• La fessée, une violence tolérée ? - Ép. 2/4 - Philosophie de la gifle
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/les-chemins-de-la-philosophie-emission-du-mardi-22-juin-2021


    La violence éducative s’est exercée en toute légitimité depuis l’Antiquité et il aura fallu attendre 2019 pour qu’une loi interdise les châtiments corporels envers l’enfant. En quoi cette violence et ce déni du droit de l’enfant sont-ils un enjeu social et politique ?

    Daniel Delanoë, psychiatre, anthropologue, clinicien en psychiatrie transculturelle, chercheur associé à l’INSERM

    • Les châtiments corporels de l’enfant : une forme élémentaire de la violence
      De Daniel Delanoë
      Erès, 2017

      Frapper les enfants pour les éduquer est un fait social. Claques, Fessées et autres coups : depuis des millénaires, les parents élèvent leurs enfants en leur infligeant douleurs et humiliations. La Suède a été le premier pays, suivi d’une cinquantaine à ce jour, à interdire les châtiments corporels envers les enfants. La France reste un des rares pays européens qui refusent d’abolir cette violence éducative, malgré les demandes des Nations unies et les condamnations du Conseil de l’Europe.

      Pourtant, depuis une vingtaine d’années, de nombreuses études ont établi que frapper un enfant n’a aucune efficacité éducative mais produit des effets négatifs à court et long terme. Mieux, elles montrent qu’arrêter de le corriger améliore son intégration scolaire, ses relations avec les autres et diminue les comportements violents, dès l’enfance et à l’âge adulte.

      À partir d’une recherche clinique et anthropologique, nourrie de nombreux témoignages, Daniel Delanoë livre un bilan des connaissances médicales, juridiques, historiques et ethnologiques sur la violence éducative, qui, dans le long processus démocratique de nos sociétés, demeure l’une des dernières à être interrogée, les droits de la personne humaine s’arrêtant encore à la porte des foyers.
      (Présentation de l’éditeur)

  • Abstention : l’explication par Adrexo
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/abstention-lexplication-par-adrexo

    La faute aux sondeurs ? La faute aux éditocrates ? La faute aux politiques ? La faute à tout le monde ? La flagellation collective de la petite bande médiatico-politique est une incontournable consolation des soirées télé électorales avec forte abstention. En vedette dimanche soir, alors que les deux tiers des électeurs se sont abstenus lors des élections régionales et départementales, Laurent Delahousse, qui a successivement incriminé ses invités incapables de se laisser parler, et les rédactions ""qui ne sont plus dirigées par des journalistes"". Très bien. Excellente analyse, que je ne vais pas contredire ici.

    Mais si je peux me permettre, il faudrait aussi examiner une autre explication. Un nombre encore indéterminé d’électeurs n’ont tout simplement pas reçu les professions de foi des candidats. Indéterminé, mais tout indique qu’il est élevé (confidence : j’en suis). La raison : pour la première fois, la distribution des professions de foi avait été « externalisée » par le gouvernement, dans sept régions sur quinze, à une société privée, Adrexo. Cette société de 25 000 salariés, basée à Aix-en-Provence, est spécialisée dans la distribution de brochures publicitaires. Sans adresses, donc. Ces derniers jours, plusieurs élus et candidats ont alerté sur les retards dans la distribution des professions de foi, avec à l’appui des photos parlantes. Dans la presse nationale, seul le « Huffington Post » y a consacré un article d’ensemble (et pourtant, même la presse de droite, me semble-t-il, devrait être sensible aux questions de distribution du courrier).

    Le problème n’est-il apparu que ces tout derniers jours ? Pas du tout. Une rapide recherche « Adrexo » sur mon moteur préféré fait apparaître un intéressant incident, remontant au mois dernier : le 25 mai dernier, des employés de la petite ville d’Hérimoncourt (Doubs) découvrent à la lisière d’une forêt des enveloppes, dont certaines détruites ou incendiées. Elles contiennent les professions de foi du sénateur Cédric Perrin (LR) pour les élections départementales. Selon « L’Est Républicain », un intérimaire de 21 ans, employé par Adrexo, arrêté le lendemain, a avoué s’être débarrassé des enveloppes, faute de temps suffisant pour la distribution.

    Interpellé par le sénateur Jean-Louis Masson (tête de liste RN aux départementales en Moselle), le ministère de l’Intérieur de Gérald Darmanin a fait la réponse suivante : ""Il semblerait totalement anachronique d’empêcher l’État d’externaliser la distribution de la propagande jusqu’aux boîtes aux lettres des électeurs, secteur qui est aujourd’hui ouvert à la concurrence, alors même que l’État s’efforce d’optimiser ses ressources dans le cadre d’une politique générale de meilleure gestion des deniers publics.""

    Sur les conditions de travail au sein d’Adrexo, une autre affaire jette un éclairage intéressant. Après sept ans de procédure, un couple de l’Orne a obtenu d’Adrexo un rattrapage de salaires de 139 469 euros. Ils avaient décidé de rompre leur contrat à temps partiel, contrat qui ne comportait aucun horaire, et leur imposait de se tenir à la disposition de la société. Récit de l’un d’eux : ""On attendait qu’on nous contacte pour pouvoir nous organiser, classer les publicités, parfois jusqu’à six, et les distribuer. On utilisait notre voiture personnelle. Quand nous étions prévenus à la dernière minute, nous devions faire vite. On pouvait commencer à 4 heures du matin et on ne savait pas quand on terminait.""

    ""En janvier", rappelle Public Sénat, « la section CGT de La Poste s’était interrogée sur les capacités de l’opérateur privé à remplir sa mission, avec seulement 17 000 distributeurs, contre quatre fois plus de facteurs pour La Poste »".

    Dans le Titanic électoral de dimanche, Adrexo n’est pas seulement un prestataire défaillant. C’est aussi le symptôme d’un État obsédé « d’externalisations », laissant crever ses propres services publics, jusqu’à se révéler incapable d’organiser des élections. Dans un univers politique normal, Gérald Darmanin aurait présenté sa démission hier soir. Dans un univers médiatique normal, Adrexo devrait être le sujet principal de la campagne du second tour. Jusqu’ici, combien d’émissions de Pascal Praud ont été consacrées à ce saccage de la démocratie ? Et combien d’enquêtes au « 20 Heures » de Laurent Delahousse ?

    #privatisation #abstention #externalisation #élections

    • https://www.leparisien.fr/politique/regionales-la-distribution-des-documents-electoraux-connait-de-graves-dys

      Gauche et droite dénoncent à l’unisson des dysfonctionnements, à la veille du premier tour des élections régionales et départementales. Les partis politiques sont loin d’être les seuls : régions, départements et communes ont déploré samedi que dans « de nombreuses communes » les documents officiels de propagande électorale (professions de foi des candidats et bulletins de vote) n’aient « pas été distribués aux électeurs » qui voteront ce dimanche.

      « Malgré les nombreuses alertes » remontées au ministère de l’Intérieur, « la défaillance du service public national des élections est inacceptable et ne peut qu’alimenter l’abstention », préviennent dans un communiqué commun les collectivités (l’Association des maires de France, l’Assemblée des départements de France et Régions de France).

      Jugeant ces documents « d’autant plus indispensables » que la crise sanitaire du Covid-19 « a fortement réduit la capacité à faire campagne », elles appellent le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à « mobiliser des moyens exceptionnels » pour remédier à ces manquements, notamment pour le second tour le 27 juin. « Ce service public, qui reposait naguère sur les préfectures et La Poste, a été en grande partie privatisé mais les prestataires ne semblent pas avoir d’obligation de résultat », ajoutent-elles.
      Une distribution « délirante »

      Gérald Darmanin avait accusé jeudi devant le Sénat la société Adrexo d’avoir « particulièrement mal distribué une partie de la propagande électorale », et présenté les « excuses » du gouvernement qui lui a délégué cette distribution.
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      Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a dénoncé samedi une « distribution délirante par Adrexo ». « Il ne suffit pas d’excuses ou de condamnations, il faut assurer la distribution de second tour dans des conditions parfaites comme dans toute démocratie digne de ce nom ! », a-t-il tweeté.

      Le président de LR, Christian Jacob, a mis en garde contre des « graves dysfonctionnements (qui) menacent la bonne organisation démocratique » et reproché au gouvernement, « alerté depuis plusieurs semaines », de n’avoir pas réagi.

      La France insoumise avait fustigé dans une conférence vidéo mardi des « graves défaillances dans la distribution de la propagande électorale ». Le député Adrien Quatennens a notamment évoqué des plis électoraux mis à la poubelle, ou regroupés dans une seule boîte aux lettres, ou encore des plis sans enveloppes, etc. Selon lui, ces dysfonctionnements concernent des dizaines de milliers d’électeurs.

    • Distribution de la propagande électorale : Gérald Darmanin sera entendu mercredi au Sénat par la commission des Lois
      https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/distribution-de-la-propagande-electorale-gerald-darmanin-sera-entendu-me

      Tracts non-arrivés à destination, retrouvés brûlés dans les bois… Après ce qui s’apparente au fiasco dans certaines zones de la distribution de la propagande électorale, la commission des Lois du Sénat a décidé d’entendre Gérald Darmanin, sur les dysfonctionnements qu’ont fait remonter nombre d’élus de terrain.

      L’audition, retransmise en direct sur Public Sénat, se déroulera mercredi 23 mai à 8 heures, et devrait durer 45 minutes. Le ministre de l’Intérieur sera notamment interrogé sur les difficultés rencontrées par la société Adrexo, qui au terme d’un appel d’offres avait remporté la distribution de la propagande pour quatre ans dans sept régions.

      Pour François-Noël Buffet, sénateur LR du Rhône et président de la commission des Lois, « le ministère de l’Intérieur était informé depuis plusieurs jours des problèmes d’acheminement des documents de propagande électorale, il est urgent de remédier à ce dysfonctionnement pour le second tour ! ».

      Les représentants de La Poste et d’Adrexo ont d’ailleurs déjà été entendus ce matin au ministère de l’Intérieur. Interrogé sur ces dysfonctionnements lors de la séance de question au gouvernement du 16 juin, Gérald Darmanin avait fait savoir qu’il souhaitait remettre en cause le marché public confié à Adrexo.

    • https://www.mediapart.fr/journal/france/210621/avant-les-rates-de-la-campagne-adrexo-etait-deja-denonce-par-ses-salaries

      Avant les ratés de la campagne, Adrexo était déjà dénoncé par ses salariés

      Le spécialiste de la distribution de prospectus est entré dans la lumière en raison de sa gestion désastreuse du matériel de « propagande électorale ». Les conditions de travail y sont dénoncées depuis longtemps et les condamnations s’enchaînent.
      ....

      Depuis plusieurs jours, Adrexo est au cœur de multiples accusations d’avoir mal fait le travail pour lequel il avait été désigné : d’innombrables citoyens n’ont pas reçu l’enveloppe électorale qui leur était destinée, des courriers ont été retrouvés entassés sur des boîtes aux lettres, dispersés dans des poubelles ou dans la nature, voire… brûlés en lisière de forêt.

      Les ratés ont été récurrents. Une lecture de la presse régionale permet d’en trouver la trace en Haute-Loire, en Maine-et-Loire, dans le Pas-de-Calais, dans le Cantal ou en Indre-et-Loire, dans le Cher ou les Ardennes.

      « La défaillance du service public national des élections est inacceptable et ne peut qu’alimenter l’abstention », avaient prévenu le 19 juin l’Association des maires de France, l’Assemblée des départements de France et régions de France, suivies par presque tous les responsables politiques nationaux. Un exemple éclatant des conséquences délétères que peut revêtir l’externalisation des actions de service public, récemment dénoncées par le collectif de hauts fonctionnaires Nos Services publics.

      Appartenant au groupe Hopps, qui détient aussi Colis privé, et revendiquant 18 000 salariés, Adrexo a été la première entreprise privée à remporter des marchés de distribution de matériel électoral officiel, en mars. En théorie, cette possibilité avait été ouverte en 2005, mais La Poste en avait conservé le monopole jusque-là.
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      Désormais, Adrexo, qui se présente comme « le leader privé de la distribution d’imprimés publicitaires, de courriers adressés et de petits colis en France », a le droit de faire parvenir les professions de foi des candidats aux électeurs de sept régions (Hauts-de-France, Grand Est, Normandie, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes), comptant 51 départements. Et ce en théorie pour les quatre ans à venir, donc également pour l’élection présidentielle du printemps prochain.

      Ce lundi 21 juin, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a convoqué l’entreprise, ainsi que La Poste, qui continue a travailler pour les cinq régions restantes, pour la sermonner. « Il leur a rappelé l’obligation de résultats qui les liait. Il leur a demandé expressément de garantir que de tels dysfonctionnements ne se reproduisent pas pour le second tour », indique le ministère dans un communiqué. Le ministre a aussi averti que « tous les enseignements des erreurs commises seront tirés au lendemain du second tour de ces élections ».

      Pour cette semaine, les préfets superviseront la mise sous pli et la distribution de la propagande électorale et « une cellule opérationnelle de suivi de la distribution » sera mise en place, avec un point sur la situation « réalisé deux fois par jour […] pour traiter dans les plus brefs délais les incidents signalés ».

      Voilà qui fait désordre pour une entreprise qui se vantait en mars d’avoir obtenu l’appel d’offres grâce à « son maillage territorial et son expertise avérée sur le marché de la distribution de courriers », mais aussi grâce à « la qualité et l’engagement des équipes commerciales et opérationnelles ». Une promesse qui avait aussi séduit Sophia, recrutée par le biais de l’agence d’intérim en ligne GoJob, comme des milliers d’autres salariés ponctuels (des centaines d’annonces ont été passées dans la Marne ou en Bourgogne).

      « Moi qui pensais faire un petit boulot utile car au service de notre système démocratique, je m’attendais à ce que ce soit sérieux, lance la jeune femme. Comme on nous l’a répété plusieurs fois chez Adrexo, ce sont des enveloppes du ministère de l’intérieur que nous distribuons, et c’est une responsabilité ! En cas de manquement, nous pouvons être lourdement sanctionnés… Mais, apparemment, ce sérieux et cette responsabilité ne nous sont pas destinés, à nous les petites mains. »

      La rancœur de Sophia est très largement partagée, bien au-delà du monde politique qui vient de découvrir à ses dépens les problèmes de fiabilité de l’entreprise – l’entreprise vient d’assurer sans ciller que les « perturbations » sont dues à une « cyberattaque » dont elle aurait été « victime » en mai.
      « Épuisement et surmenage »

      Car, outre les problèmes de distribution des enveloppes destinées aux électeurs, Adrexo est loin d’être une entreprise inconnue pour qui s’intéresse aux conditions de travail des salariés les plus précaires.

      Depuis une dizaine d’années, on croise son nom dans de nombreux témoignages, et dans de multiples contentieux judiciaires. Fin 2019, John* (son prénom a été modifié) avait déjà témoigné auprès de Mediapart de pratiques proches de celles que raconte Sophia.

      John racontait avoir constaté que parmi la « cinquantaine de distributeurs » de prospectus et de courriers qu’il avait côtoyés dans le centre d’Île-de-France où il avait brièvement travaillé, « aucun ne travaillait avec une badgeuse, ni en préparation, ni en distribution », et qu’il n’en avait même pas vu « qui traînait sur un bureau ou ailleurs, comme [il a] pu en voir chez un concurrent ».

      « En pratique, le responsable de centre vous dit que la badgeuse est donnée seulement après la période d’essai. Ou encore vous fait clairement comprendre que, quoi qu’il arrive, il a la main sur nos temps de travail déclarés… », déclarait John.

      Il indiquait n’avoir tenu que trois semaines à son poste de distributeur, avant d’être placé en arrêt-maladie « pour cause d’épuisement et de surmenage », alors qu’il n’avait pas 40 ans et disposait de « toutes [ses] capacités physiques ». Contacté, Adrexo n’a pas répondu à nos questions.

      Les conditions de travail déplorables des distributeurs de prospectus d’Adrexo ont été racontées dès 2011.

      Sophia et John ne sont pas les seuls, loin de là, à critiquer leur employeur éphémère. Les conditions de travail déplorables des distributeurs de prospectus d’Adrexo ont été racontées dès 2011 par L’Humanité, mais aussi sur le site Basta ! par le journaliste Julien Brygo, qui a repris cette enquête pour son livre Boulots de merde publié en 2016 avec Olivier Cyran (regarder notre entretien sur le livre).

      À l’époque, le journaliste estimait que « chez Adrexo, le salaire moyen est de 400 euros pour une bonne soixantaine d’heures de travail mensuelles ». Et le travail y est physique, puisqu’il demande de conditionner et de transporter des dizaines et des dizaines de kilos de papier. Il faut par ailleurs travailler chez soi, et faire sa tournée avec sa propre voiture…

      Logiquement, seuls les plus précaires s’y risquent : retraités en recherche de complément de revenu, étudiants, personnes ayant besoin d’un boulot coûte que coûte, comme des femmes enceintes accumulant les heures pour avoir droit à un congé maternité.

      En 2015, la documentariste Nina Faure consacrait à ce sujet un documentaire efficace, disponible gratuitement sur le site de la société de production C-P Productions. Le film reprend notamment des extraits d’une enquête d’« Envoyé spécial », qui avait suivi en 2012 le travail d’Adrien, 81 ans, peinant à distribuer les prospectus aussi vite qu’il le devait et passant ses week-ends à préparer avec sa femme, gratuitement, les paquets de documents à distribuer dans la semaine…

      En août 2011, un autre retraité, Raymond D., 75 ans, est mort, 19 jours après avoir repris le travail chez Adrexo, comme Mediapart l’avait raconté. Incapable de subsister avec sa retraite de 740 euros, il avait accepté ce travail ardu, payé 238 euros par mois, pour 26 heures mensuelles, alors qu’il était bien incapable de l’accomplir : il devait soulever plusieurs centaines kilos de papier par jour, mais il était cardiaque, diabétique, marchait péniblement et avait déjà été victime d’un infarctus.

      Adrexo a été condamné en 2015 à payer à sa famille 5 000 euros de dommages et intérêts, pour défaut de visite médicale et manquement à l’obligation de santé et de sécurité au travail.

      En août 2020, Mediapart a aussi relaté le cas de Fisayo, un Nigérian sans papiers et distributeur de prospectus au « noir » pour un sous-traitant d’Adrexo.

      Face à ces témoignages, une citation tirée d’une enquête du magazine Marianne en octobre 2009 refait régulièrement surface. Frédéric Pons, dirigeant de l’époque d’Adrexo, et à nouveau aux commandes actuellement, vantait le modèle de son entreprise : « Honnêtement, j’estime qu’Adrexo rend service à ces gens : grâce à ce boulot, ils se maintiennent en forme et économisent un abonnement au gymnase club. Rémunérés pour faire du sport : il n’y a pas de quoi crier au servage. »

      Sans grande surprise, les déboires judiciaires de l’entreprise sont très nombreux. Dès 2009, les prud’hommes de Nantes la condamnaient à verser la somme faramineuse de 953 639 euros à 23 salariés, officiellement employés à temps partiel alors qu’ils travaillaient à temps plein.

      Ce motif de condamnation poursuit l’entreprise depuis lors, et les sommes à débourser sont régulièrement vertigineuses : 30 000 euros d’amende en appel face à la cour d’appel de Pau et 480 000 euros pour 13 salariés face à celle de Grenoble en 2012, 600 000 euros pour 17 salariés à Saint-Nazaire en 2018, près de 140 000 euros en appel pour un couple de l’Orne en 2020…

      Au cœur de ces contentieux, on trouve la notion de « préquantification » du temps de travail : pendant très longtemps, Adrexo, tout comme son principal concurrent, Mediapost, filiale de La Poste, fixait arbitrairement (et rémunérait) un certain nombre d’heures de travail, sans prendre en compte le temps de travail réellement effectué.

      Devant la multiplication des réclamations, le ministère du travail avait publié en 2007 un décret autorisant cette pratique, prévue par la convention collective du secteur. Le Conseil d’État avait annulé ce décret deux ans plus tard. Le ministère l’avait donc réécrit en 2010, pour le voir à nouveau annulé en 2012. Depuis, la justice condamne régulièrement l’entreprise s’il s’avère qu’elle était informée que ses salariés dépassaient les heures prévues par la préquantification.
      Adrexo sauvé par le gouvernement en 2019

      Jusqu’à 2016, Adrexo appartenait à Spir Communication, une filiale du groupe Sipa Ouest-France. Mais il a été repris début 2017 par Hopps, groupe copiloté par Frédéric Pons. Cependant, en septembre 2019, le groupe tout entier a été à deux doigts de faire faillite. Il a fallu que le ministère de l’économie s’en mêle pour obtenir le gel de ses dettes à l’Urssaf, puis obtienne 1,5 million d’euros d’aide de la métropole Aix-Marseille (son siège social est à Aix-en-Provence).

      Les motifs d’inquiétude sur cette entreprise auraient donc pu être sérieux pour le gouvernement, bien avant le premier tour des élections régionales. Pourtant, le 13 mai dernier, Gérald Darmanin, alerté par un sénateur, balayait encore les critiques, en déclarant qu’il « semblerait totalement anachronique d’empêcher l’État d’externaliser la distribution de la propagande jusqu’aux boîtes aux lettres des électeurs, secteur qui est aujourd’hui ouvert à la concurrence, alors même que l’État s’efforce d’optimiser ses ressources dans le cadre d’une politique générale de meilleure gestion des deniers publics ».

      Aujourd’hui, le principal syndicat de l’entreprise, la CAT, relaye la « honte » des salariés « devant le traitement médiatique qui entoure leur entreprise », dont les actionnaires ont, assure le syndicat, « très souvent un comportement incompatible avec des relations sociales normales ».

      La CAT estime qu’« Adrexo s’est précipité sur ce marché pour des raisons financières en n’ignorant pas ses lacunes chroniques » et tire une fois encore le signal d’alarme : pour le second tour, l’entreprise n’aura que quatre jours pour distribuer les professions de foi et doit embaucher des milliers de personnes. Dans quelles conditions ? « Le plus “facile” est passé, estime le syndicat. Reste maintenant ce que tout le monde dans l’entreprise craint depuis le début, le second tour. »

      #darmanin #travail

    • Le groupe Hopps échappe in extremis au redressement judiciaire
      https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/le-groupe-hopps-echappe-in-extremis-au-redressement-judiciaire-1173665

      Le leader de la distribution de prospectus né de la reprise des activités de Spir, a trouvé 31,5 millions d’euros pour faire face à ses difficultés conjoncturelles. Il prévoit un retour à l’équilibre dès 2021.

      Publié le 21 févr. 2020 à 10:14

      Il s’en est fallu de peu. La veille de son probable placement en redressement judiciaire jeudi dernier, le groupe Hopps né de la reprise en 2017 des activités prospectus déficitaires de Spir, a bouclé in extremis un plan de financement de 31,5 millions d’euros déterminant pour la poursuite de ses activités.

      L’an passé, à cause de la crise des gilets jaunes, son marché avait enregistré un recul de près de 10 % représentant un manque à gagner de plus de 25 millions d’euros contrariant son plan de développement. L’été dernier, la trésorerie avait été en si piteux état que la paye de juin avait été réglée en deux fois, provoquant la panique parmi les 18.000 salariés d’Adrexo, le navire amiral de ce groupe de 22.000 personnes. L’entreprise affichait alors 42 millions d’euros de perte. La nouvelle équipe les a réduites de moitié en 2018 et prévoyait un retour à l’équilibre l’année suivante. Au lieu de ça, Adrexo a subi une perte de 29 millions l’an passé.

      Encouragés par le Comité interministériel de restructuration industriel , les trois opérateurs bancaires qui avaient participé à un premier tour de financement de 30 millions d’euros en juillet dernier (Cepac, Crédit Agricole Alpes Provence, GDP Vendôme) ont débloqué un nouvel emprunt de 6 millions chacun. Thémis Banque rejoint le trio pour un montant équivalent. La Région Sud et Aix-Marseille Métropole ont avancé 1,5 million. Enfin l’Etat a consenti à geler les dettes fiscales et sociales du groupe à hauteur de 6 millions. Le total de la dette d’Hopps s’élève désormais à 61 millions d’euros. Débarrassé de cette pression conjoncturelle, le groupe estime pouvoir à présent dérouler le programme industriel qu’il a conçu autour de plusieurs leviers.
      Plusieurs leviers de croissance

      Le premier reste le prospectus. « C’est une valeur sûre de la promotion marketing des enseignes de la grande distribution, un support résilient efficace et peu intrusif pour véhiculer un message promotionnel », est persuadé Frédéric Pons, coprésident et actionnaire du groupe avec Eric Paumier. Ses distributeurs dont beaucoup sont désormais équipés d’assistants personnels pour garantir la traçabilité de leurs prospectus, en ont encore distribué 9 milliards l’an passé. Les tarifs ont augmenté en conséquence de 10 % pour les 25.000 clients du groupe.

      Les autres leviers proviennent de la distribution de courrier, notamment de petits paquets qui se glissent dans la boîte aux lettres, de colis, et de la valorisation de données. Le groupe prévoit encore une perte de 10 millions d’euros cette année (-35 en 2019) avec 600 millions de chiffre d’affaires (540 en 2019), et un retour aux bénéfices dès 2021.

      #corruption

    • Pour les élections départementales et régionales, dans notre foyer de 3 électeurs inscrits, Adrexo nous a déposé une enveloppe au lieu des six attendues.

  • German ICE test train runs on unused track in Berlin | RailTech.com
    https://www.railtech.com/innovation/2021/02/15/german-ice-test-train-runs-on-unused-track-in-berlin/?gdpr=accept

    The Deutsche Bahn ‘TrainLab’ ICE train drove on the short Goerzbahn track in Berlin last week to find out whether the route is permanently suitable for test drives. With the ICE, new technologies such as obstacle detection, automated braking and alternative fuels are tested.

    It is a strange sight on the 2.5 kilometre long Goerzbahn route between the Lichterfelde West and Schönow stations in Berlin: an ICE high-speed train right next to regular cars and other traffic, as if it were a tram. Since 2018, no trains have run on the Goerzbahn, and before that there was regular freight traffic. Now, the more than 100 year old route offers good conditions for testing various systems for object and obstacle detection as well as for perception of the surroundings.

    The route specifically has a very large number of level crossings: there are around 40 places where car traffic can cross the rails. The distance to the traffic on the Dahlemer Weg, which runs right next to it, is also smaller than anywhere else in Germany, according to Deutsche Bahn.
    The DB TrainLab runs on the Berlin Goerzbahn
    Rolling laboratory

    The advanced TrainLab is a diesel-powered ‘ICE TD’ of the 605 series. The ICE test train can be recognised by the gray instead of the usual red stripes. Otherwise, it looks like a regular German ICE from the outside. On the inside however, the train is a rolling laboratory for testing and improving new technologies, which should make rail operations become even more reliable and safe. DB uses it in cooperation with industrial partners to improve technical railway systems.

    In addition to obstacle detection, technologies which can be used to examine the condition of the tracks while the vehicle is in motion are also tested. Thanks to the diesel drive, the train is not dependent on an overhead contact line and can travel almost anywhere. For several months now, the TrainLab has been using an ‘eco-diesel’ that should enable CO2 reductions of up to 92 percent.
    Collecting data

    Tobias Fischer, Head of Technology TecLab at Deutsche Bahn: “Both vehicle fronts of the TrainLab are equipped with extensive sensors. This helps us to recognise objects, obstacles, but also the entire area around the train. We are testing to what extent this technology allows automated braking, for example. The advanced TrainLab does not run automatically, but primarily collects data. This data is important so that we can see how the technology can be improved and then actually be used in other vehicles.”

    #Zehlendorf #Lichterfelde #Bahn #Goerzallee #Dahlemer_Weg #Lichterfelde_West #Goerzbahn

  • Bahn schickt ICE zum Testen über die alte Berliner Goerzbahn - enge Trasse im Südwesten Berlins | rbb24
    https://www.rbb24.de/wirtschaft/beitrag/2021/02/ice-test-strecke-lichterfelde-goertzbahn-deutsche-bahn-.html

    12.02.21 - Eine nicht mehr genutzte Bahstrecke mit hundertjähriger Geschichte kommt - vielleicht - zu neuen Ehren. Die Deutsche Bahn hat entdeckt, dass die Straßen- und Schrankenhindernisse auf einem Lichterfelder Bahnabschnitt bestens zum Üben geeignet sind.

    Die Bahn prüft derzeit ICE-Züge auf einer bislang kaum noch genutzten Eisenbahnstrecke in Berlin-Lichterfelde (Steglitz-Zehlendorf). Nach einer Mitteilung des Unternehmens soll mit den Fahrten erprobt werden, ob sich der Abschnitt der sogenannten Goerzbahn dauerhaft für Erprobungen neuer Entwicklungen im Eisenbahnbetrieb eignet.

    Dafür habe unter anderem am Freitag ein Versuchszug der Deutschen Bahn, das hausintern so genannten „Advanced TrainLab“, Testfahrten auf der Strecke absolviert. Der Zug fuhr demnach auf dem kurzen Streckenabschnitt zwischen dem Bahnhof Li12. 2. 2021chterfelde West und dem Bahnhof Schönow.
    Die Besonderheit der kurzen Strecke - 40 Bahnübergänge
    Die 2,5 Kilometer lange Strecke bietet laut Bahn sehr gute Voraussetzungen, um verschiedene Systeme zur Objekt- und Hinderniserkennung sowie zur Umfelderkennung zu erproben. Mit diesen Technologien solle der Bahnbetrieb noch zuverlässiger und sicherer werden. Eine Besonderheit der Strecke sei die große Zahl an Bahnübergängen: Es gibt rund 40 Stellen, an denen Autoverkehr die Schienen queren kann. Auch der Abstand zum Verkehr auf dem direkt daneben verlaufenden Dahlemer Weg sei so gering wie fast nirgends in Deutschland. Verliefen die Tests erfolgreich, könnte dieser Erprobungszug immer wieder auf der Goerzbahn unterwegs sein, hieß es.

    Die Strecke ist mehr als 100 Jahre alt. Sie beginnt am Bahnhof Lichterfelde-West und führt parallel zum Dahlemer Weg bis zum Bahnhof Schönow. Bis zum Jahr 2018 gab es dort regelmäßigen Güterverkehr. Seitdem fuhr auf der Goerzbahn kein Zug mehr.

    Das „Advanced TrainLab“ ist ein dieselgetriebener „ICE TD“ der Baureihe 605. Der Zug sei ein „rollendes Labor für neue Zug-Technologien“, teilte die Bahn mit. Das Unternehmen nutzt ihn in Kooperation mit Industriepartnern, um technische Eisenbahnsysteme zu verbessern.
    Sendung: rbb 88,8, 12. 2. 2021, 12 Uhr

    #Zehlendorf #Lichterfelde #Bahn #Goerzallee #Dahlemer_Weg #Lichterfelde_West #Goerzbahn

  • Zehlendorfer Eisenbahn / Goerzbahn
    http://www.mkb-berlin.de/zeuhag.htm

    erreichte bis zu 45 km/h.

    Die beachtliche Länge der Züge von 8 bis 11 Wagen zeigt, dass dies durchaus wirt­schaft­liche Bedeutung für die Bahn hatte.

    Auch wenn die Züge am Nordbahnhof (welcher ein Stück südwestlich des S-Bf. Lichterfelde West lag) ihre Fahrgäste entließen, zeigte sich, dass die verkehrliche Bedeutung der Zehlendorfer Eisenbahn durchaus nicht zu unterschätzen war. Immerhin handelte es sich bei der Zehlen­dorfer Eisen­bahn ’nur’ um eine An­schluss­bahn und nicht um eine Eisenbahn des öf­fent­lichen Verkehrs !

    Erst 1945 wur­de der Per­sonen­verkehr auf den Glei­sen der ZEUHAG eingestellt. Heute gibt es nur noch Güterverkehr (und von Zeit zu Zeit natürlich auch mal Museumsbetrieb) auf der Goerzbahn.

    (Weitere historische Fotos von der Zehlendorfer Eisenbahn gibt es im Bilderbogen.)

    Als einziger Anschließer ver­blieb bis zum Sommer 2018 das unter „APCB“ (früher „Visteon“) fir­mie­rende Werk, das Kunst­stoff­teile für (u.a.) Ford-Auto­mobile fer­tigt. Diese Erzeug­nisse wurden mit Ganz­zügen „just in time“ direkt ans Mon­ta­geband in Köln trans­por­tiert.

    Der erste dieser Züge (hier im Bild) rollte 1990 über die Gleise der Goerzbahn. Die Vmax beträgt heute nur noch 10 km/h...

    Viele Jahre lang wurde der Verkehr auf der Goerzbahn ausschließlich von den DR-Lok der Baureihe V 6010 (spä­ter BR 106 / 346) be­wältigt, bis zur einstweiligen Ein­stel­lung des Betriebs im Frühjahr 2018 gab es nur noch die ferngesteuerten V 60 ex DB (363-365).
    Auffallend sind die gelben Rundumleuchten auf dem Dach.
    ...
     • Nur eine Interimsphase ... (?) 

    Im Sommer 2018 hat die RBH nach Abbestellung des Güterverkehrs durch den einzigen kommerziellen Kunden der Goerzbahn alle ihre Verträge mit den örtlichen Partnern gekündigt. Es gab daher berechtigte Befürchtungen, dass die Goerzbahn auf Dauer von der Bildfläche verschwinden könnte (was dem Museum und Betrieb der MKB die Grundlage entzogen hätte).

    Es konnte jedoch Konsens dahingehend erreicht werden, dass die Bahn erhalten bleibt und die MKB ihre nun im 38. Jahr erfolgreiche Arbeit wird fortsetzen können. In einer Verhandlung in der DB-Zentrale wurde am 10. September 2018 zwischen DB AG, Senat von Berlin, Bezirksamt Steglitz-Zehlendorf, RBH Logistics und AG Märkische Kleinbahn vereinbart, den Betrieb der Goerzbahn zum 1. Januar 2019 auf den ZEUHAG e.V. (einen Ableger der AG Märkische Kleinbahn) zu übertragen, allerdings wurde diese Zusage von der RBH Logistics bisher nicht eingelöst, so dass der Betrieb immer noch ruht.

    Um die Zukunft der Goerzbahn nach dem Rückzug der RBH weiter sichern zu können, wurde mit dem Bezirksamt Steglitz-Zehlendorf eine Vereinbarung getroffen, wonach die Nutzung des Berlin gehörenden Streckengleises zwischen Lichterfelde West und dem Bahnübergang am südlichen Dahlemer Weg unter die Verantwortung des ZEUHAG e.V. gestellt wurde. Das ist ein Anfang, wenn auch ohne die Möglichkeit der Nutzung des weiterhin der RBH gehörenden Bahnhofs Schönow noch immer keine Perspektive für den Betrieb der MKB geschaffen wurde.

     • Ein Neubeginn ? 

    Wir berichteten bereits in mkb-aktuell Heft 69, dass sich die Möglichkeit der Zusammenarbeit mit den „Advanced TrainLab“ der DB abzeichnete. Dieses Projekt ist nun testweise angegangen worden. Am 10. und 12. Februar 2021 fuhr nun zum ersten Mal der Triebzug VT 605 017 über die Gleise der Goerzbahn.
    Bildbericht

    Nach Auswertung dieser ersten Erprobungsfahrt wird es (so ist es jedenfalls geplant) eine gemeinsame Entscheidungsfindung aller Beteiligten zur künftigen Situation auf der Goerzbahn geben.

    In der AG Märkische Kleinbahn besteht die Hoffnung, dass das MKB-Museum bald wieder zu seinem alten Leben zurückfinden wird.

    #Zehlendorf #Lichterfelde #Bahn #Goerzallee #Dahlemer_Weg #Lichterfelde_West #Goerzbahn

  • Amérique du Nord – Grands pas en avant dans la lutte contre l’exploitation sexuelle
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/18/amerique-du-nord-grands-pas-en-avant-dans-la-lutte-contre-lexploi

    #Dawn_Hawkins nous informe aujourd’hui de grandes avancées dans la lutte contre l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes. Mme Hawkins est présidente directrice générale du National Center on Sexual Exploitation (NCOSE), un organisme de bienfaisance qui s’est imposé comme chef de file dans la dénonciation des liens entre toutes les formes de sévices sexuels et d’exploitation basée sur le sexe. Le communiqué fait part de trois (3) changements législatifs aux États-Unis qui reflètent les efforts des législateurs pour doter de cohérence le discours des sociétés modernes néo-libérales au sujet de leurs systèmes économiques et des impacts des industries les plus nocives. À la lumière des drames humains au cœur des industries de l’exploitation sexuelle, ces nouvelles lois repositionnent la base même des pratiques de ces industries non seulement sur les producteurs de ces prétendus services, produits et échanges, mais aussi sur les acheteurs, ceux qui en créent la demande et les profits, et maintiennent ce lucratif modèle économique. Pas d’acheteur, pas de marché, pas de profit.

    On peut lire ici la version originale de ce communiqué du NCOSE : https://ncose.salsalabs.org/06172021_general_highlight_policywinsinmeandtx1?wvpId=b7e62ef3-379a

    Traduit par #Ann_Leduc pour TRADFEM

  • Denmark : Refugee grandmother told to return to Syria

    #Rihab_Kassem, a Palestinian-Syrian refugee, is among hundreds who have been urged to leave the Scandinavian country.

    Rihab Kassem, a retired nurse and grandmother of Syrian and Palestinian origin, arrived in Denmark more than eight years ago.

    She had been living in #Yarmouk, an unofficial camp in Damascus for the Palestinian refugee community in Syria.

    Her initial plan was to visit Waled, her son who had been living in Denmark since 1996 and has long been a citizen of the Scandinavian country.

    But after she arrived, as the war intensified in Syria, violence gripped her refugee camp.

    She applied for asylum and in January 2014, Danish authorities gave her a residence permit, valid for five years. That was then extended for another two years. Later, she was granted temporary protection status.

    Her new life grew as the one she had known in Syria faded. She enjoyed time in Europe with her children and grandchildren.

    But earlier this year, as the Danish government made a controversial decision to declare parts of Syria safe enough to return to, her application for residence was rejected and she was called in for an interview.

    Kassem, 66, was nervous but hopeful.

    Two months later, however, she was informed that her residency permit was revoked because the Danish government considered that security in Damascus, the capital of Syria, and surrounding region had improved enough that those areas could be called home again.

    “Return to where? I have no one, nothing, in Syria,” she told Al Jazeera. “My family lives in Denmark and I’m the only person who was asked to leave.

    “We are not beggars here, we work, we work hard, we go to school, we pay taxes and this is happening to us … I cannot understand it.”

    Kassem moves and breathes with difficulty.

    She says that her lungs operate at 35 percent of their capacity, the result of an attack coordinated by the Syrian army using poisonous gas.

    She was hoping to receive medical treatment in Denmark but because her status changed, she was no longer entitled to government support or national healthcare.

    “I worked for three decades as a nurse, my dream was to make enough money so I could build a hospital in my neighbourhood [in Syria]”, she said.

    She saved enough to buy a plot of land and a house to be transformed into a hospital. But during the renovation, the house was bombed.

    “All of a sudden there was nothing left. Nothing,” she said.

    The official letter rejecting her residency application cited three reasons.

    The first was that her children were adults and no longer depended on her. Secondly, the letter said Damascus was considered safe by the Danish government report and claimed her life would not be at risk. And finally, while authorities recognised she has health issues, they said they were not severe enough to justify her stay in Denmark.

    “The stress that I’m living is incomprehensible,” she said. “The rules keep on changing, the government is not living up to their end of the contract.”

    When Al Jazeera contacted the Danish Immigration Service for a response, a press officer shared the document explaining why Kassem’s status was revoked.

    Rihab rejects all the government’s claims and, since May 18, has been protesting against the ostensible efforts to deport refugees with several others in front of the Danish Parliament.

    She intends to stay at the sit-in until she receives more concrete answers or is forced to leave.

    At one point, she went on a three-day hunger strike.

    Hundreds of Syrians in Denmark have been thrust into the same precarious position after the government’s widely criticised step.

    It was the first European country to make such a declaration.

    But because Denmark has no diplomatic relations with Syria – it does not recognise the government of President Bashar al-Assad – refugees cannot be forced back.

    Rather, they will likely be sent to deportation camps – or “departure centres” – inside the Danish territory.

    “They have a ‘tolerated’ status: deported from the political and social systems, but not physically deported,” said Violeta Ligrayen Yañez, a freelance facilitator and educator who has been working alongside the European Commission Against Racism and Intolerance.

    Most will refuse to go. Some will try and seek asylum elsewhere.

    “They [Danish authorities] have two options: either they send me to a deportation camp or to a hospital, but I will not leave,” said Kassem.

    “Treat us like humans, we deserve to be treated like humans. We’ve seen so many hardships in Syria, in Lebanon, in Palestine and even when we come here to Denmark – supposedly a free country – this is happening to us … So my main message is that I want to be treated as a human. Syria is not safe.”

    https://www.aljazeera.com/news/2021/6/10/denmark-refugee-grandmother-told-to-return-to-syria

    #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_palestiniens #Syrie
    #Danemark
    –—

    Ajouté à la métaliste sur le #retour_au_pays / #expulsions de #réfugiés_syriens
    https://seenthis.net/messages/904710

    Et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/904710#message904721

  • Using Infographics to Make #climate_change More Visible to the Public
    https://nightingaledvs.com/using-infographics-to-make-climate-change-more-visible-to-the-public

    Climate change may not be a directly observable phenomenon, but its impacts are currently threatening the lives of all living organisms. Although the majority of..

    #Charts #Data_Science #Data_Visualization #Design #engagement #environment #How_To #interactive_dataviz

  • Producer Tony Visconti Breaks Down the Making of David Bowie’s Classic « Heroes, » Track by Track | Open Culture
    https://www.openculture.com/2016/01/producer-tony-visconti-breaks-down-the-making-of-david-bowies-classic-h

    Une vidéo fascinante. Tony Visconti explique chacun des éléments de l’enregistrement de Heroes de Bowie, et fait écouter chaque instrument avant le mix.

    Those familiar with David Bowie lore may know one or two things about the recording of his seminal 1978 track “Heroes.” One is that the recording studio did, in fact, look out over the Berlin Wall and the lovers that Bowie saw made it into the lyrics (“I can remember standing by the wall/And the guns shot above our heads/And we kissed as though nothing could fall”). The other is the microphone set up in Hansa’s expansive recording studio: one next to Bowie’s mouth, another 15 – 20 feet away, and another at the far end of the room to catch the reverb. (Hands up how many of us learned about that when Steve Albini copied it for Nirvana’s “All Apologies”? Anybody?) But as this video above with producer Tony Visconti shows, that’s only a few of the magical inventions and daring decisions made for this recording. The session contains lessons for any young producer endlessly fiddling about with their ProTools and the millions of choices afforded by a $2.99 synth app for the iPad.

    Tony_Visconti #David_Bowie #Musique #Studio

  • Macron demande un tour de vis sur l’expulsion des étrangers irréguliers - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/macron-demande-un-tour-de-vis-sur-l-expulsion-des-etrangers-irreguliers

    Au cours d’une réunion, mercredi, Emmanuel Macron a réclamé une meilleure efficacité des expulsions d’étrangers en situation irrégulière.

    Emmanuel Macron a réuni mercredi plusieurs ministres pour réclamer une meilleure efficacité des expulsions d’étrangers en situation irrégulière, encore mal appliquées, alors que l’exécutif s’attend à un afflux d’arrivées post-covid, a indiqué l’Élysée.

    Cette réunion s’est déroulée en présence du Premier ministre Jean Castex et des ministres Gérald Darmanin (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangers) et une représentante du Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti.

    « Les demandes d’asile sont de plus en plus détournées : les étrangers demandent systématiquement l’asile en sachant que l’examen de leur dossier dure plusieurs mois et qu’ils sont pris en charge de manière très avantageuse », a commenté un conseiller.

    « Or, le taux d’acceptabilité de l’immigration dans notre pays est de plus en plus bas », a-t-il relevé.

    « Nous avons un problème d’éloignement »
    Aussi, le chef de l’État a-t-il demandé aux ministres « d’activer de manière volontariste les dispositifs en vigueur » et d’intensifier les négociations avec les pays d’origine pour qu’ils acceptent le retour de davantage de leurs ressortissants.

    Sur environ 120 000 demandeurs d’asile par an, 20 000 obtiennent le statut de réfugiés, 20 000 repartent et 80 000 se maintiennent illégalement sur le territoire.

    « Nous avons un problème d’éloignement », a reconnu la présidence, « notre système est très difficile à activer pour des raisons politiques, diplomatiques et médiatiques », même si le taux d’exécution des décisions d’expulsion s’est amélioré d’un tiers.

    Fin 2020, la commissaire européenne aux Affaires intérieures avait estimé devant le Sénat que le taux d’exécution moyen d’une décision d’expulsion est de 30 % en Europe mais chute à « 13, 14 % pour la France », alors que l’Élysée avance le chiffre de 15,3 %.

    Le chef de l’État, qui au début de son quinquennat évoquait l’objectif d’un taux d’exécution de 100 %, a demandé mercredi des mesures « opérationnelles très rapidement », en ciblant en priorité l’expulsion des étrangers irréguliers auteurs d’actes de terrorisme ou fichés pour radicalisation ainsi que ceux ayant commis des crimes et délits et autres infractions graves.

    L’objectif est de les emmener directement à l’aéroport dès leur sortie de prison, grâce à une coordination des administrations.

    Sur 1 115 étrangers en situation irrégulière et fichés pour radicalisation, 514 sont encore sur le territoire - souvent parce qu’ils sont incarcérés - dont 400 sont sous surveillance et 601 ont quitté le territoire. Environ 250 étrangers relevant de cette catégorie pourraient être expulsés dans les semaines qui viennent, selon l’Élysée.

    « Négociations diplomatiques »
    Les étrangers irréguliers ayant commis des crimes et délits feront aussi l’objet d’expulsions systématiques. « Il s’agit essentiellement de personnes venant du Maghreb - Algérie, Maroc, Tunisie - mais aussi de Russie et d’Afrique ».

    La France compte insister auprès de ces pays pour qu’ils accordent davantage des laisser-passer consulaires qui permettent les retours. Elle veut aussi obtenir que le test PCR désormais exigé soit effectué non pas au départ de France mais à l’arrivée.

    « On ne peut pas les obliger à subir ce test PCR exigé au départ et ceux qui soutiennent leur cause leur disent que le meilleur moyen de rester en France est de refuser le test », a souligné l’Élysée.

    « Le président a demandé que les négociations diplomatiques soient engagées de manières très volontaristes. Avec l’Algérie, avec qui les discussions sont plus difficiles, nous envisageons des mesures plus drastiques et nos demandes seront portées à leur connaissance très rapidement », a averti la présidence française sans autre détail.

  • La psychiatrie est confrontée aux injonctions de l’antiterrorisme | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010621/la-psychiatrie-est-confrontee-aux-injonctions-de-l-antiterrorisme?onglet=f

    La santé mentale des auteurs des récentes attaques est au cœur des enquêtes. Le projet de loi contre le terrorisme élargit encore le partage du fichier des malades psychiatriques hospitalisés sans consentement. La psychiatrie, sommée de participer à l’effort de prévention, craint la stigmatisation de ses patients et veut protéger sa mission de soin.

    #Terrorisme #Psychiatrie #Daniel_Oppenheim

  • Academic freedom in Denmark - open letter, 2 June 2021

    On 1 June, the Danish Parliament adopted a position on ‘Excessive activism in certain research environments’. The position was adopted with a majority of 72 to 24 with all the major parties in favour, the governing Social Democratic Party voting along with the conservative-liberal Venstre party, and parties of the right wing.

    The position states that “The Danish Parliament expects that the university leadership continuously ensures that the self-regulation of scientific practice is working. This means that there should be no standardization of research in order to produce politics disguised as science and that it is not possible to systematically avoid legitimate academic critique.” The position agreed upon in the Danish parliament states that it takes these measures in order to safeguard diversity. However, it is motivated by, and risks resulting in, the exact opposite.

    This position represents the culmination of an intensive lobbying process and political campaign against targeted research environments by a number of politicians and public figures across the political spectrum. This campaign has specifically targeted critical research and teaching, especially in race-, gender-, migration-, and post-colonial studies, areas subjected to attacks. In recent years, politicians have also lashed out against academics working on a much wider range of issues such as climate, biodiversity, immigration, agriculture and inequality, and spanning the entire range of the humanities and the social, technical and natural sciences.

    Similar attacks on academic freedom have taken place in several other European countries over the last year. In a ranking of freedom of research within the European Union, Denmark is already at the bottom (24th out of 28 EU countries in 2017). Academic freedom is under increasing attack. In the political campaigns against specific research communities, individual researchers have been exposed and shamed in public debates. In some cases they have been attacked personally by e-mail, phone or social media.

    These developments are highly troubling. The parliamentary position can be used to advance further attacks and limitations of academic freedom. This could result in more researchers, particularly those in precarious positions, withdrawing from public debate, effectively leading to self-censorship. Researchers might be deterred from doing research in fields that are under significant political scrutiny. This is detrimental both to democracy and to the advancement of knowledge.

    As academic researchers and teachers, we welcome critique, including from elected politicians and public figures from across the political spectrum. Critique is the driving force of the academic community. This is ensured through mechanisms such as external and international peer-review processes; far-reaching accreditation processes; bibliometric analysis and monitoring of publications; employer panels; external examiner panels; quality boards; study boards; external expert panel evaluations in research and education; and not least through extensive and transparent students and peer-evaluations. The quality of both research and teaching is therefore secured and guaranteed at our publicly funded universities in Denmark. Politicians would do well to trust this system. The alternative is - in effect - political censorship of academic freedom.

    The new parliamentary position, and similar attacks on academic freedom, also jeopardise Denmark’s ability to recruit high-level international researchers and students, to develop cooperation with international partners, and the chances of attracting external and international research grants (including from the EU). Academic and intellectual innovation is stifled when researchers are told to stay in line. At a time when universities worldwide are embracing diversity, plurality and democratic forms of knowledge production as key sources of solutions to today’s complex societal challenges, promoting calls to constrain academic freedom is unwise. If we want world-class international research conducted at Danish universities, this political statement moves us further away from this goal.

    The Danish Parliament and especially the Social Democratic government is setting a precedent endangering the freedom of academic research. As researchers, we strongly signal our resistance to such positioning, for the future not only of our universities, but of our society. We therefore call on

    – the Danish Social Democratic Party as governing minority party to reconsider this position
    – the university leadership to continue to support academic staff and stand against these developments
    – researchers and university employees to stand together against this threat against academic freedom, and to support individual researchers and research communities that are exposed to attacks
    – institutions of collective representation, such as trade unions and learned associations to speak up against political misrepresentations of and attacks against academic workers
    – the Danish and international (research) community to defend the integrity of academic knowledge production and its procedures of ensuring quality and room for critical and diverse thinking.

    We invite anyone currently employed in a university or research institution, in Denmark or elsewhere to sign the document. With your signature, you confirm that you are in principle in support of this statement.

    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf-RmUIF6b6M8u1ZVPmRfkWAAD1c9__HUKi2ErwIAPx6K1YJA/viewform

    #liberté_académique #Danemark #attaque #sciences_sociales #université #lettre_ouverte #ESR #genre #race #post-colonial #décolonial #migrations

    ping @cede @karine4 @isskein @_kg_