#dévastation

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • 17 et 18 juin : rdv en Maurienne contre le projet Lyon-Turin
    https://ricochets.cc/17-et-18-juin-rdv-en-Maurienne-contre-le-projet-Lyon-Turin.html

    [VIDÉO 🎥 🎥] « Depuis des dizaines d’années, des deux côtés des Alpes, en France comme en Italie, collectifs et associations se mobilisent pour qu’un projet pharaonique, #inutile et désastreux ne voie jamais le bout du tunnel. Ce projet, c’est la seconde ligne ferroviaire #Lyon-#Turin : 30 milliards d’euros pour 270 km de #dévastation, en surface et à travers de multiples galeries sous la montagne. Le tunnel transfrontalier représente à lui seul 2 tubes de 57,5 km chacun. Les conséquences ? 1500 hectares de (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #transport

    https://lundi.am/17-et-18-juin-soulevement-de-la-Maurienne-contre-le-projet-Lyon-Turin
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/A6j8unxb0xs-a76b-2ed6624.html

  • Contre le faux pardon et pour les autonomies

    CNI

    https://lavoiedujaguar.net/Contre-le-faux-pardon-et-pour-les-autonomies

    Aujourd’hui, quand Andrés Manuel López Obrador demande pardon au peuple maya, nous nous demandons : qu’est-ce qui vient avec ce « pardon » ? D’un côté, il parle de demander pardon, mais de l’autre il fait comme Porfirio Díaz à l’époque. Avec le pardon, il amène de grandes entreprises, sources de pillage, d’accumulation pour quelques-uns et de misère pour les peuples. Les militaires : agents de la violence et des disparitions les plus cruelles de notre histoire récente. Le développement : le progrès vu depuis l’Occident ; la richesse pour quelques-uns ; un mode d’exploitation et de pillage qui privilégie la mort et se perpétue depuis plus de cinq siècles, depuis la conquête de ce qu’ils ont appelé les Amériques, qui est imposé et détruit d’autres formes de vie, comme les nôtres, les peuples indigènes, les peuples mayas que nous sommes. Le mal nommé Train maya, et de nombreux autres grands projets, comme les industries immobilières et touristiques, les parcs éoliens et photovoltaïques, les semences transgéniques et les exploitations agricoles en sont les représentants.

    À quoi sert-il de demander pardon aux peuples mayas quand celui qui demande pardon représente, comme Porfirio Díaz, l’alliance déclarée avec les grandes entreprises et les militaires, la poursuite de la dévastation des forêts qui nous entourent et nous donnent la vie ; la pollution des eaux que nous ne pouvons plus consommer ; la spoliation du territoire que nous avons habité pendant des siècles et qu’ils veulent nous arracher ; et la terrible exploitation de notre peuple maya par le biais dudit « développement » qui nous rend esclave et nous tue. (...)

    #Mexique #peuples_mayas #Yucatán #López_Obrador #Porfirio_Díaz #développement #dévastation

  • À Toulouse, du 13 au 18 janvier,
    une semaine contre l’expansion énergétique

    L’Amassada

    https://lavoiedujaguar.net/A-Toulouse-du-13-au-18-janvier-une-semaine-contre-l-expansion-energe

    En soutien à l’Amassada, appel à la semaine, du 13 au 18 janvier, contre l’expansion énergétique, à Toulouse.

    La métropole ne connaît pas la distinction entre ville et campagne, toutes deux intégrées dans sa logistique et son monde. C’est pourquoi nous la combattons partout.

    Bien que le capitalisme se soit toujours servi des « campagnes » pour produire les ressources nécessaires aux centres urbains, notamment en énergie, aujourd’hui, un nouveau paradigme vient s’y ajouter. Aux énergies auxquelles carburait la modernité industrielle, fossiles et stockables, viennent s’ajouter les énergies dites vertes, renouvelables et produites en flux continu. Les technologies d’information qui y sont couplées permettent l’autorégulation instantanée de la production et de la consommation. Point par point, ligne par ligne, un maillage recouvre les territoires : tout est connecté. C’est l’idéologie du smart, celle qui permet de déverrouiller un scooter électrique avec ce smartphone qui se sera déchargé déjà deux fois aujourd’hui, à Enedis de savoir que tu n’as pas regardé la télé grâce au compteur Linky « intelligent », à RTE de prévenir à distance depuis sa tour de contrôle du 93 les dysfonctionnements de ses parcs éoliens. (...)

    #Amassada #Toujouse #Aveyron #expansion_énergétique #énergies #territoires #dévastation #résistance #solidarité

  • La renaissance de l’humain est la seule croissance qui nous agrée

    Raoul Vaneigem

    https://lavoiedujaguar.net/La-renaissance-de-l-humain-est-la-seule-croissance-qui-nous-agree

    Les coups de boutoir que la liberté porte à l’hydre capitaliste, qui l’étouffe, font fluctuer sans cesse l’épicentre des perturbations sismiques. Les territoires mondialement ponctionnés par le système du profit sont en butte à un déferlement des mouvements insurrectionnels. La conscience est mise en demeure de courir sus à des vagues successives d’événements, de réagir à des bouleversements constants, paradoxalement prévisibles et inopinés.

    Deux réalités se combattent et se heurtent violemment. L’une est la réalité du mensonge. Bénéficiant du progrès des technologies, elle s’emploie à manipuler l’opinion publique en faveur des pouvoirs constitués. L’autre est la réalité de ce qui est vécu quotidiennement par les populations.

    D’un côté, des mots vides travaillent au jargon des affaires, ils démontrent l’importance des chiffres, des sondages, des statistiques ; ils manigancent de faux débats dont la prolifération masque les vrais problèmes : les revendications existentielles et sociales. Leurs fenêtres médiatiques déversent chaque jour la banalité de magouilles et de conflits d’intérêts qui ne nous touchent que par leurs retombées négatives. (...)

    #conscience #réalités #mensonge #dévastation #violence #La_Boétie #vie_quotidienne #souveraineté #capitalisme #explosion #Mirbeau #autonomie #auto-organisation #autodéfense #offensive #insurrections #écologistes #utopie #Gilets_jaunes #Chili #zapatistes #Rojava #Catalogne #Iran

    • Pour information, dans le mail qui accompagnait ce texte.

      A toutes et à tous,

      Je prépare l’édition d’un petit livre intitulé Textes et entretiens sur l’insurrection de la vie quotidienne, qui doit paraître aux éditions Grevis, en avril 2020. J’ai ajouté à ces interventions, qui vont de novembre 2018 à août 2019, des remarques susceptibles de contribuer aux débats et aux luttes en cours en France et dans le monde.

      La date tardive de parution du livre m’a suggéré de diffuser dès maintenant sur les réseaux sociaux ces propos sur la renaissance de l’humain. Leur lecture peut être utile avant la comédie étatique des élections municipales françaises, et en raison des flux et des reflux insurrectionnels où la moindre initiative d’individus et de collectivités, animés par la redécouverte de la vie et du sens humain, revêt une importance croissante.

      Libre à vous d’en faire (ou non) l’usage qui vous plaira.
      #raoul_vaneigem #vaneigem

  • « Gilets jaunes » : la démocratie directe en germe ? Collectif Lieux Communs - 20 Novembre 2018
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-la-democratie-en-germe

    Tract Gilets jaunes : la démocratie directe en germe ?
    Le mouvement populaire en cours, qu’il le sache ou non, défie toute l’organisation de la société et récolte un mé­pris officiel à la hauteur. Le surgissement de cette colère réveille des questions enfouies depuis si longtemps que leur simple formulation effraie. Pourtant la dégradation de la situation générale est telle qu’un choix s’impose entre le chaos qui s’avance et la reconquête, lente et laborieuse, d’une souveraineté véritablement collective.

    La colère des « gilets jaunes » est authentiquement populaire
    C’était immédiatement reconnaissable au mépris des médias et des politiciens : le bourrage de crâne des premiers pendant trois semaines était proportion­nel à la fébrilité du petit personnel politique. Mouvement hors partis, hors syndicats, hors associa­tion, il démon­tre en acte le décalage profond entre toutes les institutions et la réalité du pays. Il ne peut donc qu’être la cible de tous les chefs, les bu­reaucrates, les arrivistes et tous leurs discours bien-pensants qui chantent la « démocratie » mais chouinent dès que le peuple se mani­feste.

    Cette auto-organisation générale contraste avec tous les mouvements précédents
    Autant des mouvements-veto manipulés par les syndi­cats que des soubresauts récents (« pigeons », bonnets rouges, jour de colère) ou même les ’coor­dinations’ des années 1986-88. Il semble plutôt reprendre timi­dement l’élan et les pratiques des mou­vements ou­vriers des XVIII-XXe siècles, aujour­d’hui largement oubliés. Les ’réseaux sociaux’ électroniques ne font donc que jouer le rôle d’un lien social disparu, mais qui pourrait réapparaître autour d’un projet politique. Des gens se mani­festent, se rencontrent, se découvrent et tâtonnent pour se consti­tuer en corps politique par l’action.

    C’est un peuple sous les radars médiatiques qui s’est mobilisé
    C’est la ’France périphérique’, celle des grandes ban­lieues, de la semi-ruralité et des campagnes. Mais plus généralement celle des milieux modestes en voie de déclassement, pris en tenaille entre l’oli­garchie préda­trice et l’ensauvagement de l’espace publique. Ce sont les petites gens, les sans-grade, les « sans-dents », la France « rance » et « moisie » dont aucun média imbi­bé de libéralisme et de gau­chisme culturel au service des métropoles festives ne veut entendre parler. Ce sont tous ceux qui paient depuis quarante ans le prix fort de la ’mon­dialisation’ : désindustrialisation, pré­carisation, dé­sertification, insécurité sociale et cultu­relle, etc. C’est évidemment cet abandon qu’expriment épisodi­quement paysans ou employés, artisans ou pe­tits patrons, retraités ou chômeurs, policiers ou infir­mières, en Creuse ou à Mayotte, en Corse ou en Bre­tagne, en Guyane ou dans les Vosges.

    Les mots d’ordre initiaux sont simples : contre les prix élevés, les taxes et l’incurie gouvernementale
    Ils reflètent cet univers abandonné par tous les gou­vernements depuis des décennies et qui n’a plus que son bon sens pour s’orienter au jour le jour. Ils proviennent du monde de ceux qui ont renoncé, de­puis les deux guerres mondiales, à transformer la société et se sont résignés à se conformer au mo­dèle qui s’est imposé : ils jouent le jeu du salariat, de l’impôt, du crédit, de la consommation, de la voiture, de la télé et de la passivité politique « ré­publicaine ». En échange, l’oligarchie garantissait l’augmentation du niveau de vie, la société de consommation, la sécurité et la paix. Ce contrat so­cial, sur chaque point, se défait, et provoque un ras-le-bol latent à la fois viscéral et diffus mais conser­vateur puisque visant à revenir à une si­tuation anté­rieure jugée comme ’normale’.

    C’est la colère d’un peuple qui commence à comprendre que ce contrat social ne sera plus tenu
    Que sa part, réelle et symbolique, diminue au fil des années au profit de tous ces milieux qui ont dé­cidé de rompre ce qui faisait tenir la société en­semble. Ni l’abondance, ni la sécurité ne semblent plus assurées. C’est le grand patronat qui pille le pays et saigne à blanc les salariés ; c’est l’oligar­chie médiatique et politique qui accompagne en souriant le chaos social, culturel et écologique ; ce sont les classes aisées ur­baines et leur haine politi­quement correcte du populo. Et ce sont évidem­ment tous les bénéficiaires choyés du pré­tendu « multiculturalisme » ; élus clientélistes, in­digénistes revanchards, communautaristes racistes, islamistes sécessionnistes, gangs barbares, mafias in­ternationales, faux réfugiés, etc. Ces prédateurs et opportunistes de partout et de nulle part es­croquent les finances publiques et la solidarité gé­nérale pour asseoir leurs dominations sur plus pauvres, ou plus scru­puleux, qu’eux.

    Plus profondément, nous assistons à la transformation profonde des sociétés contemporaines
    Les couches dominantes et la finance internationale ne rencontrent aujourd’hui plus de résistances populaires conséquentes. Elles prennent des réflexes féodaux, impériaux, orientaux en instrumentalisant les migra­tions massives, les intégrismes et la voyoucratie pour diviser et terroriser les populations afin d’anéantir toute volonté et toute visée d’auto-détermination des peuples. Et il y a, en toile de fond, la dévastation écologique qui condamne, de toute façon, la société de consommation et le mode de vie qui l’accompagne, et qu’annonce la fin du pétrole à plus ou moins long terme. L’oligarchie se sert évidemment de la « transition énergétique » pour accroître les inégalités et affermir sa domination, interdisant toute solution durable. La situation, abso­lument nouvelle, est similaire à l’échelle européenne et mondiale.

    Les mouvements populaires plus ou moins radicaux ont donc un avenir certain
    Un nouvel ordre mondial s’installe, qui balaie la soli­darité collective, le cadre national, l’abondance éner­gétique et le consumérisme pour tous. Face à cela, des réactions instinctives de survie surgissent un peu par­tout, aboutissant au « populisme », sous diverses formes aux États-Unis, en Angleterre, en Grèce, en Allemagne, au Brésil, etc. Ces crises de régime peuvent aboutir à des mesures ponctuelles : relance de la croissance, redistribution relatives des richesses, limitation des privilèges médiatiques, fermeté migra­toire ou juridique, etc. Mais elles ne feront que repousser l’échéance en faisant perdurer et miroiter un mode de vie qui n’est pas généralisable à toute la pla­nète. Il n’est pas viable, à terme, ni économique­ment, ni énergétiquement, ni écologique­ment, ni culturel­lement. Il n’existe aucune ’solution cachée’ : il n’y a que les peuples qui pourraient inventer de réelles alternatives.

    Nous devons nous confronter aux vraies contradictions qui nous traversent
    Quels que soient les démagogues portés au pouvoir, les problèmes de fond resteront inchangés car les désirs des populations sont aujourd’hui intenables. On ne peut pas vouloir du pétrole, du gaz ou du charbon en abondance sans composer avec les dictatures qui nous les vendent. Il n’est pas possible d’exiger un niveau de vie croissant tout en dénonçant des catastrophes écologiques ou des immigrations massives. Lorsque l’on fait grandir des enfants entourés d’écrans et de gadgets technologiques il ne sert à rien de déplorer la montée de l’analphabétisme, des pathologies mentales et du désert social. Enfin, revendiquer plus de démocratie n’a de sens que si le divertissement passe enfin derrière la réflexion, la délibération et l’action poli­tique. Ces attitudes contradictoires, les nôtres, sont le terreau de tous les bonimenteurs.

    Depuis plusieurs années, quelques courants évoquent la démocratie directe
    C’est effectivement la seule manière pour le peuple de s’occuper de ses propres affaires et d’abord de se confronter à lui-même, à ses lâchetés, à ses responsabilités, à ses choix. Mais cela ne se fera jamais du jour au lendemain, sinon au profit de quelques manipula­teurs comme tous les milieux politiciens en sécrètent naturellement. La démocratie ne peut que partir de la base, s’enraciner dans une auto-organisation populaire pratiquée au quotidien, dans la durée. Des mouvements, trop éphé­mères, inventent d’autres pratiques politiques comme la tenue d’assemblée générale, la rotation des tâches, le tirage au sort, le mandat direct ou la révocation des délégués. Il est donc question de l’émergence d’une nouvelle culture politique populaire, de l’apparition de nouvelles formes politique, de l’avènement d’une autre manière de faire société.

    S’engager dans la voie de l’auto-gouvernement, c’est travailler sur le long terme
    C’est être capable de survivre à la médiatisation, à la récupération, au sabotage, à la menace et à la répress­ion y compris indirecte. Mais c’est, avant tout, parve­nir à se reconstituer comme un corps politique, face à l’atomisation sociale, la confusion idéologique, la fragmentation ethnico-religieuse et le découragement. Les risques d’affrontements violents sont réels et iront grandissant. Ils n’auront de sens que selon une ligne explicitement politique : il s’agit de séparer ceux qui veulent reprendre le projet d’émancipation individuel et collectif dont la France, l’Europe, l’Occident sont encore porteurs, de ceux qui cherchent à priver les peuples des moyens d’agir sur leurs destinées au profit d’intérêts particuliers.

    Lieux Communs
19-20 novembre 2018
    #GiletsJaunes #politique #mépris #colère #domination #oligarchie #france_périphérique #devastation

  • USA : Trois semaines après l’#ouragan Maria, les autorités “blanchissent” la #dévastation et les morts à Porto Rico · Global Voices en Français
    https://fr.globalvoices.org/2017/10/12/217323

    Dans un entretien avec le Secrétaire à la Sécurité publique Héctor Pesquera, le Center for Investigative Journalism (CPI) basé à San Juan a appris qu’au moins 200 personnes sont mortes à Porto Rico du 20 au 29 septembre compris, un nombre qui excède largement celui d’une période [normale] aussi courte. Et ce ne sont là que les enregistrements officiels — L’absence d’électricité a obligé les services d’état civil à faire les enregistrements manuellement, ralentissant ainsi le processus.

    Par des entretiens à l’hôpital Pavía d’Arecibo, le CPI a appris que 49 personnes étaient décédées dans ce seul hôpital les deux premiers jours ayant suivi l’ouragan, pendant lequel l’établissement était quasiment dépourvu d’électricité.

    #Chiffres biaisés, et brièvement censurés

    Le gouverneur de Porto Rico Ricardo Rosello a déclaré le 3 octobre que 63 des 69 hôpitaux de l’île avaient rouvert. Mais que veut dire “rouvrir” pour un hôpital ? Les responsables publics ont expliqué que cela signifiait que les hôpitaux acceptaient des patients. Une liste publiée par les services du gouverneur indique que 29 hôpitaux sur les 63 décrits comme étant “opérationnels” n’ont toujours pas d’électricité.

    Le gouvernement fédéral américain rechigne également à fournir des #données exhaustives sur la situation. Le 5 octobre, les utilisateurs du site web de la FEMA, l’Agence fédérale des situations d’urgence, ont constaté que les statistiques détaillées sur les coupures d’eau, d’électricité et autres commodités publiées et routinièrement mises à jour, avaient soudain disparu.

    #morts #abandon #guerre_aux_pauvres

  • Au-delà du #patriarcat – La destinée de la Terre et de l’#humain (Thomas Berry) | Le Partage
    http://partage-le.com/2015/04/au-dela-du-patriarcat-la-destinee-de-la-terre-et-de-lhumain-thomas-berry

    La période « matricentrique », pré-patriarcale, s’est étendue en Europe d’environ 6500 av. J.-C. jusqu’aux invasions aryennes d’environ 3500 av. J.-C. Pendant les dernières 5500 années, le patriarcat – un schéma archétypique de #domination mâle oppressive – a été la caractéristique intégrale de la civilisation occidentale. Que cela signifie-t-il, pas simplement pour l’accomplissement personnel des #femmes, mais pour la destinée de la terre et la viabilité de l’espèce humaine ?

    Quand le succès apparent de la période matricentrique précédente est comparé à la #dévastation de la terre résultant de l’ordre civilisationnel qui s’ensuivit, on obtient alors une critique complète du processus occidental de #civilisation que nous n’avons d’ailleurs probablement jamais dépassé. Nous sommes confrontés à une inversion profonde de valeurs. Le déroulement complet de la civilisation occidentale apparaît comme vicié par le patriarcat – la domination masculine agressive, et le pillage de notre #société

    • Le nouveau mode de conscience écologique émergeant actuellement perçoit la nouvelle ère de la communauté terrestre comme ayant un aspect élémentaire plus proche des caractéristiques traditionnelles féminines que masculines. Il y a en effet des raisons religieuses, cosmologiques, biologiques et historiques de considérer le féminin comme ayant un rôle spécial dans notre conception de la Terre.

      buuuurp ! Non mais allo quoi !

      C’est un raisonnement qui voit le monde tête à l’envers. Les fameuses « caractéristiques traditionnelles féminines [et] masculines » n’ont rien de traditionnelles justement. Elles sont elles-mêmes les produits de la dissociation induite par l’avènement de notre civilisation (aujourd’hui globalisée) qui distribue les « qualités » entre production/reproduction, public/privé, etc. en les indexant sur le genre (par ailleurs naturalisé et rabattu sur le sexe biologique bipartite)

      Si l’Occident a indiscutablement un « problème » du coté de la permanence des structures patriarcales (qui, soi dit en passant, s’étendaient à une aire géographique débordant largement ce qu’on appelle aujourd’hui Occident et dont ont hérité d’autres cultures), la signification qu’elles adoptent aujourd’hui n’est tout simplement pas comparable avec celles des formes de société pré-capitaliste. En quelque sorte, il y a une reconfiguration qui ne permet pas de tracer une continuité.

      Du coup, malgré (ou à cause de) la profondeur historique que voudrait donner T. Berry à la domination patriarcale, il s’enferre dans une complète naturalisation qui est le produit même de notre époque et qu’il projette en retour sur les précédentes. Ce qui est le plus sur moyen de rater la possibilité de sortir à la fois et du patriarcat et du capitalisme, faute de saisir la réalité historique et sociale spécifique du patriarcat producteur de marchandises (seul responsable des conditions actuelles de la catastrophe écologique, entre autres) et de critiquer en même temps toute résurgence des formes antérieures bien comprises de patriarcat http://seenthis.net/messages/340214#message340388

  • Le Feu #Nucléaire — feu le nucléaire ?
    http://www.larevuedesressources.org/le-feu-nucleaire-feu-le-nucleaire,2381.html

    Aujourd’hui, même des généraux comme Vincent Desportes estiment — contre les clichés colportés par les médias — que non seulement la place de la France dans le monde ne dépend pas de sa capacité de dissuasion nucléaire, mais ils commencent à dire que de sérieuses économies pourraient être faites du côté de l’armement nucléaire : quel progrès ! In memoriam Hiroshima (6 août 1945) & Nagasaki (9 août 1945). Le 11 mars — déjà — deux longues années se sont écoulées avec leur flux de radionucléides depuis (...) (...)

    #Biosystèmes_critiques #Guerre_d'Irak #Japon #Oswald_Spengler #Heidegger #Philosophie_et_Sciences_de_l'homme #XXe_siècle #XXIe_siècle #Guerre_froide_/_Cold_war #Post-apocalytique #Contamination_radioactive #Guerre_de_Bosnie-Herzégovine #Critique_de_la_technique #Crise_écologique #Fukushima #Référendum #Géopolitique #Dévastation #Hans_Jonas #Günther_Anders #Michel_Rocard #Paul_Quilès #Bombe_atomique #Hiroshima_&_Nagasaki #Essais_nucléaires
    http://hypertextbook.com/eworld/einstein.shtml
    http://www.astrosurf.com/luxorion/quantique-bombes-atomiques4.htm
    http://www.bfmtv.com/rocard-sur-bfmtv-veut-supprimer-la-force-actu29495.html
    http://www.liberation.fr/terre/2012/07/13/la-bombe-nucleaire-s-apparente-a-une-assurance-mort_833251
    http://www.lemonde.fr/planete/video/2012/06/21/pour-francois-hollande-la-dissuasion-nucleaire-est-un-element-qui-contribue-
    http://atomicsarchives.chez.com/victoire_guerre_froide.html
    http://www.francesansarmesnucleaires.fr/spip.php?article11
    http://nucleaire-nonmerci.net/nucleairemedical.html
    http://www.cnrtl.fr/etymologie/feu
    http://atomicsarchives.chez.com/tcherno_sous_marin.html
    http://adolfobimer.blogspot.fr

  • Total, Shell, Eni : les magnats pétroliers pillent le Nigeria
    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4909

    Pour les ONG, les compagnies pétrolières, leurs pays d’origine et le gouvernement nigérian ont tous une lourde responsabilité dans la #dévastation sociale et environnementale du Delta du #Niger. Une juridiction contraignante doit être mise en place, dès à présent, pour que chacun prenne ses responsabilités. En outre, des études environnementales sont nécessaires dans chacun des territoires concernés par la prospection pétrolière. Mais, plus globalement, c’est l’ensemble de la stratégie de « sécurité énergétique » qui doit être repensée. Premier importateur d’énergie dans le monde, l’UE importe plus de 52 % de son énergie totale et sa dépendance au pétrole représente 83,5 %. Le pétrole en provenance du #Nigeria représente 20 % du #pétrole commercialisé sur le territoire européen.