• Qu’est-ce que Mastodon ? Un expert des médias sociaux explique pourquoi ce n’est pas le nouveau Twitter
    https://theconversation.com/quest-ce-que-mastodon-un-expert-des-medias-sociaux-explique-pourquo

    À la suite de la prise de contrôle bruyante de Twitter par Elon Musk, nombreux sont ceux qui ont cherché des alternatives à la plate-forme de microblogging de plus en plus toxique. Beaucoup se sont tournés vers Mastodon, qui a attiré des centaines de milliers de nouveaux utilisateurs depuis le rachat de Twitter.
    .../...
    Mais si Mastodon prend en charge un grand nombre de fonctions identiques à celles que Twitter propose, il ne s’agit pas d’une plate-forme unique. Il s’agit plutôt d’une fédération de serveurs interconnectés et gérés indépendamment.

    Par comparaison, #diaspora a un fonctionnement similaire (ou je dis une bêtise) ?
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Diaspora*

    #réseaux_sociaux #Mastodon #Twitter #fédiverse

  • « La diaspora africaine est un acteur essentiel du développement économique et social de l’Afrique »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/09/03/la-diaspora-africaine-est-un-acteur-essentiel-du-developpement-economique-et

    « La diaspora africaine est un acteur essentiel du développement économique et social de l’Afrique »
    TribuneAlain Gauvin
    Avocat au barreau de Paris, docteur d’Etat en droit
    Le juriste Alain Gauvin met en garde, dans une tribune au « Monde », sur l’actuelle proposition de directive du Parlement européen et du Conseil, dite « directive CRD VI » qui pourrait mettre en danger le partenariat Afrique-Europe, et empêcher les banques africaines d’offrir leurs services à leur clientèle diasporique résidant en Europe.
    Au terme de la visite du président de la République Emmanuel Macron, au Cameroun, au Bénin et en Guinée-Bissau (du 25 au 28 juillet), visite intervenant « dans le droit fil de l’agenda présenté en novembre 2017 à Ouagadougou pour renouveler la relation Afrique-France », on peut s’interroger sur la capacité de l’Union européenne (UE) à renforcer et à pérenniser son partenariat avec l’Afrique.
    Certes, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, rappelait, lors de la conférence de presse clôturant [le 18 février] le 6e sommet Afrique-UE, la nécessité d’un tel partenariat, en définissant clairement le rôle de l’UE, « un partenaire économique » auquel l’Afrique peut « faire confiance ».Certes encore, le « paquet d’investissement “Global Gateway” Afrique-Europe » à 150 milliards d’euros, qui a pour objet de « soutenir l’Afrique en vue d’une reprise et d’une transformation solides, inclusives, vertes et numériques », illustre de façon remarquable toute l’attention politique européenne portée à l’Afrique.
    Mais, le droit européen ne semble pas toujours en phase avec la politique européenne alors même que, en tant qu’instrument, il devrait la servir.
    A titre d’exemple de cette incohérence juridique, on sait que la diaspora africaine est un acteur essentiel – plus stable que l’aide publique au développement et les investissements directs étrangers – du développement économique et social de l’Afrique. On sait aussi que les transferts d’argent et la « bi-bancarisation » contribuent puissamment au lien économique entre les deux continents.
    Pourtant, la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil, communément appelée « directive CRD VI » [Capital Requirements Directive VI ] pourrait bien, si sa rédaction actuelle était conservée, susciter de fâcheuses divergences d’interprétation entre les Etats membres quant à la latitude qui devrait être laissée aux banques des pays tiers – et, donc, des banques africaines – d’offrir leurs services à leur clientèle diasporique résidant en Europe.En effet, l’article 21 quater de la CRD VI exigerait des banques africaines qu’elles créent une succursale dans chaque pays de l’Union européenne où elles souhaiteraient exercer une activité bancaire, ce qui, en soi, n’est pas critiquable. Cependant, aujourd’hui, certains Etats de l’Union interdisent aux banques africaines de commercialiser, sur leur sol, auprès des diasporas, les services bancaires dont ces dernières ont besoin dans leur pays d’origine, en Afrique.Ces Etats pourraient maintenir cette interdiction, en excipant, à tort, l’article 21 quater. Une telle interdiction comporte deux pernicieuses conséquences : premièrement, elle freine l’inclusion financière des populations ; deuxièmement, elle affecte les transferts d’argent ou en empêche l’intégration dans le circuit bancaire au mépris de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, et du développement de l’Afrique.
    La Banque centrale européenne (BCE) ne s’y est pas trompée et a, dans son avis du 27 avril 2022, invité « les organes législatifs de l’Union à clarifier la formulation du nouvel article 21 quater de la CRD et, en particulier, à fournir une liste claire des services bancaires de base visés par cet article ». Cette invitation donne à penser que le législateur européen ne maîtrise pas l’objet de ses textes ; il peut néanmoins compter sur la compétence et la vigilance de la BCE, bien que le rôle du banquier central ne soit pas de combler les carences des organes politiques de l’UE.
    En définitive, pour prévenir une diversité d’interprétations hasardeuses de la CRD VI, qui pourrait mettre à mal le partenariat que l’Afrique et l’Europe aspirent à nouer, il conviendrait d’adopter la solution mise en œuvre par la France dès 2014 qui, tout en protégeant la place bancaire française, permet aux banques ressortissantes des pays bénéficiaires de l’aide au développement, de bancariser les diasporas.

    #Covid-19#migration#migrant#afrique#UE#france#diasporas#transferts#developpement#economie#systemebancaire#postcovid

  • Connaitre, c’est aussi apprendre à nommer

    (https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2022/08/9782490297160.webp

    Dans sa préface, Maboula Soumahoro parle, entre autres, de femmes noires des trois continents bordant l’océan atlantique, du Black Feminism, du concept d’intersectionnalité, de décentrage, « Ainsi, « d’autres géographies de la raison, d’autres savoirs » doivent également être envisagés et pris en compte », du Brésil et des populations africaines esclavisées, des processus de racialisation au sein de la République française, « Une fois encore, la race et les processus de racialisation qui se déploient au sein de la République aujourd’hui encore ne sauraient être dissociés des questions de classe et de genre », des Amériques noires, de récit afrodiasporique, des deux autrices du livre et de leurs expériences personnelles « partie intégrante de l’élaboration de leur pensée », de cet ouvrage ouvrant les portes d’un « Nouveau monde »…
    « Penser et panser à partir de l’expérience et du corps, puisque ce dernier – construit historiquement et politiquement – fait partie de l’équation et ne saurait être laissé de coté. C’est aussi cela le féminisme noir : un ancrage radical dans la réalité »

    Note sur : Djamila Ribeirio & Nadia Yala Kisukidi : Dialogue transatlantique
    Perspectives de la pensée féministe noire et des diaspora africaines

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/09/02/connaitre-cest-aussi-apprendre-a-nommer

    #féminisme #diaspora

  • En Espagne, les Marocains d’Europe reprennent « la route du bled »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/06/16/en-espagne-les-marocains-d-europe-reprennent-la-route-du-bled_6130590_3212.h

    En Espagne, les Marocains d’Europe reprennent « la route du bled »
    Pandémie, fermeture des frontières, crise diplomatique entre Madrid et Rabat : les traditionnels retours estivaux de la diaspora avaient été empêchés durant deux ans.
    Le Monde avec AFP
    Publié hier à 11h33, mis à jour hier à 11h37
    « Enfin ! », exulte Reda, un Marocain de 20 ans tout juste arrivé au port d’Algésiras, dans le sud de l’Espagne, mercredi 15 juin, au premier jour de l’opération espagnole « Passage du détroit », qui marque le retour estival au pays de la diaspora marocaine. Comme lui, des millions de Marocains d’Europe ont attendu trois ans pour reprendre « la route du bled » et rentrer au Maroc pour l’été en voiture et en ferry via l’Espagne.Pour cela, il a fallu que Rabat décide mi-avril de rétablir les liaisons maritimes avec l’Espagne après la fin d’une grave crise diplomatique de près d’un an entre les deux pays riverains du détroit de Gibraltar. « Hier soir, je n’ai pas réussi à dormir, j’étais trop excité », confie Reda, étudiant à Helsinki, en Finlande, d’où il est parti en voiture avec son amie il y a une semaine, traversant l’Europe en diagonale sur près de 4 500 kilomètres pour rejoindre sa famille à Agadir, au sud-ouest du Maroc.
    Avec plus de 3,3 millions de voyageurs et plus de 760 000 véhicules à l’été 2019, l’opération « Passage du détroit » ou « Marhaba » (« bienvenue » en arabe) constitue « l’un des flux de personnes les plus importants entre continents » sur une période aussi brève, selon le gouvernement espagnol. « Ce sont les deux seuls étés (2020 et 2021) de ma vie que je n’ai pas passés au Maroc », souligne Reda, claquettes aux pieds et bob vissé sur la tête. Descendre en voiture, « c’est presque une tradition pour nous. »
    Dans le grand complexe portuaire d’Algésiras, Reda n’est plus qu’à 14 km du port de Tanger, au Maroc. On commençait mercredi à y voir quelques voitures chargées jusqu’au toit et des familles cherchant un coin d’ombre pour manger devant d’imposants ferries rouges.De l’autre côté du détroit, dans le port de Tanger-Ville, l’arrivée se déroule sans accrocs.« L’accueil s’est très bien passé. On a été contrôlé mais je trouve ça bien pour la sécurité de tout le monde. Je suis pressé de commencer mes vacances », confie à l’AFP Omar, en descendant du ferry Maria-Dolores, parti de Tarifa, un autre port espagnol. Ce n’était toutefois pas encore la foule, celle-ci étant attendue pour la fin du mois et le premier week-end de juillet.
    Ce retour à la normale n’a pourtant rien d’évident. Les liaisons maritimes entre l’Espagne et le Maroc n’ont repris que mi-avril alors que Rabat avait rouvert ses ports aux autres pays européens dès l’été 2021.La frontière entre les deux pays avait été fermée en mars 2020 en raison de la pandémie de SARS-CoV-2, la fermeture étant ensuite prolongée par la crise diplomatique survenue en mai 2021 à propos du Sahara occidental, ex-colonie espagnole dont le Maroc contrôle environ 80 % du territoire, mais qui est aussi revendiqué par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario.La crise a pris fin en mars lorsque Madrid, faisant volte-face, a apporté son soutien au plan d’autonomie marocain. « C’est une honte (…) Avec ces disputes entre politiques, ceux qui paient la facture, ce sont les gens », s’indigne Abdel Ghani, 67 ans, un retraité ayant la double nationalité espagnole et marocaine venu acheter un billet.« Tu ne peux pas fermer la frontière quand des millions de gens veulent traverser », commente Reda, qui affirme que ses parents sont « devenus fous » l’été dernier après l’exclusion de l’Espagne des liaisons maritimes avec le Maroc.
    Cet été, les autorités espagnoles et marocaines attendent encore plus de voyageurs qu’en 2019, la dernière année avant la pandémie.Le Maroc a lancé son opération « Marhaba » dès le 5 juin avec des agents déployés dans les ports espagnols de Motril, Almeria et Algésiras, mais aussi dans ceux de Sète et de Marseille, dans le sud de la France, et de Gênes, en Italie.
    Mais « malheureusement, l’argent perdu » durant les plus de deux ans de fermeture « ne pourra pas être récupéré », se lamente Manuel Piedra, président de l’Association des entreprises de services de la baie d’Algésiras (AESBA).Les pertes directes et indirectes se sont élevées à près de 500 millions d’euros, estime l’AESBA, qui représente 90 entreprises locales, dont plusieurs compagnies maritimes.En attendant son ferry, Reda oublie la politique, regarde dans le vide et voyage dans le temps : « Ça me rappelle mon enfance, je voyageais tous les étés en voiture. C’est juste génial ! »

    #Covid-19#migrant#migration#sante#maroc#espagne#france#retour#diaspora#pandemie#traverseemaritime

  • « Cela fait trois jours que je ne dors pas » : à Marseille, l’interminable attente des clients d’Algérie Ferries
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/05/30/cela-fait-trois-jours-que-je-ne-dors-pas-a-marseille-l-interminable-attente-

    « Cela fait trois jours que je ne dors pas » : à Marseille, l’interminable attente des clients d’Algérie Ferries
    En prévision de la saison estivale, le ministère algérien des transports a annoncé un renforcement des traversées maritimes, mais la très forte demande a fait dérailler le système de réservation.
    Par Safia Ayache(Alger, correspondance)
    « Il faut prendre un ticket numéroté et attendre son tour », indique un agent de sécurité posté devant l’agence d’Algérie Ferries à Marseille. Un semblant de calme était revenu, vendredi 27 mai, aux abords des locaux de la compagnie maritime nationale algérienne dans la cité phocéenne. Deux jours plus tôt, l’afflux de clients cherchant désespérément à réserver un bateau pour l’Algérie avait failli tourner à l’émeute, entraînant l’intervention des forces de l’ordre. Deux ans après la fermeture de ses frontières pour cause d’épidémie de Covid-19, l’Algérie s’ouvre peu à peu mais pas assez vite, estiment ses ressortissants et les membres de sa diaspora.
    A l’entrée de l’agence marseillaise, les rideaux métalliques ont été descendus de moitié et des agents filtrent les passages. Une cinquantaine de personnes patientent, debout derrière des barrières ou assis sur des chaises pliables. « Certains sont venus hier soir et ont dormi ici pour être sûrs d’acheter leur billet », indique Abdelhamid. Cet Algérien qui réside à Marseille souhaite se rendre à Alger, mais il est prêt à embarquer pour n’importe quelle ville algérienne, « tant que j’arrive à partir ».
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Algérie, les drames encore invisibles des féminicides
    Muni de son ticket, il fait le pied de grue sous le soleil en attendant que son épouse vienne prendre le relais lorsqu’il devra se rendre au travail. « C’est toute une organisation, mais on ne peut rien y faire, c’est comme ça », dit-il, fataliste. Comme d’autres, il n’est pas allé en Algérie depuis longtemps. « Cela fait deux ans, précise-t-il. Ma mère est âgée et je veux la voir. J’ai même regardé les dessertes entre Alicante [en Espagne] et Oran mais il n’y a rien et les prix des compagnies aériennes sont trop chers. »
    Des sites Internet saturésEn prévision de la saison estivale, propice au retour au pays des membres de la diaspora et des Algériens résidant à l’étranger, le ministère des transports a annoncé le 19 mai un renforcement du programme des traversées maritimes. Algérie Ferries et la compagnie privée française Corsica Linea ont chacune été autorisées à opérer cinq dessertes hebdomadaires supplémentaires, notamment entre Marseille et les villes d’Alger, Oran, Bejaïa et Skikda.Mais à l’ouverture de la vente des billets, le 23 mai, la très forte demande a fait dérailler le système de réservation. Les sites Internet des deux compagnies ont rapidement été saturés. La forte affluence – « 200 000 connexions par seconde » lors des deux premiers jours de mise en service, précise Algérie Ferries – a provoqué d’importants problèmes informatiques. Si la compagnie affirme qu’il est désormais possible de réserver en ligne « en toute sécurité », les voyageurs peinent toujours à y parvenir et sont contraints de se rendre dans les agences.Depuis plusieurs jours, les scènes de files d’attente interminables et de tensions se multiplient devant les locaux de la compagnie maritime à Paris, Lyon, Lille et Marseille. « J’ai pu réserver des billets mais je n’ai pas pu payer sur Internet, voilà pourquoi je suis là », explique Selma. Assise à quelques mètres des portes de l’agence marseillaise, cette mère de famille occupe ses deux enfants tandis que son mari patiente dans la longue file.
    Si elle a privilégié la compagnie algérienne, c’est parce qu’elle voulait profiter des tarifs promotionnels annoncés récemment. « L’ENTMV [Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs, dont Algérie Ferries est une filiale commerciale] a baissé les prix des billets de 50 %, ce qui explique cette demande importante par rapport à d’autres compagnies étrangères », indiquait Karim Bouzenad, son directeur commercial, sur la chaîne de télévision algérienne Echorouk TV le 24 mai.Sur son téléphone, Selma montre sa réservation : un aller-retour pour deux adultes, deux enfants et un véhicule, le tout pour 1 800 euros. Un tarif avantageux comparé aux prix pratiqués par les compagnies aériennes. Alors qu’un aller-retour France-Algérie en avion coûtait environ 300 euros avant la pandémie, le prix d’un aller simple peut aujourd’hui monter jusqu’à 600 euros.(...) Pour pouvoir répondre à la forte demande, les compagnies, tributaires des autorisations accordées par les autorités, promettent de mettre les bouchées doubles. « Les voyages supplémentaires autorisés offrent trois fois plus de capacité », a indiqué Algérie Ferries dans un communiqué publié le 22 mai. Un troisième navire pouvant transporter 1 300 passagers et 450 véhicules doit être prochainement mis en service. La compagnie française Corsica Linea devrait elle aussi affréter, en juin, un troisième navire d’une capacité de 2 800 passagers.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#sante#pandemie#frontiere#circulation#retour#diaspora#france

  • Le Sri Lanka placé en état d’urgence
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/03/le-sri-lanka-place-en-etat-d-urgence_6120365_3210.html

    Le Sri Lanka placé en état d’urgence
    La situation est insurrectionnelle sur l’île, traversée par une crise économique inédite. La population, qui vit depuis des mois au rythme des pénuries de biens essentiels et des coupures de courant, réclame le départ du président.
    Par Sophie Landrin(New Delhi, correspondante)
    Publié hier à 11h35, mis à jour à 08h16

    Temps de Lecture 3 min.

    Sélections

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    Le Sri Lanka s’enfonce dans la crise. Après de violentes manifestations dans tout le pays pour réclamer le départ du président Gotabaya Rajapaksa et de son frère Mahinda, qui occupe le poste de premier ministre, le gouvernement a décrété l’état d’urgence vendredi 1er avril. L’armée dispose désormais de pouvoirs étendus pour assurer l’ordre public et peut arrêter et détenir des personnes sans mandat. Un couvre-feu de trente-six heures a également été imposé jusqu’à lundi, pour tenter de prévenir de nouvelles manifestations. La population a interdiction de sortir, de se trouver sur une voie publique, dans un parc, dans un train ou sur le bord de mer, à moins d’avoir une autorisation écrite des autorités. Dimanche, le ministère de la défense a ordonné la suspension de tous les réseaux sociaux.
    Ces mesures autoritaires ont été prises après que des centaines de personnes ont tenté de s’introduire dans le domicile du président à Colombo, la capitale, dans la nuit de jeudi à vendredi aux cris de « Va-t’en, Gota ». et que d’autres bloquaient la circulation dans plusieurs villes, mettant le feu à des bus militaires et des véhicules de police. Le président a tenté de réduire ces protestations à « des forces extrémistes appelant à un printemps arabe ».
    La colère des Sri-Lankais est bien plus profonde, nourrie par la crise économique très grave que traverse le pays depuis deux ans. La baisse de la fréquentation touristique due à l’épidémie Covid-19, à la diminution des transferts de revenus de la diaspora durant la crise sanitaire et aux décisions prises complètement à contre-temps par le gouvernement comme la baisse de la TVA et la suppression de plusieurs taxes ont asséché les caisses d’un Etat qui croule sous une dette de 51 milliards de dollars.
    Le Sri Lanka ne dispose plus de réserves de change et de dollars pour importer les biens nécessaires au fonctionnement de l’île. Le pays manque de tout et vit au rythme des pénuries et des coupures d’électricité depuis le mois de février. Il n’y a plus d’essence, plus de gaz, plus de médicaments, les étagères des magasins alimentaires sont vides et l’inflation bat chaque mois des records (18,7 % en mars). Il ne reste quasiment plus une goutte de carburant dans les stations-service et le transport des biens et des personnes à travers le pays est gravement perturbé.
    (...) Le gouvernement a été incapable de faire face à la crise de la dette et s’est refusé de demander l’aide du FMI. Il est également pointé du doigt par les Nations unies sur le plan du respect des droits de l’homme et des minorités. Alors que les touristes, revenus depuis peu, commencent à fuir, les coupures d’électricité devraient s’atténuer dans les jours prochains, du moins temporairement. L’Inde a envoyé 40 000 tonnes métriques de diesel, samedi 2 avril. C’est la quatrième fois que le voisin expédie du carburant, dans le cadre d’une ligne de crédit de 500 millions de dollars ouvert par New Delhi pour acheter des biens essentiels et du pétrole en provenance du sous-continent.

    #Covid-19#migrant#migration#srilanka#sante#crise#diaspora#tourisme#pandemie#transfert

  • « C’est à en devenir fou » : en Algérie, la quasi-fermeture du ciel met les nerfs des voyageurs à rude épreuve
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/03/28/c-est-a-en-devenir-fou-en-algerie-la-quasi-fermeture-du-ciel-met-les-nerfs-d

    « C’est à en devenir fou » : en Algérie, la quasi-fermeture du ciel met les nerfs des voyageurs à rude épreuve. Rareté des vols, prix exorbitants des billets, manque de communication des autorités... Le ras-le-bol monte chez les clients d’Air Algérie, la compagnie aérienne nationale.
    Par Safia Ayache(Alger, correspondance)
    A deux pas de la place Maurice-Audin, en plein centre d’Alger, une dizaine de personnes patientent devant le siège de la compagnie Air Algérie. Ticket numéroté à la main, ceux qui sont à l’intérieur de l’agence prennent leur mal en patience dans l’attente d’un renseignement sur leur projet de voyage. Naïma malmène le bout de papier entre ses doigts. « Je suis venue ce matin et il y avait un monde fou. Je suis rentrée chez moi et là je tente de nouveau ma chance », explique cette quinquagénaire, arrivée début février pour rendre visite à sa mère âgée et qui souhaite rejoindre son domicile, dans le sud-ouest de la France.
    Pour venir en Algérie, déjà, « c’était toute une mission », poursuit-elle. Il lui a fallu prendre le train et partir depuis Paris, car le nombre de vols en partance du sud de la France vers l’Algérie est très limité. Il y a deux ans, cette mère de famille était restée « coincée » quatre mois dans la capitale algérienne à la suite de la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes décidée en mars 2020 par les autorités pour endiguer la pandémie de Covid-19. Depuis, le trafic au départ et à destination de l’Algérie n’est jamais revenu à la normale.
    Après la réouverture partielle du 1er juin 2021, les espoirs des voyageurs ont de nouveau été douchés avec le retrait, sans explication, d’un programme d’Air Algérie qui prévoyait une augmentation hebdomadaire de 108 vols. A partir du 15 mars, ceux-ci étaient supposés s’ajouter à la cinquantaine de vols déjà opérés. Le 10 mars, un jour après la publication de ce programme, le limogeage pour « faute grave » du ministre des transports, Aïssa Bekkaï, a ouvert la voie à de nombreuses spéculations.
    « Il n’y a pas de logique dans la prise de décision », résume laconiquement Abdelouahab Yagoubi, membre de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée populaire nationale (APN), qui appelle depuis plusieurs mois à la réouverture complète du ciel algérien. « On comprend qu’au début de la crise, c’était la panique. Il n’y avait pas les outils permettant de faire un contrôle des passagers. Mais maintenant, avec les tests de dépistage, c’est différent », poursuit ce député de la diaspora, très critique sur ce qu’il qualifie de « cacophonie ».Jeudi 24 mars, un nouveau ministre des transports, Abdallah Moundji, a été nommé par le président Abdelmadjid Tebboune. Le même jour, le ministère a publié un nouveau programme faisant état de 64 vols supplémentaires opérés par la compagnie nationale dès le 27 mars. Sauf que celui-ci a de nouveau été supprimé des réseaux sociaux institutionnels sans raison donnée.
    De quoi émettre les nerfs des voyageurs à rude épreuve. « C’est à en devenir fou », se plaint Nassim, un habitant de la région de Sétif, dans l’est du pays. « Plusieurs villes de l’intérieur ne figurent même pas au programme. On se retrouve dans l’obligation de partir depuis Alger, Constantine ou Oran », observe le jeune homme. Dur de planifier un voyage, qu’il soit professionnel ou personnel, dans ces circonstances. Car une fois sortis du pays, les voyageurs n’ont plus vraiment de visibilité sur les modalités de retour. Ainsi Soumia, une jeune Algéroise, est bloquée à Tunis depuis près d’un mois. « J’ai acheté un billet ouvert à Alger, mais jusqu’à récemment il n’y avait pas de plan de vol pour avril. Je vais devoir attendre le 7 avril pour rentrer », explique cette trentenaire partie en Tunisie pour rendre visite à des proches.
    Le programme réduit et les autorisations de vols délivrées au compte-goutte par les autorités aux compagnies aériennes, algérienne ou étrangères, provoquent l’envolée des prix. Les tarifs n’ont jamais été aussi élevés – il faut ainsi compter un minimum de 600 euros pour un aller simple entre Paris et Alger, parfois sans bagage en soute, contre 250 à 300 euros avant la pandémie – et suscitent l’ire des internautes, qui comparent régulièrement le coût des billets entre l’Europe et l’Algérie à ceux pratiqués pour des longs-courriers. Abdelouahab Yagoubi dénonce un véritable « racket ». Le 13 octobre 2021, le député, qui a obtenu l’adhésion de 44 autres élus, a soumis un projet de création d’une commission d’enquête parlementaire afin de « mettre en évidence les difficultés de voyager des concitoyens, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays », explique-t-il. « On attend toujours que le bureau de l’APN mette notre projet à l’ordre du jour », regrette-t-il, soulignant qu’une autre enquête sur la cherté des billets, annoncée le 9 novembre par le premier ministre, Aïmen Benabderrahmane, n’a toujours pas publié ses conclusions.
    Cette quasi-fermeture du ciel « pénalise aussi les entreprises qui ont besoin d’envoyer leurs employés en formation à l’étranger et a des conséquences sur tout un écosystème », ajoute Abdelouahab Yagoubi, qui fait référence aux destructions d’emplois directs et indirects provoquées par le ralentissement ou l’arrêt de l’activité de plusieurs aéroports du pays. Quant à Air Algérie, qui n’opère plus que 20 % des vols de son programme d’avant-crise, elle a enregistré des pertes financières considérables (plus de 40 milliards de dinars en 2020, soit environ 250 millions d’euros), sans pour autant bénéficier d’un soutien financier de la part de l’Etat.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#sante#circulation#frontiere#pandemie#diaspora#transportaerien

  • Malgré la pandémie, le Sud tunisien renouvelle son offre touristique
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/20/malgre-la-pandemie-le-sud-tunisien-renouvelle-son-offre-touristique_6110170_

    Malgré la pandémie, le Sud tunisien renouvelle son offre touristique
    Les hôtels et maisons d’hôtes de Tozeur ont fait le plein de visiteurs pour les fêtes de fin d’année. Un signe que les affaires reprennent, après plusieurs saisons sinistrées.
    Plantés aux portes du désert tunisien, les appartements et les suites couleur sable de l’hôtel Anantara s’ouvrent sur une mer de dunes. Un complexe haut de gamme qui a donné un nouveau souffle à l’offre touristique de la région de Tozeur, après plusieurs saisons plombées par les crises politique et économique, puis par la pandémie. Après un démarrage difficile – le lieu a dû fermer à peine trois mois après son ouverture, en 2019, alors que la première vague du Covid-19 déferlait sur l’Europe –, les protocoles sanitaires et la vaccination ont permis « une reprise en douceur », selon le directeur général, Jesus Arnedo.
    Le pari de l’Anantara était risqué. Depuis la révolution de 2011, plus de la moitié des établissements hôteliers n’ont pas rouvert dans cette partie du pays. Certaines bâtisses de la ville ne sont plus que des ruines. Même si 80 % des employés de l’Anantara sont originaires de la région, le taux de chômage touche un actif sur quatre, et la plupart des jeunes refusent de travailler dans le tourisme. « Ils n’y croient plus », déplore Mondher Ben Soltane, propriétaire de la maison d’hôtes Saida Beya, à quelques encablures de la médina de Tozeur. Pourtant, les modèles proposés par l’Anantara et Saida Beya ont su se maintenir grâce à une proposition différente du tourisme de masse, dominant en Tunisie pendant des décennies et aujourd’hui remis en question. « Les touristes ou la diaspora, qui viennent à l’Anantara, cherchent une expérience atypique, en plus du luxe, des excursions personnalisées dans le désert, le coucher de soleil sur les dunes, des promenades à vélo dans la palmeraie », énumère Jesus Arnedo. Mondher Ben Soltane, lui, a choisi de ne pas bâtir de piscine « pour encourager les touristes à sortir, se balader et non pas rester entre quatre murs », à l’inverse des offres « all-inclusive » de nombreux établissements balnéaires, et propose à ses hôtes des mets traditionnels du Sud à base de viande de dromadaire. Les opérateurs se disent confiants. Alors que la haute saison 2020 avait été percutée par la pandémie, le mois de décembre 2021 a été faste à Tozeur. La totalité des hôtels et maisons d’hôtes ont accueilli des visiteurs pendant la semaine des vacances scolaires et de célébrations du réveillon, soit une augmentation de 78 % par rapport à l’année précédente, selon le gouverneur de la ville, Aymen Bejaoui. Pour remonter la pente après la crise sanitaire, ce dernier a misé sur la vaccination massive, en encourageant la population à s’inscrire rapidement.
    Tozeur s’est aussi ouverte à de nouvelles activités. La ville a accueilli pendant plus d’un mois, en octobre et novembre 2021, un événement de saut en parachute dans le désert et le festival de musique soufie Rouhaniyet, qui a drainé des milliers de visiteurs. Et c’est encore ici qu’ont été délocalisés, début décembre 2021, les défilés de la Tunis Fashion Week.
    Malgré l’arrivée du variant Omicron, Akram Miadi, 47 ans, qui tient sa boutique de souvenirs depuis trois décennies, estime que le pire est derrière lui. « Aujourd’hui, même si la clientèle internationale manque encore à l’appel, les Tunisiens viennent en masse, on sent qu’ils redécouvrent leur pays », affirme-t-il. Les rares étrangers présents sont aussi friands de ces voyages hors des sentiers battus. Ce nouveau tourisme saharien, qui n’est pas encore réglementé par un cahier des charges précis, attire les initiatives de jeunes Tunisiens, comme Elyes Sassi, 30 ans, rentré il y a trois ans du Royaume-Uni où il avait une entreprise de production documentaire pour développer des parcours sur-mesure et complètement programmables en ligne avec son agence Saharansky, « à l’inverse des agences vieille école qui utilisent encore le téléphone ou les fax », plaisante-t-il. Un modèle qu’il a déjà dupliqué au Maroc et s’efforce d’implanter en Arabie saoudite.Malgré son enthousiasme, le jeune entrepreneur déplore, comme d’autres opérateurs touristiques, certaines défaillances du Sud tunisien.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#sante#pandemie#tourisme#retour#diaspora#economie

  • ‘A world problem’: immigrant families hit by Covid jab gap | Global development | The Guardian
    http://www.theguardian.com/global-development/2021/jul/08/a-world-problem-immigrant-families-hit-by-covid-jab-gap
    https://i.guim.co.uk/img/media/bdb918878352dcaa40cf733864c3db0e2c01db57/0_244_4500_2700/master/4500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    ‘A world problem’: immigrant families hit by Covid jab gap
    Families spread across rich and poor countries are acutely aware of relatives’ lack of access to vaccine. For months she had been dreaming of it and finally Susheela Moonsamy was able to do it: get together with her relatives and give them a big hug. Throughout the pandemic she had only seen her siblings, nieces and nephews fully “masked up” at socially distanced gatherings. But a few weeks ago, as their home state of California pressed on with its efficient vaccination rollout, they could have a proper reunion.“It was such an emotional experience, we all hugged each other; and with tears in our eyes, we thanked God for being with us and giving us the opportunity to see each other close up again and actually touch each other,” she says. “We never valued a hug from our family members that much before.”
    A couple of weeks later, the high school counsellor set off from her home in Oakland for a family trip to Disneyland on the outskirts of Los Angeles. It felt “strange … but wonderful” after a year spent hunkered down with her elderly parents. But while they were away she and her relatives received news that brought great sorrow: one of Moonsamy’s cousins, the daughter of her father’s sister, had died of Covid-19.This was not a family member in California, where Moonsamy has lived for 35 years, but in South Africa, the country where she was born and her parents left during apartheid. There, Covid is running rampant in a virulent third wave. Less than 6% of the population has had one dose of the vaccine and less than 1% has had two.
    The virus has now claimed the lives of 13 of Moonsamy’s family and friends, and she feels every day may bring more bad news. Amid talk of the pandemic nearing its end in California, where more than half the population is fully vaccinated, she has very mixed feelings.“It’s definitely exciting,” she says. “But at the same time you think of the ones that have gone, and you feel, if only they were able to get to this point – to celebrate with us. That would be just so great. We need to remember them … and look forward. To celebrate the freedom but at the same time keep the ones who have gone in mind.”
    Moonsamy is far from the only person to feel conflicted about the easing of restrictions. Across Europe and North America in the coming months, mass vaccination programmes are expected to bring back some form of normality. In England restrictions are due to be eased on 19 July, baptised “Freedom Day” by the tabloid press. In the US, most states have lifted restrictions already. Across the EU, to varying degrees, countries are preparing to reopen for summer. But in much of the rest of the world – from Kampala to Cape Town, the Philippines to Peru – the pandemic is not only ongoing but worsening. In low-income countries just 1% of the population on average has been given at least one dose of the vaccine.Caught in the middle of this growing divide are millions of people with relatives in the developed and the developing worlds, who find themselves struck by the staggering global inequality in their daily family catchups, WhatsApp groups and Skype chats.These huge differences have long been a facet of the diaspora experience, but the pandemic has magnified them. For many, the two-speed vaccination programmes have come to represent all that one part of the family has and the other has not.
    “[I feel] a huge amount of guilt … and a lot of sadness,” says Isabella (not her real name), a law student born in Colombia but who has lived in Canada since she was four.Like much of South America, Colombia is in the grip of a third wave of Covid-19, which has claimed about 45,000 lives since mid-March – more than 40% of the total death toll. About 24% of the population has had their first dose of the vaccine; in Canada, the figure is 69%.
    Isabella, 23, is fully vaccinated. Getting her first dose last month was an emotional experience. “I felt happy but I also remember just wanting to burst into tears when I was sitting in the little chair, because when I looked around me it was incredible to see how well organised the vaccination programme was, but I also knew that this is not the case in Colombia and it would be at least another year before my cousin my age in Colombia would be sitting in the same chair,” she says. “And who knows what might happen between now and then?” Farouk Triki, 30, is a Tunisian software engineer living in Paris. He left his parents and siblings behind to move to France with his wife four years ago. He has had his vaccination, but none of his family back home have: the Tunisian rollout has seemed tortuously slow to those living there, with just 5% having received both doses.
    “[I’m] concerned and scared,” says Triki, “because I’ve heard that it’s even worse than the British [variant]”, which his family caught in March. His parents, Farouk and Hanen, both teachers in Sfax on the Mediterranean coast, emerged unscathed from the illness, with neither requiring hospital treatment. But Hanen remembers the time with sadness. “Many relatives and friends died of Covid 19,” she says.For Isabella, who could only watch from afar as Covid tore through first her mother’s side of the family and then, last month, her father’s, the predominant feeling is helplessness. “I think [that] is the biggest thing, a feeling of not being able to do anything,” she says. “We try to help our family financially, sending them money if they need it, but other than that … that’s really all we can do from here.”
    Others in a similar situation have attempted to rally the community to send money to help their home countries. Raj Ojha, a mortgage broker from Nepal living in Slough in the south of England, has raised £2,000 through his organisation, the Nepalese British Community UK group. The money will go to two grassroots charities helping those hit hardest in the small Himalayan nation.“We are here in the UK and we can’t physically go back to Nepal. All we can do is extend our helping hands to the organisations that are working tirelessly in Nepal,” he says.
    At the start of this year, the head of the World Health Organization, Tedros Adhanom Ghebreyesus, warned that the world stood “on the brink of a catastrophic moral failure” if it did not get more vaccinations to the developing world. But such efforts have stalled. The Covax scheme, designed to deliver cheap doses and promote vaccine equality, was already facing accusations of aiming too low when its chief supplier, the Serum Institute of India, announced it was diverting its vaccine exports for domestic use. So far, it has distributed only 95m of the almost 2bn vaccines promised this year. Supplies are not the only problem: in many lower- and middle-income countries the logistics of a mass vaccination rollout put a huge strain on fragile healthcare systems.
    Moonsamy, Ojha and Isabella agree that there is an ethical imperative for richer countries to help those with fewer resources. However it would not simply be altruism – it just makes sense.“Now that developed countries are getting on the way to having their populations vaccinated, huge, huge efforts need to be made to get vaccines to developing countries – if not for the goodness of doing that for others then at least to protect the rest of the world from more variants,” says Isabella. Moonsamy agrees. “This is a world problem that affects all of us. By helping others, we are actually helping ourselves,” she says. Last weekend, Moonsamy held a 4 July gathering for some of her Californian relatives. They laughed, ate and talked. They also prayed for their family in South Africa. “Our hearts ache for them,” she says.
    “As much as we enjoy our amazing freedom from being locked down for the past year … we are not really free until we are all free. So we continue to do our part by helping others so that we can one day all celebrate our freedom together.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#immigrant#diaspora#vaccination#inegalite#paysdeveloppe#paysendeveloppement#OMS#solidarite

  • « On veut juste obtenir un billet pour retrouver nos vies » : la diaspora algérienne privée de retour au pays
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/07/23/on-veut-juste-obtenir-un-billet-pour-retrouver-nos-vies-la-diaspora-algerien

    Plus d’un mois après la timide réouverture des frontières de l’Algérie, ils sont encore des milliers bloqués en France à cause du nombre limité de vols et des conditions d’accès au territoire très strictes. Un exil qui génère souffrance et incompréhension.
    « Mes enfants ne rencontreront jamais leurs grands-parents… Trop âgés et malades », lâche Karim, résigné. Deux ans ont passé depuis sa dernière visite dans sa famille, non loin d’Oran. Entre-temps, l’Algérie a fermé ses frontières, le 17 mars 2020, à cause de l’épidémie de Covid-19. Karim est né en France et vit en Lorraine. A 39 ans, il travaille en usine et, malgré la rareté des congés, il a besoin de rejoindre sa famille plusieurs fois par an.
    Le 16 mai, quand le gouvernement algérien a annoncé la reprise des vols commerciaux pour les détenteurs d’un passeport du pays sous certaines conditions à partir du 1er juin, le jeune père a eu un brin d’espoir. Un sentiment de courte durée en apprenant que seuls deux vols hebdomadaires étaient disponibles. Selon Karim, le chiffre est monté depuis à une dizaine, une fréquence encore loin des 250 trajets habituels. Environ 800 000 Algériens vivent en France, selon l’Insee ; et, pour des milliers d’entre eux, les nuits blanches passées à rafraîchir les pages des compagnies aériennes en quête d’un billet s’enchaînent. Pour un certain nombre, leur vie est en Algérie. Derrière leurs ordinateurs, ils attendent l’ouverture de la billetterie, jamais annoncée à l’avance, pour ne pas louper les vols au départ de Paris ou de Marseille, pris d’assaut en moins de quinze minutes. Des billets qui peuvent être réservés seulement quelques jours avant le décollage, car les compagnies aériennes reçoivent les autorisations de vol par le gouvernement algérien généralement une semaine avant le départ.

    Les centres d’appels d’Air Algérie sont saturés et ses agences physiques à Paris et à Marseille fermées depuis le 31 mai pour « raisons de sécurité ». Sur les réseaux sociaux, des milliers d’Algériens bloqués en France s’échangent alors des conseils. Le principal groupe Facebook recense 25 000 personnes. « Ne réservez pas de billets à l’avance, pourtant disponibles sur les sites des compagnies, ils ne correspondent pas à des vols autorisés », répètent les internautes.
    Si trouver un billet n’est pas chose aisée, encore faut-il réussir à réunir la somme demandée. Leur prix a doublé par rapport au tarif habituel. Près de 700 euros pour un aller simple auxquels doivent s’ajouter pour la grande majorité des voyageurs environ 200 euros, le prix de cinq nuits d’hôtel à passer confinés. Seuls les étudiants et les personnes âgées à faibles revenus sont exemptés de ces frais de logement. « Le prix et le confinement ne sont même plus à prendre en compte. On veut juste obtenir un billet pour retrouver nos vies. Mais, aujourd’hui, il faut connaître quelqu’un pour réussir à partir », souffle Sofia Djama, qui dénonce une forme de clientélisme. Depuis janvier 2020, la réalisatrice algérienne est bloquée en France alors qu’elle ne devait y passer que quelques semaines avec son compagnon. Tous les matins, elle pense à Alger, la ville où elle a grandi et où elle réside. « Je n’ai pas pu assister à l’enterrement de ma mère. Le problème est qu’avec si peu de vols les drames continuent… Tous les Algériens qui résident en France veulent rentrer voir leurs parents une dernière fois, car l’épidémie progresse. » Adlène Détentrice de la double nationalité, la cinéaste a laissé derrière elle une boîte de production, son nouveau projet, son chat et une maison qu’elle venait d’acheter. « Désormais, il est impossible de réfléchir à l’avenir. Ils ont réquisitionné nos vies les plus intimes, ils nous ont exilés de force de notre propre pays. Ce qui me choque, c’est que mon passeport algérien ne me sert même pas à rentrer chez moi. Je ne leur pardonnerai jamais », sanglote Sofia Djama.
    Nesrine, 26 ans, vit en banlieue parisienne depuis six ans. L’étudiante en graphisme a dû assister au mariage de sa sœur en visioconférence. « J’ai pleuré, évidemment », se souvient la jeune fille en souriant. Elle relativise sa situation en se comparant avec d’autres étudiants, plus précaires. Malgré des moments difficiles, Nesrine ne veut pas inquiéter ses parents, qui vivent près d’Alger, du côté d’El Biar : « Etonnamment, l’isolement est devenu une habitude. Je les appelle moins souvent mais plus longtemps. J’évite aussi de les joindre si je ne suis pas dans mon assiette, ce qui arrivait souvent l’année dernière. »Des mariages manqués mais aussi des deuils à surmonter… L’année dernière, Adlène, qui réside en France depuis douze ans, a perdu ses deux parents : « Je n’ai pas pu assister à l’enterrement de ma mère. Le problème est qu’avec si peu de vols les drames continuent… Tous les Algériens qui résident en France veulent rentrer voir leurs parents une dernière fois, car l’épidémie progresse. » Depuis le début de la pandémie, le pays a officiellement enregistré seulement 3 938 décès. Adlène regrette la manière dont est gérée la crise par le gouvernement de son pays natal : « En utilisant la fermeture des frontières comme levier sanitaire, les autorités algériennes pointent du doigt la diaspora. Nos compatriotes pensent désormais que ce sont ceux qui viennent de l’extérieur du pays qui amènent la maladie. » Pour la première fois depuis novembre 2020, le pays a dépassé la barre des 500 contaminations quotidiennes. Dans le plus grand pays du Maghreb, 10 % de la population est vaccinée et les hôpitaux commencent à être saturés. « La dernière chose que l’on souhaite est de se retrouver dans un hôpital là-bas… Un ami à Alger me disait : “Tout le monde ici veut se casser et toi, tu veux rentrer !” », se désole Sofia, pourtant loin d’être prête à abandonner.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#diaspora#retour#frontiere#circulation#stigmatisation#mesuresanitaire#famille

  • Tunisie : la diaspora se mobilise face à une situation sanitaire « catastrophique »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/14/tunisie-la-diaspora-se-mobilise-face-a-une-situation-sanitaire-catastrophiqu

    Tunisie : la diaspora se mobilise face à une situation sanitaire « catastrophique » ;Des chaînes de solidarité s’organisent entre la société civile et les Tunisiens vivant à l’étranger, permettant de recueillir des fonds face à l’explosion des cas de Covid-19.
    Le réseau social, qui compte 7 millions d’utilisateurs dans un pays de 12 millions d’habitants, est aussi l’un des vecteurs de la chaîne de solidarité en train de s’organiser avec les Tunisiens à l’étranger. Une diaspora qui représente plus d’1,5 million de personnes, dont plus de 700 000 en France.« Nous avons déjà récolté près de 71 000 euros en dix jours et commandé une dizaine de concentrateurs d’oxygène de 10 litres ainsi que des masques FFP2 », déclare Mehdi Bouchair, 34 ans, pharmacien basé à Bizerte (nord) et vice-président de l’association d’entraide Lost and Found Tunisia en Tunisie.
    La collecte a été possible grâce à la participation de cinq associations tunisiennes issues de France, d’Allemagne, des Pays-Bas et des Etats-Unis. Un geste qui a nécessité de vaincre certaines réticences. « Les donateurs voulaient savoir où irait l’argent et exprimaient leur refus de donner aux ambassades ou à l’Etat », explique Mehdi Bouchair.La crise sanitaire s’inscrit dans un climat politique morose au sein du pays et une défiance généralisée à l’égard des institutions. Au printemps 2020, pendant le confinement, l’Etat tunisien avait mis en place un fonds de solidarité ayant permis de récolter près de 62 millions d’euros. Mais sa gestion et la répartition des financements dans la lutte contre la pandémie ont été critiquées pour leur opacité.
    « Nous sommes en train de suivre la même voie que le Liban après l’explosion du port de Beyrouth où tout le monde demandait de donner aux associations et non à l’Etat », confirme Lotfi Hamadi, fondateur de l’association Wallah We Can et membre du collectif Nafassni (« Laissez-nous respirer ») qui prévoit de publier tous les chiffres des aides et dons reçus tant de l’OMS que des pays étrangers.Malgré cette défiance à l’égard de l’Etat, la société civile s’organise pour faire face à une situation sanitaire qualifiée de « catastrophique » par les autorités. Le pays enregistre une moyenne de 100 à 150 décès par jour dus au Covid-19, soit le taux de mortalité le plus élevé du continent.« On ne peut pas parler d’un effondrement du système de santé car celui-ci continue de résister et de fournir des efforts considérables, mais c’est vrai qu’il est en souffrance », précise Yves Souteyrand, représentant de l’OMS en Tunisie.
    Il ajoute que le pays a été dépassé par l’arrivée du variant Delta, très virulent, « qui aujourd’hui représente près de la moitié des contaminations ». Selon lui, les mesures de restrictions sanitaires n’ont peut-être pas été prises assez tôt après que ce variant a été détecté dans certaines régions. « Aujourd’hui, nous avons l’un des taux épidémiques les plus sévères de la région avec 900 morts en une semaine et un taux de positivité de 35 % », explique-t-il.Face à la pénurie de vaccins et aux lenteurs de la campagne de vaccination – seulement 5 % de la population est complètement vaccinée –, de nombreux pays ont réagi en envoyant des vaccins – près de 4 millions de doses devraient ainsi affluer. « Cette solidarité internationale, qui concerne aussi l’équipement médical et l’oxygène, est remarquable », ajoute Yves Souteyrand.« Nous avons aidé et nous allons encore aider et je pense particulièrement à la Tunisie », a insisté Emmanuel Macron lors de son discours sur la situation épidémique lundi 12 juillet. Le gouvernement français a promis mardi que 800 000 doses seraient livrées « dans les prochains jours », tout en plaçant le pays sur liste rouge en raison de la dégradation de la situation sanitaire. La Tunisie enregistre plus de 500 000 cas de contamination et 16 651 décès à la date du 14 juillet.
    L’ambassade de Tunisie en France a appelé ses ressortissants le 10 juillet à participer à l’effort collectif à travers des dons en argent et en équipement médical. Dès le 18 mai, déjà alerté par la recrudescence des cas et des décès, un collectif de binationaux avait publié une tribune dans Le Monde pour appeler à la solidarité internationale, avant la visite officielle du premier ministre Jean Castex en Tunisie.
    La psychiatre Fatma Bouvet de la Maisonneuve, l’une des signataires, déplore qu’un « marché noir de la santé » s’installe face à l’urgence. Un développement symptomatique, selon elle, des défaillances dans la gestion de la crise sanitaire. « La mobilisation des associations est nécessaire car, parallèlement, vous avez des vendeurs de mort. J’y ai été confrontée lorsque j’ai essayé de chercher à distance un concentrateur d’oxygène pour l’un des membres de ma famille : les prix ont triplé en une semaine », décrit-elle.
    Lire aussi En Tunisie, la crise sur tous les frontsLa société civile et la diaspora misent sur un système d’entraide bien rodé depuis la révolution. « Beaucoup d’entre nous se sont connus via des réseaux de la société civile qui ont aidé pour la supervision des élections législatives et présidentielle depuis 2011. Avec les réseaux sociaux, on peut s’organiser facilement », explique Nesrine Rebai, 37 ans, consultante basée à Tunis pour des associations et agences onusiennes. Elle-même vient de lancer un groupe Facebook privé SOS Tunisie Covid-19 qui diffuse des initiatives et met en contact les donateurs et les organisations.
    D’autres travaillent quand même avec l’Etat, comme l’association Tunisiens des deux rives, qui a passé depuis 2020 une convention avec le ministère de la santé afin que les dons médicaux puissent être exemptés de taxes douanières. L’association, qui a mis en place un système de traçabilité des dons, a pu obtenir 300 concentrateurs d’oxygène de Tunisiens vivant à l’étranger et près de 3 millions de masques offerts par une entreprise française.Certains aimeraient donner la possibilité aux médecins partis à l’étranger de revenir dans leur pays ponctuellement, le temps de la crise. La Tunisie perd actuellement entre 700 et 800 médecins par an. S’ils sont en France, ils ne peuvent plus exercer dans leur pays d’origine, car ils doivent faire une demande de radiation auprès de l’ordre des médecins. Même chose s’ils décident de repartir en Tunisie. Si on prend l’exemple des médecins réanimateurs tunisiens : 160 exercent encore en Tunisie dans le public, 250 dans le privé, contre près de 500 en France.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#france#sante#diaspora#crisesanitaire#solidarité#medecin#retour

  • Voyager et passer les frontières quand on est palestinienne ou palestinien

    Un extrait d’un article de Julie Petteet, "Problematizing a Palestinian Diaspora", International Journal of Middle East Studies, Vol. 39, No. 4 (Nov., 2007), pp. 627-646, Cambridge University Press

    –—

    Pour de nombreux Palestiniens, le passage des frontières, les checkpoints et les « documents de voyage » est quelque chose qui prend une signification très particulière, parce que c’est quelque chose de très redouté, que ce soit dans la vie quotidienne ou dans la culture même de la société palestinienne. Dans la littérature et la poésie, les thèmes de la discrimination, de la vulnérabilité, de l’immense injustice ne traduisent jamais ou presque des situations dans lesquelles la diaspora ferait partie intégrante des sociétés qui les reçoivent. Le poème "Entrer dans un pays (To Enter a Country)" du poète palestinien Tawfiq Sayigh évoque avec éloquence le désespoir de l’apatridie et de la non-appartenance.

    Edging closer, but without admission,
    it goes on and you never reach your aim.
    Your lacking a passport means
    statelessness, no entry...
    a face that’s terrified you before
    in a thousand ports, a thousand countries...
    he bellows :
    "Your passport ?"
    No passport-
    No entry
    If you don’t have it,
    get out...
    Passports are stamped.
    Everyone hurries in :
    murderers, traitors and spies, ...
    You cry out, pray, supplicate :
    "My papers are in order ;
    I have a degree in every pocket,
    Why have they not issued my passport ?
    Who or what informed on me ?
    What are the charges against me ?
    I can answer to anything.
    There are no embassies in the ocean."

    "And which is your embassy ?”

    Tawfiq Sayigh

    On se rapproche, mais sans être admis,
    on continue et on n’atteint jamais son but.
    L’absence de passeport signifie
    l’apatridie, pas d’entrée...
    un visage qui vous a déjà terrifié
    dans un millier de ports,
    un millier de pays...
    il hurle :
    "Ton passeport ?"
    Pas de passeport –
    Pas d’entrée
    Si vous ne l’avez pas,
    sortez...
    Les passeports sont tamponnés.
    Tout le monde se presse :
    assassins, traîtres et espions, ...
    Vous criez, priez, suppliez :
    "Mes papiers sont en règle,
    j’ai un diplôme dans chaque poche,
    pourquoi n’a-t-on pas délivré mon passeport ?
    Qui ou quoi donne des informations sur moi ?
    Quelles sont les accusations portées contre moi ?
    Je peux répondre à tout.
    Il n’y a pas d’ambassades dans l’océan. »

    "Et quelle est votre ambassade ? "

    Tawfiq Sayigh

    #apatridie #palestine #frontières #poésie #diaspora

  • Maroc : réouverture des frontières aériennes à partir du 15 juin
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/07/maroc-reouverture-des-frontieres-aeriennes-a-partir-du-15-juin_6083177_3212.

    Maroc : réouverture des frontières aériennes à partir du 15 juin. Après des mois de suspension en raison de la pandémie de Covid-19, deux listes de pays ont été établies avec des règles différentes d’accès au royaume.
    Le Maroc a annoncé dimanche 6 juin la réouverture « progressive » des frontières aériennes à partir du 15 juin, après des mois de suspension avec une cinquantaine de pays, en raison de la pandémie de coronavirus.
    Deux listes de pays ont été établies avec des règles différentes d’accès : la liste A comprend « tous les pays ayant des indicateurs positifs », dont ceux de l’Union européenne, tandis que la liste B concerne 74 pays avec « une propagation des variants ou l’absence de statistiques précises sur la situation épidémiologique », parmi lesquels l’Inde, l’Algérie, l’Argentine ou l’Afrique du Sud, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères.
    Les voyageurs arrivant de pays de la liste A, qu’ils soient Marocains ou pas, doivent avoir un certificat de vaccination et/ou un résultat négatif d’un test PCR de moins de 48 heures. Ceux en provenance des pays figurant sur la liste B doivent avoir des autorisations exceptionnelles, un test PCR négatif de moins de 48 heures et se soumettre à un isolement sanitaire de 10 jours une fois sur place. Les deux listes seront actualisées « régulièrement au moins deux fois par mois selon le besoin », selon le communiqué.
    Ces derniers jours, le royaume a assoupli plusieurs restrictions liées au Covid-19 : mise en place d’un passe vaccinal permettant de voyager à l’étranger, de se déplacer sans restrictions au niveau national et au-delà du couvre-feu nocturne passé de 20 heures à 23 heures ou encore ouverture plus tardive des restaurants.Les autorités ont également autorisé la reprise des prières collectives. Les cinémas et les théâtres, tout comme les piscines publiques, ont à nouveau rouvert après près de quinze mois de fermeture.
    Le pays a recensé officiellement 521 426 cas de contamination, dont 9 178 décès depuis le début de la pandémie. Plus de 9 millions de personnes ont été vaccinées, dont 5,8 millions avec deux injections, selon le dernier bilan.
    Par ailleurs, les Marocains résidents à l’étranger pourront à partir du 15 juin rentrer au Maroc par voie maritime, depuis les ports de Sète en France et de Gênes en Italie, avec un test PCR négatif à l’embarquement et un autre réalisé à bord.

    #covid-19#migrant#migration#maroc#sante#diaspora#retour#circulation#reouverturefrontiere#vaccination#passeportvaccinal

  • « Plus que jamais, les Chinois se méfient des étrangers »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/01/plus-que-jamais-les-chinois-se-mefient-des-etrangers_6082291_3232.html

    « Plus que jamais, les Chinois se méfient des étrangers » par Frédéric Lemaître
    Chronique. Le recensement de la population chinoise effectué en 2020, dont les résultats ont été publiés le 10 mai, le confirme : la Chine est un pays vieillissant. Les ménages ne cherchent pas à profiter de la nouvelle législation qui, depuis 2016, leur permet à nouveau d’avoir un deuxième enfant. Et rien ne dit que la possibilité qui leur a été accordée le 1er juin d’avoir trois enfants change radicalement la donne. Avec un taux de fécondité de 1,3, la Chine va connaître un rapide déclin démographique. Selon une étude publiée par la revue The Lancet en juillet 2020, la population passerait de 1,4 milliard actuellement à 732 millions (− 48 %) en 2100. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour la planète ne l’est pas pour les dirigeants communistes, dont l’une des fiertés est d’être à la tête du pays le plus peuplé au monde. En 2100, la Chine serait dépassée par l’Inde, mais aussi par le Nigeria.
    Une des solutions pourrait être de favoriser l’immigration. Le pays ne compte, en effet, que 845 697 étrangers, soit deux fois moins qu’en Ile-de-France. Et encore ne s’agit-il que de personnes vivant dans le pays depuis plus de trois mois. L’immense majorité d’entre elles vont repartir. Il serait assez logique que Pékin cherche à attirer ses voisins, notamment les jeunes diplômés. L’Inde offre un réservoir de main-d’œuvre inépuisable. Actuellement, près de 18 millions d’Indiens vivent à l’étranger, essentiellement aux Emirats arabes unis, au Pakistan et aux Etats-Unis. En 2010, ils n’étaient que 15 000 en Chine, et rien ne laisse penser qu’ils sont nettement plus nombreux aujourd’hui. Pourtant, l’écart croissant de niveau de vie entre les deux géants asiatiques rend a priori la Chine attractive. Le PIB par habitant y est désormais cinq fois supérieur. A l’avenir, l’Inde pourrait donc être le réservoir de main-d’œuvre de la Chine, comme le Mexique a été celui des Etats-Unis.
    Le problème de la Chine est qu’elle n’est pas un pays d’immigration. Plus exactement, elle le devient, mais très lentement et en grande partie malgré elle. Il y avait, semble-t-il, environ 20 000 étrangers en Chine dans les années 1980. Ce n’est qu’en 2010 que le recensement les a comptabilisés. Ils étaient alors 593 832 dans le pays, sans compter les Taïwanais, les Hongkongais et les Macanais. En dix ans, l’augmentation est donc réelle (+ 42 %), mais, rapporté à la population, le total reste marginal. Le président, Xi Jinping, est conscient du problème. D’où l’adhésion de la Chine à l’Organisation internationale pour les migrations en 2016. D’où, surtout, la création par Pékin, en 2018, d’une administration nationale de l’immigration (ANI). Comme l’analyse la chercheuse Tabitha Speelman dans la revue Perspectives chinoises (n° 4, 2020), jusque-là, la Chine parlait d’« étrangers » et non de « migrants ». Le changement est donc significatif. Mais il est relatif. « Le gouvernement chinois reconnaît la Chine en tant que pays de destination pour les migrants étrangers. Cependant, cela ne signifie pas que le gouvernement considère la Chine comme un pays d’immigration », note la chercheuse. D’ailleurs la création de cette administration, qui dépend du ministère de la sécurité publique, correspond aussi à une reprise en main par Pékin au détriment des provinces. En 2019, la mise en place de mesures assurant « la sécurité politique et frontalière » a facilité l’expulsion des résidents étrangers illégaux.
    Dans une Chine très nationaliste, le sujet est extrêmement sensible. Mme Speelman rappelle qu’en février 2020 l’ANI a émis sa première proposition législative. Il s’agissait d’ouvrir le statut de résident permanent à un groupe plus large d’étrangers sur le long terme. Mais les réactions de l’opinion publique ont été si critiques que l’ANI a dû faire marche arrière. Apparemment, un débat oppose, au sein du pouvoir, les tenants d’une Chine davantage ouverte sur le monde et ceux qui y voient une source de problèmes à venir. Le Covid-19 ne va évidemment pas arranger la situation. Plus que jamais, les Chinois se méfient des étrangers, notamment des Indiens. L’Inde ne deviendra donc sans doute pas le Mexique de la Chine. Reste à Pékin une dernière solution : inciter la diaspora chinoise à rentrer au pays. Vouloir devenir la première puissance mondiale et se recroqueviller derrière sa Grande Muraille constituerait alors un paradoxe « aux caractéristiques chinoises » sans précédent.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#pandemie#immigration#politiquemigratoire#diaspora#demographie#etranger#securite#nationalisme

  • Covid-19 variants to be given Greek alphabet names to avoid stigma | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/jun/01/covid-19-variants-to-be-given-greek-alphabet-names-to-avoid-stigma
    https://i.guim.co.uk/img/media/f17e5b4566e6392adf6eac428887e29970b7d6c6/128_73_1985_1191/master/1985.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Covid-19 variants to be given Greek alphabet names to avoid stigma. WHO unveils new names for variants of concern to replace ones linked to where they were discovered. Coronavirus variants are to be named after letters of the Greek alphabet instead of their place of first discovery, the World Health Organization has announced, in a move to avoid stigma.The WHO has named four variants of concern, known to the public as the UK/Kent (B.1.1.7), South Africa (B.1.351), Brazil (P.1) and India (B.1.617.2) variants. They will now be given the letters Alpha, Beta, Gamma, and Delta respectively, to reflect their order of detection, with any new variants following the pattern down the Greek alphabet.
    The decision to go for this naming system came after months of deliberations with experts considering a range of other possibilities such as Greek Gods, according to bacteriologist Mark Pallen who was involved in the talks.The organisation said the labels do not replace existing scientific names involving numbers, Roman letters and full stops, which convey important scientific information and will continue to be used in research.
    The WHO said: “While they have their advantages, these scientific names can be difficult to say and recall and are prone to misreporting … As a result, people often resort to calling variants by the places where they are detected, which is stigmatising and discriminatory.“To avoid this and to simplify public communications, [the] WHO encourages national authorities, media outlets and others to adopt these new labels.”Historically, diseases have frequently been named after the locations they were thought to have developed, such as the Ebola virus, which takes its name from the Congolese river. However, such associations can be damaging for those places and are often inaccurate, as is the case with the “Spanish flu” of 1918, whose origins are unknown.Earlier this month, the Indian government ordered social media platforms to take down content that referred to the “Indian variant”. The government order was cited as an example of its sensitivity to accusations that it had mishandled the latest outbreak.Anti-Asian hate crime has risen as a result of the pandemic and associations between Covid and the site of its first outbreak in Wuhan, China.
    US anti-extremist groups said a rise in attacks on Asian-Americans was partly down to Donald Trump, who referred to Covid-19 as the “China virus”.Trump’s successor as president, Joe Biden, signed a hate crimes law this month to protect those who have suffered a surge in attacks during the pandemic. With US anti-extremist groups saying that the rise in hate crimes was partly due to former president Donald Trump who referred to Covid-19 as the “China virus”.The WHO epidemiologist Maria Van Kerkhove said of adopting new variant names: “No country should be stigmatised for detecting and reporting variants.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#OMS#variant#minorite#diaspora#discrimination

  • Covid-19 : l’Algérie assouplit les conditions de retour face à la colère de la diaspora
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/31/covid-19-l-algerie-assouplit-les-conditions-de-retour-face-a-la-colere-de-la

    Covid-19 : l’Algérie assouplit les conditions de retour face à la colère de la diaspora. Air Algérie va assurer six vols hebdomadaires en direction de cinq villes à partir du 1er juin : Paris, Marseille, Barcelone, Tunis et Istanbul.
    L’Algérie a légèrement assoupli les conditions d’entrée sur son sol de ses ressortissants bloqués à l’étranger en raison de la pandémie de Covid-19, en réduisant les frais de confinement obligatoire, a indiqué dimanche 30 mai un communiqué du conseil des ministres.Cette décision survient alors que la nombreuse diaspora algérienne proteste depuis plusieurs jours contre les conditions de retour draconiennes en Algérie à partir du 1er juin.
    Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné, lors de la réunion du conseil des ministres, de « dispenser les étudiants et les personnes âgées à faible revenu parmi les Algériens de retour au pays de payer les frais d’hébergement relatifs à l’isolement ». Il a également été décidé de « baisser les frais d’hébergement de 20 % pour les Algériens de retour au pays », selon le communiqué. Ces frais avaient été fixés à 41 000 dinars (quelque 250 euros).Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière une reprise progressive, à partir du 1er juin, des vols de la compagnie nationale Air Algérie après une suspension de quatorze mois. Il avait alors précisé que les frais de confinement et de dépistage à l’arrivée seraient à la charge des passagers. Un confinement de cinq jours sera obligatoire dans l’un des hôtels sélectionnés par les autorités. Une mesure qui a soulevé la colère des Algériens établis ou bloqués à l’étranger, notamment en France, où des centaines d’entre eux ont manifesté samedi devant des consulats de l’Algérie, pour dénoncer les conditions imposées par le gouvernement pour cette réouverture partielle des frontières.
    Air Algérie a confirmé samedi qu’elle allait assurer six vols hebdomadaires en direction de quatre pays (France, Espagne, Tunisie et Turquie) et cinq dessertes : Paris, Marseille, Barcelone, Tunis et Istanbul.Dans un communiqué publié dimanche, un collectif d’Algériens de l’étranger a réitéré « son rejet de l’ouverture de seulement cinq dessertes » et a demandé « à pouvoir acheter des billets d’avions auprès d’autres compagnies étrangères et alléger ainsi la pression sur Air Algérie ».
    Plusieurs millions d’Algériens de l’étranger ont dû composer avec la fermeture des frontières et la suspension des vols commerciaux et des liaisons maritimes décidées le 17 mars 2020.Depuis, les autorités ont organisé des vols de rapatriement pour leurs ressortissants, sous conditions, mais ces derniers ont été suspendus le 1er mars en raison de l’apparition du variant anglais fin février en Algérie.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#france#diaspora#sante#circulation#frontiere#retour#rapatriement#variant

  • Algérie : la réouverture partielle des frontières frustre la diaspora
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/29/algerie-la-reouverture-partielle-des-frontieres-frustre-la-diaspora_6081982_

    Le téléphone de Brahim Djellouadji n’arrête pas de sonner. A priori, le signe que les affaires reprennent pour le président de l’agence de voyage Méditerranée Events et Travels, à Marseille, alors que les autorités algériennes viennent d’annoncer la réouverture « partielle » des frontières aériennes le 1er juin après les avoir fermées le 17 mars 2020 pour endiguer la propagation du Covid-19.Pourtant, le voyagiste ne sait pas quoi répondre à ses clients qu’il dit « désemparés ». « J’essaie surtout de les réconforter, admet M. Djellouadji. L’euphorie est vite passée. La diaspora est vraiment déçue, sous le choc. »
    Malgré la réouverture, la situation est loin de revenir à la normale. Les autorités, et notamment l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, avaient assuré dans un premier temps qu’il y aurait cinq vols par jour au départ de Paris, Lyon et Marseille à destination d’Alger, Oran et Constantine. Puis le gouvernement a indiqué que seulement trois vols par semaine seraient opérés depuis Paris et Marseille.La déception est d’autant plus grande que les modalités pour entrer sur le territoire algérien sont très contraignantes. Il faudra présenter un test PCR négatif de moins de 36 heures et respecter une quarantaine obligatoire de cinq jours « avec un contrôle médical permanent » dans un hôtel que le passager devra régler avant l’embarquement. Un test doit être, aussi, réalisé à la fin du confinement et, en cas de résultat positif, l’isolement de cinq jours est reconduit.Depuis mars 2020, le voyagiste a perdu 90 % de son chiffre d’affaires. De même, l’aéroport Marseille-Provence est passé de 744 516 passagers entre la cité phocéenne et l’Algérie en 2019 à « quasiment rien, si ce n’est quelques vols de rapatriements » en 2020, indique-t-on au siège du site.
    Plusieurs millions d’Algériens de l’étranger ont dû composer avec la fermeture des frontières et la suspension des vols commerciaux et des liaisons maritimes qui durent depuis quatorze mois. Les autorités ont organisé, souvent dans le chaos, des vols de rapatriement pour leurs ressortissants, sous conditions (décès, un parent dont le pronostic vital est engagé, un problème judiciaire, etc.). Mais ces derniers ont été suspendus le 1er mars en raison de l’apparition du variant anglais, fin février, en Algérie. Pour contourner ces difficultés, certains Algériens – détenteurs d’un passeport français – ont choisi de passer illégalement la frontière de leur pays depuis la Tunisie. Depuis mars 2020, de nombreux ressortissants sont restés bloqués à l’étranger, notamment en France, au point de connaître parfois des situations dramatiques. Sans famille et sans revenus, certains se sont même retrouvés à la rue. Il reste difficile de savoir combien d’Algériens sont encore coincés en Europe sans pouvoir rejoindre l’autre rive de la Méditerranée tant les autorités communiquent peu sur ce sujet. Durant ces longs mois, certaines familles n’ont pas pu assister aux obsèques d’un proche faute de pouvoir se rendre au pays. « Beaucoup attendaient de retourner en Algérie pour faire leur deuil, note Badis Khenissa. Il y a une grande détresse psychologique. » Le quadragénaire, candidat aux prochaines élections législatives algériennes du 12 juin pour le nord de la France, redoute une explosion des prix du billet. « Je pense que nous serons amenés à faire des cagnottes pour aider les plus démunis », indique-t-il. En Algérie aussi, l’attente de pouvoir à nouveau voyager est considérable. Comme chez Kaïs, 28 ans, un habitant de Constantine fiancé à une Française « de souche », précise-t-il. Le jeune homme n’a pas pu bénéficier du visa de court séjour pour la retrouver en région parisienne : la fermeture des frontières algériennes ne permettait pas de garantir son retour dans son pays, lui a notifié le consulat français à Alger.Voilà plus d’un an qu’il n’a pas vu sa fiancée et que leurs procédures de mariage sont bloquées des deux côtés de la Méditerranée. Et les dernières annonces du gouvernement ne lui font guère entrevoir de solution rapide.Pour de multiples familles algériennes séparées de leurs proches depuis au moins quinze mois, cette ouverture partielle provoque la frustration. Quant aux professionnels du voyage, ils s’estiment mis à l’écart. « Pour nous il n’y a aucune ouverture à ce jour, car c’est Air Algérie qui vend ses billets et commercialise ses vols », indique Hamza Baba Aïssa, directeur de l’agence de tourisme Gouraya Tours basée à Bejaïa, dans l’est. Le maintien de la fermeture des frontières maritimes et terrestres empêchera par ailleurs les plus de deux millions d’Algériens qui passent habituellement la saison estivale en Tunisie de se rendre dans le pays voisin. Selon plusieurs médecins, les mesures annoncées sont certes draconiennes mais légitimes. « Oui, ce n’est pas suffisant, mais c’est une ouverture prudente. L’Algérie a dû son salut au fait que le pays se soit confiné. Et on constate que les chiffres sont stables [entre 200 et 300 cas quotidiens, selon les données officielles, pour près de 3 500 morts depuis le début de la pandémie] bien que les Algériens se comportent différemment en matière de respect des règles sanitaires », fait remarquer le docteur Mohamed Bekkat Berkani. Le président du Conseil national de l’ordre des médecins rappelle que le pays « est très en retard sur la vaccination ». Aucun chiffre n’a d’ailleurs été rendu public.Toutefois, les mesures prises par le gouvernement ne sont pas figées dans le temps. Leur évolution dépendra de la situation sanitaire en Algérie et dans les pays de provenance, ont expliqué dans la presse algérienne, plusieurs professeurs de médecine impliqués dans la lutte contre l’épidémie. Ainsi, certains veulent croire que le gouvernement relâchera du lest très rapidement en ouvrant davantage le pays. Pour Nazim Sini, « priver d’Algérie les Algériens de l’étranger un deuxième été de suite n’est pas tenable ».

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#france#sante#diaspora#circulation#frontiere#famille#pandemie#vaccination#test#restricationsanitaire#retour

  • Coronavirus : l’Algérie va rouvrir en partie ses frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/16/coronavirus-dans-le-monde-plus-de-20-millions-de-personnes-totalement-vaccin

    L’Algérie vers une réouverture partielle de ses frontières. Après près de quinze mois de fermeture, la présidence a annoncé dans un communiqué que le pays allait rouvrir partiellement ses frontières « dès début juin ». « Après la présentation des recommandations (...), le Conseil des ministres a approuvé des propositions en faveur d’une ouverture partielle des frontières terrestres et aériennes algériennes dès début juin », précise le communiqué.
    Cette réouverture débutera par « un plan de cinq vols quotidiens de et vers les aéroports d’Alger, de Constantine et d’Oran », les plus grandes villes du pays, à partir du 1er juin, précise le texte publié à l’issue du conseil des ministres dominical. Elle s’opérera dans le « strict respect » des mesures préventives contre le Covid-19.
    Plusieurs millions d’Algériens de l’étranger ont dû composer avec la fermeture des frontières et la suspension des vols commerciaux et des liaisons maritimes décidées le 17 mars 2020. Depuis, les autorités ont organisé des vols de rapatriement pour leurs ressortissants, sous conditions, mais ces derniers ont été suspendus le 1er mars en raison de l’émergence du variant anglais fin février en Algérie. La fermeture prolongée des frontières a déclenché des mouvements de protestation, sinon de colère, au sein de la nombreuse diaspora algérienne, en particulier en France.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#sante#diaspora#france#retour#rapatriement#variant#frontiere#circulation#restrictionsanitaire

  • A New Delhi, les sikhs au secours des malades du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/a-new-delhi-les-sikhs-au-secours-des-malades-du-covid-19_6079989_3210.html

    Le plus grand temple de la capitale indienne a ouvert, dans son enceinte, un centre de soins de 400 lits, pour soulager les hôpitaux débordés. Minoritaires dans la population, les sikhs, réputés pour leur générosité, ont une influence considérable dans la société.Le gurdwara Rakab Ganj Sahib a fermé ses portes aux fidèles depuis le 17 avril, date du début du confinement imposé par le chef de gouvernement de Delhi, Arvind Kejriwal, pour tenter de freiner le rythme des contaminations. Mais le temple sikh, le plus imposant de la capitale indienne, situé près du Parlement, déborde d’activité.Des volontaires arrivent, les bras chargés de sacs de biscuits et de nourriture. L’entrée du temple est filtrée par de lourdes barrières en fer jaune. Il faut d’abord passer par un point de contrôle, décliner son identité devant une équipe protégée des pieds à la tête par des combinaisons anti-Covid et des visières. Une voiture se présente dans la cour, avec une personne allongée à l’arrière, qui semble trop mal en point pour bouger. Un volontaire se précipite avec une chaise roulante.
    Le gurdwara Rakab Ganj Sahib a transformé un de ses bâtiments pour accueillir près de 400 lits, mis à disposition des malades du Covid-19, et équipés de concentrateurs d’oxygène, à New Delhi, le 4 mai 2021.C’est l’un des premiers patients de l’immense hôpital de fortune monté en quelques jours par la communauté sikh, en liaison avec le gouvernement régional, dans l’enceinte du gurdwara. Un bâtiment du temple a été vidé, pour accueillir près de 400 lits, mis à disposition des malades du Covid-19, et équipés de concentrateurs d’oxygène. Derrière chaque matelas, une chaise, pour les accompagnants, et un ventilateur. Les températures à New Delhi sont proches de 40 degrés. Et juin sera encore plus torride. Une dizaine d’ambulances jaunes, grandes comme des bus, stationnent sur le parking, prêtes à intervenir.Ce centre de soins consacré au Covid-19 a ouvert ses portes, lundi 10 mai, pour répondre à la crise de l’oxygène qui fait exploser le système de santé indien, en particulier dans la capitale, où les hôpitaux, débordés par la deuxième vague épidémique, ne sont plus en capacité de gérer l’afflux des patients en détresse respiratoire.
    L’immense hôpital de fortune (ici le 4 mai 2021) a été monté en quelques jours par la communauté sikh dans l’enceinte du gurdwara Rakab Ganj Sahib, à New Delhi.« Nous avons 10 médecins en permanence et 15 infirmières. L’oxygène et les médicaments nous ont été envoyés par des sikhs du Canada, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, d’Australie, assure Bhupinder Singh, un des responsables du gurdwara. Nous accueillons ici tout le monde, gratuitement, quelle que soit la religion des malades, quel que soit leur statut. »La situation dans la capitale indienne s’améliore lentement sous l’effet du confinement, mais elle reste fragile et les hôpitaux sont encore au maximum de leur capacité. Le taux de positivité, qui avait atteint 36 % le 22 avril, est retombé à 21 % ; le nombre d’infections a chuté de 28 000 à 12 000 cas, mardi 11 mai. Le même jour, cependant, il ne restait que 59 lits disponibles en soins intensifs, dans cette mégapole de plus de 20 millions d’habitants. Trois cent quarante-sept morts ont été comptabilisés au cours des vingt-quatre dernières heures, plus de 4 000 à l’échelle du pays, qui a franchi la barre des 250 000 morts. Mercredi 12 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a détecté le variant indien dans « 44 pays », et l’a classé comme « préoccupant ». L’aide internationale, promise dès le 26 avril, arrive encore avec peine jusqu’aux établissements hospitaliers du pays. Les producteurs d’oxygène, respirateurs ou médicaments sont restés plusieurs jours coincés sur le tarmac des aéroports pour des raisons de dédouanement. Il a fallu désemballer, remballer, avant que les cargaisons soient enfin acheminées vers les hôpitaux.Aux premières heures de la crise de l’oxygène, la communauté sikh – les gurdwaras et l’ONG Khalsa Help International – a déployé tous ses efforts pour venir en aide aux malades, souvent en état critique, refusés dans les centres hospitaliers, trop congestionnés.
    Les familles désespérées ont vite trouvé le chemin des gurdwaras. Les sikhs, réputés pour leur générosité, ne représentent que 2 % de la population en Inde, mais leur influence et leur rôle dans la société sont considérables, notamment à New Delhi, qui regroupe la plus importante communauté après le Penjab. Lors de la première vague épidémique et du premier confinement, ils avaient déjà distribué des milliers de repas aux travailleurs migrants piégés dans les grandes métropoles. Peu avant, en février 2020, lors de terribles pogroms contre les musulmans dans les quartiers nord de New Delhi, ils s’étaient précipités pour tenter de sauver des vies, apporter nourriture et vêtements à ceux qui avaient tout perdu. Ils ont encore aidé les milliers de paysans, en grève aux portes de Delhi, depuis le mois de novembre 2020, avec leurs immenses cuisines installées le long des campements. Leur intervention s’inscrit dans une longue tradition de générosité et de bénévolat, de service désintéressé [“seva”] », explique Christine Moliner, anthropologue, spécialiste des sikhs et du Pendjab. Pour l’enseignante à l’OP Jindal Global University, « les formes nouvelles que prend cette tradition éthique, en manifestant la solidarité des sikhs avec les autres communautés, constituent une réponse au majoritarisme hindou ». « Le travail que le gouvernement était censé faire, c’est la société qui le fait aujourd’hui », relève Rajinder Singh, un bénévole. (...) A l’entrée du centre anti-Covid du gurdwara, une grande banderole assure : « Le corona peut tuer les humains, pas l’humanité »

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#religion#diaspora#confinement#solidarite#travailleurmigrant#variant

  • ‘Like purgatory’: diaspora in despair as India sinks deeper into Covid crisis | India | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/10/india-covid-crisis-diaspora
    https://i.guim.co.uk/img/media/e65a2cf9b588758d651062e311fbad947b25cab0/0_165_3811_2287/master/3811.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    ‘Like purgatory’: diaspora in despair as India sinks deeper into Covid crisis
    A medical worker observes patients who have been infected by Covid-19 inside a makeshift are facility in a sports stadium in New Delhi on 2 May 2021.A few days ago, her uncle died in his car as he was driving back home from a hospital in Hyderabad, a city in southern India. “All the hospitals were at capacity, so they couldn’t take him in,” said Ahmed. “He pulled over and he called the rest of the family, the khandan – before he passed.”
    Each loss has amplified her anger – at the mass crisis unfolding 8,000 miles away, at the shortages of oxygen and vaccines, at the anti-Muslim attacks stoked by Indian officials who have scapegoated religious minorities as the country. Ahmed, an academic and activist based in New Jersey, has asked the Guardian to use a pseudonym for privacy and safety concerns.
    As the US begins to emerge from the depths of the coronavirus crisis, India is sinking. And the 4.8 million members of the diaspora in the US, like Ahmed, have been anxiously monitoring their phones in case of news that an old neighbor, or relative, or close friend has died. The despair has permeated across time zones, as Indian Americans scramble to secure oxygen canisters and hospital beds for family members, desperately work to raise funds, donate resources and pressure US legislators to lift vaccine patents.“I’ve been feeling hopeless and disconnected and guilty,” said Himanshu Suri, a New York-based rapper. Suri’s father died of Covid-19 at a Long Island nursing home last April, at the height of surge in New York. Instead of flying to India to spread his dad’s ashes this spring, as he’d planned, Suri has watched from afar as the subcontinent is engulfed by the pandemic.“I thought I’d feel happier after getting the vaccine,” he said – but there’s been no sense of relief. “Instead, I’ve had this feeling, like I’m in purgatory.”
    Unable to fly home to help or comfort loved ones, many Indian Americans have leveraged their power and money to pressure political leaders, raise awareness and build up grassroots aid efforts. In recent weeks, Indian American doctors and health workers have joined activists in successfully pressuring the Biden administration to send supplies, and help waive intellectual property protections on coronavirus vaccines to help ramp up production.Many have also called for a harder-line stance against the Indian prime minister, Narendra Modi, a rightwing Hindu nationalist and US ally who before the surge lifted most coronavirus restrictions and had held massive, in-person political rallies. As reported cases began to rise exponentially, graphing a nearly vertical trend line, his administration has also been accused of hiding the true toll, cracking down on critical social media posts and threatening journalists who question his party line.
    Meanwhile, India’s most vulnerable – including the poorest, those on the lowest rungs of the caste system, religious minorities and Indigenous people, have faced the worst effects.The denialism, refusal to enact lockdown measures and the evasion of responsibility by scapegoating of minorities by officials in Modi’s government have sparked comparisons to the Trump administration, compounding the anger felt by some Indian American families.“When there’s more anger and backlash from some leaders at the media showing images of cremated bodies, than the fact that so many people are dying, it’s extremely angering,” said Suri. “We saw how badly things played out last year, with our own government – and seeing it all play out similarly over there is extremely frustrating.”Suri said the crisis had reshaped his daily schedule: he begins each work day by checking in on Indian artists and musicians – asking after their health and contributing to grassroots efforts to raise funds for medical supplies. Each night, before heading to bed, he checks in with family members. For the first time, he’s also begun to discuss politics and philanthropy with cousins, over group chat. “We don’t typically talk about those things,” he said,
    The crisis has brought on “a real moment of reckoning within the diaspora”, said Sruti Suryanarayanan, a hate violence researcher at Saalt, a south Asian justice and research organization. “We’re going to have to hold the Indian government, and the American government accountable for what’s happened during this pandemic.”Saalt volunteers have been organizing mutual aid efforts, and helping the most vulnerable in India and Nepal find ICU beds and oxygen canisters. The organization has also joined with the Sikh Coalition and other groups campaigning for the Biden administration to direct medical resources to India, and pressure the Modi government to ensure that historically marginalized groups including Dalit, Adivasi, Christian, Muslim, Sikh and Kashmiri communities get equal access to vaccines.Suryanarayanan said Saalt has been monitoring instances of hate crimes against Indian Americans, amid a surge of scapegoating and hate crimes against Asian Americans in the US. Sikh and Muslim Americans, who were already among the most-targeted, may be especially vulnerable now, they said, as social media posts characterizing Indian Americans as contagious circulate online.
    “I’ve just been looking to do anything that will give me some sense of feeling a little less helpless,” said Zain Alam, a New York-based musician and artist. As cases began to rise exponentially in India, Alam’s best friend, Mohit, was one of a crew of first responders in New Delhi filling and refilling oxygen canisters and delivering them to the sick.“He hadn’t slept for 48 hours when we were finally able to connect with him – it was 4am over there,” said Ajay Madiwale, another New York-based friend who works in humanitarian aid. “It just felt ethically untenable for us over here not to be doing more.”Alam, Madiwale and their friend Anjali Kumar have organized an effort called Doctors in Diaspora, which connects physicians and healthcare workers in the US with providers and patients in India. “We saw so many Indian doctors responding, on the frontlines of the crisis in the US,” Madiwale said. “And now we have this huge capacity to help people in India.” Nearly 200 doctors have enrolled in the program so far, getting ready to offer advice, insight and emotional support to colleagues on the front line.Kumar, who helped launch a secure platform for Covid patients at US hospitals and senior care facilities to video call loved ones, has also used the same platform to help doctors connect across oceans. “The south Asian community in New York was disproportionately affected during the first wave in New York, especially when hospitals in Queens were running out of beds,” Mediwale said. “And now, just when we’re getting back to normal, we’re again watching our loved ones suffer from even farther away.”
    The Centers for Disease Control and Prevention has advised Americans not to travel to India, and placed restrictions on air travel to the subcontinent. So, the diaspora has been mourning from afar.For each member of her family that has died, Ahmed has read out one chapter Qu’r’an. “Each family member reads one or two chapters – on their own – and we mark in a Google Doc what we’ve read,” she said. “It’s not the same as us all gathering to recite the Qur’an together – but it helps us feel connected.”

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#inde#diaspora#sante#circulation#frontiere#santementale#solidarite

  • Les #mémoires comme ressources et enjeux. Dimensions spatiales, politiques et sociales

    Dominique Chevalier
    Les mémoires comme ressources et enjeux. Dimensions spatiales, politiques et sociales [Texte intégral]
    Memories as resources and stakes. spatial, political and social dimensions

    Jean-Luc Poueyto
    Lieux vénérés puis oubliés : L’exemple de #mémoires_familiales #manouches [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Venerated, then forgotten spaces : the example of Manouche family memories

    Dominique Chevalier, François Duchene et Thomas Zanetti
    Palimpsestes mémoriels, #gentrification inachevée et voisinages migratoires : l’exemple de commerces de #La_Guillotière à #Lyon [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Memory palimpsests, unfinished gentrification and migratory neighborhoods : the example of La Guillotière businesses in Lyon

    Elisa Aumoitte
    Sans mémoire des lieux ni lieux de mémoire. La #Palestine invisible sous les #forêts_israéliennes [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Without memory of places or places of memory.Invisible Palestine under israeli forests

    Anne Hertzog et Rafiq Ahmad
    Un #cimetière chinois dans la #Somme : #pratiques_mémorielles, lieu de #co-présence et territorialités diasporiques [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    A chinese cemetery in Somme : remembrance practices, place of co-presence and diasporic dynamics
    #diaspora

    William Robin-Detraz
    #Haut-lieu et appropriations de la mémoire des #tirailleurs_sénégalais : le #Tata de #Chasselay (69) [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    “Haut-lieu” and appropriations of the memory of African Colonial Soldiers : the Tata of Chasselay

    Aliou Gaye
    Processus de #patrimonialisation et mise en #tourisme des mémoires collectives de l’#esclavage à l’#île_de_Gorée [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Patrimonialization process and setting in tourism of collective memories of slavery on the island of Goree
    #Gorée

    Marie Pouillès Garonzi
    « Un musée à ciel ouvert ». Les traces du passé conflictuel dans les #espaces_publics chypriotes [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    “An open-air museum”. Traces of the conflicting past in cypriot public spaces
    #espace_public #Chypre

    Thibault Ducloux
    Là où s’échouent les destinées. Les #prisons, dévoreuses de mémoires ? [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Where destinies run aground. Do jails crush social memories ?

    https://journals.openedition.org/bagf/6655

    #revue #mémoire #géographie

  • [Important] Message de service
    https://framasphere.org/posts/11452256

    Nous l’avions annoncé en 2019 (en), après avoir installé des dizaines de services alternatifs libres pour mettre en valeur les logiciels les propulsant, l’association Framasoft en arrête désormais une majorité (en savoir plus). Après 7 ans de loyaux services, ce sera au tour du serveur diaspora* Framasphere.org de faire ses adieux le 7 octobre 2021 (dans 6 mois donc).

    D’abord et avant tout : merci. Merci à toutes et tous d’être venu(e)s découvrir ce réseau social alternatif, où échanges et débats ne riment pas avec exploitation des données personnelles. Nous espérons que vous aurez trouvé sur Framasphère des discussions enrichissantes et des photos inspirantes, appris des choses utiles et découvert des personnes captivantes.

    #Framasoft #Diaspora #dégoogliser_l'Internet

    • En fait, c’est "Mastodon" (dsl).

      Est-ce que ce qui est dit ici te paraît pertinent ?

      Diaspora
      diasporafoundation.org

      Lancé en 2010, Diaspora est un réseau social qui, lui aussi, met en avant le respect de la vie privée : « Il ne revend aucune information, n’affiche pas de pub, chiffre les données échangées et permet l’utilisation de pseudonymes ». Mieux, il laisse à l’utilisateur le soin de choisir le serveur (pod) sur lequel envoyer les informations qu’il confie à Diaspora. Ce dernier repose également sur du logiciel libre dont le code est librement accessible.

      Ainsi rassurés, les utilisateurs peuvent partager toutes sortes de contenus (textes, photos, vidéos, sons…), commenter et même relier Diaspora à leurs comptes Twitter, Facebook ou Tumblr. Ils peuvent également apposer utiliser des mots-dièses (hashtag) afin de détecter des inscrits partageant les mêmes centres d’intérêt. Autres fonctionnalités mises à disposition : partager, notifier, aimer.

      Avec une interface disponible dans une vingtaine de langues (dont le français), Diaspora a le mérite de s’adresser au plus grand nombre possible dans une ergonomie facile à prendre en main. Après l’ouverture d’un compte, il est conseillé de personnaliser les fonctionnalités et notamment de désactiver les notifications email afin d’éviter le trop-plein de courriels.

      Créé en 2016, Mastodon fonctionne sur le modèle open source et propose aux utilisateurs de poster des messages, des photos ou des vidéos. Les messages apparaissent dans l’ordre chronologique. Particularité : Mastodon est décentralisé et ses données ne sont donc pas hébergées sur un seul serveur. Tout utilisateur peut créer un serveur et sa propre « instance », c’est-à-dire sa propre communauté avec les règles qui lui conviennent : groupe public ou groupe privé. Chacun peut également rejoindre une instance existante parmi les milliers qui existent. Attention : à l’instar des groupes Facebook, certaines instances sont actives, d’autres le sont moins. Au moment de choisir une instance, quelques statistiques permettent d’avoir un aperçu de l’activité qui y règne : nombre de membres, nombres de messages, etc.

      Côté interface, Mastodon a un air de famille avec Twitter, à une différence près : une première timeline locale diffuse les messages produits par les membres connectés à un même serveur, une deuxième regroupe toutes les instances du réseau.

      Les messages (baptisés « pouets » dans l’interface française) acceptent jusqu’à 500 caractères. Il existe également une option pour envoyer des messages privés. Totalement gratuit, Mastodon fait tout de même appel aux dons pour poursuivre son aventure.

      Source : https://www.archimag.com/vie-numerique/2019/08/26/reseaux-sociaux-alternatifs-loupe-mewe-diaspora-mastodon

      Ou y a -t-il d’autres différences d’ordre plus techniques ?
      Quand je lis que "Mastodon est décentralisé et ses données ne sont donc pas hébergées sur un seul serveur. Tout utilisateur peut créer un serveur et sa propre « instance », c’est-à-dire sa propre communauté avec les règles qui lui conviennent : groupe public ou groupe privé", je pensais que c’était également possible avec Diaspora (héberger un pod sur son propre serveur) ...

      Autre lecture plus intéressante et mieux documentée :

      https://hackitude.fr/les-reseaux-sociaux-alternatifs-adieu-facebook.html

  • Les pénuries de médicaments s’aggravent au Liban
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/13/les-penuries-de-medicaments-s-aggravent-au-liban_6069844_3210.html

    Aller d’une pharmacie à une autre, s’entendre dire qu’antibiotiques ou sérums médicaux sont indisponibles, poursuivre avec opiniâtreté et inquiétude : Habib Battah passe souvent des journées entières avant de trouver les remèdes pour son père en fin de vie, soigné à domicile faute de place dans les hôpitaux, saturés par les malades du Covid-19. Au Liban, avec l’aggravation de la crise financière, les pénuries chroniques de médicaments se multiplient. « C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. C’est très angoissant, très chronophage aussi. Mais je n’ai pas d’alternative. On est contraints de s’adapter », dit le jeune quadragénaire, journaliste indépendant et fondateur du site Beirut Report.
    Dans une pharmacie située dans la banlieue est de Beyrouth, une cliente est invitée à revenir une semaine plus tard pour son médicament. « Ne pas pouvoir répondre aux besoins détruit la relation de confiance, se désole Joanna Francis, la pharmacienne. Que peut-on répondre à un parent qui demande “comment vais-je nourrir mon bébé ?”, parce qu’il n’y a pas de lait infantile disponible ? » Sur les étagères, seules quelques rares boîtes de lait sont disposées.
    Se procurer des médicaments, dont plus de 80 % sont importés, est devenu un casse-tête pour de nombreux Libanais. Même le sacro-saint Panadol, un antidouleur très utilisé, est difficile à trouver. Apparues à l’automne 2020, un an après l’éclatement de la crise financière, les pénuries s’aggravent. Face à l’effondrement des réserves en devises de la Banque centrale, ses subventions sur les produits de première nécessité comme les médicaments sont menacées à court terme. Les quantités distribuées aux pharmacies sont rationnées. Un marché noir s’est mis en place. Un cercle vicieux s’est en outre installé. Des fournisseurs ou des pharmacies sont accusés de cacher leurs stocks dans l’optique de réaliser de juteuses marges une fois les subventions levées. Des clients paniqués ont acheté en quantité, accentuant la pression sur le secteur pharmaceutique. Un trafic de contrebande s’est instauré, dont l’échelle est inconnue. « Mais le problème principal est d’ordre financier », assure une source au ministère de la santé.
    Cherchant à anticiper le scénario noir d’une fin ou d’une révision des subventions sans amortisseur, qui frapperait les plus pauvres, un comité a planché sur une rationalisation du système. Mais ses recommandations sont dans les tiroirs du Parlement. « Si les subventions prennent fin brutalement, ce sera un désastre », prédit le docteur Firas Abiad, qui dirige l’hôpital public Rafic-Hariri, à Beyrouth. Bien que celui-ci reçoive des donations internationales, notamment pour la lutte contre le Covid-19 – qui a fait plus de 3 800 morts dans le pays –, il est confronté aux pénuries intermittentes : « Quand un manque apparaît, on le colmate, puis un autre surgit. Il est très difficile de prévoir les pénuries. » Pour poursuivre leur traitement, des Libanais s’appuient sur la solidarité, leurs relations ou les réseaux sociaux. Shaden Fakih, jeune comédienne de stand-up, a ainsi rendu publiques ses difficultés d’approvisionnement sur son compte Instagram. Cela, et des boîtes rapportées d’Europe par un ami, lui a permis de sécuriser pour un temps les médicaments dont elle a besoin, souffrant d’une maladie auto-immune ainsi que de troubles obsessionnels compulsifs. « Trouver les anticoagulants est une priorité absolue. Mais je sais ce que signifie une crise d’angoisse, et j’ai besoin de l’autre médicament aussi. Je me sens toutefois privilégiée, j’appartiens à la classe moyenne, et je suis entourée. »
    D’autres se tournent vers le secteur associatif, qui doit répondre à des besoins grandissants : la société se paupérise à toute vitesse. « Le nombre de nos bénéficiaires a doublé, dit Malak Khiami, pharmacienne à l’ONG Amel, dédiée à la santé. Parmi eux, certains viennent dans nos centres faute de trouver des médicaments ailleurs. Nous avons sécurisé des stocks jusqu’à l’été, en mettant l’accent sur les maladies chroniques et la pédiatrie. Et nous sommes très attentifs à ce que nous prescrivons. »
    Le docteur Jamal Al-Husseini (à gauche) tend une ordonnance à son assistant dans sa clinique, dans le camp de Chatila, Beyrouth, le 9 février 2021.En périphérie de Beyrouth, dans le camp de Chatila, lieu historique des réfugiés palestiniens, où les Syriens sont devenus les plus nombreux, les visages sont fatigués. Pour ceux qui sont aux marges de la société, la crise économique est un rouleau compresseur. Imane, Syrienne, a compté : il ne reste plus que quelques comprimés du traitement de son fils épileptique de 13 ans. « Après, je n’ose imaginer ce qui se passera, dit-elle. Pourvu qu’un médecin puisse trouver un substitut ! » Elle aussi fait le tour des pharmacies, y compris loin du camp aux ruelles étroites.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le Liban précipité dans l’abîme
    Des médicaments venus de Syrie, moins coûteux, y sont devenus plus nombreux. Ils parviennent au Liban hors du circuit officiel. « Si leur nombre augmente, et pas seulement dans les camps, c’est faute d’alternative », déplore le docteur palestinien Jamal Al-Husseini, en plaçant sous oxygène un malade du coronavirus. Ces bouteilles proviennent de dons de la diaspora palestinienne. « Jusqu’à présent, on arrive encore à soigner les gens. Mais cela va devenir de plus en plus difficile », redoute-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#syrie#refugie#camp#chatila#palestien#sante#crise#medicament#circulationthérapeutique#diaspora

  • Les migrants jouent un rôle essentiel dans la réponse aux catastrophes, l’OIM explore la participation de la diaspora dans l’aide humanitaire | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/les-migrants-jouent-un-role-essentiel-dans-la-reponse-aux-catastrophes-loim-exp
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/e72a9462._diaspora.jpg?itok=7DdIoV4f

    Lorsqu’ils réfléchissent aux contributions qu’apportent les migrants à leur pays d’origine, beaucoup de gens pensent d’abord aux envois de fonds - les milliards de dollars transférés chaque année depuis les pays de destination « développés » à haut revenu vers les régions du Sud à plus faible revenu.
    Pendant des décennies, les envois de fonds ont été plus importants que le niveau total de l’aide publique au développement dans les pays à faible et moyen revenu, et plus stables que les flux de capitaux privés. En 2020, année pendant laquelle les experts ont prévu qu’une pandémie mondiale fera baisser les envois de fonds dans le monde entier, cette baisse est loin d’être aussi considérable que prévu. Les travailleurs migrants et les membres de la diaspora - dont beaucoup sont employés dans les services essentiels - continuent à envoyer de l’argent chez eux. Le Mexique, l’Égypte, le Pakistan et le Bangladesh ont même vu leurs envois de fonds augmenter.
    Pourtant, les diasporas apportent bien plus qu’un soutien financier. Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, les diasporas ont trouvé des solutions transnationales créatives pour soutenir leurs communautés, tant dans leurs nouveaux pays de résidence que dans ceux d’origine. Les diasporas font don de fournitures aux hôpitaux ; elles déploient des tuteurs et des traducteurs dans les communautés pour les enfants en âge d’aller à l’école. Elles créent des lignes d’assistance téléphonique pour les familles touchées par la pandémie, élaborant des campagnes pour lutter contre les fausses informations. Et bien d’autres choses encore.Pour accroître la portée de l’aide humanitaire dans le monde, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a mis en œuvre un projet visant à élaborer et à piloter un cadre pour la participation des diasporas à l’aide humanitaire.En coopération avec l’Alliance pour le renouveau d’Haïti, l’OIM a commencé à mener des consultations à distance avec des acteurs clés dans le monde entier. Elle a également lancé un sondage destinées aux organisations de la diaspora afin d’explorer les meilleures pratiques que les migrants peuvent utiliser pour renforcer leur participation. (...)
    Cet effort intervient à un moment crucial, alors que la pandémie de COVID-19 actuelle met à rude épreuve les ressources destinées à l’aide.
    « La participation des diasporas est déjà une composante essentielle de l’aide humanitaire, ouvrant des portes et des connaissances qui pourraient ne pas être disponibles autrement. La participation contribue également à accroître la résilience des communautés », a déclaré Luca Dall’Oglio, chef de mission de l’OIM à Washington, D.C. « La participation des diasporas a le potentiel de renforcer tous les aspects de la réponse humanitaire, de la préparation et du relèvement ».

    #Covid-19#migrant#migration#sante#diaspora#sante#resillience#humanitaire#transfert

  • La santé mentale est un enjeu crucial des migrations contemporaines

    Si la migration est source d’espoirs liés à la découverte de nouveaux horizons, de nouveaux contextes sociaux et de nouvelles perspectives économiques, elle est également à des degrés divers un moment de rupture sociale et identitaire qui n’est pas sans conséquence sur la santé mentale.

    #Abdelmalek_Sayad, l’un des sociologues des migrations les plus influents de ces dernières décennies, a défini la condition du migrant comme étant suspendu entre deux mondes parallèles. #Sayad nous dit que le migrant est doublement absent, à son lieu d’origine et son lieu d’arrivée.

    Il est, en tant qu’émigrant, projeté dans une condition faite de perspectives et, très souvent, d’illusions qui l’éloignent de son lieu d’origine. Mais le migrant est tout aussi absent dans sa #condition ^_d’immigré, dans les processus d’#adaptation à un contexte nouveau et souvent hostile, source de nombreuses #souffrances.

    Quelles sont les conséquences de cette #double_absence et plus largement de cette transition de vie dans la santé mentale des migrants ?

    Migrer implique une perte de #capital_social

    Migrer, c’est quitter un #univers_social pour un autre. Les #contacts, les #échanges et les #relations_interpersonnelles qui soutiennent chacun de nous sont perturbés, fragmentés ou même rompus durant cette transition.

    Si pour certains la migration implique un renforcement du capital social (ou économique), dans la plupart des cas elle mène à une perte de capital social. Dans un entretien mené en 2015, un demandeur d’asile afghan souligne cette #rupture_sociale et la difficulté de maintenir des liens avec son pays d’origine :

    « C’est très difficile de quitter son pays parce que ce n’est pas seulement ta terre que tu quittes, mais toute ta vie, ta famille. J’ai des contacts avec ma famille de temps en temps, mais c’est difficile parce que les talibans détruisent souvent les lignes de téléphone, et donc, c’est difficile de les joindre. »

    Pour contrer ou éviter cette perte de capital social, de nombreux #réseaux_transnationaux et organisations d’immigrants dans les pays d’accueil sont créés et jouent dans la vie des migrants un rôle primordial.

    À titre d’exemple, la migration italienne d’après-guerre s’est caractérisée par une forte structuration en #communautés. Ils ont créé d’importants organisations et réseaux, notamment des organisations politiques et syndicales, des centres catholiques et culturels, dont certains sont encore actifs dans les pays de la #diaspora italienne.

    L’#environnement_social et la manière dont les sociétés d’arrivée vont accueillir et inclure les migrants, vont être donc des éléments clés dans la #résilience de ces populations face aux défis posés par leur trajectoire de vie et par leur #parcours_migratoire. Les migrants peuvent en effet rencontrer des situations qui mettent en danger leur #santé physique et mentale dans leur lieu d’origine, pendant leur transit et à leur destination finale.

    Cela est particulièrement vrai pour les migrants forcés qui sont souvent confrontés à des expériences de #détention, de #violence et d’#exploitation susceptibles de provoquer des #troubles_post-traumatiques, dépressifs et anxieux. C’est le cas des centaines de milliers de réfugiés qui fuient les #conflits_armés depuis 2015, principalement dans les régions de la Syrie et de l’Afrique subsaharienne.

    Ces migrants subissent des #violences tout au long de leur parcours, y compris la violence des lois de l’asile dans nos sociétés.

    L’environnement social est une des clés de la santé mentale

    Dans son document d’orientation « Mental health promotion and mental health care in refugees and migrants », l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique l’#intégration_sociale comme l’un des domaines d’intervention les plus importants pour combattre les problèmes de santé mentale dans les populations migrantes.

    Pour l’OMS, la lutte contre l’#isolement et la promotion de l’#intégration sont des facteurs clés, tout comme les interventions visant à faciliter le relations entre les migrants et les services de soins, et à améliorer les pratiques et les traitements cliniques.

    Cependant, l’appartenance à des réseaux dans un environnement social donné est une condition essentielle pour le bien-être mental de l’individu, mais elle n’est pas suffisante.

    Le philosophe allemand #Axel_Honneth souligne notamment que la #confiance_en_soi, l’#estime_de_soi et la capacité à s’ouvrir à la société trouvent leurs origines dans le concept de #reconnaissance. Chaque individu est mu par le besoin que son environnement social et la société, dans laquelle il ou elle vit, valorisent ses #identités et lui accordent une place comme #sujet_de_droit.

    Les identités des migrants doivent être reconnues par la société

    À cet égard, se construire de nouvelles identités sociales et maintenir une #continuité_identitaire entre l’avant et l’après-migration permet aux migrants de diminuer les risques de #détresse_psychologique.

    https://www.youtube.com/watch?v=oNC4C4OqomI&feature=emb_logo

    Être discriminé, exclu ou ostracisé du fait de ses appartenances et son identité affecte profondément la santé mentale. En réaction à ce sentiment d’#exclusion ou de #discrimination, maintenir une estime de soi positive et un #équilibre_psychosocial passe souvent parla prise de distance par rapport à la société discriminante et le #repli vers d’autres groupes plus soutenants.

    La #reconnaissance_juridique, un élément central

    Or ce principe de reconnaissance s’articule tant au niveau de la sphère sociale qu’au niveau juridique. Dans les sociétés d’accueil, les migrants doivent être reconnus comme porteurs de droits civils, sociaux et politiques.

    Au-delà des enjeux pragmatiques liés à l’accès à des services, à une protection ou au #marché_de_l’emploi, l’obtention de droits et d’un #statut_juridique permet de retrouver une forme de contrôle sur la poursuite de sa vie.

    Certaines catégories de migrants vivant soit en procédure pour faire reconnaître leurs droits, comme les demandeurs d’asile, soit en situation irrégulière, comme les « #sans-papiers », doivent souvent faire face à des situations psychologiquement compliquées.

    À cet égard, les sans-papiers sont presque totalement exclus, privés de leurs #droits_fondamentaux et criminalisés par la justice. Les demandeurs d’asile sont quant à eux souvent pris dans la #bureaucratie du système d’accueil durant des périodes déraisonnablement longues, vivant dans des conditions psychologiques difficiles et parfois dans un profond #isolement_social. Cela est bien exprimé par un jeune migrant kenyan que nous avions interviewé en 2018 dans une structure d’accueil belge :

    « Je suis arrivé quand ils ont ouvert le [centre d’accueil], et je suis toujours là ! Cela fait presque trois ans maintenant ! Ma première demande a été rejetée et maintenant, si c’est un “non”, je vais devoir quitter le territoire. […] Tous ces jours, les mois d’attente, pour quoi faire ? Pour rien avoir ? Pour devenir un sans-papiers ? Je vais devenir fou, je préfère me tuer. »

    Être dans l’#attente d’une décision sur son statut ou être dénié de droits plonge l’individu dans l’#insécurité et dans une situation où toute #projection est rendue compliquée, voire impossible.

    Nous avons souligné ailleurs que la lourdeur des procédures et le sentiment de #déshumanisation dans l’examen des demandes d’asile causent d’importantes #frustrations chez les migrants, et peuvent avoir un impact sur leur #bien-être et leur santé mentale.

    La migration est un moment de nombreuses #ruptures sociales et identitaires face auxquelles les individus vont (ré)agir et mobiliser les ressources disponibles dans leur environnement. Donner, alimenter et construire ces ressources autour et avec les migrants les plus vulnérables constitue dès lors un enjeu de #santé_publique.

    https://theconversation.com/la-sante-mentale-est-un-enjeu-crucial-des-migrations-contemporaines

    #santé_mentale #asile #migrations #réfugiés

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