• Puntata del 06/10/2026@0
    ▻https://radioblackout.org/podcast/puntata-del-06-10-2026

    Il primo argomento della puntata è stato quello dei lavoratori agricoli nella zona della #langhe, una zona di grandi introiti per produttori di vini e non solo, fatti sulle spalle di chi lavora in condizioni terribili e con altrettante condizioni abitative. Abbiamo ospitato in collegamento telefonico Nicola del Collettivo Monoke per lanciare il #corteo che […]

    #assemblea #braccianti #Collettivo_Mononoke #Collettivo_Ujamaa #ddl_scuola #delocalizzazione #docenti_per_gaza #Electrolux #fiom #licenziamenti #razzismo #scuola #sfruttamento
    ▻https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/10/nicola-Mononoke.mp3

  • Durcir le #droit_des_étrangers, une politique aussi néfaste humainement qu’économiquement

    À cause de services en #préfecture quasiment à l’arrêt, près d’un million de personnes se retrouvent en #rupture_de_droits, dans l’attente du #renouvellement de leurs #titres_de_séjour. Des retards dont l’économie pâtit aussi.

    Au tribunal administratif de Marseille, l’audience débute. Elle concerne Mohamed Abes, 28 ans. Il a demandé le renouvellement de son titre de séjour il y a maintenant un an, sans réponse de la préfecture. L’expiration de son précédent titre l’a privé de tous ses droits et lui a fait perdre son travail.

    A la barre, son avocat, Me Candon, demande au juge d’enjoindre au préfet de lui délivrer a minima un document provisoire sous sept jours, avec une astreinte de 100 euros par jour de retard.

    Le juge prévient avec un sourire entendu : « Vous savez qu’il y aura un délai. » « Le problème est endémique », lui répond l’avocat. En quelques minutes, l’affaire est bouclée.

    Préfectures dans l’#illégalité, #tribunaux débordés
    En France, 930 000 dossiers sont en attente d’être traités et les #délais d’obtention de #titre_de_séjour sont devenus interminables – en moyenne 117 jours et jusqu’à plusieurs années, une durée qui dépasse largement le cadre légal. Alors que les murs de la préfecture semblent infranchissables depuis que la plateforme est passée au #tout-numérique, la seule option reste le recours à la #justice.

    « Au tribunal, ils sont débordés par ces affaires », glisse Me Candon, de retour dans la salle des pas perdus.

    Selon une magistrate, elles sont presque deux fois plus nombreuses qu’avant : 3 800 requêtes du tribunal administratif de Marseille ont été dirigées contre des refus de délivrance de titre de séjour, uniquement sur le premier semestre 2026, contre 4 703 sur toute l’année 2025. La préfecture des Bouches-du-Rhône a été condamnée à verser 90 280 euros d’astreinte en moyenne sur le premier semestre, soit une multiplication par 19.

    Comment expliquer cette situation ubuesque ? La #circulaire du 23 janvier 2025, signée par l’ancien ministre de l’Intérieur #Bruno_Retailleau, enjoignait aux préfets de traquer les dossiers déjà dans le circuit et d’en limiter le #renouvellement, en invoquant notamment la « #menace_à_l’ordre_public ».

    « Cette notion, introduite par la loi Darmanin de 2024, n’est absolument pas définie en #droit », rappelle Morgane Paret, juriste spécialisée en droit des étrangers.

    Pour résorber cette crise et désengorger la #plateforme_numérique dédiée, le nouveau ministre de l’Intérieur #Laurent_Nuñez promettait en avril le déploiement de 500 vacataires et une dotation de 2 millions d’euros. Des frais qui auraient pu être évités, selon la juriste Morgane Paret : « La #circulaire_Retailleau demandait aux préfets de limiter les renouvellements, c’était une décision éminemment politique. »

    Inflation des #coûts pour les demandeurs

    Par ailleurs, la #loi_asile_et_immigration du 26 janvier 2024, entrée en vigueur en juin 2026, engage des #dépenses supplémentaires en prévoyant de durcir le contrôle de l’immigration. La mission immigration, asile et intégration passe de 2,08 à 2,16 milliards d’euros, avec, à la clé, une baisse du budget alloué à l’#accueil et l’#insertion, et une hausse en deux ans de 130 millions d’euros consacrés à l’#expulsion.

    Le budget destiné aux #centres_de_rétention_administrative (#CRA), où sont enfermées les personnes ayant fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire – de plus en plus nombreuses –, a quant à lui doublé entre 2017 et 2024, faisant de la France le pays le plus dépensier sur ces structures en Europe.

    Dans le même temps, obtenir un titre de séjour coûte de plus en plus cher aux personnes concernées. Depuis le 1er mai, le tarif des #timbres_fiscaux requis – qui ont généré en 2025 près de 277 millions d’euros – a fortement augmenté en application de la loi de finances votée l’automne dernier : 350 euros pour une première délivrance d’une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou de résident, contre 225 euros jusque-là, soit + 55 %.

    Pour un renouvellement, le #timbre_fiscal coûte désormais 250 euros, contre 225 auparavant. Quant au montant minoré (pour les étudiants, les travailleurs saisonniers, le regroupement familial, etc.), il est passé de 75 à 150 euros pour une première délivrance. Le timbre fiscal pour les demandes de naturalisation, enfin, a vu son montant grimper de 55 à… 255 euros ! Cela accroît les recettes publiques, mais rend aussi l’accès à un titre administratif de plus en plus difficile pour les étrangers. Sans parler de leur vie.

    En sortant de son audience, Mohamed Abes raconte : « Je suis en France depuis mes 4 ans. Depuis que je suis en âge de le faire, j’ai toujours travaillé et payé mes impôts. » Mais à cause du délai d’obtention de son titre de dix ans, le jeune conducteur de travaux vient de perdre son #travail.

    « Je ne peux même pas toucher le chômage ! C’est une énorme somme d’argent que je perds chaque mois, je ne sais plus quoi faire. »

    Une politique néfaste pour le #marché_de_l’emploi

    Sur le million de personnes qui restent sur le carreau, la majorité sont des travailleurs dont les postes restent inoccupés. En France, selon l’Insee, 62 % des 6,3 millions d’étrangers occupent un emploi en 2025, souvent dans les secteurs les plus pénibles.

    Selon la Dares, en 2017 en France, les étrangers représentaient près de 40 % des employés de maison, 27 % des agents de sécurité et des ouvriers non qualifiés, et 22 % des cuisiniers. En 2025, France Travail recense 2,43 millions de projets de recrutement, dont la moitié jugés difficiles à pourvoir, notamment dans ces secteurs. Et le système de santé dépend fortement des médecins et infirmiers migrants.

    En mai, les trois organisations patronales et les cinq syndicats représentatifs ont demandé à rencontrer le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Selon Mediapart1, ce dernier a indiqué vouloir améliorer l’efficacité du renouvellement des cartes de séjour, mais surtout pour les métiers en tension, revenant ainsi sur sa déclaration d’avril, qui englobait l’ensemble des dossiers.

    En 2020, un rapport parlementaire démontrait un impact économique de l’immigration sur le marché du travail, la croissance et les finances publiques potentiellement positif à long terme, et encourageait à améliorer l’insertion professionnelle des travailleurs immigrés. Les politiques publiques poursuivent manifestement de tout autres buts.

    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/durcir-le-droit-des-etrangers-une-politique-aussi-nefaste-h
    #migrations #économie #politique_migratoire #dématérialisation
    via @karine4

  • PISA 2025 : alerte globale sur les savoirs des enfants
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/08/classement-pisa-alerte-globale-sur-les-savoirs-des-enfants_6768341_3232.html

    La part des adolescents en difficulté, elle, a doublé en vingt-cinq ans, passant de 15 % à 33 % à l’écrit et de 15 % à 36 % en mathématiques.

    [...]

    PISA établit que les élèves ne sont plus que 20 % à 30 % (selon les usages) à ne pas recourir à l’intelligence artificielle (#IA). Les bons scores en sciences sont corrélés à une moindre utilisation de l’IA et à un emploi maîtrisé des appareils numériques à des fins d’apprentissage.

    edit

    #école #élèves

  • La declassificazione delle “industrie insalubri” minaccia i centri abitati

    La legge 50 del 2026 ha tolto ai sindaci il potere di controllo sulla localizzazione degli impianti potenzialmente pericolosi per la salute pubblica. Sarà quindi più facile che sorgano o rimangano in contesti urbani. Con rischi molto elevati

    Sono state classificate per decenni dalla legge “industrie insalubri di prima classe” e la loro collocazione avrebbe dovuto essere lontana dai centri abitati. Con l’articolo 14 della legge 50 dell’aprile 2026 cambia però il quadro normativo: viene modificata una disciplina in vigore dal 1934, che individuava le attività potenzialmente più pericolose per la salute pubblica e attribuiva ai sindaci specifici poteri di programmazione e controllo sulla loro localizzazione. La novità è stata introdotta dal Governo Meloni con il decreto legge approvato dal Consiglio dei ministri il 29 gennaio 2026.

    Il provvedimento è stato presentato su proposta del ministro per gli Affari europei, il Pnrr e le Politiche di coesione Tommaso Foti, di concerto con i ministri della Salute Orazio Schillaci, dell’Ambiente Gilberto Pichetto Fratin e delle Imprese e del Made in Italy Adolfo Urso. Il cambiamento è passato quasi sotto silenzio ma potrebbe avere conseguenze importanti nei centri abitati dove da anni cittadini e comitati chiedono la delocalizzazione di attività, di fatto, incompatibili con il contesto urbano. La nuova norma stabilisce che le imprese in possesso di Autorizzazione integrata ambientale (Aia) non siano più classificate come “industrie insalubri”. In apparenza una questione tecnica. Nella sostanza un cambio di paradigma che ridisegna i rapporti di forza tra cittadini, amministrazioni comunali e grandi impianti industriali.

    Per capire che cosa si perde bisogna partire da lontano. Gli articoli 216 e 217 del Testo unico delle leggi sanitarie sono norme di epoca fascista, mai abrogate e considerate pienamente legittime dalla giurisprudenza amministrativa più recente. “Sono norme vecchissime ma potentissime -spiega Marco Grondacci, giurista ambientale con oltre trent’anni di esperienza in vertenze territoriali in tutta Italia-. I sindaci raramente le hanno usate fino in fondo ma quando lo facevano cambiavano davvero le cose”.

    L’articolo 216 infatti attribuiva al Comune il potere di regolamentare la localizzazione degli impianti classificati appunto come “industrie insalubri”. L’ente locale poteva stabilire, attraverso una variante al piano urbanistico o una norma del regolamento edilizio, che un certo impianto fosse incompatibile con il contesto in cui si trovava. Poteva chiederne la delocalizzazione e farlo anche se l’impianto rispettava formalmente tutte le autorizzazioni ambientali vigenti. La presenza di scuole, ospedali, asili nido, una densità residenziale elevata erano elementi sufficienti per avviare un percorso che portasse all’allontanamento dell’impianto. “Erano strumenti che distinguevano nettamente tra il rispetto dei limiti di legge e la compatibilità con il territorio -sottolinea Grondacci-. E la Cassazione lo ha ribadito in più sentenze: un impianto che rispetta la normativa può comunque produrre disagi alla popolazione e può essere sanzionato”.

    L’articolo 14 della legge 50 del 2026 ha cambiato la norma sulle “industrie insalubri”

    Con la modifica introdotta dalla recente legge tutte le industrie soggette ad Aia escono dalla classificazione di “industrie insalubri di prima classe” non perché siano diventate meno pericolose, ma perché la norma ha deciso che le autorizzazioni ambientali già esistenti siano sufficienti, automaticamente, a garantire la loro compatibilità con la vicinanza a un centro abitato. Il problema è che molte di queste localizzazioni sono l’eredità di un modello di industrializzazione novecentesco oggi non più proponibile.

    “Sembra che le istituzioni invece di valutare con attenzione i potenziali danni e gli innumerevoli disagi causati da questa situazione, abbiano preso la strada di depotenziare gli antichi vincoli che consentivano alle amministrazioni comunali di prendere iniziative atte a favorire una ordinata riconversione dei siti industriali”, spiega Stefano Luciani, consulente tecnico in contenziosi ambientali tra industrie insalubri e cittadini che da anni si battono per la loro ricollocazione in aree industriali distanti dai centri abitati. Il nodo centrale è il valore amministrativo delle autorizzazioni. L’Aia valuta il modello di esercizio di un impianto, verifica se le tecnologie utilizzate sono le migliori disponibili, se i limiti di emissione vengono rispettati. “Molto difficilmente in un processo di rinnovo di una Aia si è messo in discussione il fatto che una cementeria o un inceneritore si trovino a duecento metri da una scuola”, sottolinea Luciani.

    “L’Aia regolamenta prevalentemente gli aspetti ambientali dell’impianto, non gli effetti sanitari della sua localizzazione. È così che molti centri abitati potrebbero essere condannati a convivere con la presenza di emissioni nocive per i prossimi decenni, subendone l’impatto sanitario, mai misurato né valutato”. A rendere ancora più evidente la frattura tra tutela ambientale e tutela sanitaria è la distinzione tra Via e Vis: la Valutazione di impatto ambientale e la Valutazione di impatto sanitario. Mentre il primo procedimento, propedeutico al rilascio dell’Aia, si occupa di tutela ambientale, la Vis è indirizzata a tutelare gli aspetti sanitari ma per gli impianti esistenti non è obbligatoria e, tranne rarissimi casi, non viene effettuata.

    Con la nuova legge questa contraddizione appare rafforzata: se c’è l’Aia si presume che la salute sia automaticamente tutelata. Di ben altro avviso è il Sistema nazionale di protezione dell’ambiente (Snpa), secondo il quale l’introduzione della Vis evidenzia proprio la necessità di non limitarsi a valutare solo gli aspetti ambientali: “L’analisi degli studi di Valutazione di impatto ambientale condotti negli anni ha permesso di evidenziare -si legge- la scarsa considerazione che è stata data a una corretta valutazione dell’impatto sulla salute determinato da fattori di rischio associati a opere/impianti/progetti per le popolazioni esposte residenti nei territori limitrofi”.

    Secondo il consulente tecnico Luciani “i grandi stabilimenti soggetti all’Aia, quelli potenzialmente più impattanti per la salute pubblica, saranno meno vincolati dalla giurisdizione comunale. Il sindaco, che in linea generale assume responsabilità sanitarie nei confronti della cittadinanza, si ritrova con poteri sempre più limitati proprio dove questi servirebbero”.

    Basta dare uno sguardo a Google Maps, anche per un non esperto, per rendersi conto di quante industrie regolarizzate con Aia si trovino in aree completamente decontestualizzate. Gli esempi non mancano. Gubbio (PG), una delle città medievali più belle del mondo, è racchiusa tra due ciminiere. A Isola delle Femmine (PA), il forno di un impianto è a quattrocento metri da una spiaggia turistica, in un’area di alto valore ambientale. A Barletta una cementeria si trova nel centro abitato, a poche centinaia di metri da uno straordinario castello normanno.

    A Monselice, in provincia di Padova, un cementificio sorge dentro un parco regionale, a ridosso di case e scuole. Negli anni sono state numerose le iniziative messe in atto dai comitati civici per richiamare a un maggiore impegno per risolvere le contraddizioni, come il convegno della scorsa primavera “L’Europa verso l’economia circolare-Il caso Gubbio”, al quale hanno partecipato sia tecnici sia rappresentanti delle istituzioni.

    Nel corso dei lavori, oltre a essere stato evidenziato come il co-incenerimento dei rifiuti sia un processo contrario alle politiche europee di promozione dell’economia circolare, è stata discussa la necessità di disporre di studi epidemiologici aggiornati sulle ricadute sanitarie degli impianti collocati vicino ai centri abitati. Nel caso di Barletta, invece, in merito alle evidenze scientifiche sull’impatto sanitario delle industrie insalubri, ha creato scalpore la pubblicazione nel 2021 sulla rivista scientifica Exposure and Health: un’indagine su 366 bambini residenti in città ha dimostrato per la prima volta il fenomeno di bioaccumulo nel corpo di metalli tossici di origine antropica (nickel, cadmio, mercurio e arsenico). Lo studio inoltre accerta come coloro che vivono e frequentano la scuola nell’area in maggiore prossimità dello stabilimento siano più affetti dal bioaccumulo di metalli rispetto ai soggetti prevalentemente esposti al solo inquinamento da traffico veicolare.

    “I responsabili delle industrie potranno continuare ad affermare che il loro impianto funziona regolarmente secondo l’Aia. Ma la storia insegna che il solo rispetto di queste, fissate in modo indipendente dalla localizzazione dell’impianto, può non essere una condizione sufficiente a garantire la salute dei cittadini -conclude Luciani-. Un conto è rispettare asettici limiti normativi delle emissioni in una zona industriale, un altro è far convivere le ciminiere con luoghi stabilmente abitati. La grande proliferazione normativa italiana potrebbe così favorire il mantenimento dello status quo, rendendo compatibile amministrativamente quello che nella realtà delle cose non sarà mai conciliabile”.

    “Un conto è rispettare asettici limiti normativi delle emissioni in una zona industriale, un altro è far convivere le ciminiere con luoghi stabilmente abitati” – Stefano Luciani

    Resta così aperta una questione che la nuova norma non affronta: se il rispetto dei limiti emissivi, stabiliti quasi sempre in base a norme tecniche generali, possa essere considerato sufficiente anche quando un impianto industriale continua a operare a poche decine o centinaia di metri da case, scuole e ospedali. È su questo terreno che, secondo giuristi, tecnici e comitati, si sposteranno i contenziosi.

    ▻https://altreconomia.it/la-declassificazione-delle-industrie-insalubri-minaccia-i-centri-abitat

    #Italie #pollution #loi #industrie #industries_polluantes #localisation #aménagement_du_territoire #santé_publique #maires #Tommaso_Foti #Orazio_Schillaci #Gilberto_Pichetto_Fratin #Adolfo_Urso #industrie_insalubre #urbanisme #plan_d'urbanisme #environnement #délocalisation #Aia #Valutazione_di_impatto_sanitario (#Vis) #autorisation_environnementale #impact_sanitaire #impact_environnemental

  • L’accord de migration entre l’Italie et l’Albanie : un #échec et d’une #cruauté sans nom

    La #délocalisation du traitement des demandes d’asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la #sécurité, la #liberté et les #droits_humains de ces personnes, souligne #Amnesty_International dans un #rapport publié quelques semaines seulement après les événements de Ceuta qui ont mis en lumière les dangers des politiques migratoires de l’Union européenne (UE) axées de longue date sur l’exclusion et le confinement.

    Le rapport intitulé "Italy : Extraterritorial migration detention and human rights obligations" (▻https://www.amnesty.org/en/documents/eur30/1365/2026/en) se penche sur l’accord de 2023, portant sur la création en Albanie de deux centres de détention gérés par les autorités italiennes, qui a conduit au transfert forcé de plusieurs centaines de personnes devant subir une détention, nombre d’entre elles n’ayant pas la possibilité de bénéficier d’une assistance juridique. Les conditions de vie sur place et le coût humain désastreux des politiques de délocalisation migratoire de l’Italie ont poussé plusieurs personnes à s’automutiler ou à tenter de se suicider.

    « La délocalisation de la détention vise en définitive à dissuader et à tenter de se soustraire à la fois aux responsabilités liées à la prise en charge des personnes migrantes et à l’obligation d’accorder l’asile à celles qui en ont besoin. L’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie montre une fois de plus le coût inévitable de cette approche en ce qui concerne les droits humains, a déclaré Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.

    « Juste avant l’entrée en vigueur de l’accord, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme quant aux conséquences néfastes qu’il aurait inévitablement sur les droits des personnes en détresse en mer et de celles transférées en Albanie. De toute évidence, ces craintes se sont concrétisées. »

    Amnesty International estime que ses conclusions doivent servir d’avertissement à l’UE quant aux conséquences désastreuses des politiques migratoires qui cherchent à s’appuyer de plus en plus sur des pays situés en dehors de ses frontières pour gérer les migrations, au détriment de la mise en place de voies sûres et légales.
    Une cruauté inutile

    Entre octobre 2024 et janvier 2025, l’Italie a mené trois opérations en mer et a procédé au transfert forcé de 74 personnes directement depuis les eaux internationales vers l’Albanie, en vertu de cet accord. À la suite de nombreuses décisions de la justice italienne annulant les mandats de placement en détention visant ces personnes, l’Italie a mis fin aux transferts vers l’Albanie depuis la haute mer.

    Cependant, en mars 2025, le gouvernement italien a modifié l’accord afin d’autoriser la détention en Albanie d’hommes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie. En conséquence, au cours des 15 derniers mois, plusieurs centaines d’hommes (plus de 500 selon certaines sources), pour la plupart racisés, ont été transférés de force vers le centre de détention albanais de Gjadër.

    Entre le 11 avril et le 16 mai 2025, 42 faits graves ont été recensés au centre de Gjadër, dont au moins deux tentatives de pendaison, une manifestation au cours de laquelle trois personnes ont été blessées par des éclats de verre, ainsi que divers cas d’automutilation.

    Le gouvernement italien a fait obstacle au suivi indépendant de la mise en œuvre de l’accord, notamment en restreignant le contrôle parlementaire et en contournant les procédures législatives ordinaires. Comme l’accès et le contrôle des observateurs·trices indépendants des droits humains sont limités, on ignore en grande partie ce qui se passe dans les centres de détention albanais.
    Bien que les personnes détenues en Albanie relèvent de la juridiction italienne, leur éloignement géographique de l’Italie, associé à un accès limité à des avocat·e·s, aux tribunaux et à d’autres garanties, compromet considérablement l’exercice des droits de solliciter l’asile et d’accéder à la justice.

    Un avocat interrogé par Amnesty International a expliqué qu’il n’avait pas pu rencontrer son client avant l’audience et qu’il n’avait pas eu le temps de préparer correctement sa défense. Selon lui, les procès-verbaux des audiences d’asile montrant que des personnes interrogées répondaient par monosyllabes indiquaient qu’elles avaient été intimidées.

    « Les personnes détenues en Albanie sont traumatisées, ce qui est tout à fait compréhensible. Certaines ont peut-être traversé le désert, été arrêtées et maltraitées en Libye, survécu à la traversée en mer à bord d’embarcations impropres à la navigation, puis, après avoir été interceptées par les autorités italiennes, ont passé plusieurs jours à effectuer le trajet jusqu’en Albanie. D’autres, transférées depuis des centres de détention en Italie, sont arrachées à leur vie, laissant derrière elles leur entourage et leurs réseaux de soutien, et doivent soudainement faire face à un nouvel environnement et à de nouveaux contrôles et formalités administratives, le tout dans une situation d’isolement. Ce qu’ils sont contraints de subir est intolérable et inutilement cruel », a déclaré Eve Geddie.
    Atteintes à l’état de droit

    Les tribunaux italiens et la Cour de justice de l’UE ont estimé que les règles et pratiques italiennes relatives aux demandes d’asile déposées par des ressortissant·e·s de pays désignés par l’Italie comme « sûrs » (ce qui entraîne un traitement accéléré de ces demandes) étaient incompatibles avec le droit applicable de l’UE et ne prévoyaient pas de garanties suffisantes pour les demandeurs·euses.

    Malgré les décisions répétées des tribunaux italiens ordonnant la libération des personnes placées en détention en Albanie, le gouvernement italien a poursuivi la mise en œuvre de l’accord. Il a tenté de limiter le contrôle des tribunaux quant à la désignation des « pays sûrs » en recourant à des dispositions de la législation destinées aux situations d’urgence, sans justifier les atteintes à l’état de droit.

    Des personnes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie et déjà détenues dans ce pays ont également été soumises à des transferts extraterritoriaux illégaux, en dehors du cadre prévu par le droit national et européen.

    « Il est absolument clair que le modèle italo-albanais est impossible à mettre en œuvre dans le respect des obligations de l’Italie en matière de droits humains. Cela doit servir de signal d’alerte afin que l’UE gèle définitivement tout projet [1] visant à étendre le recours à la délocalisation de la détention et à d’autres outils d’externalisation », a déclaré Eve Geddie.

    « Les autorités italiennes doivent immédiatement mettre fin à l’accord avec l’Albanie, mettre en œuvre des solutions autres que la détention des personnes migrantes qui, aux termes du droit international, doit rester une mesure de dernier recours, et garantir à toutes les personnes en quête de protection internationale l’accès à une procédure d’asile efficace et non discriminatoire ainsi qu’à un accueil digne sur le territoire italien. Tous les réfugié·e·s et migrant·e·s devraient pouvoir bénéficier de garanties juridiques efficaces et d’un contrôle indépendant. »
    Complément d’information

    L’accord entre l’Italie et l’Albanie est entré en vigueur le 23 février 2024 pour une durée de cinq ans au terme de laquelle il sera automatiquement renouvelé. Le gouvernement italien aurait alloué plus de 670 millions d’euros à son fonctionnement jusqu’en 2028.

    Le ministère italien de l’Intérieur ayant rejeté à plusieurs reprises les demandes d’accès pour Amnesty International à ces centres de détention en Albanie, invoquant des raisons de sécurité et d’ordre public, nos recherches s’appuient sur la correspondance échangée avec le ministère de l’Intérieur, l’examen de documents judiciaires, les informations échangées au sein du réseau de la société civile Tavolo Asilo e Immigrazione, les rapports de parlementaires et de médiateurs·trices, et sur des entretiens menés avec des agences des Nations unies et deux avocats représentant des personnes détenues à Gjadër.

    ▻https://www.amnesty.be/infos/actualites/italie-albanie-migration-deal
    #migrations #asile #réfugiés #Italie #Albanie #détention_administrative #rétention #transfert_forcé #assistance_juridique #conditions_de_vie #automutilation #tentatives_de_suicide #suicide #justice #Gjadër #Etat_de_droit #traumatisme

    –-
    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie :
    ►https://seenthis.net/messages/1043873

  • "Ceux qui restent" : À #Mbour, le #deuil « en #silence » des enfants de migrants disparus en mer

    "Depuis lors, je suis devenu silencieux", murmure Fallou, 12 ans, dans une évocation déchirante de la mort de sa mère sénégalaise après le #naufrage de la pirogue qui l’emmenait vers l’Europe. La jeune Sokhna est, elle, tourmentée par des #rêves où réapparaît son père migrant disparu en mer, au point qu’elle évite de passer devant l’océan et ses fantômes traumatiques.

    On les appelle "#ceux_qui_restent" : ces orphelins doivent composer face à l’attente insoutenable et le #deuil_impossible des "#absents-présents", leurs parents morts en mer ou dont on n’a plus jamais eu de nouvelles après la #disparition de leur embarcation.

    Le nombre de ces morts et disparus - et de leurs enfants - se chiffre au moins "à des milliers" au Sénégal ces dernières années, indique à l’AFP Saliou Diouf, fondateur de l’association "#Boza_Fii" qui lutte contre l’#oubli des personnes migrantes disparues.

    Dans la ville portuaire de Mbour (ouest), les vies abîmées et la parole sensible de ces enfants s’écoutent derrière les murs des maisons. Le #tabou entoure encore le choix de partir de leurs parents. La peur des familles de se confier aussi, dans un contexte où les autorités ont essentiellement une approche répressive pour empêcher les départs de pirogues, arrêter les passeurs, et secourir régulièrement des embarcations à la dérive.

    "J’ai beaucoup pleuré... et puis après je me suis dit que c’est la #volonté_divine", souffle à l’AFP dans une diction hachée Fallou, silhouette agitée de spasmes, en évoquant la mort de sa mère.

    A #Tefees, quartier de pêcheurs, aux ruelles de sable et maisonnettes précaires, Fallou et son frère de neuf ans sont heureux de se retrouver, appuyés l’un contre l’autre dans la chambre et seule pièce de vie de leur grand-mère, Ndeye Ndiaye.

    Leur vie a basculé quand leur mère, Awa, âgée d’une trentaine d’années, est décédée au Maroc en 2024, après le naufrage d’une pirogue.

    Depuis ce drame, "je suis devenu silencieux", lâche Fallou. Le garçon "n’en parle pas avec sa grand-mère ni avec ses amis", seulement avec son père lors de ses visites. "Il me raconte que ma mère était une bonne personne...".

    Comme souvent dans les familles où la mère migrante a disparu, la famille s’est disloquée : le père est retourné vivre dans sa famille, les enfants sont restés avec leur grand-mère. Mais acculée par le dénuement, elle a dû séparer les frères, confiant le plus jeune à son parrain.

    Awa n’avait pas informé sa mère de son projet, mais elle déplorait souvent de la voir "se fatiguer" et voulait lui "venir plus en aide".

    – "Prie pour moi" -

    "Elle m’a simplement dit qu’elle devait aller à Dakar", la capitale, relate Ndeye. Mais un soir, Awa l’appelle : "Maman, j’ai pris une pirogue pour rejoindre l’Europe et je voudrais que tu pries pour moi".

    Deux semaines d’#angoisse plus tard, un appel leur annonce son décès dans un hôpital au Maroc.

    "On ne m’a pas rapporté son #corps et j’en suis toujours là...", murmure Ndeye, qui ne peut retenir ses larmes. "Voir des enfants, des innocents comme eux, devoir vivre sans mère, ça vous affecte au plus profond de vous".

    En 2024, au moins 10.457 migrants sont morts ou disparus "à la frontière occidentale euro-africaine" en tentant de rejoindre l’Espagne via la périlleuse #route_Atlantique, selon Caminando Fronteras, le nombre le plus élevé enregistré depuis le début du recensement en 2007 opéré par cette association.

    Poussés par le désespoir face au manque d’opportunités dans leur pays (chômage, disparition des ressources halieutiques, etc...) et du fait que l’Europe restreint les visas et contrôle drastiquement ses frontières, les candidats à l’exil sont forcés de recourir à des embarcations clandestines, souvent vétustes et surchargées.

    "Souvent les #familles n’obtiennent pas assez d’informations pour faire leur deuil", souligne Saliou Diouf. "L’#acceptation de la disparition se fait très difficilement".

    Les enfants apprennent parfois la nouvelle brutalement dans la rue ou chez des voisins. Certains se débattent entre une attente insupportable, le refus d’accepter le décès, ou la colère.

    C’est le cas de Sokhna, 11 ans, visage d’ange assombri par un regard douloureux. Sa mère Fatou Ngom, son frère et sa soeur vivotent à Mbour dans une chambre et une cour louée à plusieurs familles.

    Le père, Assane, est porté disparu depuis que la pirogue qui le transportait a pris feu au large des côtes en 2022. On a simplement rapporté à Fatou qu’il "faisait partie des victimes".

    – #Pauvreté aggravée -

    Fatou explique que Sokhna a depuis des moments "d’#absence", notamment en classe, et du retard dans sa scolarité. "Des fois la nuit, elle fait des rêves, elle crie “papa" plusieurs fois" dans la chambre où toute la famille vit.

    Même si leur relation semble complice, Sokhna explique sans détour que sa mère, encore accablée par le #chagrin et qui a beaucoup de mal à parler de la disparition de son mari, ne la "comprend pas" quand elle veut lui parler de son père.

    "Quand je rêve de lui et que j’ai peur parce que j’ai vraiment l’impression qu’il me parle, le lendemain je vais voir ma grand-mère", confie Sokhna. "Elle me raconte quand mon père courtisait ma mère, et des histoires sur lui...".

    "Je pense toujours à mon père quand je vois la mer", souffle-t-elle. C’est sa grand-mère, voyant son chagrin, qui a dit à Sokhna d’éviter de circuler par la plage et son alignement de pirogues.

    Contrairement à sa soeur qui garde son chagrin enfoui, Boubacar, 14 ans, a du mal à retenir son émotion en racontant ce jour de 2022 : "ma famille est venue trouver ma mère ; elle préparait du café. Ils ont dit “Assane est mort dans la pirogue“ ; elle était en état de #choc, elle s’est mise à pleurer, et nous aussi".

    "Mon père voulait nous construire une maison. Avant d’y arriver, Dieu a pris son âme...".

    "Je pense souvent à lui, surtout quand ma mère n’a pas l’argent pour la dépense quotidienne parce que c’est lui qui nous aidait à vivre", sanglote-t-il.

    A 14 ans, l’adolescent travaille déjà régulièrement après l’école dans un atelier de menuiserie métallique pour aider sa mère.

    Ces #orphelins doivent tenter de se reconstruire dans des familles brisées et qui tombent dans une précarité encore plus prégnante (réduction du nombre de repas, déscolarisation des enfants, endettement...). Nombre d’entre eux grandissent trop vite, éprouvés par les responsabilités.

    Près de Boubacar, sa soeur Coumba, cinq ans, pieds nus, vêtements élimés, s’amuse à dessiner sur un tableau accroché au mur de la cour. La fillette a grandi sans presque connaître son père.

    "C’est elle qui me fait pleurer parce qu’elle me demande toujours des nouvelles de son père", confie Fatou. "Je lui réponds qu’il est en voyage".

    "Elle peut devenir folle si on lui explique maintenant...", renchérit Boubacar.

    – Briser le silence -

    La douce Amy Dramé n’a pas non plus dit la vérité à ses enfants de dix, six et trois ans. Son mari - qui avait vu tous ses collègues pêcheurs acculés par la pauvreté tenter la traversée - l’a appelée depuis un bateau le 10 août 2024.

    "Il m’a demandé des nouvelles des enfants, et de prier pour lui ; c’est la dernière fois que j’ai eu des nouvelles", dit-elle, bouleversée.

    Un mois après, les autorités les ont informés que la pirogue avait échoué au Cap-Vert, sans survivants.

    Amy continue à dire à ses enfants que leur père est en campagne de pêche. "Ce sont des enfants...", lâche-t-elle. "Ils prennent tout le temps mon téléphone pour regarder des vidéos de leur père ; ils ne vont pas l’oublier...".

    Tenter de briser ce silence, c’est l’objectif d’un programme pionnier au Sénégal de prise en charge psycho-sociale de ces enfants, débuté en 2024.

    Plus d’une cinquantaine d’orphelins sont accompagnés par l’ONG internationale #Délégation_diocésaine_des_Migrations_du_Sénégal (#DDM_Sénégal) et le #Collectif_des_victimes_de_l'émigration_irrégulière_au_Sénégal (#Coves), qui ont entamé ce travail après avoir constaté la souffrance des femmes de disparus et leurs enfants, particulièrement due au "#deuil_ambigu" lié à l’#incertitude sur le décès.

    "On a constaté que beaucoup de leurs enfants souffraient aussi, d’une manière différente, plus en silence, avec beaucoup de #colère", explique Jordi Balsells, directeur de la DDM.

    L’ONG fait trois tournées par an dans d’autres régions du Sénégal, et mène des accompagnements à domicile.

    Dans le centre de Mbour, dans un bâtiment baigné de lumière, alors que leurs mères travaillent dans un atelier de couture pour avoir une source de revenus supplémentaire, les enfants - tous orphelins de pères migrants - sont reçus en thérapie.

    Si en apparence plusieurs chahutent en patientant, cela masque souvent une attitude fragile.

    Babacar Ndiaye, 12 ans, submergé par l’émotion, ne parviendra pas à se confier sur la disparition de son père mareyeur en 2024 dans le chavirement d’une pirogue au large de Mbour.

    "Sache que si tu veux parler, on est là", lui dit doucement Tesa Reimat Corbella, médecin spécialisée dans le deuil, qui s’occupe de l’accompagnement psycho-social.

    – "#Stigmatisation" -

    A l’inverse, son frère de neuf ans, Pape Balla, dégage une assurance étonnante. Il se confie tout en ne lâchant pas deux figurines de crocodile et de lama.

    "Mon père ne voulait pas partir mais c’est celui qui a organisé le voyage qui l’a forcé !", lance-t-il, manière à lui de faire face à cet abandon qu’il ne comprend pas. "Ca me fait mal qu’il ait disparu ; je voulais qu’il reste avec nous...".

    "J’ai des amis au quartier qui ont vécu la même chose mais on n’en discute pas", ajoute Pape, qui raconte aussi des souvenirs aux côtés du père. "Il m’achetait souvent des ballons et ça me manque...".

    A l’instar de Babacar, Bambi Diop, 10 ans, ne pourra d’abord n’articuler que quelques mots : "je veux pas parler de mon père...".

    Avec sollicitude, la psychothérapeute Katy Faye prend Bambi par les épaules et tente de calmer son accès de larmes.

    "Quand je pars en classe je pense à lui", lâche Bambi finalement, expliquant que c’est souvent son père qui la déposait à l’école.

    La fillette reste en partie dans le déni, affirmant à l’AFP que son père vit dans une autre ville du Sénégal et qu’il va "bien". Des mots qui surprendront sa mère, qui assure que sa fille "sait" que son père est décédé dans un naufrage en 2024.

    Pour Tesa Reimat Corbella, le principal défi, "c’est de casser le silence" entourant la disparition. "Il faut commencer à donner des mots à ce qui s’est passé, pouvoir parler avec les enfants du souvenir de qui était leur père, et travailler avec le parent qui est resté".

    Elle se réjouit que l’ONG ait réussi à créer "un espace sûr, où ils peuvent partager avec les autres enfants". "Le fait qu’ils acceptent ce qui est arrivé et qu’ils peuvent en parler sans peur, sans honte, c’est le plus important".

    Mais il y a "encore beaucoup de travail", reconnaît-elle. "Quand les enfants sortent de cet espace, à l’école ou dans la rue il y a encore de la stigmatisation".

    Acteur de la société civile et spécialiste depuis 20 ans des questions migratoires, Mamadou Diop Thioune regrette que le soutien économique et psycho-social à ces familles ne soient "pas pris en compte dans (nos) politiques publiques".

    Il pointe le manque d’information des autorités, d’outils et de personnel formé, alors que les "conséquences sociales" pour le Sénégal de ces disparitions d’exilés "sont dramatiques".

    Au centre DDM, une lumière douce de fin de journée apaise l’atmosphère. Les enfants alignés sur des matelas au sol sont fascinés par le film d’animation "Kirikou et la Sorcière", sous le regard de Tesa et ses collègues.

    La société sénégalaise doit être davantage "sensibilisée sur la situation des disparus et de leurs familles", martèle Tesa. "C’est important de redonner une dignité aux personnes disparues, des gens qui étaient partis chercher une vie meilleure", plaide-t-elle.

    "Il faut qu’on puisse parler de ce sujet sans cacher ces enfants et ces familles".

    ►https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ceux-qui-restent-a-mbour-le-deuil-en-silence-des-enfants-de-migrants-dispar

    #Sénégal #migrations #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontière #décès

    ping @6donie

  • #caserta: un milione per far rinascere la #piscina Dannerlein, il Comune ci prova
    ▻https://informareonline.com/caserta-un-milione-per-far-rinascere-la-piscina-dannerlein-il-comun

    Un milione di euro per riportare in vita la Piscina Comunale “F. Dannerlein”. È questo l’obiettivo della #delibera approvata il 24 giugno dalla #commissione_straordinaria del Comune di Caserta, che ha dato il via libera alla candidatura dell’ente all’Avviso pubblico nazionale “Sport e Periferie 2026”. L’atto rappresenta il primo passo concreto verso il recupero di […] L’articolo Caserta: un milione per far rinascere la piscina Dannerlein, il Comune ci prova proviene da Informareonline, scritto da Gianrenzo Orbassano

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #F._Dannerlein

  • Netanyahu et Katz ordonnent des frappes sur la banlieue sud Beyrouth L’Orient-Le Jour
    ▻https://www.lorientlejour.com/article/1508495/teheran-et-washington-annoncent-une-serie-dattaques-reciproques-larme

    09:59 heure de Beyrouth

    [Ils] ont ordonné à l’armée israélienne de frapper ce qu’ils ont qualifié « de cibles terroristes du Hezbollah dans le quartier de la banlieue sud de Beyrouth », selon une déclaration conjointe de leurs bureaux reprise par Haaretz.

    D’après ce communiqué, cet ordre a été donné en réponse à ce qu’ils décrivent comme des violations répétées de l’accord de cessez-le-feu par le Hezbollah, ainsi que des attaques contre des villes et des civils israéliens.

    • L’état terroriste génocidaire sioniste reconnaît à ce jour 28 personnes tuées par le Hezbollah dont 25 militaires, 1 contractuel qui opérait au Liban-Sud avec son caterpillar et 2 civils.

      Il y a des milliers de civils tués par les sionistes dont de nombreux enfants.

    • Lebanese Presidency sur X 
      ▻https://x.com/LBpresidency/status/2061411554172498294

      Le président Joseph Aoun devant une délégation du Réseau du secteur privé libanais :

      • La négociation est plus sûre que la guerre, car nous avons vu et continuons de voir les ravages de la guerre et ses conséquences, mais elle ne résoudra pas le problème en un instant ; c’est un processus qui demande du temps, et nous n’avons pas d’autre choix [apparemment, nous avons du temps, mais pour qui et pourquoi exactement ?.]

      • Malheureusement, certains considèrent que la négociation est une capitulation [non, une collaboration], mais ce n’est pas le cas ; ce n’est pas non plus une concession, mais une solution pour arrêter les guerres avec le moins de dommages possible.

      • Nous ne reculerons pas sur notre choix, et nous tous au Liban, en tant que responsables, faisons l’impossible. Les négociations peuvent être entravées ou retardées dans l’atteinte de l’objectif que nous souhaitons, mais elles avancent. Et toutes les questions se résolvent par la négociation, peu importe le temps que cela prend. Et la guerre n’amènera pas de résultat pour toutes ses parties.

      • L’armée n’a pas annoncé que la région du Sud est devenue démilitarisée et exempte d’armes ; et selon le concept militaire, il y a désormais un contrôle opérationnel sur la région par l’armée. Ainsi, le désarmement du Sud demande du temps en raison de la nature géographique de cette terre riche en montagnes et en vallées, et l’armée a rempli ses devoirs dans ce domaine.

      • Les roquettes lancées au début de la guerre provenaient de la région au nord du Litani, et nous devons également préciser [après avoir commencé par le commencement] que les Israéliens, de leur côté, n’ont pas aidé à la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, selon lequel Israël devait évacuer les cinq points qu’il avait occupés ; mais ils ont poursuivi leurs opérations militaires et le bombardement des villages sous prétexte de légitime défense.

    • Les Iraniens ne le voient pas de la même manière

      L’agence de presse Tasnim a annoncé la suspension des négociations avec les Etats-Unis en raison de la poursuite de l’offensive israélienne au Liban.
      ▻https://www.lemonde.fr/international/live/2026/06/01/en-direct-guerre-au-moyen-orient-l-armee-israelienne-appelle-a-l-evacuation-

      « De plus, l’“axe de la résistance” et l’Iran ont décidé de bloquer complètement le détroit d’Ormuz et d’activer d’autres fronts, notamment le détroit de Bab Al-Mandab, afin de punir les sionistes et leurs soutiens », ajoute-t-elle.

      « Le cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis est sans équivoque un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban. Sa violation sur un seul front constitue une violation sur tous les fronts », avait auparavant estimé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi.

    • Iran warns northern Israeli residents if Israel attacks Beirut | Al Jazeera
      ►https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2026/6/1/iran-war-live-israels-expanding-invasion-of-lebanon-draws-global-alarm

      Iran’s central military command has warned residents of northern Israel to flee their homes if Israel carries out its threat to strike the southern suburbs of Beirut.

      In a statement carried by the government’s IRNA news service, the commander of the Khatam al-Anbiya Central Headquarters said the warning was a response to the Israeli military’s forced displacement order for Dahiyeh.

    • IDF Orders Evacuation of Beirut’s Southern Dahiyeh Suburbs Before Strikes - Israel Security
      ▻https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-06-01/ty-article-live/for-the-first-time-since-cease-fire-sirens-sound-in-tiberias-and-surroundings/0000019e-812f-d719-af9f-eb6f9b300000

      Liza Rozovsky
      18 minutes ago

      Trump, Netanyahu speaking over phone, source tells Haaretz

      U.S. President Donald Trump and Prime Minister Benjamin Netanyahu are speaking over the phone, a source privy to the matter told Haaretz.

    • Tout le monde est bien assis ?

      Iran war live: Trump says he spoke to Nentayahu, Hezbollah about Lebanon | US-Israel war on Iran News | Al Jazeera
      ►https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2026/6/1/iran-war-live-israels-expanding-invasion-of-lebanon-draws-global-alarm

      Trump says […] “there will be no troops going to Beirut, and any troops that are on their way, have already been turned back”.

      He added that he had “a very good call with Hezbollah” too, claiming that the Lebanese group “agreed that all shooting will stop — that Israel will not attack them, and they will not attack Israel”.

      #délire

    • Si jamais l’état terroriste sioniste ne frappe plus la banlieue sud, l’état libanais va-il :

      – s’indigner de « l’ingérence iranienne dans les affaires libanaises » ?

      – revendiquer la responsabilité de l’annulation des frappes ?

      Les deux probablement

    • Paul Khalifé sur X :
      ▻https://x.com/Khalifehpaul/status/2061526424956055942

      Une lecture des événements des dernières heures permet de faire les observations chronologiques suivantes :

      1-L’Iran annonce l’arrêt des échanges de messages avec les USA en raison de la poursuite des attaques israéliennes contre le Liban.

      2- Netanyahu et Katz menacent de bombarder la banlieue sud de Beyrouth et ordonne aux habitants d’évacuer.

      3-Les Gardiens de la révolution demandent aux habitants de la Galilée d’évacuer et menacent de bombarder le nord d’Israël en cas d’attaques contre la banlieue sud.

      4-Trump appelle Netanyahu et annonce un accord sur la fin de toutes les attaques réciproques entre Israël et le Hezbollah.

      C’est donc l’Iran et non pas les négociations directes avec Israël, qui aura freiné la machine de guerre israélienne.

    • OLJ :

      22:40 heure de Beyrouth
      Netanyahu : Israël continuera d’opérer au Liban-Sud et frappera Beyrouth en cas d’attaque du Hezbollah

      Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir dit au président américain Donald Trump, avec qui il s’est entretenu plus tôt dans la soirée, que « si le Hezbollah ne cesse pas d’attaquer nos villes et nos citoyens, Israël frappera des cibles terroristes à Beyrouth ». « Cette position reste inchangée , a-t-il ajouté. Parallèlement, l’armée israélienne continuera d’opérer comme prévu dans le sud du Liban ».

      23:21 heure de Beyrouth
      Les frappes israéliennes se poursuivent au Liban-Sud

      L’armée de l’air israélienne a visé le village de Aïta el-Jbal (Bint Jbeil). Une frappe de drone a également ciblé Sojod (Jezzine) ainsi qu’un véhicule circulant sur la route de Mjadel, dans la région de Tyr. Une autre frappe de drone a visé la localité d’Erki (Saïda).

      Par ailleurs, une frappe aérienne a touché Hanaway (Tyr), accompagnée de tirs d’artillerie sur la localité. L’artillerie israélienne a également visé la périphérie de Ali el-Taher et de Kfartebnit (Nabatiyé). D’autres frappes ont été rapportées à Yater (Bint Jbeil) et à Bazouriyé (Tyr).

    • Le Hezbollah vise le nord de l’état terroriste génocidaire sioniste | The Times of Israel
      ▻https://www.timesofisrael.com/liveblog-june-02-2026

      Two rockets launched by Hezbollah from Lebanon at the Safed area in the Upper Galilee, triggering sirens in numerous towns, were intercepted a short while ago, the military says.

      Meanwhile, an apparent Hezbollah drone struck a military position in the Western Galilee, close to the border with Lebanon. Sirens had sounded in several towns in the area amid the attack.

      The IDF says no injuries were caused in the attacks.

    • Netanyahu’s Beirut Threats Were Empty, Even Before Trump’s Forced Truce - Israel Security
      ►https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-06-02/ty-article/.premium/trump-halted-an-israeli-assault-on-beirut-by-declaring-a-last-minute-cease-fire/0000019e-84d0-da37-a19f-c6da2ac90000

      Le titre n’est pas clair du tout ; contrairement à ce qu’il peut laisser penser, rien dans l’article ne dit que la frappe n’allait pas se faire ; ce qui est dit est qu’il n’y a actuellement aucune présence du Hezbollah dans la banlieue-sud de Beyrouth.

      Comme d’habitude avec Harel ce n’est pas le crime qui le dérange, c’est son « inefficacité ».

      Much of Hezbollah’s activity was already moved out of Dahiyeh during the war

      ▻https://archive.ph/hSowY

    • Reprise des frappes sionistes contre la banlieue sud de Beyrouth il y a quelques heures, avec le plein accord de Trump.

      Update Iran war live : Israel bombs southern suburbs of Lebanon’s Beirut
      ▻https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2026/6/7/iran-war-live-israel-kills-lebanon-general-pakistan-urges-end-to-war

      US president has called for more attacks on Hezbollah in Lebanon effectively urging an escalation of Israel’s war on the country after pushing for a ceasefire.

    • Comme annoncé, l’Iran a envoyé des missiles vers l’état terroriste génocidaire sioniste.

      Réaction outrée d’un Journaliste du Yedioth Ahronot, qui appelle à “la sagesse et au courage” du génocidaire en chef de son pays afin de bombarder l’Iran.

      עמיחי אתאלי sur X :
      ▻https://x.com/attaliami/status/2063713040084631586

      Ce serait de la folie pure, sur tous les plans, si nous acceptions la nouvelle équation des Iraniens.

      Il y a là, bien sûr, une preuve irréfutable de leur confiance débordante et de leur ivresse de pouvoir, qui les pousse non seulement à maintenir le statu quo, mais même à tenter de dicter de nouvelles règles.

      Jusqu’à présent, il n’y avait jamais eu de lien entre les fronts. Nous pouvions toujours agir à notre guise au Liban, en sachant qu’il pourrait y avoir un prix à payer, mais qu’il serait toujours exclusivement le fait du Hezbollah.

      L’équation qu’ils tentent de tracer est bien sûr un recul dramatique par rapport à celle qui prévalait jusqu’à l’opération “rugissement du lion”.

      La nouvelle équation : si nous touchons au centre nerveux de l’ennemi proche, nous encaisserons des missiles balistiques depuis une distance de deux mille kilomètres.

      Il va sans dire que nous ne pourrions pas tolérer cela, et peu importe que Trump nous autorise ou non à riposter, cela n’a aucune pertinence.

      Malgré près de trois ans de guerre, c’est le test stratégique le plus crucial qu’ait jamais affronté Benjamin Netanyahou.

      Même si Trump n’accepte pas, allons-nous normaliser la mainmise pratique de l’Iran sur nos vies ?

      J’espère de tout cœur que Netanyahou fera preuve de sagesse, de courage et de créativité, et je prie pour son succès total.

      Quiconque espère autre chose se trouve, à mon avis, gravement en dehors des limites éthiques.

      זה יהיה מטורף בכל קנה מידה אם נזרום עם המשוואה החדשה של האיראנים.

      יש פה כמובן הוכחה ניצחת לכמה שהם מלאי ביטחון ושיכורי כוח, ומרשים לעצמם לא רק לשמר את המצב הקיים אלא אפילו לנסות לקבוע חוקים חדשים.

      עד עכשיו מעולם לא היה קשר בין הזירות. תמיד יכולנו לפעול כרצוננו בלבנון מתוך הבנה שעשוי להיות מחיר, אבל הוא לעולם יהיה מול חיזבאללה.

      המשוואה שהם מנסים לשרטט היא כמובן נסיגה דרמטית מזאת שהתקיימה פה עד שאגת הארי.

      המשוואה החדשה: אם ניגע במרכז העצבים של האויב הקרוב אלינו, נחטוף טילים בליסטיים ממרחק של אלפיים ק"מ.

      זה כמובן לא עולה על הדעת שנכיל את זה, וזה כמובן לא רלוונטי אם טראמפ ירשה או לא ירשה לנו להגיב.

      למרות כמעט שלוש שנים של מלחמה, זה מבחנו האסטרטגי החשוב אי פעם של בנימין נתניהו.

      גם אם טראמפ לא יסכים, האם אנחנו מנרמלים את השליטה האיראנית המעשית בחיים שלנו?

      אני מייחל בכל לבי לכך שנתניהו יגלה תבונה, אומץ ויצירתיות ומתפלל להצלחתו המוחלטת.

      כל מי שמייחל לדבר אחר נמצא לדעתי באופסייד ערכי קשה.

    • Danny (Dennis) Citrinowicz ,داني سيترينوفيتش sur X :
      ▻https://x.com/citrinowicz/status/2063717887165305149

      Les événements des dernières heures illustrent à quel point la dernière campagne contre l’Iran est un échec stratégique retentissant.

      Israël se trouve désormais face à un dilemme difficile : riposter et risquer un affrontement direct avec le président des États-Unis, ou s’abstenir de réagir et permettre à l’Iran de consolider une nouvelle équation qui réduira significativement la marge de manœuvre israélienne face au Hezbollah à l’avenir.

      Plus important encore, les développements récents montrent que, malgré deux campagnes militaires contre Téhéran, l’Iran est loin d’être dissuadé. Au contraire. Le leadership iranien affiche une grande confiance en ses capacités et est surtout convaincu qu’il n’existe actuellement aucune menace crédible — ni de la part d’Israël ni de celle des États-Unis — capable de l’obliger à modifier substantiellement sa politique.

      Parallèlement, le président Trump se trouve confronté à une réalité stratégique particulièrement problématique. Les options qui s’offrent à lui ne sont pas bonnes, et il semble préférer parvenir à un accord avec l’Iran à presque n’importe quel prix plutôt que de risquer une escalade vers un affrontement régional plus large.

      Au bout du compte, tel est le prix d’une campagne qui a produit des succès tactiques impressionnants, mais qui n’a pas réussi à atteindre son objectif stratégique principal : la chute du régime. Au lieu de cela, Israël se retrouve avec moins de marge de manœuvre, l’Iran avec plus de confiance en soi, et les États-Unis avec une volonté croissante de mettre fin à la crise par un règlement diplomatique.

      אירועי השעה האחרונה ממחישים עד כמה המערכה האחרונה מול איראן היא ככישלון אסטרטגי מהדהד. ישראל ניצבת כעת בפני דילמה קשה: להגיב ולהסתכן בעימות חזיתי עם נשיא ארצות הברית, או להימנע מתגובה ולאפשר לאיראן לקבע משוואה חדשה שתצמצם משמעותית את חופש הפעולה הישראלי מול חזבאללה בעתיד.

      חשוב מכך, ההתפתחויות האחרונות ממחישות כי למרות שתי מערכות צבאיות מול טהראן, איראן רחוקה מלהיות מורתעת. להפך. ההנהגה האיראנית משדרת ביטחון עצמי גבוה ביכולותיה, ובעיקר משוכנעת שאין כיום איום אמין — לא מצד ישראל ולא מצד ארצות הברית, שיכול לכפות עליה שינוי מהותי במדיניותה.

      במקביל, הנשיא טראמפ ניצב בפני מציאות אסטרטגית בעייתית במיוחד. האפשרויות העומדות בפניו אינן טובות, והוא נראה כמי שמעדיף להגיע להסכם עם איראן כמעט בכל מחיר על פני הידרדרות לעימות אזורי רחב יותר.

      בסופו של דבר, זהו המחיר של מערכה שהניבה הישגים טקטיים מרשימים, אך לא הצליחה להשיג את יעדה האסטרטגי המרכזי: הפלת המשטר. במקום זאת, ישראל מוצאת את עצמה עם פחות חופש פעולה, איראן עם יותר ביטחון עצמי, וארצות הברית עם רצון גובר לסיים את המשבר באמצעות הסדרה מדינית.

    • Karim Emile Bitar sur X :
      ▻https://x.com/karimbitar/status/2063748082638967031

      Trump dit que Netanyahu n’aura « d’autre choix » que d’accepter un accord avec l’Iran »
      ▻https://ft.com/content/a0ce59f9-fbde-49e8-9158-fba3d4079859?shareType=nongift

      « Le président américain a dit au @FT que c’est lui qui « donne les ordres » après avoir exhorté Israël à ne pas riposter contre Téhéran
      « C’est moi qui donne les ordres, tous les ordres. Ce n’est pas lui qui donne les ordres »

    • Behind Israel’s halted Iran strike : Dozens of jets waited for the order until Trump called Netanyahu
      ▻https://www.ynetnews.com/article/ryu9ms4zfe

      D’après le journal Trump savait pour la frappe contre la banlieue-sud de Beyrouth et avait demandé qu’elle soit brève

      According to the sources, the IDF updated U.S. Central Command on all details of the strike, including the target list. The American understanding, they said, was that Israel would carry out a limited operation in Dahieh, send a deterrent message to Hezbollah and Lebanon, and then close the incident. Trump, according to the sources, went to sleep knowing Israel was expected to strike, but under the assumption that the move would be measured and would not drag the entire region into a wider round.

      À la suite de la frappe iranienne, Trump aurait accepté une réponse sioniste, là encore à condition qu’elle soit limitée ; mais voyant que son alter ego génocidaire en chef avait plutôt l’intention de mettre le paquet, Trump n’a pu l’arrêter qu’en lui disant que les usa ne participeraient pas à la bataille.

      At that point, Trump called Netanyahu. According to the sources, the conversation was very firm. The U.S. president made clear to the prime minister that if Israel launched a broad strike in Iran, it would be left alone.

  • Le conflit des émancipations
    ►https://laviedesidees.fr/Le-conflit-des-emancipations

    Protéger les minorités culturelles, n’est-ce pas reconnaître des pratiques qui peuvent être incompatibles avec le droit des femmes ? Les démocraties ne sont pas sans solution face à ces tensions – à condition cependant de ne pas les nier.

    #Société #féminisme #multiculturalisme #délibération

  • #intelligenza_artificiale: COME LA SOCIETA’ SI STA RIORGANIZZANDO@0
    ▻https://radioblackout.org/podcast/intelligenza-artificiale-come-la-societa-si-sta-riorganizzando

    Tornano i saperi maledetti con la seconda puntata incentrata sul tema dell’intelligenza artificiale, cercando di approfondire come la società si stia riorganizzando intorno a questa tecnologia. Siamo partit3 anche stavolta intervistando l3 nostre collegh3 universitari3 delle materie STEM, grazie a loro siamo riuscit3 a farci strada sull’aspetto più tecnico per capire davvero di cosa parliamo quando trattiamo machine learning e AI generativa. L3 abbiamo interrogat3 anche sulla consapevolezza personale degli utilizzi bellici dell’ai riscontrando una conoscenza approssimativa e una disillusione nei confronti della loro inevitabilità. Abbiamo proseguito approfondendo sugli utilizzi specifici dall’ISIS, all’idf e alla #guerra in Iran e abbiamo analizzato i report del ministero della difesa (…)

    #ancarcocapitalismo #automazione #delega_cognitiva #digitalizzazione #industria_bellica #società_del_controllo #technomiliardari
    ▻https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/05/COME-LA-SOCIETA-SI-STA-RIORGANIZZANDO.mp3

  • Riflessioni post-referendum sulla giustizia
    ▻https://informareonline.com/riflessioni-post-referendum-sulla-giustizia

    Riflessioni a cura dell’avv. Fabio Russo: “A distanza di qualche mese, sbollito l’inopportuno tifo da stadio, superato l’agonismo mistificatorio ed il livello di scontro ideologico sul quale ci aveva condotto la magistratura a difesa dei loro interessi corporativi, qualche riflessione su cosa avrebbe potuto essere il referendum con un esito diverso va fatta. Ancora oggi […] L’articolo Riflessioni post-referendum sulla giustizia proviene da Informareonline, scritto da Fabio Russo

    #Approfondimenti #Attualità #alta_corte #delitto_di_garlasco #referendum_giustizia #separazione_carriere

  • Bei 48+ Std./Woche Arbeitszeit - KITA, rund um die Uhr?
    via ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12473247

    #Erziehung #Kinder #Arbeit #Militarisation #Deligitimation #Eltern #Neofeudalismus #Indoktrination

    oAnth:

    *Neofeudale 48-Stunden-Woche - oder mehr* ... was m.E. auf eine Bevölkerungsreduktion hinausliefe, denn wer soll unter dergleichen Bedingungen noch eigenverantwortlich Kinder aufziehen - das geht nur unter erheblicher Beschneidung der Elternrechte, sprich, die Kinder befänden sich ganztägig in einer Betreuungseinrichtung mit pädagogisch ausgebildetem Personal gemäß staatstragender Erziehungsmaximen und psychologisch aufbereiteter Indoktrination, anzunehmenderweise nicht sehr viel anders als weiland im real existierenden Sozialismus, lediglich methodisch ausgeklügelter, unter der unverholenen Zielsetzungen, das Vertrauen zwischen den Generationen und gegenüber der Elternschaft zu delegitimisieren.

    Der Großfamilienverband ist weitgehend nicht mehr existent und das Generationenhaus würde unter dergleichen Vorgaben mit mindestens 48-stündiger Wochenarbeitszeit von staatlicher Seite eher beargwöhnt, denn willkommen geheißen, es böte zu viele Spielräume für generationenübergreifenden Erfahrungsaustausch.

    Sind ältere Menschen mit im Betreuungssystem eingebunden, wäre eine wesentlich distanziertere Haltung gegenüber staatlichen Eingriffen absehbar, da deren Erfahrung anhand persönlich erlebter Umstände gegen indoktrinierende Vorgaben weit mehr Resistenz und Resilienz aufbringt, als sich dies gewöhnlich bei jüngeren Generationen beobachten lässt.

    Digital sowie personell ist unter diesen Umständen mit dem Rückgriff auf den Blockwart zu rechnen - die Entmündigung und de facto Überwachung der Eltern sowie der Nachbarschaft läge in der hier skizzierten Dystopie in Händen eines staatlich zertifizierten Sozialarbeiters.

  • “Surveillance City”

    Directed by Harjant Gill and Pearl Sandhu and featuring Professor Inderpal Grewal, Surveillance City takes viewers on a journey through contemporary #Delhi, narrating a city marked by the extreme inequality resultant of decades of neoliberalism, and highlighting the insidious work of an authoritarian state deploying surveillance and securitisation measures to govern diverse populations and temper unrest. It’s a powerful meditation on masculinism and militarism, populism and patriarchy, the aesthetics and affects of security, nationalism and religion, policing and the law, discourses of terror, fear of the other, the role of the media, but also dissent, protest, and the prospects of democracy in a postcolonial state.

    ▻https://vimeo.com/1149568432?fl=pl&fe=vl


    ▻https://antipodeonline.org/2026/05/13/surveillance-city

    #film #film_documentaire #surveillance #Inde #inégalités #autoritarisme #néolibéralisme #New_Delhi #géographie_urbaine #ville #nationalisme_hindou #nationalisme #minorités #pauvreté #gentrification #enclaves #caméras_de_vidéosurveillance #sécurité #sentiment_de_sécurité #patriarcat #sécuritisation #espace_domestique #masculinité #religion #esthétique #Narendra_Modi #normalisation #émotions #peur #insécurité #lois #lois_coloniales #armée #militaires #policing #réseaux_sociaux #terrorisme #terreur #hindous #homogénéité #géographie #géographie_sociale #classes_sociales #castes #démocratie #Etats_post-coloniaux #colonialisme #répression #droits

    ping @cede

    via @reka

  • TRIBUNE : Loi Rodwell où l’utilisation de la psychiatrie pour enfermer à (...) - Le Numéro Zéro
    ▻https://lenumerozero.info/Loi-Rodwell-ou-l-utilisation-de-la-psychiatrie-pour-enfermer-a-bas-br


    Cette loi a été votée dans son intégralité hier.

    Cette loi s’inscrit dans une résurgence internationale d’usage de la psychiatrie à des fins d’enfermement des opposants politiques. Actuellement, l’Iran, la Russie, la Chine pratiquent déjà l’internement forcé à des fins de répression politique systématique. Historiquement, les pays occidentaux l’ont massivement utilisé. Tout au long du XXe siècle, des militant·es des droits civiques ont été massivement diagnostiqué·es comme « psychotiques » pour faire taire leurs revendications. Les suffragettes au début du XXe siècle, les militant·es afroaméricain·es dans les années 1950, les protestataires en URSS dans les années 19606…

    Lorsque ce ne sont pas des mouvements politiques qui sont réprimés, ce sont les individus. La psychiatrie a fondamentalement été créée pour réprimer et redresser les personnes, corps et esprits, considérées comme déviantes, non assimilables dans l’ordre capitaliste, productiviste, validiste, saniste, racial et de genre.

    En France, des milliers d’internements psychiatriques sans consentement sont ordonnés chaque jour (76 000 en 2022 soit à peut près le nombre de personnes enfermées dans les prisons en France). Des personnes invisibilisées par le système médiatique et politique. Les militant·es et survivant·es de la psychiatrie sont d’autant plus ciblé·es par cette loi depuis le Hopsy et a fortiori avec cette loi, comme en témoigne le cas récent d’un homme qui a été arrêté et interné suite à une discussion avec Chat GPT. Il y mentionnait son intention de tuer des agents du renseignement. Open AI a fait remonter l’information au FBI qui l’a transmise aux renseignements français. Il a été arrêté et hospitalisé de force sous prétexte d’antécédents psychiatriques7. De la même manière, un militant écologiste a été interné sans son consentement pour son combat en 20128.

  • Ces #chasses en #Sologne qui saignent la #faune_sauvage
    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/04/24/ces-chasses-en-sologne-qui-saignent-la-faune-sauvage_6682993_3244.html

    Le tribunal judiciaire d’Orléans a dû vite se rendre à l’évidence : la mini-audience correctionnelle initialement programmée l’après-midi du 5 mars et destinée à statuer sur le sort de six prévenus, dont le milliardaire Olivier Bouygues, tous convoqués pour « destruction d’espèces protégées en bande organisée », ne convenait plus. Il fallait prévoir du temps, beaucoup plus de temps.

    D’habitude, c’est vrai, les #délits_environnementaux ne fascinent guère les prétoires, et les décisions tombent à la chaîne, sans grands effets de manches. Mais cette fois-ci, un tout autre scénario se profilait, et un indice a fini par chambouler le calendrier de la justice : le nombre élevé de parties civiles. A l’heure actuelle, seize se sont déjà déclarées, et d’autres pourraient encore se manifester. Ce foisonnement a été mis en avant par la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, pour justifier le report du procès pénal aux 7 et 8 septembre. Deux jours pleins. Ainsi, chacun pourra s’exprimer dans de bonnes conditions, a-t-elle fait savoir.

    Les débats devraient pourtant se révéler houleux, car derrière ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire Bouygues » règne une atmosphère de lutte des classes. Les petits contre les gros, les pauvres contre les riches, David contre Goliath, en somme. S’y ajoute aussi un parfum de #lutte_des_chasses entre porteurs de fusils respectueux de la législation et ceux qui enfreindraient les règles, ternissant davantage l’image d’un loisir de plus en plus contesté.

    Ce combat #cynégétique, la Fédération départementale des chasseurs du Loiret a décidé de le mener ouvertement en se constituant partie civile au procès, une décision prise à l’unanimité de ses adhérents. Et tant pis si son nom détonne sur la « liste des seize », monopolisée jusqu’à maintenant par les défenseurs du bien-être animal, représentés soit par des organisations non gouvernementales locales, soit par des structures nationales comme One Voice ou la Ligue pour la protection des oiseaux (#LPO), prêtes à affronter le #milliardaire.

    • Citer quelques noms de propriétaires revient à feuilleter le Who’s Who. Se côtoient ainsi les frères Alain et Gérard Wertheimer, principaux actionnaires de Chanel ; Benjamin Tranchant, président du groupe des cercles de jeux hérités de son père ; le coiffeur Franck Provost ; Olivier Bertrand, dont l’entreprise de restauration fédère entre autres les enseignes Lipp, Hippopotamus et La Coupole ; Philippe Donnet, PDG de l’assureur Generali, ainsi que les frères Martin et Olivier Bouygues, coactionnaires du groupe (BTP, médias, télécoms) du même nom.

    • Chasse en Sologne : aristocratie et grands patrons se partagent la forêt
      ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-territoriaux/chasse-en-sologne-aristocratie-et-grands-patrons-se-partagent-la-foret-6

      La crise économique dans les années 80-90 touche la grande #aristocratie de #Sologne et la pousse à se séparer de certaines parcelles. Valéry Giscard d’Estaing rajoute à cela, quelques années auparavant, la suppression des autorisations de défiscalisation des activités de chasse. Les grands propriétaires d’alors avaient donc licencié une partie de leur personnel de maison. Les propriétés s’étaient quelque peu morcelées. Mais, à nouveau, la Sologne retrouve des grands propriétaires terriens et les grands domaines se reconstituent.

      Bertrand Sajaloli en décrit les grandes étapes : "(...) parce que dès lors que la défiscalisation des frais de chasse est impossible, il y a une espèce de difficulté économique des aristocrates solognots. Et petit à petit, ce sont les #patrons du #CAC_40, ces grands capitaines d’industrie qui vont petit à petit prendre possession et transformer véritablement la Sologne en une métropole de #loisir de l’agglomération parisienne".

      [...]
      Le maître de conférences explique les raisons de cet enfermement des domaines : "la loi Chasse - dès lors que la propriété est totalement close, que le grillage va à 50 centimètres à l’intérieur du sol et dépasse deux mètres vingt - permet de déroger au calendrier de la chasse. Et dès lors que l’on chasse toute l’année, on peut importer du gibier. Il y a des milliers de sangliers ou de cervidés qui vont venir, en particulier des Balkans. Et organiser, quand on le veut, des parties de chasse absolument extraordinaires. Il y a souvent des tableaux de chasse de 250 à 300 cochons qui vont être abattus et des dizaines de cervidés", Bertrand Sajaloli précise même que "l’OFD, l’Office français de biodiversité, n’a pas le droit de rentrer dans les propriétés. C’est-à-dire qu’il y a absolument aucun contrôle".

      #forêt

  • Donald #Trump et le crony capitalism : un enrichissement personnel sans bornes
    ▻https://lvsl.fr/donald-trump-et-le-crony-capitalism-un-enrichissement-personnel-sans-bornes

    Du marché des cryptos à la spéculation sur la #guerre en Iran, les dernières années auront été extrêmement profitables pour les occupants de la Maison Blanche. Nul n’ignore le goût du président-milliardaire Donald Trump pour l’or. Après tout, c’est sa personnalité d’affairiste impitoyable qui lui a valu d’être élu dans un pays où son Art of the Deal est un best-seller. Un motif obsessionnel de son discours est l’idée selon laquelle les États-Unis auraient été traités de manière injuste par leurs partenaires commerciaux, et qu’il était temps de rétablir l’équilibre via la mise en place de droits de douane exorbitants. Cette approche victimaire se décline cependant sur le plan strictement personnel. Ainsi, Donald Trump déclare régulièrement qu’il trouve injuste d’avoir été empêché de (…)

    #International #Capitalisme #corruption #délits_d'initiés #Elon_Musk #Larry_Ellison #Nancy_Pelosi #Pentagone #pétrole

  • « La façon dont Trump utilise la présidence pour capter de manière flagrante de la richesse pour sa famille et lui n’a pas de précédent », selon l’historien Richard White
    ▻https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/30/la-facon-dont-trump-utilise-la-presidence-pour-capter-de-maniere-flagrante-d

    Le retour à la Maison Blanche du milliardaire républicain rappelle l’époque des barons voleurs, au XIXᵉ siècle, lorsque des industriels bâtissaient des empires grâce à la #corruption, explique Richard White, professeur d’histoire émérite à l’université Stanford, en Californie.

    Lorsque, à l’automne 2025 Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, a repris du service diplomatique pour son beau-père entre Israël et les pays du Golfe, tout en menant ses #affaires avec les politiques et familles régnantes de la région, bien peu se sont offusqués. De même, l’Amérique est restée indifférente, début mars, lorsque furent révélés les investissements des fils du président, Don Jr et Eric, dans des sociétés de drones susceptibles de recevoir des commandes du Pentagone. Les sommes en jeu ne sont pourtant pas minces. Les actions de Don Jr dans la société Unusual Machines, dont il est devenu conseiller à la fin de l’année 2024, et acquises pour 200 000 dollars (173 000 euros), en valent, si elles n’ont pas été revendues, 4 millions depuis que la société a décroché un contrat du Pentagone. Comme si #népotisme, conflits d’intérêts et #délits_d’initiés étaient devenus acceptables aux Etats-Unis sous Donald Trump.

    « Il y a déjà eu énormément de corruption par le passé, ce n’est pas nouveau, mais la façon dont Trump utilise la présidence pour capter de manière flagrante de la richesse pour sa famille et lui n’a pas de précédent », s’afflige Richard White, professeur d’histoire émérite à l’université Stanford (Californie) et spécialiste de la corruption au XIXe siècle. Sans cesse, l’ère Trump rappelle celle de « l’âge doré » (Gilded Age) dont le président a la nostalgie – ou plutôt « l’âge doré en toc », pour reprendre l’expression narquoise de l’écrivain Mark Twain (1835-1910), cette période d’#enrichissement et de corruption qui s’étend de la guerre de Sécession (1861-1865) au sursaut progressiste de Théodore Roosevelt (1901-1909).

    [...]

    La conquête du monde numérique et de l’intelligence artificielle a un goût de déjà-vu : elle rappelle la conquête de l’Ouest, par le chemin fer, avec l’exploitation de terres et de ressources immenses, qui va donner aux politiciens un pouvoir considérable. Cette époque de corruption et de partage fut qualifiée de « grand barbecue » par l’historien progressiste Vernon Parrington (1871-1929). « C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui, bien que le processus soit plus sophistiqué », estime Richard White.

    Il cite le transfert vers le privé du programme spatial américain, à Elon Musk (SpaceX) et à Jeff Bezos (Blue Origin) ou le développement de toutes sortes de technologies concédées sous licence à des acteurs privés qui les utilisent pour « bâtir d’immenses fortunes privées ». « Il s’agit là de l’échec de la sphère politique – et de l’échec du peuple américain – à prendre conscience que ce qui relève du domaine public mérite une certaine préservation », accuse Richard White.

    ▻https://justpaste.it/ndh0t

    #É-U #riches #usines_à_fric : #armement #immobilier #technologies #IA

  • #Insécurité : les #caméras_de_vidéosurveillance font-elles vraiment baisser la #délinquance dans les communes ?

    Les communes s’équipent de plus en plus de vidéosurveillance. Alors que la sécurité est la priorité numéro un des Français pour les élections municipales, les élus investissent des milliers d’euros dans les caméras. Mais sont-elles vraiment efficaces ? L’enquête de « L’Œil du 20h ».

    Dans toute la France, des communes s’équipent en vidéosurveillance et ça ne fait qu’accélérer. Ce sont de gros investissements pour des petites municipalités, malgré une efficacité qui reste toujours à prouver. À L’Arbresle, dans le Rhône, il y aura bientôt 41 caméras pour 6 500 habitants.

    Les #caméras sont attendues depuis longtemps par Nathalie Serre, candidate liste DVD et élue de l’opposition."La #criminalité évolue et je pense qu’il faut que nous aussi, on travaille avec notre temps. Je pense que ça peut aussi énormément servir pour tout ce qui concerne l’#incivilité", estime celle qui a toujours été favorable à leur déploiement.

    Le maire de gauche, Pierre-Jean Zannettacci, a toujours été contre. Il a cependant organisé en février 2025 un référendum sur l’installation d’un système de vidéosurveillance dans la commune, pour un montant total de 400 000 euros. 53% des habitants ont voté pour. La ville va donc s’équiper, au grand dam d’une partie de l’ex majorité de gauche, qui juge la dépense inutile.

    « Le maire a dit devant tout le monde, que de toute façon, on ne pouvait pas être sûr que ça marcherait. On va engager tout cet #argent_public sur un truc dont on n’est pas sûr de la réussite ? », s’interroge Sheila McCarron, candidate liste DVG, qui mène une liste d’opposition aux élections municipales à venir.

    Une solution promue par les gendarmeries

    Le maire n’a pas souhaité répondre à l’Œil du 20 Heures. Il nous a renvoyés vers l’un de ses adjoints. Et selon ce dernier, la mairie n’a pas eu l’idée toute seule. « Les gendarmes sont bien venus discuter avec nous. Les #statistiques, je ne les ai pas eues, je ne peux pas vous dire », répond Gilles Peyrichou, élu en charge du déploiement de la #vidéosurveillance. C’est à la demande de la gendarmerie que L’Arbresle s’est équipé.

    La commune n’est pas la seule dans ce cas-là. Il y a cinq ans, la CNIL, l’autorité de contrôle du numérique, pointait déjà, dans une étude, une forme de pression mise sur les mairies pour s’équiper. « Les forces de l’ordre mettent également en avant auprès des maires l’aide que leur procurent des caméras (...). Les maires sont ainsi incités à agir par les forces de police ou de gendarmerie locales qui promeuvent ces solutions », soulignait l’étude.

    Une efficacité discutée

    La gendarmerie locale a refusé toutes nos demandes d’interviews et n’a pas souhaité nous donner de chiffres sur la délinquance à L’Arbresle, pas plus que sur l’efficacité de la vidéosurveillance. Peu d’éléments factuels sont disponibles.

    Il y a 6 ans, la #Cour_des_comptes pointait l’absence de lien entre vidéosurveillance et baisse de la délinquance :"Aucune corrélation globale n’a été révélée entre l’existence de dispositifs de #vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique ou encore le #taux_d'élucidation".

    En 2021, une autre enquête a été réalisée pour le compte de la gendarmerie et a passé au crible près de 2 000 affaires judiciaires. « On n’a pas identifié de différence de niveau de résolution sur les communes équipées ou sur les communes non équipées de vidéoprotection de #voie_publique », explique son auteur, Guillaume Gormand, chercheur à Sciences Po Grenoble - Université Grenoble Alpes, qui en est arrivé aux mêmes conclusions.

    Un #lobby actif

    Si l’efficacité des caméras est encore discutée, comment ceux qui les vendent répondent-ils à cette question ? La réponse est dans ce document : le lobby du secteur a publié un livre blanc juste avant les municipales. On y apprend aux élus comment parler vidéosurveillance sans être anxiogène et comment répondre aux questions sur le #coût. À la question de l’efficacité, la réponse est surprenante. « La vidéoprotection n’a jamais eu vocation à éradiquer la délinquance », est-il écrit.

    Parmi les auteurs du livre blanc, un ancien député La République en marche, désormais lobbyiste, qui a gardé ses entrées à l’Assemblée nationale. « À ma connaissance, je n’ai pas de chiffres à vous donner sur l’efficacité de la vidéoprotection », reconnaît #Jean-Michel_Mis. Le ministère de l’Intérieur, qui dispose de chiffres précis via les préfectures, a refusé de communiquer le nombre de communes s’étant récemment équipées.

    ►https://www.franceinfo.fr/elections/insecurite-les-cameras-de-videosurveillance-font-elles-vraiment-baisser-l

    #efficacité #inefficacité #surveillance #sécurité

    signalé ici aussi : ▻https://seenthis.net/messages/1160755

    • Evaluation de la contribution de la vidéoprotection de voie publique à l’élucidation des enquêtes judiciaires

      En 2020, les magistrats de la Cour des comptes indiquaient qu’ils n’avaient trouvé « aucune corrélation globale [...] entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation ». Ils concluaient alors leur rapport annuel avec, entre autres, la recommandation #5 invitant à « Engager une évaluation de l’efficacité de la vidéoprotection de la voie publique, notamment dans l’élucidation des crimes et délits, avec le concours de chercheurs et d’experts ». Par la présente étude, la Gendarmerie Nationale apporte une réponse à cette demande des Sages de la rue Cambon. En soutenant et accueillant sans tabou une démarche d’analyse scientifique, la Gendarmerie est à l’origine d’une démarche inédite qui constitue à ce jour l’évaluation la plus complète et détaillée de la contribution de la vidéoprotection à l’élucidation d’enquêtes judiciaire en France. La démarche engagée a cherché, comme objectif principal, la mesure de la contribution au travail d’investigation et d’incrimination des auteurs de crimes et de délits de cette technologie installée dans les espaces publics. Au-delà de cette interrogation, les données collectées ont également permis de rendre compte d’un large spectre de l’utilisation de cet outil par les enquêteurs. Elle rend notamment compte du réflexe des enquêteurs à mobiliser cette ressource, décrit pour quels types d’infractions les caméras s’avèrent le plus pertinente ou, surtout, quelles sont les configurations les plus favorables à un bénéfice élevée de la vidéoprotection.

      ▻https://hal.univ-lorraine.fr/CREOGN/hal-04875204v1