• Naarea, la start-up qui veut laver le nucléaire plus blanc que blanc

    https://www.nouvelobs.com/economie/20220216.OBS54554/naarea-la-start-up-qui-veut-laver-le-nucleaire-plus-blanc-que-blanc.html

    Cette deep-tech française planche sur un mini-réacteur sans danger ni déchets. Ce rêve peut-il devenir réalité ou sert-il d’autres desseins ?

    #suspense

    #nucléaire #nucléaire_vert #start_up #deep_tech #SMR #AMR #illusion #green_washing #france_2030

    • Construire un mini-réacteur nucléaire contenu dans un cube d’un mètre de côté, qu’on pourrait installer partout sur la planète et qui contribuerait de façon sûre et propre à l’avènement du monde neutre en carbone que nous devons atteindre d’ici 2050 : tel est le grand projet de Jean-Luc Alexandre, ingénieur quinquagénaire passé par Spie Batignolle, Alstom et Suez, et d’Ivan Gavriloff, consultant en innovation industrielle. Ensemble, ils ont fondé la start-up Naarea, qui doit donner naissance à ce nucléaire qui lave plus blanc que blanc.

      En les écoutant, il se peut que vous soyez traversé par l’image de Peter Isherwell, ce personnage emblématique du film « Don’t look up », entrepreneur convaincu que sa technologie sauvera la planète de la comète qui la menace... Naarea peut-elle vraiment contribuer à lutter contre le réchauffement climatique ou fait-elle miroiter des solutions impossibles ?

      Dans le milieu assez conservateur du nucléaire français, on regarde avec une certaine prudence cette jeune pousse disruptive qui veut ouvrir la voie à un atome qui ne soit ni super-étatique, ni super-centralisé. Tout le contraire de la façon dont cette énergie s’est développée jusqu’à présent dans le monde. A la manière américaine, Jean-Luc Alexandre et Ivan Gavriloff veulent faire collaborer des scientifiques et entreprises ultrapointus peu habitués à travailler ensemble, lever des millions auprès de différents investisseurs, candidater aux appels d’offres publics destinés à soutenir l’innovation, et avancer sur leur voie.

      Les réacteurs à sels fondus

      Aux Etats-Unis, cette stratégie a permis à plusieurs start-up de pousser des projets de petits réacteurs nucléaires, les Small Modular Reactors (SMR), dont la puissance ne dépasse pas 300 mégawatts (MW) (contre 1 650 pour un EPR). Parmi elles : Nuscale ou TerraPower, soutenue par Bill Gates, qui planche sur deux technologies de réacteurs dont l’une partage beaucoup avec celle retenue par Naarea. Nos deux aventuriers de l’atome ont d’ailleurs « pitché » le célèbre milliardaire, au même titre que des dizaines d’autres investisseurs, en vue d’attirer leurs deniers. Objectif : lever « plusieurs dizaines de millions d’euros dans les prochaines semaines, en amorçage », avant de recommencer, pour rassembler au total 650 millions d’euros sur cinq ans.

      Que racontent-ils à leurs potentiels investisseurs ? Que le nucléaire sauvera la planète du réchauffement, et qu’ils disposent d’une technologie qui peut résoudre les problèmes aujourd’hui posés par l’atome. Jean-Luc Alexandre explique : « Le nucléaire représente aujourd’hui 4 à 5 % de l’énergie mondiale. Ce n’est pas à ce niveau qu’on peut avoir un rôle sur le climat. Pour qu’il remplace en grande partie les énergies fossiles, il faut faire dix fois plus. Et pour y arriver, il faut le rendre acceptable en s’attaquant à ce qui ne l’est pas aujourd’hui : les déchets et la sûreté. »

      Le réacteur Naarea, plus petit qu’un SMR avec une puissance de 1 à 40 MW, fabriquerait à la fois de l’électricité et de la chaleur. Sur le papier, il fonctionne avec une technologie dite « à sels fondus », contrairement à la quasi-totalité des réacteurs existants qui sont « à eau pressurisée ». Son combustible, liquide, ne remet pas en cause le principe de base de la fission, mais n’a pas besoin d’eau pour se refroidir. Ce qui ouvre des possibles en termes d’implantation : chauffer les villages les plus reculés, aujourd’hui alimentés en fuel, propulser des porte-conteneurs, voire des avions et des fusées, faire tourner des usines, et, pourquoi pas, alimenter les bornes de recharge des véhicules électriques sur les aires d’autoroute.

      Cette technologie est aussi censée réduire très fortement le risque d’accident. Comme le détaille l’ingénieur : « Le sel fondu se dilate quand la température augmente. Si celle-ci s’élève trop, il sort de la zone critique et la température descend d’elle-même. Il n’y a pas de risque de fusion comme à Tchernobyl. » Par ailleurs, contrairement aux réacteurs existants, celui de Naarea ne sera pas sous pression, ce qui simplifie sa conception, réduit les contraintes de sûreté et les coûts associés. Une casserole d’eau bouillante reste plus sûre qu’une Cocotte-Minute sans soupape...

      Après Astrid

      Enfin, parce qu’il s’agit d’un réacteur de 4e génération, il doit produire bien moins de déchets que les réacteurs de 2e génération qui fonctionnent en ce moment en France, ou de 3e génération - celle des EPR de Taishan en Chine, d’Olkiluoto en Finlande ou de Flamanville en France. Il aura en effet la capacité, en fonctionnant avec des neutrons rapides, de valoriser les combustibles usés, y compris les matières hautement radioactives, qui s’accumulent aujourd’hui dans les piscines d’Orano La Hague et d’EDF, et d’éviter qu’ils ne deviennent des déchets. Dans les plans de Naarea, un prototype pourrait être mis en service dès 2026 et construit en série, le réacteur pourrait sortir un mégawattheure à « moins de 40 euros, moins que le charbon » en 2030.

      On serait tenté d’y voir des marchands de rêve, si des pointures de la recherche ne faisaient partie de l’aventure. Comme Daniel Heuer, physicien soixantenaire et cerveau du futur réacteur, qui a déjà son bureau au siège de Naarea. Fraîchement retraité, cet ancien directeur de recherche au CNRS a travaillé pendant plus de vingt ans sur... les réacteurs à sels fondus.

      Car la technologie n’est pas nouvelle : développée dans les années 1950 aux Etats-Unis, elle a été abandonnée au profit des réacteurs à eau pressurisée, pour lesquels « le retraitement du combustible n’était pas envisagé à l’époque », explique Daniel Heuer, et qui se révélaient plus compétitifs. C’est lui qui dirigera la réalisation des études et du design du réacteur, tout en s’appuyant sur les experts du Commissariat à l’Energie atomique (CEA), auquel Naarea ouvre un nouvel horizon après l’abandon par le gouvernement, en 2018, de son projet de construction d’Astrid, un réacteur de 4e génération à neutrons rapides au sodium.
      Jean-Claude Garnier, ancien chef de projet R&D d’Astrid et aujourd’hui responsable du programme Réacteurs de 4e génération au CEA, raconte : « Le cahier des charges d’Astrid avait été défini dans les années 2000. Or, dix ans plus tard, le contexte énergétique et la façon de penser le nucléaire avaient changé. On s’est mis à réfléchir à des réacteurs plus petits, capables de trouver leur place dans un mix contenant beaucoup d’énergies renouvelables... »

      Une équipe d’une vingtaine de personnes (contre 200 à l’époque d’Astrid) s’est remise à l’ouvrage sur les différentes technologies qui permettent un recyclage infini des combustibles nucléaires usés, et particulièrement sur les sels fondus. Parmi ces experts, des figures bien connues dans le milieu, comme Joël Guidez, ex-conseiller scientifique du CEA, qui rejoindra lui aussi Naarea. « Ils parlent d’innovation de rupture mais c’est un petit club de retraités ! », s’amuse un expert du nucléaire auprès de l’Agence internationale de l’Energie.

      L’appel du pied de Macron

      Pourquoi donc ce retour en grâce de la 4e génération, dans un pays qui semblait avoir tourné la page en fermant en 1997 Superphénix, un prototype de réacteur à neutrons rapides au sodium, puis en enterrant le projet Astrid ? Jean-Claude Garnier affirme : « Au début des années 2000, la filière nucléaire s’est demandé comment aller vers plus de sobriété dans la consommation d’uranium, dans l’hypothèse d’un redéveloppement du nucléaire. Un peu comme on a cherché à faire des voitures qui consommaient moins. La 4e génération y contribue. »

      Le besoin s’est aussi fait sentir de fabriquer des réacteurs nucléaires ne produisant pas seulement de l’électricité, mais aussi de l’hydrogène décarboné et de la chaleur - un atout de la 4e génération, qui atteint des températures plus élevées. La Pologne et les Pays-Bas ont d’ailleurs déjà montré leur intérêt pour ce nucléaire pour faire tourner leurs usines.

      Enfin, en France tout particulièrement, face à la saturation inquiétante des capacités d’entreposage du combustible usé, alors que les pistes de retraitement actuelles rencontrent des difficultés et que l’Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) appelle le gouvernement à prendre d’urgence une décision sur l’opportunité de poursuivre l’entreposage de matières radioactives pour un hypothétique usage futur qui n’arrive pas, les opérateurs du traitement du combustible réfléchissent à leur avenir.

      Les Etats-Unis, le Canada, la Chine et la Russie n’ont pas tergiversé comme la France. Le gouvernement américain a relancé dès les années 2000 son industrie nucléaire moribonde en lançant des appels à projets, et créé une dynamique de start-up à l’affût de différenciation et d’innovation. Selon Jean-Claude Garnier : « Ce qu’on voit aujourd’hui en France correspond à ce qui s’est lancé il y a dix ans aux Etats-Unis. Et il se passe autant de choses en Chine, qui investit sur toutes les technologies sans exception, mais on en entend moins parler... »

      A ce jour, trois réacteurs à neutron rapide au sodium type Astrid sont en construction en Russie et en Chine, et quelques start-up s’intéressent aux sels fondus outre-Atlantique (TerraPower aux Etats-Unis, Terrestrial au Canada..)

      Comme là-bas, Naarea, le CEA et d’autres partenaires potentiels tentent de monter un consortium qui pourra répondre à l’appel à projet sur « des technologies de transformation et de rupture sur le nucléaire », annoncé par le président Emmanuel Macron dans le cadre du plan d’investissement France 2030, sur lequel il est encore revenu lors de son discours de relance du nucléaire le 10 février. Celui-ci prévoit en effet d’y allouer 1 milliard d’euros, dont la moitié pour le SMR Neward et l’autre moitié pour des projets type Naarea.

      Verrous technologiques

      Le sérieux technique de l’entreprise ne fait pas tellement débat dans la filière. En revanche, les « verrous technologiques » sont encore nombreux et laissent planer le doute sur la faisabilité à court terme du projet. « Un réacteur, c’est de la physique et des matériaux. On doit être sûr qu’on peut maîtriser son fonctionnement même, et que les matériaux résisteront à des températures très élevées, à l’irradiation et à la corrosion », explique Jean-Claude Garnier.

      Dans ces conditions, Valérie Faudon, porte-parole de la Société française de l’Energie nucléaire (Sfen), bras armé de l’atome en France, doute du calendrier : « D’ici 2030, on sera avant tout dans une phase de recherche et développement, et c’est le sens de l’annonce du président sur France 2030. Avant de pouvoir construire un prototype, il faut passer plusieurs jalons avec l’autorité de sûreté. Beaucoup disent que ces réacteurs n’arriveront à l’échelle industrielle qu’à la fin des années 2030. Pour la fusion, on parle de 2100, même si cela fait débat. » Et d’ajouter : « Tout dépend des moyens qu’on y mettra et bien sûr des exigences de l’Autorité de Sûreté nucléaire, qui devra valider la conception de ces réacteurs, sachant qu’on est sur des technologies de rupture. Aujourd’hui, l’ASN est bien occupée par les prolongations décennales des centrales existantes, les EPR2 en projet et le SMR Nuward... »

      Il faudra aussi trouver comment traiter le combustible dont le caractère liquide suppose une opération complexe de retraitement en fonctionnement, et une solution au risque de dissémination. Yves Marignac, expert de l’association NégaWatt, met en garde : « Ils disent que leurs petits réacteurs pourront aller partout. Or, à chaque fois qu’il y a une matière radioactive quelque part, il y a un risque de dispersion, qu’elle soit accidentelle ou malveillante. Plus vous disséminez ces matières, plus vous disséminez le risque. A la différence d’un panneau photovoltaïque, vous ne pouvez pas laisser la gestion d’un réacteur à un chef de village. »

      Un problème que Daniel Heuer ne nie pas, quand Jean-Luc Alexandre promet « des réacteurs surveillés et contrôlables à distance », dont Naarea resterait propriétaire et qui présenteraient un faible intérêt pour une personne mal intentionnée... « Tout cela est extrêmement illusoire, tranche Yves Marignac. La promesse d’apporter à l’humanité une énergie nucléaire propre, accessible à tous et compétitive est fausse. Mais elle entretient l’idée qu’un nucléaire est envisageable sans effet négatif. Naarea réactive cet imaginaire, mais sa seule vraie finalité est de donner de l’assise au nucléaire. »

      Un acteur y a en tout cas vu son intérêt. En novembre dernier, Naarea a annoncé la signature d’un partenariat avec Assystem, ingénieriste réputé dans le secteur nucléaire, qui accompagnera la start-up dans la réalisation d’un jumeau numérique du réacteur, qui simulera son comportement avant d’engager la construction d’un prototype. Un processus qui permet de gagner temps et argent, voire de limiter les mauvaises surprises. « Les bénéfices qu’Assystem dit attendre de son association avec cette entreprise sont révélateurs, observe Nicolas Goldberg, expert chez Colombus Consulting. Le petit réacteur, c’est aussi l’histoire qu’on raconte pour avancer sur d’autres sujets : le développement du numérique, la R&D appliquée, les conditions de certification du nucléaire... »

      Naarea, un outil de financement de toute la filière nucléaire ?

      Morgane Bertrand

    • Voir aussi la communication officielle sur le site du partenaire stratégique, qui vaut son pesant de cacahuètes au thorium :

      ... solution énergétique sûre, décarbonée, circulaire, non intermittente, décentralisée, économique, produite à partir de déchets industriels, qui élargit la voie des renouvelables ... conviction que le climat est notre patrimoine ... réaliser la transition écologique à l’échelle collective et atteindre une abondance juste et partagée ... développement d’une écologie citoyenne et stimulante, pour accroître la résilience des territoires, réformer l’économie, susciter de nouvelles générations d’entrepreneurs, et élargir le champ des possibles ...

      #sans_vergogne

  • Enquête sur l’écofascisme : comment l’extrême droite veut récupérer l’écologie
    https://reporterre.net/Enquete-sur-l-ecofascisme-comment-l-extreme-droite-veut-recuperer-l-ecol

    En 2016, un des pontes du survivalisme, Piero San Giorgio, déclarait que la véritable nature des Européens, « c’est d’être un Waffen SS, un lansquenet, un conquistador... ». Il ajoutait qu’« on fait en sorte que des gens qui n’auraient pas dû exister existent... on sauve les malades, les handicapés... c’est très bien, ça donne bonne conscience, mais c’est pas comme ça qu’on construit une civilisation, c’est comme ça qu’on la détruit ».

    Son livre Survivre à l’effondrement économique s’est très largement vendu et a été traduit en dix langues. Dans ses ouvrages, il théorise le concept de « base autonome durable » (BAD) comme moyen de survie. Selon lui, il faut acquérir des propriétés dans des zones rurales afin d’y établir des bases retranchées autosuffisantes tant au niveau alimentaire qu’énergétique, avec de quoi tenir une période difficile, pour participer à une guerre civile qu’il juge inéluctable.

    Piero San Giorgio organise avec le fasciste Alain Soral et son association Égalité et Réconciliation des stages de survie dans le sud de la France près de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Il a aussi assuré la promotion d’articles de survivalisme sur le site de commerce en ligne Prenons le maquis d’Alain Soral, dont il a été partenaire et actionnaire. Une affaire florissante. Alain Soral lui-même s’est installé à la campagne. Il a acheté à Ternant, dans la Nièvre, une ferme au lieu-dit La Souche. À l’extrême droite, plusieurs militants ont fait le choix d’un retour à la terre ou, du moins, d’une vie loin des métropoles. Ce repli à la campagne est vu comme une première étape, avant de repartir à la reconquête du territoire.

    #écofascisme

    • il me semble indispensable de rappeler que Reporterre contribue à sa façon au brouillage et à la confusion, en distillant depuis sa création des thèses conspis.

      je relève ici, sans confiance exagérée dans cette source
      http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=12&t=9487

      - Le micro-parti fascisant La Dissidence et son leader Vincent Vauclin : reporterre.net/spip.php ?article2201
      – Etienne Chouard, à deux reprises (dont une des toutes premières interviews du site) : reporterre.net/spip.php ?article15 reporterre.net/spip.php ?article1651
      – ReOpen911 : reporterre.net/spip.php ?page=recherche&recherche=reopen
      – Michel Collon et ses amis : reporterre.net/spip.php ?page=recherche&recherche=collon
      – Le site rouge-brun Le Grand Soir, encore très récemment : reporterre.net/spip.php ?page=recherche&recherche=legrandsoir
      – Le complotiste Thierry Meyssan, qu’on ne présente plus : reporterre.net/spip.php ?article130
      – Une large collection d’indinaiseries : reporterre.net/spip.php ?page=recherche&recherche=indign%C3%A9s
      – Des leçons de morale productiviste de François Ruffin, tenancier de Fakir et qui promeut dans son journal la revue rouge-brune Bastille-République-Nations ou dans le dernier film de Pierre Carles les thèses de Jacques Cheminade ou de Nicolas Dupont-Aignan : reporterre.net/spip.php ?article2836
      – Des « analyses » complotistes sur le virus H1N1, la pire étant sans doute celle fournie par le climato-sceptique (sur un site écolo, bravo...) américain Frederick William Engdahl, collaborateur de Russia Today mais aussi de la revue d’extrême droite italienne Eurasia, analyse que Reporterre a été copier sur le site Oulala.net de René Balme et sur Mondialisation.ca de Michel Chossudowsky : reporterre.net/spip.php ?article549
      – Une promotion du numéro d’octobre 2012 de la revue pourtant d’ordinaire plus regardante Silence !, dans lequel on trouve une interview du compagnon de route des négationnistes Jean Bricmont, qui se voit donc par ricochet promu sur Reporterre : reporterre.net/spip.php ?article3282
      – etc.

      d’autre part un site ReOpen911 écrit

      Hervé Kempf a donné la parole à des membres de l’association sur Reporterre, « le quotidien de l’écologie »

      Reporterre semble avoir supprimé des pages. par exemple si je cherche « 911 », j’obtiens au mieux un honorable « Notre Dame des Landes : le mystère des 911 millions ». peut-être est-ce un retour à davantage de logique ? cela aurait pu faire l’objet dune article. je ne cherche pas davantage. cela relève sous cette forme d’une suspicion dont je n’apporte pas des preuves, sorry.

      mais il y a ce témoignage de Cabrioles que j’estime digne de confiance
      https://twitter.com/CabriolesDouze/status/1437096521670045696

      On demande, parcequ’à la Fête du Vent, Célia Izoard [de Reporterre] nous a parlé positivement des désinformateurs patentés Christian Vélot et Laurent Mucchieli, tout en nous soufflant qu’on ne pouvait plus parler de tout

      ça pue. Kempf a le droit d’apprendre, si ce n’est que ça. qu’ils balayent et aèrent chez eux, ce serait écolo.

      lire les MMS ne se fait pas sans préventions diverses, sinon, ce serait ballot. je pense qu’il faut qu’il en soit de même avec Reporterre, dans un registre tout à fait honteux.

      l’analogie avec le rapport de corruptions intellectuelles et politiques complémentaires pharma / vendeurs de santé par la nature et l’esprit (cf divers sens récents) peut aider.

      #Reporterre

    • Il est vrai que Gaspard d’Allens, l’auteur de

      et de Les Néo-Paysans et Bure, la bataille du nucléaire est un Confusionniste-Covidonégationniste, Complotiste et Conspirationniste bien connu ! :p
      #Gaspard-d’Allens

      Pour revenir à son enquête sur l’écofascisme :

      Cette vision correspond à ce que le philosophe Malcom Ferdinand désigne sous le nom « d’écologie de l’arche de Noé ». Par écofascisme, il faudrait entendre une politique désireuse de préserver les conditions de vie sur Terre, mais au profit exclusif d’une minorité, blanche de surcroît.

      « Embarquer sur l’arche de Noé, c’est d’abord acter d’un point de vue singulier, d’un ensemble de limites tant dans la charge que peut supporter la Terre que dans la capacité de son navire. Monter sur l’arche de Noé, c’est quitter la Terre et se protéger derrière un mur de colère. C’est adopter la survie de certains humains et non humains et légitimer le recours à la sélection violente de l’embarquement », écrivait le chercheur dans son livre Une écologie décoloniale .

    • Je ne trouve pas que l’extrême droite « récupère » l’écologie. Comme l’article l’évoque rapidement, il y a des racines (si je puis dire) écologistes assez profondes au sein de l’extrême droite. Bien entendu ce n’est pas l’écologie que je défends. Je pense que les écologistes de gauche ont tout intérêt à comprendre cette écologie d’extrême droite pour justement ne pas tomber dans ses travers, à savoir l’appel à la « Nature » qui serait au dessus de tout, le retour à une vie « sauvage » où les plus faibles n’auraient pas leur place... Bref, tout ce qui a fondé en partie l’idéologie du parti Nazi. Quand j’entends des écolos supposés de gauche défendre leur immunité naturelle contre le vaccin ou bien fustiger tout progrès scientifique (voire même la démarche scientifique en général), cela doit interpeller.

      Pour ce qui est de reporterre, je pense aussi que c’est assez confus, et le propre du confusionnisme @marielle c’est de publier des bons articles comme celui-ci (avec un auteur probablement irréprochable) en compagnie d’autres articles beaucoup plus problématiques. Rappelons que le fascisme, ça commence souvent par la confusion et l’incohérence.

    • Pour rebondir ce que dit @alexcorp, c’est notamment la mouvance aussi appelée #deep_ecology provenant des Etats-Unis et liée à un certain mouvement biorégionaliste, dont un des textes fondateurs est cet article de Diffenderfer & Birch (1994) :
      « Bioregionalism : a comparative study of the Adirondacks and the Sierra Nevada »

      https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/08941929709381006

      –-> j’en avais touché un mot dans ma thèse :
      Linking up the Alps. How networks of local political actors build the pan-Alpine region
      https://www.peterlang.com/document/1053220

      Si quelqu’un·e est intérssé·e, je peux copier-coller le passage où je parle de cela...

      #biorégionalisme

    • oui, le filon sacralisation de « la nature » et de ses lois est bien là (voir la critique anthropologique de Marshall Sahlins : La nature humaine, https://seenthis.net/messages/141301), mais pas seulement

      La plupart des discours écologistes veulent se situer au-delà des vieux clivages politiques en énonçant les conditions de survie de la planète, mais ils court-circuitent ainsi la question du sujet politique : quelles forces combattantes, quelles formes de lutte peuvent faire de l’écologie la cause de tous et non celles d’experts s’en remettant au bon vouloir des maîtres du monde ? Jacques Rancière

      https://seenthis.net/messages/944724

      Accorder tant aux maîtres du monde comporte inévitablement son versant complotiste :

      Le complotisme fonctionne sur une conception de l’Etat assez banale, fondatrice de l’idéologie juridique et démocratique, mais qui est notre lot de tous les jours. Il y aurait d’une part le pouvoir d’Etat, de l’autre l’appareil d’Etat ou la « machine d’Etat » comme la désigne Marx. Le problème réside en ce que l’appareil d’Etat qui matérialise dans ses organes, leur division, leur organisation, leur hiérarchie, le pouvoir d’Etat d’une classe (et une seule) est à la fois organisation de la classe dominante (comme pouvoir d’Etat détenu par la fraction momentanément hégémonique de la classe dominante pour le compte de l’ensemble de cette classe) et organisation de toute la société sous la domination de cette classe. Mais, si d’un côté, l’Etat du mode de production capitaliste réalise complètement la fusion de ces deux fonctions2, de l’autre il devient la nécessité « naturelle » de toute reproduction sociale. Alors que ce sont leur division même et leur séparation fondamentale (réelle et idéologique) des rapports de production qui en font les organes d’un appareil d’Etat nécessairement appareil de classe (voir Marx, La Guerre civile en France), tous les organes de l’appareil d’Etat (armée, police, administration, tribunaux, parlement, bureaucratie, éducation, aide sociale, information, partis, syndicats, etc.) n’apparaissent plus que comme des instruments pliables à la volonté de ceux qui en sont les maîtres. De cette double fonction de l’appareil d’Etat (non pas deux fonctions, mais fonction double) comme dictature d’une classe et reproduction de toute la société naissent à la fois leur fusion et la neutralité des organes. Pour le complotiste, répondant par là à la pensée spontanée, ces organes sont neutres et non, dans leur existence même et leur forme, ceux d’une dictature de classe. En conséquence, s’ils ne fonctionnent pas « comme ils devraient », comme un « service public », comme un « bien commun », c’est qu’ils sont préemptés, détournés et pervertis par une clique, une caste. Le #complotiste est le #citoyen_idéal.

      Complotisme en général et pandémie en particulier
      https://dndf.org/?p=19292

    • Le fascisme, ça commence souvent par la confusion et l’incohérence.

      Ma définition du fascisme préférée, la voici :

      En quelques mois, ils [ les dignitaires démocrates-chrétiens ] sont devenus des masques funèbres. C’est vrai, ils continuent à étaler des sourires radieux d’une sincérité incroyable. Dans leurs pupilles se grumèle un vrai, un béat éclat de bonne humeur, quand ce n’est pas celui, goguenard, du mot d’esprit et de la rouerie. Ce qui, semble-t-il, plaît autant aux électeurs que le vrai bonheur. En outre, nos dignitaires continuent imperturbablement d’émettre leurs verbiages incompréhensibles où flottent les flatus vocis de leurs habituelles promesses stéréotypées.

      En réalité, toutes ces choses sont bel et bien des masques. Je suis certain que, si on les enlevait, on ne trouverait même pas un tas d’os ou de cendres : ce serait le rien, le vide.

      L’explication est simple : il y a, en réalité, aujourd’hui en Italie un dramatique vide du pouvoir. Mais c’est ceci qui compte : pas un vide du pouvoir législatif ou exécutif, pas un vide du pouvoir de direction, ni, enfin, un vide du pouvoir politique dans n’importe quel sens traditionnel ; un vide du pouvoir en soi.

      Il est probable qu’en effet le « vide » dont je parle soit déjà en train de se remplir, à travers une crise et un redressement qui ne peuvent pas ne pas ravager tout le pays. L’attente « morbide » d’un coup d’Etat en est, par exemple, un indice. Comme s’il s’agissait seulement de « remplacer » le groupe d’hommes qui nous a effroyablement gouvernés pendant trente ans, en menant l’Italie au désastre économique, écologique, urbaniste, anthropologique ! En réalité, le faux remplacement de ces « têtes de bois » par d’autres « têtes de bois » (non pas moins, mais encore plus funèbrement carnavalesques), réalisé par le renforcement artificiel du vieil appareil du pouvoir fasciste, ne servirait à rien (et qu’il soit clair que, dans un tel cas, la « troupe » serait, de par sa composition même, nazie). Le pouvoir réel, que depuis une dizaine d’années les « têtes de bois » ont servi sans se rendre compte de sa réalité – voilà quelque chose qui pourrait avoir déjà rempli le « vide » (en rendant également vaine la participation possible au gouvernement du grand pays communiste qui est né au cours de la dégradation de l’Italie : car il ne s’agit pas de « gouverner »). De ce « pouvoir réel », nous nous faisons des images abstraites et, au fond, apocalyptiques : nous ne savons pas quelles formes il prendrait pour directement remplacer les serviteurs qui l’ont pris pour une simple « modernisation » de techniques.

      Pier Paolo Pasolini

      http://www.amboilati.org/chantier/pier-paolo-pasiloni-la-disparition-des-lucioles
      https://seenthis.net/messages/885747

      Et ces masques funèbres du pouvoir du vide ne vous rappellent pas ces « têtes de bois » macronardes, fascisantes qui nous gouvernent aujourd’hui ! @alexcorp

      C’est vous qui êtes confus et non Reporterre !

      https://blogs.mediapart.fr/julien-schickel/blog/110517/au-pays-du-mensonge-deconcertant-rien-narrive-jamais

      Au pays du mensonge déconcertant, on a oublié que Pier Paolo Pasolini nous avait prévenu que « sous couleur de démocratie, de pluralité, de tolérance et de bien-être, les autorités politiques, inféodées aux pouvoirs marchands, ont édifié un système totalitaire sans pareil » et que « le centre s’est assimilé tout le pays… Une grande œuvre de normalisation parfaitement authentique et réelle est commencée et elle a imposé ses modèles : des modèles voulus par la nouvelle classe industrielle, qui ne se contente plus d’un « homme qui consomme » mais qui prétend par surcroît que d’autres idéologies que celle de la consommation sont inadmissibles. » On a oublié qu’il appelait cela, par défi, le nouveau fascisme.

      https://seenthis.net/messages/598174

      Pier Paolo Pasolini, un complotiste bien connu aussi !

    • @alexcorp se justifier parfois par le concept philosophique de « Nature » ne veut pas dire quoi que ce soit comme lien avec l’écologie. En l’occurrence, comme l’ont montré Jacques Ellul et d’autres, le nazisme est fondamentalement une idéologie industrialiste et technocratique. Donc ce n’est pas vraiment le bon exemple il me semble. (Les biorégionalistes là c’est plus mélangé, il y a assez vite eu à la fois des anars et des fachos il me semble.)

    • @rastapopoulos le nazisme est un patchwork extrêmement confus, avec une part fort d’ésotérisme et d’occultisme (qui a participé à son succès) et pendant qu’il y avait une forte industrie, essentiellement de guerre, il y avait aussi des champs en biodynamie (mis en place dans les camps...). Et le philosophe nazi le plus connu, Heidegger, était plutôt anti-technique.

    • Nous y voilà @alexcorp

      le nazisme est un patchwork extrêmement confus, avec une part fort d’ésotérisme et d’occultisme.

      J’avais reposté un long article de Stéphane François paru sur #laspirale : « Un fantasme historique : l’occultisme nazi » passé inaperçu par ici.
      https://laspirale.org/texte-612-stephane-francois-un-fantasme-historique-l-occultisme-nazi.html
      https://seenthis.net/messages/793112


      #occultisme #mysticisme #nazisme #écologisme #paganisme

    • @vanderling Loin de moi l’idée de fantasmer sur l’occultisme nazi. Je voulais surtout signaler les liens entre nazi et des théories fumeuses, du style de celles de l’anthroposophie (cf cet article par exemple https://www.monde-diplomatique.fr/2018/07/MALET/58830), qui proposent souvent un rapport à la « nature » (et à l’agriculture) assez... étonnant. Tout l’appareil nazi n’était pas dans cette dynamique, du reste l’article que tu postes parle bien du changement de paradigme quand Hess a été éjecté.

    • Dénoncer l’écofascisme c’est très bien ! Mais n’oublions pas de dénoncer aussi le #néofascisme car la politique de Macron n’est pas un rempart, C’est Déjà le fascisme !
      Alors discréditer Reporterre en le qualifiant de confusionniste, je dirais que c’est plutôt dérisoire, se battre contre tous les fascismes y compris celui de la Macronie c’est mieux !
      https://seenthis.net/messages/947672

      Dernières nouvelles du Président des flics


      La dernière loi sécuritaire du gouvernement et un coup d’œil dans le rétroviseur de ce quinquennat confirment qu’il est aussi (surtout ?) le Président des flics.

      Sinon les articles de Jean-Baptiste Malet sur le site du Diplo
      sont toujours excellents.
      Voir aussi Frugalité et marketing le système Pierre Rabhi
      https://seenthis.net/messages/722249

      Je rappelle aussi que Reporterre, ainsi que d’autres médias,
      soutient Nantes Révoltée sur le point d’être dissout par Darmanin.
      https://seenthis.net/messages/947660

    • le néofascisme s’alimente et s’alimentera de l’impérieuse nécessité de répondre à une pluie de phénomènes mortifères et destructeurs découlant de la crise écologique (modèle actuel le plus saillant : la pandémie) et ces réponses seront factices (greenwashing), nationalistes dune façon ou dune autre (voir le néodarwinisme quittait dire : de toute façons il ya trop de monde sur terre, que crèvent ces pesant « surnuméraires » inventés pour l’occasion) et fondamentalement capitalistes donc centralisatrices (autoritaires : le nucléaire est paradigmatique de la production pour la production, inévitablement centralisée, quand bien même elle s’annonce et se rêve aujourd’hui en réseau réticulaire de micros centrales), s’appuient et s’appuieront sur une naturalisation des questions sociales et environnementales (bye bye l’écologie sociale et l’écologie mentale). la loi de la nature et la souveraineté qu’il faut pour l’imposer, aussi contradictoire que cela puisse être dans un composé d’archaïsme et de modernité comme toute transformation radicale aussi progressive soit-elle, comme le nazisme primitiviste païen, voire animiste (un autre appel de la forêt pour déboucher sur la clairière de l’âme) et industrialisme forcené exaltant ce que l’industrie a fait de mieux à l’orée du court Vingtième siècle, la guerre (Junger avec Orages d’acier prépare le nazisme, et qu’il n’y souscrive pas ensuite est secondaire).

      le scientisme revêt plusieurs visages. le caractère scientifique de l’écologie en fait le support éventuel d’un gouvernement par des "experts s’en remettant au bon vouloir des maîtres du monde" (JR).

      Hervé Kempf (et ses ami.es), avec ses tweets QAnonnisés (la presse ne nous dit rien, vous me suivez ? "Il est déconcertant que la presse française ne dise quasiment rien de ce qui se passe à Ottawa depuis plusieurs jours". https://twitter.com/KEMPFHERVE/status/1488864939414593542) n’est qu’un épiphénomène, abject. mais il relève bien de ces simplifications (complotistes) qui font litière de toute capacité d’analyse émancipée, critique. ce n’est pas rien, il faut le considérer en tant que tel.

      ne pas lire Le Monde, nid d’agents des services (spécialement à l’international) et organe transgouvernemntal, ne pas lire Mediapart promoteur d’une République foncièrement antisociale et policière, quelque soient les bisounouseries sur les pauvres et les invisibles qui peuvent le meubler, ne pas lire le Monde diplo, organe d’un campisme acritique, ne pas lire Reporterre faisant chorus avec Arkana et QAnon, c’est pas la question. il est possible, généreusement, de dire que dans chacun de ces cas, le ver est dans le fruit, et croquer ce qui peut l’être pour un libre usage.

      #néofascime #écologie_politique

  • Deep Earnings, par Nour Aucomte (Le Monde diplomatique, février 2022)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2022/02/AUCOMTE/64363

    Le physicien Pablo Jensen explique de façon limpide en quoi politique, informatique, algorithmes (fort peu neutres) et marché relèvent d’une vision commune de la société. L’avènement de l’économie néolibérale dans les années 1980 coïncide avec le développement de ce qu’on appelle abusivement l’intelligence artificielle. Un « réseau de neurones artificiels » est une « reproduction » du fonctionnement synaptique humain appliquée à l’informatique, utilisée par toutes les technologies « intelligentes » et sur tous les supports capables d’apprendre de leurs interactions. La logique néolibérale est elle aussi en mesure de s’adapter : en laissant à l’individu la possibilité de se tromper et d’ajuster sa trajectoire, mais toujours dans le cadre du marché. « L’idée est d’utiliser l’individu pour le mettre au service du système. » Chacun fait partie d’un ensemble constitué d’autres individus en interaction, dont l’objectif est l’achèvement d’une tâche commune : la consommation. On ne s’étonnera pas, dès lors, que Friedrich von Hayek, père du néolibéralisme, ait été considéré comme une source d’inspiration par Frank Rosenblatt, l’inventeur des réseaux de neurones.

    Nour Aucomte

    #Pablo_Jensen #Deep_earnings

    • J’ai commencé le livre et j’en suis à la moitié... mais ce n’est pour l’instant qu’une suite d’introductions générales comme on peut en trouver sur wikipedia, et ça n’a encore rien dit, rien de particulier. Alors c’est ennuyeux et je ne sais pas si je finirai...

  • Les deepfakes de l’Hôtel du Temps par Thierry Ardisson

    La bande-annonce, publiée en début de semaine, montre des discussions entre Thierry Ardisson (qui sera rajeuni pour l’occasion) et l’acteur français Jean Gabin (incarné par Cédric Weber), le président français François Mitterrand et Lady Diana. Le tout repose sur la technique du faceswap et une bonne dose d’imitation. C’est le studio Mac Guff, spécialisé dans les effets spéciaux qui produirait les deepfakes.

    https://blogs.mediapart.fr/geraldholubowicz/blog/270821/les-deepfakes-de-l-hotel-du-temps-par-thierry-ardisson

    #deepfakes

  • Les biorégions, une alternative écologique aux régions administratives
    https://reporterre.net/Les-bioregions-une-alternative-ecologique-aux-regions-administratives

    Il est possible d’imaginer de nouveaux espaces politiques, plus ancrés et plus habités. Des #territoires découpés « non par la législature mais par la #nature ». C’est ce que propose la théorie biorégionaliste. Ses tenants rappellent que la question écologique est une affaire d’échelle et de sensibilité au vivant.

    #biorégion #biorégionalisme #eau #bassin_versant

    • ça rejoint la vision de Jean-François Billeter, qui expose dans « Pourquoi l’Europe », sa vision d’une Europe , non pas basée sur des découpages administratifs mais sur des cultures régionales. Son livre est tout petit et plein d’espoirs.

    • J’avais un peu étudié la question du biorégionalisme pour ma thèse... et ça peut avoir des dérives très ennuyeuses.

      Il y a un petit chapitre dans le livre tiré de ma thèse : Linking up the Alps. How networks of local political actors build the pan-Alpine region
      https://www.peterlang.com/view/title/36326?tab=aboutauthor

      Un des textes fondateurs de ce courant :
      "Reinhabiting California" de Berg et Dasmann (1977)
      (j’ai le texte si quelqu’un·e est intéressé·e)

      –-> cité ici : https://metropolitiques.eu/Aux-origines-de-la-bioregion.html

      Terme repris par le courant de la #deep_ecology, courant repris par des penseurs l’#extrême_droite.

      #découpages_administratifs #Peter_Berg #Raymond_Dasmann #découpage

      #ressources_pédagogiques

    • Pourquoi l’Europe, Réflexions d’un sinologue

      ‘‘Pendant des années, j’ai accumulé sur l’histoire de Chine des connaissances éparses. Un jour, à ma surprise­, elles ont commencé à se présenter à moi comme un grand panorama, pareil aux rouleaux que peignaient les peintres chinois d’autrefois et que l’on déroulait devant soi sur la table. Par la suite, je me suis demandé ce que c’est qu’être européen face à la Chine et ce que c’est qu’être chinois, ce qui m’a conduit à m’interroger sur la causalité dans l’histoire. Il fallait la prendre en enfilade, comme une suite de causes et d’effets menant jusqu’au présent.’’
      La Chine et l’Europe relèvent de deux traditions politiques différentes, dont Jean François Billeter retrace de manière condensée l’histoire, des origines jusqu’à aujourd’hui. En soutenant la comparaison entre ces deux traditions, il en arrive à une compréhension profonde de l’une comme de l’autre, précisément au moment où elles se rencontrent et se heurtent.
      En Chine même, elles s’affrontent depuis un siècle, période où les forces du progrès se sont continûment inspirées de la tradition politique européenne et ont essuyé défaite sur défaite. Cette suite d’échecs est ce que Jean François Billeter appelle la “tragédie chinoise”. L’ambition du pouvoir actuel est de vaincre ces forces une fois pour toutes, en Chine, mais aussi d’entraver l’action de celles qui leur ressemblent partout ailleurs. Quand le pouvoir se réclame de la grandeur passée de la Chine, il lance un défi à l’Europe : elle ne pourra le relever que si elle en tire, pour elle-même en premier lieu, un nouveau projet politique et philosophique.

      https://www.editions-allia.com/fr/livre/858/pourquoi-l-europe-reflexions-d-un-sinologue

      #Jean_François_Billeter

  • Un assistant dopé à l’IA pour programmer un peu à notre place, avec OpenAI et entraîné sur des milliards de lignes de code par microsoft github. Et on dirait que ça marche : le codeur rédige un prototype de fonction et le commentaire qui décrit ce qu’elle fait (dans Visual Studio ...) et l’assistant rédige le code. Si on lui demande, il propose d’autres versions.
    https://copilot.github.com

    #programmation #IA #deep_learning #github #visualstudio #openAI #text_generation

  • Deep Learning, libéralisme et contrôle social – Mondes Sociaux
    https://sms.hypotheses.org/27637

    Depuis quelques années, les réseaux de neurones et les applications de deep learning qu’ils rendent possibles sont devenus nos béquilles, nos ombres, nos espions. Au cœur de l’intelligence artificielle, ils reconnaissent notre voix, nos amis dans les albums photos, détectent le piratage de notre carte bleue et conduiront bientôt nos voitures. Comment fonctionnent ces algorithmes magiques ? Une analyse de leur histoire et de leurs fondements montre leur connexion avec les théories économiques néo-libérales.

    Article de présentation de son livre par Pablo Jensen lui-même.

    #Pablo_Jensen #Deep_earnings

  • Les activités humaines ne sont pas solubles dans les modélisations | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/06/16/les-activites-humaines-ne-sont-pas-solubles-dans-les-mo

    Un physicien, spécialiste des systèmes complexes, nous rappelle l’impossibilité « de mettre les sociétés humaines en équation »

    En introduction, Pablo Jensen aborde les réseaux de neurones, les applications de deep learning, les algorithmes, l’« intelligence artificielle ». L’auteur questionne « Comment fonctionnent ces algorithmes magiques ? Comment a-t-on pu créer de l’intelligence à partir de transistors, au fonctionnement aussi stupides que des interrupteurs ? »

    Pour comprendre la logique de ces réseaux, il revient sur l’article « fondateur en ce domaine » du psychologue Frank Rosenblatt. Surprise, ce chercheur cite comme source d’inspiration Friedrich Hayek qui obtiendra en 1974 le prix de la Banque de Suède, mal-nommé « pris Nobel d’économie ».

    Le livre est composé de six textes. La lectrice et le lecteur n’ont pas besoin de connaissances approfondis dans les domaines abordés. L’auteur use d’un langage courant, donne des explications très pédagogiques et illustre ces propos par des exemples.

    L’auteur souligne que l’intelligence est incarnée, que les capacités des ordinateurs sont abusivement appelés « intelligence artificielle », que le dressage est différent de l’apprentissage, « enrichit la palette de comportements disponibles et comporte des « conversations » », que nous sommes un corps (nous n’« avons » pas un corps). Il aborde la pensée abstraite, les représentations symboliques, ce qui donne sens à ce que nous vivons. Les réseaux de neurones ne sont quant-à eux pas incarnés et demeurent fondamentalement différents de l’intelligence humaine et leur pouvoir de nuisance « provient plutôt de leur scrupuleuse obéissance »…

    Au postulat de certains que les réseaux et le marché peuvent contrôler un monde complexe, l’auteur oppose la prise en compte du marché « comme outil de coordination économique utile »et le long terme d’objectifs « transcendant l’optimisation du profit immédiat ». Il nous rappelle que « le modernisme entraîne une concentration de pouvoir et de richesse qui engendre inégalités et corruption ». Il propose de « débrancher la machine moderniste », de prendre soin « des enchevêtrements locaux nécessaires à la création de vie et de valeur », de développer le mouvement des « communs comme alternative au marché et au plan pour apprivoiser le monde sans l’épuiser ».

    #Pablo_Jensen #Deep_earnings

  • Intelligence artificielle et grand capital, même combat, d’après Pablo Jensen
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/06/10/intelligence-artificielle-et-grand-capital-meme-combat-d-apres-pablo-jensen_

    Dans « Deep Earnings », le physicien français décèle un lien inattendu entre les réseaux de neurones connectés et le néolibéralisme. Et en vient à proposer une nouvelle organisation politique, exempte de leurs défauts.

    Par David Larousserie
    Publié aujourd’hui à 06h30

    Voici un livre court et stimulant, qui repose qui plus est sur une belle surprise. Le physicien Pablo Jensen tire un fil inattendu pour relier l’une des innovations techniques majeures de ces dernières années à l’une des théories économiques ayant le plus imprimé sa marque dans nos sociétés. A savoir les réseaux de neurones artificiels, ou apprentissage profond, et le néolibéralisme. En une centaine de pages, l’auteur, après avoir défini ces deux concepts, expose des analogies fécondes entre eux. Et les trouvant tous les deux limités, il esquisse des pistes tant scientifiques que politiques pour en corriger les défauts.

    A l’origine de ce rapprochement inattendu, il y a la sixième référence bibliographique d’un article paru en 1958 sous la plume de Frank Rosenblatt, décrivant le premier réseau de neurones artificiels, le Perceptron. La note pointe vers un livre de 1952 de psychologie théorique d’un futur Nobel d’économie, l’Autrichien Friedrich Hayek, considéré comme un des penseurs du néolibéralisme, qui met l’accent sur la concurrence et le marché.

    Quels rapports entre les deux ? En fait, Hayek cherchait à décrire l’émergence de nos sensations avec des lois physiques. Il voulait aussi comprendre comment un ordre peut émerger de tant de cerveaux différents. Et c’est assez proche de ce que réalise un algorithme d’intelligence artificielle, tel que le Perceptron ou ses successeurs : il se construit en ajustant ses millions de paramètres de manière à répondre parfaitement à une série de questions.

    Ordre spontané

    Cela rejoint la vision que développe Hayek des sociétés et de l’économie. Les neurones sont les agents d’un marché. L’architecture neuronale correspond à l’organisation de ce marché. Les « stimuli » sur les neurones sont les prix. Finalement, sans fixer de règles générales individuelles, il émerge dans les deux cas une réponse ou un prix qui correspond aux objectifs généraux fixés. Un ordre spontané a surgi sans que personne puisse vraiment l’anticiper et, surtout, ne puisse l’expliciter.

    Néanmoins, cela comporte quelques défauts. Par exemple, l’IA résout des questions complexes, mais n’aide pas toujours à comprendre pourquoi telle réponse est advenue, apportant finalement peu de connaissances sur le monde qu’elle décrit. Politiquement, le néolibéralisme apparaît « autoritaire » puisqu’il évacue la question centrale des objectifs généraux des marchés et soumet donc les individus à des lois qui leur échappent.

    En conclusion, Pablo Jensen, qui avait déjà décrit les difficultés à mathématiser les individus dans Pourquoi la société ne se laisse pas mettre en équations (Seuil, 2018), ose proposer une organisation politique n’ayant pas les défauts du néolibéralisme ou des IA. Un soupçon de « planification » pour disposer de règles. Une pincée de « marché » pour se sortir de situations complexes. Un brin de « communs » pour des organisations aux objectifs débattus collectivement. Et beaucoup d’intelligence pour imbriquer et relier ces trois « outils » ensemble. Facile.

    « Deep Earnings », de Pablo Jensen (C & F éditions, 98 pages, 15 euros).
    David Larousserie

    #Pablo_Jensen #Deep_earnings

  • L’intelligence artificielle est-elle néolibérale ?
    https://www.nouvelobs.com/idees/20210527.OBS44531/l-intelligence-artificielle-est-elle-neoliberale.html

    Par Xavier de La Porte

    Lorsque, au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, on s’est mis à penser que les ordinateurs allaient changer le monde, beaucoup ont rêvé de reproduire artificiellement le fonctionnement du cerveau humain. Parmi eux, certains ont eu une idée : il suffisait de remplacer les neurones par des micro-transistors, de les assembler en une architecture adéquate, de créer des boucles de rétroaction qui fassent en sorte que le système évolue selon ses résultats, et le tour était joué. Le « réseau de neurones » était né.

    #Pablo_Jensen #Deep_earnings

  • Friedrich Hayek, les neurones et le libéralisme autoritaire | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070521/friedrich-hayek-les-neurones-et-le-liberalisme-autoritaire?onglet=full

    En s’intéressant au « perceptron » et à la vision du cerveau développée par l’économiste Friedrich Hayek, le physicien Pablo Jensen met en lumière un pan du néolibéralisme autoritaire, guidé par un parallèle avec les « réseaux de neurones ».

    Même si « depuis quelques années, les réseaux de neurones et les applications de deep learning qu’ils rendent possibles sont devenus nos béquilles, nos ombres, nos espions », le propos de Pablo Jensen n’est pas ici de démystifier, une nouvelle fois, les promesses parfois fantaisistes de l’intelligence artificielle (IA).

    Il s’agit de saisir pourquoi Rosenblatt cite comme source majeure d’inspiration un économiste pas encore nobélisé, Friedrich Hayek, l’un des principaux théoriciens du néolibéralisme. Et si, en retour, les réseaux de neurones ont servi de fondement théorique et pratique à la vision de la société et de l’économie du prix Nobel d’économie 1974. Cet objectif explique le jeu de mots qui donne le titre de l’ouvrage de Pablo Jensen, Deep earnings, sous-titré Le néolibéralisme au cœur des réseaux de neurones, que viennent de publier les éditions C&F.

    Alors qu’on ne compte plus les annonces mirobolantes sur la puissance de prédiction des algorithmes, les études publiques permettant d’évaluer l’efficacité de ces approches demeurent encore très décevantes. En effet, les réseaux de neurones restent « tributaires d’un monde relativement cadré », fonctionnant dans des « univers comme les usines, ou les collections d’images » mais pas des situations plus complexes.

    Pour Pablo Jensen, « la clé de ces échecs réside dans l’imprévisibilité du social, due à la variabilité des effets induits par chaque cause, selon le contexte spécifique dans lequel elles agissent ». On force en effet les « algorithmes à trouver une relation mathématique qui n’existe pas ».

    L’intelligence humaine est « incarnée », au sens propre, et juge, à partir des émotions et sensations qui l’affectent, du choix des moyens pour atteindre l’objectif sans que cet objectif soit imposé de l’extérieur.

    Si l’IA voulait copier l’intelligence humaine, il lui faudrait donc « un corps similaire au nôtre » et se situant dans le monde sans « représentation symbolique intermédiaire ». De ce fait, écrit Pablo Jensen, « les robots de Boston Dynamics ont beau mimer parfaitement notre manière de danser le twist, ils ne peuvent comprendre ce que la danse représente pour nous ».

    Pour Hayek, notre cerveau construit une « carte du monde » spécifique qui se forme par « renforcement des connexions entre les fibres neuronales qui s’activent en même temps ». Cette carte n’est pas identique pour tous les individus, même si la réalité à laquelle ils sont confrontés est similaire, car les stimuli physiques sont filtrés et modifiés par notre cerveau.

    Pour le chercheur d’origine autrichienne, « cette dispersion rend impossible la planification, qui a besoin de centraliser des connaissances explicites. Mais elle va également rendre impossibles les calculs des économistes néoclassiques, alors dominants. Au cœur de l’économie de Hayek, on ne trouve plus la rationalité, la connaissance parfaite, mais l’ignorance des agents économiques et leur besoin vital d’accéder à l’information ».

    Le marché est alors là pour « dompter la société complexe », écrit Jensen. Car, pour coordonner des « êtres si fondamentalement différents », il faut des règles, qui sont pour Hayek celles engendrées spontanément par le fonctionnement du marché et des prix.

    Mais l’idée de Hayek que les sociétés capitalistes seraient l’aboutissement d’un processus de sélection « naturelle » permet de donner un vernis de légitimité aux règles existantes et d’édifier des ordres sociaux efficaces mais « trop complexes pour notre entendement », dixit l’économiste. Il s’agit ainsi de bâtir une « utopie libérale » pour contrer l’utopie socialiste alors en plein essor.

    Dans ce cadre, selon Hayek, le lien entre libéralisme et réseaux de neurones est profond, explique Jensen, « car les deux s’appuient sur un ordre spontané pour dompter un ordre irrémédiablement complexe », même si cette spontanéité est en réalité orientée, encadrée et instrumentalisée.

    Hayek écrit en effet : « Dans les deux cas, nous avons affaire à un phénomène complexe dans lequel il faut utiliser de la connaissance extrêmement distribuée. Le point essentiel est que chaque membre (neurone, acheteur, vendeur) est induit à faire ce qui globalement est bénéfique pour le système. Chaque membre peut être utilisé pour servir des besoins qu’il ignore totalement. »

    Ce parallèle entre individu et neurone, juge Jensen, « conduit à une politique autoritaire, dans laquelle les humains sont mis au service d’un projet sur lequel ils n’ont pas prise ». On est alors loin, dans ce libéralisme autoritaire, écrit le chercheur, « du libéralisme originel, qui faisait de l’individu la fondation intouchable de l’action publique ». L’individu hayékien, selon ses propres termes, devient un « homme maniable et éminemment gouvernable », que ce soit « par les signaux des marchés ou autres nudges », poursuit Jensen.

    Dans son ouvrage manifeste, La Route de la servitude (PUF), Friedrich Hayek précise son propos : « C’est la soumission de l’homme aux forces impersonnelles du marché qui, dans le passé, a rendu possible le développement d’une civilisation qui sans cela n’aurait pas pu se développer ; c’est par cette soumission quotidienne que nous contribuons à construire quelque chose qui est plus grand que ce que nous pouvons comprendre. »

    En ce sens, Pablo Jensen estime, après d’autres, que les prises de position antidémocratiques de Hayek et son approbation des régimes mis en place par Pinochet au Chili ou Videla en Argentine « ne sont pas des simples dérapages » mais la conséquence logique de sa vision de l’encadrement psychologique nécessaire pour coordonner le fonctionnement de l’économie et de la société.

    #Pablo_Jensen #Deep_earnings #Friedrich_Hayek #Méolibéralisme #Connexionnisme

  • Tracks. Spécial « Smartphonocène »

    En compagnie du philosophe italien Maurizio Ferraris, « Tracks » explore la relation, à tendance dévorante, que nous entretenons avec nos smartphones.

    Pour le philosophe italien #Maurizio_Ferraris, auteur de #Mobilisation_totale (éd. PUF, 2016), le téléphone portable nous maintient dans un état d’alerte permanent. Mais cette arme sociale pourrait-elle aussi aider à penser un nouveau bien-être mondial ? Un an après le début de la pandémie de Covid-19, qui a consacré le règne des écrans et du télétravail, Tracks a rencontré le philosophe chez lui, à Naples.

    #Forensic_Architecture
    Fondé par l’Israélien #Eyal_Weizman, le collectif pluridisciplinaire Forensic Architecture met en lumière la violence d’État en s’appuyant, notamment, sur des #technologies architecturales et de l’#open_data.

    Anti-5G
    Un monde saturé d’ondes magnétiques pour certains, le paradis des objets connectés pour d’autres : que nous promet la 5G ? Alors que les incendies d’antennes-relais se multiplient en Europe, une partie de la gauche libertaire et écologiste s’organise pour alerter sur ses risques, à l’instar du libraire Gontalde, à Montreuil, ou de la branche française de l’organisation américaine Deep Green Resistance.

    https://www.arte.tv/fr/videos/100281-007-A/tracks

    #architecture_forensique #violence_d'Etat #traces #contre-enquête #justice #violences_policières #vérité

    voir aussi sur twitter l’extrait sur l’architecture forensique :
    https://twitter.com/ARTEfr/status/1382951390834696193

  • Pourquoi j’ai quitté « le job le plus sexy du XXIè siècle » | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/vous-netes-pas-seuls/blog/060421/pourquoi-jai-quitte-le-job-le-plus-sexy-du-xxie-siecle
    #IA #deep_learning #algos #statistiques #data #big_data

    "Le rapport qui suit s’intéresse aux causes mais surtout aux effets de l’automatisation algorithmique et statistique de l’économie mondialisée, posant notamment le problème de maintenir coûte que coûte le dogme du progrès technologique comme horizon indiscutable de nos sociétés. Trois ans dans le monde des data sciences, en tant que consultant #data_scientist au sein du cabinet Sia Partners, m’ont fait découvrir l’intérêt porté au secteur par les grands groupes de l’énergie, de la banque et de l’assurance, mais aussi par l’administration publique et l’écosystème #start-up.
    A travers cette analyse, rédigée après ma démission en mars 2020, j’ai essayé d’exposer ma compréhension de ce qui est actuellement en jeu dans l’économie du numérique. J’y présente un témoignage personnel enrichi de réflexions théoriques documentées, afin de démystifier les fantasmes à la source du #solutionnisme_technologique et de caractériser les effets des récentes innovations sur nos sociétés et, plus largement, sur le vivant. Cette prise de recul à l’aune d’un examen idéologique tente d’exposer les dysfonctionnements d’un système ayant placé le progrès technologique au cœur de sa doctrine et de son rapport au temps. La fin du rapport interroge en particulier notre conception du temps comme point de bascule paradigmatique.
    Il ne s’agit évidemment pas d’une croisade à l’encontre de mon ancien employeur, qui ne revêt à mon sens aucune importance systémique, même si telle peut être l’ambition de ses dirigeants. Les mêmes considérations symptomatiques auraient pu être faites au sein de la concurrence. Il s’agit ici d’informer concrètement celles et ceux qui n’auraient pas toutes les cartes en mains, et d’interpeller la conscience des autres. Les éléments présentés sont, autant que possible, factuellement argumentés. Les assertions et observations critiques sont le fruit d’une réflexion personnelle documentée, et de ce fait, comme tout écrit, empruntes d’une certaine forme de subjectivité. Néanmoins, l’objectif est conservé d’y établir un discours plus
    rationnel que les croyances maintenues à bout de bras par une culture dominante en péril."

    #Rapport

    https://vous-netes-pas-seuls.org/wp-content/uploads/2021/04/Rapport-Romain-Boucher.pdf

    https://vous-netes-pas-seuls.org

  • The Danger of Anti-Immigrant Extremism Posing as Environmentalism—and Who Funds It

    With President Joe Biden in the White House and Vice President Kamala Harris providing the deciding vote in the Senate, a range of long-sought Democratic policy goals are back in play, albeit just barely. That includes ambitious agendas on immigration and the environment.

    Could this be the administration that pushes through comprehensive immigration reform after decades of failed attempts? Will youth activists and the burgeoning movement for a Green New Deal provide a pathway to major climate legislation? If so, advocates and their funders alike face a tough road ahead, including an obstructionist congressional minority and opponents on both fronts that will look to appeal to the public’s darkest impulses to build opposition.

    At this inflection point, a report this month from the Center for American Progress, “The Extremist Campaign to Blame Immigrants for U.S. Environmental Problems,” offers a timely overview of the history of how opponents of immigration falsely portray it as a threat to the natural world—a strategy we’re likely to see more of in the months ahead. The report offers a valuable review of these efforts, ranging from the past anti-immigrant stances of some of the nation’s best-known environmental groups to the funders that have bankrolled the nation’s largest anti-immigration groups.

    Four years of an administration defined by its opposition to immigration, plus growing attention to climate change, breathed new life into the toxic and racist narrative of immigrants as a cause of environmental degradation. As the report lays out, this argument—often part of a right-wing, white supremacist ideology known as ecofascism, though CAP’s report does not use the term—found allies in the top echelons of government and media, including a former head of the U.S. Bureau of Land Management and conservative commentators like Ann Coulter and Fox News host Tucker Carlson.

    In contemporary politics, this strategy is mainly seen as a right-wing phenomenon or an artifact of the racist and Eurocentric early history of conservation. Yet the fact that anti-immigrant sentiment found a home within top environmental groups, including Earthfirst! and the Sierra Club, which had a major faction in support of these ideas as late as 2004, is a reminder that it has found fertile soil in a variety of political camps. That makes the narrative all the more dangerous, and one against which funders working in both immigration and the environment ought to take a firm and vocal stance.

    Who’s funding anti-immigration work in the name of the environment?

    Although not comprehensive, the report highlights three funders as key backers of anti-immigration groups: Colcom Foundation, Weeden Foundation and Foundation for the Carolinas. The first two are, in their branding and language, environmental funders—and make those grants in the name of preventing further damage to the natural world.

    Colcom, founded by Mellon Bank heir Cordelia Scaife May, is far and away the largest funder. With a roughly $500 million endowment, it has provided a large share of the support for a network of groups founded by John Tanton, a Sierra Club official in the 1980s, whom the Southern Poverty Law Center (SPLC) calls “the racist architect of the modern anti-immigrant movement.”

    Recipients include NumbersUSA, Federation for American Immigration Reform (FAIR), and the Center for Immigration Studies, which we once called “Trump’s favorite immigration think tank.” The latter two are classified as hate groups by the SPLC, a designation the organizations reject.

    In keeping with the bending of reflexive political categories, it’s worth noting that May—who died in 2005—was also a substantial funder of Planned Parenthood due to her prioritization of “population control” as a means of achieving conservation. In 2019, the New York Times documented May’s dark journey to becoming a leading funder of the modern anti-immigrant movement, and the millions her foundation continued to move, long after her death, in support of ideas that gained a receptive audience in a nativist Trump administration. May’s wealth came from the Mellon-Scaife family fortune, which yielded several philanthropists, including another prominent conservative donor, Richard Mellon Scaife.

    Weeden, led by Don Weeden, has funded a similar who’s who of top anti-immigration groups, as well as lower-profile or regional groups like Californians for Population Stabilization, Progressives for Immigration Reform—which CAP calls the “most central organization in the anti-immigrant greenwashing universe”—and the Rewilding Institute.

    Both Weeden and Colcom, as well as the groups they fund, generally say they are neither anti-immigrant nor anti-immigration. Aside from restrictionist policy positions and racist comments by former leaders, it is revealing that the groups they fund are the favored information sources for some of the most virulently anti-immigrant politicians, both historically and among those who rose prominence during the Trump administration. For a deeper dive on Weeden and Colcom, see my colleague Philip Rojc’s excellent 2019 piece on these grantmakers.

    Finally, there is the Foundation for the Carolinas, which in many ways is a typical community foundation, with initiatives on topics from COVID-19 relief to local arts. But it also hosts a donor-advised fund that has supported several anti-immigration groups, including Center for Immigration Studies, FAIR and NumbersUSA. That fund channeled nearly $21 million to nine such groups between 2006 and 2018, according to the report.

    There’s a connection here to a larger problem of private foundations and DAFs, some of which are housed at community foundations, supporting 501(c)(3) nonprofits identified as hate groups, according to a recent analysis from the Chronicle of Philanthropy. Foundation for the Carolinas also made its list of top donors to these groups.

    An ideology funders must fight against

    As the debates over both immigration and climate policies move forward under this new administration, and the opposition marshals efforts to defeat them, this report offers a helpful guide to this enduring and noxious myth. It’s also an important reminder that if these ideas are not called actively combated, they can take root within well-intentioned efforts. Though it seems only a small number of foundations directly fund groups advancing these ideas, anti-immigrant sentiment is insidious.

    For example, while some commentators are suggesting that acceding to Trump-fueled demands for a border wall is how Congress could reach bipartisan action on immigration reform, the report notes how the existing sections of wall are ineffective against furtive crossings, disruptive to species migration, and in violation of Indigenous sacred sites. These facts—and more broadly, the connection to white supremacist and fascist movements—should put foundations on guard, whether they support grantees pushing for immigration reform, action on climate or both.

    With the United States and other nations facing greater and greater pressures from climate change—particularly as it forces migration from regions like Latin America and the Middle East—philanthropy would do well to be proactive now and draw a bright line in countering this ideology’s propagation.

    https://www.insidephilanthropy.com/home/2021/2/24/anti-immigrant-environmentalism-is-resurgent-new-report-looks-at
    #extrême_droite #anti-migrants #USA #Etats-Unis #environnementalisme #environnement #migrations #nature #dégradation_environnementale #écofascisme #éco-fascisme #suprématisme_blanc #extrême_droite #Ann_Coulte #Tucker_Carlson #racisme #Earthfirst #Sierra_Club #deep_ecology #fondations #Colcom_Foundation #Weeden_Foundation #Foundation_for_the_Carolinas #Mellon_Bank #Cordelia_Scaife_May #mécénat #John_Tanton #NumbersUSA #Federation_for_American_Immigration_Reform (#FAIR) #Center_for_Immigration_Studies #Planned_Parenthood #démographie #contrôle_démographique #néo-malthusianisme #néomalthusianisme #protection_de_l'environnement #philanthropie #Richard_Mellon_Scaife #Weeden #Don_Weeden #Californians_for_Population_Stabilization #Progressives_for_Immigration_Reform #Rewilding_Institute

    • The Extremist Campaign to Blame Immigrants for U.S. Environmental Problems

      With growing frequency over the past four years, right-wing pundits, policymakers, and political operatives have fiercely and furiously blamed immigrants for the degradation and decline of nature in the United States. William Perry Pendley, who temporarily ran the U.S. Bureau of Land Management under former President Donald Trump, saw “immigration as one of the biggest threats to public lands,” according to an agency spokesperson.1 A handful of right-wing anti-immigration zealots, including Joe Guzzardi, have repeatedly misused data published by the Center for American Progress on nature loss to make xenophobic arguments for anti-immigration policies.2 This so-called “greening of hate”—a term explored by Guardian reporter Susie Cagle—is a common refrain in a wide range of conservative and white supremacist arguments, including those of Ann Coulter, Fox News host Tucker Carlson, neo-Nazi Richard Spencer, and the manifestos of more than one mass shooter.3

      The claim that immigration is to blame for America’s environmental problems is so absurd, racist, and out of the mainstream that it is easily debunked and tempting to ignore. The scientific community, and the little research that has been conducted in this area, resoundingly refutes the premise. Consider, for example, the environmental damage caused by weak and inadequate regulation of polluting industries; the destruction of wildlife habitat to accommodate wealthy exurbs and second homes; the design and propagation of policies that concentrate toxic poisons and environmental destruction near communities of color and low-income communities; the continued subsidization of fossil fuel extraction and trampling of Indigenous rights to accommodate drilling and mining projects; and the propagation of a throw-away culture by industrial powerhouses. All of these factors and others cause exponentially more severe environmental harm than a family that is fleeing violence, poverty, or suffering to seek a new life in the United States.

      The extremist effort to blame immigrants for the nation’s environmental problems deserves scrutiny—and not merely for the purpose of disproving its xenophobic and outlandish claims. The contours, origins, funding sources, and goals of this right-wing effort must be understood in order to effectively combat it and ensure that the extremists pushing it have no place in the conservation movement. The individuals and organizations that are most fervently propagating this argument come largely from well-funded hate groups that are abusing discredited ideologies that were prevalent in the 19th-century American conservation movement in an attempt to make their racist rhetoric more palatable to a public concerned about the health of their environment.

      While leaders of the contemporary, mainstream environmental movement in the United States have disavowed this strain of thought and are working to confront the legacies of colonialism and racism in environmental organizations and policies, a small set of right-wing political operatives are trying to magnify overtly xenophobic and false environmental arguments to achieve specific political objectives. In particular, these right-wing political operatives and their deep-pocketed funders are seeking to broaden the appeal of their anti-immigration zealotry by greenwashing their movement and supplying their right-wing base with alternative explanations for environmental decline that sidestep the culpability of the conservative anti-regulatory agenda. In their refusal to confront the true reasons for environmental decline, they are hurting the people—immigrants, Indigenous peoples, and people of color—who bear a disproportionate burden of environmental consequences and are increasingly the base of the climate justice and conservation movements.

      (...)

      https://www.americanprogress.org/issues/green/reports/2021/02/01/495228/extremist-campaign-blame-immigrants-u-s-environmental-problems

  • L’alternative biorégionaliste
    https://metropolitiques.eu/L-alternative-bioregionaliste.html

    Sommes-nous condamnés à être les témoins impuissants, sinon les acteurs d’un écocide généralisé ? Quelles solutions pouvons-nous avancer pour se reconnecter à la nature ? Comment réinventer un habitat respectueux du vivant ? Le « manifeste biorégionaliste » de Mathias Rollot apporte des réponses à ces questions. Le biorégionalisme est un mouvement d’écologie profonde créé dans les années 1970 par d’anciens Diggers, groupe anarchiste san-franciscain très actif au cours de la décennie précédente (Gaillard 2014). #Commentaires

    / #territoire, #biorégion, #géographie, #écologie

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_stuppia.pdf

  • La 5G, infrastructure logique d’internet
    https://lundi.am/La-5G-infrastructure-logique-d-internet

    Le virus n’entraine pas qu’une crise sanitaire, l’enjeu est même de ne pas se laisser réduire à des corps vulnérables qui n’exigent qu’une réponse sécuritaire. Face à la 5G, sans rien lâcher sur la dangerosité des ondes, il s’agit tout autant de ne pas les laisser réduire les enjeux à des questions d’évaluation des dangers sur la santé. Une infrastructure ne se définit pas seulement par les possibilités qu’elle offre ou non, comme s’il n’était question que de l’apparition d’outils. Internet partout met en jeu le monde et les manières d’y vivre. La compagnie de smarts objets dans un milieu connecté est aussi peu désirable que de vivre et travailler derrière un écran. Nous ne manquons pas seulement de capacité de débits, de connexions ou d’automatisation comme nouvelles clés du futur. L’absence de connexion, dans le désert ou ailleurs, importe bien plus que des antennes. Si la 5G, telle que prévue et exposée ici, est encore loin d’être au point, il faut sans aucun doute participer à provoquer l’échec de son installation.

    #5G #BigData #DeepLearning #Cybernétique #Internet_des_objets

  • This App Claims It Can Detect ’Trustworthiness.’ It Can’t
    https://www.vice.com/en/article/akd4bg/this-app-claims-it-can-detect-trustworthiness-it-cant

    Experts say an algorithm can’t determine whether you can be trusted by analyzing your face or voice. But that’s not stopping this company from trying. “Determine how trustworthy a person is in just one minute.” That’s the pitch from DeepScore, a Tokyo-based company that spent last week marketing its facial and voice recognition app to potential customers and investors at CES 2021. Here’s how it works : A person—seeking a business loan or coverage for health insurance, perhaps—looks into their (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #émotions #reconnaissance #finance #voix #HumanRightsWatch #PrivacyInternational (...)

    ##DeepScore

  • UE : Des défenseurs des droits humains sont exposés pour protéger le secteur de la surveillance - Amnesty International Belgique
    https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/ue-certains-etats-sont-prets-a-exposer-les-defenseurs-des-droits-humains-pou

    les contrats juteux d’Amesys avec la Lybie ou l’Egypte font rêver ?
    ...sûr que ce ne sont pas les poursuites judiciaires en cours qui vont les effrayer !

    #vente_armes #contrôle_démocratique #AMESYS #eagle #deep_packet_inspection #surveillance_de_masse

  • How global tech companies enable the Belarusian regime — and the Belarusian revolution
    https://globalvoices.org/2020/12/15/how-global-tech-companies-enable-the-belarusian-regime-and-the-belarus

    Can anything be done against companies whose tools facilitate repression ? Belarusians continue to protest against longtime ruler Alyaksandr Lukashenka, braving police violence and the cold. As the EU prepares its third package of sanctions against Belarusian officials and enterprises, demands are growing for the West to apply greater economic pressure, in particular to consider banning the supply of certain IT products. Could such sanctions really work ? It’s true that disentangling the (...)

    #Broadcom #Intel #Nvidia #Oracle #Sandvine/Procera #Seagate #DeepPacketInspection-DPI #activisme #finance #surveillance (...)

    ##Sandvine/Procera ##GlobalVoices

  • AlphaFold : a solution to a 50-year-old grand challenge in biology | DeepMind
    https://deepmind.com/blog/article/alphafold-a-solution-to-a-50-year-old-grand-challenge-in-biology

    Cette année #deepmind vient d’exploser le concours #CASP, en portant son score à près de 90/100 ; ce qui était une sorte de graal de la biologie (la prédiction de structures 3D des protéines) est un problème quasiment résolu.

    In the results from the 14th CASP assessment, released today, our latest AlphaFold system achieves a median score of 92.4 GDT overall across all targets. This means that our predictions have an average error (RMSD) of approximately 1.6 Angstroms, which is comparable to the width of an atom (or 0.1 of a nanometer). Even for the very hardest protein targets, those in the most challenging free-modelling category, AlphaFold achieves a median score of 87.0 GDT (data available here).

  • Reconnaissance faciale, un remède miracle ?
    https://lvsl.fr/reconnaissance-faciale-un-remede-miracle

    Depuis quelques temps déjà, un débat autour de la reconnaissance faciale s’érige auprès des sphères politico-industrielles ainsi qu’au sein des organisations de défense des libertés, un développement technologique qui fascine autant qu’il inquiète. Vendue par ses promoteurs comme la solution miracle aux problèmes sécuritaires, la reconnaissance faciale est une véritable marotte contemporaine. Confortablement installées sur un marché mondial qui se compte en plusieurs milliards de dollars, bon nombre (...)

    #Cognitec #Google #Idemia #Safran #Thalès #NEC #Amazon #Facebook #algorithme #CCTV #Rekognition #biométrie #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #surveillance #LaQuadratureduNet #Technopolice #DeepFace #Alicem #Gemalto #CNIL #TAJ #TES #S2ucre (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##Cisco ##SmartCity ##biais ##Morpho ##sexisme ##discrimination

  • The problems AI has today go back centuries
    https://www.technologyreview.com/2020/07/31/1005824/decolonial-ai-for-everyone

    Algorithmic discrimination and “ghost work” didn’t appear by accident. Understanding their long, troubling history is the first step toward fixing them. In March of 2015, protests broke out at the University of Cape Town in South Africa over the campus statue of British colonialist Cecil Rhodes. Rhodes, a mining magnate who had gifted the land on which the university was built, had committed genocide against Africans and laid the foundations for apartheid. Under the rallying banner of “Rhodes (...)

    #CambridgeAnalytica/Emerdata #DeepMind #algorithme #éthique #racisme #discrimination #GigEconomy (...)

    ##CambridgeAnalytica/Emerdata ##travail