• Affaire Lafarge : une note prouve que l’Etat était informé des versements d’argent à Daech – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/affaire-lafarge-une-note-prouve-que-letat-etait-informe-des-versements-da

    Un document de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), que révèle « Libération », atteste que l’Etat avait connaissance d’un accord passé entre le cimentier et l’organisation terroriste dès l’été 2014. La Cour de cassation doit se prononcer jeudi sur la mise en examen de l’entreprise.

    C’est une note qui ne laisse plus de place au doute. L’Etat, à travers la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), était bien au courant des conditions dans lesquelles Lafarge maintenait son activité en Syrie en territoire en partie occupé par l’Etat islamique (EI). Le document que révèle Libération, émane de la direction de la stratégie de ce service de renseignement, est daté du 26 août 2014 et estampillé « confidentiel défense ». Il y est consigné qu’un « agreement [accord en français, ndlr] » a été trouvé entre le cimentier et l’EI pour la poursuite de l’activité commerciale.

    #Hollande #Macron #Lafarge #Daech

    • La date de cette note a son importance. Elle est rédigée à un moment où Lafarge avait toujours le contrôle de son usine [...] La région de l’usine est alors en proie à des combats menés par plusieurs groupes armés dont l’EI. Les précédentes notes des services de renseignement versées à la procédure judiciaire, et révélées par Libération, décrivaient jusque-là les relations avec le groupe terroriste après la prise de l’usine par l’ #EI, le 19 septembre 2014. Le nouveau document prouve que la DGSE avait connaissance de la situation avant cette date cruciale.

      « Daech vient de les autoriser à reprendre les activités commerciales et donc transiter sur les routes du nord de la Syrie entre Membij, Aïn Issa, Raqqah, Deir ez Zor et Qamishli. Derrière cette autorisation il y a un “agreement” », expose la DGSE dans la note. Le service de renseignement obtient alors ses informations sur la situation de Lafarge en Syrie auprès de son « correspondant » dont le nom n’apparaît pas. Cet accord trouvé avec le groupe terroriste « bien entendu » a un coût, peut-on lire dans le même document : « L’agreement consiste bien entendu à fixer un prix fixe et une variable à la tonne transportée. »

      L’ #État_islamique administre alors la vie économique dans la région de l’usine. « Des volumes conséquents mais non contrôlés circulent actuellement entre la #Turquie, la #Syrie et l’ #Irak. Ces transits sont contrôlés par #Daech », indique également le document

      [...]

      Les interrogations sur le rôle de l’Etat dans cette affaire ne sont pas nouvelles. Lors de ses auditions devant l’une des juges d’instruction, l’ancien directeur sûreté de Lafarge, #Jean-Claude_Veillard, avait détaillé ses relations avec les services de renseignement français. A l’appui de ses déclarations, l’ancien militaire avait notamment communiqué les dates des nombreux rendez-vous avec la #DGSE mais aussi avec la Direction générale de la sécurité intérieure (#DGSI) et la Direction du renseignement militaire (#DRM). A la question de savoir quelles informations transmettait Jean-Claude Veillard, l’ancien directeur sûreté du cimentier avait répondu sans détour : « Je ne faisais aucun tri dans les informations que je donnais aux services des renseignements […]. Au cours des réunions, j’ai donné toutes les informations. »

      [...]

      Outre l’argent obtenu grâce à l’activité commerciale de Lafarge, l’organisation terroriste s’est aussi enrichie en mettant la main sur l’usine. Des milliers de tonnes de ciment sont alors encore dans les cuves. Des notes de la direction du renseignement militaire, déjà révélées par Libération, permettent de saisir l’ampleur des bénéfices réalisés : « 65 000 tonnes ont déjà été accaparées par Daech pour une valeur estimée à 6,5 millions USD [dollars] », et un « reliquat de 50 000 tonnes fait/fera l’objet d’un “contrat” […] pour une valeur estimée à 5 millions USD », observe la DRM à la fin de l’année 2014. Le service de renseignement suit au jour le jour les négociations en cours. « On comprend que le démantèlement de l’usine Lafarge en Syrie se poursuit au bénéfice financier à la fois de Daech et des hommes d’affaires impliqués », conclut la même note.

      Au regard de la note de la DGSE datée elle du 26 août 2014, le rôle joué par la diplomatie française est d’autant plus troublant. Comme l’avait révélé Libération, des mails échangés entre le ­cabinet du ministre des Affaires étrangères de l’époque, #Laurent_Fabius et l’ambassadeur de France pour la Syrie, #Franck_Gellet, attestent de l’implication de la diplomatie française dans le dossier. L’ambassadeur Gellet est notamment en contact étroit avec Jean-Claude Veillard.

      Dès le 19 septembre 2014, Gellet contacte le cabinet de Laurent Fabius face à l’arrivée de l’EI dans l’usine. Lafarge craint alors que sa cimenterie soit frappée par un bombardement de la coalition pilotée par les Etats-Unis. L’ambassadeur œuvre pour empêcher ce scénario. « Il convient de protéger cet investissement français […] pour le cas où, Daech en faisant une possible source de lucre, les Américains envisageraient un jour de le bombarder », expose l’ambassadeur Franck Gellet. Le message est reçu par l’un des plus proches collaborateurs de Laurent Fabius, Martin Briens, et transmis au ­ministère de la Défense pour « qu’ils puissent en parler aux Américains ».

      Quelques jours plus tard, dans un mail de l’ambassade de #France aux Etats-Unis, Franck Gellet apprend que le sujet a « bien été évoqué par nos militaires auprès de leurs collègues américains », et que l’usine de Lafarge est « désormais sur la liste appropriée ».

      Nouvelle crainte le 27 janvier 2015. Ce jour-là, Franck Gellet ­s’inquiète d’une possible frappe des #États-Unis sur la cimenterie dans un mail envoyé au cabinet de Laurent Fabius. « Lafarge sait, par le réseau des distributeurs, que Daech a besoin de ciment pour Mossoul », écrit l’ambassadeur et prévient qu’« il ne faudrait pas que cela conduise les #Américains à frapper l’usine dans le cadre de la lutte contre les sources de financement de Daech ». Franck Gellet obtient alors gain de cause.

      #Rassemblement_national #Wallerand_de_Saint-Just #Marine_Le_Pen

  • AIN : des tueurs à gage en lien avec la DGSE et DGSI devaient tuer un syndicaliste, une cheffe d’entreprise écrouée

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ain/ain-des-tueurs-a-gage-en-lien-avec-les-renseignements-d

    Fatima Bouyablane

    Murielle Millet, directrice générale de la société Apnyl, située à Izernore dans l’Ain, est soupçonnée d’avoir commandité l’assassinat d’un syndicaliste jugé « gênant ». Elle a été interpellée et incarcérée à Paris.

    Des tueurs à gages, des agents des services secrets, des francs-maçons, des #chefs_d'entreprises... le casting est digne d’un polar, mais il a failli coûter la vie à un délégué syndical d’une entreprise de la Plastics Vallée, près d’Oyonnax. La directrice générale de la société dans laquelle travaille cet homme, aurait commandité son assassinat. Elle vient d’être écrouée après une enquête menée par la brigade criminelle de Paris.

    Le syndicaliste ne serait pas le seul à avoir eu un contrat sur sa tête.

    Un syndicaliste jugé ’’gênant"

    Le représentant de la #CGT qui travaille dans l’entreprise de plastique #Apnyl, à l’entrée d’ #Izernore, aurait été dans le viseur de tueurs à gages dès 2018. Il devait soit être neutralisé, soit être éliminé contre 75 000 euros.

    La directrice générale de cette entreprise spécialisée dans les pièces techniques en plastiques est Murielle Millet. C’est elle qui aurait commandité cet assassinat. Elle a été mise en examen, tout comme son mari, pour association de malfaiteurs dans le but de commettre un meurtre. Le couple a été interpellé et incarcéré à Paris selon nos confrères de RTL. Le couple dément être impliqué.

    Interview de la cheffe d’entreprise d’Izernore, le 15 mars 2021. Elle disait ne pas comprendre que l’on veuille s’en prendre à l’un de ses salariés

    Une enquête tentaculaire au casting étonnant et détonnant

    L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de Paris, l’élite de la police, car elle ne concerne pas que l’affaire d’Izernore. Elle révèle l’implication de tueurs à gages, d’agents du renseignement, de politiques et de #francs-maçons de la loge #Athanor, dissoute en février dernier.

    Ce sont deux membres de la Loge Athanor qui ont incriminé Murielle Millet, la cheffe d’entreprise.
    Le premier c’est Daniel Beaulieu, un ancien commandant de police de la #DGSI, Direction générale du renseignement intérieur.
    Le deuxième, c’est Frédéric Vaglio, son ’’frère maçonnique’’, ’’vénérable’’ au sein de la Loge, ex-journaliste et communicant.
    Les deux hommes se sont connus au sein de la loge maçonnique Athanor située à Puteaux, en région parisienne.
    Tous deux sont poursuivis pour complicité de tentative de meurtre en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs et complicité de vol avec violences, et ont été incarcérés.

    Un procès-verbal glaçant

    En janvier 2020, Frédéric Vaglio se serait rendu dans l’Ain pour visiter l’usine Apnyl de Murielle Millet et de son mari. Lors de la visite, Murielle Millet aurait dit à Frédéric Vaglio, en parlant du délégué syndical Hassan T. ’’On a un mec qui n’arrête pas de nous emmerder et qu’on ne peut pas virer. Parfois j’aimerais bien lui casser la gueule, qu’est-ce qu’il peut nous embêter’’.
    C’est ce que Frédéric Vaglio déclare aux enquêteurs dans le procès-verbal. Il leur affirme en avoir informé Daniel Beaulieu.
    ’’Après quinze jours de réflexion, poursuit-il, le couple était ok pour faire quelque chose’’. Le montant du contrat est fixé à 75 000 euros.

    Mais en juillet 2020, le contrat est arrêté. L’un des tueurs à gage contracte le covid et, à des centaines de kilomètres de là, un autre contrat échoue in extremis, celui de Marie-Hélène Dini, coach en entreprise.
    Tout comme le syndicalite Hassan T., Marie-Hélène Dini échappe elle aussi à la mort.

    Une arrestation en juillet 2020 à Créteil a permis à l’enquête dans l’Ain d’avancer

    En juillet 2020, deux agents de la #DGSE, Direction générale de la sécurité extérieure, étaient en planque, devant le domicile d’une coach en entreprise, Marie-Hélène Dini. Leur mission : la tuer. La tentative d’assassinat a échoué in extremis grâce au signalement d’un riverain intrigué par le comportement étrange des deux hommes. Les deux militaires sont âgés de 28 et 25 ans et étaient affectés au centre parachutiste d’entraînement de Saran, dans le Loiret. Le centre dépend de la DGSE, Direction générale de la sécurité extérieure.

    Le commanditaire présumé de l’assassinat Marie-Hélène Dini est un coach, lui aussi. Il s’agit de Jean-Luc Bagur. C’est un concurrent de Marie-Hélène Dini. Cette dernière envisageait de créer un syndicat pour encadrer les pratiques de la profession. Jean-Luc Bagur craignait de ne pas être labellisé et donc de perdre de l’argent. Il a été mis en examen pour complicité de destruction de biens appartenant à autrui et acquisition et détention d’arme de catégorie A et écroué.

    La loge maçonnique Athanor est le dénominateur commun

    L’athanor, selon la définition du Larousse est ’’un fourneau dans lequel les alchimistes placent le récipient qui contient la matière de la pierre philosophale’’.
    Cette pierre qui permet de changer les métaux en argent ou en or, de guérir les maladies ou encore de prolonger la vie humaine...La philosophie de certains membres (’’frères’’) de la loge maçonnique Athanor, serait au contraire, d’éliminer les personnes jugées gênantes au profit des intérêts des ’’frères’’ maçonniques. Le leitmotiv ressemble davantage à des réglements de comptes et résonne comme un réseau criminel.

    Des membres d’Athanor mettent en oeuvre des contrats de tueurs

    A sa retraite, Daniel Beaulieu, un ancien commandant de la direction du renseignement intérieur crée, en 2009, une petite société d’intelligence économique.
    Il est membre de la loge maçonnique Athanor depuis une vingtaine d’années.
    En 2019, il est approché par le responsable de la loge également responsable d’une société de sécurité privée, pour recruter des hommes de main et mettre en œuvre des contrats de tueurs. Une dizaine de « contrats » de tueurs auraient été envisagés.

    C’est la tentative d’assassinat de Marie-Hélène Dini, coach en entreprise qui a mis en lumière Athanor, loge maçonnique.
    En son sein, selon plusieurs sources concordantes, d’anciens fonctionnaires de la DGSE, direction générale de la sécurité extérieure, d’anciens policiers ou encore d’anciens journalistes se côtoient.

    En février 2021, la Grande Loge Nationale Française fait un communiqué. Selon elle, ’’les registres de la Grande Loge Nationale Française ne mentionne aucune Loge ’’Athanor’’ sur le territoire métropolitain. Tous les Maçons de la Grande Loge Nationale Française sont indignés poursuit le communiqué, et dénoncent des agissements qui sont à l’opposé des principes de la Franc-maçonnerie’’.

    En février 2021, la Loge Athanor est dissoute.

    Plusieurs cibles dans le collimateur de la sombre officine

    La coach d’entreprise Marie-Héléne Dini, le syndicaliste dans une entreprise de plasturgie dans l’Ain, Hassan T. n’étaient pas les seules cibles à abattre.

    Mais, en 2018, un contrat avait été honoré. Il s’agit du meurtre de Laurent Pasquali, pilote de rallye amateur. Un couple de médecins avait investi 200 000 euros dans l’écurie du pilote. Ce dernier n’aurait pas honoré ses dettes de sponsoring. Son corps a été retrouvé fin 2019, en Haute-Loire, à 500 kilomètres de son domicile, enterré dans une forêt.

    Les différentes perquisitions ont également relancé l’enquête sur la #tuerie_de_Chevaline. Le 5 septembre 2012, trois membres de la famille Al-Hilli, des citoyens britanniques d’origine irakienne, et un cycliste savoyard, Sylvain Mollier, avaient été assassinés sur un parking sur les hauteurs du lac d’Annecy en Haute-Savoie.

  • Partage de données : les services de renseignement violent la Constitution
    https://www.laquadrature.net/2021/03/01/partage-de-donnees-les-services-de-renseignement-violent-la-constituti

    La Quadrature du Net vient de demander au Conseil d’État de saisir le Conseil constitutionnel d’une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contre une disposition de la loi renseignement, l’article L. 863-2 du code de la sécurité intérieure. Comme le révélait le journal Le Monde il y a près de deux ans, un data-center attenant au siège de la DGSE permet aux services de renseignement d’échanger des données collectées dans le cadre de leurs activités de surveillance, et ce en contournant certaines (...)

    #DGSE #données #finance #surveillance #ConseilConstitutionnel-FR #Conseild'État-FR (...)

    ##LaQuadratureduNet

  • Un article relatant un fait divers sur fond d’espionnage qui pourrait paraître rocambolesque. Sauf que en l’occurrence, nous avons affaire à une nouvelle dérive mafieuse de l’état français sous l’emprise de ses factieux services policiers et paramilitaires. Toute similitude avec un grand pays d’Amérique Centrale serait évidemment fortuite.

    INFO FRANCEINFO. Tentative de meurtre par des militaires de la DGSE : le commanditaire présumé arrêté
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/tentative-de-meurtre-par-des-militaires-de-la-dgse-le-commanditaire-pre

    Deux « cambrioleurs » qui appartiennent à la DGSE

    Placés en garde à vue, les deux « cambrioleurs » revendiquent aussitôt leur appartenance à la DGSE. Vérification faite, ils disent vrai : ces caporaux, Pierre B. et Carl E., sont bel et bien affectés à la surveillance de la base de Cercottes, dans le Loiret, le centre parachutiste d’entraînement spécialisé du service Action. Ils répondent aux pseudos d’Adelard et Dagomar. La suite est à peine croyable.

    Si Adelard et Dagomar étaient en planque à Créteil ce matin-là, c’était de leur propre aveu pour… assassiner une femme, coach en entreprise, en raison des liens qu’elle entretient − selon eux − avec le Mossad, les services secrets israéliens. Une mission « homo » dans le jargon de l’espionnage, une opération en théorie prohibée sur le sol français. Ils ont songé à l’empoisonner, à la jeter d’un pont, à poser une bombe sous sa voiture ou encore à simuler un accident de la circulation. Pour organiser le guet-apens du 24 juillet, à proximité de son domicile, ils avaient pris soin de placer une balise sous la voiture de leur cible.

    #DGSE #barbouzeries

    • Tentative de meurtre par des militaires de la DGSE : le commanditaire présumé mis en examen après ses aveux
      https://www.francetvinfo.fr/societe/justice/info-franceinfo-tentative-de-meurtre-par-des-militaires-de-la-dgse-troi

      Pendant six mois d’enquête, le cercle des opérationnels demeure étanche. Jusqu’au témoignage capital de la compagne de l’un des #barbouzes présumés. Le 21 janvier, cette dernière évoque le rôle central d’un homme qui fait le lien entre les tueurs et le commanditaire. A la lumière de ses déclarations, se dessine un deuxième cercle, encore plus confidentiel que le premier : un petit groupe qui fréquente le milieu de la franc-maçonnerie à Puteaux (Hauts-de-Seine). Comme cet ancien policier de la DCRI (l’ancêtre de la DGSI), qui a créé sa société et bourlingue de temps à autre en Afrique. Celui-ci reconnaît avoir mis en œuvre deux contrats pour intimider Marie-Hélène Dini. Le premier consistait en une violente agression, en octobre 2019, déguisée en vol de sac. Et le second visait à la supprimer purement et simplement. En l’empoisonnant, en la pulvérisant dans une attaque à la bombe, en l’écrasant en voiture ou en la jetant d’un pont. C’est finalement la bonne vieille méthode de l’assassinat par balle qui, de sous-traitant en sous-traitant, aurait été retenue par les deux tueurs recrutés pour l’occasion au sein de la DGSE.

      Le commanditaire présumé, personnage très en vue dans le petit milieu des formateurs en entreprise, est arrêté à son tour vendredi 29 janvier. Selon nos informations, il reconnaît dans un premier temps avoir demandé une « simple » mission de surveillance. Le mobile ? En créant, en 2019, un syndicat professionnel dont dépendront les labellisations, cette dernière risquait de le priver de revenus financiers. Mais ce n’est pas tout.

      La piste d’un homicide ?

      L’enquête ouvre bien d’autres perspectives : lors de ses auditions, l’un des protagonistes affirme avoir organisé la #liquidation d’un homme qui tardait à payer ses dettes. Le corps de la victime, abattue dans son garage, serait enterré quelque part dans une forêt francilienne. Une piste prise au sérieux par les enquêteurs, selon nos informations.

  • La DGSE embauche 20 stars de la SF française...

    L’annonce, semi-confidentielle, aura fait frissonner les tanières des bobos accros à la série que l’on sait.

    Depuis rien.

    Quel contrat ?

    Combien on touche ?

    Confidentiel défense, of course...

    Il est vrai que : « Heu, ah oui le copain de ma fille nous a dit qu’il avait un nouveau super boulot... »

    La joyeuse constellation des décorateurs et trices d’intérieur, effondrés par la disparition de la Maison France 5, héritiers en ligne directe des Je suis Charlie et Nuit Debout respirent enfin.

    On vit une époque formidable comme disait l’un de nos ancêtres :-)

  • Affaire libyenne : les lourds secrets du contrat « Eagle »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/131220/affaire-libyenne-les-lourds-secrets-du-contrat-eagle?userid=843d7823-45bc-

    La société qui a fourni des armes de guerre électronique au régime Kadhafi a détruit en 2011 tous ses disques durs et ses mails relatifs au contrat libyen, au cœur de l’affaire Sarkozy-Kadhafi. L’ancien président et son entourage prétendent n’avoir rien su de la mise en œuvre de ce contrat.

    Sous son autorité, la France a remis au régime libyen de redoutables outils de surveillance de sa population, mais Nicolas Sarkozy prétend toujours qu’il n’en a rien su.

    « Il y a des collaborations entre le ministère de l’intérieur et des entreprises, mais je n’y ai jamais été associé de près ou de loin », s’est justifié l’ancien président devant les juges de l’affaire libyenne, début octobre. « Jamais le nom d’Amesys [la société française au cœur du deal – ndlr] n’a été prononcé devant moi, ni lors de ma visite en tant que ministre de l’intérieur, ni pendant celle en tant que président de la République. Cela n’a fait l’objet d’aucun document, d’aucune signature, d’aucune contrepartie », a-t-il insisté.

    Baptisée « Eagle », la technologie française fournie à la Libye par la société Amesys – absorbée par Bull, puis partiellement cédée à Nexa Technologies depuis – a permis d’aspirer l’intégralité du trafic internet du pays et ainsi de détecter et d’interpeller les opposants libyens durant le Printemps arabe.

    Selon nos informations, la traque des opposants opérée grâce à ce transfert technologique – et ce avant l’intervention militaire déclenchée le 19 mars 2011 – pouvait être suivie par les services secrets français, qui disposaient d’une « backdoor » ou porte dérobée dans Eagle, leur permettant de se connecter au dispositif.

    Les juges de l’affaire libyenne considèrent désormais qu’Eagle constitue l’un des volets du pacte de corruption présumé scellé par Mouammar Kadhafi et l’équipe du ministre de l’intérieur, dès l’automne 2005, grâce aux pourparlers secrets de Ziad Takieddine et de Claude Guéant avec l’un des chefs des services de renseignement libyens, Abdallah Senoussi, un homme condamné en France pour avoir commandité l’attentat contre le DC10 d’UTA en 1989. Ces faits figurent parmi les chefs de mise en examen de Nicolas Sarkozy.

    En parallèle, les juges du pôle crimes contre l’humanité saisis depuis 2012 de plaintes pour « complicité de torture, traitements inhumains et dégradants » déposées par des victimes de cette surveillance en Libye n’ont pour l’instant placé la société Amesys que sous le statut de « témoin assisté », en dépit des révélations de l’enquête.

    Selon les informations obtenues par Mediapart, les investigations ont pourtant mis au jour la destruction par Amesys des disques durs et des dossiers relatifs au contrat Eagle en décembre 2011. Une destruction de preuves qui prive la justice des pièces essentielles à la compréhension du deal franco-libyen.

    Joint par Mediapart, le signataire du contrat, Philippe Vannier, ancien patron d’Amesys et de Bull passé chez Atos, aujourd’hui président d’Ecso (European Cyber Security Organisation), n’a pas souhaité commenter ces développements de l’enquête.

    C’est son bras droit, Stéphane Salies, ancien directeur commercial d’Amesys, aujourd’hui patron de Nexa, qui a révélé qu’un ordre de destruction des pièces du dossier avait été donné. Questionné sur la localisation des « documents contractuels, discussions commerciales, cahier des charges, contrats, avenants, liés au contrat libyen », il révèle : « À vrai dire, fin 2011, début 2012, Philippe Vannier nous a demandé de tout détruire. J’ai trouvé cela ridicule et je le lui ai dit, mais nous l’avons fait, les time capsules [disques durs de sauvegarde de Mac – ndlr] ont été détruites, les disques durs ont été effacés, les échanges de mails aussi. Le contrat était dans le coffre mais je ne sais pas ce qu’il est devenu. »

    Philippe Vannier a répondu, quant à lui, ne pas savoir où ces documents se trouvaient. « À votre demande, nous les avons cherchés, mais nous ne les retrouvons pas, et ce n’est pas faute d’avoir essayé », a-t-il déclaré.

    Initiées par Ziad Takieddine, par l’entremise de la société d’intelligence économique Salamandre, les négociations d’Amesys avec les Libyens ont été rapidement suivies de très près par les services spéciaux français. « Il [Philippe Vannier] m’avait dit que ses contacts allaient lui faire rencontrer les représentants de l’État libyen pour des contrats, que c’était sérieux et avec l’aval des cousins [DGSE – ndlr] », a précisé Stéphane Salies.

    Très tôt, quelques jours avant la venue de Nicolas Sarkozy à Tripoli en octobre 2005, Abdallah Senoussi évoque les besoins libyens en matériel de sécurité et la « coopération » qu’il espère obtenir du ministre auprès de Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, et de Takieddine. Le nom d’Amesys n’est pas encore sur la table, mais il le sera début 2006. « Il [Nicolas Sarkozy] nous a transmis le dossier d’une société française de surveillance d’Internet dénommée Amesys […] par le biais de Claude Guéant », a résumé Saïf al-Islam Kadhafi, dans une déclaration aux juges français.

    Selon l’ancien directeur commercial d’Amesys, le fils de Mouammar Kadhafi était d’ailleurs venu saluer l’équipe de l’entreprise française à Tripoli, lors de la mise en place du système d’interception.

    L’affaire démarre en mars ou en avril 2006 : Takieddine et le patron d’Amesys, Philippe Vannier, entrent en contact à Paris. Dans une de ses notes, la société Salamandre présente Amesys/I2E comme un « fournisseur ultra-habilité » en France. L’entreprise avait comme objet « la fabrication de solutions d’interception, sur la partie HF (radio) pour les services français ou l’armée », résume Stéphane Salies, ancien directeur commercial. Elle disposait d’un officier de sécurité en relation avec la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), aujourd’hui Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), et d’ingénieurs et d’anciens militaires ou gendarmes habilités « confidentiel défense » dans ses rangs. « Les services de renseignement étaient informés de tout ce qui était fait avec la Libye, ça nous rassurait un peu », commente un ancien cadre.

    Takieddine, lui, espère vendre aux Libyens un vaste de marché de surveillance des frontières comme il a failli en signer avec l’Arabie saoudite en 2003, avec, déjà, l’aval de l’équipe Sarkozy.

    L’intermédiaire voit grand.

    « Il m’a expliqué que la Libye avait besoin de s’équiper de matériels d’interception télécoms radio, de rénover des frégates, de contrôle des passeports aux frontières, de véhicules de protection des VIP, de systèmes de protection de leurs réseaux et communications, résume Philippe Vannier. Une visite a été organisée en Libye afin de présenter les capacités du groupe en matière de protection aux frontières avec l’informatisation des passeports, des radars côtiers et systèmes de chiffrement. […] C’est lors de cette visite qu’ils ont commencé à nous parler de leur besoin d’un système d’écoute tout canal, de l’interception hertzienne jusqu’à l’interception IP – via Internet. Nous avons présenté ce que nous pouvions faire et ce qu’on pouvait vendre. »

    Un document à en-tête d’Amesys (également appelé I2E à l’époque) vante le produit Cryptowall, un système de cryptage particulièrement efficace et « difficile à casser », et la « collaboration » du ministre de l’intérieur avec la société.

    Selon le directeur commercial, Philippe Vannier a « négocié le contrat avec plein de rendez-vous avec Ziad Takieddine, Omar Salem, directeur de la DRM [Direction du renseignement militaire – ndlr], et Abdallah Senoussi », et il se rend deux fois en Libye avant d’y amener ses équipes. Stéphane Salies s’y rend à son tour pour y prendre note « des besoins libyens », à savoir « une solution pour faire de l’interception IP sur l’ensemble du pays », officiellement pour contrer Al-Qaïda.

    De retour en France, une première ébauche du projet Eagle, qui n’existait pas encore, est élaborée. « Nous avons vendu une feuille blanche, et la Libye a payé la création et le développement de la solution et du produit Eagle. Ils ont financé la totalité de la recherche et développement », résume Stéphane Salies.

    « Il ne voulait pas que je connaisse le montant des commissions et d’autres détails »

    « La négociation du contrat n’a été effectuée que par Philippe Vannier, même si j’étais directeur commercial, poursuit-il. Je n’ai pas eu le droit d’y participer, car il ne voulait pas que je connaisse le montant des commissions et d’autres détails. » En décembre 2006, Vannier rentre de Tripoli avec le contrat signé.

    Lors de la divulgation des archives numériques de Takieddine en 2011, Mediapart avait dévoilé le paiement occulte par Amesys d’un total de 4,5 millions d’euros à l’intermédiaire, via deux de ses sociétés offshore – Tristar et Como – entre 2007 et 2008, sur des comptes à Beyrouth. Il s’agissait d’« un contrat pour l’installation de climatisations et de groupes électrogènes » qui était « une commission déguisée », détaille Stéphane Salies, et d’un second contrat pour « une commission officielle ». Il était prévu que Ziad Takieddine reçoive 30 % du montant total du contrat d’Amesys avec la Libye.

    La mise au point technique d’Eagle est plus complexe et nécessite entre 20 et 30 déplacements du directeur commercial. Ce dernier rencontre Abdallah Senoussi dans sa villa, en 2007, qui demande de nouvelles prestations, comme la géolocalisation des personnes, qu’Amesys ne peut pas encore offrir. Mais le dispositif de surveillance d’Internet est élaboré en partenariat avec la société Qosmos, qui fournit une première sonde avant d’être écartée – elle en vendra par la suite au régime Syrien.

    « Le tapping [copie du trafic – ndlr] était fait au kilomètre 4 à Tripoli. Il y avait une avancée sur la mer avec des bâtiments de deux étages appartenant à l’opérateur GPTC. À cet endroit sortaient les fibres optiques de la mer, expose Stéphane Salies. La sonde ainsi que le stockage [de données – ndlr] se trouvaient dans un bâtiment de l’opérateur GTPC, le centre névralgique de celui-ci, où nous disposions d’une petite salle. Les opérateurs du système étaient à 500 mètres plus loin, dans un bâtiment appartenant à l’armée dénommé HQ1. »

    Un deuxième centre d’écoute, HQ2, se trouvait à deux ou trois kilomètres. Amesys permet ainsi aux Libyens d’intercepter l’intégralité du trafic internet, puis d’extraire des données grâce à des filtres sur des mots-clés, des adresses mails, des numéros de téléphone, des pseudonymes. L’interception de mails, de tchats ou de messageries instantanées était possible, à l’exception des données chiffrées.

    Les employés d’Amesys se posent des questions sur l’utilisation de leur système. « Il y avait des cibles dans le logiciel qui ne paraissaient pas liées au terrorisme, a détaillé un ingénieur aux gendarmes. Je crois me rappeler qu’il y avait une ONG de défense des droits de l’homme qui était ciblée. Il était clair pour moi que la lutte contre le terrorisme n’était qu’un prétexte. » D’après cet ingénieur, Amesys avait installé un « tunnel sécurisé » (VPN) entre ses serveurs à Paris et une agence de renseignement française. En outre, « il y avait une backdoor, une porte dérobée dans le logiciel Eagle qui permettait aux services secrets de se connecter au système sans que les Libyens le sachent », relève-t-il.

    Reste la question non clarifiée des autorisations, qui elles non plus n’ont pas été retrouvées, hormis une seule. En novembre 2010, Amesys a obtenu une autorisation d’exportation de matériel de guerre (AEMG) pour la vente aux renseignements militaires libyens de dix exemplaires d’un système passif d’interception de GSM (téléphonie mobile). Rien sur Eagle…

    « Pour tout le contrat, des vérifications ont été effectuées pour obtenir la garantie que le matériel était exportable, et qu’Amesys avait le droit d’exporter en Libye, a indiqué Philippe Vannier aux enquêteurs. De mémoire, la seule autorisation préalable obligatoire a été sur les outils de chiffrement, qui a par ailleurs été obtenue. »

    Eagle n’était ni un matériel de guerre, ni un bien à double usage – soumis à un autre régime d’autorisation –, a soutenu aussi l’ancien directeur commercial d’Amesys. « Par contre, l’étude et la conception en France du système d’interception Eagle ont été faites sous autorisation de l’article R226 », a-t-il précisé, c’est-à-dire avec le feu vert de la commission autorisant – sous l’autorité du premier ministre – la fabrication de matériels susceptibles de porter atteinte à l’intimité de la vie privée ou au secret des correspondances. Mais là encore, le dossier d’instruction de cette autorisation n’a pas été communiqué aux services d’enquête.

    Alain Juillet, un acteur pourtant bien placé – ancien directeur du renseignement à la DGSE, alors responsable de l’intelligence économique auprès du premier ministre –, a livré un tout autre avis aux juges en estimant au sujet d’Eagle qu’« une demande » avait « nécessairement été faite à la CIEEMG [la commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre] » et que ce dossier comportait « nécessairement un avis du ministère de l’intérieur ». « S’il n’y a pas eu de demande et qu’ils l’ont fait directement, il y a faute, a tranché Alain Juillet. Et ça m’étonnerait d’une entreprise comme Amesys qui avait l’habitude de travailler avec du matériel sensible et qui connaissait les risques à se passer d’une demande d’autorisation, c’est-à-dire le risque que l’entreprise soit sanctionnée et fermée. »

    Ce type de dossier ne pouvait être que du ressort du cabinet du ministre de l’intérieur, selon Alain Juillet : « Une affaire comme cela, envoyer du matériel en Libye, ce n’est pas une affaire courante, c’est ce qu’on appelle une affaire sensible du domaine réservé du cabinet du ministre. »

    Lors de son audition, en octobre dernier, Nicolas Sarkozy a pourtant assuré n’avoir « à aucun moment » été « informé de l’existence de ce contrat ». « Que le directeur de cabinet du ministère de l’intérieur soutienne les intérêts d’une entreprise française à l’export ne me choque pas », a ajouté l’ancien président.

    Au ministère des armées, les juges n’ont pas retrouvé non plus le moindre document classifié portant sur les conditions de signature du contrat d’I2E, et l’implication du ministère de l’intérieur ou de son dircab.

    La pêche a été plus fructueuse au ministère de l’intérieur. Les juges ont souligné qu’un « ensemble de notes partiellement déclassifiées », « dont la plus ancienne date du 16 janvier 2007 et la plus récente du 27 juillet 2013 », montre « que les services de renseignement étaient parfaitement informés » et « suivaient les transferts de technologies de surveillance des sociétés françaises vers la Libye ».

    Ainsi, en janvier et mars 2007, des synthèses « confidentiel défense » des services du renseignement intérieur – alors placés sous l’autorité de Nicolas Sarkozy – détaillent très précisément les différents lots de matériels prévus au contrat. « La livraison à la Libye de matériels d’interception de communication et de contre-mesure électronique est extrêmement sensible et génère une certaine tension chez les personnels amenés à s’en occuper, signale la DCRI. Il conviendra de s’assurer que ces matériels sont vendus avec les autorisations nécessaires. »

    Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il n’avait « pas la mémoire » de ces notes de renseignement.

    Ni comme ministre, ni comme président de la République.

    #AMESys #Bull #DGSE #Nexa #EAGLE #corruption #écoutes #surveillance

  • Lois sur le renseignement : quel avenir pour les « boîtes noires » ?
    https://www.liberation.fr/france/2020/09/30/lois-sur-le-renseignement-quel-avenir-pour-les-boites-noires_1800891

    Alors que le gouvernement promet un nouveau projet de loi consacré à la sécurité intérieure, les huit députés et sénateurs en charge du contrôle parlementaire de la surveillance esquissent des pistes, souvent à l’écoute des services, pour une « actualisation » des lois de 2015. Il est, en matière sécuritaire, un phénomène récurrent : le provisoire qui dure. En 2015, dans les lois sur le renseignement – la principale promulguée en juillet, puis celle consacrée à la surveillance internationale en novembre –, (...)

    #CNCTR #DGSE #DGSI #anti-terrorisme #législation #vidéo-surveillance #LoiRenseignement #écoutes (...)

    ##surveillance

  • Les auxiliaires privés du renseignement français, avec Bernard Barbier
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-monde-des-espions-saison-2-les-nouveaux-corsaires/les-auxiliaires-prives-du-renseignement-francais-avec-bernard-barbier-

    Dans le domaine de la sécurité étatique, on taisait les informations sous la formule « secret d’Etat ». Une tendance a priori paradoxale se banalise : les services de renseignement sous-traitent avec le secteur privé, y compris en France - pays longtemps resté rétif aux entrepreneurs en souveraineté. Les Etats anglo-saxons, et plus particulièrement la couronne britannique, s’appuient volontiers sur des opérateurs privés pour mener leurs opérations de renseignement et de guerre clandestine. La France, à (...)

    #DGSE #surveillance

  • L’État français et le génocide des Tutsis au Rwanda

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/L-Etat-francais-et-le-genocide-des-Tutsis-au-Rwanda

    « L’État français a, par pur cynisme, choisi le camp qui lui apparaissait le plus à même de maintenir le Rwanda dans sa zone d’influence. » Raphaël Doridant et François Graner reprennent tous les éléments constitutifs de la complicité française rassemblés et analysés depuis vingt-cinq ans. Diplomatique, militaire, financière, médiatique, celle-ci remonte à la préparation du génocide, s’est poursuivie pendant et après. Idéologique même, puisque les responsables politiques et militaires français ont largement répandu la propagande hutue, la négation du génocide et celle de leur propre rôle.

    Ils reviennent sur l’histoire du pays. Avant la colonisation par l’Allemagne à partir de 1894, puis par la Belgique à partir de 1916, la société est articulée autour de groupes sociaux qui ne sont aucunement des catégories ethniques : les Hutus étaient agriculteurs, les Tutsis éleveurs et les Twas potiers. « Les Européens, imprégnés de l’idée de hiérarchie des races humaines, projettent ce paradigme sur les peuples qu’ils découvrent en pénétrant à l’intérieur du continent africain. » Les colonisateurs s’appuient sur une élite tutsie, assimilée à une « race » supérieure, pour asseoir leur domination et enseignent cette supériorité sur la base pseudo-scientifique du mythe d’un ancien peuplement hamitique éthiopien venu « civiliser » les « Nègres » de la région. Dans les années 1930, une immatriculation « éthique » est mise en place. (...)

    #Afrique #France #Rwanda #Hutus #Tutsis #génocide #archives #Mitterrand #Juvénal_Habyarimana #Interahamwe #DGSE

  • A strange war
    https://aboutintel.eu/france-anti-terrorist-republic

    France has long taken pride in and drawn strength from its universalist, secular principles. On the heels of the “war on terror” and the dubious radicalisation doctrine surrounding it, however, the institutional landscape has changed and a new public narrative has taken hold ; one that misjudges the complexities of the world, blurs the line between liberalism and authoritarianism, and further essentialises identity. French democracy will have to pay a hefty political price for this feverish (...)

    #CNCTR #DGSE #OTAN #anti-terrorisme #FiveEyes #Islam #surveillance

  • Une petite note manuscrite du renseignement extérieur allemand brise un très vieux secret
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/24/une-petite-note-manuscrite-du-renseignement-exterieur-allemand-brise-un-tres

    Des révélations de la presse allemande éclairent Maximator, une alliance de cinq pays européens, dont l’Allemagne et la France, dans le domaine du renseignement technique, active depuis 1976. Une feuille griffonnée d’une écriture en pattes de mouche, quatre colonnes que l’on devine rapidement tracées au stylo-bille bleu, et un titre : « Coopération technique BND/Wicke », soit pour les non-spécialistes « Coopération technique entre le service du renseignement allemand extérieur BND (...)

    #DGSE #GCHQ #BND #écoutes #surveillance

  • Comment le CAC 40 a aspiré les « grands flics » de la Place Beauvau
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190720/comment-le-cac-40-aspire-les-grands-flics-de-la-place-beauvau

    L’affaire Squarcini révèle un phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années : la reconversion des patrons des plus prestigieux services de police dans le privé. Pour le meilleur et pour le pire. Fin septembre 2016, Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement intérieur, et Christian Flaesch, ancien patron du 36, quai des Orfèvres, étaient mis en examen dans une affaire de trafic d’influence. Deux anciennes figures de la police reconverties dans le privé. Squarcini avait fondé sa propre (...)

    #DGSE #Ikea #LVMH #Renault #corruption #surveillance

  • Services secrets : la NSA a favorisé l’émergence d’une amicale de renseignement
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/27/services-secrets-la-nsa-a-favorise-l-emergence-d-une-amicale-de-renseignemen

    Plusieurs notes dévoilées par le lanceur d’alerte Edward Snowden témoignent du poids de la coopération entre la France et ses alliés occidentaux. La scène apparaît dans une note secrète de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, datée du 8 décembre 2008, dévoilée par Edward Snowden, l’ex-contractuel du plus puissant service secret technique au monde, devenu lanceur d’alerte. Du 15 au 17 octobre 2008, près d’Haguenau, dans le nord de l’Alsace, la NSA est venue former le 54e régiment spécialisé dans (...)

    #DGSE #GCHQ #NSA #BND #législation #écoutes #surveillance #web

  • Comment la France a tenté de sauver le régime de Bouteflika

    https://oumma.com/comment-la-france-a-tente-de-sauver-le-regime-de-bouteflika

    Dans cet entretien accordé à l’Esprit d’actu, Nicolas Beau, directeur de Mondafrique, dévoile les grandes manœuvres déployées par la France pour sauver à tout prix le régime de Bouteflika. Il évoque notamment des réunions qui ont eu lieu à Paris, entre la DGSE ( services secrets français) et l’attaché militaire algérien, lequel croupit depuis en prison en Algérie. Cet attaché militaire était par ailleurs un proche du général Tartag, coordinateur des services algériens auprès de la Présidence algérienne sous Bouteflika, qui a également été arrêté en mai 2019 pour complot contre l’Etat.

    #Algérie #DGSE #services-secrets

  • Le gouvernement secret (3/5) : Témoignage d’un ancien agent du service de la #DGSE https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser/le-gouvernement-secret-35-temoignage-dun-ancien-agent-du-service-de-la


    http://rf.proxycast.org/1606578586007904256/16274-21.08.2019-ITEMA_22128844-0.mp3

    « On voit aussi des choses très très très négatives (…) La violence ? Mais à la limite la #violence c’est un sous produit de défauts humains qui sont la cause profonde d’un certain nombre de situations désagréables à gérer. Donc la violence n’est pas le dernier problème, c’est « ce pour quoi on est violent » ? Exactement, c’est « ce pour quoi on est parfois obligés d’être violent. La violence, on l’anticipe. J’ai jamais été très affecté par la violence, mais beaucoup plus par les facettes les plus noires de l’âme humaine, qu’on est obligés de travailler au corps, parce qu’on joue, c’est un des leviers, qui est la matière même de notre métier ». (vers 14’30)

    #services_secrets

  • Quand le renseignement français collecte des informations... en toute illégalité
    https://www.01net.com/actualites/quand-le-renseignement-francais-collecte-des-informations-en-toute-illegalite

    Sous couvert de lutte contre le terrorisme, les services secrets français collectent et partagent leurs informations, en l’absence de cadre juridique. La Quadrature du Net vient de saisir le Conseil d’État concernant l’existence de cet « entrepôt » ultraconfidentiel. « Si d’aventure une juridiction, Conseil d’Etat ou Conseil constitutionnel, était saisie, son existence même pourrait être remise en cause », écrivait Le Monde, le 29 avril dernier à propos de « l’entrepôt ». Une infrastructure de (...)

    #DGSI #DGSE #anti-terrorisme #surveillance #LaQuadratureduNet #CNIL

  • La NSA n’avait (donc) pas espionné la France
    https://www.lemonde.fr/blog/bugbrother/2019/06/02/la-nsa-navait-donc-pas-espionne-la-france

    En 2013, The Intercept, le média créé pour enquêter sur les révélations Snowden, avait confié à plusieurs journalistes et médias européens une série de documents censés démontrer que la NSA faisait de la « surveillance de masse » des citoyens de plusieurs pays européens. En France, Le Monde avait ainsi titré, en « Une« , des « Révélations sur l’espionnage de la France par la NSA américaine« . The Intercept vient de reconnaître s’être trompé, et de confirmer ce que j’avais depuis fact-checké (cf « La NSA (...)

    #DGSI #DGSE #écoutes #surveillance

  • Partage de données : le renseignement français encore et toujours dans l’illégalité
    https://www.laquadrature.net/2019/06/28/partage-de-donnees-le-renseignement-francais-encore-et-toujours-dans-l

    La Quadrature du Net vient de déposer un nouveau recours devant le Conseil d’État contre les activités de partage de données entre services de renseignement. Comme le révélait le journal Le Monde fin avril, depuis 2016, une infrastructure dédiée au siège de la DGSE permet aux services d’échanger des données collectées dans le cadre de leurs activités de surveillance, et ce sans aucun encadrement juridique. Ces activités illégales posent de nouveau la question de l’impunité des responsables du (...)

    #DGSI #DGSE #data #profiling #LaQuadratureduNet

  • Made in France

    Une fuite inédite de documents secret défense révèle l’usage massif d’#armes françaises dans la guerre au Yémen. Après plusieurs mois d’enquête, #Disclose démontre que ces armes sont employées contre des civils.


    https://made-in-france.disclose.ngo/fr
    #armement #France #Yémen #guerre #commerce_d'armes
    ping @reka @simplicissimus @fil

  • Une #taupe de la #DGSE au coeur des #paradis_fiscaux - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-taupe-de-la-dgse-au-coeur-des-paradis-fiscaux_2070676.html

    Car si la suite des aventures de Maxime Renahy est à lire dans Là où est l’argent, elles ne s’achèvent pas au sein des services français. Au tournant des années 2010, il quitte #Jersey pour le #Luxembourg, mais ne tarde pas à tout plaquer : la finance, la DGSE, les paradis fiscaux... Mais pas ses idéaux. « Je suis parti mener une vie chiche et souple dans les Vosges », puis désormais dans les environs de Besançon. 

    « J’ai fini par éprouver de la lassitude à faire ces allers retours avec mes clés USB classées #secret-défense. A la fin, j’avais l’impression d’être un tout petit grain de sable pas si efficace que ça ». Surtout, il comprend que le renseignement français n’a d’autre objet que de préserver les intérêts des grands #groupes nationaux, qui ne lavent pas toujours plus blanc que leurs concurrents étrangers : « En bossant pour la boîte, même gratuitement, j’ai fini par comprendre que je bossais pour le #grand_capitalisme_français et pas autre chose ». « Au lieu d’aider les milliardaires et les champions tricolores à se maintenir à flot dans la #mondialisation, ils feraient mieux de servir directement les citoyens », rêve-t-il.

  • L’exploitation des failles des jeux en ligne dans le viseur de la DGSE
    https://www.nextinpact.com/news/107486-lexploitation-failles-jeux-connectes-dans-viseur-dgse.htm

    Le ministère des Armées a fait diffuser son catalogue d’offres de stage pour 2019. Dans le lot, une annonce pour le moins inhabituelle : les services du renseignement recherchent une personne sachant exploiter les failles de sécurité sur les jeux connectés les plus populaires. D’autres offres à relever témoignent des points d’intérêt de ses espions. Cette annonce s’intercale dans une grande campagne de recrutements d’espions, comme le relevait cet article du Figaro en 2017, épinglé par la DGSE. Objectif (...)

    #DGSE #spyware #hacking #jeu #game

  • « Fortnite », « League of Legends »… La #DGSE s’intéresse aux #jeux_vidéo multijoueur
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/01/07/fortnite-pubg-league-of-legends-la-dgse-s-interesse-aux-jeux-video-multijoue

    L’immense popularité de Fortnite, le jeu vidéo aux 200 millions de joueurs revendiqués, n’a échappé à personne. Surtout pas à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Le service de renseignement français s’intéresse à ce jeu de tir, et plus largement aux jeux vidéo multijoueur et à succès comme PUBG, World of Warcraft, League of Legends ou Counter Strike.

    L’idée n’est pas de pimenter les pauses déjeuner des espions français. Elle est beaucoup plus sérieuse : la DGSE entend pouvoir écouter les échanges entre joueurs dans les espaces de discussion internes à ce type de jeux vidéo.

    #écoutes #roem

  • Prédiction des crimes : « Les algorithmes reflètent les discriminations »
    https://usbeketrica.com/article/prediction-des-crimes-les-algorithmes-refletent-les-discriminations

    « Le futur est déjà dans le présent. » La promesse du narrateur du film Pre-crime n’est guère réjouissante. Car le futur évoqué ressemble à celui de Minority Report. Comme dans l’oeuvre de Spielberg, des logiciels essayent aujourd’hui de prédire les crimes avant qu’ils n’arrivent, se nourrissant pour cela d’énormes quantités de données. Ce qui s’accompagne de nombreux dangers éthiques liés entre autres à nos données personnelles, explique le documentaire, qui sera diffusé le 28 octobre lors du festival (...)

    #DGSE #DGSI #Thalès #Twitter #algorithme #Predpol #criminalité #solutionnisme #surveillance #BigData #discrimination (...)

    ##criminalité ##MinorityReport

  • Les militaires veulent tirer parti de la numérisation
    https://www.rts.ch/play/radio/six-heures-neuf-heures-le-samedi/audio/les-militaires-veulent-tirer-parti-de-la-numerisation?id=9581712&station=a9e7621

    Début avril, plus de 3000 employés de Google ont écrit une lettre commune à leur patron : « Cher Sundar, nous pensons que Google ne devrait pas être dans le business de la guerre ». Cʹest que le tout puissant mastodonte californien aide lʹarmée américaine via un projet baptisé « Maven », un projet dʹentraînement d’intelligence artificielle pour des missions de renseignements militaires. Attaques informatiques, armes létales autonomes, comment les militaires doivent-ils tirer profit du numérique ? Chronique : (...)

    #DGSE #DGSI #Google #Strava #GPS #géolocalisation #sport #surveillance #vidéo-surveillance #reconnaissance #Amazon #drone #Rekognition #USDepartmentOfDefense #ProjectMaven #algorithme #militarisation (...)

    ##Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_