• AI Companies Are Trying to Hide a Staggering Amount of Debt
    https://futurism.com/artificial-intelligence/ai-companies-hide-debt-off-balance-sheet

    #AI companies are pouring untold billions of dollars into enormous #datacenters in their efforts to sustain increasingly complex and resource-intensive AI models.

    It’s an extremely costly undertaking built on seemingly bottomless hype — and a mountain of #debt. As Japanese financial newspaper Nikkei Asia found in a recent investigation, just five US tech giants — #Alphabet, #Microsoft, #Amazon, #Meta, and #Oracle — are hiding an estimated $1.65 trillion in debt that doesn’t appear on balance sheets. That’s even more than the $1.35 trillion in debt the five companies officially reported in their financial data for the most recent quarter.

    Meta alone has amassed around $420 billion in off-balance-sheet debt, according to Nikkei, highlighting how precarious the AI industry’s steep investment in AI has become, and inspiring comparisons to energy company Enron, which collapsed in spectacular fashion in 2001 because of similar debts hidden behind shell companies. Like Enron, they’re using special purpose vehicles, or off-balance sheet arrangements such as legally distinct subsidiaries, as a way to make their financial reporting look healthier than it actually is — often a glaring sign that something is deeply amiss behind the scenes.

  • #GAFAM : pour alimenter l#'IA, les #Big-Tech plongent dans le #gaz #fossile
    https://www.ladn.eu/ladn-transition/gafam-coproducteurs-energie-fossile-gaz-data-centers-ia

    Pour alimenter leurs #datacenters IA, les géants de la tech ont voulu s’affranchir du réseau électrique en produisant leur propre énergie. Bonne idée, mauvaise énergie : le modèle se déploie au gaz naturel, et les promesses climatiques des Big Tech sont en train de s’effacer.

    Depuis plus d’une décennie, #Amazon, #Meta, #Google et #Microsoft comptent parmi les plus gros acheteurs d’#électricité #renouvelable au monde. Rien qu’aux #États-Unis, les quatre mastodontes ont contracté pour 11,3 GW d’électricité renouvelable en 2024, soit l’équivalent de la capacité totale installée en #Floride, troisième État le plus peuplé du pays. Leur modèle reposait essentiellement sur des #PPA (Power Purchase Agreements), des contrats d’achat à long terme signés avec des fournisseurs d’#énergie #bas-carbone.

    Mais avec l’#IA-générative, ces PPA ne suffisent plus. Les délais de raccordement au réseau deviennent rédhibitoires et la tension monte fortement autour des hausses du prix de l’électricité engendrées par la multiplication des data centers. Les GAFAM explorent donc d’autres options, et en particulier celle de la « colocation » : construire data centers, centrales et capacités de stockage dans un même parc industriel, reliés directement sans passer par le réseau. Google fait figure de pionnier. Fin 2024, la firme de Mountain View s’est associée à un développeur d’infrastructures et à un fonds d’investissement dans une joint-venture dédiée, avec la promesse d’une alimentation à 80 % décarbonée sur site.

  • Un truc de dingue dont on parle très peu à la « téloche ». Je relaie ce post publié sur Facebook par
    Serge Zaka (CEO of AgroClimat2050 | PhD in agrometeorology | Vice-President & Stormchaser Infoclimat | Conference / Speaker #agriculture #globalwarming 🇫🇷 🇱🇧)

    Je relis mon post d’hier… et j’hallucine toujours autant. Je viens surtout de réaliser... que la science n’avait même pas imaginé et donc étudié ces cas de figure :

    ➡️Ce que font 30 à 40°C sur des bourgeons encore en dormance hivernale ou sur la floraison d’un cerisier ? (non, mais suis-je vraiment en train de me demander ça... ?)
    ➡️Sur des animaux en pleine hibernation ?
    ➡️Sur des arbres qui n’ont pas encore accumulé leur besoin en froid ?
    En fait, je n’en sais rien du tout ! Et je ne pensais pas un jour me poser cette question...
    Le pire, c’est que ça va durer. La carte si dessous donne l’anomalie sur 7 jours. On est passé de végétaux en plein dormance estivale à un stress thermique extrême sans même avoir émis de feuilles... 🤯

    Post du 19/03/2026
    Il se passe un truc de dingue aux USA. Hier, dernier jour de l’hiver, il a fait 44.4°C sur 4 stations. Nan mais allo ?! 44,4°C. Soit 25°C au-dessus de la norme dans certaines localité.
    Nan mais c’est comme s’il faisait 35°C à Toulouse en mars ou plus de 50°C en août. J’ai envie de me taper la tête contre le mur ! 🤯

    Avec les cartes publiées en illustrations (relevées des anomalies de températures à 2m du sol :

  • #US #datacenters face slew of problems amid #grassroots #protests against #AI
    https://www.theguardian.com/business/2026/feb/24/datacenters-ai-construction

    New #constructions #delayed or #cancelled, raising questions about US’s ability to expand #infrastructure to support #boom

    Tom Perkins Tue 24 Feb 2026 16.00 CET

    #Cancellations and delays of new US datacenters have increased as the #artificial_intelligence boom runs up against a slate of issues, including supply chain snags, #energy #shortages and #tariff-induced restraints.

    Grassroots opposition from local #communities has also derailed some plans, and some #investors have grown wary of datacenters amid fears of an AI #bubble.

    Dozens of plans for datacenters were killed or delayed in December or January, according to reports from the #investment research firm MacroEdge and climate news outlet Heatmap. MacroEdge’s research identified 26 cancellations through January – up from one in October.

    (...)

  • La #France a reçu le plus d’IDE pour des #datacenters en 2025
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/24/la-france-est-le-pays-qui-a-recu-le-plus-dinvestissements-etrangers

    (...)

    Les chiffres de l’#UNCTAD soulignent néanmoins l’#attractivité de la France auprès des #investisseurs #étrangers.

    – Ceux-ci sont notamment intéressés par ses 20 #connexions par #câbles #sous-marins, qui transportent l’information en #Europe et vers le reste du #monde, ainsi que par ses capacités de #production et de #distribution d’#électricité — propre, notamment grâce au #nucléaire.
    #Paris propose également un accompagnement #institutionnel aux investisseurs étrangers qui voient aussi la France comme un point d’entrée vers le #marché #européen.

    (...)

    Une part importante de ces 69 #milliards de #dollars d’investissements (58,5 milliards d’euros) réalisés en France est dédiée à deux projets : un méga #campus d’IA en #Île-de-France, fruit d’un accord entre #MGX, l’entreprise française #Mistral_AI, #NVIDIA et #Bpifrance, et jusqu’à 20 milliards d’euros d’investissements dans des #centres_de_données et des #infrastructures de l’IA financés par le #canadien #Brookfield Asset Management.

    (...)

  • #datacenters : les infrastructures de la start-up nation de plus en plus contestées
    https://lvsl.fr/datacenters-les-infrastructures-de-la-start-up-nation-de-plus-en-plus-contestee

    La course à la digitalisation et à l’IA entraîne une prolifération de datacenters, en particulier en France. Mais ces infrastructures sont très gourmandes en ressources, polluent et créent peu d’emplois. Alors que les contestations locales se multiplient, une réflexion sur la place du numérique dans nos vies peine encore à émerger.

    #Écologie #cloud #données #environnement #GAFAM #IA #intelligence_artificielle #internet #pollution

  • Face à l’#IA générative, l’#objection_de_conscience

    #Manifeste pour l’#enseignement_supérieur et l’#éducation_nationale

    Nous, membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale (EN), déclarons adopter une posture d’objection de conscience face au déploiement des technologies d’#IA_générative[1] (#IAg) dans nos institutions.

    L’objection de conscience désigne le #refus individuel, mais aussi collectif en tant qu’il est publiquement partagé, de prendre part à une activité que l’on perçoit comme incompatible avec des #valeurs fondamentales.

    Dans le cas présent, nous considérons que le déploiement de l’IAg dans les institutions de l’ESR et de l’EN est incompatible avec les valeurs de #rationalité et d’#humanisme que nous sommes censé·es représenter et diffuser.

    Trois considérations majeures justifient cette position. Pour des raisons de concision, ce manifeste ne les développe pas mais on trouve dans la littérature scientifique de quoi les étayer solidement[2].

    Considération 1.

    L’IAg est un gouffre énergétique et matériel tel que personne ne peut prétendre qu’elle soit compatible avec les grands engagements internationaux tels que l’#Accord_de_Paris sur le climat, et plus généralement avec la #protection_du_vivant. Accepter le déploiement de l’IAg, c’est amplifier le dépassement des limites planétaires. Ceci est une attitude résolument anti-humaniste eu égard à la gravité de la situation. Le caractère écocidaire de l’IAg est en soi une raison suffisante pour en refuser le déploiement au sein de nos institutions.

    Considération 2.

    L’IAg représente un #choix_technologique qui agit comme un accélérateur des #infrastructures_industrielles sur lesquelles repose le secteur du #numérique : #mines, #datacenters, #centrales_électriques, usines de matériel électronique, etc. Ainsi, outre les problèmes de #pollution massive déjà évoqués, ce sont les lourds dégâts sociaux associés à ce système qui se voient renforcés : #travail prolétarisé dans les usines de fabrication et ultraprolétarisé dans le « #travail_du_clic », non-respect des #droits_humains, conflits d’usage (#eau, #métaux, #énergie), rapports extractivistes et néo-coloniaux entre pays du Nord et du Sud, #déstabilisation_géopolitique des régions minières, etc. Dans tous ces domaines, la compétition effrénée à laquelle se livrent les acteurs de l’IAg mènera aux méthodes les plus sauvages et prédatrices. Il nous semble inacceptable de contribuer à une telle dynamique par nos pratiques pédagogiques et scientifiques.

    Considération 3.

    La #banalisation des IAg dans le grand public alimente des usages qui ouvrent la voie à un futur dystopique – qui est, pour partie, déjà là : multiplication des vidéos deepfake, #désinformation à grande échelle par des « usines à trolls », #dépendance affective aux compagnies virtuelles, intensification du #marketing_digital et des #escroqueries, etc. Plus généralement, il permet à des mégafirmes d’accumuler un pouvoir démiurgique, mégafirmes dont les dirigeants ne font pas mystère de leurs projets mégalomaniaques, eugénistes et de leur détestation de la #démocratie. Nos institutions ne peuvent soutenir de telles techno-oligarchies, y compris de manière indirecte.

    *

    Le support principal de l’objection de conscience est le refus de participer à une activité qui contrevient à des valeurs fondamentales. Dans le cas de l’IAg, les trois considérations ci-dessus permettent d’assurer cette #posture au regard de nos missions d’éducation et de diffusion des savoirs.

    Face à ces analyses globales, les arguments les plus fréquents de légitimation de l’introduction de l’IAg dans nos institutions apparaissent immédiatement irrecevables[3]. Notamment, l’idée commune selon laquelle la diffusion de l’IAg dans nos sociétés serait « inéluctable » ne remet aucunement en cause la pertinence de l’objection de conscience. En effet, le principe de l’objection de conscience, voire de toutes les formes de #résistance, consiste à s’opposer à ce qui contrevient à nos valeurs fondamentales non pas parce que l’on pense que l’on va « gagner », mais parce que l’on a la certitude que c’est ce qui est juste et digne, ici et maintenant. Par ailleurs, contrairement à d’autres technologies délétères déjà profondément implantées dans nos sociétés, l’apparition des IAg est récente et par conséquent ses usages ne sont pas profondément intégrés dans nos pratiques professionnelles. Ainsi, l’effet de « verrouillage sociotechnique » empêchant tout retour en arrière n’est pas encore pleinement là avec les IAg et il est encore effectivement possible d’exercer un refus.

    Engagements

    Nous, membres de l’ESR et de l’EN signataires de ce manifeste nous engageons à :

    – adopter face au déploiement des IAg dans nos institutions une posture d’objection de conscience. Face à un phénomène qui nous dépasse mais dont nous savons qu’il est mortifère, nous choisissons d’opposer un refus net, indiscutable, et politique parce qu’il est partagé : nous ne les utiliserons pas, à moins d’y être expressément contraint·es, dans nos cours, dans nos communications, dans nos recherches, dans nos activités administratives. Nous refuserons, autant que nos situations individuelles nous le permettent, de participer à des projets ou à des activités qui les mobilisent (enregistrement et compte-rendu automatique de réunion ; activité pédagogique ; formation à l’usage, fût-il qualifié de raisonné ou éthique, etc.). À tout le moins, nous exprimerons publiquement notre malaise profond face à ces pratiques. Nous sommes par ailleurs conscient·es que le terme « IAg » recouvre des applications très diverses, dont certaines sont déjà largement intégrées à nos pratiques, telles que la traduction ou la transcription automatique. S’il n’est pas réaliste de tout remettre en cause, il s’agit au moins de stopper ce qui peut encore l’être.

    – afficher dans nos activités, nos signatures mails, nos publications, nos diaporamas, etc. notre ralliement à ce manifeste via un logo et/ou le lien vers le présent texte. L’enjeu est de ne jamais laisser l’IAg apparaître dans nos milieux professionnels « comme si de rien n’était » et d’afficher partout dans nos sphères d’activité que « cela ne va pas de soi ». Parvenir à ouvrir des discussions sur le sujet par cet affichage permettrait déjà d’éviter une banalisation qui, dans des institutions prescriptrices comme les nôtres, se confond avec de la promotion.

    – promouvoir autant que possible une réflexion collective sur la place du numérique dans nos institutions. Si les arguments que nous opposons au déploiement de l’IAg nous permettent en effet de refuser une nouvelle « escalade numérique », nous savons également que le système sociotechnique du numérique dans son ensemble est sujet aux mêmes questionnements. Le « stop » opposé à l’IAg pourrait ainsi être l’ouverture d’une séquence d’évaluation de nos dépendances plus générales à un système problématique, qui permette de s’engager vers la « sobriété numérique »[4] en vue d’aboutir à un numérique effectivement soutenable.

    [1]Les IA génératives constituent un type particulier de système d’Intelligence Artificielle, destiné à générer du texte, des images, des sons, des vidéos, sur la base de modèles de langage (LLM pour Large Language Model) entraînés sur de vastes corpus de données.

    [2]Une bibliographie indicative est proposée en fin de document.

    [3]Celles et ceux qui souhaitent des éléments de discussions plus précis sur ce type d’arguments (l’IA « souveraine », l’IA « sobre », la « praticité », l’IAg « inéluctable », etc.) pourront par exemple consulter le texte « Oui mais l’IAg… » publié sur le site web de l’Atécopol de Toulouse.

    [4]Pour aller plus loin sur ce sujet voir : affiche 10 de l’exposition « Pour la sobriété numérique dans l’ESR » (https://www.irit.fr/exposition-sobriete-numerique).

    –-
    Voici deux logos qui permettront aux signataires d’afficher leur adhésion à cette position. Chacun·e est invité·e à choisir le logo qui lui convient en fonction du contexte et/ou de ses préférences.

    https://atecopol.hypotheses.org/13082
    #intelligence_artificielle #résistance #éducation #ESR #université #enseignement #limites_planétaires #extractivisme #néo-colonialisme #désobéissance

  • Google, Westinghouse Team up on AI Nuclear Boost
    https://www.datacenterknowledge.com/data-center-construction/google-cloud-westinghouse-team-up-on-ai-nuclear-boost

    Ne l’oublions jamais : les mensonges sur le nucléaire ("Nuclear has been seen as an attractive option, as safety and efficiency have improved over the years") vont de pair avec les hallucinations des IA

    The companies said Google Cloud’s AI optimization will cut construction costs and time for 10 new reactors.
    Picture of Shane Snider
    Shane Snider, Senior News Writer, Data Center Knowledge

    November 20, 2025
    3 Min Read
    Westinghouse’s Vogtle 4 AP1000 nuclear reactor in Georgia
    Westinghouse’s Vogtle 4 AP1000 nuclear reactor in Georgia.Image: Westinghouse

    To help address the growing energy gap caused by the AI data center boom, Google and Westinghouse have joined forces to optimize the construction and operation of 10 planned nuclear reactors slated to begin construction in 2030.

    The companies said they have been working for months on a plan that boosts normally sluggish nuclear reactor construction timelines with a custom AI-driven Google Cloud optimization platform. Google said early pilot testing has shown significant cost and time savings using the platform.

    Westinghouse announced earlier this year a $80 billion, US government-backed plan to start building 10 AP1000 nuclear reactors by 2030, aiming to address exponentially increasing AI-related energy demands. Those 1,150 MW reactors could power 7.5 million homes, as well as several data centers.

    That would help reduce the growing gap between available energy and increasing demand. But the industry faces a serious time crunch as massive data center projects are already breaking ground across the country.

    A report from global risk firm DNV found data centers’ energy consumption will quintuple by 2040, accounting for 5% of all global electricity, with North America taking on a 16% share of global consumption. That reality has companies scrambling to prop up new energy sources, both renewable and non-renewable.

    Related:Nuclear-Powered Data Centers: When Will SMRs Finally Take Off?
    Nuclear-Powered Data Center Wave

    Nuclear has been seen as an attractive option, as safety and efficiency have improved over the years, and as sustainability remains a global concern. The International Atomic Energy Agency (IAEA) projects that nuclear operational capacity could double by 2050. More than 20 countries have pledged to triple nuclear capacity by 2050.

    However, building all that capacity is historically a challenging task. The IAEA said reactor construction can take 10-12 years. Google Cloud and Westinghouse believe they can significantly reduce that time with AI.

    “Our ultimate goal is to align using our cutting-edge capabilities and our AI portfolio… to help the industry create a safer, more reliable and sustainable system for every customer,” said Raiford Smith, Google Cloud’s global director, power and energy industry. “This partnership is a landmark moment in our industry, specifically targeting the use of AI to transform the construction of advanced nuclear reactors and enhance the operations of existing plants.”
    Reactors Fast-tracked

    Westinghouse said the new AI platform will help bring the reactors online within 5-6 years of construction start. In contrast, Westinghouse’s AP1000-powered Vogtle project in Georgia took 15 years to complete, due to delays and cost overruns.

    Related:Equinix Bets on Nuclear Power to Fuel Data Center Energy Demands

    Lou Martinez Sancho, Westinghouse’s CTO and executive vice president of R&D and innovation, said the new AI innovations should significantly reduce times.

    “We are confident that with the integration of AI, we can build and operate faster and safer than ever before,” Martinez Sancho said during a press round table, noting that a typical reactor project involves 10,000 employees at the peak of construction. “It’s a lot of activity that needs to be coordinated… solving all these challenges basically required a new approach and new method that AI is giving us.”

    During the press presentation, Scott Sidener, Westinghouse’s chief data scientist and chief engineer of digital, showcased the new tool’s interface, which sifts through millions of construction tasks to determine the optimal daily schedule and minimize delays. With a click, Sidener showed how the tool cut build costs for one task by 25 percent, or $1 million.

    “This can be performed in seconds rather than a week,” Sidener said.

    #Nucléaire #Datacenters #IA

  • (1) Fil d’actualité | LinkedIn
    https://www.linkedin.com/posts/olivier-alexandre-579b5285_quelles-donn%C3%A9es-%C3%A0-prendre-en-compte-p

    Olivier Alexandre • 1er Tech&Culture 4 j • Modifié •

    Quelles données à prendre en compte pour les centres de données ?

    Ces infrastructures informatiques, composées d’ordinateurs centraux, baies de stockage et serveurs, sont devenues la colonne vertébrale du réseau des réseaux et le moteur des IAgen.

    On pourra donc se réjouir de la perspective d’un grand centre de données, nommé "Campus IA", sur la commune de Fouju en Seine-et-Marne, pour un montant de 35 milliards d’euros. D’autant plus que ce projet s’accompagne de plusieurs promesses : souveraineté, embauches (1000 emplois), facilités d’accès aux réseaux connectique et énergétique, 20% de végétalisation, contrôle d’investisseurs français. Elles ont été présentées avec pédagogie par les porteurs et parties prenantes dans le cadre de la consultation publique ouverte jusqu’au 23 novembre 2025.

    Ce projet pose toutefois plusieurs questions, relatives à la souveraineté, au projet de société et la gestion des externalités négatives à venir. Comme le rappelait récemment Ophélie Coelho interrogée par Mathilde Saliou, la question de la souveraineté ne saurait se résumer au critère de la localisation, soit "un centre en France = un centre français".

    https://lnkd.in/eDaZp2-w

    Une implantation recouvre des dimensions financières, techniques et organisationnelles. Les partenaires connus du projet sont la BPI, Mistral AI, Nvidia et MGX. Si la BPI exerce sous la supervision d’autorités publiques, une large partie du capital de Mistral AI est désormais sous contrôle d’investisseurs américains (dont Lightspeed Venture et h16z, Marc Andreessen travaillant directement avec l’administration Trump) ; l’entreprise américaine NVIDIA contrôle 80% du marché des micropuces ; et MGX est une société d’investissement émiratie.

    Ces capitaux et les ressources techniques attenantes ne sont pas neutres. Elles s’accompagnent de valeurs, modèles de développement et d’un projet de société : technosolutionnisme, ambition monopolistique, extractivisme, voire pour certains d’entre eux singularité technologique.

    Ce projet en vient ainsi à questionner le sens même du terme « société » : comment ce type d’infrastructures compose et recompose nos relations avec le reste du monde, le travail, l’habitat, l’énergie, l’eau, la biodiversité, voire même des dimensions aussi prosaïque que la lumière ou le bruit.

    Pour rappel, les centres de données consomment 2% de l’électricité mondiale (20% en Irlande) ; un seul centre absorbe jusqu’à 5 millions de litres d’eau par jour, et représente une nuisance sonore de 25 à 35 dB (la réglementation française limitant l’émergence sonore nocturne à 3 dB).

    Voici quelques-uns des enjeux que nous évoquions vendredi 7 novembre à Crisenoy, commune limitrophe de Fouju, à l’initiative d’Arnaud Saint-Martin, avec les chercheurs Clément Marquet, Pauline Gourlet, Marie Garin et Nilo Schwencke.

    Image. Construction d’un centre de données Amazon dans le comté de Loudoun (Texas) 10 février 2024 (Getty Image).

    https://media.licdn.com/dms/image/v2/D4E22AQFPqFvqTL2kfg/feedshare-shrink_800/B4EZpeTiZhIIAk-/0/1762518772008?e=1764201600&v=beta&t=31-J34yojWMxYSW2X2GtzOzieAY8ZQF02rg

    #Olivier_Alexandre #Datacenters #Extractivisme #Investisseurs

  • #Coal making a comeback as #US #datacenters demand power • The Register
    https://www.theregister.com/2025/10/10/datacenter_coal_power

    Fri 10 Oct 2025 // 13:44 UTC

    US datacenters are experiencing a significant shift toward coal-powered #energy due to elevated natural #gas prices and rapidly growing #electricity demand.

    According to a research note from financial services firm Jefferies, datacenter operators are racing to connect new #capacity to the #electrical grid, with accelerated load growth expected during the 2026-2028 period.

    This spike in demand is driving an unexpected resurgence in coal generation, which has increased nearly 20 percent year-to-date. The research note, seen by The Register, states:

    Le gaz est trop cher, alors on utilise le charbon. Et comme ça, on peut continuer à alimenter les nouveaux datacenters qui vont résoudre la crise climatique du fait des capacités illimitées de l’intelligence artificielle générale.

  • Policy Becomes Key For AI Data Center Sustainability
    https://www.datacenterknowledge.com/regulations/policy-becomes-pivotal-as-ai-surge-tests-data-center-sustainabi

    As data centers face surging demand from AI workloads and tightening energy supplies, government policy is emerging as one of the most powerful forces shaping where and how facilities are built.

    The Uptime Institute’s latest Annual Outage Analysis Report shows that while data center outages continue to decline, power-related risks and rising costs remain one of the industry’s biggest challenges – and public policy will play a decisive role in addressing them.

    Jay Dietrich, research director of sustainability at the Uptime Institute, says government action is now one of the most important levers for keeping the industry on track.

    “State governments, public utility commissions, and regional transmission system operators have the greatest influence on the availability of power,” he says.

    Dietrich points to direct liquid cooling as a critical technology for the next wave of data center facilities, particularly those supporting AI training clusters. By capturing heat more effectively, these systems enable heat reuse programs and improve energy efficiency.

    Software optimization is also on the agenda, with operators looking to tune AI models and inference engines to deliver more work per watt.

    “Over the next decade, advances can be made to get to 80% carbon-free energy consumption at a data center meter and to reduce the carbon content of materials like concrete and steel by half,” Dietrich says.
    Balancing Growth and Responsibility

    While the Uptime Institute report underscores the industry’s progress in reducing outages, Dietrich cautions that the race to add capacity – especially for AI-driven workloads – must not come at the expense of long-term resilience.

    He argues that regulatory pressure can be an ally rather than an obstacle if it encourages operators to invest in efficiency and sustainable growth.

    #Datacenters #Consommation_énergétique

  • Meta Built a Data Center Next Door. The Neighbors’ Water Taps Went Dry. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2025/07/14/technology/meta-data-center-water.html

    Data center companies often demand as much water as they can get, using the tax revenue they pay as leverage, said Newsha Ajami, a hydrologist and director of urban water policy at Stanford. Some projects are so large that they require the land to first be “dewatered,” which is when groundwater is pumped out of the surrounding area in preparation for construction.

    Yet water is a particularly difficult resource to manage. If a municipality needs to add energy capacity to its grid, it can build new solar farms, wind turbines or reopen coal and nuclear power plants. But the water used by Newton County comes from a nearby reservoir that can be replenished with only rainwater.

    Because electricity is more costly for data centers than water, companies often prioritize building their facilities in places with cheap power, even if the area is drought stricken. That has exacerbated water shortages across the world, Ms. Ajami said.

    “Water is an afterthought” for tech companies, she said. “The thinking is, ‘Someone will figure that out later.’”

    #Datacenters #Eau #Pollution

  • Trump announces private-sector $500 billion investment in AI infrastructure | Reuters
    https://www.reuters.com/technology/artificial-intelligence/trump-announce-private-sector-ai-infrastructure-investment-cbs-reports-2025
    https://www.reuters.com/resizer/v2/URJY6NIMTNMXZDLGRPVPYXZSQ4.jpg?auth=183c97adea55a77d8966583f7ae1cd92179a2ff

    Commencer par arroser les copains. Quelle bonne idée.
    Et forer pour construire les sources électriques nécessaires aux gigantesques datacenters. La planète dit merci.

    By Steve Holland
    January 22, 20254:42 AM GMT+1Updated 7 hours ago

    Summary
    Companies

    Tech leaders credit Trump win for initiative
    Stargate plans construction of 20 data centers
    Trump says project will create 100,000 jobs

    Jan 21 (Reuters) - U.S. President Donald Trump on Tuesday announced a private sector investment of up to $500 billion to fund infrastructure for artificial intelligence, aiming to outpace rival nations in the business-critical technology.
    Trump said that ChatGPT’s creator OpenAI, SoftBank (9984.T)
    , opens new tab and Oracle (ORCL.N)
    , opens new tab are planning a joint venture called Stargate, which he said will build data centers and create more than 100,000 jobs in the United States.
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    These companies, along with other equity backers of Stargate, have committed $100 billion for immediate deployment, with the remaining investment expected to occur over the next four years.
    SoftBank CEO Masayoshi Son, OpenAI CEO Sam Altman and Oracle Chairman Larry Ellison joined Trump at the White House for the launch.
    The first of the project’s data centers are already under construction in Texas, Ellison said at the press conference. Twenty will be built, half a million square feet each, he said. The project could power AI that analyzes electronic health records and helps doctors care for their patients, Ellison said.
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    The executives gave Trump credit for the news. “We wouldn’t have decided to do this,” Son told Trump, “unless you won.”
    "For AGI to get built here," said Altman, referring to more powerful technology called artificial general intelligence, “we wouldn’t be able to do this without you, Mr. President.”
    It was not immediately clear whether the announcement was an update to a previously reported venture.
    Item 1 of 3 U.S. President Donald Trump delivers remarks on AI infrastructure, next to Oracle co-founder Larry Ellison, SoftBank CEO Masayoshi Son and OpenAI CEO Sam Altman at the Roosevelt room at White House in Washington, U.S., January 21, 2025. REUTERS/Carlos Barria
    [1/3]U.S. President Donald Trump delivers remarks on AI infrastructure, next to Oracle co-founder Larry Ellison, SoftBank CEO Masayoshi Son and OpenAI CEO Sam Altman at the Roosevelt room at White House in Washington, U.S., January 21, 2025. REUTERS/Carlos Barria Purchase Licensing Rights
    , opens new tab
    In March 2024, The Information, a technology news website, reported OpenAI and Microsoft were working on plans for a $100 billion data center project that would include an artificial intelligence supercomputer also called “Stargate” set to launch in 2028.
    POWER-HUNGRY DATA CENTERS
    The announcement on Trump’s second day in office follows the rolling back of former President Joe Biden’s executive order on AI, that was intended to reduce the risks that AI poses to consumers, workers and national security.
    AI requires enormous computing power, pushing demand for specialized data centers that enable tech companies to link thousands of chips together in clusters.
    “They have to produce a lot of electricity, and we’ll make it possible for them to get that production done very easily at their own plants if they want,” Trump said.
    As U.S. power consumption rises from AI data centers and the electrification of buildings and transportation, about half of the country is at increased risk of power supply shortfalls in the next decade, the North American Electric Reliability Corporation said in December.
    As a candidate in 2016, Trump promised to push a $1 trillion infrastructure bill through Congress but did not. He talked about the topic often during his first term as president from 2017 to 2021, but never delivered on a large investment, and “Infrastructure Week” became a punchline.
    Oracle shares were up 7% on initial report of the project earlier in the day. Nvidia (NVDA.O)
    , opens new tab, Arm Holdings and Dell (DELL.N)
    , opens new tab shares also rose.
    Investment in AI has surged since OpenAI launched ChatGPT in 2022, as companies across sectors have sought to integrate artificial intelligence into their products and services.

    #Intelligence_artificielle #Trump #Géopolitique_numérique #datacenters

  • Bluetooth temperature recorder for real-time temperature monitoring in data centers

    Data centers generate a lot of heat. Excessive temperature will affect the normal operation of equipment, so it is necessary to maintain appropriate temperature and humidity, and temperature and humidity monitoring is essential. Bluetooth temperature recorder is used for temperature and humidity monitoring in data rooms, which can realize remote real-time temperature monitoring, effectively manage the temperature and humidity data in the room, and make timely adjustments.

    Servers, routers and other network devices are particularly sensitive to environmental conditions. Excessive or low temperature and humidity will affect their operation and even service life. The BlueTag TH30 Bluetooth temperature recorder developed and produced by Freshliance is used together with the network management to form a networked system, which has a wider monitoring area and higher accuracy and supports remote real-time monitoring and alarm notification. Operation and maintenance personnel can view data at any time through mobile phones or computers, and provide free comprehensive data analysis, mapping and data filtering. In addition, abnormal temperature and humidity can be reported in time, and managers can respond to emergencies.

    Through real-time temperature and humidity monitoring, managers can better optimize the operating efficiency of equipment such as air conditioners in the room, achieve energy savings and cost control. The wireless temperature data logger provided by Freshliance can meet the needs of remote real-time monitoring of indoor temperature and humidity in data rooms, laboratories, museums, libraries, archives, etc. of different sizes, improve environmental management efficiency, and reduce costs.
    #bluetooth #temperaturerecorder #datacenters #wireless

    https://www.realtimelogger.com/products/bluetag-th30-bluetooth-temperature-and-humidity-data-logger.html

    • https://www.npr.org/2024/09/20/nx-s1-5120581/three-mile-island-nuclear-power-plant-microsoft-ai

      Three Mile Island, the power plant near Middletown, Pa., that was the scene of the worst commercial nuclear accident in U.S. history, will reopen to power #Microsoft's #data_centers, which are responsible for powering the tech giant’s cloud computing and artificial intelligence programs.

      Constellation #Energy, which bills itself as America’s largest producer of “clean, #carbon-free energy,” announced Friday that it had signed its largest-ever power purchase agreement with Microsoft.

      “Powering industries critical to our nation’s global economic and technological competitiveness, including data centers, requires an abundance of energy that is carbon-free and reliable every hour of every day, and #nuclear_plants are the only energy sources that can consistently deliver on that promise,” said Joe Dominguez, Constellation Energy’s president and CEO.

      The deal will create approximately 3,400 jobs and bring in more than $3 billion in state and federal taxes, according to the company. It also said the agreement will add $16 billion to Pennsylvania’s GDP.

      The agreement will span 20 years, and the plant is expected to reopen in 2028. It will be renamed the Crane Clean Energy Center in honor of Chris Crane, who died in April and served as the CEO of Constellation’s former parent company.

      #Pennsylvania’s nuclear energy industry plays a critical role in providing safe, #reliable, #carbon_free #electricity that helps reduce emissions and grow Pennsylvania’s economy,” Gov. Josh Shapiro said.

      Unlike power plants using fossil fuels, like coal or natural gas, nuclear plants do not directly release carbon dioxide or other greenhouse gas emissions driving global warming.

      The partial nuclear reactor meltdown at Three Mile Island happened on March 28, 1979, when one of the plant’s two reactors’ cooling mechanisms malfunctioned. The #reactor that will be reopened to power Microsoft’s data centers was not involved in the accident.

      #AI #IA
      #Intelligence_artificielle #Consommation_énergétique

    • “Before it was prematurely shuttered due to poor economics, this plant was among the safest and most reliable nuclear plants on the grid, and we look forward to bringing it back with a new name and a renewed mission to serve as an economic engine for Pennsylvania," Dominguez said.

      Ben tiens. Il a juste une conception des générateurs de vapeur foireuse qui fait qu’en cas de brèche sur le circuit primaire ils se vident en quelques dizaines de secondes, privant le dit circuit d’une source d’évacuation de l’énergie. Précisément un des problèmes lors de l’accident.

  • Les émissions des datacenters de Google, Microsoft, Meta et Apple seraient 662 % plus élevées que ce que les Big Tech ont officiellement déclaré.
    https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7242436765972586496

    Les émissions des datacenters de Google, Microsoft, Meta et Apple seraient 662 % plus élevées que ce que les Big Tech ont officiellement déclaré.

    C’est ce que révèle une enquête inédite du Guardian, menée entre 2020 et 2022, mettant à jour un vrai système de brigand climatique, derrière des allégations trompeuses de « neutralité carbone ». Ce qu’il faut en retenir :

    – La méthode : Une dissimulation d’une telle ampleur a été rendue possible grâce à un système bien huilé de « comptabilité créative » à base d’achat de certificats d’énergie renouvelable, ou « Recs ». En (très) gros : du blanchiment d’argent version facture d’énergie.

    – L’ampleur : Toutes les entreprises sont coupables de dissimulation à grande échelle, avec une mention spéciale pour Meta. En 2022, les émissions officielles de Meta provenant de ses datacenters n’étaient que de 273 tonnes de CO2. Mais en étudiant ses « émissions localisées » , le Guardian obtient le chiffre de 3,8 millions de tonnes. Sacrée différence.

    – La cause : Le boom de l’IA, beaucoup plus gourmand en énergie pour les datacenters que les applications classiques basées sur le cloud. Selon Goldman Sachs (qu’on ne peut pas taxer de technophobie), le traitement d’une requête ChatGPT nécessite près de 10 fois plus d’électricité qu’une recherche Google, et la demande d’électricité des datacenters devrait augrmenter de 160 % d’ici 2030. Une étude de Morgan Stanley, un concurrent direct de Goldman Sachs, a abouti à des conclusions similaires, prévoyant que les émissions des datacenters s’élèveront à 2,5 milliards de tonnes d’équivalent CO2 d’ici 2030.

    Et ce n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg : l’enquête du Guardian s’est limitée aux émissions produites entre 2020 et 2022, une période qui correspond au début de l’essor de l’IA, mais pas aux sommets qu’elle a atteints aujourd’hui. Aujourd’hui, les Big Tech sont engagées dans un greenwashing de vaste ampleur, et l’intervention de Mère Nature lors des keynote d’Apple n’y changera rien.

    Note : Amazon, de loin le plus gros émetteur, n’a pas pu être inclus dans l’enquête du Guardian car son business model rend trop opaque l’isolement de ses émissions. Elle est pourtant tout aussi coupable que les autres de dissimuler son impact réel sur l’environnement.

    #Datacenter #Intelligence_artificielle #Consommation_énergétique

  • La voiture autonome ? Une catastrophe écologique Celia Izoard pour Reporterre
    https://reporterre.net/La-voiture-autonome-Une-catastrophe-ecologique

    L’industrie automobile prépare activement la généralisation des véhicules autonomes. Problème : leur mise en œuvre à grande échelle aurait des conséquences écologiques très néfastes.

    Dans le principe, la prouesse technologique consistant à remplacer par des machines les innombrables opérations complexes qu’effectue une personne au volant paraît difficilement compatible avec l’idée de sobriété. Un des derniers modèles, présenté en janvier au dernier Consumer’s Electronic Show de Las Vegas, le SUV Range Rover équipé par l’entreprise Valeo, comporte pas moins de quatre ou cinq caméras, huit lidars (qui permettent de mesurer les distances à partir d’un faisceau laser), plusieurs radars longue portée, un ordinateur central de grande puissance, une caméra trifocale sur le pare-brise et d’autres capteurs. La généralisation de ces véhicules impliquerait, pour abaisser les coûts de façon acceptable, le lancement d’une production de masse de tous ces objets, en supplément de l’électronique déjà présente dans les véhicules actuels. Aux États-Unis, la National Mining Association rappelle régulièrement aux décideurs que « la sophistication croissante des produits de l’industrie automobile va faire exploser la demande en métaux et la compétition pour ces ressources » [1]. En clair, impossible d’obtenir la matière première de tous ces superalliages sans provoquer une augmentation de l’activité minière, qui compte parmi les industries les plus polluantes [2].

    Deuxième problème : la croissance exponentielle des #données (le #data). La conduite automatisée repose sur de gigantesques volumes d’informations que les divers capteurs transmettent aux algorithmes de traitement d’images. Selon Brian Krzanich, PDG d’Intel, un véhicule autonome va générer et consommer, pour huit heures de conduite, environ 40 téraoctets de données, soit l’équivalent de 40 disques durs d’ordinateur. « En circulation, chacun de ces véhicules produira autant de données que 3.000 utilisateurs d’ #internet », précise-t-il [3]. Or la facture énergétique du traitement et du stockage du big data est déjà préoccupante. En France, les #datacenters consommaient déjà en 2015 plus d’électricité que la ville de Lyon. En 2017, ils ont consommé à eux seuls 3 % de l’électricité produite dans le monde, soit 40 % de plus qu’un pays comme le Royaume-Uni [4].

    « L’autonomie apparente du propriétaire d’une automobile recouvrait sa radicale dépendance » 
    Enfin, la généralisation des véhicules autonomes nécessite le déploiement de la #5G et le renouvellement des infrastructures routières. « Il est probable que l’environnement deviendra plus standardisé et proactif à mesure que sera développée une infrastructure plus communicante, résume un article de la Harvard Business Review. Il faut s’imaginer des transmetteurs radio à la place des feux rouges, des réseaux sans fil permettant aux véhicules de communiquer entre eux et avec les infrastructures, et des unités de bord de route fournissant des informations en temps réel sur la météo, le trafic, et d’autres paramètres [5]. »

    L’Union européenne finance plusieurs projets de ce type via le programme #Codecs, notamment le projet #Cooperative_ITS_Corridor, une autoroute expérimentale connectée desservant #Amsterdam, #Francfort et #Vienne. Une portion test de 8 km est déjà équipée d’une « unité de bord de route » (comprenant une antenne 5G et des ordinateurs) tous les 500 m et d’une caméra tous les 100 m. On imagine la quantité de matériel nécessaire pour équiper ne serait-ce que toutes les autoroutes d’Europe ! Le projet est loin d’être marqué par la sobriété, et moins encore si l’on imagine « des caméras avec des unités de communication (...) installées sur les feux rouges pour avertir le conducteur du passage “au vert” », comme les auteurs du Livre blanc #Mobility_Nation, le rapport du Boston Consulting Group remis au gouvernement pour accélérer l’essor du #transport_autonome [6].


    Un prototype de véhicule autonome Nissan, en 2014.

    On peut dès lors s’interroger sur la dénomination de ces véhicules : autonomes, vraiment ? André Gorz montrait déjà en 1973 à quel point l’automobile, qui dépend d’un approvisionnement en pétrole et d’une infrastructure gigantesque, reposait sur une autonomie largement fictive : « Ce véhicule allait obliger [l’automobiliste] à consommer et à utiliser une foule de services marchands et de produits industriels que seuls des tiers pouvaient lui fournir. L’autonomie apparente du propriétaire d’une automobile recouvrait sa radicale dépendance [7]. » La démonstration paraît encore plus probante pour ces véhicules qui ne pourraient « rouler tout seuls » qu’à la condition de modifier radicalement leur environnement en déployant autour d’eux un ensemble de macrosystèmes techniques.

    « Un moment de confort, dépourvu de stress, qui offre au consommateur son espace privé, des horaires flexibles, et presque aucune tâche de conduite » 
    Pour les entreprises, les véhicules dits autonomes participent pourtant de la « #mobilité_durable ». Leur argumentaire a largement été repris par le gouvernement : dans les « Neuf solutions de la nouvelle France industrielle » du président macron, les véhicules autonomes figurent en bonne place dans le volet « #mobilité_écologique ». Quels sont les arguments ? D’une part, l’interconnexion des véhicules et des infrastructures va réduire les embouteillages en permettant d’ajuster les itinéraires en temps réel. Ensuite, la conduite autonome, plus fluide, consommerait moins d’ #énergie. Surtout, le transport autonome serait porteur de la fameuse révolution de l’ #autopartage : on pourrait délaisser son véhicule personnel au profit des services de #robots-taxis en #covoiturage. Mais en analysant cette promesse, on constate qu’elle sert surtout à contrebalancer le principal problème que pose le transport autonome : le redoutable #effet_rebond, tel que les économies d’énergie procurées par une technique vont susciter l’augmentation de la consommation.

    Selon un rapport de Morgan Stanley, il paraît vraisemblable que les premiers véhicules autonomes opérationnels à grande échelle seront des #camions de transport routier. Ils seraient pilotés à distance sur des routes complexes et en conduite automatique sur autoroute ; ces camions pourraient circuler en convois, avec un seul chauffeur à la tête de plusieurs véhicules. Étant donné que la paie des chauffeurs représente environ 40 % du coût du transport, les grandes entreprises du secteur s’attendent à une baisse historique des prix, qui donnerait à la route un avantage certain par rapport au #ferroviaire [8]. Que ce soit pour du fret ou de la livraison, on aurait là une incitation à augmenter le nombre de marchandises en circulation, pour le plus grand profit des monopoles de la vente en ligne. Et comment les particuliers, les actifs surmenés par exemple, résisteraient-ils à la tentation de se faire livrer tout et n’importe quoi à domicile ?

    Selon ce même rapport, les véhicules autonomes pourraient concurrencer les transports en commun, d’une part en diminuant de deux tiers le coût d’un #taxi, d’autre part en rendant la voiture personnelle plus attractive : « Si l’automobile devient un moment de confort, dépourvu de stress, qui offre au consommateur son espace privé, des horaires flexibles, et presque aucune tâche de conduite, le consommateur pourrait échapper aux désagréments des transports publics en optant pour la “conduite” d’un véhicule autonome personnel. » La voiture autonome renforcerait ainsi le phénomène de suburbanisation, rendant acceptable de vivre plus loin de son travail en permettant à beaucoup de commencer leur journée dès l’aube dans une sorte de bureau privatif mobile. Elle permettrait à de nouveaux usagers — enfants, personnes très âgées — de se déplacer facilement, ce qui augmenterait encore, comme l’a confirmé une étude de l’université de Leeds, le nombre de véhicules sur les routes [9]. En gros, concluent les chercheurs, à partir du moment où il ne sera plus nécessaire de toucher le volant, les effets négatifs se multiplieront.


    Un prototype de voiture sans chauffeur d’Uber à San Fransisco, en novembre 2016.

    « Au plan environnemental, la voiture autonome est a priori catastrophique, puisqu’elle va faciliter le recours à l’automobile », confirme Bertrand-Olivier Ducreux, du service transport et mobilités de l’Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie (Ademe). Ce service est notamment chargé de l’appel à projets « expérimentation du véhicule routier autonome » qui subventionne les entreprises du secteur via le plan d’investissement d’avenir. « La position de l’ #Ademe, c’est de tenter d’orienter les véhicules autonomes vers une mobilité vertueuse, en faisant en sorte qu’ils soient utilisés comme un service d’autopartage. L’idéal, pour nous, c’est une navette de six, huit places sans conducteur. » Par exemple, un véhicule Uber sans chauffeur qui viendrait chercher plusieurs clients effectuant des trajets semblables.

    « Une solution efficace serait de réserver les véhicules autonomes aux systèmes de transport collectif plutôt qu’aux particuliers » 
    En admettant l’idée de confier l’avenir des transports collectifs à Uber et autres géants du net, la promotion de ces robots-taxis pourrait-elle suffire à enrayer ce qui ressemble à une étape de plus vers la #surconsommation ? Pour Thomas Le Gallic, chercheur en prospective au sein du laboratoire Ville Mobilité Transport, le pari est risqué. « Les études concluent que les véhicules autonomes pourraient aussi bien doubler que diviser par deux la consommation d’énergie associée à la mobilité des personnes. Mais l’augmentation semble plus probable, parce que les gens seront incités à faire des trajets plus longs. Pour moi, une solution efficace serait de réserver les véhicules autonomes aux systèmes de transport collectif plutôt qu’aux particuliers. Mais ce n’est pas la tendance qui se dessine. »

    Ainsi, loin de l’étiquette « mobilité écologique » sous laquelle les pouvoirs publics investissent dans les véhicules autonomes, il faudrait inverser le constat : pour que cette innovation ne soit pas catastrophique, il faudrait une politique extrêmement volontariste.

    Cela impliquerait que le gouvernement, de manière assez invraisemblable, décide de rendre la voiture personnelle prohibitive pour la remplacer par une ambitieuse politique de transports publics et de navettes. Est-ce vraiment le projet ? L’État prévoit-il de se donner les moyens de limiter drastiquement les ventes des constructeurs automobiles ? Est-ce vraiment ce qu’Emmanuel Macron avait en tête, lors de son discours de mars 2018 sur l’ #intelligence_artificielle, quand il déclarait vouloir mener la « bataille essentielle » de la voiture autonome parce que « la #France est une grande nation automobile, et nous y avons notre rôle historique » ?

    En mai 2018, l’État avait déjà dépensé près de 200 millions d’euros pour subventionner la #recherche en véhicules autonomes [10]. C’est sans commune mesure avec ce que pourrait ensuite coûter la mise en œuvre de la 5G, la refonte des infrastructures routières, les mesures de #cybersécurité, soit les investissements publics colossaux nécessaires à leur déploiement, auxquels il faut ajouter le coût social de la mise au chômage de plusieurs centaines de milliers de chauffeurs professionnels.

    Si l’objectif est de mener la « révolution de l’autopartage » et d’en finir avec la voiture personnelle, a-t-on besoin des véhicules autonomes ? Ces investissements ne pourraient-ils pas tout aussi bien servir à mener une aussi ambitieuse politique de transports collectifs avec conducteurs en finançant les trains, les bus et les navettes que réclament les habitants des campagnes et de la France périurbaine pour délaisser leur voiture personnelle ?

    Notes
    [1] « Minerals Drive the Auto Industry », American Mining Association, 10/02/14.
    [2] Cf. Revue Z, n° 12, « Trésors et conquêtes », Agone, 2018.
    [3] « Just one autonomous car will use 4000 GB of data per day », Network World, 7/12/16.
    [4] « Quand le stockage de données consommera plus d’énergie que le monde n’en produit », L’Usine nouvelle, 29/06/18.
    [5] « To Make Self-Driving Cars Safe, We Also Need Better Roads and Infrastructure », 14/08/18.
    [6] « Réinventer la mobilité urbaine et périurbaine à l’horizon 2030 », novembre 2017. Le Boston Consulting Group est une émanation du Forum économique mondial financé par 1.000 multinationales réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 3 milliards d’euros.
    [7] « L’idéologie sociale de la bagnole », Le Sauvage, automne 1973.
    [8] Blue Paper on Autonomous Cars, 2013.
    [9] « Self-driving Cars : Will They Reduce Energy Use ? », University of Leeds, 2016 ; « Will Self-driving Cars Be Good or Bad for the Planet ? », geekwire.com, 25/02/16.
    [10] Développement des véhicules autonomes : orientations stratégiques pour l’action publique, mai 2018.

  • Des impacts énergétiques et sociaux de ces data-centers qu’on ne voit pas
    http://maisouvaleweb.fr/impacts-energetiques-sociaux-de-data-centers-quon-ne-voit

    L’ADEME, via le projet Enernum, vient de publier une étude approfondie sur les impacts à la fois énergétiques et sociétaux de l’installation et du déploiement des data centers, en France et ailleurs. Ce travail vient confirmer les conclusions du Think tank The Shift Project qui alertait déjà des coûts carbone importants de ces infrastructures qui soutiennent tous nos usages numériques. Par delà les chiffres, l’ADEME replace les data-centers dans leur contexte humain et géographique et interroge la (...)

    #BigData #cloud

  • Huge Solar Farms to ‘Match’ Google Data Center Energy Use in Southeast
    https://www.datacenterknowledge.com/energy/largest-solar-farms-ever-built-google-power-its-southeast-data-

    https://www.datacenterknowledge.com/sites/datacenterknowledge.com/files/solar+array%20las%20vegas%202016%20getty_0.jpg

    As the world’s largest corporate buyer of renewable energy, Google has been leading the charge by tech giants to make their data center energy use carbon-neutral. Those efforts have resulted in a massive amount of new renewable generation capacity to be built in the US and Europe, and at least one project in South America.
    Alphabet/Google/Aerial Innovations

    Google data center under construction in Clarksville, Tennessee

    “Last year, we shared our long-term objective to source carbon-free electricity around the clock for each of our data centers,” Amanda Corio, Google’s senior lead for energy and infrastructure, wrote in a blog post announcing the latest solar projects. “These new solar projects will bring us substantially closer to that goal in the Southeastern US.”

    In a deal with the Tennessee Valley Authority, the company has agreed to buy the two new solar farm’s entire output. It didn’t say where the remaining power in the 413MW renewable energy deal would come from. Each of the solar farms described in the blog post is expected to have generation capacity of about 150MW.

    Since it’s not always possible to power a data center directly with renewable energy generated by a specific wind or solar farm, Google’s focus has been on “matching” its energy consumption with renewables. That means that it buys a kilowatt hour of energy from a renewable source built specifically for Google for every kilowatt hour of energy consumed by its data centers, Urs Hölzle, Google’s senior VP of technical infrastructure, explained in a blog post last year:

    We say that we “matched” our energy usage because it’s not yet possible to “power” a company of our scale by 100 percent renewable energy. It’s true that for every kilowatt-hour of energy we consume, we add a matching kilowatt-hour of renewable energy to a power grid somewhere. But that renewable energy may be produced in a different place, or at a different time, from where we’re running our data centers and offices. What’s important to us is that we are adding new clean energy sources to the electrical system, and that we’re buying that renewable energy in the same amount as what we’re consuming, globally and on an annual basis.

    The new solar projects in Hollywood, Alabama, and Yum Yum, Tennessee, will be built by NextEra Energy Resources and Invenergy, which partner with TVA. By buying their output, Google expects to match the energy consumption of its upcoming data centers in the region with renewables “from day one.”

    #Energie #Reouvelable #Google #datacenters

  • Octave Klaba sur la panne de OVH
    http://travaux.ovh.net/?do=details&id=28247

    Comment by OVH - Friday, 10 November 2017, 00:27AM

    Bonjour,
    Ce matin à 7h23, nous avons eu une panne majeure sur notre site de Strasbourg (SBG) : une coupure électrique qui a mis dans le noir nos 3 datacentres SBG1, SBG2 et SBG4 durant 3h30. Le pire scénario qui puisse nous arriver.

    Le site de SBG est alimenté par une ligne électrique de 20kV composée de 2 câbles qui délivrent chacun 10MVA. Les 2 câbles fonctionnent ensemble, et sont connectés à la même source et sur le même disjoncteur chez ELD (Strasbourg Électricité Réseaux). Ce matin, l’un des 2 câbles a été endommagé et le disjoncteur a coupé l’alimentation des datacentres.

    Le site SBG est prévu pour fonctionner, sans limite de temps, sur les groupes électrogènes. Pour SBG1 et SBG4, nous avons mis en place, un premier système de 2 groupes électrogènes de 2MVA chacun, configurés en N+1 et en 20kV. Pour SBG2, nous avons mis en place 3 groupes en N+1 de 1.4MVA chacun. En cas de coupure de la source externe, les cellules haute tension sont reconfigurées automatiquement par un système de bascule motorisé. En moins de 30 secondes, les datacentres SBG1, SBG2 et SBG4 sont ré-alimentés en 20KV. Pour permettre toutes ces bascules sans couper l’alimentation électrique des serveurs, nous disposons d’onduleurs (UPS) sachant fonctionner sans aucune alimentation durant 8 minutes.

    Ce matin, le système de basculement motorisé n’a pas fonctionné. L’ordre de démarrage des groupes n’a pas été donné par l’automate. Il s’agit d’un automate NSM (Normal Secours Motorisé), fournit par l’équipementier des cellules haute-tension 20kV. Nous sommes en contact avec lui, afin de comprendre l’origine de ce dysfonctionnement. C’est toutefois un défaut qui aurait dû être détecté lors des tests périodiques de simulation de défaut sur la source externe. Le dernier test de reprise de SBG sur les groupes date de la fin du mois mai 2017. Durant ce dernier test, nous avons alimenté SBG uniquement à partir des groupes électrogènes durant 8H sans aucun souci et chaque mois nous testons les groupes à vide. Et malgré tout, l’ensemble de ce dispositif n’a pas suffi aujourd’hui pour éviter cette panne.

    Vers 10h, nous avons réussi à basculer les cellules manuellement et nous avons recommencé à alimenter le datacentre à partir des groupes électrogènes. Nous avons demandé à ELD de bien vouloir déconnecter le câble défectueux des cellules haute tension et remettre le disjoncteur en marche avec 1 seul des 2 câbles, et donc limité à 10MVA. La manipulation a été effectuée par ELD et le site a été ré-alimenté vers 10h30. Les routeurs de SBG ont été joignables à partir de 10h58.

    Depuis, nous travaillons, sur la remise en route des services. Alimenter le site en énergie permet de faire redémarrer les serveurs, mais il reste à remettre en marche les services qui tournent sur les serveurs. C’est pourquoi chaque service revient progressivement depuis 10h58. Notre système de monitoring nous permet de connaitre la liste de serveurs qui ont démarré avec succès et ceux qui ont encore un problème. Nous intervenons sur chacun de ces serveurs pour identifier et résoudre le problème qui l’empêche de redémarrer.

    A 7h50, nous avons mis en place une cellule de crise à RBX, où nous avons centralisé les informations et les actions de l’ensemble des équipes. Un camion en partance de RBX a été chargé de pièces de rechange pour SBG. Il est arrivé à destination vers 17h30. Nos équipes locales ont été renforcées par des équipes du datacentre de LIM en Allemagne et de RBX, ils sont tous mobilisés sur place depuis 16H00. Actuellement, plus de 50 techniciens travaillent à SBG pour remettre tous les services en route. Nous préparons les travaux de cette nuit et, si cela était nécessaire, de demain matin.

    Prenons du recul. Pour éviter un scénario catastrophe de ce type, durant ces 18 dernières années, OVH a développé des architectures électriques capables de résister à toutes sortes d’incidents électriques. Chaque test, chaque petit défaut, chaque nouvelle idée a enrichi notre expérience, ce qui nous permet de bâtir aujourd’hui des datacentres fiables.

    Alors pourquoi cette panne ? Pourquoi SBG n’a pas résisté à une simple coupure électrique d’ELD ? Pourquoi toute l’intelligence que nous avons développée chez OVH, n’a pas permis d’éviter cette panne ?

    La réponse rapide : le réseau électrique de SBG a hérité des imperfections de design liées à la faible ambition initialement prévue pour le site.

    La réponse longue :
    En 2011, nous avons planifié le déploiement de nouveaux datacentres en Europe. Pour tester l’appétence de chaque marché, avec de nouvelles villes et de nouveaux pays, nous avons imaginé une nouvelle technologie de déploiement de datacentres, basée sur les containers maritimes. Grâce à cette technologie, développée en interne, nous avons voulu avoir la souplesse de déployer un datacentre sans les contraintes de temps liées aux permis de construire. A l’origine, nous voulions avoir la possibilité de valider nos hypothèses avant d’investir durablement dans un site.

    C’est comme ça que début 2012, nous avons lancé SBG avec un datacentre en containers maritimes : SBG1. Nous avons déployé 8 containers maritimes et SBG1 a été opérationnel en seulement 2 mois. Grâce à ce déploiement ultra rapide, en moins de 6 mois nous avons pu valider que SBG est effectivement un site stratégique pour OVH. Fin 2012, nous avons décidé de construire SBG2 et en 2016, nous avons lancé la construction de SBG3. Ces 2 constructions n’ont pas été faites en containers, mais ont été basées sur notre technologie de « Tour » : la construction de SBG2 a pris 9 mois et SBG3 sera mis en production dans 1 mois. Pour pallier aux problèmes de place début 2013, nous avons construit très rapidement SBG4, l’extension basée encore sur les fameux containers maritimes.

    Le problème est qu’en déployant SBG1 avec la technologie basée sur les containers maritimes, nous n’avons pas préparé le site au large scale. Nous avons fait 2 erreurs :
    1) nous n’avons pas remis le site SBG aux normes internes qui prévoient 2 arrivées électriques indépendantes de 20KV, comme tous nos sites de DCs qui possèdent plusieurs doubles arrivées électriques. Il s’agit d’un investissement important d’environ 2 à 3 millions d’euros par arrivée électrique, mais nous estimons que cela fait partie de notre norme interne.
    2) nous avons construit le réseau électrique de SBG2 en le posant sur le réseau électrique de SBG1, au lieu de les rendre indépendant l’un de l’autre, comme dans tous nos datacentres. Chez OVH, chaque numéro de datacentre veut dire que le réseau électrique est indépendant d’un autre datacentre. Partout sauf sur le site de SBG.

    La technologie basée sur les containers maritimes n’a été utilisée que pour construire SBG1 et SBG4. En effet, nous avons réalisé que le datacentre en containers n’est pas adapté aux exigences de notre métier. Avec la vitesse de croissance de SBG, la taille minimale d’un site est forcément de plusieurs datacentres, et donc d’une capacité totale de 200.000 serveurs. C’est pourquoi, aujourd’hui, pour déployer un nouveau datacenter, nous n’utilisons plus que 2 types de conceptions largement éprouvées et prévues pour le large scale avec de la fiabilité :
    1) la construction de tours de 5 à 6 étages (RBX4, SBG2-3, BHS1-2), pour 40.000 serveurs.
    2) l’achat des bâtiments (RBX1-3,5-7, P19, GRA1-2, LIM1, ERI1, WAW1, BHS3-7, VIH1, HIL1) pour 40.000 ou 80.000 serveurs.

    Même si l’incident de ce matin a été causé par un automate tiers, nous ne pouvons nous dédouaner de la responsabilité de la panne. A cause du déploiement initial basé sur les containers maritimes, nous avons un historique à rattraper sur SBG pour atteindre le même niveau de normes que sur les autres sites d’OVH.

    Cet après-midi, nous avons décidé du plan d’actions suivant :
    1) la mise en place de la 2ème arrivée électrique, totalement séparée, de 20MVA ;
    2) la séparation du réseau électrique de SBG2 vis-à-vis de SBG1/SBG4, ainsi que la séparation du futur SBG3 vis-à-vis de SBG2 et SBG1/SBG4 ;
    3) la migration des clients de SBG1/SBG4 vers SBG3 ;
    4) la fermeture de SBG1/SBG4 et la désinstallation des containers maritimes.

    Il s’agit d’un plan d’investissement de 4-5 millions d’euros, que nous mettons en route dès demain, et qui, nous l’espérons, nous permettra de restaurer la confiance de nos clients envers SBG et plus largement OVH.

    Les équipes sont toujours en train de travailler sur la remise en route des derniers clients impactés. Une fois l’incident clos, nous appliquerons les SLA prévus dans nos contrats.

    Nous sommes profondément désolés pour la panne générée et nous vous remercions des encouragements que vous nous témoignez durant cet incident.

    Amicalement
    Octave

    #OVH #Panne #Datacenters

  • Los centros de procesamiento de datos (datacenters) en 2009
    https://visionscarto.net/centros-de-datos-2009

    Título: Los centros de procesamiento de datos (datacenters) en 2009 Palabras-clave: #Internet #Digital #Informática #Datacenters Apparición: - Autor: Philippe Rekacewicz Fecha de creación: 2009 Fuentes: Gateway; Alcatel; Telegeography, Washington DC; Telia; Banco Mundial; Unión internacional de telecomunicaciones (UIT); Datacenter Map

    #Colección_cartográfica

  • Les centres de données - ou datacenters - en 2009
    https://visionscarto.net/centres-de-donnees

    Titre : Les centres de données (datacenters) en 2009 Mots-clés : #Internet #Numérique #Informatique #Datacenters Apparition : - Auteurs : Philippe Rekacewicz Date de création : 2009 Sources : Gateway ; Alcatel ; Telegeography Incorporation, Washington DC ; Telia ; Banque mondiale ; Union internationale des télécommunications (UIT) ; Datacenter Map

    #Collection_cartographique

  • Alibaba to Use Own Immersion Cooling Tech in Cloud Data Centers | Data Center Knowledge
    http://www.datacenterknowledge.com/archives/2017/06/14/alibaba-to-use-own-immersion-cooling-tech-in-cloud-data-centers

    Alibaba said it plans to contribute the technology to the Open Compute Project, an open source hardware and data center design effort started about six years ago by Facebook. The Chinese company officially joined OCP this week.

    Its data center cooling technology has reached production stage, the company said, and will soon be ready for deployment in Alibaba’s cloud data centers.

    The concept of submerging servers in dielectric fluid to improve data center cooling efficiency isn’t new. There are several companies selling solutions that use it on the market, the more prominent examples being Green Revolution Cooling and Iceotope.

    #cloud_computing #Alibaba #datacenters