• Qui façonne le discours religieux islamique au Danemark ?

    Quel est l’impact de la procession de l’Achoura et du financement étranger des mosquées sur l’intégration ? La gauche doit prendre ses distances par rapport à l’extrême droite raciste, mais aussi critiquer les musulman·es conservateurs/conservatrices qui s’opposent à l’égalité, aux droits humains et aux valeurs démocratiques.

    https://solidaritet.dk/hvem-former-den-islamiske-religioese-diskurs-i-danmark

    #danemark

  • QUAND AURA-T-ELLE LIEU LA PROCHAINE RÉVOLTE CLIMATIQUE ?

    Nous venons d’apprendre que la grande promesse que nous, Danois·es, nous étions fait·es au début de la décennie, à savoir réduire nos émissions de CO₂ de 70 % d’ici 2030, n’a désormais plus qu’une chance sur cent d’être tenue.
    https://solidaritet.dk/hvornaar-kommer-det-naeste-klima-oproer

    #ecologie #danemark

  • La semaine de la gauche – 26 juin 2026

    Une vague de chaleur s’abat sur l’Europe, et des centaines de personnes ont perdu la vie en raison des températures élevées. La crise climatique est bien réelle ! L’avenir nous dira si les responsables politiques ont l’intention d’agir. Dans « La semaine de la gauche », les Verts européen·nes réclament un sommet européen extraordinaire sur la crise climatique. Le procès contre cinq étudiant·es de l’université de Copenhague et Greta Thunberg a débuté. Et Per Clausen fait le point sur les progrès réalisés dans la lutte pour protéger les travailleurs/travailleuses de l’UE contre les substances nocives.

    https://solidaritet.dk/ugen-paa-venstrefloejen-26-juni-2026

    #danemark

  • Au Danemark, dans le centre d’Avnstrup, antichambre des expulsions pour les familles sans papiers - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70658/au-danemark-dans-le-centre-davnstrup-antichambre-des-expulsions-pour-l

    Au Danemark, dans le centre d’Avnstrup, antichambre des expulsions pour les familles sans papiers
    Le Danemark a adopté une politique d’expulsion systématique des étrangers déboutés de l’asile ou ayant perdu leur droit au séjour dans le pays. Les personnes sont poussées à coopérer avec les autorités pour quitter le pays par leurs propres moyens. Celles qui refusent sont envoyées en centre d’expulsion en vue d’un retour négocié ou contraint dans leur pays. Comme dans le centre d’expulsion d’Avnstrup, que la rédaction d’InfoMigrants a pu visiter.
    Pour atteindre le centre d’expulsion d’Avnstrup, à Hvalsø, il faut quitter Copenhague et rouler pendant une cinquantaine de kilomètres vers l’ouest. En avançant sur la route, les zones urbaines se dissipent et les paysages ruraux s’installent. La région est réputée pour la beauté de la forêt de Bidstrup et ses chemins de randonnée.
    C’est au milieu de ces bois que s’élèvent les bâtiments en briques du centre d’expulsion de d’Avnstrup. Cet ancien sanatorium, entré en fonction en 1940, est devenu un centre d’accueil pour demandeurs d’asile dans les années 1990. Géré par la Croix-Rouge, il sert aujourd’hui de centre d’expulsion et est dédié aux familles d’étrangers. Les hommes seuls qui doivent quitter le Danemark sont, eux, hébergés dans le centre de Kærshovedgård (région du Midtjylland), géré par l’administration pénitentiaire. En cette fin mars 2026, 185 personnes sont hébergées à Avnstrup. Une partie sont « dublinées ». Elles sont entrées en Europe par un autre pays que le Danemark et doivent y retourner pour y effectuer leur demande d’asile. Ces « dublinés » ont été identifiés lors de la « phase 1 » de la demande d’asile : le premier examen de la situation.
    D’autres sont envoyés dans le centre durant l’examen de leur demande d’asile - examen appelé « phase 2 ». Généralement ces personnes ont commis un délit et doivent quitter le pays après avoir effectué leur peine. La dernière catégorie d’étrangers vivant dans le centre est celle des personnes à qui l’asile a été refusé en phase finale - la « phase 3 ». Avnstrup compte environ un tiers de résidents pour chacun de ces trois cas de figure.
    Au sein de l’Union européenne (UE), le Danemark est le seul pays à avoir fait le choix d’établir sur son territoire des centres d’expulsions. Après avoir accueilli plusieurs milliers de réfugiés dans les années 1980 et 1990, Copenhague défend désormais une politique très restrictive sur l’immigration. Celle-ci repose notamment sur l’obligation de quitter le territoire danois en cas de réponse négative à la demande d’asile ou de fin du droit au séjour. Cette mission d’expulsion et rapatriement incombe à l’agence danoise des retours (Hjemrejsestyrelsen) créée en 2020 et placée sous l’autorité du ministère de l’Immigration et de l’Intégration.
    En cas de réponse négative à une demande d’asile, les personnes étrangères sont incitées à coopérer avec les autorités pour rentrer dans leur pays par leurs propres moyens. Elles peuvent alors rester dans le centre d’hébergement où elles se trouvent et bénéficier d’une aide financière pour monter un projet dans leur pays. Si elles refusent de coopérer, elles doivent alors quitter leur centre d’hébergement et sont placées dans un centre d’expulsion : Avnstrup ou Kærshovedgård.
    Des solutions de départ sont de nouveau proposées régulièrement aux personnes retenues dans les centres. Si la coopération est impossible, l’issue peut être un départ forcé. Des moments extrêmement difficiles à vivre pour les familles du centre. « Cela arrive quatre à cinq fois par an. Les agents viennent généralement très tôt le matin et emmènent les gens [...] C’est terrible, dans ces moments-là, les murs du centre tremblent », raconte Helle Jørgensen, la responsable du centre d’Avnstrup pour la Croix-Rouge.
    À Avnstrup, les étrangers sont libres de leurs mouvements. Mais ils ont l’obligation de confirmer leur présence deux fois par jour auprès du personnel de l’agence danoise du retour qui possède un bureau dans le centre, explique depuis son bureau Helle Jørgensen. Ils ont la possibilité de quitter le centre durant deux jours, deux fois par mois, à condition d’obtenir une permission spéciale des autorités danoises.
    Même l’accès à la nourriture est différencié selon le statut administratif des personnes. Les demandeurs d’asile en phase 1 de la procédure reçoivent des repas préparés alors que ceux en phase 2 et 3 ont le droit de préparer leur repas. « Normalement, les personnes [en attente de la réponse de leur demande d’asile] reçoivent de l’argent de poche pour cela mais, ici, les personnes déboutées ne peuvent pas posséder d’argent donc les gens commandent en ligne les ingrédients dont ils ont besoin pour cuisiner et cela leur est livré dans le centre », détaille Helle Jørgensen.
    Une rigoureuse distinction qui frôle parfois l’absurde. « Nous avons accueilli récemment 20 femmes auparavant hébergées à Kærshovedgård. Là-bas, elles mangeaient dans une cafétéria des repas qui leur étaient servis. En arrivant ici, l’administration ne voulait pas du tout que leur confort de vie s’améliore. Donc nous recevons deux fois par semaine des repas surgelés pour ces 20 femmes uniquement, alors que le reste des résidents peut cuisiner », rapporte la responsable. « Les conditions [de vie] sont censées être aussi dures que possible, aussi intolérables que possible, c’est le mot que [les responsables] utilisent, pour essayer de pousser les gens à partir. Mais sans franchir la ligne qui consisterait à violer leurs droits », dénonce Eva Singer, du Danish Refugee Council.
    Et cette période de détention dans le centre peut durer des mois, voire des années. Car certains profils sont inexpulsables, faute de relations diplomatiques avec le pays d’origine, d’accord du pays européen de première entrée, de reconnaissance des autorités du pays d’origine. Anna* fait partie des étrangers inexpulsables que les autorités danoises refusent malgré tout de régulariser. Cette Cubaine de 54 ans erre depuis 15 ans dans le système d’asile danois et vit dans le centre d’Avnstrup depuis un an et demi. Puisque les autorités cubaines refusent de la reconnaître, elle ne peut pas être expulsée vers le pays. Mais elle n’est pas libre pour autant, elle est « tolérée » au Danemark et est contrainte de vivre dans le centre d’Avnstrup alors que sa fille et ses trois petits enfants vivent légalement au Danemark. « Je dois pointer auprès des services de l’immigration deux fois par jour. Je ne peux rien faire de ma vie. J’ai perdu ma famille, j’ai perdu le contact avec mes amis. Je suis très angoissée et anxieuse », confie-t-elle à InfoMigrants depuis la chambre d’une amie. Pour les étrangers contraints de vivre dans cet entre-deux, tout est prévu. Le centre possède sa propre école et sa propre crèche. Un café, une clinique, un psychologue et de nombreuses activités sont accessibles aux adultes, tous privés du droit de travailler et de toute aide financière de l’État. Après quelques années, les enfants peuvent également sortir du centre et fréquenter les écoles locales. Devant la petite école du centre, quelques vélos ont été jetés par terre à la hâte. On entend les cris des enfants en récréation depuis l’arrière du bâtiment. Pour la vingtaine d’élèves de l’école et leurs parents, les cartables et les horaires de l’école donnent un semblant de normalité au quotidien, en attendant le départ

    #Covid-19#migrant#migration#danemark#politiquemigratoire#expulsion#droit#sante#santementale

  • Votez pour la Palestine – pour notre propre sécurité

    Si l’on veut assurer la sécurité du Danemark en ces temps d’incertitude, il faut voter pour des responsables politiques qui exigent que le droit international soit respecté par tous et toutes. C’est pourquoi : Votez pour la Palestine
    https://solidaritet.dk/stem-palaestina-for-vores-egen-sikkerheds-skyld

    #palestine #danemark

  • Les eurodéputés adoptent des nouvelles règles d’expulsion des #sans-papiers avec une majorité de droite et d’extrême droite

    Jusqu’au bout, les libéraux de Renew, au Parlement européen, ont voulu croire que la plateforme majoritaire les unissant aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates (S&D) pourrait trouver un compromis autour du nouveau règlement « retour » afin d’encadrer les expulsions des migrants déboutés du droit d’asile.

    Lundi 9 mars, en commission des libertés publiques, leur compromis n’a pas été soutenu.

    C’est un autre #compromis, plus radical, proposé par le PPE, qui a été validé, cette fois avec les voix des #conservateurs et de l’ensemble des groupes d’#extrême_droite, dont les Patriotes pour l’Europe, qui compte le Rassemblement national dans ses rangs. « Après des mois de négociations, ce #vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la #politique_migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits », a de suite salué #François-Xavier_Bellamy, du PPE, qui a orchestré cette majorité alternative. Pour lui, « ce #règlement n’est pas un texte de plus : il est la condition pour rétablir l’autorité du droit ». Cela s’est fait en « réduisant les droits » des migrants, se sont indignés les sociaux-démocrates.

    Si le Parlement doit encore valider le texte en session plénière, les eurodéputés ont encore durci le texte voulu par les États et la Commission européenne. Cette mesure vient compléter l’ensemble des nouvelles règles de gestion de l’immigration du pacte asile et migration, qui doit entrer en vigueur d’ici trois mois – deux ans tout juste après son vote, en 2024. « Les retours constituent un élément essentiel d’un système de gestion des migrations qui fonctionne bien », rappelait jeudi 5 mars, #Magnus_Brunner, le commissaire européen en charge du dossier migratoire.

    Alors que le #taux d’application des reconduites à la frontière reste relativement bas en Europe, entre 20 et 30 % selon les pays, les pouvoirs publics européens ont cherché à renforcer la législation afin de faciliter les expulsions. Dans le texte adopté par les parlementaires, les départs volontaires seront certes encouragés, mais si les personnes refusent de quitter le territoire européen, ils risquent d’être détenus dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois.

    Si Magnus Brunner estimait ce nouveau règlement « ferme, mais juste », ce texte « transforme les expulsions en #option_par_défaut pour les personnes en situation irrégulière, malgré la position de longue date de la Commission selon laquelle des solutions plus humaines, telles que le départ volontaire, devraient être privilégiées », regrette l’ONG Picum, qui défend les migrants et a réuni près d’une centaine d’ONG qui condamnent la nouvelle législation.

    Le règlement « élargit considérablement le recours à la détention des migrants » et introduit « des #mesures_punitives sévères, telles que des #interdictions_d’entrée pouvant aller jusqu’à dix ans, contre cinq ans auparavant, prolongeables de cinq ou dix ans supplémentaires en cas de risques pour la sécurité ». Pour Sarah Chander, directrice de l’Equinox Initiative for Racial Justice, « l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE », le service américain de l’immigration et des douanes.

    « Renforcer des systèmes opaques »

    Surtout, la nouvelle législation autorise, une fois adoptée, des « #plateformes_de_retours » installées hors du continent européen. « Ces dispositions comportent de graves risques de violations systématiques des droits humains, notamment la détention automatique et arbitraire, le refoulement direct et indirect, la torture et autres traitements inhumains et dégradants des pays tiers », s’inquiète Olivia Sundberg Diez, responsable des questions migratoire à Amnesty International.

    A contrario, pour les promoteurs de ces solutions dites « innovantes », ce nouveau cadre légal marque un nouveau succès. « Pendant des années, nous avons bataillé pour imposer ces idées dans le débat public, puis, nous avons travaillé pour faire évoluer la législation, salue un diplomate européen favorable à ce type de solutions. Désormais, il faut démontrer que cela peut fonctionner. »

    Plusieurs pays souhaiteraient créer des « #centres_de_retour », qui auraient, selon eux, le mérite de dissuader des migrants de refuser tout retour dans leur pays d’origine. Le 5 mars, les ministres de l’intérieur de l’#Allemagne, de l’#Autriche, du #Danemark, de #Grèce et des #Pays-Bas se sont réunis à Bruxelles pour s’organiser. « Un noyau de cinq pays a lancé ces discussions sur les retours, confirme Bart van den Brink, le vice-premier ministre néerlandais. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe. »

    Alors que les Pays-Bas ont déjà signé, le 25 septembre, une lettre d’intention pour ouvrir un centre de retour en #Ouganda, ces Etats cherchent les leviers qu’ils pourraient activer pour que des Etats tiers acceptent ce type de centre sur leur territoire. « Il y a toute l’aide bilatérale que nous apportons déjà à certains pays, notamment en Afrique, par exemple, mais ce n’est pas notre seul levier, confie une diplomate. Il y a aussi la possibilité de créer des voies légales d’entrée dans nos pays pour les populations de ces pays. ».

    Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en #Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG. « Cette approche non seulement externalise les responsabilités de l’Europe en vertu du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains, mais elle risque également de renforcer des systèmes opaques de détention illimitée, s’inquiète Silvia Carta, de Picum. Nous exhortons les dirigeants européens à abandonner ces projets et à investir plutôt dans des mesures de régularisation, comme celle annoncée en Espagne, et dans l’octroi d’un plus grand nombre de permis de travail décents. Ces mesures profitent à tous, et il est grand temps que l’Europe le reconnaisse. »

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/09/immigration-les-eurodeputes-adoptent-des-nouvelles-regles-d-expulsion-des-sa
    #centres_de_retour #return_hub #migrations #réfugiés #externalisation #expulsions #règlement_retour #EU #Union_européenne #UE #pacte_sur_la_migration_et_l'asile #rétention #détention_administrative #retours_volontaires #dissuasion #chantage #conditionnalité_de_l'aide #pays-tiers

    ping @reka @karine4

  • Au Royaume-Uni, le statut de réfugié ramené à 30 mois renouvelable entre en vigueur - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70106/au-royaumeuni-le-statut-de-refugie-ramene-a-30-mois-renouvelable-entre

    Au Royaume-Uni, le statut de réfugié ramené à 30 mois renouvelable entre en vigueur
    Par La rédaction Publié le : 02/03/2026
    Le gouvernement britannique avait annoncé en novembre la limitation de la durée de l’asile à 30 mois au lieu de 5 ans. Dimanche, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a indiqué que la mesure entrait en vigueur ce lundi. Désormais, les réfugiés dont le pays est considéré comme redevenu « sûr » devront y retourner après ce délai de protection de deux ans et demi, a-t-elle précisé.
    Le Royaume-Uni divise par deux la durée du statut de réfugié : trente mois, renouvelable, voici la nouvelle durée de la protection accordée aux réfugiés statutaires au Royaume-Uni, contre cinq ans auparavant. La réduction de la protection avait été annoncée par le gouvernement britannique dès novembre 2025, mais la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a indiqué son entrée en vigueur à partir du lundi 2 mars 2026.
    La protection accordée pourra être renouvelée pour les réfugiés jugés toujours en danger dans leur pays d’origine. Mais ceux dont le pays est considéré comme redevenu « sûr » devront y retourner après ce délai de protection écoulé, précise le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Dans le système jusqu’ici en vigueur, les réfugiés se voyaient accorder une protection de cinq ans, avaient le droit de faire venir leur famille et pouvaient ensuite obtenir un permis de résidence permanente « quasiment automatique », en bénéficiant d’aides, souligne le Home Office, ajoutant qu’il s’agissait de l’une des « offres les plus généreuses pour les réfugiés dans un pays d’Europe de l’ouest ».
    Notre « pays offrira toujours un refuge à ceux qui fuient la guerre et les persécutions. Mais nous devons aussi veiller à ce que notre système d’asile ne soit pas un facteur d’attraction qui pousse les gens à entreprendre des voyages périlleux à travers le monde, alimentant et finançant ainsi les trafiquants d’êtres humains », a déclaré la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood citée dans le communiqué. Les mineurs non accompagnés pourront eux continuer à se voir accorder un statut de réfugié d’une durée de cinq ans.
    Le gouvernement britannique précise s’être inspiré du système restrictif mis en place au Danemark, pays qui a fait chuter le nombre de demandes d’asile à son plus bas niveau depuis 40 ans et où Shabana Mahmood s’est rendue la semaine dernière.
    Parmi les autres changements introduits par la loi de novembre 2025 sur l’asile se trouve aussi un allongement de la durée nécessaire de présence au Royaume-Uni avant de demander un permis de résidence permanente. Les étrangers devront justifier de 20 ans de présence au Royaume-Uni - contre cinq actuellement - pour pouvoir rester indéfiniment au Royaume-Uni. Les réfugiés qui souhaitent devenir résidents permanents plus vite « devront travailler ou étudier », avait précisé le Home office en novembre dernier.
    Londres entend également accélérer les expulsions avec le passage d’une loi qui encadrerait les recours à la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH), notamment sur le droit au respect de la vie privée et familiale, dont les autorités contestent l’interprétation. Seules les personnes ayant des membres de leur famille proche déjà au Royaume-Uni (enfants, parents) pourront rester dans le pays.
    Le gouvernement veut aussi réformer la loi sur l’esclavage moderne, découlant de l’article 3 de la CEDH, pour réduire son champ d’application devant les tribunaux en matière de demande d’asile. À terme, le Royaume-Uni souhaite ouvrir des négociations pour modifier cet article. Enfin, Londres a aussi indiqué que l’intelligence artificielle sera utilisée pour évaluer l’âge des personnes arrivant illégalement sur le territoire, le gouvernement affirmant qu’un système imprécis mettait les enfants en danger, notamment ceux qui se déclaraient mineurs ou étaient classés par erreur comme adultes.
    Décourager les arrivées de migrants
    Toutes ces mesures visent à décourager les arrivées de migrants traversant la Manche sur de petites embarcations. Notamment parce que le gouvernement travailliste de Keir Starmer est confronté à la montée du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage.
    Mais ces mesures semblent, jusqu’à maintenant, sans effet. Les exilés présents sur le littoral français voient bien souvent le Royaume-Uni comme leur dernière option d’exil, après parfois plusieurs refus de protection dans d’autres pays européens.
    Les associations qui viennent en aide aux migrants affirment ne voir aucune baisse de la présence des exilés sur le littoral malgré la militarisation croissante de la frontière et le durcissement de la législation Outre-Manche. Quelque 100 625 personnes ont demandé l’asile en 2025 au Royaume-Uni, un chiffre en légère baisse (-4 %) par rapport à l’année précédente, qui avait atteint un record de 108 138 demandes, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur publiés le 26 février. Le nombre de personnes arrivées de façon irrégulière au Royaume-Uni, lui, a continué d’augmenter en 2025, s’établissant à 46 497, soit 7 % de plus qu’en 2024, année qui avait déjà été marquée par une hausse de 19 %

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#danemark#CDEH#droit#sante#asile#politiquemigratoire

  • Partage de PDF à l’université : le Danemark attaque désormais les étudiants
    https://actualitte.com/article/129152/legislation/partage-de-pdf-a-l-universite-le-danemark-attaque-desormais-les-etudiant

    Au Danemark, la lutte contre le piratage de manuels universitaires change d’échelle — et de cibles. L’alliance antipiratage RettighedsAlliancen (The Rights Alliance) annonce, à partir du 1er février 2026, des actions civiles visant des étudiants soupçonnés de partager illégalement des manuels numériques. Le cap affiché tient en une formule : prouver qu’un seul manuel partagé suffit à déclencher un dossier, même quand l’échange circule dans des groupes fermés et entre camarades.

    Publié le :

    08/02/2026 à 09:35

    Nicolas Gary

    Le choix surprend, car la répression s’est longtemps concentrée sur les grands diffuseurs, les plateformes et les réseaux structurés. Désormais, l’Alliance dit vouloir sélectionner des cas « exemplaires » et les porter devant les tribunaux via la poursuite privée prévue par la loi danoise sur le droit d’auteur. Si le tribunal retient l’infraction, l’étudiant peut être condamné à une amende versée à l’État, en plus des coûts liés à la procédure.

    L’organisation revendique un effet dissuasif plutôt qu’une chasse aux individus. Sa directrice, Maria Fredenslund, résume l’intention dans Uniavisen : « Nous ne voulons pas sanctionner des individus, mais provoquer un changement de comportement, pour que les étudiants comprennent que le partage illégal a des conséquences. »
    “Un manuel suffit” : la ligne rouge

    L’enjeu, pour RettighedsAlliancen, consiste à faire basculer la perception d’un geste jugé « banal ». Envoyer un PDF « pour dépanner », déposer un fichier dans un groupe privé, récupérer un chapitre auprès d’un camarade : autant de pratiques décrites comme courantes dans la vie étudiante, et désormais placées au cœur de la riposte.

    Pour documenter ces échanges, l’Alliance évoque une surveillance de communautés en ligne et la constitution de preuves avant toute saisine. Des médias spécialisés, comme TorrentFreak, soulignent un durcissement après des années de campagnes de sensibilisation présentées comme peu efficaces.
    Un problème massif, un marché sous tension

    Cette montée en puissance s’appuie sur un constat chiffré. Uniavisen citait en 2025 une étude de 2024 : plus de la moitié des étudiants danois (54 %) auraient obtenu des manuels illégalement au cours de leurs études, en hausse par rapport à 2022.

    La perception sociale suit : nombre d’étudiants disent savoir que c’est illégal, tout en jugeant la pratique acceptable, notamment face au prix des ouvrages.

    RettighedsAlliancen s’est déjà illustrée dans des dossiers de manuels piratés, par exemple contre une revente de copies illégales ayant conduit à une amende au Danemark en 2023. Le message, déjà, visait à rappeler que la chaîne du livre académique n’échappe pas aux logiques de contrefaçon.
    Un signal envoyé aux campus

    Reste une question politique : jusqu’où pousser la répression sans fracturer la relation entre étudiants, universités et bibliothèques, souvent en première ligne sur l’accès aux ressources. En ciblant des individus et en abaissant le seuil symbolique à « un manuel », l’Alliance assume un avertissement net : la sphère privée étudiante ne constitue plus une zone grise.

    Les premières procédures diront si les tribunaux suivent cette ligne, et si la peur du contentieux remplace, sur les campus danois, l’habitude de « se passer » les fichiers. D’ici là, l’annonce agit déjà comme un marqueur : le partage, même minimal, risque de coûter cher.

    Crédits photo : geralt CC 0

    Par Nicolas Gary
    Contact : ng@actualitte.com

    #Edition #Répression #Connerie #Etudiants #Danemark

  • https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/17/marine-duc-geographe-au-groenland-la-memoire-des-violences-coloniales-reste-

    Marine Duc, géographe : « Au Groenland, la mémoire des violences coloniales reste vive et pèse dans les recompositions géopolitiques »

    Publié le 17 janvier 2026

    Les visées de Trump sur l’île arctique ont des effets sur les politiques danoises à l’égard de la population inuite et sur l’expression du nationalisme groenlandais, explique l’universitaire dans un entretien au « Monde ».

    Marine Duc est géographe, spécialiste du Groenland et maîtresse de conférences à l’université de Reims, où elle étudie les rapports de pouvoir postcoloniaux entre la population groenlandaise et le Danemark. Elle a travaillé notamment sur les inégalités éducatives et de genre, ainsi que sur les politiques extractivistes au Groenland.

    *Comment analysez-vous la réponse groenlandaise aux menaces d’annexion de Donald Trump ?*

    La situation a évolué depuis les premières prétentions de Donald Trump, il y a un an. En janvier 2025, le président des Etats-Unis pouvait espérer sans doute un soutien d’une partie de la population, du fait d’un sentiment antidanois exacerbé au Groenland ces dernières années. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il n’existe qu’une très petite minorité favorable à l’action de Trump, et les déclarations répétées du président des Etats-Unis suscitent de l’anxiété parmi la population.
    La position du « ni-ni » défendue par les leaders groenlandais, et par de nombreux militants et membres de la société civile, est claire : ils ne veulent être ni danois ni américains ; ils sont groenlandais, et les accords sur l’autonomie élargie de 2009 reconnaissent pleinement leur droit à l’autodétermination. Les visées de Donald Trump semblent avoir pour effet de transformer l’expression du nationalisme, en déclenchant des manifestations d’union nationale transpartisane, comme l’a montré la déclaration conjointe, le 9 janvier, des cinq partis politiques groenlandais. Cette unanimité est assez rare dans l’histoire politique du Groenland.❞
    (...)

  • Le Danemark dissuade les étrangers de venir et crée un « environnement négatif pour les réfugiés » déjà présents - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69194/le-danemark-dissuade-les-etrangers-de-venir-et-cree-un-environnement-n

    Le Danemark dissuade les étrangers de venir et crée un « environnement négatif pour les réfugiés » déjà présents
    Par Julia Dumont Publié le : 14/01/2026
    Depuis plusieurs années, le Danemark se pose en fer de lance de la lutte contre l’immigration en Europe. Selon le gouvernement social-démocrate de Mette Frederiksen, limiter le nombre d’étrangers dans le pays serait nécessaire au maintien d’un État providence généreux. Pour cela, le pays a multiplié ces derniers années les mesures anti-immigration. En 2025, un nombre « historiquement bas » de permis de séjour au titre de l’asile ont été accordés par les autorités danoises. Seules 839 personnes en ont bénéficié, a annoncé samedi 10 janvier le ministère de l’Immigration. En 2024, 860 personnes avaient obtenu des permis de séjour de ce type, sur 2 333 demandes.
    Ces chiffres illustrent la volonté des autorités danoises de réduire le nombre d’étrangers dans le pays à son minimum. Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, la Première ministre socio-démocrate de Mette Frederiksen a drastiquement modifié la ligne politique de son parti concernant l’immigration pour la rapprocher de celle de la droite et de l’extrême droite.
    Dans un communiqué publié samedi, le ministre de l’immigration a une nouvelle fois souligné son objectif de « limiter l’afflux de réfugiés ». « C’est absolument crucial que le moins d’étrangers possible viennent au Danemark et obtiennent l’asile », a-t-il encore martelé. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a fait adopter de nombreuses lois, aujourd’hui prises en exemple par d’autres gouvernements européens. Externalisation de l’asile, accès réduit aux minimas sociaux, asile temporaire, saisie de biens personnels... La liste des mesures visant à durcir l’installation des étrangers dans le pays est longue.
    Parmi les mesures danoises phares, qui ont notamment inspiré le gouvernement britannique : un droit d’asile accordé de façon temporaire, pour un ou deux ans renouvelables. Copenhague se réserve ainsi la possibilité de renvoyer dans son pays une personne ayant obtenu une protection internationale si le gouvernement estime que la situation dans le pays s’est améliorée. Les services de l’immigration danois estiment ainsi depuis 2019 que la situation sécuritaire en Syrie, notamment dans la région de Damas, permet aux réfugiés syriens de rentrer chez eux. C’est le premier État de l’Union européenne (UE) à avoir estimé que la Syrie était un « pays sûr ». Et leur jugement a été renouvelé depuis la chute de Bachar Al-Assad en décembre 2024.
    De même, en février 2022, la commission danoise pour l’asile a décidé que les ressortissants afghans déboutés du droit d’asile pourraient être renvoyés dans leur pays. La mesure instaurant un droit d’asile temporaire peut sembler dure mais, dans les faits, elle est peu appliquée, selon Eva Singer, directrice du Danish refugee council, interrogée par InfoMigrants. « La grande majorité des personnes réfugiés voient leur permis de séjour renouvelé », indique-t-elle. Mais cette mesure a un impact psychologique réel sur les personnes étrangères. « Cela crée beaucoup d’incertitude et d’anxiété parmi les réfugiés, car ils ne peuvent pas être certains du renouvellement de leur permis », déplore la responsable.
    Pour les réfugiés dont le permis de séjour n’est pas renouvelé, l’expulsion n’est pas systématique car le Danemark ne peut expulser que des ressortissants de pays avec qui il a des relations diplomatiques. Ce n’est pas le cas avec la Syrie par exemple. Dans l’attente de leur éloignement forcé, les personnes sont placées dans des centres de retour. Une spécificité danoise largement critiquée par les organisations de défense des droits humains car les personnes ne pouvant pas être expulsées s’y retrouvent détenues indéfiniment et que les conditions de vie y sont très difficiles. Les centres sont placés sur des sites reculés, ne permettant pas aux personnes qu’y vivent d’avoir des contacts ou activités en ville. Les personnes ne reçoivent également qu’une petite somme d’argent de poche et n’ont rien pour préparer leurs repas si elles le souhaitent.
    « Il est très clair que les conditions [de vie] sont censées être aussi dures que possible, aussi intolérables que possible, c’est le mot que [les responsables] utilisent, pour essayer de pousser les gens à partir. Mais sans franchir la ligne qui consisterait à violer leurs droits », dénonce Eva Singer. En outre, dans ces centres, les réfugiés et demandeurs d’asile déboutés sont enfermés avec des personnes étrangères condamnées pour des crimes commis dans le pays. « L’atmosphère est donc très tendue dans ces centres et la plupart des gens ont vraiment peur de se déplacer à cause des criminels endurcis qui sont hébergés avec les demandeurs d’asile déboutés ’normaux’ », souligne encore la responsable du DRC.
    Autant de choses qui rendent la situation dans ces centres explosive. Mais, selon le DRC, aucune évolution n’est à prévoir car le gouvernement danois y voit une manière efficace de « motiver les gens à quitter le pays de leur propre chef ». Une autre des grandes mesures défendues par Copenhague est l’externalisation de la demande d’asile. En 2021, les députés danois ont adopté une loi permettant au pays de sous-traiter à un autre pays l’examen des demandes d’asile d’étrangers arrivés au Danemark. Copenhague avait pu adopter cette loi sans être sanctionné par Bruxelles grâce aux dérogations aux traités européens négocié dans les années 1990. Après son rejet du traité de Maastricht en 1992, le Danemark avait obtenu une série de dérogations au sein de l’UE, notamment en matière de politique de sécurité et de défense commune. Le Rwanda était favori pour jouer ce rôle mais le projet a finalement été abandonné, Copenhague préférant chercher une solution commune avec l’Union européenne pour organiser conjointement ce transfert.
    « C’est aussi ce qui rend le modèle danois difficile à dupliquer, car il repose sur la stratégie du chacun pour soi, qui consiste à dissuader les demandeurs d’asile de venir, en affichant des conditions toujours moins bonnes que ses voisins », expliquait au Monde en 2023 le professeur Thomas Gammeltoft-Hansen, spécialiste du droit de l’immigration à l’université de Copenhague. À son initiative, les ministres de l’Intérieur des 27 pays membres de l’UE ont donné, le 8 décembre dernier, leur feu vert à trois textes proposés par la Commission européenne afin d’encadrer plus strictement les arrivées et les renvois d’exilés. Parmi eux, figure un texte permettant l’ouverture de centres de retour – appelés « hubs de retour » – dans des pays hors des frontières de l’UE où seraient envoyés les migrants déboutés de l’asile.
    D’autres mesures, plus symboliques, ont été prises ces dernières années au Danemark pour freiner l’immigration. Notamment la « loi sur les bijoux » qui consiste à saisir les biens personnels des demandeurs d’asile pour payer les frais de leur hébergement au Danemark. Eva Singer fustige une loi « très symbolique, sans réelle signification ». Mais, selon elle, cette mesure associée aux autres, contribue a créer « un environnement très négatif pour les réfugiés au Danemark, tant en termes de possibilités réelles d’intégration que de sentiment parmi beaucoup de réfugiés, y compris ceux qui sont peut-être ici depuis 20 ans ». Des étrangers qui parfois « se sentent moins bien accueillis aujourd’hui qu’à leur arrivée. »

    #Covid-19#migrant#migration#danemark#politiquemigratoire#asile#droit#sante

  • The Tech Billionaires Behind Trump’s Greenland Push
    https://jacobin.com/2026/01/trump-silicon-valley-greenland-crypto

    Silicon Valley oligarchs like Peter Thiel and Marc Andreessen have much to gain from Donald Trump’s seizure of Greenland, both as a source of rare earth minerals to feed the AI boom and as a site for a libertarian “crypto state.”

    Nationalistes contre impérialistes - qui va gagner ?

    16.1.2025 by Lois Parshley - President Donald Trump started his second term with his sights set on Greenland.

    Silicon Valley oligarchs like Peter Thiel and Marc Andreessen have much to gain from Donald Trump’s seizure of Greenland, both as a source of rare earth minerals to feed the AI boom and as a site for a libertarian “crypto state.”

    When Trump first proposed buying the arctic nation during his first administration, it was treated like a joke. But in a phone call last week with Denmark’s prime minister, who controls the autonomous territory’s foreign policy, the president doubled down on his efforts to seize power. In the “aggressive and confrontational” conversation, Trump threatened tariffs if he didn’t get his way. In a news conference earlier this month, he also refused to rule out the use of military force. Now Denmark is taking him seriously: on Monday, it announced a $2 billion military expansion in the Arctic.

    Though the island is not for sale, the president emphasizedGreenland’s importance to US national security. Left unspoken: a US takeover could weaken the country’s mining laws and ban on private property, aiding Trump donors’ plans to profit from the island’s mineral deposits and build a libertarian techno-city.

    Trump, who has summarized his own natural resources policy as “drill, baby, drill,” would likely approach the island’s natural resources quite differently from Greenland’s current government, which has opposed large extractive projects.

    In 2019, Trump’s ambassador to Denmark and Greenland visited a major rare-earth mining project on the island shortly before Trump’s first calls to buy the country. Opposition to the mine ushered liberal political party Inuit Ataqatigiit into power two years later, which halted the mine and banned all future oil development.

    The president’s renewed intention to take over Greenland has reignited debates over its sovereignty, as the country grapples with the trade-offs between economic opportunity and independence from Denmark. As the country’s glaciers recede, it’s also facing sweeping climate-driven transformations, threatening traditional industries like fishing and hunting and exposing valuable mineral resources.

    These shifts have prompted interest from powerful players associated with Trump. Tech moguls in the front row of his inauguration, like Mark Zuckerberg and Jeff Bezos, are also investors in a start-up aiming to mine western Greenland for materials crucial to the artificial intelligence boom.

    That company, KoBold Metals, uses artificial intelligence to locate and extract rare earth minerals. Their proprietary algorithm parses government-funded geological surveys and other data to locate significant deposits. The program pinpointed southwest Greenland’s rugged coastline, where the company now has a 51 percent stake in the Disko-Nuussuaq project, searching for minerals like copper.

    Just two weeks before some of its investors were glad-handing at the Capitol celebrations, KoBold Metals raised $537 million in its latest funding round, bringing its valuation to almost $3 billion. Among the contributors was a leading venture capital firm founded by Marc Andreessen, an early Silicon Valley entrepreneur who has helped shape the administration’s technology policies, including consulting with Trump’s Department of Government Efficiency as a self-proclaimed “unpaid intern.”

    “We believe in adventure,” Andreessen wrote in a lengthy 2023 manifesto that outlined his criticisms of centralized government, advocating for technologists to take control, “rebelling against the status quo, mapping uncharted territory, conquering dragons, and bringing home the spoils for our community.” Connie Chan, a general partner at his venture capital firm Andreessen Horowitz, is listed as a KoBold director in its 2022 Securities and Exchange Commission filing.

    In addition to KoBold, Andreessen has also backed other ventures eyeing the arctic nation: he is a significant investor in Praxis Nation, a project aiming to use Greenland to establish a “crypto state,” a self-governing, experimental community built around libertarian ideals and technology like cryptocurrency.

    The venture is also funded in part by Pronomos Capital, a venture capital group founded by the grandson of economist Milton Friedman and bankrolled by libertarian figures such as Peter Thiel, whose own family reportedly managed a uranium mine in Namibia. Pronomos aims to create private, business-friendly charter cities like Praxis, often in developing countries where investors could write their own laws and regulations.

    These “broligarchs” now have the ear of the president. Thiel has been a significant supporter of Trump, throwing millions of dollars behind him throughout his political career and introducing him to current Vice President J. D. Vance.

    Most notable, in December, Trump announced Thiel’s partner Ken Howery as his Danish ambassador, making his intentions explicitly clear: “The United States of America feels that the ownership and control of Greenland is an absolute necessity,” he wrote on TruthSocial, his social media platform.

    Greenland’s prime minister Múte Egede flatly rejected the idea, responding on Facebook, “Greenland is ours. We are not for sale and will never be for sale. We must not lose our long struggle for freedom.”
    When the Price Is Too High

    For centuries, the fight to control Greenland has revolved around its natural resources. The ice-gripped country has been part of Denmark since 1721 when a merchant-backed missionary expedition sought to spread Christianity to its Inuit population — and expand whaling and trade routes.

    Greenland gained autonomy from Denmark in 1979, though the Danes continued to control its foreign relations and defense, allowing the United States to build and operate military bases there. In a 2008 referendum, Greenlanders voted for greater independence, allowing them to take control of their natural resources along with other state functions.

    That same year, the US Geological Survey found the country had one of the world’s largest potential oil and gas reserves. More recent estimates suggest that the Arctic could hold 13 percent of the world’s undiscovered oil and 30 percent of its undiscovered natural gas. The report drew the attention of major oil companies like ConocoPhillips, Chevron, and BP, which began acquiring exploration licenses and conducting surveys around Greenland and its offshore areas.

    But producing oil in such harsh conditions is difficult and expensive due to high transportation costs and infrastructure limitations. ExxonMobil, for example, withdrew its application in 2013, as a downward trend in oil prices made further development economically unfeasible.

    When Siumut, a pro-independence political party, came into power earlier that year, leader Aleqa Hammond declared the country would instead transition to mineral extraction, saying, “If we want greater autonomy from Denmark, we have to finance it ourselves. This means finding new sources of income.” In 2014, the government announced a four-year national plan to create “new income and employment opportunities in the area of mineral resources activities.”

    Because Greenland’s vast mineral deposits often contain uranium, however, the burgeoning mining industry quickly came into conflict with Denmark’s strict policy against extracting radioactive materials. Denmark chose not to develop nuclear energy in the 1980s, and has comparatively strict regulations around radiation protections.

    One of the measures the Siumut-led government took in 2014 was proposing a bill that would have limited public access to environmental information and decision-making processes around mineral extraction. It also lowered environmental standards for uranium mining.

    The bill failed to pass, but with Siumut’s support, an international project hoping to extract uranium and rare-earth metals gained preliminary approval. The Australian-based company Greenland Minerals (now called Energy Transition Minerals) found backing from Chinese Shenghe Resources Holdings, and brought Trump’s Greenland ambassador Carla Sands to the site for a visit in July 2019. The following month, Trump announced he wanted to buy the island, comparing it to “a large real estate deal.”

    Sands, a former chiropractor and soap opera actress, now works for the America First Policy Institute, a conservative think tank concerned with strengthening the US mineral supply chains, among other nationalist issues.

    Energy Transition Minerals’ proposed mine triggered massive controversy: concerns over the potential impact on critical fishing industries and food supplies ushered the Siumut party out of decades of power in 2021. “There is an ongoing, generational dialectic,” says Barry Zellen, a senior fellow of Arctic Security at the Institute of the North, between pro-development and pro-subsistence movements “that tends to swing pendularly.”

    As the more left-leaning Inuit Ataqatigiit party took over, it quickly passed a law reinstating limits around uranium that revoked Energy Transition Minerals’ permits and banned all future oil and gas exploration.

    “The price of oil extraction is too high,” the party wrote in a statement at the time. “This is based upon economic calculations, but considerations of the impact on climate and the environment also play a central role in the decision.”

    These kinds of environmental protections are exactly what Trump aims to remove from American mining. On his own first day in office, one of Trump’s many executive orders directedgovernment officials to remove “undue burdens” on the industry, so that the United States could become “the leading producer and processor of nonfuel minerals, including rare earth minerals.”
    “I Went to Greenland to Try to Buy It”

    The push for control of the arctic country comes as deep-pocketed investors like Andreessen have been drawn to start-ups hoping to build experimental enclaves, sold by the promise of freedom from the constraints of government.

    Proposals for these cryptostates have sprung up in Honduras, Nigeria, the Marshall Islands, and Panama, the latter of which Trump has also recently proposed taking over by military force. While each concept looks a little different, often the sales pitch includes replacing taxes and regulations with cryptocurrency and blockchain.

    For Praxis, these utopian dreams have led to Greenland, which is often incorrectly imagined as an unpopulated frontier. “I went to Greenland to try to buy it,” Praxis founder Dryden Brown posted on X in November, noting he first became interested in the island “when Trump offered to buy it in 2019.” Once in Nuuk, he learned that the country has long sought independence from Denmark and that many Greenlanders support sovereignty, though the country remains reliant on Denmark for financial support. It currently receives $500 million a year in Danish subsidies that account for 20 percent of the economy.

    “They do not want to be ‘bought,’” Brown belatedly discovered, concluding, “There is an obvious opportunity here.” He proposed taxes from an independently run city like Praxis could help replace Danish subsidies.

    Greenland, however, does not allow private property, an arrangement that historically has given communities a stronger voice in determining how or if its natural resources are developed — and could prove a problem for Brown’s planned utopia. But perhaps that could change under a new government.

    On Monday, in response to a post referencing “Trump’s projects related to Greenland,” Praxis’s official X account — whose bio reads “We’re meant for more” below a version of the endeavor’s hallucinogenic flag — boasted about “A new post-state in the far North.”

    A new post-state in the far North. https://t.co/2CeRt5mZn2

    — 𝔭𝔯𝔞𝔵𝔦𝔰 (@praxisnation) January 27, 2025

    The start-up “nation” has raised $525 million, though Brown, who dropped out of New York University and was fired from his last hedge fund job, hasn’t shared many specifics on Praxis’s website about his proposal for Greenland. (His previous efforts to build a city somewhere in the Mediterranean have also so far remained vague, beyond a branding guide that focused on “traditional, European/Western beauty standards” and recruiting tech employees with “hot girls.”)

    But other tech tycoons’ plans for the island are more concrete.
    “This Is About Critical Minerals”

    Greenland is warming at a much faster rate than the rest of the planet, causing its glaciers to precipitously retreat. As the ice recedes, these valuable deposits are becoming more accessible. A 2023 European Commission survey revealed that Greenland has twenty-five out of thirty-four minerals classified as critical raw materials, or resources that are essential to the green energy transition but have a high risk of disrupted supply chains. The country boasts some of the world’s largest deposits of nickel and cobalt, and collectively, its mineral reserves almost equal those of the United States.

    This wealth of resources has drawn the attention of companies like KoBold Metals, whose Silicon Valley backers have a vested interest in supplying materials for the tech industry.

    KoBold has positioned itself as providing critical solutions for climate change, facilitating a global reduction in greenhouse gas emissions by supplying the materials needed for batteries and other renewable technologies. The company hailed President Joe Biden’s use of the Defense Production Act to encourage mining in 2022, along with the Inflation Reduction Act’s measures to subsidize international mining for rare earth minerals.

    In Greenland, KoBold Metals’ exploration licenses focus on searching for nickel, copper, cobalt, and platinum-group minerals — materials important for green energy, but also for data centers’ rapid growth.

    KoBold’s primary development so far has been developing a copper mine in Zambia, the largest such find in a century. Copper is used as a key material in the construction of data centers, and is crucial for artificial intelligence’s infrastructure. The AI boom is expected to nearly double the demand for copper by 2050. “We invested in KoBold,” OpenAI chief executive officer Sam Altman said, to “find new deposits.”

    Its Zambia venture, too, has been part of a global power struggle, as the Biden administration backed the development of a railway to transport metals from the region to a port in Angola. The initiative was part of a broader US effort to counter China’s growing presence in Africa, offering investments as an alternative to its Belt and Road Initiative, a trade and infrastructure package.

    KoBold’s top executive, however, likes to focus on lithium. “The growth [of lithium demand] is sort of staggering,” KoBold CEO Kurt House said in a 2023 presentation at Stanford. “It’s like a 30x increase in global production that you need.” One of the places the United States might turn to for this critical mineral is Greenland, where promising deposits were recently discovered.

    “Everyone wants to have lithium” for its role in creating batteries, says Majken D. Poulsen, a geologist at the Geological Survey of Denmark and Greenland. She explains the first exploration for lithium in Greenland was just conducted last summer in collaboration with the US State Department. Under Biden, the agency also helped the country draft a mining investment law, aimed at encouraging investment in Greenland.

    Though quite different in tone, Trump’s Greenland bluster shares similar goals. Charlie Byrd, an investment manager at global assets management firm Cordiant Capital, is one of many investors now hoping the president’s gambit will result in policy changes that are more favorable to foreign investment. “There is no doubt that that would lead to bigger institutional involvement and more strategic investment,” he told trade publication Institutional Investor this week.

    Much of this interest is driven by tensions with China, which currently accounts for around 70 percent of global rare-earth mining and 90 percent of its processing. This gives the Asian powerhouse enormous leverage over global tech supply chains.

    Control over the minerals that power technology has become a major form of soft power, pulling invisible strings in global markets and shaping alliances. That makes mining regulations in Greenland a geopolitical chess move.

    Today “regulations from the government of Greenland are quite high,” the Geological Survey’s Poulsen explains. “They have really strict regulations,” she says, including both environmental and social considerations, like “local benefits such as taxes, local workforce, local companies, [and] education.”

    Michael Waltz, Trump’s incoming national security advisor, appeared to confirm that gaining access to the country’s minerals was driving Trump’s interest. “This is about critical minerals; this is about natural resources,” he told Fox News.
    “You Can’t Put a Name on Land”

    Glaciers loomed through Trump Force One’s cockpit window as Greenland’s coast unspooled behind a bobblehead of the forty-seventh president, his plastic bouffant bobbing in the turbulence. Dropping through the sharp, thin air, the plane delivered Donald Trump Jr to the island’s capital of Nuuk in early January with his father’s message: we intend to take over.

    Greenland coming in hot… well, actually, really really cold!!!! pic.twitter.com/IhLKVOfYVM

    — Donald Trump Jr. (@DonaldJTrumpJr) January 7, 2025

    The tour de force — which included bribing people to participate in photo shoots — failed to win over many Greenlanders, says Inuuteq Kriegel, a Nuuk resident. “We don’t want to be Americans. We don’t want to be Danish. We’re Greenlanders,” he said.

    A week after Trump Jr’s trip, Rep. Andy Ogles (R-TN) introduced the Make Greenland Great Again Act, instructing Congress to support Trump’s negotiations with Denmark to acquire Greenland immediately. (Ogles is currently the subject of an FBI probe around his campaign finance filings and last week announced an amendment that would allow Trump to run for a third term.)

    “It might sound crazy, and one might ask, ‘Why would you want Greenland?’” Ogles said in a recent video. He was speaking with Kuno Fencker, a member of Greenland’s parliament representing the Siumut party, who had traveled to Washington, DC. “Your security interest is our security interest,” Ogles told Fencker. “Our ability to make best use of your minerals, your resources, and your riches — to benefit your people and ours — is in our best interest.”

    Fencker, who says taxes and royalties from the island’s minerals and fossil fuels could pave the way for the island’s independence, responded, “We have other vast resources, like oil and gas, but that has been stopped by the current government. But my personal view is that we have to utilize those resources.”

    Fencker’s US trip ignited local controversy. Typically Greenland’s international negotiations require coordination and approval from Denmark; imagine someone like Rep. Marjorie Taylor Greene (R-GA) single-handedly deciding to negotiate with the European Union without congressional approval. Fencker’s party said he was not authorized to discuss Greenland’s foreign affairs, while Fencker defended his travel as a private mission at his own expense.

    The rogue nature of recent developments has been reinforced by bombastic press coverage. In Greenland, Kriegel says foreign reporters “often talk to the loud people — and often the same people — and they can generalize a whole population by speaking to only a few.” His own social networks are deeply uncomfortable with Trump’s attempts to purchase the country.

    Trump and his tech donors’ eagerness to seize Greenland, existing culture and laws be damned, are “representative of a particular colonial and extractive worldview,” wrote Anne Merrild Hansen, professor of social science and arctic oil and gas studies at the University of Greenland. The approach treats land and resources as commodities to be claimed, regardless of the rights or interests of the people who live there.

    All the unwelcome commotion, however, has succeeded in delivering one change: Kriegel says the country is now unified in wanting to find a path to independence from Denmark, even if there’s not yet agreement on how to do so.

    “You can’t put a name on land,” he says. “Land belongs to the people. It’s a part of us, and we’re part of it.”

    #USA #Groenland #Danemark #colonialisme #impérialisme #lithium #nucléaire #Arctique

  • Appel financier (Danemark) : Soutenez les opposant.e.s à la guerre de la gauche russe

    Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, les médias grand public ont été dominés par des experts occidentaux autoproclamés sur la Russie et l’Ukraine, des politiciens libéraux et des campistes [Les partisans de la logique des blocs, qui considèrent ici la Russie de Poutine comme un contrepoids positif aux États-Unis et à l’OTAN], qui donnent une image déformée de l’impérialisme russe, de la société russe, du régime de Poutine et de la résistance contre celui-ci.
    La société danoise – y compris la gauche – a donc une compréhension limitée de la gauche antiguerre russe, car leurs voix sont marginalisées.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/11/21/repression-des-militants-de-la-gauche-russe/#comment-71426

    #russie #danemark

  • Pétition : Justice pour la Palestine – Mettons fin au commerce de l’UE avec des criminels

    L’Alliance de la gauche européenne lance « Justice pour la Palestine » – Pétition pour que l’UE mette fin à son accord d’association avec Israël

    Lire l’article de Mikael Hertoft (en danois) sur le site Solidaritet
    https://solidaritet.dk/underskriftindsamling-retfaerdighed-for-palaestina-stop-eus-handel-med-k

    #palestine #israel #danemark

  • Numérique à l’école : le Danemark renonce et revient au papier • FRANCE 24 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Gu9NdD4uL5A

    Le Danemark a longtemps été présenté comme un champion du numérique. Administration dématérialisée, identités digitales, tablettes dès 2011 dans les écoles…
    Mais au pays du "Hygge“, l’art de vivre à la danoise, où le bien-être est une priorité, les autorités font marche arrière dans le domaine éducatif et social, après la publication de chiffres alarmants sur la santé mentale et les performances scolaires des enfants. Un retour à l’analogique qui se fait à pas de géant, avec interdiction de portables dans les écoles et les clubs périscolaires, un retour à l’apprentissage analogique et bientôt une interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.

    #Danemark #école #papier

  • Etienne Allais, ancien dirigeant de SOS Racisme : « En ciblant les demandeurs d’asile, Keir Starmer et Mette Frederiksen reprennent le discours de l’extrême droite »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/16/etienne-allais-ancien-dirigeant-de-sos-racisme-en-ciblant-les-demandeurs-d-a

    Etienne Allais, ancien dirigeant de SOS Racisme : « En ciblant les demandeurs d’asile, Keir Starmer et Mette Frederiksen reprennent le discours de l’extrême droite »
    Tribune Etienne Allais
    Consultant spécialiste des politiques de non-discrimination
    Dans une tribune au « Monde », le membre du conseil national du Parti socialiste s’inquiète des propositions de réforme de la Convention européenne des droits de l’homme formulées par les premiers ministres britannique et danois, et estime que l’Europe a besoin de l’immigration pour son économie et sa démographie.
    Le 9 décembre, les premiers ministres britannique et danois, Keir Starmer et Mette Frederiksen, ont publié une tribune dans The Guardian appelant à une réforme de la Convention européenne des droits de l’homme au nom de la lutte contre l’extrême droite. Présentée comme une solution pour « sauver la démocratie », leur proposition ne fait en réalité que légitimer les thèses populistes et affaiblir les fondements mêmes de l’Etat de droit. Pire : elle repose sur une manipulation des chiffres et une occultation des enjeux réels de l’immigration en Europe.
    M. Starmer et Mme Frederiksen justifient leur projet par la nécessité de répondre aux peurs des électeurs face à l’immigration. Pourtant, leurs arguments reposent sur des contre-vérités et une focalisation sélective sur les demandeurs d’asile, qui ne représentent qu’une infime partie des flux migratoires. Au Royaume-Uni, entre juin 2023 et juin 2024, 1,16 million de visas (travail, études, regroupement familial) ont été délivrés pour pallier la pénurie de main-d’œuvre post-Brexit et post-Covid – notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture ou de la tech. Pourtant, le débat public se concentre sur les traversées illégales de la Manche, alors qu’elles étaient à peine plus de 38 000 sur la même période, soit moins de 5 % de l’immigration totale. Une distraction opportuniste pour éviter de parler de l’immigration économique, pourtant indispensable à l’économie britannique.
    Au Danemark, seulement 2 200 demandes d’asile ont été enregistrées en 2024 (0,2 % des demandes dans l’Union européenne). Le pays n’est donc pas « submergé », mais son gouvernement utilise la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) comme bouc émissaire pour justifier des restrictions symboliques. Pourtant, la CEDH [qui veille à l’application de la Convention européenne des droits de l’homme] n’a jamais empêché le Danemark de protéger son modèle social – elle lui a simplement rappelé ses obligations en matière de droits humains.
    En ciblant les demandeurs d’asile et la Convention européenne des droits de l’homme, M. Starmer et Mme Frederiksen reprennent le discours de l’extrême droite : celle-ci dénonce depuis des années la Convention comme un « obstacle à la souveraineté nationale ». En critiquant la Convention, ils normalisent ce discours et affaiblissent les garde-fous juridiques qui protègent les droits fondamentaux.
    Pénurie de main-d’œuvre
    La réalité est pourtant claire : l’Europe a besoin de l’immigration pour compenser le vieillissement démographique et la pénurie de main-d’œuvre. Plutôt que de l’assumer, les dirigeants préfèrent alimenter les peurs et éviter le vrai débat. Pourtant, au lieu d’expliquer cette réalité complexe, M. Starmer et Mme Frederiksen préfèrent surfer sur l’émotion et reprendre les thèmes de l’extrême droite : la « submersion migratoire », la « perte de contrôle », ou la « menace pour le modèle social ». En faisant cela, ils légitiment les solutions radicales proposées par ces mêmes partis.
    En adoptant un discours sécuritaire et restrictif, les partis traditionnels commettent trois erreurs majeures. Premièrement, ils normalisent les idées d’extrême droite : plus un thème est repris par le « centre », plus il devient acceptable dans le débat public. En attaquant la CEDH ou en durcissant les frontières, M. Starmer et Mme Frederiksen banalisent les propositions du Rassemblement national, du UKIP britannique, d’Alternative pour l’Allemagne ou de Fratelli d’Italia, qui vont encore plus loin.
    Deuxièmement, ils affaiblissent les contre-discours : en abandonnant le terrain des valeurs humanistes – accueil, intégration, droits humains –, ils laissent le champ libre à l’extrême droite pour monopoliser le débat. Résultat : celle-ci peut se présenter comme la « seule alternative cohérente », car elle va « plus loin » que les mesures symboliques des gouvernements en place. Enfin, ils repoussent les solutions réelles : plutôt que de restreindre l’immigration, les gouvernements devraient se concentrer sur l’intégration (langue, reconnaissance des diplômes, accès à l’emploi), la lutte contre les discriminations dans le recrutement et le logement et la défense de la CEDH, qui protège les droits fondamentaux et limite l’arbitraire.
    La seule réponse durable à l’extrême droite, c’est un discours de vérité. Oui, l’Europe a besoin de l’immigration pour son économie et sa démographie. Non, les demandeurs d’asile ne sont pas une menace – ils peuvent devenir une chance si on leur en donne les moyens. Oui, la Convention européenne des droits de l’homme et les droits humains doivent être défendus, car ils sont le ciment de nos démocraties. En cédant à la tentation du populisme, M. Starmer et Mme Frederiksen ne font que préparer le terrain pour ceux qu’ils prétendent combattre. Il est temps que les partis républicains assument leurs responsabilités : expliquer, éduquer, et proposer des solutions justes et réalistes – plutôt que de jouer les pyromanes pour mieux se présenter en pompiers.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#politiquemigratoire#extremedroite#immigration#asile#danemark#droit#sante

  • Au Danemark, une université cible d’une cabale anti-immigration
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2025/12/16/au-danemark-une-universite-cible-d-une-cabale-anti-immigration_6658105_44014

    Au Danemark, une université cible d’une cabale anti-immigration
    Par Anne-Françoise Hivert (Roskilde (Danemark), envoyée spéciale)
    L’université de Roskilde s’est retrouvée au centre d’une polémique en raison de ses programmes, accusés par l’extrême droite et la première ministre sociale-démocrate, Mette Frederiksen, d’être une voie détournée d’immigration pour des étudiants étrangers.
    De la tempête qui s’est abattue sur le campus de l’université de Roskilde (RUC), situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Copenhague, il ne reste plus, fin octobre, que ces affichettes, sur les murs. En lettres noires sur fond rouge, elles implorent : « Etudiants bangladais, s’il vous plaît, ne nous laissez pas seuls avec les Danois », « Vous êtes les bienvenus ici ». Un message de soutien qui laisse de marbre Akter (il n’a pas donné son nom de famille), 26 ans : « Pour moi, le Danemark était le pays de l’égalité, de la justice et de l’équité, mais ce n’est plus le cas », lâche, amer, l’étudiant en master de développement et études internationales.
    Comme Akter, les un peu plus d’un millier d’étudiants originaires du Bangladesh, inscrits dans les universités danoises, se sont retrouvés pris dans une gigantesque polémique au début de l’automne, visant en particulier la RUC. Alimentée par l’extrême droite et les sociaux-démocrates au pouvoir, elle a débouché sur la démission du président du conseil d’administration de l’université et la fermeture d’un programme de master, tandis que d’autres établissements annonçaient modifier les règles d’admission pour les étudiants étrangers.
    Il faut rappeler le contexte : à la tête du gouvernement depuis 2019, la cheffe de file des sociaux-démocrates, Mette Frederiksen, est réélue en 2022, en prônant une ligne ultrarestrictive sur l’immigration, alignée sur le programme du Parti populaire danois (DF, extrême droite), qui s’est effondré, ne remportant que 2,6 % des voix. Mais, à quelques mois des élections locales organisées le 18 novembre – un test avant les législatives prévues en 2026 –, les sociaux-démocrates sont à la peine dans les sondages, tandis que le DF, lui, progresse. La formation anti-immigration reproche notamment à Mme Frederiksen l’augmentation de 84 %, depuis 2019, du nombre de ressortissants originaires de pays à majorité musulmane arrivés au Danemark.
    De son côté, le journal conservateur Berlingske commence à publier des articles sur le nombre d’étudiants originaires de pays tiers, en pleine croissance, au point que les Bangladais représentent un sixième des effectifs en première année de master à Roskilde en 2024. Selon le quotidien, la RUC serait peu regardante sur leur niveau, du moment qu’ils paient les frais d’inscription (entre 8 000 à 18 000 euros par an, en fonction des programmes, pour les étudiants qui viennent de pays non européens). Notant qu’ils peuvent venir accompagnés d’un conjoint autorisé à travailler, le journal y voit un contournement des lois sur l’immigration professionnelle.
    Présidente de l’université depuis 2014, Hanne Leth Andersen assure avoir pris des mesures pour faire face à cet « afflux important de candidats de pays tiers ». Mais la RUC, comme les autres universités, peine à faire le tri entre nationalités, car, selon la loi, « tous les candidats doivent être traités de manière égale », explique-t-elle. Les enseignants ont eux aussi alerté sur la situation, estimant qu’« il n’était pas forcément très bon, dans un groupe, d’avoir une surreprésentation d’étudiants venant d’un même pays », explique Jacob Dahl Rendtorff, professeur de philosophie et d’éthique au département de sciences sociales et d’économie. En vain.
    L’enseignant rappelle au passage que « la loi permettant aux étudiants étrangers de venir accompagnés a été votée il y a cinq ans par le gouvernement, avec la volonté d’accroître les arrivées, dans un contexte où le Danemark manquait de main-d’œuvre ». La patronne des sociaux-démocrates semble l’avoir oublié : le 13 septembre, devant les militants de son parti réunis en congrès à Aalborg, dans le nord du pays, Mette Frederiksen livre une charge violente contre la RUC, à qui elle reproche de mener « sa propre politique migratoire » et d’ouvrir une « autoroute vers le dumping social ». Dans la foulée, le chef de file du Parti populaire danois, Morten Messerschmidt, exige la fermeture de la RUC « dans les cinq prochaines années » et propose qu’elle soit remplacée par « une nouvelle université, moderne et privée », à l’image du prestigieux « Institut de technologie du Massachusetts [Etats-Unis] ».
    Peu importe que d’autres universités accueillent une part croissante d’étudiants étrangers. « La RUC était une cible de choix », constate la sociologue Signe Arnfred, qui y a enseigné près de cinquante ans. Fondée en 1972, dans le sillage des mouvements étudiants de mai 1968, la plus jeune des huit universités danoises ne s’est jamais défaite de sa réputation d’« université rouge », dit-elle. Pour l’extrême droite, qui fustige ses méthodes d’enseignement, faisant la part belle à la transdisciplinarité et au travail de groupe, ainsi que l’engagement de ses étudiants et de ses enseignants dans les grands débats de société, la RUC est devenue le symbole d’une « dérive wokiste », qui menacerait les universités danoises.
    Habituée à se retrouver dans la tourmente, l’université fléchit cette fois. Prenant acte des critiques, le président de son conseil d’administration, Carsten Toft Boesen, patron d’une compagnie d’ingénierie, annonce sa démission le 15 septembre. Immédiatement, sa remplaçante, Dea Forchhammer, admet que la RUC « a perdu le contrôle de l’admission des étudiants étrangers ». La direction annonce dans un communiqué la fermeture du master d’administration des affaires et leadership, qui compte le plus d’étudiants bangladais. La séquence suscite le malaise. « C’était extrêmement choquant de voir ce communiqué, provenant de l’université, qui disait que les critiques contre la RUC étaient justifiées », déclare Amir Bahloul, président du conseil des étudiants. Une pétition, signée par plus de 400 chercheurs et étudiants, regrette que l’université soit « prête à suivre le mouvement populiste et anti-immigrés, plutôt que de rester fidèle à ses valeurs, ses décisions légitimes et ses convictions ».
    Mais la mobilisation reste limitée, déplore sous le couvert de l’anonymat un petit groupe d’enseignants, la plupart étrangers. Leurs collègues danois, qui « souvent [les] soutiennent en privé », n’osent pas « s’exprimer en public », de peur d’être « accusés de manquer de loyauté » à l’égard de l’université. Eux dénoncent une volonté politique de « discipliner les universités » et accusent la direction de la RUC d’avoir « cédé à la pression ». Ils sont particulièrement choqués par la fermeture du master incriminé et y voient un « message envoyé au monde universitaire ». « C’est une façon de nous dire que des programmes peuvent être suspendus si nous ne soumettons pas au bon vouloir du gouvernement », s’insurge l’un d’entre eux.
    La présidente Hanne Leth Andersen reconnaît que les décisions prises marquent une rupture avec la tradition de l’institution : « Nous avons décidé de la fermeture sans discussion préalable avec les conseils collégiaux. C’est un style de gouvernance que nous n’avons pas pratiqué jusqu’ici. » Mais, selon elle, la situation l’imposait : « On s’est retrouvé au milieu d’une tempête. Nous avons réagi pour faire face au défi réel, en fonction de notre analyse du problème, mais aussi de la critique qui venait de plus haut. »
    « Cela ressemble beaucoup à un pistolet qu’on vous met sur la tempe », raille Amir Bahloul. Il ne pardonne pas aux responsables politiques d’avoir « transformé l’université en champ de bataille idéologique », dans le but de « faire avancer leur politique en matière d’immigration », avec pour conséquence de « mettre en danger la liberté académique ». « Ce qui est très problématique, c’est le fait que la première ministre utilise cette critique contre la RUC comme un signal pour attirer des électeurs d’extrême droite, alors que l’université ne fait qu’appliquer une décision politique », abonde la sociologue Signe Arnfred. Du côté du gouvernement de coalition, composé des sociaux-démocrates, du Parti libéral et des modérés (centre droit), la ministre de la recherche, Christina Egelund (parti des Modérés), tient à faire la différence entre les propos de la première ministre et celle du chef de file de l’extrême droite. Selon elle, Mette Frederiksen « était dans son rôle » quand elle constatait « le problème posé par des étudiants n’ayant pas toujours le niveau nécessaire ». La charge menée par Morten Messerschmidt, en revanche, « est le reflet fidèle de la bataille contre le monde universitaire menée par l’administration Trump aux Etats-Unis » et qui menace de s’étendre au Danemark, affirme-t-elle.
    En 2021, déjà, les chercheurs danois s’étaient mobilisés contre l’adoption d’une résolution, au Parlement, qui critiquait l’« activisme excessif dans certains milieux de recherche ». Le texte avait été présenté par l’extrême droite au terme d’un long bras de fer entre la communauté scientifique et des responsables de divers partis qui dénigraient régulièrement les travaux de chercheurs, en sciences sociales en particulier, accusés d’être trop partisans. Les universitaires danois avaient alors alerté sur les menaces qui pesaient sur la liberté académique.
    Le Danemark n’est pas un cas isolé. Des débats similaires ont eu lieu dans les autres pays scandinaves. En Suède, notamment, où, en octobre 2022, le gouvernement libéral conservateur, soutenu par l’extrême droite et à peine nommé, a ouvert une enquête sur la liberté académique. Celle-ci avait pour but de mesurer l’impact du « gauchisme woke » et de la « cancel culture » dans les universités suédoises. Ses conclusions, publiées deux ans plus tard, ont révélé que si 0,7 % des enseignants estimaient être victimes de la « cancel culture » et 1 % du wokisme, près d’un tiers s’inquiétaient de l’ingérence politique dans les universités et du manque de financement pour la recherche.

    #Covid-19#migrant#migration#danemark#universite#etudiantetranger#politiquemigratoire

  • Combien de femmes devront encore perdre la vie avant que nous agissions ?

    Les personnes les plus exposées au risque d’être assassinées au Danemark sont les femmes qui vivent en couple avec un homme. Le Danemark occupe une place beaucoup trop élevée dans les statistiques internationales sur la violence conjugale et les meurtres de femmes. Il y a trois fois plus de meurtres commis par un partenaire que de meurtres commis par un membre d’un gang. Cela doit changer, écrit Charlotte Lund, membre du Conseil municipal de Copenhague pour le parti Enhedslisten.

    https://solidaritet.dk/hvor-mange-kvinder-skal-miste-livet-foer-vi-handler

    #feminisme #danemark

  • LES EXCUSES DU DANEMARK AUX FEMMES GROENLANDAISES

    Le 24 septembre, le Danemark présentera officiellement ses excuses au Groenland après qu’une enquête a établi la responsabilité de l’État dans la campagne dite des « stérilets », lancée en 1965, qui a fait des milliers de victimes parmi les femmes groenlandaises. Hier, la première ministre danoise a annoncé un « Fonds de réconciliation ». Au milieu des efforts américains pour annexer le Groenland.

    https://www.justiceinfo.net/fr/150152-excuses-danemark-femmes-groenlandaises.html

    #international #danemark #groenland

  • Retour d’Ukraine. Interview de Bjarke Friborg de l’Alliance rouge-verte danoise

    La gauche danoise et l’Ukraine
    La gauche nordique avance à grand pas dans la réflexion sur les questions de défense populaire et de sécurité en Europe. Cette réflexion est nourrie par son engagement appuyé et permanent en faveur de l’Ukraine. Elle soutient activement les syndicats et mouvements sociaux ukrainiens mais aussi les combattants antifascistes progressistes qui combattent l’impérialisme russe.

    Bjarke Friborg, membre de l’Alliance rouge et verte danoise revient d’Ukraine [1] où il a rendu visite avec Helene Vadsten à Solidarity Collectives. Il a bien voulu répondre à nos questions.
    Propos recueillis par Michel Lanson et Patrick Le Tréhondat pour le Réseau Bastille.

    Pouvez-vous nous présenter Enhedslisten (Alliance rouge et verte), son histoire et ses orientations politiques ?
    L’Alliance rouge-verte (Enhedslisten) a été fondée en 1989 en tant que front uni de plusieurs traditions radicales de gauche au Danemark, notamment les socialistes de gauche, le Parti communiste, le SAP trotskiste (Quatrième Internationale) et un groupe maoïste. Après avoir initialement lutté pour franchir le seuil électoral de 2%, l’Alliance rouge-verte est entrée au parlement en 1994 et est depuis devenue une force parlementaire et extraparlementaire importante de la gauche danoise.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/06/retour-dukraine-interview-de-bjarke-friborg-de

    #international #danemark #ukraine

  • Au Danemark, un bébé est retiré à sa mère une heure après la naissance suite à un « test de compétences parentales » - La Libre
    https://www.lalibre.be/international/europe/2025/08/24/au-danemark-un-bebe-est-retire-a-sa-mere-une-heure-apres-la-naissance-suite-

    Une mère a perdu la garde de son enfant juste une heure après sa naissance suite à un test controversé de « compétences parentales » qui n’est pas censé être passé par les personnes groenlandaises, comme l’est la mère de l’enfant.

    Ivana Nikoline Brønlund, 18 ans, est devenue maman d’une petite fille le 11 août 2025. Mais après la naissance, qui a eu lieu dans un hôpital près de Copenhague, la petite Aviaja-Luuna a été retirée à sa mère, rapporte The Guardian. Ivana Nikoline Brønlund n’a pu tenir sa fille dans ses bras qu’une petite heure, avant qu’elle ne soit placée en famille d’accueil. La raison ? Les résultats d’un « test de compétences parentales », mené par la municipalité locale.

    La jeune maman a reçu comme explication que sa fille lui avait été retiré à cause des abus qu’elle a subis de la part de son père adoptif, lorsqu’elle était plus jeune, actuellement en prison pour ces faits. Les autorités locales ont également justifié leur décision par le fait qu’Ivana Nikoline Brønlund n’est « pas assez groenlandaise ». Depuis mai, une loi interdit effectivement que ces tests de compétences parentales soient effectués auprès des parents originaires du Groenland, car ils sont considérés comme racistes et « culturellement inadaptés aux personnes d’origine inuite », explique The Guardian. Ivana Nikoline Brønlund est pourtant née au Groenland de parents groenlandais.

    Une ministre danoise demande des éclaircissements sur la situation

    La décision de lui retirer son bébé à peine né a suscité de nombreuses réactions au Danemark. Des militants ont appelé les autorités danoises à réagir, et la ministre danoise des Affaires sociales, Sophie Hæstorp Andersen, a demandé à la municipalité responsable d’expliquer le traitement du cas d’Ivana Nikoline Brønlund. « Les tests standardisés ne devraient pas être utilisés dans les cas de placement impliquant des familles d’origine groenlandaise. La loi est claire », a-t-elle rappelé.

    De son côté, la municipalité n’a pas voulu commenter le dossier concerné, par souci de confidentialité, mais a reconnu « des erreurs » dans les procédures. Elle cherche « la meilleure solution possible » pour la famille de la petite Aviaja-Luuna.

    La jeune maman, elle, n’a pu voir sa fille que quelques heures depuis sa naissance. Elle est en effet autorisée à passer deux heures avec elle une fois tous les quinze jours, et sous surveillance. Elle a fait appel de la décision de la municipalité, et son dossier sera traité le 16 septembre. Au Guardian, Ivana Nikoline Brønlund a livré un triste témoignage : « Je ne voulais pas accoucher parce que je savais ce qui allait se passer après. Quand mon bébé était dans mon ventre, c’était le moment où j’étais le plus proche d’elle. C’était une période très difficile et horrible ».

    • Protests as newborn removed from Greenlandic mother after ‘parenting competence’ tests
      https://www.theguardian.com/world/2025/aug/23/protests-as-newborn-removed-from-greenlandic-mother-after-parenting-com
      Les tests se sont déroulés entre 4 et 2 mois avant la naissance, et la décision de lui enlever son enfant lui a été annoncée 3 semaines avant. La décision ne se base que sur ces tests psychométriques, elle n’a rien fait de répréhensible. Tout ce qui lui est reproché c’est d’avoir eu un père adoptif qui l’a agressé sexuellement. C’est hallucinant.

      Je n’arrive pas à savoir dans quels cas il est décidé de faire passer ces tests. Ici j’imagine que c’est parce que cette jeune femme avait elle-même était placée et donc déjà dans le giron de la « protection de l’enfance ».

    • En 2024 déja :

      Un bébé retiré à sa mère d’origine groenlandaise, le gouvernement danois pointé du doigt | Slate.fr
      https://www.slate.fr/monde/bebe-retire-mere-origine-groenlandaise-gouvernement-danois-danemark-tests-pare

      Dans la nuit du 8 novembre, Keira Alexandra Kronvold, une femme de 38 ans d’origine groenlandaise, a donné naissance à une fille en bonne santé à l’hôpital Thisted, au Danemark. Mais, ce qui devait être le plus beau jour de sa vie a viré au cauchemar. Deux heures après avoir accouché, elle a dû remettre son nouveau-né à un gestionnaire de cas de la municipalité de Thisted. Emmené de force, il a été confié à une famille d’accueil danoise.

      Pourquoi ? Car la mère n’a pas été jugée « suffisamment civilisée » par le test d’évaluation des compétences parentales danois (FKU). Les tests psychométriques sont largement utilisés au Danemark dans le cadre des enquêtes de protection de l’enfance sur les nouveaux parents, mais sont depuis longtemps critiqués par les organismes de défense des droits humains comme étant culturellement inadaptés aux personnes d’origine groenlandaise et aux minorités. Ce mois-ci, l’affaire a déclenché des manifestations d’ampleur à Copenhague et à Nuuk, la capitale du territoire autonome. The Guardian nous en dit plus.
      https://www.theguardian.com/world/2024/nov/25/danish-parenting-tests-baby-removed-from-greenlandic-mother

      D’après Tina Naamansen, présidente de Sila 360, qui travaille sur la surveillance des droits légaux des Inuits, il s’agit « d’un cas parmi tant d’autres ». Les enfants de parents groenlandais vivant au Danemark –qui a autrefois gouverné le Groenland en tant que colonie et continue de contrôler sa politique étrangère et de sécurité– ont beaucoup plus de risques d’être placés que ceux de parents danois. Selon un rapport de 2022, 5,6% des enfants d’origine groenlandaise vivant au Danemark sont placés, contre 1% de ceux d’origine danoise.

      Louise Holck, directrice du Danish Institute for Human Rights (« Institut danois des droits humains » en français), exhorte les municipalités à cesser immédiatement d’utiliser les tests sur les parents groenlandais jusqu’à ce que les questions puissent être adaptées à leur langue et à leur culture. Dans un rapport de 2022, l’institut explique que les parents groenlandais, face à ce test inadapté, « risquent d’obtenir de faibles résultats, de sorte qu’on en conclut, par exemple, qu’ils ont des capacités cognitives réduites, sans qu’il y ait de preuve réelle de cela ». Or, « de telles erreurs de jugement peuvent avoir de lourdes conséquences pour les enfants et les parents ».
      Conséquences dramatiques

      C’est le cas pour Keira Alexandra Kronvold. Les évaluations psychologiques ont été réalisées par un psychologue parlant le danois. Or, la mère, dont la langue maternelle est le kalaallisut (le groenlandais occidental), ne parle pas couramment le danois. Dans un passage de son dossier, on peut lire que « son origine groenlandaise rendrait difficile pour elle la préparation de l’enfant aux attentes et codes sociaux nécessaires dans la société danoise ». Elle ne peut désormais passer qu’une heure par semaine avec son bébé, durant laquelle elle est surveillée de près par une assistante sociale.

    • Tiens ? Une nouvelle manipulation de l’aristocratie blanche :

      https://www.rfi.fr/fr/europe/20250827-le-danemark-pr%C3%A9sente-ses-excuses-aux-victimes-des-st%C3%A9rilisati

      Plus de 4 500 femmes ont été victimes de stérilisations forcées, menée par le Danemark au Groenland de la fin des années 1960 à 1992. Pour la première fois, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a présenté ses excuses et demandé « pardon » au nom du Danemark, mercredi 27 août. Un premier geste reçu entre soulagement et prudence par les victimes.

  • Colère au Danemark : une mère groenlandaise privée de son nouveau-né après un « test d’aptitude »
    Au Danemark, une mère groenlandaise a dû abandonner son bébé une heure après l’accouchement, après avoir dû passer un test d’aptitude parentale, un test exigé par la municipalité. Mais la loi avait été modifiée il y a trois mois. Des manifestants ont exprimé leur colère ces dernières semaines.

    Ivana Nikoline Brønlund a accouché de sa fille, Aviaja-Luuna, le 11 août dernier, à l’hôpital de Hvidore, à Copenhague. La jeune femme de 18 ans n’a pas pu voir son bébé bien longtemps : l’enfant a été placé dans un service de maternité par la municipalité à peine une heure après sa naissance, rapporte le quotidien britannique The Guardian.

    Les autorités danoises expliquent avoir agi après avoir reçu les résultats d’un test de compétence parentale que la mère a dû passer avant d’accoucher. Ce « test », appelé FKU (forældrekompetenceundersøgelse) , s’applique à certains couples qui vont avoir un enfant. La procédure consiste à faire réaliser divers tests par un psychologue, pour déterminer si les parents sont effectivement aptes à élever leurs enfants, ou s’ils ont besoin d’aide pour résoudre leurs problèmes.

    Le test n’est pas imposé à tous les parents, mais seulement dans le cas où la municipalité estime qu’il pourrait y avoir des problèmes.

    Et Ivana Nikoline Brønlund a, selon les autorités danoises, des antécédents : elle a été abusée sexuellement par son père, qui est en prison. Une situation qui l’a affectée, explique la municipalité, justifiant l’ouverture de la procédure à son encontre.

    Des tests jugés discriminatoires et racistes
    La décision a suscité des protestations au Danemark, et ce pour plusieurs raisons.

    La pratique des tests de compétence parentale, les FKU, a en effet été suspendue pour les citoyens groenlandais par le gouvernement danois en mai dernier. Et Ivana Nikoline Brønlund est bien née à Nuuk, la capitale du Groenland, de parents groenlandais.

    La loi était sous le feu des critiques des associations de défense des droits humains depuis des années. Ces dernières critiquaient l’aspect raciste de ces tests, étant jugés inadaptés pour les personnes de culture Inuit, et plutôt conçus pour les parents danois. Le gouvernement a aussi pris l’engagement de mettre en place un test entièrement adapté à la culture et à la langue groenlandaises.

    Mais la municipalité de Copenhague affirme que la jeune femme a passé le test de compétence parentale au mois d’avril, avant le changement décidé par le gouvernement danois. C’est donc dans une sorte de « zone grise » qu’Ivana Nikoline Brønlund s’est trouvée piégée.

    Des manifestations ont éclaté au Groenland ces derniers jours, et la colère a gagné aussi le Danemark, pour demander au gouvernement d’agir rapidement pour aider la jeune mère, qui ne peut pour le moment voir son enfant qu’une fois toutes les deux semaines, accompagnée d’un adulte.

    Selon The Guardian, la municipalité a reconnu des erreurs, et a affirmé rechercher la meilleure solution possible. La ministre danoise des Affaires sociale s’est dite préoccupée, et a réaffirmé que ces tests standardisés ne devaient pas être appliqués aux familles groenlandaises.

    Ce débat éclate alors que le Groenland a été sous le feu des médias ces derniers mois, après les déclarations du président américain Donald Trump souhaitant annexer l’île. Ces déclarations incendiaires ont remis la lumière sur les conditions de vie des populations Inuit au Groenland, sur la discrimination historique imposée par le Danemark, et sur les volontés d’indépendance d’une partie de la population.
    Source : https://www.rtbf.be/article/colere-au-danemark-une-mere-groenlandaise-privee-de-son-nouveau-ne-apres-un-tes
    #groenland #Danemark #racisme #colonie #surveillance #parents #compétence #test

  • Denmark ending letter deliveries is a sign of the digital times

    La fin des lettres.

    https://www.bbc.com/news/articles/c3v37plv2edo

    Denmark ending letter deliveries is a sign of the digital times
    8 hours ago

    Denmark’s red post boxes are being removed across the country

    Sorting through bundles of letters, small packages and magazines, Herman Moyano is getting ready for his early morning post round.

    Cargo bikes and vans stream out from the depot, just north of Copenhagen, as Herman departs on his scooter.

    For the past seven years he’s been delivering mail for Denmark’s national postal service PostNord.

    “I used to think that all the people are waiting for something, a special letter, a special communication, a special package,” he says.

  • La #Suède annonce allouer plus de 9 millions d’euros pour accélérer les #retours de migrants dans leur pays d’origine

    Dans un communiqué du 13 mai, le gouvernement suédois a indiqué renforcer son soutien à l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) afin d’augmenter les retours des migrants présents dans le pays mais aussi dans l’Union européenne. Plus de 9 millions d’euros vont être alloués par la Suède à l’agence onusienne.

    Le sujet de l’immigration irrégulière occupe de nouveaux le devant de la scène en Suède. Mardi 13 mai, le gouvernement suédois a indiqué renforcer son soutien à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en lui allouant 9,2 millions d’euros pour accélérer les retours de migrants présents sur son territoire mais aussi au sein de l’Union européenne (UE).

    Cette #aide_financière doit contribuer à "lutter contre la migration irrégulière depuis l’#Irak, la #Somalie, l’#Ouzbékistan et la #Tunisie" renseigne le communiqué.

    Une autre partie de la somme servira à "renforcer les conditions de retour vers la #Syrie et lutter contre la traite des êtres humains en #Ukraine", précise le document. Le ministre des Migrations, #Johan_Forssell, a réaffirmé le soutien de Stockholm à l’Ukraine et a précisé que l’argent permettra également de "contrer et fournir de l’aide à ceux qui ont été victimes de la traite des êtres humains pendant l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie".

    Ces programmes d’"#aide_au_retour_volontaire" (#AVR) sont mis en place et soutenus par l’OIM dans plus de 100 pays. L’agence onusienne "ne facilite ni ne met en œuvre les expulsions (et) n’intervient qu’une fois qu’une personne a donné son #consentement_éclairé pour recevoir de l’aide", assure-t-elle dans un communiqué daté du 12 mai.

    Une myriade de mesures pour réduire l’immigration

    Cette nouvelle annonce n’est qu’une énième mesure du gouvernement, désireux de freiner l’immigration dans le pays. Depuis une dizaine d’années, les restrictions adoptées par les autorités suédoises à l’encontre des personnes exilées et étrangères sur le territoire scandinave sont de plus en plus sévères.

    Pour inciter les migrants à regagner leur pays d’origine, elles avaient annoncé le 12 septembre 2024 vouloir tripler le montant de l’aide au retour “volontaire”. Actuellement de 10 000 couronnes (environ 920 euros), celle-ci devrait grimper à 350 000 couronnes (30 000 euros) pour un adulte. Très critiquée, la mesure doit malgré tout entrer en vigueur en 2026. D’autres pays européens proposent également une #aide_financière_au_retour : de plus de 13 000 euros au #Danemark, d’environ 1 300 euros en #Norvège et jusqu’à 2 500 euros en #France.

    En avril dernier, les autorités avaient fait part de leur volonté d’introduire dans la législation un critère de "#conduite_honnête" aux migrants, sous peine de voir révoquer ou refuser leur titre de séjour. Déjà, un projet de loi annoncé en janvier proposait de conditionner l’obtention de la #citoyenneté suédoise à une “#bonne_conduite”, une durée de séjour plus longue (huit ans contre cinq actuellement) et à la réussite d’un test de connaissances de la société et des #valeurs suédoises ainsi qu’un examen de #langue.

    Dans cette même logique de durcissement des conditions d’accès des étrangers pour obtenir des #titres_de_séjours, le gouvernement défendait en décembre dernier un projet pour limiter la possibilité des demandeurs d’asile déboutés de déposer une nouvelle demande, sans avoir auparavant quitté le pays.

    Une autre proposition avait suscité un tollé dans le pays en mai 2024 : la coalition au pouvoir avait proposé une loi visant à obliger les travailleurs du secteur public à dénoncer aux autorités les personnes #sans-papiers avec lesquelles ils sont en contact. La mesure, jugée raciste et discriminatoire, s’était cependant heurtée à une très forte opposition au sein des services publics, qui avait appelé à la "désobéissance civile".

    Souhaitant privilégier l’immigration d’une “main-d’œuvre étrangère qualifiée et hautement qualifiée” comme le déclarait l’ancienne ministre des Migrations en février 2024, Stockholm souhaite également relever le plafond de #salaire_minimum requis pour les travailleurs non-européens dans l’obtention d’un #visa_de_travail. Ils devront désormais prouver qu’ils gagnent plus de 34 200 couronnes (3 000 euros) contre 27 360 couronnes (2 400 euros) actuellement.

    La Suède ferme ses portes aux immigrés

    Réputée accueillante pour les demandeurs d’asile depuis les années 1990, la Suède a permis à un grand nombre de personnes en provenance de régions en proie à des conflits, notamment d’ex-Yougoslavie, de Syrie, d’Afghanistan, de Somalie, d’Iran et d’Irak, de vivre sur son territoire. En 2015, le pays connaît un afflux de #réfugiés_syriens fuyant le régime d’Assad. Sur cette seule année, la Suède a accueilli plus 160 000 demandeurs d’asile, soit le taux d’accueil le plus élevé par habitant dans l’Union européenne.

    Mais ces arrivées massives marquent aussi un tournant. Le gouvernement social-démocrate de l’époque déclare alors qu’il n’est plus en mesure de poursuivre sa "politique de la porte ouverte". Depuis, les gouvernements successifs s’emploient à freiner les arrivées de migrants dans le pays.

    L’arrivée au pouvoir en 2022 d’un bloc qui regroupe modérés, conservateurs et obtient le soutien du parti d’extrême droite anti-immigration, les Démocrates de Suède, opère un virage radical dans la politique migratoire suédoise. "Il est temps de faire passer la Suède d’abord", déclarait à cette période Jimmie Akesson, le leader des Démocrates de Suède.

    Devenue l’une des nations européennes les plus strictes en la matière, la Suède peine à intégrer un grand nombre des nouveaux arrivants. En 2024, le nombre de migrants ayant obtenu l’asile en Suède a atteint le niveau le plus bas depuis 40 ans. L’an dernier, un peu plus de 6 000 permis de séjour pour l’asile ont été accordés dans le pays scandinave.

    "Aujourd’hui, trois personnes sur quatre qui demandent l’asile en Suède ne sont pas considérées comme ayant des motifs suffisants pour obtenir un #permis_de_séjour. Elles ne sont donc pas des réfugiées et doivent rentrer chez elles", a déclaré le ministre Johan Forssell.

    La Suède a ainsi été l’un des premiers pays à annoncer la suspension des demandes d’asile pour les Syriens après la chute de Bachar al-Assad en décembre dernier.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64546/la-suede-annonce-allouer-plus-de-9-millions-deuros-pour-accelerer-les-
    #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #IOM #traite_d'êtres_humains #retours_volontaires #naturalisation #réfugiés_syriens

    ping @karine4 @reka

  • Faites partir les Etats-Unis – Ne touchez pas au Groenland !

    Manifestation contre les menaces du gouvernement américain à l’encontre du Groenland le samedi 29 mars de 12 à 14 heures devant l’ambassade américaine à Copenhague. « Le Groenland appartient aux Groenlandais·es ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/01/29/groenland-des-inuits-a-dedommager/#comment-65972

    #international #danemark #groenland

  • Accordo Danimarca-Kosovo : un modello per la nuova politica migratoria dell’UE

    Il trattato che permette a Copenaghen di inviare in Kosovo fino a 300 detenuti, inclusi migranti soggetti a un ordine di rimpatrio, è il modello di esternalizzazione dei centri detentivi per il rimpatrio più vicino ai «return hubs» proposti dalla Commissione europea. I rischi di quel modello sono già evidenti

    C’è uno spettro che aleggia sulla nuova strategia della Commissione europea sui rimpatri , che condizionerà il dibattito sulla politica migratoria dei 27 Paesi membri dell’UE nei prossimi mesi. È un accordo finora poco considerato nel dibattito pubblico europeo che, con tutti i suoi rischi e punti controversi, potrebbe fungere da modello per l’esternalizzazione dei centri per il rimpatrio di persone migranti provenienti da Paesi esterni all’UE.

    È l’accordo tra Danimarca e Kosovo siglato nel 2021 – ma non ancora implementato –, che prevede per la Danimarca un parziale utilizzo della prigione kosovara di Gjilan. L’accordo permette, in sostanza, a uno stato membro dell’Unione europea di inviare detenuti dalla cittadinanza straniera in un Paese terzo esterno all’UE per scontare la pena, o anche nell’attesa del rimpatrio. «Si tratta del fenomeno della crimmigration: la migrazione viene sempre più trattata sotto un’ottica securitaria», avverte Silvia Carta, advocacy officer a PICUM, una rete europea di organizzazioni che si occupano dei diritti delle persone migranti prive di documenti.

    Sia l’accordo bilaterale cercato dal governo danese sia la nuova proposta presentata dalla Commissione europea contribuiscono a suggerire ai cittadini che esiste un nesso quasi immediato tra migrazione e criminalità, e che queste persone vengono trasferite in centri per il rimpatrio «perché se lo sono meritate».

    Questo nella realtà non è vero, spiega Carta, rimarcando che le deroghe in materia di diritti fondamentali per le persone considerate «un rischio per la sicurezza» possono essere usate "in maniera strumentale e discriminatoria, a prescindere dal fatto che la persona abbia ricevuto condanne in passato e conferendo ai rimpatri una funzione punitiva, al di là dei principi del diritto penale”.
    Il primo passo verso l’esternalizzazione della detenzione

    Era il 15 dicembre 2021 quando i governi di Copenaghen e Pristina siglavano il trattato per l’affitto di spazi carcerari in Kosovo «ai fini dell’esecuzione delle sentenze danesi». L’intesa prevede il trasferimento di 300 detenuti nell’istituto penitenziario di Gjilan – tutti cittadini stranieri che stanno scontando attualmente una pena in Danimarca, «comprese persone a cui è stato imposto un provvedimento di espulsione» e persone «in custodia» per l’esecuzione di tale provvedimento.

    Secondo quanto previsto dal trattato, l’affitto dell’istituto penitenziario di Gjilan ha una durata iniziale di cinque anni, con la possibilità di prorogarlo per altri cinque. In cambio il governo danese destina a Pristina 15 milioni di euro per ogni anno di durata dell’accordo (fino a un massimo di 150 milioni), oltre a 5 milioni per ristrutturare la struttura carceraria e dotarla degli standard detentivi previsti dai regolamenti danesi.

    Dopo la ratifica del 23 maggio 2024 da parte del Parlamento del Kosovo, l’accordo è ora formalmente in vigore, ma la sua attuazione deve ancora iniziare. «L’opinione pubblica non ha avuto informazioni e non c’è stato alcun dibattito sulla questione», spiega Fatmire Haliti, avvocata e responsabile di programma presso il Kosova Rehabilitation Center for Torture Victims (KRCT), sottolineando come non ci sia finora mai stata alcuna consultazione con le associazioni per i diritti umani o altri meccanismi di monitoraggio.

    In una risposta scritta rilasciata a OBCT e Føljeton, il ministero della Giustizia danese sottolinea che, se un individuo non coopera con l’ordine di rimpatrio e «non può essere allontanato con la forza», il trattato prevede la possibilità di far rientrare il cittadino straniero in Danimarca, «temporaneamente o in modo più permanente». Tuttavia, alcune disposizioni prevedono che l’individuo possa essere tenuto in custodia nel carcere di Gjilan «se c’è una ragionevole possibilità che possa essere espulso nel suo Paese d’origine».
    Un nuovo modello per la politica migratoria UE?

    Uno dei punti più delicati dell’accordo Danimarca-Kosovo riguarda proprio il fatto che rende possibile nei fatti l’esternalizzazione del sistema detentivo di un Paese membro dell’UE, aggiungendo la prospettiva dell’espulsione «direttamente nel Paese d’origine dopo aver scontato la pena». Un modello che diventa ancora più rilevante ora che la Commissione europea ha presentato la sua nuova proposta di Regolamento UE sui rimpatri, che prevede anche i cosiddetti return hubs, o centri per il rimpatrio.

    Si tratta di centri collocati al di fuori del territorio dei 27 Paesi membri dell’UE, dove le persone la cui domanda di asilo è stata respinta potrebbero essere inviate prima del rimpatrio, fatta eccezione per i minori non accompagnati e le famiglie con minori. Un accordo specifico con il Paese terzo disposto ad accogliere uno o più di questi centri dovrà stabilire «le modalità di trasferimento e le condizioni per il periodo di permanenza», che potrà essere «a breve o a lungo termine», specifica il testo legislativo.

    A questo si aggiunge la questione del rimpatrio per chi è considerato un «rischio per la sicurezza» – una categoria molto estesa ("chi minaccia l’ordine pubblico, la sicurezza pubblica o la sicurezza nazionale") che può comportare una detenzione «separata» rispetto agli altri detenuti, senza un termine chiaro e con un divieto d’ingresso nell’Ue per ulteriori dieci anni.

    La proposta della Commissione lascia ampio margine di manovra agli Stati membri, ma è evidente che il modello lanciato dalla Danimarca con il Kosovo è molto in linea con la nuova proposta legislativa di Bruxelles. A partire dal fatto che a Gjilan possono essere inviate anche persone che si trovano in custodia per via di un provvedimento di espulsione, indipendentemente dalla presenza di un procedimento penale a loro carico.

    Tuttavia, «sappiamo che con le norme attuali non ci può essere la certezza che le procedure di asilo o di valutazione di altri rischi in materia di diritti fondamentali siano state compiute nel merito del caso individuale,» avverte ancora Silvia Carta di PICUM. Il rischio, dunque, è che una persona venga immessa nella procedura di rimpatrio «senza aver avuto tutte le possibili garanzie, come il diritto a presentare ricorso».

    L’accordo Danimarca-Kosovo ha già attirato l’attenzione di altri stati dell’Unione, come dimostra l’accordo di coalizione del nuovo governo belga guidato da Bart De Wever, che lo indica esplicitamente come un «esempio» da replicare. «Sappiamo che diversi Paesi hanno contattato il Kosovo in merito alla possibilità di firmare accordi simili a quello siglato con la Danimarca», conferma Fatmire Haliti, del Kosova Rehabilitation Center for Torture Victims. Allo stato attuale, tuttavia, Pristina «non dovrebbe stipulare ulteriori accordi», dal momento che il Paese «non è adeguatamente preparato per la loro attuazione».
    L’impatto sui Paesi candidati

    Oltre alle preoccupazioni per il rispetto dei diritti umani, c’è un altro fattore di rischio da considerare: l’impatto sui Paesi terzi che potrebbero finire per ospitare questi centri detentivi. «Attualmente ci sono oltre 200 detenuti nel carcere di Gjilan, ma gli altri centri di detenzione del Kosovo non hanno la capacità di accoglierli. Qualsiasi piano di trasferimento porterebbe quindi al sovraffollamento», avverte Haliti. Questo tema si lega alla questione dei doppi standard nelle condizioni detentive. «Mentre il carcere di Gjilan sarà migliorato per soddisfare gli standard danesi, negli altri penitenziari del Kosovo gli standard rimarranno inferiori, creando disuguaglianza nel sistema carcerario», continua l’avvocata kosovara, che ricorda come l’investimento danese di 5 milioni di euro per la ristrutturazione «è quasi pari al costo sostenuto per la costruzione dieci anni fa».

    A tutto questo si somma un’altra questione che sta mettendo in agitazione le organizzazioni della società civile. «Se queste persone non potranno ritornare in Danimarca e non faranno richiesta di asilo in Kosovo, cosa succederà quando la condanna terminerà?», si chiede Orjana Demaliaj, responsabile di paese presso il Jesuit Refugee Service (JRS). In base all’accordo, i detenuti saranno ri-trasferiti in Danimarca «prima della loro liberazione», a meno che non ci sia un accordo tra Copenaghen e un Paese terzo per il rimpatrio «al momento della liberazione». Se questo è ciò che si legge sulla carta, la realtà può essere molto più sfumata.

    Un cono d’ombra è rappresentato da tutte le persone che si trovano in custodia in attesa del rimpatrio, ma i cui Paesi di origine non accettano di collaborare sul trasferimento. L’esperienza sul campo indica che possono crearsi situazioni problematiche, in cui potrebbero cadere anche i casi più a rischio tra quelli inviati dalla Danimarca. «In Kosovo esistono centri di detenzione per stranieri che non hanno documenti di identificazione e non hanno presentato domanda di asilo, oppure che non hanno lasciato il Paese entro due settimane dopo il respingimento della domanda ma non hanno commesso reati», spiega Demaliaj.

    Non sono centri pensati per il rimpatrio, e «da lì non si può uscire per un anno», continua l’esperta del Jesuit Refugee Service. Ciò che succede al termine dell’anno di detenzione è «l’inizio di un circolo vizioso», dal momento che «semplicemente si apre la porta del centro, e il governo afferma che è stata risolta la questione senza dare ulteriori informazioni». Mentre queste persone migranti continueranno la rotta balcanica – o finiranno di nuovo in un centro di detenzione, se fermate dalle forze dell’ordine –, Demaliaj punta il dito contro le istituzioni, a cui «interessa solo mettere una ’x’ sui progressi nel Rapporto annuale sui criteri richiesti al Kosovo dall’Unione europea, anche in assenza di risultati».

    Gli accordi per l’esternalizzazione della detenzione e dei rimpatri di persone migranti si inseriscono esattamente in questo quadro. «I Paesi candidati sono disposti a siglare qualsiasi tipo di intesa pur di fare bella figura» con i Paesi membri e con Bruxelles, «in modo da accelerare il proprio processo di integrazione», è l’accusa di Demaliaj. Un’aspra critica non viene risparmiata nemmeno all’Unione europea, «che sta sfruttando questa disponibilità» per i propri fini – e per un preoccupante cambio di rotta nella politica migratoria.

    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Kosovo/Accordo-Danimarca-Kosovo-un-modello-per-la-nuova-politica-migratoria

    #accord #Danemark #Kosovo #externalisation #migrations #réfugiés #asile #return_hubs #crimmigration #détention #prisons #Gjilan #pays_tiers #renvois #expulsions #emprisonnement

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    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (►https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122