• UN Special Rapporteur Warns of Racial Discrimination Exacerbated by Technology
    https://digitalfreedomfund.org/un-special-rapporteur-warns-of-racial-discrimination-exacerbated

    The Digital Freedom Fund welcomes the publication of the report “Racial discrimination and emerging digital technologies : a human rights analysis” by the UN Special Rapporteur on contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance, E. Tendayi Achiume. The report goes beyond analysing specific instances of racial discrimination on digital platforms to assess how emerging digital technologies perpetuate racial discrimination on a structural level. Examining (...)

    #racisme #technologisme #discrimination #DigitalFreedomFund #biais #algorithme

  • Experten-Bündnis: „Höchste Zeit“ für eigene europäische Digital-Inf...
    https://diasp.eu/p/11350389

    Experten-Bündnis: „Höchste Zeit“ für eigene europäische Digital-Infrastruktur

    Eine eigene Digital-Infrastruktur für Europa muss schnell her, Gaia-X reicht nicht aus, sagt eine Allianz aus Experten. Experten-Bündnis: „Höchste Zeit“ für eigene europäische Digital-Infrastruktur #DigitaleAgenda #EU #Europa #Experten-Bündnis

  • Greece to replace printed asylum cards with digital ones

    Greece’s Migration Ministry has announced that the printed cards issued to asylum seekers in the country will be replaced by electronic cards as of October 1, 2020.

    The move announced by the ministry comes in response to dangerous overcrowding taking place in recent weeks outside the offices of the Asylum Service in the Katehaki, Alimos and Piraeus areas of Athens, since the offices opened up again on May 18 after the lifting of COVID-19 safety measures.

    Hundreds of refugees and migrants crowd the entrances every day and the government has come under heavy criticism from media observers for the unnecessary suffering, especially of vulnerable groups who reportedly wait for hours without even gaining entrance.

    Under the government’s proposed scheme, the new digital cards will be issued by the newly-appointed governors of the accommodation facilities and identification centers hosting the migrants. The cards will also be used as entry cards for the camps, as well as for other services offered by the ministry.

    In parallel, the ministry also announced that it has extended the validity of all asylum cards until October 1 that expired or will expire between June 1 and September 30 this year. At the same time, the temporary social security and healthcare number for refugees will be issued solely via the website of the Social Security Electronic Governance SA (IDIKA).

    Digital difficulties

    Migration Minister Notis Mitarakis claimed it was the refugees and migrants themselves who were to blame for the dangerous overcrowding at the Asylum Services offices. “It’s a bit difficult to explain to all these people that the process is now going digital. Unfortunately, despite our best efforts, many people seem to have this personal insecurity issue and they want to come here themselves, just to get information that is already available on the internet,” Mitarakis told reporters.

    Mitarakis insisted that eight out of ten people did not even need to go to any asylum office because they had already been informed that the residence cards had been extended and that many changes were being made electronically.

    This viewpoint is being criticized by many in the local media who suggest that Mitarakis is overlooking the extremely complex and difficult reality that the refugees and migrants are facing, adding that most Greeks would struggle to understand the information provided.

    It remains to be seen whether the measures will have an immediate effect, as it will of course take time to inform and familiarize tens of thousands of refugees and migrants with the new digital systems.

    https://www.infomigrants.net/en/post/25369/greece-to-replace-printed-asylum-cards-with-digital-ones

    #covid-19 #migration #migrant #grece #digitalisation #asile #camp

  • Sur Instagram, la prime secrète à la nudité : se déshabiller pour gagner de l’audience | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150620/sur-instagram-la-prime-secrete-la-nudite-se-deshabiller-pour-gagner-de-l-a

    Si elle pose souvent à la plage, ce n’est pas que Sarah cherche à vendre des maillots de bain à ses dizaines de milliers de followers. « C’est que, pour avoir de l’audience, il faut poster des photos de soi, et encore plus en maillot », résume l’entrepreneure.

    Il n’est pas facile d’avoir accès à la parole de ceux qu’on appelle les influenceurs, ces nouvelles formes de travailleurs indépendants, à 75 % des travailleuses. Toutes et tous craignent de faire un faux pas et d’être radiés de la plateforme.

    Mais l’ensemble de celles et ceux que nous avons rencontré·e·s sont unanimes : sur Instagram, être déshabillé·e paie. Yasmine K., autrice de Body Positive Attitude, qui tient la page @ely_killeuse : « Presque toutes mes photos les plus likées sont soit moi en sous-vêtement, soit moi en maillot de bain. » « Le taux de couverture explose dès qu’on se dénude un peu », confirme Juliette A., professeure de yoga, micro-influenceuse (sont dites micro-influençeuses les personnes suivies par 10 000 abonnés ou moins) qui tient la page @ju_de_peche.

    Même retour d’expérience du côté des hommes. Ainsi de Basile*, professeur de sport suivi par 120 000 personnes : « Mes photos les plus likées sont celles où je suis presque nu. » « C’est très difficile d’obtenir beaucoup de likes sur Instagram. Alors, je fais comme tout le monde ! Mes photos les plus populaires sont les plus provocantes », ajoute Francisco*, suivi par le même nombre d’abonnés.

    95 millions de photos sont postées chaque jour sur le réseau social. Toutes ne bénéficient pas de la même exposition et certaines images postées par les personnes que vous suivez n’arriveront jamais dans votre newsfeed. Avant 2016, les images étaient présentées dans un ordre chronologique : dernière photo postée, dernière photo affichée. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    Quand Sarah poste une photo d’elle, un algorithme de vision par ordinateur détermine en quelques microsecondes le destin de cette image. Quelques microsecondes durant lesquelles opère une machinerie complexe, sophistiquée et extrêmement opaque, un concentré de toutes les logiques de pouvoir à l’œuvre dans la société.

    Le fonctionnement de l’algorithme d’Instagram est maintenu secret par l’entreprise. À moins d’avoir accès à des documents internes, ce secret restera bien gardé. Il est toutefois possible de s’en approcher. La consultation du brevet intitulé « Feature extraction based image scoring » (que l’on peut traduire par « Notation d’image basée sur l’extraction de caractéristiques »), déposé en 2015 par deux ingénieurs de Facebook, l’entreprise détenant Instagram, permet de se représenter à quoi ressemble le voyage d’une image une fois qu’elle est envoyée dans les serveurs d’Instagram.

    Selon ce document, quand Sarah poste une photo ou une vidéo, celle-ci se voit automatiquement analysée et notée : il lui est délivré un « score d’engagement » qui correspond à la « probabilité que tous les utilisateurs ont d’interagir avec un objet multimédia donné ».
    Ce score d’engagement varie en fonction de plusieurs facteurs et selon les utilisateurs. Si Sarah pose sur une moto, sa photo aura une meilleure note, donc davantage de chance d’apparaître dans le newsfeed d’amateurs de motos. Mais certains critères transcendent les goûts personnels, comme « le genre », « l’ethnicité » et enfin, selon l’expression choisie par les ingénieurs de la firme, le « state of undress », ou « niveau de nudité », selon notre traduction.

    « L’interface de programmation peut évaluer le niveau de nudité des personnes sur une image, en détectant des bandes de couleurs spécifiques, identifiées comme des nuances couleurs de peau », indique le document.

    Instagram utilise-t-il aujourd’hui cette technologie qu’il a inventée pour calculer le « niveau de nudité » de chaque photo postée ? Ce « niveau de nudité » sert-il à mettre en avant les images montrant le plus de peau ? Comment fonctionne ce « nuancier de couleurs de peau » ? Quel rôle joue l’ethnicité dans le calcul du score d’engagement ?

    Le réseau social a refusé de répondre à ces questions. Un porte-parole de l’entreprise a toutefois indiqué que l’application « organise les posts dans les newsfeeds en fonction des comptes suivis et appréciés, pas en fonction de critères arbitraires comme la présence d’un maillot de bain », rebondissant sur le critère « maillot de bain », mais ne répondant sur celui de la nudité ou de l’ethnicité.

    Une autre façon de comprendre comment est construit un algorithme est de pratiquer la rétro-ingénierie : étudier le fonctionnement extérieur d’un objet pour en déterminer le fonctionnement. Nous avons donc, avec le soutien financier de l’European Data Journalism Network et Algorithm Watch, la statisticienne Kira Schacht et le développeur Édouard Richard, analysé 1 737 publications contenant 2 400 images postées sur Instagram entre février et mai 2020, et calculé leur taux d’exposition.

    Nous avons demandé à 26 volontaires d’installer une extension sur leur navigateur et de suivre une sélection de 37 personnes (dont 14 hommes), issues de 12 pays différents. Sur les 2 400 photos analysées entre février et mai, 362, soit 21 %, représentaient des corps dénudés. Pourtant, ces photos représentaient 30 % de la masse totale des photos montrées.

    Les effets délétères des réseaux sociaux sur notre santé mentale et notre estime personnelle sont régulièrement documentés par les spécialistes. Quiconque a déjà ouvert Instagram a déjà ressenti ce vague à l’âme face à ces kilomètres d’images de vies idéalisées, de poses sur tapis de yoga et de corps jeunes et beaux. « Facebook prouve que tout le monde est ennuyeux, Twitter que tout le monde est horrible, mais Instagram vous fait croire que tout le monde est parfait, sauf vous », écrit Alex Hern, journaliste réseaux sociaux, dans The Guardian.

    Une étude anglaise menée en 2017 par la RSPH (Royal Society for Public Health, association pour la défense de la santé publique) établit qu’Instagram est le réseau social poussant le plus au suicide les jeunes adolescentes, en leur renvoyant une image de perfection inatteignable et insoutenable.

    La terreur d’une « radiation de l’ombre »

    Cette prime à la nudité vient aussi questionner l’organisation du travail dans notre société. Les influenceurs avec qui nous avons échangé ont souhaité pour leur grande majorité témoigner de façon anonyme. Yasmine de @Ely_killeuse a accepté de parler en son nom car elle exerce un autre métier à côté : « C’est pour moi la condition numéro un. Pour conserver ma liberté – et ma santé mentale ! » Pour les autres, une menace rôde s’ils s’expriment dans la presse et osent questionner la plateforme : celle du « shadow ban ».

    Le « shadow ban », ou « radiation de l’ombre » selon notre traduction, est une pratique mise en place par Instagram où les posts et stories d’un utilisateur ne sont plus montrés, sans que ce dernier soit mis au courant et puisse donc le contester. Soit une mise à mort économique pour qui compte sur Instagram pour que son activité existe.

    Si Instagram encourage implicitement une certaine forme de nudité « douce », les images jugées « obscènes » ou la nudité totale sont, elles, proscrites. La différence entre les deux est parfois ténue et les faux positifs de l’algorithme fréquents. Ces faux positifs semblent frapper les corps hors des canons de beauté avant les autres, à en croire les résultats d’une étude menée en 2019 par l’association de défense des droits des personnes transgenres Salty.

    Les personnes handicapées, obèses, racisées ou LGBT+ sont vastement représentées parmi les « victimes » du « shadow ban » ou se voient régulièrement refuser de réaliser des campagnes de publicité. Ainsi, en décembre, une artiste brésilienne s’est vu refuser la possibilité de promouvoir un de ses posts, au motif qu’il contenait des images violentes. Il représentait un jeune garçon sur un skate et un pilote de course, David Hamilton. Les deux étaient noirs. En avril, une professeure de yoga racisée s’est aussi vu refuser une publicité jugée obscène : elle faisait pourtant seulement la position du corbeau.

    Le « shadow ban » peut représenter pour ces comptes une forme de mise à mort économique. Est-ce une nouvelle forme de discrimination professionnelle ? « Les professionnels des réseaux sociaux ne sont pas protégés, déplore Miriam Kullmann, professeur à l’université de Vienne. Les lois européennes anti-discrimination sont pensées pour les travailleurs salariés ou employés. »

    #Instagram #Nudité #Digital_labour #Travail #Influenceurs

  • Facebook needs 30,000 of its own content moderators, says a new report | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2020/06/08/1002894/facebook-needs-30000-of-its-own-content-moderators-says-a-new-repo

    Imagine if Facebook stopped moderating its site right now. Anyone could post anything they wanted. Experience seems to suggest that it would quite quickly become a hellish environment overrun with spam, bullying, crime, terrorist beheadings, neo-Nazi texts, and images of child sexual abuse. In that scenario, vast swaths of its user base would probably leave, followed by the lucrative advertisers.

    But if moderation is so important, it isn’t treated as such. The overwhelming majority of the 15,000 people who spend all day deciding what can and can’t be on Facebook don’t even work for Facebook. The whole function of content moderation is farmed out to third-party vendors, who employ temporary workers on precarious contracts at over 20 sites worldwide. They have to review hundreds of posts a day, many of which are deeply traumatizing. Errors are rife, despite the company’s adoption of AI tools to triage posts according to which require attention. Facebook has itself admitted to a 10% error rate, whether that’s incorrectly flagging posts to be taken down that should be kept up or vice versa. Given that reviewers have to wade through three million posts per day, that equates to 300,000 mistakes daily. Some errors can have deadly effects. For example, members of Myanmar’s military used Facebook to incite genocide against the mostly Muslim Rohingya minority in 2016 and 2017. The company later admitted it failed to enforce its own policies banning hate speech and the incitement of violence.

    If we want to improve how moderation is carried out, Facebook needs to bring content moderators in-house, make them full employees, and double their numbers, argues a new report from New York University’s Stern Center for Business and Human Rights.

    “Content moderation is not like other outsourced functions, like cooking or cleaning,” says report author Paul M. Barrett, deputy director of the center. “It is a central function of the business of social media, and that makes it somewhat strange that it’s treated as if it’s peripheral or someone else’s problem.”

    Why is content moderation treated this way by Facebook’s leaders? It comes at least partly down to cost, Barrett says. His recommendations would be very costly for the company to enact—most likely in the tens of millions of dollars (though to put this into perspective, it makes billions of dollars of profit every year). But there’s a second, more complex, reason. “The activity of content moderation just doesn’t fit into Silicon Valley’s self-image. Certain types of activities are very highly valued and glamorized—product innovation, clever marketing, engineering … the nitty-gritty world of content moderation doesn’t fit into that,” he says.

    He thinks it’s time for Facebook to treat moderation as a central part of its business. He says that elevating its status in this way would help avoid the sorts of catastrophic errors made in Myanmar, increase accountability, and better protect employees from harm to their mental health.

    It seems an unavoidable reality that content moderation will always involve being exposed to some horrific material, even if the work is brought in-house. However, there is so much more the company could do to make it easier: screening moderators better to make sure they are truly aware of the risks of the job, for example, and ensuring they have first-rate care and counseling available. Barrett thinks that content moderation could be something all Facebook employees are required to do for at least a year as a sort of “tour of duty” to help them understand the impact of their decisions.

    The report makes eight recommendations for Facebook:

    Stop outsourcing content moderation and raise moderators’ station in the workplace.
    Double the number of moderators to improve the quality of content review.
    Hire someone to oversee content and fact-checking who reports directly to the CEO or COO.
    Further expand moderation in at-risk countries in Asia, Africa, and elsewhere.
    Provide all moderators with top-quality, on-site medical care, including access to psychiatrists.
    Sponsor research into the health risks of content moderation, in particular PTSD.
    Explore narrowly tailored government regulation of harmful content.
    Significantly expand fact-checking to debunk false information.

    The proposals are ambitious, to say the least. When contacted for comment, Facebook would not discuss whether it would consider enacting them. However, a spokesperson said its current approach means “we can quickly adjust the focus of our workforce as needed,” adding that “it gives us the ability to make sure we have the right language expertise—and can quickly hire in different time zones—as new needs arise or when a situation around the world warrants it.”

    But Barrett thinks a recent experiment conducted in response to the coronavirus crisis shows change is possible. Facebook announced that because many of its content moderators were unable to go into company offices, it would shift responsibility to in-house employees for checking certain sensitive categories of content.

    “I find it very telling that in a moment of crisis, Zuckerberg relied on the people he trusts: his full-time employees,” he says. “Maybe that could be seen as the basis for a conversation within Facebook about adjusting the way it views content moderation.”

    #Facebook #Moderation #Travail #Digital_labour #Modérateurs

  • Follow-up : Data protection during the Covid-19 pandemic in Pakistan
    https://www.codastory.com/authoritarian-tech/pakistan-coronavirus-surveillance

    We don’t just follow stories, we follow up. Last month, Coda Story’s Ramsha Jahangir wrote about Pakistan’s use of Covid-19 tracking technology and its implications for the right to privacy. Our story examined a host of potential privacy concerns related to the country’s newly launched Covid-19 tracking technology, including the government’s use of a system originally developed to combat terrorism. Authorities are also using a national biometric data center that has, in the past, been subject (...)

    #algorithme #anti-terrorisme #technologisme #BigData #COVID-19 #hacking #publicité #santé (...)

    ##publicité ##santé ##DigitalRightsFoundation

  • [P.R.O.U.G.] Enregistrement - P.R.O.U.G. #81
    http://www.radiopanik.org/emissions/p-r-o-u-g-/p-r-o-u-g-81/#9027

    Enregistrement

    #Mindblast avec son nouvel EP « Silence Trought Universe » releasé chez #ADN_Music

    ➫ M.Ecko avec sa compil « Love Stories » releasée également chez ADN Music

    #Tribal_Evolution qui vient d’intégrer le label #Digital_Diamonds

    💚 MAY THE PROUG BE WITH YOU 💚

    #M._Ecko #M._Ecko,Mindblast,ADN_Music,Digital_Diamonds,Tribal_Evolution
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/p-r-o-u-g-/p-r-o-u-g-81_09027__0.mp3

  • La #Suisse sous couverture - Agents infiltrés (1/5)

    En 1955, les #services_de_renseignement américains et l’entreprise suisse #Crypto_AG concluent un accord confidentiel qui permettra l’#espionnage des communications de 130 pays. Durant des décennies, un pan de l’industrie helvétique sera impliqué dans ces activités, malgré la « #neutralité » du pays et avec la bénédiction du Conseil fédéral.

    https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-agents-infiltres-15?id=10868165

    #histoire #USA #guerre_froide #Crypto #William_Friedman #cryptographie #technologie #espions #renseignements #Boris_Hagelin #neutralité #espionnage #affaire_Buehler #Hans_Buehler #Nora_Makabee #BND #Siemens #Loèches #Valais

    ping @simplicissimus @etraces

    • La Suisse sous couverture - Les grandes oreilles de la Confédération (2/5)

      A #Loèche, #Swisscom, le Département fédéral de la défense et des entreprises privées proches de la #National_Security_Agency (#NSA) gèrent un parc d’antennes pour les communications satellitaires entre la Suisse et l’étranger. En l’an 2000, ce site stratégique devient la porte d’entrée privilégiée de Washington pour espionner les communications dans le monde entier.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-les-grandes-oreilles-de-la-confederation-25-?id=108681
      #neutralité #télécommunication #satellites #ONYX #services_de_renseignement #USA #Etats-Unis #Jean-Paul_Rouiller #signalhorn #Treasure_Map serveurs_clandestins #déni

    • La Suisse sous couverture - #Genève, nid d’espions (3/5)

      Des salons de l’#ONU truffés de micros, des antennes camouflées dans les missions diplomatiques et des agents russes ou américains infiltrés partout... A Genève, où Edward Snowden travaillait pour la #CIA, le petit monde du renseignement grenouille discrètement et les espions chassent en meute.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-geneve-nid-despions-35?id=10868210
      #Snowden #Nations_Unies #Special_collection_service (#SCS) #organisations_internationales #système_d'écoute #site_C #Wiesbaden #Fort_Meade #NSA #Russie

    • La Suisse sous couverture - Le secret bunker suisse (4/5)

      Nos données numériques personnelles sont une mine d’or d’informations qu’il faut protéger des regards indiscrets. En Suisse, une législation déficiente – elle date de 1992 – permet à des puissances étrangères d’accéder à ces données. Dans le dossier du « big data », c’est la souveraineté de la Confédération qui est en jeu.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-le-secret-bunker-suisse-45?id=10868236

      #big_data #données_numériques #coffre-fort_numérique #réduit_national_4.0 #stockage #RGPD #protection_des_données #cloud_act

    • La Suisse sous couverture - Crypto révolution (5/5)

      D’un côté, Google et consorts contrôlent les canaux et le stockage de l’information. De l’autre, une puissante mouvance de hackers tente de rendre cette information publique, en piratant des systèmes informatiques. L’enjeu de cette guerre ? La défense de libertés fondamentales, aussi bien sur internet que dans la société.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-crypto-revolution-55?id=10868255

      #activisme #résistance #hackers #Digital_Gesellschaft #droits_humains #chaos_computer #club #surveillance #économie_de_la_surveillance

    • La CIA s’est servie d’une entreprise suisse pour espionner plus de 100 pays

      Une affaire d’espionnage secoue la Suisse : pendant des décennies, les services de renseignement américains et allemands ont secrètement utilisé une entreprise suisse et sa technologie pour espionner de nombreux États. Que savaient les autorités suisses à ce sujet ?

      Vue de l’extérieur, la firme zougoise Crypto AG était une entreprise suisse sérieuse, spécialisée dans la technologie de pointe. Elle fabriquait un produit peu utilisé par la plupart des gens : des appareils de chiffrement. Ses clients étaient des États ainsi que leurs armées et services secrets voulant rendre leurs communications secrètes illisibles, c’est-à-dire les crypter ou les chiffrer.

      Cependant, Crypto AG n’était une entreprise normale et respectant les valeurs ayant cours en Suisse que côté pile. Côté face, elle possédait une structure cryptique – au sens propre – car ses propriétaires agissant dans l’ombre étaient, à partir de 1970, l’agence centrale de renseignement américaine (CIA) et le service de renseignement allemand (BND). Les deux services secrets firent en sorte que la technologie de cryptage « swiss made », réputée infaillible, soit munie d’une porte dérobée.

      Grâce à ces manipulations ciblées, la CIA et le BND ont pu espionner 148 États – ennemis ou alliés – pendant des dizaines d’années. Tous ces pays avait investi des millions pour obtenir la technologie de ce pays neutre et digne de confiance qu’était la Suisse. Autrement dit, ils ont payé eux-mêmes les appareils qui les ont trahis.

      Les faits ont été dévoilés à la mi-février par la télévision suisse alémanique SRF, la chaîne allemande ZDF et le « Washington Post » à l’issue d’une enquête commune. L’équipe de recherche s’est appuyée sur des dossiers de la CIA qu’on lui a fait passer en douce, et sur des entretiens avec d’anciens employés de Crypto AG et leurs proches.

      L’ampleur du « coup du siècle des services secrets » – ce sont les termes de la CIA – paraît énorme. L’affaire met en lumière les tensions de l’époque de la guerre froide. La complicité de la CIA et du BND éclaire d’un nouveau jour bon nombre d’événements historiques de ces 50 dernières années. Jusqu’où faut-il réécrire l’histoire mondiale récente ? Seule une étude approfondie des CryptoLeaks le déterminera. L’histoire suisse doit-elle, elle aussi, être révisée ? C’est la question qui fait tant de vagues aussi en Suisse. On se demande ce que les autorités suisses savaient, et si l’État suisse était au courant des agissements des services de renseignement étrangers sur son sol et les a couverts.
      « Le programme a dépassé les espérances les plus folles »

      Dans quelle mesure les activités d’espionnage de la CIA et du BND, s’appuyant sur la technologie truquée de l’entreprise Crypto AG, ont-elles abouti ? Le succès des espions est toujours un échec pour ceux qui en sont victimes : la réponse dépend donc du point de vue adopté. Celui de la CIA, d’après les sources publiées, est le suivant : « Cela a été le projet d’espionnage à la fois le plus productif et le plus long depuis la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi, entre 80 et 90 % des communications secrètes de l’Iran ont pu être déchiffrées. D’après la source de la CIA, « le programme a dépassé les espérances les plus folles de ses inventeurs. »

      Ces écoutes ont permis aux États-Unis d’influencer l’issue de tous les grands conflits ou presque à leur profit. Un exemple : selon l’état actuel des sources, le coup d’État militaire au Chili (1973) a été soutenu par les États-Unis sur la base des écoutes. En même temps, la CIA et le BND ont épié les conversations du régime militaire alors parvenu au pouvoir et n’ont donc jamais rien ignoré des méthodes de persécution et de torture qui coûtèrent la vie à 30 000 opposants au régime.
      Beaucoup de questions, premières réponses

      Les révélations sur Crypto AG font beaucoup de vagues, mais il n’est pas encore possible d’en tirer des conclusions définitives. Les grandes questions qu’elles posent esquissent cependant la portée de l’affaire pour la Suisse.

      Pourquoi la CIA et le BND ont-ils utilisé la couverture discrète d’une entreprise suisse ?

      Crypto AG a été fondée en 1952 par le cryptologue suédois Boris Hagelin. Il n’a pas implanté son entreprise en Suisse par hasard : « Lorsqu’on travaillait dans un domaine aussi sensible que la cryptographie, il valait mieux rechercher la protection d’un pays neutre mais faisant preuve de peu de scrupules moraux », indique la source de la CIA. Boris Hagelin a vendu son entreprise en 1970 à une société-écran de la CIA et du BND.

      Ce sont la CIA et le BND qui se sont livrés à ces activités d’espionnage. Pourquoi l’affaire est-elle perçue en Suisse comme un scandale « suisse » ?

      Du point de vue suisse, il est déterminant de savoir si les autorités du pays connaissaient les intentions, le modus operandi et la portée des activités d’espionnage, et si elles les ont tolérées, voire même favorisées.

      Des employés de Crypto AG soupçonnèrent que des puissances étrangères s’étaient immiscées dans les rouages de leur parfaite technique. Ils en ont informé la justice suisse. Que s’est-il passé ensuite ?

      Il est prouvé qu’au milieu des années 1970, un employé a informé des instances officielles que les appareils vendus étaient « dotés de générateurs de clés manipulés permettant aux services d’espionnage allemands et américains de déchiffrer les messages » : c’est ce que dit une fiche des Archives fédérales du 24 juillet 1977. Le problème est que les dossiers relatifs à cette fiche ont en partie disparu…

      La police fédérale suisse a enquêté sur la base de ces accusations, mais sans résultat. Des témoins de l’époque affirment aujourd’hui que les interrogatoires menés par la police ne l’ont été que « pour la forme »...

      Toute l’affaire ne sent-elle pas un peu le réchauffé de l’époque de la guerre froide ?

      Il est vrai que les premières accusations ont été lancées au milieu des années 1970. Et que Hans Bühler, ancien employé de Crypto, a accusé ouvertement son entreprise de collaborer avec des services secrets étrangers (Hans Bühler, soupçonné d’espionnage, a passé neuf mois dans une geôle iranienne, et a publié ses accusations dans un livre paru en 1994). Mais toute la portée de l’affaire n’éclate au grand jour que maintenant, car des preuves ont été fournies par des sources de la CIA. De plus, les activités d’espionnage ont perduré jusqu’en 2018, soit bien après la fin de la guerre froide. Le BND s’en est toutefois retiré en 1993 déjà, à la suite de la réunification de l’Allemagne.

      Dans l’état actuel des connaissances, que savait le Conseil fédéral de ces activités d’espionnage ?

      C’est une question clé. On ne sait pas encore dans quelle mesure des conseillers fédéraux étaient au courant de ces activités. Les documents de la CIA impliquent l’ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger (PLR). Aujourd’hui âgé de 79 ans, ce dernier nie vigoureusement avoir été informé des détails.

      Pourquoi est-ce si important de savoir si le Conseil fédéral était au courant des activités d’espionnage ?

      S’il devait s’avérer que le Conseil fédéral, ou certains conseillers fédéraux, connaissaient ces activités d’espionnage, des questions sérieuses se posent : le gouvernement les a-t-il tolérées ? Ou les a-t-il couvertes ? A-t-il accepté que la neutralité suisse serve de leurre ? Et si la Suisse a été complice, a fermé les yeux ou couvert les faits : comment justifier l’espionnage contre des pays belligérants lorsqu’on affiche une politique de neutralité ?

      Comment le Conseil fédéral et le Parlement réagissent-ils à l’affaire ?

      La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a dit très tôt que le gouvernement allait réunir tous les faits et était favorable à une enquête. La ministre de la Défense Viola Amherd a confirmé que son département abrite des documents laissant penser que son prédécesseur Kaspar Villiger était au courant. Désormais, l’affaire fait l’objet d’une enquête de la Délégation des Commissions de gestion des chambres fédérales. Cet organe de contrôle entend déterminer ce que la Suisse savait de ces activités d’espionnage, et si les renseignements suisses en ont même éventuellement même.

      L’affaire des CryptoLeaks met-elle en péril le rôle actuel de la Suisse ?

      La Suisse joue un rôle d’intermédiaire dans de nombreux conflits. Elle propose même ses « bons offices » dans les régions du monde sous tension. Ainsi, elle joue actuellement le « rôle du facteur » entre les États-Unis et l’Iran. La Suisse ne peut endosser ce rôle diplomatique que si sa crédibilité d’État neutre est intacte. C’est précisément cette crédibilité qui est en jeu maintenant. Ajoutons que l’Iran a été particulièrement touché par l’espionnage permis par la technologie « swiss made » truquée et vendue par le représentant de Crypto, Hans Bühler.

      Ce sont les États-Unis et l’Allemagne qui ont espionné d’autres pays. Pourquoi la réputation de la Suisse en souffrirait-elle ?

      L’avenir dira si la perception extérieure de la Suisse a subi des dommages. Mais la perception intérieure de la Suisse est de toute façon affectée : l’image de pays neutre à laquelle tiennent tant de Suisses est endommagée. L’affaire des CryptoLeaks pourrait jeter un discrédit total sur la neutralité suisse (voir aussi le commentaire de notre invité, p. 15).

      Crédibilité, confiance, image de soi : ce sont des facteurs subjectifs. L’affaire menace-t-elle aussi des intérêts économiques tangibles ?

      La Suisse possède une branche technologique en plein essor, qui dépend aussi de l’image de marque du pays. De plus, la Suisse souhaite se vendre comme une « place numérique propre », et promeut une initiative internationale dans le domaine de l’éthique. L’affaire des #CryptoLeaks tombe très mal.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2020/03/detail/news/detail/News/la-cia-sest-servie-dune-entreprise-suisse-pour-espionner-plus-de-100-pays

  • Juste Avant

    Dans « Juste Avant », un documentaire en 7 épisodes, sortie le 1er décembre 2019, Ovidie questionne la façon dont on éduque une adolescente quand on est mère et féministe, à travers une série de conversations avec sa fille de 14 ans. Les échanges mère-fille s’entrecroisent avec les témoignages des proches et les réflexions sur sa propre construction.

    Juste Avant (7/7) - Epilogue

    Juste Avant (6/7) - Sois belle et bats-toi !

    Juste Avant (5/7) - Toi, moi, et notre petit matriarcat

    Juste Avant (4/7) - Le temps de la capote à 1 franc

    Juste Avant (3/7) - « Tu sais ce que c’est le consentement ? »

    Juste Avant (2/7) - La maman ou la putain

    Juste Avant (1/7) - Moi à ton âge

    http://www.nouvellesecoutes.fr/podcasts/intime-politique

    #maculinity #paternalistic #nightmare #digital_penetration #consent #college #high_school #social_network #Instagram #Snapchat #pressure #toxic_relationship #rape #post_MeToo #safe_place #sexuality #equality #contraception #STI #AIDS #HIV #school #abortion #condom #morning-after_pill #practical_knowledge #theoretical_knowledge #political_reflexion #distance #third_party #vaccination #pregnant #youth #traumatism #mariage #couple #tradition #divorce #matriarchy #co_parent #food #internet #beauty #weight_watchers #epilation #awareness #body

  • Contenir la pandémie sans confinement ? COVID 2 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=e3WXfTOw7xY

    Dans cette vidéo, on explore les différentes options pour réduire le taux de reproduction effectif Rt. En dehors d’un confinement généralisé, il semble indispensable d’exploiter des solutions comme le contact tracing électronique. Cependant, celui-ci ne sera efficace que si une large proportion de la population l’utilise (l’effet est quadratique). Sa promotion massive semble donc critique.

    NB : Après la mise en ligne de cette vidéo, j’ai découvert ces deux autres publications qui estiment elles aussi que la fraction des contaminations pré-symptomatiques semblent ~50%. Voilà qui confirme l’importance du contact tracing pour réduire le taux de reproduction effectif.
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.05.20031815v1
    https://wellcomeopenresearch.org/articles/5-58

    Lancez vos simulations épidémiologiques à la 3Blue1Brown :
    https://prajwalsouza.github.io/Experiments/Epidemic-Simulation.html

    #COVID19 #coronavirus #simulations

    • Je vais essayer d’être diplomate (même si c’est pas gagné) car je comprends qu’avec l’inquiétude actuelle et l’impuissance dans laquelle nous sommes isolés, certaines personnes soient tentées de trouver dans le contact tracing une solution à étudier attentivement.
      Se consacrer à cela n’est-il pas un moyen efficace de se détourner de la réalité de la maladie et de ses effets de bord sociaux et politiques déjà à l’œuvre ?
      Pouvons nous essayé de prendre un peu de distance au lieu de rêver à un miracle technologique (que certain·es nomment le #bluff_technologique) pour analyser factuellement les proratas médicaux (tests/masques/soins hospitaliers), puis si il le faut vraiment creuser l’application du contact tracing d’un point de vue uniquement technique (comment marche le bluetooth et avec qui).
      Faire cela avant même d’activement se remémorer l’histoire de la mise en place exponentielle des moyens de surveillance globale de la population appuyés sur la peur et la précipitation depuis 25 ans ? avant même de penser qu’un tel basculement ne peut nous mener qu’à la mise en danger de la démocratie ?

      https://seenthis.net/messages/844226

    • De toute manière, sur une bonne partie de la population, ça ne marchera pas plus qu’un numéro vert pour un problème de société.

      1⃣ Il faut des téléphoner compatibles (et beaucoup de gens préfèrent des téléphones qui ne font qui téléphoner).
      2⃣ Il faut savoir les utiliser → on est toujours pas certains d’avoir réussi à expliquer à ma belle-mère comment avoir une téléconsultation avec sa psy.
      3⃣ ceux qui réunissent les 2 premières conditions sont les + susceptibles de savoir aussi contourner le dispositif au besoin.

      Donc, on arrête de perdre du temps sur des doudous stupides et on doit juste repenser toute l’organisation sociale…

    • C’est le problème rencontré en sécurité informatique où sur l’usage d’outils que nous pensons basiques, le dysfonctionnement est d’abord entre la chaise et l’écran.

      Un exemple aussi d’une grand-maman bien connue de mes services bisoux virtuels à qui j’ai envoyé un lien à cliquer pour pouvoir échanger par visio sur jitsi. Une heure au téléphone pour lui demander de cliquer sur le lien qu’elle avait reçu sur sa tablette (oui, la famille lui a offert une tablette second prix l’année dernière pour qu’elle reçoive de leurs nouvelles). Elle a abandonné, on devait se voir depuis Noël, on repoussait notre venue, voila, on ne se verra pas, même pas en visio.

      Cette dame de 83 ans sait toutefois se servir des textos, au grand dam de ses petits enfants qui reçoivent des SMS de trois mots quand ils se sont fendus d’un long texte bien écrit en beau français :)

    • D’autres points à considérer :

      – les outils technologiques de surveillance de masse existent déjà, qu’on le veuille ou non ; si les services de renseignement veulent tracer où tu as été et qui tu as fréquenté, c’est déjà faisable, et sans doute déjà fait dans de nombreux pays, comme l’a montré Snowden ;

      – Facebook, c’est 37 millions d’utilisateurs actifs chaque mois en France. Prétendre que les gens ne sont pas équipés, ne savent faire, ou qu’ils ne veulent pas se faire fliquer, c’est une vue de l’esprit ; il y a de nombreuses difficultés avec les logiciels « privacy first », mais l’aspect diffusion/acceptabilité ne me semble pas le plus complexe ;

      – une question qui se pose de manière extrêmement urgente, c’est de savoir si les États vont utiliser cet épisode pour officialiser les outils les plus intrusifs et répressifs, où si l’on peut refuser l’officialisation des outils tels qu’ils sont ouvertement utilisés dans l’autres pays, et pousser pour aller vers les outils conçus par des spécialistes du « privacy-first » plutôt que par Palantir et avec une absence à peu près totale de contrôle démocratiqu ;

      Dit autrement : les outils de surveillance de masse existent déjà, mais leur valeur répressive est relativement limitée, parce que leur utilisation n’est pas officielle (c’est du domaine du renseignement, qui est certes très problématique, mais qui est plus ou moins limité). Si on officialise ces outils dans le cadre de l’épidémie, on change d’échelle, et leur valeur répressive restera, parce qu’on aura accepté ça cette fois. Une fois qu’on aura officialisé l’idée qu’un outil à la Palantir est utile en étant accessible aux flics « de terrain » et peut être utilisé dans une procédure juridique (démontrer que tu n’as pas respecté le confinement plusieurs fois de suite), ça restera si on invoque le terrorisme, les black blocks, les néonazis, les violeurs pédophiles ou je ne sais quoi. L’alternative envisagée, c’est donc de proposer l’utilisation d’outils conçus pour ne pas pouvoir être utilisés de manière répressive (parce que sans moyens d’identification) mais qui rempliront le même but (limiter la propagation de l’épidémie), retirant ainsi la « justification » de l’utilisation de moyens intrusifs.

      – le grand risque, c’est que le déconfinement soit suivi, moins d’un mois après, par une hausse brutale des contaminations et l’imposition dans l’urgence d’un second confinement ; s’il y a échec du déconfinement (et ça nous semble à tous très probable), la question des libertés publiques deviendra tellement accessoire qu’on va pleurer. Si l’État se retrouve avec un second confinement et absolument tout le monde qui exige de lui de trouver immédiatement une solution (Saint Raoult priez pour nous), je n’ai rigoureusement aucune doute, mais alors aucun, que les méthodes instaurées seront d’une violence que l’on pense aujourd’hui impossible. Croire qu’on échappera alors à Palantir et à la surveillance électronique renforcée (tout ça sera de toute façon réclamé par la population), ça me semble dangereusement naïf. On prendra le logiciel et les méthodes de flicage sud-coréens, au mieux, et on les appliquera à la Lallement, et ce ne sera plus du tout discutable.

      – dans l’immédiat, on n’a pas le droit de sortir de chez nous, si on le fait c’est avec la crainte de tomber sur des flics, on n’a pas le droit de se rencontrer, on n’a pas le droit de manifester, on n’a pas le droit d’aller voter, l’effondrement économique a aussi pour conséquence qu’on a de moins en moins la possibilité de subvenir aux besoins de sa famille (je ne suis pas pour le « tout économique », mais tout de même), ce sont les plus faibles socialement et physiquement qui en prennent plein la gueule les premiers, etc. On n’est pas dans une situation où il y aurait des choix parfaits, et où l’on peut considèrer des absolus quant à nos libertés. Parce que pour l’instant et pour une période dangereusement longue, notre libertés fondamentales sont déjà abolies (aller et venir, rassemblement, démocratie, éducation…).

      – l’autre grosse alternative, et c’est certainement la solution qui se met en place sans le dire explicitement, c’est l’immunité de groupe (malgré les doutes sur l’immunité). Le confinement ne sert dans cette optique qu’à atteindre un niveau d’acceptabilité, dans nos démocraties, au fait qu’on va laisser crever une partie de notre population. Le coût d’un second confinement serait tellement intolérable que la population acceptera ce choix, initialement indéfendable. Depuis une semaine, on a d’ailleurs en France toute une littérature qui fleurit allant dans ce sens.

      Du coup, dans cette logique (et dans un sens donc contraire aux considérations précédentes), on peut suspecter que l’annonce du logiciel soit, justement, une sorte de gri-gri destiné à calmer l’opinion et justifier le déconfinement, et pouvoir dire, s’il y a trop de morts, que vous voyez bien, on avait tout mis en place, mais les gens n’ont pas voulu utiliser l’outil qu’on leur avait proposé. (Donc c’est la faute aux gens.)

    • Tout comme Arno, je pense que la plupart des gens vont installer l’appli sans sourciller, tout comme ils utilisent Facebook et tous les services de Google... Il n’y a qu’à voir aussi comment en ce moment tout le monde se rue sur Zoom malgré tous les articles et avertissements qu’on peut lire partout, alors que des alternatives tout aussi pratiques (voire mieux) et open-source existent, comme jitsi. La question est donc d’exiger une appli qui ne fera que du tracking anonyme et rien d’autre. J’y crois moyen et en même temps j’ai une petite lueur d’espoir depuis que j’ai vu que le code de leur formulaire d’attestation dérogatoire était publié sur Github (même si on peut toujours penser que le code effectivement mis en œuvre n’est pas tout à fait celui qui nous est présenté).

    • – les outils technologiques de surveillance de masse existent déjà, qu’on le veuille ou non ; si les services de renseignement veulent tracer où tu as été et qui tu as fréquenté, c’est déjà faisable, et sans doute déjà fait dans de nombreux pays, comme l’a montré Snowden ;

      Tu fais des suppositions non démontrées et en avançant ainsi tu considères que personne n’y peut rien et tu invites à renoncer à dénoncer les différents procédés de surveillance et de suivi. L’argument du on le sait déjà n’est pas recevable, parce qu’il tient du fantasme paranoïaque, ça ne veut pas dire que c’est faux, mais qu’il y a certaines formes de surveillance. Heureusement qu’il existe encore des moyens d’y échapper.

      – Facebook, c’est 37 millions d’utilisateurs actifs chaque mois en France. Prétendre que les gens ne sont pas équipés, ne savent faire, ou qu’ils ne veulent pas se faire fliquer, c’est une vue de l’esprit ; il y a de nombreuses difficultés avec les logiciels « privacy first », mais l’aspect diffusion/acceptabilité ne me semble pas le plus complexe ;

      Merci de citer tes sources. 37 millions de comptes actifs, ce n’est pas 37 millions de personnes. Ce n’est pas une vue de l’esprit de se rendre compte que les personnes les plus exposées sont des personnes qui ne sont pas équipées en smartphone. On ne parle pas d’un ordinateur à la maison.

      – une question qui se pose de manière extrêmement urgente, c’est de savoir si les États vont utiliser cet épisode pour officialiser les outils les plus intrusifs et répressifs, où si l’on peut refuser l’officialisation des outils tels qu’ils sont ouvertement utilisés dans l’autres pays, et pousser pour aller vers les outils conçus par des spécialistes du « privacy-first » plutôt que par Palantir et avec une absence à peu près totale de contrôle démocratique ;

      Il y a urgence de masques et de tests, de lits d’hopitaux mais certainement pas urgence de la mise en place d’une surveillance sociale de masse électronique telle qu’elle voudrait s’imposer actuellement. N’oublions pas le contexte politique, voir la différence de gestion sanitaire en Allemagne et en France, on parle bien d’un but sanitaire et tout concoure à montrer le contraire. Je continue de dire que nous nous épuisons dans un débat technologique qui ne devrait pas avoir lieu et qui est une façon de nous détourner des réalités catastrophiques.

      Je peux malheureusement répondre oui à la première question, parce que cela se vérifie à chaque crise depuis 25 ans, les libertés se réduisent aux profits d’un Etat sécuritaire, toute occasion est bonne et les tenants de la surveillance électronique, du croisement de fichiers et du traçage sont des lobbyistes très actifs, de type Babinet (video youtube du 1er avril), qui n’ont aucune limite ni scrupule politique à t’exposer que les mails sont une source à prendre en compte dans le dossier médical multidatas qu’ils promeuvent et qui rêvent de fermer la CNIL déjà réduite à rien. Concernant Palentir, c’est une boite américaine qui analyse pour la DGSE et autres services secrets français les résultats des données collectées en france. Ça me laisse toujours pontoise de réaliser que les français sont carrement naïfs ou que nous sommes simplement toujours dans les mains des mêmes industriels du complexe militaro industriel depuis 1941 qui font croire à une guerre économique entre pays alors qu’elle est entre classes dominantes et les 99% qui subissent leurs incompétences délirantes et leurs fantasmes de contrôle total. Mais oui, je pense que ce sera Palantir et Consorts et même pire.

      Pour revenir à la croyance en des alternatives de traçage, à partir du moment où les principes démocratiques sont baffoués parce qu’il y aura violation de la vie privé via une technique de suivi personnalisé (sous des prétextes fallacieux car je répète que l’efficience sanitaire du traçage est loin d’être prouvée), qu’elle soit anonyme ou pas ne change rien (il n’y a pas d’anonymat dans du traçage), ni de garanti par un encadrement de la CNIL qui a appris à aplatir ses prérogatives chaque fois qu’un échelon supplémentaire est franchi.

      Je vois plutôt se profiler une surveillance de multiples sources justifiée par une meilleure efficience et surtout pour notre bien sanitaire. FB+internet+conversations filtrées+Géolocalisation+traçage+biométrie+rfid+ saupoudrage d’un peu d’alternatifs pour faire plaisir aux geeks qui rêvent d’un monde libre informatisé et faire croire que tout est sous contrôle démocratique.

      Nos avis démocratiques ne pèseront pas grand chose face aux milliards de $ que pèsent les données de santé et de profilage, surtout pour sauver des vies dont ils se foutent totalement. Ce qui m’intéresse à regarder actuellement c’est la méthode de persuasion qui va être utilisée. Ça suit son cours et la diversion fonctionne à merveille …

      Dit autrement : les outils de surveillance de masse existent déjà, mais leur valeur répressive est relativement limitée, parce que leur utilisation n’est pas officielle (c’est du domaine du renseignement, qui est certes très problématique, mais qui est plus ou moins limité). Si on officialise ces outils dans le cadre de l’épidémie, on change d’échelle, et leur valeur répressive restera, parce qu’on aura accepté ça cette fois. Une fois qu’on aura officialisé l’idée qu’un outil à la Palantir est utile en étant accessible aux flics « de terrain » et peut être utilisé dans une procédure juridique (démontrer que tu n’as pas respecté le confinement plusieurs fois de suite), ça restera si on invoque le terrorisme, les black blocks, les néonazis, les violeurs pédophiles ou je ne sais quoi. L’alternative envisagée, c’est donc de proposer l’utilisation d’outils conçus pour ne pas pouvoir être utilisés de manière répressive (parce que sans moyens d’identification) mais qui rempliront le même but (limiter la propagation de l’épidémie), retirant ainsi la « justification » de l’utilisation de moyens intrusifs.

      Prends juste l’exemple de Tarnac, avec Coupat qui est soupçonné parce qu’il n’a pas de téléphone portable, la répression est déjà là et n’a pas besoin de notre accord pour se déployer. La technique le permet, la répression suit, l’accompagne. Ce n’est pas de quelle manière cela va se déployer, ni si il y a anonymat ni si les intentions sont louables, mais si nous savons faire bloc contre cette hallucination collective pro technosurveillance. Je préfère me battre contre toutes les prisons car il n’y a pas de prison alternative.

      – le grand risque, c’est que le déconfinement soit suivi, moins d’un mois après, par une hausse brutale des contaminations et l’imposition dans l’urgence d’un second confinement ; s’il y a échec du déconfinement (et ça nous semble à tous très probable), la question des libertés publiques deviendra tellement accessoire qu’on va pleurer. Si l’État se retrouve avec un second confinement et absolument tout le monde qui exige de lui de trouver immédiatement une solution (Saint Raoult priez pour nous), je n’ai rigoureusement aucune doute, mais alors aucun, que les méthodes instaurées seront d’une violence que l’on pense aujourd’hui impossible. Croire qu’on échappera alors à Palantir et à la surveillance électronique renforcée (tout ça sera de toute façon réclamé par la population), ça me semble dangereusement naïf. On prendra le logiciel et les méthodes de flicage sud-coréens, au mieux, et on les appliquera à la Lallement, et ce ne sera plus du tout discutable.

      Depuis le début du covid le gvt nous mène en bateau, je n’ai aucun doute qu’on arrivera à palentir par un chemin ou un autre et en plus avec l’assentiment de la population et le chemin le plus court trouvé pour le moment c’est de laisser travailler les « alternatifs » dessus, histoire que la gauche technophile se foute bien sur la gueule.

      – dans l’immédiat, on n’a pas le droit de sortir de chez nous, si on le fait c’est avec la crainte de tomber sur des flics, on n’a pas le droit de se rencontrer, on n’a pas le droit de manifester, on n’a pas le droit d’aller voter, l’effondrement économique a aussi pour conséquence qu’on a de moins en moins la possibilité de subvenir aux besoins de sa famille (je ne suis pas pour le « tout économique », mais tout de même), ce sont les plus faibles socialement et physiquement qui en prennent plein la gueule les premiers, etc. On n’est pas dans une situation où il y aurait des choix parfaits, et où l’on peut considèrer des absolus quant à nos libertés. Parce que pour l’instant et pour une période dangereusement longue, notre libertés fondamentales sont déjà abolies (aller et venir, rassemblement, démocratie, éducation…).

      C’est assez bien vendu en effet mais je n’achète pas.

      – l’autre grosse alternative, et c’est certainement la solution qui se met en place sans le dire explicitement, c’est l’immunité de groupe (malgré les doutes sur l’immunité). Le confinement ne sert dans cette optique qu’à atteindre un niveau d’acceptabilité, dans nos démocraties, au fait qu’on va laisser crever une partie de notre population. Le coût d’un second confinement serait tellement intolérable que la population acceptera ce choix, initialement indéfendable. Depuis une semaine, on a d’ailleurs en France toute une littérature qui fleurit allant dans ce sens.

      Disons que laisser mourir des personnes et même les euthanasier sans leur accord ni celui de leurs familles sous prétexte qu’ils auraient peut-être le covid et qu’il n’y a pas assez de lits en réanimation c’est aujourd’hui et maintenant en france. Ça me suffit pour voir que ce gouvernement n’en a absolument rien à foutre de sa population et que s’il faut s’allier aux pires des américains pour réaliser le grand panoptique de surveillance cette crise servira comme excellent prétexte et au lieu de tests et de masques et de lits d’hopitaux, tout le monde demandera des drones et du traçage et de la répression bien entendu.

      Du coup, dans cette logique (et dans un sens donc contraire aux considérations précédentes), on peut suspecter que l’annonce du logiciel soit, justement, une sorte de gri-gri destiné à calmer l’opinion et justifier le déconfinement, et pouvoir dire, s’il y a trop de morts, que vous voyez bien, on avait tout mis en place, mais les gens n’ont pas voulu utiliser l’outil qu’on leur avait proposé. (Donc c’est la faute aux gens.)

      Oui, parfaitement d’accord, c’est la méthode de persuasion qui sera probablement utilisée, le #bluff_technologique, one more time.

    • Pour poursuivre mes propos, voila comment avec #stopcovid les bonimenteurs du traçage numérique des #données_personnelles sensibles commes les #données_de_santé peuvent enfin placer leurs discours : ici le babinet national, qui refuse de dire pour quelles entreprises il travaille (YT V4yf3HOEHPk) mais dispose de sa place en tant que #digital-champion (sic) français (groupe des conseillers au numérique européen). Souvenez-vous, c’est lui qui voulait fermer la CNIL et sert ici de conseil au smartank de l’#institut_Montaigne (Bébéar), ne vous méprenez pas sur le style alternatif cool sympa qu’il se donne, ce qu’il propose est bien une #société_de_contrôle totalitaire avec profilage médical de chacun·e basé sur l’aspiration de données provenant de sources diverses comme les données d’alimentation ou la lecture des emails …
      extrait de la vidéo

      1er avril 2020
      https://www.youtube.com/watch?v=Rxt-8Z1dQHg?t=471

      Comment ça, vous ne saviez pas à quoi vous attendre avec la république numérique de Macron ?

      #future-of-innovation-in-europe
      Friday, 20 March
      https://www.iiea.com/event/france-and-the-future-of-innovation-in-europe

      In his address to the IIEA, Gilles Babinet will offer his perspective on the future of innovation in Europe and discuss the French Government’s work on innovation and startups (Visa Tech, Next40). He will comment on the implications of europeanisation as French efforts increasingly focus on French champions. Gilles Babinet will also discuss issues such as 5G, connected objects, the need for an overarching ecosystem and how to prepare for it.

    • De Moreno à #Babinet, vive la France. Merci @touti.
      Des notes partielles et hachetagueuses dont vous pouvez vous passer car elles sont peu utilisables (à l’envers de seenthis, je le crains).
      #biopolitique et #biopouvoir se cuisinent en public sur FB dans une ambiance de coolitude concentrée, Kuhn, Vermer et tant d’autres à la rescousse. Bracelet brésilien, faut voir la tronche du type et entendre son phrasé, dans une micro Station F humanisée par des plantes, il regarde dans sa pensée et l’avenir, et pas la caméra, mais au dessus d’elle, en contre plongée façon Mussolini 2.0 ou Psychose d’Hitchcock, c’est comme à Paris, on ne reconnait plus bien bien les fascisants, et les nombreux bourges qui se la jouent n’importe qui (camouflage social et politique : il y aurait donc une guerre quand même ?).

      #bio-statistique #économie_comportementale #paradigme (changement voire rupture de), des #données_structurées à la #règle_des_trois_V : #volume #vélocité #variété ce qui donne accès et lisibilité à des #données_non_structurées : #compte_rendu_médicaux #dossiers_patients #données_cohorte
      et une foule d’autres (voir capture d’écran dans le seen de Touti) après avoir été limité par une #malédiction_dimensionnelle qui contraignait à des #extractions, celle-ci cède le pas avec l’#IA et le # machine_learning, #_google_flew_ « a été critiqué » mais montrait le chemin #géolocalisation #mels #données_Gafam #données_privées, tout doit y passer car rien de ce qui est humain ne nous est étranger.
      oui, oui, oui, « on conçoit qu’il y a des risques #privacy »
      santé, « il n’y a jamais eu de réduction de l’investissement » (tour de passe-passe quantitativiste qui ne dit rien des usages de l’argent, de leurs implication ou de la qualité de soin), ce qui domine c’est la « dépense hospitalière plus que la médecine de ville dans ce modèle », là on s’approche d’un os, puis d’un autre : « #prévention moins financée qu’ailleurs » (intégration et renversement de la critique).
      La #santé_algorithmique bouleverse l’#épidémiologie. Il s’agit de #détecter_en_amont (ce que fait une partie de « l’Asie ou la concentration de population fait tourner le dos au modèle européen »), de pratiquer une #épidémiologie_prédictive (et avant non ? la rétrospection était pas destinée à prévoir ?)
      « #tranversalisation, plutôt que bureaucratie et ses silos » (là aussi reprise de la critique de la segmentation/séparation, à ses propres fins : des solutions pour #money_makers).
      #épidémiologie_de_masse (pléonasme, l’épidémiologie taffe sur la population) : « regarder comment les gens se déplacent, par grappe ou de façon individuelle »
      #hôpital_de_ville #back_tracking #contrôle_de_la_quarantaine
      #gouvernance_de_la_donnée
      En #Estonie, c’est remarquable (Demain tous estoniens, livre) : « on voit quand un fonctionnaire regarde ses données, si ce n’est pas justifié, on peut gagner son procès », « obtenir des sanctions » (jusqu’à la prison pour un fonctionnaire, on a pas dit un patron de labo ou un ministre mais quand même, c’est beau comme la démocratie), ça nécessite un #parquet_indépendant (...) et la réduction du #pouvoir_administratif.
      #épidémiologues_2.0 « capables de se mettre à la hauteur d’une vison politique » (de politiques qui se foutent de l’épidémiologie, à voir les deux mois qui viennent de passer ? ça risque pas de faire dégringoler encore l’épidémiologie ? Il ya une épidémiologie à détruire pour en imposer une autre ?)
      #États et #plate_forme ? Il faut un #État_plateforme pour une société inclusive ! Un État autonome du privé (...), de l’#empowerment ( sic ) du #citoyen (...), « faire du #réveil_de_la_société_civile un levier ». Fonder la politique menée sur la liberté des sujets pour faire marcher la société de concurrence, adopter un néolibéralisme authentique plutôt que de jouer Clémenceau et autres « pères de la Nation », Macron en tombe par terre.
      Avec la révolution numérique, on a une #technologie_de_l'aplatissement (Stallman avec nous !), avec ses travers, dont les #Gafam (...), faut jouer à plein cette #révolution_numérique contre le pli du #colbertisme, ce mal français qui est une qualité du « communisme » chinois selon nombre des coreligionnaires de Balbinet (nombreuses sont les demeures dans la maison du père, et chez maman cybernétique, c’est pareil, comme dirait Brigitte Fontaine).
      Là, « la collaboration Gafam/États avance grâce à l’urgence, par exemple les fake-news sur les gestes barrière sont retirées. » Reste que les flutes incohérentes de Trump, Bolsonaro, Johnson, Macron, quelques collègues à eux et leurs cliques respectives, et malheureusement les Gafam y peuvent rien, Twitter bloque pas Trump et pis c’est la faute à LCI. Si ces Gafam « c’est pas forcément de l’abus de position dominante mais il faudrait de l’anti-trust... les démanteler, les granulariser pour plus de #darwinisme », le #bien_commun étant représenté par les États (mais oui mais oui).
      L’#Europe, ça pourrait être une chance, « on a le plus grand nombre de publications_scientifiques », on peut jouer un rôle mondial : si #prise_de_température_dans_les-Aéroports et que ça monte au dessus de la moyenne, hop !
      « Dommage qu’il y eu le scandale #Cambridge_Analytica ça a freiné, arrêté ; les opérateurs télécoms ont fermés l’accès aux données de traces. »
      #RGPD préservation des données individuelles, ça a « valeur constitutionnelle, c’est bien. Mais c’est compliqué. Ça empêche l’expérimentation. »
      "Je milite pour un #Numérique_inclusif " (tu m’étonnes !).
      Le #privacy_by_design, ça existe, c’est bien, les infos remontent pas vers un sytème central (exemplairement à Singapour lors de Covid-19) « mais si vous voulez un #governement_by_the_plattform, c’est tout autre chose et il faut des contre pouvoir ».
      « J’ai travaillé sur la carte vitale en 1991, il y avait les fonctionnalités du #DMP dedans, le système c’est enrayé. Là il y un regain volontariste : DMP et #Health_data_hub » pour centraliser tout type de données.
      Les DMP dans le monde ont essuyé des échecs (G-B par exemple). « Forts de ces échecs ont a des garde fous. Il a déjà 5 millions de personnes qui ont ouvert un DMP en France, c’est pas mal. »

      #Afrique, il y a de quoi s’inquiéter, faut espérer que la pandémie arrive plus tard là-bas vu l’absence de système de santé, ça va être dur, très dur, mais « le Nigéria et l’Angola avec leur expérience ébola ont monté des équipes extra, j’espère qu’on va pouvoir leur chiper des méthodes. » "Ce qui compte c’est qu’il y ait le moins de morts possibles."

      Argument sanitaire ? Je dirais zéro, si ce n’est la promesse de prédire (une vraie science de la vie de troupeau).
      C’est la société de contrôle qui mute : il faut trouver d’autres moyen de faire produire les données existantes, toues nos traces de vie, en faite des expressions lisibles pour la gouvernance.
      La Boétie, revient ! ton meilleur pote est ressuscité, il est plus le même du tout, celui que tu as connu se haïrait, il a besoin de toi.

      #solutionnisme_technologique

  • Milan, épicentre de la pandémie de Covid-19. #Minuit c’est l’heure où les invisibles deviennent visibles. Le métro désert, à part quelques dizaines de jeunes et de moins jeunes livreurs qui rentrent chez eux. C’est ça, le confinement à deux vitesses. C’est ça, le #digital_labor.


    https://twitter.com/AntonioCasilli/status/1250133061280333827
    #Milan #travail #métro #coronavirus #covid-19 #livreurs #uber #confinement_à_deux_vitesses #confinés #non-confinés #livraisons #vidéo #Italie #visibilité #in/visibilité #invisibles

    Avec ce commentaire de Alexis Kauffmann :

    Incroyable image ! Les rats dans les caves qui nourrissent les chats qui chantent au balcon.

  • Mobilisation contre la #continuité_pédagogique en #Allemagne

    Le réseau des initiatives des précaires dans l’#ESR allemand, le #Netzwerk_für_Gute_Arbeit_in_der_Wissenschaft (#NgAWiss), mobilise en ce moment contre la #rentrée du deuxième semestre (qui se fait à la mi-avril outre-Rhin). Les arguments pour la soi-disant „continuité pédagogique" avancés par les président.e.s des #facs sont aussi hallucinants qu’en France - avec la différence notable que 11.000 travailleur.e.s de l’ESR allemand, dont une grande partie de titulaires (et notamment de PU), ont signé une lettre ouverte demandant l’#annulation du prochain semestre : https://www.nichtsemester.de/cbxpetition/offener-brief

    Les arguments sont les mêmes que celles qu’on mobilise en France : la #précarité_étudiante, notamment des étranger.e.s, la précarité des #non-titulaires, les responsabilités du #care que les unes et les autres assurent à la maison, etc.

    Dans son communiqué, le NgAWiss souligne également l’#absurdité de maintenir les #financements_par_projet pour la #recherche urgente sur le coronavirus (l’agence qui correspond à l’ANR outre-Rhin, la DFG, joue le même jeu) : https://www.mittelbau.net/stellungnahme-solidarisch-durch-die-krise-prekaere-wissenschaft-in-der-pa

    Le syndicat unter_bau de l’université de Francfort sur le Main appelle de son côté à résister à la transformation néolibérale de l’#université allemande qui risque de s’accélérer avec la crise (#digitalisation, suppression d’instances de décision démocratique, etc.) et a développé un catalogue de revendications très ciblées : https://unterbau.org/2020/03/30/gegen-unsicherheit-in-der-corona-krise

    Je suis frappé par la similitude des revendications avec les nôtres. C’est à garder en mémoire quand on ressortira pour reconstruire notre mouvement, approfondir son internationalisation et en finir avec „les connards qui nous gouvernent“ (Lordon) des deux côtés du Rhin et au delà.

    Message reçu via la mailing list Facs et labos en lutte, le 03.04.2020

    #université #enseignement_supérieur

    • German academics revolt over ‘business as usual’ plans

      More than 10,000 signatories want summer exams made optional and teaching loads cut, raising the question: how productive can academics really be during a pandemic?

      German university leaders are at loggerheads with more than 10,000 academics and students over whether to press ahead with mandatory exams in the upcoming summer semester – and over the wider question of how productive academics are expected to be in the middle of a pandemic.

      Delaying exams would mean overloaded courses and student housing in the winter semester later this year, university leaders fear.

      “It has to continue; this is our general conviction. It’s important to have a semester that is mandatory for all,” said Peter-André Alt, president of the German Rectors’ Conference.

      This debate, which is playing out in the pages of Germany’s national newspapers, has exposed inequalities between the country’s tenured professors and younger scholars stuck on fixed-term contracts.

      More than 10,000 academics and students have signed a petition calling for the summer term, which normally starts in mid-April, to not be “business as usual”. They want students not to be penalised if they cannot work or take exams as normal, fixed-term contracts extended and teaching loads cut as lecturers struggle to shift teaching online.

      “There are the students who have to generate an income, have visa issues, have care duties now. We all are home schooling now,” said Paula-Irene Villa, professor of sociology and gender studies at LMU Munich, and one of the authors of the petition.

      Institutional responses need to be based on the “real, actual, factual, empirical situation that universities find themselves in” and “not as if universities were all run by people like me” − that is, senior, financially secure, tenured professors, she said.

      Switching to online teaching “takes more than just saying: let’s all go to Slack or Zoom”, she said.

      But Professor Alt believes that while moving teaching online will be a “high burden” for academics, less time will be spent on activities such as class discussion. “In the end, I don’t think it’s more [work]” for academics, he said.

      In reality, university leaders and petitioners do agree on some things, such as the need for a blanket extension of temporary contracts. Additionally, subjects such as lab-based disciplines and engineering that require physical teaching might have their semesters extended to June or July, Professor Alt said.

      But the clash is as much about tone as about practical policies. During the pandemic, can academics be expected to be as productive as ever?

      Professor Alt, an expert on German literature, recalled a period early in his career when the university library unexpectedly had to close – just as he was writing his second book.

      “But I was very productive in those two months,” he said. “This was one of the most productive periods of my whole life.” He did acknowledge, however, many scholars are now working amid the “turmoil of children” at home. “There are problems,” he said. But “if scientists can’t be creative [in response], who can be?”

      “Sure, for some this is going to be a very creative period,” responded Professor Villa. “I should be honest, for me, it’s amazing. I have months without conference travel...I can read much more than I could otherwise.”

      But for many academics and students in more precarious situations, the pandemic has sent their lives into a tailspin, she said. One colleague’s father-in-law was dying of coronavirus in Madrid, she revealed, while some of her students do not know how they will pay their rent. “That’s also the normal,” she said.

      https://www.timeshighereducation.com/news/german-academics-revolt-over-business-usual-plans

    • DOING FIELDWORK IN A PANDEMIC

      Crowdsourced document initiated by Deborah Lupton (@DALupton, d.lupton@unsw.edu.au) on 17 March 2020. Please do add comments and resources below as appropriate

      Isolation measures to contain the spread of COVID-19 means that social researchers who conduct face-to-face fieldwork (interviews, focus groups, participant observation, ethnographies etc) are now faced with the challenge of either delaying or re-inventing their methods so that they can continue their research until these measures are relaxed.

      This crowdsourced document provides a space for people to share their methods for doing fieldwork in a pandemic - specifically, ideas for avoiding in-person interactions by using mediated forms that will achieve similar ends.

      Social research has been conducted online for many years, of course. PlThere are many examples of using online survey tools or doing content analyses or ethnographies using existing online interactions as research materials. Interviews have been conducted by phone or Skype for a long time. This document was initially directed at ways for how to turn fieldwork that was initially planned as using face-to-face methods into a more ‘hands-off’ mode. However, people have added useful material about ‘born digital’ research (content already generated on the internet by online interactions), which provides an alternative source of social research materials if researchers decide to go down that path.

      Please add your ideas below - and do share useful references if available.

      NB: Deborah also curates a community Facebook page ‘Innovative Social Research Methods’ which may be of interest for those wanting to think about new and creative ways of doing social research .Innovative Social Research Methods Public Group

      –-> https://www.facebook.com/groups/333716010504710

      https://docs.google.com/document/d/1clGjGABB2h2qbduTgfqribHmog9B6P0NvMgVuiHZCl8/mobilebasic

  • (1) Une employée d’Amazon raconte « la peur organisée » - Libération
    https://www.liberation.fr/futurs/2013/12/17/une-employee-d-amazon-raconte-la-peur-organisee_967185

    « C’est en tant que pickeuse que j’ai découvert l’univers d’Amazon. L’univers du code-barres. Tout a un code-barres chez Amazon : les articles, les 350 000 emplacements sur les étagères, les chariots qui servent à déplacer les produits commandés, les gens qui poussent ces chariots, les imprimantes, les voitures. Les scannettes portatives dont chacun est équipé pour lire les codes-barres ont aussi un code-barres. Elles sont reliées au réseau wi-fi, qui peut les localiser dans l’entrepôt. Tout a une réalité physique doublée d’une existence informatique. Les managers qui sont derrière leur ordinateur savent en temps réel, grâce à ces outils, où se trouve un livre, sur quel chariot il a été enregistré, quel intérimaire pousse le chariot, où il se déplace dans l’entrepôt, à quelle heure il s’est mis au travail en scannant son code-barres personnel, quelle a été la durée exacte de sa pause, et combien d’articles il "picke" par heure. Cette productivité personnalisée est évaluée en permanence, et des managers viennent trouver individuellement chaque picker pour lui donner sa performance et le conseiller si celle-ci n’est pas satisfaisante. "Il faut être plus dynamique, tu perds trop de temps en ramenant les articles à ton chariot, tu es à 85 articles par heure", m’a lancé un jour un manager au détour d’un rayon, alors que je n’avais jamais vu cette personne auparavant. Mais les remontrances peuvent aussi prendre une forme numérique. Si vous garez par exemple votre chariot sur un emplacement gênant, le code-barres qui y figure permet de savoir que c’est le vôtre, et vous recevez un message sur l’écran de votre scan : "Merci de garer ton chariot sur les emplacements autorisés."

    « Il est temps de picker »
    « Aux outils de surveillance, il faut ajouter des centaines de caméras, des agents de sécurité qui arpentent les allées toute la journée, et qui peuvent fouiller les salariés au détecteur de métal à la sortie de l’entrepôt. Enfin, plus diffus, la peur de la délation et le fantasme d’une surveillance sans limites comptent pour beaucoup dans la docilité générale. On ne sait pas de qui exactement il faut se méfier, qui est ami avec les managers ou veut le devenir, on ignore jusqu’où exactement va le pistage informatique… Et, dans le doute, pour aborder la moindre question un tant soit peu polémique, le réflexe est toujours de parler discrètement, et à voix basse.

    « "Les salariés qui sont aujourd’hui embauchés en CDI ont commencé comme vous, en intérim. Si vous vous montrez productifs, et que vous avez un bon comportement, vous avez peut-être un avenir chez Amazon." C’est par ces mots que nous accueille un responsable le premier jour. La productivité est à partir de ce moment-là une obsession, qui ressort dans toutes les conversations. En tant que picker, nous devons rassembler plus d’une centaine d’articles par heure, en arpentant les rayons sur une distance cumulée de 15 à 25 kilomètres selon notre rapidité et selon la dispersion des articles qui défilent sur l’écran de notre scan. Cet objet nous guide parmi les étagères, nous indiquant les coordonnés du prochain article à attraper : l’entrepôt est divisé en zones, subdivisées en allées, elles-mêmes subdivisées en profondeurs d’allée, puis en hauteurs d’étagère. Le parcours est programmé automatiquement de façon rationnelle pour minimiser les distances d’un point à un autre, et aussitôt que les coordonnées d’un livre s’affichent un compte à rebours de quelques secondes défile avec cette phrase : "Il est temps de picker." Le nombre total d’articles restant à picker, et le temps imparti pour les rassembler tous, apparaît en dessous. Dans l’empressement général, la mise en concurrence joue à plein, sinon parce que le CDI est un sésame à décrocher, au moins parce que le non-renouvellement du contrat d’intérim est une épée de Damoclès au-dessus de chaque tête. Certains, pourtant, à qui j’ai demandé la raison de leur zèle n’invoquent pas toujours d’emblée l’angoisse d’être "éjectés" (même si cette peur est invariablement mentionnée dans ces termes). Ils veulent battre des records, "comme ça, pour la performance", et la reconnaissance qui va avec. Un bon salarié peut être porté aux nues comme étant élu "associate de la semaine" par les managers qui l’applaudissent tous en chœur. Aller aux toilettes qui se situent à l’extrémité de l’entrepôt fait dégringoler votre "prod". Pousser son collègue pour se saisir en premier d’un chariot la fait grimper. L’idéal (et c’est d’ailleurs la norme) étant d’arriver à l’avance le matin pour préparer scan et chariot et gagner de précieuses minutes qui feront peut-être la différence. C’est aussi cela, "avoir un bon comportement". A l’embauche, le mail de l’agence d’intérim précisait noir sur blanc : "Il faut arriver un quart d’heure à l’avance, ils aiment bien."

    « Ne vous couchez pas trop tard »
    « Avoir un bon comportement, c’est par ailleurs accepter les heures supplémentaires. Au matin du 2 décembre, lorsque nous arrivons à l’entrepôt vers 5h30, l’équipe de nuit, qui finit habituellement bien avant, est encore là. Le discours d’accueil, qu’une manageuse fait quotidiennement pour commencer la journée, nous invite aujourd’hui à rester une demi-heure de plus pour faire face à une augmentation inattendue des commandes : "L’équipe de nuit a fait l’effort, comme vous l’avez vu. Nous vous demandons de le faire aussi, pour que l’équipe suivante n’ait pas une charge de travail insurmontable !" Dans cette ambiance d’hyperindividualisation, elle évoque soudain l’esprit d’équipe et la solidarité. Ce n’est pourtant pas cela qui fait mouche : les gens restent parce qu’ils tiennent à leur emploi.

    « Ce discours d’accueil servi chaque matin à 5h50, au moment de la prise de poste, vise à motiver les troupes, à annoncer le nombre de commandes qu’il faudra préparer pour la journée, à prévenir les erreurs constatées la veille… ou à donner des conseils sur le rythme de vie à avoir lorsqu’on travaille chez Amazon : ne vous couchez pas trop tard, n’hésitez pas à faire une sieste, mettez une lumière forte au réveil pour aider l’organisme à se mettre en route, mangez bien à la pause… Cette dernière injonction est tout à fait paradoxale. Les deux pauses de vingt minutes qui nous sont accordées ne laissent en aucun cas le temps de bien manger. Si vous en avez l’intention, il faut traverser tout l’entrepôt (trois à quatre minutes), passer par le poste de sécurité, rejoindre votre casier pour prendre votre pique-nique et atteindre la salle de pause. Là, il faut en fait choisir entre avaler une bouchée de sandwich et aller aux toilettes, faire les deux étant assez ambitieux puisque vous devez avoir fait le chemin en sens inverse et retrouvé votre chariot lorsque retentit la sonnerie qui annonce la reprise du travail. Une remarque laconique accueille les retardataires : "Jeune fille, en retard !"

    « La pression est énorme, la fatigue difficile à gérer. L’ambiance est à la méfiance. Tout est verrouillé. Avant de signer un contrat de travail, il faut parapher trois pages qui nous engagent à la confidentialité la plus totale. Rien ne doit sortir de l’entrepôt, et raconter quoi que ce soit à des concurrents, bien sûr, mais aussi à vos amis et à votre famille peut vous être reproché. La peur organisée, la surveillance de nos moindres faits et gestes, et la contestation réduite au silence, c’est ce qui se joue chaque jour sous les néons de l’entrepôt d’Amazon, avec, pour principale arme de persuasion, la promesse d’un emploi. »

    (1) Le prénom a été modifié.

    LIBERATION

    #Amazon #Travail #Digital_labour

  • ver.di Digitalisierungskongress 2017– Rede Frank Bsirske, ver.di-Vorsitzender
    https://www.verdi.de/themen/digitalisierungskongresse/kongress-2017/++co++97dfd87e-db3f-11e7-a76b-525400b665de

    Können wir die im Zuge der Digitalisierung entstehenden Möglichkeiten innovativ aufgreifen und zum Wohle der Gesellschaft einsetzen? Das ist eine Fragestellung, die gegenwärtig gerade im Hinblick auf die Möglichkeiten von und in Kommunen diskutiert wird. Der öffentliche Dienst könnte zum Beispiel online-Plattformen auch selbst betreiben oder mit gemeinwohlorientierten online-Plattformgenossenschaften zusammenarbeiten. Man kann digitale Technik für das Gemeinwohl kreativ nutzen. Und wir reden hier nicht nur von Taxi- und Zimmervermittlung, sondern auch von Pflege, Reinigung und Kinderbetreuung, von Verkehrsinformationen und virtuellen Einkaufsstraßen auf kommunaler Ebene. Wir reden auch über die Unterstützung zivilgesellschaftlicher Akteure bei demokratischen digitalen Beteiligungsprozessen für alle Stadtbewohnerinnen und Stadtbewohner.

    Die Stadt Barcelona zum Beispiel hat eigene Richtlinien für den Verkauf, die Entwicklung und den Einsatz von digitalen Technologien entwickelt, und sie kooperiert mit der Stadt Amsterdam bei der Entwicklung von vier eigenen Smart-City-Plattformen. Die Stadt Wien schreibt: „Es ist dezidierte politische Strategie Wiens, die für die Grundversorgung nötige digitale Infrastruktur fest in den Händen der Stadt zu halten.“ Neben Startups werden auch traditionelle und plattformbasierte Geschäftsmodelle gefördert und in die Planung einbezogen.
    Es gibt eine große Vielzahl solcher Initiativen auf kommunaler Ebene. Alles Ansätze, die sich ganz praktisch mit der Frage auseinandersetzen, wie Wertschöpfung mit Daten an das Gemeinwohl gebunden werden kann. Eine Frage, der nachzugehen, sich gerade aus kommunaler Perspektive lohnt.

    Kommen wir aber noch einmal auf den Ausgangspunkt meiner Ausführungen zurück, auf die Gestaltung der Arbeitswelt. Es ist deutlich geworden, dass unserem Engagement als Gewerkschaft das Leitbild der Arbeitskraftperspektive zugrunde liegt. Sicherheit sowie Förderung von Autonomie und Würde des Menschen sind dabei die Bezugspunkte. Der Einsatz digitaler Technologien zielt dabei nicht auf den Ersatz menschlicher Arbeit, sondern auf deren Intelligenzverstärkung. Eine arbeitskraftzentrierte Digitalisierungsstrategie wird Technikvorgaben und Marktzwänge nicht ignorieren, wird aber den Arbeitskraft- und Subjektinteressen der Beschäftigten Vorrang einräumen: zum Beispiel bei den Spannungsfeldern der Arbeitsgestaltung zwischen Freiraum für Kreativität versus Kopfarbeit am Fließband, oder bei Nachhaltigkeit und gesundem Tempo versus Taktung und permanentem Zeitdruck. Insbesondere beim Thema Empowerment bietet sich hier Potenzial, denn es kann den Beschäftigten einen Raum eröffnen, die Arbeitswelt der Zukunft mit den neuen Möglichkeiten der digitalen Transformation selbstbewusst nach ihren Interessen und Bedürfnissen zu gestalten. Hier besteht auch die Möglichkeit, auf der betrieblichen Ebene eine Brücke zu schlagen für die gesellschaftspolitische Leitorientierung einer neuen Humanisierung der Arbeitswelt. Das ist, liebe Kolleginnen und Kollegen, die gewerkschaftliche Perspektive.

    #Taxi #Digitalisierung #empowerment #Gute_Arbeit

  • “Les jeunes sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter les réseaux sociaux” - Le monde bouge - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/monde/les-jeunes-sont-de-plus-en-plus-nombreux-a-vouloir-quitter-les-reseaux-soci

    Une interview de Anne Cordier sur les pratiques des jeunes par Olivier Tesquet.

    Leur usage immodéré du numérique ferait-il des jeunes d’aujourd’hui des mutants,
    voire des idiots ? Rien ne le prouve, affirme Anne Cordier, spécialiste en sciences de l’information et de la communication. S’ils reconnaissent avoir du mal à se déconnecter, ils sont aussi conscients des risques qu’ils encourent.

    On les observe d’un air interdit en train de manipuler leurs téléphones avec agilité. Pour les adultes inquiets, ce serait tout vu : les adolescents et les jeunes adultes d’aujourd’hui sont des créatures numériques d’un genre nouveau, accros à des écrans qui les abrutissent. Comme le proclame le best-seller du neuroscientifique Michel Desmurget, nos enfants risqueraient de devenir des « crétins digitaux ». À rebours de ce diagnostic alarmiste, Anne Cordier, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Rouen, autrice de Grandir connectés (C&F éditions, 2015), observe et interroge les jeunes depuis une dizaine d’années, du collège aux premières aventures post-bac. Avec bienveillance, elle déconstruit l’image d’Épinal dans laquelle nous les enfermons contre leur gré. Car leurs usages sont bien plus complexes qu’il n’y paraît.

    #Anne_Cordier #Pratiques_numériques #Digital_natives #Médias_sociaux #Culture_numérique

  • Bibliothèque numérique kurde

    The Kurdish Institute maintains the largest Kurdish Library in the Western World.

    This library contains over 10,000 monographs about the Kurds, in 25 languages, several tens of thousands of published documents, collections of reviews and newspapers, photographs, videos, post cards and posters, as well as audio archives and music recordings.

    This rich documentation fills over a third of the Institute’s premises as well as a substantial part of its warehouse, located in a Paris suburb. References to these monographs and the principal documents have been computerized.

    http://bnk.kurde.eu/?l=en
    #bibliothèque #database #base_de_données #catalogue #digitalisation #livres #Kurdes #Kurdistan #bibliothèque_numérique

    ping @isskein @reka
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