#descartes

  • Sur le plancher des vaches (III)
    Liturgie et bréviaire

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Sur-le-plancher-des-vaches-III-Liturgie-et-breviaire

    Paris, le 10 septembre 2019
    Amis,

    Le « plancher des vaches II » s’annonçait comme indigeste, si vous l’avez lu, vous l’aurez sans aucun doute vérifié, de plus, sa lecture a pu être compliquée par son caractère en fait très synthétique : les « démarches » qui y sont décrites pourraient chacune nécessiter des pages et des pages d’explications. Par ailleurs, une infinité de préceptes existant dans le joyeux monde du travail ont tout simplement été laissés de côté.

    De quoi s’agissait-il donc dans ce « plancher des vaches » ? D’une part, de s’offrir le luxe de quelques détails sur des aspects particulièrement importants s’agissant du formatage des esprits (formation par objectifs et développement personnel, et « démarches qualité »), de mettre également l’accent sur des aspects généralement méconnus, « l’initiative pour le génome des matériaux », ou encore la mondialisation, par le biais du Pacte mondial, des labels développement durable. Ramené à une phrase, le « plancher des vaches II » décrivait un mouvement progressif de chosification du vivant. (...)

    #génome #ontologie #Bruno_Latour #Descartes #Catherine_Larère #technique #religion #Walter_Benjamin #capitalisme #projet #évaluation #certification #label #valeur #organisation #Christophe_Dejours #novlangue #Castoriadis #Thucydide #L’Oréal #contrôle #qualité #SNCF

  • Pourquoi « moi » ?
    http://www.laviedesidees.fr/Pourquoi-moi.html

    De quoi parlé-je quand je dis « je » ? Pourquoi, en philosophie, passe-t-on du « je » au « moi », #sujet dont l’existence ne fait pas de doute ? Pour répondre à ces questions, dit V. Descombes, il faut une grammaire philosophique, qui explique comment on passe du pronom au substantif.

    Livres & études

    / subjectivité, #Descartes, sujet, #métaphysique

    #Livres_&_études #subjectivité

  • Faire comme si on avait lu Descartes...
    Il y a un moment j’avais écris un article sur le conspirationnisme sur mon blog, dans lequel je mettais en rapport le doute de Descartes en exposant son explication avec le rôle du « malin génie » et l’attitude du conspirationniste. Ce qui pour moi constituait une trouvaille, et a ce moment là je n’avais vu aucun texte pousser ce rapprochement. - Pour résumer l’approche rapidement de mon article, il consistait a dire (sous l’inspiration de Chomsky) que les conspirations était une chose sommes toutes courantes et qu’elles ne constituait pas l’essentiel du problème du pouvoir, mais qu’une toute petite partie quotidienne d’une part, et d’autre part qu’on pouvait distinguer l’hypothèse d’une conspiration, à l’occasion, de l’idée que tout est conspirations (qui là relève réellement d’un conspirationnisme). http://triplebuze.blogspot.fr/2013/01/le-conspirationnisme.html

    Et voila t’y pas qu’un article récent de Slate fait aussi le rapprochement avec Descartes en qualifiant ce doute « d’hyperbolique », mais en faisant comme s’il l’avais lu alors que manifestement non... D’abord parce que l’explication que Descartes apporte sur ce doute, n’est pas dans le discours de la méthode (qui l’emploi en partie, mais ne l’explique pas), mais dans les méditations métaphysiques d’une part (ce que l’auteur ignore visiblement) et d’autre part en avançant que c’est Descartes qui qualifie son doute « d’hyperbolique ». L’auteur de l’article dit carrément :

    Comme quiconque l’a lu le sait, le doute cartésien constitue un moment dans une méthode générale pour se garantir que nous sommes par principe susceptibles d’accéder à la vérité, et c’est précisément pour cela qu’il est radical (« hyperbolique », comme il dit joliment)

    http://www.slate.fr/tribune/77000/conspirationnistes-11-septembre
    ...Alors que ce sont les commentateurs qui l’appelle ainsi, Descartes n’ayant jamais prononcé le mot, mais faisant référence a un malin génie [ genium malignum , dans le texte en latin]...

    Ça m’exaspère ceux qui font comme s’ils avaient lu des classiques pour faire ronflant, et qui disent n’importe quoi ! En plus dans la suite de son article, l’auteur se permet de faire la leçon aux autres...

    #conspiration #complot #imposture #philosophie #Descartes

  • « Forme et objet un traité des choses » un livre ardu et passionnant (pour qui aime la philo et les vertiges métaphysiques) du philosophe #Tristan_Garcia paru aux éditions PUF
    Une leçon magistral des travaux qui ont donnés naissance au livre
    http://vimeo.com/24514566

    Cet exposé introduisant à la révision que nous proposons de certains concepts (ceux de « chose », de « forme », de « possible », par exemple) et à l’introduction de termes nouveaux que nous nous efforçons de construire (comme ceux de « chance » et de « prix ») sera illustré d’exemples vivants et de discussions avec d’autres savoirs destinés à sensibiliser à l’importance concrète des problèmes apparemment abstraits qui seront les nôtres : comment désubstantialiser tout à fait notre monde, pour regagner des choses à connaître, sur lesquelles agir et au milieu desquelles être ? Comment débarrasser de résidus « compacts » les objets et l’univers que nous découpons autour de nous et au sein duquel nous nous découpons nous-mêmes, sans pour autant hériter d’un environnement postmoderne, habité seulement de flux, d’événements, d’actes sans aucun support objectif ? Comment quitter le cosmos classique compact sans embrasser le monde moderne vide ? En recherchant, comme nous espérons y inciter, un modèle de choses toujours pleines d’autre chose que d’elles-mêmes et emplissant toujours autre chose qu’elles-mêmes, c’est-à-dire en renonçant au soi, à la substance antique et classique comme au self creux d’aujourd’hui. »
    Tristan Garcia.

    Une présentation de l’ouvrage :
    http://www.lesinrocks.com/2011/12/10/livres/forme-et-objet-un-traite-des-choses-tristan-garcia-en-grand-metaphysicie

    “Comment élaborer un modèle nouveau de découpage des choses, des choses autour de nous, des choses en nous, de nous parmi les choses ?” : tel est le pari de ce traité, dont la première partie, baptisée “Formellement”, est un tour de force réflexif, dépouillé de toute référence explicite à l’histoire de la philosophie (à l’inverse de la seconde partie, “Objectivement”, nourrie de ses lectures savantes). Plutôt qu’une “métaphysique de l’accès”, qui vise à penser notre accès aux choses, Tristan Garcia se propose de “penser les choses” et de développer ce qu’il appelle une “ontologie plate” des choses, c’est-à-dire une pensée qui ne hiérarchise pas les entités du monde à partir de substances ou de principes transcendantaux, mais qui présuppose “une égale dignité ontologique à tout ce qui est individé”. N’importe quelle chose, stricto sensu, en vaut une autre. Il faut ainsi prêter une attention égale à tout ce qui est quelque chose, quoi que ce soit.

    #Philosophie #Métaphysique #Substance #Chose #Phénoménologie #Sujet #Être #Histoire #Structuralisme #Dialectique #Peinture #Art #Politique #Economie #Marchandise #Travail #Modernité #Hegel #Pascal #Descartes #Marx...
    #Livre #Audio