• Individualisme pandémique | Mediapart | 07.08.22

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070822/face-une-pandemie-faut-il-se-contenter-d-outils-imparfaits

    De nombreux chercheurs et chercheuses l’ont souligné durant cette crise : la France, qui était à l’origine même de la santé publique à la fin du XVIIIe siècle, est maintenant l’un des pays les plus focalisés sur le soin individuel curatif. « En matière de dépenses nationales de santé, chaque fois que nous dépensons 100 euros, 96 euros vont aux soins individuels et 4 euros seulement à la prévention organisée. Le déséquilibre est très fort alors que les pays à forte politique de santé publique sont plutôt sur un ratio de 90/10 », déplore William Dab.

    Pour cet ex-directeur général de la santé, « nous avons été remarquables dans le domaine des soins : nous avons été l’un des pays où il y a eu le moins de pertes de chance. En revanche, en ce qui concerne la prévention, il y beaucoup de choses à rebâtir ». À commencer par accepter d’autres approches que la médecine curative individuelle, des approches où le « plus » est souvent mieux que le « parfait », où le mieux est parfois l’ennemi du bien.

    • Cité dans l’article:
      To mask or not to mask: Modeling the potential for face mask use by the general public to curtail the COVID-19 pandemic

      Face mask use by the general public for limiting the spread of the COVID-19 pandemic is controversial, though increasingly recommended, and the potential of this intervention is not well understood. We develop a compartmental model for assessing the community-wide impact of mask use by the general, asymptomatic public, a portion of which may be asymptomatically infectious. Model simulations, using data relevant to COVID-19 dynamics in the US states of New York and Washington, suggest that broad adoption of even relatively ineffective face masks may meaningfully reduce community transmission of COVID-19 and decrease peak hospitalizations and deaths. Moreover, mask use decreases the effective transmission rate in nearly linear proportion to the product of mask effectiveness (as a fraction of potentially infectious contacts blocked) and coverage rate (as a fraction of the general population), while the impact on epidemiologic outcomes (death, hospitalizations) is highly nonlinear, indicating masks could synergize with other non-pharmaceutical measures. Notably, masks are found to be useful with respect to both preventing illness in healthy persons and preventing asymptomatic transmission. Hypothetical mask adoption scenarios, for Washington and New York state, suggest that immediate near universal (80%) adoption of moderately (50%) effective masks could prevent on the order of 17–45% of projected deaths over two months in New York, while decreasing the peak daily death rate by 34–58%, absent other changes in epidemic dynamics. Even very weak masks (20% effective) can still be useful if the underlying transmission rate is relatively low or decreasing: In Washington, where baseline transmission is much less intense, 80% adoption of such masks could reduce mortality by 24–65% (and peak deaths 15–69%), compared to 2–9% mortality reduction in New York (peak death reduction 9–18%). Our results suggest use of face masks by the general public is potentially of high value in curtailing community transmission and the burden of the pandemic. The community-wide benefits are likely to be greatest when face masks are used in conjunction with other non-pharmaceutical practices (such as social-distancing), and when adoption is nearly universal (nation-wide) and compliance is high.

      https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.06.20055624v1

    • Et aussi cité dans l’article, l’enquête de Mediapart sur la pénurie de masques (déjà plusieurs fois cité sur seenthis) :

      Masques : les preuves d’un mensonge d’Etat

      Pénurie cachée, consignes sanitaires fantaisistes, propositions d’importations négligées, stocks toujours insuffisants, entreprises privilégiées : basée sur de nombreux témoignages et documents confidentiels, une enquête de Mediapart révèle la gestion chaotique au sommet de l’État, entre janvier et aujourd’hui, sur la question cruciale des masques. Et les mensonges qui l’ont accompagnée. Les soignants, eux, sont contaminés par centaines.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/020420/masques-les-preuves-d-un-mensonge-d-etat

  • #RSA sous condition : le gouvernement compte lancer une expérimentation à l’automne – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/social/rsa-sous-condition-le-gouvernement-compte-lancer-une-experimentation-a-la
    https://www.liberation.fr/resizer/yf9BABoByLkBWtzlmLXMRLvGWXA=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(4669x1741:4679x1751)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/VDNVK543DFB4PCTKCBWOZ7BIOQ.jpg
    #Mangez_vos_morts

    L’objectif affiché de la réforme est donc de renforcer l’accompagnement des allocataires. Après une phase de « diagnostic orientation unifiée », les différents acteurs chargés de les aider pourront suivre l’évolution de leur parcours de réinsertion via un logiciel commun. Selon les Echos, les départements, en charge du RSA, disposeront d’une marge de manœuvre sur le nombre d’heures d’activité demandées en fonction du profil des allocataires et des contextes locaux, ou encore sur l’échelle des sanctions en cas de manquements aux obligations. Les expérimentations pourront aussi s’étendre à d’autres personnes privées d’emploi.

  • #DIABÈTE : Comment le #fructose détruit les îlots | #santé log
    https://www.santelog.com/actualites/diabete-comment-le-fructose-detruit-les-ilots

    Ces scientifiques du Terasaki Institute for Biomedical Innovation (Los Angeles) décryptent et nous expliquent comment les régimes occidentaux, riches en fructose et en graisses, finissent par déclencher le développement d’un diabète de type 2 : En augmentant le métabolisme du fructose dans l’intestin grêle, ils entraînent la libération d’un métabolite spécifique du fructose qui endommage les cellules bêta pancréatiques productrices d’#insuline. L’étude expérimentale, publiée dans la revue Cell Metabolism, désigne ainsi ce métabolite du fructose, le #glycérate, comme une cible nouvelle et prometteuse pour de futurs traitements des troubles métaboliques.

    Source : Glycerate from intestinal fructose metabolism induces islet cell damage and glucose intolerance - PubMed
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35688154

  • En Espagne, les Marocains d’Europe reprennent « la route du bled »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/06/16/en-espagne-les-marocains-d-europe-reprennent-la-route-du-bled_6130590_3212.h

    En Espagne, les Marocains d’Europe reprennent « la route du bled »
    Pandémie, fermeture des frontières, crise diplomatique entre Madrid et Rabat : les traditionnels retours estivaux de la diaspora avaient été empêchés durant deux ans.
    Le Monde avec AFP
    Publié hier à 11h33, mis à jour hier à 11h37
    « Enfin ! », exulte Reda, un Marocain de 20 ans tout juste arrivé au port d’Algésiras, dans le sud de l’Espagne, mercredi 15 juin, au premier jour de l’opération espagnole « Passage du détroit », qui marque le retour estival au pays de la diaspora marocaine. Comme lui, des millions de Marocains d’Europe ont attendu trois ans pour reprendre « la route du bled » et rentrer au Maroc pour l’été en voiture et en ferry via l’Espagne.Pour cela, il a fallu que Rabat décide mi-avril de rétablir les liaisons maritimes avec l’Espagne après la fin d’une grave crise diplomatique de près d’un an entre les deux pays riverains du détroit de Gibraltar. « Hier soir, je n’ai pas réussi à dormir, j’étais trop excité », confie Reda, étudiant à Helsinki, en Finlande, d’où il est parti en voiture avec son amie il y a une semaine, traversant l’Europe en diagonale sur près de 4 500 kilomètres pour rejoindre sa famille à Agadir, au sud-ouest du Maroc.
    Avec plus de 3,3 millions de voyageurs et plus de 760 000 véhicules à l’été 2019, l’opération « Passage du détroit » ou « Marhaba » (« bienvenue » en arabe) constitue « l’un des flux de personnes les plus importants entre continents » sur une période aussi brève, selon le gouvernement espagnol. « Ce sont les deux seuls étés (2020 et 2021) de ma vie que je n’ai pas passés au Maroc », souligne Reda, claquettes aux pieds et bob vissé sur la tête. Descendre en voiture, « c’est presque une tradition pour nous. »
    Dans le grand complexe portuaire d’Algésiras, Reda n’est plus qu’à 14 km du port de Tanger, au Maroc. On commençait mercredi à y voir quelques voitures chargées jusqu’au toit et des familles cherchant un coin d’ombre pour manger devant d’imposants ferries rouges.De l’autre côté du détroit, dans le port de Tanger-Ville, l’arrivée se déroule sans accrocs.« L’accueil s’est très bien passé. On a été contrôlé mais je trouve ça bien pour la sécurité de tout le monde. Je suis pressé de commencer mes vacances », confie à l’AFP Omar, en descendant du ferry Maria-Dolores, parti de Tarifa, un autre port espagnol. Ce n’était toutefois pas encore la foule, celle-ci étant attendue pour la fin du mois et le premier week-end de juillet.
    Ce retour à la normale n’a pourtant rien d’évident. Les liaisons maritimes entre l’Espagne et le Maroc n’ont repris que mi-avril alors que Rabat avait rouvert ses ports aux autres pays européens dès l’été 2021.La frontière entre les deux pays avait été fermée en mars 2020 en raison de la pandémie de SARS-CoV-2, la fermeture étant ensuite prolongée par la crise diplomatique survenue en mai 2021 à propos du Sahara occidental, ex-colonie espagnole dont le Maroc contrôle environ 80 % du territoire, mais qui est aussi revendiqué par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario.La crise a pris fin en mars lorsque Madrid, faisant volte-face, a apporté son soutien au plan d’autonomie marocain. « C’est une honte (…) Avec ces disputes entre politiques, ceux qui paient la facture, ce sont les gens », s’indigne Abdel Ghani, 67 ans, un retraité ayant la double nationalité espagnole et marocaine venu acheter un billet.« Tu ne peux pas fermer la frontière quand des millions de gens veulent traverser », commente Reda, qui affirme que ses parents sont « devenus fous » l’été dernier après l’exclusion de l’Espagne des liaisons maritimes avec le Maroc.
    Cet été, les autorités espagnoles et marocaines attendent encore plus de voyageurs qu’en 2019, la dernière année avant la pandémie.Le Maroc a lancé son opération « Marhaba » dès le 5 juin avec des agents déployés dans les ports espagnols de Motril, Almeria et Algésiras, mais aussi dans ceux de Sète et de Marseille, dans le sud de la France, et de Gênes, en Italie.
    Mais « malheureusement, l’argent perdu » durant les plus de deux ans de fermeture « ne pourra pas être récupéré », se lamente Manuel Piedra, président de l’Association des entreprises de services de la baie d’Algésiras (AESBA).Les pertes directes et indirectes se sont élevées à près de 500 millions d’euros, estime l’AESBA, qui représente 90 entreprises locales, dont plusieurs compagnies maritimes.En attendant son ferry, Reda oublie la politique, regarde dans le vide et voyage dans le temps : « Ça me rappelle mon enfance, je voyageais tous les étés en voiture. C’est juste génial ! »

    #Covid-19#migrant#migration#sante#maroc#espagne#france#retour#diaspora#pandemie#traverseemaritime

  • « Cela fait trois jours que je ne dors pas » : à Marseille, l’interminable attente des clients d’Algérie Ferries
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/05/30/cela-fait-trois-jours-que-je-ne-dors-pas-a-marseille-l-interminable-attente-

    « Cela fait trois jours que je ne dors pas » : à Marseille, l’interminable attente des clients d’Algérie Ferries
    En prévision de la saison estivale, le ministère algérien des transports a annoncé un renforcement des traversées maritimes, mais la très forte demande a fait dérailler le système de réservation.
    Par Safia Ayache(Alger, correspondance)
    « Il faut prendre un ticket numéroté et attendre son tour », indique un agent de sécurité posté devant l’agence d’Algérie Ferries à Marseille. Un semblant de calme était revenu, vendredi 27 mai, aux abords des locaux de la compagnie maritime nationale algérienne dans la cité phocéenne. Deux jours plus tôt, l’afflux de clients cherchant désespérément à réserver un bateau pour l’Algérie avait failli tourner à l’émeute, entraînant l’intervention des forces de l’ordre. Deux ans après la fermeture de ses frontières pour cause d’épidémie de Covid-19, l’Algérie s’ouvre peu à peu mais pas assez vite, estiment ses ressortissants et les membres de sa diaspora.
    A l’entrée de l’agence marseillaise, les rideaux métalliques ont été descendus de moitié et des agents filtrent les passages. Une cinquantaine de personnes patientent, debout derrière des barrières ou assis sur des chaises pliables. « Certains sont venus hier soir et ont dormi ici pour être sûrs d’acheter leur billet », indique Abdelhamid. Cet Algérien qui réside à Marseille souhaite se rendre à Alger, mais il est prêt à embarquer pour n’importe quelle ville algérienne, « tant que j’arrive à partir ».
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Algérie, les drames encore invisibles des féminicides
    Muni de son ticket, il fait le pied de grue sous le soleil en attendant que son épouse vienne prendre le relais lorsqu’il devra se rendre au travail. « C’est toute une organisation, mais on ne peut rien y faire, c’est comme ça », dit-il, fataliste. Comme d’autres, il n’est pas allé en Algérie depuis longtemps. « Cela fait deux ans, précise-t-il. Ma mère est âgée et je veux la voir. J’ai même regardé les dessertes entre Alicante [en Espagne] et Oran mais il n’y a rien et les prix des compagnies aériennes sont trop chers. »
    Des sites Internet saturésEn prévision de la saison estivale, propice au retour au pays des membres de la diaspora et des Algériens résidant à l’étranger, le ministère des transports a annoncé le 19 mai un renforcement du programme des traversées maritimes. Algérie Ferries et la compagnie privée française Corsica Linea ont chacune été autorisées à opérer cinq dessertes hebdomadaires supplémentaires, notamment entre Marseille et les villes d’Alger, Oran, Bejaïa et Skikda.Mais à l’ouverture de la vente des billets, le 23 mai, la très forte demande a fait dérailler le système de réservation. Les sites Internet des deux compagnies ont rapidement été saturés. La forte affluence – « 200 000 connexions par seconde » lors des deux premiers jours de mise en service, précise Algérie Ferries – a provoqué d’importants problèmes informatiques. Si la compagnie affirme qu’il est désormais possible de réserver en ligne « en toute sécurité », les voyageurs peinent toujours à y parvenir et sont contraints de se rendre dans les agences.Depuis plusieurs jours, les scènes de files d’attente interminables et de tensions se multiplient devant les locaux de la compagnie maritime à Paris, Lyon, Lille et Marseille. « J’ai pu réserver des billets mais je n’ai pas pu payer sur Internet, voilà pourquoi je suis là », explique Selma. Assise à quelques mètres des portes de l’agence marseillaise, cette mère de famille occupe ses deux enfants tandis que son mari patiente dans la longue file.
    Si elle a privilégié la compagnie algérienne, c’est parce qu’elle voulait profiter des tarifs promotionnels annoncés récemment. « L’ENTMV [Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs, dont Algérie Ferries est une filiale commerciale] a baissé les prix des billets de 50 %, ce qui explique cette demande importante par rapport à d’autres compagnies étrangères », indiquait Karim Bouzenad, son directeur commercial, sur la chaîne de télévision algérienne Echorouk TV le 24 mai.Sur son téléphone, Selma montre sa réservation : un aller-retour pour deux adultes, deux enfants et un véhicule, le tout pour 1 800 euros. Un tarif avantageux comparé aux prix pratiqués par les compagnies aériennes. Alors qu’un aller-retour France-Algérie en avion coûtait environ 300 euros avant la pandémie, le prix d’un aller simple peut aujourd’hui monter jusqu’à 600 euros.(...) Pour pouvoir répondre à la forte demande, les compagnies, tributaires des autorisations accordées par les autorités, promettent de mettre les bouchées doubles. « Les voyages supplémentaires autorisés offrent trois fois plus de capacité », a indiqué Algérie Ferries dans un communiqué publié le 22 mai. Un troisième navire pouvant transporter 1 300 passagers et 450 véhicules doit être prochainement mis en service. La compagnie française Corsica Linea devrait elle aussi affréter, en juin, un troisième navire d’une capacité de 2 800 passagers.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#sante#pandemie#frontiere#circulation#retour#diaspora#france

  • 5 questions à Roland Riachi. Comprendre la #dépendance_alimentaire du #monde_arabe

    Économiste et géographe, Roland Riachi s’est spécialisé dans l’économie politique, et plus particulièrement dans le domaine de l’écologie politique. Dans cet entretien, il décrypte pour nous la crise alimentaire qui touche le monde arabe en la posant comme une crise éminemment politique. Il nous invite à regarder au-delà de l’aspect agricole pour cerner les choix politiques et économiques qui sont à son origine.

    https://www.carep-paris.org/5-questions-a/5-questions-a-roland-riachi
    #agriculture #alimentation #colonialisme #céréales #autosuffisance_alimentaire #nationalisation #néolibéralisme #Egypte #Soudan #Liban #Syrie #exportation #Maghreb #crise #post-colonialisme #souveraineté_nationale #panarabisme #militarisme #paysannerie #subventions #cash_crop #devises #capitalisme #blé #valeur_ajoutée #avocats #mangues #mondialisation #globalisation #néolibéralisme_autoritaire #révolution_verte #ouverture_du_marché #programmes_d'ajustement_structurels #intensification #machinisation #exode_rural #monopole #intrants #industrie_agro-alimentaire #biotechnologie #phosphates #extractivisme #agriculture_intensive #paysans #propriété_foncière #foncier #terres #morcellement_foncier #pauvreté #marginalisation #monoculture #goût #goûts #blé_tendre #pain #couscous #aide_humanitaire #blé_dur #durum #libre-échange #nourriture #diète_néolibérale #diète_méditerranéenne #bléification #importation #santé_publique #diabète #obésité #surpoids #accaparement_des_terres #eau #MENA #FMI #banque_mondiale #projets_hydrauliques #crise_alimentaire #foreign_direct_investment #emploi #Russie #Ukraine #sécurité_alimentaire #souveraineté_alimentaire

    #ressources_pédagogiques

    ping @odilon

  • Le Sri Lanka placé en état d’urgence
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/03/le-sri-lanka-place-en-etat-d-urgence_6120365_3210.html

    Le Sri Lanka placé en état d’urgence
    La situation est insurrectionnelle sur l’île, traversée par une crise économique inédite. La population, qui vit depuis des mois au rythme des pénuries de biens essentiels et des coupures de courant, réclame le départ du président.
    Par Sophie Landrin(New Delhi, correspondante)
    Publié hier à 11h35, mis à jour à 08h16

    Temps de Lecture 3 min.

    Sélections

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    Le Sri Lanka s’enfonce dans la crise. Après de violentes manifestations dans tout le pays pour réclamer le départ du président Gotabaya Rajapaksa et de son frère Mahinda, qui occupe le poste de premier ministre, le gouvernement a décrété l’état d’urgence vendredi 1er avril. L’armée dispose désormais de pouvoirs étendus pour assurer l’ordre public et peut arrêter et détenir des personnes sans mandat. Un couvre-feu de trente-six heures a également été imposé jusqu’à lundi, pour tenter de prévenir de nouvelles manifestations. La population a interdiction de sortir, de se trouver sur une voie publique, dans un parc, dans un train ou sur le bord de mer, à moins d’avoir une autorisation écrite des autorités. Dimanche, le ministère de la défense a ordonné la suspension de tous les réseaux sociaux.
    Ces mesures autoritaires ont été prises après que des centaines de personnes ont tenté de s’introduire dans le domicile du président à Colombo, la capitale, dans la nuit de jeudi à vendredi aux cris de « Va-t’en, Gota ». et que d’autres bloquaient la circulation dans plusieurs villes, mettant le feu à des bus militaires et des véhicules de police. Le président a tenté de réduire ces protestations à « des forces extrémistes appelant à un printemps arabe ».
    La colère des Sri-Lankais est bien plus profonde, nourrie par la crise économique très grave que traverse le pays depuis deux ans. La baisse de la fréquentation touristique due à l’épidémie Covid-19, à la diminution des transferts de revenus de la diaspora durant la crise sanitaire et aux décisions prises complètement à contre-temps par le gouvernement comme la baisse de la TVA et la suppression de plusieurs taxes ont asséché les caisses d’un Etat qui croule sous une dette de 51 milliards de dollars.
    Le Sri Lanka ne dispose plus de réserves de change et de dollars pour importer les biens nécessaires au fonctionnement de l’île. Le pays manque de tout et vit au rythme des pénuries et des coupures d’électricité depuis le mois de février. Il n’y a plus d’essence, plus de gaz, plus de médicaments, les étagères des magasins alimentaires sont vides et l’inflation bat chaque mois des records (18,7 % en mars). Il ne reste quasiment plus une goutte de carburant dans les stations-service et le transport des biens et des personnes à travers le pays est gravement perturbé.
    (...) Le gouvernement a été incapable de faire face à la crise de la dette et s’est refusé de demander l’aide du FMI. Il est également pointé du doigt par les Nations unies sur le plan du respect des droits de l’homme et des minorités. Alors que les touristes, revenus depuis peu, commencent à fuir, les coupures d’électricité devraient s’atténuer dans les jours prochains, du moins temporairement. L’Inde a envoyé 40 000 tonnes métriques de diesel, samedi 2 avril. C’est la quatrième fois que le voisin expédie du carburant, dans le cadre d’une ligne de crédit de 500 millions de dollars ouvert par New Delhi pour acheter des biens essentiels et du pétrole en provenance du sous-continent.

    #Covid-19#migrant#migration#srilanka#sante#crise#diaspora#tourisme#pandemie#transfert

  • « C’est à en devenir fou » : en Algérie, la quasi-fermeture du ciel met les nerfs des voyageurs à rude épreuve
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/03/28/c-est-a-en-devenir-fou-en-algerie-la-quasi-fermeture-du-ciel-met-les-nerfs-d

    « C’est à en devenir fou » : en Algérie, la quasi-fermeture du ciel met les nerfs des voyageurs à rude épreuve. Rareté des vols, prix exorbitants des billets, manque de communication des autorités... Le ras-le-bol monte chez les clients d’Air Algérie, la compagnie aérienne nationale.
    Par Safia Ayache(Alger, correspondance)
    A deux pas de la place Maurice-Audin, en plein centre d’Alger, une dizaine de personnes patientent devant le siège de la compagnie Air Algérie. Ticket numéroté à la main, ceux qui sont à l’intérieur de l’agence prennent leur mal en patience dans l’attente d’un renseignement sur leur projet de voyage. Naïma malmène le bout de papier entre ses doigts. « Je suis venue ce matin et il y avait un monde fou. Je suis rentrée chez moi et là je tente de nouveau ma chance », explique cette quinquagénaire, arrivée début février pour rendre visite à sa mère âgée et qui souhaite rejoindre son domicile, dans le sud-ouest de la France.
    Pour venir en Algérie, déjà, « c’était toute une mission », poursuit-elle. Il lui a fallu prendre le train et partir depuis Paris, car le nombre de vols en partance du sud de la France vers l’Algérie est très limité. Il y a deux ans, cette mère de famille était restée « coincée » quatre mois dans la capitale algérienne à la suite de la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes décidée en mars 2020 par les autorités pour endiguer la pandémie de Covid-19. Depuis, le trafic au départ et à destination de l’Algérie n’est jamais revenu à la normale.
    Après la réouverture partielle du 1er juin 2021, les espoirs des voyageurs ont de nouveau été douchés avec le retrait, sans explication, d’un programme d’Air Algérie qui prévoyait une augmentation hebdomadaire de 108 vols. A partir du 15 mars, ceux-ci étaient supposés s’ajouter à la cinquantaine de vols déjà opérés. Le 10 mars, un jour après la publication de ce programme, le limogeage pour « faute grave » du ministre des transports, Aïssa Bekkaï, a ouvert la voie à de nombreuses spéculations.
    « Il n’y a pas de logique dans la prise de décision », résume laconiquement Abdelouahab Yagoubi, membre de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée populaire nationale (APN), qui appelle depuis plusieurs mois à la réouverture complète du ciel algérien. « On comprend qu’au début de la crise, c’était la panique. Il n’y avait pas les outils permettant de faire un contrôle des passagers. Mais maintenant, avec les tests de dépistage, c’est différent », poursuit ce député de la diaspora, très critique sur ce qu’il qualifie de « cacophonie ».Jeudi 24 mars, un nouveau ministre des transports, Abdallah Moundji, a été nommé par le président Abdelmadjid Tebboune. Le même jour, le ministère a publié un nouveau programme faisant état de 64 vols supplémentaires opérés par la compagnie nationale dès le 27 mars. Sauf que celui-ci a de nouveau été supprimé des réseaux sociaux institutionnels sans raison donnée.
    De quoi émettre les nerfs des voyageurs à rude épreuve. « C’est à en devenir fou », se plaint Nassim, un habitant de la région de Sétif, dans l’est du pays. « Plusieurs villes de l’intérieur ne figurent même pas au programme. On se retrouve dans l’obligation de partir depuis Alger, Constantine ou Oran », observe le jeune homme. Dur de planifier un voyage, qu’il soit professionnel ou personnel, dans ces circonstances. Car une fois sortis du pays, les voyageurs n’ont plus vraiment de visibilité sur les modalités de retour. Ainsi Soumia, une jeune Algéroise, est bloquée à Tunis depuis près d’un mois. « J’ai acheté un billet ouvert à Alger, mais jusqu’à récemment il n’y avait pas de plan de vol pour avril. Je vais devoir attendre le 7 avril pour rentrer », explique cette trentenaire partie en Tunisie pour rendre visite à des proches.
    Le programme réduit et les autorisations de vols délivrées au compte-goutte par les autorités aux compagnies aériennes, algérienne ou étrangères, provoquent l’envolée des prix. Les tarifs n’ont jamais été aussi élevés – il faut ainsi compter un minimum de 600 euros pour un aller simple entre Paris et Alger, parfois sans bagage en soute, contre 250 à 300 euros avant la pandémie – et suscitent l’ire des internautes, qui comparent régulièrement le coût des billets entre l’Europe et l’Algérie à ceux pratiqués pour des longs-courriers. Abdelouahab Yagoubi dénonce un véritable « racket ». Le 13 octobre 2021, le député, qui a obtenu l’adhésion de 44 autres élus, a soumis un projet de création d’une commission d’enquête parlementaire afin de « mettre en évidence les difficultés de voyager des concitoyens, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays », explique-t-il. « On attend toujours que le bureau de l’APN mette notre projet à l’ordre du jour », regrette-t-il, soulignant qu’une autre enquête sur la cherté des billets, annoncée le 9 novembre par le premier ministre, Aïmen Benabderrahmane, n’a toujours pas publié ses conclusions.
    Cette quasi-fermeture du ciel « pénalise aussi les entreprises qui ont besoin d’envoyer leurs employés en formation à l’étranger et a des conséquences sur tout un écosystème », ajoute Abdelouahab Yagoubi, qui fait référence aux destructions d’emplois directs et indirects provoquées par le ralentissement ou l’arrêt de l’activité de plusieurs aéroports du pays. Quant à Air Algérie, qui n’opère plus que 20 % des vols de son programme d’avant-crise, elle a enregistré des pertes financières considérables (plus de 40 milliards de dinars en 2020, soit environ 250 millions d’euros), sans pour autant bénéficier d’un soutien financier de la part de l’Etat.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#sante#circulation#frontiere#pandemie#diaspora#transportaerien

  • Don’t look up : quand le ministre de l’Agriculture enterre un rapport dérangeant sur les pesticides | France Nature Environnement
    https://fne.asso.fr/communique-presse/don-t-look-up-quand-le-ministre-de-l-agriculture-enterre-un-rapport-derange

    France Nature Environnement a eu accès à un rapport encore confidentiel remis au ministre de l’Agriculture. Ce rapport dresse un diagnostic complet et un bilan très décevant des 14 dernières années d’actions politiques en matière de réduction de l’usage des pesticides. Il n’a jamais été rendu public et pourtant les auteurs font état de solutions réalistes et rapidement applicables. Trois scénarios sont proposés pour rendre enfin crédible l’action publique en matière de pesticides.

  • In the year 2000, a new human hormone was discovered. It was the 21st documented fibroblast growth factor; so, they called it FGF21. Since its discovery, FGF21 has emerged as a key agent for promotion of metabolic and artery health, leanness, and longevity.

    Que pouvons-nous faire pour stimuler l’hormone de longévité FGF21 ?

    https://www.youtube.com/watch?v=tfOyHkMmgOk

    Longévité et alimentation : Le jeûne et l’exercice peuvent stimuler l’hormone de longévité FGF21, mais que pouvons-nous manger - ou éviter de manger - pour obtenir des effets similaires ?

    https://www.youtube.com/watch?v=bXfzgOH_fx8

    #nutrition #santé #longévité #fgf21 #diabète #recherche

    • – muscu plutôt que course à pied (42% d’augmentation contre 25%)
      – alimentation pauvre en protéine (notamment animale mais même tout court)
      (mais comment se construisent les muscles du coup ? c’est pas le tout d’avoir plus de cette protéine et un meilleur métabolisme)
      (comme par hasard, ça va dans le sens de son crédo principal de végétalisme :p)

      Le monsieur n’a pas forcément l’air très rigoureux et avec toujours son crédo en tête :
      https://sciencebasedmedicine.org/death-as-a-foodborne-illness-curable-by-veganism

    • Ah bah je sais que c’est potentiellement pas parfait. Mais est-ce que ça existe ?

      Pour le moment je n’ai pas trouvé mieux et clair (et sourcé par ailleurs quand même) comme site pour rester informé un peu sur ces sujets. Il y en a certainement (si tu en connais ?) mais je trouve ça pratique en vidéo sous-titrée fr.

      L’article que tu pointes date de 2013, mais sur Nutrition Facts il y a les sources (transcriptions et liens des études sous chaque article associé à une vidéo), avec une discussion dessous, par exemple pour ces 2 vidéos là https://nutritionfacts.org/video/life-extension-with-fgf21 et https://nutritionfacts.org/video/how-to-boost-fgf21-with-diet-for-longevity , ce qui est déjà bien mieux qu’à bien d’autres endroits…

      Il y a un biais de sélection des études évidemment, cependant il me semble que leur objectif reste dans une certaine recherche de connaissance et synthèse scientifique.

      Ce ne sont d’ailleurs vraiment pas les seuls à remarquer que manger moins de viande (et particulièrement bien moins de viande rouge), moins de produits animaux en général, moins de produits transformés, plus de fruits, légumes, haricots, fibres, baies, graines, etc. est bénéfique…

      mais comment se construisent les muscles du coup ?

      Bah il me semble que la quantité de protéine nécessaire est un peu surestimée dans la tête des gens :) Sous entendu c’est un bon prétexte pour (faire) manger de la viande…

      Après comme tu l’as vu dans la 2è vidéo, ça compare en amérique me semble t’il, où simplement déjà ramener à un niveau de protéine (même animale) tel que conseillée (https://dietaryguidelines.gov aux US) est déjà largement bénéfique (vu qu’iels en consomment bien plus que ce qui est indiqué déjà)

    • Oui mais ça c’est un truisme de dire qu’il faut manger beaucoup moins de viande (y compris pour la planète au passage), c’est déjà dit quasi partout, donc y compris par n’importe quel⋅le nutritionniste pas du tout pro vegan.

      Mais ya une différence entre dire « mangez moins de viande et plus de légumes, légumineuses, fibres… » (ce qui est déjà le consensus scientifique actuel il me semble) et « vous n’allez plus jamais avoir d’attaque cardiaque ni de cancer etc, en mangeant végétalien » :)

      D’ailleurs la première moitié de la vidéo sur la bouffe est essentiellement au présent affirmatif (c’est prouvé que rien qu’en revenant au niveau recommandé ou un peu plus bas, ya plein d’avantages), et vers le milieu, tout passe en « suggère que », « pourrait », etc (en recitant ici Esselstyn dont les études sont critiqués https://theskepticalcardiologist.com/2017/05/14/more-incredibly-bad-science-from-dr-esselstyns-plant-based)

      Mais mangez moins de viande quand même ! :)

  • Maître Pandaï : l’augmentation du risque de diabète après une infection Covid
    https://twitter.com/Panda31808732/status/1506239276534702090

    Étude aux États-Unis sur 181 280 patients Covid+ avec deux groupes contrôle de plus de 4 millions de personnes. Un an après l’infection, le risque de diabète (à >99% de type 2) dans la cohorte Covid+ est augmenté de 40%.

    https://www.thelancet.com/journals/landia/article/PIIS2213-8587(22)00044-4/fulltext

  • Manhattan’s Chinese Street Signs Are Disappearing

    As with many neighborhoods in New York City, Chinatown has a history that is legible in layers. Here in Lower Manhattan, Republic of China flags still flutter above the offices of family associations that were founded before the Communist Revolution. Job posting boards covered in slips of paper cater to recent immigrants. Instagrammable dessert shops serve young locals and tourists alike. “For Rent / 出租” signs are everywhere, alluding to the shrinking number of Chinese businesses and residents.

    And above a dwindling number of intersections hang signs declaring the names of the street in English and in Chinese.

    Bilingual street signs have hung over the bustling streets of the city’s oldest Chinatown for more than 50 years. They are the product of a program from the 1960s aimed at making navigating the neighborhood easier for those Chinese New Yorkers who might not read English.

    These signs represented a formal recognition of the growing influence of a neighborhood that for more than a century had largely been relegated to the margins of the city’s attention. But as the prominence of Manhattan’s Chinatown as the singular Chinese cultural center of the city has waned in the 21st century, this unique piece of infrastructure has begun to slowly disappear.

    https://www.nytimes.com/interactive/2022/03/11/nyregion/nyc-chinatown-signs.html

    #toponymie #bilinguisme #Manhattan #Chinatown #USA #Etats-Unis #New_York #chinois #dialectes #panneau #cartographie #cartographie_narrative #NYC #visualisation #cartographie #langue #anglais

    via @fil

  • #Anne_Morelli : Sur la guerre en Ukraine : « Il n’y pas de place pour des avis divergents »
    https://www.investigaction.net/fr/anne-morelli-sur-la-guerre-en-ukraine-il-ny-pas-de-places-pour-des-a

    Historienne et professeure à l’ULB, spécialiste de la critique historique appliquée aux médias, Anne Morelli a publié l’ouvrage de référence « Principes élémentaires de propagande de guerre » https://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_%C3%A9l%C3%A9mentaires_de_propagande_de_guerre
    . Nous l’interrogeons sur la propagande de guerre appliquée au conflit ukrainien. Le rejet de la responsabilité sur l’autre partie que l’on peut apercevoir ces derniers jours dans les médias correspond à un des dix principes édictés dans son livre. Elle affirme que la diabolisation de l’adversaire, dont la parole est sans cesse décrédibilisée, ne permet pas de comprendre le conflit.

     

    Nos médias donnent toute la responsabilité à Poutine. Pourquoi n’examinent-ils pas les conséquences des actions qui ont précédé dans le camp occidental, à savoir celles des États-Unis, de l’Europe et des dirigeants ukrainiens ?
    On est dans une situation où il n’y a pas de place pour les divergences. Je suis sidérée de voir à l’ULB des affiches « Sauver l’Ukraine », « Poutine assassin ! » et d’autres messages de ce type. C’est la première fois que je vois des étudiants se positionner comme ça dans un conflit militaire. Il faut souligner que l’Ukraine à des armes, et ces armes ne sont pas arrivées toutes seules. On arme l’Ukraine depuis 2014 et le gouvernement lance régulièrement ses armes contre les « indisciplinés » des territoires que l’on appelle « prorusses ».

    Lorsqu’en #Yougoslavie, des territoires comme la #Croatie et le #Kosovo ont fait sécession, on a applaudi. Les pays occidentaux les directement ont soutenus. Par exemple, l’Allemagne ou le Vatican ont tout de suite reconnu l’indépendance de la Croatie alors qu’on était occupé à dépecer un pays qui jusque-là était uni. Mais quand c’est l’inverse, comme c’est le cas ici avec notre ennemi qui soutient une autonomie, là on dit que c’est scandaleux. On a un deux poids deux mesures flagrant. Imaginez si demain les Basques, les Catalans ou les Flamands voulaient leur autonomie. Est-ce qu’on applaudirait ?

    On ne comprend pas très bien ce qui a poussé la Russie à attaquer l’Ukraine, sauf à considérer que Poutine est un fou furieux qui veut dominer le monde. Une dépêche de l’AFP, reprise par de nombreux médias, évoque pourtant ce que Moscou reproche à Kiev : génocide au Donbass, présence de néonazis et prétentions atomiques de Zelensky… Mais l’AFP précise que ce sont des « accusations folles ». Vraiment ?  
    La #diabolisation de l’ennemi, c’est un principe de base de la propagande de guerre, assez continu. Napoléon était fou. Le Kaiser, Saddam Hussein, Milosevic et Khadafi l’étaient aussi. Et Poutine est fou bien entendu. Nous, nous avons la chance d’avoir des dirigeants qui sont tous sains d’esprit tandis que de l’autre côté, ce sont tous des fous furieux. C’est élémentaire comme principe de propagande de guerre.

    Pourtant, la question des #néonazis est bien réelle. Le #Bataillon_Azov, ce n’est pas des enfants de choeur, ce sont des néonazis. Il faut aussi rappeler qu’une partie des Ukrainiens se sont solidarisés de l’Allemagne nazie. Il y a une partie de la population qui a combattu les nazis, mais une partie qui a soutenu le #génocide des juifs et toutes les atrocités.

    Quand Poutine dit « On va lutter contre les fascistes ukrainiens », la Russie sait de quoi elle parle. Là aussi, la propagande occidentale a fait oublier que c’est l’ex-URSS qui a le plus collaboré à la défaite de l’Allemagne nazie. C’était tout à fait évident pour la population belge en 1945. Mais depuis, la propagande a fait ses effets à travers notamment les productions d’Hollywood, des films comme Il faut sauver le soldat Ryan et une multitude d’autres.

    Comment développer un mouvement pacifiste dans ces conditions et quel rôle pouvons-nous jouer ?
    C’est très difficile pour l’instant. Ça correspond au dixième principe, si on pose des questions au moment de la guerre c’est déjà aller trop loin. On vous considère pratiquement comme un agent de l’ennemi.

    Si on demande « Est-ce que des gens du Donbass n’ont pas le droit, comme ceux du Kosovo, d’avoir leur indépendance ? », on est suspecté d’être un agent de Poutine. Non, j’aime pas du tout Poutine. Mais j’ai pas envie d’une information qui est si partisane, pas envie d’une information qui est finalement celle de l’OTAN !

    Que faire alors ? J’ai été plusieurs fois invitée à des chaines de télévision et quand j’ai demandé de projeter la carte de 1989 en Europe pour montrer qui avance ses pions vers l’autre, curieusement on m’a dit que ce n’était finalement pas nécessaire que j’intervienne.

    Je pense que dans une situation de forte propagande comme maintenant, notre voix est inaudible.

    Il faut pourtant voir qui encercle qui. Ce sont les troupes de l’OTAN qui encerclent la Russie et pas l’inverse. Récemment, pour une manifestation contre la guerre, il n’y avait que quelques personnes. Depuis la guerre en Irak jusqu’à maintenant, il y a eu un certain découragement du mouvement pacifiste. Quand on voit les énormes manifestations qu’il y a eu par exemple en Grande-Bretagne et en Italie, ça n’a pas empêché les gouvernements d’y aller malgré les réactions populaires contre la guerre.

    Vous disiez dans une interview à La Libre Belgique que pour Biden « La Chine étant un trop gros morceau, s’attaquer à la Russie via l’OTAN apparaît plus accessible ». La réalité d’une guerre USA-Russie n’est-elle pas exagérée ?
    Je ne pense pas que Biden va la faire lui-même, il a promis à son électorat de ne plus envoyer des troupes étasuniennes directement au front. Mais d’une part, il envoie des militaires dans des pays qui étaient autrefois dans l’orbite soviétique comme les pays baltes, la Pologne, etc. Et d’autre part, il espère faire faire la guerre contre la Russie par les pays européens. Dans ce cas-là, Biden n’aura pas à se confronter à son opinion publique. Et au contraire, il obtiendra une réputation de courageux par rapport à l’ennemi. Je ne suis qu’une historienne, mais je pense que Biden essaiera de faire faire la guerre par les autres. Les Ukrainiens ont d’ailleurs déjà reçu énormément de matériel militaire.

    #propagande #manipulation #médias #histoire #cartographie #journalisme #politique #racisme #guerre #censure #ukraine #presse #ukraine #otan #etats-unis #géopolitique #énergie #allemagne #gaz #nucléaire

  • affordance.info : Le convoi de la liberté : nouveau variant insurrectionnel ?
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2022/02/convoi-de-la-liberte.html

    Les mouvements sociaux (a fortiori s’ils sont ou se prétendent insurrectionnels) sont toujours imprévisibles. Imprévisibles au moins dans leur ampleur et dans le succès qu’ils rencontreront dans l’opinion. On peut, à rebours et en se retournant, gloser à l’infini sur les signes qui auraient potentiellement permis de prévoir le succès et l’ampleur du mouvement des Gilets Jaunes mais la réalité c’est que l’ampleur et le succès des mouvements sociaux demeurent fondamentalement imprévisibles.

    Depuis maintenant quelques semaines est en train de se structurer, en France, l’équivalent transposé du mouvement des routiers canadiens autour du « convoi de la liberté », avec un point d’orgue annoncé pour ce week-end autour de Paris.

    Ce mouvement peut-il, en France, avoir le même succès et le même impact que celui des Gilets Jaunes ? Voici quelques réflexions en deux temps. D’abord sur les points de convergence entre le mouvement des Gilets Jaunes et celui du convoi de la liberté en France. Puis sur leurs différences.

    Source : https://twitter.com/i/events/1491440614751227907

    • Parmi les revendications, évidemment, le retrait des « Pass », mais aussi de nombreuses protestations contre la hausse des prix, pour la démocratie… Un communiqué du groupe « France Convoy » indique que « l’urgence est démocratique, sociale, écologique, l’accès aux soins pour tous et non sécuritaire ». Aucun syndicat, aucun parti, mais un cri de colère protéiforme venu de nombreux anonymes.

      Comme lors des Gilets Jaunes, il ne sert donc à rien de critiquer à priori « l’impureté » de cette mobilisation, mais plutôt de veiller à ce que le mouvement aille vers l’anticapitalisme et la défense des libertés. Qui peut nier l’urgence de luttes puissantes, surtout dans cette période de campagne électorale putride ? Qui peut tolérer l’apathie générale malgré la gravité de la situation ?

      Et comme dans tout mouvement, il y a différentes sensibilités, plus ou moins radicales : blocage total ou partiel ? Pacifisme ou autodéfense face à la police ? Rien n’est encore tranché.

      Quel que soit l’ampleur réelle de ces convois, une chose est sure : les formes traditionnelles de protestation ne font absolument pas peur au régime néolibéral et autoritaire. Par contre, lorsque les blocages se généralisent, que les lieux de pouvoir sont ciblés, que l’économie est menacée, les puissants tendent l’oreille. C’est ce que projette le « convoi de la Liberté ».

      Nantes Révoltée

      https://www.nantes-revoltee.com/%f0%9f%9a%9b-convoi-de-la-liberte-le-mouvement-qui-veut-emmerder-ma

    • Comme lors des Gilets Jaunes, il ne sert donc à rien de critiquer à priori « l’impureté » de cette mobilisation, mais plutôt de veiller à ce que le mouvement aille vers l’anticapitalisme et la défense des libertés. Qui peut nier l’urgence de luttes puissantes, surtout dans cette période de campagne électorale putride ? Qui peut tolérer l’apathie générale malgré la gravité de la situation ?

      Cette vieille propension de l’extrême gauche avant-gardiste à sauter sur tout ce qui bouge pour tenter de se l’approprier, c’en est presque comique ! Alors qu’il est assez évident que ce mouvement est une qanonerie, voilà qu’on va le repeindre en mouvement anti-capitaliste. Par curiosité, je me demande ce qu’aurait dit « Nantes révoltée » de la marche sur Rome ou des émeutes parisiennes de 1934.

      Je note aussi le « il ne sert donc à rien de critiquer ». Alors vous m’excuserez mais tout le monde n’a pas des œillères et ne fantasme pas sur le peuple en action, on critiquera tant qu’on le pourra tous ces mouvements proto-fascistes qui naissent devant nous.

    • Ils sont plutôt arrières gardistes avec leur « tout ce qui bouge est rouge » (pour citer un autre exemple, ils n’ont rien capté de l’"anticapitalisme" des S.A, utilisés puis liquidés par le régime nazi). Les trois principaux sites « radicaux », Nantes révoltée, Cerveaux non disponibles, Lundi matin sont dans une course à l’audimat, surpublient sans lire (ex Lundi Matin avec Zagdanski, publié après la critique du Manifeste conpsi. un débat entre covidonégationnistes), rédigent par copié-collés chelous (Nantes Révoltée, reprenant un expert désinformateur ayant son rond de serviette sur je ne sais quelle chaine d’infos en continu), quant à Cerveaux non disponibles ils ont choisi un nom dont ils font une profession de foi.
      Si un avant-gardisme existait il ne renierait pas la formule de Lénine « seule la vérité est révolutionnaire » et commencerait par une prise en compte de la matérialité de l’épidémie et des moyens d’y parer, plutôt que de gagater sur le contrôle biopolitique (refus de penser).

      voir, par exemple : Quelles communautés sanitaires ? Séminaire (Valérie Gérard)

      Si la pensée politique tournée vers l’émancipation s’est appuyée, ces dernières décennies, aussi bien sur une critique du biopouvoir, ou de la biopolitique (à partir de Foucault, d’Arendt ou d’Agamben), que sur une critique de la science ou plus généralement de la rationalité occidentale, la crise sanitaire a montré les limites de cette tradition, ses mésusages, et la nécessité de la problématiser.

      https://laparoleerrantedemain.org/index.php/2022/01/24/quelles-communautes-sanitaires-seminaire

    • Ne méprisez pas l’expression d’une colère citoyenne et populaire qui doit être écoutée !

      Cette colère et cette défiance remontent certainement à l’année 2008. N’oublions pas qu’en 2005 le peuple français avait refusé par référendum le projet de traité constitutionnel européen, et que le traité de Lisbonne en 2008 a été une trahison de la démocratie au mépris de cette décision souveraine !

      Le groupe France Convoy se définit comme pacifiste et il n’entrera pas dans la capitale.

      Mais rassurez vous tout ça n’ira pas très loin !

    • affordanceinfo le retour

      Ce qui renforce les discours complotistes :

      Tectonique des contestations sociales : les admins du groupe FB #convoidelaliberte (+ de 344k membres, cad + que les + gros groupes #giletsjaunes à l’époque) se font kickban depuis hier soir. Du coup la migration vers leurs comptes et groupes #telegram est massive.

      comme à chaque grand mouvement social, ces « blocages » arbitraires (aucune justification n’est fournie) par Facebook (aka #Meta) posent d’énormes questions de transparence et renforcent tous les discours complotistes sur les liens de la plateformes avec le ou « les » pouvoirs.

      https://twitter.com/Affordanceinfo2/status/1491757433030643712?cxt=HHwWgMC47ene5LMpAAAA

    • « Une colère citoyenne » ? Tu crois vraiment à ce que tu écris ou t’es dans une transe lfiste continue ?

      Il a été très clairement démontré qu’absolument tout ce concept est parti de qanon, de l’alt(far) right, et ensuite en France des mêmes genre de groupe louisfouchiste, complotiste, extrême droite, etc… Et t’oses appeler ça « une colère citoyenne » ?

      Tu devrais répondre à la question un peu plus haut en essayant d’être sincère : aurais-tu dis pareil en vivant lors des émeutes de 34 à Paris ou la marche sur Rome ? « oui mais c’est une révolte citoyenne, faut essayer de le comprendre et faut faire en sorte que ce mouvement aille vers nos idées » ?

      Quand un mouvement est dès le départ organisé (pas du tout « récupéré », non, organisé totalement) par les groupes complo facho, ya strictement rien à tenter de s’intégrer dedans, c’est à critiquer, pas à collaborer.

    • Il a été très clairement démontré qu’absolument tout ce concept est parti de qanon, de l’alt(far) right

      Alors qu’il est assez évident que ce mouvement est une qanonerie...

      Ce convoi s’est peut-être inspiré d’une certaine façon de celui d’Ottawa mais de là à dire qu’ils sont tous qanonnistes, louisfouchistes, complotistes, c’est encore une forme de #diabolisation qu’on a connu également au début du mouvement des Gilets jaune en 2018.

      Et t’oses appeler ça « une colère citoyenne » ?

      Parfaitement ! Je ne vois que La Souffrance d’un Peuple !

    • Non mais marielle arrête d’utiliser la technique de l’homme de paille en critiquant des mots jamais écrits, ça ne trompe que toi même… Personne n’a jamais écrit « ils sont tous qanonistes ». Mais : ça a été organisé par la mouvance complo-facho-fouchiste, etc, très clairement. Tous les gros groupes FB principaux qui organisent donc ceux qui mettent en branle les gens, qui font de la logistique, qui mettent en contact etc, sont tenus par des complotistes ou liés à l’extrême droite. Si tu sais pas faire la différence entre « qui suit », et « qui organise » (ou que tu fais exprès de confondre), comment tu veux dialoguer ?

      Ce mouvement est donc organisé par des sales gens aussi bien au Canada qu’ici. Donc oui oui très clairement il faut diaboliser cette organisation, et c’est juste de l’opportunisme malsain que de croire que les trois pélos de gauche vont magiquement transformer ça en un truc émancipateur.

      Le fait que des groupes complo-facho arrivent à galvaniser l’attention et le ressentiment de milliers de gens très différents, c’est… comme qui dirait pas nouveau hein. C’est même un peu le principe même de comment ils sont arrivés au pouvoir, et à l’hégémonie culturelle à divers moments de l’histoire.

      Que la gauche qui arrive pas à mobiliser à ce niveau arrive ensuite à la traine en disant « on va tenter de s’insérer là dedans et récupérer ça pour le faire tourner à notre sauce » c’est… naïf ? (pour rester, très, gentil)

    • Pour être allée trois fois manifester contre le pass sanitaire à Annecy avec le CNRR et quelques membres du POI (parti ouvrier indépendant), j’ai pu constaté par moi même l’ hétérogénéité de ce mouvement, où on y trouve les amis de Zemmour, qui eux sont irrécupérables ainsi que les Patriotes, les adeptes de médecine douce avec qui on peut discuter, les soignants et pompiers suspendus, les gilets jaunes, les anars et les gars du NPA qui refusent la societé de surveillance généralisée.

      Je ne suis pas complètement naive ! je fais bien la différence entre les êtres faibles, « ceux qui ne sont rien », qui ne font que subir le rapport de pouvoir des dominants, (qui ont tout accepté depuis deux ans, les attestations, la règle des 1- 10 - 100km, le couvre feu...), ces âmes perdues qui me plongent dans un immense désarroi et les autres fachos.

      Comment on a pu en arriver là ? A votre avis ?

      Il n’empêche qu’il faut refuser cette société de la maltraitance et la politique des libéraux qui nous gouvernent depuis quelques années déjà et qui massacrent tous nos acquis sociaux de manière très autoritaire et avec beaucoup de mépris pour la détresse humaine !

      Et

      Félicitations à Emmanuel Macron : la France n’est plus une démocratie « complète » depuis 2020 et est classée comme une démocratie « défaillante » pour la 2e année consécutive.

      Beau bilan pour celui qui prétend être le champion de la démocratie libérale.

      Attac France

      https://www.lepoint.fr/societe/en-2021-la-france-est-restee-une-democratie-defaillante-10-02-2022-2464209_2

      « Les résultats reflètent l’impact négatif de la pandémie sur la démocratie et la liberté dans le monde pour la deuxième année consécutive, avec l’extension considérable du pouvoir de l’État et l’érosion des libertés individuelles », selon l’étude.

      https://seenthis.net/messages/948639

    • @biggrizzly les gilets jaunes comme ce convoi de la « liberté » ne sont pas des mouvements massifs. Ils font beaucoup de bruit et pour ce qui est des gilets jaunes particulièrement, ils ont eu le mérite de faire autre chose que des manifs plan-plan, ce qui fait qu’à 500 000 (chiffre large) ils ont été plus efficaces pour se faire entendre que 3 000 000 de personnes qui défilent contre une réforme des retraites. Ce qui doit faire réfléchir les « progressistes », ce sont les moyens d’action à mettre en œuvre pour faire plier la bourgeoisie, cela suppose notamment de revoir le fonctionnement de certains outils, comme les syndicats.

    • Face au néolibéralisme autoritaire, la casse sociale et un pouvoir d’achat en berne, des milliers de personnes expriment leur colère ! Nous devons y répondre par une rupture démocratique, sociale, écologique, non par la répression.
      #ConvoidelaLiberte
      #UnionPopulaire

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1492432202583445506/pu/vid/320x320/yWdFZAIXMvyzXtTE.mp4?tag=12

      https://twitter.com/TrouveAurelie/status/1492434847352201219?cxt=HHwWhoC97cPlmLYpAAAA

  • Bethina Gohio - Pas là pour plaire ! [Partie 1]

    Émission du 21 janvier 2021, nous avons invité Bethina Gohio. Voici la deuxième partie  ; On parlera encore de #Diam’s, mais aussi de #Casey et de #Keny_Arkana, « qui représentent chacune une facette différente de la rappeuse, et des héritières pour lesquelles l’urgence est dans la libération des femmes et se ressent aussi bien dans leurs textes que dans leur attitude. »
    #rap #radio #offensivesonore #hiphop #féminisme

    https://offensivesonore.blogspot.com/2022/01/pas-la-pour-plaire-partie-2.html

  • Malgré la pandémie, le Sud tunisien renouvelle son offre touristique
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/20/malgre-la-pandemie-le-sud-tunisien-renouvelle-son-offre-touristique_6110170_

    Malgré la pandémie, le Sud tunisien renouvelle son offre touristique
    Les hôtels et maisons d’hôtes de Tozeur ont fait le plein de visiteurs pour les fêtes de fin d’année. Un signe que les affaires reprennent, après plusieurs saisons sinistrées.
    Plantés aux portes du désert tunisien, les appartements et les suites couleur sable de l’hôtel Anantara s’ouvrent sur une mer de dunes. Un complexe haut de gamme qui a donné un nouveau souffle à l’offre touristique de la région de Tozeur, après plusieurs saisons plombées par les crises politique et économique, puis par la pandémie. Après un démarrage difficile – le lieu a dû fermer à peine trois mois après son ouverture, en 2019, alors que la première vague du Covid-19 déferlait sur l’Europe –, les protocoles sanitaires et la vaccination ont permis « une reprise en douceur », selon le directeur général, Jesus Arnedo.
    Le pari de l’Anantara était risqué. Depuis la révolution de 2011, plus de la moitié des établissements hôteliers n’ont pas rouvert dans cette partie du pays. Certaines bâtisses de la ville ne sont plus que des ruines. Même si 80 % des employés de l’Anantara sont originaires de la région, le taux de chômage touche un actif sur quatre, et la plupart des jeunes refusent de travailler dans le tourisme. « Ils n’y croient plus », déplore Mondher Ben Soltane, propriétaire de la maison d’hôtes Saida Beya, à quelques encablures de la médina de Tozeur. Pourtant, les modèles proposés par l’Anantara et Saida Beya ont su se maintenir grâce à une proposition différente du tourisme de masse, dominant en Tunisie pendant des décennies et aujourd’hui remis en question. « Les touristes ou la diaspora, qui viennent à l’Anantara, cherchent une expérience atypique, en plus du luxe, des excursions personnalisées dans le désert, le coucher de soleil sur les dunes, des promenades à vélo dans la palmeraie », énumère Jesus Arnedo. Mondher Ben Soltane, lui, a choisi de ne pas bâtir de piscine « pour encourager les touristes à sortir, se balader et non pas rester entre quatre murs », à l’inverse des offres « all-inclusive » de nombreux établissements balnéaires, et propose à ses hôtes des mets traditionnels du Sud à base de viande de dromadaire. Les opérateurs se disent confiants. Alors que la haute saison 2020 avait été percutée par la pandémie, le mois de décembre 2021 a été faste à Tozeur. La totalité des hôtels et maisons d’hôtes ont accueilli des visiteurs pendant la semaine des vacances scolaires et de célébrations du réveillon, soit une augmentation de 78 % par rapport à l’année précédente, selon le gouverneur de la ville, Aymen Bejaoui. Pour remonter la pente après la crise sanitaire, ce dernier a misé sur la vaccination massive, en encourageant la population à s’inscrire rapidement.
    Tozeur s’est aussi ouverte à de nouvelles activités. La ville a accueilli pendant plus d’un mois, en octobre et novembre 2021, un événement de saut en parachute dans le désert et le festival de musique soufie Rouhaniyet, qui a drainé des milliers de visiteurs. Et c’est encore ici qu’ont été délocalisés, début décembre 2021, les défilés de la Tunis Fashion Week.
    Malgré l’arrivée du variant Omicron, Akram Miadi, 47 ans, qui tient sa boutique de souvenirs depuis trois décennies, estime que le pire est derrière lui. « Aujourd’hui, même si la clientèle internationale manque encore à l’appel, les Tunisiens viennent en masse, on sent qu’ils redécouvrent leur pays », affirme-t-il. Les rares étrangers présents sont aussi friands de ces voyages hors des sentiers battus. Ce nouveau tourisme saharien, qui n’est pas encore réglementé par un cahier des charges précis, attire les initiatives de jeunes Tunisiens, comme Elyes Sassi, 30 ans, rentré il y a trois ans du Royaume-Uni où il avait une entreprise de production documentaire pour développer des parcours sur-mesure et complètement programmables en ligne avec son agence Saharansky, « à l’inverse des agences vieille école qui utilisent encore le téléphone ou les fax », plaisante-t-il. Un modèle qu’il a déjà dupliqué au Maroc et s’efforce d’implanter en Arabie saoudite.Malgré son enthousiasme, le jeune entrepreneur déplore, comme d’autres opérateurs touristiques, certaines défaillances du Sud tunisien.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#sante#pandemie#tourisme#retour#diaspora#economie

  • Bethina Gohio - Pas là pour plaire ! [Partie 1]

    Émission du 7 janvier 2021, nous avons invité Bethina Gohio. On parlera des « pionnières, des figures incontournables que sont #Diams, #Casey et #Keny_Arkana, qui représentent chacune une facette différente de la #rappeuse, et des héritières pour lesquelles l’urgence est dans la libération des femmes et se ressent aussi bien dans leurs textes que dans leur attitude. »

    #rap #radio #offensivesonore #hiphop #féminisme

    https://offensivesonore.blogspot.com/2022/01/pas-la-pour-plaire-partie-1.html

  • Témoignage du Pr. Bertrand Guidet ▻https://twitter.com/Cdanslair/status/1471174746507259905

    « 70 % des malades admis en réa sont non-vaccinés et parmi les malades vaccinés un bon 50 % sont immunodéprimés. Souvent les malades non-vaccinés ne sont pas très faciles et là pour les soignants la coupe est pleine. Il y a un phénomène de ras-le-bol ». Pr. Bertrand Guidet
    oui mais Une grande étude confirme que presque la moitié des cas de CoVid-19 ne présente pas de symptômes, et autres actualités
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-sciences/le-journal-des-sciences-du-mercredi-15-decembre-2021

    scientifiques. #vaccin #diagnostique

  • Here’s Why Movie Dialogue Has Gotten More Difficult To Understand (And Three Ways To Fix It)
    https://www.slashfilm.com/673162/heres-why-movie-dialogue-has-gotten-more-difficult-to-understand-and-thre


    Donc, si tu ne comprends plus rien aux #dialogues des #films en #VO sans sous-titres, ce n’est pas (forcément) parce que tu deviens vieux et #sourd.

    Karen Baker Landers, whose credits include “Gladiator,” "Skyfall," and “Heat,” among many others, has her own term for it. “Mumbling, breathy, I call it self-conscious type of acting, is so frustrating,” she says. “I would say a lot of the younger actors have adopted that style. I think the onus also falls on the directors to say, ’I can’t understand a word you’re saying. I’m listening to dailies, and I can’t understand.’ No amount of volume is going to fix that.”

    That naturalistic performance style might feel right for actors in the moment on set, but it can be hell for the sound professionals who have to clean it up afterward. “We’re very careful to make sure there’s clarity,” Baker Landers says. “You go in and you volume-graph up a vowel, or one letter. You go in and you surgically – maybe if it’s not right on camera, you slow it down. There’s all kinds of things we spend hours trying to do that may help a performance. We really strive for that.”

    But they can only do so much.

  • Hartwig Schmidt - Topische Dialektik – Aristoteles
    https://hartwigschmidt.name/2011/08/06/topische-dialektik-aristoteles.html


    Je me suis posé la question de la place de la dialectique dans la pensée d"Aristote. M. Schmidt en sait des choses. Normal, il est prof de philo.

    BEGRÜNDUNG DER TOPISCHEN DIALEKTIK DURCH ARISTOTELES. Das Geschehen, dessen Logik diese Dialektik verhandelt und ausmacht, besteht in einer Unterredung, die über das von Platon gemeinte innere Reden hinausgeht. Sie findet zwischen leibhaftig verschiedenen Personen statt, die dabei konträre Rollen spielen. Die eine Person stellt einen Satz auf, behauptet ihn, zumal gegen Angriffe, sie verteidigt ihn. Sie wird direkt als der Aufstellende und Verteidiger bezeichnet. Die andere wird der Angreifer genannt. Sie hat den Satz auf eine noch näher zu beschreibende Weise in Frage zu stellen, ihn zu prüfen und gegebenenfalls zu widerlegen. Bei dem Geschehen handelt es sich offenkundig um eine Kontroverse. Das Dialektische an der Kontroverse besteht im Widerspruch als Widersprechen und im Widersprechen als wechselseitige Sprechhandlung, mag sie mündlich oder schriftlich ausgeführt werden. In Gestalt der Kontroverse bildet der Widerspruch nicht bloß eine kahle Beziehung zwischen solchen Handlungen, sondern selbst auch eine Sprechhandlung. Die Kontoverse kennt eine ihr eigentümliche Logik, eine Logik des Behauptens, Infragestellens, Verteidigens und Widerlegens. Bei ihr handelt es sich nicht einfach um eine Schlußlogik, gleichwohl gewisse Formen des logischen Schließens dazugehören. Die Schlußlogik hatte Aristoteles bereits in seinem zweibändigen Werk „Analytik“ behandelt. Die Dialektik als Logik der Kontroverse verhandelt er in einem gesonderten Text, der den erläuterungsbedürftigen Titel „Topik“ trägt. Die „Analytik“ wie die „Topik“ gehören zu einer Abteilung seiner Werke, die unter dem Obertitel „Organon“ steht. Beiden Schriften gemeinsam ist der Werkzeugcharakter, den der Begriff des Organons verheißt. Wenn Aristoteles innerhalb des Organons seine Analytik noch um eine Topik ergänzt hat, dann deshalb, weil die Logik der Kontroverse von der Schlußlogik zwar nicht getrennt werden darf, wohl aber von ihr unterschieden werden kann und muß. Sie stellt eben eine Logik der Infragestellung, Prüfung, Widerlegung und Verteidigung von Auffassungen dar. Die beginnt damit, von welcher besonderen Art schon eine Frage sein muß, um folgerichtig in eine Kontroverse münden zu können, das heißt, um einen Streitsatz herzugeben.

    STREITSÄTZE – PROBLEM, DIALEKTISCHES PROBLEM, PARADOXES PROBLEM. Der Streitsatz ist die logische Triebfeder der Kontroverse. Aristoteles qualifiziert ihn mit drei Begriffen (Topik 101b, 104a – 105a). Erstens: das Problem. Nur ein Problem taugt zum Streitsatz. Was aber ist ein Problem? Jemand stellt einen Satz auf, beispielsweise den Satz „Jede Lust ist ein Gut“. Nun findet sich ein anderer, der den Anspruch erhebt, diesen Satz zu prüfen. Seinen Anspruch artikuliert und resümiert er, indem er den Satz in eine Frage von ganz bestimmter Form überführt, in die Form „Ist jede Lust ein Gut oder nicht?“ In dieser Frageform gerät der Satz zu einem, wie es wörtlich heißt, Problem. Die markierte Frageform ist dem Autor der „Topik“ wichtig, Er will, daß man sie nicht verwechselt mit der einfachen Frageform „Ist jede Lust ein Gut?“. Die einfache Frage, ob jede Lust ein Gut ist, stelle lediglich eine Prämisse dar, noch nicht ein Problem. Für ein Problem ist sie zu linear. Um ein echtes Problem handelt es sich erst bei der alles andere als linearen Frage, ob jede Lust ein Gut ist, oder ob sie das nicht ist. Allgemein gesagt, ein Problem besteht darin, daß etwas und seine Negation zugleich befragt, zusammen erfragt wird. Indem eine positive Möglichkeit und ihre Negation erfragt werden, indem ihre Konjunktion befragt wird, stellt das Problem einen Widerspruch zur Entscheidung. Und indem die Konjunktion von etwas mit seiner Negation derart fraglich wird, erscheint sie als Alternative: etwas oder seine Negation. Mit anderen Worten, die Frage gilt der Konjunktion von etwas mit seiner Negation, sie ist auf diese Konjunktion gerichtet, auf einen Widerspruch, aber als Frage, als frageförmiger Gedanke macht sie aus der Konjunktion eine Alternative: etwas oder die Negation desselben. Das eröffnet folgerichtig eine Kontroverse. Um diesen Punkt noch in einer Zuspitzung deutlicher zu machen. Die zu späterer Zeit als besonders tiefsinnig geltenden Warum-Fragen stellen im Lichte der „Topik“ keine Probleme dar. Die Frage zum Beispiel, warum der Mensch nach Lust strebt, kann danach nicht als ein Problem durchgehen. Das vermag höchstens eine Frage wie: „Ist die Begierde der Grund des Strebens nach Lust oder nicht?“ In dieser Fassung wird wieder eine positive Möglichkeit und deren Negation erfragt, stellt das Fragen einen Widerspruch zur Entscheidung. In dem angegebenen Sinne ein Problem darzustellen, macht eine notwendige Bedingung für jeglichen Streitsatz aus. Eine hinreichende Bedingung allerdings ist das noch nicht. Es muß noch etwas hinzukommen, damit uneingeschränkt von einem Streitsatz gesprochen werden kann.

    Zweitens: das dialektische Problem. Allein ein dialektisches Problem gibt in hinreichender Weise einen Streitsatz her. Und nicht jedes Problem ist schon ein dialektisches (Top. 104a). Es gibt auch Fragen, die zwar die angegebene Form eines Problems aufweisen, deren Beantwortung jedoch dermaßen flach auf der Hand liegt, daß sie keineswegs zu Streitsätzen taugen. Denn niemand, der bei Verstand ist, heißt es, wird ein Problem zur Diskussion stellen, bei dem es für alle oder die meisten Menschen offensichtlich ist, wie es zu entscheiden sei. Das sind nicht dialektische Probleme. Dialektisch fällt ein Problem erst aus, wenn nicht nur etwas und seine Negation zugleich erfragt bzw. befragt wird, sondern darüber hinaus seine Entscheidung unselbstverständlich ist. Dies sei der Fall, wenn entweder die beiden Möglichkeiten, es zu entscheiden, für gleichermaßen unrichtig gehalten werden, oder die Menge es anders entscheidet als die Fachleute, oder aber seine Entscheidung sowohl innerhalb der Menge als auch unter den Fachleuten strittig ist, wie etwa bei der Frage, ob jede Lust ein Gut und als solches wählenswert ist oder nicht (Top. 104b). „Dialektisch“ bedeutet hier soviel wie: umstritten sein, auf Widerrede und Widerspruch stoßen, kontrovers beschieden werden. Aus dem weiten Kreis der dialektischen Probleme will Aristoteles schließlich noch eine besondere Gestalt ausdifferenzieren. Drittens: das paradoxe Problem. Als paradox wird urtümlich ein Gedanke bezeichnet, der buchstäblich neben der doxa, neben der herrschenden Meinung liegt, von ihr abfällt, mit ihr kollidiert. Eine dialektische Problemstellung tut das, fällt paradox aus, wenn sie nicht nur von der Menge anders als von den Fachleuten beurteilt wird bzw. von einem Teil der Menge und der Fachleute anders beurteilt wird als von einem anderen Teil, sondern einer geradezu herrschenden Meinung zuwiderläuft, nichtsdestotrotz aber doch von einem angesehenen Weisen vertreten wird. Als viele Jahrhunderte nach Aristoteles ein Gelehrter namens Kopernikus sich die Frage stellte „Dreht sich die Sonne um die Erde oder nicht?“, hatte er ein paradoxes Problem.

    TOPEN. Aristoteles will mit seiner Schrift einer Kultivierung der intellektuellen Kontroverse zuarbeiten, indem er vor allem sogenannte Topen markiert und auflistet. Diesem Anliegen ist auch der auf den ersten Blick merkwürdige Titel der Schrift geschuldet. „Topen“ ist die eingedeutschte Form des griechischen Ausdrucks „topoi“, der wiederum bildet den Plural zu „Topos“, und „Topos“ bedeutet Ort, „Topen“ also Örter. Gemeint sind natürlich nicht irgendwelche Austragungsorte von Streitgesprächen wie die berühmte Wandelhalle „peripatos“, in der sich Aristoteles mit seinen Schülern traf. Gemeint sind Örter an und in Sätzen. Und das klingt schief. Was soll das sein – Örter in und an Sätzen? Plausibler wird der Ausdruck, wenn wir für „Örter“ gewisse räumlich örtliche Begriffe wie „Punkte“ oder „Stellen“ einsetzen. An einem Satz finden sich gewisse Punkte, in einem Satz gewisse Stellen, das kann man sich vorstellen. Gemeint ist aber noch etwas Genaueres, etwas wie neuralgische Punkte und typische Schwachstellen, bei denen eine kritische Prüfung und Widerlegung jener Sätze ansetzen kann, den Hebel ansetzen kann und der Verteidiger sich behaupten muß. Um das an Beispielen zu verdeutlichen, an zwei ausgewählten Topen. Zum einen. An beliebigen aufgestellten Sätzen findet sich ein Topos, ein neuralgischer Punkt, den Aristoteles im fünften Kapitel des zweiten Buchs seiner Schrift markiert (Top. 112a 17 – 21). Was immer jemand über irgend etwas behauptet, stets hat er damit mehr als das ausdrücklich behauptete gesagt. Zusammen mit dem ausdrücklich behaupteten hat er immer auch das gesagt, was es anerkanntermaßen impliziert, was es voraussetzt, unterstellt und zur Konsequenz hat. Wer zum Beispiel behauptet, ein ganz bestimmtes Wesen sei ein Mensch, der hat damit implizit behauptet, dieses Wesen sei ein Lebewesen, zweibeinig, beseelt sowie dem Einsehen und Lernen zugänglich. All das impliziert ja der auf das Wesen angewandte Begriff des Menschen einer weithin anerkannten Auffassung nach. Diese Implikationen der aufgestellten Behauptung bilden einen Topos, ihren Topos. Das ist die Stelle, von der her ein Angreifer sie kritisch prüfen und gegebenenfalls widerlegen kann. Wenn jenem Wesen zugesprochen wird, ein Mensch zu sein, dann muß es folgerichtig darauf befragt werden können, ob es ebensogut ein Lebewesen, zweibeinig, beseelt sowie dem Einsehen und Lernen zugänglich sei. Wenn das nun auch nur in einem Punkt nicht bejaht werden kann, sondern verneint werden muß, kann folgerichtig der ganzen Behauptung in begründeter Weise widersprochen werden. Ein weiteres Exempel. Gesetzt, es werden Aussagen über jeweils bestimmte Ganzheiten und deren Zusammensetzung aus Teilen und Elementen gemacht, wie zum Beispiel die Aussage, daß ein Lebewesen die Zusammensetzung von Leib und Seele sei. Einen Topos oder neuralgischen Punkt an Aussagen dieser Art kennzeichnet Aristoteles im 14. Kapitel des sechsten Buches (Top. 151a 20! – 27?). Er besteht in der logischen Beziehung zwischen der Besonderheit des jeweils angesprochenen Ganzen einerseits und der Art, wie seine Zusammensetzung gefaßt wird, andererseits. Ob und wie sich die Fassung der Zusammensetzung mit der Besonderheit des angesprochenen Ganzen verträgt, darin besteht er näher. Das ist die Stelle, an der die Prüfung der Aussage ansetzen und gegebenenfalls zur Widerlegung verlängert werden kann. Möglich ist, daß in der kritisch zu prüfenden Aussage dem spezifischen Begriff für das jeweilige Ganze eine angemessen spezifizierende Fassung seiner Zusammensetzung aus Teilen und Elementen entspricht. Und dann läßt sich die Aussage nicht widerlegen, jedenfalls nicht unter dem gewählten Gesichtspunkt. Möglich ist aber auch, daß die Aussage einen spezifischen Begriff für das Ganze mit einer unspezifischen Fassung seiner Zusammensetzung verknüpft. Die als Beispiel angeführte Aussage – ein Lebewesen ist eine Zusammensetzung aus Leib und Seele – macht genau das. Sie benennt ein spezifisches Ganzes – Lebewesen – und spezifische Teile – Leib und Seele – aber die Zusammensetzung faßt sie unspezifisch, indem sie von einer Zusammensetzung schlechthin und überhaupt spricht. So aber fällt sie nicht folgerichtig aus. Denn niemals läßt sich ein spezifisches Ganzes von einer unspezifischen Zusammensetzung (aus wie immer gearteten Teilen) her folgerichtig begreifen, meint Aristoteles. An den ausgezeichneten Topos schließt also folgende Logik an. Wenn für ein Ganzes eine Zusammensetzung behauptet wird, dann muß folgerichtig die Behauptung daraufhin befragt werden, ob sie die Zusammensetzung in einer der Besonderheit des Ganzen angemessenen Weise spezifiziert. Wenn sie dies vermissen läßt und dem spezifischen Ganzen eine unspezifische Zusammensetzung unterstellt, so kann ihr in begründeter Weise widersprochen werden. Zusammenfassend läßt sich sagen: Topen zu markieren, heißt zu sagen, an welchen neuralgischen Punkten, kritischen Punkten, typischen Schwachstellen, möglichen Fehlerquellen von Sätzen bei ihrer Prüfung, Widerlegung und Verteidigung wie, mit welchem Mitteln angesetzt werden kann und muß?

    DIALEKTISCHE ARGUMENTE. Entschieden wird eine Streitfrage mit Argumenten. Das Widerlegen und Verteidigen, in dem die Kontroverse kulminiert und das tunlichst bei bestimmten Topen ansetzt, muß argumentativ geschehen. Als dialektische Argumente weist Aristoteles zwei Formen des logischen Schließens aus: zum einen die Induktionen, zum anderen eine bestimmte Form der Deduktionen. (Top. 105a 10 – 19). Erstens. Unter der Induktion versteht er den schlußfolgernden „Aufstieg vom Einzelnen zum Allgemeinen“. Er gibt dafür selbst ein Exempel: Wenn derjenige Steuermann, der sich auskennt, der beste Steuermann ist und es ähnlich beim Wagenlenker steht, dann wird wohl in jedem Bereich derjenige, der sich auskennt, der beste sein. Dieser Schluß ist nicht notwendig; die gefolgerte Verallgemeinerung ergibt sich nicht mit eherner Notwendigkeit aus den vorangestellten Einzelheiten. Alle Induktionen sind keine notwendigen Schlüsse. Dafür fallen sie aber meist recht anschaulich aus und würden sich dadurch dem Disput mit der Menge empfehlen. Zweitens. Von den Induktionen zu scheiden: das Schließen mit Notwendigkeit die Deduktion. An der Deduktion differenziert Aristoteles abermals zwei Formen aus, die apodiktische, beweiskräftige und keinen Widerspruch duldende einerseits und die dialektische andererseits (Top. 101a 25 – 101b 23?). Für die Logik der Kontroverse soll allein die letztere Form, die dialektische, in Betracht kommen. Was zeichnet sie aus? Apodiktische und dialektische Deduktion unterscheiden sich in der Art der Aussagen, aus denen geschlußfolgert wird, in der Art der Prämissen. Die apodiktische Deduktion ist ein Schließen aus Prinzipien. Unter Prinzipien werden Aussagen verstanden, die aus sich selbst überzeugen, die einer Begründung durch weitere Aussagen weder bedürfen noch fähig sind und die darum auch „erste und wahre Sätze“ heißen. Dem verdankt sich ihre gleichsam zwingende Beweiskraft, das Apodiktische an ihnen. Die dialektische Deduktion sei dagegen ein Schließen aus Prämissen, die „endoxa“ .genannt werden. Ein Wort, das recht vielfältig übertragen wird. Aber nachdem die Prinzipien als erste, nicht mehr begründungsbedürftige und aus sich selbst überzeugende Sätze vorgestellt wurden, hat man unter den endoxa folgendes zu verstehen; Aussagen, die nicht erste Sätze heißen können, weil sie der Begründung durch weitere Aussagen bedürftig und fähig sind, die darum von sich aus nur glaubwürdig ausfallen können, und das auch tun durch ihre Verbreitung, indem sie, wie es ausdrücklich heißt, für richtig gehalten werden von Allen oder von den Meisten oder aber von den Weisen, zumindest von den am meisten anerkannten (Top. 100a). Aus solchen Aussagen notwendig zu schließen, macht die dialektischen Deduktionen aus. Um einen Fall davon handelte es sich beispielsweise bei jenem Schluß, auf den die kritische Prüfung der Identifikation eines bestimmten Wesens als menschliches Wesen hinauslief. Ein Angreifer mag ihn etwa so formulieren: Wenn alle Menschen Lebewesen, zweibeinig, beseelt sowie zum Einsehen und Lernen fähig sind, wenn ferner das fragliche Wesen wenigstens eines der angegebenen Merkmale vermissen läßt, dann gehört dieses Wesen mitnichten zu den menschlichen Wesen; und die urtümliche Behauptung des Aufstellenden, dieses Wesen sei ein menschliches, muß als eine falsche gelten. Hier handelt es sich um ein notwendiges Schließen und um ein Schließen aus einem endoxon statt aus einem Prinzip, aus einer anerkannten, zu Aristoteles Zeiten weithin anerkannten Auffassung vom Menschen. Notwendiges Schließen aus einem endoxon, d. h. dialektische Deduktion. Drittens. Nicht allein die notwendigen Schlüsse der dialektischen Deduktion, sondern auch die nicht notwendigen Schlüsse der Induktion werden von Aristoteles als dialektische Argumente vorgestellt. Was macht beide zu dialektischen Argumenten? Worin besteht der ihnen gemeinsame dialektische Charakter? Die einen wie die anderen sind dem Widersprechen zugänglich; sie sind logisch so verfaßt, daß den Schlußfolgerungen stets widersprochen werden kann. An dem gerade bemühten Fall zeigt sich das auf folgende Weise. Die Widerlegung wurde in diesem Falle vom Angreifer zwar mit einem notwendigen Schluß angestrengt, aber nicht mit einem apodiktischen, keinen Widerspruch duldenden Schluß. Sein Obersatz – alle Menschen sind Lebewesen, zweibeinig, beseelt sowie zum Einsehen und Lernen fähig – ist genauso wie jedes andere endoxon kein erster Satz, kein von selbst überzeugender, sondern ein der Begründung bedürftiger. Dieser logische Status gibt einen Topos her, den Ansatzpunkt für einen Angriff, der nunmehr allerdings vom Verteidiger geführt wird. Der kann u. a. zu bedenken geben, daß besagter Satz zwar in einem notwendigen Schluß zur Anwendung kam, selbst aber auf ganz andere Weise gewonnen wurde. Er wird auf induktive Weise gewonnen worden sein, gestützt auf die zigfache Begegnung mit Menschen, die alle die aufgezählten vier Merkmale aufwiesen. Aber daraus, daß die Fürsprecher jenes Satzes nie andere Menschen als solche angetroffen haben, so kann der angreifende Verteidiger argumentieren, folgt nicht, daß es keine anderen gebe. Der Satz stellt also bestenfalls eine Hypothese dar. Und eine Widerlegung, die auf einer bloßen Hypothese fußt, ist fragwürdig. So gerät der für eine Widerlegung aufgebotene Schluß seinerseits zum Zielpunkt eines Widerlegens. Analog in allen Kontroversen. Dem Widersprechen wird regelmäßig widersprochen. Jedes Argument ist logisch anschlußfähig für ein Gegenargument usw. Das macht sie zu dialektischen Argumenten. „Dialektisch“ bedeutet in diesem Kontext auch das Gegenteil von „ex cathedra“.

    STREITBARE VERNUNFT. Platon sah Dialektik und Vernunft, dialektisches und vernünftiges Erkennen dem Umfang nach zusammenfallen. Alle Vernunft ist danach dialektisch, alle Dialektik vernünftig. Vernunft bedient sich nach allen Seiten hin der Kraft der Dialektik, Dialektik ist in jeder Hinsicht Vernunftvermögen. Ein so weites Feld hat Aristoteles unter dem Titel „Dialektik“ nicht im Auge, sondern offenkundig etwas ungleich Spezielleres. Aber von Grund auf vernünftig, rational ist auch die Logik der Kontroverse, als welche er seine Dialektik ausbreitet. Diese Dialektik ist voller Vernunft, weil sie – sogar in intensiver Weise – ein Begründen ausmacht, ein Urteilen aus ausdrücklich angegebenen und der Prüfung ausgelieferten Gründen heraus. Das Widerlegen und Verteidigen von Aussagen, Werturteilen usw. stellt ja niemals ein einfaches Verneinen und Bejahen dar, sondern ein vermitteltes, durch Begründungen vermitteltes Verneinen und Bejahen. Unbegründet sind sie schlicht unmöglich. Der Widerspruch als Widerrede schlechthin und überhaupt ist noch ohne Begründung möglich. So etwa im Falle der strikt autoritären Widerrede und der rein auf die Tradition pochenden Verwerfung von neuen Ansichten. Aber der Widerspruch als ein wechselseitiges Widersprechen, das sich im Widerlegen und Verteidigen von Urteilen vollzieht, ist in jedem Falle allein in einer begründenden Weise zu haben. Es gehört zum Wesen des Widerlegens und des Verteidigens gegen Widerlegungen, ein begründendes Verneinen und Bejahen zu sein. Die Logik der Kontroverse ist streitbare Vernunft.

    #philosophie #dialectique #Aristote #Grèce_antique

  • Pourquoi l’apnée du sommeil chez les femmes n’est pas diagnostiquée

    La plupart des gens imaginent que les personnes qui souffrent habituellement d’apnée du sommeil sont des hommes de forte corpulence d’âge moyen qui ronflent bruyamment. Bien que l’âge, le sexe, le poids et la circonférence du cou soient tous des facteurs qui augmentent le risque d’apnée du sommeil, ces paramètres ne représentent pas l’ensemble des personnes touchées.

    Des études antérieures ont montré un rapport inégal entre les hommes et les femmes chez qui on a diagnostiqué une apnée obstructive du sommeil (environ huit ou neuf hommes par femme). Cependant, nous savons, d’après des études menées dans la population générale, que le ratio réel est probablement plus proche de deux ou trois hommes pour chaque femme souffrant d’apnée du sommeil2
    Pourquoi les femmes reçoivent-elles moins de diagnostics d’apnée du sommeil que les hommes ?

    Si les femmes sont deux fois moins susceptibles de souffrir d’apnée du sommeil que les hommes, mais ne sont diagnostiquées et traitées qu’un huitième du temps, cela signifie que les femmes sont grandement sous-diagnostiquées. Pourquoi ?

    Il est possible que des symptômes moins « typiques » comme la dépression, l’insomnie ou l’anxiété fassent en sorte que les professionnels de la santé livrent moins souvent de diagnostics d’apnée du sommeil chez les femmes.

    Les symptômes caractéristiques que sont le ronflement, les apnées observées, le surpoids et le fait de s’endormir pendant la journée pourraient être moins fréquents chez les femmes atteintes d’apnée légère du sommeil que chez les hommes atteints du même degré de cette affection, ce qui rend l’apnée du sommeil encore moins évidente chez les femmes. Bien que les femmes éprouvent elles aussi une somnolence diurne, il est possible qu’elles aient un seuil de somnolence différent de celui des hommes, ou qu’elles se plaignent d’être somnolentes différemment. 3

    Les recherches ont également documenté des différences selon le sexe quant aux voies respiratoires supérieures, à la répartition du gras et à la stabilité respiratoire en ce qui a trait à l’apnée obstructive du sommeil. Les hormones sont impliquées dans certaines variations liées au genre, puisque les différences entre les hommes et les femmes quant à la prévalence de l’apnée obstructive du sommeil diminuent avec l’âge.
    Les femmes peuvent souvent recevoir un diagnostic erroné de troubles autres que l’apnée du sommeil, comme:4

    l’anémie
    les maladies cardiaques ou pulmonaires
    la dépression
    le diabète
    la fatigue causée par le surmenage
    la fibromyalgie
    l’hypertension
    l’hypocondrie
    l’hypothyroïdie
    l’insomnie
    les changements ménopausiques
    l’obésité

    L’apnée du sommeil est-elle dangereuse pour les femmes ?

    Comme chez les hommes, les femmes souffrant d’apnée du sommeil non traitée courent un risque plus élevé de développer des maladies chroniques comme l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), le diabète de type 2, le syndrome métabolique et la dépression.

    De plus en plus de preuves suggèrent que même l’apnée légère du sommeil devrait être traitée, car elle est associée à une déficience diurne, à de la difficulté à se concentrer et à accomplir des tâches, à une mauvaise performance psychomotrice et à une qualité de vie réduite en général.

    https://www.vitalaire.ca/fr/blog/apnee-sommeil-femmes-nest-pas-diagnostiquee
    #sommeil #femmes #santé #diagnostique

  • ‘A world problem’: immigrant families hit by Covid jab gap | Global development | The Guardian
    http://www.theguardian.com/global-development/2021/jul/08/a-world-problem-immigrant-families-hit-by-covid-jab-gap
    https://i.guim.co.uk/img/media/bdb918878352dcaa40cf733864c3db0e2c01db57/0_244_4500_2700/master/4500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    ‘A world problem’: immigrant families hit by Covid jab gap
    Families spread across rich and poor countries are acutely aware of relatives’ lack of access to vaccine. For months she had been dreaming of it and finally Susheela Moonsamy was able to do it: get together with her relatives and give them a big hug. Throughout the pandemic she had only seen her siblings, nieces and nephews fully “masked up” at socially distanced gatherings. But a few weeks ago, as their home state of California pressed on with its efficient vaccination rollout, they could have a proper reunion.“It was such an emotional experience, we all hugged each other; and with tears in our eyes, we thanked God for being with us and giving us the opportunity to see each other close up again and actually touch each other,” she says. “We never valued a hug from our family members that much before.”
    A couple of weeks later, the high school counsellor set off from her home in Oakland for a family trip to Disneyland on the outskirts of Los Angeles. It felt “strange … but wonderful” after a year spent hunkered down with her elderly parents. But while they were away she and her relatives received news that brought great sorrow: one of Moonsamy’s cousins, the daughter of her father’s sister, had died of Covid-19.This was not a family member in California, where Moonsamy has lived for 35 years, but in South Africa, the country where she was born and her parents left during apartheid. There, Covid is running rampant in a virulent third wave. Less than 6% of the population has had one dose of the vaccine and less than 1% has had two.
    The virus has now claimed the lives of 13 of Moonsamy’s family and friends, and she feels every day may bring more bad news. Amid talk of the pandemic nearing its end in California, where more than half the population is fully vaccinated, she has very mixed feelings.“It’s definitely exciting,” she says. “But at the same time you think of the ones that have gone, and you feel, if only they were able to get to this point – to celebrate with us. That would be just so great. We need to remember them … and look forward. To celebrate the freedom but at the same time keep the ones who have gone in mind.”
    Moonsamy is far from the only person to feel conflicted about the easing of restrictions. Across Europe and North America in the coming months, mass vaccination programmes are expected to bring back some form of normality. In England restrictions are due to be eased on 19 July, baptised “Freedom Day” by the tabloid press. In the US, most states have lifted restrictions already. Across the EU, to varying degrees, countries are preparing to reopen for summer. But in much of the rest of the world – from Kampala to Cape Town, the Philippines to Peru – the pandemic is not only ongoing but worsening. In low-income countries just 1% of the population on average has been given at least one dose of the vaccine.Caught in the middle of this growing divide are millions of people with relatives in the developed and the developing worlds, who find themselves struck by the staggering global inequality in their daily family catchups, WhatsApp groups and Skype chats.These huge differences have long been a facet of the diaspora experience, but the pandemic has magnified them. For many, the two-speed vaccination programmes have come to represent all that one part of the family has and the other has not.
    “[I feel] a huge amount of guilt … and a lot of sadness,” says Isabella (not her real name), a law student born in Colombia but who has lived in Canada since she was four.Like much of South America, Colombia is in the grip of a third wave of Covid-19, which has claimed about 45,000 lives since mid-March – more than 40% of the total death toll. About 24% of the population has had their first dose of the vaccine; in Canada, the figure is 69%.
    Isabella, 23, is fully vaccinated. Getting her first dose last month was an emotional experience. “I felt happy but I also remember just wanting to burst into tears when I was sitting in the little chair, because when I looked around me it was incredible to see how well organised the vaccination programme was, but I also knew that this is not the case in Colombia and it would be at least another year before my cousin my age in Colombia would be sitting in the same chair,” she says. “And who knows what might happen between now and then?” Farouk Triki, 30, is a Tunisian software engineer living in Paris. He left his parents and siblings behind to move to France with his wife four years ago. He has had his vaccination, but none of his family back home have: the Tunisian rollout has seemed tortuously slow to those living there, with just 5% having received both doses.
    “[I’m] concerned and scared,” says Triki, “because I’ve heard that it’s even worse than the British [variant]”, which his family caught in March. His parents, Farouk and Hanen, both teachers in Sfax on the Mediterranean coast, emerged unscathed from the illness, with neither requiring hospital treatment. But Hanen remembers the time with sadness. “Many relatives and friends died of Covid 19,” she says.For Isabella, who could only watch from afar as Covid tore through first her mother’s side of the family and then, last month, her father’s, the predominant feeling is helplessness. “I think [that] is the biggest thing, a feeling of not being able to do anything,” she says. “We try to help our family financially, sending them money if they need it, but other than that … that’s really all we can do from here.”
    Others in a similar situation have attempted to rally the community to send money to help their home countries. Raj Ojha, a mortgage broker from Nepal living in Slough in the south of England, has raised £2,000 through his organisation, the Nepalese British Community UK group. The money will go to two grassroots charities helping those hit hardest in the small Himalayan nation.“We are here in the UK and we can’t physically go back to Nepal. All we can do is extend our helping hands to the organisations that are working tirelessly in Nepal,” he says.
    At the start of this year, the head of the World Health Organization, Tedros Adhanom Ghebreyesus, warned that the world stood “on the brink of a catastrophic moral failure” if it did not get more vaccinations to the developing world. But such efforts have stalled. The Covax scheme, designed to deliver cheap doses and promote vaccine equality, was already facing accusations of aiming too low when its chief supplier, the Serum Institute of India, announced it was diverting its vaccine exports for domestic use. So far, it has distributed only 95m of the almost 2bn vaccines promised this year. Supplies are not the only problem: in many lower- and middle-income countries the logistics of a mass vaccination rollout put a huge strain on fragile healthcare systems.
    Moonsamy, Ojha and Isabella agree that there is an ethical imperative for richer countries to help those with fewer resources. However it would not simply be altruism – it just makes sense.“Now that developed countries are getting on the way to having their populations vaccinated, huge, huge efforts need to be made to get vaccines to developing countries – if not for the goodness of doing that for others then at least to protect the rest of the world from more variants,” says Isabella. Moonsamy agrees. “This is a world problem that affects all of us. By helping others, we are actually helping ourselves,” she says. Last weekend, Moonsamy held a 4 July gathering for some of her Californian relatives. They laughed, ate and talked. They also prayed for their family in South Africa. “Our hearts ache for them,” she says.
    “As much as we enjoy our amazing freedom from being locked down for the past year … we are not really free until we are all free. So we continue to do our part by helping others so that we can one day all celebrate our freedom together.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#immigrant#diaspora#vaccination#inegalite#paysdeveloppe#paysendeveloppement#OMS#solidarite

  • [TÉMOIGNAGE] Moustady, rescapé secouru par l’Ocean Viking : « En Libye, un noir, c’est de l’argent. »
    (...)

    En Libye, un Noir, c’est de l’argent. Ils nous appellent les « #diamants_noirs ». J’étais en prison à Tripoli. Dans un lieu qui s’appelle Tarik al-Sikka. C’est une prison officielle. On n’y a même pas le droit à un avocat, et puis on nous y frappait jour et nuit. Même les femmes enceintes, même les nouveau-nés, ils tapent tout le monde là-bas. Pour sortir, c’est 500 euros pour les hommes, et 700 euros pour les enfants et pour les femmes aussi. Or, quand on est envoyé en prison, on nous prend tout. L’argent, le téléphone, tout. Donc on passe par un intermédiaire entre la police et nous pour payer. Ce sont les passeurs qui organisent l’échange, mais eux aussi, ils ont encore un intermédiaire. C’est du business, tout le monde profite de nous.

    (...)

    https://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/temoignage-moustady

    Un mot qui dit la migration et qui avait déjà été recensé dans la métaliste des mots (précisément ici : https://seenthis.net/messages/414225#message669506) :
    #diamant_noir

    –-> ajouté à la métaliste sur les #mots de la migration

    #migrations #asile #réfugiés #terminologie #vocabulaire

    ping @sinehebdo