• (1) La mort, le deuil et les IA... un thread très intéressant | Fil d’actualité | LinkedIn
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    Thierry Taboy
    Thierry TaboyThierry Taboy • 2e • 2e Digital impact on Society and Society impact trends on digitalDigital impact on Society and Society impact trends on digital
    5 h • Modifié •
    Il y a 5 heures
    C’est une déferlante.

    Suite à mon dernier post sur le sujet, j’ai approfondi et suis sidéré par la multiplication des services #grieftech #dadbot

    Tant de questions éthiques et de santé mentale, avec des millions de personnes qui montrent un intérêt partout dans les monde pour ces applications censées préserver les souvenirs des êtres chers.

    « De nombreuses études montrent (pourtant) que la recherche de proximité avec la personne décédée est en fait liée à de moins bons résultats en matière de santé mentale ». Dr Kirsten Smith, chargée de recherche clinique à l’Université d’Oxford. « Ces comportements peuvent empêcher une personne de se forger une nouvelle identité sans la personne décédée ou de nouer de nouvelles relations significatives. C’est peut-être aussi un moyen d’éviter de se rendre compte que la personne est décédée - un facteur clé pour s’adapter à la perte »

    Mais les applications prolifèrent, avec un engouement particulier en Asie. Parmi elles :

    HereAfter AI repose sur le consentement de la personne de son vivant et crée des avatars interactifs de personnes décédées en utilisant des photographies, des interviews vidéo et des enregistrements vocaux.

    StoryFile, un service enregistrant des réponses vidéo à des centaines de questions pour créer une version numérique de la personne. Les utilisateurs peuvent interagir avec cet avatar via une interface de chat vidéo.

    You, Only Virtual. L’entreprise recrée la dynamique relationnelle entre l’utilisateur et ses proches décédés en analysant les messages textuels, les courriels et les appels téléphoniques. Elle propose des chatbots capables de simuler des conversations écrites ou audio et prévoit d’introduire des options de chat vidéo et de réalité augmentée.

    Seance AI, un programme qui utilise la technologie d’OpenAI pour simuler des conversations avec des proches décédés en fonction des informations fournies par l’utilisateur. Les réponses du chatbot sont conçues pour imiter le style de communication du défunt.

    Et bien sûr, Eternos Life.

    Je ne sais si l’on doit s’en réjouir... Ou si #blackmirror est définitivement à nos portes.

    #Mort #Deuil #Intelligence_artificielle

  • Migration pour le développement : Le ministre Ndeye Khady D. Gaye salue les opportunités offertes aux jeunes
    https://www.dakaractu.com/Migration-pour-le-developpement-Le-ministre-Ndeye-Khady-D-Gaye-salue-les-

    Migration pour le développement : Le ministre Ndeye Khady D. Gaye salue les opportunités offertes aux jeunes
    La clôture du Programme Migration pour le Développement a enregistré un bilan positif pour l’Emploi des Jeunes au Sénégal. Organisée par l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), la cérémonie a vu la participation de nombreuses personnalités, notamment Mme Khady Diene Gaye, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, qui a présidé l’événement ainsi que l’ambassadeur de la République d’Allemagne au Sénégal M. Sonke Siemon et des partenaires.
    Lancé en 2017, le Programme Migration pour le Développement a marqué une étape cruciale dans la gestion des questions migratoires au Sénégal. L’une des réalisations majeures du programme est la mise en place du Centre Sénégalo-Allemand d’information sur l’emploi, la Migration et la Réintégration (CSAEM). Ce centre a permis à l’ANPEJ d’adopter une approche proactive face aux défis migratoires, en offrant des sessions de sensibilisation, de formation et des dispositifs d’aide à l’emploi.
    Lors de son allocution, Mme Khady Diene Gaye a souligné l’importance de telles initiatives pour le développement économique et social du pays. « Le CSAEM a joué un rôle déterminant en fournissant aux jeunes et aux migrants de retour des opportunités concrètes pour leur réintégration et leur insertion professionnelle », a-t-elle déclaré. Elle a également salué la coopération allemande pour son soutien continu et son engagement en faveur de l’emploi des jeunes.
    Le Programme a notamment permis la mise en place de bourses de stage et l’appui matériel pour les migrants de retour, des initiatives qui ont contribué à améliorer les perspectives professionnelles de nombreux jeunes Sénégalais. Plusieurs bénéficiaires présents à la cérémonie ont témoigné de l’impact positif du programme sur leur parcours professionnel. « Grâce à la bourse de stage obtenue par le biais du CSAEM, j’ai pu acquérir des compétences précieuses qui m’ont aidé à trouver un emploi stable », a confié Mamadou Diop, l’un des bénéficiaires.
    La clôture du programme marque la fin d’une phase, mais Mme Khady Diene Gaye a insisté sur la nécessité de continuer sur cette lancée. « Nous devons capitaliser sur les acquis de ce programme et redoubler d’efforts pour offrir à nos jeunes des perspectives d’avenir prometteuses », a-t-elle conclu.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#developement#retour#jeunesse#CSAEM#emploi#allemagne#sante

  • Le nombre de déplacements forcés dans le monde atteint des « niveaux historiques »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/13/le-nombre-de-deplacements-forces-dans-le-monde-atteint-des-niveaux-historiqu

    Le nombre de déplacements forcés dans le monde atteint des « niveaux historiques »
    Par Camille Tavitian
    Le nombre de personnes déplacées de force dans le monde continue d’augmenter, suivant une tendance à la hausse depuis plus d’une décennie. Selon le rapport annuel du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) rendu public le 13 juin, le monde compte, début 2024, plus de 120 millions de personnes déracinées, qui ont fui la persécution, la violence ou des conflits. Il s’agit là de « niveaux historiques » qui reflètent « la naissance de nouveaux conflits, la mutation de certaines situations existantes, ainsi que l’incapacité à résoudre des crises persistantes », alerte le HCR. Une majorité de ces personnes demeurent dans leur pays, mais le HCR dénombre 43,4 millions de réfugiés.
    « Affirmer qu’il s’agit d’une invasion, de personnes mal intentionnées qui viennent voler vos emplois, menacer vos valeurs, votre sécurité, et qu’elles doivent donc partir, que nous devons construire des barrières ne résout pas le problème », a dénoncé le chef du HCR, Filippo Grandi, dans un entretien à l’AFP.Alors que les élections européennes marquent la montée des formations politiques d’extrême droite, hostiles à l’immigration, M. Grandi estime que ces mesures ne font qu’aggraver la situation car elle favorise l’immigration irrégulière, plus « difficile à gérer ».
    Il relativise les mouvements migratoires en direction du continent européen et rappelle, à titre d’exemple, que le Tchad a accueilli 600 000 Soudanais en 2023, « soit dix fois plus » que le nombre de personnes arrivées en Europe par la mer depuis le début de l’année. Le HCR sonne d’ailleurs l’alarme sur la situation au Soudan, décrite comme « l’une des plus importantes crises humanitaires et de déplacement au monde ». Depuis avril 2023, plus de 7,1 millions de nouveaux déplacements ont été enregistrés, auxquels s’ajoutent 1,9 million de déplacements au-delà des frontières du pays.
    L’année écoulée a aussi été marquée par des millions de déplacements à l’intérieur des frontières de la République démocratique du Congo et de la Birmanie, en raison de violents combats, de même que par l’aggravation de la situation au Proche-Orient. L’Office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) estime que, entre octobre et décembre 2023, 1,7 million d’habitants, soit plus de 75 % de la population, de la bande de Gaza ont été contraints de se déplacer dans l’enclave « en raison de violences dévastatrices » dues à la guerre qu’y mène Israël depuis l’attaque du Hamas sur son sol en octobre 2023.
    Par ailleurs, le HCR souligne la persistance de situations difficiles comme en Afghanistan, où l’instabilité politique et la famine continuent de pousser des centaines de milliers de personnes à quitter leur lieu de vie. Au total, un peu plus de 6,4 millions d’Afghans sont déracinés, la plupart vivent dans les pays voisins tels que l’Iran et le Pakistan, ce qui fait d’eux, aujourd’hui, la plus importante population de réfugiés, juste devant les Syriens (6,4 millions de réfugiés), les Vénézuéliens (6,1 millions) et les Ukrainiens (6 millions).
    Si l’Allemagne est le quatrième pays qui accueille le plus de réfugiés (2,6 millions), la plupart des exilés se rendent dans des pays de leur voisinage immédiat tels que l’Iran, la Turquie, la Colombie ou le Pakistan, une situation sur laquelle le HCR alerte : « Les pays à faible revenu ont continué d’accueillir une part disproportionnée des personnes déplacées dans le monde, souligne le rapport. Ces pays représentent 9 % de la population mondiale et seulement 0,5 % du PIB mondial, mais ils ont accueilli 16 % des réfugiés. »
    L’agence onusienne rappelle par ailleurs que le réchauffement climatique constitue une menace dans l’accélération du phénomène de déplacements forcés. Ainsi, en Somalie, en plus de l’insécurité persistante qui a déplacé à l’intérieur du pays 1,3 million de personnes, 1 million de réfugiés supplémentaires ont été déracinées du fait des conditions météorologiques extrêmes, « avec des inondations soudaines en avril 2023 », après une période de sécheresse prolongée.
    Le HCR s’inquiète enfin de la baisse de 22 % du nombre de réfugiés ayant pu retourner chez eux en 2023. La majorité d’entre elles sont des Ukrainiens ou des Sud-Soudanais. « La plupart des retours spontanés ont eu lieu dans des contextes qui ne sont pas entièrement propices au retour dans la sécurité et la dignité, et ils peuvent ne pas être durables ».

    #Covid-19#migrant#migration#HCR#refugie#deplace#crise#climat#insecurite#sante

  • Selon le Rwanda, « le HCR ment » au sujet de l’accord migratoire passé avec le Royaume-Uni
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/06/13/selon-le-rwanda-le-hcr-ment-au-sujet-de-l-accord-migratoire-passe-avec-le-ro

    Selon le Rwanda, « le HCR ment » au sujet de l’accord migratoire passé avec le Royaume-Uni
    Le Monde avec AFP
    Kigali a accusé le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) de « mensonge », mercredi 12 juin, après que l’instance a affirmé que les demandeurs d’asile expulsés du Royaume-Uni vers le Rwanda pourraient être relocalisés ailleurs et subir des persécutions. Lundi, des avocats du HCR avaient affirmé devant un tribunal londonien que des personnes visées par le projet controversé d’expulsion vers le Rwanda risquaient d’être ensuite envoyées dans un autre pays où elles pourraient subir des violences ou des persécutions.
    « Le HCR ment », a commenté dans un communiqué le gouvernement rwandais, accusant l’agence d’« une série d’allégations totalement infondées » contre Kigali. « L’organisation semble vouloir présenter de fausses allégations aux tribunaux britanniques concernant la façon dont le Rwanda traite les demandeurs d’asile », a-t-il poursuivi. L’audience qui s’est tenue lundi est la dernière en date d’une série de recours juridiques visant à faire annuler cette initiative du gouvernement britannique, décriée par les défenseurs des demandeurs d’asile. L’ONU et le Conseil de l’Europe l’ont aussi appelé à abandonner son projet.
    « Le HCR a toujours clairement fait part de sa préoccupation concernant le risque sérieux que fait peser sur les réfugiés “l’externalisation” [des demandes d’asile], y compris le refoulement, et estime que le partenariat (…) entre le Royaume-Uni et le Rwanda transfère la responsabilité des décisions en matière d’asile et de protection des réfugiés », a réagi l’instance onusienne dans un communiqué, sans plus de détails. Selon la loi adoptée le 23 avril par le Parlement britannique, des migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni peuvent être expulsés vers le Rwanda, où leur demande d’asile sera étudiée, sans possibilité pour eux de retourner au Royaume-Uni quel qu’en soit le résultat. Les premiers vols ont été annoncés pour le mois de juillet, et de premiers migrants ont été arrêtés au début de mai. Mais l’avenir de ce projet controversé est incertain depuis que le premier ministre conservateur, Rishi Sunak, a annoncé des élections législatives pour le 4 juillet. Des dizaines de migrants qui avaient été placés en détention par les autorités britanniques pour être expulsés vers le Rwanda ont été remis en liberté, a annoncé mercredi leur cabinet d’avocats.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#rwanda#HCR#droit#asile#payssur#detention#expulsion#sante#refugie#protection

  • Pentagon ran secret anti-vax campaign to undermine China during pandemic
    https://www.reuters.com/investigates/special-report/usa-covid-propaganda

    At the height of the #COVID-19 pandemic, the U.S. military launched a secret campaign to counter what it perceived as China’s growing influence in the Philippines, a nation hit especially hard by the deadly virus.

    [...]

    The U.S. military’s anti-vax effort began in the spring of 2020 and expanded beyond Southeast Asia before it was terminated in mid-2021, Reuters determined. Tailoring the propaganda campaign to local audiences across Central Asia and the Middle East, the Pentagon used a combination of fake social media accounts on multiple platforms to spread fear of China’s vaccines among Muslims at a time when the virus was killing tens of thousands of people each day. A key part of the strategy: amplify the disputed contention that, because vaccines sometimes contain pork gelatin, China’s shots could be considered forbidden under Islamic law.

    The military program started under former President Donald Trump and continued months into Joe Biden’s presidency, Reuters found – even after alarmed social media executives warned the new administration that the Pentagon had been trafficking in COVID misinformation. The Biden White House issued an edict in spring 2021 banning the anti-vax effort, which also disparaged vaccines produced by other rivals, and the Pentagon initiated an internal review, Reuters found.

    [...]

    To implement the anti-vax campaign, the Defense Department overrode strong objections from top U.S. diplomats in Southeast Asia at the time, Reuters found. Sources involved in its planning and execution say the Pentagon, which ran the program through the military’s psychological operations center in Tampa, Florida, disregarded the collateral impact that such propaganda may have on innocent Filipinos.

    We weren’t looking at this from a public health perspective,” said a senior military officer involved in the program. “We were looking at how we could drag China through the mud.”

    [...]

    Days later [in July 2020], China’s foreign minister announced Beijing would grant Duterte’s plea for priority access to the vaccine, as part of a “new highlight in bilateral relations.

    China’s growing influence fueled efforts by U.S. military leaders to launch the secret propaganda operation Reuters uncovered.

    We didn’t do a good job sharing vaccines with partners,” a senior U.S. military officer directly involved in the campaign in Southeast Asia told Reuters. “So what was left to us was to throw shade on China’s.”

    U.S. military leaders feared that China’s COVID diplomacy and propaganda could draw other Southeast Asian countries, such as Cambodia and Malaysia, closer to Beijing, furthering its regional ambitions.

    A senior U.S. military commander responsible for Southeast Asia, Special Operations Command Pacific General Jonathan Braga, pressed his bosses in Washington to fight back in the so-called information space, according to three former Pentagon officials.

    [...]

    Facebook executives had first approached the Pentagon in the summer of 2020, warning the military that Facebook workers had easily identified the military’s phony accounts, according to three former U.S. officials and another person familiar with the matter. The government, Facebook argued, was violating Facebook’s policies by operating the bogus accounts and by spreading COVID misinformation.

    The military argued that many of its fake accounts were being used for counterterrorism and asked Facebook not to take down the content, according to two people familiar with the exchange. The Pentagon pledged to stop spreading COVID-related propaganda, and some of the accounts continued to remain active on Facebook.

    Nonetheless, the anti-vax campaign continued into 2021 as Biden took office.

    [...]

    By spring 2021, the National Security Council ordered the military to stop all anti-vaccine messaging. [...]

    Nevertheless, the Pentagon’s clandestine propaganda efforts are set to continue. In an unclassified strategy document last year, top Pentagon generals wrote that the U.S. military could undermine adversaries such as China and Russia using “disinformation spread across social media, false narratives disguised as news, and similar subversive activities [to] weaken societal trust by undermining the foundations of government.”

    And in February, the contractor that worked on the anti-vax campaign – General Dynamics IT – won a $493 million contract. Its mission: to continue providing clandestine influence services for the military.

    #Chine #Philippines #vaccin #psyop #désinformation

  • Historique du droit de la nationalité française / Archives : Intégration / Les archives du site / Archives - Direction générale des étrangers en France - Ministère de l’Intérieur
    https://www.immigration.interieur.gouv.fr/Archives/Les-archives-du-site/Archives-Integration/Historique-du-droit-de-la-nationalite-francaise

    à l’heure où certains (!) évoquent la suppression de la double nationalité, je trouve qu’on ne rappelle pas assez qu’une des toutes premières mesures de Vichy (le 22/07/1940 - les pleins pouvoirs ont été votés le 10/07) a été de revenir sur les naturalisations.

    1940 : Suspension [et révision] des naturalisations
    Reprochant à la loi de 1927 « d’avoir fait des Français trop facilement », le gouvernement de Vichy suspend de fait les naturalisations.

    La loi du 22 juillet 1940 (annulée en 1944) pose le principe d’une révision générale des naturalisations accordées depuis 1927. La nationalité française peut être retirée par décret après avis d’une commission dont la composition et le mode de fonctionnement sont fixés par arrêté du Garde des Sceaux. 500 000 dossiers sont ainsi réexaminés et la nationalité française est retirée à 15 000 personnes, d’origine juive en grande partie.

  • Uber öffnet App für alle Taxiunternehmer in Deutschland
    https://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/uber-oeffnet-app-fuer-alle-taxiunternehmer-in-deutschland-a-15152d07-77b8-4e

    Das Mietwagen-Monopol im Siegesrausch will auch Deine Daten und will auch Deine einzige Vermittlungsplattform werden. Das könnte man jedem Taxibetrieb sagen, allein es wird nichts helfen. Zu viele schauen nur auf unmittelbare Einnahmen, denken nicht strategisch und können nicht rechnen. Eine Beschreibung der Auswirkungen der Übernahme der Taxivermittlung durch Uber verkneife ich mir hier. Ein Wort genügt : Monopol.

    11.6.2024 - Vom Konkurrenten zum Partner: Uber öffnet seine Plattform bundesweit für Taxiunternehmen. Man wolle »einfach und transparent zusätzliche Aufträge« vermitteln.

    Die Taxibranche hegte lange eine innige Abneigung gegenüber Uber. Doch inzwischen setzt der Fahrdienstvermittler auf Kooperation. Nun will Uber seine App für alle Taxiunternehmer in ganz Deutschland öffnen.

    Bislang konnte man nur Fahrten in 16 deutschen Städten mit Uber buchen. Ab sofort könnten sich Taxifahrer und Mietwagenunternehmen bundesweit von Uber vermitteln lassen. Damit könnten die Unternehmen ohne monatliche Mitgliedsgebühren oder langfristige Verträge zusätzliche Erlösquellen erschließen und ihre Auslastung und Umsätze signifikant erhöhen, erklärte der Konzern.

    Uber hat weltweit bereits vor Monaten seine Strategie geändert. Ursprünglich hatte Uber vor allem die Dienstleistungen von Taxi-Konkurrenten vermittelt. Inzwischen versucht der Konzern, auch Taxifahrerinnen und -fahrer auf seine Plattform zu holen.

    In Städten wie Berlin und München lassen sich bereits Taxis über die App des in den USA gegründeten Unternehmens buchen. In der Hauptstadt kooperieren nach Angaben von Uber bereits rund 20 Prozent aller Taxis mit der Vermittlungsplattform. Deutschlandweit seien es mehr als 4000 Taxifahrer.
    Konkurrenz zu traditionellen Taxirufzentralen

    Mit der Öffnung der App für alle Taxifahrer deutschlandweit unterstreiche Uber sein Interesse, Partner der Taxibranche in Deutschland zu sein, sagte Christoph Weigler, der Deutschlandchef von Uber. »Auch Taxis können von Digitalisierung, aktivem Werben um Kunden und der hohen Nachfrage auf unserer Plattform profitieren.« Das digitale Buchen von Dienstleistungen sei zum Standard geworden. »Mit der Uber-App bieten wir die technologische Lösung und vermitteln den Taxifahrern einfach und transparent zusätzliche Aufträge«, sagte Weigler.

    Mit dem neuen bundesweiten Angebot tritt Uber zum einen in Konkurrenz zu traditionellen Taxirufzentralen, die Touren für Taxifahrerinnen und -fahrer vermitteln. Das Uber-Angebot steht aber auch im Wettbewerb mit Plattformen wie Bolt, die vor allem die Dienste von Mietwagenfirmen vermitteln. Das traditionelle Taxigewerbe wie die Berliner Taxiinnung wirft diesen Mietwagenfirmen vor, sich nicht an die gesetzlichen Bestimmungen zu halten und teilweise Sozialbetrug zu begehen. Uber konkurriert aber auch mit der Plattform Freenow, die seit ihrer Gründung im Jahr 2009 vor allem Taxifahrten vermittelt.

    Uber betonte, man kooperiere ausschließlich mit lokalen, lizenzierten Taxi- und Mietwagenunternehmen, die die Beförderungsleistung durchführen. »Die Fahrer der Partnerunternehmen besitzen ausnahmslos einen Personenbeförderungsschein und erfüllen sämtliche Voraussetzungen für die gewerbliche Personenbeförderung. Alle Fahrten sind dementsprechend vollständig versichert.«

    #Uber #Monopol #Deutschland

  • Evoluzione e funzionamento della frontiera verticale messicana

    “Laboratorio” nell’applicazione di politiche che bloccano la libertà di movimento.

    Il paradigma diffuso diametralmente in tutto l’occidente vede ormai la deterrenza ed il controllo come unica forma di approccio al fenomeno migratorio e gli sviluppi recenti sul territorio messicano sottolineano questa tendenza.

    Tra gli strumenti repressivi utilizzati dai paesi europei come nordamericani, l’esternalizzazione delle proprie politiche migratorie ed il controllo delle rotte attraverso il rallentamento temporale sono fortemente interconnessi tra di loro.

    Per questo, nel regime di mobilità internazionale alcuni paesi (il Messico come Marocco, Tunisia o Grecia) sono diventati dei “laboratori” nell’applicazione di politiche che bloccano la libertà di movimento.

    La frontiera, qui intesa come spazio di negoziazione della mobilità delle persone, sta affrontando di conseguenza una ristrutturazione anche sul piano spaziale e temporale. Ciò che si osserva è la tendenza ad allargare la funzione della frontiera allo spazio di interi territori nazionali. Tutto questo avviene soprattutto nei paesi di transito che investono cifre enormi per l’utilizzo di dispositivi e tecniche militari che mirano a togliere autonomia alle persone in movimento.

    Il territorio messicano può essere considerato un modello di questo processo. Se da una parte i governi hanno sempre cercato di mantenere un’autonomia narrativa rispetto a Washington, dall’altra il Messico rimane un paese segnato da violenza e corruzione dilaganti.

    Queste caratteristiche ne fanno un laboratorio politico della gestione dei flussi migratori con delle specificità uniche. Il governo messicano negli ultimi vent’anni ha infatti rimodellato il modo di guardare al proprio territorio in funzione delle politiche repressive statunitensi, creando una rete impressionante di controlli volta ad intercettare le persone in movimento verso la frontiera nord.

    Per chi ne risale il territorio, negli anni il paese ha assunto infatti sempre di più le sembianze di una frontiera che si muove anticipando i tuoi passi, stando sempre di fronte a te ogni volta che pensi di averla superata. Nonostante la retorica paternalista e falsamente umanitaria degli ultimi governi messicani ed in particolare di Andrés Manuel López Obrador, conosciuto anche con l’acronimo di AMLO, già da anni la politica migratoria messicana ha connotazioni fortemente repressive.

    Nel 2014, sotto l’amministrazione di Peña Nieto (PRI-centro-destra), si inizia a creare una struttura legislativa volta a sostenere quella che è stata definita la “frontiera verticale messicana”.

    Il Plan frontera sur (2014), oltre a rinnovare e creare nuovi centri di detenzione, (più di 50 al momento) ha fornito una chiara visione di quello che doveva essere la politica di contenimento dei flussi che risalivano il paese. Attraverso l’ampliamento della rete dei centri di detenzione e l’aumento dei posti di blocco dell’INM (Instituto Nacional de Migración), sono stati creati tre anelli di contenimento migratorio tra la frontiera con il Guatemala e l’istmo di Tehuantepec.

    A causa della morfologia della regione e della porosità del confine queste politiche hanno rielaborato la fascia fronteriza come un prolungamento della frontiera sud verso le zone interne del paese. Di fatto si allarga il raggio d’azione delle unità migratorie a cui si aggiunge la presenza ingombrante dell’esercito che dal 2019 ha assunto ufficialmente anche compiti di revisione migratoria.

    In tutto il paese i controlli si stanno espandendo a qualsiasi autostrada, strada e terminal di bus, comportando dall’altro lato un’impennata dei prezzi delle guide informali. Si può notare un tentativo da parte delle autorità di sanzionare e controllare non tanto la presenza irregolare in Messico quanto lo spostamento verso il suo confine nord rendendo chiaro l’obiettivo primario di tale politica.

    Nonostante questo sono ancora moltissime le persone che scelgono di entrare nel paese senza cercare di regolarizzare la propria situazione migratoria. Alcuni lo fanno per la necessità di aspettare il meno possibile in situazioni precarie, altri per la paura che gli venga negato il tramite ed affrontare lo spettro della deportazione. Ancor più banalmente molti non vogliono aspettare mesi per la propria regolarizzazione in un paese che considerano di transito.

    Negli anni una quota sempre maggiore di persone si è trovata però costretta a fare richiesta per il permesso di transito o di rifugio in Messico a causa dell’aumento esponenziale dei controlli e posti di blocco militari lungo le rotte e non più solamente alla frontiera.

    Le stime riguardo al sud del paese parlano di un dispiegamento militare che si aggira tra i 15.000 e i 20.000 effettivi tra esercito, guardia nazionale e INM nella sola zona fronteriza. Ovviamente questo ha comportato fenomeni come la saturazione (voluta si potrebbe sostenere), di alcuni punti di ingresso nel paese.

    Soprattutto a Tapachula ma anche in altre parti del paese le persone migranti si trovano obbligati a dover chiedere la regolarizzazione attraverso la Comar (Comision mexicana de ayuda a refugiados). Dove non sono presenti albergues, rifugi spesso connessi alla rete locale di parrocchie, l’attesa del tramite migratorio impone alle persone di vivere in situazioni estremamente precarie ed esposte al pericolo di sequestri o aggressioni violente come purtroppo succede quotidianamente in Messico.

    Il ricatto in cui si trovano le persone costrette tra l’attesa e il fare ricorso a reti di coyotes con tariffe folli conduce spesso a sequestri e omicidi scellerati dei narcos verso chi non riesce a pagare o non ha nessuno su cui contare.

    Sulla rotta del golfo ad esempio, come vicino a Salto de Agua tra il Chiapas e Tabasco, chi non ha le risorse per pagare un coyote è comunque obbligato con la forza a pagare una “tassa di transito” ai gruppi narcotrafficanti. Il pagamento è testimoniato da un braccialetto colorato che si può vedere al polso delle tante persone che attraversano questa zona.

    Il coinvolgimento di questi gruppi si sta facendo più capillare e le rotte sono ormai al centro del conflitto tra il cartello di Sinaloa ed il Cartello di Jalisco Nueva Generacion (CJNG) che sta insanguinando molte aree del paese.
    La morsa di questi gruppi sulla frontiera sud è testimoniata, per citare solo l’episodio più mediatizzato, dalle immagini della sfilata drammatica del cartel de Sinaloa a Frontera Comalapa, un municipio di confine, nel settembre 2023 in una zona che da sempre è attraversata dai flussi migratori 2.

    Nonostante tutto, la spirale di violenza in cui si trova il Messico non ferma il flusso incessante di persone che attraversano il paese. Ciò è dovuto in parte anche dalla differenziazione delle rotte che ha comportato lo “sblocco” del Tapon del Darien tra il 2022 ed il 2023. L’apertura quindi di questo tratto di rotta ha spalancato le porte del centro America a chi proviene, ma soprattutto per chi transita dalla Colombia.

    La strategia del governo messicano, definita ulteriormente sul piano legislativo dal “plan integral de desarrollo” (2019), in evidente coordinazione con gli intenti statunitensi, è quella di rallentare il flusso e immobilizzarlo (dove possibile), per far rientrare le persone in percorsi di regolarizzazione.

    I dati della Comar 3 mostrano che nel 2013 le persone a far richiesta per lo status di rifugiato sono state 1.296 mentre nel 2022 le statistiche parlano di 118.478 persone.
    Al contempo stanno aumentando gli sforzi nel raggiungere accordi bilaterali con i paesi di provenienza per far salire il numero di persone deportate e deportabili direttamente dal Messico.

    Se già gli accordi di riammissione con Guatemala e Honduras sono un fatto assodato, AMLO nel sessennio appena trascorso ha lavorato incessantemente per coinvolgere sempre più paesi nella gestione repressiva del fenomeno.

    A inizio 2024 si è offerto di lanciare un programma di reinserimento nei paesi di provenienza finanziato dal Messico stesso per le persone migranti interessate a tornare di propria spontanea volontà. Ovviamente a questi accordi vanno aggiunte le numerosissime deportazioni “lampo” di migranti delle più svariate nazionalità intercettati in prossimità della frontiera sud e risputati illegalmente al di là del rio Suchiate in Guatemala.

    Il tentativo di delegare al Messico il “lavoro sporco” è davanti agli occhi di tutti ormai da decenni ed è un tema bipartisan in ogni campagna elettorale a nord del muro. Come conseguenza prevedibile, la migra messicana ha finito per crearsi una fama paragonabile a quella dei propri omologhi statunitensi con sfumature di preoccupante e comprovata compromissione con i gruppi di narcos e le reti di coyotes.

    L’ultimo caso eclatante riguarda la corruzione di alti funzionari dell’INM di Tijuana che partecipavano attivamente alla rete locale 4.

    Dinamica centrale nel funzionamento della frontiera verticale sono le deportazioni interne. In modo sempre più sistematico l’INM con l’aiuto dell’apparato militare effettua deportazioni via terra e per via aerea dal nord del paese verso il sud con il tentativo di rallentare il percorso delle persone in movimento.

    Dall’inizio del 2024 sono ripresi in maniera drastica i voli dalle città di frontiera al nord verso Tapachula dove le persone vengono spesso rilasciate in città dopo qualche ora di detenzione. Tijuana dista da Tapachula 3.900 chilometri, una distanza enorme, maggiore di quella percorsa da molte persone prima di entrare in Messico 5.

    Stancare fisicamente e psicologicamente oltre che fiaccare economicamente. Sono fin troppo comuni i casi in cui i risparmi delle persone vengono derubati direttamente dall’INM durante la detenzione. Ma le deportazioni interne non vengono effettuate solo attraverso voli dal nord verso il sud del paese.

    Vicino la città di Arriaga nella zona che separa lo stato fronterizo del Chiapas da Oaxaca, le testimonianze raccontano di essere stati riportati in città più volte dopo aver attraversato il confine amministrativo che separa i due stati.

    Anche solo il percorrere quindici chilometri in Messico può richiedere settimane e spesso questo meccanismo avviene indipendentemente dal possesso del tramite migratorio o dello status di rifugiato.

    Questa politica informale dell’INM affetta enormemente il percorso migratorio e la stabilità psicologica delle persone che si trovano a risalire il paese. Sfiancate, private dei propri risparmi, le persone si trovano al punto di partenza più di una volta e sono costrette a far uso della rete di polleros anche per tratte irrisorie.

    Storie simili si possono ascoltare in tutto il centro ed il sud del paese dove le persone in movimento sono riportate in centri di detenzione di città che avevano attraversato settimane, giorni o volte anche solo qualche ora prima. Le deportazioni dal nord al sud sono tra gli strumenti più efficaci e subdoli della frontiera verticale. In contrasto con quello che sostiene l’INM questa politica non fa che alimentare la disperazione delle persone e la loro propensione a servirsi delle reti di polleros, le stesse che l’INM, López Obradorr e gli Stati Uniti dicono di voler combattere.

    La possibilità che si sta concretizzando sempre di più, è che il Messico finisca per suddividere il proprio paese in zone di contenimento dove relegare le persone in transito. Durante le prime carovane nell’autunno del 2018 il governo di Enrique Peña Nieto ha addirittura proposto a chi stava risalendo collettivamente il paese un percorso di regolarizzazione immediato, chiamato ironicamente plan “Estás en tu Casa” (Sei a casa tua) a condizione che restassero confinati negli stati del sud.

    La morfologia del territorio messicano e la dimensione dei flussi in transito non rende semplice la formazione di zone-hotspot come aree cuscinetto interne paragonabili al caso europeo. È innegabile però che si stiano delineando delle somiglianze tra i due modelli ai fini del rallentamento dei flussi e dell’ostruzione all’autonomia delle persone in movimento.

    Regolarizzazioni lampo sono proposte ciclicamente ai partecipanti delle nuove carovane che riescono a rompere il blocco imposto su Tapachula grazie a una forza numerica e comunicativa sorprendente. Questi fenomeni semi-spontanei dimostrano l’ipocrisia dietro la presunta saturazione degli uffici nella gestione delle richieste, che sotto pressioni politiche sono riusciti a sbrigare rapidamente migliaia di pratiche di regolarizzazione.

    Il governo messicano sfrutta infatti zone come Tapachula, Arriaga o Tenosique e tanti altri punti e città strategiche come zone di contenimento di un flusso migratorio che nella maggior parte dei casi sarebbe solo di transito. Questo approccio nel caso di molte città ha creato una saturazione della capacità degli albergues e condizioni di vita estremamente precarie per la popolazione migrante in attesa della regolarizzazione o appena deportata. Che lo vogliano ammettere o che le varie amministrazioni si nascondano dietro a una retorica umanitaria, ciò rientra perfettamente nel funzionamento della “frontiera verticale” 6.

    L’immobilizzazione delle persone in movimento si è dimostrata infatti – in Messico come in Europa – uno strumento di deterrenza fin troppo efficace ed una strategia che negli anni è riuscita a plasmare nel profondo l’immaginario migratorio di tutti quelli che stanno per mettersi in cammino o che lo sono già.

    https://www.meltingpot.org/2024/06/evoluzione-e-funzionamento-della-frontiera-verticale-messicana
    #frontières #Mexique #USA #Etats-Unis #espace_frontalier #zone_frontalière #pays_de_transit #frontière_verticale #laboratoire #externalisation #Plan_frontera #Tehuantepec #détention_adminitrative #rétention #Tapachula #Salto_de_Agua #Colombie #Tijuana

    –-

    #métaliste autour de la Création de zones frontalières (au lieu de lignes de frontière) en vue de refoulements
    https://seenthis.net/messages/795053

  • En Chine, Internet est en train de disparaître
    https://legrandcontinent.eu/fr/2024/06/02/en-chine-internet-est-en-train-de-disparaitre

    2.6.2024 par He Jiayan - « Si Internet est l’avenir de la civilisation, alors notre génération n’aura pas d’histoire — parce qu’Internet n’aura laissé de nous aucune trace. »

    On a longtemps cru qu’Internet serait la plus puissante des bibliothèques. La mémoire exhaustive de l’humanité. Le web chinois, dont les contenus sont désormais davantage produits et consommés depuis des téléphones, démontre le contraire : Internet n’archive rien. He Jiayan dissèque une révolution aux conséquences aussi violentes que souterraines.

    « Nous avons longtemps conçu Internet comme une mémoire — nous ne savions pas que c’était celle d’un poisson rouge. » En une décennie, alors même qu’il devenait de plus en plus universel par son nombre d’utilisateurs, Internet a perdu plus d’un tiers de son contenu.

    Pour la Chine, cet effondrement archivistique est encore plus important. He Jiayan, journaliste chinois spécialisé dans le web et le secteur des nouvelles technologies, travaille à partir d’archives informatiques datant d’avant l’Internet mobile. Il montre que le durcissement politique chinois est loin d’être le premier facteur de la disparition de pans entiers du web. L’autocensure et la course à la rentabilité ont conduit souterrainement à la disparition d’une quantité énorme d’informations des serveurs. À l’heure où l’Internet mobile semble être en train de remplacer le premier âge d’Internet, cette disparition semble peu visible — elle est pour autant tout à fait réelle.

    Au-delà de la dimension technique, Jiayan alerte sur la disparition d’une mémoire commune constitutive d’une culture populaire encore vivante, confiée à des serveurs qu’on croyait immortels — et qui menace aujourd’hui de s’effondrer. Pour toute une génération qui a immatériellement construit sa vie dans l’Internet des vingt premières années du XXIe siècle, le risque très concret est de se retrouver avec deux décennies sans mémoire.

    Commençons par une petite expérience.

    Si l’on cherche « Jack Ma » sur Baidu et qu’on fixe une période de référence courant de 1998 à 2005, combien d’informations apparaîtront ? Plutôt 100 millions, 10 millions ou 1 million ?

    J’ai posé la question à plusieurs groupes et l’opinion majoritaire considère toujours que l’ordre de grandeur se situerait entre quelques millions et quelques dizaines de millions. Après tout, Internet est si vaste. Jack Ma, l’ancien entrepreneur haut en couleur, a dû y laisser beaucoup de traces.

    En réalité, pour une recherche Baidu sélectionnant la plage de dates « 22 mai 1998 à 22 mai 2005 », le total des résultats contenant l’expression « Jack Ma » s’élève à 1.

    Et ce seul résultat est lui-même faux : en cliquant dessus, on constate que l’article a en fait été publié en 2021, c’est-à-dire en dehors de la période délimitée ci-dessus. S’il apparaît dans notre recherche, ce n’est que de manière inexplicable.

    En d’autres termes, si l’on veut connaître les expériences de Jack Ma, ses relations, les discussions à son sujet, ses discours ou l’histoire de son entreprise Alibaba pendant cette période, la quantité d’informations brutes valables qu’on obtient sur Internet est nulle.

    Pour une recherche Baidu sélectionnant la plage de dates « 22 mai 1998 à 22 mai 2005 », le total des résultats contenant l’expression « Jack Ma » s’élève à 1.
    He Jiayan

    Peut-être est-ce un problème de Baidu ? Peut-être qu’en utilisant Bing ou Google, la recherche est davantage probante ?

    J’ai essayé : ces deux sites affichent bien des résultats valides — un peu plus que Baidu — mais seulement une petite dizaine. Il y a aussi davantage de résultats invalides qui n’entrent pas dans la période sélectionnée — probablement pour une raison purement technique.

    Portrait d’un monde cassé

    Sous la direction de Giuliano da Empoli.

    Avec les contributions d’Anu Bradford, Josep Borrell, Julia Cagé, Javier Cercas, Dipesh Chakrabarty, Pierre Charbonnier, Aude Darnal, Jean-Yves Dormagen, Niall Ferguson, Timothy Garton Ash, Jean-Marc Jancovici, Paul Magnette, Hugo Micheron, Branko Milanovic, Nicholas Mulder, Vladislav Sourkov, Bruno Tertrais, Isabella Weber, Lea Ypi.

    On peut alors se demander si ce n’est pas parce que Jack Ma est controversé en Chine que ces résultats ne sont pas consultables.

    Ce serait vrai si c’était seulement le cas de Jack Ma. Mais j’ai aussi fait des recherches pour la même période sur Ma Huateng, Lei Jun, Ren Zhengfei, et même Luo Yonghao et Sister Fu Rong — qui étaient à l’époque des célébrités sur Internet — ou encore Jay Chou, Li Yuchun — qui étaient alors des stars de la musique. Les résultats sont du même ordre.

    Dans le cas de la recherche sur Lei Jun, après avoir testé différents sites web, différents noms de personnes et différentes périodes, j’ai découvert un phénomène étonnant. Presque toutes les archives des sites web chinois qui étaient populaires à l’époque — tels que NetEase, Sohu, SMTH BBS, Xizi Hutong, Keyhole Forum, Tianya Club, RenRen Network, Sina Blogs, Baidu Tieba — ont disparu. Un grand nombre de contenus sur des sites web personnels ont également disparu sur une période ancienne, et la plupart des sites web ont même disparu pour toutes les périodes. La seule exception est Sina.com, où l’on peut encore trouver des informations datant de plus de dix ans — mais en nombre assez limité. Plus de 99,9999 % du contenu a disparu.

    Nous avons longtemps conçu Internet comme une mémoire — nous ne savions pas que c’était celle d’un poisson rouge.
    He Jiayan

    Nous sommes en train de passer à côté d’un problème préoccupant : l’Internet chinois s’effondre de manière inéluctable — et le contenu qui existait avant l’émergence de l’Internet mobile a aujourd’hui presque complètement disparu.

    Nous avons longtemps conçu Internet comme une mémoire — nous ne savions pas que c’était celle d’un poisson rouge.

    Au cours des deux dernières années, je me suis forgé une conviction très claire : le nombre d’informations que l’on peut trouver en ligne se réduit chaque année à une vitesse vertigineuse. Il n’y a pas si longtemps, je pouvais encore trouver certaines sources originales. C’est progressivement devenu impossible. Je pouvais encore découvrir les discours des protagonistes ou les articles qu’ils avaient écrits — puis je ne les ai plus trouvés. Je pouvais encore voir de nombreuses interviews ou des vidéos en ligne — elles ont été effacées progressivement.

    Au cours des deux dernières années, je me suis forgé une conviction très claire : le nombre d’informations que l’on peut trouver en ligne se réduit chaque année à une vitesse vertigineuse.
    He Jiayan

    Tout se passe comme si un monstre d’un nouveau genre était apparu, qui dévore les pages web tout au long de l’histoire, les avalant du passé vers le présent, d’abord par petites bouchées, puis par grandes bouchées, dévorant tout l’Internet chinois — cinq ans par-ci, dix ans par là.
    © DPPI-SIPA

    Lorsque l’on regardera en arrière, on constatera que tout ce qui existait dans l’Internet chinois avant la création du mobile — qu’il s’agisse d’un portail, du site officiel d’une organisation, d’une page web personnelle, de forums publics, des blogs Sina, de posts Baidu, de documents, de photos, de musique, de vidéos, etc. — aura disparu.

    Je me souviens qu’il y a plus de dix ans, j’avais l’habitude de changer d’ordinateur parce que mes photos et mes articles compressés étaient stockées sur un serveur. Quelques années plus tard, j’ai découvert que l’entièreté du serveur avait disparu. J’avais l’habitude d’utiliser hotmail, et puis tout a disparu. J’ai également écrit des messages sur RenRen et MySpace… tous disparus.

    Tout se passe comme si un monstre d’un nouveau genre était apparu, qui dévore les pages web tout au long de l’histoire.
    He Jiayan

    Nous pensions qu’Internet pouvait tout sauvegarder. Il s’est avéré qu’il ne peut rien garder.

    Pourquoi cela s’est-il produit ?

    Je pense qu’il y a deux raisons principales.

    La première est d’ordre économique.

    Un site Internet nécessite de la bande passante, une salle de serveurs, du personnel pour le gérer et l’entretenir, ainsi qu’une quantité non négligeable de coûts réglementaires et d’entretien divers. S’il existe une valeur stratégique — par exemple, informer de ses activités pour une entreprise — ou une valeur de trafic à court terme — par exemple, s’il y a toujours des gens qui viennent voir le site de temps en temps —, et si en même temps les comptes de l’entreprise ne sont pas mauvais, alors il y aura une raison de maintenir le site en vie.

    Mais si l’entreprise est sur une mauvaise pente et n’a plus d’argent, c’est tout le site qu’elle gère qui mourra, tout simplement. Renren en est un exemple typique.

    D’un point de vue opérationnel, si une page web n’est pas visitée par quelques personnes tout au long de l’année, elle deviendra un fardeau pour l’entreprise, et le plus rationnel d’un point de vue économique sera de la supprimer — et ce même si l’entreprise n’a pas de problèmes financiers. Les premières années de Sohu ; le site NetEase dont le contenu a été essentiellement perdu ; ainsi que la disparition collective des forums hébergés dans Tianya en sont de bons exemples.

    Si une entreprise est sur une mauvaise pente et n’a plus d’argent, c’est tout le site qu’elle gère qui mourra.
    He Jiayan

    Deuxièmement, les raisons réglementaires.

    En général, la réglementation sur Internet augmente progressivement et devient de plus en plus stricte. Le contenu qui pouvait exister légalement auparavant ne répond plus aux exigences réglementaires ; et ce qui pouvait exister dans la grise auparavant a depuis basculé dans la zone rouge. Tous ces contenus sont directement supprimés.

    Il y a aussi des cas où la polarisation de l’opinion publique est devenue plus forte avec le temps et où un contenu qui était « tout à fait normal » est devenu très sensible pour l’opinion publique. Même s’il n’est pas illégal, il peut intensifier le conflit et créer de la confusion — si bien que le régulateur peut demander qu’il soit éliminé.

    Au-delà des autorités officielles, les internautes en colère agissent parfois comme des modérateurs ou au contraire des faiseurs d’opinion. Ils peuvent faire sortir de l’ombre quelque chose que quelqu’un a posté en passant il y a plus de dix ans, s’y accrocher et cyber-harceler l’auteur jusqu’à sa « mort sociale ».

    En Chine, l’effet le plus important de la réglementation n’est donc pas tant ce que font les régulateurs ou les attaques des internautes en colère que l’« autocensure » qu’ils provoquent au sein des entreprises et chez les particuliers.

    En Chine, l’effet le plus important de la réglementation n’est donc pas tant ce que font les régulateurs ou les attaques des internautes en colère que l’« autocensure » qu’ils provoquent au sein des entreprises et chez les particuliers.
    He Jiayan

    Personne ne sait si un contenu sur un site web ou un mot prononcé par quelqu’un entraînera la mort de cette personne dans plusieurs années. Le meilleur moyen de survivre est donc de supprimer toutes ces « bombes à retardement » potentielles — c’est-à-dire de fermer le site web ou d’en supprimer tout le contenu.

    Bien entendu, les autres causes sont nombreuses qui peuvent expliquer la disparition d’anciennes pages web.

    Peu après la dissolution de l’ex-Yougoslavie, tous les contenus web hébergés sous le nom de domaine international « .yu » — abréviation de Yougoslavie — ont disparu. Un autre exemple est la disparition de sites de musique et de films qui étaient autrefois facilement disponibles pour le téléchargement, en raison du renforcement de la protection des droits d’auteur. Certaines organisations et des individus, pour des raisons purement personnelles, ne veulent parfois simplement plus montrer leurs informations au public et ferment donc leurs sites web officiels ou leurs pages d’accueil personnelles.

    Mais ces raisons sont secondaires et localisées.

    La disparition systématique et à grande échelle du contenu Internet dans son ensemble est principalement due aux lois économiques et à l’autocensure.

    La disparition systématique et à grande échelle du contenu Internet dans son ensemble est principalement due aux lois économiques et à l’autocensure.
    He Jiayan

    Au fond, tout se passe comme si le contenu d’Internet — à l’instar de la vie — était régi par la théorie de l’évolution. Il n’a qu’un seul critère d’existence : attirer le plus d’attention possible au moindre coût.

    Lorsqu’un contenu est capable d’attirer suffisamment d’attention, et que le coût de maintien de ce contenu — en ce compris le coût économique, le coût de la réglementation et le coût de la lutte contre la réglementation — est faible, ce contenu a des chances de survivre sur Internet. Il est probable qu’il changera même de support — par exemple en passant du texte à l’image, de l’image fixe à l’image animée, de l’image animée à la vidéo et, à l’avenir, peut-être de la vidéo bidimensionnelle à la vidéo holographique tridimensionnelle, et ainsi de suite. La plateforme qui sert de véhicule à ce contenu changera également. On passera du portail au forum, aux blogs personnels, au microblogging — et à l’avenir peut-être à une plateforme dont nous ignorons tout pour l’instant.

    Lorsqu’un contenu ne peut plus attirer suffisamment l’attention ou que le coût de maintenance de ce contenu est trop élevé, il disparaîtra d’Internet. La disparition collective de l’Internet traditionnel, avec des ordinateurs servant de terminaux de navigation et des pages web comme supports, est simplement le résultat inévitable de cette « concurrence évolutive pour l’information ».

    La disparition collective de l’Internet traditionnel est simplement le résultat inévitable d’une « concurrence évolutive pour l’information ».
    He Jiayan

    Darwin nous a appris que la clef de l’évolution biologique était la « sélection naturelle, la survie du plus apte ». La clef de l’évolution du contenu d’Internet est la « concurrence de l’information, la sélection de l’attention ». En raison de l’effet de réseau, cette concurrence est dix mille fois plus féroce que dans la nature — dix mille fois plus cruelle. L’Internet traditionnel n’emportera pas l’extinction d’une seule espèce mais l’extinction de la quasi-totalité du contenu.

    À chaque nouvelle génération d’Internet, l’ancienne génération, arrimée à une structure obsolète, s’effondrera. C’est la destinée de tous les sites web et de tous leurs contenus.

    Portrait d’un monde cassé

    Sous la direction de Giuliano da Empoli.

    Avec les contributions d’Anu Bradford, Josep Borrell, Julia Cagé, Javier Cercas, Dipesh Chakrabarty, Pierre Charbonnier, Aude Darnal, Jean-Yves Dormagen, Niall Ferguson, Timothy Garton Ash, Jean-Marc Jancovici, Paul Magnette, Hugo Micheron, Branko Milanovic, Nicholas Mulder, Vladislav Sourkov, Bruno Tertrais, Isabella Weber, Lea Ypi.

    Si Internet est l’avenir de la civilisation, alors notre génération n’aura pas d’histoire — parce qu’Internet n’aura laissé de nous aucune trace.

    Si Internet est l’avenir de la civilisation, alors notre génération n’aura pas d’histoire — parce qu’Internet n’aura laissé de nous aucune trace.
    He Jiayan

    « Pas d’histoire ». Est-ce si important ?

    Bien sûr que oui.

    Pour écrire un article sur Shao Yibo, j’ai essayé par tous les moyens de mettre la main sur la vidéo originale de la participation de Shao Yibo à l’émission « Boshi Tang » en 2007 ainsi que les posts de sa femme, Bao Jiaxin, sur le site Baby Tree, postés depuis quelques années sous le pseudonyme de « Wen Ai Mummy ». Je ne suis pas parvenu à les retrouver — et je ne peux que le regretter.

    Bien que l’article « Red Dust Has Forgotten Shao Yibo » soit toujours très populaire — avec plus de 700 000 lecteurs et 20 000 retweets en seulement une semaine — je suis presque sûr que j’ai dû passer à côté d’informations très importantes et que la qualité de l’article aurait été meilleure si j’avais eu accès à de telles informations.

    Vous vous dites peut-être : « cela n’est utile qu’aux chercheurs et aux rédacteurs comme He Jiayan, je n’écris pas d’articles de ce genre, et ce n’est pas comme si cela n’affectait. »

    Vraiment ?

    Si nous ne pouvons plus avoir accès à tous les discours de Jack Ma, tous les articles de Ren Zhengfei, My Father and Mother et The Spring River Flows East, et tous les messages de Duan Yongping dans Snowball, ne seriez-vous pas un peu triste ?

    Vous me direz que vous êtes insensibles.

    Alors, si nous ne pouvons plus chercher le numéro de Huang Zheng, si nous ne pouvons plus voir les messages de Zhang Yiming ou de Wang Xing, est-ce que vous n’éprouverez pas un peu de regret ?

    Vous m’assurerez que vous ne vous sentez pas désolé non plus.

    Si un jour, Zhihu disparaît comme Tianya Forum, Douban s’efface comme RenRen, B-site se vide comme Sina Blog — ne ressentirez-vous pas un peu de chagrin ?

    Si un jour, les pages Internet de votre blogueur préféré affichent que « l’auteur a choisi de n’afficher que la moitié des posts de l’année » ou que « ce blog n’est plus visible », si vous lisez souvent que « ce compte a été bloqué », que « le contenu ne peut être affiché », si vous recherchez certaines informations dans Shake Voice ou Xiaohongshu, et que les résultats affichent que « l’auteur a effacé tout le contenu »…

    Cela ne vous attristera-t-il pas — ne serait-ce qu’un instant ?

    Les générations de l’Internet traditionnel, nées dans les années 1970 et 1980 ne peuvent plus retrouver leur histoire. Leurs traces en ont pratiquement disparu.

    Les générations de l’Internet traditionnel, nées dans les années 1970 et 1980 ne peuvent plus retrouver leur histoire. Leurs traces en ont pratiquement disparu.
    He Jiayan

    La nouvelle génération peut encore garder les messages de cercles d’amis privés, mais même de cercle d’amis est, de plus en plus, « visible seulement trois jours ». Messages éphémères… — jusqu’à ce que tout s’efface.
    © DPPI-SIPA

    La seule chose qui produit encore du contenu de manière frénétique, c’est le marketing en cascade.

    Mais à l’avenir, il y a fort à parier que même ces messages marketing finiront par disparaître.

    Si quelque chose est important pour nous et qu’il est en train de disparaître, existe-t-il un moyen de le sauver ?

    Certains ont essayé de le faire.

    Il existe aux États-Unis un site web appelé Internet Archive, qui se traduit en chinois par « 互联网档案馆 » et qui préserve un grand nombre de pages web originales. Mais pour avoir essayé de l’utiliser, les pages web originales en chinois sont très peu sauvegardées. L’utilisation en est très difficile, les fonctionnalités de recherche assez primitives et inefficaces. En définitive, quantitativement, elles n’ont pas permis de sauvegarder grand-chose.

    D’un point de vue technique, il ne devrait pas être difficile de sauvegarder toutes les pages web de l’Internet chinois jusqu’à l’essor de l’Internet mobile au cours des dix dernières années. Et le coût n’en serait pas élevé. Après tout, si on la compare à l’ère actuelle de l’Internet, où la vidéo est hégémonique, cette ère faite de pages web au graphisme limité est négligeable en termes d’espace.

    Si on la compare à l’ère actuelle de l’Internet, où la vidéo est hégémonique, cette ère faite de pages web au graphisme limité est négligeable en termes d’espace.
    He Jiayan

    La question est de savoir qui saura le faire, et mû par quoi.

    Les entreprises ne le feront pas. Elles n’y auraient pas d’intérêt commercial.

    Le gouvernement pourrait être en mesure de créer des archives qui conservent toutes les pages — tout comme il construit des bibliothèques et des musées. Mais dépenserait-il de l’argent pour cela ? Il semble qu’il n’y ait pas d’autre raison que de préserver l’histoire. Or même si le gouvernement le faisait, cela ne changerait rien pour les utilisateurs ordinaires d’Internet, car ces archives nécessiteraient un traitement immense concernant les données personnelles et ne seraient accessibles qu’à quelques-uns pour éviter précisément tout abus dans l’utilisation de ces données.

    D’ailleurs, même si un organe quelconque était disposé à le faire, il serait désormais trop tard. Après l’essor de l’Internet mobile, selon une estimation approximative, plus de 99 % du contenu de l’Internet chinois traditionnel devrait avoir disparu.

    D’une certaine manière, les articles que j’ai rédigés ont contribué à la préservation de l’histoire de leurs sujets. Si je n’avais pas écrit sur eux, une grande partie de cette histoire serait déjà introuvable en ligne. Pourtant il ne s’agit pas d’informations originales, mais seulement d’informations de seconde main que j’ai consolidées.

    Après l’essor de l’Internet mobile, selon une estimation approximative, plus de 99 % du contenu de l’Internet chinois traditionnel devrait avoir disparu.
    He Jiayan

    Aujourd’hui, sur tous les événements majeurs qui se sont produits au cours de la première décennie de ce siècle, toutes les célébrités qui ont laissé des traces profondes, les informations que l’on peut encore trouver sur l’Internet chinois sont presque toujours des informations de seconde main éditées par des médias pure player — ou même des informations qui ont été maintes fois reprises et republiées et qui sont depuis longtemps complètement différentes de leur forme originale.

    Les rapports originaux, les vidéos originales, les discours originaux, les observations originales des internautes, les commentaires originaux — tout cela a disparu.

    Dans quelques années, toutes ces informations de seconde main auront également disparu. Tout se passe comme si ces événements n’avaient jamais eu lieu. Comme si ces personnes n’avaient jamais existé.

    Il n’y a rien d’autre à faire que d’accepter la réalité.

    À l’ère d’Internet, les vingt premières années du XXIe siècle seront vingt années sans archives historiques.

    À l’ère d’Internet, les vingt premières années du XXIe siècle seront vingt années sans archives historiques.
    He Jiayan

    Si vous pouvez encore voir des informations anciennes de l’Internet chinois aujourd’hui, ce n’est que la dernière lueur du crépuscule.

    Si vous êtes saisis par leur nature éphémère, vous pourrez soupirer comme Faust sur son lit de mort implorant l’instant : « Arrête-toi, tu es si beau ! »

    Mais cette lueur sera bientôt engloutie par le temps et tombera dans le vide — en même temps que votre exclamation.

    Il n’y a pas d’échappatoire.

    Presque tout ce que vous voyez et créez maintenant — cet article, cette plateforme — finira par se noyer dans le vide.

    As China’s Internet Disappears, ‘We Lose Parts of Our Collective Memory’
    https://www.nytimes.com/2024/06/04/business/china-internet-censorship.html

    4.6.2024 by Li Yuan - The number of Chinese websites is shrinking and posts are being removed and censored, stoking fears about what happens when history is erased.

    Chinese people know their country’s internet is different. There is no Google, YouTube, Facebook or Twitter. They use euphemisms online to communicate the things they are not supposed to mention. When their posts and accounts are censored, they accept it with resignation.

    They live in a parallel online universe. They know it and even joke about it.

    Now they are discovering that, beneath a facade bustling with short videos, livestreaming and e-commerce, their internet — and collective online memory — is disappearing in chunks.

    A post on WeChat on May 22 that was widely shared reported that nearly all information posted on Chinese news portals, blogs, forums, social media sites between 1995 and 2005 was no longer available.

    “The Chinese internet is collapsing at an accelerating pace,” the headline said. Predictably, the post itself was soon censored.

    “We used to believe that the internet had a memory,” He Jiayan, a blogger who writes about successful businesspeople, wrote in the post. “But we didn’t realize that this memory is like that of a goldfish.”

    It’s impossible to determine exactly how much and what content has disappeared. But I did a test. I used China’s top search engine, Baidu, to look up some of the examples cited in Mr. He’s post, focusing on about the same time frame between the mid-1990s and mid-2000s.

    I started with Alibaba’s Jack Ma and Tencent’s Pony Ma, two of China’s most successful internet entrepreneurs, both of whom Mr. He had searched for. I also searched for Liu Chuanzhi, known as the godfather of Chinese entrepreneurs: He made headlines when his company, Lenovo, acquired IBM’s personal computer business in 2005.

    I looked, too, for results for China’s top leader, Xi Jinping, who during the period was the governor of two big provinces. Search results of senior Chinese leaders are always closely controlled. I wanted to see what people could find if they were curious about what Mr. Xi was like before he became a national leader.

    I got no results when I searched for Ma Yun, which is Jack Ma’s name in Chinese. I found three entries for Ma Huateng, which is Pony Ma’s name. A search for Liu Chuanzhi turned up seven entries.

    There were zero results for Mr. Xi.

    Then I searched for one of the most consequential tragedies in China in the past few decades: the Great Sichuan earthquake on May 12, 2008, which killed over 69,000 people. It happened during a brief period when Chinese journalists had more freedom than the Communist Party would usually allow, and they produced a lot of high-quality journalism.

    When I narrowed the time frame to May 12, 2008, to May 12, 2009, Baidu came up with nine pages of search results, most of which consisted of articles on the websites of the central government or the state broadcaster China Central Television. One caveat: If you know the names of the journalists and their organizations, you can find more.

    Each results page had about 10 headlines. My search found what had to have been a small fraction of the coverage at that time, much of which was published on the sites of newspapers and magazines that sent journalists to the epicenter of the earthquake. I didn’t find any of the outstanding news coverage or outpouring of online grief that I remembered.

    In addition to disappearing content, there’s a broader problem: China’s internet is shrinking. There were 3.9 million websites in China in 2023, down more than a third from 5.3 million in 2017, according to the country’s internet regulator.

    China has one billion internet users, or nearly one-fifth of the world’s online population. Yet the number of websites using Chinese language make up only 1.3 percent of the global total, down from 4.3 percent in 2013 — a 70 percent plunge over a decade, according to Web Technology Surveys, which tracks online use of top content languages.

    The number of Chinese language websites is now only slightly higher than those in Indonesian and Vietnamese, and smaller than those in Polish and Persian. It’s half the number of Italian language sites and just over a quarter of those in Japanese.

    One reason for the decline is that it is technically difficult and costly for websites to archive older content, and not just in China. But in China, the other reason is political.

    Internet publishers, especially news portals and social media platforms, have faced heightened pressure to censor as the country has made an authoritarian and nationalistic turn under Mr. Xi’s leadership. Keeping China’s cyberspace politically and culturally pure is a top order of the Communist Party. Internet companies have more incentive to over-censor and let older content disappear by not archiving.

    Many people have had their online existences erased.

    Two weeks ago, Nanfu Wang found that an entry about her on a Wikipedia-like site was gone. Ms. Wang, a documentary filmmaker, searched her name on the film review site Douban and came up with nothing. Same with WeChat.

    “Some of the films I directed had been deleted and banned on the Chinese internet,” she said. “But this time, I feel that I, as a part of history, have been erased.” She doesn’t know what triggered it.

    Zhang Ping, better known by his pen name, Chang Ping, was one of China’s most famous journalists in the 2000s. His articles were everywhere. Then in 2011, his writing provoked the wrath of the censors.

    “My presence in public discourse has been stifled much more severely than I anticipated, and that represents a significant loss of my personal life,” he told me. “My life has been negated.”

    When my Weibo account was deleted in March 2021, I was saddened and angered. It had more than three million followers and thousands of posts recording my life and thoughts over a decade. Many of the posts were about current affairs, history or politics, but some were personal musings. I felt a part of my life had been carved away.

    Many people intentionally hide their online posts because they could be used against them by the party or its proxies. In a trend called “grave digging,” nationalistic “little pinks” pore over past online writings of intellectuals, entertainers and influencers.

    For Chinese, our online memories, even frivolous ones, can become baggage we need to unload.

    “Even though we tend to think of the internet as somewhat superficial,” said Ian Johnson, a longtime China correspondent and author, “without many of these sites and things, we lose parts of our collective memory.”

    In “Sparks,” a book by Mr. Johnson about brave historians in China who work underground, he cited the Internet Archive for Chinese online sources in the endnotes because, he said, he knew they would all eventually disappear.

    “History matters in every country, but it really matters to the C.C.P.,” he said, referring to the Chinese Communist Party. “It’s history that justifies the party’s continued rule.”

    Mr. Johnson founded the China Unofficial Archives website, which seeks to preserve blogs, movies and documents outside the Chinese internet.

    There are other projects to save Chinese memories and history from falling into a void. Greatfire.org has several websites that provide access to censored content. China Digital Times, a nonprofit that fights censorship, archives work that has been or is in danger of being blocked. Mr. Zhang, the journalist, is its executive editor.

    Mr. He, author of the WeChat post that went viral, is deeply pessimistic that China’s erasure of history can be reversed.

    “If you can still see some early information on the Chinese internet now,” he wrote, “it is just the last ray of the setting sun.”

    #Chine #internet #dead_link #amnésie #histoire

  • Malicious VSCode extensions with millions of installs discovered
    https://www.bleepingcomputer.com/news/security/malicious-vscode-extensions-with-millions-of-installs-discovered

    Les marketplace de code, les extensions... sont avant tout des trous de sécurité dans l’espace de l’internet. On istalle, puis ça s’installe tout seul. Il faut faire confiance... alors que l’on sait que la cybersécurité est liée à l’absence de confiance. Je tremble toujours à chaque mise à jour.

    VSCode

    A group of Israeli researchers explored the security of the Visual Studio Code marketplace and managed to “infect” over 100 organizations by trojanizing a copy of the popular ’Dracula Official theme to include risky code. Further research into the VSCode Marketplace found thousands of extensions with millions of installs.

    Visual Studio Code (VSCode) is a source code editor published by Microsoft and used by many professional software developers worldwide.

    Microsoft also operates an extensions market for the IDE, called the Visual Studio Code Marketplace, which offers add-ons that extend the application’s functionality and provide more customization options.

    Previous reports have highlighted gaps in VSCode’s security, allowing extension and publisher impersonation and extensions that steal developer authentication tokens. There have also been in-the-wild findings that were confirmed to be malicious.
    Typosquatting the Dracula theme

    For their recent experiment, researchers Amit Assaraf, Itay Kruk, and Idan Dardikman, created an extension that typosquats the ’Dracula Official’ theme, a popular color scheme for various applications that has over 7 million installs on the VSCode Marketplace.

    Dracula is used by a large number of developers due to its visually appealing dark mode with a high-contrast color palette, which is easy on the eyes and helps reduce eye strain during long coding sessions.

    The fake extension used in the research was named ’Darcula,’ and the researchers even registered a matching domain at ’darculatheme.com.’ This domain was used to become a verified publisher on the VSCode Marketplace, adding credibility to the fake extension.
    The Darcula extension on VSC Marketplace
    The Darcula extension on the VSCode Marketplace
    Source: Amit Assaraf | Medium

    Their extension uses the actual code from the legitimate Darcula theme but also includes an added script that collects system information, including the hostname, number of installed extensions, device’s domain name, and the operating system platform, and sends it to a remote server via an HTTPS POST request.
    Risky code added to the extension
    Risky code added to the Darcula extension
    Source: Amit Assaraf | Medium

    The researchers note that the malicious code does not get flagged by endpoint detection and response (EDR) tools, as VSCode is treated with leniency due to its nature as a development and testing system.
    “Unfortunately, traditional endpoint security tools (EDRs) do not detect this activity (as we’ve demonstrated examples of RCE for select organizations during the responsible disclosure process), VSCode is built to read lots of files and execute many commands and create child processes, thus EDRs cannot understand if the activity from VSCode is legit developer activity or a malicious extension.” - Amit Assaraf

    The extension quickly gained traction, getting mistakenly installed by multiple high-value targets, including a publicly listed company with a $483 billion market cap, major security companies, and a national justice court network.

    The researchers have opted not to disclose the names of the impacted companies.

    Since the experiment did not have malicious intent, the analysts only collected identifying information and included a disclosure in the extension’s Read Me, license, and the code.
    Location of victims after 24 hours
    Location of victims 24 hours after Darcula’s publication on VSC Marketplace
    Source: Amit Assaraf | Medium
    VSCode Marketplace status

    After the successful experiment, the researchers decided to dive into the threat landscape of the VSCode Marketplace, using a custom tool they developed named ’ExtensionTotal’ to find high-risk extensions, unpack them, and scrutinize suspicious code snippets.

    Through this process, they have found the following:

    1,283 with known malicious code (229 million installs).
    8,161 communicating with hardcoded IP addresses.
    1,452 running unknown executables.
    2,304 that are using another publisher’s Github repo, indicating they are a copycat.

    Below is an example of code found in a malicious Visual Studio Code Marketplace extension that opens a reverse shell to the cybercriminal’s server.
    Reverse shell found in a code beautifying extension (CWL Beautifer)
    Reverse shell found in a code beautifying extension (CWL Beautifer)
    Source: Amit Assaraf | Medium

    Microsoft’s lack of stringent controls and code reviewing mechanisms on the VSCode Marketplace allows threat actors to perform rampant abuse of the platform, with it getting worse as the platform is increasingly used.

    “As you can tell by the numbers, there are plethora of extensions that pose risks to organizations on the Visual Studio Code marketplace,” warned the researchers.

    “VSCode extensions are an abused and exposed attack vertical, with zero visibility, high impact, and high risk. This issue poses a direct threat to organizations and deserves the security community’s attention.”

    All malicious extensions detected by the researchers were responsibly reported to Microsoft for removal. However, as of writing this, the vast majority remains available for download via the VSCode Marketplace.

    The researchers plan to publish their ’ExtensionTotal’ tool along with details about its operational capabilities next week, releasing it as a free tool to help the developers scan their environments for potential threats.

    BleepingComputer has contacted Microsoft to ask if they plan to revisit the Visual Studio Marketplace’s security and introduce additional measures that would make typosquatting and impersonation harder, but we have not received a response by publication time.

    #Cybersécurité #Code_Marketplace #Développement

  • L’#eau, arme d’Israël contre la #Jordanie
    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-international/20240608-l-eau-arme-d-isra%C3%ABl-contre-la-jordanie

    Israël n’a toujours pas répondu favorablement à la demande jordanienne, mais conditionne déjà sa fourniture d’eau, demandant que les ministres jordaniens arrêtent dans leurs prises de paroles publiques de critiquer l’État hébreu au sujet de la guerre à #Gaza, que les manifestations en Jordanie soient mieux matées, que l’ambassadeur jordanien revienne à l’ambassade jordanienne de Tel Aviv et que le ministre Israélien puisse revenir à Amman. Des conditions qui obligent la monarchie et le gouvernement hachémite à se mettre à dos une partie de la rue jordanienne à l’heure où les manifestations sont quotidiennes.

  • Électricité – Doublement du prix au mois d’août 2022 La CLCV porte plainte pour tromperie contre Ohm Énergie auprès du Procureur de la République (du 07/06/2024)
    https://www.clcv.org/communiques-de-presse/electricite-doublement-du-prix-au-mois-daout-2022-la-clcv-porte-plainte-pour-t

    La CLCV informe avoir porté plainte la semaine dernière auprès du Procureur de la République de Paris contre le fournisseur Ohm Énergie pour la hausse brutale et spectaculaire de ses prix en août 2022 et qu’elle considère comme susceptible de relever d’une pratique commerciale trompeuse.

    du 15/05/2024 :
    https://www.letelegramme.fr/economie/energie/electricite-cartons-rouges-pour-des-fournisseurs-denergie-6583847.php

    Le Médiateur de l’énergie a adressé mardi un « carton rouge » aux fournisseurs Engie, ENI, Ohm Énergie et Wekiwi pour avoir sous-évalué « délibérément » des mensualités pour « tromper les consommateurs sur le coût de leur énergie », et épingle le distributeur Enedis pour mauvais traitement des réclamations de ses clients.

    du 06/06/2024 :
    https://www.capital.fr/entreprises-marches/le-fournisseur-d-energie-ohm-est-desormais-vise-par-une-plainte-pour-tromper

    Ohm coupable d’avoir revendu un trop-plein d’électricité à prix d’or ?

    Ces pratiques datent de 2022. À l’époque, Ohm avait franchi la barre des 160 000 clients en promettant des tarifs défiant toute concurrence. Pour convaincre les futurs clients, le fournisseur s’était appuyé sur un démarchage commercial agressif, rappelle la CLCV. Sauf que les consommateurs ont reçu la douloureuse l’été suivant avec des factures augmentant jusqu’à 105% ! Le fondateur de Ohm Énergie avait alors mis en avant des prix de marché qui avaient explosé, l’obligeant à s’aligner. Si l’arrêt de certains réacteurs nucléaires et la guerre en Ukraine ont fait flamber la note, la plupart des fournisseurs avaient acheté de l’électricité en avance.
    Or certains, comme Ohm, avaient eu une stratégie inverse : multiplier les tarifs par deux, trois ou quatre pour faire fuir les clients et avoir plus de marge de manœuvre. Ainsi, l’électricité non vendue aux clients (partis) avait été ensuite revendue au prix fort sur les marchés. Comme Capital l’avait évoqué, Ohm aurait ainsi réalisé 44,3 millions d’euros de marges brutes. « Les éléments matériels à notre disposition nous amènent à estimer que tout ça avait été planifié des mois à l’avance », souligne François Carlier auprès du Parisien. Dans ce volet, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mené son enquête, et selon Le Parisien, la culpabilité d’Ohm aurait été démontrée. Les ennuis pourraient ne faire que commencer…

    #énergie #électricité #dérégulation #libéralisation

    • L’information est tombée ce matin. Alors que les cours du gaz oscillent à des niveaux dix fois inférieurs au pic de la crise énergétique de l’été 2022, des millions de Français sont sur le point de voir leur facture exploser : au 1er juillet prochain (dans l’entre-deux tours de l’élection législative), le prix moyen de la facture de gaz va augmenter de 11,7 % en juillet. Encore un joli petit coup de pouce pour le Rassemblement national, qui n’en demandait pas tant.

  • Más de 650 migrantes rescatados y decenas de víctimas mortales en aguas de Canarias en las últimas 24 horas

    El relato de los supervientes afirma que al menos 50 personas fueron arrojadas al mar tras fallecer en un cayuco que quedó a la deriva a cientos de kilómetros de tierra


    Seis cayucos y una lancha neumática con 677 inmigrantes a bordo en total, entre ellos 26 menores, fueron socorridos por Salvamento Marítimo a lo largo de este jueves en la Ruta Canaria, de los cuales uno falleció ya en tierra, tras ser trasladado al Hospital de El Hierro, y varias decenas podrían haber muerto en la travesía. Además, otros cinco, entre ellos un recién nacido que fue alumbrado en alta mar, tuvieron que ser evacuados en helicóptero.

    Ha sido una jornada frenética para las tripulaciones de Salvamento Marítimo en Canarias, que ha obligado a movilizar seis barcos de rescate en cuatro islas (las guardamares Urania y Talía y las salvamares Adhara, Mízar, Menkalinan y Al Nair), además del helicóptero Helimer 201, según ha destacado el director de la sociedad estatal, José Luis García Lena.

    Esta serie de rescates comenzó en la tarde del miércoles, cuando el buque noruego Ramform Atlas/Lart8 avistó un cayuco a la deriva a unos 200 kilómetros al sur de La Gomera y El Hierro, cerca del cual se localizaron después dos embarcaciones más.

    El Centro de Salvamento Marítimo de Tenerife movilizó la Guardamar Urania, la Salvamar Adhara, la Guardamar Talía y el helicóptero Helimer 201.

    La tripulación de la Guardamar Urania rescató a 190 personas (de ellas 15 mujeres y seis niños) que fueron desembarcadas en La Restinga (El Hierro) a las 08.00 horas de este jueves, desde donde una de ellas fue derivada al hospital insular, si bien el Helimer 201 evacuó primero a una mujer y a un bebé, que había nacido en el cayuco.

    Según el relato de los ocupantes de la embarcación, estos habrían realizado una travesía de nueve días desde Nuakchot, en Mauritania. A bordo viajaban personas de Guinea-Conakry, Senegal, Marruecos, Mauritania, Comoro, Gambia, Malí y Pakistán.

    Antes de dirigirse al aeropuerto de Tenerife Sur, el helicóptero, con la mujer y el bebé a bordo, recogió a otras tres personas en mal estado de salud de un segundo cayuco.

    En este iban 70 ocupantes (65 hombres y 5 mujeres, naturales de Ghana, Senegal, Guinea Bissau y Mali) que se encontraba en situación desesperada. Según relataron sus ocupantes, habían muerto entre diez y doce personas durante la travesía desde Nuakchot, de donde zarparon hace trece días. En las últimas horas, tras comenzar a relatar los supervivientes lo ocurrido, se ha sabido que partieron de Nuakchot, en Mauritania, a finales de mayo, pero a los pocos días quedaron a la deriva. Algunos comenzaron a morir durante la travesía y sus cuerpos, incluidos los de mujeres y niños, fueron arrojados al mar. La cifra de muertos se ha elevado hasta, al menos, 50 personas.

    Tres de ellos fueron evacuados en helicóptero con la madre y el bebé de la otra embarcación. Las restantes personas de ese segundo cayuco fueron llevadas por la Salvamar Adhara también a La Restinga, en donde desembarcaron a las 03.50 horas.

    Los servicios sanitarios derivaron a ocho de ellos desde el muelle directamente al hospital de la isla, uno de los cuales falleció en el centro sanitario y fue enterrado horas después en el cementerio de Valverde sin identificación, bajo el código Inmigrante Nº 119 R3.

    La Guardamar Talía acudió al rescate de la tercera embarcación, con 159 personas (149 hombres, 8 mujeres y dos niños), que desembarcaron por la mañana en Arguineguín, Gran Canaria.

    Antes, a las 23.00 horas, el centro de emergencias 112 había informado a Salvamento Marítimo de que se había recibido una llamada desde un cayuco con 44 personas (de ellas 3 mujeres y 2 menores) que decían estar a la deriva entre Tenerife y La Gomera, según deducían por las luces que veían.

    Salvamento Marítimo movilizó la Salvamar Mizar, que a las 01.10 horas localizó el cayuco, rescató a sus 44 ocupantes y los trasladó hasta el puerto de Los Cristianos, en Tenerife, en donde desembarcaron a las 03.57 horas.

    Por la mañana, llegó a Tenerife por sus propios medios la quinta a embarcación del día, un cayuco localizado por un radar a 16 kilómetros al sureste de la punta de Rasca, cuyos 55 ocupantes, todos hombres, llegaron por sus medios a Los Cristianos acompañados por la Salvamar Menkalinan.

    Le han seguido otro cayuco socorrido a pocos kilómetros de El Hierro con 108 personas a bordo, entre ellas 21 mujeres y 15 menores, y una neumática con 51 personas de origen subsahariano rescatada esta tarde a 68 kilómetros al este de Lanzarote por la Salvamar Al Nair, con siete mujeres y un niño.

    Este viernes, la Guardamar Concepción Arenal ha rescatado a 64 migrantes subsaharianos, entre ellos seis mujeres y un menor, que han sido localizados en una neumática a unos 79 kilómetros al este de Arrecife (Lanzarote). Según han informado las fuentes del citado organismo estatal, todos ellos se encuentran en aparente buen estado de salud.

    Salvamento acudió al rescate de estas personas tras recibir un aviso de la Guardia Civil de la neumática, que fue avistada por un buque mercante, el Bochem Casablanca, que ha permanecido en la zona hasta que ha sido auxiliada.

    https://www.eldiario.es/canariasahora/migraciones/jueves-frenetico-salvamento-canarias-677-rescatados-muerto-numerosos-desapa

    #mourir_en_mer #morts_en_mer #mourir_aux_frontières #Canaries #route_atlantique #décès #El_Hierro #Valverde #identification #Arrecife #Lanzarote

  • Zarzalejos denuncia que Francia «está haciendo #devoluciones_en_caliente»

    De Andrés, líder del PP vasco, ha lamentado «la deslegitimación de instituciones del conjunto de España como la Justicia y los medios de comunicación»
    El Correo, Jesús J. Hernández, 07-06-2024

    avier Zarzalejos ha denunciado este jueves que Francia «está haciendo devoluciones en caliente» y ha asegurado que, además, «está suspendiendo, de manera arbitraria y reiterada, el espacio Schengen». El candidato del PP en las elecciones europeas ha anunciado el envío de una carta a la comisaria de interior Ylva Johansson para informarla de estos hechos y «pedirle que Los investigue y tome las medidas oportunas».

    El PP ha celebrado este jueves su acto de campaña en la avenida de Irun, muy cerca de la frontera francesa, por donde «pasan a diario» los migrantes hacia Francia y Alemania. Y ha aprovechado la ocasión para denunciar allí las políticas fronterizas del país galo. Según la vicesecretaria de Igualdad, Conciliación y políticas sociales del Partido Popular, Ana Alós, «la situación humanitaria con los migrantes que vive nuestro país y la Unión Europea no tendría que ocurrir».

    A juicio de Alós, «la política migratoria necesita de equilibrio entre una protección, que hoy, por parte del Gobierno de España no se está llevando a cabo, y el impulso de las medidas regulatorias de migración». Esa segunda parte se fundamenta en que «también necesitamos a personas venidas de otros países y que vienen a trabajar y buscar empleo», por lo que ha abogado por buscar «soluciones estructurales y una visión integral».

    «Irregularidad sobrevenida»
    Según los populares, «el PSOE entra en contradicción cuando habla de proteger a los inmigrantes pero luego les aboca a una irregularidad sobrevenida». Por eso reclamaron «la puesta en valor del pacto migratorio europeo y el equilibrio sensato que promueve el Partido Popular para acabar con la inmigración irregular en la Unión Europea». También Muriel Larrea, presidenta del PP de Gipuzkoa, ha denunciado «el drama humano» en el que se ha convertido este puente para los migrantes en tránsito que proceden de África.

    https://medios.mugak.eu/noticias/687486/noticia

    #refoulements #migrations #réfugiés #frontières #refoulements_à_chaud #refoulements #push-backs #France #pays_basque #Irun

  • En direct, guerre Israël-Hamas : Israël, ajouté à la « liste de la #honte » de l’#ONU sur les droits des #enfants lors de conflits, se dit « choqué »
    https://www.lemonde.fr/international/live/2024/06/07/en-direct-guerre-israel-hamas-israel-ajoute-a-la-liste-de-la-honte-de-l-onu-

    « Vous savez que l’armée israélienne est l’armée la plus morale du monde », a assuré Gilad Erdan.

    #délire_génocidaire #sionisme

  • Immigration : le pis-aller de Joe Biden
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/06/immigration-le-pis-aller-de-joe-biden_6237660_3232.html

    Immigration : le pis-aller de Joe Biden
    Il est généralement difficile de tirer un bénéfice politique d’une mesure adoptée sous la pression. Le président des Etats-Unis, Joe Biden, en fait l’expérience après avoir signé à cinq mois de l’élection présidentielle, le 4 juin, un décret permettant de fermer ponctuellement la frontière avec le Mexique aux demandeurs d’asile en cas d’afflux trop élevés. Sans surprise, la mesure a été critiquée autant à gauche, le président étant accusé de copier son prédécesseur républicain, Donald Trump, partisan d’une ligne extrêmement dure sur l’immigration, qu’à droite, où ce tour de vis a été jugé totalement insuffisant.
    Les critiques du camp démocrate ont montré pourquoi l’administration de Joe Biden s’est abstenue jusqu’à présent de répondre aux arrivées massives de migrants venus majoritairement d’Amérique centrale, mais aussi d’autres continents.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A cinq mois de la présidentielle américaine, Joe Biden contraint d’afficher sa fermeté sur l’immigration
    Le sujet divise profondément le parti du président, au point d’empêcher l’élaboration d’une stratégie adaptée aux enjeux entre les partisans du laisser-faire et ceux qui plaident pour une politique plus restrictive, dont les maires démocrates de grandes villes américaines confrontés à des afflux de migrants orchestrés notamment par le gouverneur républicain du Texas, porte d’entrée de cette immigration.
    La politique migratoire des Etats-Unis est l’otage de cette double surenchère, nourrie par un Congrès dysfonctionnel. La Chambre des représentants, présidée par un républicain, a ainsi bloqué, sous la pression de Donald Trump, un compromis forgé au Sénat qui prévoyait le renforcement de la police des frontières, l’augmentation des capacités d’accueil des centres de rétention, l’accélération des procédures d’examen des demandes d’asile, ou encore des moyens accrus pour expulser les personnes déboutées de leur demande.
    Rhétorique raciste
    L’histoire se répète. En 2013, une Chambre des représentants républicaine avait déjà bloqué un premier projet de loi bipartisan adopté au Sénat qui comprenait des mesures similaires ainsi que la régularisation des sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et qui y sont aujourd’hui totalement intégrés. De telles réformes sont pourtant devenues indispensables. Les services de l’Etat fédéral sont saturés par des demandes d’asile dont certaines détournent sciemment cette procédure faute de répondre aux critères exigés.
    Comme le prouve le décret signé à la va-vite par Joe Biden, les atermoiements démocrates sur l’immigration ne servent que les intérêts républicains et la démagogie sans retenue de Donald Trump, dramatisée par une rhétorique ouvertement raciste. Ce dernier avait promis à ses électeurs en 2016 que le Mexique financerait l’érection d’un « mur » sur sa frontière avec les Etats-Unis, une fiction vite dissipée. Il se fait fort aujourd’hui, s’il retournait à la Maison Blanche, d’expulser des millions de sans-papiers insérés, pour certains de longue date, dans le tissu social et économique du pays.
    Parler lucidement d’immigration suppose de prendre en compte deux réalités : que les afflux massifs mettent effectivement sous tension le système américain, au niveau fédéral comme à celui des Etats, et que le dynamisme des Etats-Unis, même si ces derniers ne sont pas encore confrontés à l’« hiver démographique » qui menace en Europe, pâtirait d’un arrêt brutal de l’immigration sous l’effet d’une mauvaise fièvre ethnonationaliste.

    #Covid19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#mexique#frontiere#immigration#economie#demographie#fluxmigratoire#sante

  • The Angels Among Us (2003)
    https://www.youtube.com/watch?v=mUT2AzppDL8

    The Angels Among Us (2003), a documentary on the 1987 film “Wings of Desire” (Der Himmel über Berlin) featuring interviews with director Wim Wenders, actors Peter Falk, Bruno Ganz and Otto Sander, writer Peter Handke, and composer Jürgen Knieper.

    Quelques images de la séquence d’introduction des Ailes du désir

    Après un survol de plusieurs rues de Berlin avec leurs blocs d’immeubles on se retrouve à l’hauteur de pointe de la tour de la Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche d’où l’ange Damiel regarde la vie des hommes.

    Dans ces plans on nous montre que les anges restent invisibles pour les mortels sauf pour les enfants.

    Après quelques impressions de rue on saute dans l’intérieur d’un avion à l’approche de l’aeroport de Tegel (TXL) dans lequel voyagent l’acteur Peter Falk et l’ange Cassiel . La perspective des passagers s’ouvre sur le quartier de Charlottenbourg avec son chateau.

    Ensuite on se trouve devant le dernier étage de la tour de transmissions radio de 1926 Funkturm avec la Deutschlandhalle , la Eissporthalle , les halls du terrain d’exposition , l’espace de fête forraines entre Jafféestraße et la voie de chemin de fer et le quartier Eichkamp en arrière plan.

    Après avoir tourné autour de la Funkturm on s’approche par dessus le centre de congrès ICC et de l’autoroute A100 on descend du ciel et s’approche des immeubles de la Dernburgstraße dans le quartier de Witzleben où on suit les anges à l’intérieur des appartements où les hommes concentrent leurs soucis et tentatives de réflexion.

    Donc pendant le tournage le pilote est descendu à 140 mètres (chose totalement interdite aujourd’hui alors qu’en 1986 tu louais obligatoirement un hélico et pilote militaire qui pouvait se permettre tout et n’importe quoi.) , a tourné autour de la tour avant de descendre encore plus à 80 mètres au dessus de l’autoroute afin de permettre le zoom et fondu enchaîné vers l’intérieur.

    Images : Henri Alekan
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Alekan

    La comparaison du plan intérieur en contre-champ avec vue sur le ICC avec la carte Openstreetmap indique qu’il a été filmé dans un appartement de l’immeuble Witzlebenstraße 51 ou 53, ces anciens résidences bourgeoises proches du parc die Lietzensee habitées par les personnes riches et célèbres sous le Kaiser et encore pendant le république de Weimar. La guerre, le mur de Berlin et la construction de l’autoroute la plus fréquentée d’Allemagne les ont transformés en de modestes habitations d’ou l’histoire, la pollution et le bruit ont chassé l’élite de la société.

    Contexte : la partie sud du quartier de Witzleben
    Vue direction Est de la plateforme de la Funkturm .
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Berlin-Witzleben


    A gauche Neue Kantstraße, au centre l’autoroute A100 et jardins ouvriers, à droite voie de chemins de fer (entre Westkreuz et Berlin Stadtbahn), à l’Est au centre d’image le bâtiment du tribunal Amtsgericht Charlottenburg et les rues limitant le quartier à l’est Suarezstraße et Windscheidstraße

    OSM quartier de Witzleben

    #Berlin #Tegel #Charlottenburg #Wilmersdorf #Eichkamp #A100 #Witzleben #Dernburgstraße #Suarezstraße #Windscheidstraße

    #Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche #Funkturm #Deutschlandhalle #Eissporthalle #Funkturm #ICC #TXL

    #cinéma #histoire

  • buggregator/server: Buggregator is a lightweight, standalone server that offers a range of debugging features for PHP applications.
    https://buggregator.dev
    https://github.com/buggregator/server

    Buggregator is a lightweight, standalone server that offers a range of #debugging features for #PHP applications. Think of it as a Swiss Army knife for developers. What makes it special is that it offers a range of features that you would usually find in various paid tools, but it’s available for free.

    Buggregator is not just a debugging server; it’s a comprehensive suite of tools that cater to various aspects of application development and maintenance, all available at no cost. Here’s what you can expect: Xhprof Profiler​, Symfony VarDumper Server​, Spatie Ray Debug Tool​, Fake SMTP Server​, Sentry Compatibility​, Monolog Server​, Inspector Compatibility​, HTTP Requests Dump Server​ & Dumps sharing.

    via https://blog.jetbrains.com/phpstorm/2024/06/php-annotated-may-2024

  • On Business and Beauty in #Data_Visualization
    https://nightingaledvs.com/on-business-and-beauty-in-data-visualization

    In the business of consulting, our clients rely heavily on data visualization to make sense of complex information and drive decision-making. If you’ve ever interacted with the c-suite of a large institution, you know that capturing their attention and conveying insights effectively can be a daunting task.

    #Charts #dashboards #Design

  • «La giurisdizione apparente»: un rapporto che indaga le convalide di trattenimento al CPR di Torino
    https://www.meltingpot.org/2024/06/la-giurisdizione-apparente-un-rapporto-che-indaga-le-convalide-di-tratte

    Di Daniela Pizzuto. Il rapporto «La giurisdizione apparente», curato dall’Osservatorio sulla giurisprudenza del Giudice di Pace di Torino in materia di trattenimento amministrativo 2022/2023 , si concentra sull’analisi delle procedure e delle decisioni del Giudice di Pace relative al trattenimento amministrativo degli immigrati nel Centro di Permanenza per il Rimpatrio (C.P.R.) “Brunelleschi” durante il 2022 e fino all’inizio del mese di marzo del 2023 quando il Centro è stato chiuso. La ricerca è stata condotta da un team di esperti e supervisionata da professionisti nel campo del diritto che hanno verificato l’operato della pubblica amministrazione e delle difese nel (...)