• Lille Les contribuables vont financer une partie de l’élection de miss France
    http://www.lavoixdunord.fr/503314/article/2018-12-08/cet-argent-public-que-la-ville-la-mel-et-la-region-misent-sur-les-miss

    Nuits d’hôtel quatre étoiles, Zénith offert, salles de réception... L’élection de Miss France 2019 va générer de l’activité dans la métropole. Sauf qu’une large partie de l’addition va être réglée par l’argent public...


    Conférence de presse le 2 décembre à la mairie de Lille au sujet du concours Miss France. PHOTO STÉPHANE MORTAGNE
    Ils l’ont voulu ? Ils l’ont. À condition d’y mettre le prix. Les Nordistes reçoivent cette année encore le concours de Miss France. Le 15 décembre. Normal, la tenante du titre, Maeva Coucke, a grandi dans la région. Retour, donc, au Zénith de Lille. Comme en 2015. Et ce n’est pas sans conséquences. Qu’on se passionne ou pas pour les concours de beauté.

    Une convention avec miss France

    Car tout le monde est un peu concerné. L’événement a beau être privé, être diffusé sur une chaîne privée, le contribuable va mettre, lui aussi, la main à la poche pour l’accueillir. La ville, la MEL et la région Hauts-de-France ont convenu avec l’organisateur, Miss France Organisation alias le groupe de télévision EndemolShine, d’une convention de partenariat qui fixe les engagements de chacun.

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    Conférence de presse le 2 décembre à la mairie de Lille au sujet du concours Miss France. PHOTO STÉPHANE MORTAGNE - VDNPQR

    Quarante-deux personnes en hôtel de luxe
    Et la lecture du document a de quoi étonner. Les élus n’ont pas mégoté leurs efforts pour gâter la société EndemolShine, à lire la liste des prestations financées par l’argent public : mise à disposition du Zénith pendant sept jours, mise à disposition d’une salle de répétition de 500 m2 au palais Rameau, hébergement de 30 miss et leurs 12 accompagnants en hôtel 4 étoiles pendant 17 jours (petit-déjeuner inclus), restauration des mêmes 42 personnes pendant 15 jours, mise à disposition de deux salles pour un « cocktail partenaires » et un « cocktail after show », prise en charge de la facture d’électricité du Zénith, mise à disposition de 500 places de parking, etc., etc., jusqu’aux frais d’impression des billets d’entrée à la grande soirée de l’élection…

    Une sacrée addition, que les collectivités auront sans doute eu à cœur de raboter grâce à la recherche de sponsors – Damien Castelain, président de la MEL et à ce titre principal financeur public de la manifestation, en donnera peut-être le détail lors du prochain conseil communautaire ?

    Des retombées suffisantes ?
    Et tout ça pour quelle contrepartie ? Quelques espèces sonnantes et trébuchantes (la MEL récupère principalement la recette des ventes de billets, mais même pas l’intégralité, le contrat stipulant qu’elle doit en rétrocéder une partie à Miss France Organisation, par exemple 1 001 places de première catégorie le soir de l’élection), de l’activité économique pour le territoire (le chiffre de 2 500 ou 2 800 nuitées dans les hôtels est souvent avancé) et… des retombées d’image, bien sûr. En d’autres termes, de la pub.

    Une pub de quatre minutes
    Le contrat prévoit précisément la diffusion de « quatre minutes d’images » chantant les charmes de la capitale des Flandres et de sa métropole. Ouf, sauvés. On imagine déjà la cohue quand l’office de tourisme proposera, demain, un juteux « Miss Tour », sur les pas forcément illustres de nos reines de beauté.

    #Miss_France #Haut_de_France #gaspillage insensé #argent_public #damien_castelain #martine_aubry #MEL #paillettes


  • Compteurs Linky : les propriétaires auront le droit de refuser l’accès à leur logement

    https://www.lemonde.fr/energies/article/2018/09/12/compteurs-linky-la-justice-confirme-le-droit-des-usagers-de-refuser-l-acces-

    Le tribunal administratif de Toulouse a tranché en faveur de la commune de Blagnac, qui a publié un arrêté interdisant à Enedis de changer un compteur sans l’accord du propriétaire.

    C’est une première. Mardi 11 septembre, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé le droit des habitants de Blagnac de refuser l’accès à leur logement pour la pose d’un compteur Linky, ainsi que la transmission des données collectées par le compteur, selon France 3 Occitanie.

    Le maire de cette commune, Joseph Carles, avait en effet pris un arrêté, le 16 mai, réglementant la pose des compteurs Linky par Enedis. Il voulait garantir à ses habitants la liberté d’accepter ou de refuser, sans pression, l’accès à leur logement ou à leur propriété, ainsi que la transmission des données collectées.

    Comme plus de 600 autres communes, d’après un décompte réalisé par un site anti-Linky, le maire de Blagnac s’était appuyé sur les directives de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) relatives au traitement des données de consommation détaillée pour justifier cet arrêté. Il permettait aussi à l’usager de stipuler son refus par lettre simple à Enedis.


  • Dunkerque : la gratuité totale des bus (qui démarre ce week-end) en 5 questions Youssrah Mahadali - 31 Aout 2018 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/dunkerque/dunkerque-gratuite-totale-bus-qui-demarre-ce-week-end-5

    C’est bientôt l’heure du grand changement, pour les transports en commun de l’agglomération de Dunkerque. Tout le réseau devient gratuit 
    pour tous dès ce samedi, en plus d’un renouvellement des lignes et équipements.

    Depuis septembre 2015, les bus de l’agglomération dunkerquoise sont gratuits le week-end. A partir de ce week-end, ils le seront tout le temps, et pour tout le monde. C’était l’une des promesses qui a permis, contre toute attente, à Patrice_Vergriete de l’emporter aux élections municipales, en 2014, avec 30 points d’avance sur le maire socialiste sortant.

    Pour cet ancien directeur d’agence d’urbanisme, la gratuité des transports publics « ne devait plus être un tabou », mais une manière"de faire de la politique autrement, concrètement". Mais pourquoi ce choix, et comment est-ce possible ? On va essayer de vous éclairer. 

    1. Pourquoi les transports sont désormais gratuits à Dunkerque ?
    C’est pour le maire Divers Gauche de Dunkerque, un "véritable choix politique" nourri par plusieurs arguments. Écologique d’abord, car il permet aux usagers de privilégier des modes de transports autres que la voiture. Économique, ensuite. "Généralement, on fait baisser les impôts locaux quand on veut aider le pouvoir d’achat, et ce sont les plus riches qui en profitent", détaille le maire.

    Cet élu de 48 ans voit cette mesure comme un « choc psychologique et social », dans une agglomération où les bus n’étaient utilisés que pour 4,7 % des déplacements. Il estime qu’il fallait « changer l’image d’une ville marquée par la pauvreté et incapable de se projeter dans l’avenir », également président de cette communauté urbaine de dix-sept communes et 200 000 habitants, il souhaite redonner vie à la mobilité dans ces communes. 

    2. Le transport gratuit, combien ça coûte ? 
    La communauté urbaine assure qu’il n’y aura pas de hausse d’impôt pour compenser cette mesure. La vente de titres de transport représentait 10% des coût du transport de DK’bus et 2% du budget de la communauté urbaine en 2017. Un manque à gagner de 4,5 millions d’euros.

    « C’est un choix politique, explique Patrice Vergriete. Dans le même temps, on a annulé le projet d’une nouvelle Arena défendue par l’ancien maire ». Un projet qui a permis de débloquer 60 millions d’euros pour des travaux d’aménagements du réseau qui datait des années 1970.

    Le service est déjà financé par un versement transport, une taxe de 1,55% sur les entreprises pour financer le réseau de transports et qui génère entre 6 et 7 millions d’euros. Pas besoin donc d’une hausse d’impôts.

    « On garde le versement transport. Cela va servir au fonctionnement du réseau et permet son aménagement », explique à L’Express Patrice Vergriete. « Il n’y pas d’impact sur la fiscalité, ni au niveau des entreprises, ni pour les ménages. » 

    Dunkerque n’est pas la seule ville à passer à la gratuité des transports publics. Dans l’agglomération de Compiègne, les bus sont gratuits depuis 1975. Là aussi, ce sont les entreprises qui paient : le versement transport provient de celles de plus de onze salariés et rapporte 5,3 millions d’euros, selon Le Monde. Cela couvre quasiment la totalité des coûts de la gratuité des bus, soit 5,7 millions d’euros. 

     
    3. Le réseau de bus a-t-il été adapté ?
    Un nouveau réseau plus efficace grâce à ses cinq nouvelles lignes dites « Chrono » avec une fréquence de 10 mn entre 7 et 19h. Mais aussi par des aménagements de la voirie (site dédié aux bus) et la priorité donnée aux bus dans les carrefours importants qui vont accroître la performance du réseau.
     

    120 bus dont 40 tout nouveaux circuleront à la rentrée scolaire contre une centaine actuellement. Et ces nouveaux équipements derniers cris annoncés (nouveau mobilier urbain, multiplication de ports USB et installation de Wi-fi, nouveaux véhicules électriques…)

     
    4. Gratuité : quels avantages ? Quels inconvénients ?
    A Dunkerque, l’enjeu du bus gratuit est de lutter contre une désertification du centre-ville, difficile à contrer à l’heure où tout se vit dans les zones commerciales de périphérie mais également faciliter la mobilité de la population. Autour de la place Jean-Bart, on ne compte plus les locaux commerciaux vides et les panneaux « à louer ».

    Le retour des jeunes vers ce centre déserté est une aubaine le week-end. Patrice Vergriete s’inscrit dans une logique d’accessibilité : "Il faut que tout le monde puisse accéder à la ville, même sans avoir de voiture." Il rappelle que dans certaines communes de l’agglomération, près d’un tiers des ménages ne possède pas de voiture. La gratuité des transports leur permettra donc d’avoir accès à l’emploi et aux loisirs plus aisément. 

    https://www.youtube.com/watch?v=AA4qq3rkcFE

     Des critiques récurrentes pointent notamment le risque de voir le réseau se détériorer faute de financement suffisant. Les demandes des associations d’usagers portent d’ailleurs plus sur la qualité du réseau que sur une baisse du prix du billet.
    Pour répondre à ces attaques, l’agglomération dunkerquoise a décidé d’une vaste réorganisation de son réseau, jugé « injuste, vétuste et pas fiable » par le maire de Dunkerque. Le budget a été adapté en conséquence.

    Tous les chauffeurs ne sont pourtant pas convaincus par ces bouleversements profonds à venir. L’un d’entre eux, qui travaille à DK’Bus depuis sept ans, dit craindre « un changement dans la relation avec les clients ». Les employés de DK’bus craignent le changement de comportement des usagers au sein des bus dû à la gratuité des transports. 

    Selon le rapport du cabinet VIGS, les actes d’incivilités ont pourtant baissé de 59% depuis septembre 2015, grâce notamment à une plus grande mixité sociale et une féminisation de la clientèle. 

    5. Et à Lille, un jour, les transports gratuits ? 
    En se disant favorable à une étude sur la gratuité des transports en commun parisiens, Anne Hidalgo, maire de la capitale, a remis la machine en marche. Et rendu espoir aux (rares) partisans d’un service public de la mobilité en accès libre. Mais l’idée a du mal à se frayer un chemin dans la métropole lilloise. 

    La gratuité ? Une chimère, aux yeux du président de la MEL. Damien_Castelain balaie d’un revers de main une idée réputée infinançable, sauf à affoler le compteur des impôts pour compenser les 91 millions d’euros de recettes évaporées.

    En 2016, le financement des transports en commun sur Lille équivaut à 95 millions d’euros de recette pour la vente des titres de transports, 202 millions d’euros de subvention de la MEL : le contribuable paye 68% du prix du billet.

    #Dunkerque #transport #transports #mobilité #gratuité #économie #haut-de-france


  • Damien Castelain, un président tiré à quatre épingles… aux frais du contribuable Jacques Trentesaux - 15 juin 2018 - Médiacité
    https://www.mediacites.fr/lille/enquete-lille/2018/06/15/damien-castelain-un-president-tire-a-quatre-epingles-aux-frais-du-contrib

    Parfums, cartes cadeaux, soins hammam, cravates ou hôtels de luxe : le président de la Métropole de Lille utilise l’argent de la collectivité pour des dépenses personnelles. Révélations sur une sidérante confusion des genres.

    Depuis quelques semaines, la Métropole européenne de Lille (MEL) accueille des visiteurs d’un genre particulier. Les fonctionnaires de l’Agence française anticorruption épluchent patiemment la comptabilité de la collectivité et mènent de nombreux entretiens. Le lundi 11 juin, cela devait être au tour du président Damien Castelain d’être auditionné. Les contrôleurs de l’AFA, qui agissent sans doute dans le cadre d’un contrôle administratif de routine, ont-ils repéré les étranges dépenses de Damien Castelain ? Mediacités s’est livré à un travail de fourmi en se plongeant dans quelques centaines de factures. Certaines montrent clairement que le président prend quelques libertés avec l’argent du contribuable. Entre janvier 2017 et mai 2018, les dépenses litigieuses s’élèvent à plus de 11 000 euros. En voici quelques beaux exemples. 
    Parfums Terre d’Hermès, cartes cadeaux chez Séphora, Boulanger . . . . .

    La suite payante
    #Lille #haut-de-france #damien_castelain #luxe #dégagisme la main dans la #caisse

    • Damien Castelain a-t-il fait payer à la MEL des dépenses personnelles ? France 3HDF - EM - 15 Juin 2018
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/damien-castelain-t-il-fait-payer-mel-depenses-personnel

      Le président de la MEL Damien Castelain est épinglé par une enquête du site internet Médiacités. 

      Damien Castelain a-t-il confondu sa carte bleue et celle de la MEL (Métropole Européenne de Lille), dont il est président ? A-t-il confondu ses propres frais avec ses frais de représentation ? Le site internet Médiacités publie ce vendredi une enquête qui l’épingle clairement : « Parfums, cartes cadeaux, soins hammam, cravates ou hôtels de luxe : le président de la Métropole de Lille utilise l’argent de la collectivité pour des dépenses personnelles. Révélations sur une sidérante confusion des genres. »

      Médiacités a consulté les factures du président de la MEL entre janvier 2017 et mai 2018 et y a trouvé des dépenses qui posent question : des cartes-cadeau, des dîners dans des restaurants du Bassin minier le soir en tête-à-tête, quatre nuits en tête-à-tête dans des hôtels de luxe parisiens ou encore 2537 euros en chemises, cravates, chaussures, pantalons, vestes au Printemps...

      Dépenses personnelles ou frais de réprésentation ? 

      Pourquoi ces dépenses ? Quel rapport avec la présidence de la MEL ? #Médiacités répond à cette question : « De très nombreuses dépenses constatées n’ont strictement rien à voir avec l’exercice classique des fonctions d’un élu ». 

      Damien Castelain, qui gagne 5 612,45 euros brut a-t-il cherché à arrondir ses fins de mois en imputant à la MEL des dépenses personnelles ? L’élu a refusé de répondre aux questions de Médiacités.

      Sa conseillère spéciale Constance Tembremande le défend : « S’il y en a bien un qui ne confond pas les choses, c’est lui ! Il n’a même pas voulu que sa fille travaille au centre aéré de Péronne-en-Mélantois, dont il est maire. »

      Damien Castelain a indiqué qu’il réagirait aux révélations de Médiacités ce vendredi soir à 17h, lors du Conseil communautaire.

    • Accusé de dépenses personnelles aux frais de la MEL, Damien Castelain a “la haine” France 3HDF - 15 Juin 2018
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/accuse-depenses-personnelles-aux-frais-mel-damien-caste

      Mis en cause dans une enquête du site Médiacités, le président de la Métropole Europénne de Lille (MEL) Damien Castelain a vivement réagi ce vendredi après-midi en séance de conseil communautaire, faisant part d’un "sentiment de haine".


      "J’ai une haine face à ces nouvelles attaques incessantes de Médiacités, avec des insinuations abjectes et infondées. Tant sur le fond sur sur la forme". Le président de la Métropole Européenne de Lille (MEL) a ouvert ce vendredi après-midi le conseil de communauté avec une déclaration personnelle, en réaction à une enquête du site internet Médiacités, qui met en cause Damien Castelain dans l’exercice de ses fonctions.

      "Parfums, cartes cadeaux, soins hammam, cravates ou hôtels de luxe : le président de la Métropole de Lille utilise l’argent de la collectivité pour des dépenses personnelles. Révélations sur une sidérante confusion des genres", peut-on lire en introduction d’article, que le président de la MEL a qualifié vendredi de "nauséabond". 

      Hôtels de luxe, cartes-cadeaux, et prêt-à-porter
      Dans son article, Médiacités évoque "plus de 10 000 euros" de "dépenses litigieuses" entre janvier 2017 et Mai 2018, factures à l’appui. "Parfums Terre d’Hermès, cartes cadeaux chez Séphora, Boulanger ou Jeff de Bruges, prestations « bien être » au Spacium, le centre de spa, soins et hammam de Fâches-Thumesnil… Mis bout à bout, ces menus achats se montent à près de 1 500 euros", écrit Médiacités. Qui évoque des locations lors de week-ends dans des hôtels de luxe parisiens, ou encore 2537 euros d’achats de prêt-à-porter sur la même période.

      "Ces frais de représentations existent. Les chiffres de Médiacités sont faux", a rétorqué M. Castelain ce vendredi après-midi. "En quatre ans, c’est 19 000 euros, 4750 euros par an, 395 euros par mois de frais de représentation du président de la 4e métropole de France" a-t-il précisé, dénonçant "une chasse à l’homme, téléguidée et organisée". Sans toutefois justifier ces dépenses soulignées par le site internet, qui écrit "que le président prend quelques libertés avec l’argent du contribuable".

      "Nous ne répondrons plus à ces médias. Vous êtes ici en pleine transparence, vous avez toutes mes dépenses, toutes mes factures", a conclu le président de la MEL, avant d’être applaudi par l’assemblée.

      "C’est violent !"
      "On ne comprend pas trop pourquoi il monte si vite dans les tours, a réagi de son côté Jacques Trentesaux, rédacteur en chef de Médiacités. C’est violent, j’ai été surpris. Ça lui permet de ne pas répondre sur le fond mais il a bien franchi la ligne rouge. Certains frais de représentation sont légitimes. On a pointé que celles qui sont suspectes. Parce qu’elles ne peuvent pas rentrer dans les dépenses que peut faire un élu. Il est anormal, par exemple, que Damien Castelain, utilise l’argent public pour aller au hammam, payer des médicaments ou des chaussettes. " Et il insiste en réponse directe à Damien Castelain : "Il n’y a aucune chasse à l’homme".

      Médiacités prévoit de publier quelques éléments complémentaires ce lundi.

    • Non, monsieur Castelain, Mediacités ne se livre pas à « une chasse à l’homme » Jacques Trentesaux - 15 juin 2018 - Médiacité
      https://www.mediacites.fr/lille/complement-denquete-lille/2018/06/15/non-monsieur-castelain-mediacites-ne-se-livre-pas-a-une-chasse-a-lhomme

      La publication de notre enquête sur les dépenses personnelles du président de la Métropole a suscité la « haine » et la « révolte » de celui-ci. Qui n’a malheureusement pas répondu sur le fond de nos affirmations.


      La sortie virulente de Damien Castelain contre #Mediacités, en ouverture de la séance plénière du 15 juin 2018, nous conduit à réagir sans tarder. Le président de la Métropole européenne de Lille (MEL) a exprimé toute la « haine » que nous lui inspirons. A ses yeux, l’enquête « nauséabonde » que nous avons publiée ce matin sur ses dépenses, ne sont que « des insinuations abjectes et infondées ». Notre travail ne consisterait qu’en une « chasse à l’homme téléguidée ».

      La technique est éprouvée : l’attaque est la meilleure défense. Et la violence de la réplique évite à Damien Castelain de répondre sur le fond. La presse est manipulée, c’est bien connu. Tout notre travail est balayé d’un revers de manche car il ne s’agirait que d’un coup monté (par qui ?), que d’une volonté d’abattre un élu (dans quel but ?) qui ne ménage ni son temps ni son énergie pour la collectivité. Il avance que, désormais c’est fini, qu’il ne répondra plus aux demandes de Mediacités oubliant au passage qu’il n’a jamais donné suite à nos demandes d’entretien depuis notre lancement à Lille en décembre 2016, pas plus que son Directeur Général des Services. Il a ainsi refusé de s’expliquer en amont de la publication de notre enquête. Dommage…

      Le président de la MEL veut faire croire que les dépenses évoquées par nos soins ne sont que le reflet de frais de représentation classiques – et somme toute modestes – pour le président de la 4e collectivité de France par sa taille. Il ne revient pas sur le type de dépenses pour le moins surprenantes que nous avons découvert après un tri minutieux. Nous n’avons mentionné que 11 000 euros de factures litigieuses entre janvier 2017 et mai 2018, sur un total de frais de représentation bien supérieur. Nous avons donc écarté toutes les factures pouvant se justifier car entrant dans le cadre de ses fonctions. Mais comment prétendre que l’achat de parfums, de soins hammam ou de paires de chaussettes (entre autres dépenses) se justifie ?

      Damien Castelain argue que le système inédit de régie d’avance personnelle, mis en place par ses soins, sert à davantage de transparence. La réalité n’est malheureusement pas aussi simple. Mediacités reviendra lundi sur le fond du dossier avec des pièces complémentaires. A chaud, nous ne pouvons que réaffirmer – avec calme et sans haine – que notre journal n’est téléguidé par personne, que notre mission ne consiste pas à lyncher telle ou telle personnalité mais à mener un travail d’investigation locale sans concession ô combien nécessaire à notre démocratie.

      Nos enquêtes publiées chaque vendredi à Lille (jour traditionnel de conseil métropolitain, n’en déplaise à Damien Castelain) le prouvent. Nos lecteurs, chaque jour plus nombreux, valident le sérieux de notre démarche. En regard, la violence extrême des propos tenus nous déconcerte et nous inquiète. La haine que les politiques entretiennent vis à vis des #journalistes est tout simplement inacceptable dans une démocratie.


  • Les premiers portillons anti-fraude du métro ont été inaugurés La voix du Nord - Benjamin Duthoit - 30 Novembre 2017
    http://www.lavoixdunord.fr/276274/article/2017-11-30/les-premiers-portillons-anti-fraude-du-metro-ont-ete-inaugures

    Les premiers portiques anti-fraude du métro de l’agglomération lilloise ont été mis en service ce jeudi matin à la gare Lille-Europe. Ils ont été inaugurés par Damien Castelain, président de la MEL (Métropole européenne de Lille), Gérald Darmanin, vice-président de la MEL en charge de la sécurité dans les transports, et le préfet Michel Lalande. D’ici fin 2020, toutes les stations du réseau Transpole seront équipées.

    Ce jeudi matin, Damien Castelain, président de la MEL (Métropole européenne de Lille), Gérald Darmanin, vice-président de la MEL en charge de la sécurité dans les transports, et Michel Lalande, préfet du Nord, ont inauguré les premiers portiques anti-fraude du métro du réseau Transpole, à la gare Lille-Europe.

    Dès la fin de la cérémonie, la mise en service de ce nouvel outil a été activée. Il vous faudra donc être munis d’un titre de transport valide pour pouvoir pénétrer dans la station. L’objectif de cette installation est de lutter encore plus efficacement contre la fraude, en baisse depuis quelques années.

    En 2018, six autres stations de métro seront équipées de portiques (Lille Flandres, Porte des Postes, République Beaux-Arts, Eurotéléport, Tourcoing Centre et Porte de Douai). Toutes les stations seront pourvues d’ici la fin 2020, a précisé Damien Castelain.

    #Kéolis #transports #métro #Lille #violence #violence_institutionnelle #Damien_Castelain #Gérald_Darmanin #Transpole #Tourcoing #guerre_aux_pauvres #gaspillage


    • . . . . . . Un autre projet et pas des moindres attire les mouches et toutes sortes d’insectes d’ailleurs. Il est le résultat d’un actionnariat entre les trois plus grosses entités publiques de la région : Euratechnologies communément appelé Euratech est détenue par la MEL (70%), la ville de Lille (10%) et le Conseil Régional des Hauts de France (20%). La MEL est donc l’actionnaire majoritaire. Pour rappel, le président de la MEL Damien Castelain est mis en examen pour corruption et favoritisme dans l’affaire du stade Pierre-Mauroy ainsi que d’autres élus. Beaucoup disent que les responsables seraient ailleurs et qu’il ne serait que le lampiste..

      Combien de citoyens connaissent les tenants et les aboutissants de ce projet qui mêle investissement immobilier et développement économique via ce pôle « d’excellence » et d’entreprenariat numérique ? Hormis les élus des 3 entités publics (et encore, certains se plaignent du flou financier...), personne ne sait concrètement comment l’argent public et les parcelles de notre métropole ont été utilisés.

      Euratech est une SPL (Société Publique Locale) et comme toute SPL elle a été créée dans le but de répondre à la gestion de services publiques. Une mission publique. Après une étude foncière en 1988, Euratechnologies n’émerge qu’en 1999. SORELI, Société Anonyme d’Economie Mixte de Rénovation et de Restauration de Lille créée en 1982 par la ville de Lille et la MEL s’occupera de l’aménagement du site. Le 8 juillet 2011, la MEL décide de la création de la SPL dont l’objet est « le développement et l’animation de la filière d’excellence TIC sur le territoire de ses membres ainsi que la gestion du site EURATECHNOLOGIES ». Cette gestion se traduit par une myriade de sociétés civiles immobilières (SCI) ce qui permet de multiplier les nominations juridiques et de rediriger les fonds plus « souplement ». Comme ce que fait l’Université Catholique de Lille (voir article 7). . . .. . .

      .

      #pierre_de_saintignon #caroline_le_dantec #Hauts_de_France #raouti_chehih #michel_françois_delannoy #Grand_Lille #Euratechnologies #damien_castelain #SPL #finances_locales #Université #catholique_de_lille #catho #martine_aubry #SORELI


  • Circulez, y’a rien à voir ! - La Brique - Lille sur les ondes - le numéro 45
    Ce Vendredi 4 Décembre 2015, le collectif de #La_Brique de Lille sur les ondes, à l’invitation de «  La voix sans maitre  », non pas pour courir, mais pour présenter leur numéro 45 : Circulez, y’a rien à voir !

    AU SOMMAIRE DU N°45
    http://labrique.net/index.php/numeros/729-n-45-circulez-y-a-rien-a-voir
    Cours ou crève
    Pierre de Saintignon : si vous aviez raté un métro
    Lille Métropole sert la soupe à #Keolis et crache dans celle des pauvres
    #Mutuelle_des_Fraudeurs, ensemble créons des liens
    Réseau express vers la faillite
    #SNCF : la voie libérale
    Tous mobiles ou tous flexibles ? Les dessous de la "mobilité généralisée"...
    Prisonniers de #Calais
    Mon vélo est-il révolutionnaire ?
    La ville à mobilité réduite 
    BD Google Car par Achille Blaster
    Delta 3 : dans l’enfer du capitalisme logistique
    Péniches d’hier et d’aujourd’hui
    #Canal_Seine_Nord
    Des marins marchands aux marchands de marins
    Fives : voie rapide contre voix ouvrières


    La voix sans maitre, c’est tous les Vendredi à 20h, l’actualité vue par les anars, les libertaires de lille et d’ailleurs, avec Lucien, Van, Saint-Marc . . . . sur Radio Campus Lille
    http://www.campuslille.com/index.php/easyblog/entry/la-brique-lille-sur-les-ondes-le-numero-45

    L’agenda de Lille Libertaire c’est ici : http://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique12 . On a retiré l’agenda du début de l’émission, car il est hélas éphémère.

    COURS OU CRÈVE
    « Mobilité = priorité » . #Damien_Castelain, président de #Lille_Métropole, avait-il besoin d’un tweet débile pour rappeler ce que tout le monde ressent chaque jour si fort ? La « #mobilité » malmène déjà le pouls de nos vies accélérées ; elle fracture nos horaires de taf ; elle excite constamment les smartphones, et elle commande même nos « projets d’avenir ». Elle est cette espèce de lame de fond qui nous pousse à réaliser toujours plus vite toujours plus de trucs qu’on nous dit de faire.
     
    Parce qu’elle est une des idéologies de notre temps, La Brique l’a placée sous ses scalpels. Le sociologue #Hartmut_Rosa dit à propos d’elle qu’elle est une « force totalitaire » : elle exerce en permanence une pression sur nos têtes, dans tous les domaines de la vie ; et il est presque impossible de la critiquer. Elle est cette « _ peur constante que nous pouvons perdre le combat, que nous pouvons cesser d’être capables de suivre le rythme, c’est-à-dire de satisfaire tous les besoins (en augmentation constante)... la peur de ne jamais être capable de rester dans la course 1 _ ».

    « Force totalitaire »
    Ici comme ailleurs, la mobilité accélérée n’enrôle pourtant pas tout le monde sur le même mode. Pendant qu’elle sucre les acquis des #chômeurs, la société #Transpole met en place des plans de déplacements pour aider les entreprises. Pendant que les urbain.es pressé.es font leurs achats sur le net, les ouvriers de Dourges, de Hem ou de Lesquin se brisent l’échine dans les entrepôts du «  e-business  ». Pendant que les cadres traversent le centre-ville en vélo pour pédaler de chez eux au boulot, #Pôle_emploi conduit les pauvres à s’exiler bosser à plus de cent bornes de chez eux. Pour ceux-là d’ailleurs, la mobilité physique n’est déjà plus que la condition nécessaire pour espérer le surplace économique . La mobilité, comme course à la compétitivité, laisse les inadapté-es derrière elle. Elle finit par ramener à ces deux évidences : l’homme circule moins librement que la marchandise ; c’est même la marchandise qui fait circuler l’homme.

    Pis allées...
    La mobilité embarrasse même jusqu’aux décideurs publics : elle épuise les énergies non-renouvelables, nous salope l’air qu’on respire, nous entasse dans les bouchons, nous assaille de nuisances sonores et réclame toujours plus d’aménagements pharaoniques. Alors voilà que, depuis quelques temps, la région et les oracles de la Troisième révolution industrielle frétillent autour d’une nouvelle lubie : la «  mobilité douce  », supposée solder tous les problèmes. Toute la famille est de la partie : Lille Métropole est à fond derrière, #Jérémy_Rifkin se gave – au propre comme au figuré – du mot, le Conseil régional plussoie, #Philippe_Vasseur et le patronat s’en font les perroquets appliqués. Que cache cet unanimisme universel ? Des intérêts particuliers : anticiper l’augmentation du prix du baril sur la facture énergétique des entreprises, améliorer la productivité des salarié.es, ouvrir de nouveaux marchés autour de la « smart » économie. Autant dire que la «  mobilité  », même douce, n’a que peu de chances de nous sortir de l’impasse.

    Le covoiturage c’est bien, la rage contre la voiture c’est mieux
    Ce que le discours satisfait des décideurs du coin masque mal, c’est que se déplacer mieux veut surtout dire se déplacer plus. Les formes soft de déplacement – depuis le fret jusqu’au vélo – ne font aujourd’hui que s’additionner aux circuits établis. Dans une région qui, à l’intérieur la division européenne du capitalisme, se spécialise dans le transit de marchandise, on ne construit pas une route, un canal ou une ligne de train pour faire de l’A1 une coulée verte, mais plus sûrement pour équiper le poulpe économique de tentacules supplémentaires. C’est cours ou crève – sans ligne d’arrivée.
     
    Alors peu importe que les statistiques régionales enregistrent à l’avenir quelques (hypothétiques) pourcentages positifs sur les taux d’usage du #V'Lille. S’il n’y a jamais eu aujourd’hui autant de bagnoles, de cametards et de bouchons sur la métropole, ce n’est pas qu’on s’est simplement mal (laissé-es) organisé-es ; mais que tout conduit, dans la métropole capitaliste, à devoir mobiliser toujours plus tous les transports. Les derniers gadgets intelligents ou collaboratifs transportent au fond la même philosophie que leurs aînés : gagner du temps pour en manquer toujours plus. Mobilité Douce, Mobilité Aliénée MDMA, l’ecstasy que tout le monde prendra.
     
    Le collectif de La Brique
     
    1. Hartmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps , La Découverte, 2010.

    #Radio_Campus_Lille