• Sois positif !
    http://www.internetactu.net/2019/04/24/sois-positif

    Au pendant à l’injonction au bonheur répond l’injonction à être positif ! Nous devons être constructifs, optimistes, inspirants ! Dans le caporalisme ambiant, dans l’univers communicationnel qui est le nôtre, aucune critique ne semble avoir droit de citer, comme si la moindre contradiction relevait de la pire opposition. A quoi sert une (...)

    #Articles #Débats #Tribune #Entreprise


  • Il est venu le temps de la «  générosité  » Caroline Constant et Lounès El Mahouti - 17 Avril, 2019 - l’Humanité
    https://www.humanite.fr/il-est-venu-le-temps-de-la-generosite-671006

    Les donateurs se sont précipités, hier, devant les cendres encore chaudes de la cathédrale Notre-Dame. Leur hâte ne relève pas de la générosité mais de l’opportunité, et souligne les carences de l’État.

    Bonne nouvelle  : l’argent existe encore en France. Et il peut sortir, comme par magie, de la poche de ceux qui le possèdent. L’incendie de Notre-Dame a d’abord ému le premier de cordée François-Henri Pinault, qui a sorti de son sac Gucci 100 millions d’euros, puis Bernard Arnault a renchéri en dégainant aussi sec 200 millions d’euros, Françoise Bettencourt-Meyers, l’héritière de L’Oréal, a pulvérisé 200 millions d’euros. Et, Ô miracle, Total France, par la voie de son PDG, Patrick Pouyanné, a sorti 100 millions d’euros de son chapeau. Hier après-midi, en y additionnant les souscriptions locales et citoyennes, plus de 600 millions d’euros de dons étaient déjà promis pour la reconstruction de la cathédrale.


    Installation électrique dans l’église de La Madeleine
    Photo : Didier Rykner

    «  On s’aperçoit maintenant que l’argent existe  »
    Mais ces sommes astronomiques déboursées par les plus grandes fortunes de France ne sont ni généreuses, ni désintéressées. D’abord, elles ne sortent pas directement de la poche de ces grands patrons, mais plutôt d’une société d’investissement pour Pinault, de L’Oréal et de la Fondation Bettencourt, et de LVMH pour Arnault, soit le plus gros groupe de luxe au monde. Par ailleurs, ces dons étant défiscalisés, à hauteur de 60 %, ils permettent auxdites sociétés d’échapper tranquillement à certaines tranches d’imposition. Ces millions, ce n’est rien par rapport à ce que ces grands groupes économisent via l’exil fiscal pour Pinault (2,5 milliards entre l’Italie et la France depuis 2002), et la Fondation Vuitton pour Arnault (518,1 millions depuis 2007). Il n’y a pas de petits profits.

    Mais le plus malheureux, dans l’histoire, c’est que, en moins de 24 heures, c’est le double du budget annuel de l’État qui a été réuni. En gros, ledit budget, est «  de 340 millions d’euros prévus et de 300 millions d’euros exécutés, soit 3,5 % du budget de la Culture. Avec la fameuse Fondation du patrimoine, environ 50 millions d’euros sont tombés cette année dans l’escarcelle des bâtiments publics à entretenir. 350 millions d’euros pour un budget national, c’est ridicule  !  » s’étrangle Didier Rykner, rédacteur en chef du magazine la Tribune de l’art. Cette somme sert à l’ensemble des édifices historiques sur le territoire national. Les entretenir est une mission régalienne de l’État.

    La réfection de Notre-Dame de Paris aurait nécessité, sur trente ans, 150 millions d’euros. Pour parer aux travaux les plus pressés, soit ceux de la flèche, du chevet, du chemin de ronde et de la sacristie, 60 millions d’euros étaient nécessaires. L’État s’est engagé à verser 2 millions d’euros par an depuis 2018. Et a encouragé, via la fondation Friends of Notre-Dame, basée à New York, le mécénat  : pour 1 euro récolté, auprès de donateurs américains, l’État s’est engagé à reverser 1 euro, sans dépasser 4 millions d’euros de donation totale par an. Didier Rykner ne cache pas son désespoir  : «  On s’aperçoit maintenant que l’argent existe. Alors qu’il ne s’agissait que de 150 millions d’euros. Ça m’énerve beaucoup  », avoue-t-il. Pour lui, le sous-financement irresponsable de l’État est tel qu’on ne peut évacuer l’hypothèse d’autres drames du même genre.

    Alors quid de la restauration de Notre-Dame de Paris, mais au-delà, des autres bâtiments historiques  ? Emmanuel Macron a appelé dès jeudi soir à une souscription nationale. Audrey Azoulay, la présidente de l’Unesco a annoncé hier, être «  déjà en contact avec des experts et prêts pour l’envoi d’une mission d’urgence pour estimer les dommages, préserver ce qui peut être préservé et envisager des mesures à court et à moyen terme  ». Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, va «  proposer au président de la République que nous organisions tous ensemble, dans les prochaines semaines, une grande conférence internationale des donateurs  ». Reste à mettre sur la table, au-delà même de Notre Dame de Paris, la question de l’entretien des murs de notre histoire. Il serait temps.

    #ruissellement #enMarche #pognon #pognon_de_dingue #france #en_vedette #grands_dégats pas de #débat


  • Doublons de contributions, participants frénétiques… les limites du grand débat en ligne
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/04/08/doublons-contributeurs-frenetiques-les-limites-du-grand-debat-en-ligne_54475

    Selon les données accessibles à tous que nous avons analysées, plus de la moitié des textes rédigés sont en fait d’exacts copiés-collés des mêmes doléances. Jonathan Parienté et Maxime Ferrer - 8 Avril 2019 - le monde

    Après presque trois mois de « grand débat », le gouvernement a ébauché, lundi 8 avril, les grandes lignes des conclusions qu’il allait tirer de cette consultation. Mais avant d’entrer dans le détail, l’exécutif, à l’unisson, a célébré la réussite de l’exercice, vantant un nombre record de participants et de contributions, notamment en ligne.

    Ce que dit le gouvernement :
    La plate-forme en ligne du grand débat https://granddebat.fr aurait attiré 506 000 contributeurs, qui auraient apporté près de 2 millions de contributions – « 1 364 000 contributions aux questions fermées et 569 020 contributions aux propositions ouvertes ».

    Pourquoi c’est exagéré
    Les données relatives au grand débat étaient ouvertes, et donc accessibles à tout un chacun. Nous les avons donc analysées quantitativement. Les chiffres donnés par le gouvernement sont parfaitement exacts ; néanmoins, ils ne reflètent pas la qualité extrêmement variable des contributions.
    Il ressort ainsi que :
    • certains contributeurs ont copié et collé des dizaines (voire des centaines) de fois leur texte ;
    • plus de la moitié des textes rédigés comportent moins de dix mots ;
    • plus de la moitié des textes rédigés sont en fait des doublons.

    De quoi parle-t-on ?
    Comme le rappelle le gouvernement dans sa communication, le chiffre de deux millions de contributeurs en ligne agrège ceux qui ont répondu à deux types de question :
    • les questions fermées, qui n’appellent qu’une réponse à choisir parmi d’autres (par exemple, « Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu’il existe des solutions alternatives plus écologiques ? Oui/Non/Je ne sais pas ») ;

    • les questions ouvertes, au contraire, laissent le contributeur libre de sa réponse, qu’il saisira dans un champ de texte vierge. Par exemple : « Quel est aujourd’hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l’environnement ? »

    Il est nécessaire de distinguer trois types de grandeurs :
    • le nombre de contributeurs ;
    • le nombre de contributions ;
    • le nombre de textes.

    Un contributeur avait la possibilité de contribuer à plusieurs reprises au grand débat ; chacune de ses contributions comportant plusieurs textes (en réponse à des questions ouvertes) ou bien des réponses à des questions fermées.

    Sur la plate-forme du grand débat, les contributeurs étaient donc invités à livrer leurs réponses ou leurs propositions écrites sur quatre grands thèmes : démocratie et citoyenneté, fiscalité et dépenses publiques, transition écologique et organisation de l’Etat et des services publics.

    255 000 personnes ont pris la plume
    Déposer une « contribution » au grand débat consistait à choisir un thème, indiquer un titre, puis répondre à une série de questions, ouvertes pour la plupart.

    Le gouvernement met en avant le chiffre de 506 000 contributeurs, mais seules 255 003 personnes ont effectivement pris la plume pour répondre à l’une, au moins, des questions ouvertes portant sur l’un des quatre grands thèmes.

    Parmi elles, 135 684 contributeurs (53 %) n’ont répondu qu’à un seul des grands thèmes ; seulement 39 834 participants (15,6 %) ont répondu à tous les thèmes.

    Contributions aux thèmes du grand débat
    Nombre de contributeurs uniques par thème
    => Voir graphique dans l’article original.

    Pour comparaison, la consultation menée par l’Assemblée nationale sur le changement d’heure http://www2.assemblee-nationale.fr/15/autres-commissions/commission-des-affaires-europeennes/secretariat/a-la-une/2-103-999-participations-a-la-consultation-citoyenne-sur-la avait récolté plus de deux millions de réponses. L’enquête « Ma télévision de demain » https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/evenements/la-grande-consultation-citoyenne-321 menée par France Télévisions avait quant à elle rassemblé 127 109 participants.

    Des contributions disparates
    Selon les données ouvertes https://granddebat.fr/pages/donnees-ouvertes du grand débat que nous avons analysées, les 255 003 contributeurs ont généré 569 020 « contributions ». Celles-ci ont elles-mêmes généré 11 millions de textes à analyser – chaque contribution pouvant comporter plusieurs textes.

    Au total, on compte dans ces textes 170 723 676 mots écrits (soit un peu plus d’un milliard de caractères, ou plus de cent fois A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust). Selon notre décompte, la répartition s’avère inégale sur le volume de ces textes, qui correspondent chacun à la réponse à une question.

    Le texte le plus important compte 350 000 caractères…, mais en moyenne on compte 17 mots par champ de libre expression.

    Grand débat : classification par nombre de mots
    Nombre de mots par champ de libre expression

    => Voir graphique dans l’article original.

    Des contributeurs frénétiques
    L’analyse des données brutes permet d’observer une forme de frénésie chez certains contributeurs. Le participant le plus actif a en effet déposé 472 contributions, pour plus de 11 000 textes écrits dans les champs de libre expression.

    On pourrait se réjouir d’une telle motivation, mais dans la totalité des cas ces contributions s’avèrent, au mieux, des copies d’elles-mêmes ; au pire, laconiques. En éliminant les doublons, sur les 11 millions de textes, nous n’en comptons plus que 4,5 millions.

    #grand_débat #GrandDébat #Débat #algorithmes #eDémocratie #enMarche

    • Ce grand débat, qui n’en avait que le nom, a été une consultation fermée proposant les rares choix possibles de continuation des politiques initiées, à tel point qu’une des garantes du débat, Mme Ballaoui, a trouvé justifiées les critiques sur le « caractère orienté » des questions et sur « l’hypermédiatisation » du Président aux dépens de la parole collective.

      Exercice de marketing politique plus que de démocratie participative, le grand débat a servi avant tout à préparer les Français à avaler les pilules amères de la baisse des services publics en leur faisant croire qu’ils en sont les premiers demandeurs. Ne nous trompons pas, l’OCDE approuve totalement la politique d’Emmanuel Macron, sauf en termes de baisse des dépenses publiques. Pour l’institution, en France : « il faudra cibler davantage les dépenses sociales et l’investissement public. » Nous voilà prévenus, l’avenir est à la coupe budgétaire, au néomanagement public pour « faire mieux avec moins », à la liquidation de l’État social. Cette politique catastrophique a conduit, avant nous, le Royaume-Uni dans une incapacité à réduire la pauvreté et les inégalités.

      L’exercice de consultation inédit et de grande ampleur avait aussi pour vocation de cacher la crise des « gilets jaunes », faute de la clore. La synthèse a donc logiquement rendu marginales les revendications des « gilets jaunes » : augmentation du SMIC et des minima sociaux, baisse de la CSG, retour de l’ISF, suppression des niches fiscales furent ainsi peu demandés par les participants.
      Au final, le grand débat rate son but et décrédibilise la tentative de démocratie participative.

      Certes, la plateforme a été largement boycottée par les « gilets jaunes », qui ont lancé une autre plateforme « le vrai débat » et il faut aussi souligner la sociologie des participants rappelant fortement l’électorat macroniste de 2017. Pire encore, selon les informations du journal « Le Monde », certains contributeurs au Grand débat « ont copié et collé des dizaines, voire des centaines de fois leur texte » et ainsi, plus de la moitié des textes écrits seraient donc « d’exacts copiés-collés des mêmes doléances ».

      Le grand débat s’avère donc être une grande entreprise de manipulation politique au profit de la majorité.

      Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a raison de demander de nouvelles élections, seul exercice démocratique réel « parce qu’en démocratie, l’élection est le seul juge de paix pour s’assurer de la légitimité d’un gouvernement », même si pour lui, la proportionnelle serait un danger. La délibération permanente permet de « brouiller les pistes et gagner du temps. »

      « Le vrai débat », de son côté, a recensé 44 000 contributions, bien loin du comptage du Grand débat, mais a le mérite d’avoir proposé une alternative ouverte et transparente à un grand débat verrouillé par la communication gouvernementale. Les quatre propositions arrivées en tête de cet autre débat sont, en plus de l’inscription du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) dans la Constitution, la « suppression des rémunérations et privilèges des élus (y compris le Président) à l’issue de leur mandat », la nécessité d’un « casier judiciaire vierge pour les élus », et la « prise en compte du vote blanc ou nul en tant que suffrage exprimé et l’invalidation d’une élection s’il est majoritaire ».

      Au final, le grand débat rate son but et décrédibilise la tentative de démocratie participative. La méthode consultative et l’exercice participatif national devaient réinsérer tous les Français dans une narration du collectif, en leur donnant le sentiment de prendre part à l’élaboration d’un avenir commun. Et pourtant, ce sont des débats parallèles qui existent, voire des mondes qui s’ignorent et se méprisent.

      Les Français demandent plus de démocratie participative et la posture jupitérienne du monarque républicain a vécu. Dans cet étrange entre-deux, entre restitution et propositions à venir du Président, se jouent l’attente de lendemains meilleurs et aussi l’avenir de notre démocratie représentative, qui a perdu sa représentativité et s’est fait engloutir dans la communication politique au détriment du débat d’idées.

      Alexis Poulin

      https://amp.lefigaro.fr/vox/politique/le-grand-debat-est-une-vaste-entreprise-de-manipulation-politique-au-pr


  • #Médias, plateformes sociales et citoyenneté
    http://www.internetactu.net/2019/04/09/medias-plateformes-sociales-et-citoyennete

    Le chercheur Ethan Zuckerman (blog, @ethanz), directeur du Centre pour les médias civiques au MIT (@civicMIT), publiait il y a peu avec plusieurs collègues une étude sur la manière dont les médias ont rendu compte de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Fasse aux pratiques terroristes faut-il défendre des principes antijournalistiques ? (...)

    #Articles #Débats #algorithmes #eDémocratie #réseaux_sociaux


  • Le « vrai débat » des gilets jaunes analysé par une équipe de chercheurs du CNRS
    http://levd.gj-c.fr/wp-content/uploads/2019/03/triangle_1803.pdf

    Ces revendications récurrentes et significatives sont porteuses, dans les domaines concernés, d’une vision renouvelée de la société et du fonctionnement politique. Elles sont réalistes, au sens où elles s’accompagnent d’un souci constant de faire apparaître les possibilités de leur financement

    #gilets_jaunes #rapport #débat #politique #société



  • « King Kostard et les 60 zigomards » Bruno Adrie - 19 Mars 2019
    https://brunoadrie.wordpress.com/2019/03/19/king-kostard-et-les-60-zigomards-billet-dhumeur-par-bruno-adri

    Une soixantaine d’intellectuels ont osé répondre à l’invitation au dialogue de King Kostard ? S’il y ont répondu, c’est qu’ils sont peut-être des intellectuels – de la petite bourgeoisie intellectuelle -, mais sûrement pas des intelligents. Car à quoi bon se présenter devant King Kostard si ce n’est pour le regarder déverser sa logorrhée de mots creux montés en mayonnaise ?

    Ces intellectuels – parmi lesquels figurait le député df/dx = (j’ai les cheveux longs + j’aime les araignées collées au plastron + je suis un young leader de la French American « Fondation »)/3 – sont évidemment tombés dans le piège du relativisme narcoleptique produit par les neurones au formol du monarque maître ès-monologue-chiant :

    « On m’a reproché d’être dans la verticalité, mais il y a des gens qui savent, il y a des gens qui représentent. Toute parole ne se vaut pas sur tous les sujets à tous les moments. Comment on remet une échelle de valeur ? »

    Triste tout de passe-passe hautement prévisible.

    Il y a des gens qui, il y a des gens qui…
    Que n’ont pas compris ces zigomards arrivés qu’on ne parle pas à un robot, fût-il roi ? A moins de le courtiser, à moins de convoiter ses bonnes grâces, à moins de vouloir visiter le palais, en promeneur emmerdé…

    Il y a des gens qui, il y a des gens qui…
    Mais il y a aussi des jonquilles, il suffit de penser printemps.

    #débat #grand_débat #intellectuels , comme si on pouvait débattre de quoi que ce soit avec #émmanuel_macron !

    • Au-delà du bénéfice d’une campagne improvisée, le marathon présidentiel a établi clairement une chose. Personne, dans le cadre républicain, ne peut tenir tête à E. Macron, le faire dévier de sa route, ou se faire entendre. On n’a jamais rien vu de si terrifiant que ce président.

      André Gunthert

    • Bonjour, je m’appelle Pascal Bruckner et j’ai été invité par M. le Président de la République Emmanuel Macron à grand-débattre du sort de la France.

      J’ai déclaré que la France qu’elle fait face à un « danger anarchofasciste » à cause des Gilets jaunes, des gaz, des K-way et tout ça… Je croyais que personne navet n’avait utilisé le terme avant moi (pas K-way, l’autre). J’avais pas vérifié sur Google. En fait, c’est un vieux néologisme tout pourri. Je l’avais trouvais trouvé bien, moi, mais au final c’est pas moi qui l’ai trouvé.

      Bon, sinon j’ai changé ma photo de profil (je vous la met dessous).

      Si vous pouviez m’envoyer un peu de soutien sur Twitter, Facebook et Pinterest, ça serait cool ruisselant.

      https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/03/19/bonjour-je-mappelle-pascal-bruckner
      #Claude_Guillon

    • Emmanuel Macron et les intellos
      https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/270319/emmanuel-macron-et-les-intellos

      Le grand raout d’Emmanuel Macron avec les intellectuels a été considéré comme un « faire valoir présidentiel », un « piège » au cours duquel « il nous assène sa com politique ». J’évoque les interventions sur les questions sociales de Dominique Méda et Julien Damon. Diverses autres chroniques dans ce billet : sur les Gilets jaunes, sur Ridicule et Nunuche (Le Pen et Loiseau) et sur Calvi la honte.


  • Grand #débat : des intellectuels pris en otage - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/19/grand-debat-des-intellectuels-pris-en-otage_1716086

    En le regardant parler pendant huit heures, écoutant certes chacun et répondant en effet aux questions, j’ai compris à quoi nous servions. Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi. Nous étions son faire-valoir.

    Sur les questions économiques et sociales, là où il y aurait en effet pu avoir débat, c’est-à-dire discussion animée sur des solutions diverses, la porte a été systématiquement refermée. La réponse aux toutes premières questions a clairement indiqué la voie : il n’y aura ni augmentation des dépenses publiques (ici litanie sur la dette léguée aux générations futures) ni augmentation des impôts des plus aisés (là refrain sur le poids de la pression fiscale) ni grand plan d’investissement dans la transition écologique et sociale (Nicolas Sarkozy l’a fait, et cela n’a rien changé…) ni expérimentation du revenu de base. Fermez le ban.

    • Avec toutes ces boules à facettes, je propose que ce soit un jour sur deux la salle de bains collective parce que danser c’est bien mais se laver c’est pas mal aussi, faudra repeindre les machins romains dorés en jaune, c’est moins cher. Et virer ces chaises qui sont d’un triste.

    • Frédéric Lordon ainsi que Gérard Noiriel ont refusé cette prise d’otage. La réponse de Lordon :

      Cher Monsieur Macron,

      Vous comprendrez que si c’est pour venir faire tapisserie le petit doigt en l’air au milieu des pitres façon BHL, Enthoven, ou des intellectuels de cour comme Patrick Boucheron, je préférerais avoir piscine ou même dîner avec François Hollande. Au moins votre invitation ajoute-t-elle un élément supplémentaire pour documenter votre conception du débat. Savez-vous qu’à part les éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la-démocratie-c’est-le-débat, votre grand débat à vous, personne n’y croit ? Vous-même n’y croyez pas davantage. Dans une confidence récente à des journalistes, qui aurait gagné à recevoir plus de publicité, vous avez dit ceci : « Je ressoude, et dès que c’est consolidé je réattaque ». C’est très frais. Vous ressoudez et vous réattaquez. C’est parfait, nous savons à quoi nous en tenir, nous aussi viendrons avec le chalumeau.

      En réalité, sur la manière dont vous utilisez le langage pour « débattre » comme vous dites, nous sommes assez au clair depuis longtemps. C’est une manière particulière, dont on se souviendra, parce qu’elle aura fait entrer dans la réalité ce qu’un roman d’Orwell bien connu avait anticipé il y a 70 ans très exactement – au moins, après la grande réussite de votre itinérance mémorielle, on ne pourra pas dire que vous n’avez pas le sens des dates anniversaires. C’est une manière particulière d’user du langage en effet parce qu’elle n’est plus de l’ordre du simple mensonge.

      Bien sûr, dans vos institutions, on continue de mentir, grossièrement, éhontément. Vos procureurs mentent, votre police ment, vos experts médicaux de service mentent – ce que vous avez tenté de faire à la mémoire d’Adama Traoré par experts interposés, par exemple, c’est immonde. Mais, serais-je presque tenté de dire, c’est du mensonge tristement ordinaire.

      Vous et vos sbires ministériels venus de la start-up nation, c’est autre chose : vous détruisez le langage. Quand Mme Buzyn dit qu’elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins ; quand Mme Pénicaud dit que le démantèlement du code du travail étend les garanties des salariés ; quand Mme Vidal explique l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers par un souci d’équité financière ; quand vous-même présentez la loi sur la fake news comme un progrès de la liberté de la presse, la loi anti-casseur comme une protection du droit de manifester, ou quand vous nous expliquez que la suppression de l’ISF s’inscrit dans une politique de justice sociale, vous voyez bien qu’on est dans autre chose – autre chose que le simple mensonge. On est dans la destruction du langage et du sens même des mots.

      Si des gens vous disent « Je ne peux faire qu’un repas tous les deux jours » et que vous leur répondez « Je suis content que vous ayez bien mangé », d’abord la discussion va vite devenir difficile, ensuite, forcément, parmi les affamés, il y en a qui vont se mettre en colère. De tous les arguments qui justifient amplement la rage qui s’est emparée du pays, il y a donc celui-ci qui, je crois, pèse également, à côté des 30 ans de violences sociales et des 3 mois de violences policières à vous faire payer : il y a que, face à des gens comme vous, qui détruisent à ce point le sens des mots – donc, pensez-y, la possibilité même de discuter –, la seule solution restante, j’en suis bien désolé, c’est de vous chasser.

      Il y a peu encore, vous avez déclaré : « Répression, violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit ». Mais M. Macron, vous êtes irréparable. Comment dire : dans un Etat de droit, ce ne sont pas ces mots, ce sont ces choses qui sont inacceptables. À une morte, 22 éborgnés et 5 mains arrachées, vous vous repoudrez la perruque et vous nous dites : « Je n’aime pas le terme répression, parce qu’il ne correspond pas à la réalité ». La question – mais quasi-psychiatrique – qui s’en suit, c’est de savoir dans quelle réalité au juste vous demeurez.

      Des éléments de réponse nous sont donnés par un article publié il y a de ça quelques jours par le Gorafi sous le titre : « Le comité de médecine du ministère de l’intérieur confirme que le LBD est bon pour la santé ». On peut y lire ceci : « Christophe Castaner s’est réjoui des résultats des tests du comité de médecins et a aussitôt signé une ordonnance qualifiant de rébellion et outrage à agent toute personne qui mettrait en cause la fiabilité de cette étude ». M. Macron, voyez-vous la minceur de l’écart qui vous tient encore séparé du Gorafi ? Vous êtes la gorafisation du monde en personne. Sauf que, normalement, le Gorafi, c’est pour rire. En réalité, personne ne veut vivre dans un monde gorafisé. Si donc le macronisme est un gorafisme mais pour de vrai, vous comprendrez qu’il va nous falloir ajuster nos moyens en conséquence. Et s’il est impossible de vous ramener à la raison, il faudra bien vous ramener à la maison.

      Tous les glapissements éditorialistes du pays sur votre légitimité électorale ne pourront rien contre cette exigence élémentaire, et somme toute logique. En vérité, légitime, vous ne l’avez jamais été. Votre score électoral réel, c’est 10%. 10% c’est votre score de premier tour corrigé du taux d’abstention et surtout du vote utile puisque nous savons que près de la moitié de vos électeurs de premier tour ont voté non par adhésion à vos idées mais parce qu’on les avait suffisamment apeurés pour qu’ils choisissent l’option « ceinture et bretelles ».

      Mais quand bien même on vous accorderait cette fable de la légitimité électorale, il n’en reste plus rien au moment où vous avez fait du peuple un ennemi de l’État, peut-être même un ennemi personnel, en tout cas au moment où vous lui faites la guerre – avec des armes de guerre, et des blessures de guerre. Mesurez-vous à quel point vous êtes en train de vous couvrir de honte internationale ? Le Guardian, le New-York Times, et jusqu’au Financial Times, le Conseil de l’Europe, Amnesty International, l’ONU, tous sont effarés de votre violence. Même Erdogan et Salvini ont pu s’offrir ce plaisir de gourmets de vous faire la leçon en matière de démocratie et de modération, c’est dire jusqu’où vous êtes tombé.

      Mais de l’international, il n’arrive pas que des motifs de honte pour vous : également des motifs d’espoir pour nous. Les Algériens sont en train de nous montrer comment on se débarrasse d’un pouvoir illégitime. C’est un très beau spectacle, aussi admirable que celui des Gilets Jaunes. Une pancarte, dont je ne sais si elle est algérienne ou française et ça n’a aucune importance, écrit ceci : « Macron soutient Boutef ; les Algériens soutiennent les Gilets Jaunes ; solidarité internationale ». Et c’est exactement ça : solidarité internationale ; Boutef bientôt dégagé, Macron à dégager bientôt.

      Dans le film de Perret et Ruffin, un monsieur qui a normalement plus l’âge des mots croisés que celui de l’émeute – mais on a l’âge de sa vitalité bien davantage que celui de son état civil –, un monsieur à casquette, donc, suggère qu’on monte des plaques de fer de 2 mètres par 3 sur des tracteurs ou des bulls, et que ce soit nous qui poussions les flics plutôt que l’inverse. C’est une idée. Un autre dit qu’il s’est mis à lire la Constitution à 46 ans alors qu’il n’avait jamais tenu un livre de sa vie. M. Macron je vous vois d’ici vous précipiter pour nous dire que voilà c’est ça qu’il faut faire, lisez la Constitution et oubliez bien vite ces sottes histoires de plaques de fer. Savez-vous qu’en réalité ce sont deux activités très complémentaires. Pour être tout à fait juste, il faudrait même dire que l’une ne va pas sans l’autre : pas de Constitution avant d’avoir passé le bull.

      C’est ce que les Gilets Jaunes ont très bien compris, et c’est pourquoi ils sont en position de faire l’histoire. D’une certaine manière M. Macron, vous ne cessez de les y inviter. En embastillant un jeune homme qui joue du tambour, en laissant votre police écraser à coups de botte les lunettes d’un interpellé, ou violenter des Gilets Jaunes en fauteuil roulant – en fauteuil roulant ! –, vous fabriquez des images pour l’histoire, et vous appelez vous-même le grand vent de l’histoire.

      Vous et vos semblables, qui vous en croyez la pointe avancée, il se pourrait que vous finissiez balayés par elle. C’est ainsi en effet que finissent les démolisseurs en général. Or c’est ce que vous êtes : des démolisseurs. Vous détruisez le travail, vous détruisez les territoires, vous détruisez les vies, et vous détruisez la planète. Si vous, vous n’avez plus aucune légitimité, le peuple, lui, a entièrement celle de résister à sa propre démolition – craignez même que dans l’élan de sa fureur il ne lui vienne le désir de démolir ses démolisseurs.

      Comme en arriver là n’est souhaitable pour personne, il reste une solution simple, logique, et qui préserve l’intégrité de tous : M. Macron, il faut partir. M. Macron, rendez les clés.


  • 65 #intellectuels invités à #débattre à l’#Elysée
    https://lundi.am/65-intellectuels-invites-a-debattre-a-l-Elysee

    "Pour clore en beauté le grand #débat national, 65 « intellectuels » ont été convié à l’Élysée ce lundi 18 mars, auprès du président en personne. Une rencontre qui sera retransmise en direct sur France Culture. Parmi les invités, nous pourrons écouter l’historien Marcel Gauchet, le sociologue Michel Wieviorka ou encore le psychiatre Boris Cyrulnik mais pas l’économiste et philosophe Frédéric Lordon. Alors que ce dernier était dûment invité par M. Macron, il a préféré décliner. Rompu aux usages de la bonne société, M. Lordon n’a cependant pas manqué de s’en excuser publiquement à l’occasion d’une assemblée extraordinaire qui se tenait à la Bourse du travail jeudi 14 [1]. Nous publions ici sa réponse au président ainsi que la vidéo de son intervention."

    • Grand débat : des intellectuels pris en otage
      Par Dominique Méda, professeure d’université Paris-Dauphine — 19 mars 2019 à 15:24
      https://www.liberation.fr/amphtml/debats/2019/03/19/grand-debat-des-intellectuels-pris-en-otage_1716086

      Invitée à débattre lundi soir avec Emmanuel Macron, la sociologue Dominique Méda estime que la rencontre s’est transformée en faire valoir présidentiel. Avec un chef de l’Etat qui n’a absolument pas pris la mesure de l’urgence sociale et écologique.

      Tribune. Selon la définition communément admise (1), le débat est « une discussion généralement animée entre interlocuteurs exposant souvent des idées opposées sur un sujet donné ». Après celui avec les maires, c’était au tour des intellectuels de tomber dans le piège : car de débat il n’y en eut point.

      J’avais accepté l’invitation à participer pensant – bien naïvement je l’avoue – que nous pourrions au moins de temps en temps rebondir pour, à notre tour, répondre au président de la République. Mais il n’en a rien été. Comme avec les maires, le non-débat avec les intellectuels, a consisté en une litanie inexorable de « réponses » d’Emmanuel Macron aux questions posées par les intellectuels. Comme nous étions plus de 60, il aurait fallu pour qu’il puisse y avoir sinon un véritable échange, au moins un retour sur ce qui avait été dit par le Président, que chacun puisse vraiment se limiter à deux minutes de parole. L’envie de chacun d’exposer plus longuement sa vision a fait que l’on a assisté à la juxtaposition de questions-réponses au cours desquelles le Président a eu tout loisir d’asséner ses convictions devant des intellectuels pris en otage (au moins pour ceux qui étaient en désaccord profond avec sa politique, peu nombreux).

      En le regardant parler pendant huit heures, écoutant certes chacun et répondant en effet aux questions, j’ai compris à quoi nous servions. Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi. Nous étions son faire-valoir. (...)



  • Aujourd’hui, acte 17, par André Gunthert

    Dix-sept semaines d’un conflit social qui attend toujours sa résolution. Comment mieux dire, à l’heure où l’on évoque déjà les modalités de restitution du « Grand débat », que de #débat – c’est à dire de rencontre, de dialogue, de construction d’un consensus – il n’y en a pas eu ? Ou plutôt : il n’y en a pas eu avec Eux. Eux : les Gilets jaunes, les contestataires, les abrutis, les violents, les haineux. Les méchants. Ceux dont la #médiatisation a patiemment élaboré l’altérité. Macron, président de la politesse, a dicté la règle. On discute avec ceux qui disent bonjour, qui serrent la main, et qui ne coupent pas la parole au président. Les gentils. Ceux qui suivent les règles. Pas avec les Autres. Ceux qui les refusent. Comment contester cette équation repeinte aux couleurs du formalisme républicain ?

    C’est la magie performative du : « Vous ne m’avez pas serré la main ». Donc je suis légitimé à ne pas vous adresser la parole. Ne pas s’occuper du fond, répliquer sur la forme. Une technique de base du troll moyen. Je ne tiendrai pas compte de ce que vous venez d’énoncer, parce que vous n’avez pas respecté la bienséance. Magie d’une inversion qui glisse sous le tapis la colère. Et qui permet de dire : c’est de votre faute.

    On peut tourner et retourner dans tous les sens cette formule magique du formalisme : elle n’existe que pour faire taire. Débattre avec ceux qui sont déjà d’accord, ce n’est pas débattre. Ne pas écouter ceux qui protestent, et pire : les disqualifier justement parce qu’ils ont choisi de sortir du cadre qui étouffe toute #contestation, ce n’est pas un dialogue, mais un soliloque.

    Acte 17. On attend juste qu’ils s’essouflent. Logiquement, plus on se bouche les oreilles, plus ils se fatigueront. Ils vont bien finir par voir ça ne sert à rien. Cette attitude incarnée jusqu’au sommet de l’Etat n’a qu’un nom : le déni. Des violences policières, des blessés en pagaille, des malheureux fauchés sans la moindre raison ? Il est interdit d’en parler dans un Etat de droit, intime sans sourire le monarque républicain. N’ai-je pas été élu par tous les journaux de France ? Le débat c’est moi.

    Faire taire ceux qui crient et réserver la parole aux plus polis, est-ce encore la République ? Priver de #légitimité une partie du peuple parce qu’on est du bon côté de la caméra ou du fusil, ce n’est pas la démocratie, c’est la loi du plus fort. La démocratie ne résulte pas seulement d’un comptage des voix au moment du scrutin. Elle se construit fondamentalement sur l’élaboration d’une opinion commune, par les instruments du débat public : non pas le soliloque de l’autorité organisé pour annuler toute altérité, mais la libre expression de chacun répondant à chacun, armé de sa raison, et profitant d’un espace public qui est la condition du dialogue.

    La république de la politesse n’a plus de démocratique que le nom. Lorsqu’on refuse d’entendre ceux qui ont à se plaindre, lorsqu’on manipule la #violence tout en élevant un mur de #déni, lorsqu’on nomme débat le théâtre de la leçon magistrale du pouvoir, on se livre à une parodie autoritaire et méprisante. Souhaitons que l’Acte du jour ne soit pas obscurci par la barbarie de ceux qui portent le masque de l’Etat de droit.



  • Dossier : défaire le genre, refaire le féminisme (Contretemps, 04.09.2016)
    http://www.contretemps.eu/dossier-genre-feminisme-patriarcat

    Au moment où les courants #conservateurs s’acharnent de plus en plus contre la « #théorie_du_genre », visant, par là, à la fois le #féminisme et les luttes pour l’#émancipation_sexuelle, on assiste depuis plusieurs années, à l’internationale comme en France, à une reprise de thèmes plus radicaux ou à l’investissement de nouveaux terrains d’élaborations théoriques et stratégiques à l’intérieur de ces traditions.

    Les féminismes, qui n’ont jamais cessé d’innerver plus généralement les luttes pour l’émancipation humaine, qu’ils s’expriment à travers les études de #genre ou à travers les théories #queer, aujourd’hui prennent en charge et à bras le corps l’analyse d’autres rapports sociaux que le genre. Ainsi la #race, la #classe, la #sexualité, entre autres, deviennent des lieux d’analyse que les féminismes investissent pleinement.

    De la même façon, des #débats de plus en plus importants émergent à nouveau autour des liens et des rapports entre genre et #capitalisme, notamment à travers la question de la reproduction et de la #sexualité. Un féminisme #marxiste et des théories marxistes queer occupent en effet aujourd’hui un espace grandissant.

    Le dossier que nous proposons ici cherche ainsi à montrer la diversité et la richesse des ces débats contemporains autour du genre, de la sexualité et de la vitalité jamais perdue du féminisme.


  • Pierre Merle : Polémiques et fake news scolaires (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/02/22022019Article636864160256278980.aspx

    Sur l’école aussi : des faux-débats au service de diversions idéologiques et d’instrumentalisations politiques.

    Du vol des accents circonflexes au niveau qui ne cesse de baisser, les rumeurs, les fake news ont largement envahi l’univers de l’école. Même quand elles sont folles comme l’enseignement de l’arabe obligatoire ou l’apprentissage de la masturbation en maternelle. Comment peuvent naître et se développer de telles fake news ? Quelles conséquences pour l’École ? Pierre Merle élève le niveau en analysant plusieurs polémiques scolaires. Pour lui, il est urgent d’assurer une éducation aux médias mais aussi de bénéficier d’une évaluation indépendante de l’école. Car derrière ces fake news se distinguent des campagnes politiques et l’assujettissement de l’École au politique.

    #éducation #école #information #débats #rumeurs #fake_news


  • Pour une Sécurité sociale alimentaire : « Comme la santé, l’alimentation doit sortir d’une logique de marché »
    https://www.bastamag.net/Pour-une-Securite-sociale-alimentaire-Comme-la-sante-l-alimentation-doit-s

    Près de 5 millions de familles sont dépendantes de l’aide alimentaire en France. Face aux dépenses contraintes, de plus en plus de personnes ne sont plus en mesure d’exprimer leurs préférences alimentaires, et sont obligées de se tourner vers les produits low-cost de l’agro-industrie, néfastes pour la #Santé_comme pour l’environnement. Pourtant, les alternatives existent ! Pour les soutenir, l’association Ingénieurs sans frontières propose la création d’une sécurité sociale de l’alimentation : réserver un (...)

    #Débattre

    / Quelle agriculture pour demain ?, #Alimentation, #Revenus, Santé

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?


  • De la #modération : #Enjeux, limites, remèdes
    http://www.internetactu.net/2019/02/22/de-la-moderation-enjeux-limites-remedes

    Le dernier livre du chercheur Tarleton Gillespie (@TarletonG, blog), Custodians of the internet (Les gardiens de l’internet, 2018, Yale University Press, non traduit) livre une plongée très documentée dans le monde de la modération des #plateformes des grands réseaux sociaux… et offre bien des prises pour comprendre les enjeux ce (...)

    #Articles #Débats #censure


  • Technologies : la responsabilité suffira-t-elle ?
    http://www.internetactu.net/2019/02/13/technologies-la-responsabilite-suffira-t-elle

    Fin janvier, le think tank britannique DotEveryOne (@doteveryoneuk) organisait à Londres une conférence sur la responsabilité des technologies. « Aujourd’hui, trop de gens subissent des préjudices liés au manque de responsabilité des technologies », constate Catherine Miller responsable des politiques de DotEveryOne. « Nous avons besoin que la responsabilité technologique (...)

    #Articles #Débats #Enjeux #eDémocratie #éthique #innovation #politiques_publiques


  • Grand débat : des « stands de proximité » mis en place dans les gares et les postes
    https://www.bfmtv.com/politique/grand-debat-des-stands-de-proximite-mis-en-place-dans-les-gares-et-les-postes

    150 étudiants ont été recrutés pour animer des « stands de proximité » du 14 février au 15 mars. L’objectif : toucher un public mal à l’aise avec les outils numériques.

    Quelques tabourets autour d’une table haute et un grand panneau pour annoncer le grand débat, des « stands de proximité » vont faire leur apparition dans les gares et les postes dès le 14 février prochain, selon une information de franceinfo.

    Pour animer ces débats, qui se tiendront jusqu’au 15 mars, 150 étudiants ont été recrutés. Répartis en binôme, un homme et une femme à chaque fois, ils auront pour mission de proposer aux passants de remplir les questionnaires du site du grand débat sur des tablettes numériques.

    Toucher d’autres publics
    Ces stands mobiles, un par région, s’arrêteront dans les chefs-lieux des départements, rapporte franceinfo. L’opération, qui devrait commencer à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, dès le 14 février, doit permettre de se rapprocher d’un public peu à l’aise avec les outils numériques. Ou qui ne se serait pas rendu dans une des réunions publiques organisées partout en France.

    L’ensemble des contributions récoltées de cette manière seront ensuite analysées et ajoutées aux 800.000 déjà soumises sur le site du grand débat national.

    #débat #grand_débat #orwell #george_orwell #1984 #propagande #gares #La_poste


  • Les équations bidons du petit Macron 25 janvier 2019 - Frustration
    https://www.frustrationlarevue.fr/les-equations-bidons-du-petit-macron

    Sous prétexte de “Grand Débat”, nos télés diffusent en continu la Grande Propagande : un président qui parle des heures à des maires – avec respect – et à des citoyens – avec condescendance – pour dérouler une série de fausses alternatives, d’équations issues de l’imagination rabougrie de sa tête de banquier énarque. Toutes ces équations sont fausses, destinées à réduire le champ des possibles politiques qui s’offrent à nous

    “POUR FINANCER CECI, IL FAUT RÉDUIRE CELA” :
    Dans l’absolu c’est vrai, sauf que Macron exclut systématiquement de l’équation tout l’argent que lui et ses prédécesseurs ont donné aux riches, aux patrons et aux actionnaires. Comme dans le questionnaire bidon du grand débat, il nous demande de choisir entre tailler dans l’éducation, la santé ou la solidarité. Avoir plus de droits ou plus d’impôts. C’est oublier que nos richesses ont été captées par une minorité. Chaque année, nos impôts financent 20 milliards qui vont aux entreprises, sous forme d’exonérations d’impôts (jusqu’en 2019) et d’exonérations de cotisations sociales compensées par l’Etat (à partir de 2019). Désormais, nos services publics vont devoir fonctionner sans les milliards de l’ISF. Et la flat tax, et l’évasion fiscale ? Des dizaines de milliards peuvent être réinvestis dans notre modèle social et nos services publics sans que notre solidarité soit réduite pour autant.

    “ON NE VIVAIT PAS MIEUX AVEC L’ISF, IL N’Y AVAIT PAS MOINS DE SDF”,
    répète Macron en boucle, trop fier de sa punchline. Eh si champion ! (on se permet d’être familier, lui nous appelle “les enfants”) le nombre de pauvres augmente dans ce pays à mesure que la fiscalité des riches s’est allégée. Depuis la crise de 2008, causée par la stupidité et l’irresponsabilité des financiers, une partie de la population s’appauvrit. Et dans le même temps, les gouvernements successifs et surtout le sien ont réduit la fiscalité des riches et des entreprises et la font peser sur les ménages sous forme d’augmentation d’impôts (la CSG pour les retraités…) et de coupes dans la sécurité sociale et les services publiques. On vivrait mieux avec un gros ISF : on pourrait sortir les urgences du chaos, on pourrait bâtir des centres d’accueils, les communes arrêteraient d’être saignées, on ne baisserait pas les APL et on ne gèlerait pas le RSA pour permettre aux riches de prospérer. Si la part de rémunération des actionnaires n’avait pas augmenté dans toute l’économie, au détriment des salaires, ces derniers ne stagneraient pas. Comme il le dit lui-même, “on ne peut pas financer ceci sans réduire cela”, on ne peut pas donner aux riches sans prendre aux pauvres.

    “JE N’AI PAS FAIT DE CADEAUX”
    “Ben si”, a répondu l’Assemblée citoyenne devant lequel Macron a déclaré cette ineptie. Et elle a raison ! Distribuer de l’argent aux riches et aux entreprises plutôt qu’aux ménages moyens et populaires, c’est un cadeau, dans la mesure où ça ne s’explique pas autrement que par l’affection et la profonde solidarité qu’entretient le président, son gouvernement et sa majorité envers ceux à qui ce transfert bénéficie. Cet amour, qui est idéologique et social, “a ses raisons que la raison ignore”, comme dit le proverbe. Car Macron et ses sbires sont bien incapables d’expliquer clairement quels effets vertueux et rationnels une telle dépense budgétaire (20 milliards de transformation du CICE en baisse de cotisations + 7 milliards d’ISF, sans compter la flat tax) va produire. Ils nous demandent d’attendre de voir. Sauf que les effets sont déjà là : les riches ne sont plus incités à investir dans l’économie réelle (car c’était un des objectifs de l’ISF, empêcher l’argent de dormir ou de s’en aller, car quand un riche investissait dans une PME, il avait une réduction de son ISF) et ne sont plus incités à être solidaires : les dons aux associations se sont effondrés en 2018, à cause de la suppression de l’ISF : l’ISF était une carotte pour les forcer à donner. Ils ne sont plus incités fiscalement à le faire et voilà le résultat, bébé Macron, il y aura de plus en plus de SDF car les associations ne vont plus avoir les moyens de les aider.

    Toutes les équations du petit Manu sont fausses, en plus de se contredire les unes par rapport aux autres : Oui, la suppression de l’ISF et moins d’efforts demandés aux riches, aux actionnaires et aux patrons, aggravent la pauvreté. Car oui, ce n’est pas open bar, et donner d’un coté pousse à réduire de l’autre, et c’est ce que Macron en offrant des cadeaux. De vrais cadeaux, pour ceux qu’il aime, ceux pour qui il bosse, car oui, son passage à Rothschild a laissé des traces profondes chez ce monsieur, et rien à voir avec des “relents” antisémites, comme il l’a laissé entendre pendant son one man show miteux d’hier, mais parce que cette banque d’affaire est un formidable créateur de réseaux entre riches et politiciens.

    #débat #grand_débat réunion #post_it #foutage_de_gueule #guerre_aux_pauvres #propagande #enfumage


  • « Le grand débat n’est pas un débat » - Le Point

    https://www.lepoint.fr/politique/le-grand-debat-n-est-pas-un-debat-31-01-2019-2290409_20.php

    Loïc Blondiaux dirige un master d’ingénierie de la concertation à Paris-I. Le spécialiste de la démocratie participative est sévère à propos du grand débat national. Par Émilie Lanez

    #débat #macron


  • Lutter contre le réchauffement médiatique
    http://www.internetactu.net/2019/02/05/lutter-contre-le-rechauffement-mediatique

    La question attentionnelle a été reconfigurée ces dernières années par le développement du temps réel, c’est-à-dire par l’accélération du rythme de nos interactions médiatisées par les machines. Dans cette #Tribune, le sociologue Dominique Boullier,nous invite à nous intéresser à cette accélération pour trouver les moyens de la limiter, de la (...)

    #Articles #Débats #économie_de_l'attention


  • Des patients et des soignants « furieux » de la couverture médiatique de leur journée d’action
    https://www.bastamag.net/Des-patients-et-des-soignants-furieux-de-la-couverture-mediatique-de-leur

    Le 22 janvier, des centaines de soignants de la psychiatrie et des membres d’associations de patients manifestaient à Paris pour demander des moyens et du personnel pour le soin psychiatrique. Cela fait des mois qu’un mouvement social d’ampleur secoue le secteur. Les initiateurs de ce mouvement se disent « furieux du traitement médiatique qui a été réservé à la manifestation nationale » du 22 janvier. Ils regrettent la mise en avant dans les médias de psychiatres partisans d’une psychiatrie centrée sur (...)

    #Débattre

    / #Luttes_sociales, Santé , #Services_publics

    #Santé_


  • « Le Venezuela ne doit pas devenir un champ de bataille international »
    https://www.bastamag.net/Le-Venezuela-ne-doit-pas-devenir-un-champ-de-bataille-international

    120 universitaires et intellectuels latino-américains et européens viennent de publier un appel international pour « arrêter l’escalade du conflit politique » au Vénésuéla. Rejetant à la fois « l’autoritarisme du gouvernement de Maduro », l’auto-proclamation de Juan Guaido comme président par intérim et « l’interventionnisme américain », cet appel appuie les propositions de médiations offertes par l’Uruguay et le Mexique et les initiatives qui visent à « rétablir la souveraineté du peuple ». A défaut, les (...)

    #Débattre

    / #Altermondialisme, #Amériques, #Guerres_et_résolution_des_conflits, #Souveraineté_populaire


  • Des débats vraiment faux ou faussement vrais | Pierre Bourdieu
    http://lmsi.net/Des-debats-vraiment-faux-ou

    Alors qu’Emmanuel Macron lance un grand « débat » en guise de réponse au mouvement des gilets jaunes, il nous a semblé utile de reproduire ce texte paru dans Sur la télévision, et consacré aux « débats de société » tels que les médias audiovisuels les conçoivent et les mettent en scène. Certains des « invités permanents » (et notamment Luc Ferry et Alain Finkielkraut...) sont, vingt ans après, hélas les mêmes que ceux qu’évoque Pierre Bourdieu. Mais ce qui a hélas encore moins changé, c’est la structure et la scénographie de ces débats doublement « faux » : par leur objet (des faux problèmes, ou pire : des vrais problèmes mal posés) et par leurs dispositifs de verrouillage de la parole... auxquels s’ajoutent désormais les milliers de policiers mobilisés à chaque moment de ce « grand débat national ». Source : Les (...)


  • Glyphosate : pour Macron, « la transition agricole est conditionnée au bon vouloir des lobbies de l’agro-chimie »
    https://www.bastamag.net/Glyphosate-pour-Macron-la-transition-agricole-est-conditionnee-au-bon-voul

    Emmanuel Macron vient de déclarer ce 24 janvier que la France ne parviendrait pas à se passer « à 100% » du glyphosate dans les trois ans, contrairement à son engagement. « Gageons que d’ici 2020, Emmanuel Macron aura encore l’occasion de clarifier son propos ; comprenez : amender, reculer, préserver les intérêts des lobbies qui restent à la manœuvre », ceux de l’agro-chimie en l’occurrence, dénonce Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement. Les récents propos du président de la (...)

    #Débattre

    / #Agriculture, #Pesticides, #Politique