• Des livreurs dénoncent la nouvelle grille tarifaire de Deliveroo
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/07/les-livreurs-deliveroo-demandent-aux-consommateurs-de-boycotter-la-plate-for
    La mesure prise par la plateforme entraîne, selon eux, une baisse de leur rémunération. Une action nationale est prévue ce week-end.

    Le Monde avec AFP Publié le 07 août 2019 à 14h45 - Mis à jour le 08 août 2019 à 06h30

    Une cinquantaine de livreurs de Deliveroo se sont rassemblés dans la soirée du mercredi 7 août à Paris pour dénoncer la nouvelle grille tarifaire imposée par la plateforme de livraison de repas à domicile. Une mesure qui entraîne selon eux une baisse de leur rémunération.

    « Avant je faisais environ 100 euros par jour pour huit heures de travail, maintenant c’est 80 euros », détaille l’un d’eux, venu avec son vélo place de la République. Un peu plus loin, un autre explique perdre « environ 85 euros par semaine » avec la baisse des tarifs.

    Pour beaucoup, le problème vient aussi des temps d’attente dans les restaurants. « Parfois on attend trente minutes et ce n’est pas pris en compte », assure un livreur, qui travaille pour Deliveroo depuis plusieurs années et parvenait jusqu’à présent à gagner un peu plus d’un smic pour 45 heures par semaine.

    Lire le reportage : Pédale ou crève... Dans la peau d’un livreur à vélo
    Les coursiers parisiens, qui s’étaient déjà réunis samedi, dénoncent la décision de la plateforme britannique de baisser les tarifs des courses les plus courtes et d’augmenter celui des courses longues, délaissées par les livreurs car peu rentables. Deliveroo a notamment supprimé le tarif minimal de 4,70 euros pour une course, qui s’appliquait dans la capitale (il varie selon les villes).

    « Deliveroo était la plateforme qui payait à peu près le mieux mais elle s’aligne maintenant sur ses concurrents, a accusé Jean-Daniel Zamor, président du Collectif des livreurs autonomes parisiens (CLAP 75). Cela précarise tout le secteur. » Mercredi matin, M. Zamor avait appelé les consommateurs à boycotter la plateforme de livraison. « On leur demande, juste aujourd’hui, de ne pas commander à Deliveroo (...) par soutien au mouvement. »

    Il avait alors affirmé que le rassemblement serait suivi par le blocage de plusieurs restaurants. Peu après 20 heures, une petite dizaine de livreurs à scooters sont ainsi arrivés devant Le Petit Cambodge, rue Beaurepaire (10e), un établissement dont le gérant, Julien Maretheu, a décidé de couper mercredi le système de livraisons Deliveroo en signe de solidarité. « Ils ont raison de vouloir garder leur gagne-pain, il faut que ça s’arrête l’exploitation », a-t-il déclaré.

    « Rétablir des règles claires, équitables »

    Les livreurs ont aussi l’intention de mener une action nationale ce week-end. Dans certaines villes, comme dans la capitale, ils seront en grève samedi tandis que dans d’autres communes, à Grenoble par exemple, ce sera dimanche, a précisé M. Zamor.

    Selon la plateforme, la nouvelle grille offre « une meilleure tarification, plus juste » et « plus de 54 % des commandes sont payées davantage ». Mais pour M. Zamor, les courses longues ne sont pas rentables car « elles peuvent faire plus d’une heure, soit l’équivalent de trois ou quatre courses courtes ».

    Dans un communiqué, Deliveroo affirme qu’elle « consacre encore plus d’argent aux frais des livreurs, les payant davantage pour des courses plus longues en réponse à leur demande ». Elle ajoute que « ceux qui appellent au boycott ne sont pas des livreurs Deliveroo et ne les représentent pas », les accusant d’essayer « d’empêcher les livreurs de gagner leur vie ».

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Uber, Deliveroo… Cet arrêt de la Cour de cassation qui inquiète les plates-formes numériques
    Pour sa part, l’U2P qui représente l’artisanat et le commerce de proximité qualifie dans un communiqué le modèle des plateformes de « “Far West” à bout de souffle qui nous menace collectivement ». Et son président Alain Griset d’écrire :

    « J’en appelle donc au bon sens des consommateurs pour ne pas cautionner les dérives actuelles de certaines plateformes. J’en appelle aussi aux pouvoirs publics : il faut d’urgence rétablir des règles claires, équitables et qui s’imposent à tous de la même manière. »

    Avec 10 000 restaurants partenaires dans 200 villes et 11 000 livreurs partenaires, la France est le deuxième marché de Deliveroo, après le Royaume-Uni dont l’entreprise est issue. Selon elle, la majorité des livreurs sont des étudiants et 70 % ont moins de 26 ans. Ils travaillent en moyenne quinze heures par semaine « et gagnent 13 euros par heure de connexion à l’application, soit 30 % de plus que le smic brut horaire ».

    #Frankreich #Deliveroo #Fahrradboten #Business

  • »Uber ist eine Gefahr für das Taxigewerbe«
    https://jungle.world/artikel/2019/03/uber-ist-eine-gefahr-fuer-das-taxigewerbe

    17.01.2019 - Small Talk mit Andreas ­Komrowski von der »AG Taxi« der Gewerkschaft Verdi über den Widerstand gegen das Unternehmen Uber

    Das Unternehmen Uber ist bekannt für aggressives Marketing und seinen Kampf gegen rechtliche Beschränkungen seiner angeblich nur vermittelnden Tätigkeit in der Personenbeförderung. Jüngst hat Uber eine Werbekampagne in Berlin begonnen. Andreas Komrowski, Mitglied der AG Taxi in der Berliner Dienstleistungsgewerkschaft ­Verdi, sprach mit der Jungle World über den Widerstand der gewerkschaftlich organisierten Taxifahrer

    Small Talk von Peter Nowak

    Uber hat Mitte Dezember erneut eine juristische Niederlage hinnehmen müssen. Warum wirbt das Unternehmen zurzeit in Berlin?

    Vor Gericht gab es Erfolge gegen Uber Pop und Uber Black, die jetzt verboten sind. In Berlin ist jedoch bereits seit längerem Uber X ­aktiv, Mietwagen aus dem Umland werden unserer Ansicht nach gesetzeswidrig in Berlin bereitgestellt. Gerichtsurteile beziehen sich immer nur auf ein »Produkt«. Uber X ist angeblich ein anderes, neues »Produkt« und deshalb nicht vom Urteil betroffen. Mit der Werbung will das Unternehmen sein angeknackstes Image aufpo­lieren und die Zielgruppe technikaffiner Menschen unter 35 Jahren erreichen, vor allem die zahlreichen Party-Touristen.

    Kann das eine Konkurrenz für Taxifahrer werden?

    Im Gegensatz zu kleinen bis mittelständischen Taxiunternehmen kann Uber mit milliardenschwerem Kapital operieren, um Märkte zu erobern. Das Unternehmen vermittelt taxiähnlichen Verkehr zu Dumpingpreisen am Rande des Erlaubten. Uber ist nicht nur eine Konkurrenz, sondern eine Gefahr für den Bestand des Taxigewerbes geworden. Taxis müssen rund um die Uhr verfügbar sein, haben Tarif- und Beförderungspflicht – Uber hat das nicht. Hat Uber eine Stadt erobert, werden die Fahrer und Fahrerinnen des Unternehmens extrem ausgebeutet. Sie müssen bis zu 25 Prozent der Einnahmen als Provision an Uber zahlen.

    Was stört Sie an der Uber-Werbung?

    Die Werbung suggeriert, dass Profis die Fahrgäste durch Berlin befördern würden. Richtig ist hingegen, das Uber-Fahrer keine Ortskundeprüfung für Berlin ablegen müssen. Sie sind oft bei Mietwagenfirmen mit Briefkastenadresse im Berliner Umland angestellt. Die Mietwagen müssen nach jeder Fahrt dorthin zurückkehren, was sie natürlich nicht tun.

    Wie geht die AG Taxi dagegen vor?

    Wir haben eine Plakatkampagne entwickelt, die den dreisten Behauptungen von Uber in knappen Losungen die Realität entgegenstellt. Mit QR-Codes und Verlinkungen verweisen wir auf unsere Website und auf Zeitungsartikel, die die Parolen unterfüttern. Diese Plakate haben wir zusammen mit unserem Newsletter an über 100 Kollegen am Berliner Hauptbahnhof verteilt. Die Resonanz war bei fast allen Fahrern positiv. Weitere Aktionen werden folgen.

    Es gab in der jüngsten Zeit in verschiedenen Ländern Proteste ­gegen Uber. Sehen Sie die Aktion der AG Taxi in diesem Kontext?

    Uber ist ein international agierendes Unternehmen und insofern sind auch internationale Aktionen gegen sein von rücksichtsloser Gewinnmaximierung getriebenes Geschäftsmodell nötig, um es zu stoppen. Die Protestformen und -traditionen sind in den diversen Ländern verschieden. Aus manchem können wir lernen. In Deutschland kommen Sozialproteste oft schwer in Gang.
    Für die Aktion wird der Hashtag #deleteuber, also »Uber ­löschen«, genutzt. Was steckt dahinter?
    Der Hashtag #deleteuber wird vor allem in den USA von Kritikern und Kritikerinnen von Uber genutzt, die verschiedene Motive haben. Dazu gehört zum Beispiel eine Initiative von Frauen, die zahlreiche sexuelle Übergriffe durch Uber-Fahrer beklagen. Das Ziel des Hashtags ist vor allem, dass Nutzer die App löschen und auf andere Beförderungsmöglichkeiten ausweichen. Er dient auch dazu, die eigenen Aktionen bekannt zu machen und von denen anderer zu erfahren. Wir finden es richtig, auf dieses moderne Medium zurückzugreifen.

    #Berlin #Taxi #Uber

  • Deliveroo se retire du marché allemand
    https://www.lalibre.be/economie/entreprises-startup/deliveroo-se-retire-du-marche-allemand-5d515d56f20d5a58a8ea35e0

    La plateforme de livraison de plats à domicile Deliveroo, en prise avec ses livreurs en France, va quitter l’Allemagne cette semaine pour se concentrer sur d’autres marchés à plus forte croissance, a appris l’AFP lundi. Opérant en Allemagne depuis avril 2015, la société britannique va arrêter ses livraisons à compter du 16 août dans tout le pays, pendant qu’elle est en passe de doubler sa croissance sur d’autres marchés à travers le monde. "Nous souhaitons remercier tous les livreurs et les restaurants (...)

    #Deliveroo #travail #bénéfices #concurrence

  • « On arrive à l’épuisement » : témoignages de livreurs de Deliveroo à cran
    https://www.lalibre.be/economie/entreprises-startup/on-arrive-a-l-epuisement-temoignages-de-livreurs-de-deliveroo-a-cran-5d4d588

    « Toujours plus vite, toujours plus loin, toujours moins cher » : des livreurs à vélo de Deliveroo dénoncent la nouvelle grille tarifaire qui entraîne, selon eux, une baisse de leur rémunération et une déterioration de leurs conditions de travail. « On n’est pas des coureurs du Tour de France » Abdel, 29 ans, livreur à vélo à Lille "La baisse des tarifs, c’est comme l’augmentation de l’essence pour les +gilets jaunes+, c’est la goutte d’eau. Ils font toujours ça en été, quand les livreurs sont en vacances (...)

    #Deliveroo #travail

  • The Mississippi Delta’s History of Black Land Theft - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2019/09/this-land-was-our-land/594742

    Major audits and investigations of the USDA have found that illegal pressures levied through its loan programs created massive transfers of wealth from black to white farmers, especially in the period just after the 1950s. In 1965, the United States Commission on Civil Rights uncovered blatant and dramatic racial differences in the level of federal investment in farmers. The commission found that in a sample of counties across the South, the FmHA provided much larger loans for small and medium-size white-owned farms, relative to net worth, than it did for similarly sized black-owned farms—evidence that racial discrimination “has served to accelerate the displacement and impoverishment of the Negro farmer.”

    #agriculture #terres #Delta_du_Mississippi #racisme #discrimination #vol_de_terres #Louisiane

  • La bonne idée 9 : reprendre la main sur l’algorithme
    https://www.alternatives-economiques.fr/bonne-idee-9-reprendre-main-lalgorithme/00089946

    Depuis novembre 2018, les juges français (comme bien d’autres) n’hésitent plus à requalifier les travailleurs des plates-formes, comme Deliveroo ou Uber, en salariés. Mais au lieu d’en prendre acte et de proposer des mesures qui adaptent les règles du droit social aux spécificités de la pratique, le législateur multiplie les tentatives pour permettre aux plates-formes de s’en exonérer. C’est notamment le cas avec l’article 20 du projet de loi « Orientation des mobilités ». Il propose la mise en place de « (...)

    #Deliveroo #Uber #algorithme #travail #législation

  • Les livreurs Deliveroo se mobilisent contre « les courses à deux balles »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080819/les-livreurs-deliveroo-se-mobilisent-contre-les-courses-deux-balles

    Les livreurs Deliveroo se mobilisent cet été contre la nouvelle grille de tarifs - en baisse - dévoilée par la plateforme de livraison de repas. Ils protestent notamment contre la fin du minimum de rémunération d’environ 4,50 € par course. Reportage mercredi 7 août au soir, lors d’une action des livreurs dans les rues de Paris.

    #SOCIAL #Deliveroo,_CLAP,_livreurs,_Jean-Daniel_Zamor,_rémunération,_grève,_auto-entrepreneur

  • La grève transnationale sera le genre humain
    https://www.liberation.fr/france/2019/08/06/la-greve-transnationale-sera-le-genre-humain_1744095

    La décision de la plateforme de livraison Deliveroo de supprimer le tarif minimum pour une course a réveillé un mouvement de colère qui grondait déjà. Comme d’autres travailleurs de la nouvelle économie et les salariés de McDo avant eux, les livreurs réinventent les mobilisations collectives. En plein cœur de l’été, les livreurs de Deliveroo ont entamé une grève perlée : à Toulouse, Nice, Besançon, Tours ou Paris, des rassemblements ont été organisés ces derniers jours pour protester contre la nouvelle (...)

    #Deliveroo #Google #McDonald's #Amazon #travail #GAFAM

  • Minutes Before El Paso Killing, Hate-Filled Manifesto Appears Online - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/08/03/us/patrick-crusius-el-paso-shooter-manifesto.html

    The unsigned manifesto, titled “The Inconvenient Truth,” draws direct inspiration from the mass murder of Muslims at two mosques in New Zealand in March that left 51 people dead. In that attack, the alleged killer published a manifesto online promoting a white supremacist theory called “the great replacement.” The theory has been promoted by a French writer named #Renaud_Camus, and argues that elites in Europe have been working to replace white Europeans with immigrants from the Middle East and North Africa.

    #délire #extrême_droite #suprémacisme_blanc

  • Sicilian fishermen risk prison to rescue migrants: ‘No human would turn away’

    A father and son describe what it’s like to hear desperate cries on the sea at night as Italy hardens its stance against incomers.

    Captain #Carlo_Giarratano didn’t think twice when, late last month, during a night-time fishing expedition off the coast of Libya, he heard desperate cries of help from 50 migrants aboard a dinghy that had run out of fuel and was taking on water. The 36-year-old Sicilian lives by the law of the sea. He reached the migrants and offered them all the food and drink he had. While his father Gaspare coordinated the aid effort from land, Carlo waited almost 24 hours for an Italian coastguard ship that finally transferred the migrants to Sicily.

    News of that rescue spread around the world, because not only was it kind, it was brave. Ever since Italy’s far-right interior minister, Matteo Salvini, closed Italian ports to rescue ships, the Giarratanos have known that such an act could land them with a hefty fine or jail. But if confronted with the same situation again, they say they’d do it all over 1,000 times.

    “No seaman would ever return to port without the certainty of having saved those lives,” says Carlo, whose family has sailed the Mediterranean for four generations. “If I had ignored those cries for help, I wouldn’t have had the courage to face the sea again.”

    I meet the Giarratanos at the port of #Sciacca, a fishing village on the southwestern coast of Sicily. I know the town like the back of my hand, having been born and raised there among the low-rise, colourful homes built atop an enormous cliff overlooking the sea. I remember the Giarratanos from the days I’d skip school with my friends and secretly take to the sea aboard a small fishing boat. We’d stay near the pier and wait for the large vessels returning from several days of fishing along the Libyan coast.

    https://i.guim.co.uk/img/media/40f43502497ca769131cd927a804fd478c18bbc5/0_274_6720_4032/master/6720.jpg?width=880&quality=85&auto=format&fit=max&s=e0e5c05662b6fb682bf3a5

    Those men were our heroes, with their tired eyes, sunburnt skin and ships overflowing with fish. We wanted to be like them, because in my hometown those men – heroic and adventurous like Lord Jim, rough and fearless like Captain Ahab, stubborn and nostalgic like Hemingway’s “Old Man” Santiago – are not simply fishermen; they are demigods, mortals raised to a divine rank.

    Fishermen in Sciacca are the only ones authorised to carry, barefoot, the one-tonne statue of the Madonna del Soccorso during religious processions. Legend has it that the statue was found at sea and therefore the sea has a divine nature: ignoring its laws, for Sicilian people, means ignoring God. That’s why the fishing boats generally bear the names of saints and apostles – except for the Giarratanos’, which is called the Accursio Giarratano.

    “He was my son,” says Gaspare, his eyes swelling with tears. “He died in 2002 from a serious illness. He was 15. Now he guides me at sea. And since then, with every rescue, Accursio is present.”

    Having suffered such a loss themselves, they cannot bear the thought of other families, other parents, other brothers, enduring the same pain. So whenever they see people in need, they rescue them.

    “Last November we saved 149 migrants in the same area,” says Carlo. “But that rescue didn’t make news because the Italian government, which in any case had already closed the ports to rescue ships, still hadn’t passed the security decree.”

    In December 2018 the Italian government approved a security decree targeting asylum rights. The rules left hundreds in legal limbo by removing humanitarian protection for those not eligible for refugee status but otherwise unable to return home, and were applied by several Italian cities soon afterwards. Then, in June, Rome passed a new bill, once again drafted by Salvini, that punished non-governmental organisation rescue boats bringing migrants to Italy without permission with fines of up to €50,000 and possible imprisonment for crew members.

    “I’d be lying if I told you I didn’t think I might end up in prison when I saw that dinghy in distress,” says Carlo. “But I knew in my heart that a dirty conscience would have been worse than prison. I would have been haunted until my death, and maybe even beyond, by those desperate cries for help.” It was 3am when Giarratano and his crew located the dinghy in the waters between Malta and Libya, where the Giarratanos have cast their nets for scabbard fish for more than 50 years. The migrants had left Libya the previous day, but their dinghy had quickly run into difficulty.

    “We threw them a pail to empty the water,” says Carlo. “We had little food – just melba toast and water. But they needed it more than we did. Then I alerted the authorities. I told them I wouldn’t leave until the last migrant was safe. This is what we sailors do. If there are people in danger at sea, we save them, without asking where they come from or the colour of their skin.”

    https://i.guim.co.uk/img/media/fc15a50ae9797116761b7a8f379af4a644092435/0_224_6720_4032/master/6720.jpg?width=880&quality=85&auto=format&fit=max&s=2af0085ebcf8bf6634dedc

    Malta was the nearest EU country, but the Maltese coastguard appears not to have responded to the SOS. Hours passed and the heat became unbearable. From land, Gaspare asked Carlo to wait while he contacted the press. Weighing on his mind was not only the duty to rescue the people, but also, as a father, to protect his son.

    “I wonder if even one of our politicians has ever heard desperate cries for help at high sea in the black of night,” Gaspare says. “I wonder what they would have done. No human being – sailor or not – would have turned away.” The Italian coastguard patrol boat arrived after almost 24 hours and the migrants were transferred to Sicily, where they disembarked a few days later.

    “They had no life vests or food,” says Carlo. “They ran out of fuel and their dinghy would have lost air in a few hours. If you decide to cross the sea in those conditions, then you’re willing to die. It means that what you’re leaving behind is even worse, hell.”

    Carlo reached Sciacca the following day. He was given a hero’s welcome from the townspeople and Italian press. Gaspare was there, too, eager to embrace his son. Shy and reserved, Carlo answered their questions.

    He doesn’t want to be a hero, he says, he was just doing his duty.

    “When the migrants were safely aboard the coastguard ship, they all turned to us in a gesture of gratitude, hands on their hearts. That’s the image I’ll carry with me for the rest of my life, which will allow me to face the sea every day without regret.”

    https://www.theguardian.com/world/2019/aug/03/sicilian-fishermen-risk-prison-to-rescue-migrants-off-libya-italy-salvi
    #sauvetage #pêcheurs #Sicile #pêcheurs_siciliens #délit_de_solidarité #asile #migrations #réfugiés #Italie #Méditerranée #mer_Méditerranée #Gaspare_Giarratano #Giarratano #témoignage

  • La Tête haute, au cœur de la vallée de #la_Roya

    C’est l’histoire d’une vallée magnifique, paisible, en bordure de l’Italie. Et puis un jour, surgit l’inattendu. Des dizaines, bientôt des centaines de migrants, font irruption sur la route, sur les chemins. Une fois retombés les feux de l’actualité, que reste-t-il de cette aventure extraordinaire qui voit l’engagement des uns, les doutes des autres, la désobéissance civile des plus motivés, la sourde hostilité des silencieux ? Oui, qu’en reste-t-il ? C’est là que commence ce film.


    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/55120_1
    #film #documentaire #frontière #Roya #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #Alpes #don #contre-don #ça_nous_est_tombé_dessus #résistance #solidarité #misère #responsabilité #colonisation #Vintimille #France #Italie #Roya_citoyenne #marche #marche_solidaire #solidarité #Cédric_Herrou #justice #humanitaire #action_politique #incertitude #délit_de_solidarité #montagne

    #mémoriel #plaque_commémorative #morts #mourir_aux_frontières #décès :
    https://seenthis.net/messages/786000)

    • Quelques citations tirées du film...

      Chamberlain, réfugié :

      « Je dis à certaines personnes qui s’intéresse à savoir mon parcours : ’Si tu trouves cela pathétique, moi ça me vexe, parce que c’est ça qui m’a construit, c’est tout ça qui fait de moi ce que je suis’. »

    • René Dahon, habitant de la vallée:

      « Ma famille pendant la guerre a été déportée, parce qu’ici c’était une #ligne_de_front : derrière c’était l’Italie et sur #Sospel c’était la ligne de front français. Entre les deux, en 1943-45, ça a été une espèce de couloir, un no man’s land. #Saorge a été dans ce couloir. Et ma famille a été déportée en Italie. Donc, moi l’idée de la solidarité, je l’ai tout connement connue sur un truc de rien du tout. Ma grand-mère m’a dit ’Quand on a marché de Saorge à Turin à pied, quand on a traversé certains villages du Piémont, il y a des gens qui ont ouvert leurs portes et qui ont donné quelque chose. Et moi j’ai ça d’idée de la solidarité. Moi j’ai l’idée que dans la vallée derrière, c’était des solidaires »

      –----
      Toujours René Dahon:

      « ça fait 40 ans que je suis dans l’associatif. Je me bagarre dans plein de domaines, mais on voulait bien que je sois gauchiste et que je défende le train ou la poste et les écoles, ça pose pas de problèmes, mais défendre du Black, c’est ça le problème. C’est drôle ! Alors qu’ils en ont jamais vu à Tendre. TEndre n’a jamais été envahi par les Noirs »

    • Suzel PRIO :

      "La Roya terre d’accueil, la Roya solidaire c’est vraiment un cliché. Ça plait beaucoup ça, mais c’est beaucoup plus complexe que ça. Il y a aussi tous ces réflexes de #peur, des gens ici qui ne sont pas contents qu’on voit la Roya comme ça, qu’elle soit célèbre avec ces valeurs-là. Au début, il y avait des gens qui étaient vraiment sur l’humanitaire. Donc ce débat entre politique ou humanitaire, on l’a eu à plusieurs reprises. Certaines personnes souhaitant au début qu’on fasse que de l’#humanitaire et petit à petit d’autres personnes qui souhaitaient qu’on fasse que du #politique. Cela voulait dire, je ne sais pas... arrêter d’acheter des couvertures, arrêter de faire à manger et ne faire que des communiqués et des soirées... Au final, notre positionnement a été arrêté sur : ’C’est les deux. C’est simple, il faut les deux !’

  • Surveillance en Chine, le pire du milieu
    https://www.liberation.fr/planete/2019/07/26/surveillance-en-chine-le-pire-du-milieu_1742277

    Fake news, contrôle des données, cyberguerre… Retour sur la face sombre de nos vies numériques. Aujourd’hui, reportage dans le quotidien réel d’un Chinois fictif. Déjà plusieurs semaines que le thermomètre n’est pas descendu sous la barre des 30 degrés, jour comme nuit. La courbe du niveau de pollution semble suivre la même tendance, ce qui agace fortement Meng You. L’homme de 25 ans sort de chez lui de mauvaise humeur pour aller au travail. Il est assistant sur un film chinois. En mettant le pied (...)

    #algorithme #CCTV #smartphone #biométrie #facial #vidéo-surveillance #SocialCreditSystem #surveillance #délation (...)

    ##écoutes

  • Fraudes aux prestations : la Sécu va former ses agents à la détection des mensonges
    http://www.leparisien.fr/economie/fraudes-aux-prestations-la-secu-va-former-ses-agents-a-la-detection-des-m

    Le centre de formation de la Sécurité sociale vient de lancer un appel d’offres original. Objectif : renforcer la lutte contre la fraude en identifiant les assurés menteurs. C’est un étonnant appel d’offres qu’a lancé le 9 juillet dernier l’Institut 4.10 sur la plateforme des marchés publics. Centre de formation des personnels de la sécurité sociale, l’Institut, créé en 2016, propose un marché en deux lots, et c’est le second qui nous a interpellés. Son objet ? « Conception et animation de formation dans le (...)

    #biométrie #émotions #surveillance #pauvreté #Sécu

    ##pauvreté

  • Non, les jeunes ne sont pas de plus en plus violents ! Dix idées reçues sur la délinquance des mineurs
    https://www.bastamag.net/jeunes-violents-delinquance-justice-mineurs

    Les « jeunes délinquants » seraient plus violents, moins punis que leurs aînés. La #Justice serait à leur égard indulgente, lente, inefficace. Autant de préjugés non confirmés par les faits. Alors que la ministre Nicole Belloubet envisage de réformer par ordonnance la justice des enfants – donc sans débat parlementaire – voici dix idées reçues démontées par des professionnels du secteur. Ce texte est issu du guide « Idées fausses sur la justice des mineurs : déminons le terrain ! 10 réponses pour en finir (...) #Décrypter

    / #Discriminations, Justice

  • Zero-hour contracts take a huge mental and physical toll – poor eating habits, lack of sleep and relationship problems
    https://theconversation.com/zero-hour-contracts-take-a-huge-mental-and-physical-toll-poor-eatin

    The number of workers on zero-hours contracts continues to rise in the UK. The Office for National Statistics (ONS) estimates that between October and December 2018 there were between 777,000 and 911,000 people working on zero-hours contracts. But the impact of such contracts seems to be underestimated by the government. An independent government review of modern working practices states that : “To ban zero-hours contracts in their totality would negatively impact many more people than it (...)

    #Deliveroo #UberEATS #Uber #travail #santé

    ##santé

  • 116 avocat-e-s contre le délit de solidarité

    Mesdames et Messieurs les journalistes,

    116 avocat-e-s de Suisse ont rejoint la #campagne en faveur de la modification de l’#article_116 de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI) et de la #dépénalisation de l’aide aux personnes en fuite lorsque le mobile est honorable. Dans la « Déclaration des avocat-e-s de Suisse sur le délit de solidarité », ils invitent le Pouvoir judiciaire des différents cantons à cesser de poursuivre et/ou à condamner des actes de solidarité.

    Les signataires de la #Déclaration, exerçant aux quatre coins de la Suisse, se sont engagés à défendre toute personne poursuivie pour avoir fait preuve de solidarité envers un être humain persécuté et dans le besoin. Paolo Bernasconi dr.h.c, avocat à Lugano et signataire de la déclaration, rappelle que « le Préambule de notre Constitution fédérale nous oblige à œuvrer dans un esprit de solidarité ».

    « Je ne veux pas uniquement appliquer la #loi, mais aussi la changer si son application ne va pas dans le sens de la #justice, comme c’est le cas de l’Art. #116 LEI. Punir quelqu’un parce qu’il a aidé des personnes en détresse ne peut en aucun cas être considéré comme juste », a déclaré l’avocate bernoise Melanie Aebli.

    Pour Olivier Peter, avocat à Genève et premier signataire de le Déclaration, l’article 116 est en contradiction avec la raison d’être du droit pénal. « La répression pénale doit être limitée aux infractions qui portent atteinte aux intérêts d’autrui ou aux intérêts publics. Comment concilier ce principe avec l’art. 116 LEI et son application aux cas de soutien apporté dans un but humanitaire ? Qu’y a-t-il de nuisible à soigner un malade, à héberger une femme enceinte ou un sans-abri, rajouter un couvert pour nourrir une personne affamée ? »

    Cette démarche s’inscrit dans une campagne plus large portée entre autres par la Conseillère nationale Lisa Mazzone (initiative parlementaire 18.461 « En finir avec le délit de solidarité » : https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20180461) et Solidarité sans frontières (pétition « La solidarité n’est pas un crime » : http://article116.strikingly.com).

    Personnes de contact :

    Melanie Aebli, Berne, tél. 0786178717, info@djs-jds.ch
    Paolo Bernasconi, Lugano, tél. 091 910 06 06, paolo.bernasconi@pblaw.ch
    Olivier Peter, Genève, tél. 022 328 10 10, olivier.peter@interdroit.ch

    Sur la campagne en général : Amanda Ioset, Solidarité sans frontières, 079 258 60 49, amanda.ioset@sosf.ch

    https://www.sosf.ch/fr/sujets/divers/informations-articles/116-avocat-e-s-de-suisse-contre-le-delit-de-solidarite.html
    #Suisse #délit_de_solidarité #solidarité #asile #migrations #réfugiés #réisistance #LETr

  • Israël a rétabli ses liens avec Oman, annonce le chef du Mossad
    OLJ/AFP - 01/07/2019
    https://www.lorientlejour.com/article/1177129/israel-a-retabli-ses-liens-avec-oman-annonce-le-chef-du-mossad.html

    Yossi Cohen, chef des services secrets israéliens, le Mossad. Photo d’archives. REUTERS/Ronen Zvulun

    Le climat actuel crée « une opportunité sans précédent, peut-être même la première de l’histoire du Moyen-Orient, pour atteindre une entente régionale qui pourrait mener à un accord de paix global », souligne Yossi Cohen.

    Israël a rétabli des « relations officielles » avec le sultanat d’Oman, médiateur discret dans plusieurs crises régionales, a annoncé lundi le chef des services secrets israéliens, le Mossad.

    « Tout récemment, le rétablissement de relations officielles avec Oman a été annoncé ainsi que la mise en place d’un bureau de représentation du ministère (israélien) des Affaires étrangères dans ce pays », a déclaré Yossi Cohen, lors d’une conférence à Herzliya, près de Tel-Aviv.

    Dans les années 1990, Israël et Oman avaient ouvert chacun un bureau de représentation commerciale avant que le sultanat ne décide de les fermer en 2000, dans le sillage de la deuxième Intifada palestinienne.

    Le rétablissement des liens entre les deux pays est « la partie visible d’un effort bien plus large, qui reste secret », selon M. Cohen.

    Cette annonce intervient quelques jours après une conférence à Bahreïn sur le volet économique d’un plan américain censé ouvrir la voie à un règlement du conflit israélo-palestinien. L’Autorité palestinienne a boycotté cette rencontre, accusant Washington de partialité pro-Israël. Israël n’a pas dépêché de représentant officiel, mais fait sans précédent, des chercheurs et des journalistes israéliens, invités par la Maison Blanche, y côtoyaient, dans les grandes salles, des officiels des pays du Golfe. Des représentants du sultanat d’Oman étaient également présents.

    Jeudi, le chef de la diplomatie bahreïnie a déclaré que l’Etat hébreu faisait partie de « l’héritage de cette région historiquement » et que « le peuple juif a une place parmi nous », des déclarations inédites. (...)

  • #Licenciements_boursiers. Le géant du #jeu_vidéo se révèle nain social | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/licenciements-boursiers-le-geant-du-jeu-video-se-revele-nain-social-674490

    #Activision_Blizzard sabre un tiers de ses effectifs français sans justification économique. Chez ces travailleurs passionnés, une culture syndicale se développe dans l’attente de la décision de la Direccte, sur ce plan social.

    #syndicalisme #optimisation_fiscale #délocalisation

  • Délit de solidarité : le guide est là ! ⋅ GISTI
    https://www.gisti.org/spip.php?article6189

    Délit de solidarité : le guide est là !

    Le 6 juillet 2019 marquera le premier anniversaire de la décision du Conseil constitutionnel consacrant la fraternité comme principe à valeur constitutionnelle. Une année où les poursuites et intimidations à l’encontre des solidaires ont gagné en légitimité dans le discours politique, en dépit de la reconnaissance du principe de fraternité.

    Procès des « 7 de Briançon » accusés d’avoir aidé à « l’entrée irrégulière » en prenant part à une manifestation entre l’Italie et la France, intimidations répétées des maraudeurs dans les Alpes, condamnations sur divers motifs tels que la diffamation, dégradation de bien, faux et usage de faux… le délit de solidarité continue d’être d’une brûlante actualité en France. Mais également dans toute l’Europe où les solidarités sont attaquées, que ce soit en Méditerranée pour des actions de sauvetage mises en place par des ONG ou des pêcheurs, dans les aéroports pour des actions d’opposition à des expulsions, dans les maisons où les citoyens et citoyennes s’organisent pour accueillir dignement.

    C’est dans ce contexte que le collectif Délinquants solidaires rend public un nouvel outil intitulé « Délit de solidarité : le guide ». Il s’adresse à tout·es celles et ceux qui se mobilisent en solidarité avec les personnes exilées, migrantes, sans papiers en France. En partant des questions que peuvent se poser les personnes solidaires quand il s’agit d’hébergement, d’opposition à des expulsions, de transport, etc. cet outil propose des éléments pour comprendre le cadre légal et les enjeux soulevés ainsi que des conseils pratiques afin d’agir sans être intimidé·e.

    Bref, un vrai guide pour se mobiliser en solidarité ! A diffuser sans modération.

    https://seenthis.net/messages/558925
    https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/07/04/guide-juridique-et-pratique-de-la-solidarite-avec-les-refug
    #immigration #solidarité #Gisti

  • China Snares Tourists’ Phones in Surveillance Dragnet by Adding Secret App
    https://www.nytimes.com/2019/07/02/technology/china-xinjiang-app.html

    Border authorities routinely install the app on the phones of people entering the Xinjiang region by land from Central Asia, gathering personal data and scanning for material considered objectionable. China has turned its western region of Xinjiang into a police state with few modern parallels, employing a combination of high-tech surveillance and enormous manpower to monitor and subdue the area’s predominantly Muslim ethnic minorities. Now, the digital dragnet is expanding beyond (...)

    #Android #smartphone #spyware #anti-terrorisme #géolocalisation #délation #surveillance #GPS #Islam (...)

    ##voyageurs

  • Le « 115 » devra bientôt transmettre la liste des réfugiés qu’il héberge
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/29/le-115-devra-bientot-transmettre-la-liste-des-refugies-qu-il-heberge_5483118

    Le gouvernement planche sur un projet qui renforce l’échange d’informations entre les associations d’hébergement d’urgence et l’office de l’immigration.

    Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et la ministre chargée de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, préparent une instruction interministérielle visant à renforcer l’échange d’informations entre la plate-forme d’urgence pour les sans-abri (115) et l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).

    D’après le projet de texte, non encore publié et que Le Monde s’est procuré, le gouvernement veut relancer la dynamique de la « circulaire Collomb » du 12 décembre 2017. Celle-ci avait provoqué une levée de boucliers des associations d’hébergement et de solidarité parce qu’elle essayait d’organiser le contrôle du statut administratif des migrants qui se trouvent dans l’hébergement d’urgence. Le Conseil d’Etat, saisi par les associations, avait d’ailleurs encadré sa mise en œuvre.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Migrants : « La circulaire Collomb a été diabolisée »

    Un an et demi après, le projet d’instruction entend généraliser la transmission d’informations entre le 115 et l’OFII. Le premier devra ainsi « communiquer mensuellement à l’OFII la liste des personnes hébergées dans un dispositif d’hébergement d’urgence », qu’il s’agisse de demandeurs d’asile ou de réfugiés. Des réunions devront ensuite se tenir au niveau des départements, entre l’OFII et le 115, « sous l’autorité du préfet », pour examiner leur situation. L’idée étant notamment de mieux orienter ces personnes migrantes vers des dispositifs d’hébergement dédiés.

    Jusque-là, la circulaire Collomb prévoyait que les préfectures envoient des équipes mobiles dans les structures d’hébergement d’urgence afin de recueillir ces informations. Mais les visites étaient conditionnées à l’accord de l’hébergeur et au consentement des personnes. « Ça a marché doucement », constate un cadre de l’administration.

    « Ça a été un échec », tranche Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui regroupe 870 associations et organismes de lutte contre l’exclusion.

    #délation #fichage #racisme

  • #Refus_d’entrée : criminaliser la solidarité

    En France, deux petites victoires ont été remportées contre les tentatives du gouvernement Français de criminaliser la solidarité envers les migrant·e·s. Un tribunal administratif a annulé deux ordres de la police française d’interdire de territoire des citoyen·ne·s européen·ne·s en raison de leur soutien aux migrant·e·s à Calais. L’interdiction ordonnée par la police a été déclarée illégale. Cette victoire au tribunal pourrait affecter des dizaines d’autres personnes placées sur des listes d’interdiction et dans les bases de données de surveillance par la police française.

    La liste des #interdictions_de_territoire

    En mars 2017, D. était à la gare de St Pancras à Londres pour prendre l’Eurostar en direction de Calais. Il s’y rendait pour participer à une réunion publique sur le rôle des sociétés privées impliquées à hauteur de plusieurs millions d’euros dans la sécurisation de la frontière Franco-Anglaise. Mais avant de monter dans le train, il est arrêté au contrôle des passeports, puis emmené dans une petite pièce par la Police aux Frontières française (#PAF). Après un moment d’entretien au téléphone, les agent·e·s de la PAF impriment un “Refus d’entrée”, document officiel l’informant qu’il lui est interdit d’entrer en France.
    Ce type de traitement n’est que trop courant envers les voyageurs et voyageuses non-européen·ne·s. Mais D. est titulaire d’un passeport européen. Le document qui lui a été remis stipulait qu’il figurait dans une base de donnée de la police française regroupant les personnes fichées comme « Danger pour l’ordre public ou la sécurité nationale ». En outre, la police lui annonce qu’il va également « avoir des problèmes » pour voyager dans d’autres pays, puisque son nom était dorénavant signalé sur la base de données du Système d’Information Schengen (SIS) utilisée par les polices aux frontières dans toute l’Europe.
    Le cas de D. n’est pas un incident isolé. Ainsi, en mars 2017 X. se rendait en Belgique en bus et a été arrêté·e par la PAF au port de Douvres. Après environ une heure d’attente, on informe X. que l’entrée en France lui est refusée et iel reçoit un papier notifiant simplement qu’iel est un « danger pour l’ordre public ou la sécurité nationale ».
    Ce n’était pas la première fois que X. a eu des problèmes pour entrer en France. En Octobre 2016, X. est arrêté·e à son arrivée à Calais et constate que les agent·e·s consultent une liste de trois pages avec des noms et des photographies. La police désigne à X. une photo d’iel prise en 2010 (date devinée grâce à la couleur de ses cheveux !) figurant en page 3 du document.
    On informe X. qu’en cas d’arrestation à Calais, iel serait interdit·e de présence sur le territoire français. Iel n’a pas été arrêté·e, malgré cela, l’entrée en France lui fut refusée la fois suivante.

    En examinant et recoupant l’enchaînement de ces incidents avec d’autres, il semble probable que la police ait établi une « liste de personnes interdites du territoire » juste avant l’expulsion de la jungle en octobre 2016.

    Nous savons que d’autres personnes ont reçu ces interdictions.
    D. et X., plutôt chanceux·se·s d’avoir pu le faire dans le délai imparti de deux mois, ont décidé de contester cette interdiction devant les tribunaux français. Iels ont été soutenu·e·s dans cette action par le réseau Calais Migrant Solidarity et par l’association française Anafé qui travaille avec les étrangers et étrangères empêché·e·s d’entrer en France. Nous pensons qu’il s’agit de l’une des premières fois qu’un refus d’entrée est contesté en France. La plupart des personnes à qui sont imposés ces refus d’entrée sont des migrant·e·s non-européen·ne·s, déporté·e·s loin de France et qui ont peu de chance de les contester.

    La #fiche_S

    Le ministère français de l’Intérieur a défendu l’interdiction devant la cour, arguant que D. et X. étaient bel et bien un “danger” pour la France. Mais de quel danger parle-t-on ? L’État français a tiré cet argument de son fichier consacré à D. et X. – une des tristement célèbres « fiche S » constituées par la police politique française sur de supposé·e·s fauteurs et fauteuses de troubles.

    Cette “fiche S” comportait deux parties. Tout d’abord, D. et X. sont identifié·e·s comme « membre de la mouvance anarcho-autonome d’ultra gauche (« no border ») susceptible de se livrer à des actions violentes dans les perspectives du démantèlement du camp de migrants de Calais ». L’État, dans ses pièces, ne mentionnait aucune violence de ce type, mais citait plutôt plusieurs articles de presse français traitant de la prétendue “violence” des “No Borders”.

    En fait, les assertions de ces médias étaient entièrement fondées sur des citations de sources policières, souvent anonymes. Ainsi, en un cercle parfait, la police a communiqué à la presse des affirmations sans fondements, puis a utilisé ces même citations de presse dans leurs propres “preuves”. Ni D., ni X., ni personne d’autre n’a jamais été poursuivi·e pour les prétendues “violences” mentionnées dans ces rapports, et encore moins reconnu·e coupable.

    La deuxième partie de la fiche S donne quelques exemples plus précis des activités de D. Par exemple, il est arrêté en 2010 dans une “occupation illégale” – c’est-à-dire qu’il était simplement présent dans l’Africa House, squat où habitaient environ 100 personnes venant principalement du Soudan, d’Érythrée et d’Éthiopie. Il a également été repéré par la police lors d’une manifestation de migrant·e·s à Calais en 2014. Le dossier de X. mentionnait que « du 5 au 7 février 2010, des activistes No Border, y compris X., ont illégalement occupé un hangar de la rue Kronstadt à Calais et ont accueilli des migrant·e·s, les forces de l’ordre devant expulser les lieux », et qu’en 2010, des activistes No Border, y compris X. ont déployé une banderole “solidarité avec les sans papiers” sur la façade du beffroi de la mairie de Calais.
    Comme l’a convenu la cour, tout ceci n’avait rien de bien sérieux, était inexact ou ancien, et que rien ne suggérait une menace imminente contre la nation française.

    Il y avait aussi des éléments issus de dossiers de la police britannique. Encore une fois, ceux-ci mentionnent simplement que D et X sont allé·e·s à des manifestations, et que X a été arrêté·e lors de l’une d’elle, mais jamais poursuivi·e.

    Ce que tout cela montre également est comment les polices britannique et française échangent de vagues « renseignements », des rumeurs policières et des soupçons, sur les personnes qu’ils identifient comme politiquement actives. Cette “intelligence” est ensuite utilisée comme une base pour bloquer les mouvements transfrontaliers des personnes, notamment en les ajoutant aux listes de surveillance internationales comme le Système d’Information Schengen.

    #No_Borders” : la menace fantôme

    En bref, la seule accusation réelle contre D et X était qu’iels appartenaient à une « violente » organisation « anarcho-autonome » appelée « No Borders ». Mais quelle est cette prétendue organisation ?

    Bien sûr, certaines personnes solidaires des migrant·e·s de Calais se considèrent anarchistes. Et certaines, anarchistes ou « ultra-gauchistes » ou non, s’identifient à l’idée de « No Borders ». Ces deux mots ont pu être compris différemment selon les personnes : un slogan, une demande, un défi, un rêve. En revanche ce qu’ils ne signifient absolument pas est l’appartenance à une organisation qui organiserait le soulèvement des migrant·e·s à Calais.

    C’est un fantôme créé par la police française et les journalistes qui alimentent des histoires en buvant quelques verres. Il n’existe tout simplement pas. Les journalistes des deux côtés de la Manche ont diffusé d’innombrables histoires de « No Borders » incitant à des émeutes, incendiant la jungle, alimentant des réseaux de passeurs, etc. Aucunes de ces affirmations n’ont jamais été étayées par des preuves ou des enquêtes, ni jamais justifiées devant un tribunal.

    Par ailleurs, les migrant·e·s à Calais sont généralement des personnes plutôt débrouillardes. Beaucoup ont vécu des guerres et des dictatures, des révolutions, traversé des mers et des déserts. Iels n’ont pas besoin d’aide pour être en colère, ni pour s’organiser pour franchir les frontières et passer à l’action.

    Lutter pour la solidarité

    Pour nous, cette contestation en justice ne concernait pas seulement deux individu·e·s . Il s’agissait de contester une arme largement utilisée par la police pour bloquer la libre circulation des personnes en toute impunité. C’était une petite participation à la résistance contre les gouvernements qui s’échinent à mettre fin aux mouvements de solidarité entre citoyen·ne·s et migrant·e·s.

    Au cours des dernières années, des milliers d’Européen·ne·s ont réagi au passage des réfugié·e·s avec soutien et solidarité, depuis les plages de Grèce en passant par les cols des Alpes jusqu’aux “Jungles” de Calais. Cela dérange les politicien·ne·s et les médias qui s’affairent à vouloir faire paniquer la population au sujet d’ « invasions de migrant·e·s ». Leur but est de semer la peur et la division, essayant d’empêcher les gens de s’unir contre les élites capitalistes qui sont nos ennemis communs. La solidarité concrète et pratique, quand les personnes avec et sans papiers résistent côte à côte, est une réelle menace pour leur projet de « diviser pour mieux régner ».

    C’est pourquoi les États répondent en diabolisant et en criminalisant la solidarité. À Lesbos ou à Lampedusa, des volontaires sont emprisonné·e·s ou harcelé·e·s pour avoir sauvé quelques-unes des milliers de personnes qui se noient en mer. A Calais, la police arrête et interdit de territoire arbitrairement quiconque qu’elle aura étiqueté comme « No Borders ». Iels espèrent ainsi effrayer les citoyen·ne·s et isoler les migrant·e·s. L’État et les médias peuvent ainsi discréditer et attaquer leurs boucs émissaires en toute liberté.

    Cette victoire judiciaire est une petite partie de la lutte contre cette guerre lancée contre la solidarité. Ce qui est primordial est que nous ne nous laissions pas effrayer et que nous continuions à combattre nos vrais ennemis qui traînent dans les halls de commerce et dans les lieux de pouvoir. Français·e·s ou Britanniques, Européen·ne·s ou Africain·e·s, nous avons les mêmes ennemis, ne les laissons pas nous diviser.

    #Calais #délit_de_solidarité #solidarité #asile #migrations #réfugiés #victoire #France

  • Uber Eats, Deliveroo… quand des travailleurs précaires profitent d’autres plus précaires encore
    https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/06/17/uber-eats-deliveroo-quand-des-travailleurs-precaires-profitent-d-autres-plus

    Le « New York Times » raconte comment, en France notamment, des coursiers autoentrepreneurs sous-louent leur compte à des sans-papiers. C’est l’un des effets pervers de l’ubérisation. Les plates-formes proposant aux urbains la livraison de leur repas par des autoentrepreneurs, circulant le plus souvent à vélo (Deliveroo, Uber Eats, Glovo…), connaissent une dérive qui pourrait se résumer ainsi : des travailleurs précaires trouvent matière à rémunération en profitant de plus précaires qu’eux. En (...)

    #Deliveroo #Uber #domination #bénéfices #Glovo #UberEATS #travail

  • Food-Delivery Couriers Exploit Desperate Migrants in France
    https://www.nytimes.com/2019/06/16/business/uber-eats-deliveroo-glovo-migrants.html

    Aymen Arfaoui strapped on a plastic Uber Eats bag and checked his cellphone for the fastest bicycle route before pedaling into the stream of cars circling the Place de la République. Time was money, and Mr. Arfaoui, a nervous 18-year-old migrant, needed cash. “I’m doing this because I have to eat,” he said, locking in a course that could save him a few minutes on his first delivery of the day. “It’s better than stealing or begging on the street.” Mr. Arfaoui has no working papers, and he would (...)

    #Deliveroo #UberEATS #Facebook #Glovo #Uber #domination #bénéfices #travail