• La justice cuisine Uber
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/15/la-justice-cuisine-uber_1703211

    Le combat entamé par des autoentrepreneurs pour faire reconnaître leur plateforme de transport ou de livraison comme des employeurs commence à porter ses fruits devant les tribunaux. L’étau se resserre autour des plateformes. Jeudi, un arrêt de la cour d’appel de Paris a reconnu le lien de subordination entre un chauffeur VTC et la société Uber, estimant que ce qui les unissait était bien un « contrat de travail ». Une décision de justice historique pour les travailleurs « ubérisés », qui considèrent (...)

    #Deliveroo #Foodora #Uber #travail #législation #procès #travailleurs #surveillance (...)

    ##VTC


  • Antonio Casilli : l’intelligence artificielle est largement « faite à la main »
    http://maisouvaleweb.fr/attendant-robots-coulisses-intelligences-artificielles

    L’essor de l’intelligence artificielle (IA) réactualise les peurs et fantasmes inhérents à tout processus d’automatisation : remplacement des hommes par les machines, fin du travail, chômage de masse. Pour Antonio Casilli, ces raccourcis occultent la spécificité de la « transformation digitale » que nous vivons. Loin de supprimer le travail, elle le déplace, le découpe et le parcellise. Avec son ouvrage En attendant les robots, enquête sur les travailleurs du clic, le sociologue nous fait changer de (...)

    #Deliveroo #Google #Amazon #AmazonMechanicalTurk #Facebook #Uber #algorithme #robotique (...)

    ##voiture


  • La justice peut-elle donner un coup de frein à l’ubérisation ?
    https://www.alternatives-economiques.fr/justice-donner-un-coup-de-frein-a-luberisation

    La chambre sociale de la Cour de cassation a rendu pour la première fois un arrêt sur les travailleurs des plates-formes numériques. Retentissant, l’arrêt du 28 novembre requalifie en salarié un coursier à vélo autoentrepreneur travaillant pour l’entreprise de livraison de repas Take eat easy1. Et menace le modèle économique des plates-formes qui consiste à s’exonérer du droit du travail en ayant recours à des indépendants payés à la tâche. Pour autant, le législateur, soucieux de préserver les « (...)

    #Deliveroo #TakeItEasy #algorithme #travail #procès


  • Uber, Deliveroo… Cet arrêt de la Cour de cassation qui inquiète les plates-formes numériques
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/01/uber-deliveroo-cet-arret-de-la-cour-de-cassation-qui-inquiete-les-plates-for

    Les autoentrepreneurs pourront s’appuyer sur cette décision de justice pour exiger des start-up leur requalification en salariés. L’angoisse est en train de gagner les Deliveroo, Uber, Heetch et autres Stuart. Ces plates-formes numériques craignent que leur modèle économique ne soit remis en cause en France par un arrêt de la Cour de cassation, publié mercredi 28 novembre. La plus haute juridiction française a, en effet, décidé de requalifier le contrat commercial d’un ancien livreur de Take Eat Easy, (...)

    #Uber #travail #géolocalisation #Deliveroo #procès #Stuart #Heetch


  • Un coursier est-il employé d’une startup de livraison ? La Cour de Cassation reconnaît un lien de subordination
    https://www.numerama.com/business/443473-un-coursier-est-il-employe-dune-startup-de-livraison-la-cour-de-cas

    L’arrêt n°1737 de la Cour de cassation souligne le lien de subordination entre un livreur de Take It Easy et son ancien employeur. Le dossier de requalification de son emploi en salariat est ainsi renvoyé à la Cour d’appel de Paris En avril 2016, un coursier qui travaillait pour la société de livraison de nourriture Take It Eas comme travailleur indépendant avait demandé la requalification de son contrat en contrat de travail. 4 mois plus tard, le concurrent de Deliveroo cessait toute activité. Mais (...)

    #Deliveroo #travail #géolocalisation #procès #TakeItEasy

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2016/07/take-eat-easy-office.jpg


  • Amazonisme : le travail à la tâche est-il un projet d’avenir ?
    https://usbeketrica.com/article/amazonisme-le-travail-a-la-tache-est-il-un-projet-d-avenir

    Après la fin de la civilisation de l’écrit, la fin de l’école de masse, la fin du respect de la vie privée et la fin de l’acceptation de la mort, voici le cinquième volet de la série sur les « parenthèses refermées » par la révolution numérique. Jean-Dominique Séval, directeur général adjoint de l’IDATE Digiworld, think tank européen spécialisé dans l’économie numérique, explore cette fois la façon dont le numérique referme la parenthèse du travail salarié. Un statut qui n’aura duré finalement qu’à peine deux (...)

    #Airbnb #Alibaba.com #Amazon #AmazonMechanicalTurk #Uber #Deliveroo #travail #DidiChuxing


  • Deliveroo, Uber Eats, Stuart... Les sans-papiers, nouveaux sous-traitants des coursiers - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/deliveroo-uber-eats-stuart-les-sans-papiers-nouveaux-sous-traitants-des-cou

    Des livreurs Uber Eats ou Deliveroo sous-louent leur compte à des sans-papiers. Une pratique illégale mais répandue.

    Même les auto-entrepreneurs deviennent des patrons véreux ! On n’arrête pas le progrès !
    #deliveroo #sans-papiers #exploitation


  • How do Deliveroo and Uber workers cope with precarious pay ?
    https://www.theguardian.com/business/2018/oct/20/deliveroo-uber-workers-pay-gig-economy

    We talk to those who work in the gig economy about how they manage their finances How do people cope when they don’t know how much they will earn from one month to the next ? A report this week found that three-quarters of all workers do not receive the same pay packet from one month to the next – with the problem most acute for low-paid workers in the gig economy or on zero-hours contracts. The Resolution Foundation found that for those on the lowest annual incomes, the average monthly (...)

    #Deliveroo #bénéfices #travail


  • Précarité, chute des revenus… : en colère, les livreurs Deliveroo manifestent à Paris
    https://www.numerama.com/politique/433149-precarite-chute-des-revenus-en-colere-les-livreurs-deliveroo-manife

    De 5,75 euros la course à 4,80 euros en octobre, les revenus des coursiers Deliveroo ne cessent de diminuer. Les livreurs veulent avoir leur mot à dire dans les discussions autour de leurs « contrats de travail » à l’ère de l’ubérisation. Les livreurs Deliveroo se réunissaient à Paris ce vendredi 19 octobre 2018 à 14 heures, place de la République. À l’appel du Collectif des Livreurs Autonomes Parisiens (CLAP), ils revendiquaient de meilleures conditions de travail. De 5,75 € la course à 5,30 € au début (...)

    #Deliveroo #bénéfices #travail

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/10/img_1404.jpg


  • GAFA : « Il faut prendre la Bastille numérique »
    https://www.alternatives-economiques.fr/gafa-faut-prendre-bastille-numerique/00086228

    Ils bousculent tout sur leur passage. Les GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon) ont pris le contrôle d’un monde numérique en expansion continue. Leur emprise soulève une opposition croissante de la part des citoyens comme des gouvernements, que ce soit parce que ces entreprises évitent massivement l’impôt, ou parce que l’économie de plate-forme qu’elles instaurent bouleverse les règles d’organisation de notre économie. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils réagir ? Sébastien Soriano, à la (...)

    #Apple #Google #Amazon #Facebook #Uber #Netflix #Deliveroo #algorithme #travail #domination #données #solutionnisme #BigData #GAFAM #Akamai #ARCEP #France_Telecom #Orange #GooglePlayStore #AppleStore #Android #iOS (...)

    ##terms


  • La manif des livreurs à vélo | Les Pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-manif-des-livreurs-a-velo

    Précarité du statut, protection sociale a minima : à la manif du 15 juillet 2018, des #coursiers_à_vélo réclament des conditions de travail plus décentes.

    Il faut dire que choisir le 15 juillet 2018, jour de la finale de la coupe du monde de football pour organiser une manifestation n’était pas un pari gagné d’avance. Ils étaient tout de même quelques coursiers à vélo, réunis dans le IIème arrondissement de Paris afin de protester contre des conditions de travail toujours plus pénibles, parfois illégales.
    Champions du monde… de la #précarité

    Leurs patrons s’appellent #Deliveroo, #Uber_Eats, #Foodora, #Stuarts ou #Glovo et proposent un service attractif au #consommateur : la livraison à domicile de repas préparés dans les #restaurants près de chez lui. La mécanique est bien huilée et ses principaux maillons sont les livreurs à vélo. Ils ne sont pas #salariés, mais #auto-entrepreneurs. Un statut qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives.

    On nous impose de porter jusqu’à 12 kilos sur des distances de 15km. À vélo. Et certains livreurs sous-traitent leur travail à des collégiens.

    Face aux géants du numérique, les coursiers réclament une tarification horaire minimum garantie, une protection sociale décente ainsi qu’une prise en compte de la #pénibilité de leur travail via différents bonus : prime de pluie, de weekend, de nuit ou encore prime pour événement exceptionnel.

    Un livreur a eu un accident et l’estomac perforé. Sauf que l’assurance de l’entreprise ne couvre pas les blessures au tronc. Il n’a même pas reçu de compensation de salaire.

    Résultat du match : les Bleus ont gagné face aux Croates (4-2) ! Mais le mouvement des livreurs est passé inaperçu. Ils étaient une petite dizaine, ont allumé trois fumigènes avant d’aller regarder la finale ensemble.

    #audio #radio #documentaire #lespiedssurterre


  • Mathilde Larrère : Ubérisation et XIXème siècle, Livreurs à vélo, les nouveaux Canuts
    https://www.youtube.com/watch?v=eKVGxWRIoqo&feature=youtu.be

    Mathilde Larrère, historienne des révolutions et de la citoyenneté (UPEM), nous montre le parallèle saisissant entre la SI MODERNE uberisation et la méthode trouvé au XIX ème par la « FrenchTech de l’époque » qui n’avait qu’un seul but, contrer la montée du syndicalisme ouvrier naissant de Grande Bretagne.

    #Deliveroo #UberEATS #algorithme #travail


  • Ubérisation : le gouvernement choisit le camp des multinationales de la livraison
    https://mrmondialisation.org/uberisation-le-gouvernement-choisit-le-camp-des-multinationales-de

    Dans un contexte juridique agité pour les plateformes de livraison mondialisées telles que Uber, Foodora ou Deliveroo, le projet de loi « avenir professionnel » défendu par le député Aurélien Taché (LRM) met en lumière la position de la majorité EnMarche à propos de cette question sensible et laisse craindre un net recul des droits des travailleurs du secteur. Le point. Tandis que les procès entre les coursiers et les plateformes de livraison s’accumulent, que les enquêtes de l’Inspection du travail se (...)

    #Uber #Deliveroo #Foodora #travail


  • Ubérisation. Le travail à l’ère du capitalisme numérique de plateformes | Sortir du capitalisme
    http://sortirducapitalisme.fr/emissions/249-uberisation-le-travail-a-l-ere-du-capitalisme-numerique-de-p

    Le capitalisme numérique des plateformes comme Uber, Deliveroo ou Amazon Mechanics entraîne un bouleversement des conditions de travail et des modes de production du profit, obligeant à un ré-examen des analyses critiques du capitalisme et des stratégies de résistance. L’émission propose un examen approfondi de ce travail à l’ère d’une numérisation du capitalisme, une critique des lectures altercapitalistes de cette mutation et une présentation des luttes actuelles des travailleurs des plateformes – avec Marco, communiste libertaire, bon connaisseur de ces questions. Durée : 1h02. Source : Radio Libertaire

    http://sortirducapitalisme.fr/media/com_podcastmanager/travailcapitalismeplateformes.mp3


  • 200 ans de Karl Marx : « un changement de paradigme vers une société sans exploitation » 5 Mai 2018 - Peter Mertens

    Un chat a paraît-il neuf vies, alors qu’un être humain n’en a qu’une. On ne vit qu’une fois. Et on ne meurt qu’une fois. Karl Marx n’est certes pas un chat, mais aucun être humain n’a été déclaré « mort » autant de fois que lui – de préférence en fanfare et roulements de tambours. Et qui, ensuite, est immanquablement ressuscité, dans tous les coins de la planète. Aujourd’hui pour la deux centième fois. Marx est mort, longue vie à Marx !

    Lors de la journée de la lutte du mouvement ouvrier, le 1er Mai donc, c’est un certain Geert Noels qui a rejoint le long cortège international des fossoyeurs qui sont passés dans l’histoire pour enterrer Marx et dont les noms sont depuis longtemps oubliés. Le gestionnaire de fortune Geert Noels a lancé quelques idées-clés en guise de message du 1er mai 2018. Il a ainsi décrété que « l’opposition entre travail et capital appartient au passé ». Schluss damit, terminé. Il n’existe pas d’opposition. Dixit le gestionnaire de fortune, par ailleurs également gestionnaire des idées des possesseurs des grosses fortunes. Et, après avoir déclaré ce conflit éliminé, le gestionnaire de fortune estime qu’il est enfin temps que nous réalisions que ce sont les entrepreneurs qui apportent « la prospérité pour tous ». Voilà, l’opposition est balayée, Marx est enterré, et le capital prend soin de nous tous.


    « Sans les travailleurs, pas de richesse ». Cette question, d’où provient aujourd’hui la richesse, est une question cruciale dans l’histoire.
    Alors que Geert Noels twittait tout cela depuis sa zone de confort, les travailleuses et travailleurs de Lidl entamaient leur sixième journée de grève. Une grève qui a tout à voir avec la thèse de Noels, et donc aussi avec celle de Marx. D’après Noels, c’est Dieter Schwarz, le grand CEO de Lidl, qui apporte la prospérité à tous. Un peu comme ce patron anglais qui, dans le beau film Le Jeune Karl Marx, lance à Karl Marx : « Sans moi, pas de profit, et pas d’entreprise ». Ce à quoi Marx rétorque judicieusement : « Sans les travailleurs, pas de richesse ». Cette question, d’où provient aujourd’hui la richesse, est une question cruciale dans l’histoire.

    La richesse provient du travail. Marx montre comment le travail apporte de la plus-value, et par quels mécanismes un petit groupe s’approprie cette plus-value. Aux dépens de la collectivité. C’est évidemment on ne peut plus actuel. Dieter Schwarz n’a pas amassé sa fortune de 37 milliards d’euros par son propre travail. Mais bien par le travail de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs de Lidl dans 25 pays. C’est par leur labeur que la famille Schwarz est devenue toujours plus riche. Sa fortune est passée de 10 milliards d’euros en 2010 à 37 milliards d’euros aujourd’hui. 27 milliards d’euros supplémentaires en à peine huit années. Cela représente 85 000 euros en plus par membre du personnel, en huit ans de temps. Et ça ne se passe pas comme par magie. Tout est fait pour ça. Car entre-temps, chaque geste du personnel est chronométré. La technologie la plus moderne est mise en œuvre pour éviter le moindre « temps mort » – comprenez : le moindre moment de répit. Le temps de travail est intensifié, jusqu’à l’extrême. Jusqu’à rendre les gens à moitié fous : il faut décharger des palettes, remplir les rayons, cuire les pains, maintenir le magasin et le parking propres, être à la caisse, et avec le sourire s’il-vous-plaît. Trimer pour les uns, 27 milliards d’euros pour quelques autres. Telle est l’opposition entre travail et capital aujourd’hui, et il faut vivre seulement sur la planète Twitter pour ne pas le voir.
    Dieter Schwarz n’a pas amassé sa fortune de 37 milliards d’euros par son propre travail. Mais bien par le travail de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs de Lidl dans 25 pays.

    Une lutte pour le temps et pour le salaire
    La lutte pour le temps et la lutte pour le salaire, c’est une lutte entre des intérêts divergents dans la société, c’est une lutte entre des classes différents, explique Marx. Ce n’est pas un point de vue idéologique, ce n’est pas une question de bonne ou de mauvaise volonté, c’est un mécanisme du capital lui-même. « Le capital usurpe le temps qu’exigent la croissance, le développement et l’entretien du corps en bonne santé. Le capital vole le temps qui devrait être employé à respirer à l’air libre et à jouir de la lumière du soleil. Le capital lésine sur le temps des repas (...), sur le temps du sommeil (...). Le capital ne s’inquiète pas de la durée de la force de travail. Ce qui l’intéresse uniquement, c’est le maximum qui peut en être dépensé dans une journée », écrit Marx dans Le Capital.

    « Le travailleur isolé succombe sans résistance possible », constatait Marx. Les travailleurs doivent s’organiser, mettre fin à la concurrence entre eux et se battre. C’est ce qui s’est passé lorsque, quelque part chez Lidl, une travailleuse a dit « non » à la pression de plus en plus forte, et que ses collègues se sont jointes à elle, et les syndicats, et tout le magasin, et ensuite les autres magasins. Les travailleuses de Lidl se sont organisées en tant que classe, et elles ont gagné leur lutte. Une lutte pour le temps. Un engagement d’un temps plein par magasin, 305 emplois supplémentaires au total. Cela coûte 9 millions d’euros à la famille Schwarz et aux autres grands actionnaires de Lidl. Neuf millions d’euros, arrachés par la lutte sociale et les nouveaux rapports de force. Marx résumait ainsi le conflit : « Le capitaliste essaie continuellement d’abaisser les salaires à leur minimum physiologique et la journée de travail à son maximum physiologique, tandis que l’ouvrier exerce constamment une pression dans le sens opposé. La chose se réduit à la question des rapports de force des combattants. »

    Cette lutte, nous la voyons aujourd’hui partout. Elle encaisse des coups, elle est écrasée, elle sombre, mais elle revient toujours, immanquablement. Toujours, comme Marx lui-même. En petit et en grand. Chez Carrefour, où les gens exigent 5 minutes de pause supplémentaires. Chez Volvo, où un ouvrier a exactement 71 secondes pour faire sa tâche avant que la voiture suivante arrive, et où les travailleurs demandent quelques secondes supplémentaires. Un peu de répit. Une lutte pour le temps.

    Séparés, les doigts de la main sont fragiles. Ensemble, ils forment un poing
    S’il y a un documentaire sur l’histoire sociale belge qu’il faut avoir vu, c’est bien Misère au Borinage d’ #Henri_Storck et #Joris_Ivens. Celui-ci montre le sort des mineurs après la crise de #1929. Des mineurs extraient le meilleur charbon aux dépens de leurs santé, mais ils ne gagnent même pas assez pour acheter du bon charbon afin de chauffer leur logement. Des mineurs sont expulsés de chez eux à cause de leur participation à la grève générale de 1932. Le documentaire est muet, ce qui le rend encore plus fort. Il se termine sur un grand cortège de mineurs. Dans ce cortège, il n’y a ni drapeau ni calicot, seulement un grand cadre, une peinture : un portrait de Karl Marx. Il symbolise la force du mouvement ouvrier, et la lutte pour une société sans exploitation de l’homme par l’homme.

    Depuis, la situation a changé, direz-vous. Bien sûr. Mais avant tout parce que le mouvement ouvrier s’est organisé, parce qu’il a conscientisé et lutté et qu’il a construit des rapports de force. Le droit de s’organiser, le droit de grève, le droit de vote, les congés payés, la journée des huit heures et la semaine de quarante heures, la sécurité sociale… Rien n’a été obtenu gratuitement. Tout a été arraché d’en bas, dans des conflits souvent très durs. Et, dans le capitalisme, ces acquis sociaux et démocratiques sont en permanence mis sous pression. Les crises de 1973 et de 2008 ont été utilisées par le capital pour lancer une contre-offensive mondiale. Geler les salaires, flexibiliser le travail, contraindre les chômeurs à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire, faire travailler les gens de plus en plus longtemps. On peut ainsi encore augmenter la pression sur les conditions de salaire et de travail. Cela aussi, Marx l’avait déjà expliqué.

    « Marx est mort, les oppositions de classe n’existent plus, le capital prend soin de nous tous », écrivent les hérauts du libre-marché. Entre-temps, ils ne savent plus quoi faire des gains phénoménaux engrangés par les toutes grosses entreprises et ils planquent vingt-cinq mille milliards d’euros dans les #paradis_fiscaux. Le capitalisme prend soin de nous tous ? Rien que ces constructions fiscales coûtent chaque année aux trésors publics des États européens 1.000 milliards d’euros en rentrées fiscales, un montant qui est ensuite économisé dans les transports publics, dans l’enseignement, dans le secteur public des soins de santé ou dans la recherche publique.

    Ryanair, Deliveroo, Lidl... La leçon est et reste celle de Marx : c’est seulement en s’organisant que la concurrence au sein de la classe des travailleurs peut être arrêtée. 

     « Il n’existe plus d’opposition entre travail et capital », clament ces hérauts de la classe dominante. Mais, comme ils ne sont pas très sûrs de leur affaire, ils veulent s’assurer que la classe des travailleurs ne puisse pas s’organiser dans des organisations de lutte. D’où la multiplication des attaques sur les droits syndicaux et sur le droit de grève. Si on peut briser la colonne vertébrale de la classe ouvrière, on a alors le champ entièrement libre. Bien évidemment que c’est actuel. Cela se joue sous notre nez. Chez #Ryanair où le personnel se bat pour arracher ses droits syndicaux à des capitalistes comme Michael O’Leary. Chez #Deliveroo où les jeunes découvrent leur force collective et s’organisent. Chez #Lidl, bien sûr. Et la leçon est et reste celle de Marx : c’est seulement en s’organisant que la concurrence au sein de la classe des travailleurs peut être arrêtée. Séparés, les doigts de la main sont fragiles. Ensemble, ils forment un poing.

    Internationalisme
    « Un spectre hante l’Europe, le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une #Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d’Allemagne », écrivent Karl Marx et Friedrich Engels au numéro 50 de la rue Jean d’Ardenne à Ixelles. Ce sont les mots d’ouverture du Manifeste du Parti communiste.

    Le spectre du communisme rôdait à Bruxelles. Le parcours de Marx est étroitement lié à Bruxelles. De Cologne à Paris, de Paris à #Bruxelles, où il était le bienvenu à la condition de ne rien publier de politique. Ce qui n’a pas été le cas. À Bruxelles, Marx fonde la première Ligue des communistes, et, avec Friedrich Engels, il écrit Le Manifeste du Parti communiste. Quand, en février 1848, la révolution éclate en France, le gouvernement belge en a des sueurs froides et décide d’expulser Marx.

    Marx a été arrêté à cause de sa phrase « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». Cette anecdote en dit long. Marx et Engels étaient des internationalistes.

    Un jour avant l’expulsion, la police bruxelloise débarque au deuxième étage de la pension « Bois sauvage », à la place Sainte-Gudule, où loge la famille Marx. Karl Marx veut montrer l’exploit d’huissier lui enjoignant de quitter notre pays le lendemain. Mais, distrait, il se trompe de document et montre le tract de la Ligue communiste sur lequel figure en grand : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ». Suite à quoi il est arrêté et emmené à l’Amigo, le cachot derrière l’hôtel de ville de Bruxelles.

    L’union des travailleurs et l’apport d’une perspective socialiste, c’en était trop pour le royaume belge #ultralibéral de l’époque, au capitalisme tout neuf. La liberté d’expression, c’était très bien, mais il ne fallait pas d’idées révolutionnaires dans notre pays. Au Parlement, le Premier ministre libéral Charles Rogier – non, pas Charles Michel – a justifié ainsi l’expulsion de Marx : « Tout étranger qui mène en Belgique une vie paisible, une vie tranquille, qui rend hommage à nos institutions libérales et les respecte, ceux qui ne cherchent pas par leur conduite à semer le trouble et l’émeute, ceux-là continueront à vivre libres et tranquilles comme les Belges eux-mêmes. Mais les étrangers qui viendraient susciter des désordres, des émeutes, qui voudraient entraîner le pays au-delà des limites que le pays s’est lui-même tracées, ces étrangers, nous continuerons à agir à leur égard avec sévérité. Qu’ils aillent dans leur pays chercher le triomphe de leurs théories. ».

    L’expulsion de Marx de Bruxelles a certes débouché sur une bonne chose. C’est suite à cela qu’il a abouti dans le centre du capitalisme mondial à l’époque, Londres. Et c’est là qu’il a écrit Le Capital. Marx a été arrêté à cause de sa phrase « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». Cette anecdote en dit long. Marx et #Engels étaient des internationalistes. Marx a décrit la manière dont l’extermination et l’oppression de la population autochtone en Amérique latine, le pillage des Indes, la transformation de l’Afrique en territoire de commerce de la population noire ont constitué l’aube de la production mondiale capitaliste. Leur perspective était internationale, et leur réponse était également internationale. Ils se sont consacrés sans relâche à donner forme à un mouvement international des travailleurs et à offrir une perspective de lutte socialiste, avec toutes les langues, lettres, discussions, luttes, débats et voyages que cela nécessitait. Pour forger une classe internationale, qui a conscience d’elle-même et qui se lève contre le capital international organisé. Cent quarante ans plus tard, nous avons besoin de davantage de cette sorte d’internationalisme, et non pas moins.

    Un changement de paradigme vers une société sans exploitation
    Quand Copernic, Kepler, Galilée ont affirmé que la Terre et d’autres planètes tournaient autour du soleil, et donc, que tout ne tournait pas autour de la Terre, ils ont été traités de fous et d’hérétiques. Ils ont produit une révolution dans la pensée, mais leur époque n’était pas mûre pour celle-ci. Ce n’est qu’après plusieurs générations que l’on a admis qu’ils avaient raison. C’est ainsi que la vision qu’avaient les gens à propos de la Terre et de l’univers a été bouleversée. Quand le cadre de pensée dominant est fortement modifié, on parle d’un changement de paradigme. Une rupture avec le cadre de pensée dominant s’opère toujours sur plusieurs générations. 

    Il n’en va pas autrement pour Karl Marx et Friedrich Engels. Ils ont créé un changement de paradigme dans la pensée de l’histoire humaine. Ils ont apporté une réponse à la question sur la manière dont, au cours de l’histoire, on passe d’une forme de société à une autre forme de société. Ils ont observé que les hommes se sont toujours organisés autour de la production : pour vivre, pour manger, pour se loger et pour se développer, les êtres humains devaient produire. Ils ont montré comment le développement de la technique et de la science, de la connaissance de la production et des compétences est une force motrice dans l’histoire humaine. Et ils ont aussi découvert cet autre moteur de la roue de l’histoire humaine : l’action de hommes, les interactions sociales entre les gens et la lutte sociale entre les différents intérêts et classes dans la société.

    Le changement arrive par l’action. « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter diversement le monde ; il s’agit maintenant de le transformer », a écrit Marx sur un papier à Bruxelles. Marx et Engels étaient des révolutionnaires. Ils ont placé leur vie sous le signe de l’émancipation de la classe ouvrière et de la lutte pour une société sans exploitation de l’homme par l’homme.

    La société n’est pas faite par des lois de la nature, elle est faite par des êtres humains. 

    Marx et Engels le savaient : la société n’est pas faite par des lois de la nature, elle est faite par des êtres humains. Et elle peut donc aussi être changée par des êtres humains. Les pharaons en Égypte, les aristocrates athéniens, les empereurs chinois, les nobles du Moyen Âge étaient tous persuadés que leur règne serait éternel et qu’il n’y avait pas d’autre société possible. Jusqu’à ce que leur modèle soit menacé : par de nouveaux développements scientifiques et techniques, par de nouvelles possibilités de production et par des nouvelles conceptions. Jusqu’à ce que les tensions sociales deviennent si fortes que la forme de la société doive changer.

    Une nouvelle forme de #société n’arrive pas de manière soudaine. Le capitalisme aussi a eu besoin d’une très longue période pour s’installer. Il y a eu les premières tentatives dans la Gênes et la Venise de la seconde moitié du quatorzième siècle. Il y a eu le développement de relations capitalistes dans la Hollande et l’Angleterre du seizième siècle. Ce n’est qu’après tout un processus de conflits et de compromis avec le féodalisme usé que le capitalisme a pu réellement s’imposer comme système politique, au dix-neuvième siècle. Le capitalisme n’a pas réussi dès ses premières tentatives. Il faudrait donc être étroit d’esprit pour rejeter le socialisme parce qu’il n’a pas réussi lors de ses premières tentatives de construction. C’est un long processus historique, avec des hauts et des bas. Avec de belles réalisations, mais aussi avec de graves erreurs.

    Le changement de paradigme que Copernic, Darwin et Marx ont opéré, chacun sur leur terrain, ne signifie bien sûr pas que plus rien n’a changé depuis. La science évolue continuellement et de nouvelles perspectives apparaissent. Il n’empêche que le changement de paradigme de Marx et Engels reste aujourd’hui inspirant.
    Face à la #pensée_unique étouffante qui domine aujourd’hui la société, nous avons besoin d’un autre horizon. La crise du climat, la volonté de plus en plus grande de mener des guerres, les gens qui fuient leur pays, les tendances croissantes de l’autoritarisme et de la militarisation de la société, les paradis fiscaux et le caractère parasitaire du capital, tout cela demande une réponse globale. Il ne s’agit pas d’un détail ici et là. Il s’agit de l’avenir de l’humanité et de la planète. Nous avons à nouveau besoin d’un changement de paradigme pour y apporter une réponse. Et une autre société, non pas comme une utopie ou un beau rêve romantique, mais comme une réponse nécessaire aux défis d’aujourd’hui. Plus grandes seront les ruines du capitalisme, plus ceux qui défendent les intérêts de celui-ci affirmeront haut et fort que Marx est mort, que le capital va prendre soin de nous tous, et qu’il n’y a pas d’alternative possible. En même temps, de nouvelles générations de jeunes continueront à rechercher une perspective émancipatoire et libératrice pour l’homme et la planète et, à chaque fois, ils redécouvriront Marx. « La vérité est l’enfant du temps, pas de l’autorité », répondait Galilée à ses accusateurs dans une pièce de théâtre de Bertolt Brecht. La société ne doit pas tourner à la mesure du profit, mais à la mesure de l’humain. C’est pourquoi nous sommes marxistes. Des marxistes de notre temps et à notre manière. Marx est mort. Longue vie à Marx !

    Discours de Peter Mertens, président du PTB, prononcé lors de la soirée « Marx 200 » le 5 mai 2018 à Bruxelles.

    http://ptb.be/articles/200-ans-de-karl-marx-un-changement-de-paradigme-vers-une-societe-sans-exploitati
     #marx #capitalisme #histoire #travail #marxisme #philosophie #économie #karl_marx #socialisme #richesse #dieter_schwarz Peter_Mertens #PTB


  • Les coursiers de Deliveroo et Foodora lancent la construction d’un « front » européen
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060518/les-coursiers-de-deliveroo-et-foodora-lancent-la-construction-d-un-front-e

    Pendant que les coursiers à vélo belges, français ou anglais se mobilisent, leurs collègues allemands et autrichiens commencent eux aussi à s’organiser en s’appuyant sur des législations du travail un peu plus favorables. Comment organiser aux niveaux national et européen un groupe de plusieurs milliers de travailleurs free lance mal payés, isolés dans leur labeur quotidien et tenus autant que possible dans l’ignorance de leurs droits ? « À Berlin comme ailleurs, la difficulté d’organiser la (...)

    #Deliveroo #foodora #travail #travailleurs #surveillance #ReAct


  • 114 coursiers à vélo portent plainte contre #Take_eat_easy
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/110418/114-coursiers-velo-portent-plainte-contre-take-eat-easy

    © DR La plateforme de livraison de repas, qui a fait faillite en 2016, est accusée d’avoir dissimulé le fait que ses coursiers étaient des salariés classiques, mais aussi d’avoir sciemment employé des personnes non enregistrées comme travailleurs indépendants. En guise de salaire, elle leur proposait parfois de commander des pièces détachées de vélo.

    #Economie #Deliveroo #livreurs_à_vélo #social #ubérisation


  • Notation des salariés : l’autre guerre des étoiles
    http://www.liberation.fr/france/2018/03/29/notation-des-salaries-l-autre-guerre-des-etoiles_1639923

    De plus en plus d’entreprises utilisent les questionnaires de satisfaction remplis par les clients comme un outil managérial : des notes attribuées à la va-vite qui peuvent influer sur les salaires ou aboutir à une perte d’emploi. « Nous remarquons que vos dernières notes sont très en dessous des standards de qualité qu’attendent les utilisateurs. » Trois mois après avoir pris le volant de sa berline noire, Fabien (1) reçoit ce texto comme un coup dans le ventre. Les évaluations laissées par les clients (...)

    #Apple #Deliveroo #Microsoft #Starbucks #Uber #travail #contrôle #travailleurs (...)

    ##surveillance


  • Un revers pour #Deliveroo en #Belgique
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/260318/un-revers-pour-deliveroo-en-belgique

    Un coursier Deliveroo, le 7 avril 2017 à Paris. © Reuters / Charles Platiau. Selon une institution belge, les modalités de travail proposées par la plateforme Deliveroo « sont incompatibles avec une qualification de travail indépendant ». C’est une victoire pour le collectif de travailleurs mobilisés contre Deliveroo depuis des mois en Belgique.

    #Economie #mouvements_sociaux #social


  • « Aujourd’hui, nous fêtons une victoire importante » : Un premier coursier de Deliveroo qualifié de faux indépendant
    http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/aujourd-hui-nous-fetons-une-victoire-importante-un-premier-coursier-de-deliv

    La Commission administrative de règlement de la relation de travail (CRT), qui fait partie du SPF Sécurité sociale, a conclu début mars que la relation de travail entre un livreur et Deliveroo ne pouvait pas être qualifiée de travail indépendant. Les modalités proposées par Deliveroo correspondent à une relation de travail salarié, peut-on lire dans la décision dont Belga a obtenu copie vendredi soir. La CRT peut être sollicitée par tout individu qui suspecte de travailler comme faux indépendant ou (...)

    #Deliveroo #travail #procès


  • En #Belgique, #Deliveroo gagne la première manche
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/190318/en-belgique-deliveroo-gagne-la-premiere-manche

    Un coursier Deliveroo, le 7 avril 2017 à Paris. © Reuters / Charles Platiau. Manifestations, grèves, occupation. Des coursiers belges ont tout tenté face à Deliveroo. Ils ont perdu. Mais le conflit s’est déplacé sur le terrain juridique. L’entreprise a-t-elle le droit d’imposer le statut d’indépendant à l’ensemble des livreurs à vélo ? L’enjeu est crucial pour le droit du travail belge… et au-delà.

    #Economie #mouvements_sociaux #social


  • En #Belgique, #Deliveroo a gagné la première manche d’un long bras de fer #social
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190318/en-belgique-deliveroo-gagne-la-premiere-manche-d-un-long-bras-de-fer-socia

    Un coursier Deliveroo, le 7 avril 2017 à Paris. © Reuters / Charles Platiau. Manifestations, grèves, occupation. Des coursiers belges ont tout tenté face à Deliveroo. Ils ont perdu. Mais le conflit s’est déplacé sur le terrain juridique. L’entreprise a-t-elle le droit d’imposer le statut d’indépendant à l’ensemble des livreurs à vélo ? L’enjeu est crucial pour le droit du travail belge… et au-delà.

    #International #mouvements_sociaux


  • Deliveroo : l’inspection du travail veut remettre de l’ordre dans le statut des coursiers
    https://www.numerama.com/business/335282-deliveroo-linspection-du-travail-veut-remettre-de-lordre-dans-le-st

    Deliveroo présente ses coursiers comme des indépendants, mais pour l’inspection du travail il s’agit en réalité de salariés classiques. Considérant qu’il y a un problème de travail dissimulé, elle a transmis au parquet un procès-verbal contre les pratiques du service de livraison de plats cuisinés. Les nuages noirs s’accumulent à l’horizon pour Deliveroo. L’entreprise britannique spécialisée dans la livraison de plats cuisinés, qui est déjà à couteaux tirés avec nombre de ses coursiers à propos du mode de (...)

    #travail #procès #Deliveroo


  • Avec #Deliveroo, l’inspection du #Travail s’attaque à l’ubérisation
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/130318/avec-deliveroo-l-inspection-du-travail-s-attaque-l-uberisation

    Un livreur Deliveroo à #paris, en avril 2017. © Reuters/Charles Platiau Selon l’inspection du travail et l’Urssaf, Deliveroo n’emploie pas de vrais indépendants, et devrait traiter ses #livreurs comme des salariés classiques. Le #parquet est saisi à Paris et à Nantes. Le danger est réel pour cet emblème d’une société « ubérisée », pour l’instant couvert par la #Justice.

    #Economie #Code_du_travail #coursiers #droit_du_travail #inspection_du_travail #micro-entrepreneurs #social #Take_eat_easy #ubérisation


  • Le siège social de Deliveroo, à Ixelles, est toujours occupé par des coursiers RTBF avec Belga - 26 Janvier 2018
    https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_le-siege-social-de-deliveroo-toujours-occupe-par-des-coursiers?id=982248

    Quatre coursiers occupent toujours vendredi matin le siège social de l’entreprise de Deliveroo à Ixelles, a confirmé Martin Willems, secrétaire permanent de la CNE. Les coursiers, dont une partie refuse de passer sous statut d’indépendant, ont demandé l’intervention d’un conciliateur social pour désamorcer la crise, à six jours de l’échéance fixée par la direction de l’entreprise de livraison de plats à domicile.


    Deliveroo veut que ses coursiers passent sous statut indépendant pour le 1er février. Un changement que refusent ceux travaillant quasiment à plein temps pour la plate-forme, qui préfèrent être représentés par la coopérative Smart. Celle-ci leur permet de bénéficier d’une protection sociale et d’une assurance pour leurs prestations.

    Selon M. Willems, environ 60% des coursiers ont accepté de devenir indépendant. L’octroi d’une prime de 200 euros par la direction pour les collaborateurs franchissant ce pas a motivé une bonne partie de ceux qui n’exercent qu’à titre complémentaire. Pour les quarante pour cent restants, qui effectuent la majorité des courses, ce statut comporte plusieurs écueils, notamment l’absence d’assurance.

    Les coursiers de Deliveroo ont demandé aux restaurants de ne plus employer l’application jusqu’à ce que le problème soit résolu.
    . . . .

    #manifestation #blocage (de fait) #grève (de fait) #Deliveroo #travail #Précarité