• L’affaire d’importation de déchets d’Italie : Une enquête ouverte

    Le ministère des Affaires locales et de l’Environnement a annoncé mardi, 3 novembre 2020, qu’il a ordonné l’ouverture d’une #enquête sur un marché conclu par une société tunisienne pour l’importation de déchets de l’Italie, sans divulguer le nom de la société.

    Cette décision intervient au lendemain de la diffusion sur une chaîne de télévision privée, d’’un reportage d’investigation, faisant savoir que 70 conteneurs transportant 120 tonnes de déchets, viennent d’arriver en Tunisie. Plus de 200 autres sont encore en attente dans le port de #Sousse, selon la même source.

    La société tunisienne recevrait 48 euros pour chaque tonne importée. Il s’agit de divers types de déchets dont des #résidus_hospitaliers et dont l’importation n’est pas conforme aux normes nationales et internationales, a-t-on encore indiqué.

    Le département des Affaires locales et de l’Environnement n’a pas démenti, dans un communiqué, ce marché, mais, il a précisé qu’il n’a octroyé aucune autorisation à la société impliquée dans cette affaire et qu’il « n’hésitera pas à prendre toutes les mesures judiciaires adéquates face à ce genre de dépassement ».

    Il a fait savoir, aussi, qu’une décision de « ne plus accepter les conteneurs de déchets importés par ladite société et de renvoyer les quantités précédemment importées » a été prise, lors d’une séance de travail, tenue le 8 juillet 2020, avec la participation de l’ensemble des départements concernés.

    Sur le plan national, les activités de collecte, de transport et de gestion des déchets en Tunisie sont soumises à un cahier des charges que les promoteurs et sociétés doivent déposer à l’Agence Nationale de Gestion des Déchets pour approbation.

    Ils sont aussi tenus d’élaborer une étude d’impact sur l’environnement et la déposer à l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement ANPE.

    Les deux agences, qui relèvent du ministère de l’Environnement sont responsables de l’approbation des dossiers déposés pour exercer les activités précitées.

    Quant à l’échelle internationale, la Tunisie est signataire de plusieurs conventions internationales concernant les déchets.

    Il s’agit surtout de la #convention_de_Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, adopté à Bale, depuis le 22 mars 1989 et la convention de Bamako sur l’interdiction d’importer en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle des mouvements transfrontières et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique. Elle est aussi signataire des codes des déchets européens.

    https://www.mosaiquefm.net/fr/actualite-national-tunisie/817584/l-affaire-d-importation-de-dechets-d-italie-une-enquete-ouverte
    #Italie #déchets #Tunisie

  • Flash #graphene rocks strategy for plastic waste
    https://phys.org/news/2020-10-graphene-strategy-plastic.html

    The lab’s study appears in the American Chemical Society journal ACS Nano.

    Simply, instead of raising the temperature of a carbon source with direct current, as in the original process, the lab first exposes plastic waste to around eight seconds of high-intensity alternating current, followed by the DC jolt.

    #plastique #déchets

  • Enfouissement des #déchets : la colère gronde | 60 Millions de Consommateurs
    https://www.60millions-mag.com/2020/10/21/enfouissement-des-dechets-la-colere-gronde-17606

    #Pollution de l’#air, contamination des #sols et des #nappes_phréatiques, émission de gaz à effet de serre, explosion ou incendie… les problèmes générés par les centres de stockage des déchets se multiplient. À tel point que riverains et collectivités locales en viennent à refuser l’implantation de décharges près de chez eux.

    [...]

    [...] la réglementation n’est pas bien respectée. Le code de l’#environnement a beau stipuler qu’on ne peut enfouir que les déchets dits « ultimes », une masse énorme de biodéchets et plastiques partent directement en décharge, alors qu’ils pourraient être recyclés ou transformés en #compost.

    En cause, un niveau de tri à la source insuffisant (par les ménages), des machines à tri défaillantes, des emballages multi­composants compliqués à recycler.

    Dans la vallée du Dun, en Normandie, des citoyens se mobilisent contre une décharge attenante à un méthaniseur située au-dessus d’une nappe phréatique.

    Le projet initial, piloté par Veolia, prévoyait l’enfouissement des seuls déchets ultimes, mais, dans les faits, le méthaniseur ne parvient à traiter que 47 % des ordures reçues, contrairement aux engagements de départ. Et donc le site d’enfouissement s’étend démesurément.

    #eau #climat

  • Viser l’occlusion
    https://lundi.am/Viser-l-occlusion

    Transmise par le « Comité centrales », un « collectif d’enquête, de production et de diffusion de contenus théoriques, informatifs et artistiques contre le nucléaire, ses réseaux intelligents et son monde atomisé », cette enquête revient en détail sur la filière française de traitement des déchets nucléaires. Et c’est pas du propre.

    https://lundi.am/IMG/pdf/tract_cfdt_orano.pdf
    #industrie_nucléaire #uranium #déchets_nucléaire #nucléaire #areva #orano

  • Le #nouveau_camp de #Lesbos, #Grèce (#septembre_2020) :


    –-> photo : #Giorgos_Moutafis
    https://twitter.com/AneIrazabal/status/1305225485769740288
    #Kara_Tepe

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    Un nouveau camp pour réfugiés sur l’île de Lesbos après les incendies

    Environ 500 demandeurs d’asile ont été installés dans un nouveau camp sur l’île grecque de Lesbos qui doit accueillir des milliers de #sans-abri après la destruction du grand centre de Moria. De nombreux migrants manifestent toutefois pour quitter l’île.

    « Dans cinq jours l’opération sera achevée. Tout le monde sera installé dans le nouveau camp », a assuré le ministre des Migrations, Notis Mitarachi, en visite à Lesbos depuis deux jours pour coordonner les travaux du nouveau camp. Situé à trois kilomètres du port de Mytilène, chef-lieu de l’île, ce camp « sera fermé pendant la nuit pour des raisons de sécurité », selon un communiqué ministériel.

    « Tout est parti en fumée à Moria. On ne peut plus rester dans la rue, dans le camp ce sera mieux », a indiqué à l’AFP une Somalienne qui attendait son tour devant l’entrée du camp pour être enregistrée.
    Migrants contaminés

    Notis Mitarachi a estimé que « 200 personnes » parmi les demandeurs d’asile pourraient être contaminées par le Covid-19 et que des restrictions strictes sont prévues pour les sorties des migrants du nouveau camp.

    Des milliers de familles vivent sur le bitume, sur les trottoirs ou dans les champs à Lesbos depuis les gigantesques incendies de mardi et mercredi qui ont détruit le centre d’enregistrement et d’identification de Moria, sans faire de victimes.

    Mis en place en 2015 pour limiter le nombre de migrants venant de la Turquie voisine à destination de l’Europe, ce centre abritait plus de 12’000 personnes dont 4000 enfants, soit quatre fois plus que sa capacité initiale.

    Refus d’entrer

    Des migrants ont à nouveau manifesté dans le calme dimanche en fin matinée, réclamant leur transfert vers la Grèce continentale, selon des journalistes de l’AFP. De nombreux demandeurs d’asile refusent d’entrer dans le nouveau camp, disant leur ras-le-bol après avoir attendu dans celui de Moria durant des mois, certains des années, d’être transférés dans des structures en Grèce continentale.

    Mais le ministre des Migrations, Notis Mitarachi, a souligné que « toute personne qui est dans la rue sera transférée dans le nouveau camp ». « Ceux qui rêvent quitter l’île, il faut qu’ils l’oublient », a-t-il affirmé.

    https://www.rts.ch/info/monde/11600300-un-nouveau-camp-pour-refugies-sur-lile-de-lesbos-apres-les-incendies.ht

    #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #tentes #HCR #SDF

    Sur l’incendie du mois de septembre 2020 :
    https://seenthis.net/messages/875743

    #comme_en_Afrique...

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    Fil de discussion sur le dernier incendie :
    https://seenthis.net/messages/875743

    ping @isskein @karine4

    • Just 800 of Greek island’s 12,500 homeless migrants rehoused

      Just over 6% of the 12,500 people left homeless last week by the fire that destroyed Greece’s biggest camp for refugees and migrants have been rehoused in a new temporary facility under construction on the island of Lesvos, authorities said Monday.

      By Monday afternoon, about 800 people had entered the new tent city, hastily set up by the sea a few kilometers from the gutted Moria camp, migration ministry officials said.

      Thousands remained camped out for a sixth day along a road leading from Moria to the island capital of Mytilene, with police blocking the way into town to prevent asylum-seekers trying to board ferries for the Greek mainland instead of entering the new camp.

      Authorities say the blazes last Tuesday and Wednesday in Moria, where thousands of people arrive every year after crossing illegally from nearby Turkey, were started by camp residents angry at quarantine orders imposed after 35 people in the facility tested positive for Covid-19.

      Migration Minister Notis Mitarakis said there’s space for about 5,000 people so far in the new camp, on a former military firing range at Kara Tepe near Mytilene. He also said everyone left homeless by the Moria fire will be able to relocate to Kara Tepe within the next few days.

      Officials said the gap between available spaces and residents in the new camp is largely due to the unwillingness of many asylum-seekers to settle in. Many had hoped that with Moria destroyed they would be allowed to head for the Greek mainland, or even other European Union countries.

      Several hundred women and children held a protest march along the Moria-to-Mytilene road Monday, chanting: “No camp, freedom.”

      But government officials said the only way for former Moria camp residents to leave Lesbos would be to move to the new facility and successfully apply there for asylum.

      “Moving to the new camp is not optional, it’s obligatory,” Mitarakis said in an interview with Parapolitika Radio.

      Under EU rules, people reaching Greece’s eastern Aegean islands from Turkey must stay in camps at their points of arrival pending examination of their asylum bids. This led to overcrowding and squalid living conditions for camp residents that were repeatedly criticised by human rights organizations. It also triggered resentment among Lesbos’ Greek population.

      Asylum-seekers entering Kara Tepe are tested for Covid-19 as part of the registration process, and 15 infected people have been recorded so far. All were moved to isolation facilities.

      Greece’s minister responsible for public order, Michalis Chryssohoidis, said Monday he hoped a continued reduction in migration flows from nearby Turkey and a speedy processing of asylum applications should mean the last of the refugees and migrants currently on Lesbos would have left by spring.

      Greek authorities plan to build a new facility for future arrivals that will replace Moria.

      https://www.ekathimerini.com/256958/article/ekathimerini/news/just-800-of-greek-islands-12500-homeless-migrants-rehoused

    • 2,9 εκατομμύρια για νοίκια στον Καρά Τεπέ μέχρι το… 2025, στην κατά τα άλλα προσωρινή δομή !
      142.051 για τους τέσσερις μήνες του 2020 και από 550.000 το χρόνο, για τα έτη 2021 έως 2025, προκειμένου να νοικιαστούν οι εκτάσεις του Καρά Τεπέ από το Υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου

      « Λεφτά με το τσουβάλι » αλλά και απόδειξη ότι η προσωρινή δομή του Καρά Τεπέ κάθε άλλο παρά προσωρινή είναι. Το « Ν » αποκαλύπτει σήμερα, δημοσιοποιώντας τα σχετικά έγγραφα, ότι για την περίοδο Σεπτέμβριος 2020 έως 31 Δεκεμβρίου 2025, το Υπουργείο μετανάστευσης και ασύλου δίνει το αστρονομικό ποσό των 2.9 εκατομμυρίων ευρώ μόνο για την ενοικίαση εκτάσεων ξερής και εγκαταλειμμένης γης στον Καρά Τεπέ. Προκειμένου να δημιουργήσει ένα νέο μόνιμο ΚΥΤ.

      Συγκεκριμένα με δυο χθεσινές (14.9.2020) αποφάσεις του Υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου που αναρτήθηκαν στο « Διαύγεια » δεσμεύονται τα παρακάτω ποσά :

      – 142.051 ευρώ για την ενοικίαση γεωτεμαχίων για τη λειτουργία προσωρινής δομής φιλοξενίας προσφύγων και μεταναστών έως τις 31.12.2020.

      – Επίσης δεσμεύονται άλλα 2.750.000 ευρώ (550.000 ευρώ το χρόνο) για τη μίσθωση των ίδιων γεωτεμαχίων στην περιοχή Καρά Τεπέ !

      Ας σημειώσουμε ότι στις εκτάσεις αυτές που ανήκουν εξ αδιαιρέτως σε απογόνους γνωστής οικογένειας της παλιάς Μυτιλήνης, έχουν αρχίσει ήδη να πραγματοποιούνται χωματουργικές εργασίες, σε κάποια δε τμήματα στήνονται και σκηνές. Εκτείνονται δε πέραν του οικοπέδου του πεδίου βολής ιδιοκτησίας του υπουργείου Εθνικής Άμυνας και φτάνει μέχρι και πίσω από το σούπερ μάρκετ Lidl, Σε επαφή δηλαδή από τη μια μεριά με επιχειρήσεις κατά μήκος του δρόμου από την παλιά ΕΦΑΜ μέχρι και το πεδίο βολής και από την άλλη μεριά, μέχρι τη θάλασσα.

      Η ενοικίαση του συγκεκριμένου χώρου αποδεικνύει προφανώς ότι η νέα, κατ’ ευφημισμό αποκαλούμενη « προσωρινή », δομή στον Καρά Τεπέ είναι ο χώρος όπου θα αναπτυχθεί το μόνιμο ΚΥΤ που εξήγγειλε ο Πρωθυπουργός Κυριάκος Μητσοτάκης από τη Θεσσαλονίκη.

      Το μέγεθος δε της όλης έκτασης, πολλές εκατοντάδες στρέμματα, συμπεριλαμβανομένης και της έκτασης του υπουργείου Εθνικής Άμυνας, δείχνει ότι θα είναι ένα τεράστιο ΚΥΤ πολύ μεγαλύτερο αυτό της Μόριας, το μεγαλύτερο στην Ελλάδα αλλά και σε όλη την Ευρωπαϊκή Ένωση, σε άμεση επαφή με κατοικημένες περιοχές και πολλές δεκάδες επιχειρήσεις, λίγες εκατοντάδες μέτρα από το χωριό Παναγιύδα.

      Ας σημειωθεί ότι όπως λέχθηκε από ανθρώπους της κτηματαγοράς στη Μυτιλήνη, το ύψος του ενοικίου είναι ίσως μεγαλύτερο και από το ύψος του ποσού που απαιτείτο μέχρι πρότινος για την αγορά της έκτασης.
      https://www.stonisi.gr/post/11449/29-ekatommyria-gia-noikia-ston-kara-tepe-mexri-to-2025-sthn-kata-ta-alla-pro

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      Commentaire et traduction de quelques extraits par Vicky Skoumbi :

      Voici quelques extraits de l’article du média locale sto nisi qui révèle les véritables intentions du gouvernement, qui loin de programmer l’évacuation des îles d’ici Pâques, prévoit la création du plus grand hot-spot de l’Europe à Kara-Tepe à Lesbos, beaucoup plus grand que Moria !
      Si en plus, on tient compte les intentions affichés du gouvernement de créer non pas un RIC fonctionnant comme avant, mais un centre de réception et d’identification fermé sous surveillance policière 24h sur 24h, on voit que le pire est devant nous et les déclaration sur le départ de tout réfugié d’ici Päques n’est que poudre aux yeux de la population locale et de la communauté internationale

      2,9 millions prévus pour la location de terrains à Kara Tepe jusqu’en… 2025, tout ça pour une structure censément provisoire !

      142051 pour les quatre mois de 2020 et de 550000 par an, de 2021 à 2025, afin de louer les terrains de Kara Tepe par le ministère de l’Immigration et de l’Asile.

      La location de ces terrains prouve évidemment que la nouvelle structure à Kara Tepe appelée par euphémisme « temporaire » est l’endroit où sera installé le RIC (Reception Identification Center), le hot-spot permanent annoncé par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis à Thessalonique.

      L’étendue de l’ensemble de la zone, plusieurs centaines d’hectares, y compris la zone du ministère de la Défense nationale, montre qu’il s’agira d’un hot-spot énorme, beaucoup plus grand que celui de Moria, le plus grand de Grèce et de toute l’Union européenne, en contact direct avec des zones résidentielles et de très nombreuses d’entreprises, à quelques centaines de mètres du village de Panagouda.

      Il est à noter que comme l’ont dit les gens du marché immobilier à Mytilène, le montant du loyer est probablement supérieur du montant requis pour l’achat même du terrain.

    • Lesbos : les migrants à la rue évacués par la police vers un nouveau camp « provisoire »

      La police grecque a commencé jeudi à évacuer une partie des milliers de réfugiés jetés à la rue par l’incendie de Moria vers un nouveau camp, « provisoire » selon l’ONU et les autorités grecques. Ces dernières ont évoqué Pâques comme date butoir pour transférer les exilés de l’île de Lesbos.

      La police grecque a commencé jeudi 17 septembre à évacuer une partie des milliers de réfugiés jetés à la rue par l’incendie de Moria vers un nouveau camp.

      Vers 7h locales (4h GMT), la police faisait le tour des tentes, dans le calme. Progressivement ils ont entrepris de vider le secteur de ses sans-abri et les emmener vers le nouveau camp érigé à la hâte après l’incendie, il y a une semaine.

      https://twitter.com/rspaegean/status/1306301897368797187?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E13

      Sous un soleil déjà chaud, et sur fond de pleurs d’enfants, plusieurs réfugiés, dont des femmes et des enfants, pliaient leurs couvertures, apportaient des sacs contenant leurs affaires sauvées des flammes la semaine dernière, ou se mettaient à démonter les tentes de bric et de broc installées sur l’asphalte, selon des informations de l’AFP. Ces transferts s’ajoutent aux plusieurs centaines de migrants, déjà arrivés dans le camp mardi et mercredi, selon des humanitaires. D’après les derniers chiffres des autorités grecques, mardi, 1 200 personnes y étaient logées.

      Mercredi soir, 1 000 tentes, pouvant chacune accueillir 8 à 10 personnes, y étaient érigées. Des tentes médicales doivent encore être dressées, et deux zones de quarantaine sont prévues alors que quelque dizaines de cas de coronavirus ont été détectés - mais pour l’heure sans gravité.

      « L’objectif est de protéger la santé publique »

      Depuis l’incendie du camp de Moria, le plus grand d’Europe où vivaient près de 13 000 réfugiés dans des conditions dramatiques, les migrants se sont entassés sous des abris de fortune sur un coin de route et des parkings de supermarché fermés, dans une précarité extrême.

      Dans ce contexte, toute distanciation sociale pour se protéger du Covid-19 semble impossible et, surtout, l’urgence est ailleurs, ont observé des journalistes d’InfoMigrants sur place. « La plus grande préoccupation de ces personnes actuellement, c’est d’avoir accès à de la nourriture et de l’eau », a expliqué Dimitra Chasioti, psychologue pour Médecins sans frontières (MSF) présente sur les lieux.

      « L’objectif est de protéger la santé publique », a déclaré à l’AFP Theodoros Chronopoulos, porte-parole de la police. Il a confirmé une « opération en cours » qui « répond à des fins humanitaires ».

      MSF, qui a ouvert une clinique d’urgence dans cette zone, s’est vu interdire l’accès dans la nuit, alors que des rumeurs d’évacuation couraient, a indiqué l’ONG à l’AFP. À 7h30 (4h30 GMT), ses membres ne pouvaient toujours pas rejoindre leur clinique.

      https://twitter.com/MSF_Sea/status/1306455464071356416?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E13

      « Une opération de police est en cours pour emmener les réfugiés vers le nouveau camp. Cela ne devrait pas empêcher l’aide médicale », a twitté l’ONG. La zone a également été restreinte aux médias.

      https://twitter.com/MortazaBehboudi/status/1306468926830903296?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E13

      Objectif : « quitter l’île pour Athènes »

      Ce nouveau camp, qui crée de nombreuses réticences parmi la population migrante angoissée à l’idée de se retrouver à nouveau enfermée, sera seulement « provisoire » ont promis l’ONU et les autorités grecques.

      Construit depuis samedi, il a pour objectif que les réfugiés « puissent progressivement, et dans le calme, quitter l’île pour Athènes » ou « être réinstallés ailleurs », a indiqué mercredi le représentant en Grèce du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) en Grèce, Philippe Leclerc. « Le HCR pousse les autorités (grecques) à accélérer le processus (de demande d’asile) pour que les gens ne restent pas trop longtemps » ici, a-t-il ajouté.

      Le ministre grec de la Protection civile Michalis Chrysochoidis a pour sa part estimé que « la moitié » des exilés pourrait quitter Lesbos « d’ici Noël » et « les autres d’ici Pâques ».

      https://www.infomigrants.net/fr/post/27338/lesbos-les-migrants-a-la-rue-evacues-par-la-police-vers-un-nouveau-cam

    • "It is a terrible, inhuman situation". #Marisa_Matias visits Kara Tepe refugee camp

      Marisa Matias says that more than three thousand people have arrived in Kara Tepe and another six thousand are yet to arrive. In this refugee camp, people who test positive for Covid-6 are placed “in spaces surrounded by barbed wire where they have no water,” said the MEP.

      Presidential candidate Marisa Matias visited Kara Tepe in Greece this Friday, who is receiving refugees from the Moria camp, which suffered from a fire on the night of September XNUMX.

      “It is a terrible, inhuman situation”, guaranteed Marisa Matias in a video published on her Facebook page. “It is welcoming the people of Moria, after the fire, it is an immense extension”, said the MEP, pointing out the high number of people passing by around her.

      https://jornaleconomico.sapo.pt/en/news/It-is-a-terrible-inhumane-situation-Marisa-Matias-visits-the-re
      #paywall

    • After Moria, EU to try closed asylum camps on Greek islands

      A “closed camp” for displaced people is being set up on Samos as part of the EU’s strategy for fortifying its external borders. Neither residents of the island nor the people who will be held there want the camp.

      The site of what is to be one of the first new EU camps for displaced people is surrounded by a 6-meter (20-foot) barbed-wire fence. The heat of the day gathers in the valley, which is served so far only by a gravel road. The location of the future camp is over 5 kilometers (4 miles) from Samos, the main town on the island of the same name. When the camp is built, residents will be able to enter it through turnstiles at the gates by means of microchipped armbands. At night, the gates will remain locked.

      By the end of 2020, Samos is meant to be the first Greek island to host a “closed camp.” The announcement was made by the Greek migration minister, Notis Mitarachi, when he visited the island at the end of August. The European Commission has given Greece almost €130 million ($152 million) to build multipurpose reception-and-identification centers, which are meant to provide a higher standard of accommodation than previous camps had, with portable cabins, running water, separated areas and, above all, more security.

      The concept of the closed camps is part of a new strategy to better fortify regions at the European Union’s external borders. Overfilled camps in such regions have become a chronic problem since large numbers of displaced people began arriving in Europe from 2015 on. At the start of the year, the Greek islands near the border to Turkey were hosting more than 40,000 asylum applicants. In the town of Samos, the number of asylum applicants exceeded the number of people who lived there permanently. Almost 5,000 people are currently living in the existing camp on the island — although it was first meant to house only 650.

      Residents have built tents made from sleeping bags, sticks and tarpaulins. Water pipes stick out from the ground. The doors of the portable toilet cabins are banging open and shut with the wind. There is a smell of fried fish and urine.
      ’Send us back’

      Omar, who asked that his real name not be used, was sitting on a pallet, drinking tea with his wife and children near the tent that the family — eight members in all — shares. At night, the rats are so loud that they can’t sleep, the 58-year-old Omar said. After seven months of waiting since the family came from Idlib, Syria, he has had enough. “It’s better to send us back to our country,” he said: It would be better to be in danger in a civil war than to be provided indefinite refuge at this camp.

      Skin infections are proliferating, Omar said, and most people are without showers. Each person receives one bottle of water and two meals a day — which the members of the family take turns standing in line for up to three hours to get.

      A son, Mohammed, who had studied in university back in Syria, fanned out the meal vouchers for the following days. Whereas at the start each person had received about €90 per month, this lump sum has now been reduced to €75. Omar had heard that the money saved was being used to improve the general living conditions. But, he said, nothing has changed for him. On the contrary: Since restrictions were placed on movement, he said, the situation has become even more tense. He said the situation often got worse at night — when there is neither electricity nor light.
      Are NGOs permitted?

      After the first two cases of coronavirus infection were discovered in the camp earlier in September, the Greek authorities imposed a lockdown that is to last until the end of the month. Over the past week — including as recently as Sunday evening — fires broke out in the camp. It remains unclear what caused the fires. But Greek politicians are warning of copycat effects following fires at the Moria camp on Lesbos, and even excusing the camp residents of engaging in arson to escape the miserable conditions.

      In the future, 2,100 will be held at the camp — 900 of them in a closed-off area where they will wait for decisions on their cases, according to Jonathan Vigneron, project coordinator for Doctors Without Borders (MSF) on Samos. The numbers are taken from a map that the migration minister handed out during his visit. Vigneron said the whole thing reminded him of a prison.

      “It’s a very scary thing to see,” Vigneron said. He added that issues that international organizations had asked for clarity on included whether NGOs such as MSF would even be permitted to work in the new camp. The registration procedure for NGOs makes access almost impossible, he said. In an open letter, 68 organizations wrote that conditions in the camp could create “a worrying situation with regard to human dignity.”

      Displaced people might have a better standard of accommodation and more security at the closed camp, Vigneron said, but they would have nothing to do and no freedom of movement. “The camp is 5 kilometers away from any place,” Vigneron said. “It’s not marginalizing people: This is segregation by definition.”

      https://www.infomigrants.net/en/post/27510/after-moria-eu-to-try-closed-asylum-camps-on-greek-islands

    • Refugee camp on toxic land, potentially life threatening for small children!

      The new “temporary” camp in Kara Tepe, Lesvos, is as we all know built partially on an old military firing range. For the government this already restricted area was perfect, it was already fenced in. As all military areas there is a lot of restrictions, the most important ones are the restrictions of movement and the restrictions on taking pictures.
      The camp area has been criticized by many, because it’s just not suited to house people, in flimsy tents when the winter is approaching. It’s at the sea, without any protection from heavy winds that usually pounds this area. The area also floods frequently, the tents are built straight on the ground, there is no drainage system. When it’s really starts to rain, and it will, there will be mud everywhere, outside and inside the tents. And if that wasn’t enough, it’s a high possibility, that the very land the camp is built on is toxic.
      As previously mentioned, it’s an old military firing range, that has been used by the military for decades. We can assume that the military has used a variety of weapons, that over the years, have packed the ground with hazardous materials. The main concern is the possibility of lead contamination. The presence of lead and lead dust is well documented on such sites as are the extreme danger to health if lead is absorbed by children. Children younger than 6 years are especially vulnerable to lead poisoning, which can severely affect mental and physical development. At very high levels, lead poisoning can be fatal.
      As we all know, UNHCR are assisting the Greek authorities in resettling displaced families, many of them children, on this new site. They have a special responsibility, due to their involvement, to assure that the area used is suitable and safe to live on. UNHCR have rehoused displaced families on highly toxic land in the past, and should have learned by their previous mistakes.
      Following the war in Kosovo in 1999, UNHCR rehoused displaced families on highly toxic land. This is also well documented, particularly so on a website that followed the situation over a number of years. www.toxicwastekills.com
      It resulted in childrens’ blood lead levels higher than instruments could measure. There is no level of lead so low that children’s health will not be damaged. Very young children often absorb it through licking lead paint etc as they find it pleasant. This is also well documented. Pregnant women can transfer absorbed lead to foetuses through the placenta. It attacks all organs of the body but also causes irreversible brain damage. Now UNHCR is helping to place men, women and children on an old military firing range near Kara Tepe on Lesvos. This could be yet another deadly mistake in the making.
      Due to the fact that it took only 5 days to put up this camp, after the fire in Moria, it’s highly unlikely that any proper survey has been taken. This new site requires urgent toxicity checking by independent experts to reveal whether lead is present on the new site, which could indicate an evacuation might be necessary to protect the lives of vulnerable children. The concern has already been addressed by email to Astrid Castelein, head of the UNHCR sub office on Lesvos, and the main UNHCR office in Greece, so far without any reply.
      Some areas in the camp has been leveled out by bulldozers, in other areas soil from the leveled areas has been reused as landfill. By doing so, things that has been buried in the ground for decades has resurfaced, possibly making the situation even worse. Residents in the camp have found remains of ammunition casings and grenades around the tents, and military personnel have been observed using metal detectors in the outskirts of the camp. To see small children who have fled war, play with used ammunition in a European refugee camp, should raise some questions.
      If this isn’t enough, a proposal to create a new “reception and identification centre” structure with a capacity of 2,500 people, and a planned 500 employees overall, in the area of the former shooting range of Kamenos Dasos (Camlik) in central Lesvos seems to have been passed, as the majority of Mytilene municipal authority confirmed. These areas would never have been approved to build houses, schools or kindergartens, but seems to be more than good enough for these children..
      https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/lead-poisoning/symptoms-causes/syc-20354717

      https://www.facebook.com/AegeanBoatReport

      #déchets #toxicité #pollution #armée #zone_militaire #plomb #santé

    • #Moria_2.0': refugees who escaped fire now living in ’worse’ conditions

      More than 7,500 people living in tents on squalid settlement, with two other camps on Lesbos set to close

      Thousands of people who fled the fire that destroyed the infamous Moria refugee camp in Lesbos, Greece, last month are living in dire and unsanitary conditions in a temporary settlement with little access to water or basic sanitation.

      Just over 7,500 people are now living in tents among the rubble and dust of a former shooting range in an informal settlement that has become known as “Moria 2.0”.

      The camp, located at the edge of the sea, is exposed to the elements. Residents are allowed to leave the camp between 8am–8pm every day apart from Sunday. People wash their clothes and bodies in the sea because there is not enough running water. In the past week more than 1,600 recognised refugees have been moved to less crowded camps and hotels on the mainland, where they have said conditions are better.

      Semin, a 23-year-old economics graduate from a Kabul university, said she cried when she found out she wouldn’t be moving to the mainland.

      “My mother tries not to eat a lot of food because she doesn’t want to go to the toilet,” she said, and explained that some people were walking to a nearby town to use toilets in cafes instead of using camp toilets.

      “This camp is not good for children or old people,” she added. She said that the electricity, which is powered by generators, didn’t always work.

      A spokesperson for the Greek ministry of migration said that there were 400 toilets in the camp and that these were cleaned every day.

      Shad Mohammed, a refugee from Afghanistan, said he was having to find ways to cook his own food using salvaged pots and pans from Moria because his children could not eat the food in the new camp.

      Two other remaining camps on the island, Pikpa and Kara Tepe, which are both for vulnerable people, are now facing closure. Kara Tepe, which has a capacity for around 1,000 people, will be closed by the end of the year. Pikpa, a small brightly-coloured camp with notably good conditions, faces closure by authorities next week.

      Carmen Dupont from Lesvos Solidarity, an NGO operating in Pikpa, said she had been shocked to hear news of the closures. “At a time when we hear from the European Union: ‘no more Moria’, a new Moria has been built and the conditions – as far as we hear from the people inside – are worse than at the previous camp.”

      Dupont said the situation for those stuck on Lesbos and other Greek islands seemed to be deteriorating. “There seems to be a very clear agenda linked to the migration pact and the European Union’s direction, which is of containment. Keeping people trapped and locked in inhumane camps in hellish conditions and at the same time, erasing and closing the dignified shelters that exist.

      “It is a very clear agenda that we are resisting because Pikpa is much more than a place. We are defending the idea and values of solidarity, equality, dignity and connection.”

      Médecins Sans Frontières have also expressed concerns about the new camp. “We know that the camp has very minimal services,” said Marco Sandrone, the MSF project coordinator on Lesbos. “[The closure of Kara Tepe and Pikpa] is extremely concerning, because the lack of appropriate accommodation for vulnerable categories has always been an issue.”

      Meanwhile, as residents at “Moria 2.0” tried to make the best of the situation, the community at Pikpa were planning to spend their final days lobbying to save the space. Last week a group of children from the camp spent the day painting a mural reading: “Save Pikpa. Love you Pikpa.”

      A spokesperson for the ministry of migration said residents of Pikpa and Kara Tepe would have their asylum claims “accelerated”. A successful asylum claim would mean they would be moved to the mainland while a rejection would result in them being detained and – pending appeal – deported.

      https://www.theguardian.com/global-development/2020/oct/07/moria-20-refugees-who-escaped-fire-now-living-in-worse-conditions?CMP=s

    • Un mois après les incendies à Moria, le HCR lance une mise en garde contre une dégradation des conditions à l’arrivée de l’hiver

      Quatre semaines après les incendies qui ont détruit le centre d’accueil et d’identification de Moria à Lesbos, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, réitère son appel pour que des mesures et des améliorations urgentes soient prises afin d’éviter une nouvelle détérioration des conditions de vie d’environ 7800 réfugiés et demandeurs d’asile actuellement hébergés dans le site d’urgence de Kara Tepe.

      Le froid et l’arrivée de l’hiver ne feront qu’aggraver les difficultés endurées par cette population. Il existe des lacunes critiques en matière de drainage, d’eau, d’installations d’assainissement et d’hygiène, et de services de santé, auxquelles il faut remédier sans délai.

      Les fortes pluies du 8 octobre dernier ont aggravé la situation des résidents du site d’urgence. Des tentes ont été inondées. Le HCR a effectué des visites de suivi en matière de protection pour évaluer la situation sur ce site suite aux fortes pluies et a donné la priorité aux bâches pour les personnes dont les tentes ont été affectées par les fortes pluies. Les réfugiés eux-mêmes ont également trouvé d’autres solutions provisoires, comme le creusement de canaux et de tranchées pour évacuer l’eau autour de leurs tentes et éviter les inondations, car le drainage fait défaut à travers tout le site.

      Le centre d’accueil et d’identification de Moria a été dévasté par des incendies le 9 septembre dernier, forçant quelque 12 000 hommes, femmes et enfants à vivre dans la rue. Les autorités grecques avaient rapidement mobilisé l’armée grecque et les partenaires humanitaires pour ouvrir un centre d’accueil d’urgence. Des efforts importants ont été déployés par les autorités nationales et les organismes d’aide travaillant à Lesbos. Toutefois, les conditions de vie dans le site d’urgence doivent encore être améliorées de toute urgence.

      Le HCR et d’autres partenaires humanitaires ont alerté les autorités grecques sur les dangers et les risques liés à la sécurité sur le site d’urgence, exigeant une action immédiate de leur part. La zone est sujette aux inondations et le site actuel sous tente n’est pas équipé pour fournir la protection nécessaire contre les éléments et les basses températures.

      A la demande des autorités grecques et en soutien aux efforts d’aide humanitaire menés par le gouvernement, le HCR fournit du gravier pour aider à réduire le risque d’inondation dans les zones de tentes et les parties communes. Comme le temps se refroidit et devient plus humide, nous fournissons des kits d’isolation et des planchers composés de palettes et de plaques de contreplaqué pour les tentes familiales.

      Toutefois, il ne s’agit là que d’interventions à court terme qui ne peuvent être considérées comme adéquates ou suffisantes pour résister à l’hiver. Nous avons souligné auprès des autorités que des efforts à grande échelle sont nécessaires, notamment pour assurer rapidement un drainage efficace sur l’ensemble du site et garantir de meilleures solutions d’hébergement pour les personnes les plus vulnérables et leurs familles. Parallèlement, nous continuons à demander davantage de transferts vers le continent dans des logements décents.

      Avec l’arrivée de nouvelles précipitations et d’autres conditions climatiques difficiles, le HCR exhorte à une action immédiate sur toutes les îles grecques de la mer Égée. A Samos, où près de 4500 personnes continuent de séjourner dans des conditions précaires et surpeuplées, la plupart d’entre elles dorment dans des tentes d’été ou des abris de fortune dans les bois, en périphérie du centre d’accueil prévu pour accueillir seulement 650 personnes. La souffrance de ces personnes peut être évitée, grâce à des préparatifs contre les conditions hivernales et à des transferts plus nombreux vers des logements décents.

      Parallèlement, le HCR est encouragé par les efforts menés durant le dernier mois pour décongestionner les sites surpeuplés à travers les îles de la mer Égée, par le biais de transferts vers le continent des demandeurs d’asile les plus vulnérables et des personnes ayant obtenu le statut de réfugié de la part des autorités grecques. Nous continuons à apporter notre appui et à encourager l’accélération de ces efforts.

      A un moment où les besoins en termes de logements appropriés pour les demandeurs d’asile en Grèce sont accrus, le HCR est particulièrement préoccupé par la fermeture annoncée des installations sur l’île de Lesbos, qui avaient été consacrées à l’hébergement de centaines de familles, de femmes et d’enfants parmi les plus vulnérables.

      Il s’agit notamment du centre d’hébergement communautaire de Kara Tepe et de PIKPA, un espace de solidarité autogéré. L’un des fondateurs de cet espace avait reçu la distinction Nansen du HCR pour les réfugiés en 2016. L’activiste grecque Efi Latsoudi a travaillé sans relâche pour aider des milliers de réfugiés arrivant sur les côtes grecques, en offrant un refuge aux plus vulnérables après leur arrivée.

      En attendant des solutions plus complètes et plus dignes, le HCR appelle les autorités grecques à veiller à ce que de telles initiatives continuent d’exister pour assurer la protection et répondre aux besoins spécifiques des réfugiés particulièrement vulnérables.

      https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2020/10/5f8057a5a/mois-apres-incendies-moria-hcr-lance-mise-garde-contre-degradation-conditions

    • “No more Moria”? Rainfall floods dozens of tents in Kara Tepe camp

      Dozens of tents were flooded and large parts of Kara Tepe refugee camp on the island of Lesvos came under water after a strong rainfall on Thursday, an expected development as many people warned about from the very first moment the camp was set up.

      the European Commission slogan “No More Moria” turned into “flooded Kara Tepe” instead.

      The rainfall destroyed 80 out of 1,100 tents and left families with children and elderly again without a roof over their heads.


      https://twitter.com/InfoMigrants/status/1314500743685189632

      3 out of 15 demarcated areas in the camp stand under water.

      For the Migration and Asylum Ministry reason for the floods is the heavy rainfall and the hastily way the camp was set up due to the fire in Moria hotspot.


      https://twitter.com/Malichudis/status/1314242613675995137

      “It is obvious that a temporary structure that was built in a few days will face problems, however, the problems have been addressed immediately,” Ministry sources said according to local media.

      The sources said that the services of the Migration Ministry that operate in the field, in collaboration with Civil Society volunteers, have already proceeded to:

      Transfer of residents to flooded tents, to common areas (rub halls) , where they will remain until further notice.
      Restoration or removal of the approximately 80 tents affected, as 2,500 residents have already left the temporary structure in Kara Tepe and additional 1,300 will leave for relocation abroad.
      Distribution of waterproof covers in order to strengthen the roofs of the tents.

      Drainage works are expected to be concluded in a week.

      “After all, winterization projects are in progress from the first moment,” the sources said..

      They added “the effectiveness of the first infrastructure and protection projects is proven by the fact that the overwhelming percentage of the structure was not affected by the rainfall.”

      The Migration Ministry submitted a relevant Technical Bulletin totaling 5,580,000 euros to the Ministry of Development and Investment, which has already been approved and the projects will be implemented immediately. The projects are funded by the European Union “.

      The sources stressed that the damages in Kara Tepe demonstrate the need for the immediate implementation of the project of the new closed / controlled structure, a structure that will offer better living conditions, modern facilities and more security.”

      PS all in all the Greek Migration Ministry is satisfied with its accomplishments then “only 80 tents were flooded.” Thank goodness, the rain did not come from the other side flooding another 80.

      And it is still autumn…

      The United Nations High Commissioner for Refuges warns of worsening conditions ahead of the winter.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/10/09/kara-tepe-camp-lesvos-flooded
      #inondations

    • UNHCR calls for action after migrant camp floods

      A month after fire razed the sprawling Moria reception center on the Aegean island of Lesvos, the United Nations refugee agency, UNHCR, has called for “urgent action” after heavy rain flooded tents at a new facility set up to replace the camp.

      “Urgent action and improvements are needed to avoid further deterioration of living conditions for some 7,800 refugees and asylum-seekers currently sheltered in the emergency site in Kara Tepe,” the UNHCR said in a statement on Friday.

      It said some “interim solutions” were found in the wake of the flooding caused by Thursday’s rainfall but warned that, “colder weather and the onset of winter will only bring more hardship for the people there.”

      Migration Minister Notis Mitarakis said that the majority of the facility had not been affected by the flooding and that those migrants whose tents were flooded were temporarily moved to “common areas.”

      https://www.ekathimerini.com/257929/article/ekathimerini/news/unhcr-calls-for-action-after-migrant-camp-floods

    • Moria 2.0: The new Lesbos refugee camp

      A month ago, on September 12, the Greek government opened a new migrant camp on Lesbos, after Moria was destroyed by fire. The new camp is home to about 10,000. InfoMigrants went to meet some of them last week.

      The last warmth of autumn is fading on Lesbos, the Greek island that will be remembered as the site of Europe’s largest migrant camp, Moria, which burned to the ground a month ago.

      After the fire, some of the most vulnerable migrants were taken to facilities on the Greek mainland or to other European countries. Those remaining, around 10,000 people including babies, the elderly and ill, moved into the new temporary tent facility on a former military site. Before moving there, they had spent up to ten days sleeping by the roadside in the open.

      Access to the camp is restricted and the Greek authorities do not welcome visitors. There is a large police presence in and around the camp to ensure that the violence of Moria is not repeated. Asylum seekers are searched for drugs and weapons every time they re-enter the facility. This also means waiting in line to receive a rapid antigen test for COVID-19 .

      The Greek Ministry of Migration and Asylum promised that people would have decent living conditions, medical treatment and supplies including running water, electricity and wifi. Once a day, the residents receive a food package containing three meals, but many supplement these rations by cooking their own food over small fires along the sea shore.

      As there are no showers in the camp, people have to wash with a hose-pipe or in the sea. Many people InfoMigrants spoke to said this was causing serious problems for women who needed privacy.

      Children and adults wait in line to fill their containers with cold water from a hose. There is no physical distancing or any other protection against virus transmission.

      Camp residents who are ill with coronavirus are in a fenced-off area.

      Without insulation the tents can become too hot to stay inside even when the outside temperature is less than 28 degrees Celsius. In winter, when it drops to around six degrees, they will offer little protection against cold.

      The camp went up quickly before drains were dug, and the first rain a day after this photo was taken on October 7, flooded the tents. A number of migrants complained that they were living “worse than animals.”

      https://www.infomigrants.net/en/post/27851/moria-2-0-the-new-lesbos-refugee-camp

    • Lesbos: Is another Moria in the making?

      Rains have flooded a camp set up to replace the burned-down Moria camp for displaced people and migrants on the Greek island of Lesbos. People seeking to make a new life for themselves are instead mired in mud.

      There are huge puddles in front of the tents at the Kara Tepe camp on the Greek island of Lesbos. A woman holding a newborn baby in a thick pink blanket watches children splash through the water, barefoot or in flip-flops. People are using shovels in often vain efforts to remove the murky water from inside the tents. The rainwater has even seeped underneath the plastic groundsheets, causing them to bulge in places.

      The videos and photos circulating on Twitter and other internet platforms give the world an idea of how helpless the people on Lesbos must have felt after the massive rains this week. “The water came into our tent and everything was flooded,” Ahmad Shuaib Abawi told DW. The 26-year-old Afghan and his family of nine live in one of the approximately 1,100 tents in what the Greek authorities refer to as a “temporary camp.”

      Conditions were supposed to be different there — more orderly, safer — after the controversial and completely overcrowded Moria refugee camp burned down about a month ago.

      80 tents destroyed by water

      Even before the heavy rainfalls, critics called the new camp, which is being called Moria 2 by some, “inhumane.” The rains have now destroyed about 80 of the 1,100 tents. According to the Greek Immigration Ministry, the authorities immediately started to fix the problem, arguing that it is normal for “temporary accommodation built within just a few days” to face challenges.

      The ministry said only a small part of the camp was affected by the floods and that some of the refugees had been temporarily relocated. According to the Greek government, almost 10,000 people currently live at the Kara Tepe camp.

      Waiting all day long

      “It’s really horrible,” said Marion MacGregor, who has been on the ground in Lesbos for the InfoMigrants online portal for the past few days. The refugees are not doing well and the psychological strain, in particular, is enormous, she said. “They do not want to lose years of their lives waiting around in these conditions; they just want to have their asylum application interviews and get on with it” she said. Instead, many face a long wait in the camp, knowing that winter is coming, there are no showers and there is not enough food.

      In good weather, the location of the camp could even be described as idyllic. It is situated right on the coast and the morning sun occasionally bathes the tents in soft orange light. But in reality, Kara Tepe has little of the idyll about it.

      “People wash in the ocean,” MacGregor said, adding that this is a problem in particular for the women, as they have no privacy. Portable toilets have been set up — altogether 345 of them, camp residents have told workers from the aid organization Doctors Without Borders (MSF).

      Food packages are not enough

      “Once a day, they are handed a packet of food, but that’s not enough,” MacGregor said — which is why some refugees try to sell bottles or handkerchiefs in the city to buy extra food. But thanks to solar panels, many people in the camp at least have electricity.

      Is the situation in the new camp better than in Moria, despite the many privations? Residents of the camp are divided in their opinion. MacGregor has heard that there is less violence, at least, thanks to the enormous police presence in front of and inside the camp.

      Ahmad Shuaib Abawi also had a relatively positive view — of the camp, at least. “We are not doing badly here, but we are wasting time; the children could go to school and we could study,” he said, adding that he wants to get on with his life rather than get stuck.

      Seven square meters for two families

      “The conditions in the new camp remind us a lot of Moria, while we hear from our patients that in reality, the situation is even worse,” said Marco Sandrone, director of operations for MSF on Lesbos, adding it appears that some tents have no groundsheet at all. “Before the rains, people slept on rocky or dusty ground, which has since become muddy,” he said. Many families have to share tents; they cook, eat and sleep on about 7 square meters (75 square feet), he added.

      https://twitter.com/MSF_Sea/status/1314245456189415424

      The local aid organizations agree the living conditions are not humane despite promises by the Greek Immigration Ministry to provide “decent conditions,” medical care and sufficient food. “Enough is enough!” several aid organizations, including MSF, say in a joint statement. “We reaffirm our call to move these people to safe and decent housing. Other European countries must also accept those seeking protection in order to relieve the situation on the Greek islands.”

      Appeal to EU

      About 2,500 refugees housed at the Kara Tepe camp have been transferred to other accommodation within the EU since September, and 1,300 are expected to leave the camp soon, according to the Greek Migration Ministry. Germany agreed to take in 1,500 refugees from Greece; France expects 900.

      The aid organizations argue that is not enough. They call on EU leaders and member state to stop sealing off the Greek islands and reinforcing the bloc’s external borders. For the time being, however, nothing is likely to change at the Kara Tepe camp. The waiting continues, along with hopes that the next rain will not flood everything again.

      https://www.dw.com/en/lesbos-is-another-moria-in-the-making/a-55249863

  • Sous le sable, la radioactivité !
    http://obsarm.org/spip.php?article341

    L’ONU a décrété le 29 août « Journée internationale contre les #Essais_nucléaires ». À cette occasion, la Fondation Heinrich Böll publie « Sous le sable, la radioactivité ! », une étude sur les déchets des essais nucléaires français en Algérie au regard du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, réalisée par l’Observatoire des armements et ICAN France. La France, avec ses 210 essais nucléaires — dont 17 au Sahara algérien (entre 1960 et 1966) —, n’a pas encore révélé tous ses secrets ! Si en effet on (...) Actualités

    / Essais nucléaires, #Victimes_du_nucléaire

    http://obsarm.org/IMG/pdf/etude_sous_le_sable_29.08.2020.pdf

  • Manifeste en faveur de la #consigne pour réemploi
    https://usbeketrica.com/article/manifeste-en-faveur-de-la-consigne-pour-reemploi


    Logique  : tu meurs toujours par ce par quoi tu as pêché.

    « Un être humain ingère en moyenne 5 grammes de #plastique chaque semaine, soit l’équivalent du poids d’une carte de crédit. » Il y a tout juste un an, le résultat du rapport commandé par WWF à l’Université de Newcastle (Australie) sonnait comme un signal d’alarme fort. Depuis cette étude, rien n’a changé ou presque : nous avons ingéré 50 cartes bleues en regardant la production de déchets plastiques s’accélérer.

    #emballage #verre

  • Coronavirus : inquiétudes à Marseille, où le nombre de cas double toutes les 48h
    https://www.europe1.fr/societe/covid-19-inquiets-des-medecins-marseillais-veulent-eviter-que-la-ville-soit-

    À Marseille, de nombreux médecins s’inquiètent de la reprise de la propagation du coronavirus. « Il va falloir éviter que la ville, dans une quinzaine de jours, soit une ville sinistrée par une épidémie qu’on aurait mal envisagée », déclare lundi sur Europe 1 Annie Levy-Mozziconacci, médecin à l’hôpital Nord.

    • Le mot d’ordre « Restez chez vous » me gonfle un peu. « Restez chez vous », ça veut aussi dire des violences conjugales, des problèmes de santé mentale, du chômage forcé dans une société qui ne sait pas redistribuer ses richesses... « Restez chez vous », pour moi c’est la mort. On est resté chez nous parce qu’on n’en savait pas assez sur la manière dont ce virus se diffusait (et accessoirement parce qu’on avait réduit nos capacités de soin). Maintenant on sait, on met un masque et on essaie d’arbitrer mieux entre nos différents besoins. « Restez chez vous » nous a valu d’autres problèmes sanitaires graves (les sus-cités mais aussi des privations de droits reproductifs pour les femmes, des retards évalués à dix ans pris dans la lutte contre les autres maladies infectieuses), une stratégie du choc dont se goinfrent les industries (#déchets_plastiques et #extractivisme) et les serviteurs du capitalisme. Arbitrer entre mettre un masque (buée sur les lunettes des fois, pas agréable à porter) et le monde de la pandémie (les mort·es, les patient·es qui ne s’en remettent pas, les soignant·es sur les rotules et « Restez chez vous ») me semble autrement plus facile et décent et faiblement contre-productif.

    • L’effet rien-à-foutre surtout à mon avis. La dernière fois que j’ai mis les pieds à Marseille en centre ville c’était il y a une quinzaine de jours : très très peu de masques en vue, aucune précaution de distanciation.

      Ceci dit c’est pareil dans mon bled à 60 bornes de là. À mon avis PACA est bien partie pour salement morfler. Mais on s’en fout hein, « c’est un truc de parisiens cette épidémie » (putain de mentalité de merde).

    • Moi ce sont les gens contaminés qui partent en vacances qui me gonflent en ce qui concerne mon intervention. Partir c’est tuer aussi. Chez vous que tu peux traduire dans votre ville, votre quartier votre rue, etc, etc...

    • Depuis le déconfinement, je me suis fait des voyages à Bordeaux, Lille, Rennes, pour voir des ami·es. Je porte le masque dans les lieux publics confinés, je ne fais pas la bise à des personnes que j’aime beaucoup. Ne pas faire ces déplacements a été un coup dur sur ma santé mentale, je ne compte pas m’en priver tout en regardant des tablées entières se faire la bise conventionnelle par paquets de cinquante comme à Bordeaux, ou un tiers de personnes non masquées dans le métro lillois le samedi soir et ça monte à 50 % quand tu rajoutes le nez qui dépasse.

      De même au boulot, je suis la cassandre du coin, j’ouvre les fenêtres dès qu’il y a deux personnes dans la même pièce, je m’engueule avec mon directeur et les dirigeant·es de l’asso parce que « l’épidémie est finie », « il y aura une deuxième vague en septembre », « il ne faut pas psychoter », etc. alors retour à la normale : « une journée de télétravail par semaine mais pas plus, on ne peut pas faire autrement » (la preuve, on a bossé tout le confinement et notre compte Zoom a toujours suffi) et moi qui montre les infos sur les reconfinements au Portugal et en Espagne, en signalant qu’ils touchent pas les endroits où les gens ont le plus de pognon, que le civisme obligerait à contribuer à vider des transports en commun qui sont aujourd’hui au 2/3 de leur remplissage habituel alors qu’il faudrait 1/4.

      J’ai proposé des règles de bonnes pratiques de groupe (pour les bénévoles et les salarié·es) fondées sur les recommandations de l’INRS
      http://www.inrs.fr/risques/covid19-prevention-entreprise/ce-qu-il-faut-retenir.html
      qui ont été écartées parce que la réduction des risques ne parle à personne. Moi non plus j’ai pas de culture scientifique, pourtant je pige qu’il faut se prendre en mains pour ne pas être violemment confiné·es et j’observe un je-m’en-foutisme général, auquel contribuent les élites, alors même que j’hésite à m’acheter une corde pour si l’Île de France est reconfinée. Mais je ne pige pas, pardon, comment l’autorisation de se déplacer d’une région à l’autre peut être ne serait-ce que comparée aux rassemblements de plus de dix personnes en intérieur, au non-port du masque (y compris pour des voyages de deux heures en train !), à des transports en commun de nouveau pleins parce que les boîtes aiment mieux le présentiel.

      Entendre sur Seenthis que la seule solution c’est #Restez_chez_vous malgré sa putain de violence et alors que des gestes SIMPLES sont refusés par une masse critique de tas de merde parmi lesquels des ministres, des conspis et des pauvres gens dont on peut se demander s’ils et elles ont réussi à acquérir un masque... Je veux bien aussi me couper un bras si ça a un intérêt sanitaire mais je doute que non.

    • Et à Paris aussi, telle Biocoop qui respectait la jauge sûre, obligeait à mettre du gel sur les mains et à porter un masque accepte désormais des personnes non masquées pour mettre en danger les autres dans ses murs.

      C’est une question d’arbitrage au vu des connaissances (au point mais l’espace médiatique est saturé de c’est les vacances, la deuxième vague est pour septembre), des injonctions (contradictoires), du civisme des un·es et des autres (variable !). Normalement, avec l’état de notre vie sociale, on saurait faire ça bien, mettre un masque sans se faire trop de mal. Mais on a l’air de préférer les grands maux et les grands remèdes.

    • Pour les déplacements, étant donné que le virus se propage par sauts à partir de foyers infectieux (et donc probablement grâce aux super spreaders), l’idée logique est d’isoler les zones infectées, pour limiter la propagation.

      C’est un truc qui s’observe depuis la peste et qui se confirme une fois de plus.

      Actuellement, les foyers se déplacent vers les lieux de villégiatures des urbains… alors que nous n’avons pas le quart de la moitié des infrastructures nécessaires pour gérer ne serait-ce que quelques foyers infectieux.

      Loin de l’épicentre, avec juste des gens contaminés en ville, on était déjà au taquet, il y a deux mois.

      Si ça flambe chez nous, on va juste crever comme des merdes, sans grand cinéma de TGV sanitaires (ils passent bien trop loin de chez nous).

    • Il y a aussi une constante chez le Français type en villégiature  : «  j’ai payé pour être ici, personne ne me connait, alors rien à foutre des autres, je vous pisse à la raie  !  ».

      Les gus jettent leur merde par la portière («  rien à foutre, c’est pas chez nous  !  »)  : quand j’habitais le long de la route pour les Landes, juillet-aout, c’était la saison des gorets. Une fois, j’ai reçu une serviette hygiénique usagée à mes pieds dans le jardin… je suis certaine que jamais la nana n’aurait fait ça chez elle.

      Étant gosse, je suis allée une fois en voyage organisé en Espagne avec mes grand-parents  : la honte de ma vie  ! Les vieux se comportaient comme des esclavagistes.

      Plus tard, en Allemagne, au Deutche Museum de Münich, j’ai su 5 min à l’avance qu’on allait croiser un autre groupe de Français. Quand on les a croisés, j’ai fait semblant d’être Allemande… gorets.

      En Russie, même combat… mais en 1999, les Russes étaient encore neufs en tourisme, donc, du coup, ils jetaient les malotrus très sec. Et un vieux guide du Kremlin m’a confié qu’en fait, les pires chez eux, c’étaient les Allemands… mais on sentait bien le gros passif.

      Il y a 3 jours, dans le petit supermarché de blédards, deux mecs de 25 ans, dont un la gueule ouverte en train de se foutre de la gueule des ploucs. Le type n’arrêtait pas. Un mode gros connard colonialiste, alors que c’est juste un gus que doit faire ses 3 heures de RER par jour pour aller tafer parce qu’il n’a pas encore assez écrasé de gens pour ne plus habiter qu’à 45 min de métro…

      Bref, faut pas trop me chatouiller avec les bienfaits touristiques…

    • Vacances, j’oublie tout ! (Purée, quels exemples de grosses merdes en translation.)

      N’empêche... la stratégie de réduction des risques, c’est d’aménager la vie des gens plutôt que de leur demander d’arrêter de la vivre. Parce demander aux gens d’arrêter de vivre, c’est s’assurer des réponses très variées dont le déni (je veux pas arrêter de vivre donc je vais prétendre que tout va bien), la rebellitude, tous refus antisociaux. Et pour les gens qui arrêtent de vivre, d’autres problèmes encore (dans mes listes précédentes j’oubliais les patient·es atteint·es de maladies chroniques et qui n’ont pas vu le médecin pendant trois mois).

      Je ne sais pas dans quelle mesure cette pandémie ressemble à celle de Sida mais il y a plein de textes intéressants sur ça et notamment le besoin de partir des besoins des gens pour les aménager au mieux et faire les arbitrages les mieux pensés, en l’état des savoirs sur les risques, en pesant la contrainte et le bénéfice. Comme la contrainte du masque, c’est rien du tout pour le bénéfice que c’est, comme y’a de la marge sur son adoption inconditionnelle en tous lieux publics confinés, mon arbitrage entre le port du masque et le confinement, il est vite fait.

      Clairement, quelle que soit l’échelle, « Restez chez vous » c’est le refus de la réduction de risques, le confinement en version on va faire ça douze mois, celles et ceux qui ne seront pas mort·es avant auront un suicide gratos. Autour de moi j’ai déjà deux copines avec une dépression Covid, j’ai moi-même senti le vent du boulet. Je ne veux pas vivre comme ça alors je me bats pour faire respecter la réduction des risques au moins autour de moi... quitte à avoir l’air hystérique au boulot et sachant que les non-masqué·es dans les transports, je suis incapable de leur parler, j’ai trop envie de leur exploser leur sale gueule de cloportes proto-humains. Et une copine qui essaye me dit que ça ne change rien, la balle est donc dans le camp des connards qui nous ont mis des prunes à 135 pour des serviettes hygiéniques et deux paquets de biscuits.

    • Ireland could randomly test tourists from high-risk countries for Covid-19 | World news | The Guardian
      https://www.theguardian.com/world/2020/jul/14/ireland-could-randomly-test-tourists-from-high-risk-countries
      https://i.guim.co.uk/img/media/283ebfb4a1b6991633474a75f2955764557fcc3b/29_86_3279_1967/master/3279.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

      Ireland may start random testing visitors for Covid-19 if they come from countries where the disease is deemed not under control.

      Le tourisme, un droit humain ? Random tests au lieu de test everyone ou close the fucking borders ?

    • Le « rien a foutre, c’est pas chez nous », pas sûr que ce soit vraiment ça soit leur modo. Car quand tu vois les défauts de précaution routière de certains même à 100m de chez eux... Si y’a bien un endroit où il ne faut pas faire de vagues, ce serait dans son voisinage car « je sais où tu habites », mais malgré tout ils écrasent le champignon à 1 rue de chez eux...
      Ils diront - « qu’ils assument »...
      – Oui c’est ce qu’on verra...

  • L’une des plus grandes décharges d’Europe attise les convoitises de Suez aux dépens de l’efficacité écologique
    https://www.bastamag.net/Decharge-montagne-de-dechets-incinerateur-Suez-tri-selectif-Serbie-polluti

    Une des plus grandes décharges à ciel ouvert d’Europe empoisonne les sols et l’air de la banlieue de Belgrade. Suez, géant français de la gestion des déchets et de l’eau, a conclu un très gros contrat avec la mairie de la capitale serbe pour bâtir un incinérateur. La montagne d’ordures va-t-elle disparaître et le recyclage se développer ? Pas si sûr. On a beau être à plus de 700 kilomètres de la côte la plus proche, une armée de mouettes obscurcit le ciel. Au milieu de coteaux agricoles, à quelques (...) #Décrypter

    / #Europe, Pollutions , #Toxiques, #Multinationales, #Reportages, A la une

    #Pollutions_

  • Plastic for recycling from Europe ends up in Asia’s waters
    https://www.europeanscientist.com/en/environment/plastic-for-recycling-from-europe-ends-up-in-asian-waters

    The researchers from the National University of Ireland Galway and the University of Limerick in Ireland used trade data and waste management data from destination countries to determine the various fates – from successful conversion into recycled resins or ending up as landfill, incineration, or ocean debris – of all plastic recycling exported from Europe.

    They discovered that a massive 46 per cent of European separated plastic waste is exported outside the country of origin. While China was previously the single biggest importer of plastics for recycling, the country closed its doors in 2017. Since then, Southeast Asian nations with poor waste management practices have shouldered the burden.

    According to the authors, a large share of this waste is rejected from recycling streams and significantly contributes to ocean littering. For 2017, they estimated that up to 180,000 tonnes – that is, around 7 per cent, of all exported European polyethene – may have ended up in the oceans.

    #déchets_plastiques #pollution #Asie_du_Sud-Est

    • Recycling of European plastic is a pathway for plastic debris in the ocean

      Polyethylene (#PE) is one of the most common types of plastic. Whilst an increasing share of post-consumer plastic waste from Europe is collected for recycling, 46% of separated PE waste is exported outside of the source country (including intra-EU trade). The fate of this exported European plastic is not well known. This study integrated data on PE waste flows in 2017 from UN Comtrade, an open repository providing detailed international trade data, with best available information on waste management in destination countries, to model the fate of PE exported for recycling from Europe (EU-28, Norway and Switzerland) into: recycled high-density PE (#HDPE) and low-density PE (#LDPE) resins, “landfill”, incineration and ocean debris. Data uncertainty was reflected in three scenarios representing high, low and average recovery efficiency factors in material recovery facilities and reprocessing facilities, and different ocean debris fate factors. The fates of exported PE were then linked back to the individual European countries of export. Our study estimated that 83,187 Mg (tonnes) (range: 32,115–180,558 Mg), or 3% (1–7%) of exported European PE in 2017 ended up in the ocean, indicating an important and hitherto undocumented pathway of plastic debris entering the oceans. The countries with the greatest percentage of exported PE ending up as recycled HDPE or LDPE were Luxembourg and Switzerland (90% recycled for all scenarios), whilst the country with the lowest share of exported PE being recycled was the United Kingdom (59–80%, average 69% recycled). The results showed strong, significant positive relationships between the percentage of PE exported out of Europe and the percentage of exports which potentially end up as ocean debris. Export countries may not be the ultimate countries of origin owing to complex intra-EU trade in PE waste. Although somewhat uncertain, these mass flows provide pertinent new evidence on the efficacy and risks of current plastic waste management practices pertinent to emerging regulations around trade in plastic waste, and to the development of a more circular economy.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412020318481?via%3Dihub

      #eau #plastique #ocean_littering #statistiques #chiffres #polyéthylène #recyclage #Luxembourg #Suisse #UK #Angleterre #économie_circulaire

      ping @albertocampiphoto @marty @daphne

  • Plastic Rain Is the New Acid Rain | WIRED
    https://www.wired.com/story/plastic-rain-is-the-new-acid-rain

    Writing today in the journal Science, researchers report a startling discovery: After collecting rainwater and air samples for 14 months, they calculated that over 1,000 metric tons of microplastic particles fall into 11 protected areas in the western US each year. That’s the equivalent of over 120 million plastic water bottles. “We just did that for the area of protected areas in the West, which is only 6 percent of the total US area,” says lead author Janice Brahney, an environmental scientist at Utah State University. “The number was just so large, it’s shocking.”

    It further confirms an increasingly hellish scenario: Microplastics are blowing all over the world, landing in supposedly pure habitats, like the Arctic and the remote French Pyrenees. They’re flowing into the oceans via wastewater and tainting deep-sea ecosystems, and they’re even ejecting out of the water and blowing onto land in sea breezes. And now in the American West, and presumably across the rest of the world given that these are fundamental atmospheric processes, they are falling in the form of plastic rain—the new acid rain.

    #plastique #déchets_plastiques #pollution

  • Coronavirus and the return of plastic – in pictures | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/gallery/2020/jun/29/coronavirus-and-the-return-of-plastic-in-pictures
    https://i.guim.co.uk/img/media/5eda743443f74da08f5576d2f9fcaa247835809a/845_749_4467_2680/master/4467.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    ntil recently it was possible to imagine the end of plastic, but Covid-19 has changed the game. Since the pandemic started, there has been a significant increase in plastic waste, such as masks, gloves and gowns, and increased purchases of products including disposable wipes and liquid soap

    #plastique #déchets_plastiques #photographie

    • On a, somme toute, très envie d’y croire. Et si, grâce au recyclage, notre mode de vie occidental devenait tout à coup soutenable, et surtout généralisable ? Ce scénario optimiste, très largement véhiculé de manière implicite ou explicite, est malheureusement irréaliste et potentiellement néfaste. Il agit comme un écran de fumée, à trois niveaux différents que nous nous proposons de décrire dans cet ouvrage. C’est tout d’abord la communication volontariste sur le geste de tri, qui masque les nombreuses autres limites et difficultés du système de recyclage actuel, liées aux choix d’entreprises productrices de biens et d’emballages qui n’assument pas complètement leur « responsabilité élargie ». C’est ensuite le mythe du recyclage à l’infini, utilisé comme un leurre pour éviter toute remise en question sérieuse d’activités économiques surconsommatrices et surproductrices de déchets. C’est, enfin, l’idée trompeuse que le recyclage nous permettrait de rompre avec l’économie linéaire.

      En réalité, le recyclage se nourrit du jetable et contribue à perpétuer son utilisation.

      Et on en vient à se demander si :
      - le recyclage n’est pas un sous-extractivisme inclus dans l’extractivisme, où la matière première est « déchet » d’un produit manufacturé ayant consommé de la matière extraite en premier lieu pour la fabrication de ce produit marchandise.
      - si le vrai « bilan carbone » (émission de gaz à effet de serre) ne viendra pas s’ajouter aux émissions en première intention pour la fabrication initiale de la marchandise produite et conditionnée industriellement.
      – la valorisation n’est pas, elle aussi soumise aux « lois du marché » quand le coût d’extraction de la matière première utilisée pour « produire » est plus bas que celui d’un éventuel recyclage.

      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/recycler-pollue-t-il-620477.html
      (vieil article de janvier 2016) :

      L’étude souligne néanmoins que la manière la plus immédiate de rendre visible cet impact serait de donner un vrai prix au carbone qui, prenant en compte les externalités, permettrait de « rééquilibrer les systèmes économiques et écologiques ». Cela permettrait également de redonner un coup de pouce à l’industrie du recyclage qui, malgré sa contribution directe à la création d’emplois non délocalisables (en grande majorité en CDI), traverse en ce moment en France une crise, essentiellement due à la baisse du coût des matières premières vierges et préjudiciable à la transition énergétique.

      D’aucuns diraient que la « nature » se chargera de corriger le problème. C’est rigolo, cette façon de voir la « nature ». Alors que ce sont les oligarchies de nos sociétés productivistes et consuméristes qui, par leurs choix, ont impacté et corrompu notre environnement dit « naturel » mais surtout social.

  • Ségur de la #Santé : début de polémique autour d’un « projet d’accord » - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/economie/segur-de-la-sante-debut-de-polemique-autour-d-un-projet-d-accord-20-06-20

    [Les] syndicats [sont] « stupéfaits » d’entendre parler d’un « projet d’accord à la veille d’une semaine de négociations décisive » [c]ar [...] ces annonces [ne sont pas] chiffrées. Et c’est là que le bât blesse.

    (Désolé pour le charcutage, mais les #déchets du « Parisien » étaient vraiment trop nombreux).

    #foutage_de_gueule permanent

  • Les réseaux sociaux russes, lanceurs d’alerte de la catastrophe de #Norilsk

    Le 3 juin, le président russe Vladimir Poutine a déclaré l’#état_d’urgence au niveau fédéral, après la fuite le 29 mai d’au moins 20 000 tonnes de #diesel dans une rivière du Grand Nord. La catastrophe a été provoquée par l’effondrement d’un réservoir de la #centrale_thermique de Norilsk, en #Sibérie orientale.

    À Vladimir Potanine, dirigeant de l’entreprise en cause Norilsk Nickel (premier producteur de nickel au monde), le chef du Kremlin a adressé les reproches suivants : « Pourquoi les agences gouvernementales n’ont-elles été mises au courant que deux jours après les faits ? Allons-nous apprendre les situations d’urgence sur les réseaux sociaux ? »

    Ce sont en effet des vidéos postées par des citoyens sur les #réseaux_sociaux qui ont alerté les autorités sur le drame. Depuis des années en Russie, ils constituent un canal de communication important pour les experts et les écologistes qui cherchent à alerter sur les #catastrophes_industrielles et les conséquences du #changement_climatique. Cela offre à la #société_civile une mine d’informations et un espace où s’expriment les critiques sur le manque d’action et d’anticipation de l’État et des entreprises face à ces situations d’urgence.

    Cette nouvelle catastrophe a suscité grâce aux réseaux une attention médiatique nouvelle, pour ces régions isolées où des drames écologiques se jouent régulièrement.
    https://www.youtube.com/watch?v=0kakLGwXGzM&feature=emb_logo

    Un temps précieux perdu

    Précisons que la catastrophe du 29 mai est particulièrement préoccupante. Plus encore que le pétrole, le diesel est extrêmement toxique et les sauveteurs de #Mourmansk, spécialisés dans la #dépollution, ne sont arrivés sur place que 40 heures après la catastrophe du fait du délai entre la survenue de l’#effondrement et l’alerte. Un retard qui n’a permis de récupérer qu’une infime quantité de diesel.

    La majeure partie du carburant a coulé au fond de la rivière #Ambarnaïa et déjà atteint le #lac_Piassino. Le #carburant est en train de se dissoudre dans l’#eau ce qui rend sa collecte difficile et il n’est pas non plus envisageable de le brûler, ce qui libérerait des substances toxiques en quantité trop importante.

    L’#Arctique ne compte par ailleurs ni route ni réservoir pour collecter les #déchets. En construire près des zones polluées est impossible, la #toundra étant marécageuse et impraticable. Les sites de déversement ne sont donc atteignables que par hélicoptère et l’été dans l’Arctique étant très court, le temps presse.

    Rappelons que le #Grand_Nord fait continuellement la triste expérience de la #pollution par le #pétrole, lors de son exploitation et de son acheminement.

    Succession de catastrophes

    La région de Norilsk n’en est en effet pas à son premier #désastre_écologique. Dans cette zone industrielle, les #rivières revêtent déjà toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, non seulement à cause des #hydrocarbures mais également d’autres #activités_industrielles (rejets de #métaux_lourds et de #dioxyde_de_souffre de la #mine de #nickel et du centre industriel métallurgique).

    Convoquée à l’occasion de la fuite massive, la mémoire d’Internet met en lumière les catastrophes passées. En 2016, la rivière #Daldykan à Norilsk avait elle aussi pris un aspect rouge. Les autorités locales et fédérales et les médias locaux avaient alors gardé le silence pendant plusieurs jours. Après avoir nié l’accident, #Norilsk_Nickel avait fini par l’admettre une semaine plus tard tout en assurant que le phénomène ne présentait aucun danger pour l’#environnement. Sous la pression de la société civile locale, images à l’appui, les autorités avaient été poussées à ouvrir une enquête.

    Et il y a seulement trois mois, le 4 mars, dans la même région, près de 100 tonnes de diesel se répandaient dans les glaces de la rivière #Angara après la rupture d’un #pipeline.

    Ces catastrophes lointaines, qui surviennent dans des régions peu peuplées, n’attirent généralement pas l’attention médiatique. Celle de Norilsk, par son ampleur et sa portée internationale, suscite une prise de conscience nouvelle.

    État incapable et entreprises négligentes

    La catastrophe réveille les débats sur les réseaux sociaux russes autour de la gestion du risque environnemental et l’absence totale de responsabilisation des entreprises polluantes en Russie. Les principes de pollueur-payeur, de prévention et de précaution, si difficiles à faire appliquer en France, n’y existent tout simplement pas.

    Les monstres de l’industrie (pétrole, gaz naturel et divers métaux) échappent au contrôle de l’État. Pour preuve, les services d’inspection fédéraux n’ont même pas été admis sur place par les vigiles de Norilsk Nickel, comme l’a déploré Svetlana Radionova, la responsable du Service fédéral de contrôle des ressources naturelles et de la protection de l’environnement, le 30 mai dernier sur son compte Facebook.

    Cette fuite constitue pourtant la plus grande catastrophe environnementale qu’a connue l’Arctique. Dans cette région, la #décomposition_biologique des produits issus du pétrole est extrêmement lente et pourrait prendre au moins 10 ans. Un drame qui aura des répercussions sur les milieux arctiques, déjà très vulnérables : comme l’expliquait en 2018 la géographe Yvette Vaguet,« Les #lichens peuvent nécessiter jusqu’à 30 ans pour repousser et un saule nain peut ici être vieux d’un siècle ».

    Fonte du #permafrost et catastrophes industrielles

    Depuis des années, des chercheurs spécialistes de l’Arctique tentent d’alerter via les réseaux sociaux, faute d’une prise de conscience dans la classe politique. On ne compte plus les dommages causés par le changement climatique aux écosystèmes : les feux de forêt se multiplient, la couverture neigeuse diminue fortement et l’épaisseur de la glace dans la #mer_de_Kara rétrécit de plus en plus rapidement – elle a commencé cette année à fondre un mois plus tôt que d’habitude.

    Les régions de Russie à permafrost, cette combinaison de glace et de terre qui représente environ 60 % de la masse terrestre du pays, ne peuvent plus supporter la même charge que dans les années 1980. Or la plupart des structures construites à l’époque soviétique pour l’exploitation des ressources n’ont jamais été remplacées, alors même que le problème est connu de longue date.

    Dans la région de Norilsk, la fonte du permafrost entraîne donc l’affaissement des installations, comme l’avait déjà alerté un rapport du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, publié en 2018. La catastrophe du 29 mai en est la conséquence directe, provoquée par l’effondrement d’un des piliers du réservoir que la compagnie n’avait jamais remplacé depuis 1985.

    La #faune et la #flore du Grand Nord menacées

    Parmi les avertissements adressés par les chercheurs sur les réseaux sociaux, une préoccupation revient régulièrement, celle des effets du changement climatique et des activités humaines sur la faune et la flore du Grand Nord.

    La région de #Taimyr, dont Norilsk est la capitale, a déjà déploré la disparition d’un emblématique renne sauvage : en l’espace de 15 ans, 40 % des animaux du plus grand troupeau sauvage de rennes au monde ont disparu.

    En cette période de crue printanière, le diesel répandu par la catastrophe va imprégner tous les pâturages de #cerfs de la plaine inondable. Or la #chasse – au #cerf notamment – constitue avec la #pêche le principal moyen de subsistance des peuples indigènes de Taimyr. Sur les sites et les pages Internet où échangent ces populations, l’inquiétude est palpable. Gennady Shchukin, chef de la communauté #Dolgan, militant et adjoint du conseil de district #Dolgano-Nenets, a d’ailleurs publié sur les réseaux sociaux une lettre adressée au président Poutine et à différents hauts fonctionnaires pour réclamer une enquête publique et transparente et faire part de sa préoccupation.

    « Les cerfs ne survivront pas lorsqu’ils traverseront la rivière. Le diesel se déposera sur le corps de l’animal. Il ne survivra pas à l’hiver. L’animal ne pourra pas se débarrasser de ce film, et il ne pourra pas se réchauffer. Nous ne pourrons pas non plus vendre cette viande car elle aura une odeur de diesel. Les cerfs mourront et se décomposeront dans cette mer de diesel, dans la toundra. Le même sort attend les oiseaux et les poissons de l’Arctique. »

    Une autre voix, celle d’Alexander Kolotov, président de l’ONG écologiste Plotina.Net, résume ainsi la situation.

    « Je pense qu’un déversement de diesel de cette ampleur montre que nous ne disposons pas actuellement de technologies suffisamment sophistiquées pour faire face à des catastrophes d’une telle ampleur. Et cela soulève la question suivante : dans quelle mesure devrions-nous continuer à envahir et vouloir dompter l’Arctique, si nous ne pouvons faire face à la catastrophe ? »

    Sur l’Internet russe, des informations circulent, des alertes sont lancées, des critiques sont adressées. On y découvre effectivement les situations d’urgence… mais aussi l’histoire des catastrophes industrielles d’une région, leurs effets à long terme et l’incurie de l’État en la matière.

    https://theconversation.com/les-reseaux-sociaux-russes-lanceurs-dalerte-de-la-catastrophe-de-no
    #peuples_autochtones

  • Au Ghana, l’Occident jette ses déchets en toute impunité
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140620/au-ghana-l-occident-jette-ses-dechets-en-toute-impunite?onglet=full

    Dans la banlieue d’Accra, une décharge à ciel ouvert est devenue le lieu de toutes les toxicités. Des milliers de tonnes de déchets pour un désastre écologique. Accra (Ghana), envoyés spéciaux.– Il fait un soleil de plomb, le vacarme est assourdissant et l’odeur pestilentielle. Dans les venelles du bidonville d’Old Fadama, la boue vaseuse couleur pétrole colle aux semelles. Au bout de la marée métallique de toits en tôle, des colonnes de fumée noire s’échappent de l’horizon. Cet endroit est loin d’être (...)

    #écologie #technologisme #santé #obsolescence #enfants

    ##santé

  • À Bure, l’agence des déchets nucléaires se paie des gendarmes
    5 juin 2020 / Marie Barbier (Reporterre) et Jade Lindgaard (Mediapart)
    https://reporterre.net/A-Bure-l-agence-des-dechets-nucleaires-se-paie-des-gendarmes

    D’après les informations obtenues par Mediapart et Reporterre, une convention a été signée en 2018 entre la gendarmerie nationale et l’Andra, l’agence chargée de l’enfouissement des déchets nucléaires, dans ce village de la Meuse. Depuis, l’agence a payé des dizaines de millions d’euros pour assurer, via des gendarmes, la surveillance des habitants. Ce partenariat pose des problèmes éthiques et juridiques.

  • Coca-Cola Named The World’s Most Polluting Brand in Plastic Waste Audit
    https://www.forbes.com/sites/trevornace/2019/10/29/coca-cola-named-the-worlds-most-polluting-brand-in-plastic-waste-audit/#2f1043f274e0

    The audit, conducted by Break Free From Plastic, consisted of 848 cleanup events across 51 countries and six continents. In total, 72,541 volunteers combed through beaches, city streets, waterways and their neighborhoods picking up pieces of plastic.

    The organization’s volunteers collected a total of over 475,000 pieces of plastic waste around the world. Of the plastic collected, the No. 1 brand was from Coca-Cola, with 11,732 items collected. As you can see from the figure below, the second was Nestle and the third PepsiCo.

    Ça me fait penser à cette touriste néerlandaise qui se plaignait du pastique en Asie du SE et refusait les pailles dans les cafés parce que c’était vraiment le parangon de l’horreur !

    #déchets_plastiques

  • Never gonna give you up: how plastic seduced America | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2019/jun/21/history-of-america-love-affair-with-plastic
    https://i.guim.co.uk/img/media/62078bda304da5d8426576c870b4eaf5fc9a7a9e/1135_1336_2689_1613/master/2689.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    In 1957 Disneyland opened the Monsanto House of the Future, an all-plastic dwelling. Over the next 10 years millions of visitors passed through its fantastical rooms, designed by MIT architects with curved walls and large windows. The house was equipped with plastic chairs and plastic floors, the kitchen with precise stacks of plastic plates and plastic cups. Monsanto’s house trumpeted the wonders of science, as well as the chemical industry and its products. Plastic, it proclaimed, was the material of tomorrow.
    Plastic wrapped in plastic: the wasteful reality of America’s grocery stores
    Read more

    Tomorrow has come, and plastic is everywhere. In the half century since the Monsanto house closed, plastic has conquered the planet: globally, we now consume a million plastic bottles a minute and more than a trillion plastic bags every year.

    #plastique #consommation #déchets_plastiques

  • GRAND FORMAT. Bienvenue à Geamana, le village roumain enseveli au fond d’un lac poubelle
    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/grand-format-bienvenue-a-geamana-le-village-roumain-enseveli-au-fond-d-

    Oh mon Dieu ! Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas possible. (...) Ce monde de cauchemar, c’est la Terre !" A la fin du classique de la science-fiction de 1968 La Planète des singes, Charlton Heston descend de son cheval, épuisé, et s’effondre sur le sable. Face à lui se dresse le buste de la statue de la Liberté. Sa tête métallique surmontée de sa tiare à pointes, son bras droit tendu et la torche qui le prolonge dépassent d’une plage désolée, révélant le twist final aux spectateurs horrifiés : les hommes ont détruit leur propre civilisation. L’image est puissante. Loin des écrans de cinéma, un choc visuel du même ordre explique la fascination qu’exerce aujourd’hui le village englouti de Geamana, dans le nord-ouest de la Roumanie. De cette petite communauté rurale, elle aussi anéantie par la main de l’homme, ne reste qu’un ultime vestige, le clocher d’une église à demi submergée. Ici, la trace du passé révolu ne surgit non pas du sable, mais d’une mer de boue.

    source : https://alternatives-projetsminiers.org
    #mine_de_cuivre #Roumanie #extractivisme #village_englouti

  • Lesbos en quarantaine, la situation des réfugiés

    Dans le camp de Mória sur l’île de Lesbos, des travailleurs humanitaires apportent leur soutien à des dizaines de milliers de migrants malgré le confinement et les conditions sanitaires catastrophiques. « ARTE Regards » lève le voile sur la situation désespérée dans ce site surpeuplé, considéré comme l’un des plus dangereux d’Europe.

    Leurs histoires ne font pas la une mais elles émeuvent, surprennent et donnent à réfléchir. En prise avec un thème d’actualité, les reportages choisis par ARTE Regards vont à la rencontre de citoyens européens et proposent une plongée inédite dans leurs réalités quotidiennes.

    https://www.arte.tv/fr/videos/090637-059-A/arte-regards-lesbos-en-quarantaine-la-situation-des-refugies
    #Moria #Lesbos #asile #migrations #réfugiés #distanciation_sociale #camps_de_réfugiés #coronavirus #covid-19 #Team_Humanity #humanitaire #solidarité #Grèce #délit_de_solidarité #dissuasion
    #film #vidéo #documentaire #campement #bagarres #agressions #queue #déchets #liberté_de_mouvement #hygiène #eau #accès_à_l'eau #eaux_usées #sécurité #insécurité #toilettes #résistance #relocalisation #
    ping @luciebacon

  • iNex Circular #cartographie les gisements de #déchets - Cleantech

    https://www.usinenouvelle.com/editorial/inex-circular-cartographie-les-gisements-de-dechets.N965306

    Où installer de nouvelles unités de méthanisation ? Où trouver des déchets valorisables pour produire du gel hydrologique ou de la chaleur renouvelable ? iNex Circular a la réponse : iNex sourcing. Son outil de cartographie dopé à l’intelligence artificielle répertorie 2 millions de producteurs de déchets en Europe (France, Benelux, Allemagne, Espagne et Italie).

    Exploitations agricoles, industriels de l’agroalimentaire ou du bois, centres de tri, restaurants, hôtels, écoles... En utilisant les données publiques disponibles, cette start-up parisienne sait évaluer qui produit des déchets organiques, où, et en quelle quantité avec un taux d’erreur de 5 à 25 %. En France, où la cartographie est exhaustive pour les biodéchets, iNex Circular a renseigné 800 000 sites. « L’idée de cet outil est née en 2012 au sein du cabinet de conseil en développement durable parisien iNex pour travailler sur des questions d’économie circulaire », explique Olivier Gambari, à la tête de l’entreprise.