#de_gaulle

  • Tristes secrets
    https://laviedesidees.fr/Tristes-secrets.html

    Le secret et les mensonges autour des essais nucléaires menés en Polynésie et de leurs effets délétères n’a cessé de nourrir suspicion et rancœur à l’égard de l’État et des entorses faites à la démocratie dans les territoires issus de la colonisation.

    #Histoire #De_Gaulle #armée #politique_nucléaire #nucléaire
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202205_polynesie.docx

  • Ni Dieu, ni Roy – Johann Chapoutot
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/ni-dieu-ni-roy-20220425_SFIHPW4WXVEUPI3OERIJBSTHUI

    La Constitution de 1958 a transformé la France en aire de jeu pour personnalités rêvant de la « magistrature suprême ». Voulu par un vieux général patriarcal, le texte étouffe le débat et provoque une désaffection croissante à l’égard du suffrage, provoquant l’impuissance du pouvoir.

    Le passé, décidément, ne passe pas. Après avoir vu ressurgir Vichy et les mérites, manifestement trop méconnus, du maréchal Pétain, voilà réélu un faux jeune, qui cite Gérard Majax (à quand Léon Zitrone ou Sacha Guitry ?), qui rêve à Reagan et Thatcher et qui vient de découvrir l’importance de la question écologique (sur quelle planète, littéralement, vivait-il donc avant ce second tour ?). Le fringuant archaïque, ami des puissants (ceux qu’il a satisfaits en abolissant l’ISF) et des cogneurs (Benalla), rêve et jouit de verticalité, de royauté, d’autorité… Partout en Europe de l’Ouest, ce genre de personnalités est généralement exclu du champ politique. Partout, en effet, des démocraties parlementaires, avec des scrutins largement proportionnels, encouragent la discussion, le débat et une attention à l’intérêt général et au bien commun. La France, elle, est une aire de jeu offerte à des personnalités fragiles qui, tout petits déjà, se prennent pour Dieu ou le Roy. Les asiles, jadis, étaient pleins de gens qui se prenaient pour Napoléon : désormais, ils racontent à leur maman ou à Alain Minc qu’ils seront, un jour, grand chef à plume de toute la Terre.

    Personnalisation extrême

    Depuis 1958, ils peuvent rêver d’élection à la « magistrature suprême », au dialogue « d’un homme et du peuple », etc. Car, en 1958, un général né en 1890, éduqué par des hommes issus de la droite maurrassienne, qui pleuraient le XVIIe siècle de Louis XIV, qui maudissaient la Révolution française, celle qui avait décapité le Roy et le royaume, revient au pouvoir. Certes, à 67 ans, il n’avait pas l’intention de commencer une carrière de dictateur, mais il lui fallait en finir avec la République parlementaire, qu’il abhorrait car elle était, à ses yeux (comme à ceux de Pétain), responsable de la défaite de 1940. Il fallait un nouveau Roy à la France, et tenir en respect les Etats généraux du Palais-Bourbon. En 1962, estimant que sa légitimité historique ferait défaut à ses successeurs, il leur offrit par référendum la légitimité politique, celle du suffrage universel direct : les députés protestèrent (la précédente tentative, en 1848, avait abouti à un coup d’Etat bonapartiste et à un nouvel Empire…), votèrent une motion de censure contre le gouvernement Pompidou (la seule en soixante-quatre ans, à ce jour), Mongénéral, furieux, dissout, et ce fut tout.

    Le résultat est là : une personnalisation extrême, des programmes parfois inexistants, car, comme le dit le candidat Macron, en 2016, « on s’en fout », un scrutin uninominal à deux tours, qui aboutit, pour la majorité des électeurs, à un non-choix. De Gaulle avait trop d’orgueil et de souci du bien commun pour en abuser : il se retira quand il fut désavoué, en 1969. Mais n’est vraiment pas de Gaulle qui veut : en 2022, on peut être « élu » avec 38,5 % des inscrits (dont une grande partie « contre elle » et non « pour lui »), avoir perdu 2 millions de voix et 5,6 points par rapport à 2017, avoir permis une croissance de près de 3 millions de voix de l’extrême droite, et être revêtu du lourd cordon de la Légion d’honneur et de pouvoirs exorbitants (le président des Etats-Unis n’en a pas autant, et de très loin). Est-ce bien suffisant pour continuer à fermer des maternités et détruire l’hôpital (17 500 lits fermés lors du quinquennat qui s’achève) ? Pour abreuver d’argent public les cabinets de conseil qui ont contribué à son élection de 2017 ? Pour fréquenter des voyous épargnés par des parquets compatissants ? Pour assister, sans rien faire, voire pire, à la destruction du vivant ? Pour continuer à se proclamer le « camp de la raison » alors que l’on est confit en idéologie déraisonnable, voire irrationnelle (le « ruissellement », l’« écologie productive »…) ? Pour raconter tout (singer le slogan du NPA, puis de LFI, entre les deux tours) et continuer à faire n’importe quoi ? Pour insulter, ignorer et assouvir ses fantasmes infantiles de toute-puissance ?

    Structures mentales archaïques

    Il ne faut pas personnaliser outre mesure : le pouvoir grise, isole, peut rendre fou et, de toute façon, la Constitution de 1958 est un appel aux dingues. Les gens qui paradent et caracolent sur les cendres d’une élection par défaut sont le produit de structures mentales archaïques (le mythe du messie, le culte servile du « chef »), d’intérêts patrimoniaux puissants et d’un mode de scrutin obsolète : rappelons que la Constitution de 1958 est une constitution de guerre et de guerre civile (guerre d’Algérie, 1954-1962), voulue par un vieux général patriarcal et défiant à l’égard des parlements qui, au fond, avait fait son temps dès 1968. De Gaulle partit en 1969, mais la Constitution demeura, et demeure toujours. Tant qu’elle demeurera, elle étouffera le débat, assourdira l’intelligence collective et produira des catastrophes : une désaffection croissante à l’égard du suffrage, avant la bascule vers l’autoritarisme, stupidement préparé par la veulerie d’un « pouvoir » impuissant, qui ne tient que par le recours massif à la violence, et sourd aux questions fondamentales de notre temps – le besoin d’intelligence face aux injustices croissantes et à la dévastation du monde.

    • Il y a déjà 15 ans, Politis avait publié une intéressante synthèse historique sur la question de l’élection présidentielle.

      https://www.politis.fr/articles/2007/04/faut-il-supprimer-la-presidentielle-766

      ❝Faut-il supprimer la présidentielle ?
      Par Denis Sieffert, Michel Soudais
      jeudi 5 avril 2007

      La timide évocation de réformes, voire d’une VIe République, cache l’essentiel : l’élection du président de la République au suffrage universel. Seuls les candidats de la gauche antilibérale et les écolos l’évoquent.

      Difficile de sortir la tête de l’eau au plus fort de la bataille. Pas facile de remettre en cause une institution qui conditionne depuis des mois déjà tous nos commentaires, rythme toute notre vie politique, et relègue toute autre considération, sociale et internationale. Depuis des mois, la France vit sous l’empire de la présidentielle. Et malheur à quiconque remettrait en cause l’institution sacrée. Toucher aujourd’hui à l’élection du président au suffrage universel est un crime de lèse-démocratie.

      Et si c’était exactement le contraire ? Le consensus médiatique est si pesant qu’on en vient à oublier que la gauche a longtemps été hostile à ce mode de désignation du chef de l’État. Et la gauche avait pour cela de bonnes raisons historiques. Le premier usage du suffrage universel (un suffrage très peu universel, d’ailleurs, puisqu’il n’admettait pas le vote des femmes) date comme on sait du fameux scrutin du 10 décembre 1848. Il s’inscrit comme une suite logique de la contre-révolution de juin. Il vire au plébiscite. Un aventurier portant le nom prestigieux de Bonaparte recueille 5 400 000 voix, quand deux des acteurs de la révolution de février, Ledru-Rollin et Raspail, n’obtiennent que quelques dizaines de milliers de suffrages. La magie du nom a opéré, plus que la politique. Et la logique ira à son terme puisque, trois ans plus tard, Louis Napoléon Bonaparte s’appuiera sur sa légitimité populaire pour commettre le coup d’État qui le fera empereur.

      Ce n’est pas ce type de péril qui nous guette aujourd’hui. Mais une grande figure de la gauche, dont on commémore cette année le centenaire de la naissance sans entendre son message (c’est un classique de la commémoration !), a mieux que quiconque fait la critique de l’élection du président de la République au suffrage universel. C’est évidemment Pierre Mendès France. « Choisir un homme, écrivait-il en 1962, sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige (ou de son habileté électorale), c’est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander et à contrôler lui-même, c’est une régression par rapport à une évolution que toute l’histoire nous a appris à considérer comme un progrès [1] . » Et l’éphémère président du Conseil en rajoutait une couche : « Lorsqu’un homme est porté à la tête de l’État par le suffrage universel, c’est essentiellement sur sa personne que l’on vote. En fait, on lui fait confiance, on s’en remet à lui, et parfois sur la base de promesses plus ou moins démagogiques. » « À cet égard, concluait-il, les campagnes électorales présidentielles aux États-Unis sont d’une médiocrité que l’on n’est guère tenté de transposer ici. » Nous sommes en 1962, et Charles de Gaulle vient de faire adopter par référendum sa grande réforme institutionnelle qui donne en réalité tout son sens aux institutions de la Ve République. S’agissant de « talent » de « mérites » et de « prestige », l’homme que critique Pierre Mendès France n’en manque pas. Cela n’enlève rien à la pertinence de l’analyse. Au contraire. La seconde citation a, hélas, une portée plus prophétique. Quand le personnage n’a plus la stature du général de Gaulle, la médiocrité s’ajoute au péril antidémocratique. Nous y sommes parfois, ces jours-ci.

      Longtemps donc, l’opposition à l’élection du président de la République au suffrage universel fut une sorte de marqueur identitaire de la gauche. Même François Mitterrand, en 1962, en faisait une critique virulente dans un petit ouvrage polémique, le Coup d’État permanent. Mais son point de vue a changé quand il a revêtu les habits du candidat. On connaît la formule d’une plasticité toute mitterrandienne : « Les institutions n’étaient pas faites à mon attention, mais elles sont bien faites pour moi [...]. Elles étaient dangereuses avant moi, elles le seront après moi... »

      Non seulement le président socialiste ne toucha pas à l’institution présidentielle, mais il conserva l’une de ses attributions les plus régaliennes, le fameux article 49-3 de la Constitution, qui permet à l’exécutif de contourner le Parlement. Il a même usé sans retenue de l’article 13, par lequel le Président nomme aux emplois civils et militaires. Les deux septennats de François Mitterrand marqueront en vérité l’apogée de ce qu’on a appelé « la monarchie républicaine ». Des structures de pouvoir parallèles ont été créées ou renforcées. Des conseillers nommés de façon discrétionnaire par le Président ont rapidement été plus influents que certains ministres. Nul n’a oublié la trop fameuse « cellule antiterroriste » de l’Élysée du commandant Prouteau et du capitaine Barryl, fabriquant de fausses menaces d’attentats dans l’affaire dite des Irlandais de Vincennes. Nul n’a oublié non plus les mésaventures de Jean-Christophe Mitterrand, fils du Président, propulsé conseiller particulier aux affaires africaines. Il est vrai que le monarque républicain « de gauche » perpétuait en l’occurrence une tradition « africaine » héritée de Chalres de Gaulle et de son conseiller occulte Jacques Foccart.

      Les exemples foisonnent de pouvoirs parallèles échappant au contrôle démocratique. Ils sont autant d’arguments qui plaident pour l’abolition de cette légitimation par le suffrage universel du pouvoir d’un seul homme. Curieusement, c’est un autre haut responsable de la gauche qui a renforcé l’institution présidentielle en 2002. En inversant le calendrier électoral, le Premier ministre-candidat, Lionel Jospin, a réaffirmé le primat de l’élection présidentielle sur la législative. Trop sûr de son accession à la magistrature suprême, il a fait le pari que les électeurs confirmeraient ensuite leur vote en donnant au nouveau Président une majorité de députés. Le calcul s’est révélé exact, mais il a profité à un autre que lui... On devrait voir dans cette mésaventure la preuve que la gauche a davantage intérêt à miser sur les législatives, réorganisées autour d’un scrutin proportionnel, que sur l’élection d’un seul personnage. Si l’on se réfère aux principes fondateurs de la gauche sociale, il n’est pas exagéré de dire que la présidentielle au suffrage universel est une institution intrinsèquement de droite. Elle relègue les grandes questions programmatiques et les valeurs d’un pouvoir partagé. Le renoncement à s’attaquer à cette institution archaïque et unique en Europe constitue sans doute la plus grande faute de la gauche, au même titre que son glissement libéral.

      Quels que soient les reproches adressés à la gauche sur ce plan, force est de reconnaître que c’est encore dans ses rangs que ce coupable accommodement a été le mieux analysé. Et pas seulement quand la gauche était dans l’opposition. En 1991, François Mitterrand est encore à l’Élysée quand la Gauche socialiste, animée alors par Jean-Luc Mélenchon, Julien Dray et Marie-Noëlle Lienemann, se prononce pour une VIe République dans la motion qu’elle dépose au congrès de l’Arche du PS. Tirant un premier bilan des gouvernements de la gauche depuis 1981, ce texte, intitulé Une VIe République pour le changement social, établit déjà un lien entre l’extrême délégation induite par les institutions et l’atonie de ce que l’on n’appelait pas encore le mouvement social [2]. « Trente ans passés dans le moule de la Ve République ont diffusé partout une culture qui attend tout de ceux qui occupent les institutions et rien de l’action des citoyens », peut-on lire au début de cette motion, qui demandait de « libérer le pays de sa camisole » présidentielle.

      Si la demande de la Gauche socialiste n’a pas eu le succès escompté ­ son texte ne recueillit que 6 % des suffrages des militants socialistes ­, son analyse du régime de la Ve République n’a pas été totalement perdue. Arnaud Montebourg l’a remarquablement relancée en publiant, à l’automne 2000, un réquisitoire très argumenté à l’origine de la création de la Convention pour la VIe République (C6R), au printemps 2001. Dans la veine du Coup d’État permanent, dont il actualise le propos, le député de Saône-et-Loire, nourri des expériences gouvernementales de la gauche, croque les institutions de la Ve République en « machine à trahir » ­ c’est le titre de son essai ­ les espoirs du pays. Avec, au centre du dispositif, un pouvoir présidentiel, dont il remet en cause l’élection, qui favorise l’inertie, l’irresponsabilité et l’impunité. Mais il faut croire que l’élection du président de la République au suffrage universel résiste à toute remise en cause. Le projet de constitution présenté par Arnaud Montebourg et Bastien François, en 2005, la maintient tout en privant l’hôte de l’Élysée d’une grande partie de ses pouvoirs et prérogatives.

      Douze ans de présidence chiraquienne ont considérablement renforcé l’audience des contempteurs de la Ve République. Au point que sept des douze candidats à la présidence proposent de passer à une VIe République. Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, José Bové et Dominique Voynet ont été rejoints sur ce terrain par François Bayrou et Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy, lui-même, envisage des aménagements. Tout en qualifiant la Ve République de « meilleur régime politique de l’histoire » de France, le président de l’UMP estime qu’il faut « préserver l’efficacité de notre cadre institutionnel, tout en l’adaptant ».
      Si le numéro est le même, les motivations et les réformes diffèrent. En changeant de République, le FN, qui défend un septennat présidentiel non renouvelable, veut surtout inscrire dans la loi fondamentale ses principes idéologiques, dont la préférence nationale. La suppression des pouvoirs du président de la République rassemble les « petits » candidats de gauche. Hormis Dominique Voynet, tous remettent en question l’élection du président au suffrage universel direct. Avec des variantes : régime primo-ministériel pour le PCF et les Verts ; régime d’assemblée pour la LCR et José Bové.

      À l’opposé, la VIe République de François Bayrou est présidentielle. Hostile à tout changement de République jusqu’au référendum européen de mai 2005, il plaide désormais pour de nouvelles institutions, où le Premier ministre ne serait que « le premier des ministres », soit un simple coordonnateur de l’action gouvernementale, tandis que la charge de « déterminer et de conduire la politique de la nation » incomberait au président de la République « élu par les Français pour assumer la charge de les gouverner ». S’il réforme le Parlement, avec une forte dose de proportionnelle, des pouvoirs législatifs et de contrôle accrus, le président de l’UDF souhaite que le mandat des députés prenne fin automatiquement dès l’élection du Président, y compris en cas de scrutin anticipé, subordonnant ainsi le mandat parlementaire au mandat présidentiel.

      La VIe République de Ségolène Royal repose sur « quatre piliers » : « Une démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats » ; « une démocratie sociale » avec un « dialogue social » modernisé ; « la démocratie participative » ; la « démocratie territoriale », enfin, avec une « clarification » des compétences de chaque collectivité pour mettre « fin aux superpositions, aux doublons, à toutes les formes de gaspillage ». Ce projet ne remet toutefois pas en cause la concentration des pouvoirs au profit du chef de l’État.
      Interrogée sur ce point, la candidate socialiste a indiqué, lors d’un entretien au Monde (5 mars), que les prérogatives du Président ne seraient pas entamées sous son quinquennat, promettant d’« exercer pleinement le pouvoir » que lui donnent les institutions tout en résistant à la « tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé ».

      Dès lors, peut-on vraiment parler de VIe République ? Faute de remettre en cause le principe de l’élection du président de la République au suffrage universel direct, clef de voûte de la Constitution de 1958, faute aussi de contester au chef de l’État le droit de dissolution qui place l’Assemblée nationale en état d’infériorité, Ségolène Royal et François Bayrou ne proposent qu’un « simulacre » de réforme puisque « l’architecture de la Ve République est intacte, sacralisée, intouchable », comme le note Alain Duhamel (Libération, 28 mars). Ce qui ne signifie pas que leurs projets soient équivalents : « La VIe République de M. Bayrou, c’est... la Ve République "en pire". [...] La VIe République de Mme Royal, c’est... la Ve République "en moins pire" », nuance Bastien François, dans une tribune publiée dans le Monde (30 mars).

      Pour ce professeur de science politique, cofondateur de la Convention pour la VIe République, « l’élection présidentielle bride toutes les initiatives de modernisation démocratique de nos institutions chez ceux qui ont quelque chance d’accéder à la présidence ». À l’heure où le déficit démocratique de la construction européenne nécessiterait de refonder nos institutions nationales mais aussi européennes, ce constat confirme, s’il en était besoin, l’inanité de cette compétition électorale.

      Notes

      [1] La République moderne, Pierre Mendès France, 1962, cité par Paul Alliès, in le Grand Renoncement, Textuel, 2006.

      [2] Jean-Luc Mélenchon rappelle cet épisode dans Quelle VIe République ? (Le Temps des cerises, 170 p., 12 euros), un ouvrage collectif qui rassemble des contributions de François Hollande, Nicole Borvo, Christian Picquet, Arlette Laguiller, Anicet Le Pors, José Bové, George Séguy, Roland Weyl et Roger Bordier.

  • Conseiller le Président
    https://laviedesidees.fr/Conseiller-le-President.html

    Si le cabinet du Président de la République est souvent présenté comme une « boîte noire », au point de constituer un angle mort du pouvoir exécutif sous la Ve République, que nous apprend l’histoire longue des cabinets et des trajectoires de ses membres ?

    #Politique #Histoire #De_Gaulle #cinquième_République #La_machine_du_pouvoir #Association_Française_de_Science_Politique
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220415_conseiller-2.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220415_conseiller-2.pdf

  • Conseiller le Général
    https://laviedesidees.fr/Conseiller-le-General.html

    Si le cabinet du Président de la République est souvent présenté comme une « boîte noire », au point de constituer un angle mort du pouvoir exécutif sous la Ve République, que nous apprend l’histoire longue des cabinets et des trajectoires de ses membres ?

    #Politique #Histoire #De_Gaulle #cinquième_République #La_machine_du_pouvoir #Association_Française_de_Science_Politique
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220415_conseiller.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220415_conseiller.pdf

  • Bonnes feuilles : « Des bombes en Polynésie »
    https://theconversation.com/bonnes-feuilles-des-bombes-en-polynesie-180772

    Sous la direction de Renaud Meltz et d’Alexis Vrignon, l’ouvrage « Des bombes en Polynésie » réunit les contributions d’une quinzaine de chercheurs de différentes disciplines (historiens, géographes, anthropologues) pour revenir sur un épisode dramatique et longtemps gardé secret de notre histoire récente.


    #nucléaire

    • Des bombes en Polynésie. Les essais nucléaires français dans le Pacifique

      Sous la présidence du général #de_Gaulle, la France se dote de la force de dissuasion convoitée depuis le début de la Ve République : des bombes bien plus puissantes que celle déployée à Hiroshima. À quel prix ? Les 193 essais nucléaires réalisés de 1966 à 1996 en Polynésie dans les atolls de #Fangataufa et #Moruroa ont bouleversé l’existence de l’ensemble des Polynésiens, contaminant certains par les retombées toxiques, dégradant des écosystèmes fragiles dans lesquels des déchets radioactifs ont été hâtivement jetés à la mer. Au long de cette gigantesque entreprise qui a mobilisé une centaine de milliers d’hommes et des milliards de francs, le mode de vie des habitants s’est trouvé transformé, des Marquises à Bora-Bora.
      Depuis les hésitations des décideurs politiques métropolitains sur le choix du lieu – on a envisagé la Corse ou le Massif central pour les tirs souterrains, la Réunion et la Nouvelle-Calédonie pour les essais aériens – jusqu’aux conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques, en passant par le récit des oppositions, des contestations mais aussi des cohabitations et des rencontres, cet ouvrage, fruit de la collaboration de 15 chercheurs, historiens, géographes et anthropologues, lève le voile sur une période de l’histoire polynésienne et de l’histoire post-coloniale française trop longtemps demeurée sous le signe du secret.

      https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/collection-chroniques/des-bombes-en-polynesie-renaud-meltz-alexis-vrignon-dir
      #France #Polynésie #essais_nucléaires #livre #colonisation #colonialisme #pollution #contamination

      –-

      voir aussi les #Moruroa_files :
      https://disclose.ngo/en/investigations/moruroa-files
      https://seenthis.net/messages/905501

  • L’#Algérie sous #Vichy

    De l’été 1940 à l’été 1943, l’#Algérie_française se donne avec enthousiasme à la révolution nationale voulue par #Pétain. Ce dont de nombreux Européens d’Algérie rêvent depuis longtemps s’accomplit : rétablissement de l’#ordre_colonial, mise au pas des populations et abrogation du #décret_Crémieux qui, en 1870, avait fait des Juifs d’Algérie des citoyens français.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/64265_0

    #WWII #seconde_guerre_mondiale #histoire #Juifs #antisémitisme #Maréchal_Pétain #collaborationnisme #impérialisme #France #Georges_Hardy #général_Weygand #Maxime_Weygand #Juifs_d'Algérie #déchéance_de_nationalité #licenciement #citoyenneté #exclusion_scolaire #Juifs_indigènes #catégorisation #Italiens_d'Algérie #indigènes #extrême_droite #Edouard_Drumont #Drumont #émeutes_antijuives #musulmans #Gabriel_Lambert #Messali_Hajj #assimilation #Ferhat_Abbas #égalité_par_le_bas #propagande #pauvreté #discriminations #typhus #Georges_Claude #confiscation_des_biens #aryanisation_économique #service_des_questions_juives #terres #camps #internement #camps_de_travail #camps_d'éloignement #indésirables #torture #Bedeau #chasse_aux_Juifs #service_d'ordre_de_la_légion (#SOL) #étoile_jaune #fascisme #oppression #résistance #José_Aboulker #Opération_Torch #général_Juin #Alphonse_Juin #François_Darlan #général_Giraud #unités_de_travail #Henri_Giraud #rafles #Fernand_Bonnier_de_la_Chappelle #Marcel_Peyrouton #débarquement #Etats-Unis #USA #spoliation #Jean_Monnet #Sidney_Chouraqui #armée_d'Afrique #camp_de_Bedeau #de_Gaulle #déshumanisation

    ping @postcolonial @isskein @karine4 @cede

  • La série des Indépendances Cha-Cha démarre ce soir en Guinée
    https://pan-african-music.com/la-serie-des-independances-cha-cha-demarre-ce-soir-en-guinee

    https://www.africolor.com/festival/independances-cha-cha-guinee

    Cette année, pas moins de dix-sept pays d’Afrique subsaharienne, dont quatorze anciennes colonies françaises fêtent leurs 60 ans d’indépendance. Une commémoration passée inaperçue en France, mais que le festival Africolor tient à célébrer dignement, en plaçant son édition sous le « Soleil des Indépendances »

    […]

    Le leader guinéen viendra raconter la marche vers l’indépendance et expliquer pourquoi son peuple a voté Non au référendum proposé par De Gaulle. La pièce reviendra aussi sur les conséquences de ce refus dans la politique française, qui décide alors de couper tous les ponts avec la Guinée et de pratiquer une sorte de politique de la « terre brûlée », dévastant chaque parcelle de terrain qu’elle évacue avec une violence armée à peine croyable. L’humanité manque parfois de mots et de courage pour décrire de manière juste la démolition d’un peuple ou d’une terre, mais les paroles quasi prophétiques d’un humain ou d’une musique sont là pour nous rappeler la réalité, celle d’un passé qu’il est impossible d’oublier.

    https://www.youtube.com/watch?v=D20bz0iPgmw

    https://www.africolor.com

    #Histoire #Afrique #indépendance #colonialisme #France #Guinée #De_Gaulle #Sékou_Touré #Africolor

  • Lasst de Gaulles Erbe fahren

    Das Land hat seinem früheren Präsidenten viel zu verdanken, unter anderem auch dies: Das System ist ineffizient, weil das Verständnis von Staat und Bürger überkommen ist. Es wäre an der Zeit für ein demokratisches Update.

    Man darf es Staatsversagen nennen. In der Corona-Krise hat Frankreichs Führung auch in der zweiten Welle nichts im Griff. Zuletzt zählt das Land täglich etwa 60 000 Ansteckungen, seit Beginn der Pandemie sind es 1,6 Millionen. Europa-Rekord.

    Unter den vielen Formen der Überforderung, die im Umgang mit dem Virus zu beobachten sind, sticht das französische Beispiel hervor. Nirgendwo ist die Diskrepanz zwischen dem Anspruch der Eliten auf exzellente Regierungsführung und der Wirklichkeit des Krisenmanagements so groß. Das Virus stellt schonungslos infrage, wie in Frankreich Entscheidungen für das Gemeinwesen gesteuert und umgesetzt werden. Und das in einem Land, in dem der Staat Kern nationaler Identität ist.

    Das System steht in napoleonischer Tradition

    Der Fehler liegt im System, dem Erbe von Charles de Gaulle. Dessen später Nachfolger Emmanuel Macron wird jetzt, zum 50. Todestag des Begründers der Fünften Republik, den Geist de Gaulles um Beistand beschwören. Dabei ist de Gaulle nicht Teil der Krisenlösung, er ist Teil des Problems. Die politisch-administrative Struktur, in die der General die französische Demokratie in napoleonischer Tradition 1958 gepresst hat, entspricht weder den Herausforderungen durch das Virus noch der Komplexität einer modernen Gesellschaft. Die Corona-Lehre lautet: Beerdigt de Gaulle.

    Lang ist die Serie aus Irrtümern und bürokratischen Erschwernissen in Frankreichs Kampf gegen die Pandemie. Anfangs bestritt die Regierung den Nutzen von Schutzmasken, und die Gesundheitsbehörden erkannten nicht, wie wichtig eine Teststrategie ist. Inzwischen wird massiv getestet, aber die Auswertung kann Wochen dauern. Der Mangel an Intensivbetten verursacht weiter viele Tote. Von 12 000 Betten, die vor der zweiten Welle versprochen wurden, fehlen 4000. Dabei gibt Frankreich, gemessen an der Wirtschaftsleistung, ebenso viel für Gesundheit aus wie Deutschland; nur erhält es für dieses Geld weniger Schutz.
    Das Land leidet unter einem Eliten-Inzest

    Die Verwaltung besticht nicht durch Effizienz. Dafür besitzt sie im Präsidialsystem eine dominante Stellung. De Gaulle gründete nach dem Krieg die zu Recht viel kritisierte Elitehochschule ENA, die neben dem heutigen Staatschef und dem Premierminister auch die wichtigen Entscheider im Hintergrund stellt. Sie mögen alle kluge Köpfe sein - ihr Eliten-Inzest bringt dennoch oft kompliziert-kafkaeske Entscheidungen hervor, im schlimmsten Fall schlechte Krisenpolitik. Macron wollte die ENA abschaffen. Aber Frankreichs mächtigste Lobby widersteht.

    Das System ist ineffizient, weil sein Verständnis von Staat und Bürger überkommen ist: Die Spitze hat immer recht, selbst wenn sie irrt. Deshalb verbessert sich dieses System kaum, es lernt nicht. Oder nur sehr langsam, zu langsam für ein schnelles Virus. Zu dessen Bekämpfung greift Macron in de Gaulle’scher Manier auf Notstandsgesetze zurück und unterwirft sein Corona-Kabinett dem Verteidigungsgeheimnis. Transparenz und Demokratie gelten als lästige Hindernisse. Nur: So schafft man keine Akzeptanz für den Corona-Kampf, der noch lange dauern wird.

    De Gaulle war ein großer Staatsmann. Ein Kriegsheld und später ein Präsident, der seinem Land Gehör verschaffte. Auch die Deutschen haben ihm viel zu verdanken: die Aussöhnung mit Frankreich.

    Doch heute verhindert sein Verfassungserbe gutes Regieren. Frankreich muss sich von ihm lösen. Es braucht ein demokratisches Update. Einen Staat, der modern ist - auch und vor allem an der Spitze.

    https://www.sueddeutsche.de/meinung/frankreich-lasst-de-gaulles-erbe-fahren-1.5107621!amp?__twitter_impress

    #La_France_vue_d'Allemagne #vu_d'Allemagne #France #de_Gaulle #gaullisme #tradition_napoléonienne #administration #administration_française #covid-19 #gestion #coronavirus #ENA #grandes_écoles #Macron

    –---

    Quelques passages traduits en français par Pascal Thibaut sur twitter et ici :

    « on peut parler d’une #faillite de l’#Etat. Les responsables français ont aussi perdu le contrôle des choses durant cette deuxième vague. Nulle part ailleurs, on ne voit un tel fossé entre les ambitions des #élites et leur management de #crise »
    "Le virus met cruellement en cause la manière dont les #décisions sont adoptées et mises en place en France. Et cela dans un pays où l’Etat joue un rôle central pour l’#identité_nationale".
    « L’erreur réside dans l’héritage de de Gaulle dont Macron invoque l’héritage 50 ans après sa mort. Les structures fondées en 1958 dans un #esprit_napoléonien ne peuvent répondre aux défis d’une pandémie et à une société complexe. Conclusion : il faut enterrer de Gaulle ».
    « Les Enarques sont peut-être des esprits brillants mais leur #inceste_élitaire produit trop souvent des décisions complexes et kafkaiennes et dans le pire des cas une mauvaise gestion de crise. »
    "le système est inefficient car sa compréhension de l’Etat et de ses citoyens est dépassée. Le sommet a toujours raison même quand il a tort. C’est pourquoi le système s’améliore peu et ne tire que trop lentement des leçons de ses erreurs. Trop lentement pour un virus".
    « Pour le combattre, Macron recourt à la mode gaullienne à des lois d’urgence et soumet le conseil des ministres au secret défense. La #transparence et la #démocratie sont perçes comme gênants. Mais cela ne favorise pas le soutien de la population. »
    "La France a besoin d’un #update_démocratique, d’un Etat moderne surtout pour sa direction"

    https://twitter.com/pthibaut/status/1324795895586660352

  • Petit-fils d’#Algérie

    La famille de Joël Alessandra est originaire d’Italie. Au début du XXe siècle,elle a quitté la misère pour l’Eden que représentait l’Algérie, un morceau de la France où tout était à construire. À l’aune de ce que l’histoire a retenu des ‘colons’, Joël se pose une question légitime. Ses grands-parents étaient-ils des exploiteurs, des racistes, des esclavagistes ? Étaient-ils proches de l’OAS ? Ils ont tout quitté du jour au lendemain, ruminant à jamais une rancoeur profonde et légitime contre ce pays, ses habitants et bien sûr De Gaulle. En 2013, armé de son passeport et d’un visa (et accompagné de l’ « indispensable » guide sur place), Joël se rend pour la première fois à Constantine, ville de sa famille. Il est prêt à affronter ses craintes et ses doutes. Ce livre retrace son parcours… semblable à celui de milliers de familles.

    https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/albums/petit-fils-dalgerie
    #livre #BD #bande_dessinée
    #Italiens #Constantine #rapatriés_d'Algérie #Marseille #Français_d'Algérie #pieds-noirs #accords_d'Evian #Robert_Lacoste #Bataille_d'Alger #FLN #indépendance #De_Gaulle #Charles_de_Gaulle #guerre_civile #FIS #mémoire #mémoire_familiale

  • #Iles_Eparses : « La France ne respecte ni la géographie, ni l’histoire, ni le droit international »

    Pour l’avocat Philippe Disaine Rakotondramboahova, #Madagascar est parfaitement légitime à « exiger de pouvoir exercer sa #souveraineté » sur l’archipel, dont il réclame la restitution depuis plus de quarante-cinq ans.

    Après des décennies de domination française, Madagascar a accédé à l’indépendance le 26 juin 1960 : on fêtera bientôt ses 60 ans. Pourtant, mercredi 23 octobre, le président Emmanuel #Macron a fait escale sur l’île de Grande Glorieuse, au large de Madagascar, et a cru bon de rappeler : « Ici, c’est la #France, c’est notre fierté, notre richesse », ajoutant ces mots sibyllins : « Ce n’est pas une idée creuse. » Pourtant, si dire « ceci est à moi », en dépit de la géographie, de l’histoire et du droit international est bel et bien une « #idée_creuse », voire une #provocation, comme cela est perçu par les Malgaches.

    En effet, lors de sa première visite d’Etat en France, du 28 mai au 3 juin, le président, Andry Rajoelina, avait solennellement demandé à son homologue français de mettre en place une commission mixte afin de trouver une solution pour la #restitution des îles Eparses [revendiquée par Antananarivo depuis 1973], dont #Grande_Glorieuse fait partie, à Madagascar. Emmanuel Macron avait répondu positivement à cette demande et avait semblé ouvert à une restitution ou à une #cogestion en bonne et due forme, car, comme il l’avait lui-même souligné, cette question « mérite mieux que les cours de justice internationale ».

    Les îles Eparses constituent un #archipel, qui entoure la grande île de Madagascar. Si la France continue de déclarer qu’elles lui appartiennent, c’est parce qu’elle a pris soin, trois mois avant la déclaration d’indépendance de Madagascar, de préserver ses intérêts par un décret opportun plaçant ces îles sous l’autorité du ministre chargé des départements et territoires d’outre-mer. A l’époque, le général #de_Gaulle avait voulu conserver une #zone_économique_exclusive de 640 000 km2 riche en #pétrole, en #gaz et en richesses halieutiques.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/15/iles-eparses-la-france-ne-respecte-ni-la-geographie-ni-l-histoire-ni-le-droi
    #colonialisme #ressources_naturelles

  • Summer 1961: When France Was Considering Creating a “French Israel” in Algeria - THE FUNAMBULIST MAGAZINE
    https://thefunambulist.net/history/summer-1961-france-considering-creating-french-israel-algeria

    De Gaulle commissions French parliamentary Alain Peyrefitte to consider scenarios of a partition of Algeria in which French interests will remain. In a report that was shortly later published as a book, Peyrefitte thus imagine six hypotheses of partition in a program that he (and many with him) candidly calls an “Israelization of Algeria.” The idea would be to declare the Sahara southern region a “neutral” territory, while the populated north of Algeria would be divided between the new independent Algerian state and another one gathering the European settlers and Algerians who would like to remain French, closely affiliated to France. Although Peyrefitte systematically refers to Israel and its successes (!) throughout his report, he writes that he would prefer a “French-Muslim Lebanon” than “a French Israel” — he indeed considers the hostility of Israel’s neighbors as somehow not desirable for this new state! The most limited scenario would consists in two French ‘islands’ around the cities of Oran and Bone (current Anaba), where the settlers are in majority, while the most extensive one would cover the entire northwestern part of Algeria, all the way to Algiers, which is imagined as a shared city in all hypotheses — remember, we are in the summer of 1961, exactly when the Berlin wall starts to be built.

  • La Sécurité sociale a 70 ans : quelle conquête ouvrière ? | Le Journal Lutte Ouvrière
    http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/09/23/la-securite-sociale-70-ans-quelle-conquete-ouvriere_37922.ht
    Extrait :

    À la tête du gouvernement, de Gaulle eut comme politique de remettre en selle toutes les structures de l’État, l’armée, la police, l’administration. La situation économique, après les destructions massives, était catastrophique. La situation des classes pauvres était très difficile. L’enjeu, pour le #patronat, était d’imposer aux travailleurs des efforts et des bas salaires sans susciter de révoltes.

    Pour faire accepter cette politique, de Gaulle obtint la collaboration totale des appareils politiques et syndicaux. Le #PCF et la #CGT appelèrent les travailleurs à retrousser leurs manches, et empêchèrent que des luttes ne se développent en dénonçant les grèves comme « l’arme des trusts ».

    C’est dans ce contexte que fut créée la #Sécurité_sociale, en tant qu’assurance contre un risque de contestation sociale. Elle offrait un minimum de garantie sociale aux travailleurs, sans augmenter leurs salaires ni améliorer leurs conditions de vie, alors qu’ils se voyaient imposer le maximum de sacrifices.

    À la tête du gouvernement, de Gaulle eut comme politique de remettre en selle toutes les structures de l’État, l’armée, la police, l’administration. La situation économique, après les destructions massives, était catastrophique. La situation des classes pauvres était très difficile. L’enjeu, pour le #patronat, était d’imposer aux travailleurs des efforts et des bas salaires sans susciter de révoltes.

    Pour faire accepter cette politique, #de_Gaulle obtint la collaboration totale des appareils politiques et syndicaux. Le PCF et la CGT appelèrent les travailleurs à retrousser leurs manches, et empêchèrent que des luttes ne se développent en dénonçant les grèves comme « l’arme des trusts ».

    C’est dans ce contexte que fut créée la Sécurité sociale, en tant qu’assurance contre un risque de contestation sociale. Elle offrait un minimum de garantie sociale aux travailleurs, sans augmenter leurs salaires ni améliorer leurs conditions de vie, alors qu’ils se voyaient imposer le maximum de sacrifices.

  • Les habits neufs du Président #Juncker. - Vu du Droit
    http://www.vududroit.com/2015/06/les-habits-neufs-du-president-juncker

    Écoutons Charles #de_Gaulle que l’on interrogeait à propos du silence du traité de Rome sur la possibilité de sortie d’un pays : « C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! » Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça. »(1)

  • Sélection de ressources autour de la Journée du souvenir des victimes de la déportation http://www.education.gouv.fr/cid55548/journee-du-souvenir-des-victimes-de-la-deportation.html : GÉOGRAPHIE DES MÉMOIRES
    http://www.scoop.it/t/geographie-de-la-memoire
    #Géographie #Mémoire #Géographie_de_la_Mémoire #Mémoires_Douloureuses

    Géographie des mémoires douloureuses
    – Spatialisation des mémoires douloureuses : l’exemple de la Shoah https://www.academia.edu/3519983/Spatialisation_des_mémoires_douloureuses_l_exemple_de_la_Shoah

    – Yad Vashem : un lieu entre mémoires et espoirs http://tem.revues.org/1583

    – Musées et musées-mémoriaux urbains consacrés à la Shoah : mémoires douloureuses et ancrages géographiques. Les cas de Berlin, Budapest, Jérusalem, Los Angeles, Montréal, New York, Paris, Washington (tome I de l’HDR de Dominique Chevalier) http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/81/16/70/PDF/HDR-DC_tome1_definitif.pdf

    – Auschwitz, lieu touristique ? http://www.viatourismreview.net/Photographie1.php

    – Voyage à Chernivtsi ou retour à Czernowitz ? Les paradoxes de la mémoire et de la nostalgie http://teoros.revues.org/519

    – Carte postale du Memento Park (Budapest) : quand la douleur devient patrimoine http://cafe-geo.net/wp-content/uploads/cp_memento_park.pdf

    – Carte postale d’une ligne rouge (Sarajevo) http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.fr/2012/05/carte-postale-dune-ligne-rouge-sarajevo.html

    – Les lieux de mémoire dans la ville en guerre : un enjeu de la pacification des territoires http://www.diploweb.com/Geographie-des-conflits-Les-lieux.html

    – Travail de mémoire, monument, revendication toponymique et appropriation de l’espace : à propos des mémoires de l’esclavage http://eso.cnrs.fr/TELECHARGEMENTS/revue/ESO_21/valognes.pdf

    – Identifier les lieux de mémoire de la traite http://www.cndp.fr/tdc/fileadmin/docs/tdc_1036_afrique/article.pdf

    – Espaces de la mémoire du génocide des Tutsis au Rwanda. Mémoriaux et lieux de mémoire http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=AFCO_238_0011

    – Le spectre des génocides. Traumatisme et violences extrêmes http://gradhiva.revues.org/658

    – Carte postale de la DMZ http://www.adrets.net/PhotoMois1.htm

    – Photo Line sur la Demilitarized Zone (Corée du Sud) http://www.adrets.net/PhotoMois9.htm

    Géographie de la mémoire
    – L’espace, le passé, les mémoires http://cafe-geo.net/wp-content/uploads/espace-passe-memoires.pdf

    – Lieux de mémoire en Europe, lieux de mémoire de l’Europe http://cafe-geo.net/wp-content/uploads/lieux-memoire-europe.pdf

    – Questionnements géographiques sur les monuments aux morts : symboliques et territoires de la commémoration https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00440898/document

    – Carte postale ancienne de Stari Most (Mostar) : Les cartes postales sont-elles des « lieux de mémoire » ? http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.fr/2013/02/carte-postale-ancienne-de-stari-most.html

    – Quelques pistes et réflexions sur une géographie des mémoires et son enseignement http://aggiornamento.hypotheses.org/1151

    – La mémoire des lieux : entre espaces de l’histoire et territoires de la géographie http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/41/87/09/PDF/Verdier_Memoire.pdf

    – Religion et région Mémoire : Esquisse d’une territorialité par le biais de la géographie de la mémoire http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/noroi_0029-182x_1997_num_174_1_6792

    – Tourisme de mémoire et imaginaire touristique des champs de bataille http://www.viatourismreview.net/Article6.php

    – Lieux de mémoire : les enjeux du nationalisme taiwanais http://www.cairn.info/revue-outre-terre-2006-2-page-307.htm

    – Trace(s) du paysage. Monuments et “lieux de mémoire” au Japon http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2006-2-page-104.htm

    – Anciens/Nouveaux lieux de mémoire en Russie http://www.cairn.info/revue-outre-terre-2007-2-page-187.htm

    – Historial et Mémorial : deux lieux de mémoire et d’histoire consacrés au général de Gaulle http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2008-2-page-219.htm

    Biblio/sitographie complète à la fin de ce compte-rendu : : http://cafe-geo.net/wp-content/uploads/lieux-memoire-europe.pdf

  • "Antiracistes dans la collaboration. Antisémites dans la résistance" par Simon Epstein - Février 2009
    http://www.licra.org/old/memoire-histoire/news/100-antiracistes-dans-la-collaboration-antisemites-dans-la-resistance-

    Le 12 février dernier, Barbara Lefebvre, co-présidente de la commission éducation et Philippe Benassaya, 1er Vice-président et président de la Commission Mémoire Histoire, ont reçu, à la Maison de l’Europe (Paris), l’historien franco-israélien Simon Epstein autour de son dernier ouvrage : Le paradoxe français. Ouvrage au sous-titre évocateur de ce paradoxe : « Antiracistes dans la collaboration. Antisémites dans la résistance ».

    http://www.licra.org/old/attachments/100_LICRA-Conference-Epstein-120209.pdf

    Simon Epstein :

    La signification profonde du phénomène

    Quand la #LICA se constitue à la fin des années 1920, elle recrute des Juifs et des non-Juifs. Quel est le secteur d’opinions français où on trouve le plus facilement de gens qui condamnent l’antisémitisme et qui vont rejoindre à la LICA ? Ce n’est pas l’extrême-droite, c’est la gauche humanitaire. La gauche humanitaire qui est aussi la #gauche #pacifiste. Ils sont près à aller avec Lecache et à dire « on est contre l’antisémitisme ». C’est pourquoi ils sont tellement nombreux. La LICA des années 1930 est une organisation pacifiste avec plusieurs sortes de #pacifismes : le pacifisme modéré, style Luchaire et le pacifisme d’extrême-gauche. Une corrélation très forte existe entre pacifisme et antiracisme. Et les dirigeants de la LICA le disent. Cette harmonie entre pacifisme et #antiracisme se brise en 1933, plaçant la LICA devant un dilemme absolument catastrophique.

    1933, c’est la prise de pouvoir par Hitler en Allemagne. Le pays avec qui on veut faire la paix - car les Français pacifistes veulent faire la paix avec l’Allemagne - cette Allemagne-là est devenue nazie. Pour la première fois, un conflit entre deux ordres de valeur apparaît : l’amour de la #paix et l’amour des Juifs. Une partie choisit l’amour de la paix comme Luchaire qui quitte la LICA, et se fâche avec Lecache. Victor Margueritte aussi quitte la LICA et dit : « C’est peut-être vrai que 600 000 Juifs en Allemagne sont malheureux, mais ce n’est rien comparé à ce qu’impliquerait une nouvelle #guerre franco-allemande, c’est-à-dire des millions de morts en Allemagne, des millions de morts en France. Je dis à mes amis juifs calmez-vous avec votre histoire d’antisémitisme en Allemagne ». C’est un choix délibéré : la paix vaut mieux que l’antiracisme.

    [...]

    Les antisémites dans la Résistance
    J’ai fait ensuite une recherche complémentaire en me posant la question suivante : « si tant d’antiracistes passent le Rubicon, que vont faire les antisémites des années 1930 ? ». J’ai opéré avec la même méthodologie : établir la base documentaire de tous les gens qui disent du mal des Juifs, puis voir ce qu’ils font pendant la guerre. Ma conclusion : beaucoup sont passés dans la #Résistance.

    [...]

    Le poids des antisémites dans la résistance est aussi logique que le poids des antiracistes dans la collaboration. Pourquoi ? Car l’ #antisémitisme français s’est formé parallèlement à l’ #anti-germanisme. On était à la fois contre les Allemands et contre les Juifs, c’est cela le maurrassisme qui caractérise deux ou trois générations d’antisémites français. Une partie de l’extrême-droite va être tentée par le nazisme et ses « aspects positifs », mais une partie de l’extrême-droite va être effrayée par le fait que le nazisme ait reconstitué la puissance allemande. Toute une fraction de l’extrême-droite voit dans le nazisme un ennemi à détruire, non pour des questions idéologiques mais parce que le nazisme redonne à l’Allemagne ce que les Français pensaient lui avoir retiré à Versailles en 1919, à savoir sa puissance militaire, menace obsédante pour la France. Une part significative de l’extrême- droite française des années 1930 est antiallemande et le reste quand les Allemands conquièrent la France. Ces hommes et ces femmes se jettent sans hésiter dans la résistance avec #De_Gaulle. De Gaulle lui-même appartient à cette tendance #nationaliste qui déteste les Allemands.

  • Fillon le « collaborateur » se rêve en Homme de fer
    http://www.marianne.net/Fillon-le-collaborateur-se-reve-en-Homme-de-fer_a239593.html

    François Fillon, pour sa première sortie depuis la mise en place du triumvirat à la tête de l‘UMP, a décidé de se rendre à Londres pour un hommage au général de Gaulle et son « Appel du 18 juin ». Entre deux rencontres avec le vice-premier ministre anglais, des hommes d’affaires et des militants UMP, il a accordé un entretien au « Telegraph » dans lequel, il tire à boulet rouge sur Nicolas Sarkozy et, plus inattendu, avoue son admiration pour Margaret Thatcher.

    http://www.marianne.net/photo/art/default/983454-1165712.jpg?v=1403186222

    François Fillon, qui s’était pourtant déclaré contre la théorie du genre, se verrait bien enfiler les célèbres robes imprimées en crêpe de soie ou laine unie de la défunte Baronne Thatcher. C’est ce qui ressort d’un entretien de l’ancien Premier ministre donné au journal anglais le Telegraph, à l’occasion de son séjour à Londres pour commémorer l’Appel du 18 juin 1940. Opération trois en un, puisque le député de Paris réussit l’exploit de se comparer à Charles de Gaulle, de savonner la planche de Nicolas Sarkozy et de déclarer sa flamme à la Dame de fer.

    « Au fond de l’abîme, les hommes et les femmes se cherchent. Ceux qui se disent puissants se découvrent faibles, et ceux qui se croyaient humbles se découvrent plus grands », a-t-il déclaré dans son discours en hommage au chef de la France libre, libérateur de Paris. Référence entre les lignes à sa place d’outsider au sein de l’UMP dans la compétition qui s’annonce rude et sans pitié à la course à l’Élysée. Autre passage qui en dit long sur sa détermination et sa volonté de ne pas abdiquer devant Nicolas Sarkozy, « Au plus profond de soi-même, résister, c’est avoir tranché une question suprême : faut-il prendre le risque de mourir pour la liberté ou faut-il accepter de vivre soumis ? ». Il semble que la question ne se pose plus pour lui. .....

    #De_Gaulle
    #fillon,
    #sarkozy,
    #séguin
    #thatcher
    #ump

  •  » Pourquoi De Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?
    http://www.les-crises.fr/pourquoi-de-gaulle-refusa-t-il-toujours-de-commemorer-le-debarquement-du-

    Palais de l’Élysée, 30 octobre 1963

    En nommant Jean Sainteny ministre des Anciens combattants en décembre 1962, le Général lui avait demandé de consacrer son énergie à l’année 1964. Elle était propice à raviver le souvenir de deux des années glorieuses : cinquantenaire de 1914 et vingtième anniversaire de 1944.

    À la fin du Conseil du 30 octobre 1963 , Jean Sainteny a évoqué les cérémonies prévues pour la commémoration de la libération, Pompidou me prend à part : « Tâchez de faire revenir le Général sur son refus d’aller sur les plages de Normandie… » Je suis stupéfait et de l’information et de la demande. « Enfin, reprend Pompidou, prenez des précautions… Je m’y suis cassé les dents. »

    Sainteny m’apprend ensuite qu’il se les était déjà lui-même cassées. Naturellement, je vais me les casser aussi.

    « La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m’a convoqué comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. »

    Alain Peyrefitte (l’air candide) : « Croyez-vous, mon Général, que les Français comprendront que vous ne soyez pas présents aux cérémonies de Normandie ?

    Charles-de-Gaulle (sévèrement) : – C’est Pompidou qui vous a demandé de revenir à la charge ? (Je ne cille pas). Eh bien, non ! Ma décision est prise ! La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m’a convoqué d’Alger à Londres, le 4 juin, il m’a fait venir dans un train où il avait établi son quartier général, comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. Et il m’a annoncé le débarquement, sans qu’aucune unité française ait été prévue pour y participer. Nous nous sommes affrontés rudement.

    Je lui ai reproché de se mettre aux ordres de Roosevelt, au lieu de lui imposer une volonté européenne (il appuie).

    Il m’a crié de toute la force de ses poumons : « De Gaulle, dites-vous bien que quand j’aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! » (Il me l’a déjà dit. Ce souvenir est indélébile.)....

    ...................

    #histoire
    #débarquement
    #6_juin_1944
    #AMGOT
    #Churchill
    #De_Gaulle
    #Roosevel

  • Une petite sélection des déclarations racistes de « mon général » (De Gaulle) :

    http://www.contreculture.org/AG%20De%20Gaulle%20id%E9es%20directrices.html

    « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture greque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de Musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »

    Cité par B. Stora, Le transfert d’une mémoire, Ed. La découverte, 1999)

    « Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas, vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très intelligents. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se séparent de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber 10 millions de musulmans qui demain seront 20 millions, et après demain 40 ? »

    (Cité par A. Peyrefitte. C’était de Gaulle. Ed Gallimard, 2000. Propos tenus le 5 mars 1959)

    « Les Arabes, ce n’est rien. Jamais on n’a vu des Arabes construire des routes, des barrages, des usines... Ce sont d’habiles politiques. Ils sont habiles comme des mendiants. »

    (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon 1967)

    « Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un Etat... Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n’existe pas. Les Arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’oeuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés... Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes... Ils ne peuvent rien faire seuls. »

    (Cité par Cyrus Sulzberger, Les derniers des géants, Ed. Albin Michel, 1972 )

    « Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. […] Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. »

    (Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968. cité dans ses Mémoires, tome 2. Le Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969, éd. Fayard/Jeune Afrique)

    #De_Gaulle #racisme