• Données : poison et remède pour les travailleurs des plateformes ? | LINC
    https://linc.cnil.fr/donnees-poison-et-remede-pour-les-travailleurs-des-plateformes

    La poursuite des intérêts des plateformes, plus que de simples intermédiaires entre une offre et une demande de travail, peut se faire au détriment des conditions de travailleurs indépendants. A cet égard, les données personnelles collectées constituent à la fois une source d’aliénation et un levier de négociation managériale. Début novembre 2019, l’état du New Jersey réclame à l’application Uber la somme de 649 millions de dollars, l’équivalent des impôts sur le travail non payés, une première pour (...)

    #Deliveroo #OCDE #Airbnb #Lyft #Uber #UberEATS #algorithme #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #conditions #FoodTech #GigEconomy #notation #nourriture #profiling (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##travail ##travailleurs ##CLAP

  • Working Class Vélo, les nouveaux précaires de la livraison
    https://www.franceinter.fr/emissions/le-focus-de-la-semaine/le-focus-de-la-semaine-23-mars-2019

    Travail à la demande : avec le Collectif des Livreurs Autonomes Parisiens (Clap) et Coopcycle, coopérative contre l’ubérisation, les précaires de la livraison s’organisent. Rencontre avec Jérôme Pimot ex-livreur à vélo chez Deliveroo et consorts, révolté, militant anti-ubérisation et cofondateur du Collectif des Livreurs Autonomes de Paris (Clap) qui a pris la défense du peloton des forçats du bitume. En novembre 2018, la Cour de cassation, plus haute juridiction française, a établi un lien de (...)

    #TakeItEasy #Deliveroo #FoodTech #GigEconomy #lutte #nourriture #CLAP

  • N’oubliez pas que derrière nos écrans se cache un nouveau prolétariat | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/187506/proletariat-clic-livreurs-deliveroo-chauffeurs-uber-plateformes-numeriques-mic

    Dans certains cas, la révolution numérique du travail ne consiste pas à automatiser, mais à faire travailler des gens dans des conditions pourries à l’autre bout du monde –ou en France. Pour la Saint-Valentin, les livreurs et livreuses de Deliveroo appellent au boycott de l’entreprise sur une initiative du collectif des livreurs autonomes parisiens (CLAP). Cela fait longtemps que les livreurs et chauffeurs sont engagés dans des bras de fer avec ces grandes entreprises qui les rémunèrent à la tâche (...)

    #Deliveroo #algorithme #modération #conditions #nourriture #travail #FoodTech #CLAP

  • Deliveroo. Des « dark kitchens » au cœur des villes | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/deliveroo-des-dark-kitchens-au-coeur-des-villes-684655

    Les commandes passées chez Deliveroo ne viennent pas forcément des fourneaux de restaurants ayant pignon sur rue, mais de box aménagés dans des hangars de fortune. Les va-et-vient de livreurs sont continus dans cette rue discrète au cœur de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). De l’extérieur, seul un petit panneau signale la présence de la start-up : « Les riders sont priés de stationner dans la cour. » Dans celle-ci, des vélos et scooters sont garés. Sur la droite, un hangar aux couleurs vives de Deliveroo (...)

    #Deliveroo #conditions #FoodTech #GigEconomy #nourriture #travail #travailleurs

    • L’entreprise appelle ce concept Deliveroo Editions, mais les travailleurs préfèrent l’anglicisme « dark kitchens », cuisines de l’ombre. L’une est louée par le Petit Cambodge, restaurant du 10e arrondissement spécialisé dans les bo buns bien connu de la petite bourgeoisie parisienne. Succès oblige, l’enseigne pouvait dépasser les 200 commandes certains soirs, à ­destination de la seule livraison. Non seulement les cuisines étaient sous-dimensionnées, mais les clients étaient incommodés par ce défilé de livreurs, ce prolétariat que les plateformes cherchent à invisibiliser toujours plus. Toutes ces commandes sont désormais cuisinées à Saint-Ouen. « On ne paye pas de loyer, mais la commission que prend Deliveroo sur chaque commande est très élevée, plus du double de ce qui est demandé à un restaurant traditionnel, mais je n’ai pas le droit de vous dire combien », explique un restaurateur qui préfère rester anonyme. Lui, a opté pour un « restaurant » uniquement à destination de la livraison, sans salle, « pour tester le concept », assure-t-il.

      #prolétariat #travailleurs_migrants

  • Deliveroo condamné en France pour travail dissimulé - Libération
    https://www.liberation.fr/direct/element/deliveroo-condamne-en-france-pour-travail-dissimule_108937

    C’est une première en France : la plateforme de livraison de repas Deliveroo a été condamnée pour travail dissimulé à la suite de la requalification du contrat d’un de ses coursiers en contrat de travail, a annoncé à l’AFP son avocat. Ce livreur à vélo, ayant travaillé pour Deliveroo à partir de 2015, demandait la requalification de son contrat de prestation de service en contrat de travail. La justice a « reconnu que le fait d’obliger le coursier à avoir un contrat de prestation de service était une (...)

    #Deliveroo #procès #conditions #travailleurs #FoodTech #nourriture

  • Les sales combines des apps de livraison pour faire pression sur les restaurants | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/restauration-applications-livraison-grubhub-doordash-postmates-pression-

    Certains établissements sont référencés sur les listings des services de coursiers sans avoir donné leur accord. Qu’est-ce qui différencie Uber Eats de Deliveroo, Stuart ou Frichti ? Pas grand-chose, et c’est bien leur problème : comment se démarquer sur le marché alors que chaque service est remplaçable par trois autres quasiment identiques ? Aux États-Unis, les noms changent, mais l’idée reste la même. Grubhub, DoorDash et Postmates se livrent une compétition féroce pour des services identiques, (...)

    #Deliveroo #UberEATS #DoorDash #Frichti #Grubhub #Postmates #Stuart #Uber #manipulation #FoodTech #marketing #nourriture (...)

    ##GigEconomy

  • Surveillés, exploités : dans l’enfer des #livreurs_à_vélo

    Dans cette enquête inédite, Le Média révèle les mécanismes de #surveillance des livreurs mis en place par les plateformes pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis : temps de travail excessif, mise en danger de mort...

    Depuis quelques années, les livreurs à vélo sont apparus dans le paysage urbain. Avec leurs sacs colorés, ils parcourent les rues des plus grands villes européennes. Ils travaillent pour des #plateformes_numériques, souvent dans des conditions plus que précaires.

    Dans cette enquête inédite, nous révélons les mécanismes de surveillance des livreurs mis en place par des plateformes telles que #Deliveroo, #Foodora ou #Uber_Eats pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis. À partir de l’histoire de #Frank_Page, jeune livreur Uber Eats décédé à la suite d’un accident de voiture près de l’autoroute, nous retraçons la façon dont les plateformes numériques de livraison imposent des rythmes dangereux et affectent aux livreurs des parcours potentiellement meurtriers.

    Mais cette histoire en cache plein d’autres. Derrière cette organisation du travail prétendument novatrice se cachent des pratiques régulières de répression syndicale, chez Deliveroo ou chez Uber. De Bordeaux à Dijon, en passant par Paris, les livreurs qui essaient de s’organiser face aux plateformes en paient le prix, parfois chèrement. Et cela ne se limite pas à la France.

    Ainsi, nous révélons en exclusivité que Deliveroo a espionné des syndicalistes en Angleterre en essayant de recueillir des données privées et en espionnant leurs réseaux sociaux. Le flicage ne s’arrête pas là. Grâce à l’association #Exodus_Privacy, nous avons aussi découvert comment certaines applications - celle de Deliveroo, notamment - surveillent leurs livreurs et récoltent certaines données, qui sont par la suite redirigées vers de régies publicitaires, exposant ces entreprises à une potentielle violation de la loi européenne sur la vie privée.

    https://www.youtube.com/watch?v=vASAMVRiy8s&feature=emb_logo


    https://www.lemediatv.fr/emissions/les-enquetes/surveilles-exploites-dans-lenfer-des-livreurs-a-velo-sJHkn_vURXeCnFw7IvBks

    A partir de la minute 33, il y a une interview avec Paul-Olivier Dehay, fondateur de l’ONG Personal data.io (https://wiki.personaldata.io/wiki/Main_Page).
    Il explique comment les plateformes de livreurs utilisent les données collectées :

    « On peut diviser son groupe d’ ’employés’ grâce à ces outils, et commencer à appliquer des traitements différents à chacun de ces sous-groupes. Par exemple offrir des bonus à certains et pas à d’autres, des encouragements, faire des expériences de traitements différents. C’est un outil managérial pour gérer la force ouvrière des livreurs. Ces plateformes cherchent à opérer en ayant un maximum d’informations sur le marché, mais par contre en livrant un minimum d’informations à chaque entité pour faire son travail. Donc quand un livreur livre un plat il ne sait pas si dans l’heure il va avoir encore 3 ou 4 boulots, il n’a aucune information sur les prédictions ou quoi que ce soit, parce que la plateforme cherche à pousser un maximum de risques économiques vers les livreurs, et cherche à optimiser toujours dans son intérêt. On voit que l’asymétrie d’information pour ces plateformes est stratégique pour eux. Uber n’a pas de voiture, Deliveroo n’a pas de vélo, ce qu’ils ont c’est de l’information, et de l’information qui vaut de l’argent pour des restaurants, pour des livreurs, et pour des consommateurs au final. C’est mettre tous ces acteurs ensemble qui va permettre à la plateforme de faire de l’argent. On peut tout à fait imaginer un scénario où chacune des parties se réapproprie un maximum de ces données et au final se demande ’En fait, pourquoi on a besoin de cet intermédiaire ? Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas agir avec des outils qui nous permettent d’interagir directement’. Si on suit cette logique d’exposition de la plateforme, de mise à nu de la plateforme, on se rend compte qu’au final il n’y a rien derrière, il n’y a rien qui a vraiment une valeur, c’est dans l’#asymétrie de l’information qu’ils construisent la valeur »

    #exploitation #travail #conditions_de_travail #précarité #surveillance #gig_economy #économie_de_la_tâche #livreurs #auto-entrepreneurs #liberté #enquête #deliveroo_rider #téléphone_portable #smartphone #syndicats #risques #accidents #coursiers #coursiers_à_vélo #grève #accidents #décès #morts #taxes #résistance #taux_de_satisfaction #Dijon #Brighton #algorithme #déconnexion #Guy_MacClenahan #IWGB #réseaux_sociaux #flexibilité #sanctions #contrôle #Take_it_easy #dérapage #strike #pisteur #géolocalisation #publicité #identifiant_publicitaire #Appboy #segment.io #Braze #information #informations #charte #charte_sociale
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  • Deliveroo assigné devant le tribunal du travail pour infractions à l’ONSS | L’Echo
    https://www.lecho.be/entreprises/services/deliveroo-assigne-devant-le-tribunal-du-travail-pour-infractions-a-l-onss/10192901.html

    À la suite d’une enquête pénale de deux ans réalisée par l’ONSS, l’auditorat du travail de Bruxelles a décidé d’assigner la plateforme de livraison de repas Deliveroo devant le tribunal du travail, en janvier. Tout en encourageant les coursiers intéressés à en faire de même. C’est la fin d’une enquête majeure, longue de plus de deux ans. Qui doit répondre à cette question : la plateforme de livraison de repas à domicile Deliveroo a-t-elle commis des infractions envers l’ONSS ? Après avoir imaginé une demande (...)

    #Deliveroo #procès #conditions #travail #travailleurs

    https://images.lecho.be/view

  • Gig Workers Are Forming the World’s First Food Delivery App Unions - VICE
    https://www.vice.com/en_us/article/59nk8d/gig-workers-are-forming-the-worlds-first-food-delivery-app-unions

    In less than two weeks, Uber Eats and Foodora couriers in Japan and Norway have formed the first unions representing delivery app workers. There is a case to be made that workers on food delivery platforms have it the worst when it comes to precarious pay and dangerous working conditions in the gig economy. Apps including Uber Eats, Deliveroo, DoorDash, and Foodora are notorious for pocketing tips, refusing to compensate workers for injuries, and systematically refusing to recognize (...)

    #Deliveroo #Foodora #DoorDash #UberEATS #conditions #lutte #nourriture #FoodTech #travail #travailleurs (...)

    ##GigEconomy

  • Et si les travailleurs des plateformes s’organisaient en coopératives ? - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/01/15/et-si-les-livreurs-des-plateformes-s-organisaient-en-cooperatives_1773175

    Après la censure par le Conseil constitutionnel des chartes dans la loi mobilités, censées protéger les travailleurs de plateformes, la fondation Jean-Jaurès publie ce mercredi un rapport. Elle y rappelle l’existence d’un statut depuis 2016, destiné à garantir leur protection en les réunissant dans des coopératives. C’est un sujet qui fait débat, y compris au sein de la majorité : comment protéger les travailleurs de plateformes numériques, de plus en plus nombreux ces dernières années en France ? (...)

    #Deliveroo #Stuart #Uber #conditions #travail #travailleurs

  • Naissance du numéro deux mondial de la livraison de repas
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/10/naissance-du-numero-deux-mondial-de-la-livraison-de-repas_6025410_3234.html

    Un nouveau géant de la livraison de repas est né. Jeudi 9 janvier, les actionnaires de Takeaway.com, une entreprise néerlandaise, ont approuvé l’acquisition du Britannique Just Eat pour près de 6 milliards de livres (7 milliards d’euros). Les actionnaires de ce dernier ont jusqu’à vendredi à 13 heures pour donner leur feu vert, mais 46 % du capital est déjà acquis, et ce n’est désormais qu’une formalité. Ensemble, les deux entreprises, présentes dans vingt-trois pays, dont la France, va donner naissance au (...)

    #Domino'sPizza #Deliveroo #Amazon #Uber #UberEATS #domination #nourriture #FoodTech #lutte #Takeaway.com #JustEat #Meituan #DeliveryHero (...)

    ##Ele.me

  • The Rise of the Virtual Restaurant
    https://www.nytimes.com/2019/08/14/technology/uber-eats-ghost-kitchens.html

    Food delivery apps are reshaping the restaurant industry — and how we eat — by inspiring digital-only establishments that don’t need a dining room or waiters. At 9:30 on most weeknights, Ricky Lopez, the head chef and owner of Top Round Roast Beef in San Francisco, stacks up dozens of hot beef sandwiches and sides of curly fries to serve hungry diners. He also breads chicken cutlets for another of his restaurants, Red Ribbon Fried Chicken. He flips beef patties on the grill for a third, TR (...)

    #Deliveroo #UberEATS #Uber #algorithme #smartphone #domination #FoodTech #nourriture (...)

    ##urbanisme

  • Amazon’s deal with Deliveroo faces in-depth inquiry
    https://www.theguardian.com/business/2019/dec/27/amazon-deliveroo-inquiry-regulator-london-food

    Regulator says US firm’s £442m investment in London-based food courier could hit customers, restaurants and grocers Amazon’s UK ambitions have been checked by the competition watchdog after it launched an in-depth investigation into the online retailer’s purchase of a stake in food delivery company Deliveroo. The Competition and Markets Authority announced the probe on Friday after Amazon and Deliveroo declined to offer concessions in response to the CMA’s initial raising of concerns earlier (...)

    #Deliveroo #UberEATS #Amazon #Uber #FoodTech #lutte #nourriture

    https://i.guim.co.uk/img/media/264d228b22203b69537b2ab920888113b26b5e01/0_122_3639_2184/master/3639.jpg

  • #Frank, l’algoritmo anti-sciopero. La #Cgil porta in tribunale #Deliveroo

    La Cgil fa una causa a Deliveroo per discriminazione collettiva. Per il sindacato la multinazionale del «food delivery» usa l’algoritmo «Frank» per assegnare le consegne e penalizza persone che hanno malattie, esigenze di cura o chi esercita il diritto di sciopero.

    Il prossimo due gennaio davanti a un giudice del lavoro di Bologna potrebbe tenersi la prima causa contro gli effetti discriminatori sul diritto di sciopero, sullo stato di malattia legata a un handicap o a condizioni familiari come la maternità prodotti da «Frank», l’algoritmo usato da Deliveroo, la principale multinazionale della consegna di cibo in moto e in bici (#Food_delivery) in Europa. Il nome è stato preso dal protagonista della serie Tv It’s Always Sunny in Philadelphia interpretato dall’attore americano Danny DeVito. Il ricorso è stato presentato dagli avvocati Maria Bidetti, Carlo De Marchis e Sergio Vacirca per conto delle categorie della Cgil Filt, Filcams e Nidil. L’udienza potrebbe essere rinviata perché i tempi di convocazione sono stati troppo stretti. Ieri, in una nota, la filiale italiana della multinazionale diceva di non essere stata informata «né direttamente né indirettamente» del ricorso. In ogni caso, quando inizierà il procedimento, sarà una nuova occasione per approfondire il sistema del lavoro digitale a cottimo elaborato dalle piattaforme e, se sarà il caso, uno dei modi per introdurre i diritti sindacali all’autotutela dei ciclofattorini («riders») e il rispetto delle norme sui diritti fondamentali presenti anche in un recente provvedimento licenziato dal parlamento.

    NELLA RICOSTRUZIONE del funzionamento di «Frank» (algoritmo «cieco» che, in più «ignora la diversità», si legge) emerge un dato politico importante. Nell’«antefatto processuale e capitolato probatorio», in pratica un racconto sviluppato in 44 punti, si sostiene che a seguito delle lotte organizzate dai riders tra il 2017 e il 2018 per rivendicare i loro diritti Deliveroo ha adottato un sistema di organizzazione del lavoro basato sulla prenotazione delle fasce orarie per priorità e basate sulla classificazione del loro rendimento («ranking»). Nella stessa occasione, ricordano gli avvocati, Deliveroo decise anche «di aumentare del 100% il numero dei riders iscritti nella propria piattaforma». Il «ranking» è una classifica che serve a misurare la «reputazione» del rider in base a due criteri: l’affidabilità e la partecipazione. La prima è misurata in base a una scala 100/100, la seconda è espressa in una scala 12/12. Il periodo della «valutazione» riguarda due settimane nelle quali i rider ha effettuato un’attività. Secondo la Cgil, a seguito delle prime forme autonome di organizzazione dei lavoratori, «Frank» sarebbe stato programmato per imporre il rispetto della sessione di lavoro prenotata e la connessione entro 15 minuti dall’inizio della sessione di lavoro. «Di fatto, si penalizza l’adesione del rider a forme di autotutela». In più, aggiunge il sindacato, l’astensione dell’attività determina una penalizzazione che «incide sulle future possibilità di accesso al lavoro».

    PER LA CGIL «Frank» sanziona i riders con la perdita di punteggio nel sistema definito «ranking reputazionale». È stato programmato per penalizzare «tutte le forme lecite di astensione dal lavoro» perché «determina la retrocessione nella fascia di prenotazione» e «limita le occasioni di lavoro». In un lavoro basato sulla concorrenza tra riders sui tempi di consegna e nella definizione della migliore «performance» il «valore» del profilo reputazione è la «chiave» per accedere alla fascia oraria e alla zona della città dove ci sono più ordini e, dunque, maggiori occasioni di guadagno. Ad esempio, Napoli è divisa in due zone, si legge; Roma in 13, Bologna in 5, Milano in 19, Bergamo in tre. Le fasce orarie («slots» o turni di lavoro) sono divise in tre blocchi: i riders con raking migliore vanno alle 11, seguono le 15 e le 17. A conferma si riportano alcune espressioni dell’azienda: «Se fai parte di un gruppo prioritario, avrai una possibilità maggiore di ricevere una notifica prima degli altri».

    Il sistema permette a chi ha un punteggio maggiore di scegliere fino a 50 sessioni di lavoro. Questo determina una diminuzione della scelta tra le sessioni disponibili per chi ha una valutazione inferiore. «Frank» «esaspera lo svolgimento della prestazione», impone «ritmi produttivi incompatibili con il diritto di sciopero», seleziona la forza lavoro «in una logica competitiva estranea alla disciplina antidiscriminatoria». Tra l’altro, il sindacato chiede di« inibire» il sistema di prenotazione per fasce di priorità fondato sul ranking.

    «I RIDER – ha risposto Deliveroo – non sono penalizzati se rifiutano le proposte di consegna. I nostri algoritmi sono creati dalle persone e l’algoritmo implementa delle regole che sono sviluppate dalle persone». Spiegazioni che non escludono la ricostruzione fornita dal sindacato e confermano il fatto che l’«apprendimento automatico» sul quale è fondato il suo «potere predittivo» (concetti ricorrenti sia sul sito dell’azienda che nelle dichiarazioni dell’a.d. Matteo Sarzana) apprende dalle persone, sia quando eseguono le performance e producono dati, sia quando protestano. In discussione è il modo in cui l’algoritmo è usato. La richiesta è di negoziarlo. «I rider sono lavoratori autonomi – ribadisce l’azienda – liberi di accettare o rifiutare una proposta di consegna».

    IL PROBLEMA è un altro: quando accettano la consegna devono eseguire un compito e sono eterodiretti da «Frank». Sono «dipendenti». È questo, al fondo, il conflitto del lavoro su queste piattaforme digitali.

    https://ilmanifesto.it/frank-lalgoritmo-anti-sciopero-la-cgil-porta-in-tribunale-deliveroo
    #travail #algorithme #discrimination #Italie #discrimination_collective #grève #justice #recours #maladie

    ping @etraces @albertocampiphoto

  • Pour survivre aux apps de livraison, les restaurants doivent disparaître
    https://korii.slate.fr/et-caetera/recette-succes-restaurants-disparaitre-cuisines-fantomes-livraison

    Uber Eats, Deliveroo et les autres favorisent la création de « restaurants fantômes ». La restauration n’a pas fini d’être chamboulée par la Silicon Valley. Après la livraison à domicile généralisée, Uber, Deliveroo & co. ont déterminé ce qu’ils aimeraient être la prochaine évolution du secteur : des « restaurants fantômes », uniquement dédiés à la livraison. L’augmentation des livraisons à domicile est telle que certains restaurants n’ont même plus besoin de ce qui était à l’origine leur activité principale (...)

    #Deliveroo #UberEATS #Amazon #Uber #algorithme #BigData #data #marketing #nourriture #Grubhub #DoorDash #Frichti #Taster #DarkKitchen (...)

    ##CloudKitchens

  • 1.5 Million Packages a Day : The Internet Brings Chaos to N.Y. Streets - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/10/27/nyregion/nyc-amazon-delivery.html

    The push for convenience is having a stark impact on gridlock, roadway safety and pollution in New York City and urban areas around the world.

    As the delivery armada has ballooned, so, too, have the complaints.

    Four delivery companies — FedEx, FreshDirect, Peapod and UPS — accumulated just over 515,000 summonses for parking violations in 2018, totaling $27 million in fines, according to the city. In 2013, those same companies received roughly 372,000 summonses and paid $21.8 million.

    Images and videos of delivery trucks blocking bike lanes, sidewalks and crosswalks are easy to find on social media. In some neighborhoods, Amazon’s ubiquitous boxes are stacked and sorted on the sidewalk, sometimes on top of coverings spread out like picnic blankets.

    “They are using public space as their private warehouse,” said Christine Berthet, who lives in Midtown Manhattan. “That is not acceptable. That is not what the sidewalk is for.”

    The total number of trucks on tolled crossings into New York City and within the five boroughs rose about 9.4 percent in 2018, to an estimated 35.7 million, from 32.6 million in 2013, according to transit data.

    “There is just not enough room for all the trucks that need to make deliveries, the cars that need to get past them and the people who live here,” Mr. Kallos said.

    Trucks are also contributing to greenhouse gas emissions at a time when New York City is rushing to significantly reduce the release of heat-trapping gases.

    From 1990 to 2017, carbon dioxide emissions from automobiles and trucks in the New York City area grew by 27 percent, making the region the largest contributor of driving-related carbon dioxide emissions in the country.

    As the internet economy grows, so, too, does the importance of what is known as last-mile package delivery — the final step in the increasingly competitive and costly process of moving items to customers’ homes as quickly as possible.

    In New York, at least five warehouses, are in the works. Over the summer, Amazon opened a last-mile warehouse in the Bronx and another in Queens. It has also looked at leasing additional facilities for last-mile deliveries in Brooklyn.

    Another multistory warehouse, planned on 18 acres in Sunset Park, Brooklyn, is expected to be the country’s largest last-mile warehouse, Mr. Hertz said.

    Their warehouses in Red Hook, as well as a multistory warehouse to be built in the South Bronx, are going up in Opportunity Zones, which were created as part of the 2017 tax law and offer significant tax benefits to projects in economically distressed areas.

    The program has been criticized for giving tax breaks to wealthy people who invest in the zones, while not significantly helping struggling neighborhoods.

    Developers of these warehouses have pledged to create thousands of jobs and reduce the wave of delivery trucks entering New York City.

    These days, buildings have been forced to become mini logistical centers.

    At one Midtown Manhattan condominium, the first wave of about 100 packages a day arrives by 9 a.m. and the deliveries do not let up until night. Each one is checked in and placed in a storage room, and an email alert is sent to the resident. Another email confirms when the package is picked up.

    A large complex in Manhattan had to turn a nearby retail storefront into a satellite package center. Stickers are left on building mailboxes notifying residents of a package, but some residents complain that the stickers fall off or get pulled off and packages go missing.

    Other buildings without storage space resort to piling boxes in their lobbies.

    About 15 percent of New York City households receive a package every day, according to the Sustainable Urban Freight Systems center at Rensselaer. That means a complex with 800 apartments would get roughly 120 packages daily.

    “What percent of your deliveries are truly urgent — 5 percent or 2 percent?” said Mr. Holguín-Veras, the Rensselaer professor. “We as customers are driving the process and to some extent creating these complications.”

    Last year, a study comparing online shopping habits in Manhattan and Paris — two large metropolises grappling with the consequences of the e-commerce boom — found that New Yorkers out-ordered Parisians. Nearly three-quarters of the Manhattan residents surveyed had shopped for groceries online compared with just over half of Parisians.

    More New Yorkers were also willing to pay extra to get their items faster.

    “It’s now cheaper and easier to order anything online than it is to go to the store,” said Sarah Kaufman, associate director of the Rudin Center for Transportation Policy and Management at New York University, who worked on the study.

    C’est la faute aux consommateurs, on vous dit ! Ils ont inventé le truc, fait la pub, demandé des sub aux pouvoirs publics !

    New York has sought to shift more truck deliveries to nights and weekends, when streets are emptier. About 500 companies, including pharmacies and grocery stores, deliver goods from 7 p.m. to 6 a.m., under a voluntary city program.

    On s’en fout, de leur qualité de vie, c’est des ouvriers.

    “We’ve entered an entirely new way of buying goods and services, but our infrastructure is only adapting incrementally,” Ms. Kaufman said. “We need to completely rethink how we use our streets if we want to maintain our current shopping and delivery habits.”

    Et arrêter cette merde, non ?

    La logistique, c’est le gros secteur d’emploi masculin. Un copain cycliste m’a expliqué que 15 % du trafic en ville (si j’ai bonne mémoire) était dû désormais à des livraisons (un camion pour deux colis, beaucoup sont à vide parce que ce n’est pas optimisé mais just in time)... et que les gens qui se font livrer des trucs sur Amazon sont en grande partie des gentil·les cyclistes-usager·es des transports en commun de bonne volonté écologique !

    Liens vers
    https://truckingresearch.org/2019/02/06/atri-2019-truck-bottlenecks

    #matérialité_du_web #logistique

  • « Travailler pour des plateformes ne peut pas rendre heureux »
    https://www.liberation.fr/france/2019/10/21/travailler-pour-des-plateformes-ne-peut-pas-rendre-heureux_1758964

    Deux anciens livreurs qui se sont retournés contre les multinationales ont visionné « Sorry We Missed You » de Ken Loach. Ils racontent à « Libération » en quoi le film fait écho à leur expérience. Ils ont eu l’impression de se voir à l’écran. Avant la sortie de Sorry We Missed You, décrivant le quotidien d’une famille victime de l’ubérisation, Libération a convié deux anciens livreurs à une projection presse du dernier film de Ken Loach. Au fil de l’histoire, on les a vus parfois amusés, parfois émus de (...)

    #Deliveroo #Uber #algorithme #travail #terms #CLAP #TokTokTok #Amazon #géolocalisation

  • Flexibiliser le travail et produire des vies illégales

    En France, l’#ubérisation trouve des ressources dans les migrations. Ce phénomène est ici analysé et décrit par un ressortissant de Guinée qui vit à Grenoble depuis 2016, co-auteur d’une recherche-création entre géographie, art et droit.

    Si les migrations vers l’Europe et la France occupent les discours politiques et médiatiques, leurs modalités d’exploitation par le travail y sont bien moins évoquées. Les vies rendues illégales constituent une réserve de #main-d’œuvre exploitable et hyperflexible, dans un contexte précisément de flexibilisation et d’ubérisation du travail, notamment par le développement des applis de VTC ou de #livraison. Dans leurs travaux portant sur les liens entre migrations et travail, Sandro Mezzadra et Brett Neilson précisent que « la flexibilité, qui fabrique de la #précarité, est devenue la norme », tandis que les migrations forment « un terrain crucial d’expérimentation pour de nouvelles formes de "capture" du travail ».

    Cette exploitation du travail en #France, de vies rendues illégales, s’inscrit dans des formes d’exploitations plus larges de la force de travail, notamment d’entreprises européennes et françaises en Guinée pour l’extraction de ressources minières, qui entraînent des destructions sociales et environnementales et des migrations. Autrement dit, les liens entre migrations et exploitation de la force de travail se comprennent depuis un continuum qui dépasse très largement les frontières nationales, et s’inscrit dans des rapports en grande partie hérités de la #colonisation.

    #Pathé_Diallo, ressortissant de Guinée qui réside à Grenoble depuis 2016, décrit cette relation entre migration, exploitation et ubérisation dans le cadre d’une œuvre de création et de recherche intitulée Bureau des dépositions (1), à laquelle participent plusieurs géographes.

    « C’est un cercle vicieux »

    « Les Etats font exprès de ne pas délivrer des papiers à tout le monde pour que d’autres puissent exploiter les #sans-papiers dans des conditions difficiles, sur certains #chantiers ou dans les sites touristiques de ski en montagne, ou dans les travaux de #ménage. Depuis quelques mois à Grenoble, des personnes exploitées et sans papiers font de la #livraison de nourriture sur des #vélos. Ils sont mal payés et la cible de #Uber et des Etats, qui autorisent que le #droit_du_travail soit réduit à rien. C’est comme si les personnes donnaient toute leur énergie pour ne rien avoir.

    « C’est comme dans le domaine de la #sécurité. Dans la sécurité, c’est 12 voire 15 euros de l’heure pour la nuit. Celui qui te sous-traite va te payer 7 ou 8 euros par heure. Toi tu es sur le terrain. C’est parfois mieux que rester toute la journée à ne rien faire. Dans l’attente des papiers, beaucoup deviennent fous. Etre exploité devient préférable pour ne pas rester assis, passer toute la journée sans rien faire pendant des années, sans savoir quand le papier viendra. Ce sont les Etats et les entreprises qui se servent de la #main-d’œuvre qui sont responsables, en n’autorisant pas à travailler. C’est un #cercle_vicieux : pour se régulariser, il faut du travail ; pour avoir du travail, il faut des papiers.

    « Créer un syndicat sans-papiers permettrait de réduire le taux de chômage. En France, la #clandestinisation des travailleurs permet de réduire le #coût_du_travail, aux bénéfices des patrons et de leurs sous-traitants qui ainsi échappent à l’impôt.

    « Il faut respecter l’homme. C’est l’homme qui fait le papier, pas le papier qui fait l’homme.

    « L’exploitation des sans-papiers en Europe entre en écho avec l’exploitation de la main-d’œuvre dans les #mines en #Guinée. Ce sont les mêmes personnes qui exploitent et ce sont les mêmes personnes qui sont exploitées. Un mineur d’or ou de bauxite, en Guinée, peut parvenir à rejoindre la France pour travailler dans des conditions plus précaires encore que la mine. Dans les mines, les patrons sont souvent étrangers. Tout ce qui est exploitable en Guinée est exporté en tant que matière première à l’extérieur : Canada, Etats-Unis, pays d’Europe, comme la France, l’Allemagne… Dans la mine, il y a beaucoup de pollution, qui entraîne des maladies : sinusite, cancer du foie… La poussière mélangée aux produits chimiques crée des colonnes de plusieurs kilomètres, ce qui pollue les cours d’eau. L’eau est puisée par les populations. Les employés des mines ne sont pas bien payés. »


    https://www.liberation.fr/debats/2019/10/02/flexibiliser-le-travail-et-produire-des-vies-illegales_1754677
    #travail #exploitation #illégalisation #asile #migrations #réfugiés #flexibilisation #tourisme #extractivisme #continuum_colonial #post-colonialisme #économie

    ping @albertocampiphoto @reka @karine4

    • Sfruttamento e caporalato tra i migranti della #gig_economy

      #Deliveroo, #Uber_eats, #Glovo, #Just_Eat, da quando le #app di consegna a domicilio sono diventate una realtà di uso quotidiano per migliaia di potenziali fattorini si sono spalancate le porte della «gig economy», i cosiddetti lavoretti gestiti tramite applicazioni per #smartphone. A Milano due terzi di loro sono migranti e sebbene portino in spalla lo zaino delle più famose app di consegna a domicilio, raccontano di non lavorare direttamente con le piattaforme e di avere degli intermediari. Ora anche la Procura di Milano ha annunciato l’apertura di un’indagine conoscitiva sulle condizioni di lavoro dei rider e sulle imprese che ne gestiscono le consegne - con un’attenzione particolare alla sicurezza stradale e al possibile impiego di fattorini stranieri senza i documenti per lavorare e potenzialmente soggetti a caporalato. Lorenzo Pirovano ci fa conoscere la loro quotidianità.

      Michael non era mai riuscito a lavorare in Italia. Ospite di un centro di accoglienza straordinaria a cinquanta chilometri da Milano, aveva passato gli ultimi due anni sospeso tra l’attesa del verdetto sul suo status di rifugiato e la complicata ricerca di un impiego. “Il responsabile della casa non voleva che lavorassimo, soffrivo a starmene fermo e aspettare chissà cosa”.

      Poi nel 2017 a Milano è arrivato il boom delle app di consegna a domicilio in bicicletta (Deliveroo, Uber eats, Glovo e Just Eat) e per migliaia di potenziali fattorini si sono spalancate le porte della gig economy (i cosiddetti “lavoretti” gestiti tramite applicazioni per smartphone).

      Da allora, ogni mattina, cubo termico sulle spalle e mountain bike accessoriata, centinaia di migranti come Michael raggiungono Milano e pedalano per le sue strade nella speranza di effettuare più consegne possibili. “Ci sono giorni che lavoro undici ore” rivela Michael, 33 anni e una fuga dalla Liberia passando per l’inferno libico. “Ma alla fine del mese non ho mai portato a casa più di 600 euro”.

      Michael e i suoi colleghi sono i “migranti della gig economy” che rappresenterebbero quasi due terzi dei rider che effettuano consegne a domicilio per le strade della città. Molti di loro sono ospitati nei Cas (Centri di accoglienza straordinaria) disseminati nell’hinterland milanese o nelle province attigue. Alcuni, come Michael, ne sono appena usciti e condividono una stanza in periferia. Secondo i dati raccolti dall’Università degli Studi di Milano la maggior parte risiederebbe in Italia da più di due anni.

      Come tutti i ‘ciclofattorini’, anche i migranti devono fare i conti con un contratto di lavoro occasionale che riconosce poco più di tre euro a consegna, senza un minimo orario e senza chiare coperture contributive e assicurative. Nonostante questo il settore delle consegne a domicilio si sostiene principalmente sulla loro manodopera, grazie alle permeabili barriere all’entrata (in molti casi non è necessario sostenere un colloquio), alla necessità di guadagno immediato e alla dimostrata possibilità di lavorare anche se sprovvisti di documenti. Molti di loro ammettono di non conoscere i propri diritti di lavoratori, altri raccontano di non avere scelta, trattandosi dell’unica occupazione trovata. Raramente si rivolgono ai sindacati e anche Deliverance, il sindacato auto organizzato dei ciclofattorini milanesi, fa fatica a coinvolgerli. “Rivendichiamo tutti gli stessi diritti ma esiste una spessa barriera linguistica e culturale” ammette Angelo, membro e portavoce del collettivo.

      La settimana scorsa la Procura di Milano aveva annunciato l’apertura di un’indagine conoscitiva sulle condizioni di lavoro dei rider e sulle imprese che ne gestiscono le consegne, con un’attenzione particolare alla sicurezza stradale e al possibile impiego di fattorini stranieri senza i documenti per lavorare. “Che ci sia un’inchiesta in corso, seppur con colpevole ritardo, è una buona notizia” commenta Angelo. “Che non si trasformi però in una caccia alle streghe tra la categoria di lavoratori più vulnerabili, quella dei migranti”.
      “Riceviamo la metà della cifra visualizzata sull’app”

      Sotto Porta Ticinese, nei pressi della Darsena, trovano riparo una decina di rider con gli occhi fissi sullo smartphone in attesa di una consegna da effettuare. Attorno a una delle sue colonne si raccolgono alcuni nigeriani mentre al centro, seduti sugli scalini, un drappello di giovani ragazzi chiacchiera in bambara. Uno di loro approfitta della pausa per togliersi le scarpe, stendere un lenzuolo, inginocchiarsi e pregare.

      Molti di loro, sebbene portino in spalla lo zaino delle più famose app di consegna a domicilio, raccontano di non lavorare direttamente con le piattaforme e di ricevere la paga da alcune aziende italiane.

      L’occhio dei magistrati milanesi potrebbe così cadere anche sulla catena di intermediari che connette i rider in bicicletta all’app da cui ricevono i soldi.

      L’avvento della gig economy – che in origine doveva portare a una totale disintermediazione del lavoro – ha infatti ricreato dinamiche già conosciute: alcune legali, come l’attività delle imprese di intermediazione; altre illegali, come il “subaffitto dei profili” e, appunto, l’impiego di manodopera irregolare.

      Uber eats – costola del colosso Uber, valutato 75 miliardi di dollari e conosciuto in tutto il mondo per il servizio privato low cost di trasporto passeggeri – è attiva a Milano principalmente grazie a due imprese (Flash Road City e Livotti SRL) che si avvalgono della sua applicazione per gestire e spartirsi il lavoro di centinaia di fattorini migranti. “Queste imprese non fanno ufficialmente parte di Uber eats ma il rapporto di collaborazione c’è” raccontano alcuni loro lavoratori, “il risultato è che alla fine del mese puoi ricevere anche solo la metà dell’importo che visualizzi sull’applicazione”

      L’intermediazione infatti ha un costo elevato, un prezzo che però molti migranti sono pronti a pagare per afferrare, come ammettono loro stessi, “un’opportunità unica di lavorare, soprattutto per chi non ha i documenti”.

      Lo schema è semplice: Uber mette l’applicazione, il sistema di pagamento e il marchio al servizio di queste imprese, mentre loro si occupano delle relazioni coi ristoranti e del rapporto con i lavoratori. “Dalle cifre visualizzate sull’app bisogna togliere la nostra parte, ma questo lo diciamo chiaramente ai nostri dipendenti” spiega il rappresentante di un’impresa intermediaria. Così il margine di guadagno per il rider si abbassa notevolmente, come testimoniato da Michael e da altri suoi colleghi stranieri.
      Possibilità e trucchi

      Intermediazione o no, il lavoro tramite app si è convertito in una possibilità anche per chi non ha le carte in regola per lavorare, come dimostrano i primi controlli della Procura di Milano che su una trentina di rider ha individuato tre migranti senza i documenti.

      I rappresentanti delle imprese di intermediazione negano però di impiegare migranti senza permesso di soggiorno. Uno di loro sostiene che “a volte siamo noi stessi ad aiutarli nella pratica per rinnovare il permesso”, mentre Uber e Glovo hanno invece ammesso di non essere in grado di garantire che tutti i rider attivi sulle loro applicazioni abbiano i requisiti per lavorare. “Da parte nostra c’è tutto l’impegno affinché ad operare sulla piattaforma ci siano solo corrieri che hanno i requisiti per farlo” ha dichiarato un rappresentante di Uber in Italia. Glovo aveva dichiarato che “il rischio esiste, ma ogni giorno cerchiamo di monitorare meglio la situazione”.

      Nonostante le quasi inesistenti barriere all’entrata, l’offerta di lavoro supera la domanda e molti aspiranti rider non vengono accettati dalle app. Per un migrante la probabilità di veder approvata la propria candidatura si assottiglia, soprattutto quando non conosce la lingua o non ha i documenti in regola. Nascono così dei meccanismi di reclutamento nascosti che riducono al minimo il margine di guadagno del rider, ultimo anello di una catena fatta anche di trucchi e inganni.

      Pietro, giovane egiziano, si era candidato a lavorare in alcune delle app attive a Milano, senza successo. Poi un amico gli ha proposto una scorciatoia. «Mi ha dato un numero di telefono dicendomi che c’era un account disponibile. Così ho telefonato ad H. ed è iniziata la mia esperienza come rider».

      Pietro ha iniziato quindi a lavorare con il “profilo” di un’altra persona, ricevendo ogni mese i soldi direttamente da H. al netto della sua “trattenuta”. “H. fa così con tutti i profili che affitta. Per farti lavorare si prende il 10% di ogni consegna” racconta. “Non so da dove venga il profilo che uso e non conosco gli altri rider che lavorano in questa maniera”.
      “Molti migranti vogliono lavorare ma non possono”

      “I richiedenti asilo sono una piccola minoranza tra i migranti presenti sul territorio italiano” spiega Pietro Massarotto, avvocato volontario del Naga, associazione milanese che dal 1987 si occupa di cittadini stranieri, soprattutto di quelli privi di permesso di soggiorno e dei richiedenti asilo. “Nella maggior parte dei casi abbiamo a che fare con migranti “ordinari”, il cui permesso di soggiorno dipende strettamente dal lavoro svolto”.

      Consegnare a domicilio tramite le app, seppure senza garanzie e con margini di guadagno assai risicati, può diventare fondamentale per mantenersi “in regola” ed evitare la condizione praticamente irreversibile di irregolarità. Questa, nel caso venga raggiunta per il diniego della richiesta di asilo o per la mancanza di un impiego regolare, si converte nella necessità urgente di trovare alternative per poter sostenersi economicamente. “Qui va sfatato il mito del cittadino straniero che non vuole lavorare” precisa Massarotto. “È vero il contrario: spesso non viene messo nelle condizioni di lavorare”.

      Le risposte della politica sono proseguite però sulla via di un accesso più duro allo status di migrante regolare. “Purtroppo le politiche di gestione dell’immigrazione stanno determinando e determineranno sempre più un incremento esplosivo dei soggetti senza permesso di soggiorno, che per ovvie ragioni lavorano lo stesso”.
      “Fare il rider è meglio di niente”

      Omar è uno dei tanti che di mattina lascia il “campo” dove vive per tornarci solo dopo mezzanotte. Ci sono giorni in cui il bottino è talmente magro da coprire appena il prezzo del biglietto. Viene dal Gambia, ha 22 anni e uno sguardo perso nel vuoto. “Ogni giorno prendo il treno e torno a casa per questo cazzo di lavoro” si sfoga indicando lo zaino termico. È rimasto senza permesso di soggiorno e insieme a quello ha perso la speranza di costruirsi una nuova vita in Italia. “Vorrei impegnarmi in altro, ma qui se non hai i documenti non puoi fare nulla”. A chiedergli se è felice annuisce poco convinto: “fare il rider è meglio di niente, diciamo così. Meglio di niente.”

      https://openmigration.org/analisi/sfruttamento-e-caporalato-tra-i-migranti-della-gig-economy
      #Italie #rider

  • Human-guided burrito bots raise questions about the future of robo-delivery
    https://thehustle.co/kiwibots-autonomous-food-delivery

    Kiwibots — rolling robots that deliver burritos and smoothies — have become a fixture on UC Berkeley’s campus thanks to their creepy-cute “faces” and low delivery prices.

    But while the robots appear to be autonomous, the San Francisco Chronicle reports they’re actually operated by remote workers in Colombia who make $2 an hour.

    La reproduction de la force de travail coûte encore trop cher dans les pays où se trouvent les consommateurs aisés de ces merdes (#Uber #Deliveroo, etc.)...

  • La Guerre des centimes
    https://www.tenk.fr/coup-de-coeur/la-guerre-des-centimes.html

    Ce film retrace, le temps d’une livraison, la vie de deux coursiers à vélo à Paris. Tous deux étrangers, Omar et Marwen sont venus en France pour un rêve ; ils se retrouvent à pédaler pour leur survie. À travers ce double portrait intime, nous découvrons le quotidien de beaucoup de jeunes étudiants, mais aussi de pères de famille, qui (re)mettent leur vie en jeu pour réussir à s’en sortir dans ce nouveau système (...)

    #Deliveroo #Glovo #Stuart #UberEATS #travail

  • Un des leaders de la grève des livreurs Deliveroo licencié - Rapports de Force
    https://rapportsdeforce.fr/breves/un-des-leaders-de-la-greve-des-livreurs-licencie-09044116

    C’est un des avantages de l’économie 2.0 pour les entreprises telles que Deliveroo : un gréviste devient un prestataire ne remplissant plus ses engagements de service et un licenciement devient une résiliation de contrat. Les livreurs n’ayant pas le statut de salarié, la grève n’existe pas vraiment formellement. Et le licenciement pour fait de grève non plus par conséquent. Pourtant, c’est bien de cela qu’ il s’agit pour Nassim, un des leaders parisiens du mouvement de protestation contre le changement de tarification de la plate-forme numérique.

    #deliveroo #exploitation

  • L’uberisation met en danger la vie des travailleurs
    https://usbeketrica.com/article/l-uberisation-met-en-danger-la-vie-des-travailleurs

    L’été, c’est bien connu, permet toujours d’opérer quelques manoeuvres en toute discrétion, lorsque les gens sont davantage déconnectés et, pour les plus chanceux, en vacances. Fin juillet, la plateforme de livraison de repas à domicile Deliveroo a décidé de modifier une nouvelle fois les règles de rémunération de ses livreurs. Dans un communiqué sinueux, l’entreprise britannique annonce ainsi vouloir « investir davantage dans les commandes de moyenne et longue distance ». Sous-entendu, étendre toujours plus (...)

    #Deliveroo #Glovo #Stuart #Uber #UberEATS #travail

  • Strike 2.0 : how gig economy workers are using tech to fight back
    https://www.theguardian.com/books/2019/aug/31/the-new-resistance-how-gig-economy-workers-are-fighting-back

    Up to 10 million people in the UK are in precarious work, juggling low paid jobs as cleaners, Deliveroo riders and Uber drivers. But a movement is under way to rewire the economy from within Fatima, from Guinea-Bissau, wakes up in the early hours of the morning to be in with a chance of being able to use the bathroom at her small house in Stratford, east London, which she shares with nine strangers – some are Italian, she thinks, and some might be eastern European, but nobody socialises as (...)

    #Deliveroo #Uber #travail

    https://i.guim.co.uk/img/media/059ac0621f667b86d3788030ee6a37d841bc97c5/0_612_3075_1845/master/3075.jpg