• Les mesures visant à lutter contre la pandémie génèrent à la fois des contraintes et des opportunités pour les liens sociaux à distance : #covid19 #distance #liens #santé

    https://sms.hypotheses.org/25219

    Covid-19 et proximités : sous la distance physique, les liens sociaux

    Les proximités jouent un rôle central dans la crise du Covid-19. En effet, elles favorisent la propagation de la pandémie, réduisent les interactions humaines et sociales ou permettent d’échanger et de garder le contact à distance. Comment se rattachent-elles à leur ancêtre, la proxémique, ou à d’autres conceptions de la distance et de l’empathie développées par les sciences humaines et sociales ?

    Sidérante, la pandémie du Covid-19 nous a enfermés dans nos appartements, nos pavillons ou nos résidences secondaires, sans compter les premiers de corvée qui ont assuré tous les risques. La sortie qui s’en est suivie est celle de tous les dangers, sanitaires mais également économiques et sociaux.

    De masques en gestes barrières, de mesures de sécurité en restriction des réunions de groupe, elle impose la distance (ou distanciation) physique et l’éloignement de l’autre. Pourtant, derrière cette constatation simple se dissimulent des contraintes et des opportunités en termes de liens sociaux, et pour tout dire, de diverses proximités. Car si ces mesures favorisent la propagation de la pandémie ou réduisent les interactions humaines et sociales, elles permettent aussi d’échanger et de garder le contact à distance (...)

  • Infected Rohingya refugees fleeing quarantine - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/06/infected-rohingya-refugees-fleeing-quarantine

    Rohingya refugees infected with coronavirus are fleeing quarantine in their Bangladesh camps because they fear being transferred to an isolated island in the Bay of Bengal, community leaders said Thursday. At least two infected refugees have gone missing since testing positive for the virus after the first Covid-19 death was reported Tuesday, they said. About one million Rohingya – most of whom fled a military crackdown in Myanmar in 2017 – are packed into camps along the Bangladesh border, and the coronavirus has become the latest cause of misery.Aid agencies have long warned that the virus could cause chaos in the overcrowded camps, where social distancing is virtually impossible.So far only 29 infections have been detected, although 16,000 Rohingya are in quarantine zones within the camps. It was not immediately clear how many tests have been conducted in the camps, but a senior health official said two people who proved positive had “fled the isolation hospital.”

    #Covid-19#migrant#migration#Bangladesh#rohingyas#camps#réfugiés#santé#quarantaine#surpopulation#distance-sociale#test

  • Morts par la France - les arènes
    http://www.arenes.fr/livre/morts-par-la-france

    LʼHistoire est une compagne de voyage intransigeante et parfois impitoyable… Elle vous fait prendre des chemins escarpés, des sentiers semés de pièges, dʼembûches et de déceptions. Celle que je mʼapprête à vous raconter a été trop longtemps dissimulée. Enfouie sous des tonnes de mensonges, sous des tombereaux dʼhypocrisie. Mais la vérité est comme la vie, elle trouve toujours un chemin. »

    Le 1er décembre 1944, à #Thiaroye, au #Sénégal, lʼarmée coloniale française ouvre le feu et assassine des centaines de soldats « indigènes », anciens prisonniers de guerre. Depuis, lʼÉtat français ment sur cet épisode tragique en niant ce meurtre de masse. Armelle Mabon, historienne, se bat depuis vingt ans pour rétablir la vérité.

    Morts par la France rend hommage à ces soldats oubliés et tente de réhabiliter leur honneur bafoué.

    #bd

  • Qatar mask rule breakers face three years jail - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/05/qatar-mask-rule-breakers-face-three-years-jail

    Officials have said workers at three stadiums have tested positive for the highly contagious respiratory virus. Masks have been compulsory for construction workers since April 26. Tens of thousands of migrant labourers were quarantined in Doha’s gritty Industrial Area after a number of infections were confirmed there in mid-March, but authorities have begun to ease restrictions. Khal said that most new cases were among migrant workers, although there has been a jump in infections among Qataris. He said the country had not yet reached the peak of its contagion. Rights groups have warned that Gulf labourers’ cramped living conditions, communal food preparation areas and shared bathrooms could undermine social distancing efforts and speed up the spread of the virus.

    #Covid-19#migrant#migration#travailleurs-migrants#Qatar#masques#quarantaine#distance-sociale#contagion#nationaux#étrangers#santé

  • Les questionnements autour de la proximité sont d’actualité. Quelles sont les perspectives qu’offrent les sciences humaines ? #espace #distance #proximité #shs #géographie

    https://sms.hypotheses.org/19070

    La proximité est désormais reconnue à l’échelle internationale par les chercheurs, les décideurs politiques et les professionnels comme un outil pertinent d’analyse de la dimension territoriale des phénomènes économiques et sociaux. Mais sait-on que cette notion est développée et popularisée par des chercheurs réunis depuis 25 ans dans le groupe « Dynamiques de proximité » ?

    Dès le départ, ce groupe se donne comme perspective centrale d’établir des ponts solides entre l’économie industrielle (recherches sur l’innovation, la production…) et l’économie spatiale et régionale, en considérant qu’un croisement d’approches qui s’ignoraient encore serait fertile. Il s’agit pour ce collectif de chercheurs en sciences sociales d’intégrer le rôle de l’espace dans l’analyse, en le considérant non pas comme obstacle, mais comme une ressource (...)

  • Entretien avec Françoise Vergès | Radio Informal
    http://www.rybn.org/radioinformal/antivirus

    À propos d’inégalités invisibilisées, de normalité du confinement, de vulnérabilités et de racisme, de solidarité et d’auto-organisation comme contre-pouvoir, d’intersectionalité des luttes, de la métaphore du bateau négrier. Durée : 57 min. Source : Pi-node

    www.rybn.org/radioinformal/antivirus/audio/ANTIVIRUS18-FrancoiseVerges.mp3

  • Le confinement marque une #frontière_culturelle en #Suisse

    La notion de #responsabilité_individuelle parle plus aux #Suisses_alémaniques qu’aux #Romands, davantage adeptes d’un Etat fort. Les raisons en sont historiques et culturelles.

    Exiger le moins pour obtenir le plus ; imposer le #semi-confinement pour aboutir au confinement : pour un œil étranger, la stratégie de la Suisse pour freiner la propagation du #coronavirus s’apparente au mieux à un exercice d’acrobatie, au pire à un orgueil démesuré. Pourtant, si l’on en croit les images de nos villes ce week-end, semi-désertes, il n’est pas dit qu’on perde ce pari. Par la grâce de la discipline helvétique ? Pas seulement. Plus profondément, c’est à la notion de responsabilité individuelle et de rôle de l’Etat qu’il faut probablement attribuer ce résultat.

    Or, ces notions ne sont pas totalement identiques selon qu’on est citoyen latin ou alémanique. En #Suisse_romande, on a vu se multiplier les appels au #confinement_total, espéré par beaucoup jusqu’à vendredi dernier. Des citoyens l’ont même demandé sous forme de pétitions. On sentait aussi cette préférence chez certains conseillers d’Etat romands, même si exprimée à demi-mot pour ne pas court-circuiter la Confédération, désormais à la manœuvre.

    En Suisse alémanique en revanche, les appels s’en tenaient au #respect_des_règles en vigueur, hormis des personnalités de l’UDC, réclamant des mesures plus strictes, avec de notoires exceptions, comme le conseiller national Roger Köppel. Même si Zurich a fermé ses rives du lac devant un afflux de promeneurs, le maître mot demeure « responsabilité individuelle ». C’est ce qu’il fallait comprendre du discours fort d’Alain Berset, taclant au passage le verticalisme aux accents certes gaulliens mais jugé inefficace de notre voisin français.

    La synthèse entre la France et l’Allemagne

    La Suisse, c’est une autre histoire, mélange du nord et du sud de l’Europe : « Au Nord, comme en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas, le premier réflexe est le laisser-faire, dans la certitude que les barrières naturelles se réinstalleront d’elles-mêmes, explique Olivier Meuwly, historien. Dans la culture germanique, on présuppose que la responsabilité individuelle entraînera la #responsabilité_collective. Une vision étrangère à la culture du Sud, où l’ordre est censé venir d’en haut. »

    La Suisse, à cheval, décline ces deux cultures. Historiquement, elle fait la synthèse entre la France et l’Allemagne, ou la Grande-Bretagne et l’Italie. L’historien rappelle que dans les guerres de religion déjà, la Suisse a tenté la #synthèse en cherchant le #compromis.

    Deux paradigmes pour un seul objectif, la #liberté : « Dans le brillant discours d’Alain Berset, toutes les influences se synthétisent et on perçoit une #mosaïque_organiquement_organisée », estime Olivier Meuwly. Ce curieux #assemblage s’articule aussi autour de l’esprit de #milice, du #fédéralisme et de la #démocratie_directe, « trois piliers de la « #suissitude », trois logiques qui marquent les #comportements ».

    La responsabilité individuelle découle de la faiblesse de l’Etat

    Cette valorisation de la responsabilité individuelle trouve ses fondements dans la #faiblesse_de_l’Etat, rappelle Irène Herrmann, historienne et professeure à l’Université de Genève : « Au XIXe siècle, Berne a lutté pour s’arroger un peu du pouvoir des cantons. Une partie lui est échue, une autre a été conférée aux citoyens, à travers la démocratie directe : ils devaient en user modérément et exercer sur eux-mêmes le pouvoir que l’Etat, très faible, était incapable d’imposer. Cet héritage institutionnel est très fort et, par conséquent, on n’imagine pas aujourd’hui que cela puisse marcher autrement. »

    C’est un peu moins vrai dans les cantons qui ont rejoint la Confédération plus tardivement, comme le Valais, Genève et Neuchâtel. « Ceux-là acceptent plus volontiers la #délégation de #responsabilités à l’Etat, alors que les cantons alémaniques ont tendance à glorifier la culture politique basée sur la responsabilité individuelle, poursuit l’historienne. Cela aboutit à une survalorisation du pouvoir de décision de l’individu. » D’autres répondront qu’elle est salutaire. Ces différences de perception pourraient expliquer l’attente des Latins envers Berne à serrer la vis.

    Un #Röstigraben de l’embrassade ?

    Plus prosaïquement, ce souhait n’est sans doute pas étranger au fait que les cantons latins déplorent plus de mortalité que la Suisse alémanique. C’est vrai aussi pour l’Italie ou l’Espagne, contrairement à l’Allemagne et à l’Autriche. Ce constat amène le politologue alémanique Michael Hermann, qui dirige l’institut de recherche Sotomo, à émettre une hypothèse : « Il est frappant d’observer que le coronavirus a une #géographie_culturelle. Et si c’était le fait d’un #rapport_à_l’autre différent ? Les habitants des pays latins sont plus tactiles, ils observent moins de #distance_sociale que dans les pays germaniques. »

    Un Röstigraben de l’embrassade ? Pourquoi pas. Sa supposition s’appuie aussi sur le fait que les décès actuels sont le résultat de contagions qui datent d’il y a trois semaines environ, soit avant les mesures mises en place par Berne. Michael Hermann insiste aussi sur d’autres différences : le #sport est plus largement pratiqué outre-Sarine, la #prévention sur la santé occupe plus d’espace qu’en Suisse romande : « Adeptes de la marche, de la nature et du grand air, les Alémaniques auraient beaucoup de mal à supporter le confinement. C’est possible que cela compte aussi dans l’#autodiscipline qu’ils observent. »

    Il n’empêche : au-delà des divergences dont les racines plongent dans un passé qui, même ignoré, constitue le génome des Suisses, ceux-ci ont majoritairement suivi l’injonction des autorités et déserté leurs villes. Qu’il soit permis de s’en égayer avec ce mot d’Olivier Meuwly : « On dit des Romands qu’ils sont très français, mais ils se révèlent aussi alémaniques ! »

    https://www.letemps.ch/suisse/confinement-marque-une-frontiere-culturelle-suisse

    –-> article paru le 23.03.2020

    Pour rappel, un extrait du discours de Berset :


    https://seenthis.net/messages/843863#message844245

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  • Les confinés, ce sont les plus mobiles !

    Le confinement spatial est aussi une question de #frontières. Les confinés sont ceux qui, même immobiles, « ont accès ». Pouvoir se confiner relève du même processus que pouvoir traverser une frontière légalement, il faut appartenir au cercle restreint des « acteurs » de la globalisation.

    Depuis que le virus Covid-19 a été identifié, le repli spatial a constitué une préconisation politique essentielle. Ce qui est recommandé sous le terme désormais consacré de distance sociale, c’est le maintien d’une distance minimale entre les personnes, bien géographique celle-là. Et la mettre en œuvre suppose une forme de maîtrise sur nos conditions de vie, sur notre habiter. Confiner, c’est placer entre des limites. Cela implique que le contour que l’on érige à la périphérie de soi-même, entoure un centre, stable lui ! En filigrane de cette politique, on voit s’esquisser une pensée politique de l’espace très classique, tout à fait en décalage avec l’analyse des mobilités contemporaines.

    Ne sont véritablement confiné·es aujourd’hui que celles et ceux qui ont un logement suffisamment grand pour permettre au nombre de personnes qui y vivent de ne pas trop en sortir. En avoir deux, qu’on soit des enfants en résidence alternée ou des couples non-concubins, c’est déjà se trouver hors de ce cadre normatif… Cette logique de sédentarité extrême se présente désormais comme une marginalité spatiale positive, car choisie. Ne sont donc concernés ni les sans-logis, ni les entassés. Notamment celles et ceux qui subissent, en prison ou en centre de rétention administrative, une assignation de mise l’écart de la société qui prend effet dans des lieux enclos où le confinement est paradoxalement impossible : les densités trop fortes s’y traduisent dans les faits par une promiscuité délétère.
    Ceux qui ont « accès »

    Le confinement dont il s’agit n’a rien d’un enfermement ! Et ce, malgré le sentiment croissant de frustration de celles et ceux qui l’appliquent depuis un mois en se privant de l’accès à la multiplicité des lieux habituellement fréquentés. A y regarder de plus près, ne sont finalement concernés que celles et ceux qui peuvent vivre entre quatre murs parce qu’ils le font de manière tout à fait connectée ! Pouvoir, depuis chez soi, conserver des ressources régulières, c’est travailler à distance, être retraité ou encore indemnisé pour un chômage partiel ou permanent, un arrêt maladie. On continue alors d’être relié à un système marchand, lui-même relayé par un complexe bancaire qui nous « donne accès ». Et place les personnes concernées en situation de continuer à consommer à distance (faire ses courses le moins loin possible du domicile, se faire livrer, etc.).

    Certes, certains biens et services, notamment immatériels, sont désormais inaccessibles : soins du corps, pratiques de sociabilité, offre culturelle. Et l’avalanche d’ouverture de contenus en ligne dans ces domaines ne compense pas ce qui fait leur force habituelle, l’intensité des liens que ces secteurs stimulent. Mais ce mode « dégradé » reste un luxe, la carapace électronique qui garantit la faisabilité de notre enfermement apparent. Toute cette insertion économique se produit dans un processus d’invisibilisation des liens, produit par le système capitaliste qui les financiarise. Qu’il est facile de commander sur une grande plateforme en ligne sans penser aux employés qui travaillent dans ses entrepôts, livrent, déploient matériellement les réseaux sur lesquels repose notre approvisionnement !
    Informalisés et autres illégalisés

    Les confiné·es sont donc celles et ceux qui, même immobiles, « ont accès ». A l’extrémité inverse du spectre social, les non-productifs, les « informalisés » et autres « illégalisés », celles et ceux qui ne peuvent plus vendre leur travail manuel et physique (ménage, construction), qui ne sont pas pris en charge par les systèmes de santé, et tous ceux qui ont du mal à se relier au monde libéral. On peut aussi assister à des bascules rapides : l’étudiant·e issu·e d’un milieu modeste, qui n’a pas d’ordinateur ou de bonne connexion internet chez lui, parfois confiné·e dans une chambre minuscule où il·elle est désormais privé de la restauration à bas prix du Crous, peut tout à fait décrocher de la dynamique vertueuse que ses efforts lui avaient permis d’intégrer, éjecté du monde mobile auquel il aspirait.

    Paradoxalement, celles et ceux qui peuvent aujourd’hui se confiner dans de bonnes conditions sont très exactement les personnes qui avaient accès à la liberté de mouvement dans le monde d’avant. Ce sont des personnes qui disposent d’un degré d’autonomie globale leur permettant de choisir les interactions qui les mondialisent : en d’autres termes. Ce sont précisément celles et ceux qui disposaient d’un niveau de « #frontiérité » élevé, pour reprendre une expression que j’ai forgée avec Frédéric Giraut pour qualifier nos capacités inégales à traverser les frontières.

    Pouvoir se confiner relève du même processus que pouvoir traverser une frontière légalement : il s’agit de deux modalités de l’appartenance au cercle restreint des « acteurs » de la globalisation. Ce sont deux faces de l’« inclusion différentielle » (Sandro Mezzadra) qui régit désormais le corps social. Loin de l’égalité démocratique, l’attribution des droits politiques, notamment l’accès à une citoyenneté pleine et entière, semble dépendre de cette aptitude à pouvoir démontrer de l’utilité individuelle dans la mondialisation. Gommer opportunément de nos radars le fait que ceux qui produisent à bas coût des jeans ou des téléphones, du coton ou des minerais, actent tout autant cette économie inter-reliée que les élites mondialisées. Ne pas voir l’écheveau des liens complexes de notre système monde dont le Covid-19 est le symptôme, ne pas considérer pas la matérialité des biens qui sont derrière les liens électroniques sur lesquels repose notre confinement, c’est faire l’autruche.

    Les confinés, c’est-à-dire les plus « frontiérisés », se trouvent être aussi les êtres humains qui ont la plus forte empreinte écologique ! Sortir du confinement ne se fera pas en réouvrant les frontières, mais en re-visibilisant les liens. L’analyse fine des inégalités territoriales du monde mobile qui a produit la crise du Covid-19 constitue une étape essentielle pour poser les bases de la justice sociale nécessaire pour imaginer l’« après ».

    https://www.liberation.fr/debats/2020/04/27/les-confines-ce-sont-les-plus-mobiles_1786544

    #confinement #mobilité #immobilité #globalisation #mondialisation #inclusion_différentielle #Mezzadra #Sandro_Mezzadra #repli_spatial #distance_sociale #distance_spatiale #sédentarité #marginalité #assignation #SDF #détention #détention_administrative #prisons #sans-abrisme #rétention #promiscuité #enfermement #télétravail #connectivité #internet #enfermement_apparent #confinés #non-confinés #espace #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #autonomie #im/mobilité #hyper-mobilité #immobilité

    Tribune de #Anne-Laure_Amilhat-Szary (@mobileborders)

    ping @isskein @karine4

  • Juste Avant

    Dans « Juste Avant », un documentaire en 7 épisodes, sortie le 1er décembre 2019, Ovidie questionne la façon dont on éduque une adolescente quand on est mère et féministe, à travers une série de conversations avec sa fille de 14 ans. Les échanges mère-fille s’entrecroisent avec les témoignages des proches et les réflexions sur sa propre construction.

    Juste Avant (7/7) - Epilogue

    Juste Avant (6/7) - Sois belle et bats-toi !

    Juste Avant (5/7) - Toi, moi, et notre petit matriarcat

    Juste Avant (4/7) - Le temps de la capote à 1 franc

    Juste Avant (3/7) - « Tu sais ce que c’est le consentement ? »

    Juste Avant (2/7) - La maman ou la putain

    Juste Avant (1/7) - Moi à ton âge

    http://www.nouvellesecoutes.fr/podcasts/intime-politique

    #maculinity #paternalistic #nightmare #digital_penetration #consent #college #high_school #social_network #Instagram #Snapchat #pressure #toxic_relationship #rape #post_MeToo #safe_place #sexuality #equality #contraception #STI #AIDS #HIV #school #abortion #condom #morning-after_pill #practical_knowledge #theoretical_knowledge #political_reflexion #distance #third_party #vaccination #pregnant #youth #traumatism #mariage #couple #tradition #divorce #matriarchy #co_parent #food #internet #beauty #weight_watchers #epilation #awareness #body

  • COVID-19 Outbreak Associated with Air Conditioning in Restaurant, Guangzhou, China, 2020

    During January 26–February 10, 2020, an outbreak of 2019 novel coronavirus disease in an air-conditioned restaurant in #Guangzhou, China, involved 3 family clusters. The airflow direction was consistent with droplet transmission. To prevent the spread of the virus in restaurants, we recommend increasing the distance between tables and improving ventilation.


    https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/26/7/20-0764_article
    #air_conditionné #restaurant #propagation #virus #coronavirus #covid-19 #Chine #étude_scientifique #article_scientifique #gouttelettes #visualisation #diffusion #distance

    ping @simplicissimus @reka

  • #Amazon condamné à ne plus livrer que les #produits_alimentaires, médicaux et d’hygiène

    Le tribunal judiciaire de Nanterre a rejeté ce mardi la fermeture totale des entrepôts français du géant américain, mais le contraint à ne plus livrer que des produits alimentaires, médicaux ou d’hygiène. Amazon a décidé de faire appel.

    Camouflet pour le géant Amazon en France. Le #tribunal_judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), dont dépend son siège français de Clichy-la-Garenne, vient ce mardi de lui ordonner, dans les 24 heures, de « restreindre l’activité de ses entrepôts aux seules activités de réception des marchandises, de préparation et d’expédition des commandes de produits alimentaires, de #produits_d'hygiène et de #produits_médicaux, sous astreinte, d’un million d’euros par jour de retard et par infraction constatée ».

    La décision s’applique dans l’attente de « l’évaluation des #risques_professionnels inhérents à l’épidémie de Covid-19 sur l’ensemble de ses #entrepôts ainsi qu’à la mise en œuvre des mesures prévues à l’article L 4121-1 du #Code_du_travail » et pendant « une durée maximum d’un mois » qui pourra, si besoin, être allongée par un nouveau #jugement.

    Le tribunal de Nanterre avait été saisi en référé, mercredi 8 avril, par l’union syndicale Solidaires (Sud) qui réclamait à titre principal la fermeture des six entrepôts français du géant du #e-commerce sous astreinte d’un million d’euros par jour. A défaut, Solidaires demandait qu’#Amazon_Logistique_France soit au moins contraint de réduire son activité aux 10 % de marchandises « essentielles » et par conséquent de diminuer d’autant le nombre de salariés présents sur les sites français. C’est à cette deuxième option que le tribunal vient de faire droit dans son délibéré, après une audience qui a duré environ deux heures vendredi.

    « Impossible de respecter les #distances_sociales »

    « C’est une décision très intéressante pour les salariés d’Amazon car elle dit que les obligations de prévention de la santé des #salariés passent avant la réussite financière de l’entreprise », s’est félicité Me Judith Krivine, du cabinet Dellien Associés. Et l’avocate du syndicat de relever que c’est déjà la troisième décision de justice qui va dans le même après celles concernant une association d’aide à domicile de Lille vendredi 3 avril et #La_Poste jeudi 9 avril.

    « Nous ne disons pas qu’Amazon n’a rien fait, mais c’est un empilement de mesures, précipitées et disparates, dénonce Laurent Degousée, co-délégué Sud Commerce. Sauf à être habillé en cosmonaute, il est impossible, avec les effectifs actuels d’Amazon, de respecter les distances sociales dans un entrepôt. Le juge, sans ironie, vient d’ordonner à Amazon de faire ce qu’il prétend faire depuis plusieurs semaines : se limiter aux #marchandises_essentielles. »

    La représentante Sud-Solidaires du site de #Lauwin-Planque (Nord), l’un des plus grands centres du groupe en France, ne cache pas sa satisfaction : « Cela fait trois semaines que l’on lutte tous les jours face au géant, estime Tatiana Campagne. Pour nous, c’est une grande #victoire. L’entreprise doit mettre des choses en place en négociant avec nous et non plus en se prenant pour des rois comme depuis le début de la crise. »

    Jean-François Bérot, élu Sud-Solidaires à Saran (Loiret), veut aussi y voir un augure favorable pour l’étape judiciaire suivante : faire reconnaître devant les prud’hommes de Nanterre onze dossiers de #droit_de_retrait de salariés contestés par la direction.

    Malaise grandissant chez les salariés

    « C’est une #bombe_sanitaire et sociale qui est en train d’exploser et qui concerne plus de 10 000 #travailleurs directs mais aussi une armée d’#intérimaires et de #livreurs », pointait le syndicat dans son communiqué du 8 avril. Le syndicat reproche à Amazon de ne pas protéger ses salariés correctement contre le Covid-19 et de poursuivre son activité « comme si de rien n’était, en dépit de la mobilisation du personnel, des mises en demeure des syndicats, de l’inspection et de la médecine du travail, mais aussi des critiques des ministres de l’Economie et du Travail ».

    La semaine dernière, cinq entrepôts du géant américain, sur les six qu’il compte en France, avaient été épinglés par le ministère du Travail pour la mauvaise protection de leurs salariés. Trois des six mises en demeure ont depuis été levées. Et depuis plusieurs semaines, le malaise ne cesse de croître dans les entrepôts Amazon. Arrêts maladie, droits de retrait, arrêt pour garde d’enfants, jours de grève… l’#absentéisme atteint des taux records. « Entre 40 et 60 % », selon les sites et les syndicats.

    Officiellement, un seul employé est actuellement hospitalisé en réanimation à cause du Covid-19, mais les syndicats soupçonnent des dizaines de #malades non comptabilisés.

    Amazon fait appel

    « Nous sommes en désaccord avec la décision rendue aujourd’hui (NDLR : ce mardi) par le tribunal judiciaire de Nanterre et nous évaluons actuellement ses implications pour nos sites logistiques français », fait savoir Amazon, qui a décidé de faire appel. Celui-ci ne suspend cependant pas la décision qui devra donc être exécutée.

    L’e-commerçant affirme que « rien n’est plus important que la sécurité des collaborateurs. Ainsi, en France, ces quatre dernières semaines, nous avons distribué sur nos sites plus de 127 000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27 000 litres de #gel_hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de #masques. Nous avons aussi mis en place des contrôles de température et des mesures de distanciation sociale et également triplé nos équipes d’entretien en France pour renforcer le #nettoyage de 200 zones supplémentaires sur chaque site. »

    http://www.leparisien.fr/economie/amazon-condamne-a-ne-plus-livrer-que-les-produits-alimentaires-medicaux-e
    #justice #livraison #coronavirus #confinement #covid-19 #distanciation_sociale #protection #travail #distanciation_sociale

  • Covid-19 : la distance de sécurité d’un mètre est-elle vraiment suffisante ?

    Le coronavirus, nous le savons tous désormais, est particulièrement contagieux. « En l’absence de mesures de contrôle et de prévention, chaque patient infecte entre 2 et 3 personnes », indique l’Institut Pasteur. Comment ? Par un contact proche avec une personne infectée. Mais encore faut-il définir ce que signifie l’expression « contact proche ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) évoque une distance de moins d’un mètre. Une distance dite de sécurité que notre gouvernement nous prie donc de respecter.

    Mais d’autres pays demandent de se tenir à au moins 1,5 mètre de chaque personne. C’est le cas de l’Allemagne, de l’Australie ou de la Belgique, par exemple. Aux États-Unis, il est question de 6 pieds, soit 1,8 mètre. Notamment parce que certaines voix laissent entendre qu’un mètre ne suffit pas à arrêter le virus. C’est la position par exemple de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT - États-Unis) qui étudient la dynamique des fluides. Selon eux, les éternuements et la toux sont à l’origine de nuages qui peuvent voyager jusqu’à 27 pieds soit... 8,2 mètres !

    [...]

    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-covid-19-distance-securite-metre-elle-vraiment-suffisan

    #covid-19 #distance_de_sécurité #improvisations_sécuritaires

    • How to study at home during coronavirus – by online students and tutors

      Here’s how to study effectively from home, according to those who have been doing it all along

      For Dafydd Evans, 21, who studies media production at De Montfort University, online teaching has got off to a good start. “I didn’t think the new systems would cope, but they have,” he says. “We have contact with academics as normal and I really don’t think there’s much I’m missing out on.”

      Others, however, say it’s been an uphill struggle. “The sites are crashing and lecturers are struggling to turn face-to-face interactions into online discussions,” says Isabel Thomas (not her real name), who studies international development at the University of Sussex. “We don’t all log on at the same time as some don’t have stable enough internet connection for live chats. Everything is slower.”

      Scott Henderson, who studies esports at Staffordshire University, feels he’s missing out on valuable experience. “A big part of what we were doing this year was running a live event and we obviously can’t go forward with that,” he says.

      Although UK university learning has been moving online for a while in light of the coronavirus crisis, this wasn’t the experience most envisaged. For others, though, it was their first choice. We asked online learners and tutors for their tips on how to make it work.

      Create a study area …

      Although you may be competing with others in your household, try to mark out a work space. “Even if this is temporary each time you use it, place some physical objects around you to customise it. Make it comfortable,” says Martin Weller, professor of educational technology at the Open University. Set boundaries with others. If your study space is now the kitchen table, try to get an agreement that it is yours alone for a set time period.

      … and keep it tidy

      It’s hard to be disciplined to work at home, and even harder if the place is cluttered. “If you have piles of dishes or laundry around you it can be difficult to focus. I like to set a timer for 15 minutes and do a quick blitz of a room. It makes for a calmer environment,” says Kimberley Lowe, who studied Spanish and English at the Open University.

      Keep socialising

      Although you may miss campus and socialising in person, reaching out and connecting with staff and other students can maintain a sense of community. Use the online systems to maintain social contact. Stephane Bignoux, senior lecturer in management at Middlesex University, says although it can feel lonely, posting on discussion boards and reading other student’s posts can help. Set up informal discussions via Skype or FaceTime if you can.

      Reach out for help

      Not everyone has access to a laptop and reliable wifi. Some students are relying on mobile data to connect to their online lessons and many are missing physical resources such as the library and laboratories. Get in touch with your university if you don’t have access to the right equipment. “We are telling staff to make content easy to view and interact with on smartphones. It needs to be much more inclusive,” says Neil Morris, dean of digital education at the University of Leeds.

      Manage your time

      Recognise that different tasks require different levels of concentration. Watching a video can be easier than reading a complex text and taking notes. Divide your work in to manageable time slots and take proper breaks.

      Plan your day

      The fact that you can put off watching recorded lectures until later can be dangerous. Make sure you devote your full attention to the recording – don’t squeeze it in while eating or listening to music. Set a routine to use time efficiently, says Jack Yarrow, 28, a final year engineering student at the Open University. “If you’re tired or not feeling great don’t just sit there – go tidy up, and when you’re feeling more awake, apply yourself then.”

      Be clear when messaging colleagues

      As with other social media platforms, a simple misunderstanding in writing can quickly escalate. “What may have been intended as an ironic comment can be misinterpreted,” warns Weller.

      On discussion forums you may find that some who don’t speak up in class have more to say – which is a good thing. “My course generally don’t interact that much in lectures, but the interaction with online teaching has been constant,” says Evans. “It seems hiding behind the screen brings out confidence in our generation.”

      https://www.theguardian.com/education/2020/mar/26/how-to-study-at-home-during-coronavirus-by-online-students-and-tutors

    • Some Advice for PhD Students and Their Mentors in the Time of Coronavirus
      View all posts by Meghan Duffy →
      13-17 Minuten

      This blog post started as an email conversation between Dana Turjeman and Meghan Duffy. Dana turned her initial outline into a twitter thread (starting here). We decided it would be fun (and hopefully helpful!) to turn this into a blog post that expands on these ideas. So, here are the perspectives of a PhD student and a faculty member who are trying to figure out how to maintain mental health – and also hopefully some productivity, but that definitely comes second to physical & mental health – while social distancing.

      First, this assumes that you are not going about your normal routine, but, rather, trying to stay home as much as possible. This is strongly encouraged! If you aren’t sure of why, please read this.

      Here’s our advice:

      Most importantly: your health and the health of your loved ones comes first.

      There has been advice on how to stay productive while working from home, and we understand the motivation behind this. But we think it’s important to note that this is not business as usual. Things will be different, and it’s important to emphasize that physical and mental health come first. This should always be true, but it’s especially important right now.

      Maintain a routine – plan out your working hours, exercise, sleep, eating regularly, connections with others, work breaks, etc. (Note: this should also include keeping a sense of weekends, taking some days off from work.)

      Maybe you already were a routine kind of person – if so, great! Keep it up, adjusting your schedule to accommodate the new reality. Maybe you are not a schedule person. Take a growth mindset and give it a shot now! A lack of structure can be tough for mental health. Create structure as much as possible.

      If you can, try to get outside every day, to non-crowded places with fresh air. This might not hold to those who must stay in strict isolation (which is different from social distancing) and cannot get closer to others. But, to the extent possible, try to get sunlight and fresh air, even when indoors.

      Make sure you keep up other aspects of your normal routine. Meghan remembers how, when she was writing up her dissertation and her advisor was in a different state, she was thinking that she could just stay home all the time. At that time, she got advice along the lines of: “You need to come in at least for lunch or else first you’ll stop getting dressed, then you’ll stop showering, then you’ll stop brushing your teeth”. He had a point. So, while we aren’t going to gather in person for lunch now, it is still important to keep up normal routines!

      At the same time, be flexible. Modify your plans. Experiment with new approaches.

      We’re all going to be learning on the fly. You will misjudge how much you can do. Your initial routine may end up not working well for you. You will realize things work differently than you thought they would. This is all normal. Be flexible, and be kind with yourself and others as everyone figures out how to adjust.

      Arrange virtual coffees or lunches with colleagues, even if you didn’t have those before. Start with some small talk. (Bonus points if some of the small talk is not about coronavirus!)

      Social distancing is important, but really it’s physical distancing that we need, not social isolation. So, to the extent possible, try to connect with folks virtually.

      Stay connected, but not too connected.

      The internet helps a lot with maintaining connections with people (which is good!), but it’s also easy to get sucked in in ways that are not helpful. There are real downsides to anxiety scrolling through social media and constantly checking the news. Set limits on where you get your news and how often you check it (e.g., something like: “I will only check X sites, and I will only do that for 15 minutes four times a day” or “I will not check social media or news within 1 hour of bedtime”.) If you feel you check the news in ways that harm your mental health or productivity, and need an external boundary, try using “website blockers” on PC/Mac, and/or one of the many iPhone/Android apps. Some examples: WebsiteBlocker, ColdTurkey, HeyFocus.

      If a partner / housemate is staying with you at home, make sure to respect each other’s work time and routine. Try to get a break from time to time – by sitting in another room or, contrary to that, arranging fun games together to reduce the working stress. Being together more than you’re used to might cause stress and tension.

      Coming back to a common theme: we’re all trying to figure out new ways of working and living. Be kind, be compassionate, and communicate clearly and regularly.

      Find an accountability partner – someone you “promise” to show measurable progress of work to, and who will nudge you gently in the right direction if you’re not holding up to your promises.

      This may be a lab mate or a friend or someone else in your grad program or a colleague or a mentor. At first, it might help to check in pretty frequently – maybe three times a week or every week day. Keep the check in format short. One that Meghan has used (modified from resources from the National Center for Faculty Development and Diversity) has: 1) My goals for yesterday were ; 2) I accomplished ; 3) My goals for today are . Depending on who you are checking in with, it might also make sense to explicitly check in about non-work stuff (e.g., are you maintaining connections with folks? Taking breaks from work? Getting sleep and exercise?)

      If progress on a project is paused or delayed because you’re unable to collect data / run studies in the lab etc., try to think of all the things you can do otherwise – literature review, writing introduction of a paper, ideation for another paper etc.

      In Meghan’s group, as of last week, the only lab work going on is: 1) maintaining cultures (which cannot be frozen, unfortunately) and, 2) finishing up one experiment (the last block of an experiment that is the last chapter of the dissertation of a student who is finishing this summer). Everything else is on hold, and all but three people in the lab have been told to work from home, and we’ve discussed how even those two things that are currently going on might need to stop. The folks staying at home are analyzing data, planning for future experiments, and working on literature reviews and meta-analyses. It will be interesting to see if there’s a notable increase in lit reviews & meta-analyses in the next year!

      For the PIs/advisors/mentors, some things to keep in mind as you think about where people should work should include things like how they would get there (e.g., would they need to take public transit?), what other responsibilities they have (remember that many schools are closed now), their health, their comfort levels with being out (some people will not feel safe coming in and that should be respected), and possible impacts on their careers. For the last one, though, the bar has to be in a different place than it normally would – productivity is going to be impacted by this.

      We were really impressed with the leadership shown by Tom Finholt, the Dean of UMichigan’s School of Information, as summarized here:

      Communicate clearly and regularly

      Information vacuums cause a lot of stress. Do your best to avoid them.

      For the advisors: make sure you are in regular contact with everyone in your lab. Check on them. Keep them up to date on the status of things. Make sure they have opportunities for informal conversations where they can ask questions. You should be in touch with your lab several times a week (but also should allow for them to be on their own schedules – everyone’s solution to the current situation is going to be different!)

      One idea Meghan heard that she liked is to set up frequent (three times a week or more) virtual lab hours where people from the lab can gather online to check in and chat with each other. Bonus: this increases the number of opportunities for seeing everyone’s pets!

      For the students: If possible, update your advisers and co-authors more than you are used to. Schedule weekly meetings – even short ones – as much as possible, while recognizing that they have other things to focus on, too. Find measurable results of analyses / writing to present each time. Send short email updates to them, with small chunks of your progress. If things are requested from them, make sure to allow extra flexibility, and find things that you can do even without their feedback, so that they won’t feel obliged to respond if unable to. For example: “Hi, I did these analyses. Below you may find the results, and a draft of the text I will put in the manuscript. I would love to hear your feedback whenever you have time. However, no rush. I understand things might be busy on your side too. Therefore, meanwhile, I will be working on the literature review for the other part of the paper. “

      For everyone: It is especially important to keep up with regular check-ins right now!

      Schedule meetings with people you wanted to meet offline / online anyways – such as fellow PhD students / faculty from other places. Many conferences are cancelled (and more cancellations are surely coming), and networking will be lacking. Try being proactive in fixing this. Example: email seminar speakers who were supposed to come, or people you hoped to meet in (now cancelled) conferences, and ask to meet them online instead.

      Some people will be too busy with childcare, moving courses online, etc., but others will be excited to have a chance to connect and to have a welcome distraction from all the other chaos!

      Take advantage of the reduced commute time, and learn something fun and new – cooking, art, meditation…whatever can be done indoors (or away from others) in a healthy, respectful way.

      Yes, for some people, just getting the bare minimum done will be all they can manage. But also consider whether this is an opportunity to try something new. Maybe it’s time to pick up a long neglected instrument, or to finally download that meditation app you’ve been considering, or to perfect your croissant-making techniques. (Meghan admits to having been tempted to finally get a new dog, but, sadly, concluded this is not the time.)

      Recognize that people are making hard choices, dealing with difficult circumstances, and doing the best they can.

      Your advisers, peers and colleagues might not be as responsive as you’d like. This will likely be even more so if they face health concerns or familial obligations. Remember that lots of people have things going on right now, some of which you will not know about (e.g., worrying about loved ones who are far away). Try to be understanding, and find other routes of support, as needed. Everyone is adjusting to a new situation, and lots of folks are extremely stressed and anxious right now.

      Your work matters, even if it isn’t directly linked to coronavirus or health.

      People who are not doing research directly linked to epidemiology, medicine, or something that feels pretty close to the pandemic might feel a sense of unworthiness. However, once things settle down, the impact of that work will become clear again!

      Again, remember that the wellbeing of you and your loved ones comes first. Some people are talking about how productive they will be because of this, ignoring that people will be sick and worried and that some people have family responsibilities that need to come first.

      There have been waaaaaay too many tweets noting how much Newton did in the year he was isolated as a result of the plague. This is our favorite take on those:

      Work isn’t going to be perfect, parenting isn’t going to be perfect. Again, we need to be compassionate (with ourselves and others) and be flexible.

      But what to do? One common suggestion has been to set a routine. (Meghan’s 4 year old helpfully set an alarm for 6AM – perhaps he is trying to keep us on schedule? Dana, on the other hand, hopes her toddlers won’t wake her up before 6AM.) This schedule has been going around social media:

      schedule of different things to do during a typical day, from waking to bedtime

      That particular routine might not work for you & your family, but trying some sort of routine seems like a good plan. (And, for those who do follow it, here’s hoping for lots of days where the kids earn 9PM bedtimes!)

      If you have a partner who is also working from home, discuss your plans for sharing the load – for example, maybe one person takes the lead on childcare/homeschooling in the morning and the other in the afternoon. Another option is 3 days for one, 3 days for the other.

      Your children’s school may have given some assignments for the coming weeks. If not (or if you want to supplement), other resources are available, such as Khan Academy and Scholastic Learn at Home. For more, here’s a list of education companies offering free subscriptions due to school closings.

      Finally, Amy Cohn (a UMich Engineering Prof & the Associate Director of the Center for Healthcare Engineering & Patient Safety) shared her thoughts in this twitter thread:

      Which ends with this advice:

      We’re interested in your thoughts, too! What advice would you give? What have you been doing that’s been helping? What are you trying to figure out? We’re hoping people will share their thoughts, questions, and experiences in the comments!

      About the authors
      Dana is a PhD student in Quantitative Marketing at Michigan’s Ross School of Business, where she is also the wellbeing and research productivity chair in their PhD forum. Meghan, as regular readers of the blog know, is a Professor of Ecology & Evolutionary Biology at Michigan and Chair of the Rackham Graduate School’s Task Force on Graduate Student Mental Health.

      Additional resources that might be of interest (please share others in the comments!):

      From Active Minds: Coping and Staying Emotionally Well During covid-19 related school closures

      From Gina Baucom & her lab: How to Science During a Pandemic

      From UMich’s Center for Academic Innovation: Adjusting your study habits during COVID, which includes these tips for working with a group or team:

      https://dynamicecology.wordpress.com/2020/03/15/some-advice-for-phd-students-and-their-mentors-in-the-time

    • Why You Should Ignore All That Coronavirus-Inspired Productivity Pressure
      By Aisha S. Ahmad
      9-12 Minuten

      Among my academic colleagues and friends, I have observed a common response to the continuing Covid-19 crisis. They are fighting valiantly for a sense of normalcy — hustling to move courses online, maintaining strict writing schedules, creating Montessori schools at their kitchen tables. They hope to buckle down for a short stint until things get back to normal. I wish anyone who pursues that path the very best of luck and health.

      Yet as someone who has experience with crises around the world, what I see behind this scramble for productivity is a perilous assumption. The answer to the question everyone is asking — “When will this be over?” — is simple and obvious, yet terribly hard to accept. The answer is never.

      Global catastrophes change the world, and this pandemic is very much akin to a major war. Even if we contain the Covid-19 crisis within a few months, the legacy of this pandemic will live with us for years, perhaps decades to come. It will change the way we move, build, learn, and connect. There is simply no way that our lives will resume as if this had never happened. And so, while it may feel good in the moment, it is foolish to dive into a frenzy of activity or obsess about your scholarly productivity right now. That is denial and delusion. The emotionally and spiritually sane response is to prepare to be forever changed .

      The rest of this piece is an offering. I have been asked by my colleagues around the world to share my experiences of adapting to conditions of crisis . Of course, I am just a human, struggling like everyone else to adjust to the pandemic. However, I have worked and lived under conditions of war, violent conflict, poverty, and disaster in many places around the world. I have experienced food shortages and disease outbreaks, as well as long periods of social isolation, restricted movement, and confinement. I have conducted award-winning research under intensely difficult physical and psychological conditions, and I celebrate productivity and performance in my own scholarly career.

      I share the following thoughts during this difficult time in the hope that they will help other academics to adapt to hardship conditions. Take what you need, and leave the rest.

      Stage No. 1: Security

      Your first few days and weeks in a crisis are crucial, and you should make ample room to allow for a mental adjustment. It is perfectly normal and appropriate to feel bad and lost during this initial transition. Consider it a good thing that you are not in denial, and that you are allowing yourself to work through the anxiety. No sane person feels good during a global disaster, so be grateful for the discomfort of your sanity. At this stage, I would focus on food, family, friends, and maybe fitness . (You will not become an Olympic athlete in the next two weeks, so don’t put ridiculous expectations on your body.)

      Next, ignore everyone who is posting productivity porn on social media right now. It is OK that you keep waking up at 3 a.m. It is OK that you forgot to eat lunch and cannot do a Zoom yoga class. It is OK that you have not touched that revise-and-resubmit in three weeks.

      Ignore the people who are posting that they are writing papers and the people who are complaining that they cannot write papers. They are on their own journey. Cut out the noise.

      Know that you are not failing. Let go of all of the profoundly daft ideas you have about what you should be doing right now. Instead, focus intensely on your physical and psychological security . Your first priority during this early period should be securing your home. Get sensible essentials for your pantry, clean your house, and make a coordinated family plan. Have reasonable conversations with your loved ones about emergency preparedness . If you have a loved one who is an emergency worker or essential worker , redirect your energies and support that person as your top priority. Identify their needs, and then meet those needs.

      No matter what your family unit looks like, you will need a team in the weeks and months ahead. Devise a strategy for social connectedness with a small group of family, friends, and/or neighbors , while maintaining physical distancing in accordance with public-health guidelines. Identify the vulnerable and make sure they are included and protected.

      Get Fast Advice for Your Academic Life

      Sign up to get our Quick Tip newsletter : Twice a week, we’ll send you fast advice to help you thrive. It’s free to receive, and you’ll get a mix of small suggestions designed to help you succeed in your job and your academic life.

      The best way to build a team is to be a good teammate, so take some initiative to ensure that you are not alone. If you do not put this psychological infrastructure in place, the challenge of necessary physical-distancing measures will be crushing. Build a sustainable and safe social system now .

      Stage No. 2: The Mental Shift

      Once you have secured yourself and your team, you will feel more stable, your mind and body will adjust, and you will crave challenges that are more demanding. Given time, your brain can and will reset to new crisis conditions, and your ability to do higher-level work will resume.

      This mental shift will make it possible for you to return to being a high-performance scholar, even under extreme conditions. However, do not rush or prejudge your mental shift, especially if you have never experienced a disaster before. One of the most relevant posts I saw on Twitter (by writer Troy Johnson) was: “Day 1 of Quarantine: ‘I’m going to meditate and do body-weight training.’ Day 4: just pours the ice cream into the pasta” — it’s funny but it also speaks directly to the issue.

      Now more than ever, we must abandon the performative and embrace the authentic. Our essential mental shifts require humility and patience. Focus on real internal change. These human transformations will be honest, raw, ugly, hopeful, frustrated, beautiful, and divine. And they will be slower than keener academics are used to. Be slow. Let this distract you. Let it change how you think and how you see the world. Because the world is our work. And so, may this tragedy tear down all our faulty assumptions and give us the courage of bold new ideas .

      Stage No. 3: Embrace a New Normal

      On the other side of this shift, your wonderful, creative, resilient brain will be waiting for you. When your foundations are strong, build a weekly schedule that prioritizes the security of your home team , and then carve out time blocks for different categories of your work: teaching, administration, and research. Do the easy tasks first and work your way into the heavy lifting. Wake up early. The online yoga and crossfit will be easier at this stage.

      Things will start to feel more natural. The work will also make more sense, and you will be more comfortable about changing or undoing what is already in motion. New ideas will emerge that would not have come to mind had you stayed in denial. Continue to embrace your mental shift. Have faith in the process. Support your team.

      Understand that this is a marathon. If you sprint at the beginning, you will vomit on your shoes by the end of the month. Emotionally prepare for this crisis to continue for 12 to 18 months , followed by a slow recovery. If it ends sooner, be pleasantly surprised. Right now, work toward establishing your serenity, productivity, and wellness under sustained disaster conditions.

      None of us knows how long this crisis will last. We all want our troops to be home before Christmas. The uncertainty is driving us all mad.

      Of course, there will be a day when the pandemic is over. We will hug our neighbors and our friends. We will return to our classrooms and coffee shops. Our borders will eventually reopen to freer movement. Our economies will one day recover from the forthcoming recessions.

      Yet we are just at the beginning of that journey. For most people, our minds have not come to terms with the fact that the world has already changed. Some faculty members are feeling distracted and guilty for not being able to write enough or teach online courses properly. Others are using their time at home to write and report a burst of research productivity. All of that is noise — denial and delusion. And right now, denial only serves to delay the essential process of acceptance , which will allow us to reimagine ourselves in this new reality.

      On the other side of this journey of acceptance are hope and resilience . We will know that we can do this, even if our struggles continue for years. We will be creative and responsive, and will find light in all the nooks and crannies. We will learn new recipes and make unusual friends. We will have projects we cannot imagine today, and will inspire students we have not yet met. And we will help each other. No matter what happens next, together, we will be blessed and ready to serve.

      In closing, I give thanks to those colleagues and friends who hail from hard places, who know this feeling of disaster in their bones. In the past few days, we have laughed about our childhood wounds and have exulted in our tribulations. We have given thanks and tapped into the resilience of our old wartime wounds. Thank you for being warriors of the light and for sharing your wisdom born of suffering. Because calamity is a great teacher.

      Aisha Ahmad is an assistant professor of political science at the University of Toronto and the author of the award-winning book Jihad & Co: Black Markets and Islamist Power (Oxford University Press, 2017). Her Twitter is @ProfAishaAhmad.

      https://www.chronicle.com/article/Why-You-Should-Ignore-All-That/248366?cid=wcontentgrid_hp_1b

      Aisha Ahmad’s personal website: https://www.aishasahmad.com/about

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      https://www.chronicle.com/page/Get-The-Quick-Tip-Newsletter/713

    • Staying Grounded & Connected to Academic Work in the Time of COVID-19 - The Dissertation Coach

      Alison Miller, PhD, Owner of The DIssertation Coach & Kathryn Peterson, PhD, Dissertation Coach
      8-10 Minuten

      When we imagined the world in 2020, we didn’t conceive of this very strange and frightening reality of COVID-19. But here we are, living in some kind of dystopian existence, where our world has been turned upside down by a global pandemic.

      Just a little while ago, we were unfamiliar with terms like social distancing [sic #terminology —> physical distancing, smart distancing or distant socialising] , shelter in place, safer at home, or flattening the curve. Few of us have ever experienced empty supermarket shelves, toilet paper and hand sanitizer shortages, or scrambling to recalibrate our lives to work online. Many of us are having to make countless small and large adjustments. You may be teaching online, changing your routines and suddenly coworking with others, becoming homeschool teachers overnight while schools are shut down, or caring for others who cannot leave their homes at all.

      Even in the face of our new reality, we know it is important to maintain some sense of #routine and #normality. We also know that many of you still want to make progress on the path to earning a graduate degree. We are all needing a way to manage the #stress and #uncertainty of our new reality, yet still be able to #focus, #concentrate, and complete academic tasks. To that end, we want to offer you a few #ideas of how you can support yourself to stay grounded, productive, and connected to your academic work during this unprecedented time.

      PRIORITIZE

      To start, it can make a big difference to clarify your priorities . In terms of your academic work, we encourage you to consider what deadlines you have or goals are you seeking to meet. What work would it feel really good to (realistically and humanely) accomplish today, this week, this month? Take into account what can reasonably be accomplished given what is happening in your household, changes to your work or childcare responsibilities, and the stress of living through this pandemic. We recommend writing down the academic and life priorities you have over the next few weeks to set the stage for making progress and being able to care for yourself and loved ones. Each evening, write out your priorities for the next day and give yourself specific writing or other research tasks that can be completed in shorter intervals of time. For example, instead of a directive to “write chapter 2,” it may be more helpful to identify small subsections in chapter 2 to write in a given day.

      STRUCTURE YOUR DAY

      A great way to feel connected to your work is to set up a structure for your day that includes some academic zones , periods of time when you will commit to only doing academic tasks (and truly take a break from your phone, email, social media, and the news). This is especially important if you are not used to working from home. It can be very helpful to map out a plan for the day that includes when you are writing or doing other academic tasks, when you are exercising, and when you are managing other work and personal responsibilities with space to unwind and even do nothing. Alison closes out each work day by mapping out the next day on a yellow pad of paper and uses that written plan as a roadmap for how to move through her day including her own writing projects, phone calls and meetings, administrative tasks,etc. She often plans 1-2 hour blocks of phone and email free time for writing projects. Alison has learned from experience how vital it is to build in time to rest, eat, connect with her family and unwind so she can better focus and concentrate when it is time to work. Inside your academic work zones, you may find it especially helpful to use the Pomodoro Technique , where you work in 25 minute increments (check out Spotify’s Pomodoro Playlist) or virtually co-work with others via Skype or Zoom.

      FIND VIRTUAL COWORKERS

      Virtually #coworking with others can be a great way to feel more accountable and supported while also reducing the #isolation of only being able to work at home. We offer virtual writing boot camps for our clients and many of them tell us that coworking is the only way they can focus and make meaningful progress during this pandemic. Coworking can make a surprising difference in your productivity. Here is a suggested coworking strategy:

      Find one or more people to schedule a coworking call. Open the call with a 5-10 minute meeting to get connected and declare your work goals for the first work session. We find that using Skype or Zoom with video can be very helpful.
      Agree to a set amount of time you will all work and then turn off the video and sound during the work session. Set an alarm or timer so you know when to return to the call at the agreed upon time.
      Take a 5-10 minute break and share what you were able to accomplish. Support and encourage each other as needed and declare your goals for the next work session. Alison typically co-works with others for 1.5 to 2 hour blocks of time, checking in about every 40 minutes or so. Other people prefer the pomodoro method mentioned above, where they work for 25 minutes and check in for 5, doing between 2 and 4 pomodoros in a row.
      Close out the co-working session by acknowledging your accomplishments and anything you want to do to make future work sessions more effective. Schedule another coworking session.

      FOCUS ON WHAT YOU CAN CONTROL

      We are all facing challenges and uncertainty at this time. Many of us are experiencing that our bodies are flooded with adrenaline and cortisol leaving us in a chronic flight, fight, or freeze state. You may be losing track of time and feel like your brain is not fully functioning. If you feel like your IQ has dropped or you are struggling to remember, think, or write clearly, you are not alone. What we are experiencing with COVID-19 is pushing us into survival consciousness where the reptilian brain (more primitive part of the brain) takes charge, and the neocortex (where higher order functioning takes place) gets limited to rehashing the past or trying to control the future. Thus it becomes harder to think clearly and make thoughtful, conscious choices. We are more likely to be in a reactive mode. So please be gentle with yourself and keep focusing on what is in your control. None of us can control how long this pandemic will last, whether others will practice social distancing [sic] , or when life will feel more normal again. Yet we can all practice being kind and compassionate toward ourselves and others. We can stay informed while also maintaining a healthy boundary with news and social media, find enjoyable activities and do things like connect with loved ones virtually, engage in activities that help us unwind from stress, and practice social distancing [sic] and other recommended behavior. Believe it or not, some of you may find working on your dissertation to be a helpful refuge from the world . Also, don’t forget to take time to create a peaceful, organized workspace so you have an environment that feels good and is conducive to productivity..

      A SPECIAL NOTE ABOUT DEADLINES

      Some of you may work in healthcare or other fields that are seriously impacted by COVID-19 or now have children at home who require your attention and care. If your professional or parenting responsibilities are making it very difficult to meet external deadlines, we encourage you to be in communication sooner rather than later. Most likely, faculty and administration will be flexible and grant extensions to students given this pandemic. Communicate this message in a positive way that demonstrates your commitment to meet existing deadlines with an alert that you may need to ask for an extension. In our experience, it is better to communicate early and provide a proactive warning that you may not be able to meet deadlines .

      We are here rooting for you to put one foot in front of the other, taking it one day at a time, maybe one hour at a time. From all of us at The Dissertation Coach, we hope you and your loved ones stay healthy and safe.

      https://www.thedissertationcoach.com/blog/staying-grounded-and-connected-to-academic-work-in-the-time-of

  • Comment ne pas apprendre les leçons sanitaires asiatiques

    Jean-François Delfraissy : « Nous avons une vision à quatre semaines » - ce monsieur est le président du conseil scientifique du gouvernement sur le COVIS-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/20/jean-francois-delfraissy-nous-avons-une-vision-a-quatre-semaines_6033854_324

    Parmi les stratégies envisageables, il y a celle qu’a appliquée la Corée du Sud. Elle associe une très large quantité de tests et un suivi des personnes testées positives en ayant recours à une application numérique permettant de tracer les individus, ce qui représente une atteinte aux libertés.
    [...]
    Pourquoi ne pas avoir mis en œuvre sans attendre cette stratégie ?

    Parce que nous en sommes incapables et que ce n’est pas l’enjeu dans la phase de montée de l’épidémie. Nous ne possédons pas les capacités de tester à la même échelle que la Corée du Sud. En France, environ 8 000 tests sont réalisés chaque jour. Les laboratoires privés vont s’y ajouter mais nous avons un énorme problème avec les réactifs utilisés dans les tests. Ces réactifs de base proviennent de Chine et des Etats-Unis. La machine de production s’est arrêtée en Chine et les Etats-Unis les gardent pour eux.

    Quand avez-vous perçu que notre système de soins aurait des difficultés à faire face à l’épidémie ?
    Au début de la crise sanitaire italienne. Des discussions avec des collègues scientifiques et des modélisations que j’ai pu consulter fin février-début mars m’ont convaincu des difficultés à venir.

    Autrement dit, les responsables sanitaires de notre pays ont mis un mois à comprendre ce qui se passait en Chine, et ont complètement ignoré les réponses mises en oeuvre en Asie, avec une efficacité certaine.
    Par ailleurs, notre système sanitaire se révèle totalement dépendant de fournisseurs qui, en tant de crises, sont eux mêmes à l’arrêt ou mettent en oeuvre une stratégie de réquisition - ce que la France a d’ailleurs décidé il y a quelques jours pour les masques.

    Et les masques justement ?
    Le dénigrement du masque en Europe suscite la consternation en Asie, par Brice Pedroletti, correspondant du Monde en Chine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/21/le-denigrement-du-masque-en-europe-suscite-la-consternation-en-asie_6033926_

    Le port préventif du masque a contribué à juguler les contaminations dans les pays développés d’Extrême-Orient, où l’appel à ne pas en porter en France si l’on n’est pas malade est vu comme une grave erreur.
    Le confinement généralisé de la population en France, après l’Italie et l’Espagne, rend perplexes les pays développés d’Asie. Ceux-ci voient tout à coup des sociétés aux économies sophistiquées n’avoir comme seule solution pour contrer l’explosion des contaminations que de recourir à une méthode primitive, au coût économique immense, que seule la Chine autoritaire, la première touchée par l’épidémie, a dû mettre en œuvre.

    En serions-nous arrivés là si nous n’avions pas regardé de haut les mesures prophylactiques mises en place par les tigres asiatiques ? Celles-là même qui ont permis à Taïwan, Hongkong, la Corée du Sud et Singapour, et aussi, jusqu’à aujourd’hui le Japon, de se protéger d’une propagation exponentielle du virus. Voire, comme pour la Corée du Sud, de la juguler.

    Une telle riposte, aux allures de ratage, laisse aujourd’hui un goût amer à ces pays qui doivent désormais se barricader contre l’arrivée de personnes infectées, venues non plus de Chine directement, mais de pays contaminés dans un deuxième temps.

    Tous ces Etats asiatiques ont tiré des leçons de l’épisode de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenu en 2003, du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) en 2015 et de plusieurs accès de grippe aviaire. Les aéroports de la région s’étaient alors dotés de caméras infrarouges mesurant la température des passagers, une mesure écartée en France au prétexte que « son efficacité n’est pas prouvée ». Les voyageurs ont pris l’habitude de remplir des formulaires de santé pour les remettre à des préposés en blouse blanche.

    Face à l’épidémie de Covid-19, ces protocoles ont été très vite activés et enrichis de nouveaux dispositifs, afin d’établir la traçabilité des personnes déclarées plus tard infectées. Des mises en quarantaine ont ciblé les individus venant de zones infectées, ainsi que des restrictions à l’entrée du territoire – du moins à Taïwan, Hongkong et Singapour.

    La mise à disposition de gels hydroalcooliques dans les lieux publics et la désinfection régulière des surfaces ont été la règle depuis le début. Enfin, les gouvernements se sont vite assurés que des masques étaient disponibles – tout en en réservant suffisamment, et de qualité supérieure, au personnel médical. Certains pays comme la Corée du Sud ont misé sur le dépistage massif, avec succès.

    Mode de confinement ambulant
    En France, comme dans le reste du Vieux Continent, cette chaîne prophylactique est largement incomplète, du moins vue d’Asie. Ainsi du port préventif du masque, qui n’est autre qu’un mode de confinement ambulant et individuel très largement présent dans la panoplie de la région.

    A Hongkong, le microbiologiste Yuen Kwok-yung qui conseille le gouvernement de la région autonome et a fait partie de la délégation de scientifiques qui a visité la ville chinoise de Wuhan en janvier, épicentre de l’épidémie, a immédiatement préconisé le port « universel » du masque du fait des caractéristiques du virus, très présent dans la salive : pour se protéger soi, mais aussi les autres, en raison de la contagiosité de personnes asymptomatiques ou ressentant peu de symptômes.

    Le masque relève en Asie du « bon sens » : une rame de métro bondée où des gens discutent entre eux, soupirent et toussent est le scénario idéal de propagation de l’infection. Dans les villes chinoises, il est ainsi devenu au plus fort de l’épidémie interdit de se déplacer sans masque – ce qui a permis d’autoriser les sorties, tout en régulant leur fréquence au niveau de chaque immeuble. « Vous voulez stopper l’épidémie ? Mettez un masque ! », a lancé Hu Shuli, la fondatrice du site d’information chinois Caixin, dans un édito daté du 19 mars à l’attention des Occidentaux.

    Née il y a des décennies au Japon, où c’est une politesse pour les gens se sentant malades d’en porter, la culture du masque s’est généralisée lors de la crise du SRAS dans toute l’Asie du Nord-Est. En Chine, la pollution de l’air en a fait un attribut normal du citadin, qui en fait des réserves chez lui.

    Aussi, les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), reprises par les pouvoirs publics en France, de n’en porter que si l’on est « malade » ont dérouté en Asie, tout comme l’argument selon lequel les différentes normes de masques rendent compliquée son utilisation.

    Résultat du déni initial
    Cela a nourri une culture du déni, et du dénigrement : des vidéos d’incidents montrant des Asiatiques conspués précisément parce qu’ils portaient des masques dans le métro à Paris ont profondément choqué en Asie. Comme le fait que le personnel en contact avec le public français – les policiers, les caissières, les serveurs et le personnel médical non urgentiste – susceptible de propager le virus n’en porte pas. Le port de masque est même parfois proscrit pour le personnel de vente en France par crainte de « faire fuir le client » – l’inverse de l’Asie où un vendeur sans masque indispose.

    L’autre argument mis en avant en Europe est de prévenir la pénurie de masques pour le personnel médical. Or, celle-ci a bien lieu, alors que la Chine a rétabli ses stocks et souhaite en livrer aux Etats européens. Les pays d’Asie ont connu des difficultés d’approvisionnement en masques en janvier. La Corée du Sud a mis en place des mesures de rationnement. D’autres ont dopé leurs productions face à la demande.

    A Hongkong, des fabriques ont surgi pour en confectionner. A Taïwan, des associations industrielles ont uni leurs forces pour monter soixante lignes de production en un mois. En Chine, General Motors et le constructeur de voitures électriques BYD ont décidé d’en fabriquer en masse. Une réponse dans l’urgence en forme de leçon pour l’Europe.

    Je pense qu’il faudra à un moment donné s’interroger sur les préjugés anti-chinois et anti-asiatiques qui sont derrière ce déni, où les habitants de ce continent sont vus comme sales, crachant partout, et mangeant des animaux sauvages, comme le pointe Anna Moï, écrivaine franco-vietnamienne, qui relate comment, à l’inverse, ce sont les touristes occidentaux comme porteurs insouciants du virus qui sont stigmatisés au Vietnam :

    Coronavirus : « Cela n’arrive qu’aux autres, aux pauvres, aux consommateurs de chauve-souris et autres animaux dégoûtants »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/22/coronavirus-cela-n-arrive-qu-aux-autres-aux-pauvres-aux-consommateurs-de-cha

    Nous ignorons les avertissements. Le fait de vivre en France nous immunise. Cela n’arrive qu’aux autres, aux pauvres, aux consommateurs de chauve-souris et autres animaux dégoûtants.
    [...]
    Après la patiente n° 17, on passe aux cas n° 39 puis n° 76, un Français de 52 ans. Sur l’ensemble des malades, vingt-deux sont des étrangers. La presse parle de progression exponentielle. La plupart des nouvelles contaminations ont pour origine des voyageurs venus du vieux continent.

    Sur la route du delta du Mékong, aux aires de repos, des vigiles armés de drapeaux rouges frénétiquement agités s’opposent au stationnement des cars de touristes occidentaux. Les hôtels et restaurants ferment les uns après les autres. Les bateaux de tourisme de la baie d’Halong sont interdits de croisière après que des passagers anglais ont été testés positifs au coronavirus sur une jonque. A Hanoï, les visiteurs d’origine caucasienne font profil bas.

    La discrimination a changé de visage.

    En France, pendant la même période, la contamination est également exponentielle. Neuf mille individus sont infectés par le virus. Tous ne sont pas des croqueurs de chauve-souris.

    #coronavirus #Asie #masques #tests #distance_sanitaire

  • GRAND FORMAT. « On place la vie des #fœtus avant celle des #femmes » : voyage dans le #Missouri, au cœur du combat pour le droit à l’#avortement
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/grand-format-on-est-alle-dans-le-missouri-au-coeur-du-combat-pour-l-avo

    De fins cheveux blonds relevés, le visage rond, Jane* patiente dans la salle d’attente de la clinique Planned Parenthood de #Saint-Louis, dans le Missouri (États-Unis). L’Américaine, mère célibataire de deux enfants, a mis un terme à une nouvelle grossesse début juillet. Son partenaire a refusé de « prendre ses responsabilités ». A 35 ans, Jane, intérimaire précaire dans le nettoyage, ne voulait pas de cet avenir pour un nouvel enfant. « La pauvreté est une réalité trop éprouvante pour un petit. »

    Vivant dans les environs, elle est ici pour un rendez-vous de contrôle après son IVG. Jane aurait voulu avorter dans cette clinique, près de son domicile de Fenton. Mais il a fallu aller plus loin, traverser la frontière entre le Missouri et l’Illinois, puis rouler encore 30 minutes. « Venir à Saint-Louis n’était pas une option », tranche-t-elle. « Je regardais les infos chaque jour, c’était éprouvant pour les nerfs. Et si je venais ici et n’étais finalement pas soignée ? » Car à l’heure de son avortement, l’établissement menaçait de fermer. Et cette clinique, un imposant bâtiment gris, est la dernière de l’État pratiquant encore des interruptions volontaires de grossesse (#IVG).

    Dans ce contexte de lois de plus en plus restrictives sur l’avortement dans plusieurs États américains, nous nous sommes rendus sur place, du 9 au 13 juillet, notamment dans l’État du Missouri, exemple symptomatique de ce durcissement.

    #législation_liberticide #santé #pro-life #Église_catholique #Illinois #pauvreté #féminisme #distance #transport

    Depuis l’Europe, Rebecca Gomperts, médecin basée entre les Pays-Bas et l’Autriche, a elle aussi pris les devants. Engagée pour le droit à l’avortement à travers le monde, elle prescrit désormais des pilules abortives à des femmes américaines privées d’accès à l’IVG. Elles doivent pour cela être enceintes de moins de neuf semaines et remplir un questionnaire en ligne sur le site Aid Access. Une fois leurs réponses passées en revue, Rebecca Gomperts prépare les ordonnances. Une pharmacie basée en Inde les reçoit, puis envoie les médicaments au domicile de ces Américaines, pour un coût modique de 80 euros.

  • The vector heat method - Nicholas Sharp, Yousuf Soliman, Keenan Crane
    Carnegie Mellon University
    http://www.cs.cmu.edu/~kmcrane/Projects/VectorHeatMethod/index.html

    en 30s
    https://www.youtube.com/watch?v=UwPkWXQ6ORY

    ou en 50 min
    https://www.youtube.com/watch?v=4IZ-ykGnIRc

    c’est des #maths un peu trop dures pour moi, mais les démos en #JavaScript sont super et le code est libre
    https://geometrycollective.github.io/geometry-processing-js

    #voronoi #surfaces #géométrie #algorithmes #distance #diffusion #poisson #chaleur #pde

    application à des nuages de points :
    https://vimeo.com/348288232

  • Le nombre de #femmes qui vivent à plus de 45 min d’une #maternité a doublé en 20 ans
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/21/le-nombre-de-femmes-qui-vivent-a-plus-de-45-mn-d-une-maternite-a-double-en-v

    La mobilisation des élus et d’une partie de la population n’y a rien changé. Après Die (Drôme), Creil (Oise), Saint-Claude (Jura), Le Blanc (Indre), la maternité de Bernay (Eure) a à son tour dû définitivement fermer ses portes, lundi 11 mars, obligeant les femmes enceintes qui devaient y accoucher à se rendre à Lisieux (Calvados), à trente minutes de route, ou à Evreux (Eure) à cinquante minutes.En un peu plus de vingt ans, entre le 1er janvier 1997 et le 11 mars 2019, la France a perdu 338 maternités (413 fermetures et 73 ouvertures) sur 835. A l’issue de cette colossale refonte de la carte sanitaire, le nombre de femmes en âge de procréer se trouvant à plus de quarante-cinq minutes d’une maternité a plus que doublé, passant de 290 000 à 716 000, soit 430 000 de plus. Le nombre de celles se trouvant à plus de trente minutes a, lui, augmenté de près de deux millions, passant de 1,9 million en 1997 à 3,7 millions en 2019.

    • MATERNITÉS AGNÈS BUZYN MET LES SAGES-FEMMES EN PREMIÈRE LIGNE, Sylvie Ducatteau
      https://www.humanite.fr/maternites-agnes-buzyn-met-les-sages-femmes-en-premiere-ligne-669747

      La ministre de la Santé a assuré vouloir « trouver une solution pour qu’il n’y ait plus cette angoisse d’accoucher loin d’une maternité »,
      Interrogée jeudi sur BFMTV et RTL, la ministre de la Santé a assuré vouloir « trouver une solution pour qu’il n’y ait plus cette angoisse d’accoucher loin d’une maternité », alors que 35 de ces établissements ont été fermés récemment ou sont menacés de disparaître au prétexte de pénurie de pédiatres et d’obstétriciens. Agnès Buzyn a promis qu’il y aura « en permanence une sage-femme pour accompagner les femmes enceintes » et les « sécuriser ». Des taxis et des chambres d’hôtel seront également mis à disposition des femmes dont les accouchements sont programmés. Une déclaration qui intervient alors qu’au Blanc (Indre), où se déroulent jusqu’à dimanche des états généraux « des maternités en colère », un nourrisson est né au domicile de ses parents dans la nuit de mardi à mercredi, après que la maternité de la ville a été fermée. La mère de famille n’a pas pu rejoindre le site où elle devait accoucher, distant de 70 kilomètres. S. D.

      suite de : Le nombre de #femmes qui vivent à plus de 45 min d’une #maternité a doublé en 20 ans et compléments (Le Monde)

      Ces chiffres inédits, issus d’une étude réalisée pour Le Monde par le géographe de la santé Emmanuel Vigneron, et qui diffèrent des données produites par la Drees, le service statistiques du ministère de la santé, ne manqueront pas d’alimenter le débat autour des hôpitaux de proximité, l’une des mesures-phares de la loi santé dont l’examen a débuté dans l’Hémicycle le 18 mars. Ces établissements – au nombre de 500 à 600 – ne compteront ni chirurgie ni maternité. Couplée à une réforme des activités de soins et d’équipements lourds, la loi devrait donc à terme entraîner de nouvelles fermetures ces prochaines années.

      « On continue à fermer et à concentrer, on a l’impression que ça ne finira jamais », déplore Rosine Leverrier, la vice-présidente des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, à la veille des états généraux des maternités de proximité qui se tiendront les 22 et 23 mars au Blanc.

      Les autorités sanitaires, elles, mettent en avant la sécurité des femmes pour justifier ces fermetures, invoquant un manque de médecins spécialistes et des « trous » dans les listes de garde. Une position qui a récemment reçu le soutien d’une vingtaine de syndicats de médecins et de collèges professionnels. « La proximité n’est pas gage de sécurité », avaient-ils fait valoir lundi 25 février, jugeant que la fermeture de certaines maternités est une « nécessité pour préserver la qualité et la sécurité des soins ».

      Article réservé à nos abonnés Lire aussi
      Au Blanc, dans l’Indre, maternité en sursis
      « Il y a quelques endroits où l’éloignement devient trop grand pour être supportable, ce qui condamne les territoires à des morts lentes », juge Emmanuel Vigneron. Pour le géographe, « il faudrait définir une architecture d’ensemble et fixer dans la loi vingt ou trente exceptions territoriales sur la base de critères objectifs, de manière à rendre les fermetures plus acceptables ».
      ___________________
      Note méthodologique

      Avec 716 000 femmes en âge de procréer habitant à plus de 45 minutes de la maternité la plus proche, le géographe Emmanuel Vigneron donne un résultat différent de celui de la direction des études statistiques du ministère de la santé (Drees), qui nous indique un effectif de 326 000. Le rapport 2016 de l’enquête nationale périnatale, cosigné de l’Inserm et de la Drees, indique pour sa part que 7,2 % des femmes ayant participé à l’enquête ont mis 45 minutes ou plus, ce qui correspondrait à un million de femmes. A l’appui de ses calculs, M. Vigneron a utilisé les données de l’Insee, en prenant compte des maternités fermées jusqu’au 11 mars 2019 et des modifications communales survenues entre 1997 et aujourd’hui.

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      Au Blanc, dans l’Indre, maternité en sursis , Frédéric Potet, 30 juin 2018
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/30/au-blanc-dans-l-indre-maternite-en-sursis_5323586_3232.html

      Dans sa chronique, notre journaliste Frédéric Potet revient sur l’obligation faite à la maternité de la ville du Blanc, dans l’Indre, de fermer l’été, obligeant les parturientes à aller accoucher à plus d’une heure de chez elles.

      Chronique. Le glas a sonné, mercredi 27 juin, à 18 heures précises, au clocher de l’église Saint-Génitour, au Blanc, dans l’Indre. Au même moment, la sirène de la mairie retentissait à l’unisson, cependant que les compagnies d’ambulance jouaient du klaxon de leur côté. Pareil tintamarre n’est pas habituel dans cette petite cité de 6 500 habitants, située loin de tout centre urbain. Mais il fallait cela pour protester devant l’obligation, pour le moins insolite, faite à la maternité de la ville : suspendre toute activité pendant juillet et août.
      Un peu plus tôt dans la journée, un enfant naissait au Blanc : Ryan, 3,570 kg. La population redoute que celui-ci soit le dernier à voir le jour en ville ; que la maternité, en clair, ne rouvre jamais. A 18 h 30, une chaîne et un cadenas étaient posés par la direction de l’hôpital sur la porte de la salle d’accouchement. La photo de ce verrouillage symboliquement mis en scène n’allait pas tarder à enflammer les réseaux sociaux.


      À 18 h 30, mercredi 27 juin 2018, une chaîne et un cadenas étaient posés sur la porte de la salle d’accouchement par la direction de l’hôpital du Blanc (Indre), en raison de la suspension de toute activité de la maternité pendant juillet et août.

      Si elle n’est pas une première en France, cette fermeture estivale est l’ultime épisode d’un feuilleton qui agite, depuis sept ans, ce coin reculé du Berry. La décision a été prise par l’hôpital de Châteauroux – qui gère celui du Blanc depuis la fusion des deux établissements en 2017 –, au regard des plannings des praticiens. Une modification du système de gardes a fait apparaître des trous dans les tableaux du personnel, composé en partie d’intérimaires. Estimant que la sécurité n’était pas suffisamment assurée, la direction a décrété une suspension temporaire, en accord avec l’Agence régionale de santé (ARS).

      Si l’inquiétude est grande, parmi les habitants, de voir l’interruption se prolonger après l’été, toute aussi vive est la colère provoquée par la méthode mise en œuvre : « Une stratégie fallacieuse de démolition, dénonce la maire de la commune, Annick Gombert (PS). Les autorités de tutelle ne cessent de laisser entendre, depuis des années, que la maternité va fermer. Comment voulez-vous que des praticiens viennent s’installer durablement chez nous face à une telle menace ? »

      Les premières « attaques » remontent à 2011. L’ARS avait alors voulu supprimer l’activité de chirurgie de l’hôpital pour des raisons budgétaires, ce qui aurait entraîné de facto la fermeture de la maternité. Un moratoire avait alors été obtenu par les élus auprès du ministère de la santé, à la suite d’une forte mobilisation de la population.

      « Tous les arguments possibles ont été avancés, au fil des années, pour justifier une fermeture : les finances au début, le nombre insuffisant d’accouchements par la suite – environ 270 par an –, aujourd’hui la sécurité. Il est difficile de ne pas y voir une forme d’acharnement », estime l’ancien maire et député Jean-Paul Chanteguet (PS), partie prenante d’un comité de défense au côté d’un ex-adversaire politique de droite, Jean-Michel Mols.

      L’ARS a beau insister sur le caractère « temporaire » de la suspension, précisant qu’un nouveau point sur les plannings sera effectué en août, le doute s’est installé : « Cette fermeture pendant l’été est un moyen de nous préparer psychologiquement à une fermeture définitive », est persuadée Annick Gombert.

      Les parturientes, en attendant, font grise mine devant les temps de trajet nécessaires pour rejoindre les maternités les plus proches, à Châtellerault (52 km) dans la Vienne, Châteauroux (59 km) et Poitiers (61 km). Toutes étaient situées, « jusque-là », à plus ou moins une heure de route… Elles seront encore un peu plus distantes avec la nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h, effective à partir du dimanche 1er juillet.

      Une heure de transport imposée

      Si le code de la santé publique se garde bien de fixer un temps légal maximal pour accéder à une maternité, les professionnels évaluent généralement à quarante-cinq minutes la limite à ne pas dépasser. Cette heure de transport imposée aux habitantes du Blanc passe mal : « C’est une violence faite aux femmes », dénonce la maire de la ville, pour qui l’ARS aurait dû trouver des praticiens remplaçants au lieu de mettre les patientes devant le fait accompli.

      Un malheur n’arrivant jamais seul, la ville doit faire face, en parallèle, à une autre menace de fermeture : celle d’une classe de primaire. Tout comme pour la maternité, une mesure « suspensive » a été prise à l’encontre de l’école Jules-Ferry qui devra, à la rentrée prochaine, s’assurer de compter 175 élèves dans ses effectifs. En deçà, une des sept classes de l’établissement sera condamnée. La commune paierait alors le prix d’une démographie en baisse régulière, et aurait une occasion supplémentaire de fustiger la déliquescence des services publics en milieu rural.

      Une lettre a même été adressée à Brigitte Macron au motif qu’elle a été « plusieurs fois maman et mamie »
      Le Blanc en connaît long sur le sujet depuis 1953, année qui vit sa gare accueillir son dernier train de voyageurs. Ces deux dernières décennies ont été particulièrement douloureuses avec l’arrêt d’une section électrotechnique au lycée de la ville et la fermeture de l’antenne locale de Pôle Emploi. L’hôtel des impôts a, lui, diminué drastiquement ses horaires d’ouverture, alors que la sous-préfecture ne compte plus qu’une poignée de salariés.

      Une cessation de la maternité porterait un coup violent à ce bassin de population classé parmi les plus pauvres de la région Centre-Val-de-Loire. Elle entraînerait dans son sillage la disparition de l’institut de formation en soins infirmiers, la seule formation post-bac de la ville, redoutent les élus et les collectifs de défense.

      Ceux-ci font assaut d’initiatives pour mobiliser l’opinion : dépôt d’une requête en référé au tribunal administratif de Limoges, « appel citoyen » (le 18 juin) devant la sous-préfecture sur l’air de La Marseillaise, mise en scène d’un faux accouchement sur le pont qui enjambe la Creuse, envoi d’une pétition signée par 43 maires au premier ministre… Une lettre a même été adressée à Brigitte Macron au motif qu’elle a été « plusieurs fois maman et mamie ». Elle est signée d’un « groupe de femmes en colère » ayant accouché au Blanc. Ou qui espéraient le faire.

      A Saint-Claude, dans le Jura, un premier hiver sans la maternité, François Béguin, 12 février 2019

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/12/a-saint-claude-dans-le-jura-un-premier-hiver-sans-la-maternite_5422296_82344

      « Quand l’Etat s’en va » 2/5. La maternité de Saint-Claude, dans le Jura, a fermé en avril 2018, à cause de la désaffection des patients et les difficultés de recrutement.

      Sur la route entre le centre hospitalier de Saint-Claude et celui de Lons-le-Saunier (Jura), distants de 60 km, le 30 janvier.
      Sur la route entre le centre hospitalier de Saint-Claude et celui de Lons-le-Saunier (Jura), distants de 60 km, le 30 janvier. RAPHAEL HELLE / SIGNATURES POUR

      [Alors que, à l’écart des grandes métropoles, monte chez les Français un sentiment d’abandon fortement mis en avant dans le cadre du grand débat, Le Monde propose une série sur ces lieux qui souffrent de la fermeture des services publics, transports, écoles, perceptions ou hôpitaux.]

      La neige est tombée drue la nuit précédente sur le Haut-Jura. Installée dans un café à l’entrée de Saint-Claude, Doriane Gardel, 37 ans, le ventre arrondi par cinq mois de grossesse, fait défiler sur l’écran de son portable les photos de la petite route en lacets sur laquelle elle a dû rouler « au pas » quelques heures plus tôt pour se rendre au travail.

      A cause du vent qui a « soufflé » la neige sur la chaussée, les quelques kilomètres qui séparent Septmoncel – la commune de 700 habitants où elle vit – de Saint-Claude lui ont pris cinquante minutes, soit plus du double du temps habituel. Si elle avait dû ensuite rejoindre la maternité d’Oyonnax (Ain), où elle doit accoucher début juin, cela lui aurait demandé dans ces conditions une heure de plus.

      Elle a beau savoir que les routes seront dégagées le jour « J », au printemps, elle n’est pas sereine depuis la fermeture, en avril 2018, de la maternité de l’hôpital Louis-Jaillon, à Saint-Claude. C’est là qu’elle est née en 1981 et c’est là qu’elle a eu son premier enfant en 2014. « J’en ai eu des contractions de stress, je n’arrêtais pas de penser que je pouvais accoucher au bord de la route, explique-t-elle. Après l’annonce de la fermeture, je me suis même posé la question d’un deuxième enfant. Je me suis demandé jusqu’à quand je pouvais le concevoir pour être sûre qu’il n’arrive pas en hiver. »
      Ce raisonnement, Doriane Gardel n’est pas la seule à le faire dans cette région vallonnée, où les temps de transport (quarante minutes de route pour Oyonnax), peuvent très vite s’allonger l’hiver. « On avait convenu avec mon mari que si je n’étais pas tombée enceinte en novembre-décembre, on arrêtait tout », assure Estelle Villaldea Martin, 39 ans, qui vit dans un petit village à côté de Saint-Laurent-Grand-Vaux, à quarante-cinq minutes de la maternité de Lons-le-Saunier, « quand les routes sont bonnes ». Le terme de sa sixième grossesse est prévu en juillet. « Partir à la maternité sur une route enneigée, ce serait un stress énorme », dit-elle.
      A Lavans-lès-Saint-Claude (Jura), au 9ème des 60 km qui séparent le centre hospitalier Louis Jallon de saint-Claude de celui de Lons-le-Saunier, le 30 janvier.


      A Lavans-lès-Saint-Claude (Jura), au 9ème des 60 km qui séparent le centre hospitalier Louis Jallon de saint-Claude de celui de Lons-le-Saunier, le 30 janvier. RAPHAEL HELLE / SIGNATURES POUR "LE MONDE"

      « Mépris » du gouvernement

      Dans cette région enclavée du Jura, où l’on vit de l’industrie, du tourisme et de la proximité avec la Suisse, la décision prise à l’été 2018 par l’agence régionale de santé (ARS) de fermer la maternité, la pédiatrie et la chirurgie conventionnelle (nécessitant une hospitalisation) pour des raisons de sécurité ne passe toujours pas.

      « Au ministère de la santé, à Paris, ils ont une réflexion d’urbain, ils n’arrivent pas à se rendre compte de ce que c’est ici après une chute de neige, avec l’hélicoptère qui ne peut pas venir à cause de la tempête, c’est cette France qu’on oublie », lance Jean-Louis Millet, le maire (divers droite) de Saint-Claude, en conduisant sa voiture sur le plateau enneigé des Rousses, au milieu des forêts et des pistes de ski de fond, quasi désertes à cette saison.

      Depuis deux ans, l’élu ne ménage pas sa peine pour empêcher la fermeture de l’établissement où 342 enfants étaient nés en 2016. Trois recours ont été déposés devant la justice administrative. « J’en suis à quatre-vingts courriers à Buzyn, Hulot, Schiappa, Le Maire… Pas un ne m’a répondu sur le fond », déplore M. Millet.

      Pour protester contre ce « mépris » du gouvernement, il a décidé de boycotter le grand débat national. Une « mascarade », selon lui. Au second tour de l’élection présidentielle, en 2017, M. Millet, qui se présente comme un « villiériste de la première heure », avait publiquement demandé : « Faut-il voter [Marine] Le Pen pour sauver l’hôpital ? », après avoir constaté qu’en réponse à ses courriers, seule la candidate du Front national s’était prononcée en faveur du maintien de la maternité.

      « Ras-le-bol de cette médecine à deux [combien ?! ndc] vitesses »

      Une interrogation qui n’a pas empêché sur ce dossier l’union sacrée des élus municipaux. Dès les premières menaces, M. Millet a reçu le soutien de son opposant historique, l’ancien maire communiste Francis Lahaut qui s’était battu en 1995 pour le maintien des urgences. « Sur cette terre de résistance, il y a une unité absolue autour de la maternité », assure l’hôtelier André Jannet, le président du comité de défense de l’hôpital.

      En lieu et place du grand débat, le comité a organisé, les 26 et 27 janvier, un « référendum d’initiative populaire » dans trente et une communes du Haut-Jura. Plus de 6 000 personnes se sont déplacées pour dire leur attachement à leur hôpital, soit davantage encore que les 5 000 qui avaient manifesté dans les rues de Saint-Claude en mai 2017 à l’appel du comité. « On craignait qu’il y ait une usure mais le soutien de la population ne se dément pas », se félicite M. Millet.

      Dans des « cahiers de doléances et de propositions citoyennes » installés à côté des urnes, des dizaines d’habitants ont couché leur inquiétude et leur colère sur les inégalités d’accès aux soins. « Est-ce que notre santé vaut moins que celle des citadins ? », interroge une femme. « Ras-le-bol de cette médecine à deux vitesses, nous voulons pouvoir bénéficier de soins sans nous poser la question de savoir comment nous rendre dans un hôpital », écrit une autre.

      A Saint-Claude, on sait qu’à travers l’hôpital, c’est une part de l’attractivité de la sous-préfecture du Jura qui se joue. En 2017, les quarante principaux employeurs industriels du bassin, représentant 2 800 emplois, avaient tous signé un texte pour dire leur « inquiétude » et s’opposer aux fermetures.

      « On joue notre survie économique »

      « Quelle absurdité de dégrader ce qui existe », se désole Olivier Jeantet depuis les locaux de son usine de pièces de caoutchouc installée dans le centre-ville depuis plus d’un siècle. « On joue notre survie économique en permanence, on se bat pour ne pas délocaliser nos productions et pendant ce temps, l’Etat détricote les services publics. Si on veut sinistrer la région, continuons comme ça », lance-t-il.

      A en croire le maire, après avoir subi de plein fouet la crise de 2008, l’industrie locale (fonderie, plasturgie) tournerait aujourd’hui à plein régime. « Les carnets de commandes sont pleins et les entreprises ont de gros soucis de recrutement, assure M. Millet. Cet été, certaines ont dû refuser des commandes parce qu’elles n’avaient pas suffisamment de main-d’œuvre. » Sous couvert d’anonymat, un responsable d’usine estime pour sa part qu’« il y a plein de choses qui font que les gens ne veulent pas venir à Saint-Claude : le centre-ville pas animé, la difficulté pour trouver un logement… Alors l’hôpital qui ferme, ça en rajoute une couche… »

      A la direction de l’hôpital, un vaste bâtiment posé en fond de vallée de cette ville construite sur plusieurs étages, on rappelle les raisons qui ont poussé à la fermeture. En octobre 2017, l’ARS Bourgogne-Franche-Comté soulignait une « perte de confiance » de la population dans cet établissement et d’« importants taux de fuite » vers d’autres sites, plus de 40 % des jeunes mères du bassin de vie couvert par le centre hospitalier ayant choisi, en 2016, d’accoucher ailleurs. « Comme il y avait un fort turnover de remplaçants, les femmes se sont lassées de ne pas avoir d’interlocuteur fixe, et la rumeur de la fermeture a fait fuir beaucoup de monde », décrypte un ancien salarié de l’hôpital.

      C’est donc pour des raisons de sécurité liée à la démographie médicale que la maternité s’est vue retirer son autorisation. « Nous avions un problème sanitaire, nous n’avions plus les praticiens nécessaires, explique Guillaume Ducolomb qui dirige les hôpitaux de Saint-Claude et de Lons-le-Saunier depuis mai 2018. On a fonctionné avec un gynécologue à temps plein alors qu’il en fallait six, idem pour les anesthésistes. A la fin, on tournait à 100 % avec des intérimaires. Comment fait-on pour recruter des médecins ? Nous n’avons aucun moyen de contraintes. Quand vous n’avez pas de candidat, vous n’avez pas de candidat. »


      Le centre hospitalier Louis Jallon de Saint-Claude (Jura), dont la maternité s’est vue retirer son autorisation, le 30 janvier.
      Le centre hospitalier Louis Jallon de Saint-Claude (Jura), dont la maternité s’est vue retirer son autorisation, le 30 janvier. RAPHAEL HELLE / SIGNATURES POUR "LE MONDE"

      « On est dans la phase d’après »

      Aujourd’hui, M. Ducolomb assure avoir « tourné la page » de la maternité. « On est dans la phase d’après », dit-il, alors qu’une IRM devrait être installée d’ici à quelques mois à l’hôpital et qu’un projet de traitements de pathologies cancéreuses par chimiothérapie est en discussion pour la fin 2019-2020. « Je ne suis pas là pour fermer l’hôpital mais pour le faire évoluer », assure-t-il.

      Dans la région, tout le monde scrute avec attention comment se passe ce premier hiver sans maternité. Deux accouchements ont eu lieu en catastrophe ces derniers mois, l’un aux urgences, l’autre dans le véhicule du SAMU, sur le bord de la route, le 24 septembre. « Il y a des accouchements inopinés au cœur de Paris », fait remarquer M. Ducolomb, qui vient d’installer une chambre à la maternité de Lons-le-Saunier pour garder les parturientes dont le travail a commencé.
      Céline Champagne, 41 ans, une ex-sage-femme de la maternité de Saint-Claude, installée depuis novembre 2016 en libérale sur le plateau entre Septmoncel et Lamoura, était à la manœuvre le 24 septembre. Elle-même pompier volontaire, elle a formé depuis un an les pompiers « d’une bonne dizaine de casernes » aux accouchements inopinés. « Il faut arrêter d’entretenir cette phobie autour de la fermeture des petites structures », juge-t-elle, appelant à « une réorganisation complète de la répartition des médecins en milieu rural ».
      A la mairie, M. Millet ne désespère pas d’un revirement de l’ARS ou d’une décision favorable du tribunal administratif. Prudemment, il a tout de même mis un « deuxième fer au feu ». Après avoir démarché plusieurs cliniques privées, il espère que l’une d’elles fasse des propositions concrètes sur la chirurgie et l’obstétrique à l’ARS d’ici à la fin du mois.

      #WeDoNotCare

    • Vous êtes injustes !

      Madame la ministre de la Santé et ses amis pensaient aussi aux gites ruraux.

      Accoucher dans une étable n’a rien de péjoratif !
      Sur la paille, entre un âne et un boeuf, cela permettrait aux françaises de renouer avec leur culture ancestrale.
      Durant son enfance, Madame Agnès Buzyn s’est entendu conter des milliers de fois cette méthode d’enfantement .

      Un problème se pose dans quelques arrondissement de Paris, des ré aménagements d’établissements sont prévus.
      Le fouquet’s par exemple sera re conditionné en écurie.
      Cet endroit a toujours été fréquenté par les bêtes à manger du foin.

  • Les #déplacés de l’#accident de #Fukushima. : Les conséquences sociales et sanitaires, et les #initiatives_citoyennes.

    La situation des déplacés de Fukushima est complexe et mouvante. Ce projet se focalise sur les sinistrés de l’accident nucléaire hors zones d’#évacuations_forcées, qui sont les moins audibles dans les recherches existantes. La situation locale évoluant extrêmement rapidement, tant au niveau institutionnel qu’aux niveaux familial et individuel, nous avons décidé de recourir à la #recherche-action c’est-à-dire en coopération étroite avec les groupes de citoyens, pour partager leurs connaissances fines et suivies du terrain. Nous avons sélectionné un terrain permettant d’appréhender des régions à la fois lointaines et proches du département de Fukushima, la #distance semblant discriminante a priori des attaches au département et de la conscience du #risque. Des entretiens biographiques réalisés par une équipe franco-japonaise pluridisciplinaire permettront de saisir le parcours des individus, qui se tracerait dans les trames tissées par les cadres institutionnels, leurs liens aux connaissances « scientifique » et « profane » de la #radioactivité, et leurs expériences biographiques. Ces entretiens permettront aussi d’aborder l’individualisation de la gestion du risque, ses aspects psychologiques et juridiques.

    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00967033
    #santé #nucléaire #catastrophe_nucléaire #IDPs #déplacés_internes #migrations

    Et d’autres publications de #Marie_Augendre :
    https://hal.archives-ouvertes.fr/search/index/q/*/authFullName_s/Marie+Augendre/sort/producedDate_tdate+desc
    ping @reka

  • « A #Paris, les #inégalités s’aggravent de manière abyssale », Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
    https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/01/29/michel-pincon-et-monique-pincon-charlot-a-paris-les-inegalites-s-aggravent-d

    La singularité parisienne tient à ses poches de très grande #pauvreté. Les espaces collectifs que sont la rue, le métro chauffé, les passages ou les centres d’hébergement abritent beaucoup de pauvres à Paris. Il y a plus de 10 000 personnes sans domicile. Un ménage sur vingt touche le RSA [revenu de solidarité active]. En 2015, le taux de pauvreté y était de 16,1 %.

    Comment cette cohabitation entre très riches et très pauvres s’organise-t-elle ?

    Il y a, à Paris, un phénomène spectaculaire qui s’apparente à une objectivation spatiale de la lutte des classes. On a, d’un côté, les beaux quartiers à l’ouest et, de l’autre, les quartiers les plus populaires à l’est et au nord. Cohabitent au sein même d’une surface très réduite les richesses les plus insondables et les pauvretés les plus atroces. Mais elles ne se mélangent pas. Une des conditions indispensables à la reproduction des inégalités, c’est que les riches vivent entre eux, dans un entre-soi qui doit être très pur. C’est le cas dans plusieurs arrondissements parisiens, comme le 7e, le 8e, une partie du 17e sud, le 16e, surtout au nord, où l’on voit une concentration de richesse. Qui se prolonge dans les villes limitrophes, comme Neuilly-sur-Seine, Meudon (Hauts-de-Seine) ou Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

    On assiste pourtant à la gentrification des arrondissements du nord-est de Paris. Cette évolution conduit-elle à plus de mixité sociale ?

    A l’est, la population est en train de changer avec l’arrivée d’acteurs investis dans les nouveaux secteurs de l’activité économique et sociale, comme le design, l’architecture, les nouvelles technologies, les médias, le monde de la mode… Ces gens gagnent bien leur vie et sont souvent d’origine populaire, attirés par d’anciens logements ouvriers ou d’anciennes usines réhabilitées.

    Mais la mise en place d’une vraie mixité sociale reste sociologiquement très compliquée et ambivalente. On s’est rendu compte, dans nos études, que la proximité physique a plutôt tendance à exacerber la #distance_sociale. Les jeunes couples avec de bons salaires qui vivent à la Goutte-d’Or (18e) ne se mêlent pas aux familles issues de l’immigration, notamment pour la scolarité. La population blanche va à l’école privée, la population noire, à l’école publique. La violence symbolique est toujours là.

    De nouveaux acteurs économiques, comme Uber et Airbnb, sont en train de transformer le travail et le logement à Paris. A qui profitent ces plates-formes ?

    Elles ne profitent certainement pas à la population. Avec ces plates-formes, on assiste, à Paris comme dans d’autres grandes villes, à une aggravation de la déréglementation des rapports entre les êtres humains, à la destruction des contrats sociaux, fruit de luttes extraordinaires pour la protection de l’humain. On a franchi, avec elles, une étape de plus dans le néolibéralisme, où des entreprises ne sont plus obligées de payer des impôts à leur juste mesure, de réglementer leur profession, de respecter les arrêts maladie… C’est le règne de la loi du plus fort. Ces plates-formes sont en réalité un processus d’« esclavagisation » de jeunes qui ne trouvent pas de travail et prennent des risques fous pour livrer des pizzas à toute allure.

    Sociologiquement, comment cela modifie-t-il Paris ?

    Ce qui se passe est très grave. Sur les conséquences économiques d’Airbnb, le livre de Ian Brossat (Airbnb, la ville ubérisée, La ville brûle) donne des statistiques sur les effets négatifs, sur le prix des logements, sur la crise des hôtels… D’un point de vue sociologique, en favorisant la location à des étrangers ou à des provinciaux de passage, Airbnb empêche l’installation de Parisiens et l’enracinement de gens sur le territoire. Or, on a besoin de racines pour créer l’identité d’une ville.