• HCR - Déplacements sans précédent en Amérique centrale et au Mexique : appel urgent à un partage des responsabilités au niveau régional
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/9/6130f1a6a/deplacements-precedent-amerique-centrale-mexique-appel-urgent-partage-respons

    Déplacements sans précédent en Amérique centrale et au Mexique : appel urgent à un partage des responsabilités au niveau régional
    SAN SALVADOR - L’Amérique centrale et le Mexique sont confrontés à une pression sans précédent liée à une augmentation du nombre de personnes en quête d’une protection internationale, ce alors que l’accès à l’asile et au territoire est limité par des restrictions frontalières inquiétantes, a déclaré Gillian Triggs, Haut Commissaire assistante chargée de la protection du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, au terme d’une mission de deux semaines dans la région.« Au Mexique, au Guatemala et au Salvador, j’ai pu observer l’énorme pression que subit la région en raison des flux croissants de réfugiés et de migrants. Des efforts extraordinaires sont déployés par les gouvernements et la société civile pour relever ces défis », a-t-elle déclaré.En discutant avec des déplacés internes, des demandeurs d’asile et des réfugiés, Gillian Triggs a relevé des récits de violences sexuelles, de menaces de mort et d’extorsions au sein de communautés contrôlées par des gangs criminels qui - souvent associées à des difficultés économiques et aux effets du changement climatique - ont contraint près d’un million de personnes du Salvador, du Guatemala et du Honduras à fuir leurs domiciles.
    Au Guatemala, Gillian Triggs a collaboré au lancement d’un programme mené par le HCR et le Secrétariat national contre les violences sexuelles, l’exploitation et la traite des personnes. L’objectif du programme est de prévenir ces crimes dans les régions reculées du pays grâce à des unités mobiles chargées d’apporter des informations sur les droits et les services là où les gens en ont le plus besoin. Au Salvador, elle a pris connaissance d’approches communautaires innovantes menées par le gouvernement pour prévenir la violence et autonomiser les jeunes dans les communautés à risque.« Créer les conditions qui permettent aux populations de se sentir en sécurité et protégées chez elles est une étape essentielle pour s’attaquer aux causes profondes qui poussent les gens à fuir dans cette région », déclare-t-elle.Gillian Triggs a également salué l’engagement du Salvador à mettre à jour le profilage des déplacés internes afin de prévenir les déplacements et de de proposer des réponses adaptées au niveau communautaire.
    Le Mexique, qui est passé du statut de pays de transit à celui de pays de destination pour des milliers de demandeurs d’asile, doit maintenant faire face à un nombre record de nouvelles demandes d’asile cette année, qui pourraient dépasser les 100 000.Face à l’augmentation du nombre de réfugiés, de personnes déplacées à l’intérieur de leurs pays ou celles rapatriées et qui ont besoin de protection, le HCR continue d’apporter son support aux gouvernements pour le renforcement des systèmes d’asile et de protection. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés apporte également une aide à l’intégration dans les pays d’asile par le biais de l’emploi, l’éducation et l’aide psychosociale, avec la participation active de la société civile. Au Mexique, plus de 12 000 personnes ont bénéficié de ces initiatives d’intégration locale.
    Gillian Triggs a également souligné la nécessité pour les États de ne pas se contenter d’offrir une protection aux réfugiés. Elle insiste sur l’importance de proposer des voies migratoires régulières par le biais de l’éducation, de la mobilité de la main-d’œuvre, du regroupement familial et d’autres processus d’immigration. « Des besoins différents appellent des réponses différentes », a-t-elle déclaré.Gillian Triggs se dit très préoccupée par les récentes restrictions aux frontières dans la région, qui risquent de renvoyer des personnes et des familles ayant un besoin urgent de protection vers les dangers auxquels elles tentent d’échapper dans leurs pays d’origine en Amérique centrale, sans aucune possibilité d’évaluer ces besoins et d’y répondre. Le HCR a lancé un appel au gouvernement des États-Unis pour qu’il mette fin aux restrictions au droit d’asile et aux expulsions en application de l’arrêté de santé publique « Title 42 » lié à la pandémie de Covid-19. Le gouvernement américain est appelé à rétablir l’accès aux procédures d’asile pour les personnes dont la vie en dépend.
    « Tous les pays ont accepté de partager la responsabilité de fournir une protection à ceux qui fuient le danger et les persécutions, plutôt que de se décharger de ce devoir », a déclaré Gillian Triggs.Dans l’esprit du principe de partage des responsabilités, six pays d’Amérique centrale et le Mexique travaillent en collaboration avec le secteur privé et la société civile, avec le soutien des pays donateurs autour du Cadre régional de protection et de solutions (connu sous le nom de MIRPS). Cette initiative actuellement dirigée par le Guatemala a pour objectif d’apporter des réponses aux causes et aux conséquences des déplacements forcés dans la région.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#honduras#guatemala#salvador#ameriquecentrale#sante#crise#asile#santepublique#protection#psychosocial#deplacementforce#demandeurasile

  • Dal 2008 a oggi, i paesi europei hanno valutato 600.000 richieste d’asilo da parte di afghani.
    Ne hanno rifiutate 290.000, rimpatriando oltre 70.000 persone (di cui 15-20.000 donne).


    Nel mare di ipocrisia, per una volta l’Italia svetta in positivo.
    Questo significa che su 290.000 afghani che non hanno ricevuto protezione, 220.000 sono ancora in Europa.
    Ora i governi dovrebbero impegnarsi per proteggerli tutti. Sospendendo i rimpatri sine die, ma soprattutto concedendo permessi umanitari a chi oggi è irregolare.

    https://twitter.com/emmevilla/status/1427159238892216322

    –—

    Tra il 2008 e il 2020 abbiamo rimpatriato più di 70.000 afghani.

    https://twitter.com/emmevilla/status/1426924703105564679
    #renvois #expulsions

    #statistiques #chiffres #réfugiés_afghans #Europe #asile #migrations #réfugiés #Matteo_Villa #graphique #visualisation #demandes_d'asile

  • Activision Blizzard Employees Stage Walkout [Update: Bobby Kotick & Employees Respond] - IGN
    https://www.ign.com/articles/activision-blizzard-walkout

    Activision Blizzard employees involved in today’s walkout have responded to Bobby Kotick’s statement, saying they are pleased that the tone of leadership communications has been changed, but that it fails to addess multiple concerns expressed by those at the company.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #grève #manifestation #protestation #contestation #justice #procès #discrimination #harcèlement #bobby_kotick #réaction #satisfaction #lettre_ouverte #attentes #demandes #liste

  • #Terrorisme : au nom de sa #sécurité, la #France expulse toujours plus

    Depuis 2018, l’Hexagone a expulsé plus de la moitié des islamistes radicalisés fichés et en situation de séjour irrégulier en France. Et selon la volonté du ministre de l’Intérieur, le nombre d’expulsions devrait encore augmenter. C’est un des axes du contre-terrorisme français, rapporte la Deutsche Welle.

    Agir plus vite et plus durement avec les immigrés condamnés pour des crimes graves, telle est la consigne donnée aux préfets de France par le ministre de l’Intérieur, Gérald #Darmanin, en juin. Les #titres_de_séjour sont à réexaminer, et des expulsions à prévoir pour les coupables de #crimes graves : homicide, viol, trafic de drogue, violences conjugales ou contre des dépositaires de l’autorité publique. Voilà le dernier cap fixé par la France pour améliorer la sécurité sur le territoire, rapporte la Deutsche Welle, qui fait un point sur la stratégie antiterroriste de la France.

    « En parallèle de cette mesure, le gouvernement a également publié de nouveaux #chiffres sur les expulsions », écrit le site de la radio internationale allemande : sur 23’000 #personnes_fichées, car soupçonnées de radicalisation, dans le #FSPRT - le #Fichier_de_signalements_pour_la_prévention_de_la_radicalisation_à_caractère_terroriste -, 1’115 seraient en situation irrégulière sur le territoire. Parmi elles, environ la moitié - 601 - a été expulsée ces trois dernières années. L’autre moitié serait en passe de l’être ou se trouve actuellement en prison, a précisé le gouvernement.

    Le gouvernement Macron n’est pas le seul à opérer de la sorte. Les exécutifs successifs du pays, où plus de 250 personnes ont été victimes d’attentats terroristes ces dernières années, ont répondu en durcissant les lois d’immigration. Dans ce contexte, le sujet des expulsions « est devenu plus explosif », explique le journaliste allemand, qui s’est entretenu avec un expert en contre-terrorisme français.

    Tensions dans les pays du Maghreb

    « Le profil des #terroristes_actifs en France a changé », a ainsi expliqué #Marc_Hecker, chercheur à l’Institut français des relations internationales, à la radio allemande. Selon lui, ceux qui ont perpétré les dernières attaques étaient souvent des #immigrés, des #demandeurs_d'asile ou des personnes entrées clandestinement dans le pays.

    Le chercheur pointe deux évolutions qui en découlent. Premièrement, la France a modifié sa pratique d’expulsion :

    Même si la France n’expulse pas d’individus vers les zones de guerre, la liste des pays vers lesquels aucune expulsion n’est réalisée s’est réduite au fil des années."

    Les capacités limitées des #services_de_renseignements

    Deuxièmement, dans les pays en question, la situation sécuritaire se trouve sous tension. Cela concerne avant tout les pays du Maghreb, qui ont vu les expulsions de France se multiplier. « Envoyer les personnes radicalisées vers des pays qui ne disposent pas des mêmes capacités de surveillance que la France ne fait qu’accentuer le problème pour ces pays », explique Hecker.

    « Impossible pour le moment de savoir si les expulsions permettront d’améliorer durablement la situation sécuritaire tendue de la France, mais cela devrait au moins décharger temporairement les autorités », estime la Deutsche Welle. Un des problèmes centraux reste qu’un fichier comptant 23’000 noms représente un défi de taille constant pour les services de renseignements. De plus, le #fichage de toutes les personnes qui sont passées sous les radars, comme le meurtrier de Samuel Paty ou l’attaquant de Notre-Dame de l’Assomption, à Nice, demande des moyens supplémentaires.

    Quant au changement de #profil des attaquants, il est impossible d’évaluer s’il est passager ou définitif.

    https://www.courrierinternational.com/article/vu-dallemagne-terrorisme-au-nom-de-sa-securite-la-france-expu
    #expulsions #renvois #asile #migrations #réfugiés #machine_à_expulser #islamisme #radicalisation #criminels_étrangers #statistiques #sans-papiers

    ping @cede @karine4 @isskein

  • Covid-19 : les personnes en grande précarité « ont été les oubliées de la vaccination »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/04/covid-19-les-personnes-en-grande-precarite-ont-ete-les-oubliees-de-la-vaccin

    Covid-19 : les personnes en grande précarité « ont été les oubliées de la vaccination ». Des associations vont au-devant des populations les plus éloignées des services de santé, sans-abri ou logeant dans des structures d’habitat collectif, particulièrement exposées au virus.
    Sous la tente de la clinique mobile installée par Médecins sans frontières (MSF) dans le 19e arrondissement de Paris, Sadar, un demandeur d’asile afghan de 33 ans, vient tout juste de recevoir sa première dose de vaccin contre le Covid-19. « J’ai eu le Pfizer. Je suis l’actualité et c’est ce vaccin-là que je voulais », se réjouit-il en attendant que s’écoulent les quinze minutes d’observation qui suivent l’injection. Autour de lui, d’autres Afghans attendent eux aussi d’être vaccinés.Tous logent dans le bâtiment d’en face, un centre d’expositions situé près de la porte de la Villette, qui accueille depuis plusieurs mois des migrants sans solution d’hébergement. La veille, les équipes de MSF sont passées faire de la sensibilisation afin d’expliquer que le vaccin était gratuit et accessible à tous. « Je l’ai fait pour moi et pour protéger les autres », dit Sadar. En quelques minutes à peine, la clinique mobile permet aux personnes sans couverture sociale de se faire vacciner et de prendre rendez-vous pour la seconde dose.
    Depuis le début du mois de juin, les autorités sanitaires et des associations de terrain, comme MSF et la Croix-Rouge, ont débuté une campagne de vaccination à l’intention des populations les plus éloignées des services de santé, à la fois les personnes sans-abri et celles qui logent dans des structures d’habitat collectif. Vendredi 25 juin au soir, les associations recensaient 706 personnes ayant reçu une première injection à Paris et dans les départements de la petite couronne.
    Bruno Morel, le président d’Emmaüs Solidarité – qui gère des maraudes, des accueils de jour et des centres d’hébergement –, analyse ce nombre comme une « nette évolution ». « Nos indicateurs, qui étaient très inquiétants au mois de mars, se rétablissent », explique-t-il. A ce stade, néanmoins, l’enjeu reste immense : au total, d’après les chiffres du ministère de la santé, plus de 350 000 personnes, qu’elles soient françaises ou étrangères, sont identifiées comme vivant à la rue, dans un squat, en hébergement d’urgence ou dans les logements réservés aux demandeurs d’asile.
    Lors du lancement de la campagne vaccinale, en janvier, les associations ont réclamé, en vain, le placement des personnes en situation de grande précarité sur la liste des publics prioritaires. Seuls les résidents des foyers de travailleurs migrants de plus de 60 ans ont pu être vaccinés dès le mois de février. Pour les autres, il fallait suivre le calendrier vaccinal classique, en fonction des critères d’âge et de comorbidité définis au niveau national. Or, « les personnes à la rue n’atteignent généralement pas 55 ans. Elles ont été les oubliées de la pandémie et de la vaccination », estime Cristiana Castro, responsable d’activité Covid en Ile-de-France pour MSF.
    Pourtant, de fait, ces populations ont été fortement exposées au virus, notamment dans les structures d’habitat collectif, des lieux où la promiscuité est inévitable et la distanciation physique impossible. En novembre 2020, MSF publiait les résultats d’une enquête épidémiologique menée dans différentes structures franciliennes. Dans les deux centres d’hébergement d’urgence étudiés entre le 23 juin et le 2 juillet 2020, une personne sur deux était positive au Covid-19.Depuis le mois de mai, la situation évolue avec l’abaissement de l’âge requis pour être éligible à la vaccination. Les autorités et les associations, néanmoins, se heurtent encore à toute une série de difficultés. « La vaccination est vraiment un défi. Ce sont des personnes qui ont d’autres priorités : manger, être en sécurité, se soigner, faire des démarches administratives », poursuit Cristiana Castro. Il faut identifier les personnes concernées, garantir un accès à l’information suffisant, assurer leur suivi… Pour ce faire, les associations misent sur deux piliers : sensibilisation et accompagnement.En amont de la vaccination, des séances de visioconférence sont par exemple organisées dans les structures gérées par Emmaüs Solidarité. Trois médecins bénévoles sont par ailleurs chargés de se rendre dans ces lieux pour répondre aux interrogations et aider à la prise de rendez-vous. « Tout comme dans le reste de la population, certaines personnes peuvent exprimer une forme de défiance à l’égard du vaccin. Petit à petit, à force de discussion, on arrive à les convaincre », explique Marie-France Eprinchard, présidente d’Emmaüs Solidarité et médecin.
    Plusieurs contraintes logistiques se posent, comme le suivi des personnes sans abri pour l’administration de la seconde dose. « Au départ, on voulait vacciner avec Janssen, qui a l’avantage d’être unidose, mais il est finalement réservé aux plus de 55 ans. Or, à la rue, la moyenne d’âge se situe entre 30 et 40 ans, détaille Cristiana Castro. On a fini par se dire qu’il fallait utiliser les autres vaccins et qu’une dose, c’était toujours mieux que rien du tout. » En parallèle, plusieurs dispositifs sont mis en place pour tenter de faire revenir les personnes pour la seconde injection : par exemple, les associations installent leur clinique mobile toujours aux mêmes endroits, près des points de distribution alimentaire comme ceux des Restos du cœur, afin d’être facilement identifiables.« On a la trouille de la rentrée, il faut absolument faire feu de tout bois, ne pas baisser la garde et continuer dans cette voie », dit Bruno Morel, d’Emmaüs Solidarité. « Il faut éviter que la rentrée soit un cauchemar avec la montée du variant indien », abonde Marie-France Eprinchard.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#vaccination#inclusion#demandeurdasile#sansabri#precarite#hebergement#sensibilisation

  • La question migratoire revient au Conseil européen
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/23/la-question-migratoire-revient-au-conseil-europeen_6085347_3210.html

    La question migratoire revient au Conseil européen. La proposition d’un « pacte global pour la migration » présentée par la Commission en septembre 2020, reste bloquée, même si les Vingt-sept se sont mis d’accord sur certains aspects du projet, comme l’Agence européenne sur l’asile. La discussion entre les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, réunis en sommet jeudi 24 et vendredi 25 juin, promettait, selon leur entourage, d’être rapide mais elle traduit, en tout cas, l’inquiétude des uns et des autres. Alors que la météo s’améliore et que la pandémie du Covid-19 recule, le dossier de la migration revient, en effet, au premier plan. En Italie, en Grèce, en Espagne, mais aussi en Lituanie qui a vu arriver récemment, à sa frontière avec la Biélorussie, quelque 400 réfugiés, irakiens, syriens et afghans notamment. « Ce n’est pas beaucoup, mais ça change la perception de l’est sur les sujets migratoires », confie-t-on à la Commission.
    Selon les dernières données de l’agence Frontex, les tentatives de franchissement sont partout à la hausse par rapport à 2020, sauf en Méditerranée orientale (6 215 depuis le début de 2021, soit - 47 %). Elles ont augmenté de 151 % en Méditerranée centrale (15 717) et de 104 % (14 723) dans les Balkans occidentaux.
    Privilège abonnés Les pays d’immigration secondaire, comme la France ou l’Allemagne, qui reprochent toujours à l’Italie ou à la Grèce de ne pas contrôler suffisamment leurs frontières s’inquiètent aussi. « Je ne crois pas qu’il y ait le moindre progrès en Italie pour l’instant », insiste un diplomate d’un pays du nord.
    En Allemagne, on redoute que la question ne vienne polluer la campagne électorale en vue du scrutin législatif de septembre. « Le pays enregistre en ce moment un peu moins de 400 demandeurs d’asile par jour, comme avant le Covid », indique une source. La chancelière Angela Merkel a échangé sur le sujet avec le président Emmanuel Macron, qu’elle recevait à dîner vendredi 18 juin, et avec Mario Draghi, le président du Conseil italien, qui s’est rendu à Berlin lundi. A cette occasion, la chancelière a souligné la nécessité de maintenir une coopération étroite avec la Turquie. Pour le premier ministre italien, le sujet est politiquement inflammable et il avait tiré la sonnette d’alarme les 24 et 25 mai, lors de la précédente rencontre entre les Vingt-Sept. « On a mis le sujet à l’ordre du jour par correction pour Draghi, mais il ne faut pas en attendre trop », confie toutefois une source à Bruxelles.
    La proposition d’un « pacte global pour la migration » présentée par la Commission en septembre 2020, reste bloquée, même si les Vingt-sept se sont mis d’accord sur certains aspects du projet, comme l’Agence européenne sur l’asile. La présidence portugaise de l’Union ne comptait pas faire de ce thème une priorité. Quant à la Slovénie, qui lui succédera le 1er juillet, elle est désormais rangée, avec la Hongrie et ses partenaires du Groupe de Visegrad, dans le camp des opposants à une politique coordonnée et solidaire. Entre les Européens de l’Est qui refusent de prendre leur part du fardeau et les pays du Sud qui ne veulent pas assumer seuls la responsabilité de l’accueil des migrants, le débat semble inextricable. Pendant ce temps, l’Europe forteresse se constitue, la Grèce construit un mur aux allures trumpiennes sur la frontière avec la Turquie, les refoulements illégaux de demandeurs d’asile se multiplient et tant le Haut-Commissariat aux réfugiés que l’Organisation internationale pour les migrations lancent un avertissement : la détérioration constante des conditions de vie des migrants en Libye, couplée au retour du beau temps, pourrait entraîner de nouvelles vagues migratoires. D’autant que les canaux légaux promis par les Européens restent une autre chimère.
    L’International Rescue Committee insiste de son côté sur les conditions de détention « horribles » dans des centres de détention libyens en proie à la violence, ce qui ne peut qu’inciter des migrants à tenter des traversées qui ont déjà entraîné la mort de plus de 500 personnes cette année. Faute d’accord possible sur le pacte et les sujets qui divisent, les dirigeants tenteront au moins d’avancer sur ceux qui feraient consensus. En l’occurrence, le renouvellement de l’accord de coopération conclu avec la Turquie en 2016. La Commission aimerait que les Etats membres participent au financement de la « facilité » mise en place pour aider financièrement Ankara à accueillir et à gérer les réfugiés, comme ils l’ont fait en 2015 et 2016 (à hauteur de la moitié du total de 6 milliards d’euros).
    Les Vingt-sept ne le voient pas de cet œil. « Le budget pluriannuel de l’Union européenne vient d’être renouvelé [pour la période 2021-2027], il y a de l’argent et donc il n’y a aucune raison que les Etats membres mettent de nouveau au pot », confie un diplomate. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a annoncé, mardi 22 juin, qu’elle ferait une proposition aux Vingt-sept à l’occasion du Conseil. Elle se verra peut-être objecter que les politiques d’asile, de migration et de contrôle des frontières disposeront, pour la période 2021-2027, d’un budget de 18 milliards qui vient d’être adopté par le Conseil. Le principe du renforcement de la coopération avec les pays tiers, et notamment la Libye et la Tunisie, semble, lui, entériné, avec un budget d’un milliard par an. « Il s’agit de mettre en place des leviers, c’est-à-dire conditionner nos financements ou la délivrance de visas à la coopération avec les pays tiers », résume un diplomate. Paris et Rome se sont entendus sur une liste d’actions à négocier avec des pays tiers – lutte contre les trafiquants, le retour des déboutés du droit d’asile, le « traitement des causes du départ ». Ils tentent de rallier d’autres pays à ce projet, évoqué, comme d’autres, depuis un long moment.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#libye#tunisie#pacteglobal#politiquemigratoire#sante#demandeurdasile#frontiere#immigration#pandémie

  • « Cette vaccination était attendue depuis longtemps » : dans les îles grecques, les premiers migrants reçoivent le vaccin anti-Covid - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/32694/cette-vaccination-etait-attendue-depuis-longtemps-dans-les-iles-grecqu

    « Cette vaccination était attendue depuis longtemps » : dans les îles grecques, les premiers migrants reçoivent le vaccin anti-Covid
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 03/06/2021
    La campagne de vaccination contre le coronavirus débute ce jeudi dans les îles grecques de Samos, Lesbos et Chios. Les migrants pourront bénéficier d’une seule injection grâce au vaccin Johnson & Johnson. Seuls 15 % de la population migrante souhaitent, pour l’heure se faire vacciner. La faute à un manque de communication de la part des autorités grecques, déplore MSF.
    La campagne de vaccination contre le Covid-19 a commencé jeudi 3 juin dans les camps de migrants des îles grecques de Lesbos, Samos et Chios, en face de la Turquie, a annoncé mercredi 2 juin le responsable du ministère des Migrations, Manos Logothetis.Les premières vaccinations se feront dans le camp de Mavrovouni, aussi appelé Moria 2.0, sur l’île de Lesbos, dans le camp de Vial, à Chios, et dans le camp de Vathy, à Samos. C’est Eody, la structure grecque de santé publique (dépendante du ministère de la Santé) qui sera en charge de la campagne. « Il devrait y avoir 50 vaccinations par jour, chaque jeudi et vendredi », détaille Dora Vangi, chargée de communication pour Médecins sans frontières (MSF) en Grèce. « La vaccination s’étalera sur plusieurs semaines jusqu’à ce que tout le monde soit vacciné. »"La vaccination se réalisera avec le sérum de Johnson & Johnson avec un personnel spécialement envoyé d’Athènes", a également précisé Manos Logothetis dans une interview accordée à l’agence de presse grecque ANA."Le choix de Johnson & Johnson est judicieux. C’est un vaccin qui ne nécessite qu’une seule dose, c’est un bon choix pour une population qui est souvent sur la route, qui se déplace beaucoup", a ajouté Dora Vangi de MSF.Selon Manos Logothetis, seuls 15 % des demandeurs d’asile se sont portés volontaires pour se faire vacciner. « Si on estime que 30 % des migrants ont moins de 18 ans et que 30 % encore a déjà été malade, la route vers l’immunité des demandeurs d’asile en vaccinant tous ceux qui ont besoin de se faire vacciner sera courte et nous réussirons », a cependant tenu à rassurer Manos Logothetis.Selon Stephan Oberreit, chef de mission pour MSF actuellement à Lesbos, la réticence de la population réfugiée à se faire vacciner s’explique par un manque de communication en amont. « Cette vaccination était attendue depuis longtemps [...] Mais le gouvernement n’a pas suffisamment informé sur les enjeux et sur l’importance du vaccin. Que ce soit pour le Covid ou la rougeole, il faut, dans toute campagne de vaccination, faire un travail de promotion de santé. Et ce travail là n’a pas été suffisamment fait. Ce qui pourrait expliqué qu’il y ait si peu de volontaires », dit-il à InfoMigrants.
    Les conditions de vie et le manque d’hygiène dans les structures où les exilés doivent séjourner le temps que leur demande d’asile soit étudiée continuent d’être régulièrement décriés par les défenseurs des droits humains.Au mois de mai, des migrants avaient refusé de se faire vacciner pour protester contre leurs conditions de vie alors qu’une trentaine de personnes avaient été testées positives au Covid dans le camp de Mavrovouni, à Lesbos.Mais tout au long de la pandémie causée par le coronavirus, ce sont surtout les restrictions dans les déplacements et l’enfermement des demandeurs d’asile qui ont été dénoncés par les ONG.
    Alors que la population grecque a été déconfinée à plusieurs reprises depuis mars 2019, les migrants ne l’ont jamais été vraiment. Ils ne sont autorisés qu’à sortir au compte-gouttes, quelques heures par semaine et après avoir obtenu le feu vert de la direction du camp.L’accès aux humanitaires dans les camps et la scolarisation des enfants réfugiés ont aussi été rendus difficiles dans ce contexte.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#camp#vaccination#inclusion#enfermement#restrictionsanitaire#MSF#demandeurdasile#sante#samos#lesbos#chios

  • Covid-19 : pour les sans-papiers, le long chemin de la vaccination - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/32502/covid-19-pour-les-sans-papiers-le-long-chemin-de-la-vaccination

    Covid-19 : pour les sans-papiers, le long chemin de la vaccination
    Vacciner les migrants est, de l’avis de la majorité des autorités en Europe, un impératif. Mais dans la plupart des pays, les discours se heurtent à la réalité du terrain subie par les sans-papiers. Dans ce contexte, se faire vacciner relève parfois du parcours du combattant. Le sujet fait consensus dans toute l’Europe : la vaccination au Covid-19 doit inclure le plus grand nombre. Y compris les migrants en situation irrégulière, catégorie de la population parmi les plus exposées au virus. D’après un rapport du Comité international de la Croix-Rouge (ICRC) publié en février, 32% des cas de Covid-19 détectés entre mars et mai 2020 en Suède concernaient des migrants, qui pourtant ne représentent que 19% de la population. Vacciner les exilés s’avère donc primordial, pour leur propre santé comme pour endiguer la pandémie et empêcher les mutations du virus.
    Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), début avril, 153 États avaient adopté des stratégies de vaccination contre le Covid-19 incluant des réfugiés. Un constat « extrêmement encourageant », selon les auteurs du rapport de la Croix-Rouge, qui émettent toutefois un bémol. « Il est important que les plans de vaccination soient élargis à d’autres groupes de migrants, notamment les sans-papiers et les personnes en situation irrégulière. Pour être vraiment efficace, une campagne de vaccination doit atteindre tout le monde. » Et c’est là que le bât blesse. En Italie, où les autorités prévoient de se lancer à la fin du mois dans « la vaccination de masse » en injectant un million de doses par jour, près de 700 000 immigrés sans papiers ou étrangers en demande de régularisation seraient exclus des campagnes de vaccination, selon des chiffres compilés par l’organisation catholique Caritas de Rome. Des « invisibles » aux yeux de l’administration, dont les bases de données ne prennent pas en compte les étrangers qui vivent temporairement sur son sol.
    Dans le pays, la vaccination est pourtant garantie pour tous par la Constitution. Et la carte STP (Etrangers temporairement présents), délivrée à tous les migrants sans papiers à leur arrivée sur le territoire leur assure l’accès aux services de santé urgents ou essentiels, y compris les vaccins. « Même pour ceux qui ne font pas de demande d’asile », précise Gianfranco Constanzo, directeur de la santé de l’Institut national de la santé, des migrations et de la pauvreté (INMP). Pour prendre rendez-vous, il faut se rendre sur la plateforme en ligne dédiée, qui permet de réserver un créneau pour recevoir une injection. Problème : pour valider son inscription, il faut fournir un code fiscal, que les migrants sans papiers n’ont pas. Le chemin vers la vaccination s’arrête là. « En Italie, ces plateformes sont gérées par les régions. Et pour l’instant, seule l’Emilie-Romagne ne demande pas ce code, explique Gianfranco Constanzo. C’est problématique, c’est sûr, car cela accroit encore davantage les inégalités entre les populations. » Même si d’après lui, le couac relève « plus d’un problème technique que d’une stratégie politique », pour la Société italienne de médecine des migrations (Simm), la situation « risque de compromettre la réussite de l’ensemble du plan de vaccination nationale » et relève « d’une urgence de santé publique ».
    Des vaccins dans les lieux de distribution alimentaire En Grèce, accéder aux services de santé s’avère tout aussi compliqué. Dans le pays, plus de 50 000 personnes, sans papiers, en sont privées, car dans l’impossibilité de fournir un numéro de sécurité sociale. Une situation qui empêche, là aussi, certains migrants de bénéficier d’un vaccin.Pour les migrants sans papiers établis en France, l’accès à la vaccination est un peu moins compliqué depuis le 24 mai. Désormais, toute personne en situation irrégulière, qu’elle bénéficie ou non de l’AME, peut prétendre au vaccin. Aucun document ne lui sera demandé. « Les critères d’âges ont aussi été abrogés pour ceux qui vivent dans la rue et dans les foyers d’accueils », affirme Corinne Torre, cheffe de la mission France chez Médecins sans frontières (MSF).
    Des campagnes de sensibilisation vont être organisées par les ONG en partenariat avec le ministère de la Santé, dans des lieux fixes – centres d’hébergement d’urgence, foyers de travailleurs migrants - mais aussi par des équipes mobiles. « Chez MSF, nous allons également nous déplacer dans des lieux de distribution alimentaire, là où nous serons le plus susceptibles de retrouver les mêmes personnes, pour une deuxième dose », explique-t-elle. Ailleurs en Europe, c’est à un autre obstacle que font face les exilés. Partager ses données et révéler sa situation auprès d’un personnel de santé fait en effet surgir pour beaucoup la crainte d’une dénonciation aux autorités chargées de la migration. « Les migrants sans papiers sont très méfiants vis-à-vis des autorités publiques, quelles qu’elles soient, constate Corinne Torre. Il y a un vrai travail de sensibilisation à faire. » Pour rassurer les migrants et ne pas entraver sa campagne de vaccination – selon certaines estimations, le nombre de sans-papiers au Royaume-Uni atteindrait 1,3 million - le gouvernement britannique a dès le mois de février fait savoir aux responsables du NHS, le service public de santé, que la vaccination ne serait pas soumise à des vérifications du statut migratoire. Dans le pays, « la vaccination est d’ailleurs gratuite pour tous ceux qui y vivent, quel que soit leur statut migratoire », avait déclaré un porte-parole du gouvernement. La barrière de la langue, un accès limité à Internet et les coûts potentiels de la vaccination sont aussi « des éléments à ne pas négliger pour les Etats », prévient Nicole Hoagland, membre du bureau australien de la Croix-Rouge. « Mais certains pays européens l’ont bien compris. » Pour contourner ces difficultés, en Allemagne, les autorités berlinoises ont par exemple vacciné les exilés directement dans les centres pour demandeurs d’asile. En Serbie, depuis le 26 mars, des campagnes de vaccination ont été lancées dans plusieurs camps de migrants, dont celui de Krnjaca près de Belgrade. Et en Slovaquie, après que certains migrants se sont vu refuser l’accès au vaccin en raison de leur assurance maladie, le gouvernement a proposé une nouvelle loi qui autorise l’accès aux vaccins pour tous, sans obligation de renseigner un numéro de sécurité sociale. Elle devrait être validée par le Parlement ces prochaines semaines.

    #Covid-19#migrant#migration#france#europe#sante#vaccination#inclusion#migrantsanspapier#systemesante#santepublique#demandeurdasile

  • HCR - Le HCR appelle à garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19 pour les réfugiés
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/4/606d7d52a/hcr-appelle-garantir-acces-equitable-vaccins-contre-covid-19-refugies.html

    Le HCR appelle à garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19 pour les réfugiésA l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, appelle à une action internationale concertée et à la solidarité pour garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19, y compris pour les réfugiés, les déplacés internes et les apatrides.Le HCR est encouragé par le fait que 153 Etats ont déjà adopté des stratégies de vaccination qui incluent les réfugiés. Toutefois, dans de nombreuses régions à travers le monde, la vaccination est confrontée à de vastes défis, notamment du fait de l’inégalité en termes de disponibilité des vaccins et de capacité des systèmes de santé.
    « Les déséquilibres flagrants observés dans le partage des vaccins entre les États sont contre-productifs et dépourvus de perspective à long terme. Une approche du type ‘mon pays d’abord’ ne peut tout simplement pas fonctionner face à une pandémie qui ignore les frontières », a déclaré le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.
    Une vingtaine de pays ont déjà commencé à vacciner les réfugiés au même titre que leurs citoyens. Parmi les exemples récents, la Serbie et le Népal ont emboîté le pas à d’autres États, comme le Rwanda et la Jordanie.
    « Nous félicitons ces pays pour leur dévouement et leur leadership exemplaires. En incluant les réfugiés au sein de leurs programmes de vaccination, ils atténuent les risques liés à l’exclusion et à la discrimination », a déclaré Filippo Grandi. Ces risques comptent notamment les conséquences sur la situation générale de la santé publique, l’accès limité aux services ou la restriction de la liberté de mouvement.
    Le HCR reste attaché aux principes de répartition mis en œuvre dans le cadre de l’initiative COVAX – le mécanisme mondial visant à garantir que les personnes qui en ont le plus besoin bénéficient de la vaccination contre le Covid-19.Environ 85% des réfugiés dans le monde sont accueillis dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, qui sont confrontés à des difficultés financières et à des systèmes de santé fragiles. Ces nations, qui accueillent généreusement la majorité des réfugiés, ont besoin d’un soutien accru pour répondre aux besoins sanitaires urgents de leurs ressortissants et des réfugiés, notamment en matière de vaccination contre le Covid-19.
    Le HCR travaille en étroite collaboration avec les gouvernements, les autorités sanitaires nationales et d’autres partenaires pour aider à lutter contre les effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19. Le HCR a intégré la plupart de ses plans de prévention et de lutte contre le Covid-19 dans le cadre de son Appel global 2021, mais l’organisation a d’urgence besoin de 455 millions de dollars supplémentaires pour répondre aux besoins complémentaires. L’agence a déjà reçu des contributions et des engagements de soutien financier qui totalisent seulement 13 pour cent de son appel pour la prévention et la lutte contre le Covid-19.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#vaccination#inclusion#equite#refugie#demandeurdasile#UNHCR

  • HCR - Le HCR renforce son appui au Mexique face à la hausse des demandes d’asile
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/4/607580e8a/hcr-renforce-appui-mexique-face-hausse-demandes-dasile.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, apporte son appui au Mexique pour renforcer et étendre ses procédures d’asile, dans le contexte d’une hausse spectaculaire du nombre de demandeurs d’asile dans le pays.Durant le premier trimestre 2021, la Commission mexicaine d’aide aux réfugiés (COMAR) a enregistré 22 606 nouvelles demandes d’asile, soit une hausse de 31 pour cent par rapport au premier trimestre 2020 et de 77 pour cent en comparaison de la même période en 2019. Au mois de mars 2021, un nombre sans précédent de 9076 demandes d’asile ont été déposées.Cette tendance à la hausse déjà observée avant la pandémie avait débuté en 2014, alors que le pays avait étendu sa capacité en matière de procédures d’asile et d’intégration des réfugiés. Entre 2014 et 2019, le nombre de demandes d’asile enregistrées au Mexique a augmenté de façon spectaculaire de 2137 à 70 302, soit une hausse de plus de 3000 pour cent.
    Cependant, l’année 2020 a été le théâtre d’un ralentissement de cette tendance à la hausse, lorsque les restrictions de mouvement et la fermeture des frontières liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19 ont mené à une baisse significative des demandes d’asile. Dès que les pays ont allégé les restrictions, les demandes d’asile au Mexique ont repris leur trajectoire pré-pandémie à la hausse.La majorité des demandes d’asile sont liées aux violences qui affectent des centaines de milliers de personnes dans certaines régions de l’Amérique centrale, notamment les menaces, le recrutement forcé, l’extorsion, les violences sexuelles et les meurtres. C’est aussi une indication des efforts significatifs menés par le Mexique pour assurer la protection des personnes qui ont fui pour sauver leur vie.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#sante#refugie#demandeurdasile#politiquemigratoire#pandemie#violence#protection

  • Allemagne : les expulsions se poursuivent malgré la pandémie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/31190/allemagne-les-expulsions-se-poursuivent-malgre-la-pandemie

    L’Allemagne a expulsé plus de 750 personnes vers l’Afrique en 2020. La plupart des pays africains sont mal préparés à accueillir les demandeurs d’asile déboutés et le coronavirus ne ferait qu’aggraver la situation.Touré raconte le cauchemar qu’il a vécu en janvier dernier, au moment d’être confronté à la possibilité d’être expulsé. « J’étais malade d’inquiétude. Je n’ai pratiquement pas pu bouger pendant trois semaines. J’avais des nausées, des vertiges, je ne pouvais pas sortir », se souvient le Guinéen.Pour protéger son identité, il n’utilise que son nom de famille. Touré dit craindre les forces de sécurité dans son pays. La police guinéenne l’aurait arrêté et torturé pour ses idées politiques avant qu’il ne prenne la fuite vers l’Europe.
    Normalement, un homme comme Touré serait le bienvenu en Allemagne. Il parle couramment l’allemand, a un emploi stable dans un centre d’hébergement et ambitionne de terminer ses études cet été. Mais son droit à rester en Allemagne devient de plus en plus hypothétique. Bien qu’il a évité l’expulsion en janvier, les autorités lui ont accordé un sursis d’à peine six mois."Il m’arrive de ne pas à trouver le sommeil parce que je me dis que quelqu’un pourrait venir me chercher en pleine nuit", explique Touré. Il dit aussi avoir des problèmes de concentration ce qui handicape ses études et sa préparation aux examens. La seule façon pour Touré de se sortir de cette situation est de fournir aux autorités allemandes un passeport pour prouver son identité. Or, l’ambassade de Guinée à Berlin ne délivre pas de passeports. Sa seule option serait actuellement de prendre un avion pour rentrer en Guinée et y faire les démarches administratives. Mais pour Touré, cette option n’est pas envisageable. « Il est fort possible que l’on me torture à nouveau. Qui sait, je pourrais arriver à l’aéroport et ensuite plus personne n’entendra parler de moi. »
    Malgré la pandémie de coronavirus, l’Allemagne continue donc à mener des expulsions. Selon le gouvernement allemand, l’an denier, 755 personnes ont été renvoyées, la plupart vers les pays du Maghreb comme la Tunisie, le Maroc et l’Algérie. D’autres demandeurs d’asile ont été expulsés vers le Nigéria, le Ghana et la Gambie.Et pour le moment, ce rythme d’expulsions se poursuit. En janvier, un avion a décollé de Munich vers le Nigéria avec à son bord 24 personnes, dont certaines condamnées par la justice.Une démarche dénoncée par l’activiste Rex Osa et son réseau « Refugees » Refugees" (Les réfugiés pour les réfugiés) qui soutient les Nigérians dans le sud de l’Allemagne."Ils se retrouvent les uns à côté des autres dans l’avion pendant six ou sept heures de vol. S’il y a une personne infectée parmi le groupe, ils sont tous exposés au coronavirus", estime Rex Osa, qui craint que les expulsions n’augmentent le risque de propagation du Covid-19 dans les pays d’origine des migrants. Rex Osa n’est pas le seul à demander l’arrêt des expulsions. Plusieurs organisations d’aide aux migrants ainsi que des instances religieuses expriment les mêmes préoccupations.
    De nombreux pays africains ne disposent en effet pas de suffisamment de médecins, de lits en soins intensifs ou de ventilateurs pour prendre en charge les patients atteints du coronavirus. De plus, les campagnes de vaccination d’envergure ne sont menées que dans une poignée de pays.
    A ce problème sanitaire vient s’ajouter une difficulté qui n’est pas nouvelle, à savoir le manque de perspectives économiques pour les personnes renvoyées, dont la plupart ne savent pas comment s’en sortir dans leur pays d’origine. Alors les recours en justice sont souvent le seul espoir pour les demandeurs d’asile déboutés. En décembre, un tribunal administratif de l’État du Bade-Wurtemberg, dans le sud de l’Allemagne, a empêché l’expulsion d’un demandeur d’asile afghan. Le juge a estimé que la situation en Afghanistan était devenue si mauvaise en raison de la pandémie que les migrants expulsés n’ayant pas de famille ou de biens sur place étaient exposés au risque d’une « misère extrême ».Enfin, comme pour le Guinéen Touré, certains migrants sont menacés d’expulsion pour ne simplement pas avoir les documents nécessaires à prouver leur identité. Or avec la pandémie et les restrictions de déplacement, obtenir de tels documents officiels peut s’avérer encore plus compliqué."La pandémie n’a pas dissuadé les autorités à obliger les demandeurs d’asile à s’identifier", note l’activiste Rex Osa. "Ils continuaient à recevoir des lettres leur rappelant les délais dans lesquels ils devaient présenter leurs documents, même si les frontières étaient fermées et le travail des ambassades à l’arrêt."Après le vol charter vers le Nigeria en janvier, les autorités bavaroises responsable des demandes d’asile et des expulsions ont concédé que « l’actuelle pandémie de coronavirus pose de nouveaux défis (aux autorités) ainsi qu’aux pays d’origine. La situation médicale inhabituelle actuelle due à la pandémie ne change cependant pas fondamentalement la situation juridique actuelle. »
    En attendant, Touré espère une fin heureuse. L’ambassade de Guinée à Paris doit commencer à traiter les demandes de passeport et il espère pouvoir s’y rendre pour obtenir son droit de rester en Allemagne.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#afrique#sante#retour#expulsion#demandeurdasile#droit#pandemie

  • HCR - Des prix pour récompenser le travail des réfugiés face à la pandémie de Covid-19
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/3/605dfc57a/prix-recompenser-travail-refugies-face-pandemie-covid-19.html

    Des prix pour récompenser le travail des réfugiés face à la pandémie de Covid-19Les Prix d’innovation ONG 2020 du HCR récompensent le travail d’organisations dirigées par des réfugiés pour aider les personnes déracinées et vulnérables à faire face à la pandémie.
    Une station de radio pour les réfugiés luttant contre la désinformation sur le Covid-19 au Kenya et un groupe local distribuant de la nourriture et des médicaments aux réfugiés et demandeurs d’asile LGBTQI+ en Afrique du Sud figurent parmi les lauréats des Prix d’innovation ONG 2020 du HCR, annoncés lors d’une cérémonie virtuelle jeudi.Chaque année, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, célèbre le travail et les réalisations innovantes des organisations non gouvernementales (ONG) pour assurer la protection et fournir des services aux réfugiés, aux déplacés internes et aux apatrides. Cette année, les prix sont dédiés aux organisations dirigées par des réfugiés, en reconnaissance de leur rôle en première ligne dans la prévention et la lutte contre le Covid-19.
    « Par cette récompense, nous voulons signaler que les organisations dirigées par des réfugiés – plus que toute autre - se sont avérées être les plus importantes et les plus efficaces pour trouver des solutions innovantes et locales aux défis rencontrés dans leurs propres communautés en ces temps difficiles », a déclaré Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, lors de la cérémonie virtuelle de remise des prix.
    Sur un total sans précédent de 410 nominations, sept lauréats ont été annoncés, un pour chacune des régions où opère le HCR. Ils recevront chacun une dotation financière de 15 000 dollars. Parmi les lauréats figure Refugee Youth Education Hub, une organisation basée dans l’installation de réfugiés de Dadaab, au Kenya, pour promouvoir la paix et le développement par l’apprentissage. Outre la mise en place d’une bibliothèque de plus de 60 000 livres pour aider les réfugiés à poursuivre leur apprentissage pendant le COVID-19, l’organisation anime également une émission de radio locale pour fournir aux réfugiés et aux communautés d’accueil des informations actualisées pendant la pandémie et combattre la vague de désinformation sur le virus.
    Au Maroc, l’Association Vivre Ensemble œuvre à promouvoir la cohésion sociale parmi les réfugiés et les communautés d’accueil du pays par le biais d’activités pour les jeunes dans les écoles, les camps d’été, les clubs de jeunes et les universités. En plus de fournir une aide alimentaire et locative aux familles réfugiées et marocaines durant la pandémie, elle a également partagé des informations vitales par le biais de campagnes de sensibilisation numériques.
    The Fruit Basket est une ONG sud-africaine qui défend les droits et la sécurité des réfugiés, demandeurs d’asile et migrants LGBTQI+ vivant dans le pays. Par le biais d’appels et de campagnes de cagnottes en ligne, elle a répondu aux besoins les plus pressants de la communauté durant la pandémie, en fournissant des vivres, une aide pour le paiement des loyers et des médicaments, et en maintenant un sentiment de communauté pour les personnes en situation d’isolement social.
    Au Honduras, Jóvenes Contra la Violencia (Jeunesse contre la violence) a été créée par de jeunes représentants de communautés touchées par la violence et les déplacements forcés. Depuis l’arrivée de la pandémie de Covid-19, l’organisation a mis au point une enquête pour identifier les personnes vulnérables au sein de ces communautés et leur fournir un soutien et des informations ciblés.Parmi les autres lauréats, citons l’organisation Hero2B, créée par le réfugié syrien Imad Elabdala en Suède pour aider les enfants à surmonter des expériences traumatisantes par le biais de récits, d’un soutien psychosocial et de la technologie ; Great Step Initiative, une association créée par des réfugiés camerounais dans l’installation d’Adagom au Nigéria. Elle fournit un soutien psychosocial et a mis en place des centres d’appel pour la prévention et la lutte contre le Covid-19 ; et enfin le Roshan Learning Centre en Indonésie, qui a mis en place des outils et des ressources éducatives à distance pour aider les réfugiés à poursuivre leur apprentissage durant la pandémie.

    #Covid-19#migration#migrant#monde#sante#UNHCR#personnedeplacee#refugie#demandeurdasile#psychosocial#communaute#vulnerabilite

  • Combien de requérant·e·s d’asile y a-t-il en Suisse ?

    Fin 2019, il y avait en Suisse 11’700 requérant·e·s d’asile (permis N) et 48’000 personnes au bénéfice d’une admission provisoire (permis F). Par rapport à l’année précédente, le nombre de personnes titulaires d’un permis F a augmenté et le nombre de requérant·e·s d’asile a diminué. Dans l’ensemble, les effectifs sont légèrement inférieurs à ceux de 2018. Cela représente au total une proportion de 0,7 % de la population permanente et de 2,7 % de la population étrangère.

    Les requérant·e·s d’asile et les personnes admises à titre provisoire sont attribué·e·s aux différents cantons en fonction de la taille de la population cantonale. Cette clé de répartition explique la faible variation entre les cantons. En 2019, la proportion de requérant·e·s / personnes admises provisoirement variait peu, entre 8,8 (Glarus) et 8,7 (Berne) pour 1’000 habitant·e·s (Berne) et 3,6 pour 1’000 (Thurgovie). Les variations découlent des départs de Suisse ou des décisions d’octroi d’une autorisation de séjour par les autorités dans le cadre de la procédure d’asile.

    À l’échelle des communes, en revanche, les variations sont considérables, puisqu’un nombre élevé de requérant·e·s d’asile est attribué à un centre d’accueil. De nombreuses communes n’ont dénombré aucune personne en procédure d’asile dans leur population fin 2019. D’autres communes accueillent en revanche un·e requérant·e d’asile ou personne admise provisoirement pour sept habitant·e·s.

    https://nccr-onthemove.ch/indicators/combien-de-requerant%c2%b7e%c2%b7s-dasile-y-a-t-il-en-suisse/?lang=fr

    #cartographie #Suisse #demandeurs_d'asile #visualisation #asile #migrations #réfugiés #statistiques #chiffres #densité #taux #distribution #répartition #répartition_territoriale #communes #cantons #clé_de_distribution

  • Canaries : désespérés, les migrants entre grèves de la faim et automutilation - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/30157/canaries-desesperes-les-migrants-entre-greves-de-la-faim-et-automutila

    Redoutant une expulsion et subissant des attaques racistes, des migrants bloqués sur l’archipel des Canaries ont ces derniers jours entamé des grèves de la faim pour réclamer leur transfert vers le continent. Au désespoir, d’autres s’automutilent. Automutilation, tentatives de suicide, grèves de la faim… Dans l’archipel des Canaries, le désespoir des migrants arrivés du continent africain pour demander l’asile en Europe se fait de plus en plus concret. Selon le quotidien espagnol El Pais, un jeune Marocain s’est récemment infligé 27 coups de rasoir à la jambe après avoir appris que sa mère devait se faire opérer du foie alors qu’elle n’a pas les moyens de se payer une telle opération. Un autre s’est entaillé le ventre. Un troisième a tenté de sauter du haut d’un bâtiment, avant d’en être empêché.
    Ces actes désespérés n’apparaissent plus si marginaux dans l’archipel, tant la situation est compliquée sur place pour les demandeurs d’asile. En raison du Covid-19, les transferts vers le continent, qui concernent uniquement les personnes considérées comme vulnérables, sont rarissimes. Les migrants, arrivés en nombre écrasant ces derniers mois, n’ont d’autres options que s’entasser dans des hébergements réquisitionnés à la hâte par les autorités : hôtels en mal de touristes, baraques militaires, campements sommaires où la pluie et la boue entrent dans les tentes. Laissés dans l’incertitude, beaucoup craignent une expulsion. « Nous souffrons beaucoup de la pression psychologique ici », a témoigné Aziz Bouabid, un Marocain, à El Pais, comparant sa situation à une détention d’une durée indéterminée. « Un prisonnier sait au moins combien de temps sa peine va durer. Moi, je ne sais pas quand je partirai des Canaries et, pendant ce temps-là, mes enfants attendent que je leur envoie de l’argent. » Dans ce contexte, des manifestations de migrants ont eu lieu la semaine dernière, notamment à Grande Canarie. Réclamant un transfert vers le continent, certains ont brandi des pancartes indiquant « L’Europe ou la mort ». Samedi 6 février, environ 450 Marocains logés dans un campement installé dans une école fermée ont par ailleurs annoncé entamer une grève de la faim. Ils sollicitent l’aide de leurs autorités consulaires pour accélérer les procédures.

    #covid-19#migrant#migration#canaries#UE#sante#santementale#expulsion#demandeurdasile#detention

  • Covid-19 : comment se déroule la vaccination des étrangers en France ? - Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2021/01/28/covid-19-comment-se-deroule-la-vaccination-des-etrangers-en-france_181858
    https://medias.liberation.fr/photo/1374530-000_8za6vbjpg.jpg?modified_at=1611833336&picto=fb&

    La possibilité de se faire vacciner ou non pour un étranger résidant en France dépend uniquement de son inclusion ou non dans les publics cibles.
    En France, aucun critère de nationalité n’est exigé pour pouvoir se faire vacciner. Comme l’indique la Direction générale de la santé (DGS) à CheckNews, « il n’y a pas de discrimination sur la base de la nationalité dans l’accès à la vaccination », « seule la priorisation des personnes cibles de la campagne vaccinale continuera d’être la règle ». A nos confrères anglophones de The Local, le ministère de la Santé précise que la campagne de vaccination s’applique à « toute personne résidant en France », ce qui exclut les touristes de passage.
    En principe, un étranger vivant de manière stable et régulière en France, peut être vacciné dans les mêmes conditions de priorité (âge, profession, risque de forme de grave de Covid-19) mais aussi de gratuité qu’un Français. Sur son site, le ministère de la Santé note bien que « le vaccin est gratuit pour tous et sans avoir à faire l’avance des frais ». Logiquement, un retraité allemand de plus de 75 ans ou un médecin hondurien, qui vivent en France, seront vaccinés avant un Français de 45 ans, qui ne fait pas partie d’une population vulnérable. L’accès à la vaccination ne se limite pas qu’aux étrangers vivant légalement en France, puisque le ministère assure que la gratuité comprend aussi les « bénéficiaires de l’AME », ce dispositif d’accès aux soins destinés aux personnes en situation irrégulière vivant en France depuis plus de trois mois et accordé sous condition de revenus. Les demandeurs d’asile, c’est-à-dire les étrangers qui font la démarche pour obtenir le statut de réfugié en France, sont également inclus dans le plan de vaccination. La Direction générale de la santé explique ainsi que « s’ils entrent dans la priorisation des publics cibles », un demandeur d’asile, tout comme un étranger en situation irrégulière pourront « se faire vacciner en centre à compter du 28 janvier ». Leur vaccination restera gratuite et sans avancer de frais conformément au décret n° 2020-1833 du 31 décembre 2020. « Etant donné qu’il s’agit d’un enjeu de santé publique, les personnes non affiliées ainsi que les très précaires pourront se faire vacciner gratuitement, quel que soit leur mode de prise en charge, AME ou non », souligne la DGS. Alors qu’une foire aux questions du ministère de la Santé demande de venir avec « une pièce d’identité et votre carte vitale pour pouvoir donner votre numéro de sécurité sociale » lors de la vaccination, la DGS corrige :« A compter du 28 janvier 2021, un étranger pourra se faire vacciner en centre de vaccination même s’il ne dispose pas d’une carte vitale. En effet, à compter de cette date, le système d’information Vaccin Covid-19 sera à même d’assurer la traçabilité de la vaccination des étrangers dépourvus de carte vitale ». Ce même principe permettra aux personnes en grande précarité, comme les sans-abri, quelle que soit leur nationalité, de pouvoir se faire vacciner.

    #Covid-19#migrant#migration#france#vaccination#inclusion#sante#santepublique#etranger#migrantirregulier#refugie#demandeurdasile

  • L’OIM salue l’inclusion des migrants dans le déploiement du vaccin contre la COVID-19 aux États-Unis | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-salue-linclusion-des-migrants-dans-le-deploiement-du-vaccin-contre-la-covi
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/20190329_063330000_ios_1_0.jpg?itok=3-KrYeel

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) salue l’inclusion des migrants dans la nouvelle stratégie nationale de réponse à la COVID-19 du gouvernement américain et son engagement à « faire en sorte que des vaccins sûrs, efficaces et gratuits soient mis à la disposition de l’ensemble de la population américaine, quel que soit son statut d’immigration ». À la lumière de cette annonce, l’OIM appelle tous les pays à adopter des approches similaires d’inclusion des migrants afin de garantir que le plus grand nombre de vies possible puisse être sauvées. « Le vaccin contre la COVID-19 offre l’opportunité que nous attendions, mais seulement si nous l’utilisons avec sagesse et stratégie, en protégeant d’abord les plus à risque, quels que soient leur nationalité et leur statut d’immigration légal », a averti le Directeur général de l’OIM, António Vitorino. « Je félicite les gouvernements qui ont choisi la voie de l’inclusion et de la solidarité pour le déploiement de leurs vaccins ». Selon le pilier COVAX, le mécanisme multilatéral créé pour assurer une distribution équitable des vaccins contre la COVID-19, des campagnes de vaccination ont déjà commencé dans plus de 50 pays. De nombreux pays n’ont pas encore publié leurs stratégies de priorité pour le déploiement du vaccin, mais les États-Unis, l’Allemagne et la Jordanie, entre autres, ont déjà annoncé diverses mesures pour assurer un accès équitable au vaccin, notamment pour les demandeurs d’asile, les migrants en situation irrégulière et les personnes déplacées de force. L’année dernière, des approches similaires incluant les migrants ont été adoptées pour les tests de dépistage de la COVID-19, le traitement et l’accès aux services sociaux en Irlande, en Malaisie, au Portugal, au Qatar et au Royaume-Uni. Pour faciliter des campagnes de vaccination véritablement efficaces et équitables, l’OIM travaille en étroite collaboration avec le pilier COVAX, les États membres, l’Organisation mondiale de la Santé et d’autres partenaires, et recommande aux autorités nationales d’adopter des pratiques permettant de prendre en compte tous les migrants

    #covid-19#migrant#migration#etatsunis#grandebretagne#malaisie#portugal#qatar#sante#vaccination#covax#oms#inclusion#santepublique#oim#demandeurdasile#personnedeplacee#migrantirregulier

  • Au Centre Primo-Levi, on répare les âmes et les corps hantés par les violences et l’exil
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2021/01/25/au-centre-primo-levi-on-repare-les-ames-et-les-corps-hantes-par-les-violence

    La France apporte aussi son lot d’embûches aux exilés. En 2020, l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) a rendu 24 % de décisions positives aux demandes d’asile. Même les patients du centre peinent à convaincre, quand il leur faut produire un récit clair et structuré, notamment lors d’audiences de moins de deux heures, truffées de questions piégeuses.« La torture, qui entraîne la dissociation, les amnésies et des récits mécaniques, induit des effets contre-productifs par rapport à ce qui est demandé par l’administration », estime Hélène Bonvalot, directrice générale du centre. Les psychologues le confirment : les rendez-vous à l’Ofpra provoquent des pics d’angoisse chez les patients.
    « Les motivations de refus sont souvent les mêmes », constate Aurélia Malhou, responsable juridique du centre, chargée de 150 dossiers individuels. En guise d’exemple, elle empoigne le dernier refus, reçu la veille : « sommaire et imprécis », « description brève », faits « pas clairement exposés », indique la décision administrative. « Une fois notifié le rejet de leur demande, leur vie s’effondre », s’inquiète la juriste. Une vie sur le fil du rasoir, plus chancelante encore ces derniers mois, où la crise sanitaire a freiné les démarches et vidé les garde-manger. « Le confinement a aggravé la situation psychologique de nombreux patients, marqués par des reviviscences traumatiques de leur incarcération passée. Il a aussi dégradé plus encore leur situation économique », s’alarme Mme Bonvalot, dont les équipes ont maintenu le lien, à distance, au printemps 2020.
    Selon les soignants, la précarité du quotidien, associée à l’impact des épreuves endurées sur le chemin de l’exil, peut enfouir la mémoire des sévices originels. « D’autant qu’on note une dégradation des chemins de l’exil, avec un délai plus long – parfois cinq, voire six ans – entre le départ et l’arrivée en France », note le psychologue Armando Cote.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#santementale#parcours#confinement#demandeurdasile#droit#trauma

  • #France : l’épidémie de #Covid-19 a fait plonger les demandes d’asile

    Selon des chiffres publiés ce jeudi par le ministère français de l’Intérieur, l’épidémie de Covid-19 a eu un impact tant sur les demandes d’asile que sur les expulsions.

    Après des années de hausse depuis la crise migratoire de 2015, le nombre de demandes d’asile en France a marqué une rupture nette en 2020 avec une #chute de 41%. « Une telle #baisse s’explique par la #crise_sanitaire de la Covid-19 et plus précisément par l’impact des confinements sur l’activité des #Guda (#Guichets_uniques_pour_demandeurs_d'asile) et sur la circulation des étrangers », a commenté le ministère de l’Intérieur en publiant ces chiffres provisoires.

    Ainsi, 81 669 premières demandes d’asile ont été formulées dans ces guichets en 2020, contre 138 420 (-41%) l’année précédente. Toutes situations confondues (réexamens, procédures Dublin etc.), 115 888 demandes ont été prises en compte l’an dernier, contre 177 822 en 2019.

    Cette baisse en France s’inscrit dans une tendance européenne, après plusieurs mois de fermeture des frontières extérieures de l’Union européenne : en Allemagne, le nombre de demandes d’asile a également chuté de 30%.

    Baisse des #expulsions

    La pandémie a eu des « conséquences importantes à la fois sur les flux (migratoires) entrant et sortant », a également observé la place Beauvau. Entre 2019 et 2020, les expulsions des personnes en situation irrégulière ont en effet baissé de moitié (-51,8%).

    Les statistiques de cette année où « tout a été déstabilisé par la Covid-19 » mettent également en évidence un effondrement de 80% du nombre de #visas délivrés : 712 311 contre 3,53 millions en 2019. Ce recul, poussé par l’effondrement des #visas_touristiques, s’explique essentiellement par la chute du nombre des visiteurs chinois. Ils étaient de loin les premiers détenteurs de visas pour la France en 2019 avec 757 500 documents, et sont passés en quatrième position avec seulement 71 451 visas délivrés en 2020.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/29804/france-l-epidemie-de-covid-19-a-fait-plonger-les-demandes-d-asile?prev

    #asile #migrations #réfugiés #chiffres #statistiques #2020 #demandes_d'asile #coronavirus #confinement #fermeture_des_frontières

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  • Artificial intelligence : #Frontex improves its maritime surveillance

    Frontex wants to use a new platform to automatically detect and assess „risks“ on the seas of the European Union. Suspected irregular activities are to be displayed in a constantly updated „threat map“ with the help of self-learning software.

    The EU border agency has renewed a contract with Israeli company Windward for a „maritime analytics“ platform. It will put the application into regular operation. Frontex had initially procured a licence for around 800,000 Euros. For now 2.6 million Euros, the agency will receive access for four workstations. The contract can be extended three times for one year at a time.

    Windward specialises in the digital aggregation and assessment of vessel tracking and maritime surveillance data. Investors in the company, which was founded in 2011, include former US CIA director David Petraeus and former CEO’s of Thomson Reuters and British Petroleum. The former chief of staff of the Israeli military, Gabi Ashkenazi, is considered one of the advisors.

    Signature for each observed ship

    The platform is based on artificial intelligence techniques. For analysis, it uses maritime reporting systems, including position data from the AIS transponders of larger ships and weather data. These are enriched with information about the ship owners and shipping companies as well as the history of previous ship movements. For this purpose, the software queries openly accessible information from the internet.

    In this way, a „fingerprint“ is created for each observed ship, which can be used to identify suspicious activities. If the captain switches off the transponder, for example, the analysis platform can recognise this as a suspicuous event and take over further tracking based on the recorded patterns. It is also possible to integrate satellite images.

    Windward uses the register of the International Maritime Organisation (IMO) as its database, which lists about 70,000 ships. Allegedly, however, it also processes data on a total of 400,000 watercraft, including smaller fishing boats. One of the clients is therefore the UN Security Council, which uses the technology to monitor sanctions.

    Against „bad guys“ at sea

    The company advertises its applications with the slogan „Catch the bad guys at sea“. At Frontex, the application is used to combat and prevent unwanted migration and cross-border crime as well as terrorism. Subsequently, „policy makers“ and law enforcement agencies are to be informed about results. For this purpose, the „risks“ found are visualised in a „threat map“.

    Windward put such a „threat map“ online two years ago. At the time, the software rated the Black Sea as significantly more risky than the Mediterranean. Commercial shipping activity off the Crimea was interpreted as „probable sanction evasions“. Ship owners from the British Guernsey Islands as well as Romania recorded the highest proportion of ships exhibiting „risky“ behaviour. 42 vessels were classified as suspicious for drug smuggling based on their patterns.

    Frontex „early warning“ units

    The information from maritime surveillance is likely to be processed first by the „Risk Analysis Unit“ (RAU) at Frontex. It is supposed to support strategic decisions taken by the headquarters in Warsaw on issues of border control, return, prevention of cross-border crime as well as threats of a „hybrid nature“. Frontex calls the applications used there „intelligence products“ and „integrated data services“. Their results flow together in the „Common Integrated Risk Analysis Model“ (CIRAM).

    For the operational monitoring of the situation at the EU’s external borders, the agency also maintains the „Frontex Situation Centre“ (FSC). The department is supposed to provide a constantly updated picture of migration movements, if possible in real time. From these reports, Frontex produces „early warnings“ and situation reports to the border authorities of the member states as well as to the Commission and the Council in Brussels.

    More surveillance capacity in Warsaw

    According to its own information, Windward’s clients include the Italian Guardia di Finanza, which is responsible for controlling Italian territorial waters. The Ministry of the Interior in Rome is also responsible for numerous EU projects aimed at improving surveillance of the central Mediterranean. For the training and equipment of the Libyan coast guard, Italy receives around 67 million euros from EU funds in three different projects. Italian coast guard authorities are also installing a surveillance system for Tunisia’s external maritime borders.

    Frontex now wants to improve its own surveillance capacities with further tenders. Together with the fisheries agency, The agency is awarding further contracts for manned maritime surveillance. It has been operating such a „Frontex Aerial Surveillance Service“ (FASS) in the central Mediterranean since 2017 and in the Adriatic Sea since 2018. Frontex also wants to station large drones in the Mediterranean. Furthermore, it is testing Aerostats in the eastern Mediterranean for a second time. These are zeppelins attached to a 1,000-metre long line.

    https://digit.site36.net/2021/01/15/artificial-intelligence-frontex-improves-its-maritime-surveillance
    #intelligence_artificielle #surveillance #surveillance_maritime #mer #asile #migrations #réfugiés #frontières #AI #Windward #Israël #complexe_militaro-industriel #militarisation_des_frontières #David_Petraeus #Thomson_Reuters #British_Petroleum #armée_israélienne #Gabi_Ashkenazi #International_Maritime_Organisation (#IMO) #thread_map #Risk_Analysis_Unit (#RAU) #Common_Integrated_Risk_Analysis_Model (#CIRAM) #Frontex_Situation_Centre (#FSC) #Frontex_Aerial_Surveillance_Service (#FASS) #zeppelins

    ping @etraces

    • Data et nouvelles technologies, la face cachée du contrôle des mobilités

      Dans un rapport de juillet 2020, l’Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle (#EU-Lisa) présente l’intelligence artificielle (IA) comme l’une des « technologies prioritaires » à développer. Le rapport souligne les avantages de l’IA en matière migratoire et aux frontières, grâce, entre autres, à la technologie de #reconnaissance_faciale.

      L’intelligence artificielle est de plus en plus privilégiée par les acteurs publics, les institutions de l’UE et les acteurs privés, mais aussi par le #HCR et l’#OIM. Les agences de l’UE, comme Frontex ou EU-Lisa, ont été particulièrement actives dans l’#expérimentation des nouvelles technologies, brouillant parfois la distinction entre essais et mise en oeuvre. En plus des outils traditionnels de surveillance, une panoplie de technologies est désormais déployée aux frontières de l’Europe et au-delà, qu’il s’agisse de l’ajout de nouvelles #bases_de_données, de technologies financières innovantes, ou plus simplement de la récupération par les #GAFAM des données laissées volontairement ou pas par les migrant·e·s et réfugié∙e∙s durant le parcours migratoire.

      La pandémie #Covid-19 est arrivée à point nommé pour dynamiser les orientations déjà prises, en permettant de tester ou de généraliser des technologies utilisées pour le contrôle des mobilités sans que l’ensemble des droits des exilé·e·s ne soit pris en considération. L’OIM, par exemple, a mis à disposition des Etats sa #Matrice_de_suivi_des_déplacements (#DTM) durant cette période afin de contrôler les « flux migratoires ». De nouvelles technologies au service de vieilles obsessions…

      http://www.migreurop.org/article3021.html

      Pour télécharger le rapport :
      www.migreurop.org/IMG/pdf/note_12_fr.pdf

      ping @karine4 @rhoumour @_kg_ @i_s_

    • La #technopolice aux frontières

      Comment le #business de la #sécurité et de la #surveillance au sein de l’#Union_européenne, en plus de bafouer des #droits_fondamentaux, utilise les personnes exilées comme #laboratoire de recherche, et ce sur des #fonds_publics européens.

      On a beaucoup parlé ici ces derniers mois de surveillance des manifestations ou de surveillance de l’espace public dans nos villes, mais la technopolice est avant tout déployée aux #frontières – et notamment chez nous, aux frontières de la « forteresse Europe ». Ces #dispositifs_technopoliciers sont financés, soutenus et expérimentés par l’Union européenne pour les frontières de l’UE d’abord, et ensuite vendus. Cette surveillance des frontières représente un #marché colossal et profite grandement de l’échelle communautaire et de ses programmes de #recherche_et_développement (#R&D) comme #Horizon_2020.

      #Roborder – des essaims de #drones_autonomes aux frontières

      C’est le cas du projet Roborder – un « jeu de mots » entre robot et border, frontière en anglais. Débuté en 2017, il prévoit de surveiller les frontières par des essaims de #drones autonomes, fonctionnant et patrouillant ensemble. L’#intelligence_artificielle de ces drones leur permettrait de reconnaître les humains et de distinguer si ces derniers commettent des infractions (comme celui de passer une frontière ?) et leur dangerosité pour ensuite prévenir la #police_aux_frontières. Ces drones peuvent se mouvoir dans les airs, sous l’eau, sur l’eau et dans des engins au sol. Dotés de multiples capteurs, en plus de la détection d’activités criminelles, ces drones seraient destinés à repérer des “#radio-fréquences non fiables”, c’est-à-dire à écouter les #communications et également à mesurer la #pollution_marine.
      Pour l’instant, ces essaims de drones autonomes ne seraient pas pourvus d’armes. Roborder est actuellement expérimenté en #Grèce, au #Portugal et en #Hongrie.

      Un #financement européen pour des usages « civils »

      Ce projet est financé à hauteur de 8 millions d’euros par le programme Horizon 2020 (subventionné lui-même par la #Cordis, organe de R&D de la Commission européenne). Horizon 2020 représente 50% du financement public total pour la recherche en sécurité de l’UE. Roborder est coordonné par le centre de recherches et technologie de #Hellas (le #CERTH), en Grèce et comme le montre l’association #Homo_Digitalis le nombre de projets Horizon 2020 ne fait qu’augmenter en Grèce. En plus du CERTH grec s’ajoutent environ 25 participants venus de tous les pays de l’UE (où on retrouve les services de police d’#Irlande_du_Nord, le ministère de la défense grecque, ou encore des entreprises de drones allemandes, etc.).

      L’une des conditions pour le financement de projets de ce genre par Horizon 2020 est que les technologies développées restent dans l’utilisation civile, et ne puissent pas servir à des fins militaires. Cette affirmation pourrait ressembler à un garde-fou, mais en réalité la distinction entre usage civil et militaire est loin d’être clairement établie. Comme le montre Stephen Graham, très souvent les #technologies, à la base militaires, sont réinjectées dans la sécurité, particulièrement aux frontières où la migration est criminalisée. Et cette porosité entre la sécurité et le #militaire est induite par la nécessité de trouver des débouchés pour rentabiliser la #recherche_militaire. C’est ce qu’on peut observer avec les drones ou bien le gaz lacrymogène. Ici, il est plutôt question d’une logique inverse : potentiellement le passage d’un usage dit “civil” de la #sécurité_intérieure à une application militaire, à travers des ventes futures de ces dispositifs. Mais on peut aussi considérer la surveillance, la détection de personnes et la #répression_aux_frontières comme une matérialisation de la #militarisation de l’Europe à ses frontières. Dans ce cas-là, Roborder serait un projet à fins militaires.

      De plus, dans les faits, comme le montre The Intercept (https://theintercept.com/2019/05/11/drones-artificial-intelligence-europe-roborder), une fois le projet terminé celui-ci est vendu. Sans qu’on sache trop à qui. Et, toujours selon le journal, beaucoup sont déjà intéressés par Roborder.

      #IborderCtrl – détection d’#émotions aux frontières

      Si les essaims de drones sont impressionnants, il existe d’autres projets dans la même veine. On peut citer notamment le projet qui a pour nom IborderCtrl, testé en Grèce, Hongrie et #Lettonie.

      Il consiste notamment en de l’#analyse_d’émotions (à côté d’autres projets de #reconnaissances_biométriques) : les personnes désirant passer une frontière doivent se soumettre à des questions et voient leur #visage passer au crible d’un #algorithme qui déterminera si elles mentent ou non. Le projet prétend « accélérer le #contrôle_aux_frontières » : si le #détecteur_de_mensonges estime qu’une personne dit la vérité, un code lui est donné pour passer le contrôle facilement ; si l’algorithme considère qu’une personne ment, elle est envoyée dans une seconde file, vers des gardes-frontières qui lui feront passer un #interrogatoire. L’analyse d’émotions prétend reposer sur un examen de « 38 #micro-mouvements du visage » comme l’angle de la tête ou le mouvement des yeux. Un spectacle de gadgets pseudoscientifiques qui permet surtout de donner l’apparence de la #neutralité_technologique à des politiques d’#exclusion et de #déshumanisation.

      Ce projet a également été financé par Horizon 2020 à hauteur de 4,5 millions d’euros. S’il semble aujourd’hui avoir été arrêté, l’eurodéputé allemand Patrick Breyer a saisi la Cour de justice de l’Union Européenne pour obtenir plus d’informations sur ce projet, ce qui lui a été refusé pour… atteinte au #secret_commercial. Ici encore, on voit que le champ “civil” et non “militaire” du projet est loin de représenter un garde-fou.

      Conclusion

      Ainsi, l’Union européenne participe activement au puissant marché de la surveillance et de la répression. Ici, les frontières et les personnes exilées sont utilisées comme des ressources de laboratoire. Dans une optique de militarisation toujours plus forte des frontières de la forteresse Europe et d’une recherche de profit et de développement des entreprises et centres de recherche européens. Les frontières constituent un nouveau marché et une nouvelle manne financière de la technopolice.

      Les chiffres montrent par ailleurs l’explosion du budget de l’agence européenne #Frontex (de 137 millions d’euros en 2015 à 322 millions d’euros en 2020, chiffres de la Cour des comptes européenne) et une automatisation toujours plus grande de la surveillance des frontières. Et parallèlement, le ratio entre le nombre de personnes qui tentent de franchir la Méditerranée et le nombre de celles qui y laissent la vie ne fait qu’augmenter. Cette automatisation de la surveillance aux frontières n’est donc qu’une nouvelle façon pour les autorités européennes d’accentuer le drame qui continue de se jouer en Méditerranée, pour une “efficacité” qui finalement ne profite qu’aux industries de la surveillance.

      Dans nos rues comme à nos frontières nous devons refuser la Technopolice et la combattre pied à pied !

      https://technopolice.fr/blog/la-technopolice-aux-frontieres

    • Artificial Intelligence - based capabilities for European Border and Coast Guard

      In 2019, Frontex, the European Border and Coast Guard Agency, commissioned #RAND Europe to carry out an Artificial intelligence (AI) research study.

      The purpose of the study was to provide an overview of the main opportunities, challenges and requirements for the adoption of AI-based capabilities in border managament. Frontex’s intent was also to find synergies with ongoing AI studies and initiatives in the EU and contribute to a Europe-wide AI landscape by adding the border security dimension.

      Some of the analysed technologies included automated border control, object recognition to detect suspicious vehicles or cargo and the use of geospatial data analytics for operational awareness and threat detection.

      As part of the study, RAND provided Frontex in 2020 with a comprehensive report and an executive summary with conclusions and recommendations.

      The findings will support Frontex in shaping the future landscape of AI-based capabilities for Integrated Border Management, including AI-related research and innovation projects which could be initiated by Frontex (e.g. under #EU_Innovation_Hub) or recommended to be conducted under the EU Research and Innovation Programme (#Horizon_Europe).

      https://frontex.europa.eu/media-centre/news/news-release/artificial-intelligence-based-capabilities-for-european-border-and-co

    • Pour les réfugiés, la #biométrie tout au long du chemin

      Par-delà les murs qui poussent aux frontières du monde depuis les années 1990, les réfugiés, migrants et demandeurs d’asile sont de plus en plus confrontés à l’extension des bases de #données_biométriques. Un « #mur_virtuel » s’étend ainsi à l’extérieur, aux frontières et à l’intérieur de l’espace Schengen, construit autour de programmes et de #bases_de_données.

      Des réfugiés qui paient avec leurs #iris, des migrants identifiés par leurs #empreintes_digitales, des capteurs de #reconnaissance_faciale, mais aussi d’#émotions… Réunis sous la bannière de la « #frontière_intelligente », ces #dispositifs_technologiques, reposant sur l’#anticipation, l’#identification et l’#automatisation du franchissement de la #frontière grâce aux bases de données biométriques, ont pour but de trier les voyageurs, facilitant le parcours des uns et bloquant celui des autres.

      L’Union européenne dispose ainsi d’une batterie de bases de données qui viennent compléter les contrôles aux frontières. Depuis 2011, une agence dédiée, l’#Agence_européenne_pour_la_gestion_opérationnelle_des_systèmes_d’information_à_grande_échelle, l’#EU-Lisa, a pour but d’élaborer et de développer, en lien avec des entreprises privées, le suivi des demandeurs d’asile.

      Elle gère ainsi plusieurs bases compilant des #données_biométriques. L’une d’elles, le « #Entry_and_Exit_System » (#EES), sera déployée en 2022, pour un coût évalué à 480 millions d’euros. L’EES a pour mission de collecter jusqu’à 400 millions de données sur les personnes non européennes franchissant les frontières de l’espace Schengen, afin de contrôler en temps réel les dépassements de durée légale de #visa. En cas de séjour prolongé devenu illégal, l’alerte sera donnée à l’ensemble des polices européennes.

      Se brûler les doigts pour ne pas être enregistré

      L’EU-Lisa gère également le fichier #Eurodac, qui consigne les empreintes digitales de chacun des demandeurs d’asile de l’Union européenne. Utilisé pour appliquer le #règlement_Dublin III, selon lequel la demande d’asile est déposée et traitée dans le pays européen où le migrant a été enregistré la première fois, il entraîne des stratégies de #résistance.

      « On a vu des migrants refuser de donner leurs empreintes à leur arrivée en Grèce, ou même se brûler les doigts pour ne pas être enregistrés dans Eurodac, rappelle Damien Simonneau, chercheur à l’Institut Convergences Migrations du Collège de France. Ils savent que s’ils ont, par exemple, de la famille en Allemagne, mais qu’ils ont été enregistrés en Grèce, ils seront renvoyés en Grèce pour que leur demande y soit traitée, ce qui a des conséquences énormes sur leur vie. » La procédure d’instruction dure en effet de 12 à 18 mois en moyenne.

      La collecte de données biométriques jalonne ainsi les parcours migratoires, des pays de départs jusqu’aux déplacements au sein de l’Union européenne, dans un but de limitation et de #contrôle. Pour lutter contre « la criminalité transfrontalière » et « l’immigration clandestine », le système de surveillance des zones frontières #Eurosur permet, via un partage d’informations en temps réel, d’intercepter avant leur arrivée les personnes tentant d’atteindre l’Union européenne.

      Des contrôles dans les pays de départ

      Pour le Transnational Institute, auteur avec le think tank Stop Wapenhandel et le Centre Delàs de plusieurs études sur les frontières, l’utilisation de ces bases de données témoigne d’une stratégie claire de la part de l’Union européenne. « Un des objectifs de l’expansion des #frontières_virtuelles, écrivent-ils ainsi dans le rapport Building Walls (https://www.tni.org/files/publication-downloads/building_walls_-_full_report_-_english.pdf), paru en 2018, est d’intercepter les réfugiés et les migrants avant même qu’ils n’atteignent les frontières européennes, pour ne pas avoir à traiter avec eux. »

      Si ces techniques permettent de pré-trier les demandes pour fluidifier le passage des frontières, en accélérant les déplacements autorisés, elles peuvent également, selon Damien Simonneau, avoir des effets pervers. « L’utilisation de ces mécanismes repose sur l’idée que la #technologie est un facilitateur, et il est vrai que l’#autonomisation de certaines démarches peut faciliter les déplacements de personnes autorisées à franchir les frontières, expose-t-il. Mais les technologies sont faillibles, et peuvent produire des #discriminations. »

      Ces #techniques_virtuelles, aux conséquences bien réelles, bouleversent ainsi le rapport à la frontière et les parcours migratoires. « Le migrant est confronté à de multiples points "frontière", disséminés un peu partout, analyse Damien Simonneau. Cela crée des #obstacles supplémentaires aux parcours migratoires : le contrôle n’est quasiment plus lié au franchissement d’une frontière nationale, il est déterritorialisé et peut se produire n’importe où, en amont comme en aval de la frontière de l’État. »

      Ainsi, la « politique d’#externalisation de l’Union européenne » permet au contrôle migratoire de s’exercer dans les pays de départ. Le programme européen « #SIV » collecte par exemple dès leur formulation dans les #consulats les données biométriques liées aux #demandes_de_visas.

      Plus encore, l’Union européenne délègue une partie de la gestion de ses frontières à d’autres pays : « Dans certains États du Sahel, explique Damien Simonneau, l’aide humanitaire et de développement est conditionnée à l’amélioration des contrôles aux frontières. »

      Un programme de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le programme #MIDAS, financé par l’Union européenne, est ainsi employé par 23 pays, majoritairement en Afrique, mais aussi en Asie et en Amérique. Son but est de « collecter, traiter, stocker et analyser les informations [biométriques et biographiques] des voyageurs en temps réel » pour aider les polices locales à contrôler leurs frontières. Mais selon le réseau Migreurop, ces données peuvent également être transmises aux agences policières européennes. L’UE exerce ainsi un droit de regard, via Frontex, sur le système d’information et d’analyse de données sur la migration, installé à Makalondi au Niger.

      Des réfugiés qui paient avec leurs yeux

      Un mélange des genres, entre organisations humanitaires et États, entre protection, logistique et surveillance, qui se retrouve également dans les #camps_de_réfugiés. Dans les camps jordaniens de #Zaatari et d’#Azarq, par exemple, près de la frontière syrienne, les réfugiés paient depuis 2016 leurs aliments avec leurs iris.

      L’#aide_humanitaire_alimentaire distribuée par le Programme alimentaire mondial (PAM) leur est en effet versée sur un compte relié à leurs données biométriques. Il leur suffit de passer leurs yeux dans un scanner pour régler leurs achats. Une pratique qui facilite grandement la gestion #logistique du camp par le #HCR et le PAM, en permettant la #traçabilité des échanges et en évitant les fraudes et les vols.

      Mais selon Léa Macias, anthropologue à l’EHESS, cela a aussi des inconvénients. « Si ce paiement avec les yeux peut rassurer certains réfugiés, dans la mesure où cela les protège contre les vols, développe-t-elle, le procédé est également perçu comme une #violence. Les réfugiés ont bien conscience que personne d’autre au monde, dans une situation normale, ne paie ainsi avec son #corps. »

      Le danger de la fuite de données

      La chercheuse s’inquiète également du devenir des données ainsi collectées, et se pose la question de l’intérêt des réfugiés dans ce processus. « Les humanitaires sont poussés à utiliser ces nouvelles technologies, expose-t-elle, qui sont vues comme un gage de fiabilité par les bailleurs de fonds. Mais la #technologisation n’est pas toujours dans l’intérêt des réfugiés. En cas de fuite ou de hackage des bases de données, cela les expose même à des dangers. »

      Un rapport de Human Rights Watch (HRW) (https://www.hrw.org/news/2021/06/15/un-shared-rohingya-data-without-informed-consent), publié mardi 15 juin, alerte ainsi sur des #transferts_de_données biométriques appartenant à des #Rohingyas réfugiés au Bangladesh. Ces données, collectées par le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU, ont été transmises par le gouvernement du Bangladesh à l’État birman. Si le HCR a réagi (https://www.unhcr.org/en-us/news/press/2021/6/60c85a7b4/news-comment-statement-refugee-registration-data-collection-bangladesh.html) en affirmant que les personnes concernées avaient donné leur accord à ce #transfert_de_données pour préparer un éventuel retour en Birmanie, rien ne permet cependant de garantir qu’ils seront bien reçus si leur nom « bipe » au moment de passer la frontière.

      https://www.rfi.fr/fr/technologies/20210620-pour-les-r%C3%A9fugi%C3%A9s-la-biom%C3%A9trie-tout-au-long-du-chemin

      #smart_borders #tri #catégorisation #déterritorialisation #réfugiés_rohingyas

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      Sur les doigts brûlés pour ne pas se faire identifier par les empreintes digitales, voir la scène du film Qu’ils reposent en paix de Sylvain George, dont j’ai fait une brève recension :

      Instant tragique : ce qu’un migrant appelle la « prière ». Ce moment collectif où les migrants tentent de faire disparaître leurs empreintes digitales. Étape symbolique où ils se défont de leur propre identité.

      https://visionscarto.net/a-calais-l-etat-ne-peut-dissoudre

  • Royaume-Uni : des centaines de migrants entassés dans un centre d’accueil sordide entament une grève de la faim - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/29647/royaume-uni-des-centaines-de-migrants-entasses-dans-un-centre-d-accuei

    Des centaines de demandeurs d’asile, logés dans d’anciennes casernes militaires du Kent, au Royaume-Uni, se sont mis en grève de la faim lundi. Ils protestent contre la dégradation de leurs conditions de vie dans ce centre, au sud-est de Londres, dont ils réclament la fermeture."Nous sommes ici depuis cinq mois, et rien ne bouge" ; « En pleine pandémie, ce n’est pas juste d’héberger plus de 400 personnes dans ce camp ! » ; « Nous sommes des victimes, pas des criminels ». Dans la région de Kent, au Royaume-Uni, des dizaines de demandeurs d’asile, munis de pancartes, masqués et emmitouflés dans des anoraks, ont protesté mardi 12 janvier contre les conditions de vie qu’ils jugent déplorables à l’intérieur du centre dans lequel ils sont hébergés. La veille, des centaines de résidents - 350, indique le journal The Guardian - ont entamé une grève de la faim pour les mêmes raisons.Bâtiments encerclés de fils de fer barbelés, le centre en question qui a été établi dans d’anciennes casernes militaires (aussi appelées casernes de Napier) situées près de la ville de Folkestone, dans le sud de l’Angleterre, a davantage des allures de prison que de centre d’accueil. Ici atterrissent des migrants, au prix d’une périlleuse traversée de la Manche, dans l’espoir de pouvoir obtenir l’asile. Actuellement, 400 hommes vivent entassés dans des conditions hygiéniques insalubres, pour la majorité depuis le mois de septembre.Toilettes cassées, lavabos hors d’usage, espaces de vie bondés alors que se propage dans la région une nouvelle souche de Covid-19 : les occupants des casernes de Napier, ainsi que des membres d’associations, relaient régulièrement les problèmes structurels de ces bâtiments inadaptés, exigeant leur fermeture. Des avocats de résidents ont d’ailleurs fustigé une situation qui pourrait même s’avérer illégale, selon eux, alors que les migrants se retrouvent entassés à 15 par chambre. Outre les problèmes matériels, les demandeurs d’asile dénoncent la lenteur, voire la stagnation, de leurs demandes administratives.
    En réaction à cette vie « temporaire », deux tentatives de suicide auraient eu lieu depuis la semaine dernière, selon différents médias britanniques. Des résidents ont par ailleurs choisi de protester contre leurs conditions d’hébergement en dormant à l’extérieur des bâtiments, quitte à braver le froid hivernal."Cela fait cinq jours que je dors dehors", explique un demandeur d’asile soudanais, dont le témoignage a été rapporté le 13 janvier par l’ONG Care4Calais. « Nous sommes trop nombreux à utiliser une douche et un toilette. Nous n’avons aucune intimité. La nuit, personne ne peut dormir car il y a trop de bruit. La situation est insupportable », dit-il, ajoutant être stressé et inquiet à l’idée de contracter le coronaviru

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#santementale#vulnerabilite#demandeurdasile

  • HCR - Inclure les réfugiés dans les programmes de vaccination : la clé pour mettre fin à la pandémie
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/1/600012dca/inclure-refugies-programmes-vaccination-cle-mettre-fin-pandemie.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, fait son possible afin que quelque 80 millions de personnes déracinées dans plus de 100 pays, dont 29,6 millions de réfugiés, soient prises en compte dans les stratégies de vaccination et de traitement contre la Covid-19. Mike Woodman, responsable au HCR pour la santé publique, a évoqué les défis à relever avec Tim Gaynor, rédacteur en chef du site web.
    A qui incombe la responsabilité de vacciner les réfugiés, les déplacés internes et les apatrides ?
    Les autorités nationales sont responsables des programmes de santé publique et des campagnes de vaccination contre la Covid-19. La distribution et l’administration des vaccins aux réfugiés et à d’autres personnes relevant de la compétence du HCR seront coordonnées par les autorités sanitaires nationales. Des organisations nationales, internationales et des partenaires de la société civile peuvent être sollicités pour soutenir ces efforts.
    Tous les gouvernements se sont-ils engagés à inclure les réfugiés dans leurs stratégies de vaccination ?

    Le HCR plaide en permanence aux niveaux national, régional et mondial pour que les réfugiés et les autres personnes relevant de sa compétence soient inclus dans les stratégies nationales.
    A ce jour, sur les 90 pays qui élaborent actuellement des stratégies nationales de vaccination contre la Covid-19, 51 d’entre eux - soit 57% - ont inclus les réfugiés dans leurs programmes de vaccination.Nous sommes engagés dans des discussions et des processus décisionnels au sein de COVAX, l’initiative mondiale visant à garantir un accès rapide et équitable aux vaccins contre la Covid-19 pour tous les pays.Nous travaillons avec des partenaires internationaux pour faire en sorte que les affirmations « aucun laissé pour compte » et « accès équitable aux vaccins » ne restent pas de belles phrases, mais qu’il s’agisse bien de pratiques concrètes.
    Quels sont les risques et les conséquences si les réfugiés ne sont pas inclus dans les plans de vaccination nationaux ?
    Selon le raisonnement des experts de santé publique, il est impossible de briser ou de ralentir durablement la transmission du virus à moins que 70% de la population au minimum n’ait acquis une immunité.
    Pour mettre fin à la pandémie, il est essentiel de veiller à ce que les réfugiés soient inclus dans les programmes de vaccination. Exclure les réfugiés, les déplacés ou les non-nationaux des plans de vaccination fait risquer une transmission continue dans ces populations, avec des retombées sur la population nationale.L’exclusion des réfugiés comporte des risques tangibles en matière de protection, allant des conséquences sur leur santé, l’accès aux services, au travail, à l’éducation et aux moyens de subsistance, à la liberté de mouvement et à l’absence de discrimination.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#refugie#demandeurdasile#vaccination#inclusion#populationnationale#immunite#santepublique#covax

  • HCR - Un couple d’Irakiens compte parmi les premiers réfugiés au monde à recevoir le vaccin contre la Covid-19
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/1/6001653ca/couple-dirakiens-compte-premiers-refugies-monde-recevoir-vaccin-contre.html

    « J’espère que la vie sera plus détendue maintenant. Quand je rentrerai chez moi, je pourrai embrasser mes enfants sans devoir me désinfecter les mains avant », a déclaré la réfugiée irakienne Raia jeudi, après avoir reçu le vaccin contre la Covid-19 dans la ville d’Irbid, au nord de la Jordanie. Elle compte ainsi parmi les premiers réfugiés enregistrés par le HCR au monde à être vaccinés contre le virus.Originaires de Bagdad, Raia et son mari Ziad - médecin de profession - ont fui le conflit irakien pour se réfugier en Jordanie en 2006. Ils ont tous deux reçu le vaccin Sinopharm développé en Chine, après avoir été inscrit sur la liste des bénéficiaires prioritaires en raison des maladies chroniques de Ziad, qui le plaçaient dans la catégorie des personnes à haut risque.En sortant du centre de santé après avoir reçu son vaccin, Raia a arboré un large sourire et a levé le pouce en signe de réussite. « Nous voulons juste que la vie revienne à la normale. Le vaccin nous aidera à y parvenir », a-t-elle déclaré.
    En tant que pharmacienne diplômée, Raia connaît l’importance des vaccinations et s’est inscrite avec sa famille dès l’ouverture des inscriptions en Jordanie. Dans le cadre du plan national de vaccination du pays contre la Covid-19, qui a débuté cette semaine, toute personne vivant sur le sol jordanien, y compris les réfugiés et les demandeurs d’asile, a le droit de recevoir le vaccin gratuitement.Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plaide en permanence, aux niveaux national, régional et mondial, pour que les réfugiés et les autres personnes relevant de notre compétence soient inclus dans les stratégies nationales. En priorité, les vaccins sont mis à la disposition des personnes les plus vulnérables, comme les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques ou les personnes dont le système immunitaire est affaibli, ainsi que les travailleurs de santé et les autres personnes dont le travail est essentiel.Seuls les réfugiés qui font partie de l’une des catégories prioritaires nationales seront vaccinés dans un premier temps. D’autres pourront suivre à mesure que les vaccinations seront étendues.

    #Covid-19#migrant#migration#jordanie#refugie#demandeurdasile#sante#vaccination#inclusion#vulnerabilite#unhcr

  • Les demandes d’asile continuent de baisser en Allemagne en 2020 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/29543/les-demandes-d-asile-continuent-de-baisser-en-allemagne-en-2020

    L’Allemagne n’est plus la première destination européenne des demandeurs d’asile. Le pays enregistre une baisse continue des demandes d’asile, qui s’est accentuée en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19 et du durcissement de la politique migratoire allemande.Le nombre de migrants ayant déposé un dossier de demande d’asile en Allemagne a chuté de plus de 30% en 2020 par rapport à 2019, d’après les chiffres du ministère allemand de l’Intérieur. Les autorités ont enregistré près de 76 000 premières demandes d’asile l’an passé. Un chiffre bien loin des 400 000 demandes déposées en 2015 lorsque la chancelière Angela Merkel avait décidé l’ouverture des portes du pays pendant la crise migratoire européenne. En 2020, la plupart des demandeurs sont originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et de Turquie. Environ 37 800 personnes ont, quant à elles, obtenu le statut de réfugié cette même année.La chute des voyages internationaux et la fermeture de frontières, notamment au printemps à cause de la propagation du coronavirus, expliquent en partie la baisse des demandes d’asile en 2020, a indiqué le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer. Mais la politique migratoire allemande, qui s’est durcie depuis quatre ans, y serait aussi pour quelque chose, s’est satisfait le ministre conservateur, favorable à un plus strict contrôle des frontières.
    Après la hausse soudaine des demandes d’asile en 2015 et 2016 (700 000 dossiers déposés), le gouvernement allemand avait réagi en limitant les conditions d’immigration dans le pays et en augmentant les expulsions des déboutés du droit d’asile ou des réfugiés reconnus coupables de violence.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#asile#expulsion#droit#demandeurdasile#refugie#politiquemigratoire

  • Le droit d’asile à l’épreuve de l’externalisation des politiques migratoires

    Le traitement des #demandes_d’asile s’opère de plus en plus en #périphérie et même en dehors des territoires européens. #Hotspots, missions de l’#Ofpra en #Afrique, #accord_UE-Turquie : telles sont quelques-unes des formes que prend la volonté de mise à distance des demandeurs d’asile et réfugiés qui caractérise la politique de l’Union européenne depuis deux décennies.

    Pour rendre compte de ce processus d’#externalisation, les auteur·es de ce nouvel opus de la collection « Penser l’immigration autrement » sont partis d’exemples concrets pour proposer une analyse critique de ces nouvelles pratiques ainsi que de leurs conséquences sur les migrants et le droit d’asile. Ce volume prolonge la journée d’étude organisée par le #Gisti et l’Institut de recherche en droit international et européen (Iredies) de la Sorbonne, le 18 janvier 2019, sur ce thème.

    Sommaire :

    Introduction
    I. Les logiques de l’externalisation

    – Externalisation de l’asile : concept, évolution, mécanismes, Claire Rodier

    - La #réinstallation des réfugiés, aspects historiques et contemporains, Marion Tissier-Raffin

    – Accueil des Syriens : une « stratification de procédures résultant de décisions chaotiques », entretien avec Jean-Jacques Brot

    - #Dublin, un mécanisme d’externalisation intra-européenne, Ségolène Barbou des Places

    II. Les lieux de l’externalisation

    - L’accord Union européenne - Turquie, un modèle ? Claudia Charles

    – La #Libye, arrière-cour de l’Europe, entretien avec Jérôme Tubiana

    - L’#Italie aux avant-postes, entretien avec Sara Prestianni

    - Le cas archétypique du #Niger, Pascaline Chappart

    #Etats-Unis- #Mexique : même obsession, mêmes conséquences, María Dolores París Pombo

    III. Les effets induits de l’externalisation

    – Une externalisation invisible : les #camps, Laurence Dubin

    - #Relocalisation depuis la #Grèce : l’illusion de la solidarité, Estelle d’Halluin et Émilie Lenain

    - Table ronde : l’asile hors les murs ? L’Ofpra au service de l’externalisation

    https://www.gisti.org/publication_pres.php?id_article=5383
    #procédures_d'asile #asile #migrations #réfugiés #rapport #USA

    ping @karine4 @isskein @rhoumour @_kg_

  • Automutilations, idées suicidaires… Sur les îles grecques, une dégradation inquiétante de la santé mentale des migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/29311/automutilations-idees-suicidaires-sur-les-iles-grecques-une-degradatio

    Confinement : Pour l’IRC, si le système même d’enfermement des demandeurs d’asile dans des hotspots a constitué un terrain favorable à des souffrances psychologiques, ce sont les longs mois de confinement imposés aux résidents qui ont radicalement aggravé la situation. L’isolement prolongé des camps jusqu’à la fin de l’été, alors que la population grecque a été déconfinée le 4 mai, a créé un fort sentiment d’injustice chez les personnes migrantes.Durant l’été, une vingtaine d’associations, dont Amnesty International, avaient dénoncé une politique « inefficace » et « discriminatoire » envers les exilés."La crainte réelle d’être contaminés a provoqué chez les habitants des centres d’identification et d’enregistrement une détresse considérable. En conséquence, les tensions ont commencé à s’intensifier avec des incendies et des protestations qui éclatent chez les réfugiés des camps de Lesbos, Chios et Samos en avril 2020", détaille également l’IRC dans son rapport.
    Pour mettre fin à cette situation intenable, l’IRC appelle l’Union européenne (UE) à plus de solidarité afin que les demandeurs d’asile des îles grecques soient plus rapidement répartis entre les pays de l’UE.Seuls quelques milliers de réfugiés - dont 1 300 mineurs malades ou non-accompagnés - ont été autorisés à se réinstaller dans d’autres États de l’UE cette année, malgré les demandes répétées d’Athènes et de la Commission européenne d’intensifier les transferts

    #Covid-19#migrant#migration#grece#ue#sante#santementale#refugie#confinement#demandeurdasile#mineur#mna#lesbos#chios#samos