• Quand des villes refusent d’être vendues à des multinationales

    Écrasées de #dettes, poussées à la #marchandisation, les villes sont sommées de se vendre aux multinationales. Mais partout dans le monde, des municipalités cherchent à se réapproprier leur #pouvoir_d’agir.

    Comment les élus locaux et les citoyens peuvent-ils s’opposer à la main-mise grandissante des firmes ? C’est tout l’objet d’une publication inédite, parue ce jeudi 27 février, intitulée Villes contre multinationales, éditée par Ritimo. De la privatisation de l’eau à l’essor d’Airbnb en passant par la « smart city » connectée en 5G, « les villes sont devenues un champ de bataille face au poids croissant des grandes entreprises », peut-on lire en introduction.

    La publication réunit une série d’articles rédigés par des journalistes, des militants, des élus et des chercheurs européens, membres d’Enco, un réseau de médias et d’ONG « qui se consacrent à enquêter et informer sur les entreprises multinationales et leur pouvoir ».

    Un travail qui tombe à pic, à deux semaines des élections municipales : « On espère donner des idées aux candidats et futurs élus, casser ce sentiment qu’il n’y a pas d’alternatives, pas de possibilités de s’opposer aux multinationales », explique Olivier Petitjean, membre de l’Observatoire des multinationales, joint par Reporterre. De l’Espagne au Royaume-Uni, en passant par la Tchéquie et la France, de nombreuses municipalités ont en effet cherché à se réapproprier leur pouvoir d’agir.

    Car il s’agit bien d’une reconquête démocratique. Depuis la crise financière de 2008, « la pression économique et politique sur les villes s’est considérablement accrue, soulignent les auteurs. Nombre d’entre elles se sont retrouvées écrasées de dettes, poussées à vendre des biens, privatiser des services publics, réduire leurs dépenses. » Les fonds financiers en quête de nouveaux placements profitables ont investi le secteur du tourisme et de l’immobilier, mais également celui des nouvelles technologies.

    Laia Forné, sociologue espagnole spécialiste des questions d’urbanisme, de démocratie et de communs, évoque ainsi une « marchandisation des villes » :

    La gouvernance urbaine de nos villes a été basée sur une coopération entre les secteurs public et privé qui a mené à la privatisation de biens fondamentaux comme la terre, le logement, l’eau et le patrimoine municipal, tout en créant des structures de gouvernance opaques et antidémocratiques. Le modèle de gouvernance qui a prévalu était celui de la concession public-privé, où le secteur privé engrange les bénéfices de grands projets spéculatifs tandis que le secteur public en assume les risques. »

    L’un des principaux leviers des firmes réside ainsi dans la spéculation immobilière, comme le raconte Max Carbonell, membre de l’Observatoire de la dette dans la globalisation (ODG), et militant espagnol du mouvement pour le logement. Blackstone, une des multinationales qui possèdent le plus de propriétés (ou « actifs financiers ») au monde, a acquis de nombreux bâtiments à Barcelone, notamment un immeuble dans le quartier de Raval, l’un des plus pauvres de la ville.

    « Blackstone n’y voyait qu’un actif financier sur lequel spéculer et se préparait à mettre les familles à la rue pour pouvoir le revendre – ou le relouer – à un prix bien plus élevé, écrit-il. [Pour Blackstone et d’autres sociétés du même type, le] mode opératoire commun se résume à "buy it, fix it, sell it", acheter, réparer, revendre). »

    Aujourd’hui, les villes du monde sont sommées d’entrer en compétition les unes avec les autres sur le marché international pour attirer le maximum de touristes et d’opportunités d’affaires financières et immobilières possibles (avec tous les secteurs d’activité qui leur sont liés). En d’autres termes : on vend des villes, on vend notre ville, à des investisseurs du secteur du tourisme et de l’immobilier.

    À Barcelone, une mobilisation populaire portée par le Syndicat des habitants du Raval (SHR) a finalement contraint Blackstone à négocier : en 2019, l’entreprise a fini par accepter que les familles restent et paient un loyer modéré, en partie financé par la municipalité.

    Ainsi, la publication Villes contre multinationales diffuse des exemples de luttes locales, souvent longues et difficiles, tant la puissance des firmes apparaît illimitée. En Croatie, le journaliste Igor Lasic explique comment la société Razvoj Golf, porteuse d’un projet de golf géant dans la ville touristique de Dubrovnik, a porté plainte en 2017 contre l’État auprès d’un tribunal d’arbitrage dans le cadre d’un accord de libre-échange, réclamant 500 millions d’euros de compensation pour le blocage de ses projets par un mouvement citoyen.

    À Bruxelles, le chercheur Kenneth Haar relate les manœuvres d’Airbnb auprès de la Commission européenne « pour reprendre la main » face à la contestation croissante des métropoles comme Amsterdam ou Berlin : « La Commission fait depuis lors pression sur les États membres [leur] faisant savoir que les restrictions trop strictes aux activités d’Airbnb et des autres plateformes peuvent contrevenir à la législation européenne ».
    « La "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée »

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

    Le combat des David citadins contre les Goliath multimillionnaires serait-il perdu d’avance ? « La bataille est en cours, dit Olivier Petitjean. Il existe des marges de manœuvre, mais il y a besoin que les villes créent des alliances, échangent leurs idées, fassent contre-poids aux multinationales. » Pour lui, « la transition écologique et sociale est une opportunité pour que les villes sortent de la dépendance aux multinationales. Pour réduire ses déchets, une ville peut décider de s’engager dans une démarche zéro déchet, en impliquant les citoyens, plutôt que de s’en remettre à la construction d’un nouvel incinérateur par une multinationale comme Suez. »

    De fait, les 200 pages de la publication regorgent d’initiatives portées par des villes. Hazel Sheffield, journaliste anglaise, détaille l’histoire de Preston, petite ville de 140.000 habitants dans le nord de l’Angleterre, fortement touchée par la désindustrialisation, qui « a réorienté radicalement ses achats publics pour favoriser le tissu économique et social local, plutôt que les grandes entreprises ». « Les gros contrats, par exemple pour la rénovation du marché de Preston, sont divisés en lots plus petits pour permettre aux PME de répondre aux appels d’offres, et des clauses sociales y sont attachées, comme de garantir aux travailleurs des salaires décents », raconte-t-elle. Bien que les règles européennes, d’inspiration néolibérale, ne soient pas favorables à de telles clauses, « tant que les autorités assurent une procédure équitable, elles peuvent sélectionner les fournisseurs en fonction d’une série de critères dont le prix, mais aussi la qualité, le risque, la valeur sociale et d’autres facteurs », précise la journaliste. Les achats de services, de travaux et de fournitures des villes de l’Union européenne représentent près de 2.000 milliards d’euros par an, soit environ 14 % du PIB de l’Union. « Le potentiel de transformation de ces nouvelles politiques progressistes de marchés publics est donc énorme », note aussi Olivier Hoedeman, co-fondateur du Corporate Europe Observatory.
    L’eau à Grenoble, la gestion des ordures à Naples... Autant d’exemples de remunicipalisation

    Outre les achats publics, la publication met en avant de multiples exemples de (re)municipalisation : l’eau à Paris et Grenoble, les terres agricoles à Mouans-Sartoux ou Vannes, la gestion des ordures à Naples ou la distribution d’électricité dans certaines communes espagnoles.

    Pour la sociologue Laia Forné, cette reconquête n’est possible et durable qu’à travers la mise en place d’un « municipalisme public-citoyens », alliant élus et mouvements sociaux. À Barcelone, le nouveau système qui oblige les grandes développeurs immobiliers à consacrer 30 % de leurs opérations à du logement social, en fournit un bon exemple : « Tandis que la municipalité apportait le savoir-faire technique pour rédiger une législation adaptée, les mouvements sociaux pour le logement ont mobilisé l’opinion publique et exercé une pression politique suffisante pour dépasser les logiques partisanes. » Elle parle également de « co-responsabilité », illustrée par la création du programme barcelonais de « Patrimoine citoyen », dont l’objectif est « de créer des cadres innovants associant citoyens et institutions pour gérer les ressources publiques, y compris les édifices publics, les vergers urbains, l’espace public et certains services sociaux. »

    « Les élus ne peuvent pas tout, les villes sont face à des pouvoirs puissants et riches, conclut Olivier Petitjean. Il est donc essentiel que les municipalités volontaristes soient soutenues par des mouvements sociaux. Il est aussi nécessaire que ces villes se mettent en réseau, s’allient pour peser face aux multinationales. Et surtout, il faut une bonne dose de courage. »

    https://reporterre.net/Quand-des-villes-refusent-d-etre-vendues-a-des-multinationales

    #villes #géographie_urbaine #résistance #multinationales #Barcelone #eau #Grenoble #remunicipalisation #Blackstone #Airbnb #Bruxelles #smart_cities #ville_intelligente #ubérisation #Preston #désindustrialisation #UK #Angleterre #Naples #ordures #Mouans-Sartoux #Vannes #terres #Espagne #municipalisme_public-citoyens #co-responsabilité #patrimoine_citoyen #mouvements_sociaux #réseaux #livre #ressources_pédagogiques #urban_matter

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    Pour @etraces :

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

  • Gustav Landauer
    Appel au socialisme

    Renaud Garcia

    https://lavoiedujaguar.net/Gustav-Landauer-Appel-au-socialisme

    Il est peu de textes alliant au même degré profondeur philosophique, acuité politique et beauté stylistique. Joyau de la littérature socialiste, l’Appel au socialisme de Gustav Landauer est de ceux-là. Né en 1870 à Karlsruhe, en Allemagne, Landauer fut un révolutionnaire sa vie durant, toujours à contretemps des tendances idéologiques de son époque. Lecteur de Spinoza, Schopenhauer et Nietzsche, il est exclu de l’université à vingt-trois ans et considéré par les services de l’empire comme l’« agitateur le plus important du mouvement révolutionnaire radical ». Il collabore à plusieurs journaux, participe à la fondation de théâtres populaires, essuie des peines de prison au tournant du siècle pour incitation à l’action révolutionnaire — temps pendant lequel il se livre notamment à la traduction des écrits du mystique médiéval Maître Eckhart. Par la suite, il se fera passeur décisif en langue allemande de textes de Proudhon, Kropotkine, Mirbeau, La Boétie, avant d’être à l’origine de multiples expérimentations (notamment le journal Der Sozialist) et groupements socialistes, dont le plus connu fut l’Alliance socialiste (qui aurait compté à son apogée une quinzaine de groupes de dix à vingt membres chacun). Commissaire à l’Instruction publique et à la Culture fortement impliqué dans la république des conseils de Bavière, Landauer meurt lynché par un groupement de corps francs en mai 1919. (...)

    #Gustav_Landauer #Renaud_Garcia #socialisme #anarchisme #Allemagne #Maître_Eckhart #révolution #communauté #marxisme #décroissance #Jacques_Ellul #consommation #coopératives #Moyen_Âge #Anthropocène

  • Par-delà l’État peste – Alberto Toscano - ACTA
    https://acta.zone/alberto-toscano-par-dela-letat-peste

    Alors que l’épidémie de Covid-19 a mis en lumière notre dépendance vis-à-vis des institutions étatiques quant aux enjeux de santé collective et que l’on assiste à la remise au goût du jour des hypothèses keynésiennes de restructuration du capitalisme, Alberto Toscano interroge l’ambivalence de ce regain de « désir pour l’État ». Empruntant un détour par la philosophie classique occidentale, il propose l’hypothèse d’un double biopouvoir seul à même de réactualiser l’hypothèse révolutionnaire aujourd’hui.

    Il est courant, lorsque l’on commente des crises de diverses natures, de constater leur capacité à faire surgir soudainement ce que la reproduction apparemment paisible du statu quo laisse inaperçu, à révéler les coulisses, à arracher les œillères qui d’ordinaire recouvrent nos yeux, etc. Le caractère, la durée et l’ampleur de la pandémie de Covid-19 illustrent de manière particulièrement complète cette vieille vérité apocalyptique. De l’exposition différentielle à la mort engendrée par le capitalisme racial à la mise en avant du travail de soins, de l’attention portée aux conditions létales d’incarcération à la baisse de la pollution visible à l’œil nu, les révélations catalysées par la pandémie semblent aussi illimitées que son impact continu sur nos relations sociales de production et de reproduction.

    La dimension politique de notre vie collective n’y fait pas exception. Les états d’alerte et d’urgence se multiplient, de véritables dictatures sanitaires voient le jour (notamment en Hongrie), l’urgence sanitaire est militarisée, et ce que The Economist nomme un « coronopticon » est bêta-testé de façon variable sur des populations paniquées1. Et pourtant, il serait bien trop simple de se contenter de fustiger les différentes formes d’autoritarisme médical qui sont apparues sur la scène politique contemporaine. En particulier pour ceux investis dans la préservation d’un avenir émancipateur au lendemain de la pandémie, il est crucial de réfléchir à la profonde ambivalence envers l’État que cette crise met en évidence.
    Nous sommes témoins d’un désir généralisé pour l’État – d’une demande à ce que les autorités publiques agissent rapidement et efficacement, qu’elles financent correctement la « ligne de front » épidémiologique, que les emplois, les moyens de subsistance et la santé soient garantis face à une interruption sans précédent de la « normalité ». Et, corrigeant une conception progressiste et pleine d’espoir, selon laquelle toute répression est d’origine verticale ( top-down ), il y a aussi une demande ambiante à ce que les autorités publiques punissent rapidement ceux qui ont un comportement imprudent ou dangereux.

    Compte tenu de l’étroitesse de nos imaginaires et de notre rhétorique politiques – mais aussi, je dirais, de la nature même de l’État – ce désir s’exprime, dans une très large mesure, en termes martiaux. Nos oreilles sont abruties par les déclarations de guerre contre le coronavirus : le « vecteur en chef » américain, comme l’a bien nommé Fintan O’Toole2, tweete que « l’ennemi invisible sera bientôt en pleine retraite », tandis qu’un Premier ministre britannique en convalescence parle d’un « combat que nous n’avons jamais mené contre un ennemi que nous ne comprenons pas encore tout à fait ». Des analogies nationalistes à l’« esprit du Blitz » sont proposées, tandis que des pouvoirs législatifs de temps de guerre sont promulgués temporairement pour nationaliser des industries afin de produire des ventilateurs et des équipements de protection individuelle.
    Bien sûr, faire la guerre à un virus n’est finalement pas plus convaincant que de mener la guerre contre un nom (par exemple le terrorisme), mais c’est une métaphore profondément ancrée à la fois dans notre réflexion sur l’immunité et l’infection, et dans notre vocabulaire politique. Comme en témoigne l’histoire de l’État et de notre perception de celui-ci, il est souvent extrêmement difficile de distinguer le médical du militaire, que ce soit au niveau de l’idéologie ou de la pratique. Pourtant, de même que la détection des clusters capitalistes derrière cette crise ne nous dispense pas de faire face à nos propres complicités3, de même le fait de fustiger l’incompétence et la malveillance politiques qui sévissent dans les réponses au Covid-19 ne nous dispense pas de faire face à notre propre désir contradictoire pour l’État.
    L’histoire de la philosophie politique peut peut-être apporter un éclairage partiel sur notre situation difficile. Après tout, le nexus entre l’aliénation de notre volonté politique au profit d’un souverain et la capacité de ce dernier à préserver la vie et la santé de ses sujets, notamment face aux épidémies et aux fléaux, est à l’origine même de la pensée politique occidentale moderne – qui, pour le meilleur et pour le pire, continue de façonner notre sens commun. La meilleure illustration en est peut-être la maxime inventée par l’homme d’État et philosophe romain Cicéron, puis adoptée au début de la période moderne – c’est-à-dire à l’époque de la gestation de l’État capitaliste moderne – par Thomas Hobbes, Baruch Spinoza, John Locke et l’insurgé niveleur William Rainsborowe4 : Salus populi suprema lex (Que le salut du peuple soit la loi suprême). Dans ce slogan d’une simplicité trompeuse, on peut identifier une grande partie de l’ambivalence portée par notre désir d’État – il peut être interprété comme la nécessité de subordonner l’exercice de la politique au bien-être collectif, mais il peut aussi légitimer la concentration absolue du pouvoir dans un souverain qui monopolise la capacité de définir à la fois ce qui constitue la santé et qui est le peuple (ce dernier pouvant facilement se transformer en une ethnie ou une race).

    Revisiter notre histoire politique et nos imaginaires politiques à travers le slogan de Cicéron, plutôt, disons, qu’à travers une focalisation unique sur la guerre comme sage-femme de l’État moderne, est particulièrement instructif à notre époque de pandémie. Prenez un exemplaire du Léviathan de Thomas Hobbes (1651) et regardez la célèbre image qui orne probablement sa couverture (dans l’original, c’était le frontispice, qui faisait face à la page de titre). Vous serez probablement frappé par la façon dont Hobbes a demandé à son graveur de représenter le souverain comme une tête regardant au-dessus d’un corps politique composé de ses sujets (tous regardant vers l’intérieur ou vers le haut du roi). Ou bien vous pouvez parcourir le paysage pour observer l’absence de travail dans les champs et les signes lointains de la guerre (barrages routiers, navires de guerre à l’horizon, panaches de fumée de canon). Ou encore, vous pouvez vous promener autour des icônes du pouvoir séculier et religieux disposées à gauche et à droite de l’image. Ce que vous risquez de manquer, c’est que la ville sur laquelle se dresse l’Homme artificiel de Hobbes est presque entièrement vide , à l’exception de quelques soldats en patrouille et de quelques figures inquiétantes portant des masques d’oiseaux, difficiles à distinguer sans grossissement. Ce sont des médecins de la peste. La guerre et les épidémies sont le contexte de l’incorporation de sujets désormais impuissants dans le souverain, ainsi que de leur isolement dans leurs foyers en temps de conflit et de contagion. Salus populi suprema lex .

    [...] En d’autres termes, lorsque la santé des populations et leur reproduction sociale sont profondément empêtrées dans les impératifs de l’accumulation – ceux-là mêmes qui déterminent la contribution de l’agrobusiness à la crise actuelle et l’abandon des grandes entreprises pharmaceutiques pour l’atténuer – l’État peut être intrinsèquement incapable de penser comme un épidémiologiste. [...]

    #État #désir_d'État #salut_public #biopouvoir #double_pouvoir #double_biopouvoir #Alberto_Toscano

  • Dark Patterns and Design Policy - Data & Society : Points
    https://points.datasociety.net/dark-patterns-and-design-policy-75d1a71fbda5

    These are what Designer Harry Brignull calls “dark patterns,” a term he created in 2010 to describe design choices and characteristics that trick users into making decisions they normally wouldn’t make. Dark patterns can be purposeful or accidental, though it’s often hard to determine the intent behind them. For example, is it an intentional dark pattern to suppress privacy when social networks bury their security settings, or are designers and engineers not sure where to place the appropriate buttons for users to find? Is it intentional that marketplaces like Amazon have price confusion, or again, is it accidental bad design? (In 2019, a few US senators tried to create legislation to ban some forms of dark patterns, though the bill ultimately failed.)

    What matters here is not unpacking direct intent, but rather looking at the outcomes and harms of these design decisions and then, creating policy that accounts for these decisions.

    What is design policy?

    “Design policy” looks at the role of design in products and software—how designers “make things”—and then analyzes how design terms and the structure of design operate in relation to policy and technology. User experience design is what makes technology usable and accessible. For example, iOS follows flat design principles for mobile, and Android follows material design. Most digital design follows the principles of human-centered design, a design methodology created in the 1990s that focuses on user experience. These methodologies are how, for example, a person in Croatia can use an app designed in India and understand how to use the app.

    If policy is, roughly, a set of rules that outline and/or govern how things work, then design policy is the act of using design to make policies around software and hardware understandable. It recognizes that design affects technology, including how technology looks and feels to consumers, and what consumers can ‘see’ or know about technology.

    This has changed in the last years: Today, across many industries, companies use digital design practices that harm consumers, erode privacy, and harm competition.” Dark patterns have only been focused in larger, general press journalist publications recently, even though designers have known about dark patterns for years. Rieger points out that this could be because dark patterns have started to cause more serious, widespread damage; for instance, when filing taxes or in implementations of the European Union’s General Data Protection Regulation (GDPR).

    In 2018, Germany passed the Network Enforcement Act or NetzDG, which allows users to report illegal content and specifically online hate speech. However, the interface to report hate speech was buried and confusing for users; this blog post had to illustrate how to access the reporting mechanism and then how to use it.

    Rieger and I argue that this is a dark pattern, since the reporting form was difficult to access and the design of the flow itself was confusing to users. User interface for specific kinds of features need to be viewed under a lens of ‘searchability,’ or access to information, and if a feature is buried or difficult to find, that makes it harder to access.

    GDPR asks, how do we design for user consent and transparency in products and in ad tracking? GDPR is what we could label a ‘wicked design problem’, which is design problem that seems hard or impossible to solve, since it has to address privacy settings and cookies, create user consent-focused flows in a way that is understandable to users, and provide ways to opt-in and opt-out, while not radically slowing down users (which would cause user frustration).

    Since it’s been passed, the GDPR has been radically misinterpreted across platforms and US news media websites. Below are a few examples from the websites of Le Monde, Vice Germany, Harper’s Bazaar, The Daily Beast, and The Atlantic.

    Harper’s Bazaar initial GDPR settings (Figure 9), where they only offer the ‘accept’ button, is a design that some argue is probably illegal. This is not a consensual choice: users either select ‘yes,’ or forgo reading the website. The May 2020 examples from Le Monde, Vice Germany, Harper’s Bazaar, and The Daily Beast could also be considered dark patterns because users lack clear options to reject cookie tracking. Harper’s Bazaar does a slightly better job once the user clicks into “cookie settings,” but it takes an extra step to get there.

    Design policy in practice

    It’s time for policy teams, think tanks, independent research institutes, and research labs to engage with designers in the same ways that technologists and engineers are being welcomed into research, policy, and academia. Design can unintentionally shift, mask, and hide policy, as well as the intentions of policy.

    When we set out to regulate tech, let’s remember that technology employees on a granular level—not just the monolith of the company—are the ones interpreting that regulation, whether or not the employee realizes it. When providing policy regulations, if researchers aren’t thinking about how a designer will take what we write and implement it in a specific way, then our research and recommendations aren’t producing the intended impact. Designers can take the directive of “tell people about cookies and give them consent options” and create many different things, which is why we see so many different results of GDPR. But imagine if in legislation, it was outlined that “the choices need to be equal in hierarchy and legible for all audiences.” That tells a designer a different story.

    #Design #Dark_patterns #RGPD

  • Nextdoor’s Delicate Partnership With Local Police
    https://www.citylab.com/equity/2020/05/nextdoor-local-partnerships-police-government-privacy-app/611827

    The hyper-local social media platform Nextdoor is winning over local law enforcement and other government officials in the U.S., alarming civil rights advocates. Charles Husted, the chief of police in Sedona, Arizona, couldn’t contain his excitement. He had just been accepted into the Public Agencies Advisory Council for Nextdoor, the neighborhood social networking app. “You’re the best !!! A great Christmas present,” he wrote in a December email to Parisa Safarzadeh, Government Relations (...)

    #Clearview #Google #Ring #Amazon #Facebook #Nextdoor #Twitter #CCTV #sonnette #police #racisme #vidéo-surveillance #délation #discrimination #lobbying #microtargeting #SocialNetwork #surveillance #voisinage #ACLU (...)

    ##EFF

  • Turkey Reports 32 Deaths, 1,141 New Cases of Covid-19 -Bianet English

    Turkey’s death toll from the novel coronavirus pandemic has climbed to 4,340 with 32 deaths over the past 24 hours, according to the Health Ministry figures.

    The total number of cases has reached 156,827 as 1,141 new cases were found in a day.

    #Covid-19#Turquie#Décès#Chiffre_officiel#Pandémie#migrant#migration

    https://bianet.org/5/104/224741-turkey-re

  • Iraq reports 197 new COVID-19 cases; 20 in Kurdistan - Kurdistan 24

    On the first day of the Eid al-Fitr holidays, the Iraqi health ministry reported 197 new coronavirus infections over the previous 24 hours, with the Kurdistan Regional Government (KRG) announcing twenty new cases over the same period.

    #Covid-19#Iraq#KRG#Décès#Chiffre_officiel#Pandémie#migrant#migration

    https://www.kurdistan24.net/en/news/a153c57d-74b9-48d5-a7dd-8f2925bce773

  • iNex Circular #cartographie les gisements de #déchets - Cleantech

    https://www.usinenouvelle.com/editorial/inex-circular-cartographie-les-gisements-de-dechets.N965306

    Où installer de nouvelles unités de méthanisation ? Où trouver des déchets valorisables pour produire du gel hydrologique ou de la chaleur renouvelable ? iNex Circular a la réponse : iNex sourcing. Son outil de cartographie dopé à l’intelligence artificielle répertorie 2 millions de producteurs de déchets en Europe (France, Benelux, Allemagne, Espagne et Italie).

    Exploitations agricoles, industriels de l’agroalimentaire ou du bois, centres de tri, restaurants, hôtels, écoles... En utilisant les données publiques disponibles, cette start-up parisienne sait évaluer qui produit des déchets organiques, où, et en quelle quantité avec un taux d’erreur de 5 à 25 %. En France, où la cartographie est exhaustive pour les biodéchets, iNex Circular a renseigné 800 000 sites. « L’idée de cet outil est née en 2012 au sein du cabinet de conseil en développement durable parisien iNex pour travailler sur des questions d’économie circulaire », explique Olivier Gambari, à la tête de l’entreprise.

  • Et dire que ça m’avait échappé (3 avril). Mais enfin, Seenthis, qu’est-ce que tu fais, tu loupes des infos aussi vitales pour le futur de l’hôpital public ? En pleine crise sanitaire ? Je vais te dire : tu ne lis pas assez la presse sérieuse…

    Nabilla très fière de recevoir un appel de Brigitte Macron : cette vidéo qui va faire le buzz
    https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/brigitte-macron-une-femme-exceptionnelle-son-appel-surrealiste-a-nabilla-en-vid

    En légende de cette vidéo, Nabilla précise qu’elle a échangé très longtemps avec l’épouse d’Emmanuel Macron - déprimée par confinement - au sujet de la fondation des Hôpitaux de Paris- Hôpitaux de France 🇫🇷 que les deux femmes défendent. Brigitte Macron en est la présidente. « Aujourd’hui est un grand jour pour moi car j’ai eu l’immense honneur et le privilège de recevoir un appel de Madame Brigitte Macron, qui est une personne que j’admire beaucoup, une femme exceptionnelle, touchante, pleine d’énergie, sensible et forte à la fois, un exemple pour beaucoup d’entre nous », écrit-elle.

    Le « Ségur de la Santé » on s’en fout : Nabila et Brigitte ont déjà sauvé l’hôpital. (Et maintenant Jean-Marie Bigard va sauver l’économie.)

  • Der kontrollierte Bankrott
    https://www.wiwo.de/politik/europa/tauchsieder-der-kontrollierte-bankrott/25852412.html

    Cet article décrit quelques raisons de la nouvelle politique économique et financiaire des représentants de la classe capitaliste de France et d’Allemagne. Il la compare à la situation à la fin du dix huitième siècle et tire une conclusion banale : la classe capitaliste fera payer quelqu"un d’autre. Enfin, c’est ce qu’on peut lire entre les lignes de l’article.

    23.5.2020 von Dieter Schnaas Textchef und Autor der WirtschaftsWoche

    Unser Wirtschaftssystem floriert auf der Basis des Ruins. Die aufgeschobene Insolvenz ist seine Geschäftsgrundlage. Schulden werden nicht mehr getilgt, sondern mit neuen Schulden ins Unendliche verlängert. Wie lange kann das gutgehen? Ein Blick in die Wirtschaftsgeschichte liefert Antworten.

    Bundeskanzlerin Angela Merkel und Staatspräsident Emmanuel Macron haben in dieser Woche ihre „deutsch-französische Initiative zur wirtschaftlichen Erholung Europas nach der Coronakrise“ vorgestellt. Danach soll die EU, über bereits beschlossene Hilfsmaßnahmen hinaus, einen 500 Milliarden Euro schweren „Wiederaufbaufonds“ einrichten. Das Prinzip: Brüssel leiht sich Geld an den Finanzmärkten – und verteilt es in Form von zweckgebundenen Zuschüssen an besonders betroffene Branchen, Regionen und Länder. Deutschlands Anteil an dem Programm liegt, entsprechend dem deutschen Anteil am EU-Haushalt (27 Prozent), bei 135 Milliarden Euro. Die Rückzahlung der Schulden soll aus dem EU-Haushalt erfolgen und sich über 20 Jahre erstrecken.

    Aber handelte es sich im Fall einer Rückzahlung der Schulden tatsächlich um Zuschüsse? Klar ist: Die Kredite stellen eine gemeinsame Verbindlichkeit aller EU-Länder dar, für deren Günstigkeit und Güte vor allem solvente Länder wie Deutschland bürgen. Das kommt stark verschuldeten Volkswirtschaften, von deren Bonität die privaten Gläubiger nur noch begrenzt überzeugt sind, zu gute. Insofern stellen die niedrigen Zinsen der Anleihen bereits indirekt einen Zuschuss Deutschlands an andere Länder dar.

    Klar ist aber auch: Nur wenn die Hauptempfänger am Ende weniger zurückzahlen als sie erhalten, kommen sie in Genuss von Zuschüssen, nicht Krediten. Es sei denn, die Rückzahlung der Schulden erstreckt sich nicht über 20 Jahre, sondern die Schulden werden beizeiten mit neuen Schulden beglichen, also gleichsam ad infinitum, ins Unendliche verlängert.

    Wahrscheinlich ist das der Kern des Kompromisses zwischen den Regierungszentralen in Deutschland und Frankreich: Merkel kann die Hilfen den Deutschen (mit Mühe) als Kredit verkaufen, Macron den Franzosen (mit Stolz) als Zuschuss – und beiden gemeinsam ist, dass sie vor allem Zeit kaufen, wieder einmal: Die aufgeschobene Insolvenz ist spätestens seit der Finanz- und Eurokrise die Geschäftsgrundlage unseres Wirtschaftssystems, der kontrollierte Bankrott sein konstitutives Element. Neu ist allein, dass es seit der Coronakrise niemanden mehr gibt, der diese Elementartatsache zu bemänteln versucht: Der finanzmarktliberale Staatsschuldenkapitalismus floriert paradoxerweise auf der Basis seines Ruins.

    Der Ökonom Jens Südekum hat sich in einem Beitrag für das Handelsblatt zuletzt glasklar ausgedrückt: Wir müssen die explodierenden „Staatsschulden… einfach hinnehmen“. Und es stimmt ja auch: Ohne Stimuli der Regierungen und Notenbanken würde die Weltwirtschaft jahrelang „in einem deflationären Labyrinth feststecken“. Was es daher brauche, so Südekum weiter, seien Steuersenkungen, öffentliche Investitionen – und Schulden, die „möglichst langfristig finanziert und durch permanentes Überwälzen – also die Ausgabe neuer Anleihen zur Bedienung der alten – immer weiter in die Zukunft geschoben werden“. Südekum glaubt, die Industriestaaten könnten auf diese Weise, vor allem dank strukturell niedriger Zinsen, „aus dem Schuldenproblem der Coronakrise einfach herauswachsen“ – ihre Kreditprobleme im Wege der Geldschöpfung, „offiziell und unbegrenzt“, lösen.

    Doch was, wenn die Zinsen nicht niedrig blieben? Wenn die Notenbanken aufhörten, unaufhörlich Geld zu schöpfen, den Preis des Geldes künstlich niedrig zu halten? Nun – dann kollabierte das Geldsystem. Daran haben die Akteure an den Finanzmärkten ersichtlich kein Interesse. Sie müssten dasselbe Geldsystem beargwöhnen, das vor allem sie prämiert: ein Geldsystem, das ihre Vermögen schützt und von allen Erschütterungen des realwirtschaftlichen Lebens abschirmt. Die „Stabilität“ der Indizes weltweit beweist es: Die Aufgabe der Finanzmärkte besteht nicht mehr wie ehedem darin, der Wirtschaft als ihr Seismograf über sich selbst Auskunft zu verleihen, sondern darin, dass das Geld der Vermögenden sich in ihnen möglichst unbegrenzt vermehren kann. „Die Börse“ ist in diesem System kein Markt der Märkte mehr, in denen die Wirtschaft sich selbst den Puls fühlt, sondern eine Geldmaschine, die darauf programmiert ist, alle Verbindungsreste zur schwach wachsenden Realwirtschaft zu kappen. Das „interessierte Geld“ institutioneller Anleger sammelt sich als „Marktkapitalisierung“ zusehends in den wenigen wachstumsstarken The-Winner-takes-it-all-Unternehmen des spätmodernen Plattformkapitalismus und forciert damit seinerseits die Konzentration der Wirtschaft und Vermögen – auf Kosten des Wettbewerbs und der Nicht-Besitzenden: Amazon ist heute mehr wert als alle 30 Dax-Titel zusammen – und hält viele seiner Mitarbeiter gern besonders kurz.

    Und die nominell unabhängigen Notenbanken? Die sind in diesem Spiel längst zu Durchführungsagenturen einer in Washington, Berlin und Brüssel abgemischten Rettungspolitik verkommen – dazu verdonnert, immer neues Fiatgeld in das zu pumpen, wofür früher einmal das Wort vom „gesunden Wirtschaftskreislauf“ zur Verfügung stand. Der Kulturwissenschaftler Joseph Vogl spricht zu Recht von „Souveränitätsreservaten eigener Ordnung“, in denen Staaten, Notenbanken und Finanzmärkte informell miteinander verflochten sind und operieren: von einer „exekutiven Macht“ ohne Mandat, die sich im Rahmen „einer allgemeinen Notstandsmentalität“ formiert hat. Sie wirkt als „vierte Gewalt“, in der „Stabilitätsmechanismen“ und „Hilfsfonds“ unklare Interessen von Bürgern, Anlegern und Steuerzahlern vertreten, Finanzmärkte als Agenturen überschuldeter Steuerstaaten auftreten und Notenbanken beliebig Billiggeld verteilen, damit klamme Staaten für klamme Banken geradestehen, die für klamme Staaten geradestehen.

    Wie lange kann das gutgehen? Und: (Wie) kommen wir aus dieser Nummer jemals wieder raus? Die gute Nachricht ist: Es kann lange gutgehen. Die Schlechte: Es wird schmerzvoll. Das zeigt ein kleiner, unbedingt lohnender Ausflug in die Wirtschaftsgeschichte.

    Lernen vom England des 18. Jahrhunderts

    Am 26. Februar 1797 wird die Bank of England per Kabinettsorder und Parlamentsbeschluss von der Verpflichtung befreit, Banknoten in Münzgeld zu wechseln und damit eine Deckung des umlaufenden Papiergelds zu garantieren. Es ist ein Schock. Die Geldreserven der Bank sind nach dem Krieg zwischen England und Frankreich erschöpft; einem Barvermögen von 1,27 Millionen Pfund steht ein Notenumlauf von 8,64 Millionen Pfund gegenüber – die Bank ist zahlungsunfähig. Statt jedoch Konkurs anzumelden, weil sie die (potenziellen) Forderungen ihrer Gläubiger nicht mehr (alle zugleich) bedienen kann, ruft die Bank kurzerhand eine bank-restriction aus, ein Konversionsverbot für Banknoten. Und siehe da: In den nächsten Tagen und Wochen zeigt sich, dass der pure Glaube an das neue Schein-Geld Berge versetzen kann. Die faktische Insolvenz bleibt folgenlos. Die Banknoten zirkulieren munter weiter – im bloßen Vertrauen darauf, dass das Papiergeld bis zum erhofften Widerruf der Bankeinschränkung seinen Wert behält und die Bank zwischenzeitlich genügend Kapital aufbaut, um die Notenausgabe künftig wieder auf den Betrag des Bankkapitals beschränken zu können.

    Das Geld, zweieinhalbtausend Jahre lang gesetzlich beglaubigter Träger seines Wertes (Münz-Geld), verliert damals buchstäblich seinen (Ge-)Halt – und wird Geld allein dadurch, dass die Bank für es bürgt – ein ungeheuerlicher Vorgang, der bereits von den Zeitgenossen als Weltbegebenheit gefeiert und zugleich als zutiefst beängstigendes Ereignis wahrgenommen wird, als alle Stabilität, Dauerhaftigkeit und Sicherheit buchstäblich erschütternder Epochenbruch, allenfalls vergleichbar mit dem Erdbeben von Lissabon (1755).

    Der Skandal der britischen Geldrevolution besteht aber nicht nur in der Entmaterialisierung des Geldes, sondern vor allem in seiner künstlichen „Verlängerung“ als Vorschuss, Kredit und Schuld, in seiner „Verdopplung“ als Bargeld und Obligation: Die neue Banknote ist Geld und Anti-Geld zugleich. Bisher war Papiergeld als Zahlungsmittel ja überhaupt nicht in Umlauf. Als Zahlungsversprechen (Wechsel) entsprach es einem Schuldschein – und das Vertrauen in diese „Quittungen“, „Noten“, „Billets“ und „Zettel“, die als goldsmith notes bei Goldschmieden, später dann bei Banken, eingelöst wurden, beruhte eben darauf, dass sie jederzeit durch Kurantmünzen und Edelmetallbarren abgesichert waren – und dass der Souverän für ihre Annahmepflicht bürgte. Mit dem Referenzverlust des Papiergeldes stellt sich nun die bange Frage, ob die Weigerung der Bank, das Metallgeld auszuzahlen, nicht das gleiche bedeutet wie die Weigerung der Bank, überhaupt (jemals) zu zahlen – und das Wunder der bank-restriction besteht darin, dass der Anspruch auf Einlösung eines Schuldtitels ohne Bedeutung ist, sofern man sich einig ist, den Anspruch (vorerst) aufzugeben – und das Zahlungsversprechen einfach weiter reicht. Es ist ziemlich exakt das, worum es in der Forderung nach einer „Verewigung von Schulden“ auch in diesen Wochen geht: um eine Ausweitung der Geldschöpfung, die das Band wechselseitiger Abhängigkeit stärkt.

    Zu den problematischen Folgen dieser monetären Umformatierung damals gehört, dass sich Schuld und Schulden nicht mehr eindeutig zurückverfolgen lassen, dass sich Zahlungsketten fiktionalisieren. Bereits Adam Smith weiß von Schuldnern zu erzählen, die ihre Schulden durch immer neue Schulden bezahlen – was bei Fälligkeit und Präsentation der Wechsel zwangsläufig zu einer Serie von Bankrotten führen müsse – irgendwann. Denn einerseits sind die Zahlungen „völlig fiktiv“ so Smith, weil „der Strom, den die umlaufenden Wechsel aus den Tresoren der Banken fließen ließen, niemals durch einen anderen ersetzt [wurde], der tatsächlich wieder dorthin zurücklief“. Andererseits gilt: „Selbst wenn alle zahlungsunfähig werden…, was durchaus wahrscheinlich ist, wäre es doch reiner Zufall, falls sie es innerhalb kurzer Zeit würden.“ Hellsichtig erkennt Smith, dass sich mit dem neuen Papiergeld eine neue Pumpwirtschaft und mit der neuen Pumpwirtschaft eine neue Mentalität der Sorglosigkeit ausbreitet: „Das Haus ist zwar baufällig und wird nicht mehr lange stehen, sagt sich ein müder Reisender, aber es wäre schierer Zufall, wenn es gerade heute Nacht einstürzte; ich will es daher wagen, darin zu übernachten.“

    Schöner kann man es auch heute nicht ausdrücken. Denn das ist der Kern: Die Genialität der Bank of England besteht nicht etwa darin, die eklatante Deckungslücke des neuen Papiergeldes zu verheimlichen, sondern darin, sie zur offiziellen Geschäftsgrundlage zu erklären: in der offiziellen Verzeitlichung der Einlösepflicht – in dem frechen Versprechen, eine Kompensation der umlaufenden Schulden nicht etwa anzustreben, sondern vorerst auszuschließen. Nur weil es als Schein-Haftes zirkuliert, als Geld und Schuld zugleich, steigt es zum schuldenfrisierten Hybridmotor der Wirtschaft auf. Nur weil alles Gold und Silber der Welt nicht ausreicht, die Ansprüche aller zu befriedigen, die dieses Gold und Silber auf einmal begehren, ist es zugleich Ausgleich und dauernder Anspruch, Bargeld und ständige Forderung, Zahlungsmittel und ewiges Versprechen – zugleich money and claim, ein monetärer Verschnitt seiner Geld- und Krediteigenschaften, ein zur Einheit aus Bonität und Zahlungsunfähigkeit verdichteter Widerspruch, der seinen Nutzern einen unendlichen Aufschub einräumt: Jede Zahlung eröffnet die Aussicht auf eine anschließende Zahlung; und jedes Zahlungsversprechen hat immer weitere, also prinzipiell unabschließbar viele Zahlungsversprechen zur Folge…

    Eine Kompensation der umlaufenden Schulden ist in diesem Geldsystem explizit nicht mehr gewünscht – und seine Stabilität besteht einzig und allein darin, dass jeder in ihm auf den anderen verwiesen ist, weil er weiß, dass das, was er (nicht) besitzt, immer auch von allen anderen (nicht) besessen wird. Der kontrollierte Bankrott wird dadurch gleichsam mitlaufend zur Institution der neuen Scheinwirtschaft, die aufgeschobene Insolvenz zu ihrem konstitutiven Faktor, die systematische Verschuldung zu ihrem mitlaufenden Credo. Ganz so wie heute.

    Und – wie geht die Geschichte aus? Damals gut. Die bank-restriction endet vor exakt 200 Jahren mit der sogenannten Peel’s Bill, der sukzessiven Rückkehr Großbritanniens zum Goldstandard, der Rettung des werthaltigen Geldes. Der konservative Staatsmann und spätere Premier Sir Robert Peel setzte die Reform damals durch – gegen den Widerstand von Finanziers, Industriellen und Spekulanten, die, damals wie heute, zu den größten Profiteuren der Geldexpansion zähl(t)en.

    Und heute? Heute sind Staatschefs und Finanzmarktakteure so stark aufeinander angewiesen, dass eine Lösung unmöglich scheint, weil jede weitere Krise weitere Notfallmaßnahmen erfordert – und das Schuldenproblem dadurch zugleich verzeitlicht und verschärft wird. Geschichte wiederholt sich nicht, klar. Aber ihre Episoden enden ganz sicher – irgendwann. Auch die Episode der „ewigen Schulden“.

    #capitalisme #crise #histoire #spéculation #dettes #fiat_money #amazon #gafam #platform_capitalism #Europe

  • [Fade to Pleasure ] #77.2 Feat #snooba
    http://www.radiopanik.org/emissions/ftp/-77-2-feat-snooba

    An audio to help to get in line with enhance positive feelings through better awareness of one’s surroundings.Hope for improve your physical, mental and spiritual well being.

    #panik #mix #radio_panik #future #rap #mixtape #creolisation #deep #r'nb #panik,mix,radio_panik,snooba,future,rap,mixtape,creolisation,deep,r’nb
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/ftp/-77-2-feat-snooba_09095__1.mp3

  • Contagion risk in Turkish prisons feared - Arab news
    The death of a Turkish prisoner from COVID-19 in Istanbul’s Silivri Prison on Friday has put the health conditions of Turkish prisons under the spotlight again, with inmates under increased risk.

    The number of infected inmates in the prison has risen to 82. Four inmates have lost their lives in the pandemic, according to the official figures. Many reports are coming about confirmed positive test results for COVID-19 nationwide.
    Human rights activists and opposition politicians have called on the authorities to release prisoners during the outbreak. As a first step, they suggest releasing on bail those who are not sentenced yet, prisoners who have a serious disease and those who are above 60 years of age, postponing the enforcement of their sentences.

    #Covid-19#Turquie#Décès#Prison#Pandémie#migrant#migration
    https://www.arabnews.com/node/1679161/middle-east

  • Navire à la dérive
    http://liminaire.fr/derives/article/navire-a-la-derive

    Sur le navire, tu marches sans savoir où tu vas, tu avances au hasard, le chemin que tu empruntes est toujours le même, malgré toi, tu suis aveuglement ce qui est écrit, le plan dessiné que tu déchiffres non sans mal. Sur le navire, tu poursuis ton chemin. Les murs qui t’entourent sont trop hauts pour te permettre de voir au loin, l’horizon est invisible et tu avances le nez dans ton plan, la carte ne t’est d’aucune aide, elle t’empêche même de savoir où tu es, où tu vas et si tu n’es pas totalement (...) #Dérives / #Zoo_Project, #Voyage, #Nature, #Dérive, #Ciel, #Photographie, #Peinture, #Voix, #Sons, #Récit, #Portrait, #Art, #Lecture, #Paysage, (...)

    #Poésie

  • Télétravail, #travail_à_distance dans l’#ESR : l’entourloupe

    Depuis le #confinement, en pratique, les agents de l’#enseignement_supérieur et de la recherche font du télétravail, mais les administrations préfèrent dire que l’on fait du travail à distance, pour une bête raison juridique. Le télétravail dans la #fonction_publique est normalement une pratique encadrée – par le décret du 11 février 2016 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032036983), dont l’une des premières conditions réglementaires est le #volontariat. Il n’existe pas de télétravail imposé dans la fonction publique.

    Le télétravail qui s’est accompli de facto1 ces dernières semaines n’avait, de ce point de vue, pas de #base_juridique formellement identifiable. Nous en avions déjà parlé au moment de la discussion de la continuité académique sur Academia. Pour la fonction publique, il n’existe pas l’équivalent de l’article L. 1222-11 du #code_du_travail (https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000035643952&cidTexte=LEGITEX) :

    « En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la #continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés ».

    Ce qui ne signifie pas, pour autant, que cette mise au télétravail sans base légale ou réglementaire était illégale : il ne fait aucun doute qu’en cas de contentieux, le juge administratif soutiendra qu’en période d’épidémie, la mise en œuvre du télétravail doit être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité du service public et garantir la protection des agents.

    Mais cette absence de base légale ou réglementaire ne peut pas durer éternellement. Et c’est pourquoi le #décret du 11 février 2016 a été modifié il y a une semaine (décret du 5 mai 2020 : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041849917&categorieLien=id), pour prévoir en particulier qu’il est possible, désormais, de déroger à la règle selon laquelle « La #quotité des fonctions pouvant être exercées sous la forme du télétravail ne peut être supérieure à trois jours par semaine » et selon laquelle « Le temps de #présence sur le lieu d’affectation ne peut être inférieur à deux jours par semaine ». Désormais, cette règle ne s’applique pas « Lorsqu’une #autorisation_temporaire de télétravail a été demandée et accordée en raison d’une #situation_exceptionnelle perturbant l’accès au service ou le #travail_sur_site », modification introduite dans le décret du 5 mai 2020 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041849917&categorieLien=id) pour tirer les conséquences de l’#épidémie. Mais on n’a pas modifié un point, et c’est important : le télétravail doit dans tous les cas être demandé par l’agent. La nécessité du volontariat est maintenue : il faudrait une loi, et non un simple décret, pour revenir sur cette disposition.

    En toute logique (sic), les administrations – les administrations universitaires, entre autres – devraient donc être en train d’engager les procédures pour régulariser le télétravail en cours, pour revenir dans les clous du droit tel qu’il a été modifié par le décret du 5 mai. On peut douter que beaucoup d’administrations soient en train de le faire de manière active, mais on peut toujours se tromper. Elles savent, en particulier, que si l’on revient dans le droit « normal » du télétravail dans la fonction publique, il va falloir respecter l’ensemble des règles du télétravail. Ce qui signifie en particulier respecter l’article 6 du décret de 2016 :

    « Les agents exerçant leurs fonctions en télétravail bénéficient des mêmes droits et obligations que les agents exerçant sur leur lieu d’affectation. L’employeur prend en charge les coûts découlant directement de l’exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci ».

    En fait, c’est plus subtil que cela. Les lectrices et lecteurs d’Academia vont admirer le choix fourbe qui a été fait : le décret du 5 mai 2020 n’a pas exactement mis entre parenthèses cette obligation de prendre en charge les #coûts_de_l’exercice des fonctions en télétravail. Il a précisé avec une certaine roublardise que lorsque l’agent demande l’autorisation temporaire de télétravail mentionnée au 2° de l’article 4 — c’est-à-dire l’autorisation de télétravail « demandée et accordée en raison d’une situation exceptionnelle perturbant l’accès au service ou le travail sur site » — alors « l’administration peut autoriser l’utilisation de l’équipement informatique personnel de l’agent ».

    Conclusion : si l’on en croit le décret, ce n’est pas l’administration qui impose le télétravail aux agents – il aurait fallu une loi pour ouvrir cette possibilité, qui n’a pas été prise sur ce point – mais les agents qui le demandent ; et ce n’est pas l’administration qui prend en charge les moyens, notamment informatiques, dont ont besoin les agents pour faire du télétravail, ce sont les agents qui demandent à être autorisés à utiliser leurs équipements informatiques personnels.

    C’est amusant comme on peut tordre le réel avec le droit, non ?

    https://academia.hypotheses.org/23799
    #travail #mots #vocabulaire #terminologie #droits #université #facs #France #équipement

  • Il Rapporto annuale 2020 del #Centro_Astalli

    Il Centro Astalli presenta il Rapporto annuale 2020: uno strumento per capire attraverso dati e statistiche quali sono le principali nazionalità degli oltre 20mila rifugiati e richiedenti asilo assistiti, di cui 11mila a Roma; quali le difficoltà che incontrano nel percorso per il riconoscimento della protezione e per l’accesso all’accoglienza o a percorsi di integrazione.

    Il quadro che ne emerge rivela quanto oggi sia alto il prezzo da pagare in termini di sicurezza sociale per non aver investito in protezione, accoglienza e integrazione dei migranti. E mostra come le politiche migratorie, restrittive, di chiusura – se non addirittura discriminatorie – che hanno caratterizzato l’ultimo anno, acuiscono precarietà di vita, esclusione e irregolarità, rendendo l’intera società più vulnerabile.

    Il Rapporto annuale 2020 descrive il Centro Astalli come una realtà che, grazie agli oltre 500 volontari che operano nelle sue 7 sedi territoriali (Roma, Catania, Palermo, Grumo Nevano-NA, Vicenza, Trento, Padova), si adegua e si adatta ai mutamenti sociali e legislativi di un Paese che fa fatica a dare la dovuta assistenza a chi, in fuga da guerre e persecuzioni, cerca di giungere in Italia.

    https://centroastalli.it/il-rapporto-annuale-2020-del-centro-astalli
    #Italie #asile #migrations #réfugiés #statistiques #chiffres #rapport #2019 #précarité #précarisation #protection_humanitaire #décret_salvini #decreto_salvini #accueil #femmes #marginalisation #Libye #externalisation #ceux_qui_n'arrivent_pas #arrivées #torture #santé_mentale #mauvais_traitements #traite_d'êtres_humains #permis_de_séjour #accès_aux_soins #siproimi #sprar #CAS #assistance_sociale #vulnérabilité #services_sociaux #intégration

    Synthèse du rapport :
    #pXXXLIEN2LIENXXX

    Rapport :


    https://centroastalli.it/wp-content/uploads/2020/04/astalli_RAPP_2020-completo-x-web.pdf

    ping @isskein @karine4

  • Israeli soccer fans dream of returning to stadiums - Al Monitor
    Israel is starting to recover from the coronavirus outbreak and its return to normalcy is taking place gradually and cautiously. Hopefully, after the recent, difficult period of uncertainty, many Israeli fans will be encouraged by the return of soccer to the playing fields.

    #Covid-19#Israel#Déconfinement#Masque#Seconde_vague#Épidémie#football#loisirs#réfugiés#migrant#migration
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/05/israel-united-kingdom-italy-soccer-coronavirus-stadium.html

  • Coronavirus: Iran to reopen religious, cultural sites in Eid holidays - Middle east Eye

    Iran will reopen religious and cultural sites from Sunday as the coronavirus pandemic has reached its “containment phase”, President Hassan Rouhani said on state television Saturday.

    Museums will open from Sunday and holy shrines will be open for pilgrims on Monday, Rouhani said, but the opening of mosques and shopping centres will be discussed after the holidays.

    The holy shrines will be open from sunrise to sunset, but no congregational prayers will be allowed, Rouhani said.

    #Covid-19#Iran#Religion#Mosquée#Déconfinement#Ramadan#Pandémie#migrant#migration

    https://www.middleeasteye.net/news/coronavirus-iran-reopen-religious-cultural-sites-eid-holidays

  • Déconfinement : les cérémonies religieuses à nouveau autorisées
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement-les-ceremonies-religieuses-a-nouveau-autorisees_3977359.h

    Désinfection des mains et masque obligatoire, filtrage à l’entrée : les cérémonies religieuses vont pouvoir reprendre dès le samedi 23 mai, selon des modalités fixées par un décret publié au Journal officiel et immédiatement entré en vigueur. Ce texte complète un decret du 11 mai sur les mesures de lutte contre le Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

    Le ministre de l’Intérieur et les responsables des cultes se sont accordés lors d’une réunion « sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous », a expliqué le ministère dans un communiqué peu avant la publication du décret.

    Cette concertation s’est imposée au gouvernement après que le Conseil d’Etat lui a ordonné lundi de lever dans un délai de « huit jours » l’interdiction totale de réunion de cultes figurant dans le décret de déconfinement du 11 mai. « Si l’objectif d’une reprise généralisée des cérémonies religieuses reste le 3 juin », rappelle le ministère, « il sera ainsi possible (...) de célébrer à nouveau, progressivement, des offices » à compter de la parution du décret.

    Et là, pas de notion de « messe dynamique » ? Assis à la messe, oui ; allongé à la plage non. Je remarque juste qu’aucun cluster n’a jamais été déclenché à la plage, alors que des régions entières contaminées à cause d’une célébration religieuse… (oui, je sais, en janvier, la plage…)

  • L’Antarctique verdit
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/lantarctique-verdit-colonise-par-les-algues-1204755
    https://www.lemonde.fr/sciences/video/2020/05/22/la-peninsule-antarctique-verdit_6040430_1650684.html
    https://www.nature.com/articles/s41467-020-16018-w

    « Le Continent Blanc » verdit. De minuscules algues prolifèrent sur la neige de l’Antarctique, teintant sa surface en vert. Une étude publiée mercredi dans la revue « Nature Communications » montre que cette « neige verte » est susceptible de se propager à mesure que les températures mondiales augmentent.

    https://www.youtube.com/watch?v=e8e-jX-qojw&feature=emb_title

    #Antarctique #Dérèglement_climatique #Antarctique_verdit

  • Ivan Illich et la déscolarisation de la société 1/2
    https://topophile.net/savoir/ivan-illich-et-la-descolarisation-de-la-societe-1-2

    La pensée d’Ivan Illich (1926-2002), figure inclassable et incontournable de la critique de la société industrielle, se révèle toujours aussi stimulante et pertinente. Elle a nourri et continue de nourrir nombre de mouvements écologistes ainsi que cette humble revue. Illich démontre que les institutions passées un certain seuil deviennent contre-productives, c’est-à-dire se retournent contre leur... Voir l’article

  • Calls grow for asylum seekers working on COVID-19 front lines to be allowed to stay in Canada

    Legault’s CAQ voted against motion to ask #Ottawa to ’regularize status’ of those with rejected refugee claims.

    The COVID-19 pandemic has shone a light on the crucial role asylum seekers and others with precarious status play in Quebec’s economy.

    They work long hours in meat-packing plants and warehouses, or tending to elderly people in long-term care homes — low-paying jobs that are difficult to fill.

    But they may not be able to stay in Canada when deportations, which have nearly ground to a halt during the COVID-19 crisis, resume.

    There are growing calls, however, from community organizers, advocates and opposition politicians in both Quebec and Ottawa for that to change.

    “What we realize more and more is that those failed claimants are working in essential services most of the time,” said Guillaume Cliche-Rivard, the president of Quebec’s association of immigration lawyers.

    About 30,000 asylum seekers who crossed into Canada between 2017 and December 2019 are still waiting for their refugee claims to be heard, according to the latest figures from the Immigration and Refugee Board of Canada.

    Others whose claims have been rejected have applied for permanent residency on humanitarian grounds.

    That process takes an average of 30 months, Cliche-Rivard said.

    In the meantime, they are working.

    While the province says it has no record of the total number of asylum seekers doing work in, for example, long-term care homes, Marjorie Villefranche, executive director of Maison d’Haiti, estimates that about 1,200 of the 5,000 Haitian asylum seekers the organization has helped since 2017 have become orderlies.

    Cliche-Rivard said the federal government should set up a program that speeds up the application process for permanent residency, and formally takes into account the contributions claimants have made to fast-track their application.

    Doing so would offer “clear recognition of what those people have been doing for the province and for the country,” he said.

    NDP wants a ’special program’

    The federal NDP is also calling on Prime Minister Justin Trudeau to create a special program granting permanent residency to those working on the front lines.

    “They are risking their lives to support others in the face of the pandemic,” said Jenny Kwan, the party’s immigration critic and the MP for Vancouver East.

    Her party has tabled a petition on behalf of a Montreal community group that calls on Trudeau to, “show leadership by implementing a special program to regularize the status of asylum seekers working to fight COVID-19, and therefore supporting the health and safety of all Canadians, for humanitarian reasons.”

    Federal Immigration Minister Marco Mendicino has given no indication the government plans to change the way it processes applications or make any exceptions.

    But he said in a statement that, “all eligible asylum claimants receive a full and fair hearing on the individual merits of their claim.”

    Legault’s party votes down proposal

    Peter Kent, the federal Conservative immigration critic, suggested that Quebec, which has jurisdiction over immigration when it comes to economic applicants, “could move to accept these people as permanent residents” given the “extraordinary circumstances.”

    It’s not clear if Quebec would have the power to do that — or if Premier François Legault’s government, which cut immigration levels in its first year in office, would be willing to if it could.

    Last week, on the National Assembly’s first day back in session, independent MNA Catherine Fournier tabled a motion to recognize the contribution of “hundreds of asylum seekers, mostly of Haitian origin,” working in long-term care homes.

    She said the province should ask Ottawa to, “quickly regularize their status, in order to recognize the work accomplished during the current health crisis.”

    Quebec’s three opposition parties — the Liberals, Québec Solidaire and the Parti Québécois — voted in favour of the motion, but Legault’s majority Coalition Avenir Québec voted it down.

    When asked why, Legault avoided answering directly, saying instead he didn’t want the border to reopen to asylum seekers any time soon.

    “That doesn’t mean that asylum seekers, including members of the Haitian community — that there aren’t good people who work in our long-term care homes,” Legault said Friday.

    Frantz Benjamin, the Liberal MNA for Viau, which includes Montréal-Nord, said Legault’s response was shocking.

    “It was not based on the question asked by the journalist,” Benjamin, who was born in Haiti, said Tuesday.

    “Those people that we call ’guardian angels,’ we need them. We have to recognize the work of those people, most of them women.”
    ’Let’s walk together’

    Over the weekend, a group of activists, artists and social entrepreneurs released a video paying tribute to asylum seekers in essential jobs.

    The video came out Monday, on Haiti’s National Flag Day, which fell on the same day as Journée des Patriotes in Quebec this year.

    “Both celebrations are about liberation movements,” said Fabrice Vil, a Montrealer of Haitian background and the founder of Pour3Points, an organization that trains sports coaches to help support kids struggling at school and at home.

    He helped produce the video, called Je me souviendrai - Marchons Unis — a play on Quebec’s official motto, “I remember,” followed by, “Let’s walk together.”

    The song in the video is set to the melody of La Dessalinienne, Haiti’s national anthem.

    “The current pandemic is really showing that we all depend on each other — and that there are people that sometimes we don’t see as being relevant to our own lives who are currently sacrificing their own lives to support the collectivity,” Vil said.

    https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/quebec-asylum-seekers-1.5575905?__vfz=medium%3Dsharebar
    #déboutés #travail #réfugiés #asile #migrations #régularisation #covid-19 #coronavirus #Canada

    ajouté à la métaliste travail/coronavirus/migrations:
    https://seenthis.net/messages/849493

    ping @isskein @karine4

  • 82 Prisoners Test Positive for Covid-19 in Silivri Prison, One Convict Dies -Bianet English
    In a statement released by the Bakırköy Chief Public Prosecutor’s Office, it has been announced that 72 prisoners are treated in an isolated area and 10 prisoners in medical institutions. A convict with chronic lung diseases has died of Covid-19

    #Covid-19#Turquie#Décès#Prison#Pandémie#migrant#migration

    http://bianet.org/english/human-rights/224698-82-prisoners-test-positive-for-covid-19-one-convict-dies-in-silivri-p

  • Covid-19: What is Happening in Turkey’s Eastern and Southeastern Regions?- Bianet English

    While the western parts of Turkey, especially İstanbul, have been the hardest-hit regions by the new coronavirus pandemic, doctors from the east and the southeast have warned that the outbreak is still continuing in those parts of the country as well, although the number of cases is smaller.

    Chairs of medical chambers in Van, Diyarbakır, Urfa, Elazığ, Bingöl and Dersim have spoken to bianet about the progress of the coronavirus outbreak in their provinces.

    #Covid-19#Turquie#Kurdistan_turc#Décès#Chiffre_officiel#Pandémie#migrant#migration

    https://bianet.org/english/health/224630-covid-19-what-is-happening-in-turkey-s-eastern-and-southeastern-regio