#delphine_minoui

  • Regardez le bouleversant documentaire “Daraya, la bibliothèque sous les bombes” - Télévision - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/television/regardez-le-bouleversant-documentaire-daraya,-la-bibliotheque-sous-les-bomb


    (j’entends en ce moment Delphine Minoui sur FC)

    Un autre film sur la #Syrie est possible. La preuve par #Daraya, la #bibliothèque sous les bombes, épopée sensible de trois jeunes hommes qui vont exhumer des milliers de livres des décombres des immeubles de leur ville bombardée par l’armée syrienne, pour les rassembler dans une #bibliothèque_clandestine. A travers eux on assiste à l’éveil d’une génération de jeunes #activistes pacifiques qui prend conscience de la puissance des mots et du pouvoir des #livres.

    Inspiré de l’ouvrage Les Passeurs de livres de Daraya (Seuil), de #Delphine_Minoui, grand reporter et Prix Albert Londres, et coréalisé par le talentueux Bruno Joucla, ce film fait un bien fou. Le duo a l’intelligence de s’effacer derrière les personnages du #film et de le concevoir comme s’il était le leur. On entre de plain-pied dans leur vie, on a peur pour eux, on est heureux avec eux, on partage leurs craintes et leurs espoirs, on les suit dans leur exil. Pas de fioritures dans la réalisation, pas de cadrage pour faire beau ou faire sens, la vie simplement racontée comme le journal intime de jeunes gens ordinaires écrivant une histoire extraordinaire. Et si l’utopie révolutionnaire collective échoue pour laisser place à une reconstruction plus individuelle, restent une amitié indéfectible et une morale en forme d’espoir : si les livres ne peuvent pas stopper les bombes, ils peuvent aider à rester humain. C’est déjà beaucoup.

  • « En prenant le pouvoir, les religieux lui avaient volé ses repères. Il y avait d’abord ce voile qui lui écrasait la mise en plis. Mais aussi toutes ces rues qui avaient changé de nom. Sur les plaques en métal bleu et blanc, place aux ayatollahs, aux martyrs de la guerre Iran-Irak… C’est à cette époque que sa mémoire, pourtant si bonne, devint sélective. Pour elle, l’avenue Pasdaran (les fameux Gardiens de la révolution) allait toujours rester l’avenue Sultanat Abbad : un long ruban de bitume qui file vers les quartiers huppés du nord de la capitale et qui croise, à la perpendiculaire, l’impasse abritant votre maison » (p.60)

    Lu dans Delphine MINOUI, « Je vous écris de Téhéran », Seuil, 2015.
    Un livre que j’ai adoré, par ailleurs.

    #Iran #toponymie #Delphine_Minoui #livre #citation