• Le passé trouble des liens entre l’aristocratie allemande et le parti nazi Robert Philpot - Time of Israel
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    Des faits rapportés dans une réclamation d’indemnisation de la famille royale allemande pourraient relancer la polémique sur le rôle de la noblesse sous le régime de Hitler

    LONDRES – Aucun moment de l’histoire de la résistance allemande au nazisme n’a fait l’objet d’autant d’attention – ou n’a été autant mythifié – que le « complot de juillet » de 1944, lorsque la bombe du comte Claus von Stauffenberg a failli assassiner Adolf Hitler. Les conspirateurs, comme l’avait dit l’ancien chancelier allemand Helmut Kohl en 1994, étaient « les plus nobles et les plus grands » individus « qui aient jamais été produits dans l’histoire de l’humanité ».

    La bravoure de Stauffenberg et de ses compagnons de conspiration – et leurs origines aristocratiques – a cimenté dans l’imaginaire populaire l’idée selon laquelle la noblesse allemande était à l’avant-garde de l’opposition intérieure au national-socialisme.

    Mais, selon le Dr Stephan Malinowski, auteur de Nazis & Nobles : The History of a Misalliance, la réalité est un peu plus complexe. Non seulement l’écrasante majorité des conspirateurs ont apporté « une contribution substantielle à l’ascension de la dictature nazie », écrit-il, mais nombre de ceux qui ont tenté de tuer Hitler au cours de l’été 1944, alors que l’Allemagne se dirigeait vers la défaite, avaient eux-mêmes eu auparavant une relation profondément ambiguë avec le Troisième Reich.

    Le rôle des échelons supérieurs de la société allemande dans l’accession au pouvoir des nazis est un pan de l’Histoire souvent négligé et oublié.

    « Il est fascinant de constater que… nous avons des livres sur l’histoire de la paysannerie, des femmes et des commerçants, mais que très peu a été écrit sur la noblesse et sur ces familles encore très puissantes et très influentes », explique Malinowski dans une interview au Times of Israël . « C’est difficile à expliquer. »

    Le livre de Malinowski, qui vient d’être publié en anglais pour la première fois, arrive donc à point nommé. Les médias allemands se penchent actuellement sur les démarches juridiques entreprises par l’ancienne famille royale allemande pour réclamer une compensation pour les biens qui lui ont été confisqués par les Soviétiques après 1945.

    Mais pour que sa demande aboutisse, la famille Hohenzollern doit prouver que le prince héritier Wilhelm, fils du Kaiser qui s’est exilé à la fin de la Première Guerre mondiale, n’a pas apporté de « soutien substantiel » aux nazis.

    Malinowski, dont les recherches ont mis en évidence le soutien public du « petit Willie » aux premières mesures prises par les nazis contre les Juifs en Allemagne en mars 1933, est l’un des quatre experts chargés de fournir des avis confidentiels dans cette affaire.

    « Mon sentiment personnel est qu’en suscitant l’intérêt des historiens, la famille a ouvert une boîte de Pandore qu’elle pourrait, avec le recul, regretter. Ce que les historiens vont découvrir sur la famille après 1919 n’est pas très agréable », estime Malinowski.


    L’historien Stephan Malinowski, auteur de ‘Nazis & Nobles.’ (Crédit : Manfred Thomas/ Autorisation)

    Bien sûr, comme le dit Malinowski, la noblesse allemande n’était pas un groupe homogène, mais divisée selon des critères de richesse, de religion et de géographie. L’aristocratie catholique du sud, par exemple, s’est avérée bien plus insensible à l’appel des nazis que la noblesse protestante de Prusse. De même, la « petite noblesse » – ceux qui se situent aux échelons inférieurs de l’aristocratie sur le plan social et économique – a adopté le national-socialisme avec plus d’enthousiasme que la « grande noblesse », ancienne propriétaire terrienne et toujours immensément riche.

    Néanmoins, les haines partagées – et l’opportunité de gain personnel que les nazis leur faisaient miroiter – ont contribué à forger ce que Malinowski appelle une « mésalliance », terme aristocratique désignant un mariage scandaleux entre un membre de la noblesse et une personne de rang inférieur. Ces haines – vis-à-vis de Weimar et de sa démocratie, du libéralisme, de la gauche, de la classe moyenne supérieure, des intellectuels et des villes – étaient soudées par la « colle symbolique » d’un antisémitisme enragé.

    Au lendemain de la révolution de 1918, qui a renversé l’ordre social et politique de l’Allemagne impériale et inauguré la république démocratique de l’entre-deux-guerres, il n’y a pas eu de « Terrorisme rouge » dirigé contre la noblesse, comme celui qui sévissait alors en Russie.

    Mais la révolution a déclenché un processus crucial de déclin social et de radicalisation politique au sein d’une grande partie de l’aristocratie. La noblesse a subi des pertes concrètes de pouvoir et de statut.



    « Nazis & Nobles, » écrit par le docteur Stephan Malinowski. (Autorisation)

    Les « réseaux de vieux garçons » aux plus hauts niveaux de la fonction publique se sont effondrés et, surtout, le traité de Versailles a décimé le corps des officiers allemands, frappant particulièrement la petite noblesse. Sur les quelque 10 000 nobles qui avaient servi dans l’armée du Kaiser, seuls 900 environ ont trouvé un emploi dans la nouvelle Reichswehr.

    Parallèlement, la fuite du Kaiser et la fin de la monarchie laissent la noblesse à la dérive sur le plan idéologique, créant un vide symbolique et politique fatal. Ce vide a laissé l’aristocratie à la merci de la pensée radicale de la « Nouvelle Droite » des intellectuels de la classe moyenne, avec lesquels elle partageait le désir de renverser ce que l’un des leurs, l’avocat et journaliste Edgar Julius Jung, appelait le « règne des inférieurs » de la république démocratique.

    Les DAG de la guerre
    Principalement, mais pas exclusivement, issue des rangs de la petite noblesse, la Société noble allemande (DAG) – à laquelle appartenait, selon les estimations, un tiers de tous les aristocrates adultes à son apogée en 1925 – a à la fois illustré et contribué au processus de radicalisation. En 1919, la société a été la première organisation aristocratique à déclarer son désir de « se débarrasser de l’esprit juif et de sa culture ».

    Un an plus tard, alors que le futur président de Weimar, le maréchal général Paul von Hindenburg, occupait le poste de président d’honneur, la conférence annuelle de l’organisation a adopté un « paragraphe aryen » dans ses statuts excluant les futurs membres d’ascendance juive. Cette disposition fut rapidement étendue à l’adhésion de tout aristocrate qui « est ou était » marié à une personne qui n’était pas « racialement pure ». (Bien que les sociétés nobles catholiques aient tenu des débats similaires, les principales organisations telles que l’Association des aristocrates catholiques ont choisi de ne pas suivre l’exemple de la DAG).

    Les premières années de la République sont également marquées par la décision de commencer à compiler un registre de tous les membres de la noblesse éligibles sur le plan racial. Lors d’une conférence tenue en 1920, il a été décidé que pour être admis, un aristocrate devait fournir « une déclaration écrite selon laquelle le demandeur… n’a, à sa connaissance, aucun ou, tout au plus, un individu sémite ou de couleur parmi ses 32 ancêtres paternels ou maternels en ligne directe ou ceux de son conjoint ».



    Le président Paul von Hindenburg et Adolf Hitler en 1933. (Crédit : Bundesarchiv bild/via Wikimedia Commons)

    « Ce qui m’a frappé lorsque je me suis penché pour la première fois sur le sujet il y a une vingtaine d’années, c’est le degré et la rapidité avec lesquels la noblesse allemande, et notamment prussienne, s’était adaptée aux aspects raciaux et biologiques [de l’antisémitisme] », explique Malinowski. Ces débats, affirme-t-il, préfigurent à certains égards « la logique » appliquée dans les lois de Nuremberg. »

    Néanmoins, comme l’explique Malinowski, le discours national-socialiste sur la « révolution » et – pour ceux qui répondaient à ses critères raciaux stricts – sur une « Volksgemeinschaft » (ou « communauté nationale ») égalitaire « a dû paraître assez horrible aux oreilles des nobles » et le langage parfois « opaque » du parti sur la propriété a constitué un point de tension réel entre l’aristocratie et les nazis.

    Conscient du danger que représentent de tels sentiments lorsqu’il cherche à séduire les élites de la classe moyenne supérieure et de l’aristocratie, Hitler se veut rassurant en affirmant qu’il ne cherchera « jamais » à démanteler ou à confisquer les grands domaines et que la propriété privée est en sécurité entre ses mains.

    La méfiance, la suspicion et le ressentiment mutuels étaient également à la base des relations entre une aristocratie qui croyait en son droit inné à gouverner et la revendication véhémente du pouvoir exprimée par le mouvement nazi, composé essentiellement de membres issus de la classe moyenne inférieure. En 1932, par exemple, Hindenburg qualifia Hitler de « caporal bohémien » qu’il ne nommerait jamais chancelier, tandis que le chef nazi lui-même s’en prenait publiquement aux « dames et messieurs de haut rang qui appartiennent à une humanité complètement différente du fait de leur rang ».

    L’ennemi de mon ennemi…
    Mais pour autant, Malinowski estime que les affinités entre les nazis et les nobles – principalement leurs ennemis communs – l’emportaient finalement sur les différences. De plus, le succès d’Hitler aux élections de 1930 et 1932 a clairement montré que les nazis étaient les mieux placés pour combattre ces ennemis et aider l’aristocratie à remplacer Weimar par un État autoritaire dans lequel ils joueraient le rôle principal.



    Franz von Papen. (Crédit : Bundesarchiv bild/ via Wikimedia Commons)

    Leur attitude est résumée par Franz von Papen, qui, après son propre passage éphémère au pouvoir en 1932, persuade Hindenburg de nommer Hitler chancelier. Von Papen – « le plus puissant, le plus pompeux et le plus malavisé de tous les représentants de l’aristocratie allemande », selon les termes de l’auteur – a d’abord été vice-chancelier d’Hitler dans un cabinet qui ne comptait que trois nazis. Sa conviction que les vieilles élites avaient engagé le leader national-socialiste à leur service, et qu’il l’aurait bientôt « poussé si loin dans un coin qu’il grincerait », s’est avérée être l’une des erreurs les plus fatales et les plus tragiques de l’Histoire.

    La noblesse a applaudi la destruction de la gauche par les nazis – se sentant soulagée que, comme l’a dit le grand-duc Friedrich Franz von Mecklenburg-Schwerin, Hitler ait « promu un état d’esprit nationaliste parmi de larges couches de la population qui, autrement, seraient tombées dans le camp marxiste ou communiste » – et a montré peu de scrupules à propos de leur persécution des Juifs. En fait, c’est tout le contraire.

    En 1933, par exemple, le DAG renforce une fois de plus sa clause aryenne, l’alignant ainsi sur les règles de pureté raciale des SS. Cette mesure a déclenché une vague d’expulsions d’aristocrates – et la colère des branches catholiques du sud de l’organisation – mais a suffisamment impressionné les nazis pour qu’elle soit autorisée à poursuivre ses activités dans l’État totalitaire en pleine émergence.

    « La notion populaire selon laquelle la noblesse cultivait des formes ‘modérées’ d’antisémitisme et laissait de côté les souches les plus brutales de l’idéologie, écrit Malinowski, n’est pas du tout étayée par les sources historiques. »

    La carotte, pas le bâton
    Ces affinités idéologiques avaient été renforcées par les gains matériels offerts par les nazis à la noblesse. Les purges dans les services civils et la vaste expansion dans les rangs de la Wehrmacht et chez les SS offraient des perspectives de carrière qui avaient disparu sous la république de Weimar.



    Adolf Hitler et le président Paul von Hindenburg lors de la Journée de Postdam, au mois de mars 1933. (Crédit : Bundesarchiv bild/ via Wikimedia Commons)

    Le prince Otto von Bismarck (petit-fils du chancelier allemand du même nom), par exemple, avait écrit avec excitation une lettre à sa mère, trois jours avant l’arrivée au pouvoir de Hitler, où il évoquait les nouvelles opportunités qui, pensait-il, se présenteraient bientôt à lui. Il devait ensuite connaître une ascension rapide dans le domaine de la diplomatie.

    Les quartiers de noblesse les plus modestes n’avaient pas été les seuls à embrasser avec enthousiasme les opportunités offertes par le Troisième Reich : Le prince Christoph von Hessen, qui avait rejoint le parti nazi en 1931 mais qui n’avait jamais été à l’université, s’était rapidement hissé à un poste de haut-fonctionnaire et il devait finir directeur de recherche au sein du ministère des Forces aériennes.

    L’aristocratie avait aussi épousé avec ferveur les ambitions impérialistes dans l’Est et, une fois la guerre enclenchée, elle avait commencé à exercer des pressions pour toucher sa part du butin. Des requêtes de terres ou de biens immobiliers gratuits avaient néanmoins été occasionnellement rejetées avec dédain.

    « Votre intention de reprendre possession de cette propriété sans un centime en échange ne me paraît guère satisfaisante », avait écrit sèchement Himmler à un certain Ludolf von Alvensleben au mois de septembre 1940.



    Le comte Albrecht von Bernstorff-Stintenburg. (Crédit : Domaine public)

    Malinowski estime que seule une petite partie de la noblesse – principalement composée de membres inférieurs de l’aristocratie qui s’étaient sentis désavantagés au niveaux social et économique sous la république de Weimar, mais pas seulement – avait rejoint le parti nazi.

    Toutefois, une « large majorité » avait apporté son soutien au régime. L’auteur utilise le terme de « collaboration » pour décrire le soutien apporté par les aristocrates à la coalition nazie conservatrice arrivée au pouvoir en 1933. Mais, note-t-il, et contrairement au gouvernement français en 1940, les collaborateurs issus de la noblesse n’avaient subi aucune pression – ils avaient tous été volontaires.

    La légende de la résistance
    Comme le souligne Malinowski, certains membres de l’aristocratie devaient servir Weimar avec loyauté et ils s’étaient opposés aux nazis dès le début. Le comte Albrecht von Bernstorff-Stintenburg, par exemple, qui ne cachait pas ses convictions de gauche, avait été renvoyé de son poste à l’ambassade allemande de Londres, en 1933, et il avait ensuite apporté son aide aux émigrants et aux réfugiés juifs. Arrêté en 1940, il avait été assassiné par les SS quelques jours avant la fin de la guerre. De tels exemples, explique l’auteur, sont néanmoins restés « extrêmement atypiques » dans la noblesse en général.

    Il n’est pas non plus possible, dit Malinowski, de retrouver un lien « décisif, ininterrompu » attestant d’une résistance des aristocrates face aux nazis qui aurait remonté à la république de Weimar et qui aurait connu son apogée avec l’explosion de la bombe de Stauffenberg. Tandis que ceux qui ont été à l’origine du complot méritent « le plus grand respect », ajoute-t-il, une majorité des conspirateurs appartenant à la noblesse avait soutenu l’arrivée de Hitler au pouvoir, en 1933.



    Claus von Stauffenberg, à l’extrême gauche, avec Hitler. (Crédit : Bundesarchiv bild/ via Wikimedia Commons)

    Le comte Fritz-Dietlof von der Schulenburg, un acteur déterminant de ce complot du mois de juillet, avait, par exemple, intégré le parti nazi en 1932 comme l’avaient fait, jusqu’au mois de janvier suivant, 16 autres membres de sa famille – et en 1945, d’une manière qui caractérise certains « clans » de l’aristocratie allemande, 41 membres de la famille Schulenberg étaient des adhérents du parti nazi. Stauffenberg lui-même avait formé des « chemises brunes » de 1930 à 1932 et il aurait pris la parole devant une foule de partisans de Hitler dans la soirée où ce dernier était devenu chancelier.

    Bien sûr, au vu de la capacité des nazis à étouffer toute opposition, un complot visant à éliminer Hitler et à renverser le régime, en 1944, ne pouvait venir que de l’intérieur des institutions du Troisième Reich lui-même, en particulier de la Wehrmacht.

    La « légende de la résistance » qui se rattache à la noblesse s’est révélée très tenace. Elle est apparue rapidement après la guerre, dans un discours prononcé par le président Theodor Heuss à l’occasion du dixième anniversaire du complot de juillet, en 1954 – une allocution dans laquelle il avait déclaré que « l’aristocratie chrétienne de la nation allemande » avait été une composante déterminante de cette conspiration.

    Cette légende a été, de plus, « l’un des récits les plus importants sur lequel l’identité politique toute entière de l’État d’Allemagne de l’ouest a été fondé », écrit Malinowski. Il estime que la culpabilité allemande, dans l’après-guerre – ce sentiment que tout, dans le passé, avait « dépassé l’horreur » – avait entraîné le désir de créer un modèle positif, un « garde-corps auquel s’accrocher » alors même que le pays cherchait à se construire une nouvelle identité positive.

    Dans ce contexte, Malinowski le reconnaît, un grand nombre n’avaient pas souhaité se pencher de trop près sur les antécédents et sur les actions passées de certains des comploteurs.



    Martin Bormann, Hermann Göring et Bruno Loerzer dans la salle de conférence endommagée de Hitler, le 20 juillet 1944. (Crédit : Bundesarchiv bild)

    Malheureusement pour la famille Hohenzollern et ses initiatives visant à obtenir des indemnités pour les trésors royaux saisis en 1945 dans l’Est de l’Allemagne, les actions du prince semblent sans équivoque.

    Enthousiasmé très tôt par la « brutalité ingénieuse » de l’Italie fasciste, il avait exhorté Hindenburg à utiliser la « force impitoyable » pour « éliminer » les gêneurs politiques et, dans une lettre adressée à Hitler, il avait salué son « mouvement merveilleux ».

    En 1932, le prince avait ouvertement apporté son soutien à Hitler face à Hindenburg pour les élections présidentielles et, une fois les nazis au pouvoir, il avait pris part aux cérémonies de la « Journée de Potsdam » qui avaient été organisées au mois de mars 1933. Cet événement auquel avait assisté Hindenburg, écrit Malinowski, avait représenté « une propagande réussie pour le régime » qui, en parvenant à convaincre que le Troisième Reich saurait maintenir et respecter « le meilleur des traditions prusses », avait aidé à persuader les membres conservateurs du Reichstag de voter pour la législation qui devait finalement entraîner la destruction de la démocratie allemande.



    Georg Friedrich Ferdinand, Prince de Prusse avec son épouse Sophie en 2011 ? (Crédit : Wikimedia commons/ CC BY-SA 4.0/ Rainer Halama)

    Le prince – qui était apparu en public à plusieurs occasions en portant un brassard à croix gammée et qui, en 1933, avait écrit à des amis américains en niant toute persécution nazie à l’encontre des Juifs – n’avait pas été le seul, au sein de sa famille, à offrir son soutien à Hitler. Son frère, le prince August Wilhelm von Preussen, avait adhéré au parti et il faisait des apparitions lors de ses rassemblements.

    De tels soutiens – tous comme ceux offerts par d’autres membres de la haute noblesse – avaient aidé à donner une image plus acceptable et respectable aux nazis dans les cercles conservateurs.

    Les actions du prince ont-t-elles constitué un « soutien substantiel » ? Son arrière-petit-fils, Georg Friedrich Prinz von Preussen, a déclaré au mois de mars au New York Times que si le prince avait assurément manqué de « force morale et de courage », il n’était pas sûr néanmoins que ce comportement s’était apparenté à un « soutien substantiel ».

    Les historiens eux-mêmes sont largement en désaccord avec la famille. La décision finale en reviendra aux juges – qui ont été aux prises avec des milliers d’autres dossiers de ce type au cours des deux dernières décennies.

    Malinowski, de son côté, a peu de doute. « S’il ne s’agit pas là d’un soutien substantiel, alors je ne sais pas comment on peut définir cette formule », s’exclame-t-il.

    Cette affaire pourrait toutefois avoir une signification bien plus large que la famille Hohenzollern, ses peintures, ses livres et ses porcelaines, estime Malinowski.

    « Je pense que c’est une chance qui nous est offerte de redécouvrir la constellation en 1933 – la coalition entre les conservateurs et les nazis, et la responsabilité politique qui est intervenue dans la fabrication du Troisième Reich. Une relecture des faits très intéressante, réalisée à travers cette famille et ses pairs, à partir d’un point de vue qui a rarement été examiné », continue-t-il.

    #allemagne #résistance au #nazisme de la #noblesse_allemande #aristocratie #prusse #von_stauffenberg #adolf_hitler #noblesse #aristocratie #dictature #hohenzollern #collaboration #juifs #antisémitisme #races #national-socialisme #Weimar #DAG #hindenburg #butin #hohenzollern #haute_noblesse

    • Manquent pas d’air les hohenzollern !
      Les médias allemands se penchent actuellement sur les démarches juridiques entreprises par l’ancienne famille royale allemande pour réclamer une compensation pour les biens qui lui ont été confisqués par les Soviétiques après 1945.

  • Audre Lorde - The Berlin Years 1984-1992_Ger+Engl subs on Vimeo
    https://vimeo.com/274444682


    Even twenty years after her death, the influence of the writer and activist Audre Lorde on the Afro-American, feminist and queer movements is extremely lively. A little heeded chapter are her Berlin years from 1984 to 1992, in which Lorde helped Afro-Germans to become more self-confident and commented on the social changes in the city that were marked by the fall of the Berlin Wall and reunification. White Germans challenged them to recognize their privileges and to deal with differences constructively.

    Personal video and audio recordings by Dagmar Schultz allow a special look into the life of private Audre Lorde, but also let fellow students, students and friends have their say. The extraordinary portrait was premiered in the Panorama of the Berlinale 2012.

    #video #documentaire #Audre_Lorde #afroféminisme #Berlin

    @klaus (pas vu même s’il passait chaque semaine en proj prix libre de squat, en tout cas quand j’étais à Berlin en 2013-2014 et qu’on s’est rencontré)

  • L’invité de 6h20 : Maurin Picard, journaliste, auteur de « Ils ont tué Monsieur H » (Ed. Seuil), est l’invité de Mathilde Munos.

    Enquête sur la mort d’un secrétaire général de l’Onu, « poil à gratter de la décolonisation »
    mardi 8 octobre 2019 par Mathilde Munos
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-08-octobre-2019

    Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l’ONU, en 1960 © AFP / AFP

    En 1961, l’avion du Suédois Dag Hammarskjöld, alors secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, s’écrase en Zambie (à l’époque Rhodésie du Nord). Maurin Picard ne croit pas à la thèse de l’accident, et s’est employé à le démontrer avec ce livre, fruit d’une enquête menée pendant trois ans : « Des témoins interrogés ont vu un autre avion dans le ciel qui a attaqué celui de Hammarskjöld » explique-t-il, rappelant aussi les traces de balles sur la carlingue. « Il avait trop d’ennemi pour un seul homme, c’était un poil à gratter dans la décolonisation » (...)

    http://rf.proxycast.org/1624187638665715712/13160-08.10.2019-ITEMA_22169962-0.mp3
    #onu #Dag_Hammarskjöld

  • A l’encontre » Histoire. En 1961, « Monsieur H » n’est pas mort dans un accident
    le 30 - avril - 2019, Par Colette Braeckman, source : le soir
    http://alencontre.org/societe/histoire/histoire-en-1961-monsieur-h-nest-pas-mort-dans-un-accident.html

    Voilà un livre qui démarre lentement. Qui ressemble, en ses premières pages, au rapport d’un contrôleur aérien. D’ailleurs, c’est bien de cela qu’il s’agit : d’une histoire d’avion, d’un crash comme il s’en produit si souvent sur les pistes peu balisées des brousses africaines. Bref un accident, un coup du sort.

    A l’époque, il était question d’une erreur de pilotage, où un équipage peu familier de l’Afrique aurait confondu Ndola en Zambie avec Ndolo, qui était à l’époque l’aéroport de Léopoldville (Kinshasa aujourd’hui). A ceux qui doutaient de cette confusion qui se jouait sur une seule lettre, on ajoutait que, volant trop bas, le DC-6 avait percuté une colline, ou une termitière. Bref, il fallait circuler, il n’y avait rien à voir.

    L’ennui, c’est que le crash du 17 septembre 1961 allait secouer la planète entière et que, près de soixante ans plus tard, alors que disparaissent les derniers témoins, les enquêtes ne sont pas terminées à propos de l’un des plus graves crimes politiques de l’après-guerre.

    Car à bord de l’Albertina, piloté par un équipage suédois, se trouvait le Secrétaire général des Nations unies Dag Hammarskjöld, un homme politique vénéré en Suède comme un héros national. Celui que l’on appelait alors « Monsieur H » – et qui a donné ce titre au livre que vient de publier notre correspondant aux Etats-Unis, Maurin Picard – était un homme engagé.

    En ces temps de guerre froide, le diplomate voulait que l’ONU soit un instrument de paix ; et que lui-même en soit plus le général que le secrétaire.

    C’est pour cela qu’un dimanche de septembre, neuf mois après l’assassinat de Patrice Lumumba [le 17 janvier 1961, à Lumumbashi], Dag Hammarskjöld avait embarqué à Léopoldville pour une mission en principe secrète. Désireux de préserver l’unité du Congo, qui faisait face à la sécession du Katanga et du Kasaï, le Suédois souhaitait s’entretenir personnellement avec le leader katangais Moïse Tshombe dans la petite ville de Ndola, en Rhodésie du Nord (Zambie aujourd’hui), espérant le convaincre de mettre fin à une sécession condamnée par l’opinion internationale et lui permettant d’annoncer que le Congo avait retrouvé son unité. (...)

    https://plus.lesoir.be/221381/article/2019-04-30/congo-la-mort-de-monsieur-h-netait-pas-un-accident

  • #Dagoma neutralise à distance les armes imprimées en 3D
    https://www.latribune.fr/regions/nord-pas-de-calais/dagoma-neutralise-a-distance-les-armes-imprimees-en-3d-808183.html


    « Nous ne voulions pas que nos imprimantes soient détournées à des fins criminelles », insiste Gauthier Vignon, cofondateur de Dagoma.
    Crédits : Dagoma

    Le spécialiste nordiste de l’#impression_3D Dagoma s’est lancé dans une croisade pour enrayer la prolifération des armes imprimables.

    L’opération a été menée en toute discrétion : pendant quelques semaines, les collaborateurs de Dagoma ont modifié depuis Roubaix des centaines de fichiers permettant d’imprimer des armes à feu en 3D (une pratique illégale en France). La nouvelle tendance avait quelque chose d’inquiétant, car ces armes en plastique sont par nature indétectables. « Nous ne voulions pas que nos imprimantes soient détournées à des fins criminelles : comme les fichiers 3D sont le cœur de notre métier, nous avons changé le diamètre des canons ou la taille des gâchettes, déformé les crosses ou les chargeurs afin de rendre ces armes inutilisables », explique Gauthier Vignon, cofondateur de Dagoma, une entreprise devenue le leader européen de l’impression 3D.

    Pourquoi avoir ensuite révélé au grand jour le tour de passe-passe ? « Pour nous, c’était une question de société : il fallait alerter les autres constructeurs de machines 3D pour leur faire prendre conscience des risques. »

    « Après la première étape qui a consisté à pourrir les bons fichiers, la deuxième a été de modifier nos machines afin qu’elles ne puissent pas imprimer des armes. »

    Gauthier Vignon espère même une prise de conscience pour que les internautes signalent tout fichier suspect et pour que les constructeurs se mettent à alimenter une base de données, afin de contrer les impressions illicites. « Certains nous rétorquent que, de toute façon, ces armes imprimées en 3D ne fonctionnent pas : tant mieux, nous préférons largement que cela reste un faux débat  »

  • First Person: Returning to #Dadaab

    “Refugees here need freedom and dignity to earn a decent living, but most feel abandoned and forgotten”.
    Three main camps – #Ifo, #Dagahaley, and #Hagadera – make up the Dadaab refugee complex; the #no_man’s_land lost in between Kenya and Somalia where I spent most of my childhood.

    http://www.irinnews.org/opinion/2019/01/24/Kenya-dadaab-camp-returning
    #Kenya #camps_de_réfugiés #témoignage

    • Thousands sign petition asking Justice Minister to stop deportation of student facing threat of torture

      OVER 13,000 PEOPLE have signed an online petition calling for a halt to the deportation of a Dublin City University student facing the threat of torture if he returns home.

      Zimbabwean national Shepherd Machaya could be deported within days after his permission to remain in Ireland expired on 21 October.

      The former pastor fled his homeland after members of ZANU-PF, the party co-founded by Robert Mugabe, tortured and threatened to kill him in an attempt to force him to join the party.

      After he left Zimbabwe, Machaya’s sister told him that one of his best friends died after suffering catastrophic injuries when he was tortured by the party’s members.

      Machaya, a second year Management of Information Technology and Information Systems student at DCU, has been living in Direct Provision in Laois for the last nine years.

      He completed a Level 5 course in Software Development in Portlaoise College in 2017, before being admitted to DCU under the University of Sanctuary scholarship scheme, which allows refugees to study there.

      However, after his bid for asylum failed earlier this year, Machaya was told by the Department of Justice to leave Ireland by 21 October.

      “From this moment onwards, he could be deported,” DCU Students’ Union President Vito Moloney Burke tells TheJournal.ie.

      “I think we have a few days, but that’s about it.”

      Campaigners say that although his family remains in Zimbabwe, Machaya has made friends in Ireland, which he calls his “second home”, and that he has contributed to the country.

      Burke added that despite contacting Charlie Flanagan and the Department of Justice on multiple occasions, he has received no response.

      “We’ve had growing support on a national level. The most heartening thing is that members of the public are getting involved and signing the petition.

      “Hopefully more attention is brought to Shepherd’s case and this is discussed in the Dáil tomorrow.”

      http://www.thejournal.ie/shepherd-machaya-dcu-student-deportation-petition-4299636-Oct2018
      #Irlande #Dublin_City_University

    • The #Sanctuary_Students_Solidarity_and_Support (#S4) Collective

      The Sanctuary Students Solidarity and Support (S4) Collective is excited to announce our official launch! Please join us for an evening of community building and celebration. This event honours the work and aspirations of a group of precarious migrant students and allies toward increased and more equitable access to secondary and post-secondary education in #Ontario.

      https://img.evbuc.com/https%3A%2F%2Fcdn.evbuc.com%2Fimages%2F73683467%2F336402306013%2F1%2Forig

      https://www.eventbrite.ca/e/launch-of-the-sanctuary-students-solidarity-and-support-collective-ticket
      #Canada

  • 1848-2018, à la recherche des barricades oubliées - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/06/25/1848-2018-a-la-recherche-des-barricades-oubliees_1661841

    Juin 1848. Un matin pas comme les autres rue du #Faubourg-du-Temple. Depuis le grenier de la maison du n°92, propriété du jardinier-maraîcher Jean-Pierre Piver, Thibault prépare son étrange machine. Il s’apprête à fixer l’image du quartier sur des plaques de cuivre recouvertes d’argent (#daguerréotypes). La capitale est à feu et à sang. Les ouvriers parisiens se révoltent contre la toute jeune Seconde République, née après la #révolution de février et la chute du roi Louis-Philippe. Le régime avait soulevé tant d’espoirs, tant d’idées nouvelles : c’est l’époque des #socialismes_« utopiques », des systèmes en tout genre, des clubs foisonnants, des #abolitions de l’#esclavage et de la peine de mort en matière politique. Les journaux s’arrachent, les prêtres bénissent des arbres de la liberté. La Commission du Luxembourg devait mettre en application le « #droit_au_travail », mais après la défaite des socialistes aux élections à la #Constituante, en avril (au suffrage universel masculin) et surtout la dissolution des Ateliers nationaux (censés garantir l’emploi pour tous), le prolétariat prend les armes. Pas question de se faire confisquer la révolution.

    (arrêter de parler de suffrage „universel“ même si précisé „masculin“, remplacer par suffrage phallocrate)


    #barricades #insurrection #massacre #photographie

  • Je découvre aujourd’hui ce site, qui fait le point sur la tragédie du #3_octobre_2013, quand quelque 360 personnes sont décédées en #Méditerranée, à #Lampedusa, à moins d’un km de l’#isola_dei_conigli.
    C’est la tragédie à partir de laquelle l’opération #Mare_Nostrum a été mise en place par l’#Italie :
    https://askavusa.wordpress.com/03102013-il-naufragio-della-verita

    Je mets ici pour archivage...

    Il y a d’ailleurs aussi le lien vers un #film #documentaire "#I_giorni_della_tragedia :
    https://www.youtube.com/watch?v=0HjMRcMlG9E&feature=youtu.be


    #vidéo

    #mourir_en_mer #décès #naufrage

    • Naufragio Lampedusa, chiuse le indagini, l’accusa è omissione di soccorso

      Quattro anni dopo il naufragio del 3 ottobre 2013 di fronte Lampedusa si chiudono le indagini. Sei gli indagati. L’accusa ipotizzata dalla procura di Agrigento è di omissione di soccorso. Indagati i sei uomini che componevano l’equipaggio del peschereccio Aristeus di Mazara dl Vallo. La sola barca che secondo le rilevazioni del sistema satellitare di controllo del mare, era in quelle acque nell’ora del naufragio.

      #condamnation #Aristeus

      https://www.articolo21.org/2017/09/naufragio-lampedusa-chiuse-le-indagini-laccusa-e-omissione-di-soccorso
      #non-assistance_à_personne_en_danger #omissione_di_soccorso

    • La prima versione di questo documento è stata pubblicata nel 2015. Oggi pubblichiamo una versione rivista e corretta alla luce degli sviluppi legati alla strage del 3 ottobre del 2013.
      A 5 anni dall’accaduto pensiamo sia giusto mantenere viva l’attenzione su alcuni punti quali il mancato soccorso e gli interessi economico-politici che stanno alla base di questo e di altri naufragi.
      Riteniamo che il problema delle migrazioni contemporanee nell’area del Mediterraneo si debba far derivare dalle leggi che l’UE ha imposto agli stati membri per aderire al Mercato Interno Europeo e a Schengen.
      Si possono pagare fino a dieci mila euro e impiegare anche molti anni prima di arrivare in Europa. Spesso si scappa da una guerra, altre volte dallo sfruttamento del proprio territorio, altre volte si è semplicemente alla ricerca di un lavoro.
      Se i soldi spesi nella militarizzazione delle frontiere (Sicurezza) e nei centri di detenzione per migranti (Accoglienza) fossero stati impiegati nella regolarizzazione dei viaggi e nelle politiche sul lavoro, sicuramente non avremmo visto morire migliaia di persone con queste modalità.
      Dal nostro punto di vista il problema rimane il sistema economico attuale che ha fatto del profitto il fine ultimo di ogni azione. Il capitalismo neoliberista, di cui l’UE è una delle espressioni politiche, fa ogni giorno migliaia di vittime che non hanno spazio nei TG e nelle rappresentazioni di Stato, non servendo a giustificare alcun tipo di politica: ne sono semplicemente le vittime. Nessuno parlerà di loro, nessuno nominerà i loro nomi.
      Una delle cose più aberranti della strage del 3 ottobre è proprio questa: le vittime vengono continuamente evocate divenendo uno strumento per giustificare le politiche di quei soggetti responsabili delle loro morti.
      Alle vittime dell’imperialismo capitalistico.

      Deuxième version ici :
      https://www.youtube.com/watch?v=0HjMRcMlG9E

    • Nomi per tutte le vittime in mare (#Dagmawi_Yimer)

      In un attimo, in un solo giorno, il 3 ottobre 2013, tanti giovani che si chiamavano Selam “pace”, oppure Tesfaye “ speranza mia”, ci hanno lasciato.

      Diamo i nomi ai nostri figli perché vogliamo fare conoscere al mondo i nostri desideri, sogni, fedi, il rispetto che portiamo a qualcuno o a qualcosa. Gli diamo nomi carichi di significati, così come hanno fatto i nostri genitori con noi.

      Per anni questi nomi, con il loro carico di carne e ossa, sono andati lontano dal luogo della loro nascita, via dalla loro casa, componendo un testo scritto, un testo arrivato fino ai confini dell’Occidente. Sono nomi che hanno sfidato frontiere e leggi umane, nomi che disturbano, che interrogano i governanti africani ed europei.

      Se sapremo capire perché e quando questi nomi sono caduti lontano dal loro significato, forse sapremo far arrivare ai nostri figli un testo infinito, che arrivi ai loro figli, nipoti e bisnipoti.

      Malgrado i corpi che li contenevano siano scomparsi, quei nomi rimangono nell’aria perché sono stati pronunciati, e continuano a vivere anche lontano dal proprio confine umano. Noi non li sentiamo perché viviamo sommersi nel caos di milioni di parole avvelenate. Ma quelle sillabe vivono perché sono registrate nel cosmo.

      Le immagini del film danno spazio a questi nomi senza corpi. Nomi carichi di significato, anche se il loro senso è difficile da cogliere per intero.

      Siamo costretti a contarli tutti, a nominarli uno per uno, affinché ci si renda conto di quanti nomi sono stati separati dal corpo, in un solo giorno, nel Mediterraneo.

      https://vimeo.com/114849871


      #noms

    • Tribune du 4 octobre 2013 :
      Lampedusa : l’Europe assassine

      Le drame de Lampedusa n’est pas une fatalité. L’Union européenne doit sortir de sa logique sécuritaire et renouer avec les valeurs qu’elle prétend défendre.

      Le nouveau naufrage dans lequel ont péri ou disparu, tout près de l’île de Lampedusa, au moins 300 personnes parmi les 500 passagers d’un bateau en provenance de Libye, n’est pas dû à la fatalité. En 2010, au même endroit, deux naufrages simultanés avaient provoqué près de 400 victimes. En 2009, 200 personnes se sont noyées au large de la Sicile. Pour les seuls six premiers mois de l’année 2011, le HCR estimait à 1 500 le nombre de boat people ayant trouvé la mort en tentant d’atteindre les rives de l’île de Malte ou de l’Italie. Depuis le milieu des années 90, la guerre menée par l’Europe contre les migrants a tué au moins 20 000 personnes en Méditerranée.

      La guerre ? Comment nommer autrement la mise en place délibérée de dispositifs de contrôles frontaliers destinés, au nom de la lutte contre l’immigration irrégulière, à repousser celles et ceux que chassent de chez eux la misère et les persécutions ? Ces dispositifs ont pour nom Frontex, l’agence européenne des frontières, qui déploie depuis 2005 ses navires, ses hélicoptères, ses avions, ses radars, ses caméras thermiques et bientôt ses drones depuis le détroit de Gibraltar jusqu’aux îles grecques pour protéger l’Europe des « indésirables ». Ou encore Eurosur, un système coordonné de surveillance qui, depuis 2011, fait appel aux technologies de pointe pour militariser les frontières extérieures de l’Union européenne afin de limiter le nombre d’immigrants irréguliers qui y pénètrent. Comment nommer autrement la collaboration imposée par l’Europe aux pays de transit des migrants – Libye, Algérie, Tunisie, Maroc – afin qu’ils jouent le rôle de gardes-chiourmes et les dissuadent de prendre la route du nord, au prix de rafles, arrestations, mauvais traitements, séquestrations ?

      Plus spectaculaire que d’habitude par son ampleur, le nouveau naufrage de Lampedusa n’a pas manqué de susciter les larmes de crocodile rituellement versées par ceux-là même qui en sont responsables. A la journée de deuil national décrétée par l’Italie – pays dont les gouvernants, de droite comme de gauche, n’ont jamais renoncé à passer des accords migratoires avec leurs voisins proches, y compris lorsqu’il s’agissait des dictatures de Kadhafi et de Ben Ali, pour pouvoir y renvoyer les exilés - font écho les déclarations de la commissaire européenne aux affaires intérieures, qui appelle à accélérer la mise en place d’Eurosur, destiné selon elle à mieux surveiller en mer les bateaux de réfugiés. Où s’arrêtera l’hypocrisie ? Peu d’espaces maritimes sont, autant que la Méditerranée, dotés d’un maillage d’observation et de surveillance aussi étroit. Si le sauvetage était une priorité – comme le droit de la mer l’exige – déplorerait-on autant de naufrages entre la Libye et Lampedusa ?

      Déjà sont désignés comme principaux responsables les passeurs, mafias et trafiquants d’êtres humains, comme si le sinistre négoce de ceux qui tirent profit du besoin impérieux qu’ont certains migrants de franchir à tout prix les frontières n’était pas rendu possible et encouragé par les politiques qui organisent leur verrouillage. Faut-il rappeler que si des Syriens en fuite tentent, au risque de leur vie, la traversée de la Méditerranée, c’est parce que les pays membres de l’UE refusent de leur délivrer les visas qui leur permettraient de venir légalement demander asile en Europe ?

      On parle de pêcheurs qui, ayant vu le navire en perdition, auraient continué leur route sans porter secours à ses passagers, et des voix s’élèvent pour exiger qu’ils soient poursuivis et punis pour non-assistance à personne en danger. A-t-on oublié qu’en 2007, sept pêcheurs tunisiens accusés d’avoir « favorisé l’entrée irrégulière d’étrangers sur le sol italien » ont été poursuivis par la justice italienne, mis en prison et ont vu leur bateau placé sous séquestre parce qu’ils avaient porté secours à des migrants dont l’embarcation était en train de sombrer, les avaient pris à leur bord et convoyés jusqu’à Lampedusa ?

      Non, le drame de Lampedusa n’est pas le fruit de la fatalité. Il n’est dû ni aux passeurs voraces, ni aux pêcheurs indifférents. Les morts de Lampedusa, comme ceux d’hier et de demain, sont les victimes d’une Europe enfermée jusqu’à l’aveuglement dans une logique sécuritaire, qui a renoncé aux valeurs qu’elle prétend défendre. Une Europe assassine.

      https://www.liberation.fr/planete/2013/10/04/lampedusa-l-europe-assassine_937029

    • Lampedusa, 5 anni dopo

      Il quinto anniversario di questa tragedia arriva proprio all’indomani del nulla osta del Consiglio dei Ministri a un decreto che erige l’ennesima barriera di morte in faccia a migliaia di altri rifugiati e migranti come i ragazzi spazzati via in quell’alba grigia del 3 ottobre 2013. Non sappiamo se esponenti di questo governo e questa maggioranza o, più in generale, se altri protagonisti della politica degli ultimi anni, intendano promuovere o anche solo partecipare a cerimonie ed eventi in memoria di quanto è accaduto. Ma se è vero, come è vero, che il modo migliore di onorare i morti è salvare i vivi e rispettarne la libertà e la dignità, allora non avrà senso condividere i momenti di raccoglimento e di riflessione, che la data del 3 ottobre richiama, con chi da anni costruisce muri e distrugge i ponti, ignorando il grido d’aiuto che sale da tutto il Sud del mondo. Se anche loro voglio “ricordare Lampedusa”, che lo facciano da soli. Che restino soli. Perché in questi cinque anni hanno rovesciato, distrutto o snaturato quel grande afflato di solidarietà e umana pietà suscitato dalla strage nelle coscienze di milioni di persone in tutto il mondo

      Che cosa resta, infatti, dello “spirito” e degli impegni di allora? Nulla. Si è regrediti a un cinismo e a una indifferenza anche peggiori del clima antecedente quel terribile 3 ottobre. E, addirittura, nonostante le indagini in corso da parte della magistratura, non si è ancora riusciti a capire come sia stato possibile che 366 persone abbiano trovato la morte ad appena 800 metri da Lampedusa e a meno di due chilometri da un porto zeppo di unità militari veloci e attrezzate, in grado di arrivare sul posto in pochi minuti.

      La vastità della tragedia ha richiamato l’attenzione, con la forza enorme di 366 vite perdute, su due punti in particolare: la catastrofe umanitaria di milioni di rifugiati in cerca di salvezza attraverso il Mediterraneo; il dramma dell’Eritrea, schiavizzata dalla dittatura di Isaias Afewerki, perché tutti quei morti erano eritrei.

      Al primo “punto” si rispose con Mare Nostrum, il mandato alla Marina italiana di pattugliare il Mediterraneo sino ai margini delle acque territoriali libiche, per prestare aiuto alle barche di migranti in difficoltà e prevenire, evitare altre stragi come quella di Lampedusa. Quell’operazione è stata un vanto per la nostra Marina, con migliaia di vite salvate. A cinque anni di distanza non solo non ne resta nulla, ma sembra quasi che buona parte della politica la consideri uno spreco o addirittura un aiuto dato ai trafficanti.

      Sta di fatto che esattamente dopo dodici mesi, nel novembre 2014, Mare Nostrum è stato “cancellato”, moltiplicando – proprio come aveva previsto la Marina – i naufragi e le vittime, inclusa l’immane tragedia del 15 aprile 2015, con circa 800 vittime, il più alto bilancio di morte mai registrato nel Mediterraneo in un naufragio. E, al posto di quella operazione salvezza, sono state introdotte via via norme e restrizioni che neanche l’escalation delle vittime è valsa ad arrestare, fino ad arrivare ad esternalizzare sempre più a sud, in Africa e nel Medio Oriente, le frontiere della Fortezza Europa, attraverso tutta una serie di trattati internazionali, per bloccare i rifugiati in pieno Sahara, “lontano dai riflettori”, prima ancora che possano arrivare ad imbarcarsi sulla sponda sud del Mediterraneo. Questo hanno fatto e stanno facendo trattati come il Processo di Khartoum (fotocopia del precedente Processo di Rabat), gli accordi di Malta, il trattato con la Turchia, il patto di respingimento con il Sudan, il ricatto all’Afghanistan (costretto a “riprendersi” 80 mila profughi), il memorandum firmato con la Libia nel febbraio 2017 e gli ultimi provvedimenti di questo Governo. Per non dire della criminalizzazione delle Ong, alle quali si deve circa il 40 per cento delle migliaia di vite salvate, ma che sono state costrette a sospendere la loro attività, giungendo persino a fare pressione su Panama perché revocasse la bandiera di navigazione alla Aquarius, l’ultima nave umanitaria rimasta in tutto il Mediterraneo.

      Con i rifugiati eritrei, il secondo “punto”, si è passati dalla solidarietà alla derisione o addirittura al disprezzo, tanto da definirli – nelle parole di autorevoli esponenti dell’attuale maggioranza di governo – “profughi vacanzieri” o “migranti per fare la bella vita”, pur di negare la realtà della dittatura di Asmara. E’ un processo iniziato subito, già all’indomani della tragedia, quando alla cerimonia funebre per le vittime, ad Agrigento, il Governo ha invitato l’ambasciatore eritreo a Roma, l’uomo che in Italia rappresenta ed è la voce proprio di quel regime che ha costretto quei 366 giovani a scappare dal paese. Sarebbe potuta sembrare una “gaffe”. Invece si è rivelata l’inizio di un percorso di progressivo riavvicinamento e rivalutazione di Isaias Afewerki, il dittatore che ha schiavizzato il suo popolo, facendolo uscire dall’isolamento internazionale, associandolo al Processo di Khartoum e ad altri accordi, inviandogli centinaia di milioni di euro di finanziamenti, eleggendolo, di fatto, gendarme anti immigrazione per conto dell’Italia e dell’Europa.

      Sia per quanto riguarda i migranti in generale che per l’Eritrea, allora, a cinque anni di distanza dalla tragedia di quel 3 ottobre 2013, resta l’amaro sapore di un tradimento.
      – Traditi la memoria e il rispetto per le 366 giovani vittime e tutti i loro familiari e amici.
      – Traditi le migliaia di giovani che con la loro stessa fuga denunciano la feroce, terribile realtà del regime di Asmara, che resta una dittatura anche dopo la recente firma della pace con l’Etiopia per la lunghissima guerra di confine iniziata nel 1998.
      – Tradito il grido di dolore che sale dall’Africa e dal Medio Oriente verso l’Italia e l’Europa da parte di un intero popolo di migranti costretti ad abbandonare la propria terra: una fuga per la vita che nasce spesso da situazioni create dalla politica e dagli interessi economici e geostrategici proprio di quegli Stati del Nord del mondo che ora alzano barriere. Tradito, questo grido di dolore, nel momento stesso in cui si finge di non vedere una realtà evidente: che cioè

      “…lasci la casa solo / quando la casa non ti lascia più stare / Nessuno lascia la casa a meno che la casa non ti cacci / fuoco sotto i piedi / sangue caldo in pancia / qualcosa che non avresti mai pensato di fare / finché la falce non ti ha segnato il collo di minacce…” (da Home, monologo di Giuseppe Cederna.)

      Ecco: ovunque si voglia ricordare in questi giorni la tragedia di Lampedusa, sull’isola stessa o da qualsiasi altra parte, non avrà alcun senso farlo se non si vorrà trasformare questa triste ricorrenza in un punto di partenza per cambiare radicalmente la politica condotta in questi cinque anni nei confronti di migranti e rifugiati. Gli “ultimi della terra”.

      https://www.meltingpot.org/Lampedusa-5-anni-dopo.html

    • Che cosa è un naufragio, cosa è la speranza

      Che cosa è un naufragio ce lo racconta, nel libro La frontiera, #Alessandro_Leogrande, giornalista, scrittore, intellettuale scomparso un anno fa. Una perdita enorme per il nostro paese.

      Alessandro traccia, in questo libro-ricerca, grazie alle testimonianze dei sopravvissuti, il viaggio intrapreso da alcuni migranti che poi culminerà nel terribile naufragio del 3 ottobre 2013. Dopo un lungo peregrinare iniziato nel Corno d’Africa, i futuri naufraghi sono lasciati in pieno deserto da un gruppo di sudanesi. Qui poi sono arrivati i libici. Man mano che si avanza si ingrossa il numero dei disperati, donne, uomini, bambini che arriveranno a un’ora da Tripoli in 500. Per un mese vengono rinchiusi in una specie di villa senza poter mai uscire, sotto il controllo di uomini armati. La maggior parte di loro arriva dall’Eritrea occidentale.

      All’improvviso una sera vengono portati sulla spiaggia dove aspettano l’arrivo della nave che li trasporterà a Lampedusa. Iniziano a trasportali con i gommoni una ventina alla volta sulla nave madre. «Ammassati nella stiva, sul ponte, in ogni minimo pertugio rimasto libero... Per tutto il tempo del viaggio viene ribadito di fare attenzione al balance, al bilanciamento dei pesi. Chi sta a poppa non deve andare a prua, e chi sta a prua non deve andare a poppa, sennò la barca affonda».

      Partono alle 11.30 di sera, alle 4 del mattino sono al largo di Lampedusa. Quando sono a circa 800 metri dalla piccola isola dei Conigli si cambiano gli abiti: indossano i vestiti migliori per lo sbarco.

      Due grosse navi gli passano accanto, poi si allontano. A questo punto sul piccolo peschereccio che ha imbarcato i 500 iniziano ad agitarsi. Nella stiva si accorgono che stanno imbarcando acqua. Le urla salgono al cielo. Per calmarli il capitano dà fuoco a una coperta e la agita in aria. Si scatena la tragedia. Le persone si muovo e rompono l’equilibrio dei pesi fra prua e poppa. Il peschereccio si capovolge immediatamente. «Tutto avviene con grande rapidità, non hanno il tempo di accorgersi di quello che sta accadendo: in mezzo minuto tantissime persone sono in acqua e altrettante stanno morendo nella stiva».

      A bordo ci sono diversi quintali di gasolio, che si rovesciano in mare. «Crea un lago d’olio, mescolandosi all’acqua. Impregna ogni cosa, stordisce chi annaspa con il suo odore acre. Scoppia il finimondo».

      Molte persone muoiono perché non sanno nuotare, altre perché troppo deboli per resistere, da giorni vanno avanti a tozzi di pane e acqua. I più forti provano a raggiungere la spiaggia a nuoto. «Le donne e i bambini che riempiono la stiva muoiono per primi. Li ritroveranno abbracciati, con le mani delle donne messe a coppa sulla bocca dei bambini per cercare di farli respirare qualche secondo in più, per impedire all’acqua di entrare nei polmoni».

      Un anno dopo la strage, Alessandro va a Lampedusa per seguire le commemorazioni ed è lì che incontra alcuni sopravvissuti: ora vivono in Norvegia o in Svezia, hanno poco più di venti anni.

      Tra di loro c’è Adhanom, nella strage ha perso il fratello e lo zio e racconta del suo viaggio per lasciare l’Italia e arrivare in Svezia. Riesce a non farsi prendere le impronte digitali a Roma e così una volta giunto in Svezia può chiedere asilo lì (il Regolamento di Dublino obbliga i rifugiati a chiedere asilo politico nel primo paese in cui sono sbarcati). Da Lampedusa viene trasferito a Roma con gli altri sopravvissuti, da qui fa perdere le sue tracce. In treno raggiunge Francoforte, Amburgo, Flensburg e poi la Danimarca e infine la Svezia. Viaggia di notte per evitare controlli. In Svezia riceve un assegno mensile e frequenta un corso di due anni per imparare la lingua. Dopo un anno fa il viaggio al contrario per raggiungere Lampedusa e pregare insieme agli altri sopravvissuti i morti della strage del 3 ottobre. «È troppo duro ricordare. È troppo duro pensare a quei giorni, al fratello morto accanto a lui, alle urla avvertite nell’acqua, alla sensazione di vuoto sotto i piedi». Adhanom e gli altri sopravvissuti tornano sull’Isola dei Conigli, una delle spiagge più belle del mondo. «Un paradiso davanti al quale almeno 366 persone sono morte affogate».

      Nella piccola chiesa dell’isola si tiene un momento di preghiera. Nello spiazzo davanti alla parrocchia, racconta Leogrande, una lunga fila di cartelli bianchi ricorda i naufraghi degli ultimi mesi... «Quelli minori, quelli dimenticati, quelli mai narrati». Dall’inizio del 2014 a ottobre sono già morti 2.500 migranti. «Morire di speranza» si legge sulla copertina del breviario distribuito per l’occasione. Davanti all’altare le foto degli scomparsi del 3 ottobre 2013. I canti degli eritrei si susseguono per tutta la celebrazione e accompagnano la lettura del lunghissimo elenco delle vittime del 3 ottobre. Un elenco che sembra non avere fine: è qui che Alessandro capisce che i morti non sono 366, ma 368. 360 eritrei e 8 etiopi.

      A rendere onore alle vittime ci sono i familiari, associazioni di volontariato e molti abitanti dell’isola. Così Alessandro incontra Costantino.

      Costantino non è un pescatore di professione, ma quella mattina del 3 ottobre decise di uscire a pescare col suo amico Onder. «Siamo arrivati sul luogo del naufragio intorno alle 7 e 10 e abbiamo raccolto i superstiti del mare fino alle 8. Ne abbiamo presi 11. A galla non c’erano molti morti, in parte li avevano già recuperati, in parte erano rimasti intrappolati nella stiva». Ma in quel momento loro non sapevano della tragedia che si era consumata. Costantino li tira su con un braccio solo. E questa facilità di presa resterà impressa nella mente dei salvati oltre che nei racconti dei bar dell’isola. «Li tiravo su come sacchi di patate, prendendoli dai pantaloni, dalla cintola». Stavano andando via quando all’improvviso avvertono un lamento, nonostante il motore acceso Costantino ed Onder sentono una voce debolissima chiedere aiuto. Salvano anche lei, Luam, una ragazzina di 16 anni.

      Verso mezzogiorno Costantino chiama la moglie. "Guarda - gli dice la moglie - che si sono 150 morti e c’è lo scafo sotto che ne contiene almeno altri 250. «Che stai dicendo? - grida Costantino - che stai dicendo?» E così sono rientrati di corsa. Il giorno dopo incontra le persone che ha salvato, lui e la moglie si segneranno su un quaderno i loro nomi, per non dimenticarli.
      Tra di loro c’è Robert, per mesi prigioniero dei miliziani libici, nella tragedia ha perso un’amica che gli chiedeva aiuto. «Ma non ha potuto fare niente - racconta Costantino - Se aiutava lei, morivano tutti e due. È dura da sopportare una cosa del genere, penso. Ora vedo che sta meglio, ha la ragazza. Sorride ogni tanto».

      Le persone che Costantino quel giorno ha salvato sono tutte andate via dall’Italia. Vivono in Germania, Norvegia, Svezia.

      Intanto il corteo prosegue fino al monumento Porta d’Europa. Il canto degli eritrei continua e si fa sempre più forte. «Un lungo canto funebre che a tratti risulta addirittura gioioso». Tutti indossano una maglietta nera con la scritta bianca: «Proteggere le persone, non i confini». «Non ho mai partecipato a niente di così intensamente religioso in tutta la mia vita. Non ho mai percepito, come in questo momento per certi versi assurdo, una tale tensione verso se stessi e gli altri, un tale stringersi intorno a un testo cantato e a delle persone che non ci sono più».
      Che cos’è la speranza

      Che cos’è la speranza ce lo racconta il giornalista e scrittore Agus Morales in Non siamo rifugiati, un libro immenso lungo le orme degli esiliati della terra: Siria, Afghanistan, Pakistan, Repubblica Centroafricana, Sudan del Sud, Morales cammina con i centroamericani che attraversano il Messico, con i congolesi che fuggono dai gruppi armati. Segue i salvataggi nel Mediterraneo, le sofferenze e le umiliazioni dei rifugiati in Europa. Morales ci racconta la crisi non dell’Europa, ma del mondo. Un mondo di esodi, in un momento storico che vede il maggior numero di persone sradicate dal proprio paese.

      Il libro si apre con la storia di Ulet. Un somalo di 15 anni, ridotto in schiavitù in Libia. Viaggiava solo, senza amici, senza famiglia. Quando il gommone su cui si era imbarcato è stato salvato, lui è stato immediatamente ricoverato sulla nave di soccorso. «Era incredibile che, in quelle condizioni, fosse arrivato fin qui, in questo punto di incontro tra l’Europa e l’Africa, fino alle coordinate in cui ogni vita inizia a valere – solo un po’ – ... La soglia simbolica tra il Nord e il Sud: una linea capricciosa, in mezzo al mare, che segna la differenza tra l’esistere e il non esistere...»

      «Quando Ulet arrivò alla nave riusciva solo a balbettare, delirava, mormorava desideri. Con la violenza marchiata sulla schiena e una maschera d’ossigeno, lottava per sopravvivere, si aggrappava alla vita. Non c’era nessun volto noto a sostenerlo. Dopo il salvataggio la nave si diresse verso l’Italia... Ulet si sentì meglio e chiese all’infermiera di poter uscire in coperta». Stava guardando il mar Mediterraneo, lontano ormai dalla Libia, lontano dall’inferno che fino a quel momento era stata la sua vita. In quel momento Ulet perde conoscenza e muore. «Se fosse morto in Libia, non se ne sarebbe accorto nessuno».

      https://www.valigiablu.it/lampedusa-naufragio-3-ottobre
      #espoir

    • L’époque soviétique, avec tous ses défauts, proposait tout de même un avenir à cette république tourmentée, rassemblait dans quelque chose de plus grand ses peuples plus minuscules les uns que les autres, assurait une dynamique économique à ses villages et des écoles de qualité, une éducation à la fois respectueuse de la diversité locale et tirant vers le haut… Mais cette époque est aujourd’hui rejetée, moquée, révolue.

      Aujourd’hui, c’est une culture arabe à l’esprit étroit, poussée à la caricature, qui gagne du terrain, qui empiète et se substitue peu à peu, dans les cerveaux d’une jeunesse inculte, aux traditions ancestrales, diverses et complexes. Aujourd’hui, entre le libéralisme global outrancier et la clandestinité islamiste, fatale derrière ses mensonges sur le retour de l’ordre et de la spiritualité, le futur n’a rien d’enchanteur. À Makhatchkala, la plupart des jeunes ont le désir petit, médiocre : un bon mariage – entendez lucratif – pour les filles ; un emploi de fonctionnaire dans les forces de l’ordre – tout aussi rémunérateur, sachant le niveau de corruption – pour les hommes.

  • #Russie. Un rapport révèle la pratique courante de l’#excision au #Daghestan

    Une enquête sur la pratique répandue de l’excision dans une république du #Caucase du Nord et l’incroyable “plaisanterie” d’un mufti de cette région sur cette question ont suscité l’émoi dans la Fédération.


    http://www.courrierinternational.com/article/russie-un-rapport-revele-la-pratique-courante-de-lexcision-au
    #femmes

    • Les peuples du Daghestan parlent des langues relevant de trois familles différentes : l’avar, le lak, le darguine, le lezguien, le tabassaran, l’agul, le tchétchène, le routoul et le tsakhur appartiennent à la famille caucasienne ; le koumyk, l’azéri et le nogaï à la famille altaïque ; le tat à la famille indo-européenne.


      Langues du sud du Daghestan. Crédits: lingvarium.org

      Le tissu linguistique et culturel du Daghestan est si dense qu’il est extrêmement difficile de le déchiffrer et de le classer. Les autorités russes s’y sont pourtant attelées : dans les années 1990, pour prévenir des conflits interethniques, elles ont voulu créer un système de gestion représentative au Daghestan. L’idée était de placer au gouvernement de la république un représentant de chaque ethnie, afin qu’aucune ne se sente lésée ni offensée. Il fallait pour cela en déterminer le nombre précis, et l’on s’est arrêté à quatorze. Quatorze ethnies majeures ont été officiellement reconnues, avec chacune sa langue respective. Et un représentant de chacune d’elles a été désigné au gouvernement : un Avar, un Azéri, un Nogaï, un Koumyk, un Lezguien, un Darguine, un Routoul, un Tsakhur, un Agoul, un Tat, un Tchétchène et un Russe. Mais c’était sans compter que chacune de ces ethnies comprenait d’autres ethnies en son sein, avec chacune une identité bien précise… Ce système de gestion représentative a existé bon an mal an jusqu’aux années 2000 : avec l’arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir, le Daghestan est devenu une république présidentielle.

  • Svetlana Anokhina : « Je suis la honte du Daghestan »
    http://www.lecourrierderussie.com/regions-et-villes/caucase-du-nord/daghestan/2016/07/svetlana-anokhina-journaliste-interview

    « Makhatchkala est une ville horrible mais je l’adore parce que j’aime l’énergie des Daghestanais » Cet article Svetlana Anokhina : « Je suis la honte du Daghestan » a été publié en premier sur Le Courrier de Russie.

    • LCDR : Quel est votre regard sur la situation de la femme au #Daghestan ?
      S.A. : La situation de la femme au Daghestan est aussi mauvaise que dans le reste de la Russie, mais avec des particularités locales : ici, tout est tu, pour ne pas nuire à la réputation de la famille. Tant les autorités que les gens se taisent, il n’y a même pas de rumeurs. Ça rend difficile une analyse, mais ce qui me surprend le plus, c’est qu’on peut trouver, dans un même village, des familles très patriarcales, où un père peut tuer ses filles, et une famille qui a des mœurs très libres.
      […]
      LCDR : Quel est le modèle de vie féminin le plus répandu ?
      S.A. : Rester à la maison, s’occuper des enfants, être pieuse mais pas trop.

      LCDR : En portant quels vêtements ?
      S.A. : Une jupe longue, pas de maquillage, un foulard, oui, peut-être, mais un foulard qu’on peut enlever.

      LCDR : Et vous ?
      S.A. : Jamais. On me prend souvent pour une étrangère mais je suis née ici. Les gens ne savent pas dans quelle case me mettre, ils m’ont mise dans la case « La honte du Daghestan », on me fait des remarques parce que je fume mais j’ai cinquante-quatre ans cette année, alors toutes ces remarques, ils se les mettent là où je pense. Si je suis comme je suis, c’est aussi parce que j’ai vécu ici. Mon père dirigeait le département d’instruction pénale de la république, c’était un type autoritaire et ça ne me convenait pas, j’étais en guerre contre lui, je ne suis jamais entrée dans son modèle patriarcal. Ça a commencé par ma famille et le Daghestan a encore forgé mon caractère. À vingt-cinq ans, je me suis mariée et suis allée vivre à Lvov, en Ukraine, j’ai pris conscience là-bas que quand un homme me demande quelque chose, je peux ne pas me tendre, ne pas partir en courant, aller boire un verre avec lui, alors qu’au Daghestan, l’homme est un agresseur par nature.

      LCDR : Pourquoi, à votre avis ?
      S.A. : Il y a comme une règle selon laquelle l’homme caucasien doit bander tout le temps, il doit avoir une érection permanente, on ne comprend pas pourquoi il veut tout le temps baiser. C’est ainsi, mais je ne sais pas pourquoi. Dans mon livre de chevet sur les traditions daghestanaises au XIXe siècle, le pays ne compte pas de ville, beaucoup de villages, quand une femme passe, l’homme doit la contourner pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté possible, pour sa propre sécurité, parce que si la femme disait que l’homme l’avait touchée, il devait l’épouser. Quand une femme passe à côté d’un groupe d’hommes, ils doivent hausser le ton pour qu’elle entende qu’ils ne parlent pas d’elle. Il y a tout un système d’interdictions et un système très élaboré pour les contourner.

  • #Derbent as Russia’s Oldest City ? Think Again, Moscow Says - The New York Times
    http://www.nytimes.com/2016/02/18/world/europe/derbent-as-russias-oldest-city-think-again-moscow-says.html

    Not so many years ago, Derbent buzzed with plans to celebrate its 5,000th anniversary, envisioning the day when it would claim the title of “Russia’s oldest city.”

    Not so fast, came the response from Moscow. Like a plastic surgeon with a supernatural touch, the central government peeled away centuries. Out went the plans to commemorate 5,000 years, in came a grand fete to mark the city’s 2,000th birthday.

    The mix of Muslims, Christians and Jews who live here along the Caspian Sea reacted collectively with a baffled “What?!” and continued to cherish the older date.

    Throughout the Soviet period they said it was 5,000 years old, and then suddenly they changed it,” groused Alex Abdulfez, a young tour guide at the ancient fortress called Naryn-Kala, which dominates the town. “I don’t recognize any other date. I don’t accept it; nobody does. Everybody in Derbent says it’s 5,000 years old.
    […]
    This being Russia, the date issue spawned an elaborate conspiracy theory. In brief: Mr. Putin is a history buff. After he annexed Crimea in 2014, he startled historians by christening Chersonesus, founded some 2,500 years ago, the historic root of Russia, as holy as Jerusalem.

    In addition, Derbent’s cast of Arab, Persian and Turkish rulers long appreciated its role as the choke point preventing the marauding nomads in what became Russia from plundering the far more civilized empires of the Middle East.

    In other words, many Derbent residents are convinced that it was denied its full age because it clashed with various founding myths that Mr. Putin wanted for Russia.

    #Daguestan

    Visite en vrac (et en russe)
    https://www.youtube.com/watch?v=tj1qRmHzI3s

    • Et pourtant, l’étranger qui a l’occasion de passer une semaine ou deux à #Makhatchkala ne saura résister longtemps à ses attraits. Le premier choc passe rapidement, et si l’hôte de passage n’a pas été, entre-temps, écrasé par un automobiliste fou ou poussé à la cirrhose par ses libations avec l’intelligentsia locale, il voudra immanquablement revenir. Car en termes de charme et de force vitale, Makha la caucasienne tient largement la concurrence avec la légendaire reine d’Égypte.

      #Daghestan

    • Les grands lutteurs, d’ailleurs, n’étonnent plus personne au Daghestan. On les reconnaît facilement à leurs oreilles décollées, qui ressemblent à des pelmenis trop cuits. On raconte à ce propos que ceux qui veulent se faire passer pour des champions de lutte sont si nombreux ici que la ville a vu s’ouvrir récemment un bureau où, pour une somme modique, on vous découpe soigneusement l’oreille. Majoritairement la gauche, en fait – pour que ça se voie depuis la fenêtre d’une voiture…

  • La rébellion du Caucase russe prête allégeance au groupe EI - Europe - RFI

    http://www.rfi.fr/europe/20150625-rebellion-caucase-russe-allegeance-ei-russie-fsb-oumarov-kebekov-guimrinski/?ns_mchannel=fidelisation&ns_source=newsletter_rfi_fr_monde&ns_campaign=email&ns

    Il va falloir mettre à jour la carte ...

    http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2010-03-31T181054Z_365445881_GM1E641060X01_RTRMADP_3_RUSSIA-BLASTS-CHECHNYA_

    La rébellion armée islamiste du Caucase russe a mis en ligne une vidéo dans laquelle elle fait état de son allégeance à l’organisation Etat islamique. C’est une politique nouvelle de l’émirat du Caucase, qui, jusqu’à une époque récente, gardait son indépendance.

    Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

    C’est le nouveau dirigeant de l’émirat du Caucase, l’émir Abou Ousman Guimrinski qui a décidé de l’alliance, et même de l’allégeance de son mouvement à l’organisation Etat islamique. Guimrinski a succédé fin avril à Aliaskhab Kebekov, tué lors d’une

    #ei #état_islamique #isis #is #caucase #daghestan #islamisme

  • Enquête sur la mort de Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l’ONU il y a 50 ans - hebdo - RFI

    http://www.rfi.fr/hebdo/20150410-enquete-mort-secretaire-general-onu-dag-hammarskjold-50-ans

    Dans Appels sur l’actualité, des auditeurs s’interrogent sur Dag Hammarskjöld. L’ONU a en effet nommé le 16 mars une équipe d’experts indépendants chargés de rouvrir l’enquête sur les circonstances mystérieuses de sa mort en 1961, alors le Suédois était secrétaire général de l’ONU. Les experts doivent rendre leur rapport à Ban Ki-moon le 30 juin.

    Dag Hammarskjöld a été l’un des grands secrétaires généraux de l’ONU, il a véritablement marqué l’institution. Quant on parle de Dag Hammarskjöld aux Nations unies, tout le monde ou presque, surtout les générations les plus anciennes, s’accordent pour dire qu’il a été sans doute le plus grand, à ce jour encore, secrétaire général de l’ONU. Il faut rappeler qu’il a été le deuxième secrétaire général de l’ONU, élu une première fois en 1953, réélu en 1957. Il était ainsi vraiment installé dans sa fonction. Sur le plan personnel, c’était un grand intellectuel, un poète. Il était d’origine suédoise. C’est lui qui a inventé le terme, à propos de l’exercice de sa fonction, la nature de sa fonction de secrétaire général, le terme de « Pape laïc ». C’est dire à quel point il en avait une haute idée. C’était donc un grand intellectuel qui a laissé après sa mort de grands souvenirs - par exemple, la bibliothèque de l’ONU, qui est aussi un centre de recherche, s’appelle le Centre Dag Hammarskjöld.

    Dag Hammarskjöld est mort le 18 septembre 1961 dans des circonstances mystérieuses. Il y a beaucoup de rumeurs autour de son décès, pourquoi ouvrir une enquête aujourd’hui, cinquante-quatre ans après ?

    #onu #Dag_Hammarskjöld

  • Fire Engulfs Mosque in Russia’s Dagestan, No One Hurt - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/aponline/2015/04/10/world/europe/ap-eu-russia-mosque-fire.html

    Fire has engulfed the main mosque in a town in the southern Russian republic of Dagestan.

    Police spokeswoman Fatina Ubaidatova says no one was hurt when the fire swept through the mosque in Kizlyar, located near the border with Chechnya.

    Fire investigators were still trying to determine the cause of Friday’s blaze, which broke out after morning prayers.

    There were no indications that the fire was connected to the Islamic insurgency that spread through Russia’s predominantly Muslim North Caucasus region after two separatist wars in Chechnya.

    A number of moderate Muslim clerics who oppose a more fundamentalist form of Islam have been attacked or killed in Dagestan in recent years.

  • #film #court-métrage Proteggere le persone, non i confini

    Anteprima del video «Proteggere le persone, non i confini» diretto da #Dagmawi_Yimer, regista etiope, e prodotto dal Comitato 3 Ottobre in collaborazione con Archivio delle Memorie Migranti per promuovere l’apertura di corridoi umanitari nel Mediterraneo e l’istituzione della Giornata della Memoria e dell’Accoglienza.
    Nell’ultimo decennio oltre 18mila persone hanno perso la vita nel Mediterraneo nel tentativo di raggiungere l’Europa.
    Queste tragedie sono aumentate negli ultimi cinque anni a causa del deterioramento delle condizioni geopolitiche dei Paesi di origine, dei conflitti nei Paesi di transito, ma anche a causa delle politiche di respingimento e di chiusura praticate dall’Italia e dall’Europa.
    Chiediamo corridoi umanitari per porre fine alle morti in mare, morti EVITABILI attraverso misure strutturate e non emrgenziali. Le alternative includono la possibilità di richiedere asilo nei Paesi di transito e l’emissione di visti umanitari per entrare legalmente nei Paesi di arrivo.
    Le immagini sono tratte dal #flashmob realizzato a Lampedusa il 3 ottobre 2014 in memoria di tutte i migranti che hanno perso la vita in mare.

    –-> protéger les #personnes, pas les #frontières
    https://www.youtube.com/watch?v=LKbjj6FnFdQ&feature=youtu.be


    #corridor_humanitaire #migration #Forteresse_Europe #3octobre #mémoire #mer #Méditerranée #mourir_en_mer #asile #réfugiés

  • Le Daghestan, l’islam et les soviets - Visionscarto

    Sur Visions carto ce matin, on part au Daghestan à la rencontre d’un « islam hérité des soviets » (si on peut dire). Un billet qui permet de beaucoup mieux comprendre l’Islam dans le Caucase Nord. Avec un film documentaire de l’auteure de 45 minutes qui invite à une belle rencontre avec cette république russe incroyablement diverse.

    http://visionscarto.net/le-daghestan-l-islam-et-les-soviets

    Par Frédérique Longuet-Marx
    Maître de conférences en sociologie à l’université de Caen,
    et chargée de séminaires à l’ Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)

    Un peu plus de vingt ans après la chute de l’URSS, le Daghestan demeure encore, comme le reste de la Russie, tributaire de l’héritage de l’époque soviétique, auquel se mêle un nouveau système de valeurs qui tente de se mettre en place. Revendiquant des traditions longtemps bafouées, l’Islam, autrefois interdit, émerge officiellement dans la société. Entre un Islam soufi qui prend désormais en partie une place officielle au cœur de la vie politique et culturelle et une mouvance salafiste contestataire, le Daghestan restructure son identité mais également ses revendications vis-à-vis de Moscou, envers qui il reste pourtant plutôt loyal.

    #Daghestan #Caucase #Russie #Caucase_Nord #Islam #Documentaire #Soufisme #Salafisme

  • Dag Hammarskjöld’s plane may have been shot down, ambassador warned | World news | theguardian.com

    http://www.theguardian.com/world/2014/apr/04/dag-hammarskjold-plane-shot-down-mercenary-cable

    Hours after a plane carrying the UN secretary general, Dag Hammarskjöld, crashed over central Africa in September 1961, the US ambassador to Congo sent a cable to Washington claiming that the aircraft could have been shot down by a Belgian mercenary pilot.

    In the newly declassified document, the ambassador, Ed Gullion, does not directly implicate the Belgian or Rhodesian governments in what he calls “this operation”, but calls for US pressure on them to ground the mercenary, adding it was “obviously [a] matter of highest importance”. He said the pilot had been hampering UN operations and warned that if not stopped “he may paralyse air-rescue operations”.

    The document was released after an international panel of retired judges called last year for a fresh inquiry into the Hammarskjöld crash, saying that new evidence “undoubtedly” existed. The UN secretary general, Ban Ki-moon, decided in February to put the panel’s findings on the agenda of the UN general assembly.

    #onu #Dag_Hammarskjöld,