale et à renvoyer le contradicteur dans les limbes du passéisme et de la mélancolie. C’est un vocable de soumission.


  • affordance.info: Du Digital Labor au Copytalisme
    http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2015/04/du-digital-labor-au-copytalisme.html

    C’est vrai que voler un livre ou un CD ou un DVD c’est mal. Mais l’industrie du copyright et les nayantsdroits trouvant probablement que le monde n’était pas peuplé de suffisamment de voleurs, ils décidèrent alors que télécharger un livre ou un CD ou un film c’était mal aussi. Ainsi naquit l’Hadopi. Mais là encore, trop peu de voleurs. Ils décidèrent donc derechef que acheter un livre, un CD ou un DVD et le prêter à ses amis ou l’écouter sur la platine de son salon, dans le lecteur CD de sa voiture et sur un troisième dispositif de lecture deviendrait interdit. Ainsi naquit le DRM. Invitant ensuite à leur table leurs amis constructeurs et éditeurs, tous trouvèrent logique - juste pour nous éviter de sombrer malgré nous dans la délinquance - que le plus simple serait alors de cesser de proposer à la vente des ordinateurs proposant d’y insérer n’importe quel type de CD contenant n’importe quel type de livre, de musique ou de film. Le tout pour favoriser leur nouveau chouchou, la consommation « sur abonnement » et « en streaming ». Ayant fait le tour de la question alors même qu’ils n’étaient qu’à l’apéritif de leurs libations, l’un d’entre eux se leva et pour déconner lança à la cantonnade : « Et bé y’a qu’à coller des DRM sur les tracteurs, et puis les voitures ! » Il éructa ensuite violemment et tout le monde trouva que c’était une bonne idée. Ils passèrent alors au plat de résistance.

    #capitalisme #propriété #dépossession


  • Que disent de nous « les affaires » Dominique Strauss-Kahn ? - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2015/02/24/dominique-strauss-kahn

    Là encore il semble que n’est considérée comme violence sexuelle qu’un acte extrêmement violent, ayant causé des blessures sur la victime. En bref on en est à voir le viol comme il était vu sous l’ancien-égime ou les victimes devaient prouver par leurs blessures qu’elles avaient bien été violées. Là encore le physique de Banon a été abondamment commenté sur les réseaux sociaux ; elle était trop jolie entendait-on, ce qui lui conférait une part de responsabilité. Certaines photos ont circulé afin de prouver à quel point elle était une femme légère. On était donc face à un nouvel élément pour nous permettre de comprendre ce que doit être une victime de violences sexuelles pour l’opinion publique française ; ne pas être trop jolie et avoir une vie passée dans un couvent quelconque.

    #culture_du_viol

    • Dommage que le parallèle prostituée/femme mariée/concubine soit pas évoqué alors que ce sont les cadres « contractuels » banals ou exceptionnels où le consentement est présupposé. L’affaire DSK au Carlton a été commenté sous l’angle de la prostitution et du proxénétisme alors que :

      on est face à ce genre de témoignages : "(...)Pendant notre rapport, j’ai senti que DSK tentait de me sodomiser. Je lui ai alors dit de ne pas continuer(...). E. [une autre prostituée, ndlr] est même intervenue en disant d’arrêter (...) puis David Roquet m’a tenue sur le lit pour que la sodomie puisse se réaliser alors que je ne voulais pas. (...) (c’est ce témoignage qui avait fait l’objet d’une plainte pour viol en réunion ; la plainte a été classée quand la plaignante a retiré sa plainte. Elle a ensuite dit avoir subi des pressions et eu peur). Ce témoignage est un témoignage de viol ; il n’y a pas de témoignage plus clair, il n’y a pas de zone grise, il n’y a pas de doute.

    • @colporteur
      Je ne comprend pas ta remarque. Un cadre « contractuel » comme tu dit n’est absolument pas une garantie de consentement présupposé. Le viol conjugale est reconnu par la loi certes depuis peu et n’est que très peu réprimé et très mal compris par les gentes mais le mariage ou pacs ou concubinage ne permettent pas de garantir qu’il n’y a pas de viol. Les conjoints sont d’ailleurs très bien représenté dans les études de victimologie en tant qu’agresseurs.

    • @mad_meg, ben oui. Peut-être aurais-je du écrire « présupposé à tort » ou présupposé pour éviter tout doute, mais ça me paraissait clair.
      Du coup, je prolonge, au risque de donner encore lieu à malentendus et incompréhensions...

      Ce qui a tenu lieu de débat public lors du procès Carlton était envahi par les bons sentiments de la politique morale où il s’agissait pour partie de plaindre vertueusement les putes (tout en psychologisant pour « comprendre » le plaisir de la libre prédation du dominant libre) sans admettre que le « droit des femmes mariées » (aussi peu appliqué soit-il) puisse aussi s’appliquer à elles comme cette affaire y invitait pourtant.

      On se donne, on se vend, dit aisément la langue, et il y a bien des limites à poser à ces appropriations. Synthèse subjective pas si ancienne, le bel énoncé formulé par le mouvement des femmes, « mon corps m’appartient » porte une (des) singularité(s) tout en résonnant universellement à l’occasion de maints écarts, de phénomènes multiples.
      Je l’entends pour ma part -et cette fois comme un terrible hurlement implicite, non dit et qui condamne nos sociétés - lorsque, comme il y a une semaine, un allocataire du RSA s’immole par le feu dans les locaux d’une asso d’insertion.
      http://seenthis.net/messages/343459

      #violence #corps #dépossession

    • Bah si tu met « présupposé » sans mettre « a tord » Ca change toute la signification ta phrase. Aussi pour les viols dits conjugaux, ils sont très peu pris en compte par la justice, comme le sont les viols d’une manière general (10% des viols sont l’objet d’une plainte, 4% des plaintes sont suivie d’une condamnations en France). Le fait d’être marié, ou mere ou jeune, ou vieille, ou belle ou laide, ou riche ou pauvre (ou meme homme ou femme ou enfant ou adulte) comme l’explique méthodiquement Valérie, fait que de toute façon en matière de viol c’est la victime la première coupable pour l’opinion publique. Je ne comprend toujours pas ce que le mariage ou le concubinage changerait a l’affaire.
      Ce qui me semble important dans ce texte de Valerie c’est que
      – dans l’abstrait la plus part des gens trouvent le viol tres tres mal et sont près a réactivé la peine de mort, les mutilations physique et j’en passe.
      – dans la réalité la plus part des gens trouvent que la victime ment et que l’agresseur était dans son bon droit- c’était sa femme, elle avait signé - sa pute, il avait payé - sa pote, elle l’avait allumé - sa femme de ménage, elle ment par avidité - son ex, elle ment par vengeance - sa nièce, elle ment pour faire son interessant - son neveux, il ment pour faire comme sa sœur - sa voisine, elle n’avais qu’à pas le laisser entrer chez elle....

    • Merci @mad_meg de le résumer mais j’ai lu l’article. J’évoquais ce qui n’y figurait pas. Parler de présupposé implique la possibilité voire la nécessité d’une mise en cause, tout comme dans le cas de la notion même de contrat, ses us, ses abus. Que tu trouves ça superflu, libre à toi, en revanche merci d’essayer de ne pas m’attribuer je ne sais quelle position.

    • Je ne t’attribu rien je ne comprend toujours pas ce que tu veux dire. Tu oublie des mots et j’aurais du deviner lesquels et malgrés tes précisions je ne comprend toujours pas ce que tu veux dire. Bon je voie que ca t’énerve j’abandonne
      bonne journée


  • Tentative d’immolation par le feu d’un RSAste

    #Charleville-Mézières : un homme tente de s’immoler avenue Forest - France 3 Champagne-Ardenne
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2015/02/18/charleville-mezieres-un-homme-tente-de-s-immoler-avenue

    Le drame s’est joué ce mercredi en fin de matinée, au centre d’affaire de l’avenue Forest.

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/sites/regions_france3/files/styles/asset_small/public/assets/images/2015/02/18/photo_82.jpg?itok=QCTPihMT

    La victime, âgée de 30 ans, était venu faire examiner son dossier de #RSA selon les premières informations en notre possession. Grièvement blessé suite à son geste, la victime est âgée de 30 ans.  

    Un autre homme a été brûlé aux pieds en tentant de porter secours à la victime. Une employée du centre est également choquée.

    Rectificatif de 15h40

    La victime, âgée de 47 ans, sortait d’un rendez-vous avec la structure carolo du CREF, une association spécialisée dans la réinsertion. Il s’est immolé vers 11h45, il est grièvement brûlé.

    19h51

    Mercredi soir, vu la gravité des blessures de la victime, un transfert était envisagé vers une unité spécialisée dans le traitement des grands brûlés. Les autorités (Préfecture, parquet, police) n’ont pas donné de précisions sur les motivations de ce geste désespéré. Elles ont décliné toutes les demandes d’interviews formalisées par la rédaction de France 3 Champagne-Ardenne dans l’après-midi du drame.

    #insertion #immolation_par_le_feu #conseil_général #Ardennes

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/d/d4/Ardennes.png

    • Pour mémoire :

      L’homme qui s’est immolé à la #CAF de Mantes-la-Jolie le 8 août 2012 est mort (avec du #Marisol_Touraine dedans...)
      http://forum.anarchiste-revolutionnaire.org/viewtopic.php?f=65&t=6275

      13 février 2013, Djamal Chaar s’immole par le feu devant #Pôle_emploi. Pour M. #Sapin, futur ministre des finances, « les règles ont été appliquées avec l’humanité qui convient ».

      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6559

    • Nulle nouvelle de cet allocataire aujourd’hui. Les officiels, mairie, conseil général, préfecture, police, hôpital, ministre(s) se taisent. Et, sauf erreur de ma part, la presse en fait autant. A-t-on affaire à un célibataire isolé ? pas d’écho public d’un éventuel entourage.
      On l’avait vu (marginalement...) pour les propos de Sapin sur la mort de Djamal Chaar, et on l’a constaté plus nettement encore avec les déclarations de Macron hier, ce que disent les « responsables » peut donner matière à #scandalisation. Dans ce cas, on ne nous offre pas une vacuole de silence, on ne nous inflige pas non plus (pas encore ?) une com’ autosatisfaite ; #omerta.

    • La recherche d’emploi désespère, dixit le maire UMP de Charleville_Mézières, Boris Ravignon, Vice-Président du Conseil Général, Inspecteur des Finances (hier au #JT local)
      http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2015/02/18/charleville-mezieres-un-homme-tente-de-s-immoler-avenue

      « ... le cheminement ... qui a pu l’amener à cet acte tragique, on a aujourd’hui peu de choses encore, bien sûr, on est en droit de supposer que ce qui s’est passé avait un lien avec la galère, la galère qui peut être la sienne dans une #recherche_d'emploi, (...) ici dans les Ardennes particulièrement, nous sommes touchés par le chômage, beaucoup de gens que je côtois régulièrement cherchent et parfois se désespèrent... »

      Titraille de L’Union (...) État stationnaire pour le grand brûlé de Charleville-Mézières
      http://www.lunion.com/399671/article/2015-02-19/etat-stationnaire-pour-le-grand-brule-de-charleville-mezieres

      ...transféré vers un centre hospitalier de l’Est de la France qui traite les grands brûlés. L’enquête de #police, toujours en cours n’a pas permis de déterminer les motivations exactes du désespéré. Pour comprendre ce geste, la police devra #entendre la victime dès que son état le permettra.

      #désespoir

    • Brûle
      http://le-salaire-de-la-peur.blogspot.fr/2012/08/brule.html

      Le 13 août 2012, un homme de 51 ans est mort des suites de ses blessures, après s’être immolé par le feu à la Caisse d’Allocations Familiales de Mantes-la-Jolie cinq jours plus tôt. Les journaux disaient que ses jours n’étaient pas en danger, ça ne fait qu’une erreur d’appréciation de plus.

      Il ne touchait plus son RSA depuis quatre mois. On insiste beaucoup sur le fait que c’était une suspension et pas une fin de droit, comme si le résultat était différent, comme si ça ne voulait pas dire que tu devais te démerder sans les 400€ et quelques qui te permettaient de ne pas couler totalement. Suspendu parce qu’il manquait des papiers.

      #5_jours_à_mourir

    • La phrase qui a enflammé Charleville-Mézières, Paris-Match
      http://www.parismatch.com/Culture/Medias/La-phrase-qui-a-enflamme-Charleville-Mezieres-France-3-PBLV-715608

      Il aura suffit d’une phrase dans l’épisode du 12 février de « #Plus_belle_la_vie » pour faire se soulever les habitants de la ville de Charleville-Mézières. Dans la série, alors qu’il était question de l’annulation d’une sortie scolaire sur la terre natale de Rimbaud, Coralie, enseignante, dit à sa collègue : « Mais c’est tes élèves qui vont être contents. Les traîner à Charleville-Mézières en plein hiver, c’est de la maltraitance ! ».

      Il n’en fallait pas plus pour échauffer le maire de la ville, Boris Ravignon qui a déploré samedi sur sa page Facebook cette partie du scénario. « Cette dernière réplique m’a plongé dans un abîme de perplexité. J’ai d’abord pensé que, ce feuilleton prenant pour décor principal la ville de Marseille, il s’agissait d’une aimable galéjade, d’un ironique mais amical clin d’œil. Et puis, après quelques rapides recherches, j’ai constaté que les scénaristes de "Plus belle la vie" était coutumiers du fait : ce n’est pas la première fois que les Ardennes y sont présentées comme une terre de relégation, tout juste bonne à accueillir des fonctionnaires mutés pour motif #disciplinaire », a-t-il écrit.

      Mais la polémique ne s’arrête pas là. Une campagne de réhabilitation est lancée sur Twitter, avec le hashtag « #plusbellelaviLLeCharleville ». « Réagissez en publiant par exemple des photos ou vidéos montrant la beauté de nos Ardennes, y compris l’hiver », demande le maire UMP. Les habitants se sont prêtés au jeu. Au total, plus d’une cinquantaine de tweets montrent les beautés de la commune.

      Il faut donc réhabiliter l’image de la ville... Une semaine après, aucune nouvelle, on doit supposer que l’immolé est toujours #entre_la_vie_et_la_mort.

      notes :

      . Synthèse subjective pas si ancienne, le bel énoncé formulé par le mouvement des femmes, « mon corps m’appartient » porte une (des) singularité(s) tout en résonnant universellement à l’occasion de maints écarts, de phénomènes multiples. Le corps, c’est ce dont les dépossédés peuvent reprendre possession, jusque dans l’#auto-destruction.
      Cet énoncé, je l’entends pour ma part -et cette fois comme un terrible hurlement implicite, non dit et qui condamne nos sociétés - lorsque, comme il y a une semaine, un allocataire du RSA s’immole par le feu dans les locaux d’une asso d’insertion.

      . Quand le CER me serre et m’asservit sans qu’il me serve : Insertion, l’unilatéral « #contrat_d’engagement_réciproque » du RSA
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5007

      #barbarie #technocratie #dépossession #corps

    • A l’été 1928, dans le n°1 de la revue Le Grand Jeu, animée notamment par Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal, Roger Vailland, sous le titre « Tentation des volts », Marianne Lams écrivait :

      En avril 1922, un ingénieur visitait les ateliers de l’usine électrique de la Thomson-Houston. Il était accompagné d’un mécanicien qui semblait être le guide le plus sûr, car vingt années de servide dans cette usine avaient contraint son corps et son esprit à une attention sans cesse en éveil. Or, en passant près d’une barre de haute tension, ce mécanicien signala le danger qu’il y avait à s’en approcher et soudain l’étreignit de sa main.

      Flammes, colonne de fumée, corps carbonisé.

      L’enquête a révélé que ce mécanicien n’avait aucun motif de se suicider et était ce qu’on appelle un homme parfaitement normal. Mais j’imagine cette lutte éminemment tragique de vingt années contre la tentation des volts et son échec soudain.
      Qui ne s’est souvent senti infiniment tenté de se précipiter sous la rame de métro qui arrive. mais on imagine les convulsions du corps écrasé et les souffrances d’une demi-mort. Tandis que l’on sait qu’après une décharge de milliers de volts, il ne restera plus qu’un peu de fumée, et une mauvaise odeur, comme après la disparition du diable.

      On a alors une vision lumineuse de son pouvoir sur sa propre vie, sur la vie peut-être, dont à cet instant on croit être le centre. On veut l’éprouver Maître absolu de sa vie, on veut user du droit suprême, du droit de mort, pour être convaincu de sa propre toute puissance. On voudrait enfin en être sûr ; on atteint le stade du trouble extrême : la certitude du doute.
      L’aveuglante clarté dont en cet instant brille notre vie, fait surgir en nous l’idée d’une mort nécessaire, universelle, et nous nous laissons entraîner par le rythme des mondes agonisants que nous croyons percevoir. Nous mourons de leur mort que nous conservons avec une saisissante acuité. Nous oublions notre individualité qui nous enchaîne à ce monde en nous opposant à lui. Nous vibrons de sa vie ; nous sommes lui ; nous fermons les yeux.

      Citation piquée là : Totalement inconcevable (1)
      http://quadruppani.blogspot.fr/2015/03/totalement-inconcevable-1.html


  • GRAIN — La solution au #changement_climatique passe par nos #terres
    http://www.grain.org/article/entries/5104-la-solution-au-changement-climatique-passe-par-nos-terres

    Au niveau mondial, les petites #exploitations représentent 90 % du total des exploitations mais occupent moins d’un quart des terres agricoles. Cette situation n’est pas bonne pour le climat.

    Tout comme la #dépossession des #peuples_autochtones de leurs #territoires a ouvert la porte à une #extraction destructrice et non durable des #ressources, la dépossession des #paysans de leurs terres a jeté les bases d’un système alimentaire #industriel qui, parmi ses nombreux effets négatifs, est responsable de 44 à 57 % du total mondial des émissions de #gaz_à_effet_de_serre.

    L’#alimentation ne devrait pas contribuer d’une façon aussi disproportionnée au changement climatique. GRAIN estime qu’une #redistribution des terres dans le monde entier au profit des petits agriculteurs, combinée à des politiques destinées à soutenir les marchés locaux et à réduire l’utilisation des #produits_chimiques, peut permettre de réduire de moitié les émissions de #GES en quelques décennies et de limiter considérablement la #déforestation. En restaurant simplement la matière organique qui a été épuisée par des décennies d’agriculture industrielle, les petits agriculteurs peuvent remettre dans le sol un quart du #dioxyde_de_carbone actuellement en excès dans l’#atmosphère.

    Rendre les terres aux petits agriculteurs et aux communautés autochtones est aussi le moyen le plus efficace de relever les défis qui s’imposent pour nourrir une population mondiale croissante dans une ère de #chaos climatique. Les données mondiales disponibles montrent que les petits agriculteurs sont plus efficaces pour produire de la nourriture que les grandes plantations. Avec la petite proportion des terres qu’ils ont conservées, les petits agriculteurs et les communautés autochtones continuent à produire la plus grande partie de l’alimentation dans le monde : 80 % des denrées alimentaires dans les pays non industrialisés//en développement, selon la #FAO. Même au Brésil, un haut lieu de l’agriculture industrielle, les petites exploitations occupent un quart des terres agricoles mais produisent 87 % du manioc du pays, 69 % des haricots, 59 % de la viande de porc, 58 % du lait de vache, 50 % des poulets, 46 % du blé, 33,8 % du riz et 30 % des bovins.

    Il est possible de répondre à la fois à la nécessité de nourrir le monde et à celle de refroidir la planète. Mais cela sera impossible si les gouvernements réunis à Lima continuent d’ignorer et de réprimer par la #violence les luttes des paysans et des peuples #indigènes pour leurs terres.

    #extractivisme #climat

    • GRAIN — Souveraineté alimentaire : 5 étapes pour refroidir la planète et nourrir sa population
      http://www.grain.org/fr/article/entries/5101-souverainete-alimentaire-5-etapes-pour-refroidir-la-planete-et-nourrir-s

      5. Oublier les #fausses_solutions, se concentrer sur ce qui fonctionne. Il est de plus en plus largement reconnu que l’alimentation est au cœur du changement climatique. Les derniers rapports du #GIEC et les plus récents sommets internationaux ont reconnu que l’alimentation et l’agriculture sont les principaux facteurs d’émissions de GES et que le changement climatique pose d’énormes défis à notre capacité de nourrir une population mondiale croissante.

      Pourtant, aucune #volonté_politique n’est venue remettre en cause le #modèle dominant de la production alimentaire industrielle et de sa distribution. Au lieu de cela, les gouvernements et les grandes entreprises proposent un certain nombre de fausses solutions.

      Il y a par exemple la coquille vide de l’ « #Agriculture_intelligente face au climat », qui est pour l’essentiel un nouveau nom pour la #Révolution_verte. Il y a aussi de nouvelles technologies à risque, comme des cultures d’organismes génétiquement modifiés pour résister à la sécheresse ou des projets de géo-ingénierie à grande échelle. Il y a encore des objectifs sur la part des #biocarburants, qui entraînent un #accaparement des terres dans les pays du Sud. Et il y a enfin des marchés du carbone et des projets REDD +, qui permettent essentiellement aux pires émetteurs de GES d’éviter de réduire leurs émissions en transformant les forêts et les terres agricoles des paysans et des peuples indigènes en parcs de conservation et en plantations.

      Aucune de ces « solutions » ne peut fonctionner parce que toutes vont à l’encontre de la seule solution efficace : le passage d’un système alimentaire industriel mondialisé soumis au pouvoir des grandes sociétés à des systèmes alimentaires locaux aux mains de petits agriculteurs.


  • Pardonne-moi Barbara
    https://sandrousseau.wordpress.com/2013/12/08/pardonne-moi-barbara

    Mais voilà. Ma maman est morte et tes chansons tournaient en boucle pendant ce temps là. Comme si de rien n’était. Or il se trouve que ma maman n’est pas morte comme si de rien n’était. D’accord elle était malade, condamnée. Un cancer qui avait fini par se généraliser. Aucun espoir au bout du compte. Les pinces du cancer pour couper le fil de sa vie. Mais elle n’est pas morte par son cancer. Elle est morte parce qu’elle s’est suicidée. Et elle ne s’est pas suicidée par plaisir, elle l’a fait parce qu’elle savait que l’on n’abrègerait pas ses souffrances, pas suffisamment pour mourir dignement du moins. Alors elle a avalé suffisamment de médicaments pour mettre fin à ses jours elle-même. Sans assistance médicale. Source : Sandrine (...)

    • #respect #euthanasie
      Je ne connais aucune personne qui se sait condamnée ne pas penser à décider de quand elle partira. Sans forcément passer le cap de se donner la mort, au moins éprouver ce sentiment que l’on a encore la possibilité de ne pas subir, comme si être libre de décider de sa propre mort permettait de regagner la conscience d’être vivant. Si la vie inclue sa fin autant que nous la vivions comme nôtre. Cela procède également du politique, d’une nécessité à combattre la #dépossession constante de nos vies et de nos corps, depuis la façon dont nous naissons à celle dont nous mourrons.
      C’est pour cela que je mets le tag #liberté.


  • Centre d’actualités de l’ONU - L’ONU préoccupée par les démolitions de logements palestiniens en Cisjordanie

    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=31660&Cr=Cisjordanie&Cr1=

    11 décembre 2013 – Un haut responsable humanitaire des Nations Unies a exprimé mercredi son inquiétude devant les démolitions, par les autorités israéliennes, de logements dans la vallée du Jourdain, qui ont entraîné le déplacement de 41 Palestiniens, dont 24 enfants. C’est la deuxième fois ce mois-ci que certains d’entre eux sont expulsés.

    http://www.un.org/News/dh/photos/large/2013/December/12-11-2013Demolition_oPt.jpg

    « Je suis préoccupé par la destruction, hier, de structures palestiniennes dans la vallée du Jourdain, qui a abouti à l’expulsions forcée, au déplacement et la dépossession de Palestiniens vulnérables. De telles actions sont à l’origine de souffrances et vont également à l’encontre du droit international », a dénoncé le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour le territoire palestinien occupé, James W. Rawley.

    #pas_révolté_mais_juste_préoccupé message bien reçu par Bibi