• German media bias falsely inflates crime by foreigners

    Violent crimes committed by foreigners are covered in the media far more frequently than is justified by their share in police crime statistics, a new study has found.

    “We are charting something like the fever curve of society,” journalism professor Thomas Hestermann said of his new study, “Crime and Migration: Perception in German Media,” (https://mediendienst-integration.de/artikel/auslaendische-tatverdaechtige-in-deutschen-leitmedien-ueber) which examined how the nationality and ethnicity of crime suspects has been reported since 2007.

    Hestermann’s team at the Macromedia University of Applied Sciences in Hamburg compiled their 2025 findings for the Berlin-based Mediendienst Integration, a research service for journalists that focuses on migration, integration and asylum. The results, published on Friday, are alarming: “Foreign suspects are mentioned about three times more often than their share in police statistics.”

    That figure has never been so high, Hestermann said, comparing it to 2014, when the nationality or ethnicity of suspects scarcely played a role in reporting.

    A year later, about 1 million migrants arrived in Germany, around one-third of whom had fled the civil war in Syria, while a fifth came from Albania and Kosovo. Since then, Hestermann has observed a “drastic distortion” in the German media when it comes to crime and migration.

    Influencing public opinion

    Media coverage has consequences, Hestermann said, because it affects how people form their ideas about violent crime. They ask themselves: “How much danger am I actually in? Who poses a threat?”

    Hestermann’s study sought to answer similar questions: “How is the perception of violence changing? How is the view of the suspects and their origins changing?”

    He described different reactions he observed using the example of two attacks that took place in Munich and Mannheim in 2025: “Munich: A young Afghan man allegedly drives into a crowd, killing two people. Shortly afterwards in Mannheim: A German man also drives into a crowd, killing two random victims.”
    Playing into the right-wing populist agenda

    And what happened in the media? Public broadcaster ARD aired a prime-time report on the attack in Munich, but not about the one in Mannheim. Altogether, the study counted twice as many mentions on German TV and in newspapers about the crime involving the foreign suspect.

    Hestermann is familiar with such journalistic reflexes from his own experiences as a reporter and presenter for both public and private radio and TV stations. Decisions are often made intuitively, based on gut feeling, he said. This, he added, is often unintentional, a conclusion he based on his conversations in editorial offices.

    Nevertheless, “many intuitive decisions result in a pattern of reporting that follows a right-wing populist agenda,” he said.

    ’Reporting is discriminatory overall’

    Hestermann said left-wing journalists are often accused of only reporting positively on migration. But that isn’t accurate, he said: “The overall reporting is discriminatory.”

    He cited weekly media analyses conducted between January and April 2025 as evidence on the subject of crime. During this period, 168 TV reports on violent crime in Germany involving 146 suspects were examined, as well as 330 newspaper articles involving 263 suspects.

    Hestermann found no significant differences, even though the editorial orientation varied greatly, from public and private TV stations to print and online texts.

    “We found that two newspapers as completely different as [conservative] Die Welt and [left-leaning] taz exclusively named foreign suspects during the period under review, if origin was an issue at all,” Hestermann said.

    Criminologist and sociologist Gina Wollinger calls this media distortion a “migrantization” of crime. The professor at the University of Applied Sciences for Police and Public Administration in North Rhine-Westphalia argued this was caused by what she called an overemphasis on culture. “A category that, in my perception, is only used when the perpetrators are non-German. Suddenly the question arises: ’Does it have something to do with culture?’”
    Editorial diversity as remedy

    Wollinger stressed that crime has nothing to do with origin.

    “It’s not migration history. It’s not the passport or nationality,” she said. “Rather, it’s certain risk factors that stem primarily from poverty, lack of prospects and personal experiences of violence.” When these factors are taken into account, one sees no difference between people with or without a migration background, she added.

    How might this imbalance in reporting be corrected? Hestermann said that in his experience as a journalist, language barriers can often be an obstacle when reporting on migration.

    “That’s why it’s important for editorial offices to become more diverse,” he said. “For young people who have grown up in different cultures to enrich the editorial offices.”

    https://www.dw.com/en/german-media-bias-falsely-inflates-crime-by-foreigners/a-74410565
    #criminalité #idées_reçues #Allemagne #médias #étrangers #étrangers_criminels #migrations #statistiques #perception #réalité #nationalité #distorsion #opinion_publique

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  • La #migration est un #fait_social_total

    Parti pris · Omniprésente dans le paysage audiovisuel et les discours politiques, la question de l’immigration est sans conteste l’#obsession du #complexe_politico-médiatique français. Mais les deux visions principales qui s’affrontent – à #droite et à #gauche – pêchent considérablement par #distorsion et #omissions et peinent à embrasser la #dimension_globale de ce fait social.

    Si l’entrée de l’immigration dans le #débat_public fut progressive, on peut considérer comme un premier tournant les #agressions_racistes de #1973 et leur #médiatisation. En effet, le sujet va gagner en #visibilité à partir de ces événements et de leurs conséquences politiques, bien avant, comme on peut le lire parfois, la percée du #Front_national, au milieu des années 1980, et son affrontement avec les mouvements antiracistes.

    L’occasion est alors donnée aux immigrés de se présenter à la société française et de raconter leurs #conditions_de_travail et de vie. C’est aussi une opportunité, pour la société française, de débattre d’un sujet qui ne quittera plus les champs médiatique et politique, au point d’éclipser toutes les autres préoccupations citoyennes et même de les absorber, puisque le traitement qui en est fait suggère insidieusement sa responsabilité dans tous les #problèmes_sociaux.

    Si l’on peut penser que la surreprésentation de la question de l’immigration est imputable aux exigences et aux intérêts propres au secteur des médias, au vu de l’appétence de ces derniers pour les polémiques, on est bien en peine de justifier son #omniprésence dans le #discours_politique qui en a fait un #enjeu_électoral majeur. Cette évolution du #débat, en ampleur et en intensité, s’est accompagnée d’une #polarisation de plus en plus marquée et de la résurgence d’un #racisme_décomplexé, qui dénonce l’immigration comme un #poids pour le pays d’accueil et n’est contré que par une #rhétorique utilitariste qui associe immigration et #bénéfices_économiques.

    « #Grand_remplacement », « #invasion_migratoire » et « #submersion_migratoire »

    Porté par la droite et l’#extrême_droite, mais pas seulement, ce discours raciste développe l’idée que l’immigration représente non seulement une #charge_sociale, mais aussi une #menace_identitaire et sécuritaire pour les Français. Les immigrés sont ici présentés comme des individus #indésirables et en surnombre – on parle de « grand remplacement », d’« invasion migratoire » et de « submersion migratoire » – qui menaceraient la #sécurité et l’#identité nationales. L’argumentaire principal mobilisé pour défendre cette thèse est l’#incompatibilité des caractéristiques culturelles et religieuses des populations immigrées avec les valeurs de la #République, avec une focalisation sur l’#islam. Ce discours prône ouvertement l’arrêt des flux migratoires et même la possibilité du retour dans le pays d’origine. Sauf que…

    Lorsqu’il s’agissait de répondre à un besoin de #main-d’œuvre et d’abaisser les #coûts_du_travail, la droite, de connivence avec le #patronat, était favorable à l’immigration, notamment dans les années 1960, lorsque les constructeurs automobiles et les patrons des mines recrutaient massivement dans les pays du Maghreb. Ou encore au début des années 2000, lorsque le discours gouvernemental a fait de « l’#immigration_choisie » un leitmotiv. Aujourd’hui encore, cette pratique est maintenue et « protégée » parce que voulue par les élites économiques, bien que décriée sur les plateaux télévisés.

    De l’autre côté du spectre politique, l’argument utilitaire est mobilisé pour défendre les populations immigrées. Il est de plus en plus porté par la gauche, qui aime à rappeler la contribution des étrangers pendant la Grande Guerre et la Seconde Guerre mondiale ainsi que dans les #mines, les #usines et sur les grands #chantiers portés par le développement de l’#industrialisation, et qui souligne aujourd’hui le rôle des #médecins_étrangers dans le maintien du système de #santé_publique. Discours utilitariste donc (qui s’appuie sur les résultats de recherches en sciences économiques et en démographie conduites notamment par l’OCDE, la Banque mondiale et le FMI) mais qui est présenté comme humaniste par ses tenants, qui mettent en avant la #solidarité avec les immigrés et défendent une politique de #régularisation des #sans-papiers.

    Justifier le jeu du #capitalisme

    Ce discours est apprécié par la population concernée et il est souvent et naïvement repris par elle, puisqu’elle y trouve une justification à sa présence, au point de faire son totem de cette phrase qu’on entend souvent dans les bouches d’immigrés : « On travaille. » Mais la gauche dénie ici le fait que l’importation de populations étrangères dévalue les #classes_populaires (son principal électorat), qui se sont d’ailleurs progressivement détournées d’elle. En effet, valoriser la #participation des immigrés revient à justifier le jeu du capitalisme, qui utilise la #concurrence entre travailleurs et l’importation de main-d’œuvre pour casser les grèves, baisser les #salaires et ne pas améliorer les conditions de travail.

    Autrement dit, lorsqu’une partie de la gauche renonce à sa position historique sur la #régulation de l’immigration, elle protège ce que #Karl_Marx qualifie de « secret grâce auquel la classe capitaliste maintient son #pouvoir ». Elle devient dès lors ce que le sociologue #Ramón_Grosfoguel appelle une #gauche_impérialiste, dans le sens où « elle construit un #projet_politique où elle ne demande qu’à améliorer sa situation à l’intérieur des murs [frontières], à l’intérieur des espaces impérialistes, sans les remettre en cause, sans problématiser la #domination que ce #système-monde exerce sur les habitants à l’extérieur des murs [frontières]… Elle ne remet pas en question les #structures_de_pouvoir qui produisent le #pillage et l’#appauvrissement de la grande majorité de la population mondiale, qui vit juste à l’extérieur des murs et est soumise aux formes les plus despotiques, les plus appauvries et les plus violentes de l’accumulation du capital ». Pire, dans une démarche paternaliste, elle appelle à renforcer l’#aide_publique_au_développement au lieu de militer pour la #désimpérialisation.

    Dans les deux discours présentés ci-dessus, il y a des omissions et des distorsions si considérables qu’elles altèrent complètement l’appréhension du sujet de l’immigration. Il s’agit également de discours prisonniers de leurs points de vue et de leurs antagonismes réciproques, jusqu’à donner parfois l’impression qu’ils se définissent non pas en fonction des besoins de la réalité et des idées qu’ils défendent mais bien en réaction l’un à l’autre. À cela s’ajoute le fait que l’immigré est systématiquement abordé comme #objet et non comme #sujet, ce qui contribue à normaliser une #pensée_impérialiste qui ne participe qu’à stigmatiser les populations immigrées et à les dépouiller de leur #agentivité.

    Les trois quarts des migrations africaines sont intracontinentales

    Il s’agit d’un double phénomène : émigration-immigration. Toute étude ou tout discours qui ferait l’économie de l’un se condamnerait à l’incompréhension de l’autre, car l’un et l’autre sont les deux faces d’une même pièce. On comprend donc qu’une réflexion sur les conséquences de l’#immigration dans les pays d’arrivée doit nécessairement et impérativement s’accompagner d’une réflexion sur les #causes de l’#émigration dans les pays de départ.

    Une mise en perspective plus large permettra donc de montrer que les migrations ne concernent pas seulement les pays occidentaux – il s’agit d’un phénomène mondial –, voire qu’ils ne sont concernés que dans une moindre mesure, puisque les trois quarts des migrations africaines, par exemple, sont intracontinentales. Cela permettra également de jeter la lumière sur les problèmes réels ou supposés qui poussent des personnes du Sud à affluer en masse vers le Nord (pauvreté, conflits armés, accroissement démographique…), ainsi que sur les problèmes réels ou supposés qui poussent l’Occident à recruter des étrangers (déclin démographique, pénurie de main-d’œuvre, déserts médicaux…).

    Cette approche, qu’on pourrait qualifier de globale, est cruciale, parce qu’elle permet de démontrer combien une réflexion intramuros est vouée à l’échec, la seule manière de comprendre et de gérer la question migratoire étant d’établir un dialogue bilatéral, qui implique non seulement les pays d’émigration et les pays d’immigration mais aussi les populations migrantes et les sociétés d’accueil.

    L’immigration en #France est liée à l’#histoire_coloniale

    Il est aussi nécessaire de prendre en considération le rôle de l’histoire coloniale (esclavage, mobilisation militaire forcée et recrutement de travailleurs dans les colonies) dans la création des schémas migratoires ainsi que les rapports de force qui existent entre pays anciennement colonisateurs et pays anciennement colonisés. En effet, l’histoire de l’immigration en France est fondamentalement liée à l’histoire coloniale qui l’a créée, ce qui implique que, pour comprendre les migrations aujourd’hui volontaires, il est essentiel de revenir sur les #migrations_forcées dans les anciennes colonies, puisqu’elles ont des trajectoires identiques mais surtout qu’elles obéissent d’abord et avant tout aux besoins des pays occidentaux.

    Qualifiée comme telle – parce que c’est ce qu’on veut voir en elle, ce qu’on aimerait qu’elle soit et qu’elle le demeure –, l’#immigration_de_travail est une expression qui porte en elle un refus : regarder l’immigré autrement que comme un agent au service du capital, un corps au service des possédants. Or l’immigré est une personne, qui vient avec son histoire, sa religion, sa langue, sa façon d’être au monde, ses représentations et ses croyances, bref sa #culture. Il vient également avec ses besoins et ses aspirations : se marier, se perpétuer et vivre auprès de sa famille. Pourtant, et alors que, comme l’écrit le sociologue et non moins émigré-immigré #Sayad_Abdelmalek, « la chose était prévisible dès le premier acte d’immigration », tout semble se réaliser, du moins dans un premier temps, dans une logique du #provisoire.

    Ce sont là les #illusions qui accompagnent le phénomène migratoire, très bien expliquées par Abdelmalek Sayad. « L’image de l’émigration comme “#rotation” continuelle exerce sur chacun un fort pouvoir de séduction : la société d’accueil a la conviction de pouvoir disposer éternellement de #travailleurs […] sans avoir pour autant à payer (ou fort peu) en problèmes sociaux ; la société d’origine croit pouvoir se procurer de la sorte et indéfiniment les ressources monétaires dont elle a besoin, sans qu’il résulte pour elle la moindre altération ; les émigrés sont persuadés de s’acquitter de leurs obligations à l’égard de leur groupe […] sans avoir pour cela le sentiment de se renier. »

    L’illusion du provisoire

    C’est cette triple fonction des illusions qui maintient la notion de provisoire et lui donne une place centrale dans les #imaginaires de chacun, malgré sa mise en défaut par la réalité. C’est-à-dire, même après que le turnover a été révolu, que les séjours de travail se sont allongés jusqu’à devenir quasi permanents (transformant radicalement les rapports aux groupes d’appartenance et au #pays_natal), que les profils et les trajectoires migratoires se sont complexifiés, et que l’immigration de travail s’est transformée en #immigration_familiale, puis en #immigration_de_peuplement. La notion de provisoire est une consolation pour l’émigré face à sa désertion, pour la société d’origine face à sa désintégration et pour la société d’accueil dans son rêve de purification.

    La #délocalisation d’une partie de la société vers un autre pays, comme l’entretien de relations sociales et affectives entre ceux qui partent vivre à l’étranger et ceux qui restent dans le pays natal, semble créer une route qui grandit en même temps que la communauté d’expatriés. L’existence d’une solidarité intracommunautaire semble également faciliter, quand elle ne l’encourage pas directement, le passage à l’acte. En effet, l’idée de trouver des compatriotes ou même des membres du cercle familial (qui peuvent aider financièrement et psychologiquement) rassure le candidat à l’émigration sur la faisabilité de son #projet_migratoire et elle atténue sa peur de la #solitude et de l’#isolement. C’est ce qui explique le fait qu’on retrouve dans des villes et des quartiers à fortes densités immigrantes toute une communauté d’immigrés souvent originaires d’une même région et ayant parfois des liens de parenté.

    Les coûts importants des procédures administratives pour les demandes de visa et le pourcentage très élevé de refus dans certains pays (plus de 50 % en Algérie) rendent la voie légale souvent inaccessible. Le recours à la #clandestinité devient une possibilité de dépasser ces #blocages. En effet, traverser la Méditerranée dans une embarcation et franchir la frontière illégalement est une option choisie par des milliers de personnes chaque année, malgré les #risques et malgré les actions de prévention et de lutte contre la migration illégale.

    Maintenir coûte que coûte une #hiérarchie_sociale

    Ce qu’on peut relever du débat tel qu’il se présente aujourd’hui autour de la migration, c’est qu’elle est posée comme problème pour certaines populations et pas pour d’autres. Par exemple, en France ou en Allemagne, les réfugiés syriens ou afghans ne sont pas perçus comme les réfugiés ukrainiens. Le #traitement_médiatique qui leur est réservé n’est pas le même, pas plus que les dispositions prises pour leur #accueil et leur #insertion.

    Cet exemple permet d’inscrire la question dans le tableau plus large de la migration des pays du Sud vers les pays du Nord. Cette migration a ses spécificités et ses problématiques propres et elle ne saurait être confondue avec les mobilités intra-européennes ou euro-australo-américaines, par exemple, qui ne sont pas source de tensions, les populations qui en sont issues étant considérées comme assimilables, sinon semblables. Il n’en a pas toujours été ainsi. On se souvient du racisme envers les Bretons à Paris, des Britanniques envers les Irlandais, des Français envers les Italiens, les Espagnols, les Portugais…

    Ainsi posée, c’est la question du #racisme qui émerge comme point nodal de la migration, considérée par les uns comme phénomène social et par les autres comme problème social. Cette discrimination, qui a longtemps trouvé sa justification dans la #théorie_des_races et l’#infériorité_biologique supposée des uns par rapport aux autres, est remplacée, depuis la Seconde Guerre mondiale, par un #racisme_culturel, c’est-à-dire par un ensemble de pratiques et de discours dans lesquels la culture de certains groupes sociaux (généralement racisés) est essentialisée et infériorisée, l’objectif étant toujours le même : maintenir coûte que coûte une hiérarchie sociale.

    Faire l’impasse sur le #système-monde

    Penser l’État-nation dans un contexte d’#interdépendance_internationale est une ineptie, tout comme l’est le fait de chercher à préserver les intérêts d’un État ou à établir un #ordre_national plus juste dans un monde ravagé par les injustices, où l’on assiste au pillage des richesses humaines et naturelles par des multinationales occidentales ; un monde où rien ne protège les plus démunis de la prédation des États les plus puissants, qui se maintiennent par une #force_de_travail bon marché et des #matières_premières bradées. En effet, dans ce marché international qu’est devenu le monde et qui est régi par les intérêts économiques du capital et ses injonctions, le racisme apparaît comme une condition essentielle pour conserver une main-d’œuvre privée de droits, une force de travail à bas coût, non seulement dans les périphéries mais aussi au cœur des puissances économiques.

    Le racisme fonctionne donc selon des besoins cycliques. D’une part, il permet d’offrir des compétences à la demande et une main-d’œuvre bon marché dans les périodes de croissance, et, d’autre part, il permet d’exclure certaines populations du marché du travail dans les périodes de crise. Pour que cette mécanique puisse se perpétuer, les discriminations doivent persister, les frontières se renforcer et les populations « déplaçables » se résigner à leur #instrumentalisation. C’est ainsi que la splendide forteresse (le #centre) se protège contre les populations issues des #périphéries. C’est à ces conditions que peut se maintenir indéfiniment cet #ordre inique à l’échelle mondiale et c’est à ce niveau que doit s’inscrire la lutte pour la #justice_sociale.

    Ainsi déployée, la question migratoire déborde complètement celle des attitudes individuelles ou collectives vis-à-vis des immigrés, tout comme elle ne saurait être attribuée aux seuls faits politique ou économique, puisqu’elle est un fait social total, et que toute tentative de la saisir par un seul bout est vouée à l’échec. Il faut donc réinventer le débat, lui donner l’ampleur qu’il mérite et mettre à jour le lien direct qui lie les migrations avec les #guerres menées en Afrique et au Moyen-Orient, avec l’#extractivisme effréné et l’#exploitation irresponsable des #ressources des pays du Sud. Ce faisant, la question migratoire reprendra la place qui est la sienne au cœur de la lutte anti-impérialiste.

    https://afriquexxi.info/Migration-fait-social-total
    #utilitarisme #humanitarisme #paternalisme #diaspora #approche_globale #voies_légales #Etat-nation #nationalisme #nationalisme_méthodologique #périphérie #anti-impérialisme
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  • Can This New Map Fix Our Distorted Views of the World?

    Most of the world maps you’ve seen in your life are past their prime. The Mercator was devised by a Flemish cartographer in 1569. The Winkel Tripel, the map style favored by National Geographic, dates to 1921. And the Dymaxion map, hyped by the architect Buckminster Fuller, debuted in a 1943 issue of Life.

    Enter a brash new world map vying for global domination. Like sports, the mapmaking game can sometimes grow stale when top competitors are stuck on the same old strategy, said J. Richard Gott, an astrophysicist at Princeton who had previously mapped the entire universe. But then along comes an innovator: Think Stephen Curry of the Golden State Warriors, splashing 3-pointers from areas of the court the rest of basketball hadn’t thought were worth guarding.

    “We were sort of reaching the limit of what you could do,” Dr. Gott said. “If you wanted any significant breakthrough, you had to use a new idea.”

    Dr. Gott’s version of Steph Curry’s wait-you-could-shoot-from-there 3? Use the back of the page, too. Make the world map a double-sided circle, like a vinyl record. You could put the Northern Hemisphere on the top side, and the Southern Hemisphere on the bottom, or vice versa. Or to put it differently: You could deflate the 3-D Earth into two dimensions. And if you did, you could blow the accuracy of previous maps out of the water.

    No flat map of our round world can be perfect, of course. First you need to peel off Earth’s skin, then pin it down. This mathematical taxidermy introduces distortions. If you have a Mercator projection on your classroom walls, for example, you may grow up thinking Greenland is the size of Africa (not even close) or Alaska looms larger than Mexico (also nope). This warped worldview might even bias you, subconsciously, to under-appraise most of the developing world.

    Shapes also change in map projections. Distances vary. Straight lines curve. Some projections, such as Mercator, aim to excel at one of these concerns, which aggravates other errors. Other maps compromise, like the Winkel Tripel, so named because it tries to strike a balance between three kinds of distortion.

    Starting in 2006, Dr. Gott and David Goldberg, a cosmologist at Drexel University in Philadelphia, developed a scoring system that could sum up these different kinds of error. The Winkel Tripel beat out other major contenders. But one big source of distortion persisted: a mathematical incision, often running from pole to pole down the Pacific. The resulting shape can never again be stretched and pulled back into the unbroken surface of a sphere. “This does violence to the globe,” Dr. Gott said.

    His new kind of double-sided map, crafted with Dr. Goldberg and Robert Vanderbei, a mathematician at Princeton, skips the topological violence entirely. The map simply continues over the edge. You could stretch a string over the side; an ant could walk there. Without any cut, the map’s Goldberg-Gott distortion score blows all other maps currently in use out of the water, the team reports in a draft study.

    Cartographers who regularly study world maps — perhaps fewer than 10 people — will now have time to react. “It never came up to me that it could be done in this way,” said Krisztián Kerkovits, a Hungarian cartographer working to develop his own projections.

    But while the new map excels at addressing distortion, Dr. Kerkovits said it also introduced a new weakness. You can see only half of the planet at once, unlike the Winkel Tripel and Mercator. That undermines the basic premise of flaying out the whole world for inspection on a single page or screen.

    To Dr. Gott, this is no different than the 3-D globe itself. But Dr. Kerkovits isn’t quite sure: After all, you can always rotate a globe slightly to see the neighbors of any chosen point. But in the double-sided map, you might have to flip the entire thing.

    Ultimately a map’s success depends on which applications it’s used for, and how its popularity grows over time. Dr. Gott, whose paper also presents double-sided projections of Jupiter and other worlds, envisions the new map style as a physical object to turn over in your hands.

    You could cut one out of a magazine, or you could store a whole stack of them in a thin sleeve, showing different planets or different data layers. And he hopes you may be tempted to try to print out and make your own using the appendix of his paper.

    “Glue it back to back with double-stick tape — I think that’s better than Elmer’s Glue, but you can use glue,” Dr. Gott said. Then cut it out. “Maybe use card stock paper,” he added.

    https://www.nytimes.com/2021/02/24/science/new-world-map.html

    #projection #visualisation #monde #cartographie #distorsion
    via @reka

  • Distorting the Definition of Antisemitism to Shield Israel from All Criticism – LobeLog
    https://lobelog.com/distorting-the-definition-of-antisemitism-to-shield-israel-from-all-critici

    Two major techniques facilitate such allegations. The first relates one’s claim very illusively to some antisemitic imagery. The fact that 2,000 years of hostility and hatred toward Jews have created a storehouse of anti-Jewish imagery so rich – and at times contradictory – means that nearly any claim can be linked to at least one of those images.

    Through manipulation of these images, along with a little imagination, one could identify any form of criticism as antisemitic . This kind of logic is deployed by supporters of Israel’s occupation and nationalistic government in order to delegitimize anyone who dares criticize Israeli policies.

    The second technique draws on the definition of antisemitism formulated by the International Holocaust Remembrance Alliance. Founded in 1998 (under a different name), the IHRA is a political body with considerable political power, uniting government representatives and Holocaust scholars from 33 countries, nearly all of them in the West. The IHRA aims to spread and institutionalize teaching and research on the Holocaust, commemorate the Holocaust, and struggle against antisemitism.

    The IHRA agreed on a definition of antisemitism in 2016, along with a list of examples, based on previous definitions. It has since become a kind of “soft law” that is binding in many institutions and even states across the world. The problem is that the IHRA definition deals obsessively — more than with any other topic — with the degree of antisemitism in criticism of Israel, making it far more difficult to identify real instances of antisemitism, while casting a cloud of suspicion over nearly all criticism of Israel. Meanwhile, the burden of proof lies with critics of Israel, who are constantly asked to prove that they are not anti-Semites.

    Ces deux « techniques » seraient réunies dans un article récent publié dans le Haaretz https://www.haaretz.com/world-news/europe/.premium-daniel-blatman-s-anti-semitic-attack-1.7613216

    #distorsion #définition #antisémitisme

  • Le mauvais coup du fisc contre Mediapart - Page 1 | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/france/051115/le-mauvais-coup-du-fisc-contre-mediapart

    Traduction du #principe_d’égalité consacré tant par la #Constitution que par la Charte européenne des droits fondamentaux, le principe de neutralité fiscale interdit l’application d’une fiscalité différenciée à des activités de même nature. Alors que la #presse écrite, qu’elle soit imprimée ou en ligne, s’adresse aux mêmes lecteurs, le fisc crée une distorsion de concurrence en nous appliquant une #TVA près de dix fois supérieure à celle de nos concurrents imprimés. De plus, cette #distorsion_de_concurrence pénalise la presse numérique indépendante ayant choisi, par son modèle payant, de dépendre de ses seuls lecteurs tandis qu’elle avantage les sites de presse gratuits et publicitaires, adossés à la presse imprimée existante, bénéficiaire du taux réduit de 2,1 %.

  • La Corée du Nord s’inspire d’OS X | MacBidouille.com via @baroug
    http://www.macbidouille.com/news/2014/02/05/systeme-d-exploitation-la-coree-du-nord-s-inspire-d-os-x
    http://forum.macbidouille.com/index.php?showtopic=378459

    Comme d’autres pays, la Corée du Nord a décidé de développer son propre système d’exploitation sous le nom de « Red Star Linux ». Il est destiné à protéger le pays des espions occidentaux (...) Une nouvelle version de ce système, la 3.0, est disponible et elle apporte de profonds changements au niveau de l’interface. Auparavant, elle était calquée sans grande imagination sur celle de Windows 7.