#déprimant

  • Petit article de la Quadrature du Net daté d’hier. Aujourd’hui, la loi a été votée avec 434 voix pour et 33 voix contre (et c’est clairement « la haine »)
    Petit résumé du dispositif législatif pour lutter contre la « cyber-haine ». Pour accéder aux détails, il suffit d’activer les liens.

    https://www.laquadrature.net/2019/07/02/resume-de-la-loi-haine-avant-le-vote-de-demain

    A noter quand même :

    Notre proposition sur l’interopérabilité, qui pourrait rendre utile cette loi autrement vaine et dangereuse, a été reprise dans 7 amendements déposés pour le débat de demain. Ces amendements réunissent les signatures de 64 députés, allant du centre-droit à la gauche. L’Assemblée nationale doit les adopter.

    À l’opposé, le groupe En Marche propose un amendement pour obliger les plateformes à détecter la réapparition de tout contenu préalablement censuré, et ce avant même que cette réapparition ne leur soit signalée. Il s’agirait d’une violation pure et simple de l’article 15 de la directive européenne eCommerce qui définit depuis 2000 le statut juridique des hébergeurs : « Les États membres ne doivent pas imposer aux prestataires […] une obligation générale de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites ». Cet amendement doit être rigoureusement rejeté.

    #censure #hébergeurs (statut juridique des)

  • L’agenda européen en matière de migration : l’UE doit poursuivre les progrès accomplis au cours des quatre dernières années

    Dans la perspective du Conseil européen de mars, la Commission dresse aujourd’hui le bilan des progrès accomplis au cours des quatre dernières années et décrit les mesures qui sont encore nécessaires pour relever les défis actuels et futurs en matière de migration.

    Face à la crise des réfugiés la plus grave qu’ait connu le monde depuis la Seconde Guerre mondiale, l’UE est parvenue à susciter un changement radical en matière de gestion des migrations et de protection des frontières. L’UE a offert une protection et un soutien à des millions de personnes, a sauvé des vies, a démantelé des réseaux de passeurs et a permis de réduire le nombre d’arrivées irrégulières en Europe à son niveau le plus bas enregistré en cinq ans. Néanmoins, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour assurer la pérennité de la politique migratoire de l’UE, compte tenu d’un contexte géopolitique en constante évolution et de l’augmentation régulière de la pression migratoire à l’échelle mondiale (voir fiche d’information).

    Frans Timmermans, premier vice-président, a déclaré : « Au cours des quatre dernières années, l’UE a accompli des progrès considérables et obtenu des résultats tangibles dans l’action menée pour relever le défi de la migration. Dans des circonstances très difficiles, nous avons agi ensemble. L’Europe n’est plus en proie à la crise migratoire que nous avons traversée en 2015, mais des problèmes structurels subsistent. Les États membres ont le devoir de protéger les personnes qu’ils abritent et de veiller à leur bien-être. Continuer à coopérer solidairement dans le cadre d’une approche globale et d’un partage équitable des responsabilités est la seule voie à suivre si l’UE veut être à la hauteur du défi de la migration. »

    Federica Mogherini, haute représentante et vice-présidente, a affirmé : « Notre collaboration avec l’Union africaine et les Nations unies porte ses fruits. Nous portons assistance à des milliers de personnes en détresse, nous en aidons beaucoup à retourner chez elles en toute sécurité pour y démarrer une activité, nous sauvons des vies, nous luttons contre les trafiquants. Les flux ont diminué, mais ceux qui risquent leur vie sont encore trop nombreux et chaque vie perdue est une victime de trop. C’est pourquoi nous continuerons à coopérer avec nos partenaires internationaux et avec les pays concernés pour fournir une protection aux personnes qui en ont le plus besoin, remédier aux causes profondes de la migration, démanteler les réseaux de trafiquants, mettre en place des voies d’accès à une migration sûre, ordonnée et légale. La migration constitue un défi mondial que l’on peut relever, ainsi que nous avons choisi de le faire en tant qu’Union, avec des efforts communs et des partenariats solides. »

    Dimitris Avramopoulos, commissaire pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, a déclaré : « Les résultats de notre approche européenne commune en matière de migration parlent d’eux-mêmes : les arrivées irrégulières sont désormais moins nombreuses qu’avant la crise, le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes a porté la protection commune des frontières de l’UE à un niveau inédit et, en collaboration avec nos partenaires, nous travaillons à garantir des voies d’entrée légales tout en multipliant les retours. À l’avenir, il est essentiel de poursuivre notre approche commune, mais aussi de mener à bien la réforme en cours du régime d’asile de l’UE. En outre, il convient, à titre prioritaire, de mettre en place des accords temporaires en matière de débarquement. »

    Depuis trois ans, les chiffres des arrivées n’ont cessé de diminuer et les niveaux actuels ne représentent que 10 % du niveau record atteint en 2015. En 2018, environ 150 000 franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’UE ont été détectés. Toutefois, le fait que le nombre d’arrivées irrégulières ait diminué ne constitue nullement une garantie pour l’avenir, eu égard à la poursuite probable de la pression migratoire. Il est donc indispensable d’adopter une approche globale de la gestion des migrations et de la protection des frontières.

    Des #mesures immédiates s’imposent

    Les problèmes les plus urgents nécessitant des efforts supplémentaires sont les suivants :

    Route de la #Méditerranée_occidentale : l’aide au #Maroc doit encore être intensifiée, compte tenu de l’augmentation importante des arrivées par la route de la Méditerranée occidentale. Elle doit comprendre la poursuite de la mise en œuvre du programme de 140 millions d’euros visant à soutenir la gestion des frontières ainsi que la reprise des négociations avec le Maroc sur la réadmission et l’assouplissement du régime de délivrance des visas.
    #accords_de_réadmission #visas

    Route de la #Méditerranée_centrale : améliorer les conditions d’accueil déplorables en #Libye : les efforts déployés par l’intermédiaire du groupe de travail trilatéral UA-UE-NU doivent se poursuivre pour contribuer à libérer les migrants se trouvant en #rétention, faciliter le #retour_volontaire (37 000 retours jusqu’à présent) et évacuer les personnes les plus vulnérables (près de 2 500 personnes évacuées).
    #vulnérabilité #évacuation

    Route de la #Méditerranée_orientale : gestion des migrations en #Grèce : alors que la déclaration UE-Turquie a continué à contribuer à la diminution considérable des arrivées sur les #îles grecques, des problèmes majeurs sont toujours en suspens en Grèce en ce qui concerne les retours, le traitement des demandes d’asile et la mise à disposition d’un hébergement adéquat. Afin d’améliorer la gestion des migrations, la Grèce devrait rapidement mettre en place une stratégie nationale efficace comprenant une organisation opérationnelle des tâches.
    #accord_ue-turquie

    Accords temporaires en matière de #débarquement : sur la base de l’expérience acquise au moyen de solutions ad hoc au cours de l’été 2018 et en janvier 2019, des accords temporaires peuvent constituer une approche européenne plus systématique et mieux coordonnée en matière de débarquement­. De tels accords mettraient en pratique la #solidarité et la #responsabilité au niveau de l’UE, en attendant l’achèvement de la réforme du #règlement_de_Dublin.
    #Dublin

    En matière de migration, il est indispensable d’adopter une approche globale, qui comprenne des actions menées avec des partenaires à l’extérieur de l’UE, aux frontières extérieures, et à l’intérieur de l’UE. Il ne suffit pas de se concentrer uniquement sur les problèmes les plus urgents. La situation exige une action constante et déterminée en ce qui concerne l’ensemble des éléments de l’approche globale, pour chacun des quatre piliers de l’agenda européen en matière de migration :

    1. Lutte contre les causes de la migration irrégulière : au cours des quatre dernières années, la migration s’est peu à peu fermement intégrée à tous les domaines des relations extérieures de l’UE :

    Grâce au #fonds_fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique, plus de 5,3 millions de personnes vulnérables bénéficient actuellement d’une aide de première nécessité et plus de 60 000 personnes ont reçu une aide à la réintégration après leur retour dans leur pays d’origine.
    #fonds_fiduciaire_pour_l'Afrique

    La lutte contre les réseaux de passeurs et de trafiquants a encore été renforcée. En 2018, le centre européen chargé de lutter contre le trafic de migrants, établi au sein d’#Europol, a joué un rôle majeur dans plus d’une centaine de cas de trafic prioritaires et des équipes communes d’enquête participent activement à la lutte contre ce trafic dans des pays comme le #Niger.
    Afin d’intensifier les retours et la réadmission, l’UE continue d’œuvrer à la conclusion d’accords et d’arrangements en matière de réadmission avec les pays partenaires, 23 accords et arrangements ayant été conclus jusqu’à présent. Les États membres doivent maintenant tirer pleinement parti des accords existants.
    En outre, le Parlement européen et le Conseil devraient adopter rapidement la proposition de la Commission en matière de retour, qui vise à limiter les abus et la fuite des personnes faisant l’objet d’un retour au sein de l’Union.

    2. Gestion renforcée des frontières : créée en 2016, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes est aujourd’hui au cœur des efforts déployés par l’UE pour aider les États membres à protéger les frontières extérieures. En septembre 2018, la Commission a proposé de renforcer encore le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes et de doter l’Agence d’un corps permanent de 10 000 garde-frontières, afin que les États membres puissent à tout moment bénéficier pleinement du soutien opérationnel de l’UE. La Commission invite le Parlement européen et les États membres à adopter la réforme avant les élections au Parlement européen. Afin d’éviter les lacunes, les États membres doivent également veiller à un déploiement suffisant d’experts et d’équipements auprès de l’Agence.

    3. Protection et asile : l’UE continuera à apporter son soutien aux réfugiés et aux personnes déplacées dans des pays tiers, y compris au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi qu’à offrir un refuge aux personnes ayant besoin d’une protection internationale. Plus de 50 000 personnes réinstallées l’ont été dans le cadre de programmes de l’UE depuis 2015. L’un des principaux enseignements de la crise migratoire est la nécessité de réviser les règles de l’UE en matière d’asile et de mettre en place un régime équitable et adapté à l’objectif poursuivi, qui permette de gérer toute augmentation future de la pression migratoire. La Commission a présenté toutes les propositions nécessaires et soutient fermement une approche progressive pour faire avancer chaque proposition. Les propositions qui sont sur le point d’aboutir devraient être adoptées avant les élections au Parlement européen. La Commission continuera de travailler avec le Parlement européen et le Conseil pour progresser vers l’étape finale.

    4. Migration légale et intégration : les voies de migration légale ont un effet dissuasif sur les départs irréguliers et sont un élément important pour qu’une migration ordonnée et fondée sur les besoins devienne la principale voie d’entrée dans l’UE. La Commission présentera sous peu une évaluation complète du cadre de l’UE en matière de migration légale. Parallèlement, les États membres devraient développer le recours à des projets pilotes en matière de migration légale sur une base volontaire. L’intégration réussie des personnes ayant un droit de séjour est essentielle au bon fonctionnement de la migration et plus de 140 millions d’euros ont été investis dans des mesures d’intégration au titre du budget de l’UE au cours de la période 2015-2017.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-1496_fr.htm
    –-> Quoi dire plus si ce n’est que... c’est #déprimant.
    #Business_as_usual #rien_ne_change
    #hypocrisie
    #langue_de_bois
    #à_vomir
    ....

    #UE #EU #politique_migratoire #asile #migrations #réfugiés #frontières

  • Mon Chaperon - Copiétonnage
    https://www.monchaperon.fr


    Donc, la RATP te propose de payer pour marcher… tellement #startup_nation
    Et puis le nom… ou les gens n’ont aucune culture générale ou ils affichent leur cynisme et leur paternalisme.

    LE COPIÉTONNAGE

    DONNE DE LA CONVIVIALITÉ À VOS TRAJETS

    Vos trajets ne seront plus une perte de temps et un facteur de stress, au contraire, chaque trajet devient une nouvelle occasion de rencontrer de nouvelles personnes,

    de partager, d’échanger !

    • ouch mais ça le fait pas du tout ce mot de chaperon…

      (Par extension) Diriger, contrôler

      Elle a chaperonné la com’ de Dominique Strauss-Kahn et du président gabonais Ali Bongo ou mis en scène les aveux télévisés de Jérôme Cahuzac. — (Outsch des colonels à la gendarmerie, Le Canard Enchaîné, 19 juillet 2017, page 4)

      #déprimant

    • #pédibus, c’est une pratique qui se fait dans les écoles. Les parents se mettent ensemble pour que l’un.e d’entre elles et eux chaperonne (pour le coup) un groupe de petit.es voisin.es qui vont à la même école. À noter, que les pédibus non autogérés ont moins de succès.

      On parlait aussi de ça avec des potes quand on quitte un lieu en même temps dans l’idée de faire un peu de chemin ensemble. Bref, c’est des pratiques dont il semble nécessaire qu’elles restent low-tech et autogérées pour être conviviales mais on arrive à les faire payer.

      Il y a un propos genré sur qui ressent le besoin d’être accompagnée ?

    • Donc en fait, si tu es une femme seule et que tes ami·e·s n’ont pas que ça à foutre (de t’accompagner pour tes déplacements à pied), tu vas avoir la chance inouïe de pouvoir te payer un « garde-du-corps » pour marcher sans stress (ou sans t’ennuyer). Il faut reconnaître à l’économie marchande un grand pouvoir de s’infiltrer dans les moindres interstices de peur et d’angoisse créés par nos problèmes sociétaux, en l’occurrence le #sexisme et la #culture_du_viol. Dingue ... Mais quand cela va-t-il s’arrêter ?

    • On devrait boycotter ces sites de merde qui font leur blé sur l’entraide ou la mise en relation de deux personnes, ils ne produisent rien et ils font payer très cher la désagrégation sociale.
      D’autant que dans ce cas, ce n’est pas un garde du corps mais juste une autre personne qui n’est pas formé pour te défendre du tout. Et puis quand une agression survient c’est souvent dans une situation imprévisible /ça voudrait dire prévoir toute sortie/ voire au milieu de la foule et en 20 secondes, j’en ai fait l’expérience désagréable, et personne n’a les moyens d’empêcher ça. Bon, le gars a quand même reçu mon poing dans sa gueule mais ça l’a fait rire.
      Vaudrait mieux éduquer à la non violence, voire se former à l’auto-défense.

    • Oui c’est pas simple, il faudra un·e chaperon·ne pour protégé les chapronné·es de leurs chaperon·nes et un·e chaperon·ne pour raccompagné·e lea chaperon·ne ainsi qu’un·e chaperon·ne pour protégé lea chaperon·ne de son/sa chaperon·ne de retour....

    • Oui je me disait qu’avec cette histoire tu fait disparaitre le chômage super facilement. @fil faut qu’on fasse l’appli « 7 milliards de chaperon·ne » ; l’échange de contacte pour un trajet ne serai possible qu’une fois lea chaperon·ne de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, de la chaperon·ne, (7 milliards de fois environ) ...... est trouvé.

  • NDDL. Huit mois de prison ferme pour avoir « arrosé un gendarme »
    http://www.revolutionpermanente.fr/NDDL-Huit-mois-de-prison-ferme-pour-un-militant-accuse-d-avoir-

    Le Procureur de la république se veut intransigeant et dit vouloir « rétablir le calme » à Notre dame des Lande — déclaration qui laisse songeur dans la mesure où l’action du gouvernement consiste à envoyer 2000 gendarmes armés déloger, selon les propres dires des gendarmes, 80 personnes pacifiques. Le procureur déclare qu’il aurait souhaité des peines encore plus lourde pour tous les zadistes passant en procès : « Il faut que les peines soient exemplaires : c’est aujourd’hui qu’il faut marquer les esprits, la loi doit avoir une fonction intimidante ». Une logique de surenchère répressive qui vise à écraser jusqu’au bout la mobilisation de NDDL et le symbole qu’elle représente ; répression policière et judiciaire que subissent également les étudiants et enseignants, comme les cheminots, les postiers, et tous ceux qui tentent de relever la tête face à Macron.

  • Franz – a free messaging app for Slack, Facebook Messenger, WhatsApp, Telegram and more
    http://meetfranz.com

    “Franz is a free messaging app / former Emperor of Austria and combines chat & messaging services into one application. He currently supports Slack, WhatsApp, WeChat, HipChat, Facebook Messenger, Telegram, Google Hangouts, GroupMe, Skype and many more. You can download Franz for Mac, Windows & Linux.”

    #logiciel_messagerie_client_mac_windows_linux

  • Un groupe chinois a acquis plusieurs centaines d’hectares de terres à céréales dans le Berry.
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-tribulations-agricoles-d-un-chinois-en-berry,68997?xtor

    Une première, qui provoque stupeur et colère dans le monde agricole. Les Safer se plaignent de ne pas avoir les outils juridiques pour endiguer cet accaparement des terres ‘à l’envers’, qui concerne déjà des pans entiers du vignoble français.

    @odilon

    « à l’envers » ...

    • Site sous SPIP = avoir un hébergement sous la main. Si l’une des personnes ou un collectif ami en a un, c’est alors assez rapide et simple ensuite (et permettra une meilleure collaboration entre les intervenant⋅e⋅s, avec une meilleure répartition des droits, sûrement plus égalitaire). Mais si vous n’avez pas d’hébergement… Demander à @rezo ? Ou @paris @rebellyon @ari ?

      Si vraiment pas d’hébergement, ça me parait quand même beaucoup mieux de créer un compte blog gratuit chez Wordpress.com, plutôt qu’un Facebook. Car au moins
      1) les gens sont proprios du contenu, sans pouvoir le perdre
      2) suivant l’évolution des choses, on peut à tout moment récupérer TOUT le contenu du Wordpress (articles, utilisateurices, etc) : soit pour le transférer sur un autre Wordpress perso ailleurs, soit pour migrer le contenu dans un autre logiciel (SPIP ou autre, si vous trouvez un hébergement plus tard). Enfin bon généralement pour une mobilisation (et non pas mouvement sur le long, ou très long terme), on change rarement d’outil une fois qu’on a démarré (pas comme une association, ou autre groupe politique quelconque, qui est le même sur le long terme). Mais rien que le point 1 est suffisant, si jamais Facebook ferme le compte, etc.

      Par contre, ça peut quand même être bien d’avoir un compte Facebook et Twitter, et de balancer les notifications de nouveaux articles (titre, intro, image), sur ces comptes, depuis le vrai site dont les gens sont propriétaires. Par exemple avec IFTTT ou autre service du même genre (il y a aussi parfois des plugins des logiciels web qui permettent de faire ça directement, sans service intermédiaire).

    • @colporteur @rastapopoulos il manque toujours un service pour lancer facilement un site sous Spip sans avoir d’hébergement.

      Dans l’immédiat, prendre un espace sur lautre.net par ex., uploader et configurer basiquement un Spip ça prend moins d’une heure.

      Par rapport à Facebook ou Wordpress, il me semble que le principal argument pour Spip reste celui de la collaboration / coopération rendue possible par Spip grâce à son interface privée (aspect il me semble trop souvent oublié par ses principaux promoteurs !) Un point je crois plus concret que la propriété de ses données, qui importe peut-être pas tant pendant une période speed comme une mobilisation.

      Concernant Twitter ou Facebook, il me semble que se contenter d’être un pur émetteur via les flux pendant un mouvement social, c’est passer à côté de beaucoup de choses très riches (point à développer, j’avoue !)

    • @ari, ce service existe, c’est très très facile, mais ce n’est pas gratuit. Car ça demande des machines, et du temps humain, pour que ce soit facile (càd sans que les gens gèrent ni l’hébergement adminsys, ni l’installation logiciel CMS, ni les mises à jour).

      Un point je crois plus concret que la propriété de ses données, qui importe peut-être pas tant pendant une période speed comme une mobilisation.

      Si Facebook ferme le compte (à cause de plein de signalements anonymes par ex, cela arrive très vite !) : tu dis plus la même chose. Un vrai site, seule la police/justice peut demander à le fermer, en gros. Donc à mon avis la propriété est importante, dès le début.

      Concernant Twitter ou Facebook, il me semble que se contenter d’être un pur émetteur via les flux pendant un mouvement social, c’est passer à côté de beaucoup de choses très riches (point à développer, j’avoue !)

      Si tu es émetteur, c’est que tu as un compte sur lequel émettre. Donc que les contributeurices du compte peuvent s’y connecter pour répondre aux commentateurices.

      Donc ce n’est pas juste émettre des flux, c’est aussi échanger dans les coms. L’aspect « community management » de la mobilisation quoi. :D
      La grande différence c’est de ne pas publier des contenus sources sur ces réseaux. Les comptes-rendus et les agendas (yora telles actions tel jour, etc) doivent être sur le site perso central, toujours le plus à jour, et avec 100% des infos. Sur les réseaux, on y met des notifs (coupées donc) et/ou des copies (entières), suivant les cas, suivant la longueur…
      Mais cela n’empêche en rien de répondre aux coms, et aussi de partager/liker/RT des contenus externes supplémentaires.

    • Et pour l’hébergement des images il y a https://framapic.org et http://pix.toile-libre.org

      Pour l’hébergement des fichiers il y a https://framadrop.org et Bittorent-Transmission https://www.transmissionbt.com

      Un fil Seenthis n’est pas incompatible avec un fil Facebook - celui-ci peut être utilisé juste pour rediffuser l’info dans le réseau social.

      Et sinon, pour réaliser une base de connaissance collaborative, https://www.dokuwiki.org est très bien (plein de plugins utiles) et il y a des hébergement clefs en main il me semble (pas testé) https://www.dokuwiki.org/hosting

    • @rastapopoulos @monolecte @colporteur je me permets d’insister sur l’aspect collaboratif de Spip (ce qui n’est pas le cas de Seenthis ni d’aucun autre CMS à ma connaissance et le principal intérêt par rapport à un réseau social). Je trouve ça dommage que ça soit très peu mis en avant (et c’est encore le cas dans ce fil) alors que c’est l’une des principales raisons pour les collectifs de se servir de Spip.

      D’autant qu’en période de lutte où il faut être sur la brèche, c’est précieux, ça permet de gérer un outil à plusieurs, de se corriger, de modifier facilement les articles, de discuter d’un texte avant parution, etc. Pour ce qui est du coût, les tarifs du Nursit (si tu parlais de cet hébergement @rastapopoulos) me paraissent tout à fait adaptés pour une mobilisation par rapport au prix de tracts, affiches, etc.

    • Mine de rien c’est super questionnant que la plupart des mouvements / groupes finissent de toute façon par informer, et, pire, s’organiser principalement sur face de bouc au lieu de chercher, pour une poignée d’heures en plus, des moyens d’une autonomisation des infos, diffusées seulement ensuite sur les réseaux sociaux.
      Pour avoir questionné des militant-e-s dans le coin de Nantes, y’a aussi le bruit qui circule comme quoi « facebook aurait refusé de donner les noms des gestionnaires des pages à la justice ». Quand c’est des personnes « charismatiques » qui expliquent ça, tu as beau démontrer que l’argument est fragile, tu passes pour la chieuse de service. Et ce malgré l’exemple local de la zad... #groumph

    • Assez d’accord avec Fil sur le côté déprimant (mainstream partout).
      Mais par ailleurs, je comprends/sais pas grand chose aux question techniques et n’ose m’imaginer ce qu’il peut en être d’étudiants peu versés dans le domaine qui arriveraient sur ce post que je leur ait conseillé...

      Ok bien sûr avec Arno, pour avoir appris à utiliser Spip et en connaitre quelques avantages, mais je l’ai fait a minima, pour publier, actualiser, pas capable de créer un site, je reculerais a priori devant l’effort (archi cybernouille, par ex. pressé, je suis même pas aller chercher ce que peut vouloir dire « logiciel CMS »).

      Oui, en cas de mayonnaise qui prend vite (que l’on veut voir prendre vite) et d’urgence de lutte, les impliqués ont mille choses à faire autres que de bloquer du temps sur la conception d’un site. La rue, la boite/fac/quartier, les autres lieux en lutte, etc. ça compte.
      L’apprentissage collectif, c’est une poignée d’heures, puis des poignées de temps à faire exister chez nombre de gens (cf les expli sur comment publier sur un site collaboratif, démarche qui ne va « vite » qu’à le faire ensemble, à installer des rédacteurs sur un site, progressivement).
      La maîtrise technique est un enjeu encore plus emmerdant. Il existe des sites collaboratifs où des dizaines de rédacteurs ont pu publier et qui se retrouvent avec un seul connaisseur de l’architecture, un seul apte à modifier le site. L’inverse de la démarche. En tout cas un pb dirimant.
      Regress : Il existe des collectifs où le passage à face book est intervenu après la confection d’un site collaboratif spip, avec une logique audimat / image/ désintérêt pour les textes et leur élaboration collective.

      @valk, tu as un compte oiseau bleu, fais une demande publique en ce sens, c’est en tout cas ce que je ferais. Pour ma part, ce n’est pas à la sorbonne que je passe, sauf, peut-être, si elle venait à être occupée.

    • @ari, calomnie !
      Je m’auto-cite : premier paragraphe, première phrase, première chose que je mets en avant :D

      SPIP il faut un hébergement mais ensuite c’est rapide et simple et ça permettra une meilleure collaboration entre les intervenant⋅e⋅s, avec une meilleure répartition des droits, sûrement plus égalitaire

      Sinon oui, je parlais de Nursit (72 € TTC en sous-domaine donc « machin.nursit », et le double avec un domaine dédié et plus de trafic) qui donc s’occupe entièrement de la technique (hébergement, mise à jour, etc). Moi non plus je ne trouve pas spécialement énorme @ari, mais ça reste quand même un gros pas à faire, en ces temps de blogs gratuits partout et de réseaux sociaux (mais bon dans une grosse AG, si chacun donne 2 euros c’est bon pour 1 an voire plus en 5min hein). Ya juste à créer le site, créer les utilisateurices qui vont contribuer, et se mettre à rédiger-publier.

      @val_k et ouais, Facebook c’est à peu près juste un flux. Donc ensuite pour retrouver du contenu après-coup… un tract, un compte-rendu, etc, c’est quasiment impossible. Ça peut aller pour prévenir de choses, et pour discuter (en encore, avec la surveillance et les recoupages que ça permet…), mais pour rédiger + publier + garder en mémoire des contenus, ça n’a aucun sens.

      @colporteur « CMS » ça veut dire « logiciel de gestion de contenus » (web à priori). Donc Wordpress, SPIP, Drupal, etc, toutes ces logiciels (la plupart libres) qui te permettent d’éditer puis publier des contenus.

    • Ok, @rastapopoulos
      pour ce que je sais, un autre souci - si il s’agit de se censurer le moins possible -est de trouver un hébergement hors hexagone afin de mettre un peu de distance avec les flics et la justice de notre beau pays, comme là je fais autre chose, je regarde même pas si les propositions d’hébergement évoquées sont hors France.
      Il existe peut-être des tutos sur monter un site collaboratif sans s’emmerder avec la france et (trop avec) l’argent :)

    • Ce qui me déprime, c’est qu’après des années de travail intensif pour développer des outils permettant d’échapper à toute cette merde, ça ne marche toujours pas assez bien et de façon assez simple pour des gens qui « aimeraient bien » que ça marche, et ne souhaitent/peuvent pas faire l’effort supplémentaire qu’on leur demande. Donc oui pour moi c’est un constat d’échec.

    • Plus facile de commencer quelque chose dont on a déjà incorporé l’habitude individuelle... c’est à dire socialement déterminée. Ce qui se fait hors et contre la sorcellerie capitaliste est magique. Là, la magie qui est tentée, c’est de sortir de l’atomisation dépolitisée, concurrentielle, et tout ne marche pas de front, des temps différents qui s’articuleront, ou pas.

    • @fil ça dépend du moment, mais il y a eu des seuils importants de dépassés. À un moment SPIP (et quelques autres), c’est devenu plus facile à la fois à installer et surtout à éditer et publier, que les autres outils proprios pourris qui existaient. Mais ensuite Facebook a explosé en devenant plus qu’un simple copainsdavant international, mais ensuite Blogspot, mais ensuite Tumblr, mais ensuite Wordpress.com, etc. Tous ces trucs gratuits ET sans aucune installation à gérer ET facile à rédiger-publier ET avec du public et des partages.

      C’est pour ça que plus haut, je conseillais, s’il n’y a ni l’envie ni le temps de gérer un SPIP, d’au moins utiliser Wordpress.com ! Ça prend 5min de créer un compte, c’est gratuit, et au moins c’est un logiciel libre derrière dont on peut récupérer tous les contenus plus tard pour quand on aura le temps d’être ailleurs. Ça me parait pour l’instant vraiment la « moins pire » solution plutôt que de publier uniquement sur Facebook.

    • Tous ces trucs gratuits ET sans aucune installation à gérer ET facile à rédiger-publier ET avec du public et des partages.

      Et pour ça, pour les trucs militants « dans l’urgence », on ne peut absolument pas lutter contre ces autres outils, en tant que devs de SPIP ou d’un autre logiciel.

      Le seul moyen que je vois de lutter contre ça n’est pas technique mais humain. Ça veut dire obligatoirement avoir des collectifs (informels ou vraies associations) qui maintiennent des serveurs et des infrastructures de type Nursit ou du genre mais pour les trucs militants dont on est proche (ou plus large pour celleux qui ont plus de moyen et qui peuvent se permettre d’héberger plus). C’est-à-dire mettre à dispo un SPIP en 1h maxi, et que les gens n’aient plus qu’à cliquer, rédiger, publier (et pouvoir partager facilement sur les réseaux, c’est indispensable).

    • La vraie difficulté, c’est le manque de culture informatique d’une très très grande partie de la population, y compris et surtout les prétendus digital natives qui sont surtout de gros pousse-boutons et considèrent que l’informatique qui marche, c’est celle qui fait tout en 2 clics.

      Ce qu’il y a derrière ces deux clics, ils s’en foutent grave. Ils sont donc très dépendants et ça aussi, ils s’en foutent grave… bon, jusqu’au jour où ils sont coincés, censurés, jetés des plateformes commerciales sans leurs archives, mais en attendant, ils s’en foutent.

      Du coup, les hébergeurs proposent des installations Wordpress en pousse-boutons, avec thèmes et plugins préselectionnés, parce que sinon, y en a trop.

      Pour bien paramétrer un CMS, il te faut facilement une semaine de boulot, parce que l’utilisateur pousse-boutons ne veut rien savoir de ce qui se passe dans l’arrière-boutique, par contre, il sait très bien ce qu’il veut en devanture. Et si c’est le merdier à gérer, il s’en fout.

      Donc SPIP, c’est très bien, mais il faudrait aussi des install pousse-boutons prédéployées chez des hébergeurs à l’étranger. Avec un assortiment de squelettes de base et de plugins et hop, les pousse-boutons seraient contents.

      Pour l’hébergement sûr, si mes souvenirs sont bons, les Islandais ont justement prévu d’être un asile informatique…

    • @fil Je pense que les choses évoluent dans le bon sens. Faire Spip et les autres CMS était une première pierre indispensable.

      Aujourd’hui, les étapes suivantes sont des projets comme https://yunohost.org et https://wiki.debian.org/FreedomBox Yunohost fonctionne déjà, est stable. C’est un progrès immense. Même si le « paquet » Spip n’est pas finalisé https://yunohost.org/#/apps_in_progress_fr il y en a plein d’autres qui permettent de faire un site https://yunohost.org/#/apps_fr

      La conférence Internet Libre ou Minitel 2.0 aura 10 ans l’année prochaine. http://www.fdn.fr/actions/confs/internet-libre-ou-minitel-2-0 Même si tout n’est pas encore en place, le progrès est réel, en plus des projets logiciels énoncés ci-dessus il y a maintenant : https://www.raspberrypi.org et le Pidrive https://www.raspberrypi.org/blog/meet-314gb-pidrive et depuis longtemps (mais plus cher) : https://fitpc.com

      @rastapopoulos Concernant les collectifs humains il y a http://www.lautre.net et la fédération https://www.ffdn.org et surtout Framasoft qui se déploie avec son projet de dégooglisation https://degooglisons-internet.org D’ailleurs, à quelques mois près leur service d’hébergement de site web aurait pu répondre à la demande https://degooglisons-internet.org/liste#2016

      Sinon @colporteur tu pourrais peut-être contacter
      IT Crowd Rebellyon qui a déjà installé les sites de rebellyon, paris-luttes et iaata

      Et pour le futur, le regain d’intérêt pour xmpp est rassurant, notamment sur smartphone avec https://conversations.im & https://www.xabber.com

      Enfin on peut regretter qu’un projet comme https://login.persona.org soit abandonné, c’était une voie particulièrement intéressante il y avait d’ailleurs des volontés de mixer Personna-BrowserID avec Xmpp http://xmpp.org/2012/05/browserid-meet-xmpp et https://github.com/nikhilm/browserid-xmpp

      Actuellement un des points les plus difficile à gérer reste le DNS, il manque des interfaces d’administration simple, pour newbies. Et les problèmes de censures auxquels il reste exposé pourrait être résolus par le Gnu Name System... si un jour il sera possible de le faire fonctionner.

      Mais le point de blocage majeur semble celui de la découvrabilité sociale décentralisée déjà pointé sur http://seenthis.net/messages/452745#message452917 Mais est-ce si difficile à faire avec xmpp ?

    • Je pense qu’il est difficile de comparer une page facebook et un site aujourd’hui, en ce qui concerne la diffusion « virale », les interactions possibles etc. A ce stade, je rejoins le constat d’échec. Ça n’est pas seulement plus rapide etc. c’est surtout que ça marche , les infos circulent, les gens viennent à ce que tu organises etc. #déprimant, oui.

    • @supergeante bah oui mais faut pas tout mélanger : d’un côté ya l’aspect prévenir ou notifier, qu’il se passe telle ou telle chose, ainsi que l’aspect échange, discussion, et aussi le partage en chaîne de ce qui a été notifié ; et d’un autre côté ya les contenus eux-mêmes (événements, càd chose ayant une date prévenue en avance, ou article, tract, compte rendus, pas forcément datés).

      Mais j’ai l’impression qu’on a une génération de gens qui s’en battent les gonades d’archiver les contenus produits, et qui ne fonctionnent QUE par flux, que par « on envoie 4 lignes ou une image qui frappe », et on organise des événements. Donc pour les événements c’est très bien, c’est pas forcément impératif d’archiver ça. Mais pour tout le reste… Le problème c’est : y a-t-il encore de ce « reste » ? Si la réponse est « oui », alors je suis désolé mais Facebook ne marche pas pour ça, on peut envoyer un texte ou un lien vers un texte, mais ensuite impossible de le retrouver après coup, et quand c’est pas un truc daté… le collectif et les gens intéressés perdent leur mémoire. Il n’y a plus que du « en avant toute ! »

      Dire « ça marche », il faudrait quand même préciser ça marche pour quoi. Si c’est juste pour prévenir d’événements ou de news volatiles, oui ça marche, je suis bien d’accord.

    • Oui c’est très dur de retrouver quelque chose sur facebook, par rapport à un site (info) ou un forum (discussion). Et pour avoir eu mon compte supprimé (transformé en page) et avec toutes les discussions j’avais lancées (et donc yc les réponses), j’ai des réserves sur la pérennité de la chose :)

    • Merci pour ces échanges et les bouées pour pousse boutons au bord de la noyade qu’il contiennent.

      Pour ce qui est de déprimer, il existe même des collectifs qui sont foutus de pas voir la nécessité et l’intérêt que leur fb soit public et qui répondent à la question posée sur ce paramètre, « il suffit de s’inscrire pour accéder... »
      Même lorsque l’on est un tant soit peu au courant des enjeux, il n’est pas toujours facile de passer à la pratique (libre, thor, etc.), sauf grand volontarisme individuel ou pli particulier, cela demande de participer à une collectivité plus ou moins lâche dans laquelle ces enjeux sont présents, traités, au moins partiellement. Que, comme Fourrier et son concept d’attraction passionnée invite à le penser, on puisse faire fond sur une division des tâches qui émerge à partir de penchants multiples ; plutôt que de viser l’abolition en tous points de cette division, que cela fasse l’objet d’agencements, modifiables. Là, le regress (dépressif) peut éventuellement reculer.

    • Et ce qui est également déprimant, c’est cette saloperie de non partage, cette névrose sécuritaire autour du libre, cette sorte d’égo démesuré définissait déjà ceux qui œuvraient soit disant pour un réseau des sites alternatifs pour surtout une et une seule stratégie politique, la leur. Des communicants professionnels surtout masculins d’ailleurs qui n’ont pas hésité à faire tomber le serveur. Non, le réseau des développeurs et développeuses SPIP ne s’investit pas pour promouvoir un quelconque accaparement mais pour que des outils d’expressions demeurent un bien pour tous. Alors, oui, j’avoue m’être mal remise de ces années là. Et j’ai beau cherché, les sites de https://mutu.mediaslibres.org ne partagent même pas leur super squelette, et les headers n’indiquent rien. Tiens, parlons de privatisation …
      /me en colère

    • oui @aude_v c’est dingue. Et quand on voit les réactions des consommateurs de facebook à ceux qui soulignent ce problème, c’est absolument pas encourageant.
      Petit comparatif autour du cas Nantes Revoltée à Nantes https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee : sur sa page autour d’une « affaire » récente que j’avais « libérée » par là http://seenthis.net/messages/485938 on lit beaucoup de commentaires critiques anticapitalistes sur les medias, mais je n’ai pas vu de commentaires anticapitaliste sur le support facebook qui est leur plateforme principale pour l’instant.
      par contre quand le sujet est repris sur un media libre, là ça se lâche et ça se défend en mordant : https://nantes.indymedia.org/articles/34387
      Mais j’imagine que comme Nuit Debout y’a des personnes en interne qui doivent réfléchir à la manière de sortir de facebook, enfin de pas lui offrir la primeur des luttes et encore moins leur organisation... enfin j’espère !

    • Ha j’avais pas vu ! Bon en même temps j’y passe rarement !
      Pour ma part j’utilisais (et continue de « promouvoir ») l’excellent portail sedna des medias libres : http://mediaslibres.org/spip.php?page=sedna mais comme je trouvais pas facilement les infos les plus locales pour moi (je pige pas trop la méthode de mise à jour du portail) j’ai fini par me faire récemment un flux rss automatique depuis nantes.indymedia et zad.nadir sur mon second compte twitter : bah c’est super pratique ! Et du coup j’ai remarqué que les infos publiées sur la partie « breves » de indymedia nantes passait directement dans le flux : voilà qui va remotiver ma tentative de faire de la publication dessus (parce que pour une photographe c’est pas le site idéal, faut reconnaitre !)
      Sachant qu’en plus sur ce site y’a moyen de faire des groupes (j’en ai fait un pour mon collectif Bon pied bon oeil) et même de la publication collective privée avant mise en ligne, j’avoue ne vraiment pas piger pourquoi les gens ne s’en emparent pas quand on leur en parle. Bon y’a des bugs, certes, mais... c’est une plateforme libre, autogérée et plutôt chouette sur ses bases politiques... Rha la la la mauvaise foi des fois hein !

  • Le cadeau caché de la loi Macron : un réduction d’impôts de 900 millions d’euros pour les plus riches
    http://www.politique.net/2015021901-loi-macron-article-34.htm

    Officiellement, l’allègement de la fiscalité sur les actions gratuites est censée favoriser le développement des start up qui ont recours à ce dispositif. Mais pour Le Canard enchaîné, ce sont surtout les cadres des entreprises du CAC 40 qui vont remporter le jackpot. « La distribution d’actions gratuites a complètement supplanté les stock-options, dont la fiscalité a été alourdie ces dernières années », explique l’hebdomadaire. Et les chiffres sont éloquents : « Les conseils d’administration des entreprises du CAC 40 ont voté, en 2014, l’attribution d’actions gratuites pour un montant de 6,4 milliards. Et, dans l’immense majorité des cas, à leurs cadres dirigeants les mieux payés », précise Le Canard enchaîné.

  • Pêche en eau profonde : le #documentaire qui montre comment les lobbies ont gagné - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6629

    L’association Bloom qui s’est fait connaître du grand public par une importante campagne pour l’arrêt de la #pêche_en_eauxprofondes en 2013 et dont les effets dévastateurs ont été largement médiatisés, sort cette semaine un film analysant l’échec de l’interdiction de cette pêche, suite au vote favorable du parlement européen le 10 décembre 2013 : « Intox : Enquête sur les lobbies de la pêche industrielle » (visible en ligne).

    https://www.youtube.com/watch?v=nGo69qwRBmc

  • The Earth has half as many animals as it did in 1970 — High Country News
    http://www.hcn.org/articles/the-earth-has-half-as-many-animals-as-it-did-in-1970

    A massive new study from the World Wildlife Fund has the gory details: Population sizes of birds, mammals, reptiles, amphibians and fish have declined by 52 percent over the last 40 years.

    In other words: the Earth has just half as many animals as it did in 1970. I’ll give you a minute to let that sink in.

    http://www.hcn.org/articles/the-earth-has-half-as-many-animals-as-it-did-in-1970/ScreenShot20141006at3.47.46PM.png/image

    #animaux #environnement #écocide #extinction

    • Les mauvaises nouvelles, ça va, j’ai la couenne épaisse... c’est les nouvelles... pires. Tu vois, pire que les Israëliens qui appellent au meurtre, ce sont les pique-nique d’Israëliens pour mater les bombardements. Sans déconner, que des gens puissent se comporter de la sorte, qu’ils puissent ne pas voir ou comprendre la signification profonde de leur comportement, le fait que de déshumaniser leurs adversaires les touche eux-mêmes de plein fouet, le fait qu’ils ont tout oublié et rien appris.
      Et derrière, tu as un jeune qui crève de manque de soin chez nous, un des pays les plus riches du monde, pour « refus administratif ». Cela fait des années que je vois arriver le loup : mais non, t’inquiète, on ne guérit plus rien, on soigne à vie... coûteusement... et puis, on ferme le robinet des prises en charge pour voir qui peut allonger et qui peut s’allonger.

      Tout cela pue atrocement. Je ne pensais pas qu’on descendrait si bas et qu’on continuerait à creuser.

      J’ai passé tout mon temps à pester contre des machines et des ghosts in the shell (je ne pensais pas en rencontrer un jour, mais grâce à Windows 7, je sais la gueule que ça a) et là, je reviens à la réalité des choses et c’est tellement moche que ça ressemble à une mauvaise fiction chiée par BHL sous Xanax.

  • C’est tellement énorme que je me demande si c’est pas un fake. Donc des gens pensent au concept de #Matrix pour les poules. Y a tellement d’anneries à la ligne que j’aurais pu citer tout le site ...

    Second Livestock
    http://www.secondlivestock.com/public/vfr.php

    Eliminating the need for the physical space required for free-range livestock our Virtual Free Range™ gives livestock the experience of Free Range life while in the safe confines of our facility.

    Free Range life, though providing a diverse diet, exercise, and socialization, is inherently stressful of the animals. It can also result in a high loss for the producer due to injuries and predation.

    #agriculture_cyborg #élevage #poules #réalité_virtuelle

    • Ça me fait penser aux écrits du neurobiologiste Henri Laborit sur le futur de la #notion_de_liberté, quelque chose comme :
      – plus nous avançons dans la connaissance des influx nerveux et hormonaux qui nous régissent plus nous nous éloignons de ce qui nous construit philosophiquement.

    • Le cauchemar ou le rêve d’un poulet élevé à la Matrix.

      http://www.gurumed.org/2012/02/16/le-cauchemar-ou-le-rve-dun-poulet-lev-la-matrix

      Le philosophe Paul Thompson de l’Université Purdue a suggéré "La solution des poulets aveugles." Il fait valoir que les poulets aveuglés par “accident” ont été développés dans une souche de poulets de laboratoire à qui cela ne dérange pas d’être entassés, pas plus que les poulets normaux. Par conséquent, soutient-il, nous devrions envisager d’utiliser des poulets aveugles dans la production alimentaire comme une solution au problème de la surpopulation dans l’industrie de la volaille. Il fait valoir qu’il serait plus humain d’avoir des poulets aveugles que ceux voyants.

      Mais Ford va plus loin et propose une “solution de poulet sans tête." Il s’agirait de supprimer le cortex cérébral du poulet pour inhiber ses perceptions sensorielles afin qu’il puisse être produit dans les conditions les plus densément emballées sans la détresse associée. Le tronc cérébral du poulet serait conservé intact de sorte que les fonctions homéostatiques continueraient à fonctionner, ce qui lui permettrait de croitre.

      Ford propose cette solution pour deux raisons : pour répondre à la demande croissante en viande, en particulier les volailles, et pour améliorer le bien-être des poulets en les désensibilisant de la réalité déplaisante de leur existence.

      Les pieds des poulets seraient également supprimés pour gagner de la place. Il pourrait y avoir des dizaines de ces cadres dans le système de l’agriculture verticale, appelé par Ford, Centre pour l’agriculture Inconsciente . La nourriture, l’eau et l’air serait livré via un réseau de tubes et les excréments serait supprimés de la même manière. Cette technique pourrait atteindre une densité d’environ 11,7 poulets par mètre cube au lieu des 3,2 poulets actuellement obtenus.

    • J’en ai discuté avec des pro-zétiticiens dans le café zététique (sur face de bouc, bah ouai) et ils ont repéré que l’information est bien réelle, mais qu’elle est le produit d’un artiste en fait qui en quelque sorte cherche a diversifié, les utilisations de sa production (comme les médicaments qui servent a un truc, et que plus tard, pour étendre le marché, tu vends pour d’autres trucs).

  • Pétition | Parlementaires : #Prostitution : les spécialistes des recherches sur le genre et sur la santé contre la pénalisation des clients | Change.org
    http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/parlementaires-prostitution-les-sp%C3%A9cialistes-des-recherches-sur-le-genr

    Chercheuses et chercheurs sur le genre et dans le domaine de la santé, professionnel.le.s de santé, nous souhaitons intervenir dans le débat public à quelques jours de l’examen au Parlement de la proposition de loi n° 1437 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel. Loin des débats passionnels, nous voulons faire entendre l’expertise qui est la nôtre afin d’alerter les parlementaires et l’opinion sur les risques que la pénalisation des clients fait peser sur la santé des personnes qui se prostituent.

    Un point de vue et pétition « d’experts »

    • Oui, encore un autre point de vue, tristement fataliste (mais sans doute réaliste ?)
      En gros, vu qu’on ne peut pas faire disparaître le fléau, il faut ne pas lui permettre de se planquer sous le tapis, pour pouvoir le maintenir sous contrôle...
      #capitulation
      #pragmatisme
      #déprimant

      Qu’il s’agisse des rapports produits pour l’ONUSIDA ou le PNUD, d’évaluations rigoureuses du modèle suédois, ou encore des recherches en sciences sociales sur la prostitution, les analyses montrent en effet que toute pénalisation, même légère, contribue à marginaliser la prostitution de rue en la déplaçant vers des zones périphériques et sur internet. Le rapport français de l’IGAS de décembre 2012 sur le système prostitutionnel affirme ainsi que l’isolement et la clandestinité apparaissent comme des facteurs d’aggravation des risques. Cet isolement rend plus problématique le travail de prévention et de soutien social que les associations conduisent avec les personnes qui se prostituent, augmente les risques de violence auxquels elles sont exposées, et rend encore plus difficile l’accès aux services sanitaires. En outre, parce qu’elle signe l’illégalité de l’acte prostitutionnel, et donc sa clandestinité, la pénalisation a également pour effet d’affaiblir les capacités de négociation face aux clients, notamment en ce qui concerne l’utilisation du préservatif, les deux acteurs de cette relation particulièrement structurée par la domination masculine ne disposant pas à l’évidence des mêmes pouvoirs. Enfin, cette clandestinité rend plus difficile la lutte contre les réseaux de traite.
      Nous, chercheuses et chercheurs, professionnel.le.s de santé, encourageons le législateur à parfaire le volet social de cette proposition de loi pour permettre véritablement aux personnes qui le souhaitent de pouvoir quitter la prostitution. Toute mesure législative allant dans le sens de la déstigmatisation de la prostitution améliorera l’autonomie et les possibilités d’autoprotection des personnes qui se prostituent et sera bénéfique en termes de réduction des risques et de lutte contre les violences. Mais la pénalisation des clients va à l’encontre ces objectifs.

  • Bataille après des bombes américaines larguées sur la Grande Barrière de corail
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/24/bataille-apres-des-bombes-americaines-larguees-sur-la-grande-barriere-de-cor

    La semaine dernière, deux chasseurs américains ont en effet largué quatre bombes de 226 kg chacune – deux inertes remplies avec du béton, et deux transportant des explosifs mais non armées – dans la célèbre zone australienne lors d’un « largage d’urgence ». L’accident a eu lieu au cours d’exercices baptisés « Talisman Saber », auxquels participent 28 000 militaires australiens et américains tous les deux ans.

    Les deux avions de type Harrier devaient viser le champ de tir de l’île Townshend au large des côtes du Queensland, mais ils ont été avertis au dernier moment que l’opération présentait un danger. « Ce n’était pas sûr de larguer les bombes à cet endroit. Il y avait des navires civils juste en dessous », a expliqué lundi 22 juillet le commandant de la 7e flotte américaine, William Marks, à la radio australienne Australian Broadcasting Corporation.

    Devant s’alléger pour pouvoir regagner leur navire, les appareils, à court de carburant, ont procédé à un largage d’urgence, en accord avec les autorités australiennes, à 16 milles nautiques au sud de Bell Cay, dans le parc marin de la Grande Barrière de corail.

    #crétins_abyssaux #militaires #mer_poubelle

  • En sept ans, Pékin a déplacé un tiers de la population tibétaine - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2013/07/01/en-sept-ans-pekin-a-deplace-un-tiers-de-la-population-tibetaine_915159

    Plus de 2 millions de Tibétains, sur 6 millions au total, ont été relogés ou déplacés de force par les autorités chinoises au cours des sept dernières années, dans le but de « resserrer le contrôle politique sur ces populations rurales ». Telles sont les conclusions d’un rapport publié cette semaine par l’ONG Human Rights Watch (HRW). Photos satellites et témoignages à l’appui, le rapport démontre que de nombreuses localités traditionnelles, éparpillées, ont été détruites et leurs habitants regroupés dans des lotissements. Ces « nouveaux villages socialistes » accueillent aussi 300 000 éleveurs nomades progressivement privés de leurs pâturages coutumiers au cours des dix dernières années. Tous ces déménagements forcés se font à une échelle « sans précédent depuis l’époque maoïste ».

    Le rapport de HRW http://www.hrw.org/node/116642

    et un superbe diaporama de 31 photos
    http://www.hrw.org/features/china-end-involuntary-rehousing-relocation-tibetans

  • La fin du pacifisme, la seule issue est la violence : Günther Anders
    http://raumgegenzement.blogsport.de/2013/06/21/la-fin-du-pacifisme

    "Il n’est pas possible d’exercer une résistance efficace avec des méthodes gentilles, en offrant des myosotis aux policiers qui ne peuvent les accepter parce qu’ils ont les mains prises par leurs matraques. Il est tout aussi insuffisant, non : absurde, de jeûner pour obtenir la paix nucléaire. On n’obtient qu’un seul effet en jeûnant : on a faim. Peu importe à Reagan et au lobby nucléaire que nous ne mangions qu’un sandwich au jambon. Ce ne sont que des “happenings”. Aujourd’hui, nos prétendues actions politiques ressemblent d’une façon vraiment effrayante à ces apparences d’actions qui ont fait leur apparition dans les années 1960 […]. Avec ces actions, nous croyions avoir franchi la frontière de la simple théorie, mais nous n’étions en fait que des “acteurs” au sens théâtral. Nous faisions du théâtre par peur d’agir vraiment […]. Le théâtre et la non-violence sont des parents très proches."

    • #Günther-Anders #pacifisme #non-violence #violence #écologie #nucléaire #Gandhi

      « Ce que Gandhi a fait se résume-t-il à des happenings ? »

      « Du point de vue de l’histoire du monde, je crains bien que oui. Considérez-vous que Gandhi nu en train de tisser avec un métier manuel — une scène qui a été photographiée des millions de fois — soit autre chose qu’un happening comparable à ceux des briseurs de machines ? Il n’a réussi ni à empêcher le développement de l’industrie textile en Inde ni à toucher au terrible système des castes. Sérieusement, si Gandhi a appelé à résister sans violence, c’est “faute de mieux” […]. Voilà ce qu’il voulait dire : “Nous pouvons peut-être opposer quelque résistance même si ce faisant nous n’obtenons pas le pouvoir et, avec ce dernier, la puissance d’agir.” C’est dire que l’important pour lui, ce n’était pas la non-violence en tant que telle (comme seule méthode, seul principe ou seule fin moralement autorisés), mais l’éventualité très faible de pouvoir aussi opposer une résistance même si l’on n’a pas d’armes. Ce qui est fondamental chez lui, ce n’est pas le “sans” (“sans armes”) mais le “même si” (“même si l’on n’a pas d’armes”) »

    • En allemand, un même mot dit le pouvoir et la violence : #Gewalt.

      Anders se présente lui-même comme un « philosophe de la barbarie » (GJN, 17), de la barbarie du monde actuel : Auschwitz, Hiroshima et Tchernobyl

      Avec les mass media a vu le jour la figure de l’“ermite de masse” (OH, 121). Il est assis, isolé face à sa radio ou à son téléviseur et reçoit la même nourriture auditive ou visuelle que les autres. Il ne se rend pas compte que ce qu’il mange solitairement est l’aliment de millions d’autres personnes en même temps » (GJN, 31).

      #technocratie #déprimant #voiture #pollution #après_le_mur

    • Le réalisateur Hark Bohm, qui habitait à l’époque à trente cinq kilomètres de la centrale nucléaire de Stade, la première centrale nucléaire de la République Fédérale, a réagi ainsi aux propos d’Anders : « La légitime défense est nécessaire. Mais dois-je tuer le président du Land de Basse-Saxe ? Le plus haut magistrat de la ville de Stade ? Après Kennedy, il y a eu Johnson ; après Johnson, il y a eu Nixon. Je tiens le conseil de Monsieur Anders pour extrêmement dangereux […]. Avec sa recommandation, il fait le jeu de ce qu’il combat. Il légitime la terreur d’État » (GJN, 38).

      Je crains que ce soit Bohm qui ait raison. La question de la violence ne peut pas se poser comme ça, de manière artificielle, ce qui détermine sa possibilité c’est un véritable rapport de force. Sinon ce ne sont au mieux que gesticulations ridicules ou pires, comme le dit Bohm, parfaitement dangereuses.

    • Ouais enfin Anders n’a pas dit ça au hasard dans le vide, genre « jeune chien fou idéaliste ». Il a dit ça après avoir vu et étudié justement les rapports de forces écolo et socio des 50 années précédentes. Et il n’a pas dit ça pour le plaisir, lui-même ayant toujours été plutôt non-violent. Je soupçonne que ça lui ait même fait du mal de devoir faire ce constat... Faire de l’agit-prop, des « happenings », sittings, festif-machin-chose, ça ne change juste rien.

      Dans les années 70, un gros chantier de centrale nucléaire a démarré au Pays Basque. ETA s’est prononcé contre le nucléaire est a lancé des menaces. On ne cède pas au chantage. Début des années 80, ils ont enlevé l’ingénieur en chef du projet, et demandé le démontage de ce qui avait commencé. On ne cède pas au chantage. Ils ont exécuté leur otage et quelques autres. Le chantier a été annulé, est toujours en ruine aujourd’hui, et il n’a plus jamais été question de nucléaire dans cette région (pour l’instant). C’est triste, mais c’est un rapport de force.

      On trouvera certains articles rappelant l’histoire de la critique nucléaire en Europe dans les années 70 sur le site de PMO, par exemple celui là (le premier du site ! :D) : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1

    • Le pays basque était alors en guerre contre l’Etat franquiste, le peuple soutenait, c’était un vrai rapport de force. Une « perspective militante anticapitaliste », pour remployer ce terme en bois, ce n’est pas la même situation, ce n’est qu’une idée pour mobiliser, il me semble...

  • BBC News - Slough spy plane uncovers 210 suspected ’sheds with beds’
    http://www.bbc.co.uk/news/uk-england-berkshire-23028425

    Investigations of the illegal occupation of sheds in Slough by migrant workers has led to 210 new outbuildings being identified by a thermal-imaging plane.

    http://www.come4news.com/uk-big-brother-traque-les-immigrants-avec-des-cameras-thermiques-720468
    Des caméras #thermiques traquent les migrants dans les logements insalubres de la ville de #Slough, subventionné par le ministère du #logement

    #england #surveillance #migrants #drones #déprimant

  • Rythmes scolaires : couacs en coulisse (L’instit’humeurs)
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2013/06/16/rythmes-scolaires-couacs-en-coulisse.html

    Si tout le monde cherche de l’argent pour le péri-éducatif, certaines grandes multinationales en déficit d’image auprès du grand public et soucieuses de financer leurs bonnes œuvres ont pris la balle au bond. Ainsi TOTAL, qui a signé la semaine dernière un accord-cadre avec l’Etat pour un montant de 16,7 millions d’euros. Trois domaines d’action pour la jeunesse sont décrits, dont le péri-éducatif des nouveaux rythmes scolaires, à hauteur de 4 millions d’euros.

    #éducation #privatisation #périscolaire #réforme_rythmes_scolaires

  • Du blé #OGM américain alarme le #Japon et l’Europe - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2013/05/31/du-ble-ogm-americain-alarme-le-japon-et-l-europe_907214

    Le Japon a suspendu une partie de ses importations de blé en provenance des Etats-Unis après la découverte de céréales génétiquement modifiées dans une exploitation de l’Oregon, a annoncé un officiel japonais vendredi.

    Le ministère japonais de l’#Agriculture a indiqué que cette suspension portait sur 25 000 tonnes de blé tendre « Western White », une variété cultivée dans cet Etat du nord-ouest des Etats-Unis. « Aussi longtemps que cette situation demeurera inchangée, nous n’aurons pas d’autre choix que d’éviter de commander ce produit », a déclaré un responsable du ministère qui demande aux autorités américaines « de communiquer dès que possible des informations sur cet incident ».

    Le Japon importe annuellement cinq millions de tonnes de blé, dont 60% des Etats-Unis. Ses importations représentent 90% de sa consommation totale. L’archipel n’autorise pas l’importation de blé génétiquement modifié. Le Département américain de l’Agriculture a annoncé mercredi la découverte de ce blé génétiquement modifié. La production commerciale de ce type de céréale n’est pas autorisée par les autorités fédérales.

  • Café avec mon voisin hier, expulsé car il ne peut plus payer son loyer. Il s’est mangé le crédit de la maison de retraite de sa grand-mère.
    C’est un fonctionnaire de 50 ans, célibataire, sans enfant, ne pouvant bénéficier d’aides sociales et la banque lui a refusé un aménagement. 300 euros pour se loger et se nourrir (c’est ce qu’il lui reste) ça ne suffit pas, alors direction la rue…

    #déprimant #logement #expulsion

    • C’est absolument du délire, les tarifs des maisons de retraite : quand tu vois que ça peut atteindre plusieurs fois le montant d’une pension de retraite, chaque mois... Il y a vraiment urgence à réfléchir des solutions collectives sur le mode de la maison des Babayagas à Montreuil. Et pas seulement pour les vieux, bien sûr.

    • Les gros pognophiles de l’UMPS ont bien identifié le juteux marché de la dépendance, mais tombent sur un gros os : s’il est efficace de créer des milliers d’euros mensuels de dépenses forcées par particulier pour financer à des tarifs compatibles avec les ambitions de profit des entrepreneurs la survie des personnes âgées, la capacité à payer des particuliers est limitée par les revenus du travail qui, depuis Maastricht, ne progressent pas.

  • Elle menace de s’immoler devant Pôle emploi, elle est internée | Une Zapnet Rue89
    http://www.rue89.com/zapnet/2013/03/14/elle-menace-de-simmoler-devant-pole-emploi-elle-est-internee-240561

    Isabelle Hay, 56 ans qui vit à Vouthon (Charente), a menacé de s’immoler, jeudi 7 mars, devant une conseillère Pôle emploi. Les cadres de l’antenne du Champ-de-Mars à Angoulême ont paniqué, probablement à cause de l’immolation d’un chômeur le 13 février à Nantes.

    Isabelle Hay s’est retrouvée internée pendant trois jours en soins psychiatriques et placée en garde à vue.

    Elle a contacté un journaliste de La Charente libre, Kevin Cadioch, qui a écrit un article et tourné cette vidéo mardi. Isabelle y reprend l’histoire depuis le début :

    « [J’ai dit à la conseillère que] si je n’avais pas un rendez-vous avec le directeur de Pôle emploi auquel j’ai écrit trois semaines auparavant, et qui ne m’a pas répondu, je viendrai avec une jerricane et des allumettes, tout simplement. »

    « J’ai eu une violation de domicile par huit policiers [...]. J’ai eu huit personnes chez moi, qui ont envahi ma maison et là je n’ai pas compris. Parce que dans l’après-midi, enfin à 12h15, le directeur de Pôle emploi m’avait donné un rendez-vous vendredi à 15 heures et donc j’étais satisfaite[...]. Et donc on m’a emmené de force évidemment, on m’a emmené à Girac [l’hôpital de Girac, ndlr], pour faire un suivi psychologique.

    On m’a déshabillée, mise au lit comme si j’étais malade. Je ne suis pas malade, ni suicidaire d’ailleurs. Comme ils n’ont pas trouvé de solution, ils m’ont emmenée de force à Camille-Claudel [centre hospitalier Camille-Claudel, ndlr] toujours, on m’a internée, c’est internement abusif parce que j’avais dit de simples mots, alors que je n’avais aucune intention de faire quoi que ce soit. J’ai été reçue par un psychiatre qui voulait absolument me donner un traitement de gré ou de force.

    A la fin des 72 heures de garde à vue, j’ai été réexaminée par un psy et qui a peut-être conclu que cela ne servait à rien de me garder plus longtemps ici. Ces gens-là ont dû porter plainte, et moi aussi je vais peut-être porter plainte.

    Ce n’est pas normal, quelqu’un qui veut travailler, quelqu’un qui a besoin de travailler, on l’agresse sans arrêt avec des courriers, avec des menaces, de l’humiliation. »

    Bravo bravo bravo ! Ça c’est une réponse ! On devrait interner tous les demandeurs d’emploi !

  • Arche de Noé 2013 : quels animaux doivent être sauvés ? | Slate
    http://www.slate.fr/story/68815/arche-noe-edition-2013-animaux-especes-environnement
    Le film d’horreur du dimanche soir : pour que rien ne change. Manque plus qu’à préciser quel représentant digne du genre humain a désigné dieu pour conduire l’arche.

    Ce qui fait que, ces dernières années, certains scientifiques et protecteurs de l’environnement ont fait pression pour expliciter et systématiser davantage les décisions environnementales – avec une sorte de système de triage, reposant sur un ensemble de critères rationnels et permettant d’allouer au mieux des ressources limitées.

    Depuis longtemps, les écologistes regardent d’un œil suspect toute idée de critérium appliquée aux espèces en danger, et on peut les comprendre. Parce que d’une certaine manière, un triage formel relève d’un constat d’échec : vouloir sélectionner les espèces que nous protégerons, c’est admettre que nous avons failli à l’ESA, qui entendait les protéger toutes, sans distinction. Et un tel aveu, les ennemis traditionnels de la protection de l’environnement se feront une joie de l’exploiter.

    Mais pour certains écologistes, le statu quo est une voie encore plus périlleuse. « Notre manière de faire, aujourd’hui, aux États-Unis, c’est le pire des choix possibles », déclare Tim Male, vice-président de Defenders of Wildlife. « Fondamentalement, il ne s’agit que d’une hiérarchisation tout à fait ad hoc ». Les espèces qui ont une lourde charge politique ou symbolique (le pygargue à tête blanche) sont celles qui reçoivent le plus de subventions. Idem pour celles qui ont une trogne de peluche ou un air rigolo (les lémuriens, les bébés phoques...). « Nous vivons dans un monde de triage inconscient », poursuit Male.

    Dès lors, sur quoi fonder ces décisions de vie et de mort ? Les scientifiques ont proposé plusieurs approches. L’une consiste à hiérarchiser les espèces en fonction du rôle qu’elles jouent dans leur écosystème – les grands prédateurs que sont les loups, par exemple. Une autre, c’est de s’atteler à la protection d’espèces extrêmement rares et atypiques, en espérant que la sauvegarde d’une telle diversité génétique permette aux espèces d’évoluer et de s’adapter aux conditions nouvelles.