• Sur la piste des damnés de #Daech

    Nous sommes partis en Syrie, à la recherche de citoyens suisses qui ont cédé aux sirènes de l’Etat islamique. Tandis que des femmes et des adolescents livrent des témoignages inédits sur la vie à l’intérieur du #Califat, un détenu vaudois dénonce les mauvais traitements dont il est l’objet tandis qu’à Lausanne, pour la première fois, sa famille témoigne. Ils sont parmi les 11’000 combattants, femmes et enfants étrangers de Daech, détenus dans les prisons et camps tenus par les Kurdes au Nord-Est de la Syrie. Alors que leur famille et les autorités locales réclament leur rapatriement, les Etats européens, Suisse comprise, mettent le dos au mur.


    https://pages.rts.ch/emissions/temps-present/international/10646701-sur-la-piste-des-damnes-de-daech.html?anchor=10738842#10738842
    #EI #Etat_islamique #film #film_documentaire
    #Al-Hol #Daesh #femmes #enfants #camps #disparitions #Irak #Kurdistan #Baghouz #Centre_Hori (centre de #déradicalisation) #rapatriement #limbe #Syrie #prisons_kurdes #Suisse

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    Sur le camp de Hal-Hol, voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/806159
    https://seenthis.net/messages/805681

  • Du Joker à Daesh - Représentations de la violence - Juan Branco face à Jean-Louis Comolli

    Conférence à la Colonie, le 29 avril 2019, avec introduction de Juan Branco, pour comprendre une question fondamentale, qui trouble notre pays, à partir d’un « film de vacances » d’Abaaoud : quid de la représentation de la violence politique, nos mythes fondateurs, et en particulier pourquoi la Shoah en est-il devenu un ? Le débat commence à 5:02

    https://www.youtube.com/watch?v=P2cMiBJ0Stk

    #cinéma #société_du_spectacle #mort #violence #mise_en_scène #propagande #daesh #nazisme #histoire #nazisme #image #camps_de_concentration #vérité #mensonge #film

  • Al-Baghdadi tué par les Boys US : American got him also : quel impact sur ses katibas au Sahel ? | Aujourd’hui au Faso
    https://www.aujourd8.net/al-baghdadi-tue-par-les-boys-us-american-got-him-also-quel-impact-sur-ses-

    La disparition du grand chef charismatique va ralentir certaines initiatives (...) Mais si l’EI a été décapité, le Sahel n’est pas pour autant sorti de l’auberge, car sur les terres africaines, est tapis un autre parrain du terrorisme qui connaît son métier depuis 30 ans : Iyad Ag Ghaly, maître du GSIM et aller-ego au Sahel d’Al-Baghdadi. Sans oublier la kyrielle d’autres petits katibas, qui s’en donnent à cœur joie pour exister. L’Europe, l’Amérique respirent, l’Afrique un peu aussi avec cette nouvelle, mais pas trop.

    #EI #Daesh #Afrique

  • Les mystères de l’élimination du chef de Daech
    https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-28-octobre-2019

    L’annonce triomphale, hier par Donald Trump, de l’élimination d’Aboubakr El Bagdadi pose un certain nombre de question. Retenons-en trois. La première interrogation porte sur la cohérence entre cette opération et le chaos des décisions de Donald Trump. La deuxième concerne les retombées de cette opération dans la région. Et la dernière, l’avenir de l’État islamique privé de chef...

    #Daesh #EI #Trump #kurdes #turquie

  • ZinTV : Les combattantes du Rojava ne se reconnaissent pas dans le film de Caroline Fourest
    https://www.zintv.org/Les-combattantes-du-Rojava-ne-se-reconnaissent-pas-dans-le-film-Soeur-d-arme-

    Malgré l’actualité brûlante au Rojava ces derniers jours, il nous fallait mettre au clair les utilisations médiatiques du Rojava par les médias occidentaux, en particulier avec la sortie de Sœurs d’armes cette semaine.

    Le film de Caroline Fourest et Patrice Franceschi sort aujourd’hui au cinéma. La réalisatrice, dont c’est le premier film, traite par la fiction du génocide des Yézidis commis par Daech en 2014. Il n’est pas difficile de reconnaître que le scénario souligne bien le rôle des femmes dans cette guerre et illustre efficacement la barbarie des djihadistes. Ce sont bien là ses deux seules qualités.

    
Caroline Fourest présente les forces kurdes comme une entité unique, aux contours politiques flous. Peshmergas et combattants du PKK sont présentés comme luttant côte à côte contre les djihadistes. Pourtant, ce sont bien les combattants du YPG et du PKK qui ont ouvert un corridor humanitaire permettant de sauver les Yézidis, alors que les Peshmergas s’enfuyaient face à l’avancée des djihadistes. Fourest, ayant réalisé son film au Kurdistan irakien, a choisi de faire plaisir à ses hôtes, quitte à travestir la réalité historique dans son film. De discrètes allusions, que seuls les fins connaisseurs de la cause kurde peuvent comprendre, viennent nuancer cette grossière tentative de réécriture de l’Histoire. La fiction n’est pas un passe-droit permettant de s’affranchir de la réalité d’un conflit en cours.
 Les scènes de combat, qui font la fierté de la réalisatrice et de son consultant militaire Patrice Franceschi, n’ont absolument aucune crédibilité. Elles sont médiocrement inspirées d’une vision hollywoodienne de la guerre (le budget en moins) à laquelle même un enfant ne pourrait croire. La réalisatrice et son actrice Camélia Jordana, ont répété sur le plateau de Quotidien cette semaine combien elles s’étaient « éclatées » à faire un film de guerre. La guerre n’est pas un divertissement. La montrer sous son vrai visage, même dans une fiction, a toujours une fonction éducative.

    Cette guerre, nous l’avons faite et nous ne nous sommes pas « éclatés ». Les deux héroïnes du film sont des volontaires françaises rejoignant les rangs des kurdes, pourtant Caroline Fourest n’a pas interrogé un seul d’entre nous. La réalisatrice n’est manifestement pas intéressée par la réalité de notre expérience. Ce qui lui tient à cœur c’est de défendre sa propre vision de cette lutte pour lui faire dire ce qui sert son propre combat politique et sa propre vision du féminisme, quitte à gravement caricaturer la cause qu’elle prétend défendre. Pour preuve, des combattantes kurdes sont représentées en train de consommer de l’alcool, ou de flirter avec leurs homologues masculins. La consommation d’alcool ou les rapports intimes sont deux tabous absolus au sein YPG-J.

    L’organisation met un point d’honneur à être irréprochable sur ces points, afin de garantir sa moralité aux yeux des sociétés kurdes et arabes extrêmement conservatrices. Dans son film, Caroline Fourest fait dire à une combattante kurde embrassant un camarade : « On ne s’est pas battu contre les soldats de Daech pour vivre comme eux ». Comme nous venons de l’expliquer, cette tirade n’illustre en rien la mentalité des combattantes kurdes, bien au contraire. En tentant de faire rentrer ces combattantes dans le moule de son féminisme occidental et institutionnel, Caroline Fourest commet une faute grave, qui va compromettre la réputation du YPJ à l’étranger, notamment dans le monde arabe où son film est diffusé.
 Nous appelons d’une façon générale une méfiance face aux représentants autoproclamés du Rojava et garder un esprit critique sur la vision impérialiste que peut avoir l’Occident à l’égard d’une révolution du Moyen-Orient.

    Pour les raisons que nous venons d’énoncer, le CCFR prend clairement position contre ce film, qui ne représente ni les combattantes et combattants français du YPG-J, ni la cause kurde qu’il prétend pourtant défendre, et appelons à ne pas aller le voir.

    #Kurdistan #guerre #Daesh #féminisme #occidentalisme

  • [video] « Revenants du #Rojava ». Après André Hébert, c’est au tour de Qandil Azad d’atomiser le communiqué de presse de la #DGSI transmis par Matthieu Suc et Jacques Massey via Mediapart. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’y a eut visiblement AUCUNE enquête !
    https://vimeo.com/358423018

    Il ajoute des sources et deux autres réponses parues sur @lundimatin :

    Réponse de André Hebert :
    https://lundi.am/Andre-Hebert-ancien-volontaire-du-Rojava-repond-a-Mediapart

    Réponse de Corrine Morel Darleux :
    https://lundi.am/Mediapart-et-le-Rojava-la-DGSI-en-embuscade

    Qui est Henry Krasucki :
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Henri_Krasucki

    Mort de Gabar légionnaire :
    https://rojinfo.com/gabar-legionnaire

    Cérémonie d’hommage à Kendal Breizh :
    https://20minutes.fr/monde/2235479-20180311-bretagne-hommage-rendu-kendal-breizh-combattant-breton-tu

    Ravachol mytho et balance :
    https://kurdistan-au-feminin.fr/2019/03/29/ravachol-mediatisation-de-la-mediocrite-et-tribune-pour-une-bar

    Pour rappel, l’article de @mediapart : https://seenthis.net/messages/799620

    #renseignements #guerre #Daesh #terrorisme #mythe #ennemi_interieur

    • Qandil Azad vient de transmettre la triste information suivante :

      Jamie Janson s’est suicidé mercredi dernier.
      Membre des YPG, il avait participé à plusieurs opérations en Syrie, contre Daesh ainsi que contre l’État turc, à Afrin.
      Il n’est pas impossible que les poursuites contre lui (comme contre d’autres volontaires) des autorités britanniques et l’absence de fait de soutien psycho-social aient pu conduire à un tel geste.
      Il s’agit du 6eme volontaire international des YPG qui ait mis fin à ses jours.
      (Texte du camarade Stéphane Barth)

      #suicide #veterants

    • « Revenants » du Rojava : Mediapart face aux critiques

      L’enquête de Mediapart sur "les revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement" a suscité un tollé sur le site Lundi matin, où plusieurs militants pointent "une enquête biaisée" relayant sans distance les vues de la DGSI. Mediapart, qui reconnaît une erreur, a modifié son article. Un des coauteurs de l’enquête nous répond.

      "Ces revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement". C’est le titre d’une enquête de Mediapart qui a fait s’étrangler une partie de la gauche libertaire ces derniers jours. Publiée le 1er septembre, l’enquête s’intéresse aux quelques militants français partis combattre Daech aux côtés des Kurdes dans l’enclave autonome du Rojava.

      En février 2018, nous consacrions une émission à cette expérimentation politique complexe, qui s’élabore sur ce territoire kurde du nord de la Syrie.
      Un territoire où les combattants des milices kurdes YPG (les Unités de défense du peuple) ont été rejoints par une foule hétéroclite d’Occidentaux venus prendre les armes contre l’Etat islamique, dont certains voient dans le Rojava, son organisation autonome et sa constitution (droit des minorités, égalité des sexes), le moteur d’une révolution sociale. Mais l’angle choisi par Mediapart est tout autre.

      Les journalistes Jacques Massey, spécialisé dans les questions de sécurité, et Matthieu Suc, qui suit les affaires de terrorisme pour Mediapart, ont entrepris de raconter la façon dont les services de renseignement perçoivent le retour en France de ces quelques militants français : comme "une menace". L’enquête fait la part belle aux déclarations de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure, fusion des RG et de la DST) et aux confidences d’agents des services qui agitent le spectre du risque de "passage à l’acte" que constituerait le retour en France de ces "militants d’ultragauche", ayant suivi "une formation militaire au Rojava".
      En introduction de son enquête, Mediapart résume : "Certains d’entre eux voudraient passer à l’acte en France. Les services ont la conviction que l’homme ayant tiré sur un hélicoptère de la gendarmerie lors de l’évacuation de NotreDame-des-Landes était un vétéran du Rojava."

      Lundi matin : "la dgsi en embuscade"
      Depuis sa parution, l’article de Mediapart n’en finit plus de susciter un tollé. En deux jours, le site de gauche radicale Lundi Matin a publié pas moins de trois contenus pour dénoncer une "enquête biaisée" relayant sans distance la voix de la DGSI.
      Lundi 4 septembre, Lundi Matin publie "Mediapart et le Rojava, la DGSI en embuscade ?", une tribune signée de Corinne Morel Darleux, conseillère régionale de Rhône-Alpes (ex-France insoumise et ex-secrétaire nationale du Parti de Gauche). Elle éreinte l’enquête du site d’information, qui selon elle "livre un dossier à charge, clé en main" avec "tout l’attirail de l’« ultra-gauche » fantasmée par la DGSI".
      Dans les heures qui suivent, Lundi matin enchaîne avec un article signé de la rédaction, expliquant : "Si Mediapart est connu pour la rigueur, la qualité et la précision de ses enquêtes, celle de Matthieu Suc et Jacques Massey, rubriquée dans la section « terrorisme » du site, nous est apparue pour le moins légère si ce n’est même salement biaisée." A l’appui de ces propos, le site, qui s’est entretenu avec des ex-volontaires du Rojava, apporte des éléments de contre-enquête factuels qui vont être étayés dans les heures qui suivent par la publication d’une troisième article : une tribune d’André Hébert, ancien volontaire du Rojava, le seul nommément cité dans l’article de Mediapart, et qui pointe lui aussi une "narration anxiogène" et un "article insultant, plein d’insinuations et de rumeurs" qui selon lui "a tout l’air d’une commande de la DGSI aux journalistes de Mediapart." Suite à cette salve d’articles, interpellé sur Twitter, le journaliste Mathieu Suc a reconnu une "erreur matérielle" (voir ci-dessous) et procédé à une mise à jour de l’article. Nous passons en revue les principaux points de discorde et les réponses que nous a apportées Matthieu Suc. des services qui soufflent le chaud et le froid.
      Avec cet article, Mediapart a donc choisi de s’intéresser aux suspicions du renseignement à l’égard de ces militants. Soit. Le site nous en prévient assez tôt dans l’article : "Ces derniers mois, les services de renseignement se sont inquiétés à plusieurs reprises de « la menace » représentée selon eux par ces « activistes d’ultragauche », qu’ils soient militants marxistes ou anciens zadistes, de retour du Rojava." Mediapart rapporte en effet que les services surveillent ces militants très en amont "si d’aventure certains revenants du Rojava passaient à l’acte." Le profil de ces militants poserait "un important problème sécuritaire". En cause, " la formation militaire qu’ils y ont acquise", écrit Mediapart, qui précise : "Dans le lot, certains ont même suivi une formation aux explosifs." Ces militants partis combattre Daech aux côtés des unités de combat kurdes, arabes et yézidies menaceraient donc la France ? A l’appui, Mediapart cite "un haut gradé" qui souffle le chaud et le froid : ces militants "se constituent en cellules que l’on pourrait qualifier de préterroristes", affirme-t-il, tout en ajoutant aussitôt : "Et c’est tout. Même si cela reste une préoccupation, la violence exprimée par ces militants ne s’est pas pour l’heure matérialisée." C’est-à-dire ? La DGSI, citée par Mediapart, est tout aussi peu claire : "Les membres de l’ultragauche n’ont pas encore franchi la ligne ténue qui les sépare du terrorisme". Soulagement ? Pas si vite. Car, si l’on en croit "un haut gradé d’un service de renseignement" dont Mediapart rapporte là encore les propos : "La menace que certains d’entre eux peuvent faire peser sur les institutions françaises, sur les forces de l’ordre, est une préoccupation générale et constante."

      Mediapart : "Notre erreur est incontestable"

      Mais quid de la dite "menace" ? Très tôt dans l’article, les journalistes de “Mediapart” l’accréditent, en avançant que la justice partagerait elle aussi cette suspicion. Ainsi Mediapart écrit : "Ce « savoir-faire » est suspecté de pouvoir servir « dans le cadre d’actions violentes de l’ultragauche révolutionnaire », selon les termes d’une décision de justice rendue en décembre 2016, qui privait un militant de son passeport et l’empêchait de repartir sur zone." Seulement voilà, il n’y pas eu de décision de justice contre les combattants français. C’est même l’inverse. Ce que Mediapart a pris ici pour une décision de justice est en réalité un arrêté du ministère de l’Intérieur. Qu’est-ce que ça change ? "Le problème, ici, c’est que l’arrêté a été contesté mais surtout annulé, par une décision de justice cette fois-ci", rappelle Lundi Matin, qui produit l’arrêté ainsi que la véritable décision du tribunal administratif de Paris. Lequel estimait, le 31 mars 2017, que les "éléments ne suffisent pas à démontrer que les convictions et engagements politiques de M. XXX sont susceptibles de le conduire à porter atteinte à la sécurité publique lors de son retour sur le territoire français." En d’autres termes, loin d’établir sa dangerosité, la justice a au contraire donné raison au militant, ordonné que son passeport lui soit restitué et condamné l’Etat à lui verser la somme de 1000 euros. "Bref, une toute autre histoire que celle racontée par la DGSI, Matthieu Suc et Jacques Massey", raille Lundi matin.
      Interpellé sur Twitter, Matthieu Suc parle d’une "erreur matérielle". Dans la foulée, sur Mediapart, le passage en question est corrigé et une mise à jour renvoie désormais à l’article de Lundi matin. "Notre erreur est incontestable. D’autant que la condamnation du ministère de l’Intérieur par le tribunal administratif est assez sévère", reconnaît d’emblée Matthieu Suc auprès d’Arrêt sur images, en expliquant, au sujet des documents sortis par Lundi matin, qu’il aurait été "ravi de les mettre dans l’enquête".
      Le plaignant, lui, n’a pas tardé à se manifester après la parution de l’enquête. Le militant "blanchi" par la justice, "c’est moi" explique ainsi l’ex-volontaire du Rojava, André Hébert, dans la tribune parue le 4 septembre sur Lundi matin. Il a rencontré un des deux journalistes. Hébert explique qu’il lui avait pourtant proposé d’avoir accès à ce jugement, ce que le journaliste a refusé. "Oui, on aurait dû prendre connaissance de ce document à ce moment-là", reconnaît Suc auprès d’Arrêt sur images, sans apporter plus d’explications. Si pour Hébert le contresens manifeste de Mediapart sur la décision de justice est "l’erreur la plus grossière" de l’enquête, ce n’est pas le seul point qui a fait tiquer les militants. un ancien du rojava attaque un hélico de la gendarmerie ?
      Toujours à l’affût de "la menace" que représenteraient les anciens du Rojava, et juste après avoir expliqué à tort que la justice la considérerait comme fondée, les auteurs écrivent : "Cette crainte qu’inspirent les militants d’ultragauche de retour du front syrien se serait matérialisée le 9 avril 2018". Tout du moins, "à en croire les services de renseignement", précise l’article. Et Mediapart de rappeler que ce jour là, à Notre-Dame-des Landes, "un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie nationale essuie plusieurs tirs de fusée éclairante". Quel rapport avec les volontaires du Rojava ? "Sans pouvoir l’établir judiciairement, les services de renseignement ont la conviction d’avoir identifié l’auteur de cette attaque, un zadiste vétéran du Rojava."
      Dans sa tribune publiée sur Lundi matin, Corinne Morel Darleux écrit :"Nul besoin au demeurant d’être un « vétéran du Rojava » pour manier une fusée éclairante, une rapide recherche indique qu’elles sont vendues sur Internet pour les « soirées illuminées, fêtes nationales, départ en retraite, événements, fiançailles, mariage, baptême »."
      De son côté, Lundi matin considère que "si la mise en scène peut prêter à rire, les accusations n’en sont pas moins graves et sans autre fondement qu’une « conviction » que les services de renseignement reconnaissent être incapables d’établir judiciairement." Pour sa part, Matthieu Suc nous répond : "Je conçois que notre enquête puisse susciter de l’émotion et de la contestation. Mais si vous regardez bien, toutes les informations qui proviennent des services de renseignements, on les a mises dans la bouche des services de renseignement."

      Un "haut gradé croit savoir..."

      Ce que reprochent surtout Lundi matin, Morel Darleux et Hébert à Mediapart, c’est de relayer sans distance les convictions réelles ou supposées des services. Notamment au sujet des liens supposés entre les combattants du Rojava et des faits survenus en France. "Moins sanglante, la perspective d’une convergence des luttes avec la mouvance anarchiste, qui s’adonne depuis l’été 2017 à une activité incendiaire, inquiète", écrivent les journalistes, au sujet de "mystérieux incendiaires qui multiplient les actions de sabotage et de dégradation, en solidarité avec des anarchistes actuellement incarcérés en France et en Italie."

      Mediapart égrène la liste des forfaits : gendarmeries attaquées en 2017 à Limoges, Grenoble et Meylan, incendies de la radio France Bleu Isère et d’un relais radio à Grenoble en janvier 2019, de véhicules de la mairie à Paris en mars et d’un véhicule de l’armée lors du mouvement des Gilets jaunes à Saint-Nazaire. Quel rapport avec le Rojava et ses combattants français ? "Le choix de s’en prendre aux symboles de l’État et à ses forces de l’ordre épouse les objectifs de certains revenants du Rojava", écrit Mediapart qui à l’appui cite un "haut gradé" qui "croit savoir" que les volontaires de retour en France "sont en contact avec d’autres franges de l’ultragauche, dont les incendiaires qui sont des militants aguerris, déployant de solides techniques de clandestinité." Dans son article, Lundi matin tacle : "En tout cas, ce haut gradé n’a visiblement pas jugé utile de partager ses informations avec ses collègues enquêteurs, qui n’ont jusqu’à présent inquiété personne pour ces incendies."

      "Ce n’est pas du tout une commande des services"

      Plus généralement, Lundi matin estime au sujet de l’enquête que "l’action des services, ici, est d’ordre psychologique et éditorial : profiler une menace, convaincre qu’elle est bien réelle, imposer un imaginaire, des éléments de langage et une grille de lecture." Et d’ajouter : "La cible première, ce ne sont pas les volontaires qui reviennent du Rojava mais bien Mediapart et ses abonnés." Matthieu Suc récuse l’accusation de téléguidage, rappelant qu’il a publié plusieurs enquêtes à charge contre les renseignements. Suc l’assure : "Pour cette enquête, on a vu une dizaine de personnes, parmi eux certains qu’on pourrait qualifier de serviteurs de l’Etat à des degrés divers, mais aussi des gens qui sont de l’autre côté de la barrière." Il ajoute : "Au delà de ça, le plus important pour moi, c’est cette fameuse vidéo-communiqué où un petit nombre de militants appelle à frapper la France. " Dans cette vidéo diffusée en français, en avril 2018, par l’Antifascist Forces in Afrin (AFFA), titrée "Contre Macron et son monde", on entend : "Nous avons combattu l’État islamique et l’État turc. Nous combattrons l’État français avec la même détermination. […] Ouvrons de nouveaux fronts et détruisons nos cibles." Dans sa tribune, André Hébert parle simplement de "vidéos faites sur le coup de l’émotion, qui n’engagent que leurs auteurs." Même... Mediapart, dans ce même article, rappelle que face "au tollé suscité au sein même de la mouvance, la proclamation est vite effacée" et que "l’auteur s’en mord encore les doigts."

      "revenants"

      Certains termes, également, font réagir. Notamment celui de "revenants" pour qualifier ces combattants de retour, terme utilisé pour désigner les vétérans du djihad. "On n’y a pas vu une charge particulière. Pour moi, c’était presque plus doux que combattant. Il n’y avait pas une volonté de dramatiser", estime Suc.
      Corinne Morel Darleux dénonce elle aussi dans sa tribune la tonalité anxiogène de l’article ("cette Une, entre radicalisation et film de zombie", "cette photo hérissé de kalachnikovs" qui accompagne l’article). "On frémit", ironise-t-elle en rappelant, comme le précise au fil de son article Mediapart, que ces internationalistes français sont loin d’être légion, "une douzaine" rentrés en France, "moins de dix" encore sur place. Elle regrette que Mediapart ne se penche pas davantage "sur les tenants et aboutissants" des combats que ces militants ont rejoint.
      De fait, dans cet article, Mediapart ne s’étend guère sur les motivations des militants partis au Rojava. On saura juste qu’à l’origine il s’agit de "jeunes révolutionnaires émus par les images de Kobané assiégé par les troupes de l’État islamique." Quant au sens de leur engagement ? Mediapart cite brièvement André Hébert, "convaincu d’avoir contribué à éradiquer Daech, lutté pour un monde meilleur et soutenu la révolution du Rojava." Auprès d’Arrêt sur images, Suc confie : "Dans l’enquête, le passage concernant André Hébert devait permettre de contre-balancer la parole des services. Manifestement, on ne l’a pas fait assez."
      Après la série d’articles publiées par Lundi matin, Mediapart a ajouté dans le corps de l’article une brève mention à l’émotion suscitée par son enquête, avec un lien vers la tribune d’Hébert.

      https://www.arretsurimages.net/articles/revenants-du-rojava-mediapart-face-aux-critiques

  • #Djihad : pourquoi les « revenants » ne reviennent pas - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/230918/djihad-pourquoi-les-revenants-ne-reviennent-pas?onglet=full

    Du temps du califat, les choses étaient relativement simples pour les djihadistes qui avaient des envies d’ailleurs. À condition d’avoir une motivation valable (en gros : aller commettre un attentat dans un pays étranger ou subir une opération chirurgicale en Turquie), un émir tamponnait un laissez-passer et le djihadiste se présentait au poste-frontière de l’État islamique (EI). On le conduisait à un grillage barbelé avec une porte en fer. La porte s’ouvrait. Un douanier turc détournait le regard et le tour était joué.

    #daesh #syrie #irak

  • Nadia Murad, ancienne esclave sexuelle de DAESH, se livre dans un entretien exclusif | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/actualites/nadia-murad-ancienne-esclave-sexuelle-de-daesh-se-livre-dans-un-e
    http://www.nationalgeographic.fr/sites/france/files/styles/desktop/public/30801848484_1f163fbc20_b.jpg?itok=J-l7Ms0X

    Nadia Murad, ancienne esclave sexuelle de DAESH, se livre dans un entretien exclusif
    Nadia Murad a passé 11 mois aux mains de DAESH, à Mossoul, en Iraq. Comme de nombreuses femmes yézidies, elle a été réduite en esclavage sexuel, avant de pouvoir s’échapper. Elle vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix 2018.

    #Nadia_Murad #Nobel #daesh #ei #Yézidies

  • « Qui sait, Bachar sera peut-être jugé un jour ? »

    Alors que le régime de Damas redouble d’atrocités, magistrats et ONG instruisent – en secret parfois – les crimes du régime. « La Croix » a rencontré les acteurs de cette #traque hors norme, menée du nord de l’Europe au cœur de la Syrie.


    https://services.la-croix.com/webdocs/pages/longform_Syrie/index.html
    #crimes #Bachal_al-Assad #Syrie #Cour_pénale_internationale (#CPI) #justice

    • En tous cas, Bachar el-Assad est un homme soigneux.

      On ne peut pas en dire autant de notre président El à Zad.

      _ Mon commentaire ne veux pas dire que je partages les actes et idées du Président de la République Arabe Syrienne.

    • Je suis en train de lire le livre de #Gabriele_Del_Grande sur la naissance de l’#Etat_islamique (#EI #daesh)...
      Il a interviewé des dizaines de personnes et décidé de raconter l’histoire de quatre combattants de l’Etat islamique : des biographies passionnantes, des parcours de vie tourmentés, des corps qui sont souvent passés par des mois de #torture subie dans les prisons du #régime_syrien. Un livre nécessaire (j’en suis à la page 100 de 600), mais qui fait très très mal.

      #Dawla

      Dawla in arabo significa Stato ed è uno dei modi in cui gli affiliati dello Stato islamico chiamano la propria organizzazione. Gabriele Del Grande è andato a incontrarli in un avventuroso viaggio partito nel Kurdistan iracheno e terminato con il suo arresto in Turchia. Questo libro è il racconto delle loro storie intrecciate alla storia più grande dell’ascesa e della caduta dello Stato islamico.

      Un racconto che parte nel 2005 nei sotterranei del carcere di massima sicurezza di Saydnaya, in Siria, e che passa per la rivoluzione fallita del 2011, la guerra per procura contro al-Asad, il ritorno del Califfato e gli attentati che hanno sconvolto l’Europa.

      Senza mai cedere ai toni della saggistica, Del Grande mette in scena una galleria di personaggi le cui vicende si snodano in un intreccio di storytelling e geopolitica. Un manifestante siriano spinto da un’autentica sete di giustizia a prendere le armi e che, davanti alla corruzione dell’Esercito Libero, sceglie di arruolarsi nel Dawla, dove farà carriera come agente dei servizi segreti interni ed emiro della polizia morale, hisba. Un hacker giordano in fissa con l’esoterismo giunto in Siria seguendo le profezie sulla fine del mondo e finito nel braccio dei condannati a morte in una prigione segreta del Dawla. E un avventuriero iracheno ingaggiato da un ex colonnello dell’Anbar che grazie alla propria intraprendenza si addentrerà nel livello più oscuro dei servizi segreti del Dawla, quello responsabile della pianificazione degli attentati in Europa.

      Asciutto e spietato come una tragedia classica, avvincente come un action movie, questo libro straordinario ci racconta storie forti, piene di colpi di scena, avventure, sentimenti, rabbia, amore, vita, morte, punti di vista opposti sulla guerra e sul mondo.

      Dawla nasce da un progetto di crowdfunding che ha avuto un appoggio appassionato e generoso da parte dei sostenitori di Del Grande, qui impegnato ad affrontare con la massima competenza e un piglio narrativo eccezionale lo scomodo punto di vista dei carnefici. “Non per giustificare, non per umanizzare. Ma unicamente per raccontare e, attraverso una storia, cercare una risposta, ammesso che ve ne sia una, a quell’antica domanda sulla banalità del male che da sempre riecheggia nelle nostre teste dopo ogni guerra.”

      https://www.librimondadori.it/libri/dawla-gabriele-del-grande
      #livre

  • Pas écouté mais pour info : le New York Times lance son #podcast sur l’#État_islamique : Caliphate
    https://www.nytimes.com/interactive/2018/podcasts/caliphate-isis-rukmini-callimachi.html

    A new audio series following #Rukmini_Callimachi as she reports on the Islamic State and the fall of Mosul.

    Pas de flux RSS repérable pour l’instant (le contraire eut été étonnant), mais il est téléchargeable via les applis de podcast sans abonnement au New York Times.

  • étonnante cette histoire sur ce site zone militaire. [ 16/10/2014 ]
    http://www.opex360.com/2014/10/16/des-membres-dun-gang-de-motards-neerlandais-ont-rejoint-les-combattants-kur

    Il y a les aspirants jihadistes qui quittent leur pays d’origine pour rejoindre l’État islamique (EI ou #Daesh) en #Irak et en #Syrie. Et puis il y a ceux qui en font de même pour s’engager auprès des combattants kurdes irakiens (Peshmergas) contre ces mêmes jihadistes. Tel est le cas de trois membres néerlandais d’un…. gang de motards appelé « No Surrender ».

    Ces mouvements de « #bikers » ont souvent mauvaise réputation, leur but n’étant pas d’organiser des sorties le dimanche, histoire de faire prendre l’air à leurs « Harley » dans la mesure où certains d’entre eux sont impliqués dans des activités criminelles (d’où le terme de « gang » qui leur est associé).

    Musique rock (Janis Joplin, Judas Priest, MötörHead, etc), codes vestimentaires (cuir, barbe, cheveux longs tatouages, etc), ces motards ont un style de vie non conventionnel et défendent certaines valeurs que peut résumer la chanson « Born to be wild » du groupe Steppenwolf (la bande originale du film Easy Rider).

    Aux #Pays-Bas, l’on compte au moins 4 « clubs » de motards : les Hells Angels, les « Satudarah », les « Bandidos » et, donc, les « No Surrender » de création récente. Et selon le chef de ce dernier, Klaas Otto, trois « bikers » originaires d’Amsterdam, Breda et Rotterdam sont partis dans le nord de l’Irak pour combattre les jihadistes aux côtés des #Peshmergas.

    Seulement, si les autorités cherchent à empêcher les sympathisants de l’EI de rejoindre la Syrie ou l’Irak, qu’en est-il pour ceux qui veulent partir pour combattre les jihadistes dans ces pays ? La réponse a été donnée le 14 octobre par le procureur général néerlandais.

    Ainsi, ces trois « bikers » ne sont pas dans l’illégalité étant donné que « rejoindre un groupe armé étranger n’est plus interdit », alors que c’était le cas il y a encore peu. « Par contre on ne peut pas se joindre à un combat contre les Pays-Bas », a-t-il ajouter. Mais ce n’est pas la seule limite : bien évidemment, si ces membres du gang « No Surrender », se rendent coupables d’exactions, ils devront à en répondre devant la justice. En outre, il n’est pas permis non plus de faire le coup de feu avec une organisation terroriste. Cela vaut pour l’EI comme pour le #PKK, le Parti des travailleurs du #Kurdistan, aussi considéré comme tel.

    https://www.youtube.com/watch?v=aLufTdkxUCQ


    #Born_to_be_wild

  • Binxet. Sotto il confine

    “Binxet – Sotto il confine” è un viaggio tra vita e morte, dignità e dolore, lotta e libertà. Si svolge lungo i 911 km del confine turco-siriano. Da una parte l’ISIS, dall’altra la Turchia di Erdogan. In mezzo il confine ed una speranza. Questa speranza si chiama #Rojava, soltanto un punto sulla carta di una regione tormentata, terra di resistenza ma anche laboratorio di democrazia dal basso, luogo in cui, sui fucili di chi combatte, sventolano bandiere di colori diversi ma che che parlano lo stesso linguaggio; quello dell’ uguaglianza di genere, dell’autodeterminazione dei popoli e della convivenza pacifica. E’ su questa striscia di terra che si sta giocando la partita più importante; la battaglia contro daesh, il controllo e la chiusura del confine su sui si basa l’accordo tra Unione Europea e Turchia, la violenza repressiva ed autoritaria del dittatore Erdogan. Un racconto di denuncia sulle pesanti responsabilità dell’Europa nel sottoscrivere un accordo che violenta le vite di migliaia di persone, solo un piccolo tassello nella storia di un popolo che continua a non rassegnarsi all’idea di essere diviso dai confini, storie di uomini, donne e bambini che sono l’immagine del non arrendersi.

    https://www.openddb.it/film/binxet-sotto-il-confine
    #film #frontières #Turquie #Syrie #ISIS #Daesh #Etat_islamique #fermeture_des_frontières #accord_UE-Turquie #migrations #asile #réfugiés

  • Calvados : Six mois de prison ferme pour un joggeur qui courait avec un maillot « Ben Laden »
    http://www.20minutes.fr/justice/2165095-20171107-calvados-six-mois-prison-ferme-joggeur-courrait-maillot-b

    En juin dernier, Chakib Limane avait été interpellé par la police après l’alerte d’un agent de sécurité d’un magasin spécialisé dans la personnalisation de maillots de sports. L’agent s’était dit préoccupé par le comportement de cet homme, porteur d’un bracelet électronique, venu floquer un maillot du nom de Ben Laden.

    Lors de son audition, le joggeur avait expliqué qu’il portait ce maillot uniquement pour courir autour du stade de l’université : « C’est de la provocation, rien de plu.s » « C’est surtout inadmissible et choquant », avait sèchement répondu le magistrat.

    #je_suis_charlie_mais_pas_trop
    #liberté_à_géométrie_variable

  • L’État islamique fait-il des revendications mensongères ?

    http://www.slate.fr/story/152057/etat-islamique-revendication-mensongere

    Récemment, l’organisation djihadiste a revendiqué des attaques avec lesquelles elle n’avait manifestement aucun rapport.

    Jusqu’ici, les revendications de Daech étaient considérées comme relativement fiables. Elle indiquaient normalement, a minima, que l’auteur d’un attentat adhérait à son idéologie et avait agi en son nom. Toutefois, les spécialistes du terrorisme sont de plus en plus dubitatifs vis-à-vis de ces communiqués, car l’organisation djihadiste s’est récemment attribuée à tort la paternité de certaines attaques. L’État islamique est-il entré dans une ère de revendications mensongères ?

    #etat_islamique #daesh #amaq #terrorisme

  • The city fit for no-one - BBC News
    http://www.bbc.co.uk/news/resources/idt-sh/the_city_fit_for_no_one_raqqa_syria_islamic_state_group

    There is a moment in the journey into Raqqa when you leave the real world behind. After the bombed-out Samra bridge, any signs of normal life vanish.

    Turn right at the shop that once sold gravestones - its owner is long gone - and you are inside the city.

    Ahead lies nothing but destruction and grey dust and rubble.

    This is a place drained of colour, of life, and of people. In six days inside #Raqqa, I didn’t see a single civilian.

    #syrie #ei #daesh

  • Hundreds of Isis defectors mass on Syrian border hoping to flee | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2017/sep/12/hundreds-of-isis-defectors-mass-on-syrian-border-hoping-to-flee

    Hundreds of defectors from Islamic State have massed in Syria’s Idlib province, with many planning to cross the nearby Turkish border and find ways back to the Middle East, North Africa and Europe.

    Several dozen former fighters have already made it across the heavily patrolled frontier to towns and cities in Turkey’s south in recent weeks, the Guardian has confirmed. Four Saudi Arabian extremists arrived in a southern Turkish community in early September after paying smugglers $2,000 each for the perilous journey past border guards who have shot dead scores of infiltrators this year alone.

    #isis #daesh #syrie #turquie #fin_d_empire

    • L’artillerie libanaise bombarde les positions de Daech dans le Qaa et Ras Baalbeck (video)
      http://french.almanar.com.lb/519825

      Par ailleurs, selon le quotidien libanais al Joumhouriah, le commandement général des armées syriennes et libanaises ont finalisé les derniéres étapes de leur plan de coordination militaire, dans le cadre de la bataille contre Daech dans le Qaa et à ras Baalbeck. En effet, ces derniers jours, des réunions conjointes ont eu lieu, les plans et les cartes géographiques ont été exposés sur la table pour diviser la région militairement et définir les missions respectives de chacune des parties et le soutien dont chacune aura besoin.

    • Nasrallah avait annoncé hier soir que l’initiative de la bataille contre l’EI au Liban serait laissée à l’armée libanaise :

      Nasrallah : Nous nous battrons avec l’armée syrienne
      https://www.lorientlejour.com/article/1065791/nasrallah-nous-nous-battrons-avec-larmee-syrienne.html

      Évoquant ensuite la bataille à venir avec l’EI dans le jurd de Ras Baalbeck et de Qaa, Hassan Nasrallah a souligné que le groupuscule jihadiste « occupe une vaste zone en territoires libanais et syrien, d’une superficie d’à peu près 296 km² (141 km² au Liban et 155 km² en Syrie) ». « Les frontières dans cette région sont tracées, contrairement à ce qui a été dit », a-t-il noté, précisant que le terrain, montagneux et ascendant, est de même nature que celui du jurd de Ersal.

      « Il est clair que c’est l’armée libanaise qui mènera la bataille pour la libération du jurd de Ras Baalbeck et de Qaa, a indiqué le secrétaire général du Hezbollah. Les préparatifs vont bon train. Le Hezbollah, en coordination avec le directoire syrien, a déjà préparé cette bataille. Si le Liban officiel prend la décision que c’est l’armée qui doit remplir ce rôle en territoire libanais, c’est parfait. Vous n’ôtez rien à notre mérite. » Et de poursuivre : « L’armée libanaise est capable de remplir cette mission, avec ses capacités et ses équipements, cela est indiscutable. Elle n’a pas besoin d’aide. Ce serait une insulte à l’armée qu’elle dispose d’un soutien américain – il en est question – pour une telle bataille. »

      « Je ne veux pas polémiquer. Le problème n’est pas dans l’institution militaire ou sécuritaire au Liban, mais dans l’appareil et la décision politiques. Qui a empêché l’armée de livrer la bataille du jurd de Ersal ? Pourquoi est-elle capable maintenant de se battre et ne l’était pas avant ? Le problème est politique », a estimé Hassan Nasrallah.
      « Lorsque l’armée a été agressée (à Ersal) il y a deux ans, que ses chars ont été visés et ses soldats touchés ou faits prisonniers, pourquoi n’a-t-elle pas assumé ses responsabilités à l’époque ? Si la décision avait été prise, nous étions prêts à aider l’armée. Ce n’est pas nous qui l’avons empêchée », a-t-il indiqué.

       Le secrétaire général du Hezbollah en a profité pour répondre à ceux qui soulèvent la question de la décision de la guerre et de la paix pour dénier au Hezbollah sa liberté de mener son action contre les groupes jihadistes syriens. « Il suffit de parler de décision de la guerre et de la paix. Avez-vous pris la décision de lancer la guerre, de libérer les prisonniers, de chasser les terroristes, et vous en a-t-on empêchés ? » a-t-il lancé. Il a indiqué, dans ce cadre, qu’il « parie sur la présence de Michel Aoun à la présidence de la République pour amener l’État dans la direction » d’une intervention contre les jihadistes. « Si nous n’avions pas fait ce qu’il fallait faire, al-Nosra circulerait en boucle dans les rues de Ersal pour encourager à envahir Beyrouth. L’État ne veut pas assumer ses responsabilités. (...) Il suffit d’un article du New York Times pour influencer sa position », a-t-il noté.

      « Nous allons vers une bataille. L’armée libanaise se battra en terre libanaise. J’annonce ce soir officiellement que le Hezbollah sera à la disposition de l’armée. Nous sommes prêts à suivre ses directives. Nous voulons que la troupe l’emporte rapidement au moindre coût humain », a-t-il dit.

      « Sur le terrain syrien, la bataille s’ouvrira également. L’armée syrienne se battra aux côtés du Hezbollah. La frontière syrienne est plus grande. Et, si un philosophe libanais vient nous raconter qu’en territoire syrien, le front doit rester calme pour éviter une coordination entre les deux parties... il sera en train de comploter contre l’armée libanaise, ses soldats et leurs familles », a souligné Hassan Nasrallah.

      « Et pour cause, l’EI rassemblera toutes ses forces, côté syrien, pour répliquer. Laissez donc votre politique vexatoire de côté, et menons cette bataille d’une manière morale. Le timing est entre les mains de l’armée libanaise. Le régime syrien et le Hezbollah sont prêts. Si le front est ouvert des deux côtés, la victoire sera plus rapide et les coûts moindres sur le plan humain pour tout le monde », a-t-il noté.
      Hassan Nasrallah a ensuite lancé un message aux jihadistes de l’EI pour leur assurer que leur bataille est totalement perdante et qu’« au Liban, du moins en apparence, les Libanais sont tous derrière l’armée libanaise ».

  • #Irak : l’impensé de l’après-Mossoul
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100717/irak-limpense-de-lapres-mossoul

    A #Mossoul, le 9 juillet 2017. © REUTERS/Alaa Al-Marjani La chute de Mossoul, après neuf mois de combats, laisse entrevoir l’absence de plan national et #International à l’après-Daesh. Et la ville risque d’être un laboratoire de ce que pourrait devenir la région, loin de toute réconciliation nationale.

    #Daesh

  • Les baasistes jouent-il vraiment un rôle central au sein de l’organisation de l’État islamique ?

    http://orientxxi.info/magazine/les-baasistes-jouent-il-vraiment-un-role-central-au-sein-de-l-organisati

    C’est devenu un lieu commun d’affirmer que le ralliement d’anciens baasistes irakiens à l’organisation de l’État islamique a joué un rôle majeur dans les succès des djihadistes.Pourtant, cette hypothèse, sans être totalement infondée, se révèle fragile quand on examine les sources dont elle est issue.

    #daesh #syrie #irak #baas

  • Taking ISIS Fighters to Court | Foreign Affairs

    https://www.foreignaffairs.com/articles/2017-06-26/taking-isis-fighters-court

    Qaraqosh was once the largest Christian town in Iraq, but after the Islamic State (also known as ISIS) swept into neighboring Mosul in 2014, it became a burned-out shell. Since its liberation, three months into the Battle for Mosul, Qaraqosh regained some normalcy as residents trickled back in and began reconstruction. Part of that rebuilding inevitably involved addressing the damage that civilians sustained during the war against ISIS and, more complexly, deciding what to do with former ISIS fighters in the region. These are some of the challenges that the United Court of Nineveh, which relocated from Mosul after the fighting intensified, is now tasked with resolving. Although the court normally processes civil disputes in the Nineveh province, it now also oversees war reparations and holds investigations of captured ISIS fighters.

    #daesh #irak #syrie

  • #Boko_Haram au #Nigeria : la bataille est remportée, mais pas la guerre ?

    Espiègle et légèrement débraillé, #Usman_Abakyari est de ces personnes qui forcent la sympathie. Mais à peine est-il question de Boko Haram, l’insurrection djihadiste qui traumatise le nord-est du Nigeria depuis sept ans, que l’ingénieur-hydraulicien devient grave.

    https://www.irinnews.org/fr/reportage/2017/05/04/boko-haram-au-nigeria-la-bataille-est-remport%C3%A9e-mais-pas-la-guerre
    #Etat_islamique #ISIS #EI

  • Un militant anti-Daech en exil et toujours menacé - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/01/16/un-militant-anti-daech-en-exil-et-toujours-menace_1541860

    Le site internet qu’il tenait en Turquie pour militer contre l’Etat islamique lui a valu plusieurs tentatives de meurtre. Réfugié en France, le militant syrien Ahmed Abd al-Qader espère voir un jour la libération de sa ville natale, Raqqa, toujours aux mains de l’EI.

    L’Etat islamique a la haine tenace. Ceux qui l’ont combattu, ceux qui l’ont affaibli doivent payer. Ahmed Abd al-Qader, 36 ans, est sur la liste de ceux qui doivent mourir. Il a échappé à une première tentative d’assassinat en Turquie, a été gravement blessé lors de la seconde. Il en porte les séquelles sur son visage. Une mâchoire fracassée par une balle, des tics nerveux, des yeux qui se révulsent au milieu d’une conversation, des gestes parfois un peu trop brusques. Son frère a eu moins de chance encore. Il a été poignardé à mort et décapité en octobre 2015 par des tueurs de l’EI. Les deux frères habitent alors à Sanliurfa, en Turquie, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière syrienne. Avec un petit groupe d’amis, ils animent et alimentent Eye on the Homeland (« un œil sur la patrie ») : à la fois un site web, une radio et un magazine. Dès qu’ils le peuvent, ils diffusent des informations en provenance de Raqqa, leur ville natale, annexée par l’Etat islamique qui en a fait la capitale syrienne de son califat autoproclamé. Ils dévoilent des noms de commandants, la structure de l’EI, les noms de ses victimes, les défections de combattants, les luttes intestines. Ils ont des informateurs, des anciens amis parfois, qui leur fournissent des documents, leur décrivent où sont installés les émirs et les principales administrations du califat. De leurs bureaux vétustes de Sanliurfa, ils menacent le califat. Daech le leur rend bien.

    #ei #daesh #Raqqa

  • Daech progresse aux portes d’Israël et de la Jordanie | Un si Proche Orient
    http://filiu.blog.lemonde.fr/2017/01/19/daech-progresse-aux-portes-disrael-et-de-la-jordanie

    Daech progresse aux portes d’Israël et de la Jordanie

    La chute d’Alep a permis à Daech, non seulement de reprendre Palmyre et de progresser à Deir Ezzor, mais aussi de consolider ses positions dans le sud de la Syrie.
    . . .
    Quelles que soient les rodomontades du dictateur Assad et de ses soutiens à l’étranger, c’est bel et bien Daech qui tire les plus grand bénéfices de la chute d’Alep : il continue de menacer l’Europe, entre autres, à partir de Rakka ; il a pu frapper la ville jordanienne de Karak, la veille de la tuerie du marché de Noël de Berlin ; il consolide sa présence au carrefour des frontières entre Israël, la Jordanie et la Syrie, à l’Ouest, ainsi que dans le triangle Syrie-Jordanie-Irak à l’Est.

    Un résultat aussi désastreux augure le pire pour 2017.

    #EI #daesh #Syrie #Jordanie #Israel #Filiu

  • Centre d’actualités de l’#ONU - #Irak : le représentant de l’#ONU condamne les attentats à Bagdad
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=38733

    19.266 victimes civiles en Iraq pour l’année 2016

    Dans un autre communiqué également publié lundi, la MANUI a indiqué que 386 civils irakiens ont été tués et 1066 autres blessés pendant le mois de décembre 2016 dans des actes terroristes, de violences et de conflits armés.

    « Bien que les chiffres de décembre soient inférieurs aux mois précédents, nous remarquons néanmoins une augmentation des attentats terroristes à la fin du mois et dans les derniers jours, ciblant des civils », a souligné M. Kubiš. « Il s’agit sans doute d’une tentative de #Daesh de détourner l’attention sur leurs pertes à Mossoul et, malheureusement, ce sont des #civils innocents qui en paient le prix », a-t-il déploré.

    En 2016, la MANUI a enregistré un total de 19.266 #victimes_civiles : 6.878 tués et 12.388 blessés. La mission de l’ONU précise que ces chiffres n’incluent pas les chiffres des pertes civiles du Gouvernorat d’Anbar pour les mois de mai, juillet, août et décembre 2016.