• Milton Glaser, designer of ’I Love NY’ logo, dies at 91 - ABC News
    https://abcnews.go.com/Entertainment/wireStory/milton-glaser-designer-love-ny-logo-dies-91-71488269

    Milton Glaser, the groundbreaking graphic designer who adorned Bob Dylan’s silhouette with psychedelic hair and summed up the feelings for his native New York with “I (HEART) NY,” died Friday, his 91st birthday.

    The cause was a stroke and Glaser had also had renal failure, his wife, Shirley Glaser, told The New York Times.

    #design

  • Aubry ou l’art du mépris : en 2020, le design enterre Min p’tit quinquin
    https://chez.renart.info/?Aubry-ou-l-art-du-mepris-en-2020-le-design-enterre-Min-p-tit-quinquin

    Deux chiffres et tout est dit de la politique culturelle d’Aubry. Fin 2019, la Métropole s’empresse de claquer 3,8 millions d’euros pour « Lille Capitale mondiale du design » en 2020, et 3 millions pour la saison « Utopia » de Lille3000 prévue en 2022. Pour le bicentenaire de la naissance d’Alexandre Desrousseaux, né en 1820 dans le quartier Saint-Sauveur à Lille : que tchi . L’auteur d’une Canchon dormoire devenue « La Marseillaise du Nord », plus connue sous le titre Dors min p’tit quinquin , ne recevra pas même un chuque . La culture lilloise est-elle à ce point indigne des édiles culturelles lilloises ? L’occasion pour Renart de rendre hommage aux poètes et chansonniers patoisants méprisés par la culture socialiste.


    Lille Design déboulonne Desrousseaux (Modeste Richard, 2020)

    Voilà ce qui arrive lorsqu’on n’est préoccupé que par le « rayonnement économique » de sa métropole. On met la « culture » à son profit. Et on en oublie de célébrer le plus célèbre représentant de la culture lilloise : Alexandre Desrousseaux. Martine Aubry n’ignore pourtant pas son existence. La statue de la dentellière de L’Canchon Dormoire trône dans l’entrée de la mairie alors que le refrain résonne toutes les heures depuis le beffroi de la Chambre de Commerce. Lorsque la maire enterre Pierre Mauroy en 2013 au cimetière de l’Est, elle passe immanquablement devant la tombe du chansonnier. Depuis son parachutage à Lille en 1995 sur la liste de Mauroy, n’a-t-elle eu qu’un mot pour le poète de Saint-Sauveur ? Bein nan.

    ° Les faisceaux de la Culture rayonnent dans la nuit noire et obscure et triste
    Martine Aubry et ses comparses de la MEL font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font. « Il s’agit d’être à la fois un vecteur fort de l’attractivité de la Métropole Européenne de Lille à l’international et [...] œuvrer au sentiment d’appartenance de la population à un grand ensemble métropolitain. » Voilà tout le dessein attribué à la « culture » : créer une marque territoriale que soutiendrait une artificielle identité métropolitaine. « Par conséquent, la commission principale Rayonnement de la Métropole » (dirigée par Aubry) décide d’attribuer le 13 décembre 2019 une subvention de trois millions d’euros à Lille3000 pour l’organisation de la saison « Utopia » en 2022.

    Depuis Turin au mois de juin 2017, Martine Aubry annonce sa « grande joie » et sa « grande fierté » de recevoir le titre de « Capitale mondiale du Design » pour 2020. « La désignation de la Métropole comme Capitale Mondiale représente donc une véritable opportunité de faire rayonner le territoire de la métropole comme une référence mondiale en matière d’innovation, de créativité et de durabilité. […] Par conséquent, la commission principale Développement Économique - Emploi - Recherche - Insertion », demande d’approuver le 11 octobre 2019 une subvention de 3,8 millions d’euros.

    Le 1er janvier 2020, La Voix du nord croit pouvoir titrer que « Lille fêtera le bicentenaire de la naissance d’Alexandre Desrousseaux » cette année. Bien mal lui en a pris. Pas un centime ne sera accordé en souvenir de l’auteur de L’Canchon dormoire _ , écrasé sous le design.

    Loin des célébrations républicaines et socialistes
    Ni le socialisme ni la République n’avaient pourtant dédaigné Alexandre Desrousseaux, ce fils d’ouvriers textile du quartier Saint-Sauveur devenu par ses canchons une gloire nationale. Pour le centenaire de la berceuse, jouée la première fois en 1853 dans un estaminet de la rue de Gand dans le Vieux-Lille, le président de la République Vincent Auriol recevait les descendants Desrousseaux à L’Élysée, dont le fils Alexandre-Marie, lui-même ancien député socialiste. L’Armentiéroise Line Renaud en chanta même les couplets dans les salons, accompagnée de la chorale lilloise des « Sans-Soucis » habillés de leurs bleus de travail. « Cette chanson sera chez elle en tous les coins du monde car l’humain est partout chez elle, déclare le président. S’il est une demeure où elle devait entrer, c’est bien ici à l’Élysée. [1] » Que reste-t-il sous le beffroi de la mairie de Lille de cette culture populaire ?


    La Chorale des Sans-soucis posant devant la statue de Desrousseaux en 1950.

    Dans une conférence donnée à Arras vers 1892, le maudit Paul Verlaine avait prédit une grande « postérité » à la chanson de Desrousseaux. Elle dépassa sûrement ses espérances. Bien avant les débats fumeux sur « l’appropriation culturelle », le tôlier de l’Élysée Vincent Auriol comprend combien la tendresse du P’tit Quinquin touche à l’universel, et précisément celui écrit par ses plus chiches représentants. Le titre est la francisation du néerlandais kind-kind (petit-petit), à l’époque où la ville de Lille compte un tiers d’ouvriers flamands. En Crimée en 1853 ou en 1870 contre la Prusse, les soldats français, gascons, bourguignons, bretons ou parisiens se rendent au front en chantant le refrain. Quand La Marseillaise est interdite dans les camps allemands de 1914 ou de 1940, les prisonniers la remplacent par la berceuse du nord. La chanson connaît ensuite de multiples interprétations comme celle de Tony Gatlif en 2004 qui fait enregistrer une version arabo-andalouse pour son film Exils . S’il ne s’agissait que de « rayonner », Desrousseaux n’aurait point à rougir devant Lille Design ou Lille3000. Mais chacune de ces deux sociétés événementielles préfère lustrer les pôles de compétitivité plutôt que la culture locale des poètes et chansonniers. Nous avons demandé au service Culture de la Ville de nous communiquer les célébrations prévues pour Desrousseaux cette année. Nous attendons toujours le programme.

    Des chansonniers face à la métropole ?
    À l’époque de Desrousseaux et des estaminets, nul besoin de « favoriser l’accessibilité des publics à la culture », comme le prétend la mauvaise conscience des Commissions « Rayonnement ». Nul besoin d’embaucher des « chargés de diff’ », des « chargés de com’ » ou des « chargés de médiation culturelle » quand la culture c’est tout le monde et tout le temps. En témoigne Desrousseaux :
    Ch’est des ouverriers d’fabrique,
    Des francs, des joyeux chochons,
    Trouvant sur l’point comique
    Qui compos’nt chés canchons.
    Pus d’eune fois j’ai laiché dire
    Qu’il arrive assez souvint
    Que l’poète n’sait point lire :
    Cha n’impèche point l’sintimint. [2]

    Ces quasi punks n’ont pas besoin de savoir lire pour écrire des poèmes. Avant la reconnaissance des syndicats (1884) et la liberté d’association (1901), les ouvriers se retrouvent dans des « Sociétés » : Les Enfants de la bonne bière, Les gais pinchonneux (les gais pêcheurs), les Amis réunis au Grand Quinquin, les Bons-Buveurs, etc. Elles sont des centaines à Lille. Les ouvriers organisent des concours de poésie après leurs heures de boulot, et la Société les vend sur des feuilles volantes à carnaval et dans les ducasses. Perchés sur leur char, costumés dans tous les sens, ces amiteux réunis peuvent en vendre 5 000 à l’occasion. Elles sont courues comme la morue, aurait-on dit acht’heure . L’estaminet est au temps de Desrousseaux le berceau de la culture lilloise. Que reste-t-il de tout ça ? Le quartier a certes disparu, mais sa Gare à qui l’on offre des prétentions culturelles, qu’en fait-elle ? Ses animateurs prout-prout préfèrent nourrir des ambitions artistiques que les chansonniers lillois auraient à merveille raillé, eux qui savaient ridiculiser les précieux. Comme ce certain Denis, chansonnier qui mit en scène un jeune parvenu courtisant l’ouvrière :

    Le parvenu : Souffrirais-tu que j’en pleurasse ?
    L’ouvrière : Pleurassassez tant qu’vous vodrez, J’aim’ mieux l’misère que l’déshonneur.

    Si à carnaval, on chinte , très vite le lendemain, on déchinte . Nulle part les masures sont aussi pourries et le travail aussi meurtrier que dans le quartier Saint-Sauveur, au point que la mort est parfois vécue comme une libération : « In l’menant à l’chim’tierre / T’intinds dir’ l’quartier : / I’est heureux dins l’tierre / Un ouveurier filtier. [3] » Est-ce la misère du prolétariat qu’on rechigne à garder en mémoire dans cette ville socialiste ? A ce rythme-là (zéro euro), l’histoire même de la ville trépasse dans le brouhaha marketing (6,8 millions). Ce n’est pas seulement dommage. En oubliant ces satires volontiers rigolardes au sujet des maris cocus, des veuves vites consolées, des ivrognes et des fainéants, des filles légères et des femmes bavardes qui bien souvent sont plus travailleuses et perspicaces que leurs époux, on perd l’humanité de celles et ceux qui savent rire des autres et d’eux-mêmes. Dans cette misère, l’ironie sert d’exutoire, comme le montre ici Desrousseaux à propos des habitants de Saint-Sauveur :

    Chés brav’s gins n’sont point riches,
    Mai’ i’ont l’cœur joyeux,
    Ch’ti qui n’a qu’eun’quemiche,
    S’di’ : « On n’in met point deux ! »
    I’ont raison, j’ l’espère,
    L’argint n’fait point l’bonheur.
    I sont gais dins l’misère,
    Les bonn’s gins d’Saint-Sauveur. [4]

    Le travail se mécanise au mitan du XIX° siècle et les ouvriers à domicile partent s’entasser dans les fabriques modernes. Les chansonniers trouvent dans les grivoiseries une porte de sortie moqueuse à l’exploitation industrielle : « Dins tous chés fabriques / Homme’ et femm’ dins l’même atelier / S’servent du bruit des mécaniques / Pour fair’ l’amour dins leur métier. [5] » Mais si l’ouvrier met à distance sa nouvelle condition de forçat, il sait aussi se rendre désagréable à l’encontre de la grande industrie. Comment aujourd’hui chanter les louanges des startuppers, designers et autres « créatifs » de Saint-So Bazaar et d’Euratechnologies avec des chansons qui assimilent les métiers à tisser mécaniques à des « coupeuses de bras » ? Y’aurait comme qui dirait eune coulle dins l’potache du progrès, comme en atteste ce vieil ouvrier resté anonyme :

    Comm’ dins les temps m’n’état ch’étot filtier,
    Un comaratt’ qui oeuv’ dins eun’ fabrique
    Vient m’quer eun’fos pour vir s’n’atelier
    Duch’ qu’on v’not d’mett tout’ nouviell’ mécanique ;
    J’ai r’vettié cha, mais d’un œil de pitié
    Quand tout à cop, quell’ triste comédie,
    J’ai vu eunn’femme étant à nettoyer
    Laicher sin bras dins les roues d’sin métier. [6]

    L’époque de Desrousseaux est celle du Second empire triomphant qui dessine Lille en ville haussmannienne. Devant les grands travaux des grands boulevards pour grands magasins, l’ouvrier témoigne à l’occasion de sa perpléxitude : « Si cha vous bouch eul’passage, In a qu’à reculer m’mason ! [7] », ironise l’un d’eux. Un autre qui doit déménager pour faire place au percement de la rue Faidherbe est moins caustique : « Quand j’pinse à min départ / J’in brairos comm’un viau / Ah ! Maudis l’rue de la gare / Qui m’réduit au tombeau. [8] » Alors allez-y vous, louer les chantiers de Martine Aubry avec pareil ronchon ! Allez organiser des pince-fesses pour hipsters à la Gare Saint-So avec pareils poètes ! Faites donc vivre L’Canchon dormoire de Desrousseaux, d’où que les spectacles de marionnettes donnés dans les caves ridiculisent ch’ti qui pète pus haut qu’sin cul. Le chansonnier persiflera avec plaisir l’fabricante d’métropole parachutée depuis la capitale : « Craignez, méchants Parisiens / D’êt’traités comm’ les Autrichiens ! / A ch’t’heur’ j’peux bien dire ; ch’est fini ! / Jamais pu je n’voyache / Pour mi j’aime mieux Lille que Paris. » Les poètes lillois ne sont pas si aisément mobilisables pour dessiner des métropoles. Et finalement, c’est peut-être mieux ainsi.
    Tomjo

    Notes
    [1] La Voix du nord, 20 oct. 2019.
    [2] C’est des ouvriers de fabrique / Des francs, des joyeux lurons / Se trouvant parfois comiques / Qui composent des chansons. / Plus d’une fois j’ai laissé dire / Qu’il arrive assez souvent / Que le poète ne sait point lire : / Ça n’empêche point le sentiment.
    [3] En l’amenant au cimetière / T’entends dire dans le quartier / Il est heureux dans la terre / Un ouvrier filtier.
    [4] Ces braves gens ne sont point riches / Mais ils ont le cœur joyeux / Celui qui n’a qu’une chemise / Se dit « On n’en met point deux ! » / Ils ont raison, je l’espère / L’argent ne fait point le bonheur / Ils sont gais dans leur misère / Les bonnes gens de Saint-Sauveur.
    [5] Dans toutes ces fabriques / Hommes et femmes dans le même atelier / Se servent du bruit des mécaniques / Pour faire l’amour dans leur métier.
    [6] Comme jadis j’étais filtier / Un camarade qui travaille dans une fabrique / Vint une fois me chercher pour visiter son atelier / Où l’on venait de mettre les toutes nouvelles mécaniques ; / J’ai regardé ça, mais d’un œil de pitié / Quand tout à coup, quelle triste comédie, / J’ai vu une femme occupée à nettoyer / Laisser son bras dans les roues de son métier.
    [7] Si ça vous bouche le passage / On a qu’à reculer ma maison.
    [8] Quand je pense à mon départ / J’en pleurerais comme un veau / Ah ! Maudite soit la rue de la gare / Qui me réduit au tombeau.

    #Lille #Ouvrières #Ouvriers #Travail #Chanson #Chansonniers #Culture #Culture_Ouvrière
    #Utopia #Capitale_mondiale #design #Exils #Tony_Gatlif #aubry #martine_aubry et son #mépris #Bourgeoisie #Immobilier #spéculation_immobiliére

  • Coronavirus et déconfinement : vers un design de l’autorité ? | Geoffrey Dorne
    https://graphism.fr/coronavirus-et-deconfinement-vers-un-design-de-lautorite

    Depuis plusieurs semaines, notre langage visuel quotidien s’est vu être enrichi sur de nombreux types de supports dans les transports et ailleurs avec plusieurs centaines de symboles, éléments graphiques et autres systèmes basés sur le design pour promouvoir les messages gouvernementaux. Source : Graphisme & interactivité

  • Au Bauhaus, quelles pédagogies ?
    https://topophile.net/savoir/au-bauhaus-quelles-pedagogies-par-lionel-richard

    Berceau de créateurs et créatrices en tout genre, creuset d’un style avant-gardiste devenu international, idéal d’un design pour toutes et tous, école mythique aux enseignants uniques… le Bauhaus suscite toujours notre curiosité. Lionel Richard, fin connaisseur de l’école, de ses protagonistes et de l’Allemagne d’alors, retrace les circonvolutions de sa pédagogie étroitement liée aux personnalités... Voir l’article

  • Dark Patterns and Design Policy - Data & Society : Points
    https://points.datasociety.net/dark-patterns-and-design-policy-75d1a71fbda5

    These are what Designer Harry Brignull calls “dark patterns,” a term he created in 2010 to describe design choices and characteristics that trick users into making decisions they normally wouldn’t make. Dark patterns can be purposeful or accidental, though it’s often hard to determine the intent behind them. For example, is it an intentional dark pattern to suppress privacy when social networks bury their security settings, or are designers and engineers not sure where to place the appropriate buttons for users to find? Is it intentional that marketplaces like Amazon have price confusion, or again, is it accidental bad design? (In 2019, a few US senators tried to create legislation to ban some forms of dark patterns, though the bill ultimately failed.)

    What matters here is not unpacking direct intent, but rather looking at the outcomes and harms of these design decisions and then, creating policy that accounts for these decisions.

    What is design policy?

    “Design policy” looks at the role of design in products and software—how designers “make things”—and then analyzes how design terms and the structure of design operate in relation to policy and technology. User experience design is what makes technology usable and accessible. For example, iOS follows flat design principles for mobile, and Android follows material design. Most digital design follows the principles of human-centered design, a design methodology created in the 1990s that focuses on user experience. These methodologies are how, for example, a person in Croatia can use an app designed in India and understand how to use the app.

    If policy is, roughly, a set of rules that outline and/or govern how things work, then design policy is the act of using design to make policies around software and hardware understandable. It recognizes that design affects technology, including how technology looks and feels to consumers, and what consumers can ‘see’ or know about technology.

    This has changed in the last years: Today, across many industries, companies use digital design practices that harm consumers, erode privacy, and harm competition.” Dark patterns have only been focused in larger, general press journalist publications recently, even though designers have known about dark patterns for years. Rieger points out that this could be because dark patterns have started to cause more serious, widespread damage; for instance, when filing taxes or in implementations of the European Union’s General Data Protection Regulation (GDPR).

    In 2018, Germany passed the Network Enforcement Act or NetzDG, which allows users to report illegal content and specifically online hate speech. However, the interface to report hate speech was buried and confusing for users; this blog post had to illustrate how to access the reporting mechanism and then how to use it.

    Rieger and I argue that this is a dark pattern, since the reporting form was difficult to access and the design of the flow itself was confusing to users. User interface for specific kinds of features need to be viewed under a lens of ‘searchability,’ or access to information, and if a feature is buried or difficult to find, that makes it harder to access.

    GDPR asks, how do we design for user consent and transparency in products and in ad tracking? GDPR is what we could label a ‘wicked design problem’, which is design problem that seems hard or impossible to solve, since it has to address privacy settings and cookies, create user consent-focused flows in a way that is understandable to users, and provide ways to opt-in and opt-out, while not radically slowing down users (which would cause user frustration).

    Since it’s been passed, the GDPR has been radically misinterpreted across platforms and US news media websites. Below are a few examples from the websites of Le Monde, Vice Germany, Harper’s Bazaar, The Daily Beast, and The Atlantic.

    Harper’s Bazaar initial GDPR settings (Figure 9), where they only offer the ‘accept’ button, is a design that some argue is probably illegal. This is not a consensual choice: users either select ‘yes,’ or forgo reading the website. The May 2020 examples from Le Monde, Vice Germany, Harper’s Bazaar, and The Daily Beast could also be considered dark patterns because users lack clear options to reject cookie tracking. Harper’s Bazaar does a slightly better job once the user clicks into “cookie settings,” but it takes an extra step to get there.

    Design policy in practice

    It’s time for policy teams, think tanks, independent research institutes, and research labs to engage with designers in the same ways that technologists and engineers are being welcomed into research, policy, and academia. Design can unintentionally shift, mask, and hide policy, as well as the intentions of policy.

    When we set out to regulate tech, let’s remember that technology employees on a granular level—not just the monolith of the company—are the ones interpreting that regulation, whether or not the employee realizes it. When providing policy regulations, if researchers aren’t thinking about how a designer will take what we write and implement it in a specific way, then our research and recommendations aren’t producing the intended impact. Designers can take the directive of “tell people about cookies and give them consent options” and create many different things, which is why we see so many different results of GDPR. But imagine if in legislation, it was outlined that “the choices need to be equal in hierarchy and legible for all audiences.” That tells a designer a different story.

    #Design #Dark_patterns #RGPD

  • Voilà cinquante ans que les Rolling Stones nous tirent la langue
    https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1968247/article/1968061

    L’emblème le plus reconnaissable de l’histoire du rock fête son demi-siècle. C’est l’occasion de revenir sur ses origines, souvent attribuées à tort à Andy Warhol. Son créateur est en réalité un étudiant londonien en art.

    Plus encore que le bandana de Keith Richards ou que le déhanché de Mick Jagger, l’image évoquant immédiatement les Rolling Stones est ce logo représentant une bouche à la langue tirée. Le symbole orne les tee-shirts des fans du monde entier et s’est vu parodier un nombre incalculable de fois, “mais quand la commande a été passée, en avril 1970, l’artiste John Pasche ne pouvait imaginer à quel point son dessin se révélerait populaire – et lucratif”, relate le New York Times.

    À cette époque, alors âgé de 24 ans, Pasche est étudiant en dernière année au Royal College of Art de Londres. Et il a été recommandé par l’institution aux Stones, ces derniers cherchant une affiche pour leur tournée européenne. Les premiers contacts et premiers essais sont infructueux, s’amuse le graphiste : “J’ai cru que c’était foutu. Mais Jagger m’a dit : ‘Je suis sûr que tu peux faire mieux, John’.” Ainsi le groupe maintient sa demande et ajoute qu’il souhaite “un logo ou symbole qui pourrait être reproduit sur des blocs-notes, sur la jaquette d’un programme ou d’un dossier de presse”.

    Inspiration iconographique hindoue

    Les recherches vont durer plusieurs mois. Mick Jagger a des idées bien précises : la simplicité et le caractère reconnaissable sont indispensables. Il oriente aussi John Pasche vers l’iconographie indienne, “alors très en vogue au Royaume-Uni”, signale le quotidien américain. La divinité hindoue Kali retient particulièrement leur attention, avec son trait distinctif d’une langue exubérante. Ce qui peut par ailleurs servir d’emblème de protestation ou de provocation. “C’est le genre de choses que font les gosses quand ils nous narguent en tirant la langue”, explique Pasche ; tout à fait l’esprit des Rolling Stones.

    “Le logo a été produit rapidement à la fin de l’année 1970. La sortie de l’album Sticky Fingers, en avril 1971, opus emblématique du groupe, a marqué la première apparition de cette langue”, poursuit le journal new-yorkais. Aux États-Unis, deux artistes ont aussi travaillé sur le design de ce même album : Craig Braun (qui a donné sa forme définitive au logo) et Andy Warhol. Mais, contrairement à une idée répandue, ce dernier n’est donc pas à l’origine du symbole pop.

    Retenu par la postérité, le dessin a été vendu pour 50 livres à l’époque (qui vaudraient 888 euros d’aujourd’hui, selon les calculs du New York Times), puis avec un bonus de 200 livres. John Pasche explique avoir commencé à toucher des royalties seulement quelques années plus tard et enfin avoir vendu le copyright pour 26 000 livres en 1982. S’il l’avait conservé, il “vivrai[t] probablement dans un château aujourd’hui”, dit-il en riant, mais il n’a pas souhaité se lancer dans d’interminables arguties judiciaires avec l’un des plus fameux groupes de rock.

    #Musique #Rolling_stones #Design #Logo

  • UI Design Daily | Weekly FREE UI resources straight to your inbox
    https://uidesigndaily.com

    My name is Ildiko, I am a designer and interface developer based in Bergen, Norway ⛰️👋

    I started doing daily UI practices back in March 2016, and since then I created more than 1000 designs.

    I planned on creating a #design every week day until I reach 100 days total, to practice consistency and improve my skills. The improvement after the first hundred days was really encouraging, so I decided to make another hundred focusing on specific areas I am lacking in; and then another hundred, and then many more.

    I created #UI Design Daily to be able to share these designs with anybody who is interested in using them as #inspiration or research material. I am hoping this project also takes me out of my comfort zone and provides new challenges. I’m planning to get better at development and pick up blogging as well, so lots of exciting things to look out for!

    All the free items on this website are under #Creative_Commons license.

  • La valse des logos à la NASA

    Deux articles sur la bataille interne à la NASA pour choisir le logo apposé sur les fusées et satellites (et le reste des activités spatiales de l’Agence). Un aller-retour stylistique intéressant.

    $79 for an Out-of-Date Book About a Modern NASA Logo - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2015/09/01/science/space/79-for-an-out-of-date-book-about-a-modern-nasa-logo.html

    For $79 plus shipping, you can buy a reprint of a long-obsolete federal government publication.

    The captivating title? “National Aeronautics and Space Administration Graphics Standards Manual.”

    It may not be a page turner, but among certain design and space aficionados, it is a cherished piece of history.

    A Kickstarter campaign begun on Tuesday will produce a high-quality hardcover printing of this bureaucratic relic. In 1975, NASA adopted a new logo, a minimalist twisting of letter forms that soon gained the nickname “the worm.” The standards manual, published a year later, prescribed how the space agency should deploy the logo across its publications, signs, aircraft, vehicles and spacecraft.

    “It is a wonderful example of modernist design thinking that was prevalent in the ’70s and the ’60s,” said Hamish Smyth, a designer at the firm Pentagram. “To me as a designer, technically, it’s pretty perfect.”

    The linear treatment that would become the worm was a simplification of letter forms that embodied “the technological base of the agency and had some future orientation as well,” Mr. Blackburn said. “It was extremely simple. It was direct.”

    In the logo, the two A’s lack crossbars, suggestive of a rocket nose cone or an engine nozzle.

    When Mr. Blackburn and Mr. Danne presented it to NASA’s leaders, they made sure to show how it would look “applied to a lot of real things,” Mr. Danne said. “We knew in the presentation maybe it would be too abstract, too theoretical.”

    But James C. Fletcher, then NASA’s administrator, was skeptical about the missing crossbars. Mr. Danne recalled Dr. Fletcher saying, “I just don’t feel we are getting our money’s worth!”

    Mr. Blackburn said he had returned to the office and tried to make a more conventional A. “You kill the baby when you do that,” he said. “They ultimately caved in.”

    With the graphics standards manual, NASA began rolling out its new look.

    But even a decade and a half later, many at NASA still hated the logo — too sterile, too much Spock and not enough Captain Kirk.

    The change did not happen overnight. The worm logo remained on the space shuttles until they were refurbished beginning in 1998.

    The Hubble Space Telescope, launched in 1990, carries it still. So does the first space shuttle, the Enterprise, now on exhibit at the Intrepid Sea, Air and Space Museum in New York. The Enterprise was used for glide tests but never went into space, and never received the updated markings.

    The worm also lives on in Washington at the NASA headquarters building, which opened in 1992, the year Mr. Goldin banished the logo. But it was already prominently carved in stone on the outside.

    “I didn’t know that,” Mr. Blackburn said. “Well, hallelujah. The good guys won one.”

    –--------

    NASA’s ‘Worm’ Logo Will Return to Space - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/04/08/science/nasa-logo-worm-spacex.html

    NASA’s ‘Worm’ Logo Will Return to Space

    The new old logo, dropped in the 1990s in favor of a more vintage brand, will adorn a SpaceX rocket that is to carry astronauts to the space station in May.

    #NASA #Logo #Design

  • [OHNE TITEL] OHNE TITEL se confine | 1
    http://www.radiopanik.org/emissions/ohne-titel/ohne-titel-se-confine-1

    En ce #temps de #confinement, nous poussons notre imagination encore plus loin pour vous proposer une émission la plus complète possible.

    Au programme, une mise en avant de l’art indépendant bruxellois via deux spectres différents, le #design par Alice #emery et l’exposition In Vitro #1 proposée par #lola_meotti.

    #alice_emery, diplômée de la Cambre - Design insdustriel, nous dévoilera son parcours de l’artisanat au design, de sa vision collective de ce secteur mais également nous fera voyager au travers les textes poétiques de Mahmoud Darwish.

    Ensuite nous vous ferons découvrir, au #bar_du_matin, l’exposition IN VITRO # 1 proposée par Lola Meotti, tout en respectant - bien-sûr - les recommandations sanitaires. Une exposition qui interroge notre temps, la répétition des nos gestes. Etre face à nous (...)

    #coronavirus #expostion #covid19 #temps,coronavirus,confinement,expostion,bar_du_matin,design,covid19,emery,alice_emery,lola_meotti
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/ohne-titel/ohne-titel-se-confine-1_08606__1.mp3

  • How big tech hijacked its sharpest, funniest critics - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/615190/how-big-tech-hijacked-its-sharpest-funniest-critics

    A more recent example is a May 2019 Amazon ad for the Echo smart speaker, “Caring Is Sharing.” The 30-second spot shows a young man bringing his grandfather an Echo and installing it in his apartment, presumably to keep him company and to let family members stay in touch with him. He’s grumpy about it at first, reluctant to acknowledge it, but the next time his grandson comes to visit, he’s using it happily.

    Though at first glance it seems like any other TV ad, “Caring Is Sharing” looks and feels eerily similar to “Uninvited Guests,” a five-minute satirical film made by Superflux, a London-based “speculative design agency,” in 2015. That video similarly portrays an old man living on his own who has been given a range of surveillance devices by well-meaning family members: a smart fork that measures the nutrients in his food and nags him about his salt and fat intake, a smart walking cane that scolds him if he doesn’t get his recommended daily steps, and a device that connects to his bed to make sure he’s getting enough sleep. But instead of succumbing to the intrusions of these devices—as in the Amazon ad—the protagonist of “Uninvited Guests” finds ways to fool them. He puts the smart fork in a plate of salad while eating fish and chips, pays a local teenager in beer to walk the smart cane for him, and piles books on his bed so it looks as if he’s sleeping when he watches TV.

    Superflux’s cofounder Anab Jain hadn’t seen the Amazon film when I spoke to her, but she’s aware that corporations have used the speculative approach for marketing. “It’s deeply problematic,” she says. “It’s why we say no to work more than we say yes.” Jain, who prefers the term “speculative design” or “critical design” (because “frankly, all design is fiction until it’s real”), says some prospective clients pay lip service “to the criticality and to the questioning,” but “in the end they just want a PR exercise.”

    #Design #Récupération #Amazon

  • Réseaux sociaux : flux à lier - #DATAGUEULE 95 - DataGueule
    https://peertube.datagueule.tv/videos/watch/b69424ee-33c8-4f7e-a47c-5c33d9c30b71

    Ils sont attirants, attachants … et rapidement indispensables. Les #réseaux_sociaux nous appâtent à coup de likes et nous bercent dans leurs « infinite scroll ». Et rapidement leurs #interfaces nous poussent à la consommation jusqu’à l’overdose. Et ce n’est pas un hasard. Ils ont bâti leurs empires sur notre #addiction à la #dopamine.

    #twitter #facebook #tinder #whatsapp #youtube #captologie #psychologie #smartphone #publicité_ciblée #monétisation_des_liens_sociaux #design #framasoft #mastodon #diaspora #logiciel_libre #culture_libre #société_libre

  • L’#identité_hongkongaise d’aujourd’hui est née dans les années 1960

    Il est intéressant, pour les nouveaux venus à Hong Kong, de rappeler quelques faits historiques qui permettent de comprendre la société d’aujourd’hui et les sources de cette identité hongkongaise qui s’est créée dans les 1960, période pendant laquelle ont été posés les fondements de la société moderne hongkongaise.

    Une #rébellion contre le gouvernement colonial

    C’est durant le mois de mai 1967 que Hong Kong vit sa période la plus troublée. Une dispute éclate dans une usine de fleurs artificielles, des piquets de grève se forment, la police intervient, la dispute devient violente. L’émeute s’étend à la ville de Kowloon et dure trois jours. Le gouvernement colonial réagit en instaurant le couvre-feu : 800 personnes sont arrêtées. Un mouvement au départ peu politique : les émeutes étaient le résultat accumulé de nombreuses années d’injustice sociale, d’arrogance coloniale, de conditions de travail précaires, de pauvreté et d’un sentiment général de frustration.
    Une époque profondément marquée par la Révolution culturelle qui tenta de s’imposer à Hong Kong : la banque de Chine hérissée de haut-parleurs hurlant des slogans maoïstes

    Mais c’est aussi, aux portes de Hong Kong, la Révolution culturelle en Chine, et très vite l’extrême gauche s’empare du mouvement. La banque de Chine est hérissée de haut-parleurs qui hurlent dans la rue des slogans maoïstes, les gardes rouges se rassemblent devant le palais du gouverneur britannique, brandissant le Petit Livre rouge. Commence alors une série d’attentats à la bombe, qui explosent dans la rue et dans les cinémas, semant la terreur dans la population. Un commentateur radio antigauchiste est brûlé vif dans sa voiture. Un bilan assez lourd, encore contesté, fait état de 51 morts, 100 blessés et 5 000 arrestations…

    La Révolution culturelle, toutefois, n’enthousiasme pas la population, en partie terrorisée, qui verra aussi l’année suivante, en juin 1968, une série de cadavres venus de la Chine dériver au gré des marées et des courants. Des hommes et des femmes de 18 à 35 ans, mais aussi une fillette de 13 ans, les corps ligotés au moyen d’une corde, enserrant les pieds, les poings et le cou, indiquant qu’il s’agissait de suppliciés, victimes d’une même exécution massive.

    Hong Kong rentre alors dans le calme mais sa population chinoise commence à prendre conscience de sa particularité et vit une cassure avec son passé, à la fois britannique et chinois. C’est l’émergence du “Hongkongais”, une population autrefois sans visage qui se dessine soudainement, un style de vie qui s’affirme, différent de celui de la Chine continentale ou de celui de Taïwan.
    Apparition d’un nouvel homme et d’une nouvelle femme hongkongais

    On commence à parler de communauté hongkongaise et de citoyenneté, même si l’idée est instillée par la propagande gouvernementale, qui vise à se prémunir de l’influence du communisme. Hong Kong devient fière d’elle-même. La ville apparaît comme un exportateur majeur, les industries de l’horlogerie et du textile fleurissent. La mode s’occidentalise, le consumérisme s’empare de la population, les valeurs traditionnelles et modernes s’opposent. C’est la rencontre de l’Orient et de l’Occident, qui constituera une culture hybride, contradictoire mais dynamique, même si elle reste floue et désarticulée.

    Les années 1960 sont une période fabuleuse en ce qui concerne le design et la mode hongkongais, avec l’apparition de tout un environnement quotidien redessiné, d’un nouvel homme et d’une nouvelle femme hongkongais, du moins dans la jeunesse aisée, qui se libère, un peu provocatrice, portant minijupe et dansant en discothèque. Une musique se crée, les studios de cinéma se développent, une quantité de nouvelles revues de mode mais aussi de poésie, de cinéma, de bandes dessinées apparaissent. C’est un peu plus tard l’époque où la nouvelle vague française, avec Jean-Luc Godard et François Truffaut, créent un impact sur les intellectuels. C’est à cette époque qu’apparaît l’embryon des mouvements étudiants qui suivront et réclameront le chinois comme deuxième langue officielle.

    C’est là que naît le débat sur l’identité hongkongaise, qui sera exacerbé lors du retour à la Chine en 1997. Une époque encore très méconnue à l’extérieur de Hong Kong. Nombre d’intellectuels hongkongais sont amers lorsqu’ils évoquent ce passé car cette histoire – leur histoire –, personne ne l’a racontée en dehors du territoire, malgré l’hypermédiatisation lors de la rétrocession. La plupart des médias occidentaux ont véhiculé les mêmes clichés éculés sur la “perle de l’Orient”, le “désert culturel”, le “miracle économique”, “Suzie Wong” et les bars à filles de Wanchai, repos du guerrier américain lors de la guerre du Vietnam. Les livres d’histoire ne content qu’une histoire officielle entre Chine et Grande-Bretagne, entre colonialisme et communisme, laissant de côté les luttes, les espoirs, les rêves d’une société de 6 millions de personnes que l’Occident et la Chine continentale ont ignorée. L’espoir n’est cependant pas perdu, car depuis la rétrocession les nouvelles générations d’intellectuels ont entrepris de nombreuses recherches sur l’histoire politique, sociale, éducationnelle et culturelle de leur cité, recherches qui ont déjà donné de nombreux fruits et qui leur permet d’affirmer leur différence face à la Chine.

    Des recherches qui ont également nourri les jeunes générations de Hongkongais qui s’affirment aujourd’hui et qui se sont déjà par deux fois rebellées, cette fois contre leur propre gouvernement et celui de la Chine, pour les plus jeunes c’était en 2014 avec le mouvement des parapluies. Mais la plus grande révolte fut le 1er juillet 2003 jour anniversaire de la Rétrocession, des centaines de milliers de personnes – plus d’un demi-million, selon les organisateurs –, étaient descendus dans la rue, pour protester contre une loi antitrahison, subversion, sécession, contre le gouvernement central de Pékin.

    Les Hongkongais, après un siècle et demi de domination britannique, avaient enfin leur propre gouvernement, leur propre assemblée législative. Seulement, ils avaient aussi un chef de l’exécutif qu’ils n’avaient pas choisi, élu par un collège électoral restreint de notables choisis par la Chine et une assemblée législative dont une minorité seulement est élue au suffrage universel. Mais ils avaient cependant cru que le gouvernement travaillerait pour eux. Et c’était la grande désillusion. La mariée ruait dans les brancards.

    Hong Kong n’avait pas connu de telles manifestations depuis le 4 juin 1989, date de la manifestation de protestation contre le massacre de Tiananmen.

    Cette loi dénommée – article 23 – menaçait la liberté d’expression des Hongkongais. Tout groupe politique ou religieux banni en Chine pourrait l’être également sur le territoire hongkongais.

    Si les Hongkongais montraient leur colère, c’est que leur gouvernement avait décidé de faire voter la loi le 1er juillet, après une consultation express du public, consultation dont il n’a pas tenu compte. Car si la miniconstitution prévoyait cette loi, elle prévoit aussi la possibilité d’un Parlement et d’un chef de l’exécutif élu au suffrage universel, et sur ce point le gouvernement n’était point si pressé d’agir, il avait même politiquement jeté cette provision aux oubliettes.

    Depuis des mois, il se moquait des souhaits profonds des Hongkongais qui désiraient une société sûre, où la liberté d’expression demeure, allant jusqu’à prétendre que ces aspirations et ce mécontentement n’étaient le fait que d’une petite minorité.

    Le gouvernement reçut ce jour-là une véritable gifle, car ce n’étaient pas seulement les partis démocrates, les associations de journalistes, de juristes ou de défense des droits de l’homme qui étaient descendus dans la rue. C »étaient les gens modestes, les familles avec leurs enfants, les vieillards et les jeunes, dans une ambiance chaleureuse de solidarité et d’entraide. C’étaient aussi les protestants, les catholiques, les bouddhistes, toutes les églises qui savent que la liberté d’expression religieuse n’existe toujours pas en Chine, et qui ne tiennent pas à ce que la loi chinoise s’applique à Hong Kong.

    Une leçon que ni le gouvernement de Carrie Lam ni la Chine ne semblent pas avoir entendue. On comprend donc la colère qui habite les Hongkongais.

    https://blog.courrierinternational.com/entre-montagnes-et-mers/2019/11/21/lidentite-hongkongaise-daujourdhui-est-nee-dans-les-anne
    #identité #Hong-Kong #histoire #colonialisme #résistance #colonisation #révolution_culturelle #Chine #maoïsme #citoyenneté #fierté #consumérisme #occidentalisation #culture_hybride #hybridation #mode #design

    #géographie_culturelle

  • Pourquoi les sociologues de la Silicon Valley veulent changer les GAFA
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/sociologues-mobilisation-silicon-valley

    Colonialisme technologique

    Le ton est donné par la conférence d’ouverture. Intitulée « Tech Colonialism Today », Sareeta Amrute (Data & Society, University of Washington) montre en quoi la manière dont se sont déployées les technologies recrée un colonialisme. Qu’on s’entende, il ne s’agit pas là d’un slogan contestataire mais un point de vue fécond pour rendre intelligible l’économie contemporaine, son fonctionnement et ses implications. Extraction, exploitation, hiérarchisation : trois éléments caractéristiques du colonialisme d’hier, aux fondements du monde promu par la Tech aujourd’hui. Extraction systématique des ressources minières du Sud pour fabriquer smartphones, data centers ou trottinettes électriques. Exploitation de travailleurs précaires par des systèmes de micro-working : au clic, à la course ou à la livraison. Hiérarchisation des savoirs et des valeurs portés principalement par des hommes blancs diplômés de l’enseignement (très) supérieur avec la croyance (peut-être sincère) d’avoir les solutions aux problèmes du monde et donc le droit de gouverner les hommes. Du techno-chauvinisme en somme.

    Ainsi, la Tech se demande si l’empowerment qu’elle a promis à tous n’est finalement pas resté entre ses mains. « Who really has power ? » (Qui a vraiment le pouvoir ?) La question résonne dans les couloirs de la conférence et dans la tête de chacun. Les technologies ne sont pas aussi neutres qu’on voudrait le croire. Derrière les algorithmes il y a des gens, en chair et en os, avec leurs propriétés sociales, cultures, présupposés, biais… qui finissent par imprégner les technologies. Clapperton Chakanetsa Mavhunga (MIT) invite ainsi à déconstruire l’hégémonie du savoir occidental et sa prétention au monopole de l’innovation, notamment à partir d’exemples africains de réparation, de recyclage et de revente des déchets électroniques arrivés d’Amérique et d’Europe. Un autre point de vue sur la technologie et son utilisation qui tranche d’autant plus que le public de la conférence est majoritairement anglo-saxon et passé par de (très) grandes universités. Tout le monde se sent concerné… si ce n’est responsable !

    #Design #Algorithmes #Colonialisme_technologique

  • Socialist artist Vladimir Mayakovsky’s agitprop posters for revolutionary Russia | Dangerous Minds

    https://dangerousminds.net/comments/socialist_artist_vladimir_mayakovskys_agitprop_posters_for_revolutio

    Vladimir Vladimirovich Mayakovsky (1893-1930) was a poet, playwright, artist and actor. He cut a rather dashing, nay swashbuckling figure—with his shaved head and Crowleyan features—during the height of the Russian Revolution. He dressed like a dandy. He was hailed as the “artistic genius of the Revolution.” Performed poetry exhorting workers to rally to the cause. Produced plays that were considered the greatest of their day. And he created a series of agitprop posters—promoting news and political ideas—that became an art form launching a whole new approach to Soviet propaganda and graphic design.

    In the 1980s, I was fortunate enough to see an exhibition of Mayakovsky’s artwork at the the Fruitmarket Gallery in Edinburgh. The exhibition was dominated by his bright, colorful posters with their (often simplistic) political messages. These fragile yellowed sheets of paper had once been displayed in shop windows or distributed to the countryside to inspire the largely illiterate Russian populace.

    #soviétisme #urss #ex-urss #urss #union_soviétique #design #graphic_design

  • Europe spends billions stopping migration. Good luck figuring out where the money actually goes

    How much money exactly does Europe spend trying to curb migration from Nigeria? And what’s it used for? We tried to find out, but Europe certainly doesn’t make it easy. These flashy graphics show you just how complicated the funding is.
    In a shiny new factory in the Benin forest, a woman named Blessing slices pineapples into rings. Hundreds of miles away, at a remote border post in the Sahara, Abubakar scans travellers’ fingerprints. And in village squares across Nigeria, Usman performs his theatre show about the dangers of travelling to Europe.

    What do all these people have in common?

    All their lives are touched by the billions of euros European governments spend in an effort to curb migration from Africa.

    Since the summer of 2015,
    Read more about the influx of refugees to Europe in 2015 on the UNHCR website.
    when countless boats full of migrants began arriving on the shores of Greece and Italy, Europe has increased migration spending by billions.
    Read my guide to EU migration policy here.
    And much of this money is being spent in Africa.

    Within Europe, the political left and right have very different ways of framing the potential benefits of that funding. Those on the left say migration spending not only provides Africans with better opportunities in their home countries but also reduces migrant deaths in the Mediterranean. Those on the right say migration spending discourages Africans from making the perilous journey to Europe.

    However they spin it, the end result is the same: both left and right have embraced funding designed to reduce migration from Africa. In fact, the European Union (EU) plans to double migration spending under the new 2021-2027 budget, while quadrupling spending on border control.

    The three of us – journalists from Nigeria, Italy and the Netherlands – began asking ourselves: just how much money are we talking here?

    At first glance, it seems like a perfectly straightforward question. Just add up the migration budgets of the EU and the individual member states and you’ve got your answer, right? But after months of research, it turns out that things are nowhere near that simple.

    In fact, we discovered that European migration spending resembles nothing so much as a gigantic plate of spaghetti.

    If you try to tease out a single strand, at least three more will cling to it. Try to find where one strand begins, and you’ll find yourself tangled up in dozens of others.

    This is deeply concerning. Though Europe maintains a pretence of transparency, in practice it’s virtually impossible to hold the EU and its member states accountable for their migration expenditures, let alone assess how effective they are. If a team of journalists who have devoted months to the issue can’t manage it, then how could EU parliament members juggling multiple portfolios ever hope to?

    This lack of oversight is particularly problematic in the case of migration, an issue that ranks high on European political agendas. The subject of migration fuels a great deal of political grandstanding, populist opportunism, and social unrest. And the debate surrounding the issue is rife with misinformation.

    For an issue of this magnitude, it’s crucial to have a clear view of existing policies and to examine whether these policies make sense. But to be able to do that, we need to understand the funding streams: how much money is being spent and what is it being spent on?

    While working on this article, we spoke to researchers and officials who characterised EU migration spending as “opaque”, “unclear” and “chaotic”. We combed through countless websites, official documents, annual reports and budgets, and we submitted freedom of information requests
    in a number of European countries, in Nigeria, and to the European commission. And we discovered that the subject of migration, while not exactly cloak-and-dagger stuff, is apparently sensitive enough that most people preferred to speak off the record.

    Above all, we were troubled by the fact that no one seems to have a clear overview of European migration budgets – and by how painfully characteristic this is of European migration policy as a whole.
    Nigeria – ‘a tough cookie’

    It wasn’t long before we realised that mapping out all European cash flows to all African countries would take us years. Instead, we decided to focus on Nigeria, Africa’s most populous country and the continent’s strongest economy, as well as the country of origin of the largest group of African asylum seekers in the EU. “A tough cookie” in the words of one senior EU official, but also “our most important migration partner in the coming years”.

    But Nigeria wasn’t exactly eager to embrace the role of “most important migration partner”. After all, migration has been a lifeline for Nigeria’s economy: last year, Nigerian migrants living abroad sent home $25bn – roughly 6% of the country’s GNP.

    It took a major European charm offensive to get Nigeria on board – a “long saga” with “more than one tense meeting”, according to a high-ranking EU diplomat we spoke to.

    The European parliament invited Muhammadu Buhari, the Nigerian president, to Strasbourg in 2016. Over the next several years, one European dignitary after another visited Nigeria: from Angela Merkel,
    the German chancellor, to Matteo Renzi,
    the Italian prime minister, to Emmanuel Macron,
    the French president, to Mark Rutte,

    the Dutch prime minister.

    Three guesses as to what they all wanted to talk about.
    ‘No data available’

    But let’s get back to those funding streams.

    The EU would have you believe that everything fits neatly into a flowchart. When asked to respond to this article, the European commission told us: “We take transparency very seriously.” One spokesperson after another, all from various EU agencies, informed us that the information was “freely available online”.

    But as Wilma Haan, director of the Open State Foundation, notes: “Just throwing a bunch of stuff online doesn’t make you transparent. People have to be able to find the information and verify it.”

    Yet that’s exactly what the EU did. The EU foundations and agencies we contacted referred us to dozens of different websites. In some cases, the information was relatively easy to find,
    but in others the data was fragmented or missing entirely. All too often, our searches turned up results such as “data soon available”
    or “no data available”.

    The website of the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) – worth around €3.1bn – is typical of the problems we faced. While we were able to find a list of projects funded by AMIF online,

    the list only contains the names of the projects – not the countries in which they’re carried out. As a result, there’s only one way to find out what’s going on where: by Googling each of the project names individually.

    This lack of a clear overview has major consequences for the democratic process, says Tineke Strik, member of the European parliament (Green party). Under the guise of “flexibility”, the European parliament has “no oversight over the funds whatsoever”. Strik says: “In the best-case scenario, we’ll discover them listed on the European commission’s website.”

    At the EU’s Nigerian headquarters, one official explained that she does try to keep track of European countries’ migration-related projects to identify “gaps and overlaps”. When asked why this information wasn’t published online, she responded: “It’s something I do alongside my daily work.”
    Getting a feel for Europe’s migration spaghetti

    “There’s no way you’re going to get anywhere with this.”

    This was the response from a Correspondent member who researches government funding when we announced this project several months ago. Not exactly the most encouraging words to start our journey. Still, over the past few months, we’ve done our best to make as much progress as we could.

    Let’s start in the Netherlands, Maite’s home country. When we tried to find out how much Dutch tax money is spent in Nigeria on migration-related issues, we soon found ourselves down yet another rabbit hole.

    The Dutch ministry of foreign affairs, which controls all funding for Dutch foreign policy, seemed like a good starting point. The ministry divides its budget into centralised and decentralised funds. The centralised funds are managed in the Netherlands administrative capital, The Hague, while the decentralised funds are distributed by Dutch embassies abroad.

    Exactly how much money goes to the Dutch embassy in the Nigerian capital Abuja is unclear – no information is available online. When we contacted the embassy, they weren’t able to provide us with any figures, either. According to their press officer, these budgets are “fragmented”, and the total can only be determined at the end of the year.

    The ministry of foreign affairs distributes centralised funds through its departments. But migration is a topic that spans a number of different departments: the department for stabilisation and humanitarian aid (DSH), the security policy department (DVB), the sub-Saharan Africa department (DAF), and the migration policy bureau (BMB), to name just a few. There’s no way of knowing whether each department spends money on migration, let alone how much of it goes to Nigeria.

    Not to mention the fact that other ministries, such as the ministry of economic affairs and the ministry of justice and security, also deal with migration-related issues.

    Next, we decided to check out the Dutch development aid budget
    in the hope it would clear things up a bit. Unfortunately, the budget isn’t organised by country, but by theme. And since migration isn’t one of the main themes, it’s scattered over several different sections. Luckily, the document does contain an annex (https://www.rijksoverheid.nl/documenten/begrotingen/2019/09/17/hgis---nota-homogene-groep-internationale-samenwerking-rijksbegroting-) that goes into more detail about migration.

    In this annex, we found that the Netherlands spends a substantial chunk of money on “migration cooperation”, “reception in the region” and humanitarian aid for refugees.

    And then there’s the ministry of foreign affairs’ Stability Fund,
    the ministry of justice and security’s budget for the processing and repatriation of asylum seekers, and the ministry of education, culture and science’s budget for providing asylum seekers with an education.

    But again, it’s impossible to determine just how much of this funding finds its way to Nigeria. This is partly due to the fact that many migration projects operate in multiple countries simultaneously (in Nigeria, Chad and Cameroon, for example). Regional projects such as this generally don’t share details of how funding is divided up among the participating countries.

    Using data from the Dutch embassy and an NGO that monitors Dutch projects in Nigeria, we found that €6m in aid goes specifically to Nigeria, with another €19m for the region as a whole. Dutch law enforcement also provides in-kind support to help strengthen Nigeria’s border control.

    But hold on, there’s more. We need to factor in the money that the Netherlands spends on migration through its contributions to the EU.

    The Netherlands pays hundreds of millions into the European Development Fund (EDF), which is partly used to finance migration projects. Part of that money also gets transferred to another EU migration fund: the EUTF for Africa.
    The Netherlands also contributes directly to this fund.

    But that’s not all. The Netherlands also gives (either directly or through the EU) to a variety of other EU funds and agencies that finance migration projects in Nigeria. And just as in the Netherlands, these EU funds and agencies are scattered over many different offices. There’s no single “EU ministry of migration”.

    To give you a taste of just how convoluted things can get: the AMIF falls under the EU’s home affairs “ministry”

    (DG HOME), the Development Cooperation Instrument (DCI) falls under the “ministry” for international cooperation and development (DG DEVCO), and the Instrument contributing to Stability and Peace (IcSP) falls under the European External Action Service (EEAS). The EU border agency, Frontex, is its own separate entity, and there’s also a “ministry” for humanitarian aid (DG ECHO).

    Still with me?

    Because this was just the Netherlands.

    Now let’s take a look at Giacomo’s country of origin, Italy, which is also home to one of Europe’s largest Nigerian communities (surpassed only by the UK).

    Italy’s ministry of foreign affairs funds the Italian Agency for Development Cooperation (AICS), which provides humanitarian aid in north-eastern Nigeria, where tens of thousands of people have been displaced by the Boko Haram insurgency. AICS also finances a wide range of projects aimed at raising awareness of the risks of illegal migration. It’s impossible to say how much of this money ends up in Nigeria, though, since the awareness campaigns target multiple countries at once.

    This data is all available online – though you’ll have to do some digging to find it. But when it comes to the funds managed by Italy’s ministry of the interior, things start to get a bit murkier. Despite the ministry having signed numerous agreements on migration with African countries in recent years, there’s little trace of the money online. Reference to a €92,000 donation for new computers for Nigeria’s law enforcement and immigration services was all we could find.

    Things get even more complicated when we look at Italy’s “Africa Fund”, which was launched in 2017 to foster cooperation with “priority countries along major migration routes”. The fund is jointly managed by the ministry of foreign affairs and the ministry of the interior.

    Part of the money goes to the EUTF for Africa, but the fund also contributes to United Nations (UN) organisations, such as the UN Refugee Agency (UNHCR) and the International Organization for Migration (IOM), as well as to the Italian ministry of defence and the ministry of economy and finance.

    Like most European governments, Italy also contributes to EU funds and agencies concerned with migration, such as Frontex, Europol, and the European Asylum Support Office (EASO).

    And then there are the contributions to UN agencies that deal with migration: UNHCR, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), IOM, the UN Development Programme (UNDP), and the UN Office on Drugs and Crime (UNODC), to name just a few.

    Now multiply all of this by the number of European countries currently active in Nigeria. Oh, and let’s not forget the World Bank,

    which has only recently waded into the waters of the migration industry.

    And then there are the European development banks. And the EU’s External Investment Plan, which was launched in 2016 with the ambitious goal of generating €44bn in private investments in developing countries, with a particular focus on migrants’ countries of origin. Not to mention the regional “migration dialogues”
    organised in west Africa under the Rabat Process and the Cotonou Agreement.

    This is the European migration spaghetti.
    How we managed to compile a list nonetheless

    By now, one thing should be clear: there are a staggering number of ministries, funds and departments involved in European migration spending. It’s no wonder that no one in Europe seems to have a clear overview of the situation. But we thought that maybe, just maybe, there was one party that might have the overview we seek: Nigeria. After all, the Nigerian government has to be involved in all the projects that take place there, right?

    We decided to ask around in Nigeria’s corridors of power. Was anyone keeping track of European migration funding? The Ministry of Finance? Or maybe the Ministry of the Interior, or the Ministry of Labour and Employment?

    Nope.

    We then tried asking Nigeria’s anti-trafficking agency (NAPTIP), the Nigeria Immigration Service (NIS), the Nigerians in Diaspora Commission, and the National Commission for Refugees, Migrants and Internally Displaced Persons (NCFRMI).

    No luck there, either. When it comes to migration, things are just as fragmented under the Nigerian government as they are in Europe.

    In the meantime, we contacted each of the European embassies in Nigeria.
    This proved to be the most fruitful approach and yielded the most complete lists of projects. The database of the International Aid Transparency Initiative (IATI)
    was particularly useful in fleshing out our overview.

    So does that mean our list is now complete? Probably not.

    More to the point: the whole undertaking is highly subjective, since there’s no official definition of what qualifies as a migration project and what doesn’t.

    For example, consider initiatives to create jobs for young people in Nigeria. Would those be development projects or trade projects? Or are they actually migration projects (the idea being that young people wouldn’t migrate if they could find work)?

    What about efforts to improve border control in northern Nigeria? Would they fall under counterterrorism? Security? Institutional development? Or is this actually a migration-related issue?

    Each country has its own way of categorising projects.

    There’s no single, unified standard within the EU.

    When choosing what to include in our own overview, we limited ourselves to projects that European countries themselves designated as being migration related.

    While it’s certainly not perfect, this overview allows us to draw at least some meaningful conclusions about three key issues: where the money is going, where it isn’t going, and what this means for Nigeria.
    1) Where is the money going?

    In Nigeria, we found

    If you’d like to work with the data yourself, feel free to download the full overview here.
    50 migration projects being funded by 11 different European countries, as well as 32 migration projects that rely on EU funding. Together, they amount to more than €770m in funding.

    Most of the money from Brussels is spent on improving Nigerian border control:
    more than €378m. For example, the European Investment Bank has launched a €250m initiative

    to provide all Nigerians with biometric identity cards.

    The funding provided by individual countries largely goes to projects aimed at creating employment opportunities

    in Nigeria: at least €92m.

    Significantly, only €300,000 is spent on creating more legal opportunities to migrate – less than 0.09% of all funding.

    We also found 47 “regional” projects that are not limited to Nigeria, but also include other countries.
    Together, they amount to more than €775m in funding.
    Regional migration spending is mainly focused on migrants who have become stranded in transit and is used to return them home and help them to reintegrate when they get there. Campaigns designed to raise awareness of the dangers of travelling to Europe also receive a relatively large proportion of funding in the region.

    2) Where isn’t the money going?

    When we look at the list of institutions – or “implementing agencies”, as they’re known in policy speak – that receive money from Europe, one thing immediately stands out: virtually none of them are Nigerian organisations.

    “The EU funds projects in Nigeria, but that money doesn’t go directly to Nigerian organisations,” says Charles Nwanelo, head of migration at the NCFRMI.

    See their website here.
    “Instead, it goes to international organisations, such as the IOM, which use the money to carry out projects here. This means we actually have no idea how much money the EU is spending in Nigeria.”

    We hear the same story again and again from Nigerian government officials: they never see a cent of European funding, as it’s controlled by EU and UN organisations. This is partially a response to corruption within Nigerian institutions – Europe feels it can keep closer tabs on its money by channelling it through international organisations. As a result, these organisations are growing rapidly in Nigeria. To get an idea of just how rapidly: the number of people working for the IOM in Nigeria has more than quadrupled over the past two years.

    Of course, this doesn’t mean that Nigerian organisations are going unfunded. Implementing agencies are free to pass funding along to Nigerian groups. For example, the IOM hires Nigerian NGOs to provide training for returning migrants and sponsors a project that provides training and new software to the Nigerian immigration service.

    Nevertheless, the system has inevitably led to the emergence of a parallel aid universe in which the Nigerian government plays only a supporting role. “The Nigerian parliament should demand to see an overview of all current and upcoming projects being carried out in their country every three months,” says Bob van Dillen, migration expert at development organisation Cordaid.

    But that would be “difficult”, according to one German official we spoke to, because “this isn’t a priority for the Nigerian government. This is at the top of Europe’s agenda, not Nigeria’s.”

    Most Nigerian migrants to Europe come from Edo state, where the governor has been doing his absolute best to compile an overview of all migration projects. He set up a task force that aims to coordinate migration activities in his state. The task force has been largely unsuccessful because the EU doesn’t provide it with any direct funding and doesn’t require member states to cooperate with it.

    3) What are the real-world consequences for Nigeria?

    We’ve established that the Nigerian government isn’t involved in allocating migration spending and that local officials are struggling to keep tabs on things. So who is coordinating all those billions in funding?

    Each month, the European donors and implementing agencies mentioned above meet at the EU delegation to discuss their migration projects. However, diplomats from multiple European countries have told us that no real coordination takes place at these meetings. No one checks to see whether projects conflict or overlap. Instead, the meetings are “more on the basis of letting each other know”, as one diplomat put it.

    One German official noted: “What we should do is look together at what works, what doesn’t, and which lessons we can learn from each other. Not to mention how to prevent people from shopping around from project to project.”

    Other diplomats consider this too utopian and feel that there are far too many players to make that level of coordination feasible. In practice, then, it seems that chaotic funding streams inevitably lead to one thing: more chaos.
    And we’ve only looked at one country ...

    That giant plate of spaghetti we just sifted through only represents a single serving – other countries have their own versions of Nigeria’s migration spaghetti. Alongside Nigeria, the EU has also designated Mali, Senegal, Ethiopia and Niger as “priority countries”. The EU’s largest migration fund, the EUTF, finances projects in 26 different African countries. And the sums of money involved are only going to increase.

    When we first started this project, our aim was to chart a path through the new European zeal for funding. We wanted to track the flow of migration money to find answers to some crucial questions: will this funding help Nigerians make better lives for themselves in their own country? Will it help reduce the trafficking of women? Will it provide more safe, legal ways for Nigerians to travel to Europe?

    Or will it primarily go towards maintaining the international aid industry? Does it encourage corruption? Does it make migrants even more vulnerable to exploitation along the way?

    But we’re still far from answering these questions. Recently, a new study by the UNDP

    called into question “the notion that migration can be prevented or significantly reduced through programmatic and policy responses”.

    Nevertheless, European programming and policy responses will only increase in scope in the coming years.

    But the more Europe spends on migration, the more tangled the spaghetti becomes and the harder it gets to check whether funds are being spent wisely. With the erosion of transparency comes the erosion of democratic oversight.

    So to anyone who can figure out how to untangle the spaghetti, we say: be our guest.

    https://thecorrespondent.com/154/europe-spends-billions-stopping-migration-good-luck-figuring-out-where-the-money-actually-goes/171168048128-fac42704
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Nigeria #EU #EU #Union_européenne #externalisation #frontières #contrôles_frontaliers #Frontex #Trust_fund #Pays-Bas #argent #transparence (manque de - ) #budget #remittances #AMIF #développement #aide_au_développement #European_Development_Fund (#EDF) #EUTF_for_Africa #European_Neighbourhood_Instrument (#ENI) #Development_Cooperation_Instrument (#DCI) #Italie #Banque_mondiale #External_Investment_Plan #processus_de_rabat #accords_de_Cotonou #biométrie #carte_d'identité_biométrique #travail #développement #aide_au_développement #coopération_au_développement #emploi #réintégration #campagnes #IOM #OIM

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749
    Et ajouté à la métaliste développement/migrations :
    https://seenthis.net/messages/733358

    ping @isskein @isskein @pascaline @_kg_

    • Résumé en français par Jasmine Caye (@forumasile) :

      Pour freiner la migration en provenance d’Afrique les dépenses européennes explosent

      Maite Vermeulen est une journaliste hollandaise, cofondatrice du site d’information The Correspondent et spécialisée dans les questions migratoires. Avec deux autres journalistes, l’italien Giacomo Zandonini (Italie) et le nigérian Ajibola Amzat, elle a tenté de comprendre les raisons derrières la flambée des dépenses européennes sensées freiner la migration en provenance du continent africain.

      Depuis le Nigéria, Maite Vermeulen s’est intéressée aux causes de la migration nigériane vers l’Europe et sur les milliards d’euros déversés dans les programmes humanitaires et sécuritaires dans ce pays. Selon elle, la politique sécuritaire européenne n’empêchera pas les personnes motivées de tenter leur chance pour rejoindre l’Europe. Elle constate que les fonds destinés à freiner la migration sont toujours attribués aux mêmes grandes organisations gouvernementales ou non-gouvernementales. Les financements européens échappent aussi aux évaluations d’impact permettant de mesurer les effets des aides sur le terrain.

      Le travail de recherche des journalistes a duré six mois et se poursuit. Il est financé par Money Trail un projet qui soutient des journalistes africains, asiatiques et européens pour enquêter en réseau sur les flux financiers illicites et la corruption en Afrique, en Asie et en Europe.

      Les Nigérians ne viennent pas en Europe pour obtenir l’asile

      L’équipe a d’abord tenté d’élucider cette énigme : pourquoi tant de nigérians choisissent de migrer vers l’Europe alors qu’ils n’obtiennent quasiment jamais l’asile. Le Nigéria est un pays de plus de 190 millions d’habitants et l’économie la plus riche d’Afrique. Sa population représente le plus grand groupe de migrants africains qui arrivent en Europe de manière irrégulière. Sur les 180 000 migrants qui ont atteint les côtes italiennes en 2016, 21% étaient nigérians. Le Nigéria figure aussi régulièrement parmi les cinq premiers pays d’origine des demandeurs d’asile de l’Union européenne. Près de 60% des requérants nigérians proviennent de l’Etat d’Edo dont la capitale est Bénin City. Pourtant leurs chance d’obtenir un statut de protection sont minimes. En effet, seuls 9% des demandeurs d’asile nigérians reçoivent l’asile dans l’UE. Les 91% restants sont renvoyés chez eux ou disparaissent dans la nature.

      Dans l’article Want to make sense of migration ? Ask the people who stayed behind, Maite Vermeulen explique que Bénin City a été construite grâce aux nigérians travaillant illégalement en Italie. Et les femmes sont peut-être bien à l’origine d’un immense trafic de prostituées. Elle nous explique ceci :

      “Pour comprendre le présent, il faut revenir aux années 80. À cette époque, des entreprises italiennes étaient établies dans l’État d’Edo. Certains hommes d’affaires italiens ont épousé des femmes de Benin City, qui sont retournées en Italie avec leur conjoint. Ils ont commencé à exercer des activités commerciales, à commercialiser des textiles, de la dentelle et du cuir, de l’or et des bijoux. Ces femmes ont été les premières à faire venir d’autres femmes de leur famille en Italie – souvent légalement, car l’agriculture italienne avait cruellement besoin de travailleurs pour cueillir des tomates et des raisins. Mais lorsque, à la fin des années 80, la chute des prix du pétrole a plongé l’économie nigériane à l’arrêt, beaucoup de ces femmes d’affaires ont fait faillite. Les femmes travaillant dans l’agriculture ont également connu une période difficile : leur emploi est allé à des ouvriers d’Europe de l’Est. Ainsi, de nombreuses femmes Edo en Italie n’avaient qu’une seule alternative : la prostitution. Ce dernier recours s’est avéré être lucratif. En peu de temps, les femmes ont gagné plus que jamais auparavant. Elles sont donc retournées à Benin City dans les années 1990 avec beaucoup de devises européennes – avec plus d’argent, en fait, que beaucoup de gens de leur ville n’en avaient jamais vu. Elles ont construit des appartements pour gagner des revenus locatifs. Ces femmes étaient appelées « talos », ou mammas italiennes. Tout le monde les admirait. Les jeunes femmes les considéraient comme des modèles et voulaient également aller en Europe. Certains chercheurs appellent ce phénomène la « théorie de la causalité cumulative » : chaque migrant qui réussit entraîne plus de personnes de sa communauté à vouloir migrer. A cette époque, presque personne à Benin City ne savait d’où venait exactement l’argent. Les talos ont commencé à prêter de l’argent aux filles de leur famille afin qu’elles puissent également se rendre en Italie. Ce n’est que lorsque ces femmes sont arrivées qu’on leur a dit comment elles devaient rembourser le prêt. Certaines ont accepté, d’autres ont été forcées. Toutes gagnaient de l’argent. Dans les premières années, le secret des mammas italiennes était gardé au sein de la famille. Mais de plus en plus de femmes ont payé leurs dettes – à cette époque, cela prenait environ un an ou deux – et elles ont ensuite décidé d’aller chercher de l’argent elles-mêmes. En tant que « Mamas », elles ont commencé à recruter d’autres femmes dans leur ville natale. Puis, lentement, l’argent a commencé à manquer à Benin City : un grand nombre de leurs femmes travaillaient dans l’industrie du sexe en Italie.”

      Aujourd’hui, l’Union européenne considère le Nigéria comme son plus important “partenaire migratoire”et depuis quelques années les euros s’y déversent à flots afin de financer des programmes des sécurisation des frontières, de création d’emploi, de lutte contre la traite d’être humains et des programmes de sensibilisation sur les dangers de la migration vers l’Europe.
      Le “cartel migratoire” ou comment peu d’organisation monopolisent les projets sur le terrain

      Dans un autre article intitulé A breakdown of Europe’s € 1.5 billion migration spending in Nigeria, les journalistes se demandent comment les fonds européens sont alloués au Nigéria. Encore une fois on parle ici des projets destinés à freiner la migration. En tout ce sont 770 millions d’euros investis dans ces “projets migration”. En plus, le Nigéria bénéficie d’autres fonds supplémentaires à travers les “projets régionaux” qui s’élèvent à 775 millions d’euros destinés principalement à coordonner et organiser les retours vers les pays d’origines. Mais contrairement aux engagements de l’Union européenne les fonds alloués aux projets en faveur de la migration légale sont très inférieurs aux promesses et représentent 0.09% des aides allouées au Nigéria.

      A qui profitent ces fonds ? Au “cartel migratoire” constitué du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), de l’Organisation internationale des migrations (OIM), de l’UNICEF, de l’Organisation internationale du travail (OIL), de l’Organisation internationale des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC). Ces organisations récoltent près de 60% des fonds alloués par l’Union européenne aux “projets migration” au Nigéria et dans la région. Les ONG et les consultants privés récupèrent 13% du total des fonds alloués, soit 89 millions d’euros, le double de ce qu’elles reçoivent en Europe.
      Les montants explosent, la transparence diminue

      Où va vraiment l’argent et comment mesurer les effets réels sur les populations ciblées. Quels sont les impacts de ces projets ? Depuis 2015, l’Europe a augmenté ses dépenses allouées à la migration qui s’élèvent désormais à plusieurs milliards.

      La plus grande partie de ces fonds est attribuée à l’Afrique. Dans l’article Europe spends billions stopping migration. Good luck figuring out where the money actually goes, Maite Vermeulen, Ajibola Amzat et Giacomo Zandonini expliquent que l’UE prévoit de doubler ces dépenses dans le budget 2021-2027 et quadrupler les dépenses sur le contrôle des frontières.

      Des mois de recherche n’ont pas permis de comprendre comment étaient alloués les fonds pour la migration. Les sites internet sont flous et de nombreux bureaucrates européens se disent incapables concilier les dépenses car la transparence fait défaut. Difficile de comprendre l’allocation précise des fonds de l’Union européenne et celle des fonds des Etats européens. Le tout ressemble, selon les chercheurs, à un immense plat de spaghettis. Ils se posent une question importante : si eux n’y arrivent pas après des mois de recherche comment les députés européens pourraient s’y retrouver ? D’autres chercheurs et fonctionnaires européens qualifient les dépenses de migration de l’UE d’opaques. La consultation de nombreux sites internet, documents officiels, rapports annuels et budgets, et les nombreuses demandes d’accès à l’information auprès de plusieurs pays européens actifs au Nigéria ainsi que les demandes d’explications adressées à la Commission européenne n’ont pas permis d’arriver à une vision globale et précise des budgets attribués à la politique migratoire européenne. Selon Tineke Strik, député vert au parlement européen, ce manque de clarté a des conséquences importantes sur le processus démocratique, car sans vision globale précise, il n’y a pas vraiment de surveillance possible sur les dépenses réelles ni sur l’impact réel des programmes sur le terrain.

      https://thecorrespondent.com/154/europe-spends-billions-stopping-migration-good-luck-figuring-out-where-the-money-actually-goes/102663569008-2e2c2159

  • Comment continuer d’enseigner le design ? – Graphisme & interactivité
    https://graphism.fr/comment-continuer-denseigner-le-design

    Aujourd’hui, j’ai arrêté beaucoup de projets d’#enseignement même si je continue de donner des workshops et des conférences dans des écoles. J’aimerais vous dire que c’est « par manque de temps tellement je suis un mec busy », mais en réalité c’est par manque d’intérêt pour les sujets sur lesquels on me propose d’enseigner. C’est aussi, je ne vous le cache pas, par rapport à des questionnements personnels et professionnels (comprenez des questionnements éthiques, sociaux, sur l’avenir des jeunes designers, du #design mais aussi au regard de l’évolution du monde et ce vers quoi il se dirige.) En effet, beaucoup d’écoles proposent encore des cursus en design du passé où l’on apprend uniquement l’utilisation des outils de graphisme sur ordinateur (apprentissage pourtant indispensable), où on ne parle pas de sciences humaines, (où l’on ne parle pas de sciences tout court) et où on parle parfois beaucoup plus de profit, de pub et de méthodologie thinking que de design social, d’intérêt général (pour l’humain et le non-humain), de design de l’anthropocène, d’environnement, etc. Je ne me reconnais pas dans tout ça. J’ai conscience que c’est un point de vue très personnel et j’ai pourtant la conviction qu’il y a tant à faire.

  • Aleksandr #Rodchenko, Lenin workers’ club in Paris (1925) | The Charnel-House

    https://thecharnelhouse.org/2014/05/29/aleksandr-rodchenko-lenin-workers-club-in-paris-1925

    For now, here are some photos and drawings of Rodchenko’s famous design along with some well-known passages written at the time of the exhibition. It appeared as part of the same show that saw the premier of architect Konstantin Mel’nikov’s outstanding Soviet Pavilion.

    Here’s Petr Kogan, an historian of art and literature, who wrote the catalogue introducing the club’s design:

    Our section [of the exposition] has no luxury furniture or precious fabrics. At the Grand Palace visitors won’t find furs or diamonds. But those who can feel the rising tide of the creative classes will be able to appreciate the studied simplicity and severe style of the workers’ club and rural reading room…We are convinced that our new constructors have had much to say to the world and that everything most vibrant in humanity will not delay us from knowing and seizing through art the true meaning of our struggle. With this conviction we resolutely enter the lists of the new artistic competition among nations.

    And here’s a passage by Rodchenko himself that’s often cited in connection with “comradely objects.” The Soviet avant-garde understood itself to be fashioning a new world.

    #design #art #aménagement_intérieur #communisme #urss #union_soviétique #architectur #modernisme #avant-garde_soviétique #camarades #travailleurs

  • Radical chic: #Avant-garde fashion design in the Soviet 1920s | The Charnel-House
    https://thecharnelhouse.org/2014/07/05/radical-chic-avant-garde-fashion-design-in-the-soviet-1920s

    Ref­er­ence was made in passing to of­fi­cial “mes­sages” about waist-to-hip ra­tios passed down from the 1930s, but it seemed just leap out of the blue. Not en­tirely sure what she’s talk­ing about.

    It would be in­ter­est­ing to know what she made of the really av­ant-garde fash­ion ex­per­i­ments of the 1920s, however, with Var­vara Stepan­ova’s col­or­ful tex­tile pat­terns, Li­ubov Pop­ova’s sportswear, Vladi­mir Tat­lin’s work out­fits, and Vera Mukh­ina’s gen­er­al ward­robe ad­vice.

    These designs were ex­pli­citly in­ten­ded for mass pro­duc­tion and con­sump­tion, cloth­ing the masses. It was part of the fu­sion of art with life, de­signed to make the world more beau­ti­ful. Pop­ova once re­por­ted:

    No artist­ic suc­cess has giv­en me such sat­is­fac­tion as the sight of a peas­ant or a work­er buy­ing a length of ma­ter­i­al de­signed by me.

    I’ve re­cently come across a num­ber of im­ages of av­ant-garde fash­ion design in the So­viet 1920s. Quite dif­fer­ent from the chic styles pre­ferred in bour­geois France at the time, out­side of per­haps the mod­ish cu­bism of Sophia Delaunay. So I’m post­ing them here. En­joy.

    #Mode #design #textile #avant-garde_soviétique #urss #union_soviétique