• “Les amendes policières sont l’arme fatale pour rendre les pauvres plus pauvres en France”
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/les-amendes-policieres-sont-l-arme-fatale-pour-rendre-les-pauvres-plus-pauv

    Ces amendes alimentent un cercle sans fin de pauvreté. Les jeunes de notre enquête vivent déjà dans des foyers en situation de précarité et cumulent des dizaines de contraventions. Les amendes, de 68 à 135 euros, sont majorées jusqu’à 450 euros, créant des milliers voire des dizaines de milliers d’euros de dettes. Une mère que nous avons reçue doit par exemple 56 000 euros pour ses trois fils mineurs. Ces situations financières empêchent les jeunes de se lancer dans un projet professionnel : comme l’argent est pris sur leurs comptes, ils sont empêchés de chercher un logement, une formation, un prêt ou un travail… L’amende est l’arme fatale pour rendre les pauvres plus pauvres, les faire tomber dans l’illégalité et la défiance envers leur propre pays qui les condamne à vivre isolés et en marge.

  • La France détruit chaque année 630 millions d’euros de médicaments qui finissent à la poubelle sans avoir été ouverts
    https://sciencepost.fr/la-france-detruit-chaque-annee-630-millions-d-euros-de-medicaments-qui-f

    Chaque année, la Sécurité sociale rembourse des médicaments qui ne seront jamais avalés. Prescrit, délivré, remboursé, puis jeté sans avoir été ouvert. Ce circuit absurde coûte, selon la Cour des comptes, entre 561 millions et 1,7 milliard d’euros par an à l’Assurance maladie. Le chiffre de 630 millions d’euros, issu des travaux croisés de l’IGAS et de la Cour des comptes, se situe dans la fourchette basse de cette estimation. même dans le scénario le plus optimiste, c’est le budget annuel de plusieurs hôpitaux régionaux qui part à l’incinérateur.

    À retenir

    Un sur deux ? C’est la proportion de médicaments remboursés qui ne seraient jamais consommés
    36 heures de durée de vie pour un anticancéreux à plusieurs milliers d’euros la dose
    Depuis 2022, la dispensation à l’unité existe… mais représente à peine 0,08% des ventes en pharmacie

    Sommaire

    8 503 tonnes de médicaments collectés en un an
    Un système structurellement conçu pour gaspiller
    À l’hôpital, un angle mort encore plus profond
    Les pistes existent, leur application est timide

    8 503 tonnes de médicaments collectés en un an

    En 2023, 8 503 tonnes de médicaments non utilisés ont été rapportées en pharmacie et collectées par Cyclamed, l’éco-organisme agréé par l’État. Pour situer l’échelle : c’est l’équivalent du poids de 850 camions semi-remorques chargés à bloc. Ce gaspillage a pesé 124 grammes de déchets médicamenteux par Français, « soit l’équivalent de deux boîtes de médicaments par personne ». Et ce chiffre est sous-estimé, car il ne comptabilise que les médicaments rapportés en officine, pas ceux directement jetés à la poubelle domestique, ni ceux gaspillés à l’hôpital.

    Ces médicaments ne sont plus redistribués depuis 2009, mais valorisés énergétiquement : ils sont incinérés dans des installations spécialisées pour produire électricité et chaleur. Une valorisation qui a quelque chose d’ironique : on brûle des traitements remboursés par la collectivité pour produire de l’énergie. Le don de médicaments non utilisés à des associations caritatives, lui, est interdit en France depuis 2008, même quand les boîtes n’ont jamais été ouvertes. La réglementation française interdit le don des médicaments non utilisés depuis cette date, en s’appuyant sur les recommandations de l’OMS et sur le rapport IGAS de 2005.
    Un système structurellement conçu pour gaspiller

    La Cour des comptes s’attaque à un angle mort de la politique du médicament : le gaspillage de produits prescrits, délivrés, remboursés mais non utilisés. La mécanique est simple et perverse à la fois. Dans de nombreux cas, les médecins prescrivent des boîtes entières alors que le traitement ne nécessite que quelques comprimés. Résultat : les patients se retrouvent avec des restes inutilisés. Ajoutez à cela le tiers payant, qui rend le coût réel du médicament invisible pour le patient, et vous obtenez un système où personne n’a de raison immédiate de rationner.

    Le rapport de la Cour des comptes fustige un « conditionnement inadapté au strict besoin du patient ». On parle ici de comprimés qui restent dans les boîtes ou de bouteilles de sirop non terminées, malgré la fin d’un traitement dont le patient a respecté la posologie prescrite. Un flacon de 90 gélules pour un traitement de dix jours, voilà l’absurdité concrète. L’IGAS estime que près d’un médicament remboursé sur deux n’est pas consommé. Un sur deux. Le chiffre date du rapport de 2005, mais rien dans les grandes tendances de consommation ne laisse penser qu’il s’est radicalement amélioré.

    La culture du « stock au cas où » aggrave encore la situation. En France, la consommation de médicaments est élevée avec en moyenne 41 boîtes par an et par assuré. Cette tendance est portée par les innovations thérapeutiques mais aussi par des achats réalisés par habitude ou par précaution. Ce sont souvent ces médicaments gardés au cas où qui finissent oubliés ou périmés. La consommation médicamenteuse en France reste l’une des plus élevées d’Europe.
    À l’hôpital, un angle mort encore plus profond

    Du côté de l’hôpital, il est difficile d’évaluer combien de médicaments ne sont pas utilisés. La Cour recommande donc aux établissements de santé de se doter d’armoires à pharmacie informatisées « permettant un suivi précis et régulier ». Le problème est d’autant plus grave que ce sont souvent les traitements les plus coûteux qui partent à la poubelle dans les services hospitaliers. À ce jour, seuls 61 % des établissements interrogés par la Cour affirment disposer d’indicateurs sur la quantité de médicaments périmés ou altérés dans leur stock.

    La Cour cite un cas particulièrement frappant : le daratumumab, un anticancéreux qui a représenté une dépense de « près d’un milliard d’euros pour l’Assurance maladie en 2023 », dont le délai de péremption « pourrait être réévalué à 28 jours au lieu de 36 heures actuellement ». Trente-six heures de durée de vie pour un médicament à plusieurs milliers d’euros la dose : la marge de gaspillage est vertigineuse, et elle est en partie inscrite dans les spécifications industrielles du produit lui-même.
    Les pistes existent, leur application est timide

    Pour limiter ce gaspillage, la Cour des comptes propose notamment de changer le conditionnement des médicaments ou d’augmenter le délai de péremption. Les molécules sont parfois toujours actives, des années plus tard. La dispensation à l’unité, délivrer exactement le nombre de comprimés nécessaires au traitement — est régulièrement remise sur la table. Elle est autorisée depuis 2022 pour la vente d’antibiotiques, pour lutter contre le gaspillage et l’antibiorésistance. Mais les quantités délivrées ainsi à l’unité n’ont représenté, en 2024, que 0,08 % des dépenses de médicaments délivrés en ville. Quasi nul.

    Les pouvoirs publics ont mis au point, « récemment », des « moyens pour favoriser les conditionnements les plus adaptés possibles ». Dans les faits, ces moyens « sont peu utilisés », déplore la Cour des comptes. Le potentiel d’économies estimé par la Cour oscillerait entre 224 et 867 millions d’euros par an, de quoi financer des milliers de postes de soignants, à une époque où les déserts médicaux s’étendent.

    Ce qui rend ce dossier particulièrement difficile à résoudre, c’est qu’il implique simultanément les industriels (qui fixent les tailles de conditionnement), les médecins (qui prescrivent parfois au-delà du strict nécessaire), les pharmaciens (dont la rémunération reste en partie indexée au nombre de boîtes vendues) et les patients eux-mêmes. Les signalements de ruptures de stocks ou de tensions d’approvisionnement sur les médicaments en France ont doublé entre 2021 et 2023, jusqu’à atteindre environ 5 000. On détruit donc d’un côté des médicaments parfaitement utilisables, pendant que de l’autre, des patients se heurtent à des étagères vides en pharmacie. Ce paradoxe, en lui-même, dit beaucoup sur l’état de notre politique du médicament.

  • Le Mouvement national des chômeurs et précaires sollicite un échange avec la CARSAT | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/mncp/blog/270526/le-mouvement-national-des-chomeurs-et-precaires-sollicite-un-echange

    Dans nos associations, partout sur le territoire, nous accompagnons régulièrement des personnes confrontées à des ruptures de droits, des retards de traitement, des informations contradictoires ou encore des demandes de remboursement parfois très importantes de la part de #France_Travail. Face aux nombreux dysfonctionnements, nous demandons à rencontrer la présidente de la #CNAV, Patricia Bocciarelli.

    Création d’une commission d’enquête sur l’augmentation de la pauvreté chez les seniors
    https://www.petitsfreresdespauvres.fr/sinformer/actualites/creation-commission-enquete-pauvrete-seniors

    Il y a un an à Marseille
    https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/3979090/a-la-carsat-solidarite-avec-patrice-immole-par-le-feu.html

    Marseille : à la Carsat, solidarité avec Patrice, qui s’est immolé par le feu pour sa retraite

    #pauvreté #chômage #surnuméraire #retraite #mncp

  • L’incertaine #viabilité_économique de l’#IA générative

    Alors que les #investissements gigantesques dans le secteur se poursuivent, les conditions de la #rentabilité deviennent de plus en plus difficiles. Le #modèle_économique du secteur change, sans s’assurer une porte de sortie satisfaisante.

    L’économieL’économie de l’intelligence artificielle (IA) générative entre dans le dur. Ces dernières semaines, plusieurs informations sont venues confirmer que la question des modèles économiques liés à cette technologie se posait avec une acuité particulière. Le 24 mars, #OpenAI, l’inventeur de #ChatGPT et une des locomotives de l’IA, annonçait l’abandon de deux projets annoncés précédemment avec tambours et trompettes.

    Non seulement son idée de #chatbot (#robot_conversationnel) érotique a été « mis[e] en pause indéfiniment », mais, bien plus important, la plateforme de création de vidéos #Sora a également été fermée deux mois après son lancement en grande pompe.

    Pourtant, lors de son lancement en décembre 2025, Sora était présentée comme le produit phare d’OpenAI. Son argument marketing principal était qu’il bénéficiait du catalogue de personnages de Disney. La firme de divertissement avait, en outre, annoncé vouloir investir 1 milliard de dollars dans ChatGPT. Sora, alors, était vue comme une sorte de seconde ChatGPT, renforçant l’usage quotidien de l’IA et sa diffusion dans l’industrie culturelle.

    Seulement, l’affaire avait vite tourné au vinaigre pour #OpenAI. La création de #vidéos par IA est en effet extrêmement coûteuse, mais elle n’a quasiment rien rapporté à l’entreprise. Et le problème, c’est que plus les utilisateurs sont nombreux, plus le coût augmente. Sans relever les recettes en parallèle. Selon le Wall Street Journal, Sora coûtait en moyenne 1 million de dollars par jour et n’a rapporté, depuis son lancement, qu’un peu plus de 2 millions de dollars.

    Un #tonneau_des_Danaïdes qui pourrait, en soi, ne pas poser de problème. C’est en effet la stratégie classique des start-up technologiques : elles imposent un usage par la #quasi-gratuité, enregistrent alors de fortes #pertes, puis une fois cet usage devenu un besoin incontournable, elles ont capté leur clientèle, fixent leurs prix et réalisent des profits records. Un exemple récent de ce système a été celui de la plateforme musicale #Spotify.

    Le modèle économique de l’IA : plus les chemins de fer qu’Internet

    Mais, cette fois, OpenAI n’a pas voulu, dans le cas de Sora, développer cette stratégie. Au contraire, la start-up a proclamé qu’elle allait utiliser les fonds économisés par la fermeture de Sora sur des produits « agentiques », ces applications d’intelligence artificielle capables d’agir de façon autonome pour exécuter des tâches à la place des humains. Des applications visant une clientèle d’entreprises désireuses d’améliorer leur productivité. Autrement dit, des produits potentiellement rentables pour OpenAI, qui pourra récupérer une partie de ces gains de productivité supplémentaires réalisés.

    La décision d’OpenAI traduit un tournant pour l’ensemble de l’industrie naissante de l’IA. Le modèle « Internet » de start-up qui a prévalu jusqu’ici avec ChatGPT a déjà atteint ses limites. Pour une raison simple : l’IA s’appuie bien davantage sur des #infrastructures_physiques dont le coût est élevé. Dès lors, cette technologie est continuellement confrontée à une contradiction entre ce que Karl Marx appelle le « processus de production » et le « processus de valorisation ».

    Sur le papier, l’IA générative peut faire bien des choses, notamment produire à l’infini des vidéos plutôt tartes avec des personnages de Disney pour le plus grand enthousiasme des yeux contemporains. Son processus de production semble sans limites. Mais les conditions de cette production sont très coûteuses. L’IA mobilisée par OpenAI repose sur un grand modèle de langage (large language model, LLM), qui s’appuie sur des puissances de calculs de puces dernière génération extrêmement élevées mises en réseau dans de gigantesques #centres_de_données (#data_centers).

    Tout est cher dans ce schéma : les #puces, la construction des centres de données, leur maintenance dans des conditions optimales, le traitement des données… L’absence théorique de limites de l’IA vient se fracasser sur sa capacité à être rentable. Et la décision d’OpenAI concernant Sora nous dit que certaines applications ne peuvent pas être rentables, même à long terme.

    Le pari à la Spotify ne peut pas fonctionner ici : il nécessiterait la mobilisation beaucoup trop élevée de #moyens_financiers avec des perspectives de #retour_sur_investissement beaucoup trop faibles. Une étude de la banque HSBC indiquait, avant le lancement de Sora fin décembre, que si OpenAI réalisait en 2030 200 milliards de dollars de chiffre d’affaires (il en a réalisé 13,1 milliards en 2025), il lui faudrait lever, en parallèle, 207 milliards de dollars pour rester financièrement viable. C’est plus que le PIB actuel du Maroc prévu par le Fonds monétaire international (FMI) pour 2026.

    Voilà la clé pour comprendre l’économie de l’IA : le #changement_d’échelle (#scaling) de la production d’IA sur lequel elle repose s’accompagne d’un changement d’échelle de ses coûts. Et la difficulté est, dès lors, non pas seulement le financement de l’amorçage et du décollage de la technologie, mais celui de son fonctionnement quotidien. C’est cela que nous dit l’affaire Sora : on ne peut pas espérer « sauter par-dessus » l’enfance de l’industrie pour se retrouver dans le monde enchanté d’une activité rentable. L’IA n’est ni le smartphone ni Internet.

    Ce nouveau secteur ressemblerait plutôt davantage au chemin de fer : une technologie fortement capitalistique aux #coûts_fixes si importants que sa rentabilité a toujours été problématique et que l’État a presque toujours dû être mobilisé pour assurer son existence.

    Au reste, le montant des investissements consentis pour le développement des infrastructures de l’IA, principalement les centres de données remplis de puces en réseau, sont si vertigineux qu’ils égalent sans doute ce qui avait été la fièvre de la construction des chemins de fer en Europe occidentale et en Amérique du Nord, dans les années 1840 et 1860.

    Car, alors qu’OpenAI stoppait Sora en catastrophe, les milliards de dollars continuaient à irriguer le secteur. L’entreprise de Sam Altman a levé le 31 mars 122 milliards de dollars, un record historique pour une levée de fonds privée. Et début février, les quatre géants de la technologie (#Amazon, #Meta, #Alphabet et #Microsoft) prévoyaient ensemble de dépenser 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026, soit 60 % de plus qu’en 2025.

    Les chiffres sont vertigineux. Selon le Financial Times, l’ensemble de la valeur des installations liées à l’IA en 2030 pourrait atteindre le chiffre astronomique de 9 000 milliards de dollars. Et une puissance cumulée pour les centres de données de 125 gigawatts, soit plus de trois fois l’usage de l’#électricité d’un pays comme le Royaume-Uni aux heures de pointe.

    Fuite en avant

    Ces investissements massifs ne sont pas le fruit du hasard. L’enjeu pour les acteurs du système est d’atteindre le plus rapidement la taille critique pour imposer leurs produits sur le marché, mettre en place un système oligopolistique ou monopolistique et, finalement, pouvoir imposer ses prix et espérer un retour sur leurs investissements.

    Dans ce jeu de vitesse, les acteurs ne sont cependant pas tous égaux. OpenAI est en bout de chaîne. Il développe les produits d’IA, mais ne contrôle pas les centres de données. Sa position est, par ailleurs, plus soumise à la concurrence dans la mesure où les LLM sont moins coûteux à développer que la construction de centres de données. ChatGPT est donc soumis à une dangereuse concurrence, notamment celle de #Claude, le modèle de l’entreprise Anthropic.

    Comme souvent, les « opérateurs » de la technologie sont plus fragiles que les fournisseurs d’infrastructure, parce qu’ils accumulent les coûts en fin de chaîne mais qu’ils sont aussi soumis aux effets de revenus des consommateurs finaux. Les compagnies ferroviaires souffrent davantage que les fournisseurs d’acier prospèrent.

    Mais la particularité de l’IA complique l’équation. À l’importance des coûts s’ajoute la question très sensible de la #durée_de_vie des centres de données et des puces qui les peuplent. On ignore beaucoup de choses sur ce point. L’industrie fonde ses calculs sur une durée de vie de six ans. Microsoft évoque un temps compris entre deux et six ans.

    Certaines sources évoquent la possibilité que les puces soient entièrement épuisées au bout de trois ans. Et Bloomberg estime que les centres de données, des bâtiments très fragiles et sensibles, pourraient devenir obsolètes au bout de cinq ans.

    En estimant que les 9 000 milliards de dollars soient suffisants pour les besoins de l’IA d’ici à 2030, il faudrait donc renouveler cet investissement colossal au moins tous les cinq ans.

    La réponse des Big Tech est alors celle de la #fuite_en_avant. Il faut construire beaucoup et vite pour pouvoir atteindre une taille critique, devenir incontournable pour le marché et imposer une logique oligopolistique capable d’imposer des prix suffisants pour absorber de tels coûts gigantesques. De Spotify, le modèle devient Andrew Carnegie, bâtisseur d’un véritable monopole de l’acier aux États-Unis à la fin du XIXe siècle.

    Une course de vitesse qui a donné aux grands acteurs de l’IA leur nouveau nom : les #hyperscalers, autrement dit ceux qui sont capables de démultiplier l’échelle de l’IA. Car l’#échelle devient un élément central pour la rentabilité.

    Ces acteurs défendent des stratégies proches, mais qui, néanmoins, se distinguent. Meta tente de développer un modèle « interne » concentrant ses investissements sur son propre usage ; Amazon se concentre sur les infrastructures d’amont qu’ils louent à d’autres ; Google et Microsoft rajoutent à cette dernière activité le développement de produits finaux en vue de contrôler tout l’écosystème.

    Circularité de la #dette

    Dans cette course, les Big Tech dispose d’un atout de poids : une trésorerie abondante reposant, dans l’#économie_numérique actuelle, sur des quasi-rentes. On pourrait, d’ailleurs, résumer leurs stratégies par le maintien de cette rente. Mais ces liquidités qui, voici encore quelques années, semblaient gigantesques, ne suffisent plus. L’impensable se produit : les #Big_Tech doivent désormais avoir recours à la dette.

    La banque états-unienne Morgan Stanley estime que les hyperscalers vont emprunter 400 milliards de dollars cette année, après 165 milliards en 2025. En tout, les besoins de financement externe sont estimés à 1 500 milliards de dollars. C’est un changement majeur de modèle économique pour ces entreprises. Et pour préserver leur capacité d’endettement, elles sont même obligées de contourner les obstacles et de prendre de nouveaux risques.

    D’abord, elles mettent en place une « économie circulaire » de la dette. Les acteurs de l’IA ayant tous un intérêt commun, celui d’imposer l’usage de cette technologie au point de la rendre rentable, ils coordonnent leurs efforts par des accords parfois étonnants où ils se prêtent des fonds ou se garantissent des prêts. Désormais, le monde de l’IA est devenu une gigantesque toile d’araignée d’engagements mutuels où chacun dépend financièrement des autres.

    #Risques_financiers

    Une autre façon d’assurer ces moyens, c’est de recourir à des sociétés ad hoc (#special_purpose_vehicle, ou #SPV) pour financer la construction des centres de données ou l’acquisition de puces. Ces entités, souvent montées avec le financement d’investisseurs externes ou de banques, deviennent propriétaires des actifs en question et peuvent émettre des obligations en s’appuyant sur la note de la Big Tech qui pilote l’opération.

    En retour, la Big Tech paie un loyer pour avoir le droit d’utiliser ces actifs. Sa situation financière est laissée intacte par l’opération et les centres de données ou les puces sont mis à sa disposition. Mais, évidemment, la construction n’est pas sans risques. Si le centre de données ou les puces deviennent obsolètes plus rapidement que prévu, il n’est pas dit que le remboursement de la dette soit possible.

    En octobre, la banque centrale britannique s’est inquiétée de l’ampleur de la dette mobilisée pour financer les centres de données. « Si le montant de la dette liée à l’IA et aux infrastructures énergétiques associées se matérialise, les risques sur la stabilité financière pourraient augmenter », souligne l’institution. Car, de plus en plus, les banques et les sociétés de finance privée ont une exposition massive à ce secteur.

    Résumons : la future rentabilité des activités liées à l’IA devra assurer le financement des coûts de fonctionnement gigantesques de cette technologie, mais aussi l’#obsolescence rapide de ces infrastructures et les coûts financiers liés à la dette contractée pour le déploiement de l’IA. Le tout en assurant un rendement « net » permettant la rentabilité des opérations en cours. En bref : le coût du capital de l’IA est astronomique.

    Comment cette technologie pourra-t-elle dégager de telles marges ? La réponse des Big Tech et d’OpenAI, c’est que les utilisateurs finaux paieront. Un pari risqué, que Mediapart explore dans le second volet de cette série.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/040426/l-incertaine-viabilite-economique-de-l-ia-generative
    #économie #perte #gain #coût #profits #profit #AI #IA #intelligence_artificielle

    • Pluralistic: The AI bubble isn’t like the internet #bubble (26 May 2026)

      One of the surprise breakout software products of the early web was Lotus Notes, a kind of primitive precursor to all-in-one office productivity suites like GDocs, Office365, etc. It was so important that its creator, Ray Ozzie, was promoted to Microsoft’s Chief Software Architect, succeeding Bill Gates himself:

      https://knowledge.wharton.upenn.edu/podcast/knowledge-at-wharton-podcast/the-man-who-would-change-microsoft-ray-ozzies-vision-for-co

      People who remember Notes tend to deride it for its clunky user interface and demi-functional administrative tools. But what made Notes so central to Microsoft wasn’t its polish – it was the fact that Notes represented a brokered peace between IT managers, who wanted mainframe-like control over everything their users could do with business equipment, and the users themselves – workers who kept smuggling internet-based tools into the enterprise network on the very sensible grounds that they had a job to do, and these were the best tools to do it.

      The arrival of internet-based tools – especially ones that ran in browsers – represented a major challenge to IT departments, who had been long accustomed to dictating terms to their users. If the IT manager and the compliance department decided that the best way to manage disclosure and leak risks was to block all email attachments for outside users, then that was that: no one could send those attachments.

      But after the internet arrived on the corporate desktop, employees who needed to get documents to supply chain partners and customers could treat these IT policies as damage and route around them. Just fire up your Hotmail or Yahoo mail window, or hop on MSN Messenger or ICQ or AIM, or drop the file on an anonymous FTP server and send the link to your counterparty. Job done!

      IT managers hated this, and to be fair to them, they weren’t (always) wrong. These outside tools came from a variety of untrustworthy sources, including malicious sites that pushed virus-infected versions to their users. Also, by evading firewall rules with these tools, users made it impossible to achieve the compliance goals that IT had been charged with enforcing, and it was IT’s asses on the line if the company got in trouble as a result.

      Foundationally, IT was being asked to do two irreconcilable things: they were supposed to be enabling workers to get their jobs done, and they were supposed to be stopping those workers from doing things that could harm the business. This can’t be done, because the only way to eliminate the possibility that a worker will take an action that harms the business is to gag that worker and lock them in a dungeon. Workers need flexibility and freedom to achieve business goals, and that flexibility and freedom means that those workers might (deliberately or accidentally) thwart the business’s goals.

      What’s more, workers will always run into situations that were not anticipated by policy, and if they are denied any agency or initiative, they will fail to get their jobs done. In work, the exception is the rule, hence the importance of “process knowledge” (all the implicit knowledge shared among workers across the firm and its suppliers and customers, which cannot be captured or recorded):

      https://pluralistic.net/2025/09/08/process-knowledge/#dance-monkey-dance

      Indeed, there’s a form of labor action called a “work to rule,” in which workers only do the things dictated by their rulebooks, without taking any of the routine additional measures dictated by process knowledge. Merely by following every rule to the letter, workers can grind a shop to a halt:

      https://en.wikipedia.org/wiki/Work-to-rule

      Since the dawn of personal computers, workers and IT departments have come into conflict, as workers literally smuggled technology into the business that could do things the IT department had (often arbitrarily and capriciously) prohibited. When Visicalc emerged as the killer app for the Apple ][+, workers snuck these computers into work and used them to sort spreadsheets in ways that IT had declined to permit. They didn’t do this to cheat or steal from the company – the whole point was to do a better job.

      So it was with the early web: workers discovered a myriad of new capabilities in the free-to-use world of web-based tools and realized how these tools would make them much more effective at their jobs. The fact that IT wouldn’t let them do these things was just more evidence that IT – and the managers who set IT’s agenda – didn’t understand the business as well as workers.

      It didn’t help that IT managers’ first line of defense was the high-tech version of abstinence-only education: “You only think you need your work computers to do this, but really, you don’t, so stop trying”:

      https://www.theguardian.com/technology/2009/jun/16/computer-security-abstinence

      Abstinence-only education never works, but where “you only think you need this” failed, Lotus Notes succeeded. Lotus Notes provided a whole suite of tools that largely (if imperfectly) replaced the universe of free tools that workers were using to evade their IT departments’ edicts, so they could get their jobs done. At the same time, Lotus Notes provided a set of management tools that let IT fine-tune how these tools worked, giving them (some) of the controls they needed to achieve their compliance goals.

      Like all brokered peace settlements, Lotus Notes left both sides feeling like they’d made a compromise they could live with, giving up some of their goals, but keeping the things that really mattered to them.

      It’s impossible to overstate how important Lotus Notes and similar products were, because workers demanded the right to use the web on their work computers, and they made those demands so forcefully that managers had to completely re-do their IT policies, lest those workers treat them as damage and route around them. Back then, the tech press was full of stories about these conflicts, as workers insisted that the new technology that was sweeping the nation was so foundational and transformative that they had to be allowed to use it.

      What we never saw back then were stories about how managers had to monitor workers to ensure that they were using the web as much as possible. No one had to force workers to find ways to integrate the web into their workflows.

      In other words, the story of the web at work was the opposite of the story of AI at work. Today, you can’t turn around without reading a story about bosses who are threatening to fire workers if they don’t increase their AI usage:

      https://www.businessinsider.com/boss-track-ai-use-career-2025-8

      Virtually every major company now has a program to force workers into using AI:

      https://www.cnbc.com/2026/05/05/ai-use-work-employee-monitoring-tech-surveillance.html

      It’s conceivable that over the past quarter-century, bosses have become technophiles while workers have fallen prey to superstitious technophobia, but it hardly seems likely. Historically, workers have always been enthusiastic about tools that let them do a better job – indeed, it’s a truism that labor-led automation produces improvements in quality, while capital-driven automation increases throughput (often at the expense of quality).

      Workers aren’t the only typical early adopters who find AI lacking. As a group, teenagers and young adults hate AI:

      https://www.nytimes.com/2026/04/09/style/gen-z-ai-gallup-study.html

      That’s not what it was like during the early web days. Back then, young people entering the workforce were passionate devotees of the web, to the point where the business press routinely ran articles asking how today’s workplaces were going to adapt to the demands of these webbed-up workers.

      https://www.nber.org/digest/apr03/internet-changes-labor-market

      AI boosters insist that the deficits we see in AI – its lack of profitability, its primitive and error-riddled outputs – are no different from the shakedown problems of the early web (and we know how the web turned out!). But this is a profoundly flawed comparison: the early web and AI are very different from one another.

      For one thing, the early web may have lost money, but it had great unit economics. Every new web user brought the web closer to profitability, as did every new use of the web, and every new generation of web technology. By contrast, AI has – in the memorable phrasing of Ed Zitron – “dogshit unit economics.” Every new AI user makes AI less profitable, as does every new use for AI, and each generation of AI loses more money than the last. AI is the money-losingest endeavor in human history:

      https://pluralistic.net/2025/09/27/econopocalypse/#subprime-intelligence

      In other words, the early web was a technology that grew more profitable every day, which workers and young people had to force on their bosses – and AI is a technology that grows less profitable every day, and bosses have to force it on workers and young people.

      Now, it’s true that some workers don’t have to be forced to use AI. Workers who enjoy a high degree of autonomy (that is to say, workers who are positioned to ignore workplace coercion) can adopt AI in ways that they feel suited to, just as those early web users and Visicalc smugglers did. They can fulfill the maxim that labor-driven automation improves quality, while resisting capital’s insistence that automation be used to increase throughput at quality’s expense.

      They can act as centaurs (workers assisted by technology), not as reverse-centaurs (workers who are recruited to serve as peripherals for machines). As with all technology questions, what the technology does is nowhere near as important as who the tech does it for and who the tech does it to:

      https://pluralistic.net/2025/09/11/vulgar-thatcherism/#there-is-an-alternative

      And there’s another group of workers who adopt AI voluntarily: workers who see that AI can do a lot of work that they view as dull and unimportant for them. These workers might be right – there are plenty of bullshit jobs out there:

      https://memex.craphound.com/2018/06/20/david-graebers-bullshit-jobs-why-does-the-economy-sustain-jobs-that

      But it’s also possible that they’re wrong, and they’re substituting AI for something that really should be done by a person.

      But on the plus side, at least no one has to force them to adopt AI.

      https://pluralistic.net/2026/05/26/the-ai-will-continue
      #bulle
      via @freakonometrics et ici aussi:
      https://seenthis.net/messages/1174219

  • Economie : que peut la gauche ? - Nicolas Da Silva

    Entretien réalisé avec Nicolas Da Silva le 30 mars 2026.

    #Nicolas_Da_Silva est #économiste, spécialiste d’#économie de la #santé et de la #sécurité_sociale.

    Questions et interview : Marie Mouline
    Captation visuelle et montage : Margot Lopez
    Captation sonore et mix son : César Minel

    00:00 : Intro
    00:38 : Qu’est-ce que signifie l’entrée dans une #économie_de_guerre ?
    1:58 : Guns or butter : le faux arbitrage entre #dépenses #militaires et #sociales
    7:12 : Quels sont les grands courants critiques a l’économie #néolibérale ?
    8:58 : Approches dominantes (néolibérale, #Piketty ou #Zucmann) face aux approches #marxistes
    26:24 : Comment debunker le discours du trou de la #Sécu ?
    28:24 : Le mythe du « #trou_de_la_Sécu » : un agenda pour la liquider
    48:44 : Est-ce que le problème principal n’est pas la #financiarisation de la #dette ?
    49:58 : Les gros #capitalistes adorent acheter de la dette française
    1:00:00 : Personne ne voudra acheter de la dette si la #gauche arrive au pouvoir..?
    1:00:23 : L’#Etat comme organisateur de l’économie
    1:12:15 : Sortir de l’#euro ?
    1:12:49 : Casser les structures, ça dépend de notre appétit
    1:17:44 : L’Etat peut-il être #progressiste ?
    1:19:12 : Histoire de la sécu
    1:31:30 : Influences du contrôle populaire
    1:43:41 : Vers une sécu généralisée ?
    1:45:01 : #Démocratie et double #pouvoir

    https://www.youtube.com/watch?v=U0i9akCeUXE

  • Olimpiadi Milano-Cortina, finita la festa restano i debiti e i cantieri
    https://lavialibera.it/it-schede-2663-olimpiadi_milano_cortina_dopo_giochi_debiti_cantieri_foto

    Sono passati due mesi dalla cerimonia di chiusura delle Olimpiadi invernali di Milano-Cortina. Per le società organizzatrici e il governo è stata "una straordinaria occasione di dimostrare al mondo di cosa è capace l’Italia quando lavora di squadra, con serietà, concretezza e visione", come ha ricordato qualche giorno fa il vicepremier e ministro dei trasporti Matteo Salvini rispondendo a un’interrogazione parlamentare. Una volta spenti i riflettori e consegnate le ultime medaglie, però, sui territori interessati dai Giochi del tricolore è rimasto solo il rosso dei debiti e la desolazione delle opere più costose e dibattute. Li abbiamo visitati: a Cortina la pista da bob è abbandonata e la cabinovia Apollonio-Socrepes è ancora un cantiere. A Livigno, i cumuli di neve (…)

    #ECOLOGIA_●_MOVIMENTI

    • L’allarme buco olim­pico: 100 milioni per il Comune

      È la quota accan­to­nata nel bilan­cio a garan­zia Conte: «Sapremo a fine anno se e quanto ser­virà»

      Per ora si tratta di un rischio «teo­rico». Il Comune ha accan­to­nato 100 milioni di euro come garan­zia, per coprire «un even­tuale disa­vanzo della Fon­da­zione Milano Cor­tina 2026». Alla levata di scudi del Pd Ales­san­dro Giungi e del con­si­gliere FdI Enrico Mar­cora l’asses­sore alle Risorse finan­zia­rie Emma­nuel Conte ieri in Com­mis­sione ha rispo­sto che al momento «si tratta di risorse bloc­cate e non ancora uti­liz­zate. Vedremo i cal­coli effet­tivi al momento della liqui­da­zione della Fon­da­zione, verso fine anno. Sapremo se e quanto ci sarà biso­gno di con­tri­buire». L’asses­sore ha pre­sen­tato la varia­zione di Bilan­cio 2025, tra i punti illu­strati ci sono i 13,75 milioni - che si aggiun­gono ai cento in bilico - per coprire gli impe­gni assunti con la can­di­da­tura per l’orga­niz­za­zione delle Para­lim­piadi. «Abbiamo appro­vato all’una­ni­mità nel 2022 il con­tri­buto, viene asse­gnato al com­mis­sa­rio Fia­sol che ren­di­con­terà le spese nel det­ta­glio al governo» rife­ri­sce l’asses­sore allo Sport Mar­tina Riva. Un’altra voce sono i 21 milioni che il Comune ha effet­ti­va­mente incas­sato dal governo, in base al Dl Sport, per la coper­tura degli extra­co­sti dovuti a Even­tim per la rea­liz­za­zione dell’Arena San­ta­giu­lia (oggi Uni­pol Dome). Sul tema si ri-accen­derà lo scon­tro oggi in una Com­mis­sione ad hoc. La scorsa set­ti­mana la Corte dei Conti ha aperto un’istrut­to­ria su un’ipo­tesi di danno era­riale. Il pri­vato aveva chie­sto 134 milioni, il governo ne ha auto­riz­zati 21 e un’altra tren­tina sarà ver­sata sotto forma di acqui­sto di ser­vizi per i pros­simi anni. Comune e Regione hanno lan­ciato un bando per affi­dare a un ente terzo la veri­fica dei conti quindi «solo una volta appu­rata la con­gruità degli extra­co­sti i 21 milioni saranno ver­sati al pri­vato» ha rife­rito Conte. L’espo­nente di FdI Mar­cora ha pro­te­stato: «Era­vamo sem­pre rima­sti sulla linea che il Comune non dovesse con­tri­buire ai Gio­chi. E mi sem­bra una fol­lia che il pub­blico debba pagare per ritardi o costi extra di un pri­vato. Andare a fare Gio­chi in strut­ture miste è stato un errore, andiamo a pagare costi che in que­sto caso magari sono frutto di disfun­zioni e ritardi del pri­vato». Anche Giungi si è ani­mato sull’«ipo­tesi di dover ero­gare 100 milioni dei mila­nesi, non vor­rei che ci fos­sero den­tro anche extra­co­sti dei costrut­tori. Teniamo bloc­cati in totale 113 milioni che potreb­bero essere usati ad esem­pio per rea­liz­zare un’altra piscina grande come l’Arge­lati». E quando l’asses­sore Conte lo ha richia­mato, con un’espres­sione napo­le­tana, a «non fare ammuina», Giungi è scat­tato: «Non usi toni insul­tanti». Conte ha ricor­dato che l’accan­to­na­mento di 100 milioni «era stato votato nel 2022 all’una­ni­mità, Mar­cora era anche scru­ta­tore. Le garan­zie totali ammon­tano a 400 milioni, divise tra Regioni e città ospi­tanti. Milano, in qua­lità di socio della Fon­da­zione, con­tri­buirà per il 25%». Gli asses­sori pre­ci­sano che non si tratta in que­sto caso di extra­co­sti e non ci sono di mezzo Arena o Vil­lag­gio olim­pico, «la Fon­da­zione non gestiva gli impianti». Conte è otti­mi­sta, «il liqui­da­tore chiu­derà il bilan­cio e faremo la nostra parte. Per ora il Comune non ha messo un euro. Auspi­cando un ricorso molto basso, colgo lo spunto di Giungi e sono d’accordo a inve­stire pre­va­len­te­mente sullo sport i 100 milioni».

      https://www.pressreader.com/italy/il-giornale-italy-228k/20260513/282295326830868

    • Nel 2026 la #Fondazione_Milano_Cortina ha già incassato 241,5 milioni di euro pubblici

      Il Commissario straordinario per le Paralimpiadi istituito dal Governo Meloni nell’estate 2025 e dotato nei mesi di ingenti risorse della collettività sta mettendo in pratica il suo reale mandato (anticipato un anno fa da Altreconomia): alleviare le perdite dell’ente presieduto da Giovanni Malagò, che continua però a presentarsi come un’organizzazione privata che “opera sul mercato in condizioni di concorrenza”. I pagamenti effettuati dalla struttura pubblica a partire da gennaio mettono in discussione la promessa di un “grande evento” in grado di autofinanziarsi.

      Nei primi cinque mesi di quest’anno il Commissario straordinario per le Paralimpiadi ha già versato 241.545.043,82 euro nelle casse della Fondazione Milano Cortina 2026. Risorse interamente pubbliche che alleviano in parte i patemi finanziari dell’ente presieduto da Giovanni Malagò, smentendo una volta di più le promesse del comitato organizzatore dei Giochi circa l’autofinanziamento del “grande evento”. E pensare che la Fondazione si è fatta qualificare per decreto governativo del giugno 2024 come organismo di diritto privato che “opera sul mercato in condizioni di concorrenza e secondo criteri imprenditoriali”.

      Favole. Come già anticipato da Altreconomia un anno fa, il Commissario istituito di gran fretta nell’estate 2025 con il “Decreto Sport” -nella persona di Giuseppe Fasiol- e dotato di ingenti risorse della collettività ha un solo scopo effettivo: salvare i conti della Fondazione che nel bilancio chiuso al 31 dicembre 2024 segnava già un deficit patrimoniale pari a 150 milioni di euro, assumendosene i costi e garantendole ricavi. Mentre arriva Godot -e cioè i proventi di sponsor, biglietti, diritti televisivi- è lo Stato, al momento, a ripianare. Tanto che la Fondazione ha percepito il 95% dei pagamenti effettuati dalla struttura commissariale retta da Fasiol: i citati 241,5 milioni di euro sui complessivi 254,7 (a fine giugno).

      Il flusso è continuo e segnato da trattamenti ad hoc. Il Commissario può infatti agire “anche in deroga a ogni disposizione di legge diversa da quella penale”. Non banale per quella che è la vera cassaforte di Milano Cortina, che ha cumulato, decreto dopo decreto, una disponibilità finanziaria che supera i 540 milioni di euro per il 2026.

      L’ultimo ritocco è arrivato l’11 marzo, a Paralimpiadi avviate e Olimpiadi archiviate: altri 32,2 milioni di euro stanziati dopo che la stessa Fondazione li aveva quantificati come proprio ulteriore “quadro esigenziale”. A proposito di “condizioni di concorrenza”.

      Ma c’è di più. Con lo stesso decreto il Governo Meloni ha sbloccato i pagamenti del Commissario a favore della Fondazione permettendo l’erogazione di fondi in precedenza vincolati alla verifica fattuale e finanziaria dell’effettivo avanzamento delle prestazioni concordate. Sempre agendo per decreto, l’esecutivo ha previsto che il Commissario “è autorizzato a erogare anticipazioni di cassa per un importo massimo del 50 per cento delle risorse di cui al comma 3 (del “Decreto sport”, circa 287,8 milioni di euro, ndr) alla Fondazione ‘Milano – Cortina 2026’ nelle more del completamento delle procedure realizzative e della rendicontazione prevista”.

      Significa un’inezione di liquidità, Iva inclusa, pari a 53,7 milioni di euro a fine marzo e un’altra, freschissima, da 78 milioni a maggio. La prima tranche copriva la differenza tra il 30 e il 50% dell’acconto per le forniture e i servizi “infungibili”-dettagliati in due convenzioni stipulate tra Commissario e Fondazione-, ovvero parte di ciò che la Fondazione aveva già acquisito per le Olimpiadi ma che sarebbe stato necessario anche per le Paralimpiadi. La seconda, invece, è un’anticipazione di cassa per subentri contrattuali, tra cui spiccano i 22 milioni destinati a Rho, a Fiera Milano congressi Spa.

      Entro fine anno la Fondazione dovrebbe ricevere (almeno) altri 105 milioni di euro (Iva inclusa), già pattuiti nelle due convenzioni. A questi potrebbero aggiungersi gli esborsi per i servizi inclusi nel “Terzo programma dettagliato” stilato da Fasiol, per cui non è ancora stata stipulata una convenzione (ma che ammontano a circa 28 milioni, Iva esclusa). Senza considerare i soldi da tirar fuori per i subentri: al momento sono stati impegnati 100 milioni di euro pro Fondazione. Conservativamente, considerando solo i fondi già vincolati, si tratta di ricavi totali certi per almeno 368 milioni di euro.

      Eppure quel Commissario pubblico sarebbe stato formalmente istituito per “favorire l’inclusione sociale e abbattere le barriere sociali e culturali”. Ma già il 29 ottobre 2025 il governo ha reso esplicito che le Paralimpiadi e l’accessibilità dello sport non dovessero più essere le sue priorità; con un decreto legge (il 156) è stata fatta una modifica silenziosa e determinante alla sua “natura”, aumentando per la prima volta il budget a disposizione (fino ad arrivare agli attuali 540 milioni di euro) e assegnandogli l’onere delle “competizioni sportive olimpiche e paralimpiche”. Le Paralimpiadi erano un pretesto.

      Lo certificano i dettagli della prima convenzione tra Commissario e Fondazione: le voci sono vaghe e i criteri con cui sono “scorporati” i costi paralimpici da quelli olimpici non sono esplicitati. Il Commissario, sempre Iva inclusa, si fa carico di oltre 13 milioni per “l’approvvigionamento dei dispositivi utente che vengono usati dal personale di Fondazione: si tratta di 15mila tra personal computer, tablet, smartphone, stampanti”; 95 milioni di “technology applications”, fra cui il cloud della Fondazione, 44 milioni per le telecomunicazioni e 56 milioni per “venues & infrastructure implementation”.

      Lo stesso problema si ripresenta analizzando anche gli accordi -di importo molto inferiore rispetto a quelli con Fondazione- presi con la Società Infrastrutture Milano Cortina 2020-2026 Spa (Simico): l’attività commissariale copre 700mila euro per la conduzione e la manutenzione dell’impianto Apollonio-Socrepes a Cortina d’Ampezzo (dalle problematiche poi esplose), 1,1 milioni per due parcheggi sempre a Cortina e 7,6 milioni destinati alla neve e agli impianti di Livigno (Valtellina), venue peraltro del tutto estranea alle Paralimpiadi.

      Di fronte a questo “schema” milionario di un Commissario alle Paralimpiadi che con risorse pubbliche salva il bilancio di una Fondazione che dice di essere “privata”, Altreconomia ha contattato il Comitato olimpico internazionale (Cio) e il Comitato paralimpico internazionale (Ipc) per un commento.

      Il Cio in un primo momento ha rimandato all’Ipc, come se la questione non lo riguardasse. Ricordandogli che due membri del Consiglio d’amministrazione della Fondazione sono sua espressione e che due, tra cui il suo presidente, sono del Coni, l’organizzazione di Losanna ha dichiarato che “spetta a ciascun Paese ospitante organizzare il proprio Comitato organizzatore dei Giochi olimpici nel modo più adatto alla struttura di governance e al contesto giuridico specifici del proprio Stato”. Il commento dell’Ipc è stato simile: con il nobile obiettivo di rendere lo sport più accessibile non ha fatto alcun accenno a possibili cortocircuiti. Un modo olimpico di lavarsene le mani.

      Intanto il 23 giugno è stato discussa alla Corte costituzionale l’impugnazione del Tribunale di Milano, su richiesta dei sostituti procuratori Francesco Cajani e Alessandro Gobbis, di quel decreto del Governo Meloni che nel 2024 ha escluso la Fondazione Milano Cortina 2026 dal novero delle norme di diritto pubblico, producendo effetti negativi su un’inchiesta che ha investito anche il colosso Deloitte. Gli avvocati di parte hanno insistito ancora una volta sul “mercato”, la “concorrenza” e i “criteri imprenditoriali”, accusando la Procura di atteggiamenti “strumentali”. Intanto il prossimo bonifico commissariale è già stato disposto.

      https://altreconomia.it/nel-2026-la-fondazione-milano-cortina-ha-gia-incassato-2415-milioni-di-

  • Face aux contrôles des caisses d’allocations familiales : recourir ou ne plus recourir au(x) droit(s) ? - Marine Lamare
    https://hal.science/hal-05594481

    Depuis les années 2010, les discours politico-médiatiques sur la lutte contre la « fraude sociale » prospèrent fortement. Ils accompagnent une multitude de réformes venant légitimer et autoriser l’accroissement des moyens de #contrôle à disposition des agents des caisses d’allocations familiales (#CAF). L’usage de l’outil algorithmique se banalise et les transmissions de données entre les CAF et d’autres organismes comme les banques sont désormais monnaies courantes. Tout est donc fait pour détecter un maximum d’« #indus », souvent abusivement qualifiés de « fraudes ». Les #allocations reçues se transforment alors en #dettes, qui sont lourdes de conséquences pour ceux qui les avaient initialement perçues. Ils en font directement le récit dans le présent rapport, qui inclut également les retours d’expérience d’avocats, d’écrivains publics et de membres d’associations ou de collectifs de défense des droits. Si les propos recueillis témoignent ainsi des difficultés auxquelles les #allocataires contrôlés sont confrontés, ils montrent également les résistances et les contestations qui en découlent et qui peuvent aller jusqu’au #non_recours au(x) droit(s).

    • La CAF fait clairement le travail d’élaguage du fisc et des flics, avec une obligation de déclarer tes revenus tous les 3 mois, plus le croisement des fichiers avec le NIR comme base et pire qui sert d’identifiant pour te connecter. Sans compter l’obligation de livrer la teneur de tes comptes d’épargne et de supporter des personnes qui se disent travailleurs sociaux mais dont le rôle ressemble plus à de la surveillance sociale avec des rendez-vous de conseils à te pousser au salariat une fois que tu seras passé chez le coiffeur pour la teinture. J’ai renoncé à ce monde infect de la CAF après un contrôle entre deux graves opérations (heureusement sans conséquences que le stress) mais ça faisait vraiment trop à supporter.

      J’espère un jour organiser des stages très cher et d’au moins 3 mois, avec sanction financière à la clef pour nos chers sénateurs ou députés qui voudraient goûter à cette vie d’assisté qu’ils voudraient un peu plus harceler pour augmenter le taux de suicide toujours inconnu, certaine qu’ils vont adorer ça.

  • Senegal on the Edge of Collapse: The Thirteenth Newsletter (2026) | Tricontinental: Institute for Social Research
    https://thetricontinental.org/newsletterissue/senegal-debt-imf

    Senegal entered 2026 in the grip of a growing debt crisis that seems insurmountable. After the government of President Bassirou Diomaye Faye took power in April 2024, it became clear that his predecessor, Macky Sall (who held office from 2012 to 2024), had concealed enormous liabilities – including hidden loans equivalent to 25.3 percent of GDP – from the Senegalese people and the International Monetary Fund (IMF). These liabilities expose a structural contradiction: a development model subordinated to external finance has clear limits. Senegal can no longer continue along this path.

    #Sénégal #Dette #Sud_Global

  • Un homme condamné à payer 671€ à cause d’un oubli de démarche CAF, la justice réagit
    https://magazine-economie.fr/un-homme-condamne-a-payer-671-a-cause-dun-oubli-de-demarche-caf-la

    Forcés à rembourser les aides pour un oubli de déclaration, de nombreux foyers se retrouvent confrontés à des procédures de recouvrement dont ils ne mesurent pas toujours la portée.

    À l’origine de l’affaire, un oubli administratif : la bénéficiaire des prestations n’avait pas signalé à la CAF le départ de l’un des enfants du foyer. Cette omission a entraîné le versement d’allocations indues, rapidement requalifiées en fraude par l’organisme social.

    La procédure engagée ne s’est pas limitée à l’allocataire. Son concubin, pourtant étranger aux démarches administratives et non bénéficiaire des aides, a été tenu solidairement responsable du préjudice financier.

    #CAF #indu #dette #dette_universelle

  • Dans les algorithmes | Coincés dans les indus de la CAF
    https://danslesalgorithmes.net/2026/01/29/coinces-dans-les-indus-de-la-caf

    En octobre 2024, la Quadrature et 14 autres associations ont déposé un recours au Conseil d’Etat pour faire reconnaître l’illégalité de l’algorithme utilisé par la CAF (elles sont désormais 25 et la Quadrature a rendu disponible son mémoire). Le Défenseur des droits qui a été interrogé par le Conseil d’Etat en octobre a produit des observations (non publiées) dans lesquelles le Défenseur parle de présomption de discrimination et estime que la CAF n’a pas démontré l’absence de discrimination indirecte à l’encontre de populations protégées. Mediapart, rapporte les constatations du Défenseur qui estime que le traitement algorithmique : « paraît produire un surcontrôle des populations les plus précaires et donc constituer une différence de traitement fondée sur la particulière vulnérabilité économique. Une présomption de discrimination indirecte semble établie ».

    Les indus sont souvent liés à des erreurs de déclaration plus qu’à de la fraude. En 2022, la CAF indiquait que sur l’ensemble 100 milliards de prestations, il y avait un peu moins d’un milliard d’indus retrouvés et 350 millions de fraude constatés, ce qui, proportionnellement à la surveillance générale de la population produite par ce scoring, semble un résultat assez anecdotique. « L’algorithme va chercher là où c’est le plus efficace d’aller trouver des indus, c’est-à-dire là où les prestations sont complexes », rappelle Le Querrec, donc cible les personnes les plus précaires, celles qui dépendent d’un faisceau d’aides pour survivre.

  • #Dette et inégalités : la face cachée de la #croissance dopée à l’IA
    https://lvsl.fr/dette-et-inegalites-la-face-cachee-de-la-croissance-dopee-a-lia

    Malgré l’aggravation des inégalités et les mauvais chiffres de l’emploi, l’économie américaine a affiché l’an dernier une croissance impressionnante de 4,3 %, portée en grande partie par le secteur de l’intelligence artificielle. Cette performance dissimule toutefois une dynamique reposant fortement sur l’endettement et les aides publiques. Symptôme des crises du capitalisme américain plutôt que d’une embellie réelle, elle peine à masquer les fragilités structurelles de l’économie des Etats-Unis.

    #Économie #Mirages_numériques #AI_bubble #Big_Tch #Big_tech #Bulle_IA #Bulle_numérique #GAFAM #IA #intelligence_artificielle #Tech

  • USA in der Schuldenfalle: Nach Ray Dalios Alarm warnt jetzt auch Joseph Stiglitz vor dem Crash
    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/usa-in-der-schuldenfalle-nach-ray-dalios-alarm-warnt-jetzt-auch-jos

    15.1.2026 von Liudmila Kotlyarova - 38 Billionen Dollar Schulden, Machtpolitik und KI-Boom: Warum Top-Ökonomen jetzt Alarm schlagen – und weshalb der Knall aus der Politik kommen könnte.

    Erst vor wenigen Tagen hat der Hedgefonds-Gründer Ray Dalio (76) Alarm geschlagen. Die USA sitzen inzwischen auf 38 Billionen Dollar Schulden – und Dalio glaubt nicht mehr daran, dass Washington sich aus diesem Loch einfach herausspart. Solche Schulden verschwinden historisch selten durch Sparprogramme. Sie werden abgetragen, indem Geld an Wert verliert. Für Sparer und Anleger heißt das: Die Kaufkraft ist weg, still und schleichend.

    Nun geht Joseph Stiglitz (82) einen Schritt weiter. Der neukeynesianische Ökonom und Nobelpreisträger sagt in einem am Donnerstag veröffentlichten Interview einen Satz, der hängen bleibt: „Es hätte längst einen großen Crash geben müssen.“

    Warum ist er bisher ausgeblieben? Nicht, weil die Lage stabil wäre – sondern weil die Risiken verschoben werden, sagt Stiglitz. Schulden werden gedeckt, Zinsen künstlich gedrückt. Für Stiglitz ist das ein Zeichen von Verdrängung. Die Märkte funktionieren, aber nur solange Politik und Geldpolitik Zeit kaufen.

    Schuldenfalle in den USA: Zwei Warnungen, ein gemeinsamer Kern

    Für Stiglitz liegt der entscheidende Unterschied zu früheren Finanzkrisen im Auslöser. Der nächste große Schock, sagt er, würde nicht aus den Märkten selbst kommen – also nicht aus Banken, Immobilien oder Anleihen, sondern aus politischen Entscheidungen.

    Was das konkret heißt, lässt sich bereits beobachten. Die US-Regierung von Donald Trump greift immer häufiger direkt in geopolitische Konflikte und Rohstofffragen ein. Das Vorgehen gegen Nicolás Maduro mit dem Zugriff auf den venezolanischen Ölsektor, militärische Drohungen in der Region oder der potenzielle Erwerb von Grönland verändern die Erwartungen an Rohstoffpreise, Lieferketten und politische Stabilität.

    Grönland-Kauf: Ein Tropfen auf den heißen Stein der US-Schulden

    Ökonomisch würde ein möglicher Erwerb Grönlands die US-Staatsfinanzen für sich genommen kaum erschüttern. Selbst ein Kaufpreis im hohen zweistelligen oder dreistelligen Milliardenbereich läge deutlich unter einem Prozent der inzwischen rund 38 Billionen US-Dollar Staatsschulden. Ein einzelner Deal dieser Größenordnung würde das Schuldenproblem also nicht verschärfen.

    Entscheidend ist etwas anderes: Mit solchen Vorstößen wird wirtschaftliche Planung unberechenbar. Unternehmen und Investoren können sich nicht mehr darauf verlassen, dass strategische Entscheidungen stabil bleiben. Wer heute produziert oder investiert, weiß nicht, ob Lieferwege morgen noch offen sind, ob Rohstoffpreise kippen oder politische Entscheidungen kurzfristig alles verändern. Genau diese Unberechenbarkeit macht hohe Schulden gefährlich – nicht der Preis eines einzelnen Deals.

    „Vieles deutet auf eine gigantische KI-Blase hin“

    Zwar wächst die US-Wirtschaft weiter. Doch Stiglitz sieht darin kein Zeichen gesunder Dynamik. Das Wachstum speise sich fast ausschließlich aus dem Boom rund um Künstliche Intelligenz und den Bau von Rechenzentren.

    Der Aufschwung konzentriere sich auf wenige Konzerne: Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia und Tesla. Außerhalb dieses engen Kreises komme kaum etwas an. Die hohen Bewertungen dieser Unternehmen beruhten auf der Erwartung langfristiger Monopolgewinne – Gewinne, die aus Stiglitz’ Sicht keineswegs sicher seien. „Vieles deutet auf eine gigantische KI-Blase hin“, warnt er.

    Platzt diese Blase, werde sichtbar, wie schwach der Rest der Wirtschaft ist. Jenseits der Tech-Giganten sei der Arbeitsmarkt fragil. Neues Stellenwachstum entstehe fast nur noch im Gesundheitssektor. „Wenn im Grunde nur noch der Teil der Wirtschaft wächst, der sich mit kranken Menschen befasst, ist das keine gesunde Wirtschaft“, sagt Stiglitz.
    Dax-Absturz zeigte, wie abhängig Deutschlands Markt von den USA ist

    Für Deutschland sind die Warnungen von Dalio und Stiglitz kein fernes US-Problem. Ein politisch ausgelöster Schock in den USA, etwa durch die Machtpolitik von Donald Trump oder einen Einbruch bei Tech-Aktien, würde auch hierzulande schnell spürbar. Die Finanzmärkte sind eng verflochten, die deutsche Wirtschaft stark vom Export abhängig. Erst im November rutschte der Dax parallel zu US-Tech-Aktien ab – ausgelöst durch Zweifel an der Wettbewerbsfähigkeit deutscher KI-Unternehmen. Der Absturz zeigte, wie abhängig Deutschlands Markt von Impulsen aus den USA ist.

    Besonders verwundbar ist Deutschland dort, wo es ohnehin unter Druck steht: bei Industrieinvestitionen, hohen Energiepreisen und der Finanzierung großer Infrastrukturprojekte aus dem Sondervermögen, die erst bevorstehen. Wenn Investoren nervös werden, steigen Risikoaufschläge, der Dollar schwankt, Handelskonflikte verschärfen sich. Für Unternehmen heißt das: teurere Kredite, weniger Planungssicherheit und verschobene Investitionen. Für private Haushalte bedeutet es vor allem eines: sinkende Kaufkraft, höhere Preise und unsicherere Ersparnisse.

    #USA #économie #dette

  • La dette publique, instrument de domination : une conférence de Patrick Saurin à Mulhouse

    Le 5 décembre 2025, à l’Auberge de Jeunesse de Mulhouse, une conférence-débat organisée par ATTAC 68 a réuni plus de 50 personnes pour explorer les origines et les bénéficiaires de la dette publique française. Animée par Patrick Saurin, ancien employé bancaire et militant du CADTM (Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes), avec Vincent Picard en tant qu’animateur, la soirée a disséqué ce mécanisme économique souvent présenté comme une fatalité inévitable.

    Sommaire
    Les racines de la dette : au-delà du mythe de l’open bar
    L’Audit citoyen : une arme pour réclamer la justice
    Réactions du public : colère et appel à l’action collective
    Vers une mobilisation radicale : le temps de l’audit et de la lutte

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/26/la-dette-publique-instrument-de-domination-une

    #france #dette

  • Drogue : Emmanuel Macron annonce que l’amende forfaitaire pour les consommateurs « va passer à 500 euros », contre 200 euros aujourd’hui

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/12/16/emmanuel-macron-s-est-rendu-a-marseille-sur-la-tombe-de-mehdi-kessaci_665815

    « 500 euros, parce qu’il faut taper au portefeuille, parce que ça n’est pas festif de se droguer », a jugé le chef de l’Etat, lors d’une discussion avec des lecteurs de La Provence, à Marseille.

    « J’en ai ras le bol d’avoir des jeunes qu’on pleure et (…) d’avoir d’autres gens qui considèrent que c’est festif d’aller acheter de la drogue », a martelé le président de la République. Il a également annoncé la mise en place de « commissaires de la République pour aider les finances publiques et la justice » à recouvrir les amendes, « parce qu’on a des taux de recouvrement qui ne sont pas satisfaisants », a-t-il estimé.

    Moi, j’aurais direct décidé mille milliards d’euros. Parce que ça suffit comme ça les jeunes qui fument de la drogue festive.

  • Comment la gestion de la dette publique appauvrit l’État au profit du secteur privé
    https://theconversation.com/comment-la-gestion-de-la-dette-publique-appauvrit-letat-au-profit-d

    « L’État vit au-dessus de ses moyens. » La phrase est si souvent répétée qu’elle n’est plus questionnée. De moins de 20 % du produit intérieur brut (PIB) dans les années 1970, la #dette atteint aujourd’hui environ 110 %. Au-delà de ces chiffres, de nombreux travaux critiques, de Thomas Piketty à Pierre Bourdieu, montrent une autre réalité.

    Loin d’être née d’un excès de dépenses sociales, la dette est aussi née d’une série de choix politiques favorables aux marchés financiers, comme l’ont montré Frédéric Lordon ou François Chesnais, la #financiarisation de l’État transformant la dette en outil de transfert de richesses vers le secteur privé.

    L’interdiction de la monétisation directe (c’est-à-dire le financement de la dette par émission monétaire), les #privatisations massives et les aides publiques non conditionnées ont affaibli l’État, tout en enrichissant le secteur financier. Ainsi, chaque année, des milliards d’euros d’intérêts (68 milliards d’euros en 2025, soit un peu plus que le budget de l’éducation nationale) rémunèrent les créanciers privés, tandis que les services publics doivent se restreindre. Le récit dominant occulte la responsabilité de choix politiques assumés et construits dans le temps long.

    • la dette, dans le système capitaliste, n’est pas d’abord une affaire comptable, une relation économique, mais un rapport politique d’assujettissement et d’asservissement. Elle devient infinie, inexpiable, impayable, et sert à discipliner les populations, à imposer des réformes structurelles, à justifier des tours de vis autoritaires, voire à suspendre la démocratie au profit de « gouvernements techniques » subordonnés aux intérêts du capital.

      La crise économique de 2008 n’a fait qu’accélérer le rythme de formation d’un « nouveau capitalisme d’État », qui organise une gigantesque confiscation de la richesse sociale par le biais de l’impôt. Dans un inquiétant retour à la situation qui a précédé les deux guerres mondiales, l’ensemble du procès d’accumulation est tout entier gouverné par le capital financier, qui absorbe des secteurs qu’il avait jusqu’alors épargnés

      http://www.lesprairiesordinaires.com/gouverner-par-la-dette.html

      #dette_publique #disciplinarisation #profit

  • Comment la gestion de la #dette_publique appauvrit l’État au profit du secteur privé
    https://lvsl.fr/comment-la-gestion-de-la-dette-publique-appauvrit-letat-au-profit-du-secteur-pr

    La croissance de la dette publique fait l’objet de toutes les attentions. Toutefois, si tel est le cas, c’est en raison des choix qui ont été faits pour l’assumer. Recourir aux marchés financiers n’est pas neutre. Et si la solution passait par une définanciarisation de la gestion de la dette ?

    #Économie #aides_publiques #banque_centrale #déficit #finance #intérêts

  • Ces locataires étranglés par les charges
    https://monaulnay.com/2025/10/je-peine-deja-a-payer-mon-loyer-ces-locataires-de-logements-sociaux-etran

    De nombreux habitants des logements sociaux gérés par le bailleur 1 001 Vies Habitat dans le quartier de la Rose-des-vents, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ont reçu d’importantes régularisations de charges, atteignant parfois jusqu’à 5 000 euros. Des sommes impossibles à régler pour certaines familles.

    « Quand j’ai ouvert le courrier recommandé, je me suis dit qu’il y avait un problème. C’est comme si on avait été 15 ou 20 à la maison à consommer de l’eau ! ». (...) cette locataire de la cité des 3 000, désormais appelée la Rose-des-Vents n’est pas la seule habitante du quartier à avoir reçu une facture salée de la part du bailleur social 1 001 Vies Habitat, à l’occasion de la régularisation des charges pour l’année 2022.(...)

    Si l’ensemble des 15 000 à 20 000 locataires vivant dans les 3 800 logements gérés par le bailleur sont concernés par ces hausses, plus de 500 d’entre eux voient leur rattrapage dépasser les 1 000 euros. (...)

    Elles s’expliquent par une consommation importante d’eau chaude pour six dossiers, et une fuite pour un autre », détaille le bailleur, qui avance la flambée des prix du gaz en 2022 pour expliquer cette explosion des charges, d’eau chaude notamment.(...)

    #logement_social #charges_locatives #dette

    • Rappels de charges dans les HLM : comment ces locataires des Yvelines ont récupéré plus de 400 000 euros - Le Parisien
      https://www.leparisien.fr/yvelines-78/rappels-de-charges-dans-les-hlm-comment-ces-locataires-des-yvelines-ont-r

      À la suite d’un long bras de fer avec leur bailleur, ces habitants de Carrières-sous-Poissy (Yvelines) avaient pu récupérer un trop perçu sur trois ans, l’équivalent d’environ 500 euros par foyer. Pour autant, la question des charges reste épineuse.

      Ils avaient fêté cette « victoire » au pied de leurs immeubles. En mai 2024, les locataires d’une résidence de Carrières-sous-Poissy (Yvelines) avaient fini par obtenir gain de cause dans le combat de longue haleine qui les opposait à leur bailleur.

      À l’image d’une autre résidence de la commune de l’Ouest parisien, les habitants du quartie communément appelé « les Fleurs », réclamaient, depuis deux ans, une régularisation des charges en leur faveur pour les exercices 2019, 2020 et 2021. Une demande trop longtemps ignorée par le bailleur CDC Habitat, malgré les nombreuses relances de l’amicale des locataires et une mise en demeure.

      Seize particuliers, épaulés par la Confédération générale du logement (CGL), avaient alors décidé de porter l’affaire devant la justice. Le tribunal avait condamné le bailleur à indemniser chacun des requérants à hauteur de 1 200 €. Mais aussi à rembourser 500 € en moyenne à chacun des 850 locataires du quartier.
      « Cette histoire a mis en évidence la nonchalance du bailleur », considère aujourd’hui Ahmed Mamache, président de la CGL Yvelines - Val-d’Oise, qui, depuis cette action, dit voir « beaucoup d’autres amicales qui viennent à [eux] ». Dans la grande majorité des cas, c’est pour une situation inverse et un rappel de charges parfois spectaculaire : « Les bailleurs attendent deux ou trois ans avant de se rendre compte que les sommes sont erronées. Et quand cela tombe, c’est parfois très violent. » Or, recourir aux tribunaux, comme à Carrières-sous-Poissy, reste dissuasif car « la justice est longue et elle coûte cher ».

      Dans le quartier des Fleurs, les visages souriants de mai 2024 accompagnant la remise des chèques ont peu à peu disparu. Car, depuis le café de la victoire, « rien n’a changé », estime El Mostafa Sellaoui, le président de l’amicale des locataires.

      « On ne sait pas comment ils font leurs calculs »

      Après le contrôle de gestion qu’il est allé effectuer au siège du bailleur durant quatre jours, le représentant continue de pointer « des anomalies, des factures manquantes, des sommes injustement demandées aux locataires… » Et donc « encore des régularisations à effectuer sur 2023 et 2024 ».
      Un message qu’il a fait passer au directeur « sur site », il y a une dizaine de jours. En substance : « On veut bien payer des prestations, mais on veut savoir ce que c’est. »
      Le résidant du quartier des Fleurs évoque, pêle-mêle, les prix du gaz, de l’électricité, de l’eau chaude… « On ne sait pas comment ils font leurs calculs. » Quand la calculette dit non, « on envoie des courriers, des relances et, eux, traînent des pieds ». Il faut, selon lui, batailler point par point comme sur ce contrat d’entretien pour les espaces verts, « alors qu’on a deux grands parkings, qu’ils ont reconstruit des habitations et qu’il n’y a plus d’espaces verts… » La somme a finalement été réduite, « parce qu’on menaçait », souligne-t-il.
      Pour les locataires, même réunis en amicale, réussir à contrôler ce qui est calculé dans la colonne des charges reste, selon El Mostafa Sellaoui, « très compliqué ». Notamment « parce qu’il n’y a pas d’interlocuteur de proximité, que tout est concentré au siège, qu’il n’y a plus de dialogue ». Et en attendant, « c’est de l’argent en moins dans la poche au quotidien ». Mais aussi de l’argent « qui reste dans la leur quand des locataires déménagent, ce qui arrive assez régulièrement ».

    • Rappel de charges : « Il faut demander au bailleur toutes les factures, tous les contrats et tous les avenants »
      https://www.leparisien.fr/essonne-91/rappel-de-charges-il-faut-demander-au-bailleur-toutes-les-factures-tous-l

      Après un an et demi de combat contre Elogie-Siemp, 1 555 #locataires de Vigneux-sur-Seine (Essonne) ont obtenu gain de cause en septembre : le bailleur leur a reversé 640 000 € de régularisations de charges indûment perçues. Une indemnisation partielle avant la clôture du dossier qui a été transmis à un avocat. Pour décrocher cette victoire, les habitants ont fait appel à Fidèle Ngo Nkeng Matip , référente pour l’Essonne de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV). En 2023 et 2024, ses actions menées sur le département lui ont déjà permis de récupérer 3 500 000 €.

      Quel conseil pouvez-vous donner aux locataires confrontés à d’importantes régularisations de charges ?

      FIDÈLE NGO NKENG MATIP. En général, les locataires sont novices en la matière. C’est donc quand on leur demande de payer plus qu’ils se penchent sur la question. La première chose à faire est de regarder ligne par ligne si le poste de dépenses augmente ou pas par rapport aux années précédentes. Ensuite, s’ils constatent une hausse anormale, il faut demander toutes les factures, tous les contrats et tous les avenants des contrats au bailleur pour vérifier que les contrats passés aboutissent bien à la même somme. Si ce n’est pas le cas, il faut chercher plus en détail. Si l’on voit, par exemple, l’intitulé nettoyage divers, il faut demander ce que cela signifie. Est-ce que ce sont les parties communes ? Si c’est le cas, pas de problème mais si ce n’est pas ça, il faut absolument demander ce qui a été facturé.

      Une fois qu’une ou plusieurs anomalies ont été constatées, que faut-il faire ?

      Lors des formations au contrôle de charges que j’anime, je conseille toujours aux locataires de créer un collectif. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un locataire qui va tout seul en commission de conciliation obtient rarement gain de cause. En revanche, face à un collectif, et encore plus lorsque celui-ci est accompagné par la CLCV, les bailleurs préfèrent négocier en amont et éviter la commission de conciliation.

      L’étape suivante consiste à récupérer l’argent. Comment faut-il procéder ?

      Les bailleurs commencent par retravailler les dossiers. À cette étape, ils cherchent souvent à gagner du temps. Mais il faut se battre. À chaque fois que j’ai engagé un combat, j’ai toujours gagné. Soit les locataires ont pu récupérer de l’argent, soit les bases de calculs ont été revues pour les années suivantes. La plupart du temps, les bailleurs ajustent les charges à venir pour rembourser les locataires. C’est vraiment très rare qu’ils leur fassent un chèque ou un virement.

  • Seine-Maritime : Un homme se suicide alors qu’un huissier et des policiers sont en train de l’expulser de chez lui
    https://www.20minutes.fr/faits_divers/4180776-20251021-seine-maritime-homme-suicide-alors-huissier-policiers-tra

    Budget : et encore des cadeaux aux plus riches !
    https://blogs.mediapart.fr/touriste/blog/181025/budget-et-encore-des-cadeaux-aux-plus-riches

    Le ministre du #logement projette d’inclure dans le budget un « statut du bailleur privé » c’est à dire une nouvelle loi pour distribuer aux propriétaires fonciers toute une série de cadeaux fiscaux en échanges de contreparties plus que légères ou même sans contreparties.

    Sachant que les #multipropriétaires qui vont bénéficier de cette manne représente 5% de l’ensemble des ménages, on peut se douter que ce n’est pas la retraitée louant un studio « alimentaire » qui va toucher le gros lot de cette loi bailleurs.

    #fiscalité / #dette_locative #loyer #expulsion

  • Analyse à chaud : l’annonce du Premier ministre concernant la réforme des retraites
    http://blogs.alternatives-economiques.fr/zemmour/2025/10/14/analyse-a-chaud-l-annonce-du-premier-ministre-concern

    Michaël Zemmour 14/10/2025

    L’annonce du Premier Ministre laisse prévoir un décalage du calendrier de la réforme de 2023, d’environ 3 mois pour les générations 1964 à 1968 (3,5 m de personnes). La cible des 64 ans et 172 annuité continuerait d’être poursuivie au même rythme, décalé d’une année de naissance.

    • Si le morceau est trop gros à faire avaler, tu le découpes en petits bouts que tu éparpilles en proposant de former des équipes pour chaque échantillon.
      Puis tu appelles le PS pour qu’ils fanfaronnent dans les médias sur cette belle réussite.

    • On peut en déduire que les personnes nées en avril 1965 partiront à 63 ans et 171 trimestres. Puis la réforme poursuivra son cours ordinaire (on peut même imaginer que ça aille plus vite).

      je savais bien qu’il y avait une embrouille. Le PS qui se macronise ou l’inverse d’office ça sent pas bon.

    • Le « pari risqué » du Parti socialiste lui profitera-t-il ?
      https://f24.my/BV27

      Comme l’a reconnu le chef de file des députés socialistes, Boris Vallaud, à la tribune de l’Assemblée nationale, le #Parti_socialiste, en acceptant de ne pas censurer le gouvernement, fait un « pari ». Au risque de s’isoler du reste de la gauche ou d’être qualifié de « sauveur de la #macronie » par l’extrême droite.

      « Je suis heureux pour les 3,5 millions de personnes qui pourront partir à la retraite plus tôt. [...] Quand on fait de la politique, on le fait pour changer la vie des gens. En tout cas c’est ma conception », s’est justifié le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, mardi au 20 heures de TF1, estimant que « provoquer une dissolution, ça ne change pas la vie des gens » et se disant « déterminé à arracher d’autres victoires ».

      à l’instar de la main droite atrophiée de Boris, Olivier à des petits pieds.
      https://seenthis.net/messages/1141048

    • En sauvant la Macronie, le P"S" n’a pas pu éviter la dégradation de la note sur la dette de la France par S&P (AAA —> A+) mais ça c’est sûr, ça va « changer la vie des gens », enfin, surtout celle des rentiers ...
      https://www.ouest-france.fr/economie/budget-collectivites-etat/degradation-de-la-dette-francaise-qui-perd-et-qui-gagne-si-les-taux-rem

      « Cela va demander des efforts » (Roland Lescure, ministre de l’économie)

    • Quelques nouvelles d’une vieille baderne issue de la « mouvance » des droitards « raisonnables », histoire de se mettre en jambe pour cette nouvelle semaine de merdasse médiatique ...
      https://www.lepoint.fr/politique/la-taxe-zucman-est-a-la-croissance-ce-que-l-hydroxychloroquine-etait-au-covi

      Ça fait quand même plus d’un demi-siècle qu’ils nous pourrissent la vie ces vieux salopards.

      #croissance #valeur_travail (avec des guillemets) #loi_de_l'offre #emploi (ou plutôt #bullshit_job) #lois_du_marché (libre et non-faussé, mon cul) #dette_publique #dogmes #horreur_économique

    • @sombre pour Le Point ça fait 53 ans qu’il brosse son lectorat dans le sens du poil. Un poil de CSP+
      Claude Imbert , l’un des fondateurs, fut le premier à occuper le poste de rédac chef. Sa vision a profondément marqué le magazine au cours de ses premières années. Plus tard, Franz-Olivier Giesbert et Étienne Gernelle ont respectivement pris les rênes de l’hebdo.
      L’ère numérique a également vu émerger des figures comme Florent Barraco et Jérôme Béglé , qui ont su adapter Le Point à l’évolution du paysage médiatique et faire concurrence, voire alliance avec un autre torche cul Valeurs Actuelles .
      https://www.viapresse.com/abonnement-magazine-le-point-qui-est-le-directeur-du-magazine-le-point
      Où est Géraldine ?
      https://seenthis.net/messages/1125915

    • « Volte-face » ? Le PS n’a pas « trahi », c’est la France Insoumise qui l’a fait passer pour un allié
      https://www.revolutionpermanente.fr/Volte-face-Le-PS-n-a-pas-trahi-c-est-la-France-Insoumise-qui-l-

      En refusant de voter la censure contre Lecornu, le Parti socialiste a une nouvelle fois sauvé le macronisme. Une « trahison » que Jean-Luc Mélenchon et LFI feignent de découvrir. Pourtant, elle s’inscrit dans la droite lignée de 50 années d’attaques antisociales lancées par le PS.

      Alors que les débats battent leur plein à l’Assemblée nationale, le tandem Macron-Lecornu semble avoir trouvé un chemin pour faire passer leur copie du budget 2026 et imposer une nouvelle austérité brutale. Une stabilisation relative que la macronie doit à la bonne volonté du Parti socialiste, toujours prêt à collaborer pour sauver un régime en difficulté. Les socialistes ont ainsi offert leur soutien à un gouvernement illégitime en échange de l’arnaque de la « suspension », ainsi que de pseudo-concessions qui pourraient bien ne jamais voir le jour étant donné que le budget pourrait passer par ordonnance.

      Cette politique de sauvetage de la macronie par le PS n’est une surprise pour personne. Il suffit en effet de remonter au mois de janvier, lorsque le PS refusait de censurer le gouvernement Bayrou et validait en échange du conclave sur les retraites les coupes brutales du budget 2025. Une séquence que les responsables insoumis ont vraisemblablement oubliée puisque, depuis deux semaines, ils n’ont plus de mots pour dénoncer ce qui est à leurs yeux une terrible « trahison » du PS. Mélenchon, dans deux notes de blog publiées le 23 et 25 octobre, fustige notamment ce « changement de ligne » du PS comme « une caricature de l’opportunisme et du cynisme en politique ».

      Le dirigeant insoumis explique même que cette « volte-face politique » constitue un revirement stratégique total de la part du PS : abandonnant le projet du NFP, Faure et ses lieutenants miseraient désormais sur une « grande coalition » avec le centre macroniste sur le modèle des autres grands partis de la social-démocratie européenne. Un changement si profond qu’il serait de l’ordre des « ondes longues de l’histoire politique des partis en France », souligne-t-il. Un discours d’une profonde hypocrisie : Mélenchon feint d’ignorer que le PS n’a, depuis Mitterrand et le tournant de la rigueur, jamais cessé d’être un parti bourgeois qui, au pouvoir en alternance avec la droite, a joué un rôle central dans à la mise en œuvre des politiques austéritaires, anti-ouvrières et racistes des dernières 50 années.
      Une trahison, vraiment ? Le PS, un parti bourgeois intégré au régime

      Dès lors, parler de « trahison » du Parti Socialiste comme le font les insoumis participe à l’illusion que le PS ferait partie de « notre camp social ». Non, les responsables socialistes n’ont pas été « roulés dans la farine » par les macronistes, et ne sont pas tombés dans l’« amateurisme » comme l’affirme LFI. Ils n’ont pas non plus « changé de ligne » comme cherche à le souligner Mélenchon pour mieux se dédouaner de ses responsabilités dans la résurrection de ce parti. Bien loin de « trahir », le PS ne fait que jouer le rôle qu’il a joué historiquement : se faire élire en donnant l’illusion que cela permettra d’obtenir des concessions sociales, puis imposer certaines des plus graves politiques anti-ouvrières, racistes et autoritaires de la Vème République.

      Cela a notamment commencé avec la victoire de Mitterrand en 1981. Il faudra alors seulement attendre deux ans pour que le PS s’adapte aux exigences politiques de la bourgeoisie française et opère le « tournant de la rigueur ». Au programme : gel des salaires, coupes drastiques dans les services publics, privatisations. Cette brusque offensive anti-ouvrière sur fond d’adaptation à l’agenda néolibéral se poursuivra à chaque séjour des socialistes à Matignon ou à l’Élysée. Sous la « gauche plurielle » de Jospin, le PS s’empressera en effet de privatiser à tour de bras : France Télécom, Air France, le Crédit Lyonnais, Thomson ou encore l’aérospatial y passent. Et l’on ne saurait bien sûr oublier les innombrables attaques contre les travailleurs de la présidence de François Hollande, à commencer par la loi Travail dite « El-Khomri » de 2016. Autant d’illustrations de l’intégration profonde du PS au régime au service de l’offensive néo-libérale.

      Tout au long de son histoire, le PS a su démontrer qu’il se plaçait du côté des patrons, dont il s’est toujours efforcé de garantir et de protéger les profits. Dès les premiers mois de son mandat, Hollande offrait au patronat le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), un cadeau de 100 milliards d’euros, prolongé en 2014 par le Pacte de responsabilité, qui acte une baisse drastique des cotisations payées par les entreprises et préfigure la politique de l’offre menée par les macronistes aujourd’hui. On ne peut donc guère s’étonner du fait que le PS de Faure se prépare déjà à renoncer à la « Taxe Zucman », qui n’était déjà qu’une bien maigre mesure, pour lui préférer une « Taxe Zucman Light ». De l’avis de Zucman lui-même, celle-ci serait absolument indolore pour le grand patronat en permettant notamment à des milliardaires comme Bolloré et Bernard Arnault d’échapper à cet impôt.

      En plus d’avoir rendu de fiers service à la bourgeoisie française, le rôle du PS au service du renforcement répressif de la Ve République est tel qu’il ferait même pâlir la droite traditionnelle. À commencer par la Loi Chevènement et la Loi sur la sécurité quotidienne, promulguées sous Jospin, la première contre les droits des personnes étrangères et la seconde renforçant les moyens policiers et la surveillance de masse. Cette offensive a été continuée et largement étendue sous Hollande, avec notamment l’inscription du délit d’apologie du terrorisme dans le droit commun, le débat sur la déchéance de nationalité, etc.

      Que ce soit dans ses attaques contre les travailleurs et les étrangers ou dans sa politique pro-patronale, la ligne historique du PS est en symbiose avec la politique menée depuis désormais huit ans par Macron, ancien ministre socialiste. Si ses deux mandats ont encore radicalisé les attaques initiées sous Hollande, le soutien du PS à ces offensives n’en reste pas moins l’orientation politique naturelle de ce parti bourgeois, profondément intégré au régime.
      La résurrection du PS, fruit de la stratégie institutionnelle de LFI

      Pour Mélenchon, qui continue de revendiquer une grande partie du bilan du mitterrandisme, l’histoire du PS est avant tout celle d’une force politique au service de l’émancipation, qui aurait connu quelques errements à partir des années 2000. Ainsi, de son point de vue, le « volte-face » actuel conduit le parti à un retour à ces errements, « à la grande tradition de l’arnaque à la François Hollande », et clôturerait la parenthèse durant laquelle le PS était redevenu un authentique « parti de gauche » à travers sa collaboration aux alliances électorales impulsées par LFI, la Nupes en 2022 et le NFP en 2024.

      Mais cette manière de présenter les choses mystifie la réalité : ce sont précisément ces alliances électorales qui ont produit l’illusion d’un revirement à gauche du PS, permettant ainsi à un parti sorti exsangue du quinquennat de Hollande de se refaire une santé et de se réhabiliter comme force politique d’opposition. Loin de toute rupture avec la période hollandiste, après 2017 les socialistes ont simplement été contraints de mettre en sourdine leurs aspects les plus anti-ouvriers et racistes pour éviter leur disparition politique.

      Si Mélenchon est bien conscient que sans l’union de la gauche aux législatives le PS aurait « été instantanément rayé de la carte électorale » [1], c’est bien qu’il pensait pouvoir imposer son hégémonie sur le PS tout en s’appuyant sur son ancrage national. Une opération de réhabilitation du PS qui s’est retournée contre son initiateur et vient à nouveau illustrer les limites stratégiques de LFI. Cherchant à multiplier les alliances et combines électorales pour combler ses problèmes d’implantation locale sur le territoire, LFI a remis en scelle le PS en lui permettant d’appuyer les politiques macronistes. Les insoumis ont donc une part de responsabilité dans l’impasse que constitue la situation actuelle et le sauvetage du régime mis en œuvre par le PS.

      Cette politique de réhabilitation du PS est le produit de la stratégie institutionnelle de LFI. Comme Mélenchon le rappelle dans Faites mieux, les élections sont pour lui l’alpha et l’oméga de la politique : « La conviction démocratique, les élections sont la forme nécessaire de la mobilisation politique capable d’inverser le cours des choses non seulement par la conquête du pouvoir politique mais par l’implication populaire à construire et à maintenir ensuite ». Une orientation qui conduit LFI à raisonner, non pas sur le terrain de la lutte de classe, mais en termes de réserves potentielles de voix dans l’optique de remporter l’élection présidentielle, cœur névralgique de cette stratégie.

      Loin donc de constituer un changement de cap, le soutien actuel du parti d’Olivier Faure au gouvernement Lecornu illustre simplement qu’après avoir été ressuscité le PS n’a plus besoin de la bouée de sauvetage qu’a constitué LFI et n’hésite plus à réaffirmer sa vocation originaire : stabiliser le régime et appuyer les politiques réactionnaires de la macronie. De ce point de vue, la Nupes et le NFP n’ont été que le tremplin qui a permis à ce parti bourgeois de se refaire une santé et de se replacer au centre du jeu politique pour retrouver tout son pouvoir de nuisance.

      De plus, malgré l’hostilité désormais ouverte et affichée du PS envers LFI, qui se prépare à présenter des candidats socialistes contre les députés insoumis sortants aux prochaines élections, Mélenchon refuse toujours de reconnaître le PS comme un ennemi, mais seulement un adversaire qui peut devenir un partenaire de lutte. Lors d’une récente émission, Mélenchon a en effet prévenu : « Si nous commençons à jeter des pierres aux socialistes, ça va nous défouler c’est clair. Les chefs socialistes que nous voyons nous inspirent un mépris incroyable […] Ne tombez pas dans le piège, il faut fraterniser avec les socialistes de terrain, de la base, il faut s’unir dans l’action ». S’il semble avoir perdu l’illusion de se lier à la direction nationale du parti, il ne désespère pas de continuer à s’allier avec certaines sections locales du PS.

      Face à l’impasse de telles stratégies institutionnelles, il est urgent de défendre une autre ligne, loin des combines électorales, pour chercher à reconstruire une gauche révolutionnaire qui critique inlassablement les manœuvres et attaques de tous les partis bourgeois. Une gauche révolutionnaire, qui lutte sur les lieux de travail, dans les quartiers et sur les facs, pour construire les mobilisations qui traversent le pays, sans nourrir d’illusions dans les mécanismes de la Ve République ou dans une hypothétique réforme des institutions. Une gauche qui fait de la lutte des classes son centre de gravité, en totale indépendance politique d’avec les partis du régime comme le PS.