#disempowerment

  • The 1970s Political Activist Who Invented Penis Pants
    https://www.messynessychic.com/2013/08/01/the-1970s-political-activist-who-invented-penis-pants

    Introducing Eldridge Clever, Presidential candidate, writer, political activist, a prominent early leader of the Black Panthers, oh and inventor of the penis pants.

    One of those rare internet back alley gems, I came across this innovative design from the 1970s and just had to share it with you. The penis pants you never asked for, solve all sorts of problems according to their late inventor, Eldridge Cleaver, such as ‘fig-leaf mentality’.


    “Clothing is an extension of the fig leaf — it put our sex inside our bodies,” Cleaver told Newsweek in 1975. “My pants put sex back where it should be.” The Black Panthers frontman and radical intellectual came up with the idea while living in Paris in exile after fleeing charges from a confrontation with the police in 1968.

    He took out an ad in the classifieds of the International Herald Tribune seeking investors and manufacturers for his collection that outlined the wearer’s genitals in a ‘sock-like codpiece’. ”Millions in profits envisioned,” the advertisement read¹.

    A campaign badge for Cleaver’s 1968 Presidential campaign.

    A controversial media figure and former Presidential candidate in 1968 for the Peace and Freedom Party, Eldridge took every opportunity to model the pants himself for the press, but few publications would print photographs of the provocative design.

    Despite creating quite the stir on the 1970s male fashion scene, shockingly the penis pant was never a great commercial success. Cleaver’s questionable design did little to help his reputation with the press, who were quick to paint the former revolutionary turned fashion designer as an ageing civil rights activist gone a little … well, cuckoo.

    So there you have it, penis pants.

    It should also be noted that Eldridge Cleaver later became a Mormon.

    Je suis pas d’accord avec l’article qui traite Eldridge Cleaver de zinzin, ca me semble une bonne idée pour le #disempowerment masculin.
    #virilité #pénis #mode #black_panthers


  • Leonard Schein : Les dangers des groupes de conscientisation masculins | Scènes de l’avis quotidien
    https://scenesdelavisquotidien.com/2018/10/21/leonard-schein-les-dangers-des-groupes-de-conscientisation-masculins/#more-669

    Leonard Schein : Les dangers des groupes de conscientisation masculins

    L’apparition de groupes de conscientisation masculins doit être vue comme une étape positive de la lutte contre le sexisme. De nos jours, il est important que les hommes commencent à travailler avec d’autres hommes à de nouvelles façons de détruire la traditionnelle « connivence masculine ». Que des hommes mettent au travail d’autres hommes est nécessaire et va dans le bon sens pour trois raisons principales.

    Tout d’abord, les hommes ont depuis longtemps l’habitude, lorsqu’ils travaillent avec les femmes, de s’approprier leur travail, de traiter les femmes de manière sexiste, d’orienter l’énergie du mouvement vers des intérêts masculins, et de faire des problèmes des hommes une priorité. Quelques exemples permettent d’illustrer ce processus de détournement. Le mouvement de la Nouvelle Gauche a toujours crié haut et fort l’importance de combattre l’oppression des peuples à travers le monde. Mais cette même Nouvelle Gauche a mis beaucoup de temps à reconnaître l’oppression des femmes. Elle a par la suite développé une rhétorique creuse de soutien à la libération des femmes, mais dès qu’il fallait établir les priorités, les questions féministes étaient reléguées en dernière place. La Nouvelle Gauche ne s’intéresse qu’au bien-être de certaines catégories de populations opprimées. Ces populations sont celles qui s’accordent avec l’analyse marxienne traditionnelle : les travailleurs (masculins), les populations du Tiers-Monde (masculines) et les personnes de couleur du nord de l’Amérique (masculines). La lutte des femmes pour accéder au statut d’être humain n’a jamais été prise au sérieux par les militants de la Nouvelle Gauche. Nous sommes dans la situation où l’énergie militante est dévolue à la libération d’hommes opprimés.

    Non seulement la Nouvelle Gauche n’a pas travaillé à être utile aux femmes, mais, de surcroît, sa logique collective masculine à la mode « Macho Marx » a perpétué et renforcé la pire division patriarcale des rôles. Le chauvinisme masculin a été le nouveau « petit livre rouge » de la Nouvelle Gauche ; le mouvement était complètement autoritaire et dominé par les hommes. Les hommes faisaient le travail important pendant que les femmes étaient coincées dans des tâches domestiques et de secrétariat merdiques. Les « leaders » masculins radicaux sont devenus des rock stars entourées de « groupies » chargées de les satisfaire sexuellement après leur rude journée à combattre l’impérialisme.

    Le Gay Liberation Front [Front de Libération Homosexuelle] est un autre exemple de lutte politique au sein de laquelle les hommes ont évincé les femmes du mouvement. A ses débuts, le Gay Liberation Front était un mouvement politique à la fois d’hommes et de femmes homosexuelles, mais au bout d’un moment il fût clair pour les lesbiennes qu’il n’était plus possible de travailler politiquement avec les hommes gays. Ces derniers canalisaient leur énergie et leur priorité en direction des hommes, tout en adoptant des positions politiques néfastes pour les femmes (soutien à la pornographie, au sado-masochisme, et refus de tenir compte de la division des rôles butch/femme). Les hommes gays étaient sexistes à l’égard des femmes et dirigeaient le mouvement de manière autoritaire. Le psychisme masculin des hommes gays, de la même façon qu’au sein de la Nouvelle Gauche, a empêché les lesbiennes d’être prises au sérieux dans leur bon droit en tant qu’être humaines à part entière.

    Le monde hétéro a son lot d’exemples également. Lors de la Convention Nationale Démocrate de 1972, au moment critique, George McGovern a lancé par dessus bord les questions féministes. Un autre exemple est celui de l’ACLU [Union américaine pour les libertés civiles] et de la President’s Commission on Obscenity and Pornography [Commission présidentielle sur l’obscénité et la pornographie] qui, sous couvert de soutien à la liberté d’expression et liberté de presse, ont été les principales protectrices de la légalisation de la pornographie et de la prostitution. La pornographie et la prostitution oppriment les femmes, instaurent des modèles de sexualité anti-femmes et consolident domination masculine et misogynie. Les politiciens hommes et les partis politiques ont toujours bradé « leurs » soutiens féminins pour des raisons de « réalisme politique ».

    La deuxième raison importante pour que les hommes collaborent ensemble est notre impératif de nous attaquer directement à la violence masculine et à la misogynie. Nous ne pouvons plus choisir la solution de facilité, celle d’avoir un rapport aux femmes dans lequel elles nous éduquent et nous, nous les épuisons émotionnellement. Nous devons plutôt faire directement face à la violence et à la haine envers les femmes qui est en nous. Nous devons nous attaquer à notre misogynie comme structurelle dans notre psychisme, afin de pleinement nous comprendre nous-mêmes et vraiment reconnaître la peur dans laquelle nous forçons les femmes à vivre chaque jour.

    La troisième raison est que nous avons des expériences similaires, un psychisme, des perceptions et un point de vue sur le monde à discuter entre nous. Nous avons tous été socialisés dans des rôles masculins. Ensemble nous pouvons mieux explorer les tréfonds de notre psychisme masculin – deux têtes valent mieux qu’une. Nous avons également besoin les uns des autres pour découvrir de nouvelles façons de créer des liens aux gens en tant qu’êtres humain.es à part entière : avec émotion et empathie, sans compétition, sans agression et délire autocratique, pour générer des relations ouvertes, sensibles, égalitaires et d’entraide. Nous savons très bien ce que nous vivons, et nous ne pouvons plus prétendre aider les autres avec « leur » oppression (en particulier les femmes) car nous sommes ceux qui avons besoin d’un coup de pouce ; nous sommes les ennemis ; nous sommes ceux qui opprimons et objectivons les femmes ; et nous sommes les êtres humains inachevés et dysfonctionnels.

    Je crois qu’il devrait y avoir trois principes fondamentaux à la base de tout groupe de conscientisation masculin. Avant d’adhérer à un groupe, tout homme devrait être d’accord avec ces propositions essentielles. D’abord, l’acceptation complète du féminisme radical, en théorie et en pratique. J’entends par là que nous devons accepter l’idée que le patriarcat est la contradiction sociale première à partir de laquelle découle les autres modèles d’oppression – capitalisme, impérialisme, esclavage, racisme, etc. La division des rôles que la société impose aux hommes et aux femmes doit être activement combattue (mise en pratique de la théorie). Par ailleurs, nous devons considérer le psychisme masculin et ses expressions concrètes comme l’obstacle principal au plein humanisme dans le monde, et nous devons mesurer le privilège dont nous bénéficions en tant que classe/caste à l’encontre des femmes. Nous devons aussi reconnaître que même si les hommes et les femmes pâtissent des règles patriarcales, notre façon d’en pâtir est différente, qu’elle est en fait qualitativement moindre que celle des femmes. L’effacement, la détresse, l’absence de pouvoir et les violations que les femmes endurent sont de loin bien plus traîtres que la douleur lié au rôle masculin. Même en tant qu’êtres humains inachevés, inconsistants, nous bénéficions de privilèges et de pouvoir : la culture, le monde, Dieu sont tous faits à notre propre image.

    Le deuxième principe est l’acceptation de la sensibilité comme une part valide et nécessaire du nouvel homme que nous essayons de créer. Nous devons évaluer les limites d’une discussion logico-intellectualo-rationnelle et concentrer notre énergie sur la découverte et l’exploration de notre potentiel sensible.

    Le troisième principe est qu’en tant qu’hommes, nous ne pouvons jamais parler au nom des femmes. Les hommes antisexistes ne peuvent pas récupérer et prendre le contrôle du Mouvement féministe. Nous devons reconnaître notre dette envers le féminisme et le fait que, pour la plupart d’entre-nous, le principal déclencheur pour nous préoccuper du sexisme provient de femmes qui nous ont contraint à le faire, et aussi que le féminisme a déjà fourni la théorie, le cadre et les modèles pour nous. Actuellement, les femmes du mouvement féministe sont tellement plus avancées que les hommes pour ce qui est d’un psychisme pleinement humain que nous ne pouvons pas les faire reculer à notre niveau, mais au contraire tenter de nous élever au leur.

    Mon expérience des groupes de conscientisation masculins m’a appris à me méfier de quatre dangers. Le premier danger est que le groupe d’hommes peut servir à conspirer contre les femmes. Puisque la tendance dans ces groupes d’hommes est que nous ayons des amies en commun, il est important que nous ne nous liguions pas contre ces femmes. La plupart d’entre-nous rejoignons notre premier groupe de conscientisation car les femmes que nous fréquentons n’acceptent plus notre sexisme. Afin d’avoir des relations épanouissantes, pleines et entières, nous devons sérieusement nous occuper de notre masculinité. En intégrant ces groupes, nous sommes passés par un état émotionnel blessé, effrayés et confus, et nous cherchons donc des alliés pour nous soutenir émotionnellement. Il existe une tendance en nous à trahir les femmes pour gagner de la sympathie, nous rassurer et reconstruire notre ego en berne. Il existe également une tendance à nous présenter sous le meilleur jour (en particulier dans les débuts du groupe, avant que la confiance ne s’installe), sans réaliser les conséquences de ces mensonges vis-à-vis de nos partenaires féminines. Il y a aussi notre tendance à jouer la bataille d’egos avec nos amies : « Tu vois, je ne suis pas aussi mauvais que John… Tu vois, Bill est d’accord avec moi… Ralph me dit que Carol fait ceci sexuellement avec lui… »

    L’expérience du collectif « Brother » [Frère] à Berkeley, en Californie, illustre un aspect supplémentaire de collusion contre les femmes. John, un bisexuel, était marié à Scottie depuis huit ans et illes avaient deux enfants. Leur relation était monogame jusqu’à l’apparition du groupe d’hommes au sein duquel John « tomba amoureux » de Bill, un membre gay du groupe. Ce qui suit est la perception révélatrice de Bill à propos des sentiments de Scottie :

    « Après ça (John et Bill devenant amants), Scottie est sortie avec un autre homme. J’ai l’impression que d’une certaine façon Scottie s’est sentie obligée d’accepter ce que John voulait faire depuis l’année passée – ouvrir leur mariage à d’autres amant·es, et en particulier des amants pour lui… Finalement Scottie s’est sentie, durant cette année, moins aimée par John comme jamais auparavant. Elle a vu que l’amour de John pour moi et d’autres hommes était plus émotionnel, plus sentimental – il semblait être plus épris de ces hommes que d’elle-même. Scottie était blessée et opprimée par cette injustice… Mais parce qu’elle s’est sentie moins aimée et parce qu’elle n’est pas bisexuelle, je me suis retrouvé à changer mon homosexualité pour qu’elle soit moins menaçante pour elle. John a également changé la sienne mais moins que moi. Je me sens malhonnête à la fois envers moi-même et envers Scottie et je le vis comme un élément opprimant pour chacun.e de nous dans cette relation. John, Scottie et leurs deux enfants s’apprêtent à quitter la région. Nous avons envisagé, John et moi-même, que je les rejoindrais après l’été. J’en ai parlé à Scottie un grand nombre de fois. Elle se retrouve dans une position vraiment difficile. Si elle dit qu’elle ne veut pas que je les rejoigne, elle risque de rendre John malheureux et plein de rancune. Si elle approuve la situation, elle reste bloquée dans une situation inconfortable, dont elle aimerait s’écarter. Je pense qu’en tant qu’homme et qu’en tant qu’amant de son partenaire, je suis inévitablement oppressant pour elle dans cette situation. Je reste amant avec John parce que c’est ce que je veux, c’est ce qu’il veut et c’est ce que Scottie a accepté [c’est moi qui souligne] ».

    Joel, un autre membre gay du groupe, semblait reconnaître l’évidente oppression de Scottie au sein du triangle amoureux John-Bill-Scottie. Pourtant, lui et les autres membres du groupe des hommes n’ont rien fait pour bloquer et mettre un terme au sexisme de John et Bill. Le groupe donna son approbation tacite à la perpétuation des hommes qui entubent les femmes en tolérant leur relation et en étant a-critique à son sujet. Si les membres de « Brother » étaient vraiment engagés à lutter contre le sexisme, le groupe n’aurait pas été le lieu pour une telle logique collective et de tels comportements sexistes et destructifs. Les femmes, ayant typiquement moins de pouvoir et étant plus vulnérables dans toute relation avec un homme, perdent (à la fois économiquement et émotionnellement) quand les hommes s’allient entre eux pour défendre leurs propres intérêts. John gagne tout. Il maintient sa relation avec Bill en dépit de Scottie (la forçant à prendre un autre partenaire « sexuel »). John est même oppressant envers les hommes gays (particulièrement Bill) en ne les considérant pas sérieusement au sein d’une relation émotionnelle égalitaire alors qu’il « ne fait que baisser son froc d’une nouvelle façon ». Il apparaît clairement que John continue de forcer Scottie à accepter des compromis et des situations qu’elle ne choisit pas librement mais seulement qui lui permettent à elle et leurs deux enfants de survivre. Les groupes d’hommes devraient faire en sorte d’empêcher la récurrence de ce type d’expérience fâcheuse de « Brother ».

    Le deuxième danger que nous devons surveiller au sein de ces groupes concerne la colère que nous dirigeons vers les femmes qui nous ont forcé à confronter notre sexisme. Notre expérience ancestrale de la colère consiste à la transformer en violence. Aujourd’hui, en tant qu’hommes, nous sommes à la recherche d’une façon de gérer de manière saine notre hostilité. En nous ouvrant sensiblement comme jamais auparavant, nous ne savons pas vraiment quoi faire de notre colère, et particulièrement depuis que les femmes ne sont plus disponibles pour maintenir notre ego fragile. Les groupes doivent être vigilants à diriger leur colère vers sa vraie source, la société patriarcale et la socialisation masculiniste qui contraint chaque homme (y compris « les sensibles et doux comme nous ») à adopter un psychisme masculin suprémaciste. Notre colère est en nous. Nous devons en prendre la responsabilité et lutter pour changer. Cette colère ne peut pas être juste atténuée ou dirigée vers les femmes. Elle est au cœur même de notre psyché, et nous devons l’affronter honnêtement pour devenir pleinement humain.

    Le troisième danger est celui où nous pourrions arrêter de lutter contre notre propre sexisme individuel. Une fois que le groupe s’est réuni plusieurs fois, nous commençons à développer des méthodes pour nous nourrir les uns envers les autres tout en ayant des liens émotionnels plus étroits. Comme nous devenons plus collectivement sensibles et conscients de notre vulnérabilité, nous avons tendance à nous éloigner de la lutte contre notre sexisme car nous ne voulons pas blesser les hommes qui nous importent. Il est très important d’apprendre à être bienveillant et à prendre soin des autres, mais cela ne peut pas se faire de manière inconditionnelle et a-critique. La bienveillance inconditionnelle est un piège pour nous-mêmes et pour les hommes que nous apprécions. L’absence de critique est non seulement malhonnête, mais en plus elle nous permet d’abandonner la bataille contre le sexisme quand cela devient particulièrement douloureux. Nous développons alors un système sexiste plus dissimulé et sophistiqué afin de cacher nos privilèges masculins derrière des illusions trompeuses.

    Le quatrième danger est que notre conscientisation n’existe qu’à l’intérieur du groupe exclusivement. Les analyses et les prises de conscience découvertes au sein du groupe doivent mener à une pratique politique ayant pour objectif la destruction de l’autorité patriarcale, du sexisme et de la division en rôles. Nous devons changer la façon dont nous fréquentons nos ami·es – hommes et femmes – et nous devons critiquer leur sexisme. Nous devons être prêts à laisser tomber nos ami·es sexistes si la contradiction est trop importante. Ce défi doit être mené au travail et dans notre vie sociale. Nous devons également publiquement attirer l’attention, des hommes plus particulièrement, sur la prévalence du sexisme dans notre société. Faire face aux hommes qui violentent les femmes dans la rue (sifflements, remarques dénigrantes, objectification sexuelle) est une tâche difficile mais nécessaire. Nous ne devons pas laisser la menace que constitue la violence masculine nous effrayer et nous détourner de notre responsabilité dans la lutte contre le sexisme d’autres hommes. Il nous faut du collectif car il est difficile, en tant qu’individus sensibles, de s’occuper seul de la violence masculine. Nous devons également réorienter nos priorités en termes d’action politique vers les problèmes perçus par la psyché machiste comme « juste des problèmes de bonnes-femmes » : le soin aux enfants, la contraception, l’avortement, les lois contre le viol, la jurisprudence pour l’égalité des droits, etc. Ce ne sont pas des problèmes de femmes ou des problèmes secondaires, mais des problèmes au cœur même de la division en rôles des sociétés patriarcales. Si nous sommes vraiment sincères à propos de nos priorités, nous devons nous occuper des sujets politiques qui remettent en cause la loi patriarcale.

    Pour comprendre au mieux les groupes de conscientisation, lire l’article de Kathie Sarachild « Program for Feminist Consciousness-Raising » dans Notes from the Second Year : Women’s Liberation et « Consciouness-Raising : A Radical Weapon » dans Feminist Revolution.

    Leonard Schein



    • Si le féminisme rend possible l’empowerment des femmes, il me semble problématique de considérer qu’il devrait aussi permettre l’empowerment des hommes. Le patriarcat est un système dans lequel, précisément, les hommes disposent d’un pouvoir sur les femmes, la classe des hommes dominant, opprimant, exploitant et excluant la classe des femmes. Dans une perspective de justice, d’égalité, de liberté et de solidarité entre les sexes, ce n’est donc non pas l’empowerment qui convient pour les hommes, mais le disempowerment. Selon les dictionnaires anglophones Oxford et Collins, le disempowerment désigne ce qui consiste à « rendre (un individu, un groupe) moins puissant ou moins confiant » (Oxford) ou à « priver (un individu) de pouvoir ou d’autorité » (Collins).
      Le disempowerment des hommes n’implique pas de réduire notre capacité d’agir ou d’être moins confiants et moins puissants
      en tant qu’êtres humains, mais en tant qu’hommes et donc en tant que membre de la classe dominante et privilégiée dans le patriarcat. L’engagement des hommes dans un processus individuel et collectif de disempowerment consiste à réduire le pouvoir que nous exerçons individuellement et collectivement sur les femmes, y compris les féministes. Certes, l’empowerment des femmes et des féministes dépend d’elles-mêmes et aucun homme ne peut émanciper les femmes à leur place ou en leur nom. Cela dit, le disempowerment des hommes doit faciliter l’empowerment des femmes.


  • Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis – Recherches féministes – Érudit
    http://www.erudit.org/fr/revues/rf/2008-v21-n1-rf2309/018314ar

    Quelles raisons peuvent mener un homme à se dire proféministe et que peut-il faire pour aider le mouvement féministe ? Voilà les deux questions discutées ici. J’entends proposer pour les hommes proféministes de pratiquer le contraire de l’empowerment (ou autonomisation), soit le disempowerment, c’est-à-dire une (auto)réduction du pouvoir individuel et collectif qu’exercent les hommes sur les femmes, et un (auto)positionnement d’auxiliaire par rapport aux féministes. (...) La rhétorique qui consiste à prétendre que les hommes ont tout à gagner du féminisme passe sous silence que le renversement même partiel d’un système de domination est un processus politique qui implique nécessairement des perdants et des gagnantes. Les hommes jouissent en général dans le système patriarcal d’une vie stimulante et enrichissante (dans tous les sens du mot) et d’une grande autonomie politique. L’égalité suppose que les hommes perdent leurs privilèges, leur position de dominant et les possibilités d’exploiter des femmes individuellement et collectivement. C’est certainement pour cela qu’il y a si peu d’hommes proféministes, même parmi ceux qui se disent « progressistes », et que des hommes proféministes sont si souvent confrontés par des féministes qui leur reprochent leurs incohérences ou leurs trahisons. Parce que le féminisme implique des pertes réelles pour les hommes en général aussi bien que pour les hommes proféministes, ces derniers risquent toujours de reconsidérer leur engagement #proféministe et d’abandonner le processus de disempowerment. Ils peuvent même choisir de passer dans le camp antiféministe au gré des situations et des rapports de force. L’homme proféministe à l’heure actuelle sait d’ailleurs plus ou moins consciemment que, malgré les concessions qu’il accepte de faire face aux féministes qui le confrontent, il continuera de profiter de son statut de mâle dans la plupart de ses sphères d’activité – et même dans ses relations intimes avec des féministes – tant qu’il n’y aura pas une victoire totale des féministes contre le #patriarcat, ce qui a peu de probabilités de survenir de son vivant.

    #féminisme

    • Le problème de cet extrait est qu’il ne définit pas ce qu’est ou pourrait être un gain obtenu par le « disempowerment ». Il y a certes perte, et ceci est nécessaire, mais quel est le gain qui mériterait que des hommes soutiennent le mouvement féministe (et non pas y participent, le risque de le dénaturer serait trop grand).
      Je me souviens de mon beau-père me voyant changer mon bébé avec ce plaisir immense d’une relation directe dans un échange par le sourire, par les yeux, par la douceur de cet accordage que permet le soin aux bébés, et me dire « Hervé, quand je te vois, je sens que j’ai raté quelque chose ». Et ce revirement existe pour plein d’activités quotidiennes, y compris l’activité sexuelle : donner la jouissance est plus fort que de la prendre.
      Moins de pouvoir, moins de facilités, c’est aussi plus de vie et plus de bonheur. Je ne dirais jamais assez merci au mouvement féministe de me l’avoir montré.
      Mais c’est évidemment là une réaction individuelle, que j’espère nous sommes nombreux, et de plus en plus, à partager... et non la dynamique du « système patriarcal » qui, elle, est faite de violence permanente et qui doit être perdant et vaincu.C’est en distinguant les acteurs du système dans lequel ils sont enfermés que des brèches peuvent s’ouvrir...c’est d’ailleurs une des grandes leçons politiques du féminisme : le gain doit pouvoir se mesurer ici et maintenant, dans la vie quotidienne.


  • Bonjour ami·e·s de @seenthis
    Suite à vos réactions toujours très positives à mon travail artistique et pour laquelle je vous suis très reconnaissante. Et vu la part importante, et de plus en plus, que @seenthis à dans mon travail. Je me suis dit que ca vous intéresserait pour certain·ne·s d’avoir une vue plus précise sur mon processus de création. Ca m’intéresse aussi de manière égoïste parce que j’utilise déjà beaucoup @seenthis pour mon archivage et que c’est un outil génial. En plus ca me permet d’avoir des retours encourageant ou riches avec vous et de bénéficié de vos connaissances. Et je pense que plus on voie comment ca fonctionne le processus de création, plus ca pourra donner envie à d’autres de s’y mettre.

    Du coup j’entame la rubrique de #workinprogress #mad_meg avec les parchemins de magie #soeurcière. C’est une nouvelle série issue des discussions et info que j’ai eu ici sur la chasse aux #sorcières . C’est lié aussi au #mégèrisme aux questions d’ #empowerment et #disempowerment. Les premiers parchemins sont visibles ici : https://seenthis.net/messages/578691

    Je vais faire une discussion par dessin comme ca je mettrais l’avancement du travail dans les commentaires. Ca permettra de mettre à la fin le résultat et de voire tout le chemin. Comme les parchemins ont du succès et que ça m’inspire beaucoup je vais probablement en faire une petite quantité dans les prochains temps.

    Pour le moment voici le menu des sorts dont je dispose.

    – sort pour amélioré la participation des hommes et enfants aux travaux ménagers dans les foyers. ( http://www.madmeg.org/ma1 )

    – sort pour enchanté un godemiché ( http://www.madmeg.org/mb1 - invocation par @dora_ellen )

    – sort pour apaisé la douleur des règles ( http://madmeg.org/mb3 - invocation Clémentine B.Calcutta )

    – sort pour incité les hommes à porter un #remonte_couilles_toulousain (voire ici https://seenthis.net/messages/581287 et http://www.madmeg.org/ma2 )

    – sort pour retrouver les noms féminins de la langue française ( https://seenthis.net/messages/581297 et
    http://www.madmeg.org/mb2 )

    – sort pour lutter contre l’invisibilité des femmes dans la culture ( https://seenthis.net/messages/586025 )

    – sort pour renforcer les mères célibataires. ( https://seenthis.net/messages/582382 )

    – sort pour que le masculin ne l’emporte pas (en grammaire mais pas seulement http://madmeg.org/mb4 https://seenthis.net/messages/582584 - invocation par @dora_ellen )

    – sort contre la grossophobie ( http://madmeg.org/mb5 https://seenthis.net/messages/595714 - invocation par @dora_ellen )

    – sort pour la reconnaissance de nos compétences (dans le domaine des sciences mais pas seulement http://madmeg.org/mb6 https://seenthis.net/messages/595716 - invocation par @dora_ellen )

    – sort pour renforcer la sororité

    – sort pour apaisé la colère des femmes suite à une discussion sur le féminisme avec un #mansplanneur (celui là se décline probablement avec des variantes #nice_guy #manarchistes #masculiniste #pro-féministe les copines peuvent passé leur commande) -

    – sort pour avoir une ménopause agréable et qui rende plus puissante. (l’idée me viens à l’instant suite à la discussion tenu ici : https://seenthis.net/messages/580900 )

    – sort pour qu’on laisse les mères allaité si elles le veulent et comme elles le veulent. (Utiliser Isis et Horus)

    Je mettrais à jour la liste avec des éditions si vous avez des idées, demandes, propositions elles sont les bienvenus et je mettrais dans les infos sur le parchemin - d’après une idée de : ... avec le nom que vous préférez. L’idée des sorte c’est qu’ils rendent les femmes plus puissante et les hommes moins puissants pour parvenir à rétablie la balance. Je ne sais pas si je ferais des sorte sur d’autres dominations, ou alors de manière intersectionnelle avec la question des femmes toujours impliqué. Par exemple je peu faire des sorts contre le #virilo-carnisme ou contre la #misogynoir mais pas simplement sur le #carnisme ou le #racisme ca sera à d’autres de les faire.

    J’ai entamé aussi un grand dessin sur les résaux sociaux. Pour le moment il s’appel #Zuckerberk mais le titre est temporaire et ca se passe ici : https://seenthis.net/messages/581398

    Merci pour votre attention et pour tous ce qu’on partage.
    Vive @seenthis un rezo qui sent pas les fesses de bouc !



  • #Meghan_Murphy : Vous avez un avis en tant que femme ? Préparez-vous à vous battre.
    http://tradfem.wordpress.com/2016/05/19/meghan-murphy-vous-avez-un-avis-en-tant-que-femme-preparez-vous-a

    Beaucoup d’entre vous seront peu surprises d’apprendre que j’ai souvent des altercations avec des hommes. Ces échanges ont souvent lieu dans des bars et ils ont presque toujours lieu à l’initiative de ces mêmes hommes. (« Il l’a bien cherché », comme dit, je crois, un vieil adage.)

    J’ai quelques hypothèses concernant la fréquence de ces altercations :

    –Les hommes qui traînent dans les bars se pensent intéressants.
    –Les hommes des bars croient que leurs avis sur des choses comme la politique et le féminisme sont informés, intelligents et pertinents.
    –Les hommes des bars pensent qu’ils peuvent impressionner les femmes en prétendant avoir des avis informés, intelligents et pertinents sur des choses comme la politique et le féminisme.
    –Les hommes aiment s’écouter parler.
    –Les hommes attendent des femmes qu’elles restent là à gober passivement l’étendue de leurs connaissances et de leurs réflexions philosophiques, avec le sourire, et ils ne réagissent pas bien quand ils rencontrent un vrai être humain qui ne s’intéresse pas à leurs avis ridicules sur des choses auxquelles ils n’ont réfléchi qu’environ huit minutes au total.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2015/09/17/having-an-opinion-while-female-get-ready-for-a-fight

    #Meghan_Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité. Vous pouvez la suivre sur Twitter : ►►http://twitter.com/MeghanEMurphy
    #Feminist_Current #Meghan_Murphy #Résistance_féministe


  • Logiciels › Libre et ouvert, oui, mais pour qui ? › GreenIT.fr
    http://www.greenit.fr/article/logiciels/libre-et-ouvert-oui-mais-pour-qui-5436

    Le logiciel “libre et ouvert” fut une belle utopie, née au début de l’épopée de l’ordinateur personnel, et qui mourra probablement avec la récupération quasi-totale de ce mouvement par quelques firmes oligopolistiques, dans le courant de cette décennie. Pourquoi une vie si brève ? Probablement parce que, dès le début, un non-dit s’est glissé dans la définition de l’enjeu du mouvement par ses propres acteurs : libre et ouvert, oui, mais pour qui ?

    Une tragédie en trois actes
    Avant de rentrer dans l’analyse de cette question, rappelons la tragédie en trois actes qui s’est déroulée depuis 10.000 ans dans les domaines de l’agriculture, des pêcheries, et de la plupart des activités humaines dépendantes des ressources de la biosphère. Premier acte : il y a plusieurs milliers d’années, les groupes humains, chacun selon son système de représentations, mettent au point par tâtonnements successifs les modalités d’accès aux ressources dont leurs vies dépendent, puis définissent des principes de transférabilité de ces droits d’accès,
    . . .
    Dans le cas du logiciel “libre et ouvert”, nous en sommes également au troisième acte. Les exemples de prédation de ces ressources immatérielles par des individus et organisations sans scrupules, pullulent. L’exemple le plus ironique est peut-être celui des logiciels libres de l’infrastructure du Bitcoin dont le pillage aboutit à remplacer un système d’exploitation financière par un autre. Les prédations plus subtiles sont aussi les plus courantes. C’est alors le principe de réciprocité de l’effort qui n’est jamais respecté : le travail bénévole de quelques-uns aide la plupart des autres à s’enrichir.

    #open_source #libre #communs

    • Mais à part ça je trouve l’article bordélique, au final on ne sait pas très bien ce qu’il veut dire, le sens est « diffus », on ne comprend pas où il veut en venir.

      À part que ça se finit en :

      Mais en pratique, pour un entrepreneur, que faire ? Pourquoi donner accès aux fruits de son travail à tous, et surtout aux oligopoles qui menacent, à terme, sa propre activité ? Effectuer le dépôt d’une marque, d’un brevet sur certains aspects-clés d’une technique, permet ensuite d’exempter de redevance ses partenaires, donc de créer un système d’entraide mutuelle avec ses alliés, et des rapports de force avantageux avec ses adversaires, ou de forcer l’adoption de ses propres standards par tout un écosystème, comme l’a récemment expérimenté le constructeur de voitures électriques Tesla. Bref, cela permet de mettre sur pied un véritable système de propriété commune…

      Des brevets, des dépôts de marque.

    • Confus oui car il y a une tendance à « politiser » la production du libre qui, en réalité, est faite pour la plus grande part par des développeurs dans le cadre de leurs activités professionnelles pour répondre à un problème précis. Salariés, intervenants et grands groupes.
      Après, est-ce qu’il y a enrichissements du travail des autres ? peut-être. Diminution aussi de la masse salariale ? peut-être aussi dans certains cas. Mais théoriser le libre n’a pas de sens car il est trop varié.

    • … la liberté, ce n’est pas la libre jouissance d’une ressource qui se raréfie par l’action même des individus qui sont censés en prendre soin, c’est la mise au point de #jeux_coopératifs favorisant la création de richesses partagées.

      En dehors de l’aspect économique, comme tout objet politique collectif ouvert et non structuré certains savent parfaitement y naviguer pour se hisser en tête, ce qui engendre l’auto-destruction du coopératif. Dommage que dans son article il ne suive pas sa question première : libre et ouvert pour qui ? et surtout comment.

      #technocratie #disempowerment



  • Wikipédia sexiste : faut-il s’en inquiéter ?
    http://www.terrafemina.com/culture/culture-web/articles/51755-wikipedia-sexiste-faut-il-sen-inquieter-.html
    http://rack.1.mshcdn.com/media/ZgkyMDEyLzA4LzA4LzEyXzM1XzQ1XzQ4NV9maWxlCnAJdGh1bWIJMTIwMHg5NjAwPg/3745d619

    Ainsi, la création d’une liste « Femmes romancières américaines », sur la version américaine de Wikipédia, a provoqué une levée de bouclier parmi les auteures qui ont perçu l’initiative comme sexiste, au motif qu’il n’existait pas de liste similaire baptisée « Hommes romanciers américains » mais simplement « Romanciers américains ». « Ce sont probablement ces petits détails, facilement réparables, qui rendent l’égalité difficile à acquérir pour les femmes dans le monde de la littérature », argumentaire à l’époque la romancière Amanda Filipacchi dans le New York Times.

    Autre exemple relevé par le site RSLN : « la liste des actrices de films pornographiques des années 50 à nos jours est trois fois plus conséquente que celle des Amérindiennes célèbres et compile plus de noms que pour les femmes dans le sport et dans la littérature poétique ». Une disparité que beaucoup attribuent, là encore, au grand nombre de contributeurs masculins de l’encyclopédie.

    • Tu as raison @maieul mais à mon avis wikipédia n’est pas sexiste comme partout ailleurs mais est particulièrement antiféministe et misogyne. Le système qui favorise les activités à l’ancienneté des contributeurs décourage les contributrices. J’ai essayé de modifié certains articles très misogynes et complétement délirants mais j’ai été systématiquement censuré et refoulé à coups d’injures par un groupe d’anciens contributeurs. Quant on regarde les onglets de discussions sur les sujets qui touchent aux femmes, on retrouve presque toujours le même scenario.

    • @Aude V

      Vu l’accès des classes moyennes au net, vu l’assertivité des hommes, il y a plus de mecs petits bourges qui postent partout.

      Pour l’assertivité, je suis un homme, je confirme.

      Mais du coup, je ne comprends pas ta première phrase - « des exemples », mais de quoi ?

      Pour ce qui est d’exemples de lieux où les hommes tels que moi pensent à tourner sept fois leurs doigts sur le clavier en se souvenant de leurs privilèges avant de lâcher leur com’, et où les petits bourges ne ramènent pas leur arrogance, il me paraît bizarre d’aller les chercher dans une encyclopédie, même comme wiki : c’est justement là qu’ils me semblent les plus enclins à aller étaler impudemment leur science* (Je pense pour le dire vite que wiki est de fait un lieu particulièrement propice au backlash, qu’on ne peut espérer guère mieux ces temps-ci, et qu’il vaut mieux le savoir : et, si l’on y va ferrailler, de savoir sur quel terrain particulièrement défavorable on se trouve).

      *Enfin, pour ma part, je me suis retenu, mais c’est plutôt d’abord parce que l’idée même d’encyclopédie me semble quand même sacrément bourgeoise, justement - avec tout ce que cela implique de pensée idéaliste à semelles de plomb et de doux rêves chimériques qui en viennent vite à peser très lourd.

    • @martin5 je ne comprend pas pourquoi tu répète cette evidence que @maieul m’a deja influgé. Oui Wikipedia est sexiste mais Ca va plus loin qu’un sexisme ordinaire et en plus c’est un site central sur internet.

      Il y a sur Wikipedia une majorité d’hommes de sexe masculins 80% environ comme un peu partout sauf au récurage des chiottes pour lequel les ratio s’inverse étrangement. Mais les hommes de sexe masculins qui se consacrent aux articles qui touchent aux sujets feministes ne sont pas n’importe quels hommes de sexe masculins, ce sont des misogynes et des masculinistes militants. Ce sont des hommes haineux qui veillent à ce que les femmes et les feministes ne puissent pas faire apparaitre leurs connaissances sur une encyclopédie collaborative utiliser et cité par la plus part des utilisateurices sur internet.
      Le reste des utilisateurs, qui sont eux des sexistes ordinaires ne voient pas la misogynie et la haine de ces masculinistes, pour les memes raison que les hommes de sexe masculin habituellement sont toute fait incapable de déceler la misogynie quant il la croisent. Et ils ont comme la majorité des gentes, un apriori défavorable aux femmes et en particulier aux femmes feministes, ces geulardes hystériques. Résultat une fois encor les femmes disparaissent, leur noms s’effacent. Alors je sais que c’est partout la même histoire mais j’essaye de comprendre comment les hommes masculins effacent les femmes.

    • @mad meg

      Mes excuses, mon intervention était de trop. J’aurais dû tourner mes doigts quelques fois de plus au dessus de mon clavier.

      Il y a dans une encyclopédie une prétention à refléter l’état présent des connaissances qui constitue un enjeu - et qui est aussi un problème.
      Je vois bien, à cet incident, que le fait d’être un homme me permet de me focaliser tranquillement sur ce problème là.

      Encore une fois, toutes mes excuses.

    • tes excuses sont acceptées @martin5 :)
      J’ai écrit mon message avant de voire ta réponse à @Aude_V. En fait on a pas le même point de vue sur la question. D’un coté je comprend mieux cette évidence que @maieul et toi vouliez me faire voire. Ce sont les poseurs, ceux qui se croient plus malins et qui pensent savoir des choses qui vont remplir l’encyclopédie, et du coup ces poseurs posteurs ont beaucoup de chance d’être des hommes masculins imbues de leur personne et agrippé à leurs privilèges de genre. Et pour aller se coltiner un article aussi délicat que « femme » c’est déjà un genre de contributeurs un peu particulier.
      Un peu comme en politique, on retrouve une grosse majorité de types intéressés par le pouvoir et l’argent et pas par l’intérêt commun et donc une grosse proportion de pervers narcissiques dominateurs et machos vont se concentré en politique. Voire par exemple Tron et ses méthodes de recrutement :

      Les cibles de Georges Tron ont toutes le même profil : des « femmes dans des situations personnelles compliquées, divorcées et sans emploi », sur lesquelles il peut exercer son ascendant. Cette description rejoint celle donnée par le directeur des ressources humaines de la mairie qui déplorait ne pouvoir recruter les employés municipaux en fonction des compétences. M.Tron lui imposait « des recrutements plastiques, c’est-à-dire de belles femmes un peu dans l’ennui d’argent », choisies « à l’occasion de ses permanences ».

      http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/18/pourquoi-georges-tron-sera-renvoye-aux-assises_4543364_3224.html

      Le truc c’est qu’on peu pas faire l’impasse sur ces domaines (encyclopédie wikipédia ou politique politicienne) car c’est là que le pouvoir se trouve et on est bien obligé au moins de dire ce qui se joue la dedans, comment le patriarcat se perpétue et s’adapte a de nouvelles technologies.

    • D’un côté on ne peut faire l’impasse, en effet,

      et de l’autre, il me semble que prendre conscience des divers rapports sociaux de domination dont on se trouve soi-même partie prenante demande, entre autres, d’éprouver suffisamment fortement un genre d’inquiétude, de questionnement, dont on ne risque pas de rencontrer à l’oeuvre le moindre exemple dans la politique politicienne, et dans aucune forme de réussite sociale ou de Pouvoir- dont une encyclopédie se trouve justement participer.

      Je pense que la très sagace encyclopédie d’Elle pourrait bien avoir raison, en fait :
      http://seenthis.net/messages/323680#message323865
      pour parvenir à faire pareils grands écarts sans risquer de se blesser, il doit falloir avoir le courage de faire de la gym !

    • Le chiffre de seulement 9% de contributrices wikipédia est aussi celui du nombre de codeuses/développeuses dans les entreprises privés ! (ça dégringole à 2% de codeuses dans le logiciel libre)
      Il y a vraiment un problème car cela fait plusieurs années que l’alerte a été lancée sur le peu de femmes en informatique et l’effet exponentiel ne cesse de jouer, moins il y en a plus le patriarcat se renforce.

      C’est intéressant ces chiffres, cela devrait interroger les acteurs de toute #contribution_électronique, les CMS français y compris.
      Il faut refuser de considérer wikipedia comme étant représentatif de la configuration du monde actuel et donc lui retirer toute excuse sur son sexisme.
      Parce que si le principe d’une encyclopédie est effectivement un arrangement entre dominants de ce qui doit ou non exister, il nous faudra brûler les encyclopédies et avec wikipédia.

    • @Aude_V Pour wikipédia, je conseil de regarder les onglets de discussions. Ils sont souvent tres instructifs sur les rapports de force en jeu derrière la rédaction d’un article.

      @Touti On l’a deja evoqué sur @seenthis mais pour la faible présence des femmes parmi les wikipédistes il y a probablement un lien avec le syndrome de l’imposteur·e qui semble touché plus de femmes que d’hommes masculins.
      http://seenthis.net/messages/312602
      http://seenthis.net/messages/321618
      C’est pas la seule explication, mais ca en fait partie.

      #syndrome_de_l'imposture

    • Oui @mad_meg, le syndrome de l’imposteur je ne le connais que trop bien. Non seulement parce que je m’interdis inconsciemment certaines actions (comme acheter une perceuse seule…) mais surtout parce que je vois fréquemment en action des imposteurs masculins. Je commence à distinguer parfaitement comment certains hommes exercent cette assurance incroyable sur tous les sujets et particulièrement la politique ou l’usage des outils même si ils n’en ont aucune connaissance.
      Je l’ai encore constaté l’autre jour sur un sujet précis que je connais bien après des recherches de plusieurs années. Au lieu de partager nos connaissances, j’ai du me taire et observer leur stratagème ridicule parce qu’ils n’avaient apparemment pas envie qu’une femme leur apprenne ou leur suggère des solutions. C’était très déprimant et impossible de leur dire. #chasse_gardée
      Il me semble que cette #suffisance_masculine a été démontrée grâce au résultat d’un questionnaire (ref ?) donné à des étudiants. Avant l’examen, les hommes étaient plus nombreux que les femmes à déclarer penser le réussir, alors que le pourcentage des femmes a été finalement plus élevé.
      Il serait juste que les hommes exercent le #disempowerment un peu plus souvent. http://seenthis.net/messages/39459

    • Je suis intervenue une fois sur Wikipedia pour tenter de mettre dans la page de Patrick Bloche (député PS) qu’il avait signé une lettre publique demandant de ne pas reconnaitre l’état palestinien (c’était sous Sarkozy je crois). Malgré le lien vers la lettre et ses signataires, ma phrase a immédiatement été retirée. Quand j’ai voulu la remettre, les échanges se sont durcis avec les « administrateurs ». Discussion un peu dure.
      A la fin, j’ai juste laissé une protestation sur un espace dédié à ce genre de chose.

      Le temps a passé et j’ai vérifié une fois. Ils avaient indiqué la position de Patrick Bloche comme opposé à l’établissement ou à la reconnaissance (c’est de mémoire...) unilatérale d’un état palestinien. (La colonisation et les bombardements israéliens ne sont jamais qualifiés « d’unilatéraux »).

      Bref pour intervenir sur Wikipedia face aux lobbys en place, il faut avoir du temps libre et de la ténacité à revendre.


  • The #Anthropology of #Security
    Perspectives from the Frontline of Policing, Counter- #terrorism and #Border Control

    http://www.plutobooks.com/display.asp?K=9780745334578#

    In a post-Cold War world of political unease and economic crisis, processes of securitisation are transforming nation-states, their citizens and non-citizens in profound ways.
    The book shows how contemporary Europe is now home to a vast security industry which uses biometric identification systems, CCTV and quasi-military techniques to police migrants and disadvantaged neighbourhoods. This is the first collection of anthropological studies of security with a particular but not exclusive emphasis on Europe.
    The Anthropology of Security draws together studies on the lived experiences of security and policing from the perspective of those most affected in their everyday lives. The anthropological perspectives in this volume stretch from the frontlines of policing and counter-terrorism to border control.

    About The Author:

    Mark Maguire is Head of Anthropology at the National University of Ireland Maynooth.
    Catarina Frois is Assistant Professor at the Department of Anthropology, Lisbon University.
    Nils Zurawski is Visiting Professor in Security, Social Conflicts and Regulation at the University of Hamburg.

    Table of contents:

    1: Sarkozy and the Roma: Performing Securitisation, by Marion Demossier
    2: Video-Surveillance and the Political use of Discretionary Power in the Name of Security and #Defence, by Catarina Frois
    3: Location, Isolation, and #Disempowerment: The Swift Proliferation of Security Discourse among Policy Professionals, by Greg Feldman
    4: Compensating (In)Security: Anthropological Perspectives on Internal Security, by Alexandra Schwell
    5: Petty States of Exception: The Contemporary Policing of the Urban Poor, by Didier Fassin
    6: Counter-terrorism in European Airports, by Mark Maguire
    7: Whose Security? The Deportation of Foreign-national Offenders from the UK, by Ines Hasselber
    8: Grey Zones of Illegality: Inhuman Conditions in Receiving Irregular #Migrants in Greece, by Jutta Lauth Bacas
    Conclusions
    Security: Encounters, Misunderstanding and Possible Collaborationsm, by Didier Bigo
    Contributors
    Index

    #anthropologie - #sécurité #pauvreté #illegalité
    #migration #terrorisme #défence


  • Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis ? | Érudit | Recherches féministes v21 n1 2008, p. 149-169 |
    http://www.erudit.org/revue/rf/2008/v21/n1/018314ar.html

    Toutes choses égales d’ailleurs, un homme a plus de chances qu’une femme d’atteindre les sommets des diverses structures hiérarchiques dans la sphère politique, économique, médiatique, culturelle, militaire et policière, scientifique et religieuse, ainsi que dans les puissants réseaux criminels. L’homme sera en général considéré comme plus compétent qu’une femme pour des emplois prestigieux et bien rémunérés. Un homme hétérosexuel vivra généralement en relation avec une femme qui dispose de moins d’argent que lui. Il aura donc plus d’autonomie dans le marché et plus de facilité qu’une femme à paraître crédible lorsqu’il sera question de brasser des affaires. La parole d’un homme sera considérée comme plus crédible que celle d’une femme. Il saura en général plus facilement imposer à des interlocutrices ses sujets de discussion. Ce sera généralement lui – quand il sera avec une ou des femmes – qui aura le privilège de conduire l’automobile ou de marcher à l’avant. S’il est accompagné par une ou des femmes, il saura que ce sera le plus souvent à lui que l’on s’adressera pour des choses « importantes » (sauf en ce qui concerne les enfants, la cuisine et les malades). L’homme pourra s’identifier aux acteurs principaux lorsqu’il verra des films, lira des romans, écoutera ou encore lira les actualités ou des livres d’histoire. Il saura plus facilement s’identifier aux plus prestigieuses figures mythiques de sa culture ainsi qu’aux figures religieuses les plus puissantes, que ce soit le pape, Dieu ou le diable. Un homme n’aura en général pas peur de marcher seul dans la rue ou de voyager seul dans divers pays et pourra profiter du rôle de protecteur à l’égard de femmes craignant de se déplacer dans l’espace public. Un homme hétérosexuel saura qu’il peut régler un différend avec sa conjointe en utilisant une violence terrorisante et ne craindra pas que cette conjointe ait recours contre lui à de la violence physique. Il pourra s’attendre que des femmes soient à sa disposition pour ses plaisirs sexuels (pornographie, prostitution salariée ou non) ou simplement pour s’occuper de lui et de ses enfants (écoute et soutien psychologique, tâches domestiques et parentales, premiers soins, etc.). L’homme pourra profiter du travail accompli gratuitement pour lui par des femmes pour se dégager du temps libre qu’il mettra à profit comme il le veut. Il saura que son orgasme marquera généralement la conclusion d’un rapport sexuel avec une femme. Il saura en général s’attendre à inspirer le respect et l’admiration s’il s’approprie sexuellement plusieurs corps de femmes. Un homme pourra s’attendre de la part des autres hommes à une solidarité implicite ou explicite s’il a des paroles ou des comportements ouvertement misogynes. Il saura discréditer une femme le confrontant en identifiant cette fronde à des déterminismes biologiques non politiques (« tu es hystérique ! », « tu vas bientôt être menstruée ? »). Etc. Et il saura compter sur un ressac antiféministe quand des femmes contesteront individuellement ou collectivement les privilèges masculins et il trouvera même sans doute des femmes prêtes à prendre sa défense contre les féministes s’en prenant à ses idées.