• Héroïne, le temps des seringues : un podcast France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-heroine-le-temps-des-seringues

    LSD explore l’impact de l’#héroïne, fléau du XXe siècle en France, responsable de plus de 40 000 morts entre 1970 et 2004, dans les milieux populaires de Paris et sa banlieue. Réalisation Gilles Blanchard.

    À l’origine de ce documentaire, la découverte de l’ampleur d’un phénomène qui ne faisait alors écho qu’à de vagues souvenirs pour beaucoup de citadins, résumés en une phrase : « Fais attention aux seringues. », phrase banale dans les quartiers populaires de Paris des années 90. Plus tard, ces mots prendront tout leur sens à la lumière d’un chiffre terrible : une véritable « hécatombe » qui intervient à son pic durant les années sida.

    Selon les calculs des auteurs du livre « La Catastrophe invisible », environ 40 000 décès sont imputables à la consommation d’héroïne entre 1970 et 2004, chiffre qu’il jugent eux même largement en deçà de la réalité. Parmi ces morts, les chercheurs s’accordent à dire que les personnes d’origine maghrébine issues des #quartiers_populaires constituent l’un des groupes sociaux les plus touchés.

    Cette histoire, qui a durablement marqué l’histoire des #banlieues françaises, peinent à être connu du grand public. Comment l’héroïne, drogue la plus meurtrière, a-t-elle traversé les époques et touché toutes les classes sociales ? Comment s’est-elle diffusée plus particulièrement dans les milieux populaires et parmi les descendants de l’immigration postcoloniale ? Ce documentaire raconte une #histoire de l’héroïne dans les quartiers populaires de Paris et de sa banlieue sur plusieurs décennies.

    Un documentaire d’Hajer Ben Boubaker, réalisé par Gilles Blanchard.

    La série est pas mal du tout. Elle restitue des géographies oubliées, de Paris à la banlieue. On y entend pourtant qu’en filigrane (même si le titre l’indique par antiphrase) la défaite politique du refus de l’usine par les enfants des travailleurs immigrés, qui, dans le post-68, a suscité une demande expansive.
    La dépendance a cet opiacé et son coût ont été matriciels pour la diffusion d’un trafic de drogues désormais massifié, un commerce, illicite et ultra-concurrentiel, qui a permis de créer d’innombrables emplois subalternes, le plus souvent mal payés.

    Comme il a été dit autrefois, "les jeunes se droguent, l’État se renforce", et lycée de Versailles.

    #audio #drogues #deal #dealers

    • La Catastrophe invisible | éditions Amsterdam - 2018
      Histoire sociale de l’héroïne (France, années 1950-2000)
      Michel Kokoreff, Anne Coppel, Michel Peraldi

      https://www.editionsamsterdam.fr/la-catastrophe-invisible
      https://seenthis.net/messages/685682
      https://seenthis.net/messages/628596
      La série illustre à merveille en 4 podcast d’une heure le pavé La catastrophe invisible
      Je découvre Hajer Ben Boubaker, documentariste et historienne spécialisée sur les musiques du Maghreb et du Proche-Orient.
      https://www.radiofrance.fr/personnes/hajer-ben-boubaker

      Barbès Blues - Une histoire populaire de l’immigration maghrébine
      https://www.seuil.com/ouvrage/barbes-blues-hajer-ben-boubaker/9782021517859

      "L’histoire, si elle a été dure, n’a pas toujours été triste. Elle raconte des vies qui n’ont pas été cantonnées dans l’étroitesse d’une nation, ou pire encore d’une nationalité. Et alors que tant de choses étaient volontairement orientées vers la laideur, des hommes et des femmes les ont, plus d’une fois, dans un geste collectif, sublimées. J’en tiens toutes ces histoires pour preuve."

      En déambulant dans Barbès, Hajer Ben Boubaker raconte les petits détails et les grands événements qui ont fait du quartier la "maison-mère des luttes de l’immigration" et l’une des places fortes de la #musique_maghrébine.

      Dans les cartons d’archives sur le premier quartier algérien dans le 5e arrondissement, dans les voix de vieux messieurs qui racontent l’habitude d’une ville ou dans les souvenirs imprécis de luttes contre le racisme, Barbès Blues ressuscite des personnages, des épopées, des anecdotes et des tragédies. Autant de symboles d’une communauté de destin, l’immigration maghrébine, qui dans un dédale de rues minuscule, s’est construit un monde immense.

      Hajer Ben Boubaker est née à Paris et a grandi dans le 18e arrondissement. Chercheuse indépendante et documentariste franco-tunisienne, elle est créatrice du podcast Vintage Arab et a réalisé la série radio « Une histoire du Mouvement des Travailleurs arabes », consacrée à l’organisation militante des années 70 (France Culture ; Prix découverte sonore SCAM 2022). Elle est lauréate du prix Unesco-Sharjah 2023 pour la culture arabe.

    • Les jeunes bourgeois qui voulaient se marginaliser devenaient rapidement dealers, de l’argent facile et sans scrupule aucun. Si ils consommaient et étaient accros les parents avaient de toute façon de quoi payer la cure de désintox, où les années de taule. Le cadavre des autres étaient déposés devant la porte de leur appart si le courage de le ramener avait été au rendez-vous.
      #overdoses

    • Ces jeunes qui tombent
      https://festival-resistances.fr/2024/ces-jeunes-qui-tombent/.html

      Dans les banlieues parisiennes, c’est une véritable hécatombe comme le raconte Azzedine Zoghbi, ancien éducateur à Orly : « Toutes les semaines au cimetière. On allait enterrer quelqu’un, on revenait à peine, et on savait qu’il fallait revenir la semaine d’après. ». La catastrophe est totalement ignorée par les pouvoirs publics alors que le nombre de morts d’overdose et de personnes contaminées par le #VIH augmente. La répression, avec la guerre à la drogue, conduit les usagers issus des banlieues en #prison plutôt que vers un parcours de soin adapté.

  • Le Parquet national antiterroriste annonce se saisir de l’enquête après [8] attaques visant plusieurs prisons entre dimanche et mardi
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/04/15/la-prison-de-toulon-visee-par-des-tirs-a-l-arme-automatique-et-d-autres-etab


    La prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis), en 2007. PHILIPPE LOPEZ/AFP

    La prison de Toulon a été visée par des tirs à l’arme automatique dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 avril, a fait savoir, mardi, l’entourage du ministre de la justice, Gérald Darmanin, auprès de l’Agence France-Presse (AFP). Par ailleurs, des véhicules ont été incendiés devant plusieurs établissements pénitentiaires.

    Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a quant à lui affirmé sur X que « deux véhicules ont été incendiés » à proximité de la prison d’Aix-Luynes, dont le portail a été « attaqué ». Il a également annoncé qu’un véhicule a été incendié devant la prison de Marseille et dix autres tagués. « Dix véhicules pénitentiaires ont été tagués de l’inscription “DDPF” (“droits des prisonniers français”). C’est une honte absolue. Je réaffirme mon soutien aux agents pénitentiaires pour leur courage », a écrit sur X la présidente du département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal (...).

    Trois véhicules ont été incendiés lundi soir sur le parking de la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) (...).

    Selon une autre source policière, les établissements de Nanterre (Hauts-de-Seine) et de Valence (Drôme) ont aussi été touchés par des incendies de véhicules, dont certains avaient préalablement été tagués avec la mention « DDPF ».

    (...) Dans la nuit de dimanche à lundi, sept véhicules ont été incendiés sur le parking de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire, à Agen. Le centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne) a également été visé : le véhicule d’une surveillante a été incendié et des traces d’hydrocarbures ont été retrouvées sur trois autres véhicules (...).

    #prisons #isolement #incendie #prisonniers

    • A la prison de Vendin-le-Vieil, où seront rassemblés des narcotrafiquants, les travaux ont commencé
      https://archive.ph/dTsrR#selection-2115.0-2191.550

      Sortie de terre en 2014, la maison centrale de Vendin-le-Vieil fait toujours office de vitrine d’un paysage carcéral français pourtant délabré et au bord de l’implosion. Cela sent tellement le neuf qu’on aurait juré qu’un coup de peinture venait d’être donné. Les murs blancs sont immaculés, seulement intercalés de parois de couleurs plus ou moins heureuses, mais toujours vives : rose, grenat, vert pistache… On devine que la consigne a été de « faire gai ». Ici, tout est silence et propreté.

      Pas de cris ou de brouhaha, pourtant si caractéristique des maisons d’arrêt où les prisonniers ont l’habitude de crier pour se parler, à travers les fenêtres. Ici, les détenus sont seuls dans leur cellule, et le taux d’occupation est toujours resté en deçà des 80 %, alors qu’il dépasse les 130 % à l’échelle nationale. Pendant leur moment dit « de promenade » entre quatre murs d’enceinte, ils ne sont guère plus de 15, contre une centaine dans une maison d’arrêt classique. Et, contrairement à la majorité des autres établissements français, ici, les surveillants ne sont pas confrontés au trafic de portables, car le brouilleur des ondes téléphoniques fonctionne à plein.

      Le nouveau régime carcéral qui attend les futurs arrivants sera l’un des plus stricts d’Europe. « L’objectif est de les couper du monde », résume Marc Ginguené, le directeur de l’établissement. Et, plus précisément, de tout contact physique avec l’extérieur, et notamment avec leur famille. Les conversations téléphoniques seront réduites à deux heures, deux fois par semaine, les fouilles intégrales (c’est-à-dire à nu) seront systématiques après tout contact avec un avocat ou un médecin, les activités et les promenades seront strictement limitées et réduites à un maximum de cinq personnes.

      #détenus #prison_ultra-sécurisée #administration_pénitentiaire

    • A PROPOS DE L’ATTAQUE CORDONNÉE DE CES DEUX DERNIÈRES NUITS CONTRE LA PÉNITENTIAIRE

      https://sansnom.noblogs.org/archives/25516

      AVIS AUX AMATEURS : BOUYGUES ET LES 3000 PLACES DE PRISON MODULAIRES…
      https://sansnom.noblogs.org/archives/25405

      La grande idée de Gérald Darmanin, c’est de classifier les détenus selon leur dangerosité. « Les gens très dangereux, on les mettra dans les [deux nouvelles] prisons de haute sécurité, a-t-il déclaré. Soit 200 personnes qui seront transférées au 31 juillet dans le tombeau de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) et au 15 octobre dans celui de Condé-sur-Sarthe (Orne). Les gens dangereux, ils iront dans les prisons classiques. Les gens moins dangereux, ils iront dans de petites prisons, des prisons de taille plus humaine. » Lors de sa visite dans l’Oise, Darmanin a par exemple cité comme relevant de la dernière catégorie les atteintes aux biens et les cambriolages, ainsi que les délits routiers et les violences conjugales. Concrètement, ces « petites prisons de taille plus humaine » seront donc des cubes en béton de 8,5 mètres carrés et de 20 tonnes pour un ou deux taulards, fabriqués dans cette usine #Bouygues puis transportés et réunis sur les différents sites retenus… « Et qu’il vente ou qu’il pleuve, la production ne s’arrête pas puisque nous sommes en intérieur », a dit au ministre, en souriant, Martin Bouygues, le président du conseil d’administration du groupe éponyme.

      « Tout est fabriqué sur place. Nous coulons le béton pour monter la dalle et le coffrage comprenant les quatre murs et le toit pesant une vingtaine de tonnes. Nous les assemblons ensuite grâce à un système de poulies mécanisé puis nous les transférons dans une autre unité. Les cellules sont ensuite équipées en câbles électriques puis aménagées. La seule chose que nous ne produisons pas sur place sont les portes blindées qui sont réalisées par des détenus de la prison de Val-de-Reuil », explique un chef d’équipe de l’usine guidant ces visiteurs inhabituels, déambulant parmi les ouvriers et les machines à l’œuvre.

      Selon la responsable de communication de Bouygues Construction, ce système de production en totale « autonomie » permet de « réaliser 800 modules par an avec la possibilité d’atteindre les 1400 en 2026 ». Prévues pour une à deux personnes, reconnaissables à ses fenêtres à barreaux, ces cellules ont une durée de vie de 50 à 60 ans et permettront de gagner du temps, certes, mais également de l’argent. Une place de prison « classique », c’est 400.000 euros pièce. Et une place de prison construite dans une usine comme celle de Crépy-en-Valois, c’est à peu près 200.000 euros [!?!], donc deux fois moins cher.

      #dangerosité #architecture_carcérale

    • Trois voitures incendiées devant la prison de Tarascon, au cours de la nuit ; Gérald Darmanin dénonce « une intimidation grave »
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/04/16/trois-voitures-incendiees-devant-la-prison-de-tarascon-au-cours-de-la-nuit-g

      Les incendies se sont produits vers à 5 h 20 du matin sur un parking « isolé, réservé au personnel, grillagé et l’accès sécurisé par un digicode », a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) le procureur de Tarascon, Laurent Gumbau.

      Un autre véhicule, appartenant à un surveillant de la prison d’Aix-Luynes, a par ailleurs été incendié dans la nuit devant le domicile de celui-ci, a déclaré, à l’AFP, Jessy Zagari, délégué régional FO-Pénitentiaire, syndicat majoritaire dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

      Des inscriptions « DDPF » (pour « Défense des prisonniers français »), déjà portées sur des établissements pénitentiaires en France, ont également été découvertes dans le hall d’un immeuble où habite une surveillante pénitentiaire à Villenoy (Seine-et-Marne), où un début d’incendie a aussi été constaté, a appris l’AFP de source policière (...).

    • Tiens tiens tiens, mais qui pourrait bien en vouloir à la justice en ce moment et n’a pas eu le loisir de se défouler violemment un certain dimanche dernier, retenu par ses candidats ?
      Et tente de masquer sa trace en ciblant les prisons, mais a oublié qu’un groupe anar ne mettrait surement pas « français » dans son nom.

    • De nouvelles « attaques » contre des prisons
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/04/22/prisons-gerald-darmanin-annonce-que-de-nouvelles-attaques-ont-ete-dissuadees

      Après une nouvelle nuit de tensions autour des centres pénitentiaires et leurs agents, « plusieurs attaques » contre des prisons « ont été dissuadées », a annoncé, mardi 22 avril, le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Remerciant, dans un message posté sur X, les agents pénitentiaires et les forces de l’ordre pour leurs « mobilisation  et « vigilance », le garde des sceaux fait savoir que « par leur présence, plusieurs attaques ont été dissuadées, comme dans l’Isère, où en pleine nuit des individus ont été interpellés à proximité d’un établissement pénitentiaire avec des jerricans d’essence ».
      Ainsi, à Varces-Allières-et-Risset (38), au cours de la nuit de lundi à mardi, trois individus ont été contrôlés aux abords de la prison. Dans le coffre de leur véhicule se trouvait un jerrican d’essence d’une capacité de dix litres, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) une source au sein de la gendarmerie. Dans le Calvados, vers 3 heures du matin, plusieurs véhicules ont été incendiés sur le parking du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Caen. Selon une source policière auprès de l’AFP, le feu serait parti d’un véhicule et se serait propagé à d’autres : cinq véhicules administratifs ont été dégradés, dont quatre sont entièrement brûlés.
      D’autres faits ont eu lieu dans l’Oise, à Hermes (60), où un véhicule personnel et une boîte aux lettres ont été tagués du sigle DDPF (Droits des prisonniers français). Enfin, il y a eu des survols de drones au-dessus des centres pénitentiaires à Lutterbach (68), Lannemazan (65) et Saint-Quentin-Fallavier (38).

    • INDÉFENDABLES ?
      https://lundi.am/Indefendables

      À propos de la vague d’attaques contre le système pénitentiaire signée DDPF

      [...]

      Défendre les « drogués », les « #dealers », surtout quand ils se révoltent et font face aux pouvoirs étatiques, paraît encore aujourd’hui un combat inconcevable, tant la stigmatisation et la criminalisation ont imposé une pensée dominante et non questionnable. Les gens solidaires qui ont essayé de lancer un mouvement de défense des droits de leurs amis ou semblables reclus dans les prisons, ont osé ce défi. Sous un logo qui en dit long = DDPF (Défense des Droits des Prisonniers Français). Comme un appel un peu naïf à l’état de droit, au respect des #prisonniers, soulignant que ces prisonniers sont Français, non étrangers. Il faut comprendre le message : comme le Comité Adama et autres collectifs de défense contre les violences policières, ils demandent à être traités comme des citoyens français, à part entière. Pas comme des personnes discriminées, racisées, infériorisées, criminalisées. Une question d’abord de dignité, de respect, simplement.

      Finalement, comment ne pas voir dans cette vague d’attaques contre les gardiens de prison des actions d’auto-défense, auto-organisées par des groupes locaux, en lien avec leurs amis emprisonnés. Des actions claires, exemplaires, reproductibles autour de toutes les prisons. Disons-le, des actions politiques. Avec l’intention, comme ils le disaient dans leur premier communiqué, de créer un mouvement pour la défense des prisonniers.

      (le plaidoyer, justifié, contre la « guerre à la drogue » sans un mot sur ce qui de la dureté des conditions de travail de ces prolos de la dope n’est pas dû aux flics mais très directement à ses patrons, contremaîtres, comme à l’ethos qui prévaut dans ce secteur de l’argent roi, exécutions, tortures, chantages et balancite inclue.)

      #narcotrafic #Guerre_à_la_drogue

    • Une descentes policière massives en détention déniche moins de trois téléphones portables par établissement.

      Opération « Prison Break » : 164 téléphones portables, dont 88 miniatures, saisis lors des perquisitions dans les prisons
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/05/22/operation-prison-break-164-telephones-dont-88-miniatures-saisis-lors-des-per

      Après la vaste opération lancée mardi dans 66 établissements pénitentiaires, les investigations sur « cette filière de distribution » en prison des téléphones portables miniatures se poursuivent désormais sous la direction d’un juge d’instruction.

      L’annonce de l’opération :
      Opération « Prison Break » : perquisitions dans 66 prisons françaises pour saisir des téléphones portables miniatures
      https://archive.ph/iWG1u#

      La justice a déployé de gros moyens pour mettre la main sur de minuscules appareils qui se trouvent au cœur des activités criminelles supervisées par des détenus à partir de leur cellule. Au total, 66 établissements pénitentiaires français font l’objet de perquisitions, depuis mardi 20 mai au matin, dans le cadre d’une enquête judiciaire menée par la section cybercriminalité de la juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) au sein du parquet de Paris, qui confirme les opérations. Ces dernières visent à « saisir les téléphones miniatures mis en circulation par une société chinoise et revendus en France ».


      Un téléphone portable miniature saisi à la maison d’arrêt de Limoges, en juin 2020. THOMAS JOUHANNAUD/« LE POPULAIRE DU CENTRE »/MAXPPP

      Dans la série déjà bien entamée, Retailleau prépare sa candidature pour 2027

  • Global Health NOW: Big Tobacco’s Youth-Targeting Tactics; Transporting Livestock—and Pathogens; and Iepers Creepers!
    https://mailchi.mp/bdd633b8a502/global-health-now-big-tobaccos-youth-targeting-tactics-transporting-livestoc

    Big Tobacco’s Youth-Targeting Tactics

    The tobacco industry has adopted new tactics to hook young people on nicotine—using enticing flavors, eye-popping product designs, and social media marketing, the WHO warns in a new report.

    Vapes the new gateway: As tobacco regulation tightens, the industry is investing in vapes, heated tobacco products, and nicotine pouches under the auspices of providing a smoking alternative to adults, reports Reuters.

    But the WHO says the new products’ technicolor packaging and buzzy marketing campaigns—including sponsoring music festivals—betrays a “blatant attempt” to target youth.

    Details of the report, released ahead of World No Tobacco Day May 31:

    Globally, ~37 million children ages 13–15 use tobacco.

    In many countries, the rate of e-cigarette use among adolescents exceeds that of adults.

    20% of 15-year-olds surveyed in the WHO European Region reported using e-cigarettes in the past 30 days.

    And: Growing evidence shows that vaping increases traditional cigarette use by ~3X, the WHO says.

    The Quote: “History is repeating itself, but in a different form. The same nicotine with a different packaging,” said WHO’s Director-General Tedros Adhanom Ghebreyesus.

    #Tabac #Tactiques_publicitaires #Dealers_légaux #Dealers_protégés

  • TikTok Lite, avec son mécanisme de récompense, inquiète Bruxelles et Paris | TV5MONDE - Informations
    https://information.tv5monde.com/economie/tiktok-lite-avec-son-mecanisme-de-recompense-inquiete-bruxelle
    https://information.tv5monde.com/sites/tv5-info/files/styles/seo_1200/public/2024-04/field_media_image-2825161-75448e0eea1479047b567968daeb9627f329

    Des pièces virtuelles, convertibles en carte-cadeau, contre du temps passé devant des vidéos : c’est le principe de la nouvelle application TikTok Lite, soupçonnée de stimuler les comportements de dépendance notamment chez les jeunes, désormais dans le viseur de Bruxelles et Paris.

    La Commission européenne a réclamé mercredi à TikTok de lui fournir sous 24 heures des explications sur les risques liés au déploiement de sa nouvelle appli en France et en Espagne.

    Cette demande formelle intervient dans le cadre de la nouvelle législation européenne sur les services numériques (DSA) et concerne « l’impact potentiel du nouveau programme de +récompenses+ sur la protection des mineurs et la santé mentale des utilisateurs », notamment « la stimulation potentielle du comportement addictif », a précisé la Commission.

    Lancée sans tambour ni trompette fin mars, TikTok Lite, propriété de l’entreprise chinoise ByteDance, récompense les utilisateurs avec des jetons s’ils se connectent quotidiennement pendant dix jours, s’ils passent du temps à regarder des vidéos (avec une limite de 60 à 85 min par jour) et s’ils font certaines actions, comme aimer des vidéos et suivre des créateurs de contenus.

    Ces pièces sont ensuite échangeables contre des cartes-cadeaux sur des sites partenaires, comme Amazon.

    Ce principe de « gamification », qui s’appuie sur les mécaniques du jeu, « est un phénomène de création de dépendance connu et problématique », remarque auprès de l’AFP Anne Cordier, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine, dans l’est de la France.

    Le réseau social a rappelé à plusieurs reprises que seules les personnes âgées de 18 ans ou plus pouvaient collecter des points et qu’il appliquait des procédures pour s’assurer de l’âge des utilisateurs.

    Un selfie avec une pièce d’identité, un selfie vidéo ou une autorisation de carte bancaire est ainsi nécessaire pour convertir les pièces en bons d’achat, a indiqué TikTok à l’AFP.
    « Hypocrisie »

    Mais l’entreprise peine à convaincre.

    « C’est le top de l’hypocrisie », pour Anne Cordier. « Ils savent pertinemment que le contournement sera possible ».

    « L’âge est très compliqué à vérifier. On peut toujours prendre la carte bancaire de ses parents », abonde Maria Mercanti-Guérin, maître de conférence en marketing digital à l’Institut d’administration des entreprises de Paris.

    La secrétaire d’Etat française chargée du Numérique, Marina Ferrari, a estimé mercredi que la demande d’information de la Commission européenne « allait dans le bon sens ». Elle avait fait part de « son inquiétude » dès le lancement de TikTok Lite.

    Ses services étudient « avec la plus grande attention les mécanismes de l’interface » qualifiés « de dérive contestable » au moment où la France a entamé « une réflexion sur le +temps d’écran+ », en particulier chez les jeunes utilisateurs, a-t-elle déclaré.

    Avec ses clips vidéo souvent dansants ou musicaux, TikTok, qui a séduit plus de 1,5 milliard d’utilisateurs dans le monde, est accusé depuis plusieurs années aux Etats-Unis et en Europe d’accaparer l’attention des jeunes.

    Le réseau social, qui a assuré à l’AFP être en contact direct avec Bruxelles au sujet de TikTok Lite et avoir l’intention de fournir une réponse, était déjà sous le coup d’une enquête de la Commission, ouverte en février, pour manquements présumés en matière de protection des mineurs dans le cadre du DSA.

    De quoi interroger le calendrier de ce lancement, qui apparaît presque comme une « provocation », pour Maria Mercanti-Guérin.

    – Engagement -

    TikTok cherche surtout à attirer de nouvelles personnes et lutter contre la stagnation de la croissance des utilisateurs en Europe, selon le média américain The Information, qui a eu accès à un document interne à l’entreprise.

    En Europe, l’application n’est présente que sur 13% des appareils Android, contre 37% pour Instagram et 59% pour Facebook, selon la même source.

    « Un réseau social qui ne croît pas meurt », résume Maria Mercanti-Guérin.

    A travers les récompenses, il s’agit aussi d’améliorer l’engagement des utilisateurs, nerf de la guerre dans ce type d’industrie.

    C’est « leur crédibilité publicitaire qui est en jeu, parce que les marques n’investissent pas sur des réseaux qui ont des faibles taux d’engagement », souligne Mme Mercanti-Guérin.

    « TikTok Lite va augmenter de façon presque artificielle cet engagement », note-t-elle, précisant que le réseau social réalise déjà de bonnes performances dans ce domaine.

    Or le taux d’engagement baisse tendanciellement pour les réseaux sociaux, selon la spécialiste. Très fort au début, il finit par stagner.

    #dealers #Econimie_attention #Tabac

  • Benjamin, 21 ans : « A ma sortie de prison, sans boulot, je retournerai dealer »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280318/benjamin-21-ans-ma-sortie-de-prison-sans-boulot-je-retournerai-dealer

    © Reuters Une fois recruté dans un réseau de #drogue, difficile d’en démissionner. La machine judiciaire se déclenche, la prison ouvre grandes ses portes et à la sortie, le trafic réembauche. Comment éviter cet engrenage ? Trois jeunes Marseillais racontent leur parcours.

    #France #cannabis #Dealers #légalisation #Marseille

  • « C’est pas un boulot, c’est du business. ». L’agir des #dealers ouest-africains dans un quartier genevois

    Cette recherche sociologique porte sur un marché de drogues illégales opérant dans plusieurs rues d’un quartier à Genève, dont les revendeurs se trouvent être des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest. A partir d’une enquête en immersion d’une durée de plusieurs mois auprès de ces personnes, le présent travail propose de décrire les logiques de fonctionnement de ce marché, et de le faire par le biais d’une analyse de leur agir. Il sera ainsi argumenté que l’agir des dealers ouest-africains se structure autour de trois dimensions : une première relative à leurs motivations, une seconde liée aux relations sociales qui se tissent entre dealers, et, finalement, une troisième se rapportant au rapport subjectif qu’ils entretiennent avec la pratique même de revente de drogues. Nous verrons que les logiques du #deal_de_rue explicitées soulignent la nécessité, relevée par la littérature, de prendre en compte le contexte social dans lequel les marchés s’insèrent de même que les caractéristiques sociales des dealers lorsque l’on étudie les marchés de drogues illégales. En outre, les résultats relèvent plus spécifiquement l’importance, dans le cas des dealers de rue ouest-africains à Genève, de penser conjointement la problématique du deal de rue avec celle des #politiques_migratoires, et plus particulièrement de l’asile.


    http://www.unige.ch/sciences-societe/socio/fr/publications/dernierespublications/sociograph-32-sociological-research-studies
    #Genève #migrations #drogue #marché_de_la_drogue #asile #réfugiés

    • Du côté des dealers : regards croisés sur un marché de l’illégalité

      Dans son approche du terrain, il s’est retrouvé confronté à une difficulté, bien connue de la littérature sur la question, et consistant dans la crainte que les dealers peuvent éprouver envers des personnes inconnues. Ils lui ont fait peu à peu confiance. Les données ont été récoltées pendant cinq mois dans une rue genevoise, auprès d’une quinzaine d’hommes âgés entre 20 et 30 ans. L’objectif principal était de mieux comprendre le rapport de ces dealers à la revente de drogue, à leurs clients, et les uns par-rapport aux autres. Une similitude dans leurs trajectoires de vie était l’espoir de meilleures conditions de vie. Les difficultés qu’ils rencontrent pour obtenir des papiers valables font partie de leur justification pour vendre des produits potentiellement dangereux. Contrairement à l’image répandue du dealer amoral, cette enquête a relevé que ces dealers de rue avaient des dilemmes moraux vis-à-vis de leurs clients, mais également vis-à-vis de leur famille, à qui ils mentent concernant la source de leur revenu. Ils considèrent ce travail plutôt comme un moment difficile mais temporaire, dans leur vie, ce qui contribue ainsi à sa légitimation. Le chercheur a mentionné l’ambiguïté avec laquelle ces dealers revendent de la cocaïne, qui est considérée comme la drogue la plus dangereuse pour le client comparé à l’ecstasy et le cannabis, mais avec laquelle ils peuvent faire le plus d’argent. Entre les dealers, il existe une grande inégalité, liée à la durée de leur présence dans la rue et à leur manière de gérer la revente, notamment au niveau du nombre de clients fidèles qu’ils ont. Malgré cette concurrence évidente, la violence n’est que peu présente. Selon le chercheur, ceci est dû au fait qu’il existe une certaine collaboration et des gestes d’entraide entre ces hommes, ainsi que la règle inédite de ne pas toucher le client d’un autre. C’est le client qui choisit son dealer et non l’inverse. Loïc Pignolo a insisté sur le fait qu’il n’existe pas un marché de drogue, mais une grande pluralité. Dans cette perspective, il plaide pour une compréhension locale et contextualisée des problématiques rattachées au trafic des stupéfiants.

      https://unige.ch/sciences-societe/socio/fr/enseignements/master/forum-de-recherche/forum-de-recherche-sociologique-2016/blog/du-cote-des-dealers-regards-croises-sur-un-marche-de-lillegalite

  • La fabrique du #monstre, autopsie du #clientélisme #politique - The Dissident - The Dissident
    http://the-dissident.eu/10944/fabrique-monstre-autopsie-clientelisme-politique
    http://the-dissident.eu/wp-content/uploads/2016/06/bloggif_5762cba134639.jpeg

    J’ai beaucoup écrit sur ces sujets. J’ai fait un premier livre « French deconnection » (Wildproject/Robert Laffont 2014) qui raconte les trafics de stupéfiants vus de l’intérieur. Je parle des idées reçues sur les petits #dealers qu’on fait passer pour des gars qui se font beaucoup d’argent. Je démontre qu’ils sont mis de côté, que leur trajectoire est loin d’être ascendante. Je voulais qu’on arrête de séparer toutes les actualités marseillaises : les règlements de compte, le clientélisme, la #misère, l’#immobilier… Ces problématiques s’imbriquent les unes dans les autres. Mon idée c’est de raconter les #systèmes. Comment les choses sont reliées entre elles. Le politique prend bien soin de séparer les choses pour qu’on ne comprenne pas que c’est l’absence de décisions politiques – ou au contraire des décisions politiques bien précises – qui en bout de chaîne, comme des dominos, amènent au pire.

  • #Migrants et #dealers malgré eux

    Il a fallu plusieurs mois et un long travail d’approche à Loïc Pignolo pour réaliser son enquête sociologique sur le deal de rue à Genève. Difficile en effet d’entrer en contact avec des personnes sans cesse sur le qui-vive en raison de la précarité de leur statut. « Au départ, on me prenait pour un policier, raconte le jeune chercheur. Aucun dealer ne voulait véritablement se confier. Puis, j’ai peu à peu réussi à gagner la confiance de l’un d’entre eux, en lui demandant simplement de l’accompagner durant ses journées, lorsqu’il allait boire des cafés et manger avec ses amis. Grâce à lui, j’ai pu entrer en contact avec d’autres vendeurs. »


    http://www.unige.ch/communication/lejournal/journal114/article1/article1bis.html
    #Genève #Suisse
    cc @albertocampiphoto