• INTERVISTA. #Patrizia_Imperato, Procuratrice Tribunale Minorenni di #Napoli: “A Napoli ragazzi armati anche per parià”
    https://informareonline.com/intervista-patrizia-imperato-procuratrice-tribunale-minorenni-di-na

    La crescente #devianza_minorile campana non è più soltanto una questione di percezione. Il fenomeno è cresciuto nei numeri ed è molto cambiato rispetto al passato. Un dato spicca su tutti: oggi i reati vengono commessi anche da ragazzini di 12 e 13 anni, coinvolti in episodi sempre più gravi. A crescere sono anche detenzione […] L’articolo INTERVISTA. Patrizia Imperato, Procuratrice Tribunale Minorenni di Napoli: “A Napoli ragazzi armati anche per parià” proviene da Informareonline, scritto da Donato Di Stasio

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Luglio_2026 #campania

  • #Colonialité toxique : dans les paysages radioactifs du #Sahara

    De 1960 à 1966, avant et après l’indépendance de l’#Algérie, l’État français a expérimenté au Sahara dit algérien dix-sept bombes atomiques et autres essais chimiques. Ce sujet a longtemps été #tabou en France, dans la presse, dans les discours politiques aussi bien que dans le cadre académique où enquêtes, témoignages, littérature et recherches sur ce thème ont été invisibilisés. Seul le réseau associatif et militant a soutenu les travaux abordant ce domaine – comme par exemple le livre de Raphaël Granvaud, Areva en Afrique, Une face cachée du nucléaire français3. Brisant frontalement la confidentialité de ces faits – presque trois décennies après l’ouvrage de Gabriele Hecht sur l’histoire nucléaire de la France, Le rayonnement de la France4, plusieurs publications récentes issues du monde anglo-saxon abordent la violence coloniale française illustrée dans ses modalités extrêmes par les expérimentations atomiques.

    C’est le cas du nouveau livre de Samia Henni, Toxicité coloniale. Documenter le paysage radioactif dans le Sahara. Paru d’abord en anglais5, il est associé à une exposition6 qui réverbère d’une autre manière les éléments de preuve de l’usage violent d’un territoire colonisé. L’autrice, architecte, historienne et théoricienne de l’architecture, enseigne actuellement à l’Université McGill de Montréal. Elle donne à penser la colonisation et ses effets dévastateurs sur le très long terme. Son point de départ est l’espace et sa gestion en période de guerre, sa réorganisation ou ce que le langage colonial a souvent appelé sa « mise en valeur ». Sensible aux narrations « cosmétiques » qui masquent les réalités de la domination coloniale, Samia Henni évoque en ce sens les euphémismes utilisés pour dire les faits qui ne sont pas seulement des « essais » nucléaires ou de la « radioactivité », mais bien des bombes atomiques à part entière et une toxicité sans limite produite par la colonisation.

    « Saharanisme »

    Faisant écho à cette question, Brahim El Guabli, professeur de pensée et littérature comparées à l’Université Johns Hopkins (USA), explore dans son dernier ouvrage, Desert Imaginations, la représentation des « déserts » à travers une variété de sources littéraires et historiques plurilingues (amazigh, arabe, français, anglais)7. Il montre que dans les productions culturelles majoritaires, les déserts apparaissent comme terra nullius, inhabitée, improductive, inutile et menaçante. La fiction mondialisée d’un désert vide et sans vie a permis de légitimer des projets d’exploitation brutaux et destructifs8. Brahim El Guabli propose d’appeler « saharanisme » ou encore « désertisme » cet imaginaire dominant dont il retrace les origines lointaines et la construction, en particulier dans les écrits politiques et littéraires français du XIXe siècle à aujourd’hui. Il fait de ces notions un outil conceptuel permettant d’approcher à plusieurs niveaux les usages et mésusages du désert, quelles que soient les parties du monde concernées. L’auteur distingue divers secteurs – spirituel, extractif, instrumental, sexuel – où s’exerce le saharanisme. En contrepoint de cette idéologie inhérente aux intérêts coloniaux, Brahim El Guabli montre le rapport intime que des écrivains et artistes autochtones manifestent dans leurs œuvres envers leur environnement, tangible et intangible, humain et non humain, une posture écologique sensible qu’il appelle ecocare ou encore éthique autochtone de la conscience environnementale. Cette attitude m’évoque une maxime touarègue Amaḍal amadal, « la terre est ce qui protège », mise en relation au Sahara avec la nécessité d’être nomade pour ne pas « peser sur le dos de la terre ». Comment une terre confisquée pour être mutilée, blessée, amputée, pourrait-elle continuer à protéger ses enfants ? Telle est la question que se posaient les Touaregs après les interventions violentes menées sur leur sol telles que les explosions atomiques, le creusement des puits de pétrole et des mines d’uranium, ou le réaménagement étrange de l’Afrique saharo-sahélienne en petits territoires enclos sur eux-mêmes, bardés de fils de fer barbelés9.
    La notion de saharanisme parait très utile pour approcher au présent divers types de faits, des plus anodins aux plus dommageables, tous fondés sur une hiérarchisation implicite des savoirs. Par exemple, l’obsession – a priori bienveillante – des organismes de développement ou d’aide qui interviennent en pays nomade pour creuser des puits, comme si le problème en zone aride était l’eau et non la gestion de l’eau. Pourtant, le piétinement animal intense autour des points d’eau, comme le disent bien les intéressés, détruit tous les pâturages alentour. Avec la multiplication des puits, aucune des stratégies nomades pour régénérer la flore ou conserver les plantes fourragères résistant au vent et permettant d’étager la consommation des pâturages ne peut plus s’exercer. Mais rien n’arrête ces politiques sédentaires du territoire couplées à la restriction de la mobilité qui ont finalement conduit à l’incapacité croissante de faire face aux sécheresses – pire, elles les ont aggravées.

    Au sujet des essais nucléaires français au Sahara, les approches des deux ouvrages cités se croisent et se complètent. Comment sortir du secret ? Comment rendre compte de la nuisance impalpable et occultée de ces explosions ? Comment documenter ce programme secret et ses lourdes conséquences, alors que la majorité des archives les concernant sont jusqu’à présent classées « secret-défense » ? Comment rendre audibles les voix des habitants sur la violence mortifère infligée à leurs vies et à leur terre par les gouvernements français et algérien qui ne les ont ni consultés ni avertis ?

    Trouver des voies et des voix pour répondre à ces interrogations fait partie des objectifs clairement énoncés par Samia Henni. Contestant « l’obsession coloniale et néolibérale de la “nouveauté”, la volonté d’être “le premier” à dire ou faire quelque-chose » (p. 37), l’autrice met à la disposition de ses lecteurs et lectrices les informations et les sources dont elle dispose, c’est-à-dire une centaine de documents d’archives (photos, textes) et la reproduction des témoignages de victimes (travailleurs et population d’Algérie, vétérans français) pour servir de socle à de futures recherches.

    Ce livre généreux et militant est fondé sur le partage des documents assemblés en étroite collaboration avec l’Observatoire des armements à Lyon. Il est destiné à « donner corps au silence des archives institutionnelles » et appelle à continuer le travail de mémoire et d’investigation permettant une autre narration des faits et un examen des responsabilités pour, à terme, exiger la décontamination des sites, l’ouverture totale des archives et la perspective de réparations.

    Car ces déflagrations nucléaires, décidées depuis Paris et prolongées en 1962 par les Accords d’Evian avec le gouvernement provisoire d’Algérie, ont eu de multiples répercussions sur les corps, sur l’environnement, sur le bâti, sur les paysages, sur les sols. Le matériel contaminé a été enseveli dans l’urgence au départ du personnel français en 1967, puis déterré par les puissants vents sahariens.

    Temps et espace du désastre atomique

    À partir de documents visuels et d’archives arrachées au secret, Samia Henni retrace les caractéristiques techniques et humaines des deux sites où les explosions ont été menées : d’un côté, Reggane, où furent lancées quatre bombes atmosphériques et de l’autre, In Ekker, émetteur de treize bombes souterraines, certaines échappant au confinement, et cinq expériences supplémentaires de dispersion atmosphérique de plutonium. Elle propose ensuite un corpus visuel composé d’extraits de documentaires et de reportages télévisés, et la reproduction de témoignages des victimes françaises.

    Dans le procédé éditorial choisi, les images impactent efficacement le regard en anticipant le texte. Ainsi, au début de l’introduction, onze photos aux tons jaune-sépia nous plongent dans la matérialité du secret, avec en première page un panneau d’interdiction de prise de vue et de menaces de sanctions contre tout contrevenant, planté sur l’un des sites d’expérimentation. Les images suivantes élargissent la focale, de la localisation des sites à l’emplacement des zones de tirs, du croquis topographique des infrastructures à une manifestation à Accra au Ghana contre ces expériences. Jusqu’à la photo de la « gerboisite », un terme qui conceptualise la matière radioactive anthropogénique produite par les explosions atmosphériques baptisées Gerboises par le pouvoir colonial. Enfin, une image satellite captant les mouvements intercontinentaux de la poussière radioactive du Sahara met immédiatement en évidence la nécessité d’un changement d’échelle pour l’analyse de ces faits.

    L’ouvrage restitue la situation géographique précise des deux sites d’expérimentation : Reggane dans la plaine de la Tanezrouft et In Ekker sur le mont Taourirt tan Afalla (littéralement en langue locale « Colline du haut » ou du « nord ») et aussi Taourirt tan Ataram (« Colline de l’ouest ») dans le massif de l’Ahaggar (nom utilisé dans l’ouvrage sous sa forme arabisée, Hoggar). Remarquons que les toponymes mentionnés sont tous amazighs. Ce qui donne une résonance particulière au choix de ces lieux situés à plus de 1000 km d’Alger et révèle une autre invisibilité qui n’est pas manifeste dans l’ouvrage, celle des habitants ancestraux de ces terres, les Imuhagh10, appelés « Touaregs » par les étrangers. L’invention de l’Algérie comme État colonial puis postcolonial les fera dénommer ensuite « Algériens » (comme dans la légende du 3e cahier photo où ils sont appelés « habitants algériens ») ou encore, selon les recensements sur leurs terres d’ancrage à la saison sèche, les assignera à d’autres identités nationales et territoriales : « Libyens », « Maliens », « Nigériens », « Burkinabè ». Les pouvoirs coloniaux ont en effet redessiné la carte de l’Afrique selon leurs intérêts, divisant le pays touareg par cinq frontières et transformant en peuple sans terre les nomades dont les parcours réguliers ont rendu le désert nourricier en préservant ses ressources végétales et hydriques.

    Samia Henni situe son propos dans le cadre national de l’Algérie. Elle montre cependant que le temps et l’espace de la toxicité nucléaire ne sont pas à l’échelle de la géopolitique humaine. Des témoins évoquent la violence monstrueuse des explosions ressentie non seulement à proximité, à Tamanrasset, mais aussi à 600 km à l’est à Djanet et à plus de 1 000 kilomètres au sud-ouest à Gao (p. 42), ou encore au sud-est dans l’Aïr11, englobant l’espace de référence de la mobilité nomade des Touaregs. Et bien au-delà encore.

    La toxicité invisible, impérissable, inquantifiable, irréversible, circule et s’infiltre partout où la diffusent les vents du globe. Elle contamine non seulement les lieux décrétés vides et sans importance par les autorités coloniales puis postcoloniales – notamment les territoires nomades –, mais également les pays et les continents des décideurs de la mise à feu des bombes atomiques. Elle s’étend à la terre entière et restitue, au-delà de l’approche spatialement fragmentée des événements, la perception géographique nomade qui au Sahara relie directement l’Ahaggar (actuelle Algérie), l’Ajjer (entre l’Algérie et la Libye), l’Aïr (actuel Niger), la Tademekkat (entre le Mali et le Burkina Faso) et la Tagaraygarayt (actuel Niger).

    Je rajouterai une information donnée par les Touaregs qui circulent entre l’Ahaggar et l’Aïr. Selon eux, l’abandon en 1967 des sites nucléaires français du côté algérien aurait été suivi par le transfert entre l’Ahaggar et l’Aïr d’une partie des anciens engins de chantier ainsi que du personnel pour mener des opérations de prospection à Madawela dans la vallée de Tin Marsoy. Cette partie du territoire touareg se trouvait rattachée depuis 1960 à l’État du Niger. Les nomades se souviennent des déplacements incessants et extrêmement dérangeants de camions énormes équipés de sondes qui sillonnaient les terres pastorales et creusaient le sol, faisant parfois jaillir de l’eau sans reboucher leurs forages en quittant les lieux.

    Ces travaux de prospection terrestres mais aussi aériens ont abouti à la mise en œuvre de l’exploitation d’un immense gisement d’uranium à Arlit, à environ 15 kilomètres de Madawela, ce dernier site étant laissé inactif, mais gardé par l’armée nigérienne. Comme ce fut le cas du côté algérien dans les années 1950 en pleine période coloniale, deux décennies plus tard, dans un État indépendant, les autorités françaises s’accaparèrent brutalement des terres touarègues de l’Aïr pour créer les infrastructures géantes d’une première mine à ciel ouvert (Arlit), puis d’une mine souterraine (Akokan), et d’une ville qui compte à présent plus de 100 000 habitants, détruisant toutes les ressources pastorales locales et interdisant aux nomades de poursuivre leur vie sur leurs propres terres. C’est à cette période que les contrôles et les détentions arbitraires de civils touaregs s’intensifièrent au nord du Niger, au point de transformer le seul fait d’être enturbanné en délit menant automatiquement à l’arrestation et à la confiscation des marchandises pour les caravaniers.

    Des vies qui ne comptent pas ?

    Comme l’écrit Samia Henni, après les explosions nucléaires des années 1960, les nomades, les oasiens et les citadins de la région de Reggane et de la vallée du Touat ont été directement affectés. Entre 1960 et 2008, la démographie chuta de moitié, passant de 40 000 à quelque 20 000 habitants (p. 93). La description détaillée des chantiers menés pour les opérations nucléaires et l’accueil du personnel à Reggane, Hamoudia et au point zéro des expérimentations – 82 000 m2 de bâtiments, 7000 m2 d’ouvrages souterrains, 100 km de routes, 3 centrales électriques, etc. (p. 96) – donne une idée du gigantisme de ces infrastructures (laboratoires, appareils de mesures, base avancée, ville nouvelle), au prix d’un labeur humain démesuré, diurne autant que nocturne. La recension des constructions techniques du second site dégage la même impression de démesure et de captation sans merci des terres (170 570 hectares) et des ressources locales. Non seulement l’eau et l’air de l’oued Amguel, mais la main d’œuvre autochtone, à laquelle s’ajoutaient sur le site la main d’œuvre importée d’autres régions de l’Ouest africain, ainsi que les militaires, appelés, techniciens et ingénieurs français, soit environ 9000 personnes sur le site au moment des explosions.

    Dans les années 1960, les procédés de décontamination des corps humains et des engins au jet d’eau (p. 114) paraissent dérisoires, irresponsables et même cyniques dans la mesure où l’eau n’a vraisemblablement pas échappé à la pollution. Pas plus les multiples échecs du confinement des bombes dans les galeries souterraines que l’indépendance de l’Algérie en 1962 n’ont empêché la continuation des essais par la France qui a également poursuivi de 1964 à 1966 ses expériences de dispersion du plutonium (nom de code Pollen) en bafouant le Traité d’interdiction des essais nucléaires atmosphériques signé en 1963. Pire, les expériences biologiques conduites lors de la bombe Gerboise blanche auraient concerné non seulement des animaux (dont des cages et cadavres ont été retrouvés abandonnés sur le site), mais aussi des corps humains, morts ou vivants, ou des « cobayes humains » comme le formule Bruno Barillot dans son ouvrage, Essais nucléaires français : l’héritage empoisonné12, cité par Samia Henni (pp. 107-108).

    Un travailleur local, interrogé trois décennies plus tard, rapporte qu’après les déflagrations, « la plupart des gens qui sont tombés malades sont ceux des campements qui habitent la montagne » (p. 156), autrement dit les habitants invisibilisés d’un désert décrété « vide » par les autorités françaises et algériennes. Le photographe et sociologue Bruno Hadjih a documenté le ravage sanitaire et létal (17 décès survenus immédiatement) des habitants du village de Mertoutek et la destruction durable de leur environnement après la bombe non maîtrisée de Béryl en 1962.

    Le gouvernement français est resté inactif sans mener d’étude de suivi après l’explosion, pas plus qu’il n’a proposé de réparation. Par ailleurs, il n’a fourni aucun descriptif technique des décharges toxiques qu’il a laissées au Sahara et qui continuent d’affecter la santé des êtres vivants. Comme si finalement, tout cela n’avait jamais existé et n’avait eu aucune conséquence pour personne. Jusqu’à quand ?

    ’avance à travers les entrailles de la fournaise
    Je les entends
    sécheresse de leur cœur
    Et ils me roulent dans le nuage
    champignon nuée
    brouhaha atomique
    Et ils aboient
    Toi, tu n’existes pas,
    tu n’as jamais existé

    Hawad, Irradiés13

    L’investigation sans fin

    Au final, on comprend à quel point le projet nécessaire de « documenter le paysage radioactif dans le Sahara » comme le propose Samia Henni est un programme collaboratif à long terme. La constitution de « contre-archives » dans ce domaine est une tâche ardue et ouverte qui appelle à d’autres enquêtes pour sortir le désert de l’oubli. Par exemple, comment faire résonner la mémoire et le présent de ceux qui sont effacés de la carte ? Quelles constellations d’expériences et de géographies peuvent être retracées en dehors des cadres restrictifs de la cartographie coloniale ? Comment mettre en dialogue les expériences vécues par les habitants des différents territoires sacrifiés lors des mises à feu nucléaires réalisées par la France, mais aussi par les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine entre 1945 et 1980 ? Quels sont les formes de survie et de résistance qui ont émergé face à la catastrophe ? Comment faire entendre la voix des écrivains et des artistes qui mobilisent un imaginaire créatif capable de submerger le saharanisme, alors même qu’eux et leurs peuples subissent jusqu’à aujourd’hui la confiscation, la dévastation et la pollution nucléaire ou minière de leurs terres ? Le « Saharanisme expérimental » va en effet de pair avec le « Saharanisme extractif » pour reprendre les concepts de Brahim El Guabli. Quelles relations établir entre d’un côté la manne minérale concentrée au Sahara central sur les territoires nomades (pétrole et gaz en Algérie et Libye, uranium, charbon, or au Niger, or au Mali) et, de l’autre côté, la répression brutale qui touche leurs habitants, privés de leurs droits fonciers, jusqu’à nier et éradiquer leur nom, leur langue, leur mode de vie, leur société et leur histoire ? Le travail d’investigation à venir est immense, il réservera probablement des surprises, autant que l’étude des conséquences, impensées et impensables, de la radioactivité.

    https://www.terrestres.org/2026/06/08/colonialite-toxique-dans-les-paysages-radioactifs-du-sahara
    #radioactivité #colonialisme #pollution #violence_coloniale #territoire_colonialisé #colonisation #euphémismes #radioactivité #vocabulaire #mots #bombes_atomiques #désert #géographie_du_vide #vide #terra_nullius #saharanisme #désertisme #imaginaire #ecocare #conscience_environnementale #Touaregs #nomadisme #aide_au_développement #puits #développement #secret-défense #Accords_d’Evian #paysage #environnement #Reggane #In_Ekker #plutonium #images #secret #gerboisite #Gerboises #France_coloniale #mont_Taourirt_tan_Afalla #Taourirt_tan_Ataram #toponymie #invisibilisation #Imuhagh #violence #Tamanrasset #Ahaggar #Aïr #Madawela #Niger #vallée_de_Tin_Marsoy #Arlit #uranium #mines #Akokan #Arlit #pâturages #vallée_du_Touat #eau #sols #air #décontamination #montagne #destruction #Mertoutek #Béryl #réparation #santé #paysage_radioactif #mémoire #contre-archive #contre-récit #expérience_vécue #territoires_sacrifiés #Saharanisme_expérimental #Saharanisme_extractif #extractivisme

    ping @reka

    –—

    A mettre en lien avec le #film_documentaire #At(h)ome (#athome) :
    https://seenthis.net/messages/819398

    • #Areva en Afrique. Une face cachée du nucléaire français

      L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe : l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain. Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se le procurent au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
      Comme au Niger, fournisseur historique, pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain. Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français et des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage. L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne ternissent pas une image de marque qu’elle voudrait immaculée.

      https://agone.org/livre/arevaenafrique
      #livre

    • TOXICITÉ COLONIALE. DOCUMENTER LE PAYSAGE RADIOACTIF DANS LE SAHARA

      Toxicité coloniale revient sur les programmes nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s’est déroulé pendant et après la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et de mener d’autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d’archives sont toujours classés secret aujourd’hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l’histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l’intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s’intéressent à l’architecture, au paysage et aux pratiques d’archivage dans une démarche décoloniale.
      Alors que ces bombes ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l’utilisation des Algériens comme main- d’œuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d’une importance majeure.

      https://editions-b42.com/produit/toxicite-coloniale

    • Deserts Are Not Empty

      Colonial and imperial powers have often portrayed arid lands as “empty” spaces ready to be occupied, exploited, extracted, and polluted. Despite the undeniable presence of human and nonhuman lives and forces in desert territories, the “regime of emptiness” has thus inhabited, and is still inhabiting, many imaginaries. Deserts Are Not Empty challenges this colonial tendency, questions its roots and ramifications, and remaps the representations, theories, histories, and stories of arid lands—which comprise approximately one-third of the Earth’s land surface. The volume brings together poems in original languages, conversations with collectives, and essays by scholars and professionals from the fields of architecture, architectural history and theory, curatorial studies, comparative literature, film studies, landscape architecture, and photography. These different approaches and diverse voices draw on a framework of decoloniality to unsettle and unlearn the desert, opening up possibilities to see, think, imagine it otherwise.

      https://www.arch.columbia.edu/books/catalog/998-deserts-are-not-empty

  • #Devoir_de_vigilance : #TotalEnergies condamnée à prévenir les #risques_climatiques liés à l’utilisation de ses #carburants

    Dans un #jugement qui fera date, la justice a estimé que la multinationale pétrogazière manque à son devoir de vigilance tant qu’elle n’intègre pas mieux les conséquences climatiques de ses activités. Les juges lui donnent six mois pour décrire et prévenir les #risques liés à la combustion des énergies fossiles qu’elle extrait, ce qu’elle a toujours refusé de faire.

    En pleine canicule, TotalEnergies se prend une douche froide ! Ce jeudi, le géant français des énergies fossiles a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris pour manquement à son devoir de vigilance climatique, dans un contentieux qui l’opposait depuis 2020 à plusieurs ONG (Notre Affaire à tous, Sherpa, France nature environnement) et à la Ville de Paris.

    Après y avoir consacré deux jours d’audience en février – un délai hors normes pour ce genre d’affaire –, le tribunal vient de donner raison aux quatre requérantes dans leur interprétation du devoir de vigilance, tel qu’instauré en mars 2017 par la loi du même nom.

    Pour la première fois, le juge reconnaît notamment que la prévention des « atteintes graves » aux humains et à l’environnement qui incombe à la multinationale doit également prendre en compte les risques climatiques liés à ses activités.

    Plus important encore, il ajoute que cette #responsabilité_climatique s’étend non seulement à ses émissions directes – liées au fonctionnement de ses propres installations – mais aussi indirectes (scope 3), c’est-à-dire à la combustion des produits pétroliers et gaziers qu’elle extrait et met sur le marché.

    90% des émissions « oubliées » par TotalEnergies

    Jusqu’ici, TotalEnergies a toujours vivement refusé d’intégrer les #émissions de #scope_3 à son plan de vigilance, arguant qu’elles étaient de la seule responsabilité de ses client·es. Elles ont pourtant représenté 90% de ses émissions en 2024, sur un total (scopes 1, 2 et 3) de 376 millions de tonnes de CO2 équivalent, selon l’entreprise.

    Pour le tribunal, TotalEnergies est au contraire bien « en mesure d’exercer une #influence » sur ces émissions qui font « partie des incidences négatives résultant de la propre activité du groupe ». « Il n’est pas contesté que l’extraction du pétrole ou du gaz est destiné à être mis sur le marché et à être consommé [sic] », cingle-t-il dans sa décision, insistant sur le « #lien_de_causalité très fort qui existe entre l’extraction du #pétrole et sa combustion, et partant, des émissions de gaz à effet de serre ».

    En conséquence, le tribunal donne six mois à la société pour compléter son plan de vigilance « en ajoutant les émissions de gaz à effet de serre de scope 3 dans la cartographie des risques et les mesures les concernant ». « C’est fondamental », insiste Sébastien Mabile, avocat des requérant·es. « Si TotalEnergies doit prendre en compte le scope 3, toutes les entreprises soumises au devoir de vigilance vont être tenues de le faire aussi », se félicite-t-il.

    Le juge donne rendez-vous à l’entreprise le 21 janvier 2027 pour vérifier la teneur des mesures mises en œuvre. Si elles sont jugées insuffisantes, le tribunal pourra prononcer une nouvelle condamnation.

    https://vert.eco/energie/devoir-de-vigilance-totalenergies-condamnee-a-prevenir-les-risques-climatiques
    #justice #condamnation #industrie_du_pétrole #énergies_fossiles #énergie

  • He made your free video player run smoothly. Now he’s doing that for robots.
    https://techcrunch.com/2026/06/19/he-made-your-free-video-player-run-smoothly-now-hes-doing-that-for-robot

    You’ve probably used #VLC Media Player, the free #video_player with the orange traffic-cone icon — it’s been downloaded more than 6 billion times. But according to its lead developer, #Jean-Baptiste_Kempf, robots will soon be almost as ubiquitous as his open source video software.

    Convinced that “hundreds of millions of #robots and #drones” will be roaming the streets in a few years, this French serial entrepreneur and #open-source legend has been building #Kyber, an infrastructure layer for controlling #remote #devices in real time. Its core software is an #SDK that synchronizes #video, #audio, #sensor data, and control inputs with minimal latency.

    #kempf

  • LinguaCelta: The Community is the Achievement; the Achievement is the Community
    https://linguacelta.com/blog/2026/05/LLMs.html

    The Community is the Achievement; the Achievement is the Community
    18 May 2026

    An ethical love-letter to distributed technology communities.

    Talking to techies

    This essay is explicitly addressed to my fellow technologists: #software #developers, hobby #coders, digital #humanists, #computer #science theorists, and all the other members of this big family of people who do tech. That doesn’t mean that what I write here can’t be of interest to anyone else (I’ll be very flattered if it’s of interest to anybody, tbh!). But the argument I’ll make is based on the idea that you and I share a community.

    I want to talk about our community, and why it’s important. I want to suggest that using #LLMs to generate content to be included in technology projects, whether that’s code or text or images, or code reviews or proofreading, harms our shared community.

  • Ubuntu flavours now need a beta release to ship
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/06/ubuntu-flavours-mandatory-beta-release

    Ubuntu has announced an ‘important policy update’, making beta releases mandatory for all Ubuntu flavours, no exceptions. Most flavours already hit the beta milestone every six months without issue. But until now a flavour that missed the deadline could still be granted a one-off exception. During the Ubuntu 26.04 LTS cycle, that’s what happened with Ubuntu Kylin, the Chinese-orientated spin that uses the UKUI desktop. It missed the Beta window but still made the final release. That won’t happen again. To get an official stable release, a flavour now must have a beta release out the same time as every […] You’re reading Ubuntu flavours now need a beta release to ship, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #Canonical #development #Ubuntu_26.10

  • Forms of life, forms of mind | Dr. Michael Levin | Trophic memory, ...
    https://diaspora.psyco.fr/p/12533323

    Forms of life, forms of mind | Dr. Michael Levin | Trophic memory, deer, and a truly unique scientific object

    #biology #genetics #epigenetics #development

    Between the 1960’s and the 1990’s, a father-son team of Anthony B. Bubenik and George A. Bubenik made and explored a remarkable discovery. They studied deer antlers – huge structures which drop off every year and re-grow. This process is amazing in its own right, because it shows that large, adult mammals are capable of massive regeneration, growing bone, vasculature, innervation, and velvet (skin) at a rate of up to 1-1.5cm per day. Note that antlers are not horns, which are a much simpler structure and does not regenerate. This has massive implications for regenerative medicine and puts to bed the common idea that mammals simply (…)

    • Writing Code vs. Shipping Code : Productivity Effects Across Generations of AI Coding Tools | NBER
      https://www.nber.org/papers/w35275

      How do the productivity effects of AI evolve across successive generations of tools, and to what extent do task-level gains ultimately translate into final output? We study these questions in the context of software development, using data on more than 100,000 GitHub developers combined with their AI usage telemetry. In a matched event study design, we find that autocomplete, interactive coding agents, and autonomous coding agents each significantly increase coding activity (“commits”), with respective cumulative effects of 40%, 140%, and 180%. These gains, however, attenuate sharply across the production hierarchy: the 180% cumulative effect falls to 50% for the number of projects, and to 30% for actual releases. This pattern is consistent with the weak-link hypothesis: the strong productivity gains from AI are attenuated by human bottlenecks in the production chain, with an estimated elasticity of substitution of 0.25 between AI and human effort, which indicates strong complementarities. We further confirm these results across four major app marketplaces, finding a moderate increase in the number of new apps but no increase in total usage. Large task-level AI productivity gains have therefore translated only partially into shipped and used software thus far.

      ça ne me rajeunit pas : estimation (0,25) de l’élasticité de substitution IA-humain dans une fonction de production

      tout ce que je détestais…

  • La Cnaf et Inria s’engagent ensemble pour développer Catala, une solution souveraine de calcul des prestations sociales | Inria
    https://www.inria.fr/fr/cnaf-inria-convention-partenariat-catala-2026

    La Caisse nationale des Allocations familiales (#Cnaf) et l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (#Inria) s’engagent dans une convention de partenariat autour du #développement de #Catala, un #langage de #programmation #informatique visant à transcrire le droit de manière fidèle et #explicable. Cette innovation issue de la recherche publique permet de fiabiliser le calcul des #prestations_sociales et d’assurer #transparence et #évolutivité des moteurs de #calcul. Cette #coopération illustre une même ambition : consolider la maîtrise des technologies utilisées dans les systèmes d’information du service public des familles et de la solidarité, grâce au développement d’outils innovants et souverains.

  • Short Daily Devotional For Today
    https://www.notebookandpenguin.com/verseoftheday

    “I know the plans I have for you.” It’s a comforting thought, isn’t it? God’s got a plan, and it’s a good one.

    But sometimes it can feel like life isn’t going according to a good plan - it feels messy, painful, or just plain confusing. So how do we reconcile this promise with our reality? Maybe we need to change our perspective - God sees the big picture when we can only see our current circumstances. But here’s a challenging question - are we willing to trust God’s plan even when we don’t understand it? Even when it doesn’t match our own plans?

    #devotionals #Jeremiah
    This verse invites us to hope in God’s future for us, even when the present is tough. How would your outlook on life change if you really believed God was working out a good plan for you?

  • #Canonical’s #Workshop : sandboxed, reproducible dev environments
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/05/canonical-workshop-dev-environments

    Canonical has released Workshop, a new open-source tool to create reproducible development environments from a single YAML configuration file. The same setup can be reproduced across different hardware and devices, it reduces dependency issues and configuration drift within teams. Environments in Workshop are built from SDKs (packages that install languages, frameworks and tools). Most of these come from the SDK Store, which supports versioned channels similar to the Snap Store so that projects can define specific SDK versions to use. Canonical offers SDKs for Ollama, OpenCode, NVIDIA CUDA and AMD ROCm at launch, but users can create and define project-specific […] You’re reading Canonical’s Workshop: sandboxed, reproducible dev environments, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not (…)

    #News #dev_tools #LXD

  • Ziguinchor : face aux défis du chômage et de l’immigration i... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-face-aux-defis-du-chomage-et-de-limmigration-irreguliere-des-jeu

    Ziguinchor : face aux défis du chômage et de l’immigration irrégulière, des jeunes incitent leurs pairs à l’entrepreneuriat
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Dans une Casamance où le chômage des jeunes et l’émigration irrégulière fragilisent l’avenir, une initiative locale démontre qu’il est possible de transformer les défis en opportunités. À Ziguinchor, l’incubateur Jógjëf, a porté pendant trois années l’initiative « Rendre l’entrepreneuriat accessible à chacune et à chacun (REACH) ». Le programme a permis à des dizaines de jeunes de rester, d’entreprendre et de bâtir leur avenir sur place.
    Ces jeunes porteurs de ce projet ont accompagné plus de 50 entrepreneurs dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. À travers ses quatre volets – sensibilisation, idéation, incubation et financement – ledit projet a permis à de jeunes porteurs de projets de transformer leurs idées en entreprises viables, selon Babacar Signaté, responsable de l’incubateur Jógjëf. Après des années de déroulement, les résultats sont significatifs, a renseigné le jeune responsable de l’incubateur : 30 projets incubés ont reçu une subvention ; 30 projets issus de l’idéation ont également bénéficié d’un financement. Au total, près de 100 millions de francs CFA ont été distribués en subventions, permettant à des jeunes entrepreneurs de lancer leurs activités et de créer de l’emploi local.
    Plus de 80 % des entreprises accompagnées sont encore actives aujourd’hui, preuve de la pertinence du dispositif. Au-delà des chiffres, ces jeunes, à travers ce projet, ont mis en lumière la nécessité de renforcer l’accompagnement et ont lancé un appel vibrant aux autorités à ce sujet. Si l’Université numérique a joué un rôle déterminant en hébergeant l’incubateur pendant six années, et si des partenaires techniques et financiers comme l’Agence française de développement (AFD) entre autres ont apporté un appui considérable, le financement global du projet n’a couvert que 60 % des besoins. Les 40 % restants n’ont pas été obtenus, limitant l’ampleur des actions prévues, a confié Babacar Signaté. Ce constat souligne l’importance d’un engagement plus fort des autorités locales et nationales. Pour amplifier l’impact et offrir à davantage de jeunes la possibilité de s’insérer par l’entrepreneuriat, un accompagnement accru en ressources et en politiques publiques est indispensable. L’initiative « Rendre l’entrepreneuriat accessible à chacune et à chacun (REACH) », a démontré qu’avec un accompagnement adapté, les jeunes peuvent bâtir leur avenir sur place.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#developpement#entrepreunariat#economie#jeunesse

  • #primo_maggio : voci da #bagnoli@0
    https://radioblackout.org/2026/05/primo-maggio-voci-da-bagnoli

    “1 maggio a Bagnoli: casa, salute, lavoro, spiaggia e mare. No a guerre, America’s Cup e grandi eventi”. Queste le parole d’ordine del corteo che il primo maggio ha visto riunite la lotta della popolazione di Bagnoli, dei #campi_flegrei e di tutta la città di #napoli. In questo ultimo anno, il quartiere partenopeo, e […]

    #Blackout_Inside #L'informazione_di_Blackout #america's_cup #devastazione_territori #lotte_territoriali
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/05/Cori-contro-american-cup.mp3

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • Lutte des mémoires dans la vallée de l’automobile
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4691

    Elle, est soixante-huitarde, ouvrière féministe et révolutionnaire à l’usine Renault de Flins. Lui est braqueur puis détenu, devenu militant anti-carcéral ainsi que des luttes de l’immigration et des banlieues. Tous deux partagent l’expérience de la lutte sociale et l’envie de transmettre cette mémoire. Rencontre 359 Avril 2026

    / Immigration , Développement, Urbanisme , Leur Histoire, Notre Mémoire , Luttes Sociales , Notre Histoire , Lutte de classes

    #359_Avril_2026
    #Immigration
    #Développement,_Urbanisme
    #Leur_Histoire,_Notre_Mémoire
    #Luttes_Sociales
    #Notre_Histoire
    #Lutte_de_classes

  • The EU donated equipment to the BiH Border Police to combat migrant smuggling, here’s what it includes

    The European Union, Germany, Italy and the Netherlands delivered specialized equipment to the Border Police of Bosnia and Herzegovina with the aim of strengthening the operational readiness of officers and improving border management capacity.

    The handover included a package of equipment with specialized magnifiers for viewing documents, heartbeat detectors for finding people in hidden compartments of trucks and other vehicles, in situations that often involve inhumane conditions and life-threatening risks, and a patrol boat for responding to river incidents, including search and rescue operations.

    This handover is part of a wider package of assistance for capacity building that combines specialized equipment and training, with a total investment of around 200,000 euros, under the EU4FAST project.

    “Efficient border management today requires modern technology, skilled personnel and strong institutions, and this support is designed to support all three aspects. This handover is an example of the practical and concrete support that the European Union, together with its member states, acting as ‘Team Europe’, provides in Bosnia and Herzegovina in facing the challenges of migrant smuggling, human trafficking and border management as a whole. Strengthening the capacity of the Border Police also directly helps Bosnia and Herzegovina in harmonizing with EU standards, especially within the framework of the chapter 23 and 24 of the EU accession process,” said Ambassador Luigi Soreca, Head of the EU Delegation and EU Special Representative in Bosnia and Herzegovina.

    He added that the EU remains committed to supporting Bosnia and Herzegovina on its European path, through reforms that strengthen security, the rule of law and regional cooperation.

    He also pointed out that it is important for Bosnia and Herzegovina to update its plans for unforeseen situations and be prepared in case of an increased influx of irregular migrants.

    Director of the BiH Border Police, Mirko Kuprešaković, emphasized the importance of the donated boat for the work of officers in the field.

    “Modern equipment enables a faster, more efficient and safer reaction of our officers to all the challenges they continuously face in their daily work. This support comes at the right moment, when security challenges are more and more complex, and the need for modernization and strengthening of institutions’ capacities is more and more pronounced. I want to express my sincere gratitude to the European Union, the embassies of the Slovak Republic of Germany, Italy, France and the Netherlands, as well as to all the partners who participated in the implementation of the EU4FAST project,” said Kuprešaković.

    He particularly emphasized Frontex’s significant support to the BiH Border Police, which contributes to strengthening operational capacities and work efficiency.

    German Ambassador to BiH Alfred Grannas said that Germany is proud to contribute to this joint effort, combining national expertise with European resources to achieve concrete and sustainable results within the Team Europe approach.

    “The engagement of GIZ and the German Federal Police particularly reflects Germany’s commitment to sharing practical experience and operational knowledge with partner countries from the Western Balkans region, especially Bosnia and Herzegovina. Last week we had a good example of what this means in practice: experts from the German Federal Police conducted specialized training for Border Police officers in BiH. The main focus was on document review and the use of heart rate detectors, directly linking the equipment to operational skills. Next week, the second training will be repeated for group of interns and I am delighted that we have established this practical and successful collaboration”, said Grannas.

    Oliver Janser, project manager of EU4FAST, said that today’s handover is not just a delivery of equipment.

    “It reflects a sustainable partnership built over years of cooperation, trust and shared responsibility. What we are witnessing today is the result of continuous joint efforts to strengthen capacity and respond to changing challenges at the border. Our cooperation is strategic and forward-looking. We build on what works, learn from experience and invest where it makes a real difference. Each contribution is designed to strengthen previous efforts, ensuring continuity, coherence and measurable results,” said Janser.

    Support is provided within the framework of the EU4FAST project, a regional initiative that supports the fight against human trafficking and migrant smuggling across the Western Balkans worth more than 50 million euros.

    The project is financed by the European Union, the Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ) of Germany, the Ministry of the Interior of Italy and the Ministry of Foreign Affairs of the Netherlands. It is implemented by a consortium of implementation partners, led by GIZ, he writes Klix.

    https://bosniatoday.ba/the-eu-donated-equipment-to-the-bih-border-police-to-combat-migrant-smug
    #externalisation #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #Bosnie-Herzégovine #EU #Allemagne #Italie #Pays-Bas #équipement #militarisation_des_frontières #EU4FAST #border_management #technologie #Team_Europe #France #Slovaquie #Frontex #GIZ #développement #GTZ #Balkans #route_des_Balkans #Oliver_Janser

  • « Ce qui accable Zarathoustra, ce sont les moyennes […] le nivellement, la destruction de la #diversité, de la différence. »
    Stiegler s’oppose à la récupération de la figure du surhomme par les #transhumanistes, qui sert à masquer la production industrielle « de cet ’homme moyen’ qu’est le dernier homme ». Face à ce « dernier homme transhumaniste », il affirme la nécessité de « réinterpréter l’Übermensch comme #panseur » — « pansant dans l’extrême urgence une #bifurcation qui resterait très improbablement encore à venir, et comme inscription dans le #devenir d’un #avenir ».
    @Anne_Alombert, « Retarder la fin des temps politiques : #panser l’accélération #réactionnaire avec Bernard #Stiegler », @Le_Grand_Continent, 29 mars 2026.
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/29/stiegler-contre-lacceleration-thiel