• Greeks oppose free education for refugee children

    Greek law says refugee children must be offered free education. Al Jazeera looks at what is keeping them out of class.

    Greece is trying to offer education to young refugees on the Aegean Islands.

    However, getting children into classes is proving difficult.

    The already thin resources are being stretched too far, say locals, while refugee parents are wary of Greek schools.

    https://www.aljazeera.com/news/2019/04/greeks-oppose-free-education-refugee-children-190407120930318.html
    #réfugiés #asile #migrations #enfance #enfants #éducation #droit_à_l'éducation #accès_à_l'éducation #enfants_réfugiés #déscolarisation #scolarisation #îles


  • Education : needs, rights and access in displacement

    Education is one of the most important aspects of our lives – vital to our development, our understanding and our personal and professional fulfilment throughout life. In times of crisis, however, millions of displaced young people miss out on months or years of education, and this is damaging to them and their families, as well as to their societies, both in the short and long term. This issue of FMR includes 29 articles on Education, and two ‘general’ articles.


    https://www.fmreview.org/education-displacement/contents
    #éducation #asile #migrations #réfugiés #droit_à_l'éducation #accès_à_l'éducation #scolarisation #déscolarisation #Syrie #conflit #guerre #genre #abus_sexuels #viols #Jordanie #Dadaab #Kenya #Grèce #écoles_de_rue #France #bus_école #Ouganda #Ethiopie #Palestine #réfugiés_palestiniens #Rwanda #UK #Angleterre #réfugiés_syriens #Turquie #MNA #mineurs_non_accompagnés #USA #Etats-Unis #travail_forcé #enfants #enfance #Iran #réfugiés_afghans #université #Myanmar #Birmanie #réfugiés_rohingya #Rohingya


  • Instruction obligatoire à 3 ans : un cadeau pour l’école maternelle privée - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/12/14/instruction-obligatoire-a-3-ans-un-cadeau-pour-l-ecole-maternelle-privee_

    En décidant, sous couvert d’« égalité », la scolarisation obligatoire à 3 ans, le président de la République et son ministre de l’Education introduisent subrepticement l’obligation de financement des maternelles privées par les communes : c’est un bien mauvais coup porté à l’école maternelle publique et aux collectivités locales.


  • Why South Africa’s Undocumented Teens Are Dropping Out of School

    Thousands of undocumented children in South Africa have been unable to graduate since a government directive last summer. Advocates argue they’re being punished for their parents’ actions. Mxolisi Ncube meets migrant students whose professional dreams have been dashed.


    https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2018/03/07/why-south-africas-undocumented-teens-are-dropping-out-of-school
    #sans-papiers #Afrique_du_sud #école #enfants #enfance #éducation #déscolarisation



  • Amwalidembo, masque ventral d’initiation - Tanzanie (culture makondé) - Début du 20ème siècle

    The mask carved with a swollen abdomen represents a pregnant woman. Amwalidembo body masks are worn by male masqueraders during initiation dances making movements dramatizing the agonies of child birth.

    Fiche wikipédia sur les Makondé·e·s https://fr.wikipedia.org/wiki/Makonde_(peuple)
    Comme d’hab wikipédia c’est n’importe quoi :

    La société makonde est matriarcale. Les rites de passage sont encore répandus, en particulier ceux qui sont liés à la circoncision, qui donnent lieu à de grandes fêtes au cours desquelles sortent les masques, liés au culte des ancêtres. Pendant les cérémonies, les danses de fécondité sont exécutées par des hommes travestis. Certaines danses acrobatiques se font à l’aide de longues échasses. Les cérémonies sont accompagnées d’instruments de musiques comme une batterie de cinq tambours cylindriques, la corne d’antilope à deux notes, le mbira, des clochettes et des calebasses agitées par les danseurs et le public. La danse la plus populaire se fait avec le masque d’ancêtre mapiko, réservé aux hommes et entouré d’une grande vénération.

    Il n’y a rien de matriarcale à ce que les hommes portent des masques ventraux, dansent et se réservent la grande vénération des grands masques des grands ancêtres mapiko.

    Autre source sur le sujet

    L’objet fait partie d’un costume porté par un jeune homme pendant les rituels d’initiations qui marquent le passage à l’âge adulte chez les Makondé, en Tanzanie. La mise en valeur du corps d’une femme enceinte symbolise la fécondité. Durant la cérémonie, les danseurs appellent les esprits d’ancêtres pour qu’ils veillent à la naissance de futurs descendants. Une façon d’assurer la fertilité des individus et la prospérité de la communauté toute entière.

    http://abrideabattue.blogspot.fr/2015/10/reouverture-du-musee-de-lhomme.html

    Ce masque ventral est la première pièce du nouveau musée du macho. Je met ce qu’en disent ces messieurs les présidents et anthropologues de la manif pour tous :

    « Qui sommes-nous ? » « D’où venons-nous ? » « Où allons-nous ? » Voilà les trois grandes questions posées par ce musée entièrement réinventé. Une institution sans équivalent, souligne Bruno David, le président du Museum national d’Histoire naturelle qui chapeaute le musée de l’Homme. « Ce musée est unique, parce que c’est un des très rares musées qui parlent de l’Homme et exclusivement de l’Homme dans sa dimension biologique et culturelle et sur cette interface entre biologique et culturel. »

    Et quelle belle entrée en matière nous offre la première vitrine dotée d’un mannequin pédagogique d’accouchement, d’une vierge en prière sur un buisson de roses, d’un Nggwal, esprit d’ancêtre masculin océanien et d’un masque ventral d’initiation de la Tanzanie : « Dès le début, on voulait ancrer le visiteur dans cette idée du à la fois biologique et culturel, explique Évelyne Heyer, professeur en anthropologie génétique et commissaire scientifique générale du musée de l’Homme. Une naissance, bien sûr, c’est un événement biologique, mais c’est aussi culturel chez l’homme. Dans toutes les sociétés, la naissance est inscrite dans la société, dans un environnement culturel. Et partout, on a des objets qui se réfèrent à cette inscription culturelle de la naissance. En gros, comme dit l’anthropologue Maurice Godelier : un enfant, c’est un papa, une maman et une société. »

    http://www.rfi.fr/france/20151016-musee-homme-ouvre-mieux-comprendre-humain

    Quant j’ai vu cette vitrine à mes yeux elle etait un concentré de patriarcat. Après la grande porte d’entrée de la zone, surmonté de lettre d’or et capitale « MUSEE DE L’HOMME » la première vitrine montre ce ventre postiche appropriation symbolique de la maternité par les hommes. Ensuite une poupée d’accouchement de Mme de Coudray, un morceau anatomique de femme en chiffon avec son enfant. Confectionné par une femme c’est la seule pièce qui rappelle un peu que les femmes ne sont pas uniquement des fantasmes masculins. C’est le seul objet qui soit vraiment utile à la vie et en relation aux femmes dans cette vitrine contrairement aux autres qui sont des objets religieux machistes (utiles à asseoir la domination des hommes sur les femmes via des symboles). Puis il y a une vierge Marie sur des roses (très laide), symbole de la haine des mères, toutes réduite à l’état de salopes par le concept d’immaculée conception catho. Et puis une statu de virilité faite pas des hommes viriles d’un peuple guerrier dont je me rappel plus le nom.

    Au musée de l’homme il n’y a pas de mention du patriarcat. Ce musée se prétend être « un des très rares musées qui parlent de l’Homme et exclusivement de l’Homme dans sa dimension biologique et culturelle et sur cette interface entre biologique et culturel. » Or cette impasse énormissime montre qu’il s’agit bien du musée de l’homme au masculin stricte et à l’exclusion des femmes.

    Je met ca de coté pour un #patriarche en projet
    #appropriation #grossesse #androgyne

    • http://detoursdesmondes.typepad.com/dtours_des_mondes/2008/09/makonde-body-mask.html

      Ce type de masque a toujours fasciné, défiant la notion même de la représentation occidentale de ce qu’est un masque, la dissociant bien souvent de la danse dont il est partie intégrante.
      Chez les Makonde, l’accès au statut d’adulte s’obtenait à l’issue d’une initiation, l’unyago, tant pour les jeunes gens que pour les jeunes filles.
      Makondenjorowe
      Une fois les différentes étapes franchies, de grandes fêtes pouvaient se dérouler.
      C’est à la fin de celles-ci que les danseurs (toujours des hommes) apparaissaient avec leur buste dissimulé sous ce masque doté de seins et d’un ventre de femme enceinte. Leur but était d’intimider les jeunes filles.
      À cette occasion, sortaient également des masques anthropomorphes incarnant l’esprit des ancêtres.

      Ce texte comporte une erreur, le rituel masculin c’est le Jando, pas le Unyago qui est le rituel Makondé féminin.

    • Unyago and Jando: The Role of Initiation Rituals in Shaping Adolescent Sexuality in Rural Southern Tanzania

      My dissertation research involves tracing the multiple developmental pathways through which children and adolescents negotiate sexuality among the Makonde tribe of the rural border region of Mtwara, Tanzania. Specifically, my research is oriented around an ongoing controversy over the relationship between initiation rituals practiced in the region and adolescent sexuality. These rituals, which involve teaching young people the cultural norms of gender roles, family life and sexuality, are currently under fire following the publication of government statistics reporting an adolescent pregnancy rate of over 30% in the region, a rate high above the national average. In my research, the controversy over these rituals serves as an orienting framework for a broader examination of the many individual, cultural, environmental and economic factors—including the rituals—shaping adolescent sexuality within the rapidly changing cultural environment of rural Mtwara.

      This research was conducted over two periods totaling 21 months in rural Mtwara, Tanzania. Through the generous support of the Lemelson/Society for Psychological Anthropology Pre-Dissertation Fund, I conducted 10 weeks of pilot research in Tanzania in the summer of 2008. During this time, I was able to hone my research question, data collection methods and language skills, develop contacts with collaborators in Tanzania, and conduct pilot interviews with adolescents in rural Mtwara. The opportunity to conduct pilot research prepared me to write additional successful proposals for funding from the National Science Foundation and the Philanthropic Education Organization, allowing me to return to Tanzania in March 2009 for an additional 18 months of field research. I returned from Tanzania in August 2010 and plan to defend my dissertation in the summer of 2011.

      http://spa.americananthro.org/funding-opportunities/lemelson-funding/lemelson-fellowship-recipients/past-lemelson-student-fellows/unyago-and-jando-the-role-of-initiation-rituals-in-shaping-adole

    • Pas mal de détail ici :
      https://books.google.fr/books?id=RJ8mnDqYZc0C&pg=PA121&lpg=PA121&dq=jando++Makonde&source=bl&ot Makonde&f=false
      (c’est la page 99)
      Les garçons ont un rituel plus solennel, plus long, en communauté plus vastes dans un bâtiment spécial et apprennent beaucoup de choses secrètes qui leur donnent du pouvoir sur les femmes et les enfants (médecine, usage de la violence, technique de chasse, secrets religieux, pouvoirs magiques...) Les filles de leur conté apprennent à bien faire l’amour et bien élevé les enfants sous le chaponnage d’une femme plus âgée choisi par le chef (toujours un homme le chef).
      C’est pas du matriarcat ca !

    • makonde | TETEA Inc
      https://www.tetea.org/tag/makonde

      Too many girls, especially in the South of Tanzania are forced to leave school, due to pregnancy. In Tanzania, the law requires pregnant girls to leave school, although there has been much debate in Parliament about changing the law so they may return after giving birth. Of course, most times the girls are not in a position to return to school, as they have the new responsibilities of childcare to deal with.

      The article focuses particularly on the impact of traditional initiation rites that, it claims, lead to more girls getting married at a young age or getting pregnant. There are a few good points made in the article.

      First, there is definitely a correlation between teen pregnancies and local drum circles, which many teens attend at night.

      Second, the practice of bride prices in Tanzania does sometimes lead parents to try to marry off their daughters too early in order to receive some income.

      Third, there is often too much focus by parents on initiation rites. While I think it is great to keep traditions alive, parents will often spend most of their cash earnings for the year on the ceremonies surrounding initiations, while forsaking the school fees and other supplies needed for their children’s education. It is not unusual to hear of a parent who has “mortgaged” their house in order to get cash for the ngoma.

      Jando and Unyago rites are an important part of tribal culture, and many parts of the country have given them up completely. They should, however, be conducted in such a way that will still allow the children to get the education they deserve.

      #grossesses_précoces #éducation #filles #déscolarisation #dote #mariage

      https://tourismobserver.blogspot.fr/2016/01/tanzania-makonde-life-people-tatoos.html

      The mapiko maks dance is an important element in these are other important Makonde ceremonies. They are worn by men who dance to display their power and to scare women and children. During the boys initiation ceremony the mapiko dancer reveals his identity to the boys; in this the dancer symbolically reveals the secretes of manhood.

    • Female-Driven Multiple Concurrent Sexual Partnership Systems in a Rural Part of a Southern Tanzanian Province
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4684207

      Abstract
      Background

      Multiple concurrent sexual relationships are one of the major challenges to HIV prevention in Tanzania. This study aims to explore sexual behaviour patterns including the practice of multiple concurrent sexual partnerships in a rural Tanzanian setting.
      Methods

      This qualitative study used focus group discussions and in-depth interviews with men and women from the community as well as ethnographic participant observations. The data was collected during 16 months of fieldwork in 2007, 2008, and 2009. The focus group discussions and in-depth interviews were transcribed verbatim and translated into English. The data was analysed through the process of latent content analysis. An open coding coding process was applied to create categories and assign themes.
      Findings

      Mafiga matatu was an expression used in this society to describe women’s multiple concurrent sexual partners, usually three partners, which was described as a way to ensure social and financial security for their families as well as to achieve sexual pleasure. Adolescent initiation ceremonies initiated and conducted by grand mothers taught young women why and how to engage successfully in multiple concurrent sexual relationships. Some men expressed support for their female partners to behave according to mafiga matatu, while other men were hesitant around this behaviour. Our findings indicate that having multiple concurrent sexual partners is common and a normative behaviour in this setting. Economical factors and sexual pleasure were identified as drivers and viewed as legitimate reason for women to have multiple concurrent sexual partnerships.
      Conclusions

      Structural changes improving women’s financial opportunities and increasing gender equality will be important to enable women to not depend on multiple concurrent sexual partnerships for financial security. Future research should explore how normative sexual behaviour changes as these structural changes take place.

      #VIH #sexualité



  • Why refugees must be given education and the tools to thrive

    Of the six million primary and secondary school-age refugees under UNHCR’s mandate, 3.7 million have no school to go to. Refugee children are five times more likely to be out of school than non-refugee children. Only 50 per cent have access to primary education, compared with a global level of more than 90 per cent. And as they get older, the gap becomes a chasm: 84 per cent of non-refugee adolescents attend lower secondary school, but only 22 per cent of refugee adolescents have that same opportunity. At the higher education level, just one per cent of refugees attend university compared to 34 per cent globally.[2]

    https://medium.com/@UNHCR/why-refugees-must-be-given-education-and-the-tools-to-thrive-98df314dd43c
    #éducation #école #université #réfugiés #asile #migrations


  • L’école c’est de la merde ! - Nébuleuses
    http://nebuleuses.info/enfances/article/l-ecole-c-est-de-la-merde

    On avait envie de vous proposer pour la rentrée un petit témoignage bien vénère. Témoignage d’un lycéen qui n’en peut plus et refuse de se lever tout les matins pour se faire formater par une institution qui le révulse. On est peut-être pas les mieux placés pour critiquer une institution qui nous a nous même formaté et dont a profité. Mais c’est un texte qui permet de réfléchir autrement et surtout un bon défouloir ! Alors on le placarde devant les écoles, les collèges et les lycées ?

    L’école, c’est de la merde !

    Pourquoi ?

    Liste de raisons (incomplète, bien sur) !

    *

    TOUT LE MONDE Y PENSE, TOUT LE MONDE L’OUBLIE

    PERSONNE SE BARRE, TOUT LE MONDE SUBIT

    *

    Parce qu’on en a ras le cul de se faire lever tout le matin par un réveil, qui nous empêche de finir notre nuit comme notre corps en aurait envie.

    Parce qu’on en a ras le cul d’être en cours sans pouvoir parler, sans pouvoir aimer, sans pouvoir rêver, sans pouvoir bouger, sans pouvoir respirer l’air de la nature, sans pouvoir rien faire, obligé de rester entre 4 murs.

    Parce qu’on en a ras le cul d’entendre le prof d’histoire parler de la France comme si c’était notre maison, notre amie et que ses victoires étaient les nôtres.

    Parce qu’on en a ras le cul que dés qu’on sèche, tout le monde nous dise qu’on devrait avoir « mauvaise conscience » alors que l’on a simplement profité d’un moment de liberté et qu’eux ils sont allés se faire chier.

    Parce qu’on en a ras le cul que tout le monde pense que si on n’a pas de diplôme, pas de travail, pas d’argent, on peut pas vivre.

    Parce qu’on en a ras le cul de voir les autres regarder le prof comme si c’était une télé.

    Parce qu’on en a ras le cul d’être formaté en consommant l’enseignement que nous donne l’éducation de masse.

    Parce qu’on en a ras le cul de pas pouvoir dire qu’on en a ras le cul, parce que si on le dit on a comme réponse : "qu’est-ce que tu proposerais, toi ?", "Si l’école n’était pas là, tu saurais même pas lire", ou encore "c’est la vie..."

    Parce qu’on en a ras le cul d’entendre des arguments que tout le monde dit sans y croire.

    Parce qu’on en a ras le cul d’essayer de se cacher que l’école c’est de la merde alors qu’on le sait très bien.

    Parce qu’on en a ras le cul que nos seuls droits soient ceux qu’on nous donne et pas ceux que l’on prend.

    Parce qu’on en a ras le cul d’être surveillé, fliqué, réprimer, puni.

    Parce qu’on en a ras le cul que même quand on est dehors il y ait des caméras qui nous filment pour nous dire que le big boss nous a à l’œil et que même si on est dehors on est pas libre.

    Parce qu’on veut profiter de notre enfance et notre vie.

    Parce qu’on veut trouver l’ivresse de la liberté et qu’on sait qu’elle ne se trouve certainement pas à l’école.

    Parce qu’on veut pouvoir sortir des normes.

    Parce qu’on veut aimer et faire tout ce qu’on a envie de faire qu’on soit dans la cour ou en cours.

    Parce qu’on veut vivre en accord avec nous-mêmes, et que si on va à l’école, on risque de devenir un sale bâtard qui a du pouvoir et de l’argent.

    Parce qu’on veut pouvoir montrer nos nombrils et même plus.

    Parce qu’on veut pas attendre d’avoir 60 ans (ou plus) pour pouvoir vivre librement (d’ailleurs à 60 ans, avec tout le conditionnement qu’on a subit, si on est allé à l’école ou qu’on a travaillé, on ne sait même plus ce qu’est la liberté)

    Parce qu’on veut pas de leur faux respect et qu’on veut se respecter vraiment.

    Parce qu’on veut pas perdre notre vie à la gagner.

    Parce qu’on veut pas rester en cours alors que dehors le système enlève des vies.

    Parce qu’on sait que l’école n’est pas vraiment "laïque", qu’en fait sa religion s’appelle le " républiquisme ".

    Parce qu’on sait que le cliché de l’élève qui se libère à l’école n’est réservé qu’à une élite qui devient soit bourges soit dirigeant.

    Parce qu’on sait que l’école est une arme du système pour que les élèves aillent dans le "bon chemin".

    Parce qu’on sait que l’école possède un immense pouvoir politique en pouvant faire des enfants de gentils (con)citoyens, qui croient en cette connerie de démocratie que l’école représente bien d’ailleurs.


    Parce qu’on sait que si parfois les profs nous interdisent de regarder par la fenêtre, c’est pour nous empêcher de rêver, c’est pour nous habitué à être enfermé et à regarder des choses sans vie (pour qu’on fasse pareil quand on est chez nous en regardant la télé), alors que dehors, la nature peut nous apporter plein d’enseignement vivant.

    Parce qu’on sait que l’école, par un système technologique de gestion des absences/retards et de notre vie écolière, nous habitue à être considéré comme des produits, des machines, des pions, des numéros, des cartes d’identités, des donnés biométriques, des séquences ADN etc.

    Parce qu’on trouve ça horrible qu’il y ait des espèces de barres aux fenêtres qui servent à empêcher les élèves de se suicider. Si elles sont là, c’est qu’il y a une raison, et cette raison c’est qu’il y a des suicides dans les écoles, et s’il y a des suicides dans les écoles c’est parce qu’elles sont, rien que par leur structure qui est carcérale, inhumaine, "robotaine" et qu’elles poussent à la dépression, à la folie, à la méchanceté, à ne pas écouter les autres (parce qu’on pense qu’au cours si on veux réussir), à l’égoïsme... et ceci en lançant, et en cultivant, des cercles vicieux que, nous, humains ne pouvons pas comprendre (surtout si nous sommes dedans).

    J’ai écrit cette brochure parce que j’en ai ras le cul de cette école et de tous les arguments à la con que me disent les autres alors qu’en fait, ils en ont ras le cul eux aussi et pensent au moins la moitié de ce qu’il y a dans cette brochure. Je l’ai écrit aussi parce que je vais quitter le système scolaire (premier pas pour quitter le système général) et que ça me rend triste de laisser tous ces humains, ces frères, pourrir dans ces écoles (dans ce système) Je pense que l’esprit de toutes les personnes qui sont à l’école est traversé par certaine de ces raisons à un moment ou un autre, mais, malheureusement, les efface avec une auto-censure du type : "oui, mais il n’y a pas le choix", "c’est quand même mieux qu’avant" etc. et s’habitue à la merde qu’est l’école. En réalité, cette merde n’est pas une fatalité : dans nos rapports avec la hiérarchie, et le système en général, nous pouvons chaque jour montrer aux autres humains, pions de cette société, l’illogisme de cette dernière et la déshumanisation qu’elle provoque. Essayer de se comporter le plus librement (humainement) possible dans son école me semble une bonne chose, cela conduit inévitablement à la porte (sauf si parmi vos supérieurs, certain préfèrent obéir à eux-mêmes qu’à la loi) ; "la meilleure façon de se rendre compte de la pourriture du système c’est d’essayer de le quitter"

    Un lycéen en rage

    Le texte est recopié ici en intégral, des fois que ... Le lien vers la source donnée par « Nébuleuse », en l’occurrence « descolarisation.org », nous apprend que « le site est fermé » (par qui ? pourquoi ?) ...

    #déscolarisation #enfermement #ennui_à_l'école #formatage #éducation


  • Mineurs réfugiés en Grèce : le défi de la scolarisation

    Près de 60 000 réfugiés sont toujours bloqués en Grèce depuis la fermeture de la route des Balkans, en mars dernier. Parmi eux, 2 200 mineurs non accompagnés, dont la moitié au moins survit dans des camps aux conditions déplorables. Les ONG et le gouvernement grec tentent de les reloger et de les scolariser.

    http://www.courrierdesbalkans.fr/le-fil-de-l-info/le-gouvernement-grec-s-attele-a-trouver-une-solution-pour-les-min

    #scolarisation #déscolarisation #enfants #enfance #Grèce #asile #migrations #réfugiés


  • Stateless Children in Dominican Republic Still Unable to Go to School

    Many children of Haitian descent in the Dominican Republic could not enroll in school this year, as they remain unable to get the documents to prove their nationality, say legal researchers B. Shaw Drake and Raimy Reyes.

    https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2016/10/05/stateless-children-in-dominican-republic-still-unable-to-go-to-school

    #apatridie #République_dominicaine #école #éducation #enfants #enfance #scolarisation #déscolarisation




  • L’école hors circuit (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/08/30/l-ecole-hors-circuit_3468203_1616923.html

    Mais, pour la plupart des autres familles, de plus en plus nombreuses, le cheminement se fait doucement, commençant avec le maternage, ce choix éducatif comportant diverses pratiques comme l’allaitement long, le « cododo », ou encore le portage. L’enfant grandissant, elles cherchent une alternative à un système scolaire qu’elles jugent trop standardisé et trop stressant. Entre la montée en puissance d’Internet et la dégradation de l’image de l’école, le nombre de ces familles a bondi en dix ans. Selon le ministère de l’éducation nationale, 978 enfants étaient instruits en famille (sans cours à distance) en 1999, un chiffre qui grimpe à 1 883 en 2008, puis à 3 297 en 2011. Et il est vraisemblablement sous-estimé.

    #éducation #déscolarisation #instruction_en_famille

    • Dans ces articles, on a toujours le point de vue des parents, de l’administration mais jamais des enfants. Les livres sont ceux des parents, qui expliquent et justifient leur démarche. Mais où sont les enfants ?
      Je n’arrive pas à trouver de témoignages d’enfants ayant été éduqués/instruits ainsi, pourtant, depuis le temps, il doit y en avoir des grands, maintenant…
      Donc si quelqu’un a des liens à me conseiller… (@julien peut-être ?)

    • Hmm, c’est une vraie bonne question, ça. Pas de référence bien précise malheureusement, tu peux avoir quelques bricoles dans la rubrique « Témoignages » du Kiosque d’enfance buissonière :

      https://enfance-buissonniere.poivron.org/KiOsk#T.2BAOk-moignages

      Sinon, je sais que l’association Leda a fait une étude en 2000-2002 un peu quantitative (mais pas représentative) auprès d’adultes étant passés par l’IEF. Elle n’est pas accessible publiquement, mais on doit pouvoir en récupérer un exemplaire en demandant à l’association :

      http://www.lesenfantsdabord.org

      Plus généralement, l’instruction en famille réunit des familles très différentes, avec des conceptions et des pratiques également très différentes, et donc le vécu des enfants le sera très certainement également. Celles qui sont le plus médiatisées ne sont pas forcément représentatives. Beaucoup d’enfants, par exemple, ne passent que quelques années en IEF avant de réintégrer le système scolaire.

    • Je ressens aussi de plus en plus le malaise par rapport à une institution qui est de plus en plus ouvertement sélective et orientée dans la reproduction de classe. Je pense qu’en fait, elle l’a toujours été, c’est juste qu’à moment donné, il y a eu des passerelles pour les très bons éléments qui auraient dus être écrémés plus rapidement, disons que ça ne fait plus du tout illusion.

    • Merci pour ta réponse @julien. La rubrique "Témoignages" ne contient qu’un seul témoignage d’enfant. (Je note au passage qu’il semble y avoir une sur-représentation d’enseignants en rupture institutionnelle parmi ces parents). Je vais essayer de contacter LEDA.
      C’est quand même étonnant qu’il y ait si peu de "paroles d’enfants" dans des structures qui semblent centrées sur eux (cf. "les enfants d’abord").
      Moi ce qui me pose question, au-delà de la diversité des profils IEF, c’est que si l’École est sans conteste une institution oppressive pour l’enfant, je crois que la Famille aussi, et qu’il est peut-être même plus difficile de se rebeller contre sa famille que contre l’institution scolaire. Comme il est dit dans un des "témoignages" consultés : « je ne défendrai pas l’idée de l’instruction à la maison car à mon sens, elle place la famille au centre de la vie, ce qui pour moi, revient à remplacer une institution par une autre ».

    • Autant pour moi, il y a deux témoignages, très intéressants et assez nuancés d’ailleurs, ce qui est tout à l’honneur de celles/ceux qui les ont publié sur un site pro-#IEF.

      Retour d’enfance de Ad.
      http://enfance-buissonniere.poivron.org/Retour_d%27enfance...

      Ne perdons pas non plus de vue qu’un enfant essaie avant tout de satisfaire les exigences de ceux qui l’élèvent et sont censés le protéger et que son apparente adhésion peut dissimuler un profond mal-être.
      […]
      Je crois que ce qui m’a sauvée, c’est cette liberté presque sauvage contre laquelle ma solitude m’a projetée et aussi, paradoxalement, la certitude de l’amour et de la bienveillance de ceux qui m’entouraient malgré toutes leurs contradictions et approximations.
      Que les adultes aient l’humilité de considérer que la meilleure chose qu’ils puissent faire pour leurs enfants est de les mettre au contact du monde et d’avoir la force et l’honnêteté de ne pas faire peser sur eux le poids de leurs volontés tâtonnantes pour que le jour venu, ils puissent à leur tour tenter de penser ce monde comme bon leur semble.

      D’une expérience d’apprentissage libre...
      http://enfance-buissonniere.poivron.org/KiOsk?action=AttachFile&do=view&target=descolarisant.p

      Si le système scolaire me semble très imparfait, il me semble qu’à partir d’un certain âge, il est enrichissant de sortir du contexte familial qui devient pesant à la longue pour vivre pleinement avec d’autres jeunes.

    • En ce qui concerne la parole des enfants, elle est présente autant que possible dans les associations, en tous cas à leda. Elle s’exprime par des rubriques dans le bulletin de l’asso, dans les rencontres entre familles, où les enfants (ou au moins les ados) participent aux réunions et discussions si ils le souhaitent, ou par le fait qu’ils ont le droit de vote à l’AG (à partir de 10 ans il me semble) - même si en pratique ce droit est assez peu utilisé.

      Pour la question de l’institution École contre l’institution famille, je ne crois pas que la question se pose en ces termes. La plupart des familles optent pour l’IEF car à un moment donné, la famille leur semble moins nuisible que la violence vécue à l’école. Et bien souvent ils retournent à l’école au bout d’un moment car l’école est alors perçue comme un mieux par rapport à ce qu’ils vivent en famille (parce que l’enfant a grandi, parce que l’IEF génère des tensions dans la famille, parce que ça devient un poids, parce qu’on a trouvé une école « alternative » ou qui convient, etc.).

      D’un point de vue personnel, je n’ai jamais vu l’instruction en famille comme une panacée. Pour le dire vite, je pense que des formes collectives d’éducation, mais qui seraient beaucoup plus basées sur l’accompagnement, la coopération, l’échange et la vraie découverte et reconnaissance des compétences et intérêts de tous sont très certainement préférables (je n’ai pas une grande connaissance de ces questions, mais je pense notamment à l’école du troisième type décrite par Bernard Collot par exemple). Par contre avoir le droit de sortir ses enfants de l’école à un moment donné (ou de ne pas les y mettre) me semble une liberté fondamentale et à défendre.

      Et enfin oui, effectivement, il y a pas mal de parents enseignants parmi ceux qui déscolarisent leurs enfants. Et de manière générale, ce sont quasi exclusivement, pour ce que j’en ai vu, des familles avec un fort capital culturel et/ou scolaire, ce qui est somme toute plus que logique (par contre du côté du capital économique c’est très variable).

    • Il me semble que l’éducation (scolaire ou non) devrait être collective autant que possible. Les dérives (toute puissance de l’adulte qu’il soit enseignant ou parent, enfermement réel ou symbolique, etc.) sont amplifiées par le fait que l’éducation scolaire ou familiale repose sur un (ou deux) adulte, à l’exclusion du reste du monde.
      En tant qu’enseignant mais aussi que parent, il y a de nombreux moment où je n’y arrive pas/plus avec tel ou tel enfant/élève, où je ne trouve pas/plus de réponse positive, bienveillante. Dans ces moments, notre société n’offre pas de solution externe, la souffrance ressenti et le sentiment d’échec se nourrissent alors l’un l’autre. Il devrait être possible de briser ce cercle vicieux des dysfonctionnements en miroir en s’appuyant sur un collectif (équipe enseignante/éducative, ou de parents/voisins/etc.). Mais ça ne se conçoit pas vraiment, on dirait…
      De la même manière, je suis bien content de ne pas être en classe unique, qui est tant louée par l’« éducation nouvelle », parce qu’il y a plein de choses que je ne sais pas faire ou que je fais mal, et qu’il est rassurant de se dire que mes élèves seront confrontés à d’autres adultes les années suivantes.

    • Merci, discussion intéressante, qui vient nourrir ma propre réflexion sur le sujet (ceci dit, je ne peux accéder à la totalité de l’article du Monde), puisque nous sommes nous-mêmes en pleine réflexion pour savoir si nous déscolariserons ou pas notre aîné pour un an en CE2 (il est en CP) - son papa y pense sérieusement, je suis plus dans le doute.

      En ce qui me concerne, je suis plutôt une convaincue de l’utilité de l’école républicaine, dans laquelle je me suis sentie bien en tant qu’élève et aussi en tant qu’individu (au point de devenir prof... ), parce que c’était aussi un refuge par rapport à ce qui pouvait se passer à la maison. Mon compagnon a un vécu complètement différent (il a été à la limite de l’autisme par moment, et le collège a été ultra rude). Je crois que dans tous les cas, il ne sera jamais question pour nous de déscolariser complètement nos enfants (si nous le faisions ce serait dans des conditions bien précises- maintien d’activités périscolaires, centre aéré... et pour un an maximum).
      Et effectivement, cela pose plusieurs questions, et notamment celles autour de la tout puissance de l’adulte (qu’il soit enseignant ou parent).
      Ceci dit, plus ça va et plus je me dis que la "violence scolaire"qu’on dénonce souvent est aussi liée au fait que les parents sont de plus en plus dans l’incursion parce qu’aussi dans la défiance vis-à-vis de l’institution, de façon plus ou moins consciente. Je ne dis pas qu’il ne faut pas associer les parents à la vie de l’école, au contraire ! Je dis juste que le rapport me semble souvent malsain (on se regarde en chien de faïence, on se renvoie la responsabilité, etc...). Les nouveaux outils informatiques (ENT, etc...) peuvent favoriser d’ailleurs ce sentiment d’espionnage (de la famille par l’institution, et inversement). En cela, il me semble révélateur que beaucoup de familles qui optent pour l’IEF soient des familles d’enseignants ! D’un autre côté, il est vrai aussi que la « classe unique » décrite plus haut est une partie du problème : combien de collègues refusent toute incursion dans leur classe ? (y compris, et sans doute surtout dans le secondaire, où le problème peut sembler moindre, mais où il devient crucial si les différents adultes qui interviennent dans une classe ne sont pas cohérents).


  • Pathétiques « Socialistes », par Sébastien Fontenelle
    http://www.bakchich.info/blogs/sebastien-fontenelle/cessez-de-grace-vos-inconvenantes-pitreries

    Entendons-nous bien : je sais parfaitement que le foutage de gueule est une composante essentielle de l’ADN des « socialistes », et qu’il serait (par conséquent) aussi vain de réclamer qu’ils se défassent de leur abominable manie de prendre les gens pour des con(ne)s que d’exiger, disons, que la pluie cesse de mouiller, et vite, steuplaît, parce que là, ça devient vraiment très chiant.

     

    Mais là, quand même : leur faux dercherie passe les limites du supportable.

     

    Parce que dans la vraie vie, c’est tous les jours, ou presque, depuis l’élection de Françoizollande, que des familles subissent le même odieux traitement qui vient d’être infligé à celle de Leonarda : l’interminable liste de ces indignités peut très utilement être consultée ici et là, et cette lecture pourra être complétée par le rappel que l’excellent M. Peillon, de l’Éducation nationale, a bubulé le mois dernier qu’il trouvait « inacceptable » que des petits nenfants soient ainsi déscolarisés – puis s’est (courageusement) tenu coi, durant que ces #déscolarisations continuaient.