• A #Volvic, #Danone puise et épuise l’eau

    À Volvic, Danone assure « ne pas prendre à la nature plus que ce qu’elle est capable de nous donner ». En réalité, la multinationale augmente ses prélèvements pendant les mois les plus chauds, portant atteinte aux riverains et aux eaux de surface. En toute connaissance de cause et sous le regard bienveillant des autorités.

    Tapie derrière l’image verte de son « eau des volcans », la #Société_des_eaux_de_Volvic (#SEV) se targue d’« encourager des pratiques d’hydratation plus saines et durables dans le respect de notre écosystème ». Cette communication cache pourtant une vérité dérangeante : la SEV a augmenté le débit de ses forages en pleine période de sécheresse, en 2015, 2017 et 2018, comme le montrent des documents confidentiels que Mediapart a pu obtenir. Loin de porter le fer contre la multinationale, les services de l’État ont fermé les yeux sur ces pratiques et permis à l’entreprise de doubler ses prélèvements en vingt ans. L’entreprise consomme aujourd’hui dix fois plus d’eau que la population locale.

    En plein mois de juillet 2015, alors que la sécheresse ravage le Puy-de-Dôme, obligeant la préfecture à constituer une mission d’enquête sur l’étendue des dégâts, le minéralier français appuie sur l’accélérateur. Plus de 250 millions de litres d’eau sont extraits de la nappe en quatre semaines, soit 15 % de plus que la moyenne annuelle. De quoi continuer à remplir plusieurs millions de bouteilles par jour, exportées ensuite vers des dizaines de pays à travers le monde.

    Ce comportement, en contradiction totale avec toutes les affirmations de la multinationale, se reproduit en juillet et en août 2017. Dans un compte-rendu du comité de suivi de « l’aquifère de Volvic », qui réunit services de l’État, syndicat des eaux et représentants de la multinationale, il est question de « légère augmentation » des prélèvements pendant ces deux mois. Sans que les représentants de l’État présents n’y trouvent à redire. L’été 2017 est pourtant une période particulièrement chaude qui pousse la préfecture à prendre des mesures drastiques de réduction de la consommation d’eau pour tous les usagers du département… à l’exception notable de la SEV*.

    Interrogé sur cette pratique, Danone nie en bloc. « Dans le contexte de sécheresse, depuis 2017, nous réduisons chaque année nos prélèvements lors des mois d’été », affirme une agence spécialisée dans la communication de crise, au nom du géant de l’agroalimentaire, avançant même le chiffre invérifiable de « 500 millions de litres d’eau économisés entre 2017 et 2020 ». Une affirmation contredite par les chiffres en possession de Mediapart.

    En 2018, c’est bien en janvier, puis de juin à août, que les forages de Danone ont été les plus performants, comme le montre un document confidentiel de la Direction départementale des territoires du Puy-de-Dôme. Encore une fois, cette augmentation des prélèvements intervient pendant un été particulièrement aride, au point que la préfecture du Puy-de-Dôme reconnaît l’état de catastrophe naturelle sécheresse pour 75 communes du département. Et, encore une fois, les services de l’État en sont informés et ne réagissent pas, ces prélèvements respectant de justesse les limites autorisées par la préfecture. « Les prélèvements sont plafonnés mensuellement, dans l’arrêté d’autorisation. Chaque année le service police de l’eau s’assure du respect de l’intégralité de l’arrêté, notamment des prélèvements réalisés en été », se contente de préciser la préfecture.

    Pour Jacky Massy, de l’association environnementale Preva*, l’appétit du géant français de l’eau met directement en danger les cours d’eau qui dépendent de la nappe exploitée, dont le Gargouilloux. « Tout type de prélèvements opérés sur la nappe impacte l’aval (et les cours d’eau) », explique-t-il. Pour réduire son empreinte écologique, l’activiste aimerait que Danone se limite « au marché national » et ne produise plus que des bouteilles en verre. « Aujourd’hui, avec cinq forages, il est clair qu’ils [Danone] ajoutent aux ennuis qu’on rencontre », conclut-il.

    Massy n’est pas le seul à s’inquiéter des méthodes de la multinationale et de l’attitude de l’État. Le ruisseau du Gargouilloux passe sur le domaine d’Édouard de Féligonde, situé à quelques encablures en aval de l’usine de Volvic. En cette mi-septembre, il n’est plus qu’un mince filet d’eau et les dizaines de bassins de pisciculture du propriétaire des lieux sont quasiment tous à sec. Pour Édouard de Féligonde, qui a d’abord pris la parole dans les colonnes du Monde, c’est bien l’activité de la multinationale qui est à l’origine de la pénurie. « Le comité de suivi de l’aquifère ne suit que les intérêts de Danone », cingle-t-il à propos de l’organe réunissant, depuis 2016, des représentants publics et de Danone afin de surveiller les prélèvements en eau. S’estimant lésé, Féligonde réclame plusieurs millions d’euros à la SEV, dont huit millions d’euros pour la seule remise en état de la partie de sa pisciculture classée monument historique.

    Des accusations confirmées par un document confidentiel de la Société des eaux de Volvic datant de 2017, que Mediapart a pu consulter. Il y est écrit que « l’impact des prélèvements au captage du Gargouilloux » a pu être mis « en évidence » en 2015. Sur le plus long terme, et avec l’aval des autorités, l’embouteilleur a quasiment doublé ses prélèvements depuis 1998, passant de 1,5 million de m3 à 2,7 millions en 2018 (page 29 sur 89 du document). Soit dix fois plus que la consommation annuelle d’eau potable des quelque 4 500 habitants de Volvic (page 5 sur 6 du rapport 2018 de la commune de Volvic). Parallèlement à cette explosion des prélèvements, le débit du Gargouilloux, situé à proximité immédiate du site industriel, a été divisé par sept entre 2013 et 2019, selon les chiffres de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) d’Auvergne.

    Danone continue pourtant de relativiser : « Nos analyses mettent en évidence le fait que la modification du débit s’explique essentiellement par des facteurs naturels », fait savoir l’entreprise. Sur son site, elle se veut encore plus rassurante : « L’Auvergne subit depuis plusieurs années un phénomène de sécheresse. Cela renforce les interrogations des citoyens, que nous comprenons aisément, sur la pérennité des ressources en eau. » Afin de préserver cette « ressource essentielle », Danone explique faire toute confiance à ses « experts [qui] veillent à sa gestion raisonnée ». Concernant l’eau pompée par ses soins, Danone se contente de renvoyer aux autorisations préfectorales en vigueur, sans évoquer les variations estivales : « Les quantités prélevées sont toujours en deçà des quantités autorisées par notre arrêté préfectoral. »

    Hasard malheureux du calendrier, c’est en plein bras de fer autour de la gestion de l’eau, et alors que la préfecture a annoncé pour la première fois dans la presse envisager une « baisse » des autorisations accordées à Danone, que l’État vient de valider en catimini, par un arrêté du 26 août 2020, « l’augmentation temporaire des débits » de forage de l’entreprise. Une autorisation qui intervient en pleine période de « vigilance sécheresse » et qui reste valable six mois, renouvelable une fois. « Les eaux du forage pompées durant les phases d’essai seront réinjectées dans l’aquifère en aval », précise l’arrêté, laissant à Danone le soin de réaliser lui-même le « bilan global » de cette opération, sans en préciser les modalités.

    Le but de cette dérogation ? Permettre à la firme de mener à bien la phase test de son tout nouveau forage, supposé remplacer un autre ouvrage, datant de 1968. Une opération qui ne devrait donc pas modifier les quantités globales prélevées par la SEV au cours de l’année, mais qui pourrait bien raviver les tensions, à quelques semaines d’une réunion entre les associations environnementales et le préfet. Malgré ce couac, la préfecture assure être consciente des enjeux. « Une approche globale est nécessaire et nous examinons depuis plusieurs mois, suite notamment à la sécheresse exceptionnelle de 2019, comment l’eau est consommée pour dégager des solutions à différents niveaux, expliquent les services préfectoraux du Puy-de-Dôme. L’approche doit concerner l’ensemble des prélèvements. »

    Si Danone continue de mettre en doute le lien direct entre ses prélèvements et la baisse des nappes souterraines, la corrélation a été confirmée en 2012 par une thèse de l’Institut de sciences et technologie de Paris. Mediapart a pu consulter ce document scientifique, classé confidentiel jusqu’au 31 décembre 2022. Une confidentialité à la demande du commanditaire des travaux, la Société des eaux de Volvic. L’auteur, Simon Rouquet, est formel : « On peut donc penser que le débit pompé au niveau du forage de Clairval [appartenant à Danone – ndlr] a une incidence sur le débit de la galerie du Goulet sur une durée de quelques jours. »

    Cette « galerie du Goulet » alimente plusieurs cours d’eau ainsi qu’une source utilisés pour alimenter les communes alentour en eau potable. Des données que Jean-François Béraud, expert hydrogéologue mandaté par les avocats de Féligonde, résume ainsi : « Quand on pompe davantage en haut, il y a moins d’eau en bas. »

    Une analyse que Danone réfute, préférant voir le verre à moitié plein. « Il ressort de nos études auprès des plus grands scientifiques hydrogéologues que la cause essentielle de la réduction du débit en aval consiste en des facteurs naturels (climat principalement, couvert forestier, etc.) », avance la firme. Avant de conclure : « Nos prélèvements en amont n’ont pas d’impacts significatifs sur le débit des sources de front de coulée en aval et permettent à l’aquifère de se renouveler. »

    Depuis la parution de la thèse de Simon Rouquet, il y a près de huit années, et en dépit de la communication récurrente du minéralier français, le lien entre les prélèvements de Danone et les ressources en eau de la région est clairement prouvé. Et bien connu des services de l’État, qui ont accordé une nouvelle autorisation de pomper à Danone, valable jusqu’en 2032, seulement deux ans après la publication doctorale.

    C’est un fonctionnaire d’une agence environnementale publique qui fut, à l’époque, rapporteur de la thèse de Simon Rouquet. Ce haut fonctionnaire est, entre-temps, passé avec armes et bagages chez… #Danone_Waters.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/250920/volvic-danone-puise-et-epuise-l-eau
    #eau #eau_potable #France #multinationales #extractivisme #forages #sécheresse #Puy-de-Dôme #eau_minérale #Gargouilloux #pisciculture #pénurie_d'eau #dérogation #Clairval #galerie_du_Goulet

    Une enquête signée @wereport

    • Thread sur twitter :
      https://twitter.com/Disclose_ngo/status/1279049745659559938

      Une enquête de @TBIJ, avec @Disclose_ngo et le @guardian révèle que 2,3 milliards d’euros ont été versés à l’industrie de la viande et du lait par la #BERD et #IFC, deux des principales banques d’aide au développement de @Banquemondiale.

      Principal bénéficiaire des financements de l’IFC et de la BERD : la filière laitière, avec plus de 890 millions d’euros investis en 10 ans. Les filières de la #volaille et du #porc ont obtenu 445 millions d’euros chacune.

      et ses partenaires ont découvert que ces #fonds_publics ont été largement mis au service de l’expansion de #multinationales. Des géants de l’#agrobusiness qui les ont utilisés pour construire des #abattoirs et des « #méga-fermes » industrielles à travers le monde.

      Parmi les bénéficiaires se trouve des poids lourds de l’agroalimentaire français. En 2010, la BERD a pris une participation dans les filiales d’Europe de l’Est et d’Asie centrale du groupe @DanoneFR – 25,3 milliards d’euros de CA en 2019.
      En 2016, c’est le @groupe_lactalis, n°1 mondial du lait, qui obtient un prêt de 15 millions d’euros de la part de la BERD. Les fonds ont bénéficié à #Foodmaster, la filiale de Lactalis au Kazakhstan.

      A l’époque, la #BERD annonce que « ce programme permettra à #Foodmaster d’augmenter la production et la qualité des produits laitiers » locaux. Ces dernières années, #Lactalis a été impliqué dans plusieurs scandales, dont la contamination de lait infantile à la salmonelle en 2017.
      Récemment, l’IFC a validé un prêt de 48M d’euros à la société indienne Suguna, le plus gros fournisseur de volaille du pays et l’un des dix plus gros producteurs mondiaux. En 2016, une ferme de Suguna a été accusée d’utiliser un antibiotique pointé du doigt par l’OMS.

      Autant d’investissements en contradiction avec les engagements de la BERD et de l’IFC en faveur de la lutte contre le changement climatique. Incohérence d’autant plus criante que l’élevage industriel est responsable de près de 15% des émissions de gaz à effets de serre.

      #Danone #France #Lactalis #Kazakhstan #produits_laitiers #lait_infantile #Suguna #antibiotiques

    • Le groupe #Carrefour complice de la #déforestation de l’#Amazonie

      Au #Brésil, les supermarchés Carrefour se fournissent en viande de #bœuf auprès d’un géant de l’agroalimentaire baptisé #Minerva. Une multinationale accusée de participer à la déforestation de l’Amazonie, et qui bénéficie du financement de la Banque mondiale.

      Chaque année, le Brésil exporte près de deux millions de tonnes de viande de boeuf. Pour assurer un tel niveau de production, l’élevage intensif est devenu la norme : partout à travers le pays, des méga-fermes dévorent la forêt amazonienne pour étendre les zones de pâturages.

      L’organisation internationale Trase, spécialisée dans l’analyse des liens entre les chaînes d’approvisionnement et la déforestation, a publié en 2019 une étude indiquant que l’industrie de la viande bovine au Brésil est responsable du massacre de 5 800 km2 de terres chaque année. Cette déforestation massive met en danger la faune et la flore, accélère les dérèglements climatiques et favorise les incendies, souvent localisés dans les zones d’élevage.

      Parmi les géants du bœuf brésilien qui sont aujourd’hui dans le viseur de plusieurs ONG : Minerva. Cette société inconnue en France est l’un des leaders de l’exportation de viande transformée, réfrigérée et congelée vers les marchés du Moyen-Orient, d’Asie ou d’Europe. Selon nos informations, l’un de ses principaux clients n’est autre que le groupe français Carrefour, qui a fait du Brésil son deuxième marché après la France.

      Fin 2019, après les incendies qui ont dévasté l’Amazonie, Noël Prioux, le directeur général de Carrefour au Brésil, s’est fendu d’une lettre à ses fournisseurs brésiliens, dont Minerva. Il souhaitait s’assurer que la viande de bœuf fournie par Minerva, mais aussi JBS et Marfrig, ne provenait pas d’élevages installés dans des zones déboisées. Quelques mois plus tôt, en juin, Carrefour s’était engagé à ce que « 100% de sa viande fraîche brésilienne » soit issue d’élevages non liés à la déforestation.

      Contacté par Disclose, Carrefour qualifie Minerva de fournisseur « occasionnel » au Brésil. Selon un responsable de la communication du groupe, Carrefour Brasil » a demandé à l’ensemble de ses fournisseurs de la filière bœuf un plan d’action pour répondre à l’engagement de lutte contre la déforestation. Dès que le groupe a connaissance de preuves de pratiques de déforestation, il cesse immédiatement d’acheter les produits dudit fournisseur. »

      https://www.youtube.com/watch?v=6ACsayFkw_Y&feature=emb_logo

      Le groupe continue pourtant à se fournir en viande bovine auprès de Minerva, mis en cause dans un rapport de Greenpeace Brésil au début du mois de juin. Selon l’ONG, l’entreprise aurait acheté des milliers de bovins à une exploitation appelée « Barra Mansa ». Laquelle est soupçonnée de se fournir auprès d’éleveurs accusés de déforestation. À l’image de la ferme de Paredão, installée dans le Parc national Serra Ricardo, dont la moitié des 4000 hectares de terrain auraient été déboisés illégalement. Barra Mansa, située à quelques kilomètres à peine, y a acheté 2 000 bovins, qui ont été achetés à leur tour par Minerva, le fournisseur de Carrefour au Brésil. Les analyses de données effectuées par Trase indiquent, elles aussi, qu’il existerait un lien direct entre les chaînes d’approvisionnement de Minerva et la déforestation de plus de 100 km2 de terres chaque année ; Minerva conteste ces conclusions.

      Minerva bénéficie du soutien de la Banque mondiale

      En décembre 2019, notre partenaire, The Bureau of Investigative Journalism (TBIJ), et le quotidien britannique The Guardian ont révélé que la Banque mondiale et son bras financier, la Société internationale financière (IFC), soutiennent directement l’activité de Minerva. Une participation financière initiée en 2013, date de la signature d’un prêt de 85 millions de dollars entre Minerva et l’IFC. Objectif affiché à l’époque : « Soutenir [le] développement [de Minerva] au Brésil, au Paraguay, en Uruguay et probablement en Colombie ». En clair, une institution d’aide au développement finance un géant mondial du bœuf soupçonné de participer à la déforestation de l’Amazonie. Le tout, avec de l’argent public.

      Selon des experts de l’ONU interrogés par le BIJ, la Banque mondiale doit absolument reconsidérer ses investissements au sein de Minerva. « Compte tenu de la crise climatique mondiale, la Banque mondiale devrait veiller à ce que tous ses investissements soient respectueux du climat et des droits de l’Homme et doit se retirer des industries qui ne respectent pas ces critères », a déclaré David Boyd, le rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme et l’environnement. Une position également défendue par son prédécesseur, le professeur de droit international John Knox : « Le financement international de projets contribuant à la déforestation et la détérioration du climat est totalement inexcusable ».

      Contactée, l’IFC explique avoir « investi dans Minerva afin de promouvoir une croissance pérenne (…) dans le but de créer une industrie bovine plus durable ». L’organisation assure que sa participation dans l’entreprise a permis à Minerva de prendre « des mesures pour améliorer la traçabilité de son approvisionnement auprès de ses fournisseurs directs », précisant qu’aujourd’hui « 100 % de ses achats directs proviennent de zones qui n’ont pas été déforestées. » Quid, dès lors, des fournisseurs indirects ? Ceux qui font naître et élèvent les bovins, avant qu’ils n’arrivent aux ranchs qui les enverront à l’abattoir ? Ils constituent de fait le premier maillon de la chaîne d’approvisionnement.

      Taciano Custódio, responsable du développement durable de Minerva, reconnaît lui-même qu’ « à ce jour, aucun des acteurs de l’industrie n’est en mesure de localiser les fournisseurs indirects ». Il en rejette la faute sur l’administration brésilienne et l’absence de réglementation en la matière, tout en justifiant la déforestation : « Les pays d’Amérique du Sud possèdent encore un grand pourcentage de forêts et de terres non défrichées qui peuvent être exploitées légalement et de manière durable. Certains pays invoquent notamment la nécessité d’agrandir leur territoire de production afin de pouvoir développer la santé et l’éducation publiques et investir dans des infrastructures. ».

      Depuis le début de l’année 2020, plus de 12 000km2 de forêt ont disparu. Soit une augmentation de 55% par rapport à l’année dernière sur la même période.

      https://disclose.ngo/fr/news/au-bresil-le-groupe-carrefour-lie-a-la-deforestation-de-lamazonie

  • Comment la désinformation sur le climat se diffuse et se finance sur YouTube
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/01/17/comment-la-desinformation-sur-le-climat-se-diffuse-et-se-finance-sur-youtube

    « Le changement climatique est l’un des plus grands défis de notre époque […], des mesures immédiates doivent être prises à l’échelle mondiale pour limiter et, idéalement, inverser [ses effets] », clame Google dans son rapport environnemental 2019. Pourtant, malgré ces propos volontaristes, l’entreprise semble bien démunie, voire complaisante, face à la diffusion de contenus climatosceptiques sur sa plate-forme de vidéos YouTube, selon un rapport de l’ONG Avaaz publié jeudi 16 janvier. Ce document d’une (...)

    #Carrefour #Google #L'Oréal #Facebook #Twitter #Uber #YouTube #algorithme #écologie #manipulation #modération #Avaaz #Greenpeace #WWF #Danone #Décathlon (...)

    ##RedBull

  • Black bloc contre blackrock Rue affre 2 - 19 Décembre 2019 - tgb
    https://rueaffre2.com

    Toute l’histoire du #macronisme et de son monde, pourrait pourri, tenir dans cet odieux personnage ordinaire. Laurent Pietraszewski. https://www.frustrationlarevue.fr/laurent-pietraszewski-ex-drh-dauchan-est-reste-fidele-a-son-ancie

    Non, rien de personnel, juste l’incarnation parfaite de la start up nation, le maître étalon du valet de pisse #corporate, trimbalant la banalité de son inhumanité au service du pognon.

    Une véritable métonymie. La partie pour le tout. Le petit contremaître s’élevant sur les faibles pour mieux nourrir la barbarie policée de l’entre soi collabo et du 1%.

    Vendu, acheté, du conflit d’intérêt plein les fouilles, du vote de loi accommodante sur commande et du remerciement à 71 872 € la gamelle.

    C’est donc un de ces DRH radical, exalté, amicalement nommé « le #nettoyeur » par ses anciens collègues de la cfdt (c’est dire) qui l’ont côtoyé dans le Nord-Pas-de-Calais, de ce genre de psychopathe lambda qui fit se défenestrer par dizaine les « inutiles » les « riens » ces épuisés de l’âme et du corps de chez France Telecom, de cet #intégriste du financier qui aime à s’engraisser opportunément sur les #licenciements à dividendes, à jouer de la variable d’ajustement humain, et qui toujours zélé, fusille pour l’exemple un de ces délégués syndical tout juste bon à la fraternité, quel ringard, pour une erreur de caisse de 80 centimes et un croissant offert.

    Toute la normalité « moderne » du salopard, du cadre sup de « l’entreprise France », de la supérette discount, sous larbin du larbin chef, PDG de que dalle mais liquidateur de tout, au profit du profit et qui au jour de l’hypothétique procès du Nuremberg entrepreneurial dira innocemment qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres.

    A l’ordre. Au nouvel ordre mondial. Ce #chaos. Ce désordre ordonné.

    Ainsi vont les ministres de chez #Auchan, de chez #Danone, les premiers ministres de chez #Areva, les secrétaires d’état de chez #Véolia, tout à spéculer sur la fin des mondes et les morts de faim, ainsi vont les candidats à la mairie de Paris de chez Unibail-Rodamco… https://fr.wikipedia.org/wiki/Unibail-Rodamco-Westfield Le voici tout ce petit monde playmobil de la réforme régressive, du progrès en arrière, de l’intérêt perso à se gaver sur l’usure des autres, dans ce monde sans pitié qu’ils arborent en médaille, tout à dépecer le bien général, à imposer leur sous-culture dans la suffisance de soi et la culpabilisation de l’autre.

    Oui un de ces petits #kapo grossièrement notable et structurellement dégénéré https://twitter.com/OuestFrance/status/1207617189236412417
    qui offre « du matériel humain bon marché », https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/190917/lordon-vivre-et-penser-comme-des-drh
    à tâter du biceps d’esclave sur cv. Le type même du sale type, vrp de cette bourgeoisie vip, dans son obscurantisme normal, s’adonnant au mépris sans complexe ; https://www.huffingtonpost.fr/entry/darmanin-conseille-a-macron-de-sentourer-de-gens-qui-mangent-avec-les

    ce mépris si longtemps refoulé, qui enfin peut exprimer dans sa légitime #vulgarité, sa #novlangue en son vide et sa réduction des coûts : sociaux, écologiques, vitaux.

    Ces marchands de mort.
    Rien à espérer, rien à voter, rien à négocier, rien à discuter, rien à attendre du manageur à démanager à coups de marteau. Dans le remplacement du pire, trouvera t’on toujours pire, du pire commun, du pire motivé, du pire formaté, du pire fusible et jetable, pour un futur du pire, de pire en pire, au service de l’empire et du monstre tout économisé.

    Encore trop à perdre avant qu’ils aient tout. Jusqu’à payer le prix dérisoire des chemises déchirées et de l’adjuration publique à s’en excuser.

    Mais viendra, et il rôde, le plus rien à perdre du tout qui ne se contentera pas de régler le pressing mais y foutra le feu avec le beau linge dedans et ses calcifs douteux.
    Non pas de « win win », comme ils disent, entre deux #benchmarking de la gestion des troupes d’#open_space sur tableaux excel. On ne sera jamais deux à faire de bonnes affaires. Le caporal chef #Lallement en son ample casquette à pointe, à amplement raison : nous ne sommes pas du même camp.

    La barricade n’ayant que deux côtés ; black bloc contre blackrock https://www.cafedelabourse.com/blackrock-monstre-finance-geant-gestion-actifs
    Alors viendra vraiment l’esprit de #noël et ses guirlandes clignotantes de pantins effroyables accrochés aux branches des sapins.
    La peur est très bonne conseillère.

    tgb

    #Laurent_Pietraszewski

  • #Matières_premières : comment les #géants #français épuisent la #planète - Observatoire des ##multinationales
    http://multinationales.org/Matieres-premieres-comment-les-geants-francais-epuisent-la-planete
    #terres

    Soja : une prise de conscience insuffisante pour prévenir la déforestation et les abus
    Utilisé comme matière première dans l’industrie agroalimentaire et surtout pour l’alimentation animale, le soja est devenue une denrée clé pour l’industrie. Sa production a littéralement explosé en Amérique du Sud, associé à l’utilisation massive de pesticides et de semences génétiquement modifiées et à des violations des droits des communautés et des travailleurs. L’expansion du soja empiète non seulement sur la forêt amazonienne, mais également sur d’autres régions du continent comme le la savane du #Cerrado au Brésil ou la région du #Chaco (Brésil, Argentine, Paraguay).

    Les associations Mighty Earth, France nature #environnement et Sherpa se sont associés pour identifier les principaux acheteurs français de soja en provenance d’Amérique du Sud. Une liste dans laquelle on retrouve des groupes agroalimentaires (et notamment laitiers) comme Danone ou Lactalis, des acteurs de la restauration comme #Sodexo et Elior, des chaînes de grande distribution comme #Auchan, #Carrefour ou #Casino.

    Force est de constater que ces firmes ne semblent pas avoir pris la mesure des risques liés à leur approvisionnement en soja, ni de leur responsabilité (y compris juridique, dans le cadre de la loi sur le devoir de vigilance) dans la prévention des abus constatés sur le terrain. Seule une poignée d’entre eux (Avril, Danone et Bel) fournit des informations un peu poussées (mais très incomplètes) sur les volumes, l’origine et la part tracée du soja utilisé dans la chaîne d’approvisionnement. D’autres ont purement et simplement refusé de répondre aux ONG au nom du secret commercial. La plupart de celles qui identifient les risques liés au soja se contentent de promouvoir des systèmes de « soja certifié » notoirement insuffisants pour empêcher la déforestation.

    Huile de palme : une industrie destructrice qui continue à s’étendre
    De l’agroalimentaire aux cosmétiques en passant par les #agrocarburants, l’huile de palme est un ingrédient commode et bon marché apprécié de nombreuses industries. Problème : son exploitation à grande échelle a dévasté des millions d’hectares de forêt en Asie du Sud-est, déplaçant des populations entières et mettant en danger des espèces animales emblématiques comme l’orang-outang.

    Malgré la prise de conscience des consommateurs, l’exploitation de l’huile de palme ne ralentit pas. Davantage surveillées en Indonésie et en Malaisie, les multinationales du secteur tournent désormais leurs regards vers l’Afrique et l’Amérique du Sud, créant les mêmes problèmes.

    Une fuite en avant alimentée entre autres par la demande de multinationales françaises comme L’#Oréal ou #Danone (71 000 tonnes d’huile de palme et de dérivés achetées chacune en 2018) et bientôt de #Total, qui a choisi de reconvertir sa raffinerie de La Mède, dans le Sud de la France, pour produire des agrocarburants à base d’huile de palme. Initialement, le géant pétrolier voulait en importer pas moins de 550 000 tonnes par an, mais a revu ce chiffre à la baisse sous pression des écologistes. Les multinationales acheteuses se défendent souvent en arguant qu’elles n’achètent presque que de l’huile de palme certifiée « responsable », mais l’expérience prouve que ces certifications ne sont pas fiables (lire notre article).

    Le #caoutchouc, aussi nocif que l’#huile_de_palme ?
    Des géants français sont très impliqués dans la filière, à commencer par #Michelin, en tant que fabricant de pneumatiques, et la #Socfin, filiale du groupe #Bolloré. Greenpeace a mis en cause les agissements de l’entreprise singapourienne Halcyon au #Cameroun, qui fournit des groupes comme Michelin. Face à la montée des critiques, l’industrie du pneumatique a fini par lancer en 2018 une initiative « multi-partie prenantes » sur le caoutchouc soutenable, sur le modèle de celles qui existent déjà pour le soja ou l’huile de palme. Lorsque l’on voit à quel point ces initiatives sont contestées, il n’est pas sûr que cela suffise à enrayer les problèmes.

    Bois et papier : une filière toujours opaque
    Le groupe Rougier et Guillemette & Cie se sont ainsi approvisionnées, selon l’ONG Amazon Watch, auprès du groupe brésilien Benevides Madeiras, condamné pour #déforestation illégale en #Amazonie. D’autres firmes ont commercialisé les produits de l’entreprise forestière de RDC Ifco, accusée par l’ONG Global Witness de couper des arbres en dehors des périmètres autorisés.

    Eau : la soif intarissable des grands groupes

  • 3 millions de tonnes par an pour Coca-Cola, 750 000 pour Danone... : quand les multinationales révèlent leur production de plastique Olivier Petitjean - 20 Mars 2019 - L’Oservatoire des mulitinationales
    http://multinationales.org/3-millions-de-tonnes-par-an-pour-Coca-Cola-750-000-pour-Danone-quan

    Certaines multinationales ont accepté pour la première fois de dévoiler la quantité de plastique qu’elles produisaient chaque année - et les chiffres donnent le vertige. Un début de transparence qui ne fait que souligner le besoin urgent de mesures contraignantes, au-delà des promesses vertes et des initiatives volontaires, pour mettre fin aux ravages de la pollution plastique.

    Le débat sur le plastique et son impact environnemental, notamment sur les océans, a pris énormément d’ampleur ces dernières années. Gouvernements et entreprises, de plus en plus interpellés par l’opinion et les consommateurs, ont multiplié les annonces et les engagements sur le sujet. Dans le cadre d’un programme lancé par la fondation Ellen McArthur, créée par la célèbre navigatrice britannique, certaines grandes multinationales ont même accepté de dévoiler la quantité d’emballages plastiques qu’elles produisent chaque année pour écouler leurs produits. Et les chiffres donnent le vertige.

    #Coca-Cola déclare ainsi produire par an au niveau du groupe (incluant la célèbre boisson gazeuse mais aussi ses autres marques comme #Fanta et #Minute_Maid) pas moins de 3 millions de tonnes de plastique. #Nestlé occupe la deuxième place mondiale avec 1,7 millions de tonnes, et #Danone la troisième avec 750 000 tonnes annuelles, principalement liées à ses activités dans l’eau en bouteille.

    Plusieurs #multinationales ont refusé de jouer le jeu de la transparence, à commencer par #PepsiCo dont on peut imaginer que la production de plastique est aussi très importante. Parmi les mauvais élèves, on compte également L’#Oréal, #Pernod_Ricard, et les groupes de la grande distribution (mis à part #Carrefour qui publie une estimation, mais seulement pour les produits sous marque propre).

    La coalition internationale « #Break_Free_from_Plastic », regroupant des associations écologistes, a récemment abordé le problème par l’autre bout, en demandant à des milliers de bénévoles de récolter des déchets plastiques partout dans le monde et d’identifier à quelles marques ces déchets étaient liés. Le résultat est le même : les déchets de marques appartenant à Coca-Cola sont les plus omniprésents, suivis par ceux de PepsiCo, Nestlé et Danone.

    Stratégies de diversion
    Jusqu’à aujourd’hui, les industriels producteurs et utilisateurs de #plastique (de l’industrie chimique à l’agroalimentaire) avaient adopté une stratégie consistant à déplacer totalement l’attention vers la #responsabilité des consommateurs individuels, accusés de ne pas mettre leurs déchets au « bon » endroit. Un message que l’on retrouve par exemple en France avec la campagne « Gestes propres », derrière laquelle on retrouve Coca-Cola, Danone, Nestlé ou Total (lire notre article, ainsi que notre enquête plus large au niveau européen).

    Aujourd’hui, alors que le problème du plastique prend de plus en plus d’ampleur, les industriels tendent à changer leur fusil d’épaule. Ils misent plutôt sur la participation à des initiatives et des programmes de « responsabilité sociale » comme celui de la fondation Ellen McArthur ou encore l’« Alliance pour mettre fin à la pollution plastique » lancée en janvier dernier par des multinationales parmi les principales responsables de cette même #pollution.

    #Environnement

  • Ce que le film Après Demain ne vous a (toujours) pas dit emmanuelwathelet - 23 Décembre 2018 - leblogduradis , Investigaction
    https://leblogduradis.com/2018/12/23/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit & https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit

    Si le film  Demain  a été un tel succès et qu’il a touché tant la société civile que les décideurs politiques et le monde marchand, pourquoi les résultats sont-ils aussi minces ? Désolé, le film  Après Demain  ne vous apportera pas de réponse, même s’il est obligé de faire un constat d’échec du bout des lèvres. Pire : le nouveau documentaire de Cyril Dion, accompagné cette fois par la journaliste environnementale Laure Noualhat, est confus, trompeur et très intéressé. Ils y confirment l’indigence de leur analyse économique et politique, mais aussi l’incapacité à se défaire de leurs œillères. La caution « autocritique » qu’aurait dû apporter Noualhat fait un « flop » qu’on ne saurait attribuer qu’à l’ (auto)censure ou à l’ignorance. Essayons de comprendre.

    Je ne vais pas faire traîner un scoop qui n’existe pas. Lorsque j’ai écrit ma première critique sur le film Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit – un article abondamment relayé et je vous en remercie ! – j’ai très précisément expliqué l’erreur originelle de Cyril Dion et Mélanie Laurent :  le fait d’occulter l’acteur le plus important de la société capitaliste, c’est-à-dire le capitaliste lui-même !  Et je vous le donne en mille, qui est à nouveau absent de ce second opus ? Bingo, le capitaliste ! Comme si le changement climatique pouvait se résoudre sans rapport de force, sans luttes et qu’il n’y avait pas, à la base de l’inaction politique, des intérêts complètement opposés.

    Les « lobbies et multinationales » ne sont évoqués dans le film qu’une seule fois et ils sont considérés comme les  causes  des dérèglements et non comme les  conséquences  du mode de production spécifique qu’est le capitalisme. Le problème ? Nous pousser à croire qu’il suffirait de réguler ces derniers pour que tout aille mieux. D’autre part, la seule fois que le terme « capitalisme » est prononcé, c’est pour en blâmer la version « triomphante », un peu comme lorsque Edwy Plenel nous assure que le capitalisme n’est pas « spontanément » démocratique. https://leblogduradis.com/2018/12/19/trois-questions-a-edwy-plenel Il suffirait de lui forcer la main, quoi… On est là dans le vocabulaire des « excès » du capitalisme qu’il faudrait juguler et dans le refus de considérer qu’un capitalisme « sans excès » n’est tout simplement pas possible. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    L’article qui suit est structuré de la façon suivante : je montre que Dion et Noualhat nient la dimension systémique du capitalisme, qu’ils occultent les victoires des capitalistes, qu’ils font croire que les capitalistes font partie de la solution et non pas du problème et, enfin, qu’ils souscrivent à la dangereuse idéologie du volontarisme, mettant tout le poids de la responsabilité sur les individus. Enfin, je reviens sur trois points essentiels à la critique : la question de la rentabilité économique des « solutions » qu’ils proposent, leur faisabilité réelle ou fantasmée et, enfin, le danger d’une approche psychologisante.

    Premier point donc, Cyril Dion et Laure Noualhat ignorent (ou feignent d’ignorer) qu’en régime de propriété privée, les acteurs économiques sont en concurrence. Pour survivre, c’est-à-dire ne pas tomber en faillite ou être rachetés, ils n’ont d’autres choix que vendre plus et diminuer leurs coûts. Deux aspects inconciliables avec le respect de l’environnement et le respect des travailleurs. J’ai détaillé précisément ces mécanismes dans une série d’articles sous forme de dialogues sur le Blog du radis. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    Il est important de noter ici que même un producteur « local » de fruits et légumes est soumis aux mêmes règles : la proximité d’une grande enseigne de distribution à côté de chez lui le place de facto en situation de concurrence. Personne ne peut se soustraire à ces lois, quelle que soit la forme juridique adoptée, coopératives comprises. Or, à ce jeu, ce sont toujours les économies d’échelle qui gagnent, autrement dit les gros acteurs économiques. Les « petits pas » font marcher ceux qui peuvent se le permettre, les « gilets jaunes » continueront à aller chez Aldi. Non par choix mais par nécessité.

    Si on veut changer ce principe, il faut en changer les règles fondamentales, celles du capitalisme.  Après Demain  reconnaît que les seules initiatives qui durent dans le temps sont celles qui ont pu intégrer des élus locaux. Bien sûr, puisqu’il y a là l’amorce d’une modification structurelle. Mais comme les élus locaux sont bien peu de choses au regard des grandes enseignes et des grandes industries, il faudrait pouvoir convaincre les élus nationaux, les parlementaires européens, voire toucher l’échelle mondiale. Là où les décisions se prennent vraiment…c’est-à-dire là où les lobbies sont sur le terrain depuis le départ ! La récente campagne « l’affaire du siècle » exprime – enfin !- publiquement que les petits pas ne peuvent suffire, mais elle fait preuve de naïveté en ne mettant pas en cause le système dans ses structures.

    https://www.youtube.com/watch?v=SISSUVzzn5U

    Second point,  Après Demain  continue d’affirmer quant à lui que les fameux « petits pas » peuvent, de proche en proche, changer le monde, comme si, entre-temps, les capitalistes regardaient le nouveau monde advenir sans broncher. C’est évidemment complètement faux. Il ne sera pas nécessaire de lister de façon exhaustive, depuis la diffusion de  Demain,  les preuves de l’inaction environnementale – une inaction qui, dans un contexte de réchauffement, correspond à une régression puisqu’elle ne suppose pas le statu quo. Il ne sera pas non plus nécessaire de lister les régressions pures et simples. Pour autant, rappelons quand même quelques faits marquants.

    D’abord la prolongation pour cinq ans de l’autorisation du glyphosate dans l’Union européenne, ensuite la signature du CETA (on sait qu’en favorisant le commerce, on augmente la pollution) et enfin l’autorisation donnée par Macron pour le forage par Total en Guyane https://www.lejdd.fr/Societe/guyane-un-projet-de-mine-dor-au-coeur-dune-polemique-3707831 avec des conséquences environnementales désastreuses. Le New York Times a listé pas moins de 78 lois fédérales contre le climat https://www.nytimes.com/interactive/2017/10/05/climate/trump-environment-rules-reversed.html décidées par l’administration Trump. En France, la nouvelle loi de finance allège le barème pour les véhicules les plus polluants, https://www.alternatives-economiques.fr/malus-auto-mal-climat/00087527 alors que nous savons les marchés incapables d’anticiper sur le long terme en ce qui concerne le prix du baril (aucune chance qu’il explose pour cause de rareté). Les Britanniques autorisent à nouveau l’exploitation du gaz de schiste, https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/12/au-royaume-uni-sur-la-ligne-de-front-du-gaz-de-schiste_5353867_3234.html cette année a une nouvelle fois battu un record dans la production et la consommation de pétrole https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen et la consommation de pesticides a encore augmenté en 2017 en France. https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen On sait par ailleurs que Lafarge, GDF-Suez et leurs petits copains financent les sénateurs climato-sceptiques outre-Atlantique, http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/10/26/des-industriels-europeens-manoeuvrent-contre-la-loi-sur-le-cli et grâce à la London School of Economics, il est possible d’avoir une vue sur tous les litiges concernant les lois touchant au changement climatique http://www.lse.ac.uk/GranthamInstitute/climate-change-laws-of-the-world/?fromyear=2015&toyear=2018&country=all&side_a=all&side_b=all&side_c=all&class dans le monde… Tout ça ne concerne que les derniers mois ou années. Vive les petits pas pour changer le monde !

    En réalité, il y a un abîme séparant l’augmentation réelle de la conscience du changement climatique chez les citoyens du monde, et l’absence de décisions réelles, influentes. Et pour cause ! Les décisions nécessaires, comme je le répète inlassablement, obligeraient à revoir l’ensemble du système de production capitaliste. Comme ceux qui font les lois sont aussi ceux qui en profitent, aucune chance que cela change.

    Troisième point, et non des moindres.  Après Demain  essaie même de nous faire croire que les acteurs économiques capitalistes font partie de la solution et pas du problème ! Ils parlent de « changer les entreprises de l’intérieur » et donnent une véritable tribune à Emmanuel Faber, PDG de Danone. Dans un émouvant (sarcasme) extrait de discours, celui-ci avance sans sourciller que leur objectif est de « servir la souveraineté alimentaire des populations ». Heu, en fait, non. Le but de Danone est de faire du profit. Pas de répondre exactement à une demande. Sinon, on ne jetterait pas autant de bouffe, on ne nous droguerait pas au sucre, etc. Selon le film pourtant, même les grosses multinationales comme Danone peuvent devenir « responsables », au sens écologique et social du terme. Danone sera (au futur, quand même) labellisé Bcorp en 2020 et sa filiale US l’est déjà. Alors, preuve que j’exagère ?

    Moi, c’est le genre d’info qui m’interpelle, et du coup je vais voir de plus près. B Corporation est un organisme privé de certification. Pour être certifié, il faut rencontrer une série de critères sociaux et environnementaux. D’accord, mais lesquels ? C’est là que ça se complique, parce que selon la taille de votre entreprise et votre secteur d’activité, les exigences seront différentes. Une espèce de certification à la carte, dont le processus est éminemment opaque et le résultat par conséquent impossible à juger. De plus, le label s’obtient sur base de ce que vous déclarez et personne a priori ne viendra vérifier. Enfin, on sait que la plupart des grandes multinationales ont d’innombrables filiales et travaillent avec des fournisseurs qui, eux, ne sont pas susceptibles d’être certifiés. Facile du coup de rejeter la responsabilité au cas où un scandale devait éclater. J’appelle ça de l’enfumage…

    Quatrième point, le documentaire  Après Demain  joue la carte de la culpabilisation des individus. La parole est donnée à Anne Hidalgo, maire de Paris, et Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, lequel affirme qu’il n’y a pas non plus « un million de gens qui descendent dans la rue pour demander de manger bio ». Alors qu’évidemment, quand il s’agit du foot, tout le monde est sur les Champs-Élysées ! Que dire ? D’abord que c’est faux. La marche pour le climat à Bruxelles le 2 décembre 2018 a réuni 75000 personnes. Le chiffre est à peine croyable pour la petite capitale belge. Résultat ? Deux jours plus tard, à la Cop24, le premier ministre belge Charles Michel se faisait remplacer par la ministre du développement durable Marie-Christine Marghem laquelle y rejetait deux directives pour le climat. https://www.rtbf.be/info/dossier/la-prem1ere-soir-prem1ere/detail_climat-le-face-a-face-entre-m-c-marghem-et-juliette-boulet-de-la-coaliti

    Les individus, eux, se mobilisent. C’est au niveau institutionnel, et donc structurel, que ça coince, comme expliqué plus haut. Mais il n’empêche que c’est une habitude : si le changement climatique n’est pas combattu à sa juste valeur, c’est la faute aux gens qui n’en font pas assez, comme l’expliquait sans rire Élise Lucet au JTerre de quelques joyeux Youtubeurs. On est dans la veine du discours volontariste https://leblogduradis.com/2018/09/18/354 voulant que le chômeur porte la responsabilité de ne pas avoir de travail, que le bonheur dépend de son développement personnel ou qu’il appartient à chacun de faire attention à ses données personnelles.

    Ce n’est pas tout. Comme je l’expliquais déjà dans mon article sur le film  Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit , l’immense hypocrisie de Cyril Dion est de faire croire que, parce que des alternatives existent, elles seraient accessibles à tous. Or, il est maintenant évident qu’acheter équitable, bio, respectueux des animaux et des personnes, c’est payer plus cher. Par exemple,  Après Demain  évoque une école Montessori. Magnifique, d’autant qu’on y paie en proportion de ses revenus…c’est-à-dire entre 150 et 400€/mois, soit entre 10 et 28 fois plus cher qu’une année de licence à la fac https://www.campusfrance.org/fr/cout-etudes-superieures-france-frais-inscription ! Et de passer vite à autre chose comme si c’était normal, comme si le premier « gilet jaune » venu pouvait se le payer.

    Le film évoque aussi des potagers sur des toits plats de bâtiments de la Poste. Le PDG, Philippe Wahl, y est tout sourire mais tout le monde « oublie » de nous dire que les postiers motivés sont bénévoles et que la responsabilité leur revient de tout mettre en place et de gérer. On n’appelle pas ça du travail gratuit ?

    D’autant qu’il n’est pas étonnant que Cyril Dion et Laure Noualhat se focalisent tant sur la nourriture, le secteur où il est le plus facile de « penser local ». Alors on est obligé de faire des petits arrangements avec la vérité, mine de rien, pour les autres secteurs économiques. Par exemple en ce qui concerne l’énergie éolienne. Bien sûr, on passe sous silence le coût environnemental de leur fabrication et de leur acheminement, mais surtout on s’efforce de taire que jamais l’éolien ne pourra satisfaire nos besoins énergétiques actuels, comme le répète régulièrement Jean-Marc Jancovici. Sinon, il faudrait remettre en question le principe même de croissance, consubstantiel au capitalisme.
    https://www.youtube.com/watch?v=1aCHN6dytVY

    Grâce à Arrêts sur images https://www.arretsurimages.net/articles/les-six-peches-du-film-apres-demain , on découvre d’autres éléments bien nauséabonds. Ainsi, les mérites d’Enercoop, une coopérative de production d’électricité verte, sont vantés dans le docu…mais sans dire qu’elle est partenaire de Kaizen, une revue fondée par Cyril Dion himself. Le conflit d’intérêts ne s’arrête pas là puisque Pocheco, une entreprise dont la publicité est faite dans  Demain  mais aussi dans  Après Demain , est un actionnaire important de la même revue ! L’histoire de cette dernière entreprise est d’ailleurs un cas d’école. En effet, depuis la diffusion du film  Demain , Emmanuel Druon, le directeur prônant un « management alternatif », est rattrapé par des accusations lui reprochant d’être harcelant et tyrannique. http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/914-exclusif-pocheco-lettre-verte-non-recommande Entre-temps, le marché du papier s’est écroulé, la boîte n’était plus rentable, elle a licencié en masse et a effectué un glissement de l’industrie vers la consultance, pour donner des conseils à L’Oréal et à…Danone ! Chassez la rentabilité financière par la porte, elle reviendra par la fenêtre.

    Et puisqu’il faut bien remplacer par quelque chose les considérations matérielles concrètes qu’il est trop difficile de tordre à son avantage, Dion et Noualhat s’embarquent dans des considérations psychologisantes. Peu importe la vérité, tant qu’on raconte une belle histoire qui donne envie d’y croire (sic). What ? Au chapitre des belles histoires racontées par de beaux conteurs, on aura au moins cette fois échappé à Pierre Rabhi (qui avait lui aussi reçu Emmanuel Faber, PDG de Danone…). Pourtant, Cyril Dion, qui aime placer ses amis comme on vient de le voir, avait cofondé avec Rabhi le mouvement des Colibris. Faut croire qu’ils ont été tous deux légèrement échaudés par le dossier que Jean-Baptiste Malet a consacré au « paysan » dans l’édition d’août 2018 du Monde diplomatique. https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

    Qu’importe, les premières « stars » venues feront l’affaire, comme l’écrivain à succès Harari, recommandé par Zuckerberg, Obama et Gates. On comprendra qu’il ne représente pas un gros risque pour le capitalisme. On retrouve une énième fois Rob Hopkins, grand prêtre du mouvement dit de la Transition, qui continue de faire semblant de croire à une « révolution tout en douceur » en dépit de l’évidence (argumentée) et Nicolas Hulot qui, au moment du tournage n’avait pas encore démissionné. Oui, ça la fout mal au moment de la diffusion, on perd un peu de son pouvoir de persuasion quand on a reconnu entre-temps sa plus parfaite impuissance, même avec le pouvoir qui était le sien. Last but not least, la parole est donnée à plusieurs reprises à Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres » qui avait reçu le prix Nobel de la paix en 2006. Son credo ? Le business au service de la résolution des problèmes… Sauf que le microcrédit ne sort personne de la misère, qu’il est inaccessible aux plus pauvres, https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise qu’il masque le rapport de causalité faisant que certains sont obligés d’y souscrire https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise , etc. Bref, on est loin d’une idée révolutionnaire.

    Le film  Après Demain  est une fable bourrée de conflits d’intérêts, d’inexactitudes, de faux enthousiasme et d’ignorance politico-économique. Cyril Dion et sa comparse faussement critique Laure Noualhat ont même le culot de terminer par un extrait du discours de Martin Luther King pour montrer la puissance des histoires, la force des rêves. Au même titre que Jean-Baptiste Malet a révélé que, dans la légende du colibri relayée abondamment par Rabhi, le petit oiseau finalement meurt d’épuisement, nous devrions peut-être rappeler à Cyril Dion que Luther King a été assassiné et que le racisme envers les afro-américains est toujours féroce. Permettez-moi d’avoir des rêves plus positifs…pour après  Après Demain .

    https://www.youtube.com/watch?v=OPLt-yd0jQo&t=838s

    #demain #aprés_demian #Cyril_Dion # laure_noualhat #enfumage #occultation #capitalisme #changement_climatique #lobbies #multinationale #volontarisme #local #Gilets_Jaunes #glyphosate #ue #union_européenne #CETA #pollution #petits_pas emmanuel_faber, PDG de #Danone #Bcorp #B_Corporatio #certification #enfumage #anne_hidalgo #nicolas_hulot #marie-christine_marghem #Élise_Lucet #JTerre #Montessori #GiletsJaunes #La_Poste #philippe_wah #travail_gratuit énergie_éolienne #éolien #enercoop #kaizen #conflit_d_intérêts #pocheco #emmanuel_druon #pierre_rabhi #colibris #rob_hopkins #transition #muhammad_yunus #microcrédit #fable #ignorance #Martin_Luther_King

  • Les Marocains testent le boycott marketing
    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/11/18/20005-20181118ARTFIG00142-les-marocains-testent-le-boycott-marketing.php

    Les bouteilles d’eau Sidi Ali offertes avec le café ont été écartées par les serveurs. Sur les bidons de 5 l de Aïn Saiss, le logo #Danone a disparu. La marque veut se faire oublier. Le boycott visant depuis le 20 avril trois marques de grande consommation pour dénoncer « la cherté de la vie » a laissé des traces. En un semestre, les Eaux Minérales d’Oulmès, distributeur de Sidi Ali, ont vu leurs ventes chuter de 18 %, alors que celles de Centrale Danone, filiale du géant français, se réduisaient de 19 %. Aussi visé, le distributeur de carburant Afriquia n’a pas publié ses résultats financiers.

    Cet été, seul Danone, après avoir dépêché son PDG, a opéré une baisse de prix de son lait frais pasteurisé et annoncé la création d’une gouvernance du « juste prix » commune avec les consommateurs. La marque participe ainsi à l’émergence dans la conscience collective d’un « consommateur marocain ». « Le boycott manifeste l’éveil du consommateur marocain. Ce que nous cherchons, nous, mouvement associatif ...

    Suite de l’article payante, mais on a compris que le #boycott paye.

  • Emmanuelle Wargon, l’ex-lobbyiste en chef de Danone à la Transition écologique - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/16/emmanuelle-wargon-l-ex-lobbyiste-en-chef-de-danone-a-la-transition-ecolog

    Cette énarque de 47 ans, ancienne camarade de promotion d’Edouard Philippe, a été nommée secrétaire d’Etat auprès de François de Rugy. Une nouvelle illustration du « rétro-pantouflage », ou quand un haut-fonctionnaire passé au privé revient exercer des fonctions importantes au cœur de l’Etat.

    « Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? » Fin août, pour justifier sa démission spectaculaire, Nicolas Hulot avait dénoncé « la présence des #lobbys dans les cercles du pouvoir », estimant que cela pose « un problème de démocratie ». L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ne croyait pas si bien dire… Moins de deux mois plus tard, voici qu’arrive dans son ancien ministère, comme secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, rien moins que la directrice des affaires publiques et de la communication de Danone.

    Lobbying et pollution

    Soit la lobbyiste en chef du groupe alimentaire… l’un des plus gros pollueurs de la planète, en termes de plastique. La semaine dernière, Break Free From Plastic, une coalition de 1 300 organisations du monde entier, révélait que sur les 180 000 déchets plastiques ramassés dans l’environnement dans 42 pays en juin et septembre, ceux produits par Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016.

    Emmanuelle Wargon, 47 ans, rejoint au gouvernement l’ancienne directrice des ressources humaines de Danone, Muriel Pénicaud, devenue ministre du Travail. Au ministère de la Transition énergétique, où elle remplace Sébastien Lecornu – qui au sein du ministère s’était vu confier les dossiers « énergie », dont plusieurs dossiers brûlants, de Fessenheim à Bure –, elle rejoindra une autre secrétaire d’Etat venue d’un géant du privé : Brune Poirson, ancienne cadre de Veolia. Et Wargon, la fille unique de Lionel Stoléru, ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, est issue de la même promotion de l’ENA que le Premier ministre Edouard Philippe, lui-même ancien lobbyiste en chef du groupe nucléaire Areva (devenu Orano).

    « Rétro-pantouflage »

    Comme ce dernier, Emmanuelle Wargon, qui a aussi fait Sciences-Po et HEC, illustre parfaitement une pratique de plus en plus répandue : le « rétro-pantouflage », soit un cadre dirigeant du privé, souvent issu des grandes écoles (ENA, Polytechnique), qui revient exercer des fonctions importantes au sommet de l’Etat après avoir « pantouflé » en quittant la haute fonction publique pour un poste bien payé dans le privé. De quoi faire réagir mardi sur Twitter le secrétaire d’EE-LV David Cormand : « Avec Macron, l’écologie, c’est jamais sans les lobbys. »

    Décrite comme pugnace et opiniâtre, Emmanuelle Wargon a commencé sa carrière en 1997 comme auditrice à la Cour des comptes. En 2001, elle est devenue conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé Bernard Kouchner, dans le gouvernement Jospin. De 2007 à 2010, sous le gouvernement Fillon, elle a dirigé le cabinet du Haut-Commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch, où elle a géré entre autres le dossier RSA, mis en œuvre sous Nicolas Sarkozy en 2008. Elle a aussi été adjointe au directeur général de l’Afssaps (aujourd’hui ANSM), l’agence de sécurité des produits de santé.

    Puis, avant Danone et après un passage au ministère des Affaires sociales, elle a été pendant trois ans déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail, un poste clé, pilotant notamment la réforme de la formation professionnelle ou encore la gestion des crédits de la politique de l’emploi. Pas grand-chose à voir, donc, avec l’écologie ou l’énergie. Même si son ancien patron, le PDG de Danone Emmanuel Faber, a twitté mardi que « pendant trois ans, Emmanuelle Wargon a coordonné les engagements de Danone en matière de santé, d’environnement et d’inclusion ». Lui souhaitant « une pleine réussite au service de l’enjeu majeur qu’est la transition écologique et solidaire ».
    Coralie Schaub

    De mieux en mieux ici…

    #Wargon #Danone #écologie #lobbying #agro-industrie #agro-alimentaire

  • Boycott au Maroc : quelles sont les mesures annoncées par le PDG de Danone 5 Juillet 2018 - RTBF avec Brut
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_boycott-au-maroc-quelles-sont-les-mesures-annoncees-par-le-pdg-de-danone

    Depuis des mois, les Marocains protestent contre la vie chère en boycottant certains produits de Danone. La raison ? “Ils en ont ras-le-bol des prix qui sont très élevés par rapport à leur pouvoir d’achat“, explique une boycotteuse.

    Débuté sur les réseaux sociaux au travers de hashtags, le mouvement a très rapidement pris de l’ampleur. Depuis le mois d’avril, cette campagne de boycott massive cible en effet plusieurs entreprises, dont les produits laitiers de la filiale Danone appelée “Centrale Danone“.

    Respecter le pouvoir d’achat des citoyens
    Pour les boycotteurs, il ne fait nul doute que le mouvement a pour but de “servir les intérêts du citoyen marocain“. Aucun autre objectif n’est mis en avant si ce n’est la volonté de “respecter le pouvoir d’achat du citoyen“ . De son côté, le PDG de Danone respecte ce mouvement de boycott. “Je le regrette profondément“, a-t-il assuré lors d’une rencontre avec l’activiste à l’origine du boycott.

    Mais Emmanuel Faber craint que cela mette en péril les emplois des salariés de l’entreprise. “Si on continue à perdre de l’argent tous les jours, un jour l’entreprise s’arrête“.

    Et en effet, les conséquences financières de ce mouvement social sont loin d’être négligeables : Danone a annoncé une perte de 20 % de son chiffre d’affaires au Maroc sur le premier semestre 2018, par rapport à l’année dernière.

    Plus aucun profit sur cette marque ?
    Malgré cela, l’entreprise a indiqué qu’elle souhaitait rester au Maroc et a défendu la qualité de ses produits. Lors de sa rencontre avec les Marocains, Emmanuel Faber a ainsi annoncé que “le lait Centrale restera ce qu’il est et ce qu’il a toujours été : un lait naturel, complètement issu d’élevages marocains“. Le patron de la filiale en a profité pour “démentir les rumeurs“ de la présence d’antibiotiques et de conservateurs dans les laits pasteurisés, avant d’annoncer une série de mesures comme rendre le lait plus abordable en prix. “Nous ne ferons plus aucun profit sur cette marque en lait frais pasteurisé“.

    #Maroc #Boycott #danone #alimentation #prix #agroalimentaire #corruption #collusion

  • Réactions en « stock » dans l’affaire Pénicaud
    http://www.humanite.fr/reactions-en-stock-dans-laffaire-penicaud-639572

    Selon Christophe Castaner, Muriel Pénicaud pouvait gagner 100 ans de SMIC sur coup de Bourse au lieu de 80 perçus en 2013.

    Le pantouflage, Christophe Castaner connaît, tout comme son mentor Emmanuel Macron. Vendredi, il a, dans sa fonction de porte-parole du gouvernement, distillé quelques paroles prononcées par l’oracle pour la bonne conduite de ses troupes à l’issue de ce même conseil des ministres : « Le président nous a encouragés à réfléchir au fait que chacune de nos décisions soit dans une logique de sens. Il a insisté sur le fait que les Français nous comprennent toujours quand on les amène sur une logique de sens et non quand on prend les arbitrages ponctuels à tel ou tel moment ».

    En suggérant que Muriel Pénicaud a perdu 20% de la somme qu’elle aurait pu empocher en vendant dès 2013 un paquet d’action au lieu d’attendre 2017 pour gagner 20% de plus, il n’est pas certain que le porte-parole du gouvernement ait donné à ses propos le sens souhaité par le chef de l’Etat.

    S’agissant du sens à donner à ses propos concernant l’affaire Pénicaud, on est plutôt tenté de parodier Sully en se disant que le « pantouflage et l’auto-gavage sont les deux mamelles de la France » de Macron.

    #muriel_pénicaud #danone #loi_travail_macron #pantouflage #moralisation_de_la_vie_publique

  • Denis Robert & la censure par « Les Golden corbeaux de Twitter » :
    l’enCorback, suite.

    Bon... J’ai subi une attaque disons violente contre mon ordinateur, adresse mail et cette page Facebook qui a été interrompue quelques heures. L’article dans sa version définitive reste inaccessible. Je viens de faire des requêtes à Facebook. On me reproche des images à contenu pornographique. Je note que ces twittos racistes et attaquant les ennemis de la liberté totale sont les premiers censeurs dès qu’on touche à leur pré carré et à leurs privilèges...
    Revoilà un lien vers une ancienne version...

    https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache%3AicTEHLFtBuYJ%3Ahttps%3A%2F%2Fwww.facebo

    J’imagine que ce serait bien d’en faire un article ailleurs et que, vu les attaques violentes, il a pas trop le temps (et moi non plus hélas) ; il publie plein d’autres trucs sur sa page facebook et seulement là, du coup deux/trois p’tits rappels :
    – pour ne rien perdre de ses petites affaires : https://archive.org
    – écrire un priorité sur des supports non-commerciaux et sécurisés : http://mediaslibres.org
    – diffuser chez les ami-e-s qui diffusent : http://seenthis.net (ben oué !)

    C’est vraiment un souci de devoir traquer les infos confiées sur facebook... #pfffff #halalalala... mais en tout cas il fout un beau bordel :p

    #Denis_Robert #censure #délation #racisme

  • Les géants français de l’agroalimentaire et de la #Grande_distribution épuisent la planète
    http://multinationales.org/Les-geants-francais-de-l-agroalimentaire-et-de-la-grande-distributi

    Quelles sont les 25 entreprises françaises qui impactent le plus les écosystèmes mondiaux ? Le #WWF a cherché à identifier les multinationales qui consomment le plus de #matières_premières comme le soja, l’huile de palme ou le bois, contribuant à fragiliser des régions comme l’Amazonie ou l’Asie du sud-est. Une liste où l’on trouve autant de firmes françaises que d’américaines. Les géants français de la #Grande_distribution, de la #Restauration_collective et du lait se distinguent. Chaque année, nous consommons (...)

    Actualités

    / #Agroalimentaire, Grande distribution, Restauration collective, #France, #Agriculture_et_alimentation, Grande distribution, #impact_sur_l'environnement, #chaîne_d'approvisionnement, matières premières, #agriculture, #alimentation, #consommateurs, #certification, #Carrefour, (...)

    #Auchan #Danone #Sodexo #Lactalis

    • Pour le WWF (et beaucoup d’autres), l’une des réponses à cette question est de cibler les filières d’approvisionnement en matières premières comme le soja, l’huile de palme, le bois ou le poisson. L’organisation environnementaliste a dressé la liste des 25 entreprises françaises qui pèsent le plus sur les écosystèmes de la planète. Une liste où l’on trouve surtout des géants de la grande distribution et de l’agroalimentaire, dont certains sont peu connus du grand public. Une manière de rappeler que l’agriculture industrielle et les biens de consommation causent autant de dégâts environnementaux que les industries minière ou pétrolière. Mais c’est de manière indirecte, à travers leurs fournisseurs et leur chaine d’approvisionnement.

  • Les géants français de l’agroalimentaire et de la #Grande_distribution pèsent autant sur la planète que les multinationales américaines
    http://multinationales.org/Les-geants-francais-de-l-agroalimentaire-et-de-la-grande-distributi

    Quelles sont les 25 entreprises françaises qui impactent le plus les écosystèmes mondiaux ? Le #WWF a cherché à identifier les multinationales qui consomment le plus de #matières_premières comme le soja, l’huile de palme ou le bois, contribuant à fragiliser des régions comme l’Amazonie ou l’Asie du sud-est. Une liste où l’on trouve autant de firmes françaises que d’américaines. Les géants français de la #Grande_distribution, de la #Restauration_collective et du lait se distinguent. Chaque année, nous consommons (...)

    Actualités

    / #Agroalimentaire, Grande distribution, Restauration collective, #France, #Agriculture_et_alimentation, Grande distribution, #impact_sur_l'environnement, #chaîne_d'approvisionnement, matières premières, #agriculture, #alimentation, #consommateurs, #certification, #Carrefour, (...)

    #Auchan #Danone #Sodexo #Lactalis

  • En dépit de leurs promesses, les géants de l’agroalimentaire continuent à promouvoir la malbouffe auprès des enfants
    http://multinationales.org/En-depit-de-leurs-promesses-les-geants-de-l-agroalimentaire-continu

    En 2007, les géants mondiaux de l’agroalimentaire comme Nestlé, #Coca-Cola, #Danone ou #McDonald's s’étaient engagées à réduire leur publicité à destination des enfants. Il s’agissait en particulier de ne plus promouvoir des produits qui ne satisferaient pas certains critères nutritionnels, comme les aliments trop gras ou trop sucrés. Aujourd’hui, une enquête réalisée par #foodwatch en Allemagne vient démontrer que ces multinationales n’ont pas tenu leurs promesses : elles continuent à faire la publicité (...)

    Actualités

    / #Agroalimentaire, #EurActiv, foodwatch, Danone, Nestlé, Coca-Cola, McDonald’s, #PepsiCo, #Agriculture_et_alimentation, #publicité_mensongère, #marketing, #alimentation, (...)

    #Nestlé #éthique
    « http://www.euractiv.fr/sections/agriculture-alimentation/lindustrie-alimentaire-toujours-championne-de-la-malbouffe-aupres »
    « http://www.foodwatch.org/fileadmin/Themen/Kinderlebensmittel/Dokumente/2015-08-24_foodwatch-Studie_Kindermarketing_EU_Pledge_auf_dem_Pruefstand_ »

  • Intérêts notionnels : comment les entreprises françaises économisent des centaines de millions d’euros d’impôt via la #Belgique
    http://multinationales.org/Interets-notionnels-comment-les

    En plaçant leur trésorerie dans des filiales belges, les grands groupes français parviennent à économiser des centaines de millions d’euros d’impôts, grâce à une disposition fiscale appelée « intérêts notionnels ». Selon les calculs de #Capital, les principaux bénéficiaires de cette exemption sont Total, #Danone, Sanofi et... #EDF. Ou comment une entreprise publique (française) peut priver le fisc (français) de plus de 89 millions d’euros. Voir les chiffres complets et des explications plus complètes sur le (...)

    Actualités

    / #France, Belgique, EDF, Danone, #État_actionnaire, #Paradis_fiscaux, #évasion_fiscale, fiscalité, #financiarisation, #société_mère, (...)

    #fiscalité
    « http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/cette-niche-fiscale-belge-qui-prive-l-etat-francais-de-centaines-de-millions »

  • Danone obligé de retirer sa publicité mensongère après 15 années de matraquage et de dégâts - Santé Nutrition
    http://www.sante-nutrition.org/danone-oblige-de-retirer-sa-publicite-mensongere-apres-15-annees-de

    Le hic, c’est que ces bonnes bactéries « actives et vivantes », dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis longtemps dans les élevages industriels comme activateurs de croissance pour faire grossir plus rapidement cochons et poulets. Un porc ainsi gavé de probiotiques, c’est plus de 10 % de gagné sur la balance. Danone pousse donc à « élever » nos enfants comme des cochons ou des poulets !

    #danone #lobbying

  • Les géants de l’agroalimentaire émettent autant de #gaz_à_effet_de_serre que la Scandinavie
    http://multinationales.org/Les-geants-de-l-agroalimentaire

    Une étude d’Oxfam montre que les dix plus grands groupes agroalimentaires mondiaux - parmi lesquels #Danone, Nestlé, #Unilever et #Coca-Cola - ont émis en 2013, selon leurs propres déclarations, 263,7 millions de tonnes de carbon dans l’atmosphère. Soit autant que le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande combinés. La production agricole en amont de leur chaîne de production représente près de la moitié de ces émissions. Si ces multinationales commencent à prendre conscience des risques que le (...)

    Actualités

    / #Oxfam, #Agroalimentaire, Danone, Unilever, Nestlé, Coca-Cola, #PepsiCo, #Agriculture_et_alimentation, gaz à effet de serre, #changement_climatique, #agriculture, #alimentation, chaîne (...)

    #Nestlé #chaîne_d'approvisionnement
    « https://www.cdp.net »
    « http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bp186-standing-sidelines-big10-climate-emissions-200514-en_2.pdf »

  • Comment l’industrie #Agroalimentaire entretient l’illusion du libre choix dans les supermarchés
    http://www.multinationales.org/article226.html

    Le consommateur a-t-il vraiment le choix de ses achats dans les allées des hypermarchés ? Les rayons colorés proposent-ils réellement des centaines de yaourts, chocolats, plats préparés… différents ? Non, selon une étude de l’ONG américaine #Food_and_Water_Watch. Pour réaliser son étude (à télécharger ici), Food & Water Watch a étudié 100 catégories de produits présents dans les supermarchés états-uniens. Et ses conclusions mettent en pièce le mythe du choix du consommateur. Derrière l’apparence de rayons (...)

    #Actualités

    / Agroalimentaire, #Grande_distribution, #États-Unis, #France, #Grande_distribution, Food and Water Watch, #consommateurs, #concentration, #alimentation, #marketing, #PepsiCo, Nestlé, #Danone, #Unilever, #Anheuser-Busch_InBev, #Kellogg's, General (...)

    #Nestlé #General_Mills
    http://fwwat.ch/GroceryGoliaths
    http://www.foodopoly.org
    http://www.bastamag.net/Supermarches-comment-l-industrie

  • Danone lance « Danone For Men », un yaourt pour les hommes :
    http://www.lsa-conso.fr/danone-lance-danone-for-men-un-yaourt-pour-les-hommes,147404 #sexisme


    « Grande première pour le géant de l’ultrafrais. L’information parue dans la presse internationale au début de l’été est bien confirmée, #Danone commercialise depuis le mois de juin en Bulgarie un yaourt dédié aux hommes »

    Maintenant je réalise que les yaourts actuels étaient trop féminins - enfin un yaourt avec des poils dedans !

    Vivement la déclinaison de Danone For Men au goût bière avec un jeu-concours orienté foot au mauvais goût Bulgare...

  • La com’ de #Danone et Nestlé envahit #Facebook | Claire Berthelemy
    http://owni.fr/2012/04/30/la-com-et-le-lobbying-de-danone-nestle-sur-facebook

    Pour les géants de l’agroalimentaire, Facebook est le média idéal. Ils y créent des vrais faux comptes d’admirateurs de leurs marques. Et y animent, officieusement, des Fanpages à la gloire de leurs produits. #Enquête sur le média sur mesure des Danone, Nestlé, #Orangina et autre Nutella.

    #Entreprises #Pouvoirs #agro-alimentaire #blogs #community_management #Nestlé #Oasis