• La bêtise en #voyage - En attendant Nadeau
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/08/07/betise-voyage

    Le voyage est-il une bêtise, rend-il bête ? Quels rapports aux autres, à soi-même, instaure-t-il ? Que déforme-t-il de notre vie et qu’y projette-ton ? Peut-on éviter de sombrer dans la bêtise lorsqu’on décide de voyager ? Quelques questions auxquelles tente de répondre l’anthropologue Jean-Didier Urbain.

    Ce n’est pas le voyage qui nous rend faibles d’esprit, mais la relation d’inintelligence à l’autre, au monde et même à soi tend à s’y accentuer. C’est que, dans l’Ailleurs, seul ou en groupe, anxieux ou libéré, fragile et novice, bernard-l’ermite sans coquille et généralement dépourvu des codes élémentaires utiles au séjour exotique, je suis un étranger. C’est le dépaysement. Mais, si stimulant que soit intellectuellement cet état d’intrus, il est avant tout un état d’inadaptation, susceptible de nous rendre sots, ineptes, et davantage… Dès lors, peut-on ne pas être bête en voyage ?

    #tourisme #dfs


  • How to walk to LaGuardia Airport in New York City - Curbed NY
    https://ny.curbed.com/2018/12/6/18128031/how-to-walk-to-laguardia-airport-queens

    n a crisp and sunny autumn day, not long ago, I walked to LaGuardia Airport. I wasn’t one of those people you’ve seen on the news who get so panicked by gridlock on the Grand Central Parkway that they abandon their taxis and drag their wheelies across eight lanes of traffic and up the exit ramps to their terminals. I wasn’t even in a hurry. I didn’t have a plane to catch.

    I wasn’t going anywhere except the airport.

    Accompanied by Stanley Greenberg, a photographer whose primary interest is urban infrastructure, I walked to the airport simply to see if it could be done. It was an expedition, like Magellan circumnavigating the earth or Lewis and Clark trekking to the Pacific Ocean

    #photographie #aéroports un autre angle du #DFS



  • Duty Free Shop (dfs)

    Hier en traversant le Terminal central de l’aéroport d’Amsterdam, je suis tombé sur cette grande affiche très chargée en symboliques diverses. J’archive ici et je partage avec vous. On en fera un commentaire lors du développement du projet dfs.

    #dfs #espace_public #consommation #affiche #matraquage #image #image_de_la_femme #aéroport #marketing #marketing_à_deux_balles

    • Effectivement, c’est du lourd !
      – la femme qui traine pour faire du shopping tirée par la main de « son homme »
      – le slogan « see buy fly » jouant, comme toujours sur les pulsions, jeveux ce que je vois, je veux tout ce que l’on me présente et puis après je m’en vais ailleurs ne regardant pas les conséquence de mes actes de consommation
      – la transformtion en espace de consommation de tous les espaces de vie (les gare de train, de RER, les aéroports, la dernière salle des musées et salles d’expositions) faisant de tout espaces collectifs des supermarchés, le but n’étant plus le service proposer (transporter des gens) mais de les faire converger dans un espace où ils devront consommer.
      Il ne doit plus y avoir de temps mort (déjà bien grignotés par l’usage des téléphones portables), il faut que l’individu soit constamment sous pression pour consommer… « je consomme donc je suis »


  • World’s Worst Airports, Ranked | Far & Wide

    https://www.farandwide.com/s/worst-airports-world-dd26c86ca7094c69

    Pas très intéressant mais j’archive pour le projet #dfs #aéroports

    People really like to complain about Manchester Airport — and that negative passenger sentiment is one of the main reasons the airport is No. 6 on this list.

    Most recently, people have been grumbling about the fact that Manchester now charges a fee for passenger drop-offs, so even those who aren’t actually stepping foot inside the airport have something bad to say about it. As one reviewer put it, “New drop-off parking charges are slimy, money grabbing and shameful.”

    Other travelers say the airport doesn’t have enough staff to keep up with the number of passengers traveling through it, which creates long lines and lots of frustration.


  • Habermas, dans l’espace public
    http://www.laviedesidees.fr/Habermas-publiciste-offensif.html

    Dans ce portrait intellectuel de l’enfant terrible de l’École de Francfort, S. Müller-Doohm nous découvre un infatigable polémiste, dont les prises de position ont marqué le dernier demi-siècle. C’est aussi l’histoire allemande d’après-guerre que cette première #biographie nous donne à parcourir.

    #Recensions

    / #critique, #espace_public, biographie


  • #Tiers-lieux : rendez-vous au centre non-commercial  ! par Erwan Manac’h | Politis

    http://www.politis.fr/articles/2017/12/rendez-vous-au-centre-non-commercial-38110

    Tiers lieux, friches, ZAD… Le succès des espaces alternatifs entérine une nouvelle manière de vivre et de travailler. Au risque de la récupération.

    Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.

    Les allées de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, dans le XIVe arrondissement de Paris, baignent dans un froid humide et une tempête de sentiments contradictoires. Mélange d’euphorie et d’amertume, de fierté et d’épuisement. Les deux années écoulées entre ces murs décrépis étaient « extraordinaires » et « difficiles », glisse un amoureux du lieu. Et il faut décamper. Déjà.

    En 2015, l’hôpital tombé en désuétude a donné naissance aux « Grands Voisins » : un gigantesque village d’alternatives regroupant 250 associations, des artistes et des artisans, un millier de travailleurs, des cafés, des restaurants, un camping, une galerie d’art, une université populaire et d’innombrables espaces d’expérimentations écologiques et solidaires. L’originalité de ce gigantesque « tiers lieu » est d’être organisé autour de cinq centres d’hébergement d’urgence de l’association Aurore, qui ont accueilli jusqu’à 600 personnes. Une manière inédite de tisser la ville autour du social.

    #espace_public #dfs #centre_commerciaux #lieux #mémoire_des_lieux #espaces_commerciaux


  • Eleanor Saitta : Performing States
    https://vimeo.com/269226211


    une réflexion très intéressante sur l’#Etat, les #frontières, le #voyage, l’#aéroport, le #privilège, la #surveillance, et la migration vers l’#Internet ; et l’#effondrement qui vient.

    Eleanor parle aussi des #LARP ce qui manquait sur seenthis.

    Avec pas mal de cartes pas belles mais très intéressantes (la zone frontière des Etats-Unis ; l’aéroport avec une approche complémentaire à #DFS…), et aussi des #cartes_manquantes, comme celle des Zones économiques spéciales


  • Berne remplace des places de parking par des lieux de rencontre - rts.ch - Berne

    https://www.rts.ch/info/regions/berne/9783058-berne-remplace-des-places-de-parking-par-des-lieux-de-rencontre.html

    https://www.rts.ch/2018/08/18/09/45/9783057.image?w=624&h=351

    La Ville de Berne lance « Parklets », un projet pour réduire le trafic motorisé au centre-ville. Durant deux mois, elle va supprimer des places de stationnement pour les transformer en un lieu de rencontre dans l’espace public.

    Pour le moment, le projet de « Parklets » englobe sept places de stationnement. Ils accueilleront des tables, des parasols et du mobilier en bois pour s’asseoir. Les autorités communales excluent en revanche toute exploitation commerciale de ces zones.

    Ce système qui offre une structure modulaire dans la rue, à côté du trottoir, est originaire de San Francisco. Il a depuis conquis de nombreuses villes. Berne fait office de pionnier en Suisse, s’est félicitée vendredi la conseillère municipale socialiste Ursula Wyss.

    #dfs #espace_public #urban_matter


  • Engie, inOui et autres idioties | Grise Bouille
    https://grisebouille.net/engie-inoui-et-autres-idioties

    Tout doit être une marque.

    Chaque aspect de nos vies doit être marketinguisé jusqu’à la moelle, sinon il ne vaut pas la peine d’être sauvé.

    Regardez ces stades que l’on est désormais sommés de nommer par le nom de leurs sponsors (pratique pudiquement vendue sous l’anglicisme naming) : au revoir le Palais Omnisport de Paris-Bercy, bonjour « AccordHotels Arena » (le nom le plus ridicule de la décennie, au passage) ; au revoir le Stade Vélodrome de Marseille, bonjour « Orange Vélodrome » ; bonjour encore le « Stade Allianz Riviera » à Nice… Parce qu’après tout, si même nos conversations autour d’événements sportifs ou de concerts peuvent se transformer en page de pub pour des compagnie d’assurance ou de télécom, c’est encore ça de gagné.

    Tout doit être un produit.

    Et encore, là, on s’échauffe. C’est qu’ils ne sont pas encore complètement décomplexés, les types. Mais attendez que l’on achève de solder l’école. Qu’est-ce que c’est que ces Collèges Victor Hugo et autres Lycées Henri Poincaré ? Alors que l’on pourrait avoir des Écoles Maternelles Danone et des Pepsi Schools ? Que d’espaces publicitaires perdus ! Et pleins de mômes, en plus, les plus réceptifs aux techniques de manipulation des pubards !


  • PSYCHANALYSE DE L’AÉROPORT INTERNATIONAL - Stéphane Degoutin, Gwenola Wagon

    http://www.nogovoyages.com/pai.html

    Je viens juste de repérer ceci dans la revue de presse, je ne sais pas ce que c’est mais je suis très curieux ! #aéroports #dfs #espace_public #espace_privé

    Livre, 68 pages, couleur, 17 dépliants. Texte en français.

    L’aéroport international est un lieu de condensation : point de plus forte concentration de la modernité, de ses promesses et de ses angoisses, stade ultime de notre civilisation. Plusieurs fantasmes s’y combinent sous leur forme la plus concentrée et la plus hystérique : fantasme de la circulation instantanée, fantasme de la consommation illimitée, fantasme de la catastrophe inéluctable, fantasme de la surveillance absolue.

    « Musée du terrorisme » procède à une psychanalyse de l’aéroport international. Nous proposons de sonder son imaginaire, son inconscient, ses failles, virus, dysfonctionnements et pertes : de scanner son envers.

    Production et diffusion : La Panacée


  • A study of our domestic space

    https://www.timesofmalta.com/articles/view/20180513/books/A-study-of-our-domestic-space.678906

    George A. Said-Zammit: The Development of Domestic Space in the Maltese Islands from the Late Middle Ages to the Second Half of the Twentieth Century
    Oxford: Archaeopress Publishing Ltd, 2016.

    This attractively edited volume brings to publication George A. Said-Zammit’s extensive study on the development of domestic space in the Maltese archipelago, covering a 600-year time-frame spanning from the Late Medieval till the post-Independence period.

    The presented research is interdisciplinary in nature and draws upon a healthy mixture of primary and secondary sources of evidence, comprising data obtained from archival research, notarial deeds, travelogues, cartography, ethnographic data recording, field research, literary sources and oeuvres d’art as well as a close scrutiny of Malta’s political and societal development.

    #cartographie #espace_domestique #dfs #malte


  • Smartphones Are Killing The Planet Faster Than Anyone Expected
    https://www.fastcodesign.com/90168628/the-airplane-saddle-is-a-standing-seat-for-super-economy-flight

    There’s nothing inherently bad about the design of the Skyrider 2.0, a new compact seat that allows airlines to fit more passengers in less space with a hypothetical super-economy class. Engineered by Italian aerospace interior design company Aviointeriors and introduced at Hamburg’s Airplane Interiors Expo in earl April, the seat positions a willing passenger almost completely upright on a polyester saddle and back support. It seems well thought out, it’s reportedly very functional, and it even looks good. But I’ll still never sit on one.

    The Skyrider 2.0 makes a lot of sense for airlines trying to squeeze as much value as they can from every pound of fuel and inch of cabin space. Decreasing seat space is an easy way to do so, and even major companies like Airbus have toyed with unconventional seat designs like this butt-destroying bike seat. The new saddle-style seat is a twist on the company’s previous high-capacity seat prototype, which came out in 2010 and was never installed by any airline–perhaps out of fear after the backlash Ryanair received for similar plans. This new version is an aesthetic improvement over the original (which looked like a squeezed version of a normal seat), but it seems to be more clever, as well: positioning a passenger almost upright, with a saddle and a foot panel to support part of their body weight, takes up only 23 inches of pitch (“the space between a point on one seat and the same point on the seat in front of it”).
    [Photo: Avio Interiors]

    Aviointeriors calls Skyrider 2.0 “the new frontier of low cost tickets and passenger experience” and claims that the design allows a 20% increase in passengers per flight. It also weighs 50% less than standard economy class seats–after all, it’s half the size–lowering the fuel cost per passenger. So it seems likely that such a design could lower the cost of travel for consumers–but at what price when it comes to the experience?

    A reviewer at the travel review site The Points Guy tried one at the expo, spending 10 minutes in versions of the seat in both front and back rows. “The front row wasn’t bad, but at 5 foot 11 inch tall,” he says, “my knees were firmly planted against the seat back for the entire time in the rear row.” He claims that the saddle itself “didn’t seem to be bad.” The director general of Aviointeriors had an explanation for the saddle-style design decision back in 2010, pointing out to USA Today that, “cowboys ride eight hours on their horses during the day and still feel comfortable in the saddle.” True, though cowboys also enjoy total freedom of movement on a horse, and are not tightly sandwiched between other cowboys and their flatulence. Also, have you ever played The Oregon Trail? But I digress.

    So how far are we from seeing the Skyrider 2.0 on real airplanes? Companies have been talking about these “high-capacity seats” for a while, but at this point, no airlines have announced plans to install this particular solution, though Aviointeriors says interest is “really strong.” If airlines truly believe that are willing to trade their suffering on an airborne inquisitorial torture device for a major airfare discount, it’s just a matter of time.

    #design


  • The #javascript Developer’s Guide to Graphs and Detecting Cycles in Them
    https://hackernoon.com/the-javascript-developers-guide-to-graphs-and-detecting-cycles-in-them-9

    On my first on-site interview for a full stack software engineering position, I was asked to write a function that would detect if there was a cycle in a directed graph.Reader: I did not successfully write that function.To be perfectly honest, I had a hazy-at-best idea of what a #graph even was. For most of my life, I thought a graph was this:Source: http://bit.ly/2HFsh9wTurns out, a graph is actually this:Source: http://bit.ly/1OCkA1rI know, I think the first one looks more fun too. But the graph is actually an extremely cool data structure. They’re ubiquitous in computer science, used in recommendation engines and Google Maps and, of course, GraphQL. The thing is, there’s not many articles detailing implementation of/tricks with graphs in Javascript. So I decided to write one.So what is a (...)

    #cycle-detection #programming #dfs


  • Double U.S. Book Launch of Duty Free Art and Supercommunity
    https://www.guggenheim.org/event/double-u-s-book-launch-of-duty-free-art-and-supercommunity

    C’est @fil qui me transmet une référence empreinte d’un gran mystère... Mais quand on voit Duty Free dans le titre, nous, on dégaine !

    Double U.S. Book Launch of Duty Free Art and Supercommunity
    January 24, 2018, 6:30 pm
    Solomon R. Guggenheim Museum

    In collaboration with e-flux and Verso Books, the Guggenheim presents the U.S. launch of two recent Verso publications: Hito Steyerl’s Duty Free Art: Art in the Age of Planetary Civil War, a new volume of essays by the writer, filmmaker, and artist; and Supercommunity: Diabolical Togetherness Beyond Contemporary Art, a collection of essays, poems, short stories, and plays by artists and theorists selected from the eponymous 88-text issue of e-flux journal commissioned for the 56th Venice Biennale. The evening will feature Steyerl in conversation with media theorist Wendy Hui Kyong Chun, a presentation by artist and Supercommunity contributing author Liam Gillick, and a one-act play by co-editors Julieta Aranda and Brian Kuan Wood.

    #art #duty_free #dfs


  • La tragédie des communs était un mythe
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/la-tragedie-des-communs-etait-un-mythe

    La propriété commune d’une ressource conduit nécessairement à la ruine de celle-ci, concluait en 1968 un biologiste dans la revue Science. Son article, « La tragédie des communs », a façonné les raisonnements économiques et politiques de ces dernières décennies. L’historien Fabien Locher nous expose les enjeux de ce débat et en souligne les limites dans le cadre d’une pensée de l’environnement.

    • (...) d’ajout en ajout, le pâturage est surexploité et finalement détruit. Même s’ils sont conscients de la catastrophe à venir, explique Hardin, les éleveurs sont pris dans une logique inexorable, qui les conduit à détruire la ressource qui les fait vivre. Jusqu’au bord de l’abîme, ils ont intérêt à tirer profit de l’ajout d’une nouvelle bête. Si le biologiste a choisi le terme de « tragédie », c’est pour insister sur cette idée d’enchaînement inéluctable, comme dans la tragédie grecque.

      La conclusion est sans appel : il y a incompatibilité entre la propriété commune d’une ressource et sa durabilité. Pour éviter la destruction, assène Hardin, il n’y a que deux solutions : soit la diviser en parcelles possédées par des acteurs individuels, soit la faire gérer par une administration supérieure. C’est la propriété privée ou l’État.

      Ce qui fait penser aux recherches de mathématiciens sur le modèle HANDY :

      La fin du monde : la faute à qui ?
      Dror Warschawski, Le Courrier (Genève), le 6 mai 2014
      https://seenthis.net/messages/254232

      #inégalité #modèle #mathématique #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène

      Donc à jouter à la compilation :
      https://seenthis.net/messages/499739

      La remise en cause du raisonnement :

      D’abord, parce qu’il se fonde sur une modélisation très peu crédible des acteurs. En effet, le raisonnement ne tient que si l’on suppose qu’on a affaire à des éleveurs n’agissant qu’en fonction d’un intérêt individuel étroit, réduit au gain financier. Ces mêmes éleveurs, on les dirait aussi privés de langage, car ils sont incapables de communiquer pour créer des formes d’organisation régulant l’exploitation du pâturage. Cela renvoie à une erreur historique et conceptuelle grossière de Hardin. Il confond en effet ce qu’il appelle des « communs » (commons) avec des situations de libre accès où tout le monde peut se servir à sa guise. Or, le terme de « communs » recouvre tout autre chose : il désigne des institutions grâce auxquelles des communautés ont géré, et gèrent encore aujourd’hui, des ressources communes partout dans le monde, et souvent de façon très durable.

      L’autre raison cachée de Hardin :

      Celui-ci est un biologiste, mais avant tout un militant fervent de la cause néomalthusienne. Son article vise surtout à dénoncer le mécanisme irrépressible qui pousserait les individus à se reproduire sans frein, jusqu’à détruire les ressources naturelles. Dans sa métaphore, les bêtes que les éleveurs rajoutent sans cesse au pâturage, ce sont aussi… les enfants de ces mêmes éleveurs, qui ponctionnent toujours plus les richesses communes.

      #libre_accès #néomalthusienne #Garrett_Hardin


  • #Shopping_malls : l’avènement de la modernité ?

    Laure Assaf et Sylvaine Camelin
    Introduction [Texte intégral]
    Ibrahim Gharbi et Alan Knight
    L’émergence et l’implantation du centre commercial régional dans la ville nord-américaine [Texte intégral]
    The emergence and implantation of the regional shopping center in the North American city
    Sophie Chevalier
    Participer à la nouvelle #Afrique_du_Sud ? [Texte intégral]
    La dimension politique des shopping malls
    Contributing to the new South Africa ? The political dimension of shopping malls
    Benjamin Michelon
    « Shopping mall » et « modernisation » des villes africaines : les cas de #Douala (#Cameroun) et #Kigali (#Rwanda) [Texte intégral]
    “Shopping malls” and the “modernization” of African cities : the cases of Douala (Cameroon) and Kigali (Rwanda)
    Tarik Harroud
    L’avènement du shopping mall à #Rabat : les formes d’appropriation sociale d’un espace marchand et sélectif [Texte intégral]
    The advent of the shopping mall in Rabat : forms of social appropriation of a selective commercial space
    Thibaut Besozzi
    La construction sociale de la réalité dans un centre commercial : ordres de réalité concurrents et négociation de l’ordre social [Texte intégral]
    The social construction of reality in a shopping mall : concurrent orders of reality and negotiation of the social order
    Anaïs Daniau
    Le shopping mall : un modèle pour la construction de la ville ? [Texte intégral]
    The shopping mall : a model for the construction of the city ?
    Alexandre Coulondre
    Construire la valeur marchande d’un lieu [Texte intégral]
    Les promoteurs et la création des centres commerciaux
    Constructing the market value of a site : property developers and the creation of shopping malls
    Laure Assaf
    Le shopping mall comme moment urbain [Texte intégral]
    Pratiques citadines et transformations des espaces marchands aux #Émirats_arabes_unis
    The shopping mall as an urban moment : urban practices and the transformation of commercial spaces in the United Arab Emirates

    http://journals.openedition.org/ateliers/10362
    #revue #shopping #centres_commerciaux #villes #urban_matter #USA #Etats-Unis #Maroc #Emirats_arabes_unis


  • Un peu d’histoire sur le mouvement génial « Reclaim the street » pour celles et ceux qui m’ont souvent demandé, puisque je cite ce mouvement assez souvent.

    RTS commentary

    http://web.archive.org/web/20051109121459/http://rts.gn.apc.org/evol.htm

    The Evolution of Reclaim the Streets

    The direct action group Reclaim the Streets (RTS) has developed widespread recognition over the last few years. From road blockades to street parties, from strikes on oil corporations to organising alongside striking workers, its actions and ideas are attracting more and more people and international attention. Yet the apparent sudden emergence of this group, its penetration of popular alternative culture and its underlying philosophy have rarely been discussed.

    RTS was originally formed in London in Autumn 1991, around the dawn of the anti-roads movement. With the battle for Twyford Down rumbling along in the background, a small group of individuals got together to undertake direct action against the motor car. In their own words they were campaigning:

    RTS (London) Ideas and stuff
    http://web.archive.org/web/20051216002229/http://rts.gn.apc.org/ideas.htm

    RTS ideology?

    Of course a disorganisation doesn’t have a single ideology. Here, though, are some writings from RTS-types which express some of the ideas - and let’s not forget practises - that most of the people involved have some sympathy with.

    –—

    Reclaim The Streets ! (Do or Die)
    http://www.eco-action.org/dod/no6/rts.htm

    An article from Do or Die Issue 6. In the paper edition, this article appears on page(s) 1-10.
    Reclaim The Streets!

    “We are not going to demand anything. We are not going to ask for anything. We are going to take. We are going to occupy.”

    The direct action group Reclaim the Streets (RTS) has developed widespread recognition over the last few years. From road blockades to street parties, from strikes on oil corporations to organising alongside striking workers, its actions and ideas are attracting more and more people and international attention. Yet the apparent sudden emergence of this group, its penetration of popular alternative culture and its underlying philosophy have rarely been discussed.
    The Evolution of RTS

    RTS was originally formed in London in Autumn 1991, around the dawn of the anti-roads movement. With the battle for Twyford Down rumbling along in the background, a small group of individuals got together to take direct action against the motor car. In their own words they were campaigning:

    “FOR walking cycling and cheap, or free, public transport, and AGAINST cars, roads and the system that pushes them.”[1]

    Their work was small-scale but effective and even back then it had elements of the cheeky, surprise tactics which have moulded RTS’s more recent activities. There was the trashed car on Park Lane symbolising the arrival of Car-mageddon, DIY cycle lanes painted overnight on London streets, disruption of the 1993 Earls Court Motor Show and subvertising actions on car adverts around the city. However the onset of the No M11 Link Road Campaign presented the group with a specific local focus, and RTS was absorbed temporarily into the No M11 campaign in East London.

    #dfs #espace_public #espace_privé


  • Quand la SNCF nous raconte des histoires… _ Grinçant.com - 12 novembre 2017 -

    https://www.grincant.com/2017/11/12/quand-la-sncf-nous-raconte-des-histoires

    Gare SNCF de province, attente d’une correspondance.
Retard du train, comme très souvent.
Au motif « Sortie tardive du dépôt ».
Le genre de « motif » qui sent l’enfumage, car quelle est la vraie raison ?
 Une panne ? Un conducteur absent ? Une motrice démotivée ?

    Mais là, entre deux portes, et à côté d’un défibrillateur en libre service, la solution !
Pour ne pas s’énerver, pour passer le temps, voire pour se cultiver.
Un « Distributeur d’Histoires courtes » !!! 
Pas loin du kiosque Relay dont le gérant doit apprécier l’intention.


    « Votre gare vous offre un petit plaisir à lire »… Et pourquoi pas une « gâterie » ?

    « Choisissez votre temps de lecture » , avec 3 boutons : 1, 3 ou 5 minute(s)…
    • « 1 minute », catégorie « Humour noir » — Mésusage du pouvoir – Clément Paquis —
47 centimètres de papier
    • « 3 minutes », catégorie « Slam » — Mi Amor – Le Shung’ —
59 centimètres de papier
    • « 5 minutes », catégorie « Voyage poétique » — GR5 – vision d’infini – LCBeat —
104 centimètres de papier

    Me voilà avec 2,10 mètres de papier « thermique », sans aucune précision au dos s’il est « Sans BPA » et/ou « Sans PHÉNOL ajouté », comme il est souvent indiqué sur les tickets de caisse utilisant le même principe d’impression.


    En fin de chaque « histoire », le logo SNCF, en gros, et deux mentions :
    • « La Gare de (Bip) vous offre des histoires à lire… sans attendre. »
    • « Retrouvez cet auteur, et plus de 80 000 autres histoires sur (www.)short-edition.com »

    Ben si, justement, ça n’est pas « sans attendre », _ c’est en « attendant », et longtemps même !
 Déchaîné, j’en demande une quatrième, de seulement 1 minute…
Mais là, l’engin se met en rideau, et le bouton concerné clignote furieusement alors que je contemple la fente… en grève !

    À ce stade, je me demande si ça n’est pas du cynisme poussé à l’extrême…
Ça coûte combien cette histoire ? C’est payé par qui ?
    Et si les trains arrivaient tout simplement à l’heure ?
Et sans que l’on nous raconte des « histoires » ???

    © PF/Grinçant.com (2017)
    #SNCF #Transport #gaspillage #délire #en_marche #train #retard #capitalisme #pollution #papier #cynisme #culture (d’après eux).

    Sur le site de ce qui reste de la SNCF :

    Et s’il suffisait d’appuyer sur un bouton pour obtenir un peu de lecture avant de monter à bord d’un train - un voyage avant le voyage en quelques sortes- et l’emporter avec soi ? En installant des distributeurs d’histoires courtes, Gares & Connexions rend cette idée réelle, accessible et gratuite dans actuellement 24 gares françaises. Six mois seulement après le début de l’expérimentation, la branche de SNCF célèbre la 100 000e histoire distribuée. 

    La suite : http://www.sncf.com/fr/presse/article/distributeurs-histoires-courtes-19092016

    • voila voila, avec des auteurs qui ne sont pas des auteurs professionnels … ben ouais, faudrait pas penser à les payer … ni à les reconnaître … écrire c’est gratuit hein … et puis mettre un nom sur celle ou celui qui écrit et d’où, quel intérêt hein …

      - « On les appelle des auteurs #anonymes de talents »

      - Amélioration de l’accueil avec un matériaux noble qui est l’écrit et une gestion de l’attente, l’écran du smartphone est devenu très privé, on est sur un mode magique.

      j’ai pris les notes au fur et à mesure, mais que veut dire ce charabia ?


      Notre #modèle_économique est que les acteurs qui cherchet à améliorer leur relation client utilise ce vecteur là.

      Dans tout les instituts français du monde.

      @philippe_de_jonckheere ça va te plaire :/

    • @touti en fait, ce que je trouve vraiment très dommage dans cette affaire, c’est que cela pourrait être une bonne idée, et il y en aurait d’autres il me semble qui permettrait justement de réenchanter le voyage en train. La première et la plus urgente serait de baisser le prix de billets qui sont inabordables (vendredi, je joue un spectacle à Rennes, j’emmène avec moi ma fille Adèle passionnée de théâtre, pour qu’elle assiste à la préparation du spectacle aux répétitions et au spectacle, le coût de son aller-retour Paris Rennes : 144 euros ! ce qui constitue une sérieuse amputation de mon cachet à laquelle je ne consens qu’au regard de la grande valeur pédagogique de l’expérience)

      Quand je pense que je suis assez vieux pour avoir connu une époque où c’étaient de petites gens qui prenaient le train, qui dépliaient leur pique nique dans une serviette : aujourd’hui pas un passager du TGV ne se prive d’acheter des marchandises absolument hors de prix (le café à 2,5 euros) et tout le monde est enfermé dans l’écran de son ordinareur portable, qui pour travailler sur sa magnifique présentation en powerchose, qui pour avaler plusieurs séquences de suite d’une même série de télévision. La distraction est salement individuelle. Ayant pris le train des centaines de fois entre 2006 et 2012, cela a du m’arriver deux ou trois fois d’avoir une conversation avec mon ou ma voisine.

      Les gares comme les trains pourraient être réhumanisés avec peu de chose, pendant mes années de grande fréquentation de la ligne Paris-Clermont, j’ai pris quantité de photographies du défilement du paysage que j’ai ensuite assemblées dans de grands collages d’images. Du coup je me suis dit que ce serait peut-être une bonne idée que j’ai d’ailleurs proposée à la SNCF que d’imprimer de tels collages en très très grands et de les coller sur les trains qui seraient nettement plus beaux dans les gares et quand ils traverseraient le paysage il en deviendraient presque invisibles, je n’ai pas eu de réponse, pas même une réponse administrative qui aurait tenu lieu d’accusé de réception. J’avais même acheté un train électrique sur une brocante, que j’avais rafistolé, j’avais imprimé mes images sur des étiquettes, que j’avais collées sur le train électrique et j’avais filmé ce petit train électrique, il faudrait que je remette la main sur cette vidéo, elle était assez mignonne.

      Le relais H voisin ne se sent pas du tout menacé par le distributeur d’histoires parce qu’il n’y pas de vraie concurrence. Si à la place de ce distributeur mal conçu il y avait un véritable coffre-à-dons (ma traduction de give box), les choses iraient autrement tu peux me croire.

      Ce qui me frappe aussi, c’est le côté absolument cheap de cet appareil. Et pourtant je ne doute pas que l’étude, la mise au point et la fabrication d’un truc pareil a du coûter un bras. Et qu’avec ce bras on aurait pu payer quelques artistes pour de véritables oeuvres qui auraient la vertu de donner un peu de beauté et même de contemplation, je pense par exemple à la sculpture de Tinguely dans le hall de la gare de Bâle

      Est-ce que plutôt que les grands écrans publicitaires, il ne serait pas tellement plus nourrissant de passer The Clock de Christian Marclay, ce serait une oeuvre parfaite, favorisant la rêverie tout en ne faisant par perdre l’heure de vue.

      Maintenant j’imagine que le truc qui serait à faire avec ces petites machines de merde ce serait de les pirater et qu’elles débitent des passages entiers de l’Insurrection qui vient, par exemple ou de je ne sais quoi d’autre d’un peu plus nourrissant.

      Donc, oui, tu as raison, ça va me plaire

    • Effectivement, c’est pour les 50 % qui n’ont pas de smartphone. D’après eux, c’est qu’ils n’en ont pas les moyens, donc le côté cheap de la chose.

      C’est aussi afin de pouvoir occuper le temps de cerveau disponible, dans les petites gares où n’est pas distribuée la presse gratuite .

      C’est enfin, un moyen de ne pas entretenir les matériel ferroviaire, et de dire que les dirigeants de cette société font quelque chose durant leurs très longues heures de réunion.

      Le piratage de ces appareils serait une excellente idée.

      https://www.youtube.com/watch?v=gT3PPOXZqNk

    • Ah voila, c’est super @philippe_de_jonckheere de #proposer de créer quelque chose de différent plutôt que de seulement râler :) c’est régénérant !
      Un temps j’ai eu envie de proposer (à la RATP) des diffusions de sons dans le métro, plutot musique concrète, avec un tel acoustique, au détour d’un couloir entendre un torrent, des galops de chevaux, s’étonner du renversement sonore. Évidemment, je n’en ai rien fait, pas assez de cœur à l’ouvrage.

    • @reka je ne sais pas si tu dois me remercier de détourner de choses plus sérieuses. D’autant qu’avec ma petite affaire tu en prends aussi pour vingt quatre heures, quant aux possibiité d’assembages sonores, là c’est proche de l’infini (vraiment).

      @touti Dans le genre de la proposition, je devrais réunir, si je les retrouve toutes, ces belles lettres qu’il m’est arrivé d’écrire et pour lesquelles je n’ai (presque) jamais eu de réponse, certaines était injurieuses (à propos du mobilier urbain qui vise à empêcher les SDF de pouvoir s’allonger nulle part), d’autres étaient sans doute plus « constructives » comme tu dis, comme de prendre exemple sur le carrefour de la porte des Lilas à Paris pour éclairer de la sorte toute la ville et toute la banlieue la nuit, c’est-à-dire presque comme une scène et non avec des éclairages à espaces fixes et répétés : je suis persuadé que la répétition de l’interval régulier induit la violence et qu’au contraire des éclaiages plus scéniques et narratifs aideraient à diminuer le niveau de violence dans la ville, mais personne ne m’écoute (air connu).

    • héhé dans ce genre de belle lettre, j’en avais commis une en 1995, adressée au maire de Clichy, restée sans réponse, avec une amie. A la suite de l’éradication des plantes sauvages de notre impasse par des cosmonautes municipaux harnachés de bidons de glyphosate, nous y dénoncions les véritables pollueurs et revendiquions le fait de vouloir rester en vie et même d’être sales et heureuses :)

      Et pour la page du temps qui passe, j’ai beaucoup aimé, j’ai fait de midi à 14h, et puis ça s’est décalé de 20 minutes avec mon horloge, peut-être parce que j’ai cuisiné et que j’écoutais seulement !


  • Quand Londres et Hambourg censurent des affiches pour une expo Egon Schiele

    http://www.exponaute.com/magazine/2017/11/14/quand-londres-et-hambourg-censurent-des-affiches-pour-une-expo-egon-schie

    Le 31 octobre 1918, disparaissait l’artiste autrichien Egon Schiele, figure emblématique de la vie culturelle viennoise. Pour fêter le centenaire tout proche de la mort du peintre, Vienne prévoit de mettre sur pied nombre d’événements, expositions et célébrations… mais c’était sans compter sur la pudibonderie des pays voisins ! En effet, des campagnes de publicité annonçant ces événements devant démarrer dans quelques mois ont tout bonnement été… censurées en Angleterre et en Allemagne !

    #art #censure #nudité #l_origine-du_monde #dfs @#espace_public


  • #Visa_de_transit_aéroportuaire : #urgence due à un #afflux_massif de #migrants_clandestins

    L’obligation de disposer d’un visa de transit aéroportuaire, qui ne peut être imposée par les États membres qu’en cas d’urgence due à un afflux massif de migrants clandestins et qui répond ainsi à des nécessités d’ordre public tenant à éviter, à l’occasion d’une escale ou d’un changement d’avion, le détournement du transit aux seules fins d’entrée en France, ne porte par elle-même aucune atteinte au droit d’asile, ni au droit à la vie ou à la protection contre les traitements inhumains ou dégradants. En raison du conflit en cours en Syrie, un nombre important et sans cesse croissant de ressortissants syriens, devant, en principe, seulement transiter par la zone internationale de transit des aéroports français, a tenté d’entrer irrégulièrement sur le territoire français à l’occasion de ce transit. Ces circonstances permettent d’établir l’existence d’une situation d’urgence due à un afflux massif de migrants clandestins autorisant le ministre de l’intérieur à les soumettre à l’obligation d’être muni d’un visa de transit aéroportuaire.

    https://www.lextenso.fr/lextenso/ud/urn%3AGPL185b8
    #visa #invasion #afflux #asile #migrations #réfugiés #aéroport

    • Une critique du Gisti de cet instrument juridique :
      Quand la France tente d’empêcher les Syriens de fuir

      Depuis le début du mois de janvier 2013, les sites web de plusieurs consulats français, comme celui du Liban, de la Turquie ou du Koweït, indiquent qu’« à compter du 15 janvier 2013, les ressortissants syriens se dirigeant vers un pays hors de l’espace Schengen en transitant par les aéroports français devront être munis d’un visa de transit aéroportuaire » (VTA).

      Devant la difficulté pour obtenir un tel visa, cette obligation entrave sciemment la possibilité pour les Syriens d’échapper au conflit qui fait rage dans leur pays. Surtout, elle permet à la France de renvoyer vers leur pays de départ les personnes dépourvues de ce visa et, par la même occasion, elle restreint la possibilité pour certains Syriens de déposer une demande d’asile auprès de la France, à l’occasion de leur transit par un aéroport français.

      Cette décision s’appuierait sur le Code Communautaire des visas, qui prévoit l’adoption d’une telle mesure « en cas d’urgence due à un afflux massif de migrants clandestins ». Pourtant, de toute évidence, les Syriens qui cherchent à fuir leur pays ne peuvent être assimilés à des « migrants clandestins ».

      Cette décision porte atteinte à l’exercice du droit d’asile pour les personnes fuyant des persécutions. Elle expose également ces personnes à des menaces sur leur vie et leur liberté en cas de renvoi vers un pays tiers qui lui-même les renverrait en Syrie.

      L’Anafé et le Gisti saisissent donc le Conseil d’État pour faire cesser cette atteinte grave et manifestement illégale aux droits fondamentaux de ces personnes.

      http://www.gisti.org/spip.php?article3017

    • De la validation du VTA par le Conseil d’Etat à la condamnation du refus de visa par le TA de Nantes

      Par un arrêt du 18 juin 2014, le Conseil d’Etat a rejeté au fond la requête introduite par l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (ANAFE) et le Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s (Gisti) dirigée contre la décision ministérielle de soumettre les ressortissants syriens à l’obligation d’être munis d’un visa de transit aéroportuaire (VTA) pour faire escale en France. La haute juridiction administrative refuse définitivement de voir le VTA comme l’instrument d’interception de la demande d’asile dont il a pourtant toutes les caractéristiques. En presque écho, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a jugé, par une ordonnance en date du 16 septembre 2014, que le refus de délivrer un visa à une famille syrienne portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit constitutionnel d’asile. Cette ordonnance offre un souffle d’espoir quant à l’effectivité d’un droit d’asile en pleine suffocation, en même temps qu’une conclusion opportune au présent commentaire de l’arrêt du Conseil d’Etat.

      https://revdh.revues.org/886?lang=en

    • Cinq jours de calvaire pour un couple d’afghans demandeurs d’asile en zone d’attente de #Beauvais

      Violation du droit d’asile, absence d’interprète et d’informations, non-respect du code de déontologie médicale, insuffisance de nourriture, insalubrité : histoire du calvaire vécu par un couple d’afghans demandeurs d’asile en zone d’attente de Beauvais.

      Anna et Ehsan (prénoms d’emprunt) ont fui l’Afghanistan à destination de l’Allemagne où leur famille les attend. Après avoir franchi la Turquie puis la Grèce, ils sont arrivés à l’aéroport de Beauvais le 14 avril. Ils y ont découvert le sort déplorable réservé aux personnes en demande de protection aux frontières françaises.

      Anna et Ehsan ont été maintenus dans des conditions inhumaines et dégradantes (constatées par l’Anafé lors d’une visite organisée en urgence). La chaleur y était étouffante et la poubelle débordante (la police aux frontières (PAF) a refusé de sortir les poubelles). Aucun kit sanitaire n’avait été distribué durant les 4 premiers jours, les privant ainsi de la possibilité de se laver. Et pour seul repas : un jus et quelques biscuits le matin ; un plat unique identique midi et soir. Enfin, ils n’ont eu aucun moyen de contacter leur proche, un avocat ou l’Anafé, le téléphone de la zone d’attente ne fonctionnant qu’avec une carte téléphonique que la PAF ne distribue pas.

      Anna est enceinte de 5 mois. Au cours de son maintien, elle a souffert de maux de ventre et de saignements abondants. Lors d’un bref passage à l’hôpital, le médecin qui l’a examiné aurait établi un certificat de compatibilité de son état de santé avec le maintien en zone d’attente et le renvoi, en violation du code de déontologie médicale, et sans que ledit certificat n’ait été remis à Anna (il aurait été remis à la PAF). Ehsan, qui souffre d’une plaie nécrosée inquiétante au bras suite à une blessure par balle, n’a quant à lui, pas été examiné.

      Pendant 4 jours, le couple n’a reçu aucune explication sur ses droits ; la PAF n’ayant pas fait appel à un interprète. La police a refusé de leur remettre les documents administratifs relatifs au refus d’entrée et au maintien en zone d’attente.

      Plus encore, la PAF a refusé d’enregistrer leur demande d’asile et a tenté à deux reprises de les renvoyer illégalement vers la Grèce. Ce n’est que suite à l’intervention de l’Anafé que leur demande a finalement été enregistrée. Après un entretien par téléphone avec l’OFPRA, ils ont été libérés au titre de l’asile après 5 jours de privation de liberté.

      « En l’absence de l’intervention de l’Anafé, Anna et Ehsan auraient été renvoyés illégalement, ce qui est inacceptable dans un état de droit. Anna et Ehsan ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres des pratiques de la PAF de Beauvais et des conditions indignes dans lesquelles les personnes y sont privées de liberté », dénonce Alexandre Moreau, Président de l’Anafé.

      Les alertes de l’Anafé auprès du ministère de l’intérieur et de la direction centrale de la police aux frontières en ce qui concerne les nombreuses violations des droits et de la procédure par la PAF ainsi que les conditions inhumaines dans lesquelles les personnes sont maintenues en zone d’attente de Beauvais n’ont jusqu’à ce jour pas cessé et restent impunies. L’Anafé appelle les autorités à faire respecter les droits et la dignité des personnes qui sont privées de liberté en zone d’attente de Beauvais.

      http://www.anafe.org/spip.php?article470
      #France


  • As Singapore’s Changi airport soars, is HK$141 billion upgrade too little too late for Hong Kong? | South China Morning Post

    http://www.scmp.com/news/hong-kong/economy/article/2118143/singapores-changi-airport-soars-hk141-billion-upgrade-case

    Fast and free Wi-fi, clear directional signs and a fast train connection to the city are hallmarks of Hong Kong International Airport (HKIA), say travellers.

    Indeed, HKIA has received mostly effusive praise since it opened in July 1998. It took seven years to construct the modern, glass-roofed facility, which at the time took the city right to the forefront of regional aviation.

    But now, the accolades are in decline.

    The two-terminal, two-runway airport is lagging its arch-rival, Singapore’s Changi Airport, which on Tuesday launched its hi-tech HK$5.6 billion (US$723 million) fourth terminal.

    #aéroport #transport_aérien #asie #hongkong #dfs


  • With more long-haul flights, Shenzhen Airport steps up pressure on Hong Kong
    https://www.reuters.com/article/us-china-aviation-shenzhen/with-more-long-haul-flights-shenzhen-airport-steps-up-pressure-on-hong-kong
    https://s1.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20171101&t=2&i=1207876601&w=&fh=545px&fw=&ll=&pl=&sq=&r=LYN

    SHENZHEN, China/HONG KONG (Reuters) - Shenzhen, which has morphed from a low-cost manufacturing centre into a booming ‘Chinese Silicon Valley’ technology hub, is a rising threat to Hong Kong’s regional domination in international air travel.

    #aéroport #transport_aérien #dfs


  • Château de Versailles : interdiction de partager ses connaissances - Le Point

    http://www.lepoint.fr/culture/chateau-de-versailles-interdiction-de-partager-ses-connaissances-30-10-2017-

    Quand j’ai vu passer ceci j’ai renoncé à le signaler ici, mais finalement, je référence parce qu’il me parait intéressant de relancer le débat sur les usages auxquels on a légitimement le droit d’aspirer dans l’#espace_public

    Château de Versailles : interdiction de partager ses connaissances
    Une historienne d’art a été exclue d’une salle alors qu’elle donnait des explications à ses amis sur la marqueterie, raconte "Le Parisien".

    C’est une histoire surprenante que rapporte Le Parisien . Une historienne d’art exclue du château de Versailles pour non-respect du « droit de parole ». Cette réglementation, qui s’applique aux musées et aux monuments, encadre très strictement la prise de parole « en public » pendant les visites. Seuls les guides homologués peuvent commenter à haute voix les œuvres, ce qui a donné lieu à une scène ubuesque samedi dans le célèbre château.

    Marie-Noëlle Grison, qui se présente comme conservatrice junior au Rijksmuseum d’Amsterdam, a raconté sa mésaventure sur Twitter. « J’explique le concept de la marqueterie Boulle à 3 amis américains quand soudain un garde me tombe dessus », détaille-t-elle. Alors que le garde lui explique qu’elle n’a « pas de droit de parole » et qu’il « y a des guides et des audioguides pour ça », elle rétorque qu’elle se trouve en compagnie d’amis, qu’elle n’est « pas payée » et « fait juste [son] boulot d’historienne de l’art ». Il lui est alors demandé de quitter les lieux. À la suite de son histoire, de nombreux internautes témoignent avoir vécu la même chose dans divers établissements culturels.

    #dfs #espace_public #bien_public #art #confiscation

    • Dingue... Quand on entends le paquet de balivernes mal assemblées ou les compendiums vasariens acritiquement recrachés dont la plupart des guides abreuvent les tortillons de touristes, ça augure un rapport de plus en plus fin avec les oeuvres...
      Le tourisme culturel de masse est une machine de destruction bien plus insidieuse encore qu’on ne l’imagine et a des effets pervers sur la recherche importants : il cimente les appareils d’institutionnalisation à mort, en renforçant les protocoles nécessaires pour obtenir des conditions simplement normales de travail, de visite, d’accès légitime aux oeuvres qui doivent quitter les canaux spectaculaires. Raccourcir les temps de visite devant certaines oeuvres (chapelle Brancacci à Firenze, chambre des époux à Mantova, chapelle Scrovegni à Padova etc. limités à une demie-heure, pour des cycles qui demandent une demie-journée minimum, et ça touche même des musées comme la galerie Borghese à Roma), interdire les communications savantes devant les oeuvres non encadrées par la machine marchande (quand le travail des guides est calibré et souvent creux, faux, bâclé et que les audioguides sont des caricatures de guides sélectionnant de façon tragicomique les oeuvres au gré des modes historiques du moment), exiger des autorisations obtenues dans des rythmes sans aucun rapport avec celui du travail (la recherche en histoire de l’art est profondément sérendipienne , hasardeuse, promeneuse, fonctionne par jeux de ricochets territoriaux et d’opportunités impréparées) et dans des cadres ne correspondant qu’à une réalité ridiculement étriquée de son champ (la limitant au mouchoir géographique de l’université), voilà quelques-unes des conséquences de ce qu’on accable généralement plutôt pour la seule gêne provoquée par les trop grandes foules de visiteurs (ce dont, personnellement, je me fous ; les habituelles rengaines sur le comportement de veaux des touristes sont tenues par des petits-bourgeois à peine mieux éduqués qui tiennent à leur privilège de classe et se supposent des affinités profondes avec des oeuvres sous le seul prétexte qu’il ne les frôlent pas avec un téléphone portable mais avec des lectures accélérées et scolaires ; les entendre pontifier devant leur femme - ce sont, étrangement, toujours les hommes qui causent - et les mioches ne me fait pas moins saigner les oreilles que la litanie des guides).

      Firenze fait désormais du museo dell’opera et du battistero un truc groupé, sans aucune possibilité de faire autrement. Adieu les visites tranquilles dans ce musée où il n’y avait jamais personne et qui, désormais, est blindé de gens qui viennent simplement se soulager un peu d’une escroquerie en venant se perdre dans un truc dont depuis trente ans personne n’avait que foutre. Les tarifs réduits n’ont qu’un sens marchand (les mioches, pour que les parents se décident, et pour écourter les visites grâce à eux parce qu’ils s’y font chier) ; un étudiant en art de plus de 25 ans ans n’est plus un étudiant, et il n’est plus légitime pour un artiste de venir bosser une heure de temps en temps (étudier les oeuvres du passé fait intrinsèquement partie du boulot de tout artiste, bon sang !) sans devoir se ruiner à chaque passage...
      Il nous arrive même de nous faire engueuler quand on dessine trop longuement devant certaines oeuvres (il y a pourtant bien plus de pensée qui passe par le crayon que les formulations devant la plupart des oeuvres d’art). Et si les nombreux fauteuils et chaises qu’on pouvait trouver auparavant dans les musées a disparu - et sur lesquels nous pouvions prendre des notes et dessiner -, c’est seulement pour canaliser du flux de corps et d’argent.


  • Prenez dix minutes pour apprécier tout ce qu’un aéroport a à offrir | Slate.fr

    http://www.slate.fr/story/151463/aeroport-ca-peut-etre-fantastique

    Je suis pilote de 747. Et j’adore les aéroports. Je les adore même (et peut-être même surtout) lorsque je prends l’avion en tant que passager. Si vous ressentez la même chose pour les aéroports, je suis ravi de l’apprendre. Mais, à vrai dire, c’est pour ceux dont ce n’est pas le cas que j’écris. Parce que, en tant que pilote de ligne, il est de mon devoir d’essayer de rendre votre voyage plus plaisant.

    #dfs #aéroports #espace_public #transport_aérien