• Plus de 90.000 euros d’aides à l’installation pour passer d’un désert à l’autre : un couple de médecins créé la polémique | egora.fr
    https://www.egora.fr/actus-pro/demographie-medicale/72962-plus-de-90000-euros-d-aides-a-l-installation-pour-passer-d-un

    Un couple de médecins généralistes qui était installé dans un village de la Sarthe a fermé son cabinet pour en ouvrir un autre dans la Manche, empochant au passage 93 000 euros d’aides à l’installation de la CPAM.

    La maire de Fresnay-sur-Sarthe ne décolère pas. Si Fabienne Labrette-Ménager avait été prévenue du du départ de deux des quatre médecins généralistes de la commune (2.900 habitants), prévu le 15 décembre 2021, par le biais d’une affiche apposée au cabinet, elle s’imaginait que les deux praticiens sexagénaires "partaient en retraite" après 25 années de bons et loyaux services dans le village. "Je savais qu’ils avaient acheté une maison en Normandie", témoigne-t-elle dans les colonnes de Ouest France.

    Mais les deux généralistes sexagénaires avaient un tout autre projet en tête : celui de rouvrir un cabinet à Saint-Vaast-la-Hougue (1.712 habitants), un village de Manche, lui aussi situé dans une zone sous-dense.

    Ce qui fait polémique, c’est le montant des aides à l’installation versées par la CPAM de la Manche au couple : 93 750 euros. "Comment l’Etat peut-il accepter de verser 100.000 euros à des médecins qui ont déserté un territoire sous-doté pour s’installer deux mois après à une centaine de kilomètres", s’insurge sur Facebook la maire de Fresnay-sur-Sarthe, qui se trouve désormais démunie face aux "2.500 patients" qui se retrouvent désormais sans médecin traitant. "Je suis en colère car je me fais engueuler", lance-t-elle dans Ouest France.

    Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Dans La Presse de la Manche, Gilbert Doucet, le maire de Saint-Vaast-la-Hougue, exprime quant à lui son soulagement de voir deux généralistes prêter main forte à l’unique médecin de la commune depuis février. "C’était presque inespéré. Quelques mois plus tôt, en août 2021, on risquait de se retrouver sans médecin dans la commune. L’un d’entre eux a pris sa retraite et le second hésitait à le faire. On était au pied du mur", témoigne-t-il. Quant aux aides perçues par le couple de nouveaux venus, il les juge nécessaire pour compenser leurs frais d’installation et le temps que prend la constitution d’une nouvelle patientèle.

    une belle et longue préretraite dorée donc...
    toujours pas réussi à piger comment un « médecins traitant » supposé participer à la coordination des soins peut comptabiliser 1000 à 2000 patients (et plus ?)

    #médecine #médecins #CPAM #déserts_médicaux

    • En médecine spécialisée c’est pire : dans la Sarthe justement, il y a aujourd’hui 1 dermatologue pour 70 000 habitants.
      Le nouveau protocole élaboré entre la CPAM Sarthe et les 6 dermatos prévoit que pour avoir un premier avis sur un naevus (grain de beauté) le patient rencontrera un·e infirmier·e qui réalisera des photos. L’avis du médecin (ou plutôt du logiciel d’I.A.) est rendu à partir des ces clichés. Le tout pour la modique somme de 45€ avec une prise en charge CPAM de... 0€.
      Elle est pas belle la vie rurale ?

  • La santé est-elle l’affaire des municipalités ?
    https://laviedesidees.fr/La-sante-est-elle-l-affaire-des-municipalites-5347.html

    Comment les municipalités peuvent-elles se saisir des préoccupations sanitaires ? Quels sont leurs moyens d’actions pour agir sur les questions de santé ? Comment ces structures d’exercice coordonné peuvent-elles constituer l’instrument principal d’une politique de santé locale ?

    #Société #santé
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220215_sante.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220215_sante-2.docx

    • Aujourd’hui, comme l’a illustré le poids pris par l’État dans le traitement de la pandémie de Covid-19, la mobilisation de l’échelon municipal en termes de santé ne semble plus aller de soi. La clause générale de compétence, qui permet depuis 1884 aux municipalités d’intervenir sur toute question présentant à leurs yeux un intérêt public local dès lors que cela n’empiète pas sur les attributions d’un autre échelon d’action publique, a pourtant été confirmée pour les communes par la loi du 7 août 2015 portant Nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe) tandis que cette dernière la supprimait pour les départements et les régions.

      Force est de constater que le lien entre santé et localité s’est progressivement distendu au cours du dernier siècle quand il s’est au contraire renforcé sur d’autres sujets, comme en témoigne l’essor des polices municipales. Pourtant, face à la crise sanitaire, les mairies ne sont pas restées passives et ont déployé des actions tous azimuts pour distribuer des masques, organiser la circulation des personnes par voie d’arrêtés ou encore permettre la vaccination sur leur territoire. La question de la pertinence de l’échelon municipal dans la construction et la mise en œuvre des politiques de santé se repose donc aujourd’hui avec acuité. Se « repose » car plusieurs réformes institutionnelles et sociales ont fait, dans les années 1880-1900, de l’aide aux plus vulnérables une ambition municipale forte. De grandes lois d’assistance ont été promulguées en 1893 (pour l’aide médicale), en 1905 (pour les vieillards et infirmes) ou encore en 1913 (pour les femmes en couche) mais, durant les Trente Glorieuses, la substitution de l’« aide sociale » à l’assistance (loi de 1953) a retiré aux municipalités l’essentiel de leur rôle en la matière et la « sanitarisation du social » a alors conduit à différencier de plus en plus interventions médicales et sociales.

      Prenant appui sur plusieurs terrains d’enquêtes ayant trait aux enjeux locaux de santé, et plus particulièrement à des centres et maisons de santé, ce chapitre propose d’ouvrir quelques pistes de réflexion en soulignant les spécificités des actions sanitaires municipales, mais aussi leur dimension éminemment politique, au sens où elles impliquent des choix et des conceptions différentes de l’intérêt sanitaire local. Une attention particulière sera portée aux centres de santé municipaux, qui constituent un instrument privilégié et en constante évolution, mais trop souvent négligé, de ces politiques de santé.

      [...] Lancé au début des années 2000 dans le cadre de la politique de la ville, le dispositif des « ateliers santé-ville » permet le déploiement de moyens humains et budgétaires spécifiques visant tout à la fois à améliorer la connaissance de la santé des habitants à travers la réalisation d’un diagnostic partagé de santé, la participation active de ces derniers dans le pilotage des dispositifs sanitaires, la coordination et la formation des acteurs locaux des secteurs sanitaire et médico-social, l’accès aux droits sociaux, à la prévention et aux soins des populations précarisées, dans une logique d’empowerment non dépourvue de tensions.

      Cet essai est un extrait du livre La santé sociale qui paraît le 16 février

      #détricotage #ville #municipalités #santé_locale #santé_environnementale #prévention #maisons_de_santé #centres_de_santé #centres_de_santé_municipaux (ex-dispensaires) #santé_publique #médecine_libérale #État #déserts_médicaux #hôpital #coordination_des_soins #décloisonnement #crise_sanitaire #masques #vaccination #ARS #comités_d’usagers (inexistants) #enquête

  • Nouvelle offensive de sénateurs pour réguler l’installation de médecins
    https://www.banquedesterritoires.fr/nouvelle-offensive-des-senateurs-pour-reguler-linstallation-de-

    « J’ai parfois l’impression d’être le ministre de la #Santé dans ce débat. » Assailli par les questions des sénateurs, mardi 23 mars, lors d’un débat sur la politique d’#aménagement_du_territoire, le secrétaire d’État à la #ruralité, Joël Giraud, a eu du mal à dégager une véritable stratégie d’ensemble. Et les inquiétudes des sénateurs se portent encore et toujours sur les #déserts_médicaux. Un mois après la publication de l’étude de l’AMRF citée à plusieurs reprises, montrant que les écarts en matière d’accès aux soins ont tendance à s’aggraver, les témoignages affluent. « Même des régions attractives perdent des généralistes, comme à Ancenis, à 40 kilomètres de Nantes. Et la situation ne fait que se dégrader », a fait savoir Ronan Dantec (EELV, Loire-Atlantique). Selon lui « l’espérance de vie des hommes est inférieure de 2,2 ans à la campagne par rapport à la ville ». « L’Occitanie, surdotée il y a dix ans, est désormais sous-dotée. Or 70% des médecins partiront à la retraite d’ici 2026 et le nombre de seniors dépendants augmentera de 60% », a abondé Angèle Préville (socialiste, Lot). « En Dordogne, on compte à peine 8,3 médecins pour 10.000 habitants, un niveau largement inférieur aux moyennes régionale et nationale, et 35% de ces praticiens ont plus de 60 ans », a encore témoigné Marie-Claude Varaillas (communiste, Dordogne), rappelant en outre que « les jeunes médecins assurent moins de consultations que leurs aînés ».

  • Confinement : plus d’un million de Franciliens ont quitté la région parisienne en une semaine

    Selon une analyse statistique réalisée par #Orange à partir des données de ses abonnés téléphoniques, 17 % des habitants de la métropole du #Grand_Paris ont quitté la région entre le 13 et le 20 mars.


    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/26/confinement-plus-d-un-million-de-franciliens-ont-quitte-la-region-parisienne
    #Paris #exode #coronavirus #campagnes #France #migrations #téléphone #données_téléphoniques #smartphone #géolocalisation

    ... et ont contaminé la France entière !
    Si on avait fait des tests de dépistages systématiques on aurait pu voir ça, mais sans test............

    ping @reka @fil @simplicissimus

    et ping @etraces vu la manière dont les données ont été récoltées...

    Des données anonymisées

    L’étude a été réalisée par Orange sur la base des données de géolocalisation des téléphones de ses abonnés. Elles ont été compilées et analysées à destination d’acteurs publics, notamment sanitaires. Elles ont été partagées notamment avec les #préfectures en ayant fait la demande, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (#AP-HP), le #SAMU et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (#Inserm). Certains résultats de cette étude ont été communiqués au Monde. Certains de ces chiffres ont aussi été évoqués jeudi 26 mars par le PDG d’Orange, Stéphane Richard, sur les ondes d’Europe 1.
    Orange assure transmettre à ses partenaires des #agrégats_statistiques et non des #données_individuelles et « identifiantes ». Ils sont compilés à l’échelle de portions du territoire déterminées par l’Insee, qui représentent environ 50 000 personnes.

    Les données transmises par Orange ne permettent pas de localiser des individus, mais simplement de savoir combien de personnes se trouvent dans cette portion de territoire à une date donnée, et ainsi de pouvoir connaître l’évolution de la population, positive ou négative, sur chacune d’entre elles.

    Orange assure ainsi ne pas avoir procédé à un #recensement précis de la localisation des Français, et n’a de visibilité que sur l’activité de ses 24 millions d’utilisateurs quotidiens de ses réseaux. En se fondant sur le nombre d’entre eux s’étant rendu dans chaque zone, l’opérateur assure être capable, compte tenu de son nombre important de clients et au moyen de redressements statistiques, d’obtenir une évolution représentative et fiable de la population.

  • Oise : un arrêté interdit aux habitants de « décéder à domicile » (18/05/2017)

    … à force de parcourir les pages locales …

    http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/oise-un-arrete-interdit-aux-habitants-de-deceder-a-domicile-7788591453

    Par ce texte qu’il qualifie lui-même d’"absurde", le maire de la commune veut alerter l’opinion sur la désertification médicale qui frappe son département.

    Tous égaux devant la mort ? Pas si sûr. À Laigneville, une petite commune de 4.251 âmes située dans l’Oise, les habitants partent avec un léger handicap par rapport au reste des Français. Depuis un arrêté pris par le maire mercredi 17 mai, il est en effet interdit aux Laignevillois « de décéder à domicile sur le territoire de la commune ». Un texte que l’édile Christophe Dietrich qualifie lui-même d’"absurde" et d’"inapplicable", comme le rappellent nos confrères de Franceinfo.

    L’élu sans étiquette de 45 ans espère que cet arrêté aberrant tirera la sonnette d’alarme une situation qui l’est tout autant : la désertification médicale qui touche son département. « Cela fait deux fois en trois semaines que je suis confronté à un décès sur ma commune et on a mis entre quatre et six heures à obtenir un médecin pour faire constater le décès », s’emporte-t-il, bien décidé à alerter l’opinion par tous les moyens dont il dispose. Mais que les habitants se rassurent : l’arrêté n’a pas été transmis au préfet, étape obligatoire pour le rendre effectif.

  • La Cour des comptes dénonce une aggravation des #inégalités dans l’#accès aux #soins
    http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer/?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279751892&nl=1

    Au-delà d’observations habituelles sur les #déserts_médicaux, la Cour dénonce aussi les obstacles financiers liés aux dépassements d’#honoraires et l’échec total des mesures censées les limiter. Son volumineux rapport pointe aussi l’inadaptation de l’offre chirurgicale.

    #chirurgie

  • #Déserts_médicaux, l’autre mal français de nos politiques publiques ! - Frédéric Bizard
    https://www.fredericbizard.com/deserts-medicaux-lautre-mal-francais-de-nos-politiques-publiques

    Si la couverture médicale du territoire reste correcte en France aujourd’hui, nul ne peut nier qu’elle se dégrade d’année en année. Alors que 600 000 personnes habitaient en 2007 dans un désert médical (1), elles sont dix fois plus soit près de 6 millions en 2015. Les populations vivant en milieu rural souffrent particulièrement de la pénurie mais le caractère isolé du territoire n’est pas la seule explication. Ainsi, un francilien sur dix vit dans un désert médical. Le pire est à venir puisque la moyenne d’âge des médecins dans les zones sous-dotées (dites désertiques) est de 55 ans contre 52 ans en moyenne, avec des départs en retraite massifs à court terme.

    #santé_publique #médecine_généraliste #numerus_clausus

  • L’Assemblée rejette une proposition de loi sur l’installation des #médecins, Marisol Touraine augmente le #numerus_clausus - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250271836103&cid=1250271833236&nl=1

    Sans surprise, l’Assemblée nationale a rejeté, le 24 novembre, une proposition de loi de Philippe Vigier, député (UDI) d’Eure-et-Loir, visant à garantir un accès aux soins égal sur l’ensemble du territoire. [...] Le texte rejeté par l’Assemblée nationale ne cachait pas son approche très coercitive de la lutte contre les #déserts_médicaux. Pour Philippe Vigier, « les mesures prises jusqu’à présent sont insuffisantes pour répondre au défi majeur de l’accès équitable pour tous sur l’ensemble du territoire. Il faut apporter enfin une réponse à la fracture médicale qui s’aggrave dans notre pays. Dans cette perspective, une approche globale et un véritable pilotage de la #démographie_médicale sont nécessaires ». [...] Si l’Assemblée a finalement écarté la proposition de loi, cette approche très directive a cependant séduit nombre de députés, y compris de la majorité. [...] Pour sa part, Marisol Touraine a vigoureusement défendu son choix d’une approche incitative [ et a annoncé] l’augmentation, dès l’année prochaine, de 478 places du numerus clausus applicable à l’entrée en deuxième année d’études de médecine. [...] Marisol Touraine a néanmoins affirmé son intention d’aller plus loin, en annonçant la prochaine mise en place « de nouvelles règles de zonage ». La ministre entend aussi traiter la question des médecins n’ayant pas soutenu leur thèse dans les temps et qui souhaitent cependant exercer la #médecine. Par ailleurs, un bilan des mesures incitatives mises en place depuis 2012 devrait être présenté « dans les prochaines semaines », tandis qu’une mission parlementaire sur la démographie médicale « permettra de faire un point, et le cas échéant d’aller plus loin »

  • Bébé à Angers : les parents acceptent finalement son décès « programmé » - SudOuest.fr
    http://www.sudouest.fr/2015/06/22/bebe-a-angers-les-parents-acceptent-finalement-son-deces-programme-1959114-


    Un fait divers qui est peut-être à suivre, entre les questions autour des #vaccins et celles autour des #déserts_médicaux et bien sûr, le #palliatif et l’#euthanasie

    « Cette enfant a eu le cerveau détruit par une hyperthermie maligne. C’est la fièvre de 42,5 qui est à l’origine de cette destruction. Si cette fièvre avait été traitée en temps et en heure, nous ne serions pas au chevet d’un bébé qui est sur le point de mourir », a-t-il lancé.

    La fillette avait été prise d’une très forte fièvre et de convulsions dans la nuit du 5 au 6 mai, après avoir reçu dans la journée une injection de deux vaccins.

    Prévenu par les parents, le SAMU ne s’était pas déplacé et les parents ont déposé une plainte pour non-assistance à personne en danger à la gendarmerie de Sées (Orne), la localité où ils résident.

  • Santé en prison : entretien avec un ancien médecin d’un centre de détention
    http://larotative.info/sante-en-prison-entretien-avec-un-685.html

    Les 13 et 14 novembre, l’Association des professionnels de santé exerçant en prison organise un congrès à Tours. L’occasion de parler de médecine carcérale avec le Docteur Glop (aka @fourmiverte sur Twitter), médecin généraliste qui a exercé pendant trois ans en centre de détention.

    Dans un rapport du Groupe National Concertation Prison [1], il est indiqué qu’une fois en prison, la santé des personnes détenues se détériore. Comment l’expliques-tu ?

    La santé des détenus se détériore car il y a déjà un stress inhérent à être enfermé, qui plus est enfermé avec d’autres personnes... C’est anxiogène ce nouveau milieu. Il faut découvrir les règles du jeu. Et hélas, c’est souvent la loi du plus fort qui règne, du plus violent... Ce stress d’être incarcéré perturbe le sommeil, l’état de vigilance, l’alimentation. Et à cela s’ajoute la consommation de tabac, et autres substances illicites qui circulent en prison...

    Dans mon établissement, les médecins étaient en sous-effectif. Avant que je démissionne, les délais d’attente pour un rendez-vous médical étaient de deux mois. Nous avions des vacations de psychiatres et de psychologues, mais pas assez de locaux pour nous organiser de façon optimale. En raison des restrictions budgétaires, les travaux nécessaires n’étaient pas réalisés.

    Quelles sont les principales difficultés que rencontrent les détenus pour bénéficier de soins à la hauteur de leurs besoins ? Les moyens humains et budgétaires sont-ils à la hauteur ?

    Il n’y a pas assez de personnels soignants au sein de la prison, et il n’y avait pas assez de toubibs spécialisés dans l’hôpital situé à proximité du centre de détention où j’exerçais. Pas assez d’argent aussi de la part de l’administration pénitentiaire. Lorsqu’un détenu doit se rendre à une consultation à l’hôpital (pour un scanner, une IRM, un rendez-vous avec un cardiologue, etc.), il faut organiser le trajet du patient incarcéré avec l’administration pénitentiaire et l’hôpital. Or, l’administration pénitentiaire ne fournissait qu’un seul fourgon pour assurer ces extractions médicales. Du coup, si une urgence médicale survenait dans la journée et nécessitait un transport en fourgon vers le service des urgences de l’hôpital, les « extractions programmées » vers l’hôpital sautaient, et il fallait les reprogrammer... Mais comme l‘offre de soins dans le coin était pourrie, il fallait compter un nouveau délai de plusieurs mois pour obtenir un autre rendez-vous.

    Il faut savoir aussi que la population carcérale est une population en plus mauvaise santé que la population générale, avant d’être incarcérée. Car on incarcère des gens précaires, des toxico, de vrais fous psychiatriques...

    La population carcérale vieillit. Quelles sont les difficultés que cela entraîne ?

    J’ai été très peu confronté à cette problématique. Les personnes âgées détenues dans l’établissement où j’exerçais étaient valides. Mon plus vieux patient avait 75 ans et était en forme, mais quelques personnes en fauteuil roulant nécessitaient des cellules adaptées.

    Néanmoins, une population qui vieillit devient polypathologique [2], ce qui rend le problème des déserts médicaux et des prisons construites au milieu de ces déserts d’autant plus criant.

    Quel bilan tires-tu de ton expérience de médecin en prison ?

    J’ai passé trois ans en tant que médecin généraliste dans ce centre de détention. La prise en charge des patients s’est avérée complexe, en raison du type de patients (ce sont des durs) et des contraintes multiples de l’administration pénitentiaire. Pour un début de carrière de médecin, je me suis forgé une sacré expérience. Mais y rester plus longtemps m’aurait aliéné — alors que je ne faisais qu’y travailler. Imaginez les gars qui y sont pour des années...

    #prison #santé #déserts_médicaux

  • En finir avec les #déserts_médicaux

    Les déserts médicaux sont partout : entre les pays ou au sein d’un même territoire, l’accès aux soins est encore très largement déséquilibré. FUTUREMAG fait le point en images sur cette situation dans le monde, et les solutions pour la combattre.


    http://www.futuremag.fr/infographie/en-finir-avec-les-deserts-medicaux
    #santé

  • Profs et parents inquiets des difficultés de la médecine scolaire (LeFigaro.fr)
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/05/02/01016-20140502ARTFIG00278-profs-et-parents-inquiets-des-difficultes-de-la-m

    La situation de la médecine scolaire devrait encore s’aggraver puisque 70 % de ses effectifs seront partis à la retraite d’ici à dix ans.

    Les déserts médicaux ne sont pas seulement régionaux. Ils progressent au sein même de l’Éducation nationale. Une pénurie sans précédent de médecins scolaires inquiète parents, établissements et enseignants et fait craindre la mort prochaine de cette médecine fondée en 1945.

    Ils sont aujourd’hui environ 1 300 praticiens, titulaires ou vacataires, contre plus de 2 000 en 2001, pour consulter les 12 millions d’élèves répartis dans les écoles, collèges et lycées français. Soit un médecin pour 10.000 écoliers, parfois même un pour 15.000, selon les inégalités de territoire.

    #éducation #médecine_scolaire #inégalités #territoires #déserts_médicaux

  • Grossier clin d’oeil de l’#UMP aux #médecins | Claire Berthelemy
    http://owni.fr/2011/07/18/grossier-clin-doeil-de-lump-aux-medecins

    Pour lutter contre les déserts médicaux, Roselyne Bachelot avait instauré une mesure visant les médecins déserteurs des zones sous-médicalisées. La suppression récente de la contrainte ressemble à une tentative de séduction de l’UMP inefficace.

    #Politique #Pouvoirs #déserts_médicaux #roselyne_bachelot