• [Le culte du bonheur créé] de nouvelles hiérarchies émotionnelles où ceux qui râlent, ceux qui sont en colère sont « pathologisés ».

    En plus d’être le jour du Printemps, aujourd’hui c’est aussi la Journée Mondiale du Bonheur ! C’est donc l’occasion idéale pour (ré)écouter la sociologue Eva Illouz, co-auteur de « Happycratie : Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies »...
    Youpee !

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/heureux-qui-comme-moi-je


    #bonheur #marchandisation #Printemps #JournéeMondialeduBonheur


  • Usul. Développement personnel : pensez positif
    https://www.youtube.com/watch?v=6aWaC4HUJJ8

    Que vous soyez écologiste tendance retour à la terre ou requin des affaires, il y a forcément une méthode de développement personnel qui vous conviendra. Constatant que cette littérature explose et qu’elle est devenue un marché très lucratif, l’équipe d’Ouvrez les guillemets s’est penchée sur ce que racontent ces coachs de vie et autre conférenciers qui passionnent parfois jusqu’aux zadistes les plus new age.

    #bullshit_business


  • Industrie du bonheur & souffrance au travail, les deux faces de la Start-up Nation | Comme un bruit qui court
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-06-octobre-2018

    Plutôt que de vouloir comprendre pourquoi on va mal, la psychologie positive cherche comment aller mieux : pour ne pas se faire broyer par la concurrence de tous contre tous, c’est vous-même qu’il faut changer ! - La ministre du travail a annoncé 4000 suppressions de postes à Pôle Emploi, les agents se mobilisent et se mettent en grève mardi prochain pour dénoncer une nouvelle détérioration des conditions de travail ainsi que le dévoiement de leur mission de service public. Durée : 55 min. Source : France Inter

    http://rf.proxycast.org/1488168388139163648/13947-06.10.2018-ITEMA_21839830-1.mp3



  • Le #développement_personnel est-il vraiment l’#arnaque du siècle ? (Jean-Laurent Cassely, Slate)
    http://www.slate.fr/story/166196/societe-happycratie-bonheur-developpement-personnel-pensee-positive

    Dans la période post-crise 2008, durant laquelle les #inégalités se creusent, les chances de #mobilité_sociale s’aménuisent, le fonctionnement du #marché_du_travail se durcit, l’appel à faire preuve d’#enthousiasme, de #positivité et d’#autonomie contribue à faire porter sur les individus la #responsabilité de tout ce qui dysfonctionne.

    Des phénomènes structurels lourds comme les variations du taux de #chômage ou la #dette des États peuvent passer au second plan ou même être occultés au profit de l’encouragement à devenir l’#entrepreneur de #soi-même, à rebondir et à faire de ses #échecs des #opportunités – autant de maximes qui forment un néo-bouddhisme absurde, une « #pornographie_émotionnelle » que les adeptes des fils d’actualité du réseau Linkedin ne connaissent malheureusement que trop bien.

    […]

    Le véritable débat concerne peut-être moins l’efficacité des techniques du mieux-être que la vision du monde qu’elles véhiculent. Sur le plan individuel, toutes celles et ceux qui ne parviennent pas à être riches, heureux, en bonne santé, épanouis et débordants d’énergie sont soupçonnés de ne pas avoir fait suffisamment d’#efforts –et donc quelque part de vouloir et de mériter leur sort. Ils cumulent leur #souffrance avec un sentiment de #culpabilité.


  • Une machine à fabriquer de l’impuissance - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Fabriquer-de-l-impuissance

    Retour sur la tournée #Égologie et les discussions intéressantes à ce sujet. cc @touti et @rastapopoulos et @sandburg même si les trucs les plus intéressants se sont passés dans des montagnes peuplées de chevelu·es.

    Dans une montagne un peu plus loin, une autre nous raconte son activité de conseillère conjugale de culture féministe. Nous sommes dans les Cévennes de l’illustre Pierre Rabhi et l’influence est palpable. Les femmes engagées dans des démarches écolo-spirituelles n’y sont pas plus qu’ailleurs, et pas plus que les autres, à l’abri de la violence masculine dans le couple. Sauf que celles-ci sont spécialement vulnérables, incapables de se dresser contre un compagnon qui les tient sous emprise ou exerce sur elles une violence économique ou matérielle. On leur a dit, répété, que chacun·e pouvait se prendre en main (1) et qu’il fallait arrêter de « toujours blâmer les autres ». Elles sont battues ? Ce n’est pas sa faute à lui, ce sont elles qui ont dû louper quelque chose. Et de stage d’une quelconque thérapie alternative en lecture d’un bouquin de Pierre Rabhi, elles sont incapables de reconnaître qu’elles ne sont pas responsables de la relation violente et incapables de s’enfuir, tout bêtement. Ça tombe bien, les autorités lorgnent sur les démarches de reconstruction du couple dans les cas de violence conjugale, ça coûte moins cher que de s’assurer qu’un foyer attend toutes les femmes battues, sans revenu ou sans tissu social solide (souvent conséquences de la maltraitance) quand elles arrivent à sortir des griffes de leur mec (2).

    Ainsi, un angle d’attaque qui promettait d’éviter l’impuissance (car nous ne savons pas encore comment éradiquer le patriarcat ni lutter contre cet envahissement par les substances toxiques que l’industrie et la recherche ne semblent pas vouloir arrêter d’inventer), finit en puissant outil d’acceptation de la saleté qui nous entoure. Les personnes en colère, les chieuses et les énervés ont offert plus de bataillons pour se battre contre l’abjection dans ce monde que les adeptes du développement personnel. Leur « négativité » est au fond plus prometteuse.

    Edit : finalement, je garde pour moi (et pour vous) cette histoire d’affiche inspirée par le bouquin.

    • Oui, ça a un peu dévié, cette histoire !

      Je ne peux pas acheter le Diplo ici et les Tumbler renvoient automatiquement vers un site « Internet positiv » (j’ai découvert ça hier en cherchant à visiter un Tumbler women and guns). Mais j’ai confiance en J-B Malet, dont j’ai lu l’excellent bouquin sur la tomate. (Peut-être que je ne suis pas d’accord avec tout mais c’est une idée, d’aller fouiner dans ce coin.)

      Pierre RABHI
      https://www.plumedecarotte.com/pierre-rabhi

      Paysan, essayiste et penseur, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agroécologie en France. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous, et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers.

      Il est l’auteur d’une vingtaine de livres à succès, dont Vers la sobriété heureuse (Actes Sud), ou encore La puissance de la modération (Hozhoni) et La convergence des consciences (Le Passeur).

    • Sur toute la Terre, Amma usine son câlin standard avec une rigueur dans l’exécution des tâches que n’aurait pas reniée Frederick W. Taylor : ouverture des bras ; enveloppement de l’inconnu ; bercement de dix secondes ; remise à chaque être câliné d’un pétale de rose, d’une pomme ou d’un bonbon. Ces séances d’étreintes de masse se prolongent plusieurs heures durant.

      Au sein de l’immense espace de spectacle consacré au rituel, où chacun déambule pieds nus après l’étreinte, il est aisé d’observer que certains sont soudainement pris d’une forte émotion, sanglotent et parfois s’effondrent en larmes.

      Tu m’étonnes, après avoir attendu des heures au milieu de chants hypnotiques...

      « Beaucoup d’individus de nos sociétés modernes, profondément narcissiques, sont en quête permanente d’eux-mêmes. À l’approche d’Amma, un véritable processus d’idéalisation se met en place, observe, à quelques mètres de la gourou, la psychologue Élodie Bonetto. Amma, le “leader”, peut alors incarner l’idéal de l’individu, dont la dévotion s’explique le plus souvent par son désir d’être reconnu comme exceptionnel. Trois profils types se dégagent : l’adepte socioaffectif, en quête de réconfort et de sociabilité ; l’adepte utilitariste, en quête de réalisation de soi ; et l’adepte flexible, qui se situe entre les deux. »

      La meuf a l’air super fort !

      Selon la prolixe littérature d’ETW, Mme Amritanandamayi aurait eu la peau bleue à sa naissance, comme celle du dieu Krishna. Lors de sa mise au monde, Amma n’aurait ni pleuré ni crié, et se serait contentée d’un sourire. Capable de parler à l’âge de 6 mois, elle aurait également accompli plusieurs miracles, notamment en embrassant un cobra qui terrorisait son village natal. Face à des incrédules rationalistes, Amma aurait transformé de l’eau en lait. En léchant les plaies d’un lépreux, elle l’aurait guéri.

      guides de médecine ayurvédique proposant de soigner le cancer

      Aïe.

      Ces centaines de dévots de toutes nationalités suivent, à leurs frais, celle qu’ils nomment « la déesse » afin de pouvoir travailler bénévolement aux multiples tâches qu’implique une tournée internationale digne des plus grandes vedettes de l’industrie culturelle. Parmi eux, une surreprésentation de femmes célibataires sans emploi, prêtes à dormir à même le sol si leurs économies ou leurs minima sociaux ne leur permettent pas de s’offrir un hébergement.

      Justement, je ne savais pas quoi faire de ma vie.

      Rejoindre la tournée européenne coûte près de 1 500 euros aux volontaires qui souhaitent emprunter les autocars de l’organisation ; certains s’endettent pour pouvoir les payer. Ils sont alors vêtus intégralement de blanc, identifiés par un badge et considérés comme des membres à part entière d’ETW. Les repas végétariens et l’hébergement restent à leur charge. Les bénévoles les plus pauvres mangent avec parcimonie. « Beaucoup s’épuisent et s’appauvrissent, témoigne Mme Amah Ozou-Mathis, ancienne adepte qui a participé aux tournées européennes durant cinq ans. Les journées débutent très tôt par des mantras et la récitation des cent huit noms d’Amma. Elles continuent par un travail considérable et s’achèvent par des cérémonies rituelles où beaucoup entrent en transe, qui finissent très tard. Le plus souvent, on ne dort que trois ou quatre heures par nuit. »

      Finalement, on est bien chez soi.

      Ces éléments de langage sont ensuite relayés sans discernement par des centaines de supports d’information du monde entier, dont les reportages évoquent, depuis plus de trente ans, l’ambiance des tournées d’Amma ainsi que les « émotions » ressenties par le journaliste ayant reçu le darshan — un classique du genre.

      « Non, l’empire d’Amma n’a rien d’une ONG caritative, affirme M. Sanal Edamaruku, qui vit en exil en Finlande, où il préside l’Association des rationalistes indiens. Amma, c’est une entreprise, un “business” sale. On peut ajouter Amma à la longue liste des charlatans qui sévissent en Inde. La plus parfaite opacité règne quant à la destination exacte des fonds collectés lors de ses tournées. » Nous avons pu consulter des documents officiels émanant du ministère de l’intérieur indien, ainsi que des déclarations fiscales d’une branche américaine de l’organisation d’Amma. Le recoupement des déclarations officielles des deux entités juridiques, rassemblées sur plusieurs années, montre qu’elles ne coïncident absolument pas : les sommes que la maison mère déclare avoir reçues s’avèrent très largement inférieures aux sommes que la filiale américaine déclare lui avoir versées. Où est passée la différence ?

      Dénonçant des « malversations » et des violences, parmi lesquelles des viols, au sein de l’organisation, elle souligne les liens étroits existant entre Amma et le pouvoir politique nationaliste hindou. La multinationale du câlin est parvenue à obtenir l’interdiction pour « blasphème » de ce livre dans l’État du Kerala. Dès 1985, l’ouvrage de l’ex-policier Sreeni Pattathanam, qui évoquait des morts suspectes survenues dans l’ashram d’Amma, avait été lui aussi censuré pour « blasphème » — son auteur est aujourd’hui le secrétaire régional pour le Kerala de l’Association des rationalistes indiens.

      « Attention ! Si Amma construit bel et bien en Inde des infrastructures — hôpitaux, écoles, universités — dont on retrouve des photographies dans sa propagande, il ne faut pas se leurrer, avertit M. Edamaruku. Le plus souvent, ce sont des établissements privés, destinés à générer du profit, qui permettent à son organisation de s’institutionnaliser et d’asseoir un peu plus son pouvoir. » Vantée lors des tournées comme l’initiatrice de grandes réalisations caritatives, ETW est aujourd’hui à la tête d’un réseau d’universités et d’un hôpital universitaire, regroupés sous le label « Amrita », qui comptent plus de 18 000 élèves. Le clip de présentation de ce réseau s’enorgueillit de ses 23 centres de recherche scientifique, à l’origine de 51 brevets.

      #secte #exotisme #Inde #raclure

      Et les imbéciles qui la louent : #Hulot etc.

    • 2011 dans Le Monde. #journalisme

      Amma, la multinationale du câlin
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/26/amma-la-multinationale-du-calin_1593754_3224.html

      Ces millions d’étreintes – à raison d’un million par an – financent indirectement une ONG, véritable multinationale du caritatif. Embracing the World (« étreindre le monde ») intervient dans des domaines aussi variés que la protection de la planète, la promotion du droit des femmes ou encore l’éducation des plus jeunes, et ce sur tous les continents.

      L’essentiel est financé par les dons des participants, le reste des recettes provient de la vente de produits dérivés. Saris (en solde, à Pontoise !), étoles, livres de prière traduits dans toutes les langues, CD et DVD. Mais aussi tee-shirts, sacs à main, porte-clés, statues, peluches, cartes postales, encens, pierres, bijoux et même des montres à l’effigie d’Amma sont vendus toute la journée dans un coin de la salle par des dames – toujours vêtues de blanc.

      Dans ses livres, ses conférences données à l’ONU ou dans de prestigieuses universités, Amma tient un discours qu’il est difficile de critiquer. Qui oserait dire qu’il ne souhaite pas plus d’amour et de bonheur sur terre ? « Attention à l’ethnocentrisme, met en garde Nadine Weibel, Amma est dans la pure traditon hindoue et c’est une véritable figure en Inde. Ce qui peut nous paraître étrange ou simpliste est en fait le fruit d’une tradition millénaire. »

    • Ahaha je te suis @aude_v !
      Billetterie : Journée avec Pierre Rabhi au Centre Amma
      https://www.weezevent.com/journee-avec-pierre-rabhi-au-centre-amma

      Une journée de rencontres et d’échanges avec Pierre Rabhi dans le beau cadre du Centre Amma - Ferme du Plessis.

      raaa zut, c’est passé, on ne connaitra pas le prix, un aperçu du programme cependant

      http://www.etw-france.org/venue-de-pierre-rabhi-au-centre-amma

      PROGRAMME PREVISIONNEL DE LA JOURNEE

      9h : ouverture des portes et visites guidées possibles du lieu

      10h30-11h30 : Conférence de Pierre Rabhi : « en route vers un nouveau paradigme ».

      12h : méditation guidée par Bri. Dipamrita dans le parc du Centre Amma – Ferme du Plessis

      12h30 : déjeuner / buffet
      13h30 : possibilité de visite guidée de la Ferme du Plessis

      15h-16h30 : « il n’y a pas de changement de société sans changement humain ».
      Table ronde animée par Divyanand / Mathieu Labonne (coordinateur général de la Ferme du Plessis et directeur de Colibris) avec :
      – Pierre Rabhi
      – Bri. Dipamrita (présidente d’ETW-France et envoyée d’Amma en France)
      – Christophe Massin (médecin psychiatre, écrivain, prix psychologies-Fnac 2014)

      Le Sommet des consciences les 20-21 juillet 2015 à l’Elysée – ETW France – Amma
      http://www.etw-france.org/le-sommet-des-consciences-le-20-juillet-a-lelysee

      Rassemblement de hautes figures spirituelles, religieuses et morales, le Sommet des consciences est une initiative conjointe de #Nicolas_Hulot, envoyé spécial du Président de la République française, de l’association Alliance of religions and conservation (ARC), de Bayard (propriétaire de La Croix), du R20 (réseau associant collectivités locales et entreprises) et du Conseil Économique, Social et Environnemental.

      Plus de quarante personnalités morales et religieuses du monde entier seront réunies le 20 juillet à l’Élysée, puis le lendemain au Conseil économique et social, à Paris. Elles vont, à cette occasion, lancer un « appel des consciences » destiné aux négociateurs de l’accord de Paris sur le climat.
      Amma, invitée à l’Elysée, sera représentée par Swami Amritaswarupananda, accompagné de Br. Shubamrita et Bri. Dipamrita.

      Quelques-unes des personnalités présentes :
      François Hollande, Président de la République ; Kofi Annan ; Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO ; Mohammad Yunus, Prix Nobel de la paix ; Pierre Rabhi ; Cheikh Khaled Bentounes ; Sœur Chan Khong, représentant la Communauté de Thich Nhat Hanh ; Sa Sainteté Bartholomée 1er ; Son Eminence Le Cardinal Turkson, Président du Conseil Pontifical pour la Justice et la Paix…

      une phrase exceptionnellement plate (mais à méditer longuement)

      « Je réfléchis souvent en profondeur à l’avenir de la terre, à la préservation de la nature et à la disparition de l’harmonie entre l’humanité et la nature… L’humanité est à la croisée des chemins. » – Amma

      moi aussi a dit Rosa Luxembourg

      En illustration de tout ceci la photo de la page d’accueil de la ferme du Plessis, un régal !
      http://fermeduplessis.com

      #spiritualité #individualisme #sectes_institutionnelles #croyances

    • Super Amma

      Face à des incrédules rationalistes, Amma aurait transformé de l’eau en lait. En léchant les plaies d’un lépreux, elle l’aurait guéri.

      Mais Jésus était encore plus fort :

      Jésus changeait l’eau en vin, et tu t’étonnes que 12 mecs le suivaient partout !

      Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… S’il vous répond, vous êtes schizophrène.

      Pierre Desproges

    • https://seenthis.net/messages/714664

      La ville de San Francisco est régulièrement promue dans les médias de masse comme un modèle de gestion écologique des déchets pour son taux de recyclage de 80%. En France, le film documentaire #Demain, réalisé par #Mélanie_Laurent et #Cyril_Dion, a beaucoup participé à la diffusion de cette idée. [Il a dirigé jusqu’en 2013 le mouvement Colibris ; et il est fondateur de Kaizen, revue partenaire du mouvement.] Partout où il passe, Cyril Dion brandit le cas de San Francisco comme une preuve de ce qu’il est possible de rendre une ville écolo-durable (« L’exemple le plus impressionnant, que nous présentons dans le film, est celui de la ville de San Francisco qui recycle 80 % de ses déchets »). Si seulement...

      Si vous allez à San Francisco, vous y verrez des seringues et de la merde (par Nicolas Casaux)


  • Lille : une militante anti-secte relaxée après avoir été attaquée en diffamation M.D. - 17 Juillet 2018 - france3-regions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/lille-militante-anti-secte-relaxee-apres-avoir-ete-atta

    Présidente d’une association de lutte contre les dérives sectaires (la #CAFES), Charline Delporte a été relaxée ce lundi après avoir été attaquée en diffamation par une association de méditation.

    "Ca va même plus loin qu’une relaxe puisque notre demande de dommage et intérêts a été acceptée", précise Jean-Yves Moyart, l’avocat de la prévenue.

    Charline Delporte va toucher 1 000 euros de la part de l’association, l’Institut #Heartfulness, après qu’elle ait réussi à prouver que la plainte était de mauvaise foi et qu’elle s’appuyait sur des éléments insuffisants.

    Jean-Yves Moyart se dit satisfait de cette condamnation "dissuasive" qui pourrait décourager d’autres sectes de poursuivre sa cliente en justice pour des motifs similaires.

     

    En relation avec une secte
    Le début de l’affaire remonte à septembre dernier, quand la responsable associative reçoit une lettre d’assignation, poursuivie pour "diffamation publique" par un l’Institut Heartfulness, qui organise des ateliers de « #méditation du coeur" à Lille.

    Quelques semaines plus tôt, Charline Delporte avait commencé à se renseigner sur cette association, après que l’une de ses connaissances lui a signalé des agissements étranges. Elle découvre alors que l’Institut Heartfulness est en relation étroite avec la secte "Shri Ram Chandra Mission".

    Cette secte figure sur le rapport parlementaire de la commission d’enquête sur les sectes de 1995 comme l’un des mouvements pouvant "être qualifiés de sectaires", ainsi que sur le dernier rapport de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (#Miviludes).

    Ce dernier rapport indique ainsi : "Grandes promotrices du #développement_personnel inspiré des techniques orientales, des organisations multinationales comme la "méditation transcendantale", Shri Ram Chandra Mission, ou la "Libre université du Samadeva", côtoient des structures créées par des Occidentaux "initiés", mais aussi des individus isolés dont certains bricolent des formations à partir de quelques stages qu’ils ont eux-mêmes suivis."

    La présidente de la CAFFES décide alors d’avertir le propriétaire de la salle où l’Institut Heartfulness organise ses séances et ce dernier suspend immédiatement la location. L’association porte plainte quelques semaines plus tard pour diffamation publique.

    Selon Me Laurent Klein, avocat de l’association, le rapport parlementaire de 1995 n’est plus idoine. "Toutes les personnes qui font du #yoga ne font pas partie d’une secte. A l’époque, c’était nouveau, les gens étaient méfiants. Aujourd’hui, la pratique du yoga s’est étendue, ça n’a plus rien à voir avec ce qu’on pensait que c’était il y a 20 ans", ajoute-t-il.

    L’audience s’était ouverte le 5 juin et le jugement a été rendu ce lundi soir, donnant raison à la militante anti-secte.

    #Lille #religion #femme


  • Sur la même table que les bouquins de #développement_personnel d’inspiration scandinave (l’art du hygge, du fikka, etc.), figure ce bouquin étrange qui ressemble à une très bonne #blague.

    Päntsdrunk is a refreshing take on the personal-development genre. In Finland there is a special word – ’kalsarikänni’ – to denote ‘drinking at home, alone, in your underwear’.

    It is no coincidence Finland consistently rates in the top five in happiness ranking. In Finland, Päntsdrunk is considered a path to recovery and self-empowerment to help you face your future challenges, much like the ’lagom’ or ’hygge’ of their other Scandi neighbours.

    The Päntsdrunk method also includes bingeing on Netflix, scrolling mindlessly on your phone, sweet and salty snacks, sofa time, and blocking all work communications. It will lead you to a healthier, more energising and relaxing life – wherever, whenever.

    Square Peg
    Published 2nd August 2018
    176 Pages
    £9.99

    Miska Rantanen

    Read more at https://www.penguin.co.uk/books/1116205/pantsdrunk/#YIrdMm08vO47hD3D.99

    #alcoolisme #slip #bonheur

    • Hygge, hyggelig au Danemark et en Norvège (la différence tient à la prononciation du y si j’ai bien compris), c’est un sens du homy (UK - homey ?), du gezellig (NL), pour employer des notions de pays proches, ça parle du plaisir de profiter d’un environnement agréable et familier. Je ne sais pas si ça implique d’être #chez_soi (j’imagine que le défi pour un café est d’être hyggelig comme à la maison) ni si du sexe est inclus. Mais ce que je sais, c’est que la cheminée n’est pas obligatoire, il y a les bougies pour compenser, on peut en mettre plein pour combattre le blues des soirées d’hiver. Je n’assure pas trop : on m’a offert un porte-bougie norvégien que je n’ai encore jamais utilisé... Mais peut être qu’un jour tu pourras venir chez moi et ce sera hyggelig, qui sait ?

      #Finlande #Scandinavie #Norvège #Danemark

    • Face à tous ces bouquins de développement personnel qui présentent des traditions scandinaves ou asiatiques, l’idée ne m’avait pas effleuré qu’il pût y avoir une marchandise typiquement française à mettre sur table dans les grandes surfaces culturelles de tous les pays. Mais si, on a nous aussi une philosophie de la vie ! C’est Philippe Delerm et sa première gorgée de bière qui repart pour un tour, avec un nouveau marketing.


  • #Aude_Vidal m’a donné un exemplaire de son essai Égologie. Écologie, individualisme et course au bonheur, paru au Monde à l’envers en 2017, et m’a dit de le faire circuler via seenthis à la fort belle manière que @philippe_de_jonckheere a imaginé pour ses livres : je l’envoie à la première personne qui répond à ce billet, qui l’enverra à la seconde, etc..

    Une présentation du bouquin, à la lecture très instructive
    http://www.lemondealenvers.lautre.net/livres/egologie.html

    #Développement_personnel, #habitats groupés, #jardins_partagés... : face au désastre capitaliste, l’#écologie se présente comme une réponse globale et positive, un changement de rapport au monde appuyé par des gestes au quotidien. Comme dans la fable du colibri, « chacun fait sa part ».
    Mais en considérant la société comme un agrégat d’individus, et le changement social comme une somme de gestes individuels, cette vision de l’écologie ne succombe-t-elle pas à la logique libérale dominante, signant le triomphe de l’#individualisme ?


  • À la faveur d’une réunion à laquelle je dois me rendre dans une aile de mon bureau dans laquelle je ne m’étais encore jamais allé, je découvre un atelier de créa, entendre un atelier de création, et, profitant que la porte est entrouverte, je jette un œil. Où je constate une pièce très étrange, ce sont les mêmes sous-plafonds et faux-planchers et la même moquette que dans les autres open spaces, en revanche le mobilier diffère entièrement et ressemble à s’y méprendre à celui des chambres factices dans les salles de démonstration de ces entreprises de mobilier à monter soi-même. Il y a notamment tout un coin garni de poufs, des tables hautes et des tables basses, des couleurs vives et répartis sur toutes sortes de tables, des pots remplis à craquer de feutres de couleurs, et, carrément, des pinceaux, des ciseaux, des rouleaux de feuille de couleur différentes, un massicot, des martyres pour couper au cutter, autant de choses qui pour le coup rappellerait plutôt le décor d’une école maternelle ou élémentaire, mais avec du mobilier qui serait à la taille des adultes. Et tandis que je passe cette tête curieuse, je suis hélé par une jeune femme qui ressemblerait plutôt à une illustratrice telle qu’elle serait représentée dans un magazine de droite, donc très propre sur elle, mais tout de même habillée de façon savamment négligée, surtout par rapport à mes collègues féminines d’open space, et qui me demande si je viens pour l’atelier de création, ce à quoi je tente de la détromper en lui disant que pas du tout et que je suis plutôt un ingénieur informatique qui se rend à une réunion dans laquelle il risque de repartir avec des sujets, elle me répond qu’au contraire, je ne dois pas avoir des a priori et que nous avons tous une part créative en nous. Ce qui me fait sourire. Évidemment.

    N’empêche je m’interroge à propos de l’avalanche de présupposés de cette situation. L’incongru d’une salle de création dans une entreprise spécialisée dans l’informatique bancaire. Son aménagement en un atelier très propre sur soi et aux couleurs vives et aux formes infantilisantes. Et naturellement sur le fait que cette jeune femme pense devoir combattre chez moi un a priori que ce qui se passe dans un tel atelier n’est pas sérieux, que la création n’est pas chose sérieuse. Et cette jeune femme qui enchaîne un peu les poncifs sur le thème de nous sommes tous des artistes, et si elle-même en est une, ce qu’elle semble laisser entendre, qu’est-ce qu’elle fait exactement dans les locaux de la Très Grande entreprise qui m’emploie ?

    Et si moi-même, je suis, comme il m’arrive de le dire, un artiste, qu’est-ce que je fais dans les locaux de la Très Grande Entreprise et ses ateliers de créa ?

    La jeune femme enchaîne, je dois laisser mes a priori de côté. Et je dois résister, par tous les moyens de lui révéler qui je suis vraiment, je veux dire dans d’autres cadres que celui de la Très Grande Entreprise, et que, par ailleurs, je suis un ancien étudiant des Arts Déco, parce que justement si on savait une telle chose à mon propos (et cela filtre malgré tout), on se demanderait bien comment il se fait que d’une part je sois dans le sein même de la Très Grande Entreprise et qu’elles seraient les mesures les plus appropriés qui soient pour me raccompagner vers la porte et m’expulser tel un corps étranger. Ce que je suis.

    Oui, tout cela je me le demande bien.

    De même je me demande bien ce qu’il se passe dans la tête des personnes qui sont à l’origine de ce concept de salle de créa, récréative j’imagine, au sein de la Très Grande Entreprise ? Et je m’effraie finalement que de telles inversions du sens deviennent la norme et la règle au point qu’il devient très difficile de rétablir un peu de sens à tout cela et qu’en exagérant à peine, il se passe de drôles de choses pendant la fin du monde, #pendant_qu’il_est_trop_tard.

    Revenant à mon bureau, à mon poste, devant mon ordinateur dit personnel, je décide de prendre cela en note, à la fois la surprise visuelle de cet atelier de création, son incongruité et les allers-retours un peu fous et affolés de présupposés qu’il génère. Pendant qu’il est trop tard. J’y reviendrai (comme écrirait @tintin)


  • L’émission Un moment d’absence (sur la #webradio toulousaine #Onde_Courte) a déniché une vieille #cassette de #développement_personnel et de #marketing, qu’elle a mixé avec de la #musique du projet #Atros_BoXon. Cela donne, comme elle l’indique dans sa présentation, "du bruit, des chansons, des sons oubliés, des souvenirs sonores qui se remplissent d’absence" .
    https://ondecourte.fr/un-moment-dabsence

    On pourrait le résumer comme cela : « Se dépasser au #travail : une vision du succès ! et oui, tu ne devrais jamais te sentir redevable du fais d’avoir un emploi. Car si tu es là où tu es, c’est que tu le mérites. On ne te fait pas une fleur en t’embauchant. On te prends car tu es bon. Et cela, il faut le garder à l’esprit.Cela te permet de conserver ce savoir que se dépasser au travail permet de se faire remarquer et finalement d’atteindre ses objectifs personnels.! » R. L. coach international depuis 1996.

    https://downloads.ondecourte.fr/un-moment-d-absence/05-un_moment_dabsence-cassette-surpasser.ogg

    Et pour aller écouter davatage d’Atros Boxon, c’est par là :
    http://freemusicarchive.org/music/atros_boxon

    #audio #création_sonore


  • #Eloul est là
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2017/08/23/Eloul-est-la

     

    Les habitués de ce blogue connaissent bien désormais cette tradition.

    Le mois hébraïque d’Eloul, qui précède le Nouvel An Juif, est pour moi la période de l’introspection.

    Le temps de la rétrospective et du bilan : comment l’année écoulée a-t-elle été utilisée ? qu’ai-je accompli que je puisse mettre dans la balance qui va jauger de mes actes et de leurs intentions ?

    Plus les années passent, et plus j’ai l’impression d’une accélération, au fur et à mesure que moi-même je ralentis dans ma capacité à mobiliser mon intellect, ainsi que la souplesse de mes articulations si je ne les entretiens pas régulièrement.

    La connaissance et l’expérience semblent ne rien faire à l’affaire pour l’instant. Le moment est toujours redouté d’avoir à rendre des comptes, comme à un examen scolaire des temps de la jeunesse (...)

    #Divers #développement_personnel #inspiration #judaïsme


  • Eclipse
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2017/08/21/Eclipse

     

    Il y a deux ans, lorsque j’annonçai la mort de maman, j’ai décrit sa personnalité comme solaire.

    Lumineuse.

    C’est comme ça que je me rappelle de ma mère.

    Je ne peux pas l’imaginer autrement que pleine de soleil, et d’optimisme toujours.

    Cette année 2017, le jour du second anniversaire de son décès, un événement cosmique assez unique s’est produit au-dessus du continent américain : une éclipse totale de soleil a couvert une large bande de territoire d’ouest en est à la mi-journée, phénomène impressionnant qui a rassemblé dans un même élan émotionnel d’émerveillement toute une population à une époque où les émotions négatives d’effroi et de rancoeur sont à leur comble.

    J’ai participé à cet événement avec une pointe d’excitation joyeuse, en hommage à ma mère, et aussi parce que cette conjonction astronomique (...)

    #Soliloques #communauté #deuil #développement_personnel


  • Les impasses du #Développement_personnel
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/090817/les-impasses-du-developpement-personnel

    Le développement personnel et ses nombreux best-sellers sont souvent considérés comme un symptôme de l’ère néolibérale. En réalité, ce phénomène remonte aux racines de l’individualisme, quand, à l’orée de l’époque moderne aux États-Unis, la mythologie du Far-West a rencontré la doctrine protestante de la réussite individuelle comme signe annonciateur du salut de l’âme. Une enquête parue dans le dernier numéro de la Revue du Crieur disponible en librairies et Relay.

    #Culture-Idées #Alexandre_Jollien #Anthony_Robbins #best_sellers #Christophe_André #Dale_Carnegie #Matthieu_Ricard #quête_de_soi


  • Zen, un jeu d’enfant (Élodie Garamond & Lise Bilien)
    http://editionsflammarion.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=50222

    Nos enfants sont aujourd’hui surstimulés, agités (écrans, loisirs, école…) ;le yoga est sans doute le moyen le plus efficace pour les aider à se recentrer vers le bien-être et vers eux-mêmes. Avec une approche très ludique axée sur l’imitation des animaux, les auteurs proposent aux parents de partager des séances de #yoga avec leurs enfants en fonction du moment de la journée, quand ils ont besoin de se calmer, ou au contraire de se défouler, pour qu’ils « s’enracinent » ou s’ouvrent aux autres. Ces moments de communication, verbale ou non, permettront d’avoir un vrai temps d’échange, d’écoute et de complicité pour un développement harmonieux de l’enfant.

    #éducation #zen #développement_personnel


  • Sois bien, et tais-toi
    http://www.letemps.ch/societe/2016/04/23/sois-bien-tais-toi
    Régime sans gluten, coachs sportifs et méditation en pleine conscience… La société nous pousse à prendre soin de notre santé. A outrance ? C’est ce que pensent deux chercheurs dans un ouvrage brillant intitulé « Le Syndrome du bien-être »

    En Angleterre, l’entreprise suédoise de poids lourds Scania surveille les constantes vitales de ses employés 24h/24. Ceux-ci sont pénalisés s’ils ne font pas assez d’exercice et si leur système cardiovasculaire est un peu à la traîne. Il y a quelques jours, la société d’assurance américaine Aetna annonçait fièrement offrir des bracelets connectés Fitbit à ses salariés. « S’ils prouvent qu’ils enchaînent 20 nuits de 7 heures de sommeil ou plus, nous leur offrirons 25 dollars par nuit, plafonnés à 500 dollars par an », a déclaré son PDG Mark Bertolini.


  • Le retour à la terre ne soignera pas ma dépression
    https://renardeetsorciere.wordpress.com/2016/04/02/le-retour-a-la-terre-ne-soignera-pas-ma-depression

    Alors quel est mon problème avec cette image, si le fond est vrai ?
    Mon problème, c’est qu’elle déforme les propos des scientifiques. La bactérie PEUT avoir ces effets, nous disent-ils. L’image nous dit « la bactérie A ces effets ». On passe d’une supposition à un fait avéré. Probablement un coup des labos pharmaceutiques qui préfèrent dépenser beaucoup d’argent à synthétiser des molécules plutôt que d’aller coller la terre du jardin de Tatie Josie dans une gélule.
    Mon problème c’est qu’elle est culpabilisante pour les malades. Guérir la dépression, ce n’est pas si simple. Cette image déforme les conclusions d’une étude, certes sérieuse, en prétendant que jouer dans la terre est en antidépresseur. Cette image est la dernière en date d’une multitude de mêmes petits dictons qui foisonnent sur les réseaux sociaux…
    Mon problème c’est qu’en utilisant l’expression de « retour à la terre », cette image plonge dans le champ lexical ecolo-mystico-nouille qui veut qu’un simple changement de mode de vie peut nous aider à aller mieux.
    Breaking news : C’est de la merde et dire ça aux gens qui sont atteints de troubles mentaux, c’est faux, et ça met en danger les malades et futurs malades.
    Breaking news 2 : Le retour à la terre, ça ne soignera personne.
    La dépression c’est une maladie complexe, dangereuse et MORTELLE (sans déconner). Ce genre d’images, de slogans, éloignent les malades de traitements médicamenteux dont l’efficacité est réelle et prouvée et qui peuvent significativement améliorer leur qualité de vie. Arrêtons nous un instant pour penser aux gens, un peu crédules, qui vont aller se faire un bain de boue mensuel en pensant soigner leur dépression. YOUHOU QUOI.
    Dans mon cas, ma dépression est liée à un problème de recapture de la sérotonine. Par conséquent, tu peux me faire produire de la sérotonine par kilotonnes, tant que mon cerveau ne me la laisse mariner assez longtemps, je resterai malade. (Bon, ça et la thérapie hein… On est d’accord). J’aurai donc pu me balader pendant 10 ans avec les mains dans un pot de terreau Jardipays, ça n’aurait rien changé. Sauf mon odeur corporelle.

    #santé #facebook #bullshit


  • Nouveaux instruments de #justice_sociale en #Chine. Du droit du #travail au #développement_personnel

    Dans un contexte de mécontentement et de manifestations ouvrières dénonçant les conditions de travail dans l’usine du monde, cet article présente quelques nouvelles mutations de l’espace de la justice sociale en Chine contemporaine, engendrées par la multiplication de collaborations entre entreprises et organisations non gouvernementales, dans le cadre de programmes dits de responsabilité sociale des entreprises (RSE). En s’intéressant en particulier à deux hotlines d’information pour le droit du travail, il entend rendre compte non seulement de la variété des acteurs et des technologies qui participent à la définition de la justice sociale en Chine contemporaine, mais également à donner à voir quelques-uns des effets produits par l’arrivée d’un nouvel acteur dans cet espace, l’entreprise et ses programmes de RSE.

    http://sociologies.revues.org/4984

    cc @franz42


  • Comment le monde actuel a privatisé le #silence - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/comment-le-monde-actuel-a-privatise-le-silence,138904.php

    C’est en assurant la promotion de son best-seller que Crawford a été frappé par ce qu’il appelle « une nouvelle frontière du #capitalisme ». « J’ai passé une grande partie de mon temps en voyage, dans les salles d’attente d’aéroports, et j’ai été frappé de voir combien notre espace public est colonisé par des technologies qui visent à capter notre attention. Dans les aéroports, il y a des écrans de pub partout, des haut-parleurs crachent de la musique en permanence. Même les plateaux gris sur lesquels le voyageur doit placer son bagage à main pour passer aux rayons X sont désormais recouverts de publicités... »

    Le voyageur en classe affaires dispose d’une échappatoire : il peut se réfugier dans les salons privés qui lui sont réservés. « On y propose de jouir du silence comme d’un produit de luxe. Dans le salon "affaires" de Charles-de-Gaulle, pas de télévision, pas de publicité sur les murs, alors que dans le reste de l’aéroport règne la cacophonie habituelle. Il m’est venu cette terrifiante image d’un monde divisé en deux : d’un côté, ceux qui ont droit au silence et à la concentration, qui créent et bénéficient de la reconnaissance de leurs métiers ; de l’autre, ceux qui sont condamnés au bruit et subissent, sans en avoir conscience, les créations publicitaires inventées par ceux-là mêmes qui ont bénéficié du silence... On a beaucoup parlé du déclin de la classe moyenne au cours des dernières décennies ; la #concentration croissante de la richesse aux mains d’une élite toujours plus exclusive a sans doute quelque chose à voir avec notre tolérance à l’égard de l’exploitation de plus en plus agressive de nos ressources attentionnelles collectives. »

    • Un endroit absolu de silence dans les aéroports c’est... la « chapelle ». En général toutes religions confondues, sorte de caisson d’isolation particulièrement bien conçue, la « chapelle » est le seul endroit pour avoir du calme, du vrai, en aéroport.
      Ça mériterait aussi de parler de la place privilégiée qu’on attribue, dans tous les pays, laïcs ou pas, à la religion, à côté de la religion de l’argent, de la pub, de leur invasion dans sa sphère privée, du coup la « religion » devient le seul endroit où on t’envahit pas.
      #calme #aeroport #religion #contreemploi

    • Oui ; on pourrait pourtant imaginer d’autres choses, comme par exemple réserver une petite série de salles à un musée, qui y ferait des expos temporaires.

      Je n’imagine rien de bien révolutionnaire, un truc très consensuel serait déjà un énorme progrès et service à rendre aux voyageurs : à Roissy on aurait une antenne du Louvre, à Orly une filiale du Musée Rodin, à Schiphol des Van Gogh, etc.

      #DFS

    • On peut certes batailler, grâce à une autodiscipline de fer, pour résister à la fragmentation mentale causée par le « multitâche ». Résister par exemple devant notre désir d’aller consulter une énième fois notre boîte mail, notre fil Instagram, tout en écoutant de la musique sur Spotify et en écrivant cet article... « Mais l’autorégulation est comme un muscle, prévient Crawford. Et ce muscle s’épuise facilement. Il est impossible de le solliciter en permanence. L’autodiscipline, comme l’attention, est une ressource dont nous ne disposons qu’en quantité finie. C’est pourquoi nombre d’entre nous se sentent épuisés mentalement. »

      Cela ressemble à une critique classique de l’asservissement moderne par la technologie alliée à la logique marchande. Sauf que Matthew Crawford choisit une autre lecture, bien plus provocatrice. L’épuisement provoqué par le papillonnage moderne, explique-t-il, n’est pas que le résultat de la technologie. Il témoigne d’une crise des valeurs, qui puise ses sources dans notre identité d’individu moderne. Et s’enracine dans les aspirations les plus nobles, les plus raisonnables de l’âge des Lumières. La faute à Descartes, Locke et Kant, qui ont voulu faire de nous des sujets autonomes, capables de nous libérer de l’autorité des autres — il fallait se libérer de l’action manipulatrice des rois et des prêtres. « Ils ont théorisé la personne humaine comme une entité isolée, explique Crawford, totalement indépendante par rapport au monde qui l’entoure. Et aspirant à une forme de responsabilité individuelle radicale. »

      (...) « L’effet combiné de ces efforts d’émancipation et de dérégulation, par les partis de gauche comme de droite, a été d’augmenter le fardeau qui pèse sur l’individu désormais voué à s’autoréguler, constate-t-il. Il suffit de jeter un œil au rayon "#développement_personnel" d’une librairie : le personnage central du grand récit contemporain est un être soumis à l’impératif de choisir ce qu’il veut être et de mettre en oeuvre cette transformation grâce à sa volonté. Sauf qu’apparemment l’individu contemporain ne s’en sort pas très bien sur ce front, si l’on en juge par des indicateurs comme les taux d’obésité, d’endettement, de divorce, d’addictions y compris technologiques... »

      (...) Matthew Crawford préfère, en bon réparateur de motos, appeler à remettre les mains dans le cambouis. Autrement dit à « s’investir dans une activité qui structure notre attention et nous oblige à "sortir" de nous. Le travail manuel, artisanal par exemple, l’apprentissage d’un instrument de musique ou d’une langue étrangère, la pratique du surf [NDLR : Crawford est aussi surfeur] nous contraignent par la concentration que ces activités imposent, par leurs règles internes. Ils nous confrontent aux obstacles et aux frustrations du réel. Ils nous rappellent que nous sommes des êtres "situés", constitués par notre environnement, et que c’est précisément ce qui nous nous permet d’agir et de nous épanouir ». Bref, il s’agit de mettre en place une « #écologie_de_l'attention » qui permette d’aller à la rencontre du monde, tel qu’il est, et de redevenir attentif à soi et aux autres — un véritable antidote au narcissisme et à l’autisme.

      Et son nouveau #livre, donc, Contact. Pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver (le titre français sonne un peu comme celui... d’un manuel de développement personnel justement)
      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Contact-9782707186621.html

      Décrivant l’évolution des dessins animés ou les innovations terrifiantes de l’industrie du jeu à Las Vegas, Matthew B. Crawford illustre par des exemples frappants l’idée que notre civilisation connaît une véritable « crise de l’attention », qu’il explore sous toutes les coutures et avec humour, recourant aussi bien à l’analyse philosophique qu’à des récits d’expérience vécue. Il met ainsi au jour les racines culturelles d’une conception abstraite et réductrice de la liberté qui facilite la manipulation marchande de nos choix et appauvrit notre rapport au monde.

      #stimuli #individualisation


  • Il est 5 heures, dernière chance pour être enfin la personne que nous rêvons tous d’être - Modes de vivre
    http://modesdevivre.blog.lemonde.fr/2016/02/22/il-est-5-heures-derniere-chance-pour-etre-enfin-la-personn

    Aujourd’hui, tandis que la journée de travail s’allonge inexorablement pour finir de plus en plus tard, et se prolonge souvent par un diner ou un verre dédié à l’entretien, crucial, de son « réseau », la plage 5 heures – 8 heures est en effet le dernier espace vierge pour du « temps personnel ». Mais, et c’est là toute l’ambiguïté du message de The Morning Miracle, ce temps personnel est tout entier tourné vers une finalité professionnelle. Il s’agit de se conditionner pour donner ensuite le meilleur de soi… au travail. Sous couvert de développement de soi, c’est d’abord de plus grande efficacité du travailleur qu’il s’agit. Et il semble aller de soi que cette plus grande efficacité relève aujourd’hui de la seule responsabilité individuelle, et non plus de l’organisation collective du système productif, qui en réalité l’exige. L’idée, au demeurant séduisante, que dans les sociétés post-industrielles chacun est plus que jamais maître de son destin professionnel, « augmenté » par les dispositifs technologiques et libre de choisir ses engagements, a un revers : c’est à ce même individu qu’il revient d’assumer des exigences d’efficacité toujours plus grandes, et de le faire avec le sourire… car après tout, il l’a choisi !

    #temps #travail #sommeil #inégalités #développement_personnel


  • « Pourquoi les Français ne lisent-ils plus ? » : entretien avec les éditions #Tristram
    https://www.vice.com/fr/read/fin-de-la-lecture-en-france-203

    Est-ce encore un atout pour un auteur de vivre à Paris ?

    Jean-Hubert Gailliot et Sylvie Martigny : Ça ne l’a jamais été. Tout dépend du plan de vie que les auteurs ont en tête. La psychologie de l’auteur contemporain est massivement rythmée par la reconnaissance. Les écrivains qui ont mal à comprendre que la #littérature est – et à toujours été – un truc archi-minoritaire. Si tu prends les chiffres de vente réels des auteurs du milieu du siècle passé, tu te rends alors compte que des #livres séminaux, cultes et toujours lus, oscillaient entre 1 000 et 2 500 exemplaires vendus. C’est-à-dire précisément les mêmes chiffres qu’aujourd’hui. En gros, lorsque seulement 600 personnes passent en caisse avec ton livre, c’est désolant mais tout à fait normal. (...)

    À quel point les livres ne se vendent-ils pas ?

    Eh bien, il y a énormément de livres qui se vendent à moins de 500 exemplaires, tout éditeurs confondus. De Gallimard à Grasset en passant par P.O.L. Et dans ces livres-là, beaucoup ne dépassent pas les 250 exemplaires vendus. En fait, ce n’est pas rare qu’un livre se vende à moins de 100 exemplaires. Ce qui signifie dans ce cas que tu en mets un petit millier d’exemplaires en librairie, que tu as 0 réassorts et 90 % de retours. Ton livre à ce moment-là, il est mort. Il sera pilonné et ne paraîtra jamais plus. (...)

    Pourtant les gens continuent d’envoyer leurs manuscrits chez les maisons d’édition.

    Oui. Les éditeurs en reçoivent de plus en plus. C’est une nouveauté. Chez Tristram, c’est deux par jour. Il n’y a pas moins de lecteurs qu’avant, mais il y a de plus en plus de gens qui écrivent. Qui se projettent dans le fait d’être publiés. C’est devenu une annexe du #développement_personnel. Tous milieux socio-culturels confondus.

    C’est formidable d’entretenir un journal intime. Vouloir le donner à lire en place publique, pour la légitimation, la récompense, le statut – c’est différent.

    Comment vous réagissez devant ces jeunes « auteurs » ?

    Sylvie est diabolique, c’est elle qui pose à chaque fois la question qui tue aux auteurs qui nous amènent leurs premiers projets : « est-ce que vous lisez ? » Moi je ne la pose plus. Je suis gêné de connaître la réponse dans neuf cas sur dix. La réponse c’est souvent : « Non je ne lis pas car je fais autre chose. Non je ne lis pas car je ne veux pas me faire influencer. » Ce qui est la négation de tout geste littéraire ! Là on est loin de Thompson qui retapait mot à mot le texte du Gatsby le Magnifique de Fitzgerald, juste pour ressentir l’effet de pouvoir sortir de telles phrases.

    Il y a quelque chose d’un peu minable dans cette confession de Thompson.

    Difficile de juger le fétichisme des autres... Côté certitudes, je ne vois pas comment quelqu’un qui se passionne pour l’art d’écrire, avec ses différents niveaux d’apprentissage et de sophistication, peut passer à côté de la formation de son outil. L’écrire est soumis à la technique. L’écriture s’apprend. L’expression personnelle immédiate à 99 % de chance d’être un cliché absolu.

    Site de Tristram
    http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/-Tristram,79-.html