• #Assemblée_pour_une_Recherche_Autonome (#ARA)

    L’Assemblée pour une #recherche_autonome part du constat que le projet d’application du modèle politique néolibéral aux institutions publiques de la recherche rend de plus en plus difficile la conformité de ces dernières aux principes de démocratisation des savoirs et de leurs conditions d’élaboration.

    Certes, les institutions de la recherche actuellement menacées ont pu mettre en oeuvre (et c’est parfois encore le cas) dans leur manière de se structurer un certain nombre de principes et de pratiques qu’il nous semble crucial de défendre : équilibre entre transmission et production des savoirs, équilibre entre le maintien d’un corpus de critères de validité et l’ouverture à des réformes épistémologiques profondes, prise en compte des différentes temporalités de recherche, relative autonomie des chercheur·euses dans le choix de leurs objets de recherche et absence d’obligation de résultat, évaluation par les pairs, coopération et mutualisation, valorisation de l’activité de recherche en tant qu’elle est d’utilité publique.

    Toutefois, en dépit de ces principes, on ne peut ignorer qu’aujourd’hui, en France, pour faire de la recherche et en vivre, il vaut mieux être privilégié·e : en 2017, 53% des docteur·es ont au moins un parent cadre ou enseignant·e (c’est le cas de 17% de l’ensemble des 25 à 64 ans). Il est également préférable d’être un homme : la même année, sur la population totale des enseignante·es-chercheur·euses, il n’y a que 36% de femmes. C’est que l’université demeure une institution fortement hiérarchisée et centralisée au sein de laquelle sont reconduites la plupart des discriminations à l’oeuvre dans la société. Enfin, s’il est difficile de remettre en question a posteriori la centralisation qui a caractérisé l’institution universitaire du fait des conditions historiques dans lesquelles elle s’est d’abord développée, on peut légitimement s’interroger sur la nécessité de maintenir cette centralisation alors même que les techniques aujourd’hui associées à la pratique de la recherche permettent sa poursuite collective selon une organisation décentralisée bien plus compatible avec un contact entre la recherche et ses publics.

    La structure fortement hiérarchisée de l’université et les pratiques discriminatoires qui lui sont inhérentes ont été accentuées par des politiques néolibérales articulant obligation de résultat et mise en concurrence des chercheurs.euses, en particulier selon « une loi vertueuse et darwinienne », d’après le mot récent du président du CNRS. Ces deux aspects s’opposent radicalement aux principes énoncés plus haut dans la mesure où ils procèdent d’un utilitarisme naïf incompatible avec les exigences épistémologiques de la recherche scientifique.
    L’obligation de résultat désigne une nouvelle manière de déterminer les critères de validité à l’aune desquels sont jugés les projets et résultats de recherche : celle qui se fonde en dernier ressort sur la possibilité d’engendrer des retombées financières concrètes. (https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/la-recherche-une-arme-pour-les-combats-du-futur-1150759)

    Qui plus est, si l’on peut reconnaître une pertinence au fait de vouloir assigner comme mission à la recherche la résolution de problèmes, la définition de ces problèmes par des acteurs partageant un même tropisme économique ne peut que conduire à ce que leur résolution se résume en définitive à celui d’un retour sur investissement. Dans les faits, c’est la capacité des chercheur.euses à manier une rhétorique de la promesse qui détermine leur accès aux ressources. Or on peut douter que ce critère soit efficace pour juger de la validité scientifique d’un travail. En même temps que les critères de validation, ce sont les instances de validation qui sont remplacées : les orientations, les évaluations, bref les décisions relatives à la vie de l’institution sont confiées à des organes étrangers à la pratique quotidienne de la recherche.

    Les instances crées durant les dernières décennies pour pallier cet état de fait (par exemple des directions scientifiques démocratiquement élues) sont progressivement vidées de leurs pouvoir par l’apparition de nouveaux organes répondant à d’autres nécessités : lien avec l’industrie, avec les politiques publiques nationales ou européennes, etc. Comment une institution telle qu’un ministère public ou une entreprise privée pourrait-elle prétendre évaluer et orienter les travaux réalisés au sein de l’institution où s’élaborent, se définissent et se critiquent les modes d’évaluation ?

    Outre la concurrence dès auparavant promue entre les chercheur·euses ou les équipes de recherche, les politiques néolibérales conduisent à l’imposition de logiques concurrentielles en fonction de critères exogènes. Ces logiques qui placent les acteur·ices de la recherche en situation d’affrontement pour l’accès aux moyens et à la visibilité s’opposent radicalement aux conditions d’une recherche épistémologiquement viable, protégée des dogmes comme de l’accaparement par les producteur·rices desdits critères. En outre, cette mise en concurrence implique tout un éventail d’activités chronophages devant permettre l’évaluation des concurrent·es par une bureaucratie demandeuse de comptes, sur le modèle des grandes structures du secteur privé. Ces politiques de mise en concurrence ne manquent pas d’affecter le coût de l’accès au savoir et les conditions économiques de son élaboration.

    Cette démarche concurrentielle et l’exigence de rentabilité qui l’accompagne conduisent à un démantèlement du service public de la recherche, qui doit plus que jamais être défendu, non seulement au sein de l’université mais en son dehors, en tant qu’institution nécessaire à la pérennité d’une société un tant soit peu démocratique et à l’équilibre des savoirs qui la constituent.
    L’Assemblée pour une Recherche Autonome

    Les valeurs affichées par l’université peuvent se traduire en des pratiques qui méritent d’être défendues, mais dans la mesure où, d’une part, ces valeurs n’ont jamais empêché cette institution d’être structurellement inégalitaire, et d’autre part, ces pratiques sont progressivement détruites par les politiques néolibérales, il est urgent de proposer des solutions nouvelles à un problème qui concerne non seulement la corporation des enseignant·es et des chercheur·euses, mais aussi l’ensemble de la société. Il est sans conteste pertinent et important de défendre et de participer aux différentes luttes qui existent déjà au sein de l’université, à la fois contre le darwinisme social et la néolibéralisation.

    Mais cela ne suffit pas. Dans une perspective révolutionnaire, c’est-à-dire dans un effort consistant à transformer radicalement les institutions, nous pensons que l’université et les institutions de la recherche ne doivent pas seulement être défendues, ou restaurées, mais aussi qu’elles doivent être profondément repensées, afin d’en extirper les défauts inhérents à leur conception moderne (deux cents ans déjà…). L’idée n’est pas de faire table rase, mais plutôt, tout en conservant une partie des pratiques et des valeurs associées à la recherche et à l’enseignement universitaires, d’en proposer d’autres en complément, et des nouvelles manières de les articuler.

    Tel est l’objectif de l’Assemblée pour une Recherche Autonome (ARA). Celle-ci ne se conçoit pas comme une nouvelle université mais comme une association de chercheur·euses militant pour rendre possible la coopération de personnes pratiquant la recherche autrement et en coopérant avec les luttes qui ont lieu en son sein.

    Nous défendons une conception autonome de la recherche et de son institution. « Autonome » ne signifie pas « détachée » ou « indépendante » : encore une fois, il ne s’agit pas de travailler sans l’université. La rigueur méthodologique, la transparence des données, la publication des résultats, l’évaluation par les pairs, la transmission et la vulgarisation, etc. sont des aspects irréductibles de ce que nous considérons être une pratique scientifique et efficace de la recherche. Ce que nous appelons « autonomie » est l’exact opposé de l’aliénation.

    Cela signifie qu’une recherche autonome doit permettre aux chercheur·euses de produire une meilleure compréhension de la société, des milieux et des créations humaines afin de développer le pouvoir d’agir de tou·tes, de résoudre des problèmes et d’améliorer les conditions collectives d’existence. Mieux se comprendre, pour des chercheur·euses, cela veut aussi dire adopter une posture réflexive à l’égard de sa propre situation (personnelle, de genre, de classe) et de la façon dont celle-ci peut influer sur le travail de recherche : savoir depuis quel endroit on parle permet en effet de clarifier ses présupposés et de les rendre lisibles pour tou·tes. Et cela implique en même temps de prendre une plus grande responsabilité dans l’exercice du métier, en s’impliquant davantage, par son travail, dans la prise en charge des problèmes concrets de la société et des questions posées par la pensée. Ce qui implique notamment de reconnaître la nécessaire complémentarité des disciplines, des approches et des expériences de la recherche, et donc la nécessité d’une coopération entre les chercheur·euses non pas seulement du point de vue de l’interdisciplinarité ou de la collaboration intellectuelle ponctuelle mais aussi à travers la mutualisation de leurs moyens et la convergence vers des objectifs communs de résolution de problèmes se posant à la société et à la pensée.

    Or une telle coopération implique aussi que chaque chercheur·euse soit tout à fait libre de choisir son objet de recherche et son approche, sans en référer forcément, pour les moyens financiers, pour les ressources matérielles ou pour l’autorité, à des instances hiérarchiques centralisées s’apparentant à un patronat ou à une direction corporative. Une recherche autonome, en ce sens, ne peut se pratiquer que de manière décentralisée.

    En droite ligne de cette conception de l’autonomie, l’ARA se propose de travailler à plusieurs objectifs concrets, sur différentes temporalités. Tout d’abord, l’ARA se donne pour tâche de développer des pratiques de recherche autonome. Celles-ci peuvent être envisagées selon deux modalités : recherche commune ou recherche coopérative. Dans les deux cas, il s’agit pour l’ARA de favoriser l’émergence et soutenir l’existence de groupes de chercheur·euses n’ayant aucun lien statutaire de rattachement à l’université, ou bien ne dépendant pas d’une même université ou d’un même laboratoire.

    Dans le premier cas de figure, l’ARA se propose de rendre possibles des séances communes de recherche, celles-ci pouvant consister pour leurs participant·es à mettre en commun leurs parcours de recherche, leurs interrogations, leurs difficultés, mais aussi à mutualiser des ressources et des espaces partagés de travail. Il s’agit par là de reprendre certains aspects du fonctionnement des laboratoires de recherche académiques (discussion entre pairs, interdisciplinarité…) en y intégrant un principe de décentralisation. En effet, il nous semble urgent de ne pas restreindre les séances communes de recherche commune à des lieux centralisés, c’est-à-dire dans les métropoles, au plus près des campus universitaires classiques. Nombre de chercheur·euses sont confronté·es à un certain isolement. Celui-ci peut prendre deux formes : à la fois l’isolement qu’expérimentent les chercheur·euses éloigné·es des centres métropolitains où sont concentrés les savoirs et les moyens, et l’isolement de celles et ceux qui, en leur sein, sont maintenu·es aux marges ou à l’écart de l’institution. C’est à ces deux facettes de l’isolement qu’entend répondre l’ARA en soutenant la création de groupes de recherche.

    Dans le second cas de figure, l’ARA souhaite favoriser la pratique d’une recherche coopérative. La coopération est d’ores et déjà un opérateur essentiel des formes existantes de recherche scientifique, qu’il s’agisse par exemple de s’associer pour mener à bien une enquête, de constituer des équipes interdisciplinaires, de s’entre-évaluer afin de vérifier la pertinence des publications ou encore de co-écrire des articles ou de produire des ouvrages collectifs. L’un des collectifs à l’origine de l’ARA se propose, par exemple, d’insister sur l’intérêt pour les chercheur·euses de partir de besoins ou problèmes démocratiquement formulés par les populations autochtones autour de problématiques territoriales concrètes, afin de développer conjointement des projets de recherche visant à fournir des éléments de solution à ces problèmes. L’idée est non seulement de favoriser la coopération entre chercheur·euses mais aussi entre ces dernier·es et/avec des publics concernés, cela dans une démarche s’apparentant à la recherche-action dans la mesure où elle consiste à produire de la théorie pour et avec des personnes en demande ou en besoin. Il s’agirait alors d’aider des chercheur·euses prêt·es à s’engager dans une telle démarche à se connaître, en cartographiant leurs ancrages territoriaux, leurs spécialités et leurs disciplines, et en se présentant aux publics comme un intermédiaire entre eux et des chercheur·euses susceptibles de se constituer en groupes dédiés pour lesquels la production collective de savoirs passera non seulement par des enquêtes collectives, des ouvrages collectifs, des colloques ou des résidences, mais aussi par la contribution active à des mouvements sociaux, la discussion suivie avec des groupes d’acteur·rices et le souci de rendre lisibles leurs pratiques de recherche.

    Deuxièmement, l’ARA entend faire reconnaître la valeur de la recherche autonome. L’objectif, là aussi, est double. Il s’agit d’une part d’obtenir une reconnaissance publique et formelle des pratiques de recherche autonome et d’autre part de développer une reconnaissance économique de ces pratiques.
    L’ARA a pour objectif de défendre non seulement les formes autonomes de la recherche telles qu’elles peuvent se pratiquer en marge de l’institution universitaire (et d’autres institutions comme le CNRS) mais aussi celles qui peuvent se pratiquer en son sein. Afin de contrecarrer le projet néolibéral, l’ARA se propose de communiquer sur l’intérêt sociétal, la charge politique et la valeur épistémologique des pratiques coopératives, mutualistes, décentralisées, responsables et capacitantes de la recherche, cela à travers divers canaux touchant des publics variés : articles et tribunes, vidéos, ateliers, colloques, résidences sauvages dans l’espace public, plaidoyer auprès des élu·es, etc.
    En outre, dans la mesure où l’accès aux institutions reconnues est de plus en plus restreint et où la recherche autonome ne dispose pas actuellement d’appuis économiques clairement identifiés, l’ARA se donne pour objectif de créer les conditions techniques et économiques d’une recherche autonome accessible à toutes les personnes dont la pratique correspond à un exercice rigoureux de la recherche, notamment via l’inventaire ou le développement des solutions économiques permettant de la financer. Nous voulons nous donner les moyens de pratiquer une recherche libre sur des sujets qui ont de la valeur pour celles et ceux qui les portent, sans objectifs de productivité et sans avoir à répondre à des problématiques identifiées dans les appels à projets lancés par les Etats, l’Europe ou le secteur privé. Cela se traduira notamment par une cartographie critique des formes existantes de financements disponibles au sein de l’université et à ses marges : subventions, mécénat, CIFRE, CIR, coopératives, financements mutualistes, etc.

    Les fondateur·rices de l’ARA souhaitent engager ces chantiers au plus tôt avec la contribution du plus grand nombre. Pour ce faire, nous invitons tou·tes les intéressé·es à nous rejoindre le 22 février de 14h à 17h dans la grande salle du Shakirail, 72 rue Riquet, à Paris.

    https://assembleepourunerechercheautonome.wordpress.com
    #université #néolibéralisme #démocratisation_des_savoirs #centralisation #décentralisation #savoir #hiérarchie #discriminations #darwinisme_social #concurrence #utilitarisme #retombées_financières #France #rentabilité #service_public #valeurs #inégalités #coopération #autonomie #recherche_coopérative

  • « D’un côté du ring, une association qui compte trente-cinq membres et neuf salariés, éparpillés un peu partout en France. De l’autre, les mastodontes du Web mondial : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft… les fameux GAFA. Affirmer que cette opposition est déséquilibrée serait un léger euphémisme. »

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/12/27/chez-framasoft-des-chatons-pour-sortir-des-gafa_6024230_4408996.html

    #Framasoft #GAFA #CHATONS #décentralisation_Internet

  • La Cour des comptes dresse un bilan très sévère de la fusion des régions en 2016
    Par Anne de Guigné Mis à jour le 24/09/2019
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-cour-des-comptes-dresse-un-bilan-tres-severe-de-la-fusion-des-regions-en

    Selon les magistrats financiers qui se sont penchés sur la question, la fusion de régions, décidée en 2015 par François Hollande, ressemble à un vaste gâchis avec à la clé un surcoût en matière de dépenses de personnel et une vaste reconduction des modes de gestion préexistants.

    Réforme clé du quinquennat Hollande, la fusion des régions en quatorze grands ensembles date désormais de plus de trois ans. La loi du 16 janvier 2015 avait fait passer leur nombre de 22 à 12 en métropole (la Corse étant une collectivité à statut particulier), sept étant issues du regroupement de deux ou trois anciennes régions.

    #régions

  • Déframasoftisons Internet ! – Framablog
    https://framablog.org/2019/09/24/deframasoftisons-internet

    Ne hurlez pas tout de suite, mais nous annonçons ici la fermeture progressive, sur plusieurs années, de certains services de « Dégooglisons Internet ». Nous voulons le faire en bonne intelligence, afin de concentrer nos énergies vers plus de décentralisation et d’efficacité pour les actrices et les acteurs de la contribution.

    Cet article est long. Notre réflexion, complexe, ne peut pas se réduire à un tweet. Nous vous recommandons de lire cet article dans son intégralité, mais nous avons essayé d’en extraire les points principaux, que vous retrouverez en bas de cette page.
    Qu’est-ce qui se passe ?

    On le répète à l’envi : Framasoft est, et souhaite rester, une association à taille humaine, un groupe de passionné·es qui expérimentent pour tenter de changer le monde (un octet à la fois). Il y a 9 salarié⋅es, dans une association qui compte une trentaine de membres depuis plusieurs années. Des membres qui, chaque année, maintiennent des actions auxquelles contribuent 700 à 800 bénévoles (pour une heure ou tout au long de l’année), des actions financées par plus de 4 000 donatrices et donateurs (merci <3), et qui bénéficient à des centaines de milliers de personnes chaque mois…

    Or Framasoft, c’est aussi des dizaines d’articles blogs, une centaine de rencontres, conférences et ateliers par an, une maison d’édition de livres libres, de nombreuses réponses aux médias qui nous sollicitent, l’animation d’un annuaire collaboratif de solutions libres, deux gros logiciels en développement (PeerTube et Mobilizon), et des contributions/partenariats tellement cools et nombreux qu’il va nous falloir trois mois pour tout vous présenter… (rendez-vous en octobre !)
    Des parodies complices créées par l’ami JCFrog

    Une chose est sûre, à Framasoft : nous tenons à notre modèle associatif, nous ne voulons pas croître en mode « la start up qui veut se faire plus grosse que Google ». Si nous voulons garder notre identité sans nous épuiser à la tâche (et là aussi, on en reparlera dans les semaines qui viennent, mais on s’est parfois surmené·es), et si nous voulons continuer d’expérimenter de nouvelles choses, il faut que nous réduisions la charge qui pèse sur nos épaules.

    Sans compter que… ce n’est pas sain ! On le sait, c’est hyper pratique de pouvoir dire « tu veux une alternative, va voir les Framachins ! ». C’est rassurant d’avoir tout dans un même endroit, sous un même nom… On le sait, et c’est même pour cela qu’on a utilisé cette technique de la marque « frama », qui pourtant, n’est vraiment pas notre tasse de thé.

    Mais centraliser des trucs sur Internet, ce n’est pas une bonne idée : non seulement ce réseau n’a pas été pensé pour créer des points de centralisation, mais surtout c’est en mettant toutes nos données dans le même panier que l’on concentre les pouvoirs entre les mains des personnes qui gèrent les serveurs, et c’est sur cette pente glissante que se sont créés des géants du web tels que Google ou Facebook.

    Il faut donc nous déframasoftiser.

    #Logiciel_libre #Framasoft #Décentralisation

  • Le cumul entre RSA et travail saisonnier autorisé dans trois nouveaux départements
    http://www.lefigaro.fr/social/le-cumul-entre-rsa-et-travail-saisonnier-autorise-dans-trois-nouveaux-depar

    La Gironde, la Dordogne et le Loire-et-Cher ont décidé d’autoriser les allocataires du RSA à occuper un travail saisonnier.

    Cumuler le RSA et un travail saisonnier est désormais possible dans trois nouveaux départements. Sont concernés la Gironde, la Dordogne et le Loir-et-Cher. Pour ces trois départements, il s’agit notamment de faire face à la pénurie de postes à pourvoir pendant la période des vendanges ou dans des secteurs en tension comme la restauration.

    #RSA #départementalisation #cumul_intégral #travail_saisonnier #emploi_saisonnier

    Dans 11 départements : #Aube #Bas-Rhin #Bourgogne #Côte-d’Or #Dordogne #Gironde #Haut-Rhin #Loir-et-Cher #Marne #Rhône #Saône-et-Loire

  • « Pour l’interopérabilité des géants du Web : lettre commune de 45 organisations [...] La Quadrature du Net, avec 45 organisations de défense des libertés, organisations professionnelles, hébergeurs et FAI associatifs, demandent au gouvernement et au législateur d’agir pour que les grandes plateformes (Facebook, Youtube, Twitter…) deviennent interopérables avec les autres services Internet. »

    https://www.laquadrature.net/2019/05/21/pour-linteroperabilite-des-geants-du-web-lettre-commune-de-45-organisa

    #décentralisation_du_Web #GAFA #ActivityPub #fédivers #la_Quadrature_du_net

  • La Fée diverse déploie ses ailes
    https://framablog.org/2019/03/07/la-fee-diverse-deploie-ses-ailes

    Il n’est pas si fréquent que l’équipe Framalang traduise un article depuis la langue italienne, mais la récapitulation bien documentée de Cagizero était une bonne occasion de faire le point sur l’expansion de la #Fediverse, un phénomène dont nous nous … Lire la suite­­

    #Non_classé #Aardwolf #ActivityPub #decentralisation #Diaspora #Fédération #Friendica #Funkwhale #getTogether #GNUsocial #Hubzilla #mastodon #Médias #Misskey #Mobilizon #Nextcloud #Osada #Ostatus #PeerTube #Pixelfed #Pleroma #Plume #Prismo #Réseau #SocialHome #Twitter

  • Un navigateur pour diffuser votre site #Web en #pair_à_pair
    https://framablog.org/2019/01/23/un-navigateur-pour-diffuser-votre-site-web-en-pair-a-pair

    Les technologies qui permettent la décentralisation du Web suscitent beaucoup d’intérêt et c’est tant mieux. Elles nous permettent d’échapper aux silos propriétaires qui se collectent et monétisent les données que nous y laissons. Vous connaissez probablement Mastodon, peerTube, Pleroma et … Lire la suite­­

    #Non_classé #Beaker #DAT #decentralisation #P2P #serveur

  • Le Fediverse : comment décentraliser le web avec ActivityPub ?

    Sujet à découvrir ce soir dans l’Écho des Gnous (@echodesgnous), l’émission de radio qui vous explique l’informatique libre !

    À écouter :
    • en direct de 19h à 20h sur Radio Campus, 106,6 FM autour de #Lille, ou via https://campuslille.com
    • en différé via le #podcast sur https://podcast.grossard.fr

    Retrouvez les sources et la playlist sur : http://wiki.chtinux.org/doku.php?id=echo_des_gnous:emission_183b

    Venez discuter via IRC : Freenode canal #chtinux https://webchat.freenode.net/?channels=chtinux

    #décentralisation #ActivityPub #Fediverse #fédération #Mastodon #Peertube #Funkwhale #Nextcloud #MobiliZon
    #ÉchoDesGnous #LogicielLibre #RadioCampus

  • Réguler #Internet par la #décentralisation

    La directive droit d’auteur et les récents débats sur les « fausses informations » ont servi d’introduction au débat général sur la régulation du Web, tel qu’il s’annonce pour l’année à venir. Aujourd’hui, La Quadrature du Net présente ses propositions concrètes.

    Le gouvernement français veut que les grands réseaux sociaux arrêtent de favoriser la diffusion de « propos haineux ou extrémistes ». Soit.

    Le rapport visant à « renforcer la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet », commandé par le Premier ministre et publié jeudi dernier, l’explique très bien. Il dénonce « un lien pervers entre propos haineux et impact publicitaire : les personnes tenant des propos choquants ou extrémistes sont celles qui « rapportent » le plus, car l’une d’entre elles peut en provoquer cinquante ou cent autres. Sous cet angle, l’intérêt des réseaux sociaux est d’en héberger le plus possible ».

    Plus généralement, le rapport regrette la « règle selon laquelle un propos choquant fera davantage de « buzz » qu’un propos consensuel, alimentant de façon plus sûre le modèle économique des plateformes ». C’est la même analyse que nous faisions pour expliquer pourquoi attaquer Google ou Facebook en mai dernier, quand nous préparions nos plaintes collectives contre les GAFAM.

    Pour compenser cette « règle » qui rendrait la haine et le conflit rentables, le gouvernement veut renforcer les obligations imposées aux plateformes géantes qui en profitent : transparence et devoir de vigilance accrus. Pourquoi pas (cela peut être fait de façon plus ou moins pertinente, nous y reviendrons plus tard). Mais cette solution ne suffira jamais à contrer à elle seule les dérives permises par la « rentabilité du conflit ». Et il est illusoire d’imaginer, comme le fait le rapport cité ci-dessus, qu’on pourrait atténuer ce problème en mettant un juge derrière chaque diffamation ou injure prononcée sur Internet. Il y en a bien trop.

    Non, si on veut traiter le problème sérieusement, c’est l’ensemble de l’économie de l’attention qu’il faut remettre en question. Et cela doit passer par l’émergence d’alternatives saines qui reposent sur un autre modèle que celui des GAFAM.
    Un droit actuel favorable aux géants

    Aujourd’hui et depuis 15 ans, le droit freine le développement de telles alternatives. Il impose des obligations lourdes à tous les « hébergeurs » (les personnes qui conservent et diffusent sur Internet des contenus fournis par le public). Si un contenu « manifestement illicite » est signalé à un hébergeur, il doit le censurer « promptement » ou en devient personnellement responsable1.

    En pratique, à La Quadrature du Net, nous avons songé à devenir un hébergeur de vidéos (en autorisant tout le monde à mettre en ligne des vidéos sur notre service de streaming Peertube). Ce serait une façon concrète de participer à la construction d’une alternative à Youtube, qui ne tirerait aucun profit des discours conflictuels ou de la surveillance de masse. Mais nous avons dû y renoncer. Nous n’avons pas du tout assez de juristes pour évaluer quelles vidéos seraient « manifestement illicites ». Nous n’avons pas les moyens de supporter des amendes en cas de plaintes. Youtube reste maître.
    Alléger le régime des hébergeurs en les distinguant des plateformes géantes

    Si le gouvernement veut effectivement lutter contre la diffusion de « contenus haineux et extrêmes », il doit changer le droit pour favoriser le développement d’alternatives à l’économie de l’attention. Voici notre proposition.

    Premièrement, que les hébergeurs ne soient plus soumis aux mêmes obligations que les plateformes géantes, qui régulent les informations de façon active pour leurs intérêts économiques.

    Secondement, que les hébergeurs neutres, qui ne tirent aucun profit en mettant en avant de tel ou tel contenu, ne supportent plus la charge d’évaluer si un contenu est « manifestement illicite » et doit être censuré. Seul un juge doit pouvoir leur exiger de censurer un contenu.
    Le cercle vertueux de la régulation décentralisée

    Permettre à une multitude de petits hébergeurs de se développer fait naître l’espoir d’une auto-régulation efficace, placée dans les mains de l’ensemble de la population.

    Dans le cadre de la loi, chaque hébergeur applique ses propres règles de modération, plus ou moins stricte, et chaque personne choisit l’espace de discussion adapté à ses besoins et à ses envies. La liberté de ce choix est renforcée par le développement des standards de « réseaux sociaux décentralisés », notamment du standard ActivityPub publié en janvier 2018 par le World Wide Web Consortium (W3C, à l’origine des standards du Web) et déjà appliqué par Mastodon (alternative à Twitter) ou Peertube. Ces standards permettront à une infinité d’hébergeurs de communiquer entre eux, selon les règles de chacun. Ils permettront aussi à chaque personne de passer librement d’un hébergeur à un autre, d’un jeu de règles à un autre (ce que les plateformes géantes font tout pour empêcher aujourd’hui).

    Chaque personne choisira de s’exposer ou non à tel ou tel type de conflit, et chaque hébergeur modérera sa communauté à une échelle humaine. Cette structure offre l’espoir de diminuer significativement les conflits interpersonnels non-souhaités sur Internet. Ainsi, les juridictions n’auront plus à trancher autant de conflits qu’il en existe sur les plateformes géantes et pourront se recentrer sur les infractions les plus graves.

    Si le gouvernement veut mieux réguler le Web, il doit le faire sérieusement. En se contentant d’alourdir les obligations des géants, son action restera superficielle. Pour agir en profondeur et sur le long terme, sa démarche doit aussi être constructive, favorisant le développement de modèles vertueux.

    https://www.laquadrature.net/2018/09/26/regulation_decentralisation
    #régulation #droits_d'auteur #web #fake_news

  • Framapic est de retour ! – Framablog
    https://framablog.org/2018/10/12/framapic-est-de-retour

    Cela ne vous a peut-être pas échappé, Framapic, notre service de partage d’images, est subitement devenu indisponible le vendredi 17 août. Nous l’avons relancé lundi 24 septembre.

    Nous ne l’avons pas coupé de gaieté de cœur, mais c’était soit la coupure du service Framapic, soit la coupure de l’IP du serveur, ce qui aurait entraîné l’arrêt de l’ensemble des services hébergés sur ce dernier.

    #hébergement #décentralisation

    • Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous nous sommes rendu compte que certains sites utilisaient Framapic pour stocker… les assets de leur site. Autrement dit, les images affichées sur le site web ne proviennent pas de leur hébergement (c’est à dire la machine hébergeant les pages web), mais sont récupérées depuis Framapic.org. Et il ne s’agissait pas que de blogs personnels, hein ! Des sites institutionnels en .gouv.fr utilisaient cette même mauvaise pratique ! (tous créés par la même entreprise qui n’a pas répondu à notre mail de contact leur demandant de ne pas le faire… mais qui a fini par cesser. Forcément, avec plus d’un mois d’images toutes cassées ?)

  • Avec un rézosocio centralisé (comme Twitter ou SeenThis), il faut faire confiance aux admins car ils peuvent tout savoir des utilisateurs, et censurer/modifier à loisir. Évidemment, sur un service « de proximité » comme SeenThis, il est plus facile de connaitre les admins et de baser sa confiance sur une base un peu sérieuse. (D’autre part, SeenThis n’a pas le concept de messages « privés » donc les utilisateurs savent que tout est public, de toute façon.)

    Avec la fédération (les systèmes décentralisés), on a plein de petits chefs locaux qui jouent au petit dictateur et font ce qu’ils veulent sur leur instance.

    Cet article illustre surtout le deuxième paragraphe (la synthèse sera compliquée : systèmes centralisés et décentralisés ont leurs avantages et inconvénients.)

    https://fieldnotes.resistant.tech/federation-is-the-worst-of-all-worlds

    #fédération #rézosocios #Twitter #décentralisation

  • RSA : le département de l’Ariège accuse l’Etat de se défausser de ses obligations financières - France 3 Occitanie
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/ariege/foix/rsa-departement-ariege-accuse-etat-se-defausser-ses-obl

    Le président du Conseil départemental de l’Ariège Henri Nayrou accuse l’Etat de se défausser sur la collectivité locale de ses obligations financières en matière de paiement du Revenu de solidarité active (RSA)

    « A partir du 16 juillet 2018, le Département paie pour l’Etat ! », s’offusque dans un communiqué Henri Nayrou, le président du Conseil départemental de l’Ariège.

    Dans son département, « l’Etat Français se défausse sur le Conseil Départemental de ses obligations financières au niveau du paiement pour les bénéficiaires du RSA-RMI », assure-t-il.

    « Cette année, les dépenses pour le RSA en Ariège s’élèvent à 35 855 717 €. La compensation par l’Etat ne représente que 19 386 677 €, pratiquement du même montant qu’en… 2005. Faites les comptes, le reste à charge pour le Conseil Départemental de l’Ariège est de 16 449 040 €, ce qui ne représente que 196 jours de financement RSA payés par le Gouvernement », détaille Henri Nayrou.

    « Il se trouve que le 196ème jour de l’année 2018 tombe ce 15 juillet. A partir de ce 15 juillet, c’est donc le Département de l’Ariège qui, sur ses fonds propres, va payer le RSA à la place de l’Etat », conclut-t-il.

    L’incitation budgétaire au contrôle des Rsastes par les départements est passée par la décentralisation du RMI en 2003.

    En matière de contrôles/radiations, l’Ariège n’est pas en reste
    https://seenthis.net/messages/88223

    #austérité #décentralisation #contrôle #RSA

  • Salut à Toi 0.7 alpha, contributrices, contributeurs, à vos claviers !
    https://www.goffi.org/b/VJDuyuhxsA78xM6BYHkqoh/salut-alpha,-contributrices,-contributeurs,-claviers

    C’est avec plaisir que je vous annonce la sortie de la première version alpha de Salut à Toi 0.7. Cela permet d’une part de vous montrer l’état, les avancées et l’orientation du projet, mais aussi de faire un appel à la contribution. Je vais dans la suite de cet article vous présenter une partie des capacités de Salut à Toi, ainsi que vous expliquer briévement comme les utiliser. Vous trouverez un lien vers un fichier .apk pour tester sur Android dans la section «  Testez  !  ». Pour mémoire, Salut à Toi est un écosystème collaboratif, multi interfaces (web, bureau, appareils portatifs, terminal, ligne de commande), multi-plateformes, et multi-usages. Il permet de gérer vos communications, de vous organiser, de partager vos fichiers, etc. C’est aussi, et avant tout un projet engagé qui prend en compte (...)

    #xmpp #SàT #salutatoi #décentralisation

  • Peertube et l’impossible challenge de remplacer Youtube
    https://diasp.eu/p/6908456

    Peertube et l’impossible challenge de remplacer Youtube

    Avec la récente sortie de Peertube en beta on découvre une alternative crédible à Youtube.

    Mais ça va être un combat titanesque pour émerger et ne pas se restreindre à un publique de niche. Sans ça il n’y aura malheureusement que peu d’intéret au projet.

    Comments

    https://lord.re/posts/88-peertube-challenge-youtube #web #autohébergement #vidéo #décentralisation

  • La réforme des rythmes scolaires : examen d’une impopularité (Laurent Frajerman, The Conversation)
    https://theconversation.com/la-reforme-des-rythmes-scolaires-examen-dune-impopularite-83316

    La fatigue constitue un indicateur peu fiable pour évaluer la réforme, car elle est multifactorielle, liée notamment à des évolutions sociétales (la perte d’environ une heure de sommeil des enfants par jour, le rôle des écrans…).
    […]
    Cette réforme nourrie par des constats scientifiques nationaux a été appliquée différemment selon les territoires. Autre paradoxe, l’ampleur du rejet dénote une certaine unanimité, quelle que soit la version de la réforme mise en œuvre concrètement. Si les défauts de l’étatisme sont bien documentés, il est possible que cette mission ait dépassé les capacités des communes, les élus locaux n’étant pas forcément outillés. L’installation chaotique de la réforme, qui a nourri un véritable feuilleton, le casse-tête de nombreux emplois du temps, ont marqué de nombreux parents et enseignants.
    […]
    On a exagéré l’efficacité de l’échelon communal dans la prise en compte des particularités des populations. Comment contenter à la fois les parents qui ont besoin d’un mode de garde de leurs enfants et ceux qui peuvent s’en occuper le mercredi ? D’autant que les réalités sont contrastées.
    […]
    Cette crise a mis en lumière la séparation des mondes de l’école primaire et de l’éducation populaire, indissociables jusque dans les années 1950-1960. Les instituteurs qui s’occupaient des loisirs de leurs élèves ont été remplacés par des animateurs, qui s’installent aussi dans les écoles. La division du travail y suscite incompréhensions et préjugés. Si la réforme a renforcé la place des animateurs, on reste loin d’une coéducation avec les enseignants, d’autant que la professionnalité des dizaines de milliers d’animateurs recrutés est inachevée (manque de formation, dispersion sur plusieurs sites, précarité…).

    Comment les enseignants sont passés du soutien ambivalent au rejet de la réforme des rythmes (Laurent Frajerman, The Conversation)
    https://theconversation.com/comment-les-enseignants-sont-passes-du-soutien-ambivalent-au-rejet-

    #éducation #école #rythme_scolaire #réforme_rythme_scolaire #décentralisation #périscolaire

  • #Décentralisation, la grande farce | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/11/23/decentralisation-la-grande-farce

    Faut-il voir dans ces effets de ciseaux le simple fruit du hasard ou de contingences ? Je ne le crois pas. Je suis bien plus enclin à voir dans cette farce que constitue leur décentralisation un moyen pour la caste arrogante et toute acquise au néolibéralisme qui nous gouverne de mettre à mal les services publics, de les faire reculer partout sur le territoire. En chargeant de la sorte la barque des collectivités territoriales qui, bien souvent, se retrouvent étranglées par ces effets de ciseaux, le but, selon moi, est assurément de finir par progressivement supprimer un nombre conséquent de service public.

    Selon la logique bien connue, vue et revue à une échelle nationale, ne pas donner les ressources nécessaires à l’exécution des obligations des collectivités servira sans doute dans un futur plus ou moins proche à les mettre sous tutelle et à leur imposer des plans de rigueur drastique à la manière des plans d’ajustement structurel menés à tout crin par le FMI durant une bonne partie du XXème siècle. L’objectif inavoué de ces multiples phases de décentralisation, en particulier pour les dernières, est indubitablement de parvenir à la #privatisation de tout ou partie des services publics ainsi que le souhaite ardemment l’Union Européenne qui ne rate pas une occasion de le rappeler dès qu’elle le peut.

  • Pourquoi les réseaux sociaux décentralisés ne marchent-ils pas ? | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/pourquoi-les-reseaux-sociaux-decentralises-ne-marchent-ils-pas
    /assets/images/logo_ia.png
    Un peu réducteur

    Pour illustrer les limites de ces solutions, sur son blog, Ethan Zuckerman revient en détail sur le développement et le fonctionnement de Mastodon. Il rappelle que du fait que Mastodon soit une espèce de fédération de services, on connaît mal son envergure, c’est-à-dire le nombre de personnes qui l’utilisent réellement (le Mastodon Monitoring Project recense environ 2142 instances de Mastodon, soit 1,5 million d’utilisateurs enregistrés – mais tous les serveurs ne sont ni fédérés ni déclarés). Néanmoins, on estime qu’une grande majorité d’utilisateurs de Mastodon sont japonais. Or, ce succès s’explique surtout par le succès du lolicon, des dessins érotiques ou pornographiques que Twitter et Facebook ont chassés de manière très agressive. Les serveurs Mastodon ont été pour ces utilisateurs un refuge. La seule raison de la croissance de Mastodon vise donc à contourner la censure automatisée que pratiquent les plateformes centralisées.

  • et on dit que rien n’avance au Liban... #déchets
    Lassen inaugure trois projets majeurs à Tripoli - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1056251/lassen-inaugure-trois-projets-majeurs-a-tripoli.html

    Enfin, l’UE a inauguré une usine de tri et de traitement des déchets devant desservir quatre municipalités : Tripoli, Mina, Beddaoui et Qalamoun, soit 450 tonnes par jour. C’est la plus grande usine de la sorte au Liban, combinant tri, compostage de déchets organiques, production de combustible à partir de déchets, recyclage... Cette usine sera gérée par un opérateur privé pendant sept ans et devrait réduire significativement les ordures jetées dans la décharge sauvage à proximité.

    #déchets

    • Beaucoup plus de détails et notamment :
      https://www.lorientlejour.com/article/1056627/une-usine-de-traitement-des-dechets-pour-450-tonnes-par-jour.html

      Ce projet a été mis en place grâce à une collaboration entre l’UE, le ministère du Développement administratif (Omsar) et les municipalités. À l’inauguration, étaient présents la ministre d’État pour le Développement administratif, Inaya Ezzeddine, le mohafez du Liban-Nord Ramzi Nohra, le président du conseil municipal de Tripoli Ahmad Qamareddine et d’autres personnalités locales. Les mots ont insisté sur l’importance de ce projet dans la gestion des déchets de cette région, tout comme sur la nécessité de traiter l’actuelle décharge sauvage de Tripoli (à côté de laquelle est située la nouvelle usine), qui menace de s’effondrer dans la mer. À ce propos, M. Qamareddine a annoncé une promesse du Premier ministre Saad Hariri de trouver un terrain alternatif et de traiter enfin cette décharge, qui devait être fermée depuis 2012.
      Quoi qu’il en soit, la nouvelle usine devrait réduire significativement le volume des déchets qui parviennent à la décharge, puisque près de 80 % y seront traités, comme l’a assuré la ministre Ezzeddine. Interrogé par L’OLJ sur le projet, Nicolas Ritzenthaler, chef de projet de la section sur le développement durable à l’UE au Liban, insiste sur les caractéristiques de cette usine. « Elle a bénéficié d’un investissement de l’opérateur lui-même, qui a permis d’augmenter sa capacité de 300 tonnes par jour initialement, à 450 actuellement, affirme-t-il. Cet apport encouragera l’opérateur à prendre davantage soin des équipements. »
      L’autre caractéristique de l’usine, poursuit-il, est l’adoption de la technique du RDF pour le traitement d’une partie des déchets inertes qui, autrement, se retrouveraient à la décharge. Par ailleurs, après le tri, près de 10 % de recyclables sont revendus à des boîtes privées. Le tout pour un prix global de 27 dollars par tonne, précise-t-il. « Ce modèle décentralisé et simple nous paraît intéressant pour le Liban, nous finançons actuellement, en partie ou de manière globale, seize usines de ce type-là dans le pays, avec des décharges sanitaires dans le cadre de nos projets, qui seront terminées d’ici à 2018 », dit-il.
      Interrogé sur le contrôle, notamment de technologies potentiellement controversées comme le RDF, M. Ritzenthaler assure que cela est du ressort du ministère de l’Environnement. Sur la pérennité de tels projets, il estime qu’à terme, les fédérations de municipalités devraient recevoir les fonds qui leur sont dus de la Caisse autonome des municipalités, pour acquérir leur autonomie, tout comme elles devraient être impliquées dans le contrôle des opérations.

      #décentralisation #déchets

  • #mastodon, le réseau social libre qui est en train de bousculer #Twitter
    https://framablog.org/2017/04/05/mastodon-le-reseau-social-libre-qui-est-en-train-de-bousculer-twitter

    Une alternative à Twitter, libre et décentralisée, est en train de connaître un succès aussi spontané que jubilatoire… Depuis que Twitter a changé la manière dont les réponses et conversation s’affichent, des utilisatrices et utilisateurs abondent par milliers sur cet … Lire la suite­­

    #Dégooglisons_Internet #G.A.F.A.M. #Internet_et_société #decentralisation #Degooglisons #GAFAM #Planet #PlanetEdu #RezoTIC

  • La réforme des cartes d’identité entre en vigueur dans toutes les régions
    http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250278639601
    La #décentralisation à l’envers avec un nouveau recul des services publics de base en milieu #rural.

    Les responsables de l’AMF justifient cette option par les résultats de l’expérimentation menée depuis le 1er décembre en Bretagne, qui, pour les maires, sont très mitigés. En Ille-et-Vilaine par exemple, les 27 communes équipées de bornes sont engorgées par les demandes, constate ainsi Françoise Gatel, présidente de l’association départementale des maires. Représentant moins de 10% du total des communes du département, elles sont appelées à traiter 55.000 demandes annuelles. « L’Etat n’a pas prévu assez de stations de recueil des données », dénonce l’élue. A Châteaugiron, commune dont elle est le maire, une personne qui passe en mairie actuellement pour sa carte d’identité, obtient un rendez-vous pour le mois d’avril au plus tôt.

  • « “Decentralization” is one of the words that is used [...] the most
    frequently, [...] but it is also one of the words that is perhaps
    defined the most poorly. »

    https://medium.com/@VitalikButerin/the-meaning-of-decentralization-a0c92b76a274

    Excellent article sur la décentralisation, et ce que cela veut
    vraiment dire. Résumé : la décentralisation n’est pas un simple bit
    centralisé/décentralisé, plutôt un point dans un espace à trois
    dimensions. On peut proposer une classification différente de celle de
    l’auteur (je l’avais fait dans mon article à JRES
    <https://conf-ng.jres.org/2015/planning.html#article_52>) mais le
    point important est de sortir de la vision binaire.

    L’article vise surtout la chaîne de blocs, mais s’applique très bien
    au DNS.

    #décentralisation #chaîne_de_blocs #DNS #politique #Internet

  • La #décentralisation au #Sénégal, ou comment réformer pour mieux maintenir le statu quo

    La décentralisation au Sénégal est un processus très mouvementé. Elle connaît des temps forts et des périodes difficiles. Les textes sont en général très ambitieux mais la réalité est plus complexe. Cette décentralisation fortement affirmée par la loi et dans le discours officiel rencontre beaucoup de difficultés. En effet, le pouvoir central transfère certaines de ses prérogatives aux #collectivités_locales, tout en essayant de garder la mainmise sur ces dernières. Le #découpage_politico-administratif est tout aussi préoccupant. On assiste à une prolifération de communes le plus souvent sans viabilité territoriale et économique. Dans l’ensemble, les collectivités peinent à trouver des ressources pour financer leurs investissements. Les dotations de l’Etat sont insuffisantes, le recouvrement des impôts et des taxes est déficient, le partenariat avec des collectivités étrangères du Nord est désorganisé et comporte des risques. L’Etat tente de réformer mais fondamentalement sans remettre en question le #découpage_territorial qui est pourtant considéré comme l’une des sources des dysfonctionnements et du manque de moyens des collectivités locales.

    http://cybergeo.revues.org/27845
    #cartographie #visualisation #réforme_territoriale