#dérégulation

  • Bruno Latour, où atterir ? : Comment s’orienter en politique | Agora des savoirs 2017-2018 - Ville de Montpellier

    https://www.montpellier.fr/video/IIltiQWncN4/list/PLgkdVZJAvQ1N6R3b56ZoxWab1f_kPlssc/chaine/UCl8XXEKOg3r9du5Xb8zFcYQ/4300-agora-des-savoirs-2017-2018.htm

    Cette conférence voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés mais dont ils ne voient pas toujours le lien — et par conséquent dont ils ne voient pas l’immense énergie politique qu’on pourrait tirer de leur rapprochement : d’abord la « #dérégulation » qui va donner au mot de « #globalisation » un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l’explosion de plus en plus vertigineuse des #inégalités ; enfin, l’entreprise systématique pour nier l’existence de la mutation climatique.

    L’hypothèse est qu’on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l’on ne donne pas une place centrale à la question du #climat et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu’il n’y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C’est ce qui expliquerait l’explosion des inégalités, l’étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation, et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l’État national.

    Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D’où l’importance de savoir comment s’orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux

    #Bruno_Latour, philosophe et sociologue des sciences, est professeur à Sciences-Po Paris. Il a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l’anthropologie du monde moderne et notamment : Face à Gaïa : Huit conférences sur le nouveau régime climatique, (La Découverte, 2015.)

    Spoiler : Voir le débat de la fin dans une perspective de genre donne quelques idées de pourquoi rien n’a changé jusqu’ici (la majorité des hommes qui interviennent, refusent de répondre au questionnaire et blablatent) et pour quoi #les_femmes_sont_l'avenir_de_la_planète (elles répondent aux questions plus pragmatiquement)

    #climatosceptisme #déroissance #cahiers_de_doléances


  • Börse ǀ Rasendes Roulette — der Freitag
    https://www.freitag.de/autoren/der-freitag/rasendes-roulette

    Nun vertreten die Hochfrequenzhändler selbst naturgemäß nicht den Standpunkt, dass sie extreme Preisstürze verstärken, sondern bestehen darauf, Volatilität zu entschärfen und bei Preisabstürzen sogar marktberuhigend zu wirken. Die Deutsche Bank widerspricht dem jedoch: In einer Studie aus dem Jahr 2016 heißt es, dass sich Hochfrequenzhändler „in volatilen Marktphasen häufig zurückziehen“ und damit für ein erhöhtes Risiko von „übermäßiger Volatilität (sorgen), wodurch Marktverwerfungen bis hin zu Flash-Events begünstigt werden könnten“. Für die Studien-Autoren ist klar, dass Hochfrequenzhändler „in Zeiten höherer Nervosität am Markt exzessive Preisbewegungen noch verstärken“.

    Theoretisch sind Preise ein wichtiger Indikator für den Gesundheitszustand der Finanzmärkte. In Zeiten des Hochfrequenzhandels, in denen sich Preise innerhalb von Millisekunden bilden, werden sie jedoch zu einer Erwartung ohne Bezug zu realen Werten degradiert: Eher sind es automatisierte Prognosen, wie eine Information oder Nachricht den Preis bewegen wird. Je heftiger die Nachricht, desto aggressiver werden die Positionen der Händler angepasst. Wenn jedoch Preise, von Aktien etwa, nicht länger mit den wirtschaftlichen Kennzahlen eines Unternehmens in Verbindung stehen, sondern lediglich eine Richtungserwartung darstellen, dann führt das dazu, dass Produktionsfaktoren wie Arbeit, Boden oder eben Kapital nicht mehr dorthin gelenkt werden, wo sie am dringendsten gebraucht werden.

    #capital #bourse #dérégulation


  • Grégoire Chamayou : « Pour se défendre, le néolibéralisme a fait refluer le trop-plein de démocratie » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/09/gregoire-chamayou-pour-se-defendre-le-neoliberalisme-a-fait-refluer-le-tr

    Confrontés à l’activisme des années 70 puis aux exigences éthiques des consommateurs, penseurs libéraux et directions d’entreprises ont mis au point des guides de management et des théories politiques pour défendre le capitalisme contesté. En disséquant ces discours, le philosophe dresse une brillante saga du libéralisme autoritaire.

    Dans sa Théorie du drone, parue il y a cinq ans aux éditions la Fabrique, le philosophe Grégoire Chamayou se penchait sur les enjeux éthiques de cette nouvelle arme de guerre. Avec la Société ingouvernable, une généalogie du libéralisme autoritaire (la Fabrique encore), il prend à nouveau de la hauteur pour dresser une saga du néolibéralisme « par en haut », du point de vue ceux qui ont défendu les intérêts du monde des affaires, aux Etats-Unis, à partir des années 70 : dirigeants d’entreprise, lobbyistes, théoriciens comme Milton Friedman et Friedrich Hayek… Chamayou a analysé les interviews des uns, les manuels de management des autres, les comptes rendus des assemblées générales, les textes de Prix Nobel comme les récits de briseurs de syndicats… « Une littérature grise, dit-il, qui n’est pas publiée en librairie. Les zones grises, aussi, des discours des économistes. Des textes disparates à considérer comme les éléments d’un même ensemble pratique. » Au terme de ce brillant panorama, la Société ingouvernable dresse un constat : le #néolibéralisme dans lequel nous évoluons n’a rien de naturel ni de pur. C’est un système chancelant qui s’est construit à hue et à dia, de manière pragmatique, en réaction à de multiples crises d’une société jamais totalement « gouvernable ».

    Politiquement autoritaires et économiquement libéraux, les gouvernements de Trump ou d’Orbán nous semblent des aberrations. Vous dites à l’inverse qu’ils n’ont rien de contradictoires, pourquoi ?

    On se fait souvent une idée fausse du néolibéralisme comme « phobie d’Etat », anti-étatisme unilatéral. L’actualité montre à l’inverse une nouvelle fois que libéralisme économique et autoritarisme politique peuvent s’unir : le conseiller économique de Bolsonaro, Paulo Guedes, est un « Chicago boy », un ultralibéral formé à l’École de Chicago, qui a enseigné au Chili sous Pinochet. La formule de « libéralisme autoritaire » a été employée dès 1933 par un juriste antifasciste, Hermann Heller, à propos d’un discours de Carl Schmitt face à une assemblée de patrons allemands. Schmitt y défendait un Etat extrêmement fort face aux revendications sociales mais renonçant à son autorité en matière économique. « Un Etat fort pour une économie saine », résumait-il. Cinquante ans plus tard, en pleine dictature Pinochet, le théoricien néolibéral Friedrich Hayek, qui a beaucoup lu Carl Schmitt, confie à un journal chilien : « Personnellement, je préfère un dictateur libéral à un gouvernement démocratique sans libéralisme. » Mais le libéralisme autoritaire a de multiples variantes. Thatcher, elle aussi, vise « un Etat fort pour une économie libre ». En pratique, cela suppose, à des degrés divers, de marginaliser la sphère parlementaire, restreindre les libertés syndicales, éroder les garanties judiciaires… A côté de ce renforcement de l’Etat, on limite, de manière paradoxale, son champ d’intervention. C’est le concept de libéralisme autoritaire : faible avec les forts et fort avec les faibles.

    Vous faites remonter cette forme abâtardie du libéralisme aux années 70, quand le monde des affaires doit réagir à une série de crises qui menacent le système…

    Au milieu des années 70, on pense assister à une crise de gouvernabilité. Dans un rapport de la Trilatérale (1), le néoconservateur Samuel Huntington s’inquiète d’un « déferlement démocratique ». A gauche, Michel Foucault écrit que l’ensemble des procédés par lesquels on conduit les hommes sont remis en question. Non seulement on se révolte partout, mais les techniques de gouvernement sont elles-mêmes en crise. L’Etat-providence qui devait avoir un effet pacificateur a mis le feu aux poudres. Avec le quasi-plein-emploi, les travailleurs ont un rapport de force favorable. Des activistes mettent en cause les pratiques des multinationales et l’État lui-même semble hors de contrôle… Les intellectuels conservateurs s’y résignent : « Il va falloir intervenir. » La « main invisible » ne réglera pas le problème toute seule… Dans ce livre, j’étudie comment ces stratégies se sont élaborées, ce qui ne veut pas dire qu’il y aurait quelque chose comme un « comité central de la classe capitaliste » qui tirerait les ficelles. Au contraire, ce que montrent les documents - articles d’économistes, mais aussi discours de PDG, guides de management… -, ce sont des formulations contradictoires, des réactions pragmatiques à chaque conflit qui surgit. Une pensée qui se cherche en colmatant les brèches.

    Comment le monde de l’entreprise va-t-il réagir à la remise en cause de l’entreprise qui émerge dans la société civile ?

    Le #management était habitué à gérer les conflits avec ses salariés. Il va devoir apprendre à répondre à des assauts externes. En 1970, l’activiste de la New Left mobilisée contre la guerre du Vietnam, Staughton Lynd, pose cette question : pourquoi continuons-nous à manifester à Washington comme si c’était là que se jouait la guerre du Vietnam ? Puisqu’elle est le produit d’un complexe militaro-industriel, il faut attaquer les grandes entreprises de l’armement, envahir les assemblées générales d’actionnaires. Les directions de ces entreprises sont d’abord démunies : des guides pratiques rédigés à l’attention des PDG leur conseillent de surtout rester cool en cas de débordements, on monte des sessions d’entraînement où les salariés jouent le rôle des activistes et soumettent les dirigeants à tous les outrages. « Ça a été l’une des épreuves les plus dures pour le PDG »,témoigne une secrétaire de direction dans l’un des documents que j’ai étudié. Et sans doute un moment jouissif pour les salariés…

    Nestlé, confronté, de 1977 à 1984, à un boycott international qui l’accuse de « tuer les bébés » avec son lait infantile vendu dans les pays du tiers-monde, opte vite pour une autre parade, laquelle ?

    La #multinationale recrute un conseiller en relations publiques venu du renseignement militaire, Rafael Pagan. La différence entre les activistes et vous, dit-il à Nestlé, c’est que les activistes, eux, savent qu’ils font de la politique. Avec sa cellule de crise, Pagan va s’appuyer sur la pensée de Clausewitz : priver l’adversaire de sa force morale. Il classe les militants en plusieurs profils : il faut isoler les « radicaux », avec lesquels il n’y a rien à faire, rééduquer les « idéalistes », sincères mais crédules. La tactique psychologique principale, c’est de les mettre en porte-à-faux, leur montrer qu’alors même ils croient défendre une cause juste, ils font du tort à d’autres groupes. Quant aux « réalistes », on parvient facilement à les coopter, à échanger un accord contre de la gloire ou de l’argent.

    Les années 80 voient émerger les discours sur la « responsabilité sociale » des entreprises. Le dialogue devient une arme dans la panoplie des firmes. Pourquoi ?

    Cela ne figure pas dans l’histoire officielle de la « responsabilité sociale des entreprises », mais une des premières publications sur le sujet a été parrainée aux Etats-Unis par Edward Bernays, l’auteur du fameux Propaganda. Or son modèle - fabriquer du consentement de manière verticale vers un public malléable, a trouvé ses limites. Bien sûr on continuera de faire de la pub, mais il faut recourir à des tactiques plus fines. C’est l’éloge d’une nouvelle idole : la communication dialogique, qu’on oppose à la manipulation. On vante la « coproduction de sens », la « communication éthique », « l’empathie entre les parties prenantes »… Un discours pseudo-philosophique qui masque une stratégie plus offensive. Lorsque Pagan dialogue avec les activistes de #Nestlé, il ne s’agit pas de négocier, c’est une ruse. Le dialogue permet de priver les militants d’une de leurs ressources les plus précieuses, la publicisation du conflit, puisqu’il doit être mené à huis clos. Il épuise l’adversaire dans d’interminables pourparlers, et en posant le consensus comme norme absolue, il permet de disqualifier ceux qui refusent le dialogue comme des irresponsables.

    En parallèle de ces tactiques pragmatiques mises en places par les firmes, les grands théoriciens du néolibéralisme, eux, vont mener une contre-offensive intellectuelle visant à « dépolitiser » l’entreprise afin de la faire échapper aux critiques des activistes.

    Dans les années 60, la pensée « managérialiste » admettait que la firme était un « gouvernement privé », un lieu de pouvoir, qu’il fallait bien tenter de légitimer : c’est notamment le rôle des discours sur la « responsabilité sociale » des entreprises ou le « managérialisme éthique ». Mais à partir des années 70 et 80, les théoriciens néolibéraux vont considérer qu’il est très dangereux de reconnaître ces rapports de pouvoir et de tenter de les justifier. C’est le cas de Milton Friedman qui critique ainsi le « greenwashing » naissant : « Peu de choses me soulèvent davantage l’estomac que de regarder ces spots télévisés qui voudraient nous faire croire que leur seule raison d’être est la préservation de l’environnement. » Pour ces économistes, il faut au contraire inventer une doctrine de l’entreprise qui la dépolitise. Pour cela, dans les années 70, les penseurs des « nouvelles théories de la firme » vont tâcher de déréaliser l’entreprise, dénier les rapports de force qui la constituent et la présenter comme une pure fiction juridique, un simple nœud de contrats. Aujourd’hui, dans les manuels d’économie, on présente ces thèses comme des doctrines neutres. Leurs auteurs, pourtant, les ont explicitement conçues comme des armes intellectuelles pour la défense d’un capitalisme contesté.

    Après les salariés, après les activistes, les néolibéraux s’attaquent à l’Etat lui-même, devenu « ingouvernable ». Comment s’y prennent-ils ?

    Face à l’inflation des revendications, on assiste à ce que Hayek appelle une « crise de gouvernite aiguë » de l’Etat. Ça régule, ça intervient… Comment faire refluer les demandes sociales, le trop-plein de démocratie ? Des économistes de l’université de Saint-Andrews, en Ecosse, proposent une nouvelle stratégie : la micropolitique de la privatisation. Cessons de nous focaliser sur la bataille des idées, disent-ils : conquérir les cœurs et les esprits ne suffit pas à changer les pratiques. C’est l’inverse : il faut changer pas à pas les comportements, et le reste suivra. Ouvrir progressivement les services publics à la concurrence, plutôt que privatiser brutalement, permet de dépolitiser la demande : tandis que l’usager insatisfait se retournait contre les pouvoirs publics, le client mécontent change de crémerie. Une fois la libéralisation actée, ce sont les individus eux-mêmes par leurs microchoix de consommateurs, qui deviennent les moteurs du changement. Le chef de file de ce courant, Madsen Pirie, cite l’exemple de la #dérégulation, par une Thatcher fraîchement élue, en 1980, du transport interurbain par bus - amorce pour la privatisation des chemins de fer britanniques…

    Votre livre approche l’entreprise par la philosophie. Pourquoi dites-vous que cette discipline tente trop rarement de saisir cet objet ?

    En philosophie, on a des théories de la souveraineté politique qui remontent au XVIIe siècle, mais peu de traités sur l’entreprise. Quand la philosophie intègre la question à ses enseignements, c’est trop souvent en reprenant les discours indigents produits dans les business schools. Il serait temps au contraire de développer des philosophies critiques de l’entreprise. Ce livre est un travail en ce sens, une enquête sur des catégories centrales de la pensée économique et managériale dominante. A la crise de gouvernabilité a répondu un contre-mouvement, une grande réaction où se sont inventés des nouveaux arts de gouverner, encore actifs aujourd’hui. Alors même que ces procédés de pouvoir nous sont appliqués en permanence, nous connaissons mal leur origine et leurs ressorts fondamentaux. Or, je crois que vendre la mèche, exposer leurs stratégies peut contribuer à mieux les contrer. Ce qui a été fait, on peut le défaire. Encore faut-il en connaître l’histoire.

    (1) Créée en 1973, la Commission trilatérale réunit des centaines de personnalités du monde des affaires et de la politique favorables à la globalisation économique.
    Sonya Faure

    Lien déjà cité par ailleurs mais sans l’interview en entier.

    #chamayou #capitalisme #entreprise #libéralisme #autoritarisme #état #privatisation


  • The Growth of Sinclair’s Conservative Media Empire | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2018/10/22/the-growth-of-sinclairs-conservative-media-empire

    Sinclair is the largest owner of television stations in the United States, with a hundred and ninety-two stations in eighty-nine markets. It reaches thirty-nine per cent of American viewers. The company’s executive chairman, David D. Smith, is a conservative whose views combine a suspicion of government, an aversion to political correctness, and strong libertarian leanings. Smith, who is sixty-eight, has a thick neck, deep under-eye bags, and a head of silvery hair. He is an enthusiast of fine food and has owned farm-to-table restaurants in Harbor East, an upscale neighborhood in Baltimore. An ardent supporter of Donald Trump, he has not been shy about using his stations to advance his political ideology. Sinclair employees say that the company orders them to air biased political segments produced by the corporate news division, including editorials by the conservative commentator Mark Hyman, and that it feeds interviewers questions intended to favor Republicans.

    In some cases, anchors have been compelled to read from scripts prepared by Sinclair. In April, 2018, dozens of newscasters across the country parroted Trump’s invectives about “fake news,” saying, “Some members of the media use their platforms to push their own personal bias and agenda to control exactly what people think. This is extremely dangerous to our democracy.” In response, Dan Rather, the former anchor of “CBS Evening News,” wrote, on Twitter, “News anchors looking into camera and reading a script handed down by a corporate overlord, words meant to obscure the truth not elucidate it, isn’t journalism. It’s propaganda. It’s Orwellian. A slippery slope to how despots wrest power, silence dissent, and oppress the masses.”

    It’s unclear whether Sinclair is attempting to influence the politics of its viewers or simply appealing to positions that viewers may already have—or both. Andrew Schwartzman, a telecommunications lecturer at Georgetown Law School, told me, “I don’t know where their personal philosophy ends and their business goals begin. They’re not the Koch brothers, but they reflect a deep-seated conservatism and generations of libertarian philosophy that also happen to help their business.”

    Sinclair has even greater ambitions for expansion. In May, 2017, the company announced a proposed $3.9-billion merger between Sinclair and Tribune Media Company, which owns forty-two television stations. The merger would make Sinclair far larger than any other broadcaster in the country, with stations beaming into seventy per cent of American households. The proposal alarmed regulatory and free-speech experts. Michael Copps, a former official at the Federal Communications Commission, told me, “One of the goals of the First Amendment is to make sure the American people have the news and information they need to make intelligent decisions about our democracy, and I think we’re pretty close to a situation where the population lacks the ability to do that. That’s the whole premise of self-government.” He went on, “There are a lot of problems facing our country, but I don’t know one as important as this. When you start dismantling our news-and-information infrastructure, that’s poison to self-government and poison to democracy.”

    In subsequent years, Smith took measures to deepen Sinclair’s influence among policymakers, apparently recognizing that the company’s profits were dependent upon regulatory decisions made in Washington. One of Smith’s first notable forays into politics was his support for Robert Ehrlich, Jr., a Republican congressman who represented Maryland from 1995 until 2003. Sinclair became a top donor to Ehrlich and, in 2001, Ehrlich sent the first of several letters on Sinclair’s behalf to Michael Powell, who had recently become the chair of the F.C.C. The commission was investigating a request from Sinclair to buy a new group of stations, and Ehrlich protested the “unnecessary delays on pending applications.” The F.C.C.’s assistant general counsel responded that Ehrlich’s communication had violated procedural rules. Ehrlich sent another message, alleging that the delays were politically motivated and threatening to “call for a congressional investigation into this matter.” He added, “Knowing that you have served as Chairman for a few short months, we would prefer to give you an opportunity to address these concerns.” The proposed acquisitions were approved.

    A former general-assignment reporter at the station, Jonathan Beaton, told me, “Almost immediately, I could tell it was a very corrupt culture, where you knew from top down there were certain stories you weren’t going to cover. They wanted you to keep your head down and not upset the fruit basket. I’m a Republican, and I was still appalled by what I saw at Sinclair.” Beaton characterized the man-on-the-street segments as “Don’t forget to grab some random poor soul on the street and shove a microphone in their face and talk about what the Democrats have done wrong.” He said that reporters generally complied because of an atmosphere of “intimidation and fear.”

    After Trump’s victory, it looked as though Sinclair’s investment in the candidate would pay off. In January, 2017, Trump appointed Ajit Pai, a vocal proponent of media deregulation, to be the chair of the F.C.C. Pai, formerly an associate general counsel at Verizon and an aide to Senators Jeff Sessions and Sam Brownback, was exactly the sort of commission head that Sinclair had been hoping for. He believed that competition from technology companies such as Google had made many government restrictions on traditional media irrelevant—an argument that echoed Smith’s views on ownership caps and other regulations. Sinclair executives quickly tried to cultivate a relationship with Pai; shortly after the election, he addressed a gathering of Sinclair managers at the Four Seasons in Baltimore. He also met with David Smith and Sinclair’s C.E.O., Christopher Ripley, the day before Trump’s Inauguration.

    It’s not unusual for business executives to meet with the chair of the F.C.C., but Pai soon announced a series of policy changes that seemed designed to help Sinclair. The first was the reinstatement of the ultrahigh-frequency discount, an arcane rule that digital technology had rendered obsolete. The move served no practical purpose, but it freed Sinclair to acquire many more stations without bumping up against the national cap.

    The F.C.C. soon made other regulatory modifications that were helpful to Sinclair. It eliminated a rule requiring television stations to maintain at least one local studio in licensed markets, essentially legitimatizing Sinclair’s centralized news model. Perhaps most perniciously, Pai took steps toward approving a new broadcast-transmission standard called Next Gen TV, which would require all consumers in the U.S. to purchase new televisions or converter devices. A subsidiary of Sinclair owns six patents necessary for the new standard, which could mean billions of dollars in earnings for the company. Jessica Rosenworcel, the sole Democratic commissioner at the F.C.C., told me, “It’s striking that all of our media policy decisions seem almost custom-built for this one company. Something is wrong.” Rosenworcel acknowledged that many F.C.C. policies need to be modernized, but, she said, “broadcasting is unique. It uses the public airwaves, it’s a public trust.” She added, “I don’t think those ideas are retrograde. They are values we should sustain.”

    The F.C.C. and the D.O.J. both warned Sinclair about the dummy divestitures, insisting that the company find independent owners in ten problematic markets. According to a lawsuit later filed by Tribune, instead of taking steps to appease regulators, Sinclair executives “antagonized DOJ and FCC staff” by acting “confrontational” and “belittling.” The company offered to make sales in only four of the markets, and told the Justice Department that it would have to litigate for any further concessions. One Sinclair lawyer told government representatives, “Sue me.” There was no tactical reason for Sinclair to take such a combative and self-sabotaging stance. Instead, the episode seemed to reflect how Trump’s own corruption and conflicts of interest have filtered into the business community. One industry expert who followed the proceedings closely told me that the company clearly “felt that, with the President behind them, why would the commission deny them anything?

    Then, in April, the Web site Deadspin edited the broadcasts of Sinclair anchors reciting the script about fake news into one terrifying montage, with a tapestry of anchors in different cities speaking in unison. The video ignited public outrage, and Trump tweeted a defense of Sinclair, calling it “far superior to CNN and even more Fake NBC, which is a total joke.” (In a statement, a spokesperson for Sinclair said, “This message was not presented as news and was not intended to be political—there was no mention of President Trump, political parties, policy issues, etc. It was a business objective centered on attracting more viewers.”)

    #Médias #Concentration #Dérégulation #Etats-Unis #Sinclair


  • Le « marché scolaire » suédois est devenu un business Odile Leherte - 26 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-florissant-business-des-ecoles-privees-en-suede-ou-les-profs-peuvent-

    Depuis quelques années, le système scolaire suédois qui a été cité en exemple pendant longtemps est moins bien coté par les enquêtes internationales. Certains imputent sa chute dans les classements au changement radical survenu suite à un choix politique de 1991. A l’époque, les autorités ont décidé de totalement déréguler le système en misant sur la compétition entre écoles pour viser l’excellence.

    La compétition entre écoles, l’existence d’un marché scolaire, est l’un des quatre facteurs qui créent de l’inégalité scolaire. « On peut pointer quatre facteurs qui créent des inégalités scolaires, nous explique Dominique Lafontaine, professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Liège : le redoublement, l’orientation précoce des élèves, l’enseignement spécialisé et le marché scolaire ».

    Ces quatre marqueurs sont présents en Belgique et expliquent pourquoi notre système est l’un des plus inégalitaires. En Suède, par contre, il n’y a pas de redoublement, les élèves passent tous par le même tronc commun, les écoles sont inclusives. Le seul marqueur présent dans ce pays du Nord de l’Europe est le marché scolaire et est apparu assez récemment.

    En 1991, une décision politique décide de déréguler ce système scolaire qui fonctionne bien pour tous, mais qui oblige les parents à inscrire leur enfant dans l’école du quartier. Le but est de faire encore mieux, dans une période où la Suède prône davantage de liberté individuelle. Elle opte par conséquent pour le libre choix des parents et espère, via ce changement de paradigme, tendre davantage encore vers l’excellence en exacerbant la compétition entre écoles. « La démocratie a toujours été au centre de l’évolution du système éducatif suédois, explique Guadalupe Francia, chercheuse en sciences de l’éducation à l’université d’Uppsala. Après la guerre, on voulait une école commune pour développer la démocratie. Dans les années 90 — quand on a assisté à la dernière réforme du système scolaire suédois — l’idée principale était que la démocratie devait être locale, axée sur le citoyen, l’individu ».

    #Suède #Ecole #marchandisation #dérégulation #compétitivité #marché #inégalités #éducation


  • Airbnb, Le Bon Coin, Abritel… Des clients discriminés à cause de leur nom ?
    https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/airbnb/airbnb-le-bon-coin-abritel-des-clients-discrimines-cause-de-leur-nom-59

    Annulations à la dernière minute sans motif, changements de dates… Comme lui, Merwane Mehadji a dénoncé, via Twitter, des comportements «  douteux  ». «  Depuis plusieurs jours, je cherche une location à Marseille pour mes parents, ma oeur et moi, rapporte le jeune homme de 23 ans, résidant en Seine-et-Marne. J’ai envoyé plusieurs demandes, avec toujours un petit mot à l’attention du propriétaire. Sans succès. Les messages d’annulation se sont enchaînés, avec seulement, un message tout gentil en disant  : «  Désolé, je ne peux pas  ». Mais trente minutes plus tard, un des loueurs a dit «  oui  » à une amie sans le moindre souci…  »

    #racisme #dérégulation

    Certaines de mes potes femmes ayant dépassé 50 ans ont renoncé à ces services parce qu’elles sont systématiquement refusées.


    • La Revue de Presse
      https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-01-04-2018
      Pour rappel, #Olivier_Berruyer a porté plainte contre le #décodex du journal Le_Monde .

      ENVIRONNEMENT
      Rechauffement : L’étude qui jette un froid
      "En vertu de l’Accord de Paris, les Etats ont pris des engagements nationaux sur leurs trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Ce sont les fameux NDCs (Nationally Determined Contributions). On les sait trop faibles pour contenir le réchauffement sous les 2° C. Pour tenir cet objectif, les émissions mondiales devraient avoir déjà été ramenées à cette date entre 31 et 44 Gt éq. CO2 (contre environ 50 Gt en 2015). Or selon l’ « Emissions gap report » publié par le Pnue (l’agence des Nations unies pour l’environnement), les émissions mondiales, compte tenu des NDCs, sont estimées entre 49,5 et 56,2 Gt éq. CO2. L’importance des marges d’incertitude provient notamment du fait que les engagements pris par les Etats sont multiformes : les uns sont conditionnels, les autres proposent des fourchettes hautes et basses, d’autres encore expriment des objectifs d’émissions non en valeur absolue mais en proportion de l’évolution de leur PIB…"
      Source : Alternatives Economiques

      Agriculture : la séquestration de #carbone en question
      Annoncée en 2015 par le ministre français de l’agriculture, M. Le Foll, lancée officiellement lors de la #COP22 de Marrakech, l’initiative « 4 pour 1.000 » vise à augmenter la teneur en carbone dans les sols agricoles de 0,4% par an. L’objectif est triple. En absorbant les rejets anthropiques de gaz à effet de serre ce serait un moyen de lutter contre le réchauffement, d’assurer la sécurité alimentaire mondiale (meilleurs rendements grâce à des sols plus fertiles) et d’adapter l’agriculture mondiale aux changements climatiques. L’agriculture mondiale, actuellement émettrice de ~25% des GES anthropiques, pourrait en devenir un puits très efficace, tout en nourrissant le monde. Mais, l’idée ne fait pas l’unanimité de la communauté scientifique. Une étude publiée en février dans Nature Climate Change par des chercheurs du Centre commun de recherche (CRC) de la Commission européenne révèle qu’une fois atteint la saturation en carbone, cette mesure pourrait être contreproductive à cause d’émission de protoxyde d’azote (N2O), puissant gaz à effet de serre.
      Source : Journal de l’environnement

      « L’agriculture ne doit pas être un bouc émissaire »
      Les médias ont relayé l’information selon laquelle les pratiques agricoles seraient responsables des disparitions d’oiseaux. A. Carré, ingénieur agronome, estime que ce parti pris usurpe les valeurs de la science et désinforme l’opinion. Même si, l’agriculture a sa part de responsabilités, occulter le reste empêchera de résoudre le problème du déclin de certaines populations de volatiles. Deux études (Stoc (suivi temporel des #oiseaux communs) et la Zone atelier "Plaine & val de Sèvre", montre que la diversité et la biomasse des espèces d’oiseaux "spécialistes des milieux agricoles" diminue. Or, la population des "oiseaux des villes" diminue elle aussi, sans qu’il puisse être incriminé l’agriculture. Les causes sont potentiellement nombreuses. Le réchauffement climatique, la prédation d’autres oiseaux (la population de certains rapaces, échassiers, corvidés augmente), la compétition pour la nourriture et les abris avec les "oiseaux généralistes", qui voient eux leur population augmenter, la prédation des chats, l’urbanisation et l’artificialisation des terres, la pollution des voitures et des industries, les maladies (grippe aviaire), ..., ne doivent pas être écartées.
      Source : Terre-Net

      Brésil : le secteur de la #viande face aux scandales #sanitaires
      "Secoué par une nouvelle enquête (opération "Trapaça" ("triche")) ciblant des laboratoires accusés de masquer des salmonelles dans les produits du géant agroalimentaire #BRF (premier exportateur mondial de volailles), le #Brésil tente de redorer le blason de sa filière #viande, un an après le scandale des viandes avariées. L’opération "Trapaça" arrive d’autant plus mal qu’elle s’ajoute aux craintes des éleveurs français et européens au sujet de l’accord de libre-échange en cours de négociation entre l’ #UE et le #Mercosur ( #Brésil, #Argentine, #Paraguay, #Uruguay ), qui faciliterait l’exportation de viande sud-américaine vers l’ #Europe ."
      Source : Plein Champ

      FRANCE
      SNCF : quand le rapport #Spinetta contredit la #propagande mensongère du gouvernement
      "Attention : le rapport Spinetta est terriblement #néolibéral et favorable à la mise en concurrence générale (....). Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il contient AUSSI des constats qui contredisent les mensonges gouvernementaux actuels." "Le gouvernement a réussi un double tour de force. D’abord, nous convaincre que la situation de la SNCF est catastrophique, alors que ce n’est pas le cas. Ensuite, nous expliquer que tout est de la faute des #cheminots, quand les problèmes viennent surtout du « tout #TGV »."
      Source : DEBOUT ! BLOG JEAN GADREY

      SNCF et services publics de réseau (4) : les arguments contre la « #dérégulation »
      "Les idées libérales du précédent billet s’opposent à d’autres thèses qui défendent les services publics de réseau sous l’angle de l’intérêt général. Mais cela doit être précisé, car on peut toujours soupçonner certains de se cacher derrière l’ #intérêt_général pour défendre des intérêts corporatistes. C’est ce que les libéraux reprochent aux #syndicats, en oubliant qu’on peut avoir des soupçons bien plus justifiés à l’égard de ceux qui défendent la mise en concurrence au nom de l’intérêt général des consommateurs, alors que l’objectif est le profit des capitaux privés..." [Les 3 premiers articles figurent dans la revue du 11 mars.]
      Source : DEBOUT !

      GÉOPOLITIQUE
      Dmitri PESKOV : "Les Européens ne sont plus des partenaires fiables"
      "Dmitri Sergueïevitch Peskov est l’un des plus proches collaborateurs de Vladimir Poutine. Il travaille à ses côtés depuis l’accession de celui-ci au pouvoir, en 2000. Aujourd’hui secrétaire de presse ‒ porte-parole ‒ du Kremlin, il a accepté, au lendemain de la réélection du président russe, de recevoir Le Courrier de Russie pour faire un point sur la situation politique internationale."
      Source : LE COURRIER DE RUSSIE

      L’argent fuit l’Arabie saoudite à toute vitesse
      "Un torrent d’argent a fui l’ #Arabie_Saoudite à cause des difficultés rencontrées par son économie. Il s’agit là d’une mauvaise nouvelle pour un pays qui essaie désespérément de se défaire de sa dépendance vis-à-vis du secteur de l’énergie et de refaçonner son économie en prévision d’un monde #post-pétrolier. De nouvelles recherches montrent que le royaume a vu sortir des dizaines de milliards de dollars de capitaux chaque année entre 2012 et l’année dernière. L’année qui suit sera du même acabit, indique le rapport rédigé par l’Institut de la finance internationale (IIF), un think tank basé à Washington."
      Source : MIDDLE EAST EYE

      INEGALITES
      Une réforme pour mieux combattre les #chômeurs
      "D’ici la fin du premier trimestre 2019, trois fois plus de personnes seront chargées de chasser les #fraudeurs, on multipliera par deux les peines encourues en cas de recherche insuffisante d’emploi... les sanctions pleuvent contre les plus #faibles ."
      Source : LIBERATION

      Au cœur des #intouchables d’État
      "Journaliste à L’Obs, Vincent Jauvert a passé les deux dernières années à percer les arcanes de l’élite administrative française, qu’il révèle dans son livre Les Intouchables d’État. En terrasse du café Le Nemours, la buvette du Conseil d’État, l’enquêteur raconte au Lanceur les secrets de ces intouchables de la haute fonction publique."
      Source : LE LANCEUR

      MARCHÉS FINANCIERS
      Quand la #finance fait du #social
      "Pierre Bitoun et Lou Hubert, tous deux sociologues, livrent ici une présentation critique d’une nouvelle offensive de la finance en direction du “social”. Ils décortiquent et critiquent les “Social impact bond”, des titres de dette (obligations) censés financer les politiques sociales et dont le rendement dépend de l’efficacité de celles-ci. Il est important de les comprendre et de les dénoncer pour ce qu’ils sont : des titres financiers faussement sociaux qui dévoilent la volonté de la finance de remplacer l’ #État ."
      Source : LE COMPTOIR

      MATIÈRES PREMIÈRES
      Gaz paccio
      "Dans notre Grand jeu énergético-eurasien, les mauvaises nouvelles affluent pour l’empire...A l’ouest, nous étions restés sur l’inénarrable psychodrame de Salisbury, dont l’un des buts avait vraisemblablement à voir avec l’or bleu :Mais il s’agit peut-être et surtout de gaz. Alors que #Gazprom vient de battre dix jours de suite son record d’exportation quotidienne vers l’Europe, l’affaire tombe à point nommé afin de barrer la route au #Nord_Stream II. Est-ce bien un hasard si mère Theresa de Londres a, immédiatement et pour le plus grand bonheur de Washington DC, embrayé sur le "danger du gaz russe" (lol) et la "nécessité de trouver des sources d’approvisionnement alternatives" ?"
      Source : CHRONIQUES DU GRAND JEU

      RÉFLEXION
      La puissance de l’ombre
      "On savait, depuis les attentats de janvier 2015, la France rongée par un mal souterrain. Les théories du #complot, ces « ferments de haine et de désintégration de notre société », commencent à « miner notre jeunesse », disait-on alors (1). Un second ingrédient est venu s’ajouter à la menace : les #fake_news, ces « fausses informations » principalement diffusées sur Internet qui saperaient notre démocratie et nécessiteraient une mobilisation générale."
      Source : Le Monde Diplomatique

      Ken Loach : “Oui, il y a une réelle #résistance à ce qui se passe, même si les #médias n’en parlent pas”
      "Pas facile d’obtenir un moment pour poser une ou deux questions à #Ken_Loach qui est venu à Fribourg pour le Festival International de films de Fribourg en mars 2018. Du haut de ses 50 ans de carrière, le réalisateur britannique n’a rien perdu de sa vivacité. Pourtant, c’est la personne la plus aimable qui soit. Thierry Jobin, le directeur du Festival International de Films de Fribourg, lui avait donné carte blanche cette année pour proposer cinq films, choisis par Loach pour leur simplicité et leur universalité, tels “Le voleur de bicyclettes” de Vittorio de Sica ou “La bataille d’Algérie”."
      Source : INVESTIG’ACTION

      VUES D’AILLEURS
      15 ans après, les anciens de la #guerre en #Irak encore meurtris
      "Justin Carlisle était au milieu du convoi quand la bombe a explosé, le 2 avril 2006. Quinze ans après, il lutte encore contre le stress #post-traumatique, comme des millions d’autres anciens combattants de la guerre en Irak."
      Source : Sciences et Avenir


  • Five Covert Techniques Used by Trump to Cut Government Oversight - Pacific Standard
    https://psmag.com/news/how-trump-is-covertly-deregulating-the-country

    How the Trump administration skirts the obstacles that make it hard for federal agencies to deregulate industries.

    Here are five techniques being used by the Trump administration.

    The Data Dump

    An agency can’t regulate blind. Deprive a regulator of information, and it can’t do much.

    [...] exemple : ne plus collecter les données mettant en relation sexe et salaire

    The Enforcement Strike

    Sometimes, just doing less adds up to deregulation, in a form that’s difficult to identify and even harder to challenge in court.

    [...]exemple : La SEC poursuit moins de monde

    The Budget Squeeze

    The White House’s decision to impose a so-called “regulatory budget” on government agencies is one of its more innovative moves to shrink the footprint of the federal bureaucracy. Each agency’s allotment creates a sort of deregulatory cap-and-trade system designed to force the agency to make it cheaper for the private sector to comply with rules.

    [...] exemples : toutes les agences

    The Slowdown

    The rush toward the end of the Obama administration to finalize lingering rules left many of them to go into effect after January 20th, when Trump took office. That left open a possibility the White House has embraced: delay.

    [...] exemple : les régulations sur les mines

    The Expanding Exemptions

    Many agency rules include exceptions to their requirements—when or where the rule applies, to whom it applies. Interpreting exceptions expansively or using them more aggressively are ways to cut back on a rule’s practical effect without revising it or taking it off the books.

    [...] exemple : l’EPA

    Bref, comment mener une politique via des règles administratives sans passer par la loi et le débat public. Il serait intéressant de voir comment ce modèle se déploie un peu partout dans le monde.

    #Dérégulation #Politique #Administration


  • Alphabet to build futuristic city in Toronto
    https://www.ft.com/content/5044ec1a-b35e-11e7-a398-73d59db9e399
    http://prod-upp-image-read.ft.com/64d05ab4-b383-11e7-8007-554f9eaa90ba

    Alphabet is setting out to build the city of the future, starting with a downtown district of Toronto, in what it hopes will serve as a proving ground for technology-enabled urban environments around the world.

    In a first-of-its-kind project, Alphabet’s subsidiary Sidewalk Labs will develop a 12-acre waterfront district, Quayside, with a view to expand across 800 acres of Toronto’s post-industrial waterfront zone.

    Self-driving shuttles, adaptive traffic lights that sense pedestrians, modular housing and freight-delivering robots that travel in underground tunnels might all be part of the new development, according to the winning bid submitted by Sidewalk Labs.

    In its proposal, Sidewalk also said that Toronto would need to waive or exempt many existing regulations in areas like building codes, transportation, and energy in order to build the city it envisioned. The project may need “substantial forbearances from existing laws and regulations,” the group said.

    Alphabet chairman Eric Schmidt and Canadian prime minister Justin Trudeau announced the deal on Tuesday in Toronto.

    “We started thinking about all the things we could do if someone would just give us a city and put us in charge,” said Eric Schmidt, executive chairman of Alphabet. “That’s not how it works, for all sorts of good reasons,” he added with a laugh.

    For Alphabet, the project presents a chance to experiment with new ways to use technology — and data — in the real world. “This is not some random activity from our perspective. This is the culmination of almost 10 years of thinking about how technology could improve people’s lives,” said Mr Schmidt.

    Despite a growing political backlash against big tech in the US, where politicians are grappling with the growing influence of Alphabet, Facebook and Amazon, the company’s city-building effort has been undeterred.

    Mr Trudeau described the project as a “test bed for new technologies . . . that will help us build cleaner, smarter, greener, cities”.

    “Eric [Schmidt] and I have been talking about collaborating on this for a few years, and seeing it all come together now is extraordinarily exciting,” he added.
    Justin Trudeau, Canada’s prime minister, with Dan Doctoroff, chief executive of Sidewalk Labs © Bloomberg

    One of the challenges for the new district will be setting data policies and addressing concerns over privacy, which are particularly acute because smart city technologies often rely on collecting vast amounts of data to make cities run more efficiently.

    In the vision statement submitted as part of its bid, Sidewalk describes a vast system of sensors that will monitor everything from park benches and overflowing waste bins, to noise and pollution levels in housing. The development will also pioneer new approaches to energy, including a thermal grid and on-site generation, and tech-enabled primary healthcare that will be integrated with social services.
    Big Tech’s power remains unchallenged

    The transportation proposal for the district includes restricting private vehicles, and instead offering self-driving shuttles and bike paths that are heated in the winter, according to the vision document. A series of underground utility tunnels will house utilities like electrical wires and water pipes, and also provide pathways for freight-delivering robots.

    Sidewalk Labs, a subsidiary of Alphabet that was founded in 2015 by Dan Doctoroff, a former deputy mayor of New York, will spend $50m on initial planning and testing for the development. As part of the effort, Google will also move its Canadian headquarters to Toronto.

    Mr Doctoroff said the group would present a detailed plan in one year, following extensive consultations with the community. “Our goal here is to listen, to understand,” he said. “This has to be a community conversation . . . otherwise it won’t have the political credibility to do things that are quite bold.”

    #smart_city #Alphabet #Toronto #Dérégulation #Vectorialisme


  • Incendie de la tour Grenfell à Londres : dérégulation, #sous-traitance multiple et dilution des responsabilités
    http://multinationales.org/Incendie-de-la-tour-Grenfell-a-Londres-deregulation-sous-traitance-

    Survenu dans la nuit du 13 au 14 juin dernier, l’incendie de la tour Grenfell à Londres a fait au moins 79 victimes. Enquêteurs et journalistes ont rapidement mis en cause la mauvaise qualité des travaux de rénovation effectués récemment sur la tour, et l’inadaptation des matériaux utilisés. Plus largement, la recherche du moindre coût et la multiplication des prestataires et des sous-traitants ont rendu possible la catastrophe. Deux firmes françaises sont impliquées : #Saint-Gobain qui a fourni un des (...)

    Actualités

    / #Immobilier, #Royaume-Uni, Saint-Gobain, #normes_et_régulations, #privatisation, sous-traitance, #Artelia, The (...)

    #The_Guardian
    « https://www.theguardian.com/uk-news/2017/jun/15/long-builder-chain-for-grenfell-a-safety-and-accountability-issue »
    « https://www.thetimes.co.uk/edition/news/keep-costs-of-cladding-down-grenfell-tower-experts-told-6qrhmwzxv »
    « http://www.lemonde.fr/logement/article/2017/06/27/securite-incendie-des-batiments-la-reglementation-francaise-severe-en-questi »
    « https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-06-29/tower-blaze-delivers-blow-to-niche-of-the-green-energy-industry »

    • Plusieurs dizaines de tours d’habitation testées en Grande-Bretagne immédiatement après la catastrophe se sont révélés elles aussi vulnérables aux risques d’incendie, et certaines ont été évacuées. Pour beaucoup, c’est le résultat de la dérégulation progressive du secteur immobilier britannique et de la suppression de nombreuses règles de sécurité au motif qu’elles constituaient des « fardeaux administratifs ».

      #dérégulation #lobbying #fardeau_administratif


  • La société dérégulée [en marche] d’Emmanuel #macron
    https://reflets.info/la-societe-deregulee-en-marche-demmanuel-macron

    Le projet #Politique d’Emmanuel Macron n’est « ni de gauche ni de droite », selon ses propres mots. Le candidat d’En marche ! ne voulait d’ailleurs pas proposer de programme à l’origine, est s’est forcé à le […]

    #Economie #France #capitalisme_de_plateforme #Dérégulation #En_Marche #financiarisation #libéralisme #néo-libéralisme


  • Toupie ou tout droit ? par Pierre Rimbert

    « Conversion », « tournant », « volte-face » : pour avoir épargné la finance, assouvi le patronat et assommé les salariés, M. François Hollande aurait renié ses convictions socialistes. Et si le chef de l’Etat avait au contraire manifesté une inflexible constance ?

    https://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/RIMBERT/50769

    #PS #transcourants #hollande #finance #dérégulation #déréglementation

    • Rappelons que Jean-Pierre Jouyet, avant François Hollande, a joué un rôle-clef dans l’ascension fulgurante d’Emmanuel Macron : la continuité entre la néo-libéralisation du PS à partir du milieu des années 80 et le programme d’En marche ! peut aussi être retracée au niveau des personnes.


  • Tiens, #Uber et ses chauffeurs se souviennent de l’Etat !
    https://www.mediapart.fr/journal/france/181216/tiens-uber-et-ses-chauffeurs-se-souviennent-de-l-etat

    Une réunion se tiendra ce lundi matin au ministère des transports, pour tenter de trouver une issue au conflit qui oppose les chauffeurs à la direction du groupe Uber. Symbole ultime de la #dérégulation, Uber en appelle donc au grand régulateur : l’État…

    #France #Etat #politique #taxis #VTC


  • Le cas de l’Islande : résister à la toute-puissance de la Finance

    Un petit peuple s’oppose aux institutions financières internationales, parvient à renverser l’asymétrie de la relation débiteurs / créanciers et à mettre en pièces la doxa de l’économie néo-libérale - leur chance, au contraire de la Grèce, aura été de ne pas faire partie de la zone euro - et de ne pas s’en être remis à « la gauche radicale ».

    http://www.xerficanal-economie.com/emission/Jean-Francois-Gayraud-Resister-a-la-toute-puissance-de-la-finan

    #non #résistance #Banque #finance #assurance #Dette #Finance #Banque #dérégulation #Islande #FMI #peuple #contre_insurrection #nationalisation_bancaire #surendettement #fiscalité #contrôle_des_changes #euro


  • la crise (de 2008) qui vient, suite

    le public est en train de découvrir ce que les experts savent en revanche depuis très longtemps, à savoir que les institutions financières les plus puissantes du monde, celles sur lesquelles repose la stabilité économique de la planète tout entière, ces banques que l’on appelle systémiques, n’ont finalement rien appris de la crise de 2008 et, pire encore, se sont encore davantage approchées du précipice.

    #crise #banque #finance #banques_systémique #2008 #DeutscheBank #régulation #dérégulation #krach

    https://www.linkedin.com/pulse/la-r%C3%A9alit%C3%A9-de-linsolvabilit%C3%A9-bancaire-jean-francois-faure



  • Aurélie Trouvé : « L’année 2016 va être marquée par le conflit agricole » - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/article/aurelie-trouve-l-annee-2016-va

    En ce moment j’ai le sentiment que si les français se décident à se bouger les fesses contre les politiques actuelles, ce sera à la suite des mouvements des agriculteurs.

    Regards. De quoi les manifestations des agriculteurs sont-elles le nom ?

    Aurélie Trouvé. Ce sont les plus grandes exploitations, les plus endettées, qui sont les premières touchées par la crise. Il s’agit d’une crise de surproduction en élevage, notamment de porcs, de bovins, de lait, liée à la dérégulation du marché. En effet, les prix ont été progressivement dérégulés et les #quotas_laitiers ont été supprimés il y a quelques mois. La #volatilité_des_prix est devenue très forte : sur une année, ils peuvent maintenant varier de quasiment une moitié. L’incertitude pour les producteurs s’avère ingérable, dans un secteur où les exploitations sont souvent familiales et déjà très endettées. Le lait est en chute libre depuis deux ans et ne permet plus de couvrir les coûts de production. Aujourd’hui, un producteur de lait moyen produit à perte. Une grande partie des exploitations en porcs, lait et bovins sont au bord du dépôt de bilan. Ce sont des milliers d’exploitations qui risquent de cesser leur activité. Depuis vingt ans, on perd déjà 20.000 emplois agricoles chaque année. La crise va donc s’accélérer.

    Quels facteurs ont précipité cette crise ?

    Avec la dérégulation des marchés et la fin des quotas, on a incité les producteurs à produire de plus en plus par hectare, par travailleur, par bête. Comme les prix baissent, ils produisent plus pour couvrir les coûts fixes. Mais du coup, les prix chutent plus encore. C’est un cercle vicieux. La concurrence est devenue acharnée entre producteurs européens. La Commission européenne et les pays du Nord, relayés par le syndicalisme majoritaire, la FNSEA, disaient qu’il n’y avait pas de souci : les Russes et les Chinois nous achèterons le lait ! Or, il y a un an et demi, les Russes ont imposé un embargo en réaction aux positions de la France sur l’Ukraine. Dans le même temps, la croissance chinoise s’est cassée la figure et la Chine, à l’instar de nombreux pays émergents, veut désormais produire elle-même son lait. L’#agro-export est un mirage dangereux qui mène tout le monde dans le mur.

    #industrie_de_la_viande #industrie_laitière #agro_industrie #dérégulation #mondialisation


  • A Bruxelles, le régime minceur voulu par Juncker se fait dans la douleur
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190116/bruxelles-le-regime-minceur-voulu-par-juncker-se-fait-dans-la-douleur

    Un #Parlement_européen fantôme, une #dérégulation accélérée dans le social ou l’environnement, un rôle toujours plus fort des experts de l’industrie… Les inquiétudes se renforcent, un an après le lancement de la « better regulation », projet phare du président de la commission, #Jean-Claude_Juncker. Sous couvert de simplification bureaucratique bienvenue, l’opération va changer en profondeur les rouages de la machine bruxelloise.

    #International #bureaucratie #Commission_européenne #europe #Frans_Timmermans #lobbying #UE


  • Where Does Inequality Come From?
    https://lareviewofbooks.org/review/where-does-inequality-come-from

    Asked in April 2001 to defend the “justice” of the deeply unequal society he presided over, Blair explained:

    When you say where is the justice in that, the justice for me is concentrated on lifting incomes of those that don’t have a decent income. It’s not a burning ambition for me to make sure that David Beckham earns less money.

    Though Blair pivots smoothly, that second instance of “justice” functions rhetorically. #Justice, as Plato observed long ago, concerns an interrelation of parts, not merely the amelioration of the indigent. Note how cleverly Blair chooses a sports celebrity, who got rich quasi-magically, rather than a businessman or banker, whose fortunes were made with other people’s labor and by virtue of the #deregulation and privatization of the British economy. When detached from a theory of how wealth and poverty connect, charity, even public charity, aspires to communal improvement rather than distributive justice. The goal of alleviating poverty had entirely replaced a vision of an equal society.

    #riches #pauvres #inégalités


  • #David_Graeber : « La #bureaucratie sert les intérêts des 1% »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010116/david-graeber-la-bureaucratie-sert-les-interets-des-1

    « Il faut mille fois plus de #paperasse pour entretenir une économie de marché libre que la monarchie absolue de Louis XIV. » À partir de ce constat, l’anthropologue anarchiste David Graeber esquisse une critique renouvelée du « #Capitalisme bureaucratique ». Entretien.

    #Culture-Idées #démocratie #dérégulation #Essais #papiers #règle


  • Séance du dimanche : « J’ai très mal au travail »
    https://quartierslibres.wordpress.com/2015/11/08/seance-du-dimanche-jai-tres-mal-au-travail

    L’augmentation du temps de travail se porte bien, merci pour elle. Dans les boîtes privées, c’est le chantage au débauchage qui aboutit à un contournement de la durée légale. Justement ce que veut généraliser le gouvernement « socialiste » actuel et ce que préconise le très gauchiste Ernest-Antoine Macron. On rappellera pour mémoire que la réduction de… Source : Quartiers libres

    • La #contre-révolution actuelle a comme effet logique l’inversion de la tendance, dans les entreprises mais également –signe que les choses sont en train d’atteindre un point de non-retour– dans l’administration publique : l’inénarrable Éric Ciotti, caniche à poil ras mais aux dents aiguisées de Sarkozy dans les Alpes Maritimes, vient de faire voter une loi augmentant le #temps de #travail de tous les agents territoriaux. Sans aucune concertation, au moins c’est franc. On s’attend à voir le gouvernement envoyer la troupe contre ce délinquant, qui s’asseoit sur le code du travail…

      Au-delà de la question de la durée du temps de travail, ce qui permet ce genre de saloperie, c’est également ce qu’est devenu la réalité du travail, dans le cadre d’une #concurrence sans limites permise par la #mondialisation capitaliste et la #dérégulation complète relayée par les bureaucrates ultra-libéraux de Bruxelles. La réalité, c’est une #précarisation totale des emplois, la perte de tout cadre de défense par la #lutte et la mise en danger de la #santé des travailleurs, exploités jusqu’à l’épuisement voire jusqu’au #suicide. Cette précarisation est également permise par le reflux des structures d’auto-défense populaire et d’une culture politique et syndicale de #lutte des #classes et de résistance.


  • « #AMM progressive » : #dérégulation au motif d’un accès accéléré aux nouveaux #médicaments (Octobre 2015)
    http://www.prescrire.org/Fr/1/194/48278/4553/4084/SubReportDetails.aspx

    Le projet de l’Agence européenne du médicament d’"Adaptive licensing" ou d’ « Adaptive pathways » suscite de nombreuses craintes pour la #santé_publique. Dans une position commune, plusieurs organisations qui suivent depuis longtemps la politique européenne du médicament détaillent leurs critiques du concept d’"AMM progressive". Appliquer ce concept ouvrirait la voie à ce que des autorisations de mise sur le marché prématurées deviennent la norme, même en dehors de toute urgence sanitaire, et donc menacent inutilement la #santé des Européens.

    #incurie


  • Une #europe au service de la majorité, et non d’une élite | Oxfam International
    https://www.oxfam.org/fr/rapports/une-europe-au-service-de-la-majorite-et-non-dune-elite

    "L’Europe connaît des niveaux intolérables de pauvreté et d’inégalités. Au lieu de privilégier les citoyens, les décideurs politiques sont sous l’influence croissante d’élites fortunées qui modifient les règles en leur faveur, ce qui aggrave la pauvreté et les inégalités économiques et érode constamment et considérablement les institutions démocratiques. En Europe, les mesures d’austérité et des régimes fiscaux injustes sont biaisés au profit de la toute-puissance des intérêts particuliers. Il est temps d’endiguer la pauvreté et les inégalités en privilégiant l’humain."(Permalink)

    #précarité


  • David #Graeber :
    http://www.telerama.fr/idees/david-graeber-anthropologue-nous-pourrions-etre-deja-sortis-du-capitalisme-

    ... aux #Etats-Unis, les #lois définissant les règles du #marché sont toutes le résultat d’un #lobbying exercé par les entreprises sur les députés.

    [...]

    La #dérégulation ne nous débarrasse pas des #règles : elle en crée d’autres, différentes. Dire qu’on dérégule est toujours une promesse idéologique — l’objectif réel est d’émettre ses propres règles et d’être le premier à bord.

    [...]

    Ces hommes et femmes politiques votent des lois mille fois plus favorables aux #banques qu’à leurs clients — au point que les Américains reversent plus d’argent, aujourd’hui, à #Wall_Street qu’au #fisc. On n’est pas si loin de l’époque où la #mafia faisait voter par les députés des lois sur l’ouverture des ­casinos..

    [...]

    Notre plus grande erreur, à Occupy, a été de penser que nous pourrions parvenir à une alliance avec les Démocrates. En 2011, ils n’avaient pas besoin de nous. Quand ils ont compris que nous n’avions pas l’intention de devenir un Tea Party de gauche – qui aurait menacé leur périmètre politique — ils ont regardé ailleurs. Notamment quand, après deux mois d’occupation, la police nous a attaqués pour vider Zuccotti Park.

    [...]

    La clef de ma productivité, si vous voulez tout savoir, c’est ma capacité à transformer mon penchant à la #procrastination en méthode infaillible pour travailler beaucoup ! Ayez toujours deux ou trois projets à mener de front : en travaillant sur le premier, vous évitez de faire le second, et en bossant sur le second vous évitez de vous mettre au troisième. Au final, vous devenez très efficace !

    • Aujourd’hui, il faut impérativement que je finisse un papier sur la dette pour le Journal du parlement allemand ; à la place, je mène un travail de réflexion sur le sens des « anthologies »... que je reporte au profit d’un essai sur les enfants de #pirates qui ont créé, en 1720, sur l’île de #Madagascar, une des expériences démocratiques les plus précoces de l’#Histoire

      #livre

      De quoi s’agit-il ?

      Depuis les années 60, les #archéologues ne nous apprennent plus grand-chose sur les origines de l’#inégalité. Or, ce qu’il en disaient auparavant était faux.


  • Les rythmes de vie sont de plus en plus dérégulés pour des raisons fort discutables , donc on patche avec des « bureaux des temps ».

    "Le travail du dimanche s’est banalisé – il concerne aujourd’hui un salarié sur huit – et le travail de nuit progresse  : il touchait 7,4 % des salariés en 2011 contre seulement 3,5 % en 1991. La flexibilité des horaires s’est peu à peu imposée  : en 2013, seuls 50,7 % des salariés déclaraient avoir le même emploi du temps tous les jours. Les autres jonglent entre plusieurs équipes, ont des horaires à la carte ou se voient imposer des emplois du temps variables. [...]
    A cette désynchronisation des temps sociaux s’ajoutent des modes de vie qui modifient en profondeur notre rapport au temps. La durée de transport pour se rendre au travail ne cesse de s’allonger, créant, dans certaines régions, des phénomènes de congestion qui épuisent les usagers et coûtent cher aux collectivités locales  : entre 1994 et 2008, la distance moyenne entre le travail et le domicile a augmenté de 2,7 kilomètres."

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/02/la-ville-a-mille-temps_4608462_3224.html
    #travail #dérégulation #transport