• #Derrick_Jensen, #Lierre_Keith et #Max_Wilbert : Il est temps de tenir tête ensemble à Big ‘Sister’
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/11/il-est-temps-de-tenir-tete-ensemble-a-big-sister

    Le #postmodernisme, ce système de « pensée » pour lequel « il n’y a pas de vérités, seulement des interprétations », s’est largement dissous dans l’absurde, mais il a laissé derrière lui une génération d’universitaires handicapés par leur méfiance à l’égard de l’idée même de vérité ou de faits probants. Ces gens se contentent plutôt de conversations où personne n’a jamais tort et où rien ne peut être confirmé, mais seulement affirmé dans un style ou un autre.
    À cause de tout cela, il existe maintenant un test décisif dans le monde universitaire et dans celui de l’édition – et de plus en plus dans la culture en général – où, si vous n’êtes pas d’accord avec le postmodernisme, la théorie #queer ou #l’idéologie_transgenre, vous n’êtes pas autorisé-e à parler et vos propos sont désignés comme « haineux » et « réactionnaires ». Vous risquez de perdre votre emploi. On vous chassera des tribunes. Votre éditeur ne niera pas que vous dites la vérité, mais il appellera votre livre un « mauvais usage de la vérité » et vous perdrez votre contrat de livre. En effet, la seule façon dont les postmodernistes peuvent défendre leurs arguments est d’empêcher l’autre camp de s’exprimer.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/10/05/its-time-for-us-all-to-stand-up-against-big-sister

  • À propos de ces youtubeurs qui font la promotion de l’#écologie capitaliste (par Nicolas Casaux) – Le Partage
    http://partage-le.com/2018/09/a-propos-de-ces-youtubeurs-qui-font-la-promotion-de-lecologie-capitalist

    Considérer qu’un mouvement de défense du monde naturel pourrait être composé d’une branche capitalo-compatible et d’une autre anticapitaliste, cela revient à croire qu’un mouvement pour l’émancipation des femmes pourrait se construire avec des hommes masculinistes, ou qu’un mouvement pour l’émancipation des Noirs pourrait se construire avec des membres du Ku Klux Klan, ou qu’un mouvement pour l’émancipation des travailleurs pourrait se construire avec le Medef. C’est simplement absurde.

  • Un album de coloriage à offrir à M. Macron
    https://reporterre.net/Un-album-de-coloriage-a-offrir-a-M-Macron

    Dans « Mort au capitalisme ! » Stephanie McMillan propose avec des coloriages une introduction ludique au capitalisme et expose avec simplicité l’absurdité et le caractère destructeur du système consumériste devenu planétaire.

    (Juste que le mot “ludique” me gêne un peu aux entournures. J’aurais préféré “introduction au capitalisme sur le ton de l’humour noir” ou “Le Capitalisme Pour Les Nuls”)

    On peut également trouver l’édition originale de #Stéphanie_McMillan, “Capitalism Must Die! A Basic Introduction to Capitalism: What It Is, Why It Sucks, and How to Crush It”
    https://stephaniemcmillan.org

    Stéphanie Mc Millan, en 2007, a également coécrit avec #Derrick_Jensen une bande dessinée : As the World Burns: 50 Simple Things You Can Do to Stay in Denial"
    Two of America’s most talented activists team up to deliver a bold and hilarious satire of modern environmental policy in this fully illustrated graphic novel. The U.S. government gives robot machines from space permission to eat the earth in exchange for bricks of gold. A one-eyed bunny rescues his friends from a corporate animal-testing laboratory. And two little girls figure out the secret to saving the world from both of its enemies (and it isn’t by using energy-efficient light bulbs or biodiesel fuel). As the World Burns will inspire you to do whatever it takes to stop ecocide before it’s too late.

    • Je viens de recevoir le bouquin mentionné plus haut. Il y est plus question de #greenwashing et d’#activisme sur des thèmes développés ces dix dernières années que de théories économiques. Mais pour marquer certains esprits, pourquoi pas : on peut s’autoriser à pratiquer l’art du slogan, hein ... De même que le blondinet en costard cravate qui revient sur les pages de façon récurrente a comme un faux air de #Macron.

      Bon je ne sais toujours pas si ce bouquin est la fidèle transposition de celui de Stephanie McMillan. Voilà ce qu’on peut lire sur la page 4 :

      Traduction et mise en page : Jessica Aubin

      La couverture et les illustrations sont tiréesdu livre Capitalism Must Die ! Coloring Book ! de Stephanie McMillan.

      Des textes et des illustrations additionnels ont été sélectionnés dans le livre Capitalism Must Die ! A Basic Introduction to Capitalism : what it is, why it sucks and how to crush it ...

      A mon avis, Stephanie McMillan a publié deux ouvrages, dont l’un a été adapté du premier (le plus volumineux et le plus développé) en album à colorier.
      Du coup j’avais projeté d’acheter l’édition originale (l’œuvre graphique, pas les coloriages). mais en me rendant sur la page pour y passer commande, je m’aperçois que les livraisons se font uniquement pour les États-Unis ... C’est ballot.

  • Nous vivons en kleptocratie (par Derrick Jensen) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/06/nous-vivons-bel-et-bien-en-democratie-par-derrick-jensen

    Les États-Unis ne sont pas une démocratie. Il est plus rigoureux de dire que nous vivons dans une ploutocratie — un gouvernement des riches, par et pour les riches — ou plus exactement encore, dans une kleptocratie — un gouvernement qui a pour principe premier d’organisation le vol ; qui vole les pauvres, qui vole la Terre, et qui vole le futur. Nous nous exprimons et agissons pourtant souvent publiquement comme si nous vivions en démocratie.

    Mais il y a un problème bien plus profond que le fait que nous ne vivions pas en démocratie, un problème plus profond encore que notre incapacité à reconnaître le fait que nous ne vivions pas en démocratie : le fait qu’il y ait véritablement un aspect selon lequel nous vivons vraiment en démocratie. Ses implications sont de très mauvais augure pour la planète. Ce n’est pas tant lié à la façon dont nous sommes gouvernés qu’à ce que nous voulons, et faisons. S’il est vrai que, comme quelqu’un l’a dit il y a longtemps, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez, il devient clair que, pour reprendre l’expression de ma mère, la majorité des gens de ce pays se moquent de la santé de la planète comme de l’an quarante. Quelques exemples devraient suffire à illustrer cela.

    • Comme Upton Sinclair l’a dit, il est difficile de faire comprendre quelque chose à quelqu’un, quand son travail dépend du fait qu’il ne la comprenne pas. Je dirais qu’il est difficile de faire en sorte que les gens se soucient de quelque chose lorsqu’ils bénéficient du fait de ne pas s’en soucier. Cette démocratie destructrice que nous partageons est une démocratie où la plupart des gens votent — à travers leurs actions et leurs inactions, à travers leurs passions déclarées, à travers ce dont ils se soucient, et ce dont ils ne se soucient pas — avec et pour des prérogatives. C’est pourquoi, si nous sommes vraiment honnêtes avec nous-mêmes, nous devrions utiliser le terme kleptocratie. La démocratie par, pour et de ceux qui bénéficient de la destruction complète de la planète.

      #Derrick_Jensen

      #kleptocratie autrement dit #capitalisme

    • Trop de gens prétendent — ou plutôt, ne prétendent pas, mais supposent allègrement — que nous n’avons pas à choisir entre les rivières vivantes et les barrages, que nous n’avons pas à choisir entre une planète vivante et l’économie industrielle. Mais je ne fais pas ici référence à la pensée magique. Je parle de la réalité, où, comme Bill McKibben le souligne si fréquemment et si éloquemment, vous ne pouvez pas débattre avec les lois physiques. Des millions de barrages et des centaines de milliers de rivières et de cours d’eau ruinés après, nous devrions tous le comprendre. Tout comme nous devrions savoir que brûler des substances carbonées émet du carbone dans l’air ; et que les objets qui nécessitent des matériaux industriellement extraits — les iPods, les ordinateurs portables, les éoliennes, les cellules de solaire photovoltaïque, les réseaux électriques, et ainsi de suite — requièrent des mines, ce qui signifie qu’ils détruisent des territoires.

      #collapsologie

    • (Précision, le lien est un bloc-note de copier-coller de plusieurs articles critiques de Rahbi venant de personnes différentes, et sur des points différents, politique, agronomique, etc.)

      Autant je suis d’accord qu’il y a des choses à redire politiquement, et sur le culte de la personnalité, etc.

      Mais il y a en même temps mélangé là-dedans plein d’amalgames qu’on entend pas spécialement sur Rahbi mais pour n’importe quel⋅le « décroissant⋅e » voire même au final pour n’importe quel⋅le « écolo ».

      Comme le fait de critiquer que « dire à des pauvres de vivre frugalement » c’est une honte, etc. Non mais stop quoi : personne n’a jamais dit ça à part celleux qui critiquent les écolos ! Dans 99,9% des argumentaires écolos, ce type de discours sur la frugalité s’adresse bien évidemment aux bénéficiaires du système industriel et il n’a jamais été question d’aller aux restos du cœur et de crier « oh trop cool les ami⋅e⋅s vous êtes vachement frugaux ! »

      Moi quand je vois ce type d’argumentation dans une critique (de Rahbi ou d’autre), ça dé-crédibilise direct quoi, c’est tellement un poncif de la critique anti-écolo… Comme le retour à la bougie quoi.

      Pour ce qui est de la critique agronomique, m’est-avis que @koldobika et @nicolasm seront plus compétents pour juger. :)

    • Mon sentiment personnel est que bon nombre de gens qui gravitent autour de Rabhi et des Colibris sont incapables de faire des choses structurées et sérieuses. Derrière un discours pseudo-spirituel foireux, beaucoup de gros égos et de #narcissisme, bien loin des valeurs de communauté et de solidarité qu’ils pronent sans les incarner le moins du monde. Et au milieu, quelques bonnes poires qui se tapent plein de boulot pour la cause. (cc @aude_v)

      J’avais lu cet article à charge sur le Mas de Beaulieu, en mettant de côté le biais technoscientiste des descriptions elles pointent quand-même de réelles lacunes et un vrai manque de sérieux et de structure dans leur approche. Tant d’années à produire, et incapables d’avoir des estimations de quantités récoltées, ça la fout vraiment mal.

      A titre plus anecdotique, je me souviens aussi d’une militante des Colibris à une foire bio, me racontant que Pierre Rabhi a vécu dans une ferme où il a nourri sa famille en travaillant de ses mains, elle insistait avec émotion sur « de ses mains ! », comme si nos grands parents et des milliards de paysans aujourd’hui dans le monde n’en faisaient pas autant.

      Et effectivement un gros manque d’analyses sociales dans les discours de « Terre et Humanisme », de la part des « colibris » de base très probablement par manque de culture politique, de la part de Rabhi est-ce par droitisme ? Ce billet pose effectivement des questions sérieuses.

      Par contre là où je ne suis pas d’accord avec cet article c’est quand il met sur un piédestal « Les Lumières », comme si l’excès de #rationalisme (cc @mona) n’avait pas engendré le #système_technicien et la dépossession généralisée de nos conditions de subsistance et de notre rapport au monde.

    • Perso le côté agronomique je l’ai jamais vu dans le mouvement agroécologie de Rabhi. Peut être que les adeptes du Colibri qui produisent leur nourriture adoptent des pratiques plus poussées que dans la bio, mais dans ce cas je ne suis pas sûr que ça vienne d’une émulation du mouvement. J’ai surtout l’impression que c’est un mouvement de consommateurices qui veulent s’organiser, et qui pourraient agir dans les mêmes domaines que des décroissant⋅e⋅s, sans être dans la même radicalité.

    • D’ailleurs la métaphore du colibri n’est peut être pas anodine. Il n’a pas pu empêcher le feu de forêt, la forêt va cramer de toute façon, mais lui il va mettre sa goutte d’eau pensant accomplir son devoir. Au final ça change pas grand chose mais il pourra être fier de lui.

      Pour un point de vue opposé, lire #Derrick_Jensen. Je pense que s’il était un colibri il irait déchiqueter avec son bec celles et ceux qui s’approchent de sa forêt avec un briquet ou une tronçonneuse.

  • #Dieudonné - Où vont les matières premières ? | quartierslibres
    https://quartierslibres.wordpress.com/2013/08/05/ou-vont-les-matieres-premieres

    Excellente question posée par Dieudonné. A chaque fois qu’il fait de la retape pour un leader nationaliste d’envergure nationale ou groupusculaire qui lui explique qu’il y a trop d’immigrés en France, Dieudonné acquiesce et parle du flux des matières premières.
    Il explique de manière candide que cela ne pose de problème à personne que les matières arrivent en Europe et que cela génère de la misère sur le continent africain.
    En effet, cela ne pose pas de problème à tout le monde. En tous cas certainement pas aux mercenaires qui vivent du pillage. Cela n’en pose pas non plus aux responsables des formations politiques qui viennent faire des affaires avec les chefs d’Etats locaux. Parmi ces hommes politique, on trouve aussi Jean-Marie Le Pen.

    JMLP_Bongo

    Un des piliers du système de pillage économique de l’Afrique par les entreprises avec la complicité des gouvernements français et locaux, qu’on appelle la Françafrique, est Paul Biya.

    • Dieudonné part au Cameroun avec la femme d’un homme politique qui dit qu’il y a trop d’immigrés en France mais qui prend des pots de vin au passage sur le pillage de l’Afrique.
      Ensuite, il prétend alerter le monde sur la déforestation et ses répercussions sur les populations locales en compagnie de la femme du chef d’État qui, depuis 1982, règne grâce aux liens tissés avec les intérêts économiques français qui spolient les richesses du Cameroun.

      Soit Dieudonné est stupide et il sert « à l’insu de son plein gré » les intérêts des pillards économiques qui oppressent au Cameroun et en France.
      Soit il sait très bien ce qu’il fait et méprise profondément les gens des deux pays parce qu’il y a sans doute de l’argent en jeu.

    • Ça me fait penser à :

      I often respond to this argument by saying I’m all for closing the border to Mexico (and everywhere else, for that matter, all the way down to closing bioregional borders), so long as we close it not only to people but to resources as well. No bananas from Mexico. No coffee. No oil. No tomatoes in January. Many of the people who leave their families in Mexico (or any other impoverished nation) to come to the United States to work do so not because they hate their husbands or wives yet have not gotten to the point in their therapy where they feel comfortable expressing (much less acting on) this. Nor is it generally because they’re bored with Cancun, Acapulco, and their other normal vacation spots and have decided this tourist season to take a Reality Tour™ of the bean fields of the San Joachin Valley. They come, one way or another, because the integrity of their resource base and their community (insofar as there can meaningfully be said to be a difference) have already been compromised: the resources have been stolen, and the community is unraveling. Of course this migration, too, is part of the unraveling. From the beginning of history, this is why people have moved from country to city.

      #Derrick_Jensen, Endgame vol 1